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14/02/2020

De l'Occidentalisme (cinquième partie audio)

Cinquième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano »). Bonne lecture et Bonne écoute.


 

De la Citoyenneté ; le RIC contre la Race ; Critique décisive du concept de réinformation ; Pour en finir avec le constat de faillite comme métapolitique de combat

 

La réinfosphère : ses médias, ses journalistes et sa « nouvelle opinion publique » s’exercent depuis plus de quinze ans à « réinformer » mais n'auront pas réussit à influencer le mouvement des Gilets Jaunes, ne serait-ce qu'un chouia, sur leurs thèmes de prédilections, comme l'immigration. La seule réclamation des patriotes d'introduire la contestation du « pacte de Marakech » dans les revendications communes des Gilets Jaunes descendues du ciel comme les Tables de la Loi a été refusée par le « mouvement ». Nous pensions que cet échec retentissant qui fait office de sondage à l'échelle nationale sur l'influence réelle de la réinfosphère – et nous participons de cet échec collectif – engagerait ses principaux acteurs dans une remise-en-question de la métapolitique de la réinformation, mais tout a continué comme si rien ne s'était passé.

 

Le combat pour la « liberté d'expression » est une constante de l'histoire européenne, la réinfosphère en a fait une spécialité pour lutter contre la censure dont elle fait l'objet, mais pas davantage que n'importe quel opposant au système politicomédiatique.

 

C'est un sujet de fond – et un fond de commerce pour certains ; comme certains juifs profitent financièrement de lois mémorielles iniques qui inhibent le corps social –, et il n'y a pas de débat dans nos milieux sur la question de la « liberté d'expression » car tout le monde est d'accord sur le principe, même si tout le monde n'applique pas cette règle, tout le monde se bat plus ou moins pour sa « liberté d'expression » de sa naissance à sa mort, avec ou sans la réinfosphère.

 

Nous pouvons même dire que, d'une certaine façon, cette bannière de la « liberté d'expression » a permit infiltration et subversion au sein du « camp national », de produire de l'auto-censure et de justifier des censures internes sur les sujets interdits, davantage qu'elle n'aura permit de porter des victoires médiatiques ou politiques.

 

Quand je joue à un jeu vidéo, je sais que c'est un jeu. Certains internautes, avec les règles qu'ils s'imposent et leur déférence irrationnelle envers des figures dissidentes qu'ils laissent jouer à leur place, jouent aux militants politiques sans se rendre compte qu'ils sont les personnages non-joueurs d'un Grand Jeu vidéo où il faut tuer des ennemis intermédiaires pour affaiblir, et avant d'arriver au boss de Fin, comme dans tous les jeux : il faut éliminer la menace la plus immédiate même si nous connaissons le scénario et qui se cache derrière les forces du mal.

 

La réinfosphère s'attribue certains phénomènes de réaction contre la censure et le politiquement correct qui ont cours dans notre société, nos idées se diffuseraient grâce aux médias de réinformation mis les uns derrière les autres, mais nous n'avons strictement aucun moyen de le prouver, ni de prouver que ça n'est pas vrai. C'est le pari de Pascal appliqué au dieu Ordinateur.

 

Nous pensons que le réel et l'ensauvagement font les trois quarts du travail, sans forcément amener jusqu'à nous, et que tout investir sur la réinformation c'est miser à fond perdu. Entre la réaction apparente et la démarche militante consciente le chemin peut être très long. Nous ne sommes pas les anges-gardiens numériques des foules en perdition.

 

« Bistrot liberté », l'émission phare de TV libertés, fait un peu plus de cent trente mille vues avec Papacito comme invité, plutôt une trentaine de mille en moyenne. Il y a soixante-sept millions de français et trois cent soixante-cinq jours par an, et nous ne parlons pas du monde francophone connecté avec la Suisse, la Belgique, le Québec, etc., qui regardent ses chaînes, sans compter qu'internet ne dort jamais.

 

Si la réinfosphère a une quelconque influence sur le réel et la réalité militante, nous nous demandons pourquoi « Bistrot liberté » – que nous regardons avec plaisir, saucisson et verre de vin à la main – fait une moyenne de trente mille vues et pas un million voir plus... Nous ne parlerons pas des scores des rappeurs ou autres créateurs de contenus débilitants.

 

Nos milieux ont déjà peur de partager des liens légèrement « non-conformes » qui iraient à l'encontre de la doxa de la dissidence et de la réinfosphère dans notre entre-soi militant, peurs de se confronter à la critique, très peu lisent les réflexions métapolitiques militantes des « avant-gardes », et ils ne s’intéressent pas à la métapolitique de l'opposition parce qu'ils ne se conçoivent pas comme des militants et une opposition politique potentielle. Ils n'ont pas de conviction. Et vous comptez sur ces « militants non-jouables » pour mener un combat ne serait-ce que médiatique et cybernétique ? Nous avons été ce « militant » avant de nous exercé ; il n'y a aucun secret.

 

Ce que nous remarquons, pour nous donner en exemple, c'est que nous sommes très peu relayés. Notre travail vaut ce qu'il vaut, ça n'est pas à nous d'en juger, mais il est suffisamment original que pour susciter un minimum d’intérêt, disons que ça ne coûte rien de le partager, ne serait-ce que par camaraderie et échange de bon procédé même s'il est médiocre, et pourtant, nos camarades rechignent à relayer ce qui n'est qu'un lien, un militant qui s’intéresse à leurs idées, qui essaye de comprendre, de partager sa réflexion métapolitique... Pourquoi ? Parce que se sont des essais critiques, si nous évacuons la raison de la qualité, qui est subjective et n'explique pas cette réticence ; après tout ce ne sont que des essais militants, et le fait que les militants ne lisent plus, il ne reste que le fait critique qui va à l'encontre de la métapolitique de la réinformation qui refuse la confrontation idéologique interne.

 

Nous sommes encore loin de mener une guerre médiatique cybernétique totale qui ne soit pas limitée au commentaire d'actualité et à l'indignation à peu de frais. Faire de la Politique, ça n'est pas uniquement constater ensemble la faillite de notre monde et s'en émouvoir, les militants sont cantonnés à cette « métapolitique spectatrice et commentatrice », c'est un verrou psychologique posé par la dissidence à faire sauter.

 

Les dissidents sont adeptes de toutes les théories du complot mais se sentent immunisés contre toute manipulation extérieure et subversion de l'intérieure, cette éventualité ne leur vient pas à l'esprit.

 

Les réseaux-sociaux sont pourtant l'endroit de toutes les manipulations mentales, ça n'est pas une question d'intelligence, c'est le fonctionnement du cerveau et de son interaction cognitive avec l'écran qui ouvre notre esprit au « piratage neuronale », et nous pouvons également parler d' « auto-manipulation ».

 

En effet, le « neuro-piratage » n'est pas spécialement un acte dirigé et malveillant. Nous embrouillons nos esprits en nous exposant à des idées contraires et injonctions contradictoires par notre utilisation aléatoire des réseaux ; nous passons d'un sujet à l'autre, d'un débat à l'autre, d'une polémique à l'autre, dans une démarche épileptique et schizophrénique, nous zappons d'une idée à l'autre sans les distinguer, sans prendre du recul, la tête plongé dans l'écran.

 

Dans le monde virtuel, tout est horizontalisé, toutes les pensées se valent. Sans « conviction idéologique », nous pensons qu'il suffit d'être contre les mêmes entités et de dénoncer les mêmes forfaitures pour faire corps et être une opposition. Il n'y a rien de plus illusoire et de moins politique que ce postulat. La réaction d'un « penseur » à un événement lui sert généralement d’hameçonnage pour accrocher l'esprit des multitudes connectées indignées et les pirater avec son « virus idéologique », télécharger son logiciel dans leurs cerveaux.

 

La « réaction » et l' « indignation » ne sont qu'un prétexte pour exposer une idéologie et démontrer son appartenance à l'opposition. C'est normal et il n'y a rien de mal ou de malsain dans ce « phénomène » ; dans cette « chaîne de conduction du stress ». Par contre, il faut en avoir conscience, parce que les plus malins, qui veulent avancer masqués et cacher leur idéologie derrière la réinformation, joueront avec vos émotions, vos réactions, vos pulsions pour vous manipuler à dessein et pourquoi pas avec de mauvaises intentions ? Le simple fait d'avancer masqué est déjà suspect.

 

Notre « structure mentale » est ainsi faite qu'elle réagit aux images indépendamment de notre intelligence sans que nous puissions réellement contrôler notre pulsion première, la réflexion vient après, ensuite cette image s’enfuira dans notre inconscient pour ressortir de temps à autres dans notre subconscient et provoquer cette pulsion première ; on est ce que l'on mange. Nos ancêtres indo-européens le savaient. Dans notre société, il est question de réfléchir avant d'agir. Dans le cosmos indo-européen l'action ; l'agir et le dire, vient avant la réflexion ; le réfléchir et le penser. L'agir est primordiale pas parce que nous le voulons, ce n'est pas une « doctrine » ou une question de volonté, mais parce que c'est comme cela que les interactions se passe dans la naturalité des rapports humains et de la vie qui est programmée pour se battre, dominée par un instinct de survie qui permet de prendre des décisions rapides ; c'est une façon d'être au monde incompatible avec la virtualité où les interactions et les rapports humains sont éthérés, virtualisés. Il n'y a que le côté pulsionnel et binaire qui est retenu. Sur les réseaux-sociaux soit on est contre soit on est pour, ce qui correspond au langage binaire de l'informatique.

 

Internet est une machine a reconfigurer notre structure mentale par un langage universel informatique à base de « un » et de « zéro », de « oui » et de « non », de « pour » ou « contre », pour que nous acceptions de devenir, ou d'être remplacer, par des « robots » ; par des « intelligences artificielles ». Nous ne sommes qu'un neurone ; un « bots », d'un grand réseau neuronale cybernétique global, et notre fonction « spinale » est limitée à donner ou ne pas donner l'impulsion électronique à une idée numérique qui continue son chemin dans le réseau ou s'arrête à notre écran. Un pouvoir limité mais un pouvoir tout de même.

 

A partir du moment où nous sommes connectés, nous devenons la matrice, nous sommes cette machine, nous sommes Big Data, nous sommes les GAFAM. Les internautes sont fans de Matrix, mais Néo commence précisément par se déconnecter de la Matrice, c'est le premier acte, les internautes font le chemin inverse. La pilule rouge ne représente qu'une chose, une rupture radicale avec le postmoderne, une déconnexion totale d'internet qui n'est pas un média, un outils, une technologie, mais un centre de recherche, un laboratoire qui tient lieu d'expériences et d'ingénieries psycho-sociales, une salle d'opération des esprits ouverts, un cerveau global. Ce « langage universel » est le préalable d'une « gouvernance global », c'est aussi simple que cela. Nous parlons bien de langage, pas de langue stricto sensu, « internet » est ce nouveau langage, pour le moins son apprentissage en ligne.

 

Dans la postmodernité le paradoxe est notre univers ; notre imaginaire collectif, je suis obligé d'être connecté pour parler de la Matrice et proposer la déconnexion totale – des réseaux-sociaux ; et des extensions conférencières de représentation virtualiste externe qui n'ont de « réel » que la matérialisation marchande de leur produit idéologique spéculatif – à mes camarades, voilà un beau paradoxe. Nous en sommes tous là. Nous pensons combattre la Matrice – la Méga-machine – mais nous ne faisons que parler avec elle tandis qu'elle nous « rééduque » dans un dialogue à sens unique. Pensez un seul instant que les décisionnaires nous ont offert « Internet » par charité, générosité, altruisme ou philanthropie, pour que nous nous organisions, uniquement pour des vues commerciales ou exclusivement pour un contrôle social, c'est la pilule bleue que nous avalons chaque jour dés que nous allumons notre PC.

 

Si nos idées n'avancent pas ou pas assez rapidement dans la société hyperconnectée occidentale par rapport à l'accélération des idées destructrices dans notre société c'est parce que nous utilisons mal cette fonction et ce pouvoir limité, que nous impulsons plus d'idées négatives que d'idées positives, que nous impulsons des idées contraires et contradictoires dans nos réseaux, que nous semons la confusion dans nos milieux parce que nous n'identifions pas les idées que véhiculent les informations que nous relayons sans distinction à partir du moment où elles sont pour ou contre quelque-chose que nous partageons ou que nous croyons aller dans notre sens, parce que nous diffusons des idées conformes à la forme du globalisme en pensant relayer une position non-conforme, etc. La raison est toujours la même : parce que nous n'avons pas de conviction politique, pas de stratégie, pas de Parti. Parce que nous mettons l'essentiel et l'inessentiel sur le même plan.

 

Nous vous proposons de lire cet article récent de E&R : « Le pillage du concept de gauche du travail et droite des valeurs d’Alain Soral » ; c'est une parfaite illustration de tous les « mensonges à soi » et du « virtualisme » que nous abordons dans cet essai, nous n'avons jamais lu quelque chose d'aussi faux, entre arrogance, paranoïa, autosatisfaction, complotisme qui vire occultiste, mais finalement très naïvement sincère sur les « idées » que défend E&R dont les références sont désormais Chouard et Todd, il faut le savoir, Todd et Chouard dont nous parlons à plusieurs reprises dans cet essai et qui incarnent tout ce que nous combattons à l'intérieur de notre camp. Ce ne sont pas les idées de E&R – qui génère des vagues concepts crypto-marxistes généreusement appelés « grille de lecture », des slogans, des mots d'ordre, mais qui n'a jamais explicité son idéologie et sa métapolitique – qui se diffusent dans la société, c'est E&R qui se normalise, ce n'est pas les Gilets Jaunes qui rejoignent E&R c'est E&R qui s’aligne sur l'idéologie des Gilets Jaunes dont nous savons tristement et à regret ce qu'elle est. Voilà brièvement ce que nous en pensons, nous vous laissons décrypter cet article, mais c'est un parfait exemple, une bonne synthèse en miroir de tout ce que nous disons sur la métapolitique actuelle de la réinformation sous contrôle de la dissidence.

 

La réinformation, c'est aussi « réinformer » nos milieux sur les grandes orientations des vaisseaux-mères de la dissidence et de la réinfosphère qui ressortent des différentes interventions et prises de positions de leurs principaux Capitaines.

 

Nous devons prendre au sérieux notre métapolitique en tant que « communauté de destin » potentiellement soumise à la subversion ; au piratage. Nous avons une actualité métapolitique et idéologique interne qui n'est jamais sérieusement commenté. Vous êtes quasi le seul Daniel, avec Hassen Occident, à notre suite je dois bien le dire, à prendre au sérieux l'idéologie de la « dissidence », de la « réinfosphère », et d'en faire la critique ouvertement et explicitement.

 

Ça n'est pas nous qui ne prenons pas au sérieux la métapolitique de la réinformation, ce sont les principaux intéressés qui ont l'air de ne pas réellement prendre leur métapolitique au sérieux, ce qui est une caractéristique des oppositions sous contrôle, des oppositions nécessaires au bon fonctionnement du système politicomédiatique ou des oppositions de confort qui ont comme seul et unique projet de le rester pendant que nous crevons. Il faut bien comprendre que le système politicomédiatique à besoin d'opposants et de repoussoirs ; qu'il choisit ses ennemis, c'est d'ailleurs son luxe.

 

Nous ne dénigrons pas la réinfosphère en disant cela, elle a des vertus indéniables, elle crée du lien social et fait naître des réseaux, de la solidarité, de la solidité, et pour nous, le principe de la qualité est supérieur à celui de la quantité, mais que la réinfosphère ne nous invente pas de l'influence qu'elle n'a pas, parce que son objectif est tout de même d'augmenter son audience, et la progression quantitative est quasi nulle. De plus, une vue ne fait pas un militant, la plupart sont des spectateurs qui regardent un programme de télévision, qui ont un avis et une opinion sans plus de conviction, histoire de râler « made in France ». Nous ne disons pas cela avec mépris, c'est une observation que nous faisons. Il y a de très bonnes raisons à cela, la plupart de ces personnes travaillent, éduquent des enfants, n'ont pas le temps, tandis que nous nous consacrons à la métapolitique.

 

Dans tous les cas, nous aimerions un jour avoir des preuves tangibles de l'influence de la réinfosphère sur la société et de l'existence de la « nouvelle opinion publique » parce que nous en avons un peu marre de l'auto-congratulation de nos milieux et que nous soyons obligés de croire à la métapolitique de la réinformation comme à une religion...

