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23/06/2018

à nos lecteurs

Chers lecteurs et camarades,

 

Nous avons temporairement mis l'ensemble de nos anciens textes entre parenthèse afin de parfaire leur correction, les actualiser et éventuellement les republier sous forme de synthèses et d'essais au format pdf.

 

L'Heure Asie avait été pensé comme un groupe de travail pour le développement d'une Quatrième théorie politique européenne ; un Eurasisme européen. Une « interface » pour communiquer avec les militants eurasistes, non-conformistes, souverainistes et marxistes (non-dogmatiques) de la génération dissidente par l'élaboration de notes, d'articles, de textes et d'essais, suivant l'actualité métapolitique de l'opposition en temps réel pour donner un sens au monde des idées non-conformes, poursuivant l'actualité militante pour la relier à une métapolitique critique et opérative.

 

En effet, pour exister : il faut exister. Nous ne pouvons exister que par notre critique du système politicomédiatique. Nos milieux sont performants pour critiquer le système, pas de doute là-dessus, mais sont moins performants pour distinguer les idéologies en mouvement dans une opposition qui a du mal à exister. Nous abordons largement ce sujet dans nos essais.

 

Cette perspective de critique positive des idées politiques au sein de l'opposition au globalisme est toujours d'actualité : les contributeurs sérieux et réguliers sont les bienvenus, il y a beaucoup de pistes de réflexion à exploiter vers une opposition équilibrée et justifiée. Jusqu'à présent, nous n'avons précisément fait qu'ouvrir des pistes... Il est grand temps d'avancer, de s'aventurer.

 

Pour aller plus loin, nous préciseront qu'il en va, particulièrement, des militants « tourner vers l'Est » pour qu'une réelle opposition au globalisme, que nous essayons de motiver comme beaucoup d'autres, voit le jour au sein des dissidences.

 

Notre exercice militant, par intuition, filiation ou volonté, s'orientait vers la pensée eurasiste et pérennialiste mais, sans militants européens actifs et incarnation opérative des réseaux eurasistes dans le paysage métapolitique, nous ne pouvions pas faire plus que d'ouvrir des pistes... Sans échange, dialogue, débat et, surtout, sans volonté des différents groupes de trouver un centre, l'opposition ne peut pas réellement exister.

 

De la même manière, nous ne pouvions pas porter une littérature eurasiste, de bonne ou mauvaise qualité, mais eurasiste, sans appui extérieur de la part des crypto-eurasistes français et pour l'améliorer. Pour résumer, personne ne s'est mouillé, tout le monde s'ignore ou fait semblant de s'ignorer. Une ambiance peu engageante...

 

Nos écrits de combat et notre critique positive de la Dissidence avaient vu juste sur de nombreux points et avait donné une définition plus qu'honnête du néo-souverainisme, de la subversion qu'il renfermait et que nous voyons aujourd'hui en action. Rien d'extraordinaire ; mais, malgré nos faiblesses et à défaut d'autres travaux militants sur le sujet, nous pensons qu'il aurait été utile de les consulter, les appréhender, les augmenter, les améliorer, les reformuler, les diffuser et y répondre quand cela était nécessaire, pour interpeller les militants de la génération dissidente déboussolée et les remettre sur le chemin de la Troisième voie : nous sommes passés à autre chose.

 

Avec le recul nécessaire - plus de sept ans à partir de nos premiers articles militants -, nous n'avons pas à rougir d'avoir essayé, en dehors de toutes polémiques spectaculaires et effets spéciaux de la dissidence vocifératrice. En effet, personne d'autre à notre connaissance n'aura formuler de critique positive de cette manière. Nous avons tout même anticipé et nommé une part de ce qui se passe d’anéantissement dans nos milieux, qui n'est toujours pas identifié et définit aujourd'hui, et ce malgré la fameuse algarade qui signifie une rupture définitive entre deux camps nationaux aujourd'hui distincts... 

 

L'Heure Asie devenu La Roche-qui-tourne se veut une œuvre militante (et collective), accessible sans être pédagogique ou vulgarisatrice et se donner des limites dans le but de plaire à nous ne savons qui et se faire plaisir.

