Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/08/2020

Blague Live Menteur – ingénierie cybernétique psychosociale, complotisme et « guerre civile raciale » (Deuxième partie)

(Nous travaillons actuellement sur cet essai - en deux parties -, à l'état de brouillon, que nous devons corriger et raccourcir sous forme d'un article plus digeste, mais après plus d'une semaine de travail, nous avons décider de mettre-en-ligne cette première synthèse issue de nombreuses prises de notes, pour les lecteurs habitués à nos textes fleuves et notre démarche métapolitique ; aussi pour les militants qui découvriraient nos travaux et que notre démarche intéresserait, également pour rester dans l'actualité et parce que nous travaillons parallèlement à d'autres corrections. Cependant, nous écrivons un ou deux articles par an, et il n'est peut-être pas inutile de lire ce petit essai d'environ une centaine pages. Pour les autres, nous vous conseillons d'attendre la version « article », lire en plusieurs fois, imprimer le texte ou apprécier une lecture automatique – avec le logiciel balabolka par exemple –, tout ce qui peut aider à soutenir une lecture sur écran souvent désagréable...)

 


 

Cette émission de Culture Populaire est exemplaire des méthodes, des biais et des dissonances cognitives qui structurent globalement le mode de penser de la dissidence ; « mode de penser » qui conditionne l'opposition et conduit à toutes les subversions.



« On essaye de nous vendre une guerre raciale. »

 

« On » essaye surtout de faire taire définitivement l'homme blanc ; d'empêcher toute réaction de la part des européens ethniques et des hommes libres où qu'ils se trouvent sur la planète.

 

En France, république des fiertés racisées LGBTQI éco+, il n'y a que les blancs qui n'ont pas le droit d'être fiers d'être Français, d'être eux-mêmes chez eux, ne parlons pas de conscience raciale dans ce contexte d'ensauvagement indigéniste et allogène ; s'il vous plaît.

 

George Soros est le visage circonstanciel du chaos, ses réseaux et assimilés installent les conditions de ce qui peut aboutir à une guerre civile en finançant la « lie de l'humanité » – le lumpenprolétariat –, mais ce que Soros veut, avec ou sans guerre civile, c'est la soumission ; le genoux à terre de l'homme blanc, humilier ces nazis d'européens.

 

Si les blancs font pâles figures et se soumettent, sans réaction, et donc sans guerre civile au sens stricte, c'est le chaos et la destruction de notre civilisation dans tous les cas.

 

L'antifascisme, le racisme anti-blanc, la vengeance juive de Soros se mobilisent avec ou sans la perspective d'une guerre civile, une guerre civile de fait, une guerre civile à sens unique, une guerre civile de basse intensité. Une guerre des mondes qui a cours partout dans le monde occidental et sur la planète...



Il est probable, aux vues de ce qu'il se passe aux États-Unis, qu'une guerre civile entre blancs éclate avant qu'une guerre civile raciale ne se déclare. Ce qui ne change pas grand chose dans un contexte multiculturel.

 

L'homme libre sera culpabilisé, harcelé, humilié, agressé, pillé, tué, remplacé qu'il réagisse ou non aux provocations des manipulés et aux manipulations des manipulateurs.

 

George Soros n'a pas créé les noirs-américains ou l'islam en laboratoire. George Soros n'a pas inventé les races humaines ; ce qu'implique les différences entre celles-ci, depuis la face caché de la Lune. George Soros n'a pas fabriqué la mémoire de l'esclavage et de la colonisation dans un garage de la Silicon Valley. George Soros n'a pas bricolé la géopolitique des Blocs et le retour des Empires dans une base en antarctique.

 

C'est parce que George Soros reconnaît ces différences, notamment en terme, d'intelligence moyenne et de perception, entre les peuples, qu'il est un chantre de l'immigration et « utilise » les minorité ethniques statistiquement plus enclin à la violence... Autant qu'on puisse « utiliser » les minorités actives comme des choses inanimées ; ce que nous ne pensons pas contrairement aux complotistes blancs. Mais c'est parce qu'il est conscient de ces réalités et de ces « mouvements » qu'il finance BLM.



D'ailleurs, distinguer l'ethnie de la race est ridicule puisqu'à la base de l'ethnie il y a un patrimoine et une mémoire génétiques : la Race. Même chose pour la Culture. « Race » est un mot précieux de la langue française qui évoque la beauté, le sacré, le secret.



« La perversion de la Cité commence par la perversion des mots. » Platon

 

Les Soros du monde entier appuient sur des leviers objectifs, qui préexistent, des haines réciproques parfois multiséculaires, qu'ils n'ont pas sorti de leur trou du cul satanique.



Et c'est bien parce que la grande politique remplaciste des élites rencontre la volonté de conquête de l'islam et la démographie du tiers-monde que nous sommes en incapacité de répondre tant que nous n'embrassons pas tous les aspects de ce chaos.



La question de l'existence des races humaines ne revient pas brutalement sous l'impulsion d'un complot mondialiste, elle reprend sa juste place dans le retour des Empires – la gens en a plein l'cul des nations ! –, dans un débat politique où toutes les questions sont réduites au racisme et où l'injonction à l'antiracisme permet d'interdire tout débat. La Race est l'interdit plaidoyer de tous les tribunaux de Nuremberg.



Il n'y a pas de hiérarchie et de priorité à établir entre nos ennemis. Ils vous regardent et vous voient vous écharpiller autour de cette question abstraite des « priorités » avant que vous ne répondiez à la question concrète du renouvellement doctrinal, d'un débat qui permettra de déterminer ses « priorités » et d'établir des « hiérarchies ».



Dites les choses : quand vous parlez de « priorité » vous parlez des juifs et des arabes. Faut-il charger les musulmans ou les juifs ? Vous exister toujours « par rapport à » quelque chose, jamais par vous-mêmes. La réponse : aucun des deux. Quand vous aurez une « vision du monde » à défendre, vous n'aurez plus besoin de vous poser ce genre de questions qui ne sont faites que pour vous empêcher d'exister.



Le débat commencera quand nous nous mettrons d'accord sur la seule règle à émettre : celle de ne plus penser en terme de racisme et d'antiracisme. De dire non à la réduction des questions politiques au racisme et à l'antisémitisme. Nous n'avons pas à importer les clivages du système dans l'opposition nationale. Sinon, nous ne pouvons parler de rien, et nous ne disons rien. Pour ce faire, il n'est pas nécessaire de faire dans la surenchère raciste, islamophobe ou antisémite, mais de faire dans le beau, le juste et le vrai. Faire fuir les ténèbres ; faire venir les furies.



Si nous sommes incapables ou interdits de dire « Non ! » et de faire en sorte que ce refus primordial devienne la règle du débat, demandons-nous si ça n'est pas mieux de nous taire, de laisser faire ceux qui savent dire « Non » et s'imposent cette règle. Il y a de sages retraites et de dignes départs qui sont le début d'un long pèlerinage. Salvateur. Des retours qui disent « Non ». Le combat actuel n'est même pas politique, il est psychologique avant même d'être idéologique ou doctrinal. Un repositionnement psychologique s'impose : Haut les cœurs !



Nous devons donc simultanément combattre sur tous les fronts les généraux de l'enfer, leurs légions de mercenaires et leurs troupes d'occupation mentale. Dans une guerre, on n'affronte pas que les gradés, l'état-major est par définition inaccessible à la première bataille, et, à la fin, c'est avec lui qu'on signe des accords de paix ou que l'on soumet en exemple. Empire contre Empire. Paradigme contre Paradigme. Athènes contre Jérusalem.



Avez-vous un Empire ?



Nous vous en donnons un.



Stat Roma pristina nomine

 

« L’unique façon de nous sauver, de sortir l’humanité et la culture de ce piège est de faire un pas au-delà de la culture logocentrique et de s’adresser au Chaos. » Alexandre Douguine, La métaphysique du Chaos



***



Quel est la solution des dissidents pour éviter la guerre civile raciale (à part nous taire et ne pas dire ce que l'on voit) ?

 

C'est Soral qui demande un débat avec un représentant des réseaux Soros et qui lui casse la gueule pendant le débat pour éviter le Choc des civilisations ?



Si on pousse le raisonnement de la dissidence à l'absurde, pour combattre Soros et les globalistes, il faut se convertir à l'islam, et là, quenelle, et couscous mergez avec Youssef Hindi. Oui, nous exagérons, mais c'est un peu ça.

 

Des mouvements français, européens, identitaires, blancs financés par Soros, nous n'en connaissons pas. Aux états-unis peut-être, lesquels ? Et dans quel mesure influencent-ils l'Alt-right ?