 

Entre les spectateurs, les trolls, les neutres, les curieux, les observateurs, les services et les autres, combien reste-t-il de « militants fiables » ? Si la finalité était de produire du divertissement franchouillard, de la pure distraction, c'est réussit. Nous espérons que notre critique sera bien comprise, en effet, bien évidement que la réinfosphère ; la métapolitique de la reconquête culturelle et de la réinformation ; est une catharsis et une bouffée d'air frais à de nombreux égards, bien entendu que nous avons découvert des hommes, des lectures, des productions audio-visuelles et des artisanats grâce à ses médias sans lesquels nous ne pourrions pas écrire ce que nous écrivons ici, mais pour aller où ?

 

Que pouvons-nous faire de plus que nous l'avons fait pour nos concitoyens, nos compatriotes et nos camarades que nous « réinformons » depuis le onze septembre deux mille un, qui ne comprennent et ne voient toujours pas le problème de l'immigration et du « grand remplacement » ? Qui ne voient pas le problème de la présence de l'islam en Europe ? Qui ne voient pas le problème du judaïsme politique, du lobbyisme israélien et de la surreprésentation des juifs dans le système politicomédiatique  ? Qui ne voient pas le problème du lobbyisme LGBTQ+ dans notre société et au sein de nos institutions jusque dans nos écoles ? Qui ne voient pas le problème de l'antiracisme (et de l'ethnomasochisme) ? Qui ne voient pas le problème de la censure (et de la liberté d'expression) ? Qui ne voient pas le problème du globalisme, du post-libéralisme et de l'unipolarité étasunienne ? Qui ne voient pas le problème de l'égoïsme des boomers ? Qui ne voient pas l'ensauvagement ? Qui ne voient de problème dans rien ? Qui pensent que le « racisme systémique » est la cause de tous les problèmes ?

 

Le bilan de la métapolitique de la réinformation est faible, infrapolitique. Les réseaux-sociaux n'ont pas bouleversé la Politique autant que nous le disons ; ils ont surtout servit à démobiliser les militants en les faisant basculer dans le commentaire et réussit à nous faire croire que rien n'était possible : que c'est la Fin de l'histoire.

 

La question de l'identité se décline pour le militant de la génération dissidente en trois grandes questions politiques existentielles qui sont trois étapes vers la reconquête de lui-même et son réenracinement, son retour dans l'histoire, qui va déterminer les nouveaux termes de la nationalité française et de la citoyenneté européenne, nous les résumerons ainsi : La question de l'antiracisme et de sa fonction ethnomasochiste (Fait!), la question de la préférence de civilisation et sa fonction souveraine (Fait!), la question du « droit du sang » et sa fonction primordiale (En cours de téléchargement...).

 

« De la citoyenneté » car ; nous ne voulons pas trop nous attarder là-dessus mais ce que ne disent pas et ce que ne veulent pas entendre Etienne Chouard, François Asselineau, Emanuel Todd, Natacha Polony, ou encore Jacques Sapir ; les souverainistes estampillés et validés par le système politicomédiatique et la réinfosphère, c'est que le Retour de la démocratie ; la Reprise en main de notre souveraineté par l'interaction magique du ric et du frexit ; implique à sa base une discrimination, une distinction, par définition patriote, nationale, identitaire, ethnique, autrement dit raciale.

 

La discrimination est à la base de la Politique ; de la Démocratie. Les citoyens du « monde ouvert » sont incapables de penser positivement la discrimination ; les souverainistes se défendent d'être des citoyens du monde mais par la médiation du « nationalisme civique » sont des cosmopolites exemplaires.

 

Qui sommes-nous ? Qui est français qui ne l'est pas ? Qui est européen qui ne l'est pas ? Qui est citoyen ? Qui incarne la démocratie ? Qui incarne la civilisation ? Selon quels critères ? Autant de questions qui sont autant de préambules à l'écriture d'une nouvelle constitution. Chouard et Todd sont, de fait, de par leur grille de lecture marxiste qui exclut le critère de la race, les futurs citoyens de la social-démocratie mondiale.

 

La démocratie sans identité de Chouard et des gentils virus ou la république sans citoyenneté d'Asselineau et des sectateurs de l'article 50, nous n'en voulons pas. Ni Chouard, ni Asselineau ne se sont posés ou n'ont, à aucun moment, proposé aux français de se poser ces question fondamentales sur l'identité, la nationalité, la citoyenneté dans un cadre démocratique et républicain bien comprit. Il y a des prérequis à la démocratie et à une consultation nationale.

 

L'interaction du ric et du frexit est une subversion globaliste contre le populisme, contre la poussée raciale des peuples européens qui veulent vivres, elle ne peut être le fruit que d'une fourberie, ou d'une sombre idiotie, qui, dans un cas comme dans l'autre, confinent à la trahison. Ce sont leurs propres têtes que leurs guillotines finiront par couper net. Roulez jeunesse !

 

Nous ne sommes pas représentés dans les médias, ni dans la réinfosphère, ni dans les partis, ni dans le mouvement des Gilets jaunes, ni dans la Dissidence, ni dans le Camp national, ni dans le Camp souverainiste ou patriote. Nous autres ; eurasistes européens, néo-occidentalistes et européistes fondamentaux devons défendre une position qui n'est défendue nul part, nous avons certainement des choses à nous dire. Rien ne se fera sans ce dialogue.

 

Nous ouvrons donc ce dialogue métapolitique avec vous Daniel. Que vous nous répondiez ou non – nous ne vous en tiendrons pas rigueur car nous connaissons votre emploi du temps et nous trouverons des réponses à travers vos interventions –, ce plus grand combat vers l'Europe continue et vous y contribuez largement... Cela dit, vous n'êtes pas censé être seul dans cette réflexion métapolitique et « stratégique » de grande ampleur. Ce que nous voulons vous faire comprendre ici Daniel, c'est qu'en nous répondant – vous ou d'autres « néo-occidentalistes » –, vous ne répondez pas à Laurent de L'Heure Asie, ce qui n'aurait pas beaucoup d’intérêt, mais vous exercez votre « théorie néo-occidentaliste », et vous répondez à l'ensemble de « notre camp » en éclaircissant vos positions... Nous ne parlons pas de confort matériel, mais prenez garde que le confort idéologique de votre communauté ne se transforme pas en tout ce que vous détestez, c'est le plus grand des périls, les ronrons, les mauvaises habitudes conceptuels, le dogmatisme, la moraline, s'installent vite. Ce que nous avons voulu faire avec cet essai, c'est écrire la préface d'un néo-occidentalisme de combat. Nous espérons que vous saisirez le sens de notre démarche et que vous respecterez le temps que nous y avons consacré. Mais avançons.

 

Le ric est un ixième grigri pour conjurer le « retour de la race » en le fardant de démocratie.

 

L'extrême-gauche antifasciste, la ricaille, la dissidence antiraciste et les frexités du bulbe seront demain à l'avant-garde d'un nouveau totalitarisme antiraciste ; ils ont parfaitement comprit l'enjeu identitaire de la révolte fiscale des Gilets Jaunes.

 

Il y a ces derniers temps une volonté appuyée de E&R et consorts pour analyser les Gilets Jaunes et toutes actualités sociales comme le « Début du retour radical des guerres de classe » – une Guerre de classe unique et exclusive et calorifique contre les 1% et comme la grande victoire de E&R sur le système politicomédiatique. Une fiction totale. Une proposition qui ne vole pas plus haut que l'analyse de la grande intellectuelle Virginie Martin que nous a infligé Thinkerview ; pendant deux heures, madame nous fait l'honneur d'une psychanalyse en direct sur sa jalousie envers les élites, sa bourgeoisie hors-sol, son besoin d'attention.

 

Les penseurs, sociologues, essayistes, philosophes et chercheurs « gaullo-marxistes » – de Francis Cousin à Alain Soral en passant par Pierre-Yves Rougeyron 88, ou encore Juan Branco, à quelques différences esthétiques près – nous expliquent que ça ne peut même pas être 50% « Guerre de classe » et 50% « Guerre civile raciale », non, c'est 100% Guerre de classe, c'est-à-dire 100% théorie environnementaliste, 100% théorie du complot, 100% hallal, autrement dit 100% casher ; ils l'ont décidé et il ne peut pas en être autrement. L' « antisémitisme » de certains néo-souverainistes est très étrange, et n'a sans doute jamais autant rendu service au « lobby sioniste » que n'importe quel autre de ces alliés dans les projets mondialistes que la dissidence lui attribue mais quel soutient par ce que Thomas Ferrier appel très justement « chauvino-mondialisme » et que Jean Parvulesco nommait « nationalisme de pure frime ».

 

La science, la tradition, les penseurs européens, les théories eurasistes, le réel, font mentir leurs théories mais ils continuent, ils sont en roue libre. Ces intellectuels ne lisent pas les articles, n'entendent pas les critiques, n'écoutent pas les arguments, ne regardent pas les vidéos de leurs opposants idéologiques au sein de l'opposition au globalisme sur les questions de la métapolitique et de la stratégie, ils ne s’intéressent pas aux études et théories proposées par la nouvelle école du « réalisme racial » qui fait des émules en Europe et dans nos milieux, qui ont également une pensée sur l’intelligence artificielle et le transhumanisme, sujets d'avant-garde si il en est, ils sont déconnectés de la réalité militante, de notre quotidien en Europe remplacée. Ils ne répondent à rien, refusent tous les débats mais ils sont très contents d'eux-mêmes, ils forment désormais une grande famille recomposée qui fait la politique de Soros et de leur « Nouvel Ordre Mondial » qu'ils détestent tant et à leur corps défendant parce que Daniel Conversano a une tête de pakistanais, c'est leur niveau. Ils font fît de tout, ça s'appelle la « dissidence », ça s’appelle le « néo-souverainisme ».

 

Cependant, tous les marxistes ne sont pas « néo-souverainiste ». Rendons justice à Francis Cousin que nous classons très abusivement à gauche du souverainisme et du gaullo-marxisme : Quand Francis Cousin dit « radical » il dit « racial » ; il le dit presque lui-même, mais il ne faut pas le dire. C'est flagrant dans la vidéo « Francis Cousin présente : Critique de la société de l'indistinction ». Pour résumer, le christ est intrinsèquement un présocratique grec, profondément européen, autrement dit aryen, c'est-à-dire blanc. Francis Cousin est aussi énervé que Hitler ; il a beaucoup de mal à se retenir. On dit que le racisme c'est l’infériorisation de l'autre ; pour Francis, la « distinction marxiste » c'est la pure négation des juifs et des musulmans, nous avons rarement entendu quelque chose d'aussi radicalement raciste. Francis Cousin est un « romantique allemand radical » plus qu'il n'est un « communiste juif fondamental ». Dis le Francis, ça fait du bien.

 

Le gouvernement a utilisé ses « troupes d'occupation mentale » pour détourner le mouvement des Gilets Jaunes, classique. Rien à redire là-dessus et que les nôtres n'auront pas comprit. Les souverainistes frexités ; terminés au ric et au « petit jaune », ont fustiger Macron et ont fait deux quenelles devant l’Élysée – c'est la folie dans le stade –, mais se sont bien gardés de souligner et d'insister sur l'enjeu identitaire du mouvement, de dénoncer la subversion du ric dans le contexte du « grand remplacement »...

 

Nous ne devons pas totalement exclure l'idée que le mouvement des Gilets Jaunes soit une « révolution colorée » : l'origine, la viralité et la (pseudo) auto-organisation du mouvement sur les réseaux sociaux ne prouvent pas son authenticité et peuvent démontrer précisément l'inverse (comme nous l'ont démontré les « printemps arabes » ou « Euromaïdan »), dés le début, nous avons observé que les plates-formes où s'organisaient le mouvement étaient pilotées par des antiracistes militants qui canalisaient et censuraient les débats sous-prétexte d' « unité » et de « convergences des luttes », des méthodes trotskystes bien connues, ce qui est pratique et qui est aussi la marotte des souverainistes qui sont beaucoup d'ex-gauchistes. Nous séparons les Gilets Jaunes des ronds-points et les cyber-activistes urbains ; mais la communication a pesé lourd sur le mouvement et à imposer une idéologie que nous connaissons par cœur, que nous combattons. Nous n'avons pas vu beaucoup de dissidents, de nationalistes, de souverainistes, d'européistes, d'eurasistes et de nationalistes blancs venir contredire et dénoncer cette récupération sur facebook, youtube, discord et autres réseaux tandis que nous étions tous censurés et bannis de ces groupes. Les dissidents passent beaucoup de temps sur internet sans mener la guerre cybernétique qu'ils confondent avec le clash permanent, le trolling intempestif et le spam de mèmes, contre leur propre camp la plupart du temps.

 

Pas de nouvelle constitution et de « démocratie réelle » sans redéfinition radicale de l'identité française et de la citoyenneté européenne. Cette question primordiale ne fait pas débat, d'ailleurs, elle n'a même pas à faire débat, elle doit être exposée et acceptée, imposée si il le faut. Nous pouvons débattre, mais nous devons être intransigeants sur les règles et les postulats de départ sur ce qu'est une démocratie et une république. La seule question qui doit être posée ne l'est pas et fait l'objet d'une censure tout azimut... C'est le seul sujet qui devrait nous préoccuper, et les causes internes à la réinfosphère de la non-diffusion des idées qui vont à l'encontre du souveraino-souverainisme, du soralisme et du chouardisme, sont nombreuses de subversion, d'auto-censure et de censure interne.

 

La réinfosphère joue au chat et à la souris. La dissidence minaude. Le camp national ronronne. Les portes-parole des Gilets Jaunes se prélassent sous le Soleil vert du politiquement correct, passent sur la pointe des pieds à côté de la question déterminante de l'immigration et sont finalement consensuels en toutes matières, parce que la « social-démocratie » est politiquement correcte et consensuelle par nature, et que c'est leur nature profonde ; mais il ne suffit pas de le constater. Nous revenons au débat que nous avions il y a quinze ans sur la démocratie, la république, la laïcité, l'antiracisme, etc. Le reboot est permanent. Les nouveaux venus dans la dissidence et la réinfosphère que nous accueillons avec plaisir et bienveillance, qui découvrent l'eau tiède du complotisme, peuvent être d'une lourdeur et d'un manque d'humilité incroyable envers des militants d'un quart de siècle et parfois davantage. Ce phénomène entre accélération et ralentissement n'est pas négligeable. Il explique que nous pouvons perdre patience. Certains abusent de leur autorité au sein de la dissidence pour manipuler ces fraîchement débarqués et les utiliser contre leurs adversaires idéologiques au sein de la mouvance, ce qui est parfaitement regrettable.

 

Nous nous laissons attendrir par les bébés chats de la réinfosphère. En effet, aucuns intellectuels souverainistes ou nationalistes qui baignent dans le « Lait » n'interpellent clairement les ricardiens et les frexiteurs sur la question de l'identité et de la citoyenneté qui est à la base de tout processus démocratique : il y a visiblement consensus entre gilets jaunes, néo-souverainistes et quelques nationalistes pour écarter le critère civilisationnel et racial du débat, ainsi que les questions de l'immigration, de l'africanisation et de l'islamisation de l'Europe, pour ne pas diviser ce qui est désunit et ne convergera jamais. Concessions et compromissions parfaitement inutiles. Un débat qui est, une fois de plus, un non-débat, sans intérêts. Nous trouvons les dissidents, les souverainistes et même les nationalistes très tolérants avec un Étienne Chouard, extrêmement plus tolérants qu'avec un Daniel Conversano. Car, nous le disons sans ambages, c'est un « Daniel Conversano » ou un « Vincent Vauclin » qu'il aurait fallut mettre en avant à ce moment précis, et non pas ce faux-gentil d’Étienne Chouard ou le corniaud Asselineau, pour griffer le mouvement d'une empreinte nationaliste, un nationalisme de son temps et de sa génération.

 

Certes, les avants-gardes néo-souverainistes sont sous le choc du réalignement des patriotes télévisuels et des souverainistes partisans à la réponse de l'anti-antisémitisme contre la haine, l'antisémitisme de la dissidence, de la réinfosphère et des réseaux sociaux ; de Polony qui demande la tête de Soral (après avoir plagié le concept de son bouquin sur la féminisation sur le plagiat de Zemmour ; nous pensons soudainement à Perceval qui ne comprend pas la cérémonie à laquelle il assiste...) Polony, souverainiste de gauche, désormais directrice de la rédaction de Marianne, qui vient de gagner près de 400 000 euro dans un procès contre Europe1 « la journaliste avait réclamé plus de 800 000 euros d'indemnités à la radio » – et qui ne versera pas un kopeck à l'UPR... D'ailleurs, Soral a raison, pour le coup, de réclamer un débat avec Zemmour. Parce qu'il a le droit.

