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15/08/2020

Hérisson (Dictionnaire des Symboles)

Jean Chevalier/Alain Gheerbrant, Dictionnaire des Symboles, Hérisson, p. 575, aux éditions Robert Laffont/Jupiter, collection Bouquins

 

Cet animal, qui occupait une place éminente dans la mythologie des anciens Iraniens, se rencontre également dans de nombreux mythes d'Asie centrale. Chez les Bouriates, il est considéré comme l'inventeur du feu ; le porc-épic joue le même rôle dans un mythe des Kikuyu d'Afrique orientale. Il est le conseiller écouté des hommes, qui retrouvent grâce à lui le Soleil et la Lune, un temps disparus ; on lui attribue également l'invention de l'agriculture. Il est donc, en résumé, un héros civilisateur, lié au début de la sédentarisation des anciens nomades turco-mongols. La brûlure provoquée par ses piquants est sans doute à l'origine de ce symbolisme igné, solaire, et donc civilisateur.

 

L'iconographie médiévale a fait du hérisson un symbole de l'avarice et de la gourmandise, en raison sans doute de l'habitude qu'on lui prête de se rouler sur les figues, les raisins et les pommes, qu'il rencontre ou fait tomber et, tout couvert de ces fruits au bout de ses piquants, d'aller se cacher au creux des arbres, pour entasser ses richesses et en nourrir ses petits.

 

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05/03/2020

Hassen Occident contre le « chamanisme marxiste »

Hassen Occident - La Dissidence pour les nuls - et le Cercle Cobalt nous proposent un débat apaisé autour de grands thèmes qui animent la dissidence et le camp national dans une critique de la pensée complotisme vu comme une méthode anti-scientifique et d'une réhabilitation de la méthode scientifique dans les analyses nationalistes et identitaires. Un débat autour de l'assimilation républicaine soutenue par les souverainistes, du tabou de l'existence des races humaines et des différences entre celles-ci, du racisme systémique comme théorie du complot, etc...

 

Nous rassemblons ici quelques interventions essentielles et accessibles d'Hassen Occident sur les sujets de l'identité, de la nationalité et de la citoyenneté vu du « réalisme racial » qui, dans un premier temps, ont fait écho à nos travaux militants sur la question du racisme et de l'antiracisme - le lien entre complotisme et racisme systémique que nous faisions dés 2014 dans notre Critique positive de la Dissidence - pour, dans un deuxième temps, les compléter par la méthode scientifique dont se revendique cette zététique de Droite (à défaut d'être de gauche) qui fera école.

 

Nous sommes arriver à des interrogations similaires par des chemins différents. Nous ne partageons pas l'hyper-scientisme et la foi transhumaniste d'Hassen, bien que la Tradition nous dit qu'effectivement : on ne revient jamais en arrière et on arrête pas le progrès. Nous ne sommes pas spécialement réactionnaires et encore moins conservateurs sur la question du progrès, de l'avenir et du futur, nos pensées réconciliées dans l'archéo-futurisme d'un Guillaume Faye.

 

Cela dit, nous ne prétendons pas détenir la vérité tel la dissidence vocifératrice qui s'est auto-éjectée de ce débat : le débat est ouvert et nous pensons que c'est dans les termes proposés par le Cercle Cobalt qu'il doit continuer à l'être... Nos travaux sont ceux de militants, quand ceux d'Hassen et de ses collaborateurs sont ceux d’intellectuels accomplis dans leur domaine.

 

En effet, la question du racisme et de l'antiracisme a été traitée sur les terrains glissants de l'histoire, de l'idéologie, de la philosophie, du politique, mais, à l'heure de la mèmisation de l'idée de remigration et des excès métapolitiques, nous pensons qu'il est raisonnable de passer la main aux scientifiques, à ceux qui s'emploient à respecter la méthode scientifique pour parler du sujet délicat des races humaines, ce qui n'est pas à la portée de tous.

 

En ce qui nous concerne, nous avons mit de côté notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » où nous abordons la question du racisme, nous avons la volonté de transformer cette Lettre ouverte en essai, mais, une fois cet essai potentiel terminé, nous n'aborderons plus la question du racisme inutilement, nous préfèrerons que cette question soit traité sur le terrain de la science et de la rationalité... Les nationalistes, les dissidents et les autres en ont fait le tour et tournent en rond : Il faut passer la main à Hassen Occident et au Cercle Cobalt sur cette question.

 

Vive l'Occident!

 

Réponse à Aurélien Enthoven : l'existence des races humaines du point de vue scientifique :

 

 

Tatiana Ventose - L’assimilation est impossible par Hassen Occident :

 

 

Les faux patriotes réponse à Anal Génocide :

 


 

Réponse à Kriss Papillon | Le chaman marxiste :

 


 

RACISME SYSTÉMIQUE - Le Rendez-Vous du Cercle Cobalt #4 :

 


 

Les races, mythe ou réalité ?

 

Émission de MetaTV animée par le regretté Patrick d'Hondt (Tepa) qui recevait Hassen mais qui n'est malheureusement plus en ligne.