 

Est-ce la John Bursch Society est financée par Soros ? Est-ce que la New York Military Academy, L'Université Fordham et la Wharton School sont financées par Soros ? Est-ce que Suidlanders est financé par Soros ? Est-ce American Renaissance est financé par Soros ? Est-ce que la National Rifle Association est financée par Soros ? Est-ce que les Hells Angels sont financés par Soros ? Est-ce que l'Aryan Brotherhood est financée par Soros ? Vous avez comprit l'idée.

 

Quel est le lien entre ces différents groupes, institutions et organisations ? Soros ? La kabbale ? Le conservatisme ? La chrétienté ? Ou le fait que ce soient des structures qui défendent peu ou proue l'Occident, la race blanche et la civilisation européenne, et ce jusque dans les bas-fonds et les prisons ?

 

La Fraternité aryenne est une organisation blanche interne au prison qui défend certes ses intérêts criminels, mais qui défend aussi les blancs, proportionnellement minoritaires dans les prisons et en proie à de nombreuses déprédations, face aux gangs organisés noirs-américains et hispaniques – « Bien que le gang représente moins de 1 % de la population carcérale, il est responsable de plus de 26 % des meurtres en prison ». Est-ce que la Fraternité aryenne est un complot de la kabbale ?

 

On vous parle du Ku Klux Klan comme d'une organisation secrète alors que le KKK a atteint jusqu'à cinq millions de compagnons : CINQ MILLIONS. Bon, ça n'était pas les compagnons de la chanson, mais nous sommes au-delà d'une organisation discrète, d'un mouvement politique ou d'un phénomène de société sectaire. Est-ce que tous ces gens étaient sous l'emprise de la kabbale ?

 

Plutôt que de viser Jared Taylor. Ciblons le néo-conservateur Steve Banon, parlons de l'influence de son mouvement – The Mouvement – dans l'Alt-right américaine, de son entrisme en Europe et jusqu'au sein du RN. Les nationalistes blancs et les européanistes sont précisément critiques de la ligne de Banon et du RN ; celle de Marine Le Pen comme celle de Marion Maréchal.



En outre, l'esprit de la « Tea Party » à plus à voir avec les souverainistes français qu'avec les identitaires européens. N'oublions pas que les États-Unis ont leurs propres intérêts : « La Turquie et les États-Unis ont organisé des exercices navals en Méditerranée avec la participation d’une frégate et d’un porte-avions, a annoncé le ministère turc de la Défense en mettant en ligne des photos de ces manœuvres. » (Sputnik France)

 

Est-ce que l'Institut Iliade est financée par Soros ? Est-ce que Les Braves sont financés par Soros ? Est-ce que Le Parti des Européens est financé par Soros ? Est-ce que Génération Identitaire est financé par Soros ? Est-ce que La Dissidence Française est financée par Soros ?

 

Jusqu'à preuve du contraire, tout ce qui ressemble à une Alt-right à la française, à du nationalisme blanc, ne semble pas être financé par Soros et n'avoir aucun lien de dépendance avec la kabbale judéo-maçonnique. Et quand nous disons « blanc », c'est une erreur dans les termes, parce que les groupes susceptibles d'être manipulés, comme durant l'euro-maïdan, ne se revendiquent pas simplement blancs mais typiquement nazis, ce qui n'est pas un détail de l'histoire...



Comprenez bien que les complotistes confondent les disciplines et inversent le symbolisme de la Tradition. Les francs-maçons spéculatifs singent la Tradition, les complotistes pensent que cette singerie est la Tradition, ils sont « contre-initiés ». Ainsi, les complotistes confondent la Kabbale – l'ésotérisme hébraïque – et les « kabbales judéo-maçonniques » – les complots illuministes. Ce qui est un problème quand on parle de kabbale. Ce sont les idiots utiles des kabbales antitraditionalistes.



Les complotistes ont la haine du secret et des mystères.



Pour eux, dés qu'il y a du nombre, du chiffre, de la statistique, des mathématiques, de la géométrie, finalement de la science, il y a un doute, il y a complot, il y a kabbale. Et il faut bien le comprendre pour cerner l'esprit complotiste. Les complotistes valident les délires kabbalistiques en leur donnant des dimensions extravagantes, une puissance démentielle. Nous ne sommes pas certains qu'ils savent de quoi ils parlent lorsqu'ils parlent de kabbale...



***

 

Le biais que partagent « théorie du racisme systémique » et « théorie du complot racialiste » ; méthodologie indigéniste et méthodologie dissidente, n'est pas très compliqué à appréhender.

 

Toutes les analyses des dissidents sont fondées, comme celles des marxistes, non pas sur une méthode identifiée ; scientifique ou « philosophique », mais sur des théories qui font méthode pour justifier une théorie pré-établie : le système, le complot.



Des théories dites « environnementalistes » selon la terminologie de la nouvelle école du « réalisme racial » à la française. Une grille de lecture unique et exclusive qui nous explique que les phénomènes auxquels nous assistons sont des effets systématiquement et mécaniquement liés à des causes extérieures au problème lui-même et à ce que nous observons. Des « causes » liées à l’environnement socio-économique, à une inégalité sciemment ou inconsciemment organisée ou entretenue par les mondialistes ou le Capitalisme : pauvreté, éducation, criminalité.



« Dans la même ligne que ce qui précède, il est clair que notre radicalisme de la reconstruction n’implique pas seulement le refus de transiger avec quelque variante que ce soit de l'idéologie marxiste ou socialiste, mais aussi, plus généralement, avec ce qu'on peut appeler l'hallucination ou la démonie de l'économie. Il s'agit ici de l'idée selon laquelle c'est le facteur économique qui est important, réel, décisif, dans la vie individuelle comme dans la vie collective ; de l'idée que la concentration de toute valeur et de tout intérêt sur le plan de l'économie et de la production n'est pas l'aberration sans précédents de l'homme occidental moderne, mais quelque chose de normal, non une éventuellement nécessité brutale, mais quelque chose qui doit être voulu et exalté. Capitalisme et marxisme ne sortent pas de ce cercle fermé et obscur. Ce cercle, nous devons le briser. » Julius Evola, Orientations

 

Selon Monsieur K, la surreprésentation criminelle statistique des noirs aux états-unis, ne s'explique nullement par le fait génétique ou la longue mémoire, elle est déterminée part la structure familiale monoparentale des familles noires-américaines – déracinement et destruction de la famille africaine ; absence du père – qui explique le comportement en moyenne plus violent des hommes noirs par rapport aux autres communautés, et met la communauté noire-américaine en échec socio-économique. Conclusion : les familles noires-américaines doivent retrouver leur structure familiale patriarcale africaine originelle équivalente à la structure familiale patriarcale occidentale pour s'assimiler au monde blanc et réduire les comportements criminogènes de la communauté noire.

 

Nous vous proposons une autre explication, qui n'est pas de notre fait, largement développée dans l'émission « Les races mythe ou réalité ? avec Hassen Occident » (animée par le regretté Tepa). Pour résumer, Hassen Occident, qui s'appuie sur des travaux scientifiques et divers références, explique cette surreprésentation criminelle statistique moyenne par le fait génétique, la structure familiale matrifocale et le modèle évolutif africain basé sur la Stratégie r. Nous ne prétendons pas que les deux théories sont incompatibles, c'est la dissidence qui exclu les théories héréditaristes...

 

Les dissidents sont des marxistes fondamentaux.



Dissidents et antiracistes assument le même « jacobinisme », le même discours sur l'irresponsabilité ultime des individus et des communautés inassimilées, de leur comportement violent, de leur surreprésentation criminelle, de leur échec socio-économique, victimes du système et du globalisme, c'est-à-dire d'un « racisme systémique globale » organisé par les juifs et l'état profond étasunien pour les dissidents, organisé par les blancs et les occidentaux pour les indigénistes.



Il est tout de même troublant qu'un groupe qui se revendique du patriarcat et l'autre qui se dresse contre le patriarcat blanc ne comprennent pas que l'odieux paternalisme jacobin est précisément une dérive du patriarcat traditionnel. La dissidence et les gauchistes ont le goût de la parodie et de l'utopie en commun.

 

Le fait génétique n'est pas complètement nié dans les théories de la dissidence ; c'est plus subtil que la théorie indigéniste du racisme systémique, mais le fait génétique n'est pas expliqué et est systématiquement minimisé, écarté ou ignoré quand il s'agit de coucher une « doctrine » sur le papier.

 

Nous prétendons que sans introduire la donnée anthropologique au problème, nous ne pouvons pas comprendre la situation actuelle et faire les bons constats. Sans un constat radical pour guider nos recherches et trouver des réponses politiques, nous ne pouvons pas produire de doctrine et de stratégie métapolitique révolutionnaires ; ce qui commence par être sur « la bonne ligne ».



Qu'est-ce que « la bonne ligne » ?