 

Prenons le cas François Asselineau pour illustrer qu'est-ce que le souverainisme à la française ; Asselineau, le placardé de Bercy, qui ne serait rien sans les réseaux sociaux et les relais de la dissidence mais se permet de les snober, qui se complet dans le politiquement correct comme un porc dans une auge, qui voit des nazis partout, qui au premier micro tendu après l'attentat de Christchrurch accuse Renaud Camus d'appartenir à l' « extrême-droite », le mettant ainsi en danger. Asselineau, con comme un balais, qui nie la réalité du grand remplacement, qui crie au pasdamalgame quand l'attentat est islamique et dit clairement s'en foutre des victimes, qui donne tous les gages antiracistes au système politicomédiatique pour gagner quelques minutes d'audience, il ne manquerait plus qu'il prononce sa chaada en 2022, etc. Il ne restera plus à Marine Le Pen qu'à se voiler et prendre un Cadi mahorais comme premier ministre. Voilà ce que serait un homme d'état souverainiste au pouvoir. Une ordure cosmopolite.

 

Quand ça n'est pas Pierre-Yves Rougeyron qui, à longueur de vidéos, passe son temps à insulter subversivement les nationalistes blancs comme si ceux-ci représentaient une menace quelconque pour la France, et qui n'a même pas le courage de dire de qui il parle exactement... Ce qui n'enlève rien au travail des équipes et aux conférences du Cercle Aristote dont nous ne partageons pas les orientations, mais tout de même. Monsieur Rougeyron, il serait grand temps de dire de qui vous parlez précisément, de quelles idées en particulier, ou d'arrêter avec des expressions comme « suceur de casque à pointes », nous sommes en 2020. Quel est le projet ? Fomenter des guerres civiles entre français et européens ? Et quelles seront vos troupes ? Une armée sénégalaise et maghrébine pour casser la gueule aux nationalistes blancs ? Car c'est bien vers cet horizon « internationaliste » que vous nous dirigez avec vos déclarations et vos positions souverainistes excessives. Vous n'êtes pas gaulliste, vous ne savez pas ce qu'est le « Grand Gaullisme » – de Léon Bloy, de Michel Vâlsan, de Jean Parvulesco, de Guillaume de Roux –, vous n'en avez aucune espèce d'idée, nous n'êtes pas dans la filiation du plus Grand Gaullisme, vous êtes gaulliste comme certains sont « nazis », vous plaquez un gaullisme désuet – de celui qui « a ressentit l'appel du gaullisme : dans une boîte de nuit gay, où il découvre au petit matin sur une banquette un livre utilisé pour cacher des sachets de drogue » ? – sur une réalité qui ne correspond plus à celle de la Deuxième, de l'après guerre et surtout qui correspond à la version officielle sur le gaullisme et le pétainisme construite pour diviser les français et que vous entretenez outrageusement. Ayez, pour une fois, l'humilité de le reconnaître avant de déclencher des choses qui vous dépasse et qui feront du mal à la France, à l'Europe et au Monde blanc. Nous sommes à notre place de militant, soyez à votre place de chef de rang. Vous ne fuirez pas les débats avec les « européistes fondamentaux » éternellement Pierre-Yves ; nous resterons poli pour l'instant mais vous ne le méritez pas. Dire les choses à moitié ou ne rien dire c'est pareil, c'est simple à comprendre, c'est du bon sens paysan, nous ne disons rien d'extraordinaire et d'ultra-polémique en nous permettant de vous le dire, mais vous jouez ce jeu de la subversion et de la division du « camp national »...

 

Sans oublier le viriliste Papacito, au style de mac sorti tout droit d'une blaxploitation, le « Ali G » toulousain, le Sacha Baron Cohen de la « team patriote », qui nous explique doctement que le look de Mila – ses cheveux bleus, son style de vie postmoderne et son homosexualité revendiquée ; la gamine à environ dix-neuf ans –, dont tout le monde connaît l'affaire – qui se superpose à l'affaire Laura, qui a eut moins de chance que Mila –, la disqualifie à tout jamais et justifie que les musulmans grognent : « ils ne font que défendre leur religion » ; et toute la panoplie du « cocu mais content »... Mila n'est pas française mais les musulmans qui voulaient l'égorger le sont. Les musulmans ont le droit de défendre leur religion dans les pays musulmans, c'est tout de même simple à entrevoir. Avant de donner des leçons sur la mode et le bon goût, il faudrait commencer par ne pas confondre « archéo-futurisme » et « steampunk », le médiéval et le japonisant, la classe européenne d'un tonton flingueur et la pause de gangster esthétisante made in USA... Quant à l'analyse politique... Nous lui souhaitons tout le succès possible dans son domaine du divertissement.

 

Dans la foulée, Yvan Benedetti invente le « ni ni ni » – le nininihilisme ? –, certes, il insiste sur la forme mutante et hybride des nouvelles générations perdues dans la mondialisation etc., mais il oublie la simplicité du principe de liberté d'expression et le fait que, en France, il n'y a pas de délit de blasphème, que la république ne reconnaît pas les communautés, sans parler du lien douteux entre valeurs islamiques et valeurs traditionnelles européennes... Bref. Nous n'allons pas comparer Mila et Yvan Benedetti mais aujourd'hui c'est Mila, demain ça sera Yvan, ça ne s'arrêtera pas aux lesbiennes aux cheveux bleus. Avant-hier, c'était vous-même Daniel qui vous faisiez agresser à Marseille par de glorieux chevaliers arabo-musulmans envoyé par le maître du logos ; quel autre nationaliste après-demain ?

 

Henri de Lesquen restera « classique » avec un petit « ni ni » aristocratique pas piqué des hannetons mais déjà bien rongé par les vers. « Waterloo ! morne plaine ! » Cadavre fumant ! nuit d'ébène !

 

Nous nous répétons sans doute, mais nous ne nous comparons pas à ses figures, cependant, ne nous demandez pas de nous taire et de faire des courbettes à ces personnages médiatiques qui profitent largement de leur position pour caricaturer leurs adversaires et leurs idées. Des « figures » que nous n'avons jamais vu se remettre un minimum en question sur leur action.

 

Les « ni ni », les « ni ni ni » et les « ni ni ni ni » ça doit bien faire marrer les musulmans « vendeurs de tapis » le vendredi à la mosquée, et s’esclaffer les juifs « charmeurs de serpent » le samedi à la synagogue, parce que les musulmans et les juifs ne feront jamais cette erreur du « ni ni conceptuel » qui est une faute politique, ils restent soudés en toutes circonstances et, en dernière instance, sont alliés contre le Monde blanc. « Monde blanc », « Civilisation européenne », « France », que les néo-souverainistes refusent de voir au profit des ennemis ontologiques de la France et de l'Europe qui sont éternellement les mêmes.

 

Et, quand la question de l'immigration s'invite, de façon impromptue, dans les mouroirs de la démocratie que sont les spectacles constituants, la réponse est une démonstration de lâcheté acrobatique qui prouve que personne ; pas même les principaux intéressés qui jonglent avec les micros, ne veut se battre pour la démocratie et la liberté d'expression. Le ric est le nouveau cirque de l'homo festivus engagé, une assemblée de clowns enragés ; une armée de masques, d'anonymes, d'épées en mousse.

 

Personne n'en a rien à foutre de la démocratie.

 

La démocratie passe premièrement par la liberté d'expression et, par extension, le port d'arme, il n'y a de démocratie que les armes à notre disposition pour garantir notre liberté. Qui défend le droit au port d'arme citoyen et défensif parmi les souverainistes ou dans les ateliers constituants ? Personne. Ça n'est même pas un sujet au sein de la dissidence ou du camp national. Quand on parle de démocratie et de souveraineté sans parler d'identité, de nationalité, de citoyenneté, de liberté d'expression et de port d'arme, de quoi parle-t-on ? On ne parle de rien. C'est le grand talent des soixante-huitards et des vieillards mentaux. Cachez ce destin que je ne saurais voir.

 

Des souverainistes, des démocrates et des constituants sans courage, sans identité, sans nationalité, sans citoyenneté, sans liberté et sans armes pour les garantir. Ils nous désarment sur tous les plans face au globalisme. Ce sont nos ennemis au même titre que les globalistes.

 

De l'autre côté de la rive des enculés... La rive des enfilés organise sa grande messe annuelle sur le « grand remplacement » à l'occasion de la sieste des vieillards du pays réel, à l'arrière goût de maison de retraite.

 

Bilan de la sieste collective : La seule actualité de l’événement est la censure de Suavelos, de vous-même Daniel et, par extension, du dernier essai de Faye à l'avant-garde du sujet. Si ça ne ronfle pas dans les rangs, ça ronronne dans les files. Si ça ne bave pas pendant la conférence, c'est en sueur tout du long.

 

Ces gens là, se réclament constament et se prétendent lourdement, de façon ostentatoire, de manière outrancière, de valeurs chevaleresques et catholiques qui feraient d'eux la police des mœurs nationaliste pour, à la fin, adopter un comportement de cauteleux au moment où il faut justement trancher. Est-il nécessaire et obligatoire de systématiquement salir ces sentiments nobles pour finalement s'associer à la dissidence éphèbophile contre les « nationalistes blancs » ? Dans le but mercantile de vendre quelques bouquins et se pourlécher devant les quelques pièces que nous allons ramasser, que Soral va faire tomber de sa poche ? Nous posons la question.

 

Le manque de prescience de ces catholiques dans leur défense de la « tradition » nous ne parlerons même pas des néo-catholiques du net et leurs interprétations littéralistes, chariatiques, talmudiques et puritanistes de la « Bible », complètement hors-sol et déconnectées des prophéties et des imprécations des pères « mystiques » de l’Église « exotérique » de Pierre et « ésotérique » de Jean ; qu'ils aillent au Diable – feraient fuir n'importe quel militant sincère en recherche de transcendance, de verticalité, de Dieu. Nous préférons encore écouter les interprétations « communistes » et « marxiennes » du « principe christologique » par Francis Cousin que d'écouter ces nouveaux marchands du Temple. Nous n'avons plus de respect pour ces gens là car ils n'ont plus aucun respect pour eux-mêmes et nous ne pouvons pas avoir de respect pour des gens qui ne se respectent pas, qui ne se respectent plus.

 

Dés lors, nous comprenons votre fronde, parfois rebelle et adulescente, contre ces milieux, et votre rejet du « traditionalisme » auquel nous nous associons ; mais, un autre milieu traditionaliste, un ésotérisme rationnel, existe. Disons-le. Un milieu « gnostique », dangereux, « suprarationnel », d'une terrible beauté.

 

« L’humanité a toujours eu deux types de spiritualité, deux votes - la "Voie de la Main Droite" et la "Voie de la Main Gauche". La première est caractérisé par une attitude conciliant envers le monde environnant qui est vu comme harmonie, équilibre, bien, paix. Tout le mal est considéré comme un cas particulier, une déviation par rapport à la norme, quelque chose d'inessentiel, de passager, sans raisons transcendantales profondes. La Voie de la Main Droite est aussi appelée la "Voie du Lait". Elle ne blesse pas la personne, elle la préserve de toute expérience radicale, de l'immersion dans la souffrance, du cauchemar de la vie. C'est une fausse voie. Elle conduit à un rêve. Celui qui la suit n'arrive nulle part. » Alexandre Douguine, Le gnostique

 

Les natios et les cathos tradis sont terrorisés face aux dissidents souveraino-trotskystes mais prétendent combattre l'infâme, la kabbale, la gnose, la voie du Vin, la Tradition européenne « pagano-chrétienne » qu'ils mettent dans le même sac que les « hérésies juives » et les « singeries franc-maçonniques » au nom de l'Afrance.

 

On dit que le ridicule ne tue pas.

 

Nous disons que le ridicule et le manque de dignité finira d'achever le « camp national » et la « résistance catholique » qui renient la « tradition primordiale » et l' « ésotérisme chrétien » mais sont incapables d'apercevoir la subversion néo-souverainiste et son antisémitisme d'extrême-gauche depuis vingt ans. Et elles sont précieuses ! Ces minutes de sommeil conférencières dans des colloques sans foi, sans âme, sans esprit. Précieusement ridicules ! Nous leur souhaitons bonne chance pour combattre la « kabbale juive » et le « secret maçonnique » sans tradition, sans ésotérisme, sans « gnose »... Autant combattre le Diable, Satan et Lucifer sans prières, tant que nous y sommes !

 

Ce problème des pseudos-guerriers catholiques de la dissidence étant résolu : Si le risque pour que la guerre civile raciale de basse intensité à laquelle de nombreux européens sont confrontés au quotidien ne permute en guerre civile de haute intensité existe, cette « guerre » n'éclatera pas à cause du national-sionisme présumé des nationalistes blancs ou à cause des livres de Guillaume Faye, mais à cause de l’irresponsabilité dogmatique de la dissidence, du mauvais vin et des soupes froides que nous forcent à avaler les souverainistes, les nationalistes et les catholiques qui balbutient, qui ont l'œil qui divague...

 

Nous « ordonnons » aux catholiques et aux nationalistes de prendre position sur la dissidence, sur Soral, le néo-souverainisme, la métapolitique de la réinformation, la question de l'existence des races humaines et tout le reste. Debout là-dedans !

 

La sieste est finie.

 

La fête aussi.


Heil Francis !

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10/02/2020

De l'Occidentalisme (quatrième partie audio)

Critique positive de la réinfosphère et métapolitique du réenchantement

 

Quatrième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano »). Bonne lecture et Bonne écoute.

 


 

Nous voyons les forces médiatiques déployées par nos adversaires planer comme des menaces ; la capacité de nuisance de leurs troupes d'occupation mentale actives sur les réseaux-sociaux, nous savons que cela fait longtemps qu'ils ont abandonné toute notion de morale, d'éthique, de déontologie en matière de liberté d'expression et de censure pour maintenir une gauche défaillante et une droite illusoire au centre du pouvoir ; mais, de notre côté, nous refusons de faire le bilan de la dissidence, de la réinfosphère, du néo-souverainisme, et nous maintenons ce statu-quo, cette ombre menaçante au dessus de nos têtes à l'intérieur de notre propre « camp »...

 

Une métapolitique du déni idéologique étrange et étrangère à notre métapolitique eurasiste de combat.

 

Une « confusion idéologique » qui n'est plus – et qui n'a jamais été – le mot d'ordre adressé par les avant-gardes eurasistes, et ce depuis quelques années maintenant... Nous ne vous disons pas cela dans le sens où les nationalistes devraient répondre aux ordres des eurasistes, non, mais parce que certains malandrins, que cette confusion idéologique savamment entretenue arrange, pourraient vous faire croire le contraire – à vous ou à d'autres que nous mettons en garde – et vous expliquer, d'ici quelques années, que nous autres, eurasistes européens, n'avions rien comprit, que la « dissidence » faisait avancer un « eurasisme fondamental » par la subversion néo-souverainiste dissimulée dans les souterrains de la réinforsphère, c'est évident qu'ils le diront et se découvriront tout-à-coup « eurasistes » pour subvertir l'idée fondamentale d'eurasisme européen comme ils ont subvertit la doctrine nationaliste et le « camp national » et comme ils veulent actuellement subvertir l'idée de tradition européenne interdite par la subversion néo-souverainiste dont ils sont à l'origine...

 

Cependant, à plusieurs reprises depuis Jean Parvulesco et d'autres avant lui, comme Léon Bloy, les « eurasistes fondamentaux », dont Laurent James, se sont évertués à prophétiser et déclarer l'identité mariale, anarchique et solaire de l'Empire eurasiatique de la Fin. Ce que n'a jamais envisager la dissidence néo-souverainiste de vision et de projet. Ce qui nous éloigne par avance de cette subversion néo-souverainiste toujours déjà présente et à venir.

 

Alexandre Douguine n'a pas commandé la préface de son ouvrage « La Quatrième théorie politique » à Alain Soral (vers 2013) pour cacher l'eurasisme au monde francophone et avancer masqué mais bien pour faire connaître cette « théorie politique » à la dissidence française du plus grand nombre, ce qui n'est pas arrivé.

 

Alain Soral y faisait davantage la promotion de son essai qu'il ne préfaçait celui de Douguine : « La Quatrième théorie politique est un livre dont la complémentarité avec mon Comprendre l’Empire (justement traduit en russe par les amis d’Alexandre Douguine) est évidente. »

 

Pas si « évidente » que cela. Que nous sachions, la dissidence ne s'est pas ralliée à la bannière eurasiste...