 

Nos anciens textes sont éventuellement disponibles sur demande ; mais nous vous proposons de lire ceux disponibles ainsi que notre essai « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » en attendant leur correction et remise en ligne. Nous rappelons que nous publions les droits de réponse à nos textes et que vous pouvez nous proposer vos articles.

 

Pour la remise en ligne de ces anciens textes, nous publierons certainement notre essai « De l'Hybridation », mais avant, nous publions notre deuxième « Lettre ouverte à Daniel Conservano, aux Gilets Jaunes et aux souverainiste » en plusieurs, et dont la première était : Pour une critique positive de l'Occidentalisme à l'horizon de l'intelligence artificielle - « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes ».



Dans l'idéal, nous aimerions multiplier les contacts, les références, les critiques et trouver des synthèses militantes pour parachever notre Critique positive et militante de la métapolitique de la réinformation et de la reconquête culturelle qui, par le développement d'un gramscisme de droite mimétique et inopératif à l'heure des réseaux sociaux et d'une ingénierie pyscho-sociale cybernétique agressive, déforme la réalité militante et empêche l'opposition de se former en Doctrine, Ordre et Parti ainsi que nous aimerions former un domaine critique autour de l’Éthique par notre introduction à la métaphysique de l’intelligence artificielle et du transhumanisme à l'aune de nos perspectives eurasistes, traditionalistes et révolutionnaires, dans un esprit archéo-futuriste et avant-gardiste dirons-nous, et sans la prétention que suggère ce « titre » d'avant-garde, aussi, nous redéfinirons notre orientation Vers un Eurasisme européen à travers une critique continue et soutenue du néo-souverainisme, du complotisme, de la dissidence. Cependant, la métapolitique nous lasse et nous donnerons d'autres formes à notre exercice... En effet, en l'absence de réponse et d'échange, notre travail militant s'essouffle.

 

Actuellement notre volonté principale est de provoquer et organiser des « Rencontres Eurasistes et Européennes » comme nous l'avons déjà fait, de faire connaître les positions de Robert Steuckers, de Laurent James, d'Alexandre Douguine, l'engagement politique de Thomas Ferrier et de Vincent Vauclin, ainsi que le travail de Daniel Conversano – dernier éditeur de Guillaume Faye – et celui d'Hassen Occident : Pour une Europe européenne!



Nous citerons l'incontournable Institut Iliade – fondé par Dominique Venner – comme référence en matière de défense du foyer Européen.

 

Ici, un « catalogue » de la plupart de nos écrits de combat (des plus récents aux plus anciens) ; qu'il faut bien comprendre comme des brouillons, des notes, des pistes de réflexion et des essais qui continuent de nourrir notre exercice :

 

Pour une critique positive de la Dissidence ♠

 

De La Quatrième théorie politique

 

Statu chao

 

De la Rentrée républicaine (Partie 1)

 

De la Rentrée républicaine (Partie 2)

 

Ne Votez Plus! (Vrai-faux discours de création d'un vrai-faux parti)

 

Avant de lire "France, les années décisives" de Laurent Ozon

 

Critique du concept de désinformation/réinformation

 

Pour un Eurasisme européen

 

L'Eurasisme contre L'UE

 

Après l'Enlèvement

 

Donbass

 

Comploteur, complotiste, complotard et comploticien

 

Notes sur le néo-souverainisme

 

Ecossage

 

Du sens des mots : Race et Racisme

 

Du sens des mots : Qu’est-ce que l’Imperium ?

 

Du sens des Mots : Res Publica et République moderne

 

Du sens des mots : le principe de subsidiarité

 

Notre position sur la situation Ukrainienne

 

Retour sur le Donbass

 

L'Europe contre la nouvelle alliance néo-souverainiste

 

Gazapartheid

 

De l'instinct

 

Si Vis Pacem, Para Bellum

 

De la possibilité du Putsch

 

L'idée du Putsch

 

« Qui s'y frotte s'y pique. » ♠

 

Du Front de la Foi (et De l'Alliance des Dissidences)

 

Précision sur le Front de la Foi

 

De la Trinité

 

De la violence monothéiste (de Jean Soler)

 

De l'Intellectualisme de la Tradition

 

Belgique, où es-tu ?