Le choix qui s'offre aux militants de l'opposition nationale est celui entre « Souverainisme » et « Européanisme ». Seul clivage objectif aujourd'hui. Le reste n'est que tendance et sous-tendance d'un débat entre nationalistes et souverainistes qui tournent en rond ; c'est à partir de ce premier choix que l'on peut discuter.



Il faut bien comprendre que la métapolitique de la réinformation repose essentiellement sur les constats de faillite qu'elle produit ; c'est une véritable usine à produire du commentaire d'actualité et de l'interprétation des faits qui fournit l'opposition nationale en constats « frais du jour » et éléments de lagunage cellophanés.



« La réinformation contre nos libertés. »

 

Des constats qui forment un constat global ; qui déterminera la stratégie médiatique et le mode d'action politique a envisager, et que va adopter l'opposition nationale au globalisme composée de 99% de suiveurs.

 

Nous remarquons que les ethno différencialistes et traditionalistes sont très peu représentés dans la réinfosphère. Les médias de réinformation qui se partagent le gros de l'audience ne diffusent pas les idées de la « Droite alternative française » ; n'organisent pas de débat entre souverainistes et européanistes. Il y a bien une forme de censure interne à la dissidence, à la réinfosphère et à l'opposition nationale au sujet de la question européenne et de la question raciale.



Ce que nous pensons c'est que les théories du complot des indigénistes et des dissidents infantilisent et déshumanisent les immigrés et les étrangers ; démoralisent les militants ; déresponsabilisent l'opposition nationale.



L'antiracisme, de gauche comme de droite, vaginocrate et paternaliste, est au service de la mise en esclavage des siens et du post-colonialisme libre-échangiste, ce bon sentiment cache de nombreuses perversions ; l'envie de trousser la femme de ménage sénégalaise...



***

 

« On essaye de nous vendre une guerre raciale » est la nouvelle réduction au « national-sionisme », la nouvelle diversion de la dissidence qui lutte contre l'islamophobie zemourienne et dont vous fait un savant exposé Youssef Hindi dans une autre émission de Culture Populaire « De la lutte des classes à la luttes des races » avec Pierre-Antoine Plaquevent. C'est marrant, nous avions écrit un article avec le même titre aux alentours de 2010, à peine quelques mois plus tard nous comprenions que l'on prenait le problème du mauvais côté de la lorgnette.

 

Nous allons faire court : ce que ne dit pas simplement Youssef Hindi, en deux longues heures de vidéo, c'est que l'équivalent des revendications afro-américaines en France et en Europe, qu'elles soient financées par Soros ou non, ce sont les revendications afro-maghrébines et islamiques soutenues par les « tiersmondistes » et islamo-gauchistes du mainstream médiatique, du mainstream dissident et du mainstream souverainiste. C'est ça le sujet en France et en Europe aujourd'hui, ça n'a pas la tentative d'importation plus ou moins ratée de BLM qui aurait un lien avec les identitaires, mais qui n'aurait aucun lien avec l'afro-islamisation de l'Europe.

 

Il n'y a pas d'incompatibilité notoire entre antiracisme, africanisation et islamisation. L'antiracisme est un tremplin de l'islamisation depuis les années 80 et SOS Racisme. Il n'y a pas de différence entre le Comité Traoré, la LDNA, les Indigènes de la République, les Frères musulmans, Black Lives Matter, la LICRA, le CRIF, le CRAN, l'UEJF, la quasi totalité des rappeurs, humoristes, journalistes afro-maghrébins qui se définissent eux-mêmes comme « afro-européens », ni un néo-racialisme indigéniste allogène assimilable au racialisme blanc indigène. Le « racialisme blanc indigène » c'est être un Européen en Europe.

 

Il y a une unité indigéniste et ethnomasochiste au profit des politiques remplacistes libre-échangistes ; au profit de l'islam de marché et de la synagogue de soumission.

 

Black Lives Matter est une subversion de l'esprit « Black Power ». Cela dit, même aux états-unis, la « fierté noire » de Malcom X et de Mohamed Ali est liée à Nation of Islam. Le lien entre revendications noires-américaines et islam existe aussi aux Etats-Unis contrairement à ce que pensent les néo-souverainistes. Cependant, le Black Panther Party, qui a récemment fait une démonstration de force en faisant défiler une milice lourdement armée, semblent répondre à Black Lives Matter et dire à ce mouvement qu'ils ne sont pas dupes de la manipulation, dans la lignée de Kemi Seba et Urgences Panafricanistes qui est le Génération Identitaire africain et qui entretient un dialogue avec ce groupe paramilitaire.

 

Les identitaires français – qui sont « des identitaires abrutis » selon Monsieur K – corrèlent les différents problèmes de sociétés et politiques. C'est la dissidence, le camp souverainiste, les nationalistes et certains catholiques qui segmentent les luttes nationales et décorrèlent les combats. La preuve en est, nous le répétons, pas un mot sur un lien éventuel entre Guerre civile raciale sous bannière de l'islam et Occupation islamique de l'Europe de l'Ouest en deux heures de vidéos du cheikh Youssef Hindi. Monsieur K, Youssef Hindi ou Lucien Cerise affirme même que, dans cette histoire, « on » demande aux musulmans de se taire etc. C'est faux, les musulmans se sont complètement mêlés à cette affaire.

 

Quand on aborde les sujets qu'Imam Hindi prétend aborder, ça n'est pas que de la malhonnêteté intellectuelle de ne pas évoquer ce lien évident entre islam et ensauvagement, c'est un mensonge clientéliste. Une seule fois dans cette vidéo Pierre-Antoine fait la liste de différents phénomènes délétères et place rapidement « islamisation », il suffit de voir la tête de l'animateur (que nous soupçonnons d'être musulman) pour comprendre que Pierre-Antoine était à deux doigts de frôler l'hérésie national-sioniste et d'être ex-communié par la secte des réconciliés.



Les identitaires n'ont jamais été autant attaqués par les souverainistes que depuis qu'ils s'émancipent du nationalisme français.



***

 

« De petits youtubeurs qui montrent leurs fesses sur internet, qui essayent de partir sur des lignes de travail racialiste, ce qui est très drôle lorsque l'on sait leur pédigré ethnique... »

 

Ne vous y trompez pas, en faisant mine de tacler Daniel Conversano dans cette phrase énigmatique, – un racisme intra-européen plus raciste que le racisme dans la lignée du nordicisme mystique à la Vikernes au sujet des blonds aux yeux bleus et des narbonoïdes , ou peut-être est-ce un mépris de classe ? –, sans même avoir l'élégance de le nommer clairement et d'éventuellement citer des propos que Daniel aurait tenu plutôt que de lui en prêter (par charité chrétienne je présume?), c'est la position identitaire européenne et tous les identitaires qu'il tacle sans vergogne, de la même manière que Rougeyron les traîne dans la boue dans toutes ses vidéos. D'ailleurs, Monsieur K nous fait plus ou moins comprendre qu'il s'est éloigné de Méridien Zéro pour des raisons de ligne trop identitaire, bref. E&R bon. Conversano pas bon. Varg Vikernes bon. Méridien Zéro pas bon. Pierre Hillard bon. Laurent James pas bon.

 

« Conversano » est devenu un concept, un prétexte pour discréditer la position identitaire sans vraiment l'assumer, sans vraiment s'y confronter, parce qu'ils refuseraient bien évidement de débattre avec Daniel. Nos lecteurs qui ne connaissent pas Daniel Conversano, ou qui en ont une mauvaise image, devraient s’intéresser davantage à son travail. La dissidence personnalise le débat Soral/Conversano sur la base erronée d'un procès d'intention, et d'une fâcheuse tendance à jouer au maître des élégances. Avec comme unique argument contre l'homme Conversano, censé être un argument d'autorité, une vidéo humoristique datée – on a fait le même coup à Laurent James pour discréditer la position eurasiste – et une rumeur de proxénétisme lancée par Soral, ce qui est très drôle lorsque l'on sait pour qui Monsieur K travail. Un argument qui n'a aucun rapport avec la pertinence ou non du « réalisme racial » pour, par exemple, expliquer certains phénomènes actuelles d'ensauvagement.



Ce qui ne veut pas dire que nous devons dresser des tabous pour cacher des polémiques auxquelles Daniel Conversano a répondu sur ses réseaux. Nous sommes conscients que des « rumeurs » cours sur la probité de Daniel Conversano ; notamment à cause de ses liens avec Jean-Marie Corda dont nous n'avons même pas envie de parler. Il est entendu que cette « amitié » coûtera le prix fort à Conversano. Cependant, il est amis avec qui il veut et en absence de preuves plus convaincantes que des témoignages vengeurs qui n'engagent que ceux qui les produisent, la présomption d’innocence s'impose et nous éviterons de faire les poubelles ou encore de l'assimiler à Corda qui, il est clair, ne brille pas par sa pertinence métapolitique. Tout fini par se savoir. Ne faisant pas partie des Braves nous n'avons pas d’intérêt à protéger Daniel, comme nous n'avons pas d’intérêt à suralimenter des rumeurs. Nous ne pouvons que conseiller aux Braves de répondre à ces rumeurs qui feront vite le tour de « nos milieux » de manière plus ferme.