 

Sur le moment, il voit une « complémentarité » entre la théorie politique eurasiste et l'idéologie néo-souverainiste de la dissidence qu'il imagine certainement dans son esprit mais qui n'a pas de corps doctrinal – qui ne sera jamais formulée dans des ouvrages équivalents à ceux de Douguine pour devenir une Quatrième théorie politique à la française ; ce qui était notre reproche principal dans notre « critique positive de la dissidence » dés 2013 : de ne pas déclarer son idéologie que nous avons qualifié par défaut de « néo-souverainisme » et que nous ne rejetions pas totalement au départ –, mais, par la suite, Soral parlera et fera très peu la promotion de Douguine et de l'eurasisme. Sans doute parce qu'il a finit par lire Douguine et qu'il s'est rendu compte du gouffre idéologique entre eurasisme et néo-souverainisme (en germe dans « Comprendre l'Empire » et dans la tête de Soral uniquement) comme projet métapolitique de toute une génération ? Mais continuons...

 

« Une gauche défaillante » mais encore dominante sur les réseaux-sociaux et « une droite illusoire » toujours aussi influente dans nos milieux ; avec lesquelles nous perdons beaucoup de temps en conjectures ou en essayant de les convaincre, qui subvertissent et s'imposent dans de nombreux groupes – Gilets Jaunes et autres ; qui ne sortent pas du commentaire d'actualité et sont piégés dans la toile de la « réinfosphère » –, une double injonction libérale contradictoire que nous n'arrivons pas réellement à contrer malgré des années de « réinformation », de « ni gauche ni droite », de « constat de faillite », de « ponts idéologiques », de Michéa, de Sapir, de Todd, de Onfray, de Tribalat, de Guilluy, de Gourévitch, de Bricmont, de Pascot, de Bercoff qui n'apportent rien ou pas grand chose au « camp national », cette démarche d'ouverture est peut-être le problème principal de notre camp, mais aussi des saints Zemmour, des saintes Levy, des saints Alexandre et autres saints télégéniques des « nouvelles guerres des classes socialistes et progressistes », qui répètent et disent finalement à leurs manières subversives ce que le « camp national » n'a pas le droit de dire à sa façon radicale ; et quand il aurait fallu des Parvulesco, des Faye, des Steuckers pour le dire, en bref, tout ce qui ne passe pas dans la réinfosphère et qui est invisibilisé par la dissidence.

 

La Droite radicale ne maîtrise plus sa « narration collective », une narration accaparée par les souverainistes et marxistes de tous poils dissimulés dans la réinfosphère et la dissidence.

 

Il ne suffit pas de posséder des médias de réinformation – de souligner une certaine qualité technique de leurs émissions par rapport à leurs faibles moyens ; super – et « créer des ponts idéologiques » avec tel ou tel intellectuel ou tel universitaire, tel boomer, comme seule réponse au système politicomédiatique, et de surjouer une neutralité journalistique à laquelle plus personne ne croit, pour imposer des idées, pour essayez de passer en douce, de conclure sur un malentendu.

 

Nous avons le recul nécessaire pour le faire observer : les réseaux-sociaux ne sont pas un centre d’échange, de dialogue et de débat, c'est un centre de propagande et de contre-propagande qui ne dort jamais, et la métapolitique de la réinformation devient insomniaque, somnambule, narcoleptique. Une métapolitique épuisée qui n'est plus capable de prendre du recul sur elle même, sur son action politique objective, sur l'idéologie fantomatique et dissimulée qu'elle inspire de rêves et d'enchantements au spectre militant entre ses apnées.

 

La disparité monumentale des moyens et l’iniquité des « règles d'utilisation de la démocratie » entre les Partis politiques ; entre la réinfosphère néo-souverainiste de Soral et le système politicomédiatique globaliste de Soros, rend cette métapolitique caduque, chronophage, auto-incapacitante. C'est un vortex.

 

Avant d'imposer l'idée de « liberté d'expression totale » au monde, simplement le droit de penser autrement que cette « gauche synthétique » et cette « droite antithétique » au sein de l'opposition pour commencer – qui monopolisent la parole au centre dans une alliance de faux-semblants certes dénoncée par la réinfosphère, mais loin d'être acceptée comme réalité et comme idée, notamment sur les réseaux-sociaux dissidents et dans nos milieux censés être à l'avant-garde de ce thème générale mais qui sont surtout à l'avant-garde de leur auto-satisfaction et d'une nouvelle censure –, penchons-nous sur les divisions et censures internes au « dialogue métapolitique des réseaux-sociaux et de la nouvelle opinion publique » qui sont les résultantes de ce nouveau système politicomédiatique qu'est la réinfosphère sous influence de la dissidence, ou du moins un système auquel elle participe largement, dans une osmose assez remarquable avec le système politicomédiatique globaliste qu'elle combattait frontalement jadis et à laquelle elle ne fait plus que répondre, des signaux perdus dans l'hyper-espace cybernétique comme des signaux de fumée d'une galaxie à l'autre... Du temps où elle était « nationaliste » et « traditionaliste ». Quand elle n'était pas qu'une sphère médiatique soumise à la logique de l'information pour l'information ; une opposition médiatique en miroir du postlibéralisme.

 

Divisions et censures idéologiques majeures qui sont autant de non-dits et de moins-disants, de fractures idéologiques et de ruptures philosophiques profondes au sein du « camp national » qui a accueillit toute la misère souverainiste et marxiste du monde parce que les nationalistes sont gentils, nous ne disons même pas ça ironiquement, c'est comme ça que ça s'est passé, parce que les nationalistes ont le sens de la camaraderie et de l'amitié, les catholiques ceux de la charité et de la fraternité. On s'est fait baisé. Notamment autour des grands thèmes ; et des grands principes « antiques » que véhiculait le nationalisme. De la doctrine géopolitique. Et, finalement, quelque soit le sujet, la réinfosphère privilégie des approches néo-souverainistes simplistes, au rabais, de l'Europe, mais aussi de la Russie et des États-Unis. Confusion sur les questions économiques avec des vues mystérieuses soit très à gauche, carrément collectivistes, tout simplement communistes dans certains cas, soit d'aucune originalité « libérale » et prompte à pousser une Droite hors-les-murs puisque de toutes façons les sujets économiques sont des sujets qui n'ont aucun intérêt militant hormis celui de passé pour quelqu'un de très intelligent : la baisse du taux de profit et le coût de l'immigration dans ton cul... Etc.

 

La psychologisation des débats. Précisément pour les éviter ou les tourner en polémiques ridicules entre personnes afin de les stériliser, ce qui revient au même, est une « subversion », pour ne pas dire une perversion sadique, présente dans la réinfosphère, autant que dans le système politicomédiatique qui regarde les réseaux-sociaux s'écharper avec délectation...

 

L'invisibilisation des idées. Particulièrement les idées nationalistes intégrales, les réflexions tercéristes fondamentales et les remarques eurasistes, des questionnements idéologiques parfaitement légitimes concernant les nouvelles idées des nouvelles droites en mouvement (dont le néo-souverainisme ou le national-libéralisme).

 

Une « invisibilisation » sur des critères inconnus ou sur des bases argumentatives qui frôlent souvent la diffamation gratuite en guise de réponse, et qui n'est pas un phénomène rare dans nos milieux très intransigeants avec les non-conformistes et les non-dogmatiques mais beaucoup moins exigeants envers leurs idoles rigides et rigoureuses, sur les « sujets de fond », quand il s'agit de ne pas donner trop d'importance à des rumeurs ou autres spéculations psycho-sociales sur celui qui s'essaye à la critique. Quand il s'agit de répondre à des interrogations idéologiques, qui devraient normalement intéresser tout militant politique ; il n'y a plus personne. L'invisibilisation des idées est une pratique courante dans nos milieux, notamment quand les questions posées dérangent le système réinfosphère. Par exemple, toutes les questions qui portent sur les « tactiques » et « stratégies » métapolitiques mises-en-place ou, précisément, sur l'absence de réflexion sur les questions tactiques – l'opératif ; le court terme ; la réaction à l'actualité ; le communautaire – et stratégiques – le spéculatif ; le moyen-long terme ; l'action politique ; la planification – par nos milieux. Des « absences » qui débouchent sur des tactiques réactionnaires par défaut et des stratégies à l'emporte pièce hors-de-contrôle qui nous font perdre du temps, de l'argent et de l'énergie. Qui nous font perdre tout simplement. L'opposition est ténue mais n'est pas débauche.

 

L'infériorisation des non-conformistes (et l'infantilisation des militants). Sur un critère quantitatif unique et exclusif idiopathique, basé sur le nombre de vues d'une vidéo ou d'un podcast, sur l'audience de tel ou tel individu ou de tel groupuscule à tel moment qui détermine la légitimité de tel ou tel militant ou de telle idée dans tel contexte, dans une surenchère putassière assez éloignée du combat méritocratique que nous essayons de mener, de promouvoir, et, ça va sans dire, avant même de se confronter à cette idée, sur qui a été relayé, validé, publié quand et par qui avant d'être lu ou écouté par tel groupe et conseillé par telle personnalité pour quoi et comment, bref, une petite cuisine bien grasse, plutôt que de profiter de la liberté procurée par les réseaux-sociaux pour contourner toutes les censures ou paresses idéologiques, y comprises et spécialement celles de nos milieux, en toute légèreté, manger autre chose que de la mal-bouffe métapolitique pour toxicos. De toxicomanes à quoi ? Aux écrans, au zapping et la distraction. Voilà tout. Si on peut faire passer son addiction et sa mauvaise hygiène mentale pour de la dissidence au passage, c'est tout bénef...

 

« C’est une banalité que d’affirmer que les Milléniaux lisent peu. Bercés par les écrans et gavés par les médias sociaux et les vidéos en ligne, ils n’ont que peu d’intérêt pour la lecture et s’il existe des exceptions à cette règle, il reste que la plupart ne s’emballeront jamais en lisant la prose de Charles Maurras ou de Lionel Groulx. Mais l’objectif n’est pas ici de les convaincre de s’intéresser à ces lectures qu’ils trouveront probablement fastidieuses et rébarbatives, mais de leur présenter un livre choc composé d’une série d’aphorismes qui saura capter leur intérêt et les faire renouer avec la lecture, au moins le temps d’un livre. » Remy Tremblay sur « Pensées interdites » de Grégory Roose, aux éditions Apoxa

 

« Pour bien exemplifier le style de Roose, le mieux est de présenter certaines de ses réflexions :

 

  • Avoir toujours raison est un art. Savoir reconnaître ses torts est une vertu. La plupart des politiciens sont des artistes vicieux.

  • La loi contre les « fake news » est censée « protéger la vie démocratique et républicaine ». Tout comme le nom officiel de la Corée du Nord contient les mots république et démocratique. Vous me suivez ?

  • Notre défaite démographique, concomitante à l’invasion migratoire, sonnerait le glas de notre civilisation deux fois millénaire.

  • La gauche dite « antiraciste » racialise tous les débats, mais c’est la droite qui est régulièrement qualifiée de raciste et de réactionnaire. Cette gauche est un fléau sociétal qui doit être ringardisé au nom de l’intérêt général.

  • L’inversion des flux migratoires est notre seul salut possible. À défaut, la civilisation européenne, subjuguée, disparaîtra dans quelques générations.

  • Ne pas dire « égorgé », dire « blessé mortellement au cou »; ne pas dire « immigré clandestin », dire « primo-arrivant »; ne pas dire « Grand Remplacement ». Surtout, ne pas le dire.

  • La censure sur les réseaux sociaux s’organise. La presse clandestine a toutes les raisons de renaître de ses cendres. »

 

Ceci étant dit. Nous parlons toute la journée de « liberté d'expression » sur les réseaux sociaux non-conformes – tous les sujets que nous abordons tournent autour de ce grand thème – mais je n'ai jamais vu autant de gens effrayés par cette « liberté » que parmi les militants du « camp national » ; impressionnés par les menaces de désocialisation numérique proférées par les souverainistes informatiques envers nos milieux connectés obnubilés par un succès d'estime cybernétique qui nous semble hors-sujet et qu'ils n'obtiendrons jamais de la part des souverainistes...

 

Ne nous demandons pas pourquoi nos idées n'avancent pas ; demandons-nous d'abord si nous avons des idées... Si les idées que nous défendons sont vraiment les nôtres.

 

La stratégie des nationalistes blancs basée sur l'allégorie de la « fenêtre d'Overton » et qui consiste à créer un mouvement dextrogyre en développant un discours polémique très à droite dans la société pour permettre une libération de la parole et une normalisation des idées d'une droite plus modérée est une théorie qui, sur le papier, semble tenir la route, mais il y aurait beaucoup de choses à dire sur le passage de la théorie à la pratique par nos milieux.

 

Ce que nous observons c'est que cette « stratégie » a davantage un effet de catharsis pour l' « extrême-droite » qu'un effet d'attraction vers les idées de Droite ; mèmisation des idées ; crée des divisions dans le « camp national » ; manque de distanciation sur la posture d'extrême pureté qui se prend au sérieux ; criminalise la parole de Droite davantage qu'il ne l'a libère en associant tous les nationalistes blancs à ce discours extrême à l'extrême ; impossible de quantifier l'influence et l'impact réel d'une telle stratégie sur nos milieux et dans la société ; évite le débat idéologique sérieux ; etc. Beaucoup d'inconvénients.

 

Cette « stratégie » correspond au paradigme étasunien et nous pensons qu'elle n'est pas exportable, la qualité du contenu derrière le pamphlet aurait selon nous davantage d’intérêt et d'audience en France en étant moins et inutilement excessif, cela dit, le pari de cette « stratégie » dont on dit qu'elle a fonctionné pour la campagne de Donald Trump accompagné par l'Alt-Right est un pari ouvert, à la nuance qu'en France cette stratégie n'accompagne aucun candidat et défend une idée vague du Nationalisme blanc.

 

Nous comparons la « stratégie d'Overton » à l'idée du mouvement perpétuel magnétique ; nous travaillons sur cette analogie et y reviendrons, mais nous pourrions également comparer cette stratégie à l'idée de l'éolienne, les éoliennes ne sont pas rentables énergétiquement sur le moyen-long terme en plus de polluer le paysage, techniquement, c'est ce qu'on appel brasser du vent. Pour résumer, nous pensons que cette « énergie » est vouée à l'inertie, plus de dépense d'énergie que de bénéfice.

 

Une « stratégie » qui ne va pas cesser de perdre en efficacité au fil du temps premièrement parce qu'une idéologie lévogyre à contre-courant – le néo-souverainisme – est véhiculée dans le « camp national » sous influence de la dissidence, deuxièmement, avec la loi Avia et sa notion floue de « haine ». Une loi qui va entraîner une « nouvelle censure » à l'encontre des nationalistes et communautaristes blancs. « Censure » à laquelle se joint la dissidence néo-souverainiste islamophobe et islamophile et, par extension, la réinfosphère dominée par le « camp souverainiste ». Il y a une exception qui confirme la règle, une subtilité, une subversion, importante à préciser ici, le national-libéralisme du PNL retient le critère racial, mais fondamentalement, le PNL fait partie du « camp souverainiste » par son anti-européisme primaire. Nous ne savons pas si vous la validé Daniel, mais, la carte des civilisations d'Henri de Lesquen est la parfaite illustration que le souverainisme fondamental est fondamentalement « occidentiste » ou « atlantiste » dans l'idée ; qui se place sous la coupe des États-Unis, qui va à l'encontre de l'axe Paris-Berlin-Moscou.

 

En effet, le clivage droite/gaucheQuerelles des Anciens et des Modernes – existe « profondément » et se renforce « naturellement » dans la société par l'action du populisme, mais il n'a plus aucun sens dans le système politicomédiatique où gauche et droite sont les deux faces d'une même pièce cosmopolite et globaliste.

 

Le phénomène de « droitisation des idées » ou de « dédiabolisation des idées de droite » est donc faussée, le clivage réel reste incompris, et les gauchistes se maintiennent dans le floue artistique laissée par la dissidence et les excès de la Droite de l'extrême. Nous en appelons à une Droite radicale.

 

Les globalistes sont les grands bénéficiaires de cette « incompréhension » dont joue également la gauche libertaire et militante. Cette incompréhension du clivage droite/gauche – la gauche n'existe que contre la « Droite » et non l'inverse ; c'est la postmodernité contre le réel – ne profite pas aux « nouvelles droites », à peine aux souverainistes qui se fourvoient sur l’efficacité métapolitique du « ni gauche ni droite » – qui si elle a été nécessaire et efficace pour se démarquer ne l'est plus, à semer suffisamment le doute et n'est plus d'actualité avec le grand retour de ce clivage sur une base identitaire – et il faudra faire des choix, décider de nouvelles grandes orientations, déployer une nouvelle métapolitique pour dépasser cette « incompréhension ».