 

Leo Belgicus

 

Du lâcher prise, ou la Belgique libérée

 

De la réconciliation nationale : Lettre ouverte à Laurent Louis

 

Camarades Européens, Camarades Français, Camarades Belges, Camarades Flammands, Camarades Wallons, Camarades Hainautois : Ne Votez Plus !

 

La démocratie, voilà l’ennemi !

 

De l'exotérisme du Libéralisme (ou La trinité du Mondialisme)

 

De l'ésotérisme du Libéralisme (ou la Trinité occulte du Mondialisme)

 

Du prolétariat

 

L'appétit de Sion

 

Assimilation ou Séparation ?

 

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Vive l'Empire!

 

Laurent Brunet, votre serviteur et rédacteur en chef de La Roche-qui-tourne.

 

 

 

20/03/2018

« Il est encore trop tôt... »

 

 

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« J'ai dit plus haut que tel était le sentiment profond de ses soldats. Quand ces pauvres gens mourraient en criant : « Vive l’Empereur ! » ils croyaient vraiment mourir pour la France et ils ne se trompaient pas. Ils mourraient tout à fait pour la France, ils donnaient leur vie comme cela ne s'était jamais fait, non pour un territoire géographique, mais pour un Chef adoré qui était à leurs yeux la Patrie même, la patrie indélimitée, illimitée, resplendissante, sublime autant que la grande vallée des cieux et de laquelle aucun savant n'aurait pu leur désigner les frontières. C'était l'Inde et c'était l'immense Asie, l'Orient après l'Occident, le Globe vraiment de l'Empire universel dans les serres terribles de l'Oiseau romain domestiqué par leur Empereur, et leur Empereur, c'était la France, - équivoque, énigmatique, indiscernable avant son apparition – désormais précise dans sa majesté, irradiante et claire comme le jour, la jeune France de Dieu, la France du bon pain et du bon vin, la France de la gloire, de l'immolation, de la générosité héroïque, de la grandeur sans mesure, de toutes les litanies du cœur et de la pensée !



Stat Crux dum volvitur orbis. C'était bien cela. » Léon Bloy, L'Âme de Napoléon, II Les autres âmes, Le globe, p.71, aux éditions Tel Gallimard

 

Patience!

 

Heureux comme Dieu en France, en ce jour de Soleil invaincu, les français se sont rendus aux urnes funéraires de la social-démocratie. Propagez la bonne nouvelle !

 

«  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140)

 

Nous autres, impériaux, nous encourageons les nôtres à ne pas se résigner. Nous nous garderons de donner consigne là où il n'y a qu'un choix ; décisif ? Ainsi que me l'a justement rappelé un homme debout : « Il est encore trop tôt... »

 

Notre seule consigne est de dire à nos camarades néo-nationalistes et néo-souverainistes que nous les attendons d'ores et déjà devant le bûché des « populismes », des populismes du statu-quo et de la Défaite, des « pures frimes » et des vanités, qu'avec joie, nous leur laisserons allumer. De ces cendres renaîtra une certaine idée de l'Empire et de la Souveraineté.

 

L'impérialisme atlantiste n'aura d'ennemi qu'un empire grand européen ; l'Empire eurasiatique de la Fin.

 

L'Homme providentiel, impérial et eurasiste, marial et Grand-Gaulliste, présent en nos cœurs sauvages, ne sera pas l'homme d'une élection démocratique mais d'un contexte géopolitique qui vient. Contexte géopolitique qui provoquera miraculeusement la réunification des deux Églises sous le sceau de Marie, où est-ce la réunification des deux Églises qui provoquera un contexte favorable ?

 

D'élections en déceptions, avec toutes les critiques émises et que nous acceptons d'entendre sur la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine, notre orientation vers l'Est reste la seule orientation possible, notre seule option géopolitique, pour parler de façon pragmatique.