 

Alain Soral qui lance des pierres sur ses opposants politiques par « chances pour la France » interposées ; il faut le savoir.



Alain Soral qui envoi des hommes de main agresser un jeune penseur de l'Alt-right « à la française », qu'il a déjà lui même agressé (dans le seul vrai débat qu'il aura fait de toute sa vie), n'est pas une information pour la réinfosphère. Il n'est pas utile d'inviter Daniel Conversano pour marquer une distance avec ces méthodes ou pour le moins lui donner une sorte de droit de réponse générale dans une opposition nationale incapable de solidarité, de camaraderie, de fraternité. En dehors d'un conflit personnel entre deux hommes, est-ce que ce non-débat ne serait pas l'affrontement de deux idées majoritaires et diamétralement opposées ? La réinfosphère ne se pose pas la question et réinforme, c'est ce qui compte, réinformer à s'en ouvrir les veines.

 

Quelle différence entre le mythe du racisme systémique supporté par les réseaux Soros et la vision du monde supporté par les réseaux Soral que Monsieur K nous laisse entrevoir dans sa synthèse sur Black Lives Matter, les mouvements identitaires et la « guerre civile raciale » ?

 

Ici, nous entrons dans le vortex de la théorie du complot, du sous-entendu, de l'allusion, de la suspicion, de la rumeur. Vous le vérifierez par vous-même en écoutant la vidéo.



Les mouvements identitaires et blancs sont consciemment, inconsciemment ou subconsciemment une seule et même entité qui ferait « le jeu de » la kabbale judéo-maçonnique de part leurs différentes positions nationalistes, tercéristes, racialistes. Le critère ? Ne pas parler que de la question juive et ne pas tout résoudre par la réponse du complot ; c'est-à-dire tenir des positions « non-complotistes » et « rationnelles » en dehors de cette question elle-même.

 

Hitler était un agent du Mossad. Hors de l’Église point de Salut nazi.



Salut.

 

Autrement dit, Monsieur K accuse « certains identitaires » d'être des agents subversifs d'une kabbale racialiste ou des idiots utiles du mondialisme, ce qui pour lui est la même chose... Sur la base d'aucune preuve matérielle, d’aucun travail sur les idées de ces « certains identitaires ». Les musulmans sont les marionnettes des sionistes, et nous, nous sommes les marionnettes des sionistes via la franc-maçonnerie, le Ku Klux Klan, Albert Pike, et Jared Taylor.

 

Jared Taylor « qui, part ailleurs, peu faire des choses intéressantes et utiles » concède Monsieur K. Du coup, complot racialiste ou pas complot  ? C'est plus compliqué ? C'est plus simple ?

 

Est-ce que Jared Taylor, Jean-Yves le Gallou, Daniel Conversano, Thomas Joly, Julien Rochedy, Thomas Ferrier, Hassen Occident, Vincent Vauclin, Robert Steuckers, Alexandre Douguine, Laurent James, et la liste est longue, sont-ils financés par Soros ?

 

Parce que ces métapoliticiens et ce qu'ils défendent vont, d'une façon ou d'une autre, à l'encontre des théories et de l'idéologie de la dissidence. Ces « européens fondamentaux » ne sont pas tous chrétiens et conservateurs. Et quand ils sont « identitaires », ça ne les empêchent pas de défendre ce qui est blanc, chrétien et conservateur. N'ont-ils rien comprit ? Et s'ils n'ont rien comprit ; pourquoi n'y a-t-il pas de débats dans l'opposition ? Pour éclaircir les différentes positions et choisir la bonne stratégie, parce que nous sommes des hommes de bonne volonté qui comprenons que nous ne pouvons nous en sortir chacun de notre côté. C'est peut-être la dissidence qui n'a rien comprit en préférant le complotisme à l'eurasisme, par exemple.

 

La distinctinction fondamentale entre les indigénistes allogènes et les identitaires indigènes, qu'ils soient racistes ou racialistes, et que vous ne faites pas, c'est que les identitaires sont chez eux, sur la terre de leurs ancêtres, des Français de mille ans et des Européens de trente mille ans, tout simplement, il n'y a rien de choquant à faire cette distinction et discrimination entre ce qui est chez lui et ce qui ne l'est pas. Le premier complot est bien dans l'indistinction. Les deux positions sont incomparables et irréconciliables. Comparer et amalgamer ces deux positions est une subversion.

 

Si ce n'est pas une volonté de votre part, nous espérons que vous pourrez reconsidérer votre analyse de la situation et vous défaire de cette subversion.



***

 

« Le but, comme l’écrivait Jean Parvulesco le catholique, c’est de parvenir à trouver le secret de la suprême jonction entre l’orthodoxie et le catholicisme, et ce secret réside dans le dogme du couronnement de la Vierge Marie associé à l’amour intransigeant du Paraclet.

 

Jean Parvulesco parlait de « l’immense bataille théologique et métahistorique en train de constituer actuellement les fondements du renouveau révolutionnaire grand-continental européen du troisième millénaire, qui verra la nativité dogmatique d’une nouvelle religion impériale grand-continentale axée sur la figure de Marie couronnée, de Marie souveraine maîtresse des cieux et de la terre ».

 

Etre catholique, c’est vénérer la Royauté Absolue et Cosmique de la Sainte Vierge, comme dans les visions de Joachim de Flore, comme la décrit saint Jean au chapitre XII de son Apocalypse. » Laurent James, L'Atlantide contre l'Atlantisme



« Il faut défendre ce qui est blanc, chrétien, conservateur. »

 

Et donc ? Il faut combattre qui ?

 

C'est une position identitaire et très essentiellement racialiste.

 

Est-ce que E&R défend ce qui est blanc, chrétien, conservateur ?



Quelle est cette doctrine secrète blanche, chrétienne, conservatrice révolutionnaire que nous cache la bourgeoisie catholique libérale-conservatrice blanche comme neige au soleil ?

 

En réalité, nous comprenons entre les lignes qu'il faut être « identitaire », mais sans trop le montrer ; sous couvert de chrétienté et de conservatisme, pour avancer masqué – ou par pudeur héléno-chrétienne –, que les globalistes ne réalisent pas la manœuvre malgré leurs supers pouvoirs judéo-maçons. Il faut être subtilement hypocrites, dans la pure tradition de la bourgeoisie catholique conservatrice conciliante qui prend les Églises pour des monuments à leur gloire et les libéraux pour des confesseurs.

 

Pour détourner l'attention ; rester invisible, il faut se départir des identitaires trop bruyants, de ces païens encombrants, parce que la suspicion d'un antisémitisme notoire couplé à un « réalisme racial » décomplexé est difficile à assumer, et que, par ailleurs, le « réalisme racial » contredit certaines (toutes) théories dissidentes qui arrangent certains catholiques, mais cette stratégie de la cape d’invisibilité est perdante sur tous les plans.



Céline, que l'on ne peut pas soupçonner de national-sionisme, disait lui-même que les juifs ne craignaient pas l'antisémitisme et que seule la conscience raciale était révolutionnaire, de tête et pour résumer. De toutes façons, que l'on vous soupçonne de racisme ou d'antisémitisme ne change pas grand chose.

 

L' « antiracisme conséquent » ; un des concepts fondateurs de E&R, n'était pas une déclaration de principe mais une idée qui a permutée en « antifascisme de Droite » ; avec beaucoup de guillemets.

 

Les identitaires ne parlent pas, ne parlent plus, parlent moins du lobby juif, soit par stratégie, soit par neutralité, parce qu'ils pensent que la judéomanie de la dissidence est contre-productive, parce qu'ils considèrent que la question juive n'est pas une urgence dans la hiérarchie des priorités, parce qu'ils veulent concentrer les forces vives sur la question de l'immigration et de l'islam, et d'autres raisons encore. Nous ne connaissons pas d'identitaires engagés qui ne subissent pas la réductio ad hitlerum du système antiraciste. Dans l'absolu, lutter contre l'immigration, l'islamisation et l'africanisation ; prôner la remigration, c'est combattre objectivement le complot judéo-maçonnique selon les normes de la dissidence sans avoir besoin de le nommer. La Dissidence à deux chiffres.



Cette propension de la dissidence vocifératrice à vouloir absolument parler des juifs et de tout juger à l'aune de cette question est exemplaire de comment fonctionne une kabbale et de comment on se met au service de la subversion judéo-maçonnique que l'on prétend combattre en annihilant toute discrétion, toute invisibilité, tout secret. Mais aussi en essayant de jouer sur son terrain de l'antiracisme.