 

Chaque homme de Droite est face à sa responsabilité militante, à ses engagements contractuels, soit il veut survivre en tant que boutique et réinformer des bords-de-gouffre, soit il veut réenchanter les générations perdues dans le monde engloutit de la réinformation vers l'action politique souterraine et le recours à l'appuie extérieur pour que l'Europe vive...

 

Ces deux options ; de la réinformation et du réenchantement, ont pu faire corps dans le « gramscisme de Droite » mais nous pensons que ça n'est plus le cas, que cette métapolitique contre-culturelle est désormais sous-contrôle de la dissidence et du souverainisme.

 

En tout cas, si la métapolitique de la réinformation ne se soumet pas à une politique du réenchantement, si la réinformation devient « le tout de l'existant » d'une opposition nécessaire au bon fonctionnement du système politicomédiatique, nous ne sortirons pas de cette ellipse sans aucune issue vers une métapolitique de Troisième voie et l'idée de Quatrième théorie politique disparaîtra...

 

« Je veux insister sur le fait qu’avec l’écriture se révèle désormais à tout homme une partie des principes spirituels, alors que toutes les religions pratiquées depuis l’expulsion du Paradis étaient jusqu’alors basées sur des principes transmis de manière exclusivement orale et réservés à la connaissance des hommes en mesure de les comprendre.

 

L’invention de l’écriture correspond ainsi à une divulgation partielle des principes. C’est ce qui fait dire à un ami que Moïse, avec ses Tables de la Loi, a été le premier démocrate de l’histoire. Les grandes étapes de l’écriture ont ensuite été les suivantes : l’imprimerie, seconde moitié du XVe siècle (si l’on met de côté la xylographie pratiquée en Asie depuis 700 ans) ; les lettres sont désormais isolées les unes des autres, ce qui segmente la phrase. C’est à cette époque que surgissent à la fois l’humanisme et le protestantisme, deux pensées modernes et hérétiques qui se basent sur une version lettriste du monde, c’est-à-dire qui analysent les choses au pied de la lettre. Notons qu’en même temps, et comme par un effet de contre-réaction, on trouve Rabelais, Marsile Ficin, tous ces écrivains qui tentent d’utiliser la nouvelle technologie en la contournant, afin de retourner le plus efficacement possible aux sources du savoir.

 

Pour François Rabelais, et c'est indiqué très nettement dans le Pantagruel, Platon est le prince des philosophes. Il y fait beaucoup référence dans ses cinq livres. 

 

Il est souvent représenté, à tort, comme un humaniste.

 

Mais Rabelais était un excellent catholique, il voulait revenir aux sources de sa religion. Il disait qu'il fallait parler la langue arabe pour lire le Coran, ainsi que maîtriser l'hébreu et le grec. Rabelais nous parle de la Sibylle de Cumes qui annonça la venue du Christ et nous rappelle par là les origines helléniques (et donc égyptiennes), et non pas seulement juives, du christianisme. Il évoque la cyclologie, il situe la "création du monde" (entrée dans l'âge de fer) quatre mille ans avant Jésus Christ. Rabelais insiste sur la double origine du judaïsme, par l'analogie des épouses d'Abraham, l'une chaldéenne et l'autre égyptienne. Rabelais insiste également sur le rôle apocalyptique de la Vierge Marie. En bref, ce corpus est celui d'une pensée traditionaliste en totale opposition avec la pensée humaniste des lumières, de la naissance de la modernité. 

 

Par ailleurs, ce n’est certainement pas un hasard si l’invention de l’imprimerie en Europe correspond à la création, pour la première fois, de sociétés ésotériques profanes, laïques, telle que la Société Angélique à Lyon.

 

La rupture technologique suivante dans l’histoire de l’écriture, après l’imprimerie, est l’ordinateur. Après que la phrase ait été fragmentée par le système de l’imprimerie, c’est la lettre elle-même qui se fragmente sous l’effet de la pixellisation numérique. Comme l’avait très bien vu Abellio dans son roman La Fosse de Babel publié en 1962.

 

Au chapitre VI, le policier Pirenne exhibe sa gigantesque machine automatique de gestion d’informations sur les individus : c’est une « trieuse d’âmes ». « Vous êtes ici en présence du premier chef-d’œuvre de la police quantitative », explique Pirenne. « On raconte l’histoire de ce fantassin de l’armée Vlassov qui, étant ivre, en juin 44, à Sotteville, près de Rouen, coupa le doigt d’une jeune fille pour lui voler sa bague. On le retrouva en trois jours, à Strasbourg, un an et demi après, en sachant seulement qu’il était blond, mesurait environ 1 m 80 et avait une fossette au menton… Un jour, chaque homme aura sa fiche et on pourra, en un point quelconque du monde, à des milliers de kilomètres de chez lui, remonter instantanément dans son passé. Il n’y aura plus de distance et plus de passé ».

 

Raymond Abellio prophétise en ce roman en 62 le règne totalitaire de l’ordinateur qui abolit le temps et l’espace. » Laurent James, L'Atlantide contre l'Atlantisme

 

Nous combattons sans racines, sans armure, sans épée, sans bouclier, sans monture, sans royaume, sans empire, sans amour, sans ailes.

 

Le virtualisme poussé-à-bout de néant nous conforte dans l'idée qu'un courant de pensée peut exister sans littérature de combat, bannière, Parti, militants et prêtres. Qu'il suffit d'une boutique.

 

Il persisterait un espoir incrusté de pixels qui brille dans la Nuit cybernétique, un espoir de convaincre par les lumières de la réinformation.

 

Les fesse-mathieux de la réinfosphère prêtent aux réseaux sociaux des qualités militantes et des vertus économiques sur lesquelles ils spéculent outrageusement. Ils lisent entre les lignes des commentaires désenchantés comme on lit dans le marre de café. Un dialogue métapolitique subliminal entre les multitudes connectées et la « nouvelle opinion publique » s'installerait.

 

Nous réfutons cette fiction. Nous ne voyons pas ce dialogue...

 

L' « uber-dissidence » nous incite à croire qu'une opposition peut perdurer sans horizon politique, et s'est particulièrement évertuée à nous écarter de cette voie ; la voie de l'action politique.

 

Des partis comme l'UPR profitent du floue souverainiste de la réinfosphère pour se placer et récupérer les parts d'inactions politiques des nationalistes ou les positions idéologiques de la dissidence qui permettent de grandes manœuvres à des fins électorales souverainistes, ne gardant de la « doctrine nationaliste » et « fond idéologique de la dissidence » que ce qui les arrange, c'est-à-dire pas grand chose, pour former une doctrine partisane et formuler un programme qui ne soit pas trop nationalistes ; pas trop racistes, pas trop antisémites, pas trop islamophobes ; et pas trop dissidents, qui fait perdre du champ électoral au « camp national » et du terrain métapolitique à la dissidence. Ce qui est de bonne guerre puisque ni le « camp national », ni la « dissidence », ne trouvent opportun de critiquer l'idéologie néo-souverainiste « chauvino-mondialiste » qui domine la réinfosphère.

 

Tout ceci est une illusion d'optique, un mirage dans l'infini désert des écrans superposés. L'exercice de la politeia n'a pas changé de nature avec l'ère cybernétique ; le complotisme est la justification de notre inaction politique. Et nous laissons l'action politique à nos ennemis pensant que nous allons gagner à coup de slogans : ric !, frexit !, remigration !, islam dehors !, etc., que nous vociférons sur les réseaux-sociaux.

 

Pour la reconquête de notre race intérieure vers un retour à l'être européen, nous devrons allier des métaux paroissiaux, régionaux, nationaux et continentaux singuliers, les reforger en une nouvelle littérature de combat ; une « épée enchantée »...

 

Une littérature de combat inspirée par le feu du Ciel pour conjurer les syncrétismes postmodernes, les schizophrénies idéologiques de nos milieux possédés par le néo-souverainisme dissimulé, sous emprise hypnotique d'un excès de réalité virtuelle et de complotisme.

 

Le mythe que voulait écrire Guillaume Faye est une parfaite illustration de la direction psychologique à prendre, qui vaut mille stratégies sans résultat, sans réussite, sans victoire. A l'image de l’œuvre persistante de Tolkien où survie une idée de la Tradition. Je ne dis pas qu'il ne faut écrire que des « grands romans » et jouer aux poètes ; il faut déjà en avoir les moyens, je dis qu'il est intéressant, pour le désenclavement de nos idées et pour nourrir un Parti, de parler d'autre chose que d'actualité, de sociologie, de psychologie (développement personnel), de stratégies métapolitiques douteuses, etc.

 

Un esprit de réenchantement contre la viande froide de la réinformation et des selfies dans la salle-de-bain, contre cet esprit de déconstruction qui anime la dissidence et toute une génération. Voilà notre métapolitique...

 

Nous trouverons cette Troisième voie métapolitique de réenchantement de nos idées vers une Quatrième théorie politique européenne entre européisme fondamental (Faye/Steuckers/Ferrier), néo-eurasisme (Douguine) et traditionalisme révolutionnaire (Laurent James). Il y a un dénominateur commun à ces trois orientations : Jean Parvulesco. Et l’œuvre trifonctionnelle du « prophète de l'Eurasisme européen » ouvre irrémédiablement sur cette voie sans retour vers un plus Grand Combat ; vers la plus Grande Europe.

 

C'est une proposition très sérieuse, définitive. Avec la fin de l'aventure dissidente qui sonne le glas du nationalisme ça n'est pas de la théorie, ou de l'idéologie, que de signifier cette voie vers une doctrine réenchantée pour s'opposer simultanément au globalisme et au néo-souverainisme. C'est l'orientation solaire vers une nouvelle métapolitique et littérature de combat pour l'Europe que nous suggère l'ère du temps pour nous projeter dans un combat qui ne fait que commencer. Nous verrons son contenu si cette articulation idéologique tripartite vers une Quatrième théorie politique advient ; pour l'instant inexistante.

 

De toutes façons, tant que nous ne chercherons pas cette « troisième voie » en repartant de ce qui est accessible de synthèse et de proximité pour notre génération (de l'Institut Iliade à Vive l'Europe), qui contient les références passées/présentes/futures de la « révolution conservatrice » en mouvement, nous ne pourrons dialoguer avec personne en dehors de France et de nos milieux étriqués qui plongent dans l'hystérie collective du marketing et du développement personnel.

 

Par exemple. Exploiter le thème arthurien et la « piste sarmate », est une voie au réenchantement des idées politiques ; une mise-en-œuvre, parmi d'autres, que nous avons en tête. Qui fait le pont entre occidentalisme et eurasisme vers un européisme fondamental.

 

Oui, ce sont des grandes lignes et de grandes orientations, de la métapolitique à gros traits. Nous devons bien repartir de quelque part. Ce dont nous sommes certains, c'est que nous ne pouvons pas accomplir ces tâches seuls. D'autres se sont épuisés avant nous à essayer d'expliquer les bases principielles desquelles nous devrions repartir, en prenons en compte les configurations actuelles, bien entendu, les subversions et les confusions semées par la « dissidence », la « réinfosphère », le « néo-souverainisme », « la métapolitique de la réinformation », « le gramscisme de droite », etc. Il est nécessaire d'adopter un nouvel état d'esprit pour continuer ce combat commun.

 

« Avant d'être une théorie, un système, s'il le fut jamais, le Romantisme allemand fut une façon d'être. Pour savants qu'ils eussent été, férus de toute les sciences de leur temps non moins que d'excellents humanistes, connaissant souvent non seulement le grec, le latin, les langues romanes, mais encore le sanscrit et l’hébreu, pour encyclopédiques que fussent leurs curiosités ( ne méconnaissons pas tout ce par quoi l’œuvre de Novalis, par exemple, relève encore du dix-huitième siècle), les Romantiques n’en tinrent pas moins leur modi essendi, leurs façons d’être, leur présence au monde, comme supérieures aux modi intellegendi, aux « modes de connaissance », à l’intelligence didactique ou critique. » Luc-Olivier d'Algange, Éloge de l’enchantement – Notes sur les Romantiques allemands

 

Tout l’intérêt de la métapolitique était là. La métapolitique est un « état d'esprit » avant d'être une stratégie.

 

Les Orientations sont pourtant très claires, il n'y a pas de débat et de mystère sur ce qu'elles sont de révolution et ce qu'elles contiennent de tradition. Distinguer, faire la part des choses, la voie du juste milieu grec, être grivois, la voie du vin, n'est pas de l’intellectualisme Daniel, c'est être radical, fanatique. Charles De Gaule sous la plume de Guillaume de Roux ou le « Grand Gaullisme » de Jean Parvulesco ça n'est pas le grand Charles sous le gras d'Asselineau ou le souverainisme rouge et rond de Pierre-Yves...

 

« La responsabilité entière et vive de la nativité d'une conscience, d'une volonté, d'un engagement révolutionnaire impérial sous des espèces suprahistoriques, polaires et comme à nouveau hyperboréennes, n'appartiendra jamais aux impulsions des masses nationales ni à des courants d'expansion d'ordre social ou de poussée raciale ; la responsabilité de la nativité impériale et de l'immaculée conception de celle-ci sera à chaque fois le fait d'un petit groupe inspiré, médiumniquement assujetti à des commandements suprahumains, aux « signes qui sont dans les cieux ». Et qui, par la suite, arrivera à se mobiliser, à ébranler en avant, suivant la dialectique révolutionnaire la plus appropriée en l’occurrence, les corps sociaux et politiques à la disposition de l'histoire ainsi interpellée de l'intérieur et qui de par cela même, se trouvera porteuse du « feu nouveau » et des mystérieuses « puissances nouvelles » de son futur auto-dépassement alors déjà en marche, et qui ne s'arrêtera plus.

 

Accélérées par leur propre montée en puissance, ce seront toujours les réverbérations paroxystiques de la démence sacrée d'un seul qui provoqueront – mettront en branle – les mouvements sismiques des grandes masses nationales ou raciales suractivées à la tâche, appelées, ainsi, depuis les profondeurs, pour qu'elles constituent les fondations vives de tout nouvel avènement impérial dans l'histoire : à son origine occulte, sacrée, l'Imperium n'est jamais autre chose qu'un tourbillon de pensée, qui s'auto-intensifiera en tournant de plus en plus rapidement autour de son propre axe polaire, suprahumain, pour entraîner tout dans sa course circulaire, dans sa perpétuelle immaculée conception de lui-même.

 

L'être de l'immaculée conception impériale engagé dans son tourbillon originel se donnera par la suite un groupe d'influence rapproché, un groupe d'agents secrets engagés directement sur la spirale montante de ce qui aura déjà entamé l'immanente conception de l'interpellation décisive, fondationnelle de l'histoire et de l’assujettissement impérial de l'histoire, et c'est de cette amoureuse procession d'influences occultes poussées en avant par toute la puissance de leur propre irrationalité dogmatique déjà à l’œuvre que viendront un jour – le jour voulu – se dévoiler les armes et le souffle vivificateur de l'Imperium qui, à chaque fois, va devoir s'appeler l'Imperium Novissimum. » Jean Parvulesco, Les fondements géopolitique du « Grand Gaullisme », Les trois concepts opérationnels fondamentaux, pp. 98/99, aux éditions Guy Trédaniel Éditeur

 

Aujourd'hui, dans le Donbass, des eurasistes ukrainiens, russes, et même français, combattent, comme d'autres se sont engagés dans le camp adverse, pour une cause eurasiste, et de l'autre « occidentaliste ». La complexité de cet engagement rassemble deux idées qui semblent opposées et s'affrontent mais défendent une certaine idée de l'Europe ; des idées qui ne sont pas si éloignées qu'il n'y paraît. L'eurasisme donbassien subvertit par la « 4ème Internationale » ; l'occidentalisme ukrainien subvertit par un néo-nazisme sous contrôle.

 

Notre devoir métapolitique est de rassembler continentalisme eurasiste et tercérisme européiste sous une seule et même bannière européenne, pour éviter, à l'avenir, ce qui se passe actuellement dans le Donbass entre européens.

 

Il faut sortir de la stratégie de la « reconquête culturelle par la réinformation » avec la méthode du « gramscisme de droite » qui a fait son temps et n'est plus que le fourrier de l'idéologie néo-souverainiste dissimulée ; essayer d’apprendre des scissions d'autres fois et qui en disent long sur ce qui se répètent de nos jours est aussi une perspective à ne pas négliger. L'inertie contre la subversion néo-souverainiste va nous tuer. Le temps de la réinformation est fini. L'heure est au réenchantement ; à l'action totale.