 

Débat autour de l'identité, de la nationalité française, de l'assimilation républicaine et de sa fiction juridique chez Teddyboy :

 


 

BONUS ; Débat surréaliste entre militants d'extrême gauche et membre de la Cocarde Étudiante :

 


 

 

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13/01/2020

L'essence du nihilisme (Dominique Venner)

Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens (30000 ans d'identité), L'essence du nihilisme, pp. 16-18, aux éditions du Rocher

 

La domination universelle du nihilisme fait qu'un Européen conscient de sa tradition – un traditionaliste donc – se retrouvera des points d'accord et de complicité avec des Chinois, des Hindous, des Africains qui pensent et vivent également selon leur tradition spécifique. En dépit de tout ce qui les différencie, ils ont en commun de ne pas croire aux illusions du Progrès.

 

Si la tradition fait bon ménage avec des progrès spécifiques, elle se gausse de la religion du progrès et de sa croyance en une amélioration constante de l'humanité par la raison, par la science et le « développement ». Ce en quoi elle rejoint les tendances les plus modernes. On a découvert par exemple que, si les Sioux et les Cheyennes d'autrefois n'avaient pas inventé le chemin de fer, ils possédaient par contre une sagesse leur commandant de ne pas saccager la nature ni de massacrer les bisons. De là, on peut induire que la sagesse se place plus haut dans l'ordre de la transcendance que les chemins de fer. Ce qui revient à dire que la spiritualité liée à la sagesse – autres mots pour la tradition – devrait inspirer les choix de la vie, de préférence à la logique matérialiste et provisoire des chemins de fer.

 

Si une telle réflexion est à prendre au sérieux, c'est qu'elle éclaire la fonction de la tradition, son rôle générateur qui est de donner du sens Politique, science, création artistique, et même religion, n'ont pas en elles leur finalité. Au sein de chaque culture, tant que règne l'harmonie, ces catégories prennent leur sens par rapport à la finalité supérieure de la tradition.

 

Le contraire de la tradition, n'est pas la « modernité », notion confuse et limitée, mais le nihilisme. Nietzsche définissait celui-ci comme la conséquence de la mort de Dieu, ce qui était restrictif. Il serait plus exact de parler de la disparition du sacré dans la nature, la vie, l'amour, le travail, l'action. Autrement dit la disparition du sens qui hiérarchise les valeurs de la vie, en plaçant ce qui est supérieur au-dessus de ce qui est inférieur.

 

Au mois de juillet 1914, peu avant que la guerre n'éclate entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie, l’empereur François-Joseph eut un geste qui donne à réfléchir. Le hasard avait voulu que la crise ait surpris le commandant en chef de l'armée serbe, le général Putnic, dans l'une des villes d'eaux de la Double monarchie. A la vielle d'un conflit avec la Serbie, l'occasion s'offrait d'une capture propre à désorganiser le dispositif ennemi. Aussi, quand le général Putnic fut rappelé par son gouvernement, les autorités austro-hongroises prirent sur elles de l'arrêter. Mais sur intervention personnelle de l'empereur, le généralissime serbe fut libéré et reconduit jusqu'à a frontière de son pays avec les honneurs dus à son rang.

 

François-Jospeh avait estimé qu'il y avait une valeur supérieure à l'utilité. Préserver l'esprit de chevalerie, l'esprit même de l'Europe, était la priorité. Dans son choix, il avait soumis inférieure au supérieur. Il ne s'était pas laissé dominer par l'esprit du nihilisme.

 

Voulant peindre ce qu'il entendait par nihilisme, Dostoïevski imagina dans Crime et châtiment le personnage de Raskolnikov. Celui-ci se veut une sorte de surhomme nietzschéen. Il estime que les hommes d’exception ont tous les droits, jusqu'à celui de crime. « Si un jour, dit-il, Napoléon n'avait pas eu le courage de mitrailler une foule désarmée, nul n'aurait fait attention à lui et il serait demeuré inconnu. »

 

La grandeur napoléonienne commence donc par un crime que justifie une ambition démesurée. Le fait de tout subordonner à soi et d'ériger son ego en valeur suprême est en effet une manifestation du nihilisme, sans pour autant e dévoiler l'essence.

 

Jünger a suggéré que, pour se représenter le nihilisme, il faut moins penser à des poseurs de bombes ou à des jeunes activistes lecteurs de Nietzsche, qu'à des hauts fonctionnaires glacés, des savants ou des financier dans l'exercice de leur fonction. Le nihilisme n'est rien d'autre en effet que l'univers mental requis par leur état, celui de la rationalité et de l'efficacité comme valeurs suprêmes. Dans le meilleur des cas, il se manifeste par la volonté de puissance et, le plus souvent, par la plus sordide trivialité. Dans le monde du nihilisme, tout est soumis à l'utilitaire et au désir, autrement dit à ce qui est, qualitativement, inférieur. Le monde du nihilisme est celui qui nous a été fabriqué. C'est l'amour travesti en consommation sexuelle, les mystères de la personnalité expliqués par la libido, et ceux de la société élucidés par la lutte des classes, l'éducation ravalée en fabrique de spécialistes, l'enflure morbide de l'information substituée à la connaissance la politique rétrogradée en auxiliaire de l'économie, le bonheur ramené à l'idée qu'en donne le tourisme de masse, et, quand les choses tournent mal, la glissade sans frein vers la violence. Ce paysage est cependant parsemé de nombreux îlots préservés – y compris, bien entendu, chez des hauts fonctionnaires, des savants et des financiers, prouvant la perpétuelle aptitude à renaître de la tradition.

 

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