Quand vous hurlez partout sur les réseaux sociaux que les (((élites))) essayent de nous vendre une guerre civile raciale ; vous signalez au lobby des lampes de chevet votre vertu antiraciste qui sait que vous êtes touchés par ses lumières.



Le système politico-médiatique ne fait pas la distinction entre racisme et antiracisme de droite ou à motivation antisioniste ; entre identitaires et souverainistes. La surenchère antiraciste d'une certaine Droite dont se délectent les souverainistes ne fait vibrer que les dissidents et est un bon prétexte pour chasser les identitaires « suceurs de casque à pointes » de l'opposition nationale. Également un bon prétexte pour éviter tout débat cadré et argumenté entre la position souverainiste du frexit et la position européaniste de l'Europe première puissance mondiale.

 

Nous nous répétons sans doute, mais la dissidence s'est construite autour de la question judéo-maçonnique, d'abord en dépoussiérant les « archives nationalistes » et s'en déclarant dépositaires, ensuite, en forçant un peu la main des nationalistes qu'ils relient la cause nationale aux combats du monde arabe baasiste et du monde perse chiite contre le « sionisme international ». Ce qui apparaît alors comme une « nouvelle dialectique Orient/Occident » par la voie diplomatique d'une « internationale antisioniste non-alignée » n'est pas une nouveauté mais la fin d'un dialogue. Cette orientation « orientaliste » avait provoqué la scission du GRECE et préfigurait le « néo-souverainisme ». Ce sont ces faux-traditionalistes qui confondent les concepts d'Orient et d'Occident, avec des concepts géographiques ou civilisationnelles, qui géolocalisent l' « Occident » en Europe et aux États-Unis... La distinction entre occident et occident est à la base de l'initiation traditionaliste : L'Occident est né dans la civilisation occidentale ; parce que c'est la civilisation la plus avancée technologiquement, mais la « Décadence » n'est pas inhérente aux européens, aux occidentaux, aux blancs. Celui qui ne comprend pas cette distinction basique devrait refaire ses premières classes et se faire humble.

 

Une « internationale antisioniste » reliée à tous les canaux conspirationnistes nouvel-age et crypto-islamiques de l'après 11 Septembre, tout devenait permit. « Derrière chaque divorce, il y a un sioniste. » De nombreuses vidéos conspirationnistes de cette époque, qui tournaient autour du Nouvel Ordre Mondial et de la question juive, étaient résolues par un prosélytisme soit « crypto-scientologique » soit « œcuménico-islamique » – qui préfigurait le concept creux de « Front de la Foi » que la dissidence n'a jamais réellement articulé ; nous autres avons écrit deux articles sur le thème du Front de la Foi – sur la base partagée d'une déréalisation du fait apocalyptique et du fait eschatologique. Les intellectuels n'avaient pas accès à cette « sphère », sinon de loin – question de génération – ; ils n'ont jamais comprit qu'elle a nourrit toute une génération et continue d’essaimer dans l'opposition nationale.



« Si l’on pensait avoir tout écrit et tout lu (ou presque) sur le complotisme, il manquait curieusement une analyse sur la nature de ce phénomène au sein de l’Islam. D’autant plus qu’en France, les accusations ne manquent pas pour présenter le monde musulman (tout comme nos banlieues), comme l’espace privilégié au sein duquel les théories du complot s’épanouissent et trouvent là un auditoire naturellement acquis. 



Aïssam Aït Yahya nous offre l’occasion de lire une étude critique et islamique du conspirationnisme, et propose, comme à son habitude, une thèse originale : le complotisme considéré comme une idéologie de vaincus, ne peut survivre chez ses adeptes que sur la base de concepts « théologiques ». En ce sens, la logique complotiste cultive tous les aspects d’une religion séculière. C’est pourquoi, l’auteur en véritable hérésiographe moderne, déconstruit un à un les divers aspects de ce complotisme, en réalisant de pertinentes analogies avec d’anciennes croyances hétérodoxes de l’Islam. D’un côté acharisme, chiisme ou salafisme, et de l’autre les maladies issues du modernisme occidental : la théologie du complotisme « musulman » est le produit d’une même et unique pensée fataliste et négatrice des réalités.



La spécificité française et son actualité accentuant ce phénomène, l’auteur renvoie brillamment dos-à-dos complotistes ou anti-complotistes, puisque il semble finalement que le véritable complot est peut-être là où l’on le voit le moins… » Aïssam Aït-Yahya, Theologie du complotisme musulman - Les origines sectaires d'une pensée contemporaine, Quatrième de couverture, aux éditions Nawa



Si le « nationalisme » a profité de cette aspiration « conspi » par convergence sur la question juive et du mondialisme, les nationalistes ont eu moins d'influence idéologique et doctrinale qu'ils ne le pensent, c'est le « complotisme » et la « déréalisation » qui ont convaincu les internautes, pas une « doctrine nationaliste » inexistante. Les nationalistes devraient constater que l'idéologie néo-souverainiste domine l'opposition nationale et que le « nationalisme » est sa lettre de cachet à Droite. Mais les nationalistes sont techniquement des souverainistes de droite via le frexit quand ça n'est pas le ric ; ils sont acquis aux idées de la dissidence et à l'esprit complotiste.

 

L'opposition nationale doit changer de logiciel, arrêter de penser en terme de racisme et d'antiracisme, de nationalisme et de souverainisme, mais penser en terme de rapport de force et de violence politique, en terme géopolitique et d'Empire : il faut refuser que tous les débats soient réduits au Racisme, sortir du paradigme antiraciste postlibéral.



Les civilisations, les nations, les républiques, les états, les régimes, sont mortels. L'Imperium est immortel ; il est le véhicule des principes immuables et sacrés des Royaumes et des Empires ; des régions et du continent. L'Empire ; c'est qu'il y a au-delà de la civilisation, c'est la généalogie des civilisations et des familles de familles qui les composent. Qui à le droit de vie ou de mort sur les nations. Et à la fin, il n'y a que la Race, il n'y a que l'Imperium, l'Imperium européen.

 

La surenchère antiraciste des souverainistes – qui raisonnent en terme de racisme et d’antiracisme ; piège dans lequel tombe Monsieur K –, où le problème est toujours une nouvelle forme de discrimination et où la réponse est donc toujours une nouvelle forme de position victimaire ; de faiblesse, renforce le mythe du racisme systémique, la fiction de l'assimilation et la culture de l'excuse. Sainte trinité de la République.

 

Tout a été dit au sujet du sionisme et de l'antiracisme, de la question juive et de l'islam, du lobby juif et des islamo-gauchistes ; tous les militants de l'opposition nationale au globalisme et qui défendent l'identité française et européenne sont édifiés d'une façon ou d'une autre sur ces questions : les constats sont faits et refaits, nous entrons dans la phase du réseau communautaire et de l'action politique.

 

Nous ne comprenons pas quelle genre de sympathie les souverainistes, dissidents et complotistes veulent s'attirer. Il n'y a plus personne à convaincre ; Alea jacta est.

 

Ils se présentent plus antiracistes que les antiracistes, qui sont les vrais fascistes, et donc, le système politico-médiatique judéo-maçonnique a finalement raison, les fascistes étaient vraiment des racistes, des antisémites, des suprémacistes ; il y a aussi la théorie du fascisme antiraciste très en vogue – United color of Mussolini – pour échapper à ce premier glissement MAIS certains « dissidents » sont également judéo-critique à différents degrés de maniaquerie et d’antisémitisme, et ils se présentent antisionistes par antifascisme n'est-ce pas, parce que les vrais nazis ce sont les juifs qui sont racistes comme les nazis, et même plus nazis que les nazis.



En réalité, les vrais philosémites ; les vrais juifs finalement, ce sont les souverainistes, les dissidents, les complotistes, les antisémites, les Français « judéo-chrétiens » par antiracisme, tiersmondisme, orientalisme... Le peuple élu. Les juifs n'ont rien comprit au judaïsme – nous l’avons déjà entendu dire. Les Français plus juifs que les Juifs ; les sémites plus français que les Français.



Et nous passons tous les autres sophismes mis en place ces 20 dernières années autour de ce plus ou moins racisme et plus ou moins antiracisme pour éviter à tout prix de répondre à la question de l'existence des races humaines...



On ne sortira jamais de cette surenchère sur qui est plus raciste que l'autre qui est moins raciste que celui-là qui est plus antisémite que l'autre qui l'est moins que celui-là qui ne l'est plus...

 

Résultat, ils n'attirent les sympathies de personnes. Ni des GG du système. Ni du nouveau « Front Populaire ».Ni des Gilets Jaunes. Ni des identitaires. Ni des grenouilles de bénitier. Ni des musulmans ; qui doivent bien se marrer en voyant tourner les « fachos » autour du pot de pistaches. Ni des juifs ; qui doivent bien rigoler en voyant tourner les « antisémites » autour de la kaaba.