 

A notre voie européenne, il ne manque qu'un Parti.

 

La création de ce Parti – le parti de toutes les dissidences en rupture ; l'alliance de l'européisme, de l'eurasisme et de l'occidentalisme ne dépend que de nous. Une nouvelle Nouvelle Droite en quelque sorte. Cette fois-ci opérative ; suprapolitique.

 

Il ne s'agit pas de voter, de jouer les élections, il est question d'une représentation frontale. De disparaître en pleine lumière.

 


 

Vive l'Empire !

 

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(Revenir à la troisième partie audio « Le réenchantement contre la réinformation » ; poursuivre vers la cinquième partie audio « De la citoyenneté »)

De l'Occidentalisme (troisième partie audio)

Troisième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano »). Bonne lecture et bonne écoute.

 


 

Le réenchantement contre la réinformation ; voilà notre credo

 

« Les idéologies principales du XXème siècle ont été :

 

- le libéralisme (de droite et de gauche),

- le communisme (y compris le marxisme, ainsi que le socialisme et la social-démocratie),

- le fascisme (y compris le national-socialisme et d’autres variétés de « la troisième voie » le national-syndicalisme de Franco, le justicialisme de Peron, le régime de Salazar, etc.).

 

Elles ont lutté entre elles non pas pour la vie mais jusqu’à la mort, formant, de fait, toute la dramatique et sanglante histoire politique du XXème siècle. Il serait logique d’attribuer à ces idéologies (les théories politiques) un numéro d’ordre – tant en vertu de leur importance qu’en fonction de leur ordre d’apparition, comme nous l’avons fait plus haut. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique

 

Nous savons qu'au sein de nos milieux contestataires, de la Droite, du camp national, de la réinfosphère, de la dissidence et de « la nouvelle opinion publique » qui forment une opposition au système politico-médiatique globaliste se disputent différentes tendances et positions qui se défendent et reflètent des désaccords stratégiques et idéologiques objectifs qui ne manquent pas d’intérêts. Nos milieux partagent des idées des plus classiques au plus futuristes ; des propositions militantes et des initiatives que nous ne pouvons pas toutes citer. Des tendances, des positions, des stratégies, des idées, des initiatives mais, dans la majorité des cas, nous ne pouvons pas réellement parler de « nouvelle théorie politique », il s'agit généralement d’acclimatation ou d'hybridation des théories politiques du XXème siècle au post-libéralisme. Nous réduisons donc le débat aux deux grandes tendances idéologiques lourdes qui traversent nos milieux et qui sont décisionnelles pour l'avenir : le souverainisme et l'européisme.

 

Mettons-nous d'accord. Nous ne remettons pas en question le travail quotidien de la « réinfosphère » ni la capacité de ses divers acteurs à proposer du contenu de qualité ; ça n'est pas le sujet de notre critique qui porte sur l'idéologie par défaut que véhicule les médias de réinformation et sur l'évolution idéologique du « camp national » sous influence de la subversion néo-souverainiste dissimulée dans la métapolitique de la réinformation unique et exclusive.

 

L'effort de guerre cybernétique contre le système politico-médiatique globaliste essentiellement mené via les réseaux-sociaux par les médias de réinformation – une sphère médiatique à forte tendance souverainiste et d'ancienne influence catholique qualifiée d'« extrême-droite » par les « troupes d'occupation mentale » – précurseurs dans la défense de la « liberté d'expression », doit, dés à présent, être accompagné et soutenu par un Grand Parti et une parole politique forte sans lesquels cet effort de longue haleine serait vain et l'opposition formée autour de lui : vide de sens.

 

Il n'était sans doute pas possible de combattre par d'autres moyens jusqu'à maintenant, mais la métapolitique de la réinformation et de la « reconquête culturelle » comme méthode unique et exclusive de l'opposition correspond à une époque révolue, qui s'est achevée par la prise de pouvoir de Marine Le Pen sur le Front National puisque, « techniquement », la métapolitique de reconquête par la réinformation ; « stratégie » initiée par un entourage « Nouvelle Droite », accompagnait et prétendait influencer le FN et le « camp national » pour les entraîner à moyen terme vers un nationalisme révolutionnaire identitaire européen et leur faire adopter une métapolitique de Troisième voie.

 

Entre temps il y a eu internet, le onze septembre et la dissidence.

 

Cette métapolitique inspirée, initiée ou renouvelée par le GRECE a fait école dans les avant-gardes non-conformistes mais a échoué politiquement à influencer le FN et le « camp national » qui ont choisit la stratégie de la dédiabolisation, la ligne « patriote » de la dissidence et la voie souverainiste qui sont l'exact opposé de l' « européisme fondamental » suggéré comme stratégie, ligne et voie par la Nouvelle Droite à qui il a sans doute manqué de temps pour aboutir à une « Quatrième théorie politique européenne ». Une « Nouvelle Droite » toujours présente et qui est empiriquement notre élite, mais qui n'a pas l'air de comprendre ce qu'il s'est joué (et qui continue de se jouer) avec la dissidence et la subversion néo-souverainiste... Il s'avère que François Bousquet (Nouvelle Librairie) vient de signer un ouvrage : Courage ! manuel de guérilla culturelle ; et que notre essai approche ses analyses, sans doute qu'il anticipe également nos désaccords et nous corrige sur certains points.

 

La réinfosphère historique a résisté avec les outils à sa disposition et une métapolitique adaptée à l'après guerre, suivant le traumatisme politique de l'épuration physique et intellectuelle de ceux qui avaient perdu une guerre que tous les européens venaient de perdre et qui pensaient mal ce que tout le monde en Europe pensait être le beau, le juste et le vrai avant guerre. Les efforts et peines conjugués de ces hommes d'après pour arriver au « moment populiste » ne sont pas vains. Les configurations politiques ont changé depuis la victoire de Donald Trump, l'échec du populisme – qui est l'échec du souverainisme – aux européennes et le contexte actuel nous plongent dans d'autres urgences, nous permettent d'aller plus loin : notre génération est mûre pour créer son Parti – un Grand Parti européen.

 

Nous savons ce que nous devons aux « anciens ». Notre critique n'est pas gratuite, ingrate et puérile. Nous pensons souvent aux efforts surhumains de tous les « soldats inconnus » qui se sont succédé, sacrifiés pour ce combat et que nous avons oublié – nous avons une pensée particulière pour Roger Holleindre qui nous a récemment quitté pour rejoindre le « paradis des paras » –, tous les hommes qui ont participé à cette longue chaîne de transmission, parfois secrète, de transmission orale, sous le manteau, sur le fil, en treillis, droit dans le soleil, et qui ont fait tradition – une tradition nationaliste, traditionaliste et non-conformiste – pour nous faire parvenir l'esprit de la « troisième voie », intact.

 

Leur métapolitique de combat était le fruit d'une résistance intérieure, de sueurs, de sangs et de larmes, et nous admirons cette œuvre magistralement accomplie, sans laquelle nous ne serions pas là, qui nous inspire au plus haut point. Depuis, cette « tradition » s'est délitée, et notre devoir est de reprendre cette métapolitique là où elle s'est arrêtée, de la faire évoluer comme d'autres l'ont fait avant nous, pour que survive cette tradition, cette métapolitique, cette « littérature de combat » surgissant du fond des ages...

 

En outre, notre théorie est que les « souverainistes » se sont très habilement et au fil du temps associés et ont récupéré le travail de la réinfosphère « canal historique » – qui, à l'origine et d'une manière très générale, était animée par une doctrine nationaliste intégrale et motivée par une foi catholique rationnelle –, pour s'infiltrer et faire entrer la subversion néo-souverainiste dans le « camp national » que nous avons aujourd'hui du mal à distinguer du « camp souverainiste ».

 

La réinfosphère nationaliste et traditionaliste existait avant internet et sa démocratisation – La revue française, La revue du siècle, Esprit, Je suis partout, Rivarol, Minute, L'idiot international et d'autres revues, magazines, journaux, fanzines « non-conformistes », aujourd'hui et dans un autre style, davantage militant, Synthèse Nationale, Réfléchir&Agir ou encore Rébellion.

 

Historiquement, elle est donc le fruit de la résistance d’intellectuels et militants nationalistes, catholiques, traditionalistes et non-conformistes contre le « monde moderne » rassemblés autour d'une « littérature de combat » portée par l'armée du GRECE en son temps. Nous pensons que les héritiers du GRECE ont les clefs pour nous débarrasser de la subversion néo-souverainiste, une « armée » que nous aimerions voir taper du poing sur la table... L'ironie du sort est que le terme « dissidence » a été, pour notre génération, initié par Jean-Yves le Gallou.

 

La « réinfosphère » a depuis évolué vers un « ailleurs idéologique » même si elle porte encore les lettres de noblesse nationalistes et catholiques d'anciennes luttes, au même titre que la dissidence qui s'est appropriée ce combat à ses cautions nationalistes et catholiques qui lui ont ouvert les portes de la « réinfosphère »... Nous reviendrons plus précisément sur cette « historique » de la réinfosphère et de la dissidence à la fin de cet essai dans un article concernant le « national-libéralisme », aberration parmi les chimères nationales dont le catalogue est infini.

 

Autrement dit, nous sommes dans une impasse et cet effort réinformationnel collectif doit franchement s'associer à une « nouvelle doctrine » ; ou déclarer sa flamme idéologique au souverainisme sans fausse pudeur. « Déclaration » qui est « en marche » avec le brexit et la nouvelle union des « droites » républicaines et souverainistes menée factuellement par François Asselineau, le Philippe Le bel du « camp national » ; pur produit de synthèse du néo-souverainisme dans son expression politicienne la plus officielle.

 

Le fameux « brexit » est un événement à relativiser. En effet, le Royaume-Uni n'était pas dans la zone euro, le Royaume-Uni sort de L'Union-Européenne mais il ne sort pas : du Monde blanc, de l'Occident, de l'Europe, du Monde anglo-saxon, du Commonwealth, du réseau ECHELON, de la City, de la dépendance à la dissuasion nucléaire étasunienne, en bref, la « perfide Albion » ne sort pas de l'Alliance atlantiste, et l'Angleterre ne sort pas de l'influence globaliste...

 

Le « frexit » – la sortie de la France de l'union-européenne, de la zone euro et de l'otan qui est le programme commun du « camp souverainiste » – aurait des conséquences toutes autres sur l'avenir de l'Europe que la sortie « douce » du Royaume-Uni qui, par sa position géopolitique thalassocratique, ne fait que partiellement partie du « rimland européen ».

 

C'est la France qui fera l'Europe politique.

 

La France, mais aussi l'Allemagne, même si on ne peut pas parler de couple franco-allemand ; ou un couple très contrarié... France et Allemagne font chambre à part mais ont une destinée commune vers un axe Paris-Berlin-Moscou qui conjure le mauvais sort de la Deuxième guerre.

 

A ce propos, l'Allemagne vient de commettre un impair diplomatique – un élu allemand de premier plan appelle la France à partager sa dissuasion nucléaire – et nous nous associons au courroux des souverainistes contre cette provocation permise par Macron.

 

« Pour rappel, la doctrine nucléaire française vise à faire du territoire national un « sanctuaire » tout en soulignant la nécessité de défendre les « intérêts vitaux de la Nation ». Et, sur ce point, la Revue stratégique de 2017 explique que « la définition de nos intérêts vitaux ne saurait être limitée à la seule échelle nationale, parce que la France ne conçoit pas sa stratégie de défense de manière isolée, même dans le domaine nucléaire. ». » extrait d'un article de Laurent Lagneau pour Zone Militaire

 

La dissuasion nucléaire française protège dors et déjà l'espace et ses alliés européens. Que veut l'Allemagne ? Une copropriété sur la « mallette nucléaire » et les codes de tir ?

 

Il y a des choses qui ne se partagent pas, sa femme, sa voiture, sa dissuasion nucléaire et sa décision ultime en font partie. Dans notre vision d'une subsidiarité grand-continentale, la dissuasion nucléaire est une souveraineté qui n'est pas négociable et qui appartient à l'échelle nationale.

 

Même dans le cadre d'une Europe fédéralisée, la France est actuellement la seule indépendance nucléaire en Europe et préserverait cette souveraineté. La France, de par son expérience, pourrait être proposée comme garante d'une force de dissuasion nucléaire commune temporaire.

 

L'Europe puissance devrait alors se constituer sa propre force de dissuasion nucléaire et former sa propre doctrine ; une force de dissuasion nucléaire européenne à laquelle l'Allemagne participerait naturellement et dans laquelle la France serait intégrée de facto. Deux formes de dissuasion et de doctrine distinctes pour la France. La France garderait la maîtrise de sa doctrine et le contrôle de sa dissuasion territoriale qui s'étend à son empire. L'Allemagne pourrait obtenir sa force de dissuasion nucléaire nationale afin de garantir son indépendance territoriale au sein de l'Europe, de sortir de l'influence globaliste, du « parapluie nucléaire étasunien ».

 

Faire l'Europe, ça n'est pas défaire ou affaiblir les nations, mais c'est au contraire s'appuyer sur des nations fortes, indépendantes militairement et épanouies dans leur économie, qui défendent de fait les frontières européennes. Nous ne voulons pas d'une Europe où les nations ne se sentent pas libres et indépendantes à leur niveau de souveraineté et leur échelle de subsidiarité. La « multipolarité » s'organise également à l'intérieur de l'Europe, entre les royaumes souverains qui composent l’ÉGÉE : l'Empire Grand-continental Eurasiatique Européen.

 

«  Il devrait exister autant de théories de monde multipolaire que de pôles, conscients d’eux-mêmes et indépendants ou aspirant à l’être. Si Alexandre Douguine théorise la refondation des conceptions de Wesphalie comme étant indispensable à la multipolarité, le président russe Vladimir Poutine plaide quant à lui dans ses actes pour un retour aux bases westphaliennes des relations internationales, au moins dans un premier temps. Ceci pour mettre fin à l’unipolarité du droit américain qui n’est que la face cachée de l’actuel droit international. Entre théorie et pratique, la Russie ouvre donc la voie à une alternative qui sera radicale ou non. La pensée eurasienne a en tout cas le mérite de jeter les bases d’une théorie du monde multipolaire à construire et à peaufiner. » Franck Pengam, L’approche eurasienne de la multipolarité, Mars 2019

 

Il n'est pas nécessaire de sortir de l'Union – sous contrôle des globalistes ; au même titre que les états – pour accéder à l'Europe européenne, et cette « intrusion allemande » dans les affaires françaises va à l'encontre de notre vision continentale, nous la condamnons durement. Poursuivons...

 

La réinfosphère, en sa qualité de médiateur et d'opposition, doit prendre ses responsabilités et se mettre au service discipliné d'une idéologie, d'une doctrine, d'une méthode, d'une philosophie-politique qui nous permettent de nous projeter au-delà de la réinformation, du souverainisme et du Rassemblement National. Il n'y a pas de négociation et de compromis possibles : on ne peut pas faire du « en même temps » métapolitique, à la fois du souverainisme et à la fois du nationalisme européen. C'est l'un ou l'autre.

 

Les médias de réinformation se considèrent comme des avant-gardes, qu'ils se comportent comme telles envers les jeunes générations et ouvrent (enfin) ce « grand débat » idéologique, en instaurant des règles pour commencer, un débat déterminant au sujet de nos Orientations en tant que « force politique » qui, selon nos propres constats communs, a besoin de concentrer ses énergies ; plutôt que de nous enfermer dans un débat d'opinions « divers droites » insignifiant autour de l'actualité du système politicomédiatique globaliste, qui fait « système » et où le néo-souverainisme dissimulé dans ce néant idéologique est dominant par défaut de débat d'idées. Sachant que ce débat, une fois initié, va prendre un certain temps à s'installer, commencer à dialoguer, sortir du constat pour arriver à une première résolution dans l'expérience de sa pratique et passer à l'action.

 

C'est un rêve pieux de vouloir riposter sans conviction ; c'est-à-dire sans faire un choix. Après un quart de siècle de « constat », on ne peut plus refuser le débat.

 

Une opposition où le mot d'ordre est de ne pas parler « idéologie » pour ne pas diviser, sous prétexte de convergence des luttes, de front commun, de front de la foi, de front de la tradition, d'union des droites ou nous ne savons quelle autre alliance qui ne reflète pas la réalité des divisions, ça n'existe pas et si ça existe conceptuellement, comme force de proposition, ça ne forme pas une opposition de fait et n'en formera pas sans idéologie exprimée haut et clair pour la définir. C'est autre chose, une utopie, un groupuscule, une boutique, une entreprise, un fond de pensions, tout ce que vous voulez, mais ça n'est pas une opposition politique. Il existera un front quand il existera un « Front », tant qu'un « Front » n'existe pas dans les faits il n'existe pas de front. Nous connaissons ce modèle et ce mot d'ordre du « Front sans idéologie » par cœur, cela s'appelle la réinfosphère, la dissidence, l'upr, les gilets jaunes.