 

Nous avons l'exemple de Donald Trump lui-même empêché par l'état-profond atlantiste. Il ne s'agit pas de nier ou sous-estimer l'existence d'une certaine « vague populiste » en mouvement dans le monde occidental, et de ce qu'elle contient, mais nous trouvons le terme populiste vague et imprécis, sans orientation. Ce que nous traduisons, nous, comme le fait qu'une partie du monde occidental redresse la tête (mais sans encore savoir où regarder), nous le célébrons, mais pour nous, restreindre ce fait à un vague populisme est le limiter, et, en cette période électorale, nous voyons de quelles limites nous parlons.

 

Derrière ce théâtre d'ombres au centre de la Nuit, c'est avec une patience exaltée, une immobile impatience, que nous attendons les nôtres.

 

Le Grand Commencement

 

De notre point de vue, le faible résultat de Marine Le Pen démontre deux choses, premièrement, l'inefficacité de la Dissidence et de sa métapolitique de la réinformation sur les réseaux sociaux qui, après une quinzaine d'année, ne trouve aucune traduction dans les urnes, deuxièmement, l'inanité de la doctrine néo-souverainiste, de la « dédiabolisation », et des néo-nationalismes de réaction, l'heure est au bilan.

 

L'éclatement du paysage politique français n'est pas une mauvaise affaire pour qu'émergent les véritables clivages et que se recompose un paysage politique sur de nouvelles bases.

 

Il n'y a pas de « pouvoir » à prendre, ni en France ni même en Europe. Il ne faut pas spécialement souhaiter cette victoire-là au Front National dont la défaite va lui permettre lui aussi de se recomposer. Nous en comprendrons davantage après les législatives qu'après le deuxième tour. Macron va achever la République, tout devient possible.

 

Notre problème ce sont les vieux et les jeunes vieux – les soixante-huitards mentaux – qui ont voté Macron et qui vont encore nous coller un moment, cela dit, pour ne pas complètement dénigrer les stratégies de la réinformation et de la dédiabolisation, nous pensons que de nombreux « réinformés » sont jeunes et n'avaient pas le droit de vote en 2017 qu'ils auront en 2022.

 

Nous pensons qu'une sorte de Casa Pound « à la française », qu'une Maison Bloy, est désormais possible, et que, pour dépasser tous les clivages politiciens inutiles, c'est-à-dire pour être une avant-garde opérative, ce mouvement ou ce parti politique devra dépasser certes le clivage gauche/droite mais également la position du ni gauche/ni droite, devra dépasser le clivage interne nationalisme/souverainisme, et devra même surpasser le clivage pro UE/eurosceptique. En effet, nous voyons que la question de l'Union Européenne et de l'Europe est mal posée et par les pro UE et par les eurosceptiques qu'ils soient néo-nationaux ou néo-souverainistes, c'est pour nous la grande leçon de ces élections, le néo-souverainisme eurosceptique a échoué ainsi que le néo-nationalisme à sa remorque sur cette question. Pour être synthétique, les intérêts souverainistes et nationalistes se déplacent vers une option à la fois Grand Continental et « pérennialiste » – ce qui ne convient pas exactement, l'on pourrait parler de « primordialisme » pour ne pas contourner l'importance du caractère national dans les hiérarchies et les subsidiarités d'une construction impériale et par là rassurer les nationaux-souverainistes, mais nous cherchons davantage à signifier le caractère mystique et finalement prophétique plutôt que romantique et finalement moderniste de notre vision supranationale de la Nation, ce que nous cherchons précisément c'est d'imprimer un caractère traditionaliste et spirituel à notre notion grand-continentale et impériale. « Spiritualiste » ne convient pas plus, désignant un mouvement philosophique précis, la référence au pérennialisme guénonien et évolien nous semble à défaut la plus claire pour donner un caractère à notre personnage grand continental et son avant-garde toujours déjà présente.

 

Ce que vont, par exemple, permettre ces élections, c'est d'engager une véritable critique de la démocratie en son principe – du régime démocratique à l'échelle nationale, nous croyons à une représentation démocratique naturelle à l'échelle des communes (l'assemblée), à l'échelle locale, mais pas au-delà – et non une critique souverainiste de la vraie-fausse démocratie qui demande plus de démocratie, une « autre » démocratie, ce qui est, ce qui était, tout à fait antirévolutionnaire et antitraditionnaliste dans tous les sens du terme. Cela peut se décliner pour la république, son laïcisme, l'égalitarisme, etc...



Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce que révèlent ces élections, mais nous avons décidé de faire court et pensons avoir dit l'essentiel à nos yeux.

 

« Il est encore trop tôt pour que se lève le conflit définitif, celui qui réglera tout car il touchera au nœud du problème, et qui n'aura pas lieu entre droite et gauche (évidemment), ni entre patriotes et mondialistes (ce que pense Soral), mais entre nationalistes (de gauche comme de droite) et impérialistes. L'histoire du monde montre que la naissance des nations s'est faite avec celle de la modernité. L'effondrement des empires  ET DONC des spiritualités authentiques  est le corollaire de ce mouvement historique. Il n'y avait que 80 pays en 1920, et aujourd'hui plus de 200 ! » Un homme debout

 

Vive l'Empire !

 

Pendragon

 

 

La mission occulte de Julius Evola - Quelle importance pour nos combats actuels ? (Jean Parvulesco)

Jean Parvulesco - Le Retour des Grands Temps - La mission occulte de Julius Evola - p.390 à 394

 

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"Je serai le premier à le reconnaître, la présente approche de Julius Evola et de son œuvre à double niveau ne laisse d'être singulièrement frustrante, la part du non-dit y prenant sans cesse le pas sur le discours qui s'emploie à éclairer ce qui peut supporter de l'être dans la marche d'une vie, d'une œuvre si profondément consignées par le secret hermétique.

 

L'entité transcendantale d'appellation polaire, hyperboréenne, dont Julius Evola fut, au niveau d'extrême excellence à lui imparti et avec les moyens d'action qui lui furent alors assurés, l'agent secret d’exécution dans les deux mondes, je parle de cet Imperium Romanum supratemporel et occulte s'identifiant aussi, dans une certaine mesure, au Saint-Empire des grades supérieurs de la Maçonnerie Écossaises, a-t-elle été - l'est-elle encore - inconditionnellement hors d'atteinte l'est-elle en permanence et pour tous ?

 

J'ai moi-même dit, dans un livre de témoignage et de révélations qui semble impossible à faire paraître, tout ce que sans trahir peut être dit, aujourd'hui, dan certains milieux et seulement pour les nôtres, au sujet de ce qui, dissimulé suivant les souffles et les sceaux, les symboles agissants, les procédures des anciennes sciences néoromantiques et magiciennes romaines, persiste encore à se maintenir en état, sur la frontière de ce monde et de l'autre, comme une identité en continuation, en perpétuation ontologique de cette Roma Principia pour laquelle Julius Evola et ses pairs sans nom et sans visage avaient livré, récemment encore - il s'agit du XXème siècle - de si grandes batailles restées inconnues et qui le resteront sans doute à jamais.

 

De toutes les façons, ces sentiers de hauts précipices, menant hors des limites de ce monde, qui sont les entiers du passage sous contrôle médiumnique vers les religions transcendantales  où se tient, immuable, la Roma Principia, ne sont pas d'accès matériel direct, visible, et on ne saurait en aucun cas à y parvenir autrement que par les voies intérieurs de la conscience réveillée au supramental, ni sans faire appel à des rituels philosophiques et à des états d'être de grand péril, des plus prohibés, qui n'appartiennent en rien à la réalité immédiate et aux conventions aliénantes de ce monde subversivement de plus en plus étranger à ses propres principes.

 

Mais, à la fin, quelles sont-elles donc ces "région transcendantales" où se tient "immuable", sou le regard limpide, surhumain, de certains, cette Roma Principia à laquelle nous revenons sans cesse, et, aussi, en quoi les connaissances réactualisées de cette problématique si spéciale, occulte et même occultiste, peuvent-elles s’avérer à nouveau utiles aux tragiques engagements de nos propres combats de libération grand-continental et de rétablissement impérial en cours ?