 

Les plus radicaux reprochent aux identitaires et aux souverainistes islamocritiques de ne pas parler des juifs matin, midi et soir, d'en parler trop, pas assez ou pas comme il faudrait, ou encore d'en parler mais d'être trop raciste ou pas assez antisémite. Leur monde tourne autour de l'astre sioniste ; ils sont les satellites d'un soleil mort.

 

Deus Vult ?

 

Admettons que nous ne soyons pas chrétiens, et que nous ne soyons pas « conservateurs », restons-nous blancs, européens et français ? Sommes-nous, ou devenons-nous, intrinsèquement non-blancs, cosmopolites et gauchistes ? Les identitaires païens, ou athées, ne sont-ils pas dignes de défendre la France et l'Europe ? Les identitaires ont-ils de sombres projets contre les chrétiens et les « conservateurs » ?



Les chamailleries entre néo-païens et cathos tradis ne pissent pas loin. Ce sont des polémiques inessentielles et impolitiques ; mais polluantes.






« Vient en premier lieu un texte latin, bien connu dés lors qu'il s'agit d'approcher la religion gauloise. Il s'agit de quelques passages dans la Pharsale de Lucain, auxquels nous avons déjà fait allusion. Lucain cite nommément les trois principales divinités de la Celtique et de la Belgique : Teutatès le Tribal, Ésus le Bon et Taranis le Tonnerre. Teutatès domine cette triade où la « bonté » d’Ésus ne doit pas nous tromper : il est « bon » par antiphrase, car son pouvoir s'exerce lui aussi dans les inquiétantes profondeurs souterraines. De même les Grecs nomment-ils « Bienveillantes » les furies qui président à la vengeance. Au moins reconnaissons-nous chez lui, comme chez Teutatès, des homologies avec Cernunnos. » Alexis Charniguet/Anne Lombard-Jourdan, Cernunos, dieu Cerf des Gaulois, Chapitre IV Des Druides en congrès, Une triade païenne et trois saints, pp. 108/110, aux éditions Larousse Dieux, mythe & Héros



Ils ne sont ni de « vieux croyants » ni des « traditionalistes », ce sont, certes, des historiens érudits – qui perpétuent la querelle entre guelfes et gibelins – dont la fonction de « Maître d'école » est honorable ; mais leur tradition est l'Histoire et pas la Tradition. Ils vivent dans un passé théorique et n'entendent pas les prophéties de leur Temps. Ainsi l'histoire se fait souvent sans les historiens qui sont des lève-tards en matière prothétique. Leurs débats, s'ils peuvent être riches d'enseignements, voudraient trancher un débat doctrinal où ils n'ont pas leur place. Ils sont en périphérie du débat doctrinal. Si la connaissance historique est une boussole, elle n'est pas le chemin ni l'horizon, ni la mise-en-marche en avant ni le tambour de guerre. La fonction des « traditionalistes » est précisément de trancher et de justifier. La métapolitique est alors un trait d'union entre Histoire et Politique.



Nous nous permettons de rappeler respectueusement à Monsieur K que l’Église catholique apostolique et romaine est plus ou moins représentée par un Vatican en crise, si on peut appeler ça comme ça, que de nombreux Français ne sont plus croyants, que de nombreux catholiques ne sont plus ou qu’occasionnellement pratiquants, ne sont donc pas vraiment des combattants catholiques en état de grâce, bien que de culture chrétienne.



Aussi, et puisqu'il faut remettre les choses à leur place, nous lui ferons remarquer une banalité qu'il faudra répéter, les conservateurs catholiques, libéraux, souverainistes, ne sont pas les seuls à défendre la France et la civilisation européenne ; ils ne sont même pas la pointe de diamant de cette résistance.



Il y a une certaine arrogance de la part d'un groupe, certes respectable mais minoritaire, qui est en décalage avec son pays réel et la situation objective de l'opposition nationale. Un groupe plutôt rallié au souverainisme, à la dissidence et même au complotisme, plutôt qu'aux identitaires et à une troisième voie européenne impériale. Nous pensons qu'un peu plus d'introspection de la part de ce groupe participerait à apaiser certaines tensions inutiles qui très honnêtement sont de son fait quasi unique et exclusif.

 

Les « cathos tradis » et les néo-païens partagent un même travers que nous pouvons vulgariser de la façon suivante : Pour les catholiques, la Tradition commence avec Jésus, pour les néo-païens elle s'arrête à, ou avec Jésus.



Le Christianisme est, dit-on, le « couronnement du Paganisme ». Pour les païens sont « tombeau ».



« Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles. Elles sont devenues folles, parce qu’isolées l’une de l’autre et parce qu’elles vagabondent toutes seules. » G.K. Chesterton, Orthodoxie



La différence fondamentale entre polythéisme et monothéisme c'est que dans le polythéisme on ne parle pas du Deus totius, dans le monothéisme, on ne parle que de lui. C'est ce que nous enseigne également Chesterton. Les cultes païens étaient affaiblis, voir mourants pour certains, avant même la christianisation. La pénétration du christianisme, des catacombes à la Quête du Graal, fut plus lente que l'impression qu'on veut bien en donner pour créer une scission anachronique ; d'autres ont persisté dans le secret des alcôves sylvestres et du Roi endormi au creux d'un chêne ; d'autres ont imprégné le christianisme de tel sortent qu'ils flamboient dans les Cathédrales ; d'autres renaissent dans l'archéo-futurisme d'un Guillaume Faye, le paganisme immédiat de Jean-Paul Bourre et l'ésotérisme-révolutionnaire d'un Laurent James. On sait que nombreux lieux saints sont des anciens lieux païens, certains saints des dieux « locaux ». Tout le monde sait ça et pourrait remarquer une certaine continuité. Mettre un point final à ce débat. Tout prendre. Tout embrasser. Tout transcender.



La révélation qui vient, selon les prophéties, sera un couronnement mariale du Christianisme.

 

Ce que nous voulons exprimer c'est la permanence – établie par l'étude comparée des religions et des mythes, d'autres domaines dures de la science et de la pensée ; ainsi qu'une vaste littérature traditionaliste et sa « branche armée » – ; qui n'autorise pas de conflit irrationnelle entre catholiques et païens dans un contexte traditionnel et cyclique, qui ne peut est comprise qu'à l'aune de la Tradition européenne et « primordiale » par comparaison, suivant la voie de l'étoile du Nord entre Soleil levant et Soleil couchant, entre Orient et Occident.

 

Il est vrai que de nombreux identitaires ; particulièrement des néo-païens, tirent à boulets rouges contre les catholiques, et n'existent presque qu'à travers leur anti-christianisme, mais ces attaques sont souvent relatives à une certaine arrogance que nous évoquions, et sont en réalité des coups blancs. Des coups de bec du coq gaulois psychopompe ; qui trône au sommet des clochers, aux mollets des visages-pâles de sacristie qui laissent entrer le renard libre dans le poulailler libre.

 

« Blanc, chrétien, conservateur » n'est pas audible en 2020 à partir de cette arrogance et d'une vison traditionnelle exotérique réduite du monde ; d'un monde qui s'achève. Les historiens païens et traditionalistes sont tout même plus audibles que les catholiques traditionalistes qui ont un problème avec la Tradition, qu'elle soit païenne, pagano-chrétienne, ou primordiale.



« Il faut défendre ce qui est blanc » en toute modestie se suffit à lui-même.

 

Un blanc, qu'il soit identitaire ou païen, en rébellion contre l’Église ou catholique pratiquant, à une part de culture chrétienne en lui, deux siècles d'idées nouvelles n’effacent pas deux mille ans et deux mille ans n’en effacent pas trente mille. D'autant plus que le christianisme commence en 400 après Jésus-Christ. Un blanc à une grande part de culture païenne. Pour faire simple, un blanc est pagano-chrétien.



Un européen ethnique est légitime en Europe. La civilisation occidentale à des défauts, mais c'est notre civilisation, nous en sommes les seuls juges. Ça n'est pas à un extra-européen de venir nous expliquer qu'est-ce que le gauchisme et qu'est-ce qu'un blanc. Rien n'est à enlever ou ajouter à un Français en France ou un Européen en Europe. Nous parlerons religion et philosophie dans une Europe libre. Il est évident que, par leurs positions, les identitaires et les européanistes combattent l'esprit gauchiste. Essayez de faire croire le contraire est un peu trop gros. Par contre, on ne peut pas dire la même chose des souverainistes et les conservateurs qui via l'antiracisme de droite sont plus proches des gauchistes que nous ne le serons jamais.