 

De nombreux militants, groupes ou mouvements qui dépendent de la réinfosphère ou desquels la réinfosphère dépend ont intégré cette erreur (ou cette subversion) comme logiciel de combat, comme discipline de groupe. La discipline de Parti, ça n'est pas cela non plus. C'est décider d'une idéologie, d'une doctrine, d'un corpus en conscience, baser sa discipline et s'exercer à partir de cette base idéologique et philosophique, qui devient une méthode, une « grille de lecture », qui permet ensuite de développer une théorie (de qualité « universitaire »), qui justifiera la philosophie-politique d'un mouvement réel, qui portera une vision incendiaire du monde, qui fera Parti, qui rassemblera des militants fanatiques sous sa bannière et qui prendra le pouvoir.

 

Le travail de réinformation est terminé, plus précisément, il a fait école dans tous les médias dissidents, tous les constats ont été faits et refaits, nous sommes plus ou moins tous d'accord sur la plupart des grands constats de faillite et de décadence généralisée, parfois moins sur les causes et les conséquences, mais il faut avancer. La « réinfosphère » est installée dans le paysage politicomédiatique et les médias de réinformation sont légions. Nous pouvons, nous autres des avants-gardes métapolitiques, nous concentrer sur l'étape suivante...

 

On peut essayer de cacher l'aspect idéologique d'un mouvement politique espérant semer la confusion dans un but subversif mais l'idéologie ne disparaît pas pour autant, elle est juste dissimulée aux militants qui ne défendent plus des idées mais se battent contre des choses ; un tas de choses. Ils finissent par ne plus savoir pourquoi ils se battent, surtout quand, d'une génération à l'autre, on ne leur rappel jamais. C'est une stratégie dans laquelle on se perd.

 

Il y a un effet secondaire à cette « invisibilité » qui correspond aux effets secondaires de la stratégie de la dédiabolisation ; à force d'éviter les sujets qui fâchent réellement – qui ont un impact sur le réel et sur la réalité des militants – pour faire consensus le plus à droite possible ; c'est-à-dire au centre, la réinfosphère, qui est une opposition politique, fait croire aux radicaux que derrière sa ligne centriste et ouverte à tous les patriotes, elle défend une vision du monde « plus à droite », en invitant de temps à autres ou en faisant référence à des personnages sulfureux ; histoire de donner le change aux septiques.

 

Le gros des troupes des spectateurs, des abonnés, des militants, des donateurs prennent cette ligne média au pied de la lettre et prennent très au sérieux les éléments de langage de ce système, de pouces bleus en pouces bleus, de dons en dons, cette ligne média maternelle, hormonale, plein d'émotion indignée et d’œstrogène, devient la ligne d'un Parti fantôme avec des militants éthérés sans idéologie, un « parti » qui s'est éloigné de sa base radicale, de ses avant-gardes, de ceux qui voulaient faire de la politique.

 

Une fausse-opposition peut meubler à l'infini sur la colère de ses militants, réinformer, dénoncer, s'indigner, constater, déconstruire, etc., sans jamais signifier son idéologie, sa conviction profonde, surtout quand elle n'en a pas, quand elle n'est plus qu'une succession de bulles spéculatives.

 

Cette opposition sans philosophie-politique qui a soigneusement évité tous les débats d'idées internes pour dissimuler son idéologie médiocre prend donc le pouvoir avec sa ligne consensuelle officielle et elle base sa politique, son régime, son gouvernement, sur cette ligne pour satisfaire ses militants sans idéologie (et respecter le consensus électoral) qui l'ont suivit pour cette ligne, toute idée de ligne radicale ou de révolution cachée disparaît, toute verticalité est exclue, et, comme on ne peut pas gouverner sans vision radicale du monde et sans fermeté, on échoue, ce processus qui est en cours au sein du Rassemblement National à parallèlement cours dans la réinfosphère. RN et réinfosphère ne défendent plus des idées nationalistes, ne parlons même pas d'idées européennes, mais une ligne souverainiste molle, c'est leur ligne officielle, il n'y a pas de « ligne cachée ».

 

La métapolitique de la réinformation et de la reconquête culturelle, que n'applique même pas le RN, doit laisser sa place à une métapolitique du réenchantement et de l'action politique. Les médias de la réinfosphère par leur ligne et leurs choix éditoriaux empêchent le « camp national » et la « dissidence » de faire leur « révolution », de permettre la critique du néo-souverainisme et d'ouvrir notre génération à l'européisme fondamental ; à la Troisième voie et à la Quatrième théorie politique.

 

Pour les avant-gardes en mouvement, c'est une autre « révolution idéologique et métapolitique » qui va avoir lieu entre « Nationalisme blanc » et « Eurasisme », car, en réalité, c'est la dissidence et le « camp souverainiste » qui empêchent et interdisent aux « nationalistes européens » et aux « eurasistes européens » de se parler et de s'allier.

 

D'un côté, le consensus néo-souverainiste bloque l'accès des nationalistes blancs à la réinfosphère, de l'autre, le consensus néo-souverainiste prive d'accès les eurasistes européens à la réinfosphère et les militants du « camp national » à l'Eurasisme. Nous voyons que les deux craintes du « cordon sanitaire néo-souverainiste » sont la « poussée raciale » et l' « eurasisme ». Si l'idéologie néo-souverainiste tombe : la rencontre du nationalisme blanc et de l'eurasisme au sein de l'européisme fondamental aura lieu mais elle peut se faire en amont dans notre combat commun contre le « camp néo-souverainiste » et la « dissidence ». Si Soral avait prit la voie eurasiste il y a une dizaine d'années vous seriez eurasiste Daniel et vous le deviendrez quand nous aurons écraser la subversion néo-souverainiste à coups de talon. Nous ne sommes pas « jaloux » du fait que vous ayez réussit à mettre la question de la dissidence, du complotisme, du souverainisme sur le tapis, que du contraire, et vous le faites très bien, mieux que nous l'avons fait, mais sachez que Laurent James faisait cette « critique » en 2012, peut-être même avant, et qu'il était bien seul à l'époque.

 

Cette dissimulation idéologique n'a pour effet que la censure interne d'un mouvement et de ses militants, elle profite temporairement à quelques cadres mais, et nous l'observons depuis un quart de siècle, elle ne va et n'arrive jamais nul part.

 

L'expérience récente des Gilets Jaunes que certains nationalistes ont vécu dans leur chaire nous montre précisément à quoi sert cette dissimulation en terme d'infiltration, de manipulation, de subversion et de trahison de la base par des cadres auto-proclamés, c'est l'effet « Pacte de Marrakech » qui a eu lieu dans le mouvement des Gilets Jaunes :

 

Premièrement, vous faites taire les militants sur les grandes orientations du mouvement en disant qu'il faut écarter les sujets susceptibles de créer des désaccords alors que le désaccord c'est le début de tout.

 

Certains observateurs de nos milieux ont trouvé génial que le pacte des gilets jaunes était de ne pas dire pour qui on vote sur les ronds-points : de ne pas parler « idéologie » et faire de politique. Erreur fatale, tout est là, à partir de ce moment, nous savons que ce mouvement n'est peut-être pas celui que nous croyons et part sur des mauvaises bases, contrairement à toutes les analyses que nous avons entendu, nous croyons que cette stratégie est toujours une fausse-bonne idée.

 

Si nous ne parlons pas « idéologie » dans un mouvement politique on ne parle de rien, on suit des mots d'ordre bêtement au fil des indignations arbitrairement décidées par les cadres du mouvement qui génèrent et gèrent généralement les supports numériques et de propagande ; en effet, à partir de là tout est permis, et celui qui dissimule le mieux son idéologie – qui doit être conforme à la forme de la sophia systémique ; de la pensée unique – prend le contrôle du mouvement – ce qui n'est « techniquement » pas possible pour un nationaliste, qui, par définition, défend une idéologie non-conforme. Le match est plié.

 

Mais quand on a été un militant gauchiste, antifasciste, gramsciste, trotskyste, marxiste on croit qu'on peut faire de la droite avec de la gauche, en oubliant une chose essentielle, c'est qu'on était les « idiots utiles » du globalisme, et que notre idéologie, notre stratégie d'entrisme, était validée et voulue par le système politicomédiatique pour, précisément, endiguer tout danger de vague fasciste... C'est un groupe de gauche, souvent d'extrême-gauche, souvent des trotskystes qui sont les mieux former à cette subversion et qui sont habilités ; qui ont la permission de le faire, et qui prennent rapidement le contrôle des frondes sociales. Cette idée de croire qu'on peut faire de la droite avec de la gauche est très importante à appréhender, c'est symptomatique de ce que nous décrivons.

 

Deuxièmement, une fois que vous avez prit le contrôle, vous ne faites aucune concession à vos adversaires idéologiques que vous avez clairement et facilement identifié grâce à l'utopie de la « convergence des luttes ».

 

Non seulement la gauche prend systématiquement le contrôle de ce genre de mouvement social mais identifie très vite les militants qui portent des idées de droite ; dés lors il suffit aux cadres de leur refuser toute concession, de rejeter toutes leurs propositions, de censurer leur réinformation, de mettre la pression dans les manifestations pour qu'ils dégagent du mouvement par eux-mêmes. Tous les sujets ou revendications qui pourraient faire sens aujourd'hui sont proscris des mouvements socio-économiques.

 

Troisièmement, vous pouvez désormais trahir le mouvement dans lequel vous n'avez plus aucune opposition au grès de vos ambitions personnelles et partisanes.

 

Vous avez écarté les militants qui ne partagent pas votre idéologie, détourner et donner une certaine direction au mouvement en refusant toute concession, votre invisibilité est intacte dans ce mouvement sans idéologie et donc incapable de vous détecter, vous pouvez maintenant imposer vos vues et vos idées par de simples mots d'ordre et slogans au grès de la direction du Parti et de vos envies.

 

Quatrièmement, par l'utopie de l'union sacrée vous avez empêché toute « convergence réelle ».

 

Vous réduisez le mouvement à une base d'abrutis très motivés qui ne comprennent pas qu'un mouvement véhicule forcément des idées ; certes vous avez perdu quelques militants de qualité et une partie de la base mais vous avez rallier la masse à votre cause.

 

Dernièrement, vous tuez le mouvement qui s'agrège à l'idéologie dominante du Parti et qui n'a rien vu venir. Au final, c'est Gilets Jaunes et Jaunes Gilets.

 

Ce qui est arrivé aux Gilets Jaunes arrivera aux nationalistes ralliés à la dissidence et à la réinfosphère qui dissimulent la subversion néo-souverainiste par volonté et par défaut...

 

La théorie du « mouvement sans idéologie » est une stratégie de subversion trotskyste/néo-conservatrice vue, revue et rerevue. Celui qui vous explique qu'il faut faire l'union au-delà des idéologies, de la doctrine, de la méthode, de la philosophie-politique vous ment, tout simplement. Vous ment ou se fourvoie ; ne conçoit pas que cette stratégie est une stratégie de gauche pour la gauche. Il veut que vous vous mettiez au service de son idéologie sans poser de questions. De plus cette stratégie ne fonctionne pas, car elle n'est pas faite pour fonctionner. C'est la subversion dans la subversion. Cette « stratégie » sophistiquée est élaborée pour étouffer toutes formes d'idées et de vies. Elle contient dans son mécanisme un processus d'auto-destruction des idées qui utilisent cette stratégie pour se véhiculer et qui se désagrègent dans l'idéologie hégémonique et systémique globale, dans notre contexte historique : le post-libéralisme ; ou tout simplement le globalisme. Cette « stratégie » est un piège pour celui qui l'utilise et pour celui qui y adhère. Au final, tout le monde perd.

 

Nous pourrions également appeler cela le « syndrome Ardisson », ou le « syndrome de l'homme en noir »... Cette stratégie correspond aux cadres d'extrême-droite censés infiltrer la droite systémique pour véhiculer des idées radicales dans la société et prendre le pouvoir furtivement mais qui sont systématiquement avaler par le système politico-médiatique, le ronron, le confort, la norme... Cela se vérifie à chaque fois.

 

Moralité ?

 

Cette stratégie n'en n'est pas une mais c'est un piège de l'esprit où tout le monde est floué.

 

Nous devons créer, porter, proposer, assumer et imposer notre idéologie pour ce qu'elle est ; notre métapolitique sans cesse renouvelée. Nous pouvons surfer sur la brèche, nous n'avons pas le choix, mais ça n'est pas par « stratégie », c'est notre situation.

 

Nous perdons peut-être en quantité dans un premier temps, mais nous gagnons en qualité et en longévité. Ce qui permet de former une avant-garde et d'avoir une vision à long terme. Nous ne devons pas nous infiltrer parmi les élites mais être prêts à les remplacer à visage découvert, bannière à la main tout le long du processus, de bataille en bataille. Les communistes étaient communistes. Les nationaux-socialistes des nationaux-socialistes. Les fascistes des fascistes. Les nationalistes des nationalistes. Les gaullistes des gaullistes. Etc.

 

La « doctrine nationaliste » et sa métapolitique traditionnelle de combat ne sont plus aptes à affronter les défis du siècle et la subversion néo-souverainiste ; il faut en faire le deuil. Le « camp national » a été inapte à détecter cette dissimulation idéologique et la combattre en plus de quinze années d'évolution de la réinfosphère et de la dissidence ; il faut en faire le deuil également en tant que « force politique ».

 

« Un débat déterminant » et menant à un choix intégral entre « européisme fondamental » ou « néo-souverainisme » doit être ouvert par la réinfosphère ; un choix métapolitique, idéologique, philosophique, politique et géopolitique – que nous serons amenés à faire tôt ou tard, ou que nous pourrions ne jamais faire si nous préférons et continuons à éviter ou ignorer le sujet, comme nous pouvons tout aussi bien disparaître dans les ténèbres de la guerre cybernétique avec la réinfosphère, la dissidence, le camp national et les souverainistes. Fini les constats, place aux débats idéologiques, à la Politique.

 

Un débat que nous devons anticiper et provoquer, qui devrait naturellement être porter par la réinfosphère qui devient un système médiatique dominant unique et exclusif qui n'existe que contre le système médiatique dominant unique et exclusif. Si les médias de réinformation ne sont pas aptes à ouvrir ce débat, nous devons les combattre parce qu'ils font le jeu du globalisme en maintenant ce statu-quo souverainiste au sein de l'opposition française.

 

La « réinfosphère » et les médias de réinformation sont une opposition objective au système globaliste mais qui ne peuvent objectivement et visiblement plus survivre en tant que système médiatique alternatif sans entrer (de grès ou de force) dans des formats conformes à la forme du système politicomédiatique dominant ; en respectant les limites systémiques et les frontières paradigmatiques qui correspondent à l'idée de « la fin de l'histoire », ou des idéologies, et où le globalisme est triomphant.

 

La réinfosphère, la dissidence, le camp national sont à un tournant ; ils doivent prendre une décision et ensuite faire un choix.

 

Voilà un grand et vaste sujet de fond sur l'avenir de l'opposition française au globalisme qui devrait normalement intéresser nos milieux, les avant-gardes, la dissidence, la gauche identitaire, le camp national, les patriotes et les nouvelles droites enfermées dans ce système qui atteint ses limites.

 

Et si la réinfosphère a fait ce choix idéologique, le choix du néo-souverainisme, malgré elle, qu'elle dissimule ou qui nous a échappé, qu'elle explique ce choix à « notre camp » qui n'a pas l'air très au fait des orientations et de la vision politique du monde que ce choix porte. Car, si nous savons ce que le néo-souverainisme n'est pas d'eurasisme, d'européisme fondamental ou de nationalisme blanc, ou ce qu'il est de subversion anti-traditionaliste, nous ne savons pas exactement ce qu'il est de « philosophie-politique », c'est, dans ce cas précis, aux néo-souverainistes et à la réinfosphère de nous le dire...