 

Même si, en l’occurrence, il ne le fait que d'une manière indirecte, je laisserai le soin de répondre à cette dernière question aux écrits de Juius Evola lui-même et cette réponse, à ce qu'il me paraît, sera décisive, une réponse fondatrice de doctrine.

 

Dans une revue de combat. La Vita Italiana, numéro d'octobre 1940, Julius Evola écrivait:

 

"...ceux qui admettent l'existence de "forces occultes" ne les conçoivent trop souvent que comme de simples organisations politiques secrètes, comme des conspirations de certains hommes de la ploutocratie ou de la maçonnerie, lesquels, en dehors de leur art de se masquer et d'agir indirectement, seraient, au fond, des hommes comme tous les autres. Tout cela est trop peu. Les fils du plan de subversion mondiale remontent beaucoup plus haut - ils nous renvoient effectivement à 'l'occulte" au sens propre et traditionnel : à savoir des forces supra-individuelles et non-humaines, dont de nombreuses personnalités, tant de la scène que des coulisses, ne sont souvent que Les instruments. Faire de confusions de ce genre, et par conséquent s'arrêter à une conception superficielle et "humaniste" de l'histoire, sous l'effet de préjugés concernant "l'occulte" véritable, signifie notamment se priver de la possibilité de comprendre à fond des problèmes d'une importance essentielle dans la lutte contre la subversion mondiale".

 

L'enseignement de Julius Evola est d'une rectitude traditionnelle parfaite, et il renvoie aux mystérieuses recommandations de saint Paul dans un Épîtres aux Éphésiens : "Car ce n'est pas contre un ennemi de sang et de chair que nous avons à combattre, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs du Monde des Ténèbres, contre les Esprits du Mal sui se tiennent sur les Hauteurs des Airs". Ep VI.12.

 

Ainsi, il s'agit qu'on le comprenne d'une manière définitive : les causes réelles des grands évènements historiques sont nécessairement cachées, toute intelligence vraie des dimensions supérieurs, métahistoriques, de l'histoire mondiale en marche s'adressera toujours à un centre de gravité occulte, situé dans l'invisible. Tout ce qui apparaitra en plein jour dans la marche de l'histoire visible, qui se donne à voir, est occultement décidé ailleurs, témoigne des résultats d'une confrontation, d'une épreuve de force, d'une bataille gagnée ou perdue dans l'invisible et c'est dans l'invisible que se portent les grandes batailles s'appropriant le sens ultime de l'histoire, et c'est aussi dans l'invisible que nous-mêmes serons convoqués pour tout gagner ou pour tout perdre lors des batailles décisives de notre génération, qui seront, toutes, des batailles secrètes.

 

A l'heure où notre génération s'apprête à regagner clandestinement les positions prédestinées qui sont les siennes, d'avance, dans les futures batailles pour la fondation métahistorique en même temps que politico-révolutionnaire directe du plus grand Empire Eurasiatique de la Fin, coronation suprême de la plus Grande Europe, nous devons donc comprendre que ces batailles nous allons devoir les porter, à quelques-uns, avant tout dans l'invisible, que c'est dans les profondeurs interdites de l'invisible que, selon un ancien dessein, ce qui doit se faire se fera et que, ce qui se fera, ce qui doit se faire, c'est nous, et nous seuls qui le ferons, à l'heure prévue. Car il y a une heure prévue et, désormais, celle-ci se veut imminente.

 

Et, pour conclure, rappelons-nous qu'il n'y a pas de nouvelle fondation impériale sans une nouvelle religion impériale, et que ce qu'il nous faudra donc chercher dans les lointains de l'invisible se sera aussi le feu du mystère vivant et de l'incarnation des principes vivants de cette nouvelle religion impériale et de sa très secrète Nativité Fondationnelle, l'insoutenable lumière nouvelle de sa propre Fulgens Corona.

 

Il n'y a qu'un seul Empire, écrivait Moeller van den Bruck, tout comme il n'y a qu'une seule Église. La mission occulte de Julius Evola, sa très grande mission occulte, n'avait-elle pas été celle, au bout du compte, d'aller chercher l'ancien feu de vie pour ranimer l'être destitué du feu occidental et de son être obscurci ?"