 

La religion catholique reviendra dans le cœur des Français si elle doit revenir, par la prière et la charité. Elle ne reviendra certainement pas avec des méthodologies matérialistes et complotistes, ou du prosélytisme agressif. Cette condition chrétienne et injonction conservatrice est réductrice de la révolution européenne, païenne et pérennialiste en cours.

 

« Conservateur » ? Quel manque de Foi. Et quel « conservatisme » ?

 

Nous n'avons pas peur de la Nuit.

 

Nous savons parfaitement ce que vous entendez par « conservatisme ». Nous ne sommes pas conservateurs comme vous l'êtes ; nous sommes des révolutionnaires identitaires européens en Europe qui voulons rendre L'Europe aux européens et l'Afrique aux africains. Est-ce si compliqué à comprendre ?

 

« Je ne suis ni réactionnaire ni identitaire, conservatrice seulement. » Eugénie Bastié



« Je ne suis ni française ni européenne, bourgeoise seulement. » Bastié Eugénie.



Nous nous demandons bien ce que les conservateurs veulent conserver ; Eugénie Bastié ne rentre pas dans un frigo – pardon Eugénie. Nous prendrons les conservateurs, les bourgeois et les aristocrates aux sérieux quand ils assumeront un « projet d'Empire ». Parce que le Regnum Sanctum et l'Imperium Novissimum sont notre Nec plus ultra !



Nous autres, ne voulons plus entendre parler de conservatisme et de libéralisme, de leurs petites morts et maux de reins. La liberté d'entreprendre et la Liberté n’appartiennent pas au « Libéralisme ».



Les notions de conservatisme et de libéralisme sont multiples et différentes en France, aux États-Unis et ailleurs encore. Aujourd'hui, particulièrement dans « nos milieux », on mélange ces notions à plusieurs titres et dans divers compositions doctrinales « occidentalistes » et « néo-conservatrices », mais personne n'a une définition de « libéralisme » ou de « conservatisme » qui résonne avec les notions de Révolution et de Tradition, qui s'oppose au mondialisme et au globalisme, et de ne peut d'ailleurs produire cette définition dans la situation du postlibéralisme paradigmatique. Lisez Douguine ; disait un grand homme qui a oublié de le lire après l'avoir préfacé... Le seul « libéralisme » qui existe est le postlibéralisme : le paradigme égalitariste, progressiste, droitdelhommiste et libre-échangiste globaliste.

 

Dans les deux cas, les conservateurs sont toujours à la remorque des libéraux ou tirent le chariot de leurs infamies. Les conservateurs sont les bêtes de somme du postlibéralisme. Et c'est bien la Droite « qui les a fait venir »...



Après avoir passé sa vie à lire, à avoir eu un pied dans le monde de la politique-politicienne et de l'administration, à avoir animé des cercles de réflexion politique et métapolitique, à écrire, il est très douteux d'allier nationalisme et libéralisme pour former le syncrétisme sans doute le plus ringard et contre-intuitif à proposer pour un « renouvellement doctrinal révolutionnaire » et qui exprime la soumission du nationalisme au libéralisme de façon explicite.



Un « national-libéralisme » pro-frexit et de surcroît anti-européen, faussement subversif sur tous les sujets, qui participe à la « mémisation abrutissante des idées politiques » et qui est, comme tous les nationalismes, une tendance plus ou moins extrême et impolitique du néo-souverainisme.

 

Asselineau et de Lesquen, que tout semble opposer, partagent ce qu'il est important de souligner, tous deux préfèrent Philippe le Bel aux Templiers. Asselineau et de Lesquen, hauts fonctionnaires, républicains, libéraux, conservateurs sont les mêmes jacobins, qui se sont offert une cour et un parti, « souveraino-gaulliste » pour François, la politique pour serrer les jeunes patriotes sur les bureaux de la résistance gaullienne. Ou souveraino-pétainiste pour Henry, la métapolitique pour coincer les suffragettes dans les ascenseurs du pays réel et de la francophonie.



Effectivement, le frexit, ça les exit. C'est le viatique des jeunes-vieux et des souverainistes libidineux aux portes de leur Rédemption et de l'EPAD éternel. Bon voyage.



Au levé du Soleil, nous chanterons.



Quant à moi ?



J'attends d'être invité à danser la danse des Cosaques et des Partisans blancs ; tout le reste n'est que farandoles et fariboles.



« Nous n'avons abandonné personne ; nous n'avons rien oublié. Nous n'avons pas été trompés par le changement du théâtre et des acteurs politiques. Nous avons une très bonne mémoire, nous avons de très "long bras". Nous avons une très sévère tradition. Labyrinthes de vie, spirales d'idées, tourbillons de colère... » Alexandre Douguine, Le prophète de l'eurasisme, Partie IV - Essais philosophiques, Le gnostique, pp. 217-220, Avatar éditions, Collection Heartland



***



« L'identité n'est pas un concept politique. L'identité est un concept pré-politique, comme la famille... »

 

Il n'y a rien de plus faux. Il n'y a rien de plus politique que l'identité : que l’être, et que la famille : le foyer, le clan, la communauté, le parti, le régiment ; l'ekklesia.



« Notre royalisme est fondé sur le sens du rôle politique de la famille. » Charles Maurras



C'est la base de la démocratie sacrée et guerrière celte et gréco-romaine sous les traits des tribus, des peuples, des patries, des nations, des républiques, des royautés et des empires européens. Ce qui détermine la nationalité et la citoyenneté. Le Droit du Sang, autrement dit de la Race.



Cette idée est au centre de la pensée politique française : « Le familialisme est une pensée qui fait de la famille un vecteur de dévolution des droits et de l’autorité politiques dans la société. Elle est souvent associée aux théories politiques de l’ultra-royaliste Louis de Bonald et, dans la continuité historique de celui-ci, aux théories sociales leplaysiennes qui s’appuient sur la famille pour organiser la société. » (Source)



Cette remarque de l'identité comme concept pré-politique va à l'encontre de la philosophie grecque et de l'action catholique. Pensons à Aristote et à Jeanne d'Arc : « En nom Dieu, les gens d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire. »



Du Christos grec à la croix de Lorraine ; de l'Orthodoxie du Grand Gaullisme fondamental réconciliant Athènes et Sparte. La France et la Gaule!



Nous ne rejetons pas totalement les visions mystiques du monde et miraculeuses des événements ; mais la discipline traditionaliste nous oblige de rappeler Monsieur K à une certaine humilité dans ses interprétations, ses affirmations de ce qui est kabbale et de ce qui ne l'est pas, quand lui-même véhicule une subversion idéologique qui participe au pourrissement de l'opposition nationale.

 

De quel complot – et contre-initiation – peut-on être l'incarnation subversive dans un monde européen en rupture avec sa Tradition si ça n'est celui de bloquer et d'empêcher la mise-en-marche en avant et à contre-courant des Européens de Race et de Sang ; là où il reste encore une part de génie et d'intimité ?



Quelle autre subversion que celle-ci est susceptible d'être véhiculée dans les résistance nationales en marche vers la plus Grande Europe et l'Empire de la Fin pour les bloquer et les empêcher ?



« C'est très précisément la raison pour laquelle d'immenses puissances négatives secrètes, dissimulées, s'opposent aujourd'hui à l'intégration définitive de la France et de l'Allemagne, tout comme d'immenses puissances négatives secrètes s'opposeront aussi, et en même temps, à l'intégration définitive de l'Allemagne et de la Russie : or, dans les deux cas, ces puissances négatives, occultement et depuis toujours assujetties au non-être et au chaos originel dans ses persistances nocturnes, dissimulées, s'avéreront être les mêmes. Si nous sommes donc restés les mêmes, l'ennemi ontologique de tout ce que nous sommes et avons été, de tout ce que nous serons à nouveau, est lui aussi resté le même, inconditionnellement identique à lui-même et à ses missions commandées par les “ténèbres extérieures”.

 

Le péril est également à invoquer, et là, avec la clarté la plus tranchante, des puissantes manœuvres de retardement, de “blocage antifasciste”, de déstabilisation permanente que poursuit, contre nous, à la fois en plein jour et tout à fait dans l'ombre, l'Internationale Socialiste et ceux qui la prédéterminent, silencieusement, dissimulés dans les arrière-coulisses nocturnes de notre propre histoire en cours. Il s'agit donc de dénoncer avec force le socialisme marxiste et cosmopolite, anti-national et anti-européen, subversivement véhiculé par les Partis Socialistes du Portugal, d'Espagne, de France, d'Italie, de Belgique, d'Allemagne, refuges et bases activistes durcies des Partis Communistes apparemment auto-neutralisés, passés au stade tactique des “présupposés antérieurs”. » Jean Parvulesco



E&R, l'esprit de la dissidence et les complotistes servent de barrage à deux idées fondamentales depuis des années : l'idée impériale européenne ; l'idée de « traditionalisme révolutionnaire ».