 

Nous pouvons détecter l'idéologie néo-souverainiste dissimulée à travers ses nombreuses subversions – ce que vous faites régulièrement dans vos vidéos et que nous faisons dans nos essais –, nous comparons ensuite ces fragments idéologiques – qui ressortent des prises de positions néo-souverainistes de la dissidence sur tous les sujets et qui laisse entrevoir un semblant d'idéologie – aux théories politiques non-dissimulées justifiées et opératives, en ce qui nous concerne, à la Quatrième théorie politique eurasiste et sa vision multipolaire du monde qui, par exemple, va totalement à l'encontre des orientations néo-souverainistes bilatérales et multilatérales objectives en matière de géopolitique (à cause des positions stato-nationales et westphaliennes des néo-souverainistes qui ne leur permettent pas d’accéder à une vision multipolaire de l'Europe et du monde).

 

« Théorie eurasiste » et « idéologie néo-souverainiste » sont deux métapolitiques distinctes et antagonistes ; il suffit de lire Douguine pour le comprendre. Nous sommes dés lors très étonnés que des eurasistes ne le comprennent pas et s'associent indéfectiblement à la dissidence et son idéologie subversive. La raison est simple, ils ont une grille de lecture géopolitique eurasiste contre le globalisme mais ils n'ont pas de conviction idéologique eurasiste, tout ce qu'ils voient, c'est que dissidence pas aimer mondialisme et aimer Russie : ça nous fait un beau jeans à une jambe... Allé, cours Forest !

 

Nous affirmons – nous l'avons démontré à plusieurs reprises – que le néo-souverainisme – idéologie objective de la dissidence – porte une vision post-nationale, anti-européenne, antitraditionaliste, complotiste et subversive du monde et de la France ; une vision du monde anti-eurasiste. Et les penseurs néo-souveranistes dissimulés dans la métapolitique de la réinformation ainsi que les crypto-eurasistes ont des « comptes doctrinaux et idéologiques » à nous rendre concernant leurs orientations qui entraînent la réinfosphère dans une métapolitique à la « va comme j'te pousse »...

 

La réinfosphère soutient que sa métapolitique de la réinformation contient réaction/réflexion/action dans son logiciel, une métapolitique du « trois en un », qu'elle ne soutient pas d'idéologie particulière, mais donne la parole à tous (et toutes les conneries habituelles du « bla bla » autour de la liberté d'expression qui est la plus grosse blague de nos milieux), car, en défendant la liberté d'expression – pas la votre en tout cas Daniel ; ni la nôtre par ailleurs – elle est une idéologie de combat en soi, qui défend tout et rien à la fois, un « en même temps » métapolitique et médiatique idéologiquement neutre ; ce que nous réfutons. Une armée de journalistes amateurs contre le globalisme ; Soros se marre.

 

La dissidence soutient la même théorie, qu'une doctrine et que son explication ne sont pas nécessaires aux militants, que seule la vérité factuelle de l'information délivrée par la réinfosphère suffit à justifier sa position d'opposition au système, que le militant sera transporté par la puissance de la réinformation ; magnifique.

 

Les « métapoliticiens » de la réinformation prétendent donc réinventer l'information, la propagande, et, que cette nouvelle métapolitique de l'esprit peut influencer les foules psychologiques par « pensée magique » et « science infuse » que délivre les grandes messes spectalistes et virtualistes du complotisme pour tous... La confusion entre propagande et action politique est flagrante.

 

Mais nous autres, eurasistes, n'avons pas bac+5 en décryptage de Soral ou des dons surnaturels en « lecture entre les lignes » de TV libertés. TV libertés dont l'objectif actuel est d'inviter tous les boomers qui sentent le vent tourné, avant qu'ils passent l'arme à gauche sans doute.

 

Tous les vieux chroniqueurs du dimanche doivent absolument nous délivrer leur petit constat personnelle, nous vendre leur petit manuel de survie individuelle et venir dire à Bistrot liberté : « c'était mieux avant, rappelez-vous mon cher Martial »... Entre autre exemple des mauvais usages de la métapolitique de la réinformation par la réinfosphère.

 

La réinfosphère doit s'arrêter un instant de « réinformer », respirer, inspirer, expirer, et réfléchir sur son rôle objectif, à qui elle rend service, à quoi elle sert, comprendre les enjeux de cette guerre médiatique totale vers un plus Grand Combat et sur laquelle nous pouvons désormais prendre du recul ; en effet, presque vingt ans séparent le « onze septembre deux mille un » du « moment populiste » qui sont aussi deux décennies d'opposition par la métapolitique de la réinformation et d'idéologie néo-souverainiste dissimulée et dominante. L'heure est au bilan, au changement de cap métapolitique et politique ; et cela passe par une critique radicale du néo-souverainisme et une critique positive de la réinfosphère.

 

L'exercice de « critique positive » est une tradition métapolitique initiée à droite par Dominique Venner et qui n'existe pas dans les rangs de la réinfosphère néo-souverainiste sur d'elle-même et dominatrice, une réflexion qui tarde à s'installer, et c'est un problème d'une certaine gravité qui plombe le « camp national » depuis des années.

 

Quelle idéologie domine la réinfosphère ? Est-ce une question si compliquée ? Peut-on critiquer cette « idéologie par défaut » ?

 

Nous autres eurasistes, sommes eurasistes. Nous nous appuyons sur des « théories politiques » eurasistes et européistes précises qui vont de Douguine à Steuckers, en passant par Laurent James et Dominique Venner. Vous autres Daniel, êtes « néo-occidentalistes ». Vous développez une « nouvelle théorie politique » et ne dissimulez pas votre idéologie. Nous avons davantage d’explications idéologiques claires sur le néo-occidentalisme en quelques émissions de Fréquence Occident que nous en trouvons sur l'idéologie néo-souverainiste dissimulée dans les milliers d'heures de vidéos dissidentes de ces quinze dernières années.

 

Quelle est la « philosophie-politique » de la dissidence ? Le complotisme, l'antisionisme, le marxisme, l'orientalisme, le tiersmondisme, l'islamisme ? Nous ne savons pas.

 

La réinfosphère et la dissidence doivent répondre et nous dire quelle « théorie politique » motive leur métapolitique. Qu'est-ce que la Quatrième théorie politique néo-souverainiste ? Nous devons lire dans le courant de cette année « Pourquoi nous combattons » de Pierre-Yves Rougeyron qui devrait partiellement répondre à notre question ; que nous posons depuis près de dix ans.

 

Il est tout de même incroyable de demander à une opposition (et à toutes ses parties) quelle idée supérieure elle défend en positif (depuis plus de cinq ans en ce qui nous concerne) et de n'avoir jamais trouvé un militant ou un intellectuel s'en revendiquant, collaborant ou profitant de près ou de loin à la réinfosphère et à la dissidence pour nous répondre et de nous expliquer le nom de son idéologie, autrement que par le fait d'être « contre le globalisme », ce qui est insuffisant, médiocre. Mais bon, ils ne savent déjà pas s'ils sont de droite ou de gauche. Sans doute que notre interrogation n'est pas légitime ? Mais, même là, aucun n'a été capable de nous dire en quoi elle serait illégitime, nous défions d'ailleurs quiconque de le faire, et nous en déduisons qu'ils ne comprennent même pas la question...

 

Un problème et un « sujet idéologique de fond » qu'il est aisé de mettre de côté, qui ne saute pas aux yeux, qu'il est plus confortable de cacher derrière une légitimité acquise dans un combat réinformationnel monté de toutes pièces et qui, visiblement, donne un blanc-seing, qui permet à peu près tous les comportements, y compris des plus détestables de mépris et de malhonnêteté.

 

Il est en effet plus facile de feindre que d'assumer, en tant qu'opposition officielle au système plus ou moins auto-proclamée ou qui a prit du grade à mesure des censures encourues sur les champs de bataille médiatique –, les questions qui se posent à elle, une opposition qui dissimule son idéologie, non pas pour flouer ces adversaires qui ne sont pas dupes, mais pour flouer son propre camp sur ces intentions réelles qui correspondent à ses intérêts et le confort intellectuel de son combat rentable : on appel ça l' « altruisme intéressé »...

 

Bien évidement, et là est toute la « subtilité » de cette métapolitique, il ne faudrait surtout pas « compliqué » le combat et « compromettre » la visibilité de la réinfosphère avec des débats idéologiques, ce qui est ridicule, mais pratique pour imposer une idéologie sans la soumettre à la critique, tout est idéologique, tout est politique, tout est philosophique, tout est religieux, il n'y a pas d'alliance, d'union, de front qui ne soit pas idéologique et politique, si vous arrivez à faire croire cette incongruité à des militants dociles vous êtes tranquille pour un moment...

 

Mais de quel combat parlons-nous ? Quel « combat » ne faut-il pas compromettre ? La réinfosphère et la dissidence ne porte pas un combat qui leur est particulier, il porte la même idéologie que nous estimons être celle de la subversion et de la défaite : le néo-souverainisme. Qui n'échappera pas à l'histoire des idées, nous forcerons les néo-souverainistes à se confronter à leur propre idéologie et son influence néfaste sur la métapolitique nationaliste et tercériste de réenchantement.

 

La subversion néo-souverainiste n'est dissimulée qu'à ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas intérêt à la voir. Nous n'avons plus rien à dire aux souverainistes tant qu'ils ne nous répondent pas sur le fond et nous les combattons désormais au même titre que nous luttons contre le globalisme.

 

Ce que nous proposons est simple : la dissidence, la réinfosphère, le « camp national » ayant été incapables de former une Quatrième théorie politique française en plus de quinze ans de « réinformation » doivent se rallier à la bannière eurasiste, en développant un « eurasisme européen », pour éviter les écueils du néo-souverainisme dissimulé et le néant idéologique du RN.

 

Les néo-souverainistes se sont, depuis, divisés en deux branches distinctes pour donner du grain à moudre aux crédules des platosphères stratosphériques.

 

Caricaturalement : une branche plutôt « islamophobe » et qui a mit en veilleuse son antisémitisme, et, de l'autre, une branche plutôt « islamophile » et qui assume son antisémitisme, pour les mêmes raisons : éviter la question raciale – la question des différences bio-génétiques et cognitives entre les races et les intelligences humaines qui ont des conséquences politiques majeures sur nos sociétés multiculturelles et notre civilisation en matière de sécurité, d'éducation, d'écologie, de pouvoir d’achat, d'art de vivre, de projection dans l'avenir et le futur ; une proposition qui va à l'encontre des théories environnementalistes comme le « racisme systémique » proches des théories du complot de la dissidence vocifératrice et sa déresponsabilisation des musulmans par l’explication du sionisme, entre autre – pour éviter la guerre civile. « Éviter la question raciale pour éviter la guerre civile ! », tout un programme. Programme partager de E&R « phile » à TV libertés « phobe ».

 

La question de la religion – et plus précisément la question des mœurs – est une question abstraite et secondaire – aux valeurs changeantes –, sans doute la plus mauvaise idée qui soit pour faire « Front » dans une France déchristianisée, une sorte d’hypocrisie qui ignore la nature raciale et l'essence métaphysique de l'africanisation et de l'islamisation de la Citée ; « phénomènes migratoires » certes hybridés à l’américanisation de notre société et au nihilisme présent dans notre civilisation mais qui portent leurs propres et intrinsèques capacités de nuisance que ne peut supporter la civilisation occidentale capable d'introspection sans besoin vital d'invasion migratoire et islamique pour endiguer sa décadence. Un Front anti-immigration – pro-remigration – est une approche davantage concrète et prioritaire. Il est entendu que ça n'est pas un détail et que derrière le Front anti-islam unique et exclusif il y a réellement un risque de subversion néo-conservatrice ; ça n'est pas un complot sorti de la tête de Youssef Hindi (et il faut toujours rappeler que les juifs ne craignent pas l’antisémitisme ou l'antisionisme mais sont terrorisés par la « conscience raciale » des blancs et la tradition indo-européenne de l'Héroïsme ; malheureusement Hindi Youssef ne lit pas Céline et confond « Notre Dame » avec la mosquée Al-Aqsa)... En réalité, le « front positif » et le plus adéquat est celui du « Front pour la Civilisation Européenne », qui englobe tous les combats.

 

Le phénomène du « grand remplacement » accélère notre chute civilisationnelle et fait partie intégrante de « notre décadence » s'il n'en est pas à l'origine, et ; à moins de voir le grand remplacement comme une « punition divine » – ce qui est une théorie du complot incroyable qui correspond au millénarisme apocalyptique judéo-protestant et que véhicule allègrement la dissidence télé-évangéliste – plutôt que voir la décadence comme la « fin d'un cycle » – ce qu'elle est, une théorie traditionaliste fiable qui correspond à la vision héroïque et eschatologique du pagano-christianisme – ; les occidentaux et les européens n'ont pas à accepter ou à se positionner par rapport aux mœurs islamiques ou africains et ne peuvent que les rejeter pour sortir de cette « décadence » (à laquelle participent largement les afro-musulmans) et revenir à eux-mêmes, ainsi, les musulmans et les africains pourront aussi revenir à eux-mêmes chez eux. Et nous reviendrons à nous-mêmes à l'aide de principes européens ancestraux et non par des valeurs archaïques importées et hybrides pseudo-patriarcales et pseudo-virilistes qui rendent le « camp national » complètement fou. Des « valeurs » qui, au même titre que « les valeurs de la République » à l'autre extrémité de l'universalisme, n'ont strictement rien à voir avec nos principes civilisationnels, valeurs occidentales et mœurs européens. Des « valeurs archaïques » – qui ne sont pas plus l'Orient qu'elles ne sont européennes – qui n'ont finalement pas grand chose à voir avec la religion, la théologie, la spiritualité, la sagesse, l' éthique, la morale mais davantage avec la « race », la culture déracinée et les mœurs. « Religion » qui, en l’occurrence, est un cache-sexe transparent pour ne pas voir la race (les hybridations de la postmodernité ; ses monstres, ses mutants et ses chimères).

 

Le « Front athée islamophobe » ou le « Front puritain de la foi » évitent simultanément la question raciale, la question de l'Europe, la question de l'Occident, évince la question non moins importante de la part ésotérique ; « gnostique », dans la Tradition et la Révolution ; que ne supportent pas les « cathos tradis » cons comme des chaises de sacristie et parce que oui, la réinfosphère et la dissidence sont puritaines et bigotes, ainsi que la question doctrinale et idéologique du néo-souverainisme dissimulé, ce qui est une fois de plus très pratique pour la réinfosphère, la dissidence et le « camp souverainiste ». Peut-être que cette double injonction contradictoire phobophile adressée au « camp national » évince également la question métapolitique que vous aviez soulevé au sujet de la surreprésentation et de l'influence des « cathos tradis » dans la réinfosphère par rapport à leur présence réelle dans la société, sur les réseaux-sociaux, dans la dissidence...

 

Cela dit, le « Front islamophobe » est peut-être une réaction des catholiques à la subversion néo-souverainiste vers un baroud d'honneur ? Auquel cas c'est encore plus con de leur part que le « Front œcuménique de la foi », puisque le « Front islamophobe » est plutôt une salade républicaine, laïque, athée et progressiste. Pas facile d'être catholique dans la dissidence et la réinfosphère. Il faut tout de même préciser que leur représentation et leur influence correspond à leur force de travail, leur « ancienneté », ce qu'ils ont apporté dans ce combat alors que la dissidence et nous-mêmes n'étions pas nés, et à mille cinq-cent ans de France catholique... Ce qui ne les exonèrent pas de courtoisie à notre endroit ou envers les nationalistes blancs ; un endroit très à droite que l' « extrême-droite » catholique ne peut visiblement plus souffrir...

 

Il y a un chassé-croisé entre les « souverainistes islamophobes » et les « souverainistes islamophiles », pour éviter toutes les questions qui fâchent et de nommer TOUS les ennemis simultanément, par l'effet d'une auto-annulation idéologique subversive que cette interaction « phobe » et « phile » produit, digne d'un grand ballet donné par un Orchestre rouge et dirigé par un maître-d'orchestre new-yorkais. Souffle le froid, souffle le chaud, mais Dieu vomit les tièdes. A la fin de la « dissidanse » et ses pas de deux, le « duo souverainiste » se retrouve au centre de la piste pour un long baiser avant de rejoindre « la gauche » dans les vestiaires de l'histoire sur la question identitaire, ethnique et raciale « de la citoyenneté » ; par la médiation du « nationalisme civique » et de la « fiction juridique assimilationniste » validée par le camp néo-souverainiste phobophile. Le « phobophile » c'est celui qui aime se faire peur mais pas trop. La France sans l'aimer. Et voilà ce qui arrive quand on découple « race » et « tradition » ; et bien on perd. On perd tout, et pour longtemps. Les catholiques et les nationalistes ont perdus.

 

 

Courage !

 

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(Revenir à la deuxième partie audio « Vers un occidentalisme politique » ; poursuivre vers la quatrième partie audio « Critique positive de la réinfosphère »)