 

La conclusion de Monsieur K est un parfait exemple de subversion au service de la contre-initiation, préparée pendant plus d'une heure et demi dans un long développement. Attali ou Soros sont des ennemis déclarés pour les oppositions nationales au globalisme, ils ne peuvent pas compter sur l'invisibilité et la furtivité pour subvertir les nationalistes comme Monsieur K ou E&R peut le faire.

 

***



Qu'en conclut Monsieur Kabbale en substance ?

 

La réconciliation ne fonctionne pas, la remigration est souhaitable, mais elle doit venir des étrangers et immigrés eux-mêmes, certes, nous devons essayer de les convaincre courtoisement, mais, en attendant leur bon vouloir, il faut accepter la séparation (de fait), la partition (territoriale) et le métissage (le mélange ethnique) pour éviter une guerre civile raciale ou ethnique à tout prix.

 

C'est-à-dire, et finalement, réaliser le plan remplaciste et dysgénique des élites mondialistes, des sionistes, des kabbalistes et des « accélérationnistes », mais de façon dissidente et de manière souverainiste, bien élevée, punk, de tradition française catholique et de valeurs républicaines assimilationnistes, off course !, faire le jeu de George Soros sans même essayer de se défendre parce que se défendre, c'est faire son jeu : tautologie incroyable pendant que la situation s'envenime encore et encore.

 

Parce que, ce qui est grave, ça n'est pas le grand remplacement, la potentielle disparition de la civilisation occidentale et, à terme, des européens ethniques, de l'homme blanc, non, ce qui est grave, c'est le danger d'une guerre civile au XXIème siècle, parce que, ce qui compte, ça n'est pas la matière, le sang, la race, l'ethnie, la patrie, la nation, la civilisation, la tradition, qui ne sont que des conditions nécessaires, non, ce qui compte, c'est leurs fesses, et éventuellement l'esprit français, les fictions de la république, les formes n'est-ce pas, que pourrait parfaitement incarner des africains et des musulmans s'ils se convertissaient tous au catholicisme et au bœuf bourguignon, par exemple.



Ça n'est pas caricatural, c'est ce qu'il dit, il dit que ça n'est pas ce qu'il dit, juste après l'avoir dit, mais c'est exactement la vision de l'avenir et la projection dans le futur qu'il ne propose à partir de cette conclusion...

 

Si ça c'est pas de la subversion, mon cochon c'est du mouton.

 

« Le Logos obscur qui se diffuse dans toutes les régions du monde où le soleil d'Apollon ne pénètre pas peut, au « crépuscule », acquérir des traits inquiétants. » Alexandre Douguine, Le logos de l'Europe : catastrophe et horizons vers un autre commencement

 

***

 

Est-ce « Black Lives Matter » est un mouvement racialiste ?

 

« Le racialisme est un courant de pensée distinct du racisme, apparu en Europe au milieu du XIXe siècle, qui prétend expliquer les phénomènes sociaux par des facteurs héréditaires et raciaux. Ce courant, lié à la théorie des races qui émerge au XVIIIe siècle, culminerait avec les travaux de Arthur de Gobineau, de Gustave Le Bon et Georges Vacher de Lapouge.

 

Selon le philosophe Pierre-André Taguieff, cette prétention n'implique pas nécessairement des appels à la violence ou à la discrimination, ces penseurs s'efforçant de faire rentrer l'histoire ou la théorie politique dans les sciences naturelles. Pour Tzvetan Todorov, le racialisme est une idéologie, une doctrine qu'il oppose au racisme vu comme un comportement en général haineux et méprisant.



La distinction entre racisme et racialisme reste discutée et souvent polémique. Elle est « spécieuse » pour Ama Mazama, de peu d'intérêt pour Gérard Lenclus, et l'historien Jean-Frédéric Schaub estime qu'elle crée une « scission malheureuse » entre racisme et antisémitisme. »



Il est entendu que Blanck Lives Matter n'est pas un mouvement « racialiste » ou « identitaire ». C'est un mouvement indigéniste. Un mouvement indigéniste poussé au bout de sa logique antiraciste, victimaire et anti-occidentale, pour justifier les politiques globalistes, remplacistes ou sécuritaires à l'excès, un « mouvement » financé par les élites les plus hors-sol que l'on puisse imaginer et soutenu par des ethnomasochistes pathologiques. Autrement dit, un mouvement qui est absolument tout, sauf « racialiste » et « identitaire ».



Laurent Ozon nous donne la source d'une publication scientifique qu'il résume comme ceci sur twitter :



« Les individus machiavéliques, narcissiques et psychopathes utilisent plus souvent la victimisation pour faciliter le transfert de ressources non réciproques des autres vers eux.



La fréquence d'émission d'un signal de victime prédit la volonté d'une personne à adopter et à approuver des comportements éthiquement douteux, comme mentir pour gagner un bonus, l'achat de produits contrefaits, des déclarations exagérées au sujet d'un préjudice subi, etc. »



Et il conclut :



« Bon, en fait, on le savait déjà, mais là c’est scientifiquement démontré. L’autovictimisation est bien souvent, une stratégie de prédation déguisée, utilisée par des individus... à bannir de notre environnement social. »



Le « réalisme racial » donne des interprétations strictement inverse concernant le vivant et les phénomènes de société que les « théories du racisme systémique » des indigénistes. « Indigénistes » dont les néo-souveranistes valident la méthodologie avec leurs théories systémiques ou du complot similaires. Des souverainistes qui, en désignant les identitaires comme les vilains petits canards de l'opposition nationale dans ce contexte, nous déclarent la guerre, même si nous ne sommes pas affilié à un mouvement identitaire.



Vous pensez certainement que nous surinterprétons tout cela, et nous préférerions que ça soit le cas. Mais il faut bien comprendre que, tôt ou tard, il y aura une « guerre civile » interne à l'opposition nationale. Plus VOUS – les médias de réinformation ; les créateurs de contenus ; les influenceurs ; les têtes de réseaux; les intellectuels ; les quelques hommes politiques – repousserez les débats, plus vous retarderez le moment de cet affrontement (qui pourrait avoir lieu dans des conditions tout-à-fait « normales »), plus cet affrontement ne pourra plus avoir lieu dans un cadre métapolitique et politique sinon courtois et toujours respectueux, avec une certaine retenue et d'une certaine qualité dans les échanges.



Cette inversion du « fait identitaire », est plus vicieux et pernicieux que n'importe quelle subversion franchement cosmopolite du système politico-médiatique que nous voyons arriver à mille lieues. Le fait qu'elle ne provoque aucune réaction de la part des « nationalistes », démontre, une fois de plus, qu'il n'y a plus de Camp national en France. Les nationalistes critiquent les positions assimilationnistes de Marine Le Pen, mais défendent « Soral » bec et ongle.



Plus précisément sa ligne politique. Il serait idiot de tout mettre sur le dos de Soral comme il est difficile de ne pas en parler pour illustrer nos propos autour de la dissidence, de la réinfosphère, de l'opposition nationale. « Soral » est un peu devenu un concept et c'est de cette manière que nous en parlons.



Paradoxalement, nous pensons que c'est Alain Soral, abandonné en raz de campagne, qui pourrait rétablir l'équilibre dans un dernier coup d'éclat, et Dieudonné pourrait très bien emboîter ce dernier pas de deux. Ainsi, ils rendraient la dissidence et l'opposition nationale à la « Droite » et à la « Troisième voie ». L'honneur serait sauve aux yeux de l'histoire, nous n'avons rien contre à ce stade, ils sont d'ailleurs peut être les seuls à pouvoir le faire à court terme, sinon nous devons attendre le moyen/long terme, le temps que cette « génération » s'épuise.



Techniquement, il n'y a plus de « Dissidence » puisque fondamentalement, leur métapolitique ne leur appartient plus, le souverainisme bon teint ne doit officiellement rien à Soral et de Dieudonné même si il leur doit absolument tout et que le « système » en joue. Le camp souverainiste a déjà lâcher la Dissidence il y a quelques mois via Polony, ensuite ça sera Todd, après Onfray.



Le souverainisme de gauche a subtilement, furtivement et subversivement profité de la stratégie « ni gauche ni droite » de la dissidence pour prendre le contrôle de l'opinion et de l'opposition nationale.



Cette subversion ; qui consiste a certifier que nous pouvons battre les antiracistes sur leur terrain à coups d'ironie et de sarcasme, va nourrir de nombreuses illusions, causer de nombreux dommages dans l'opposition, semer la confusion dans les termes du débat à venir à la faveur des globalistes ; un point de non-retour entre nous et les souverainistes.

 

Exemple. D'un côté, TVL reçoit « Génération identitaire », de l'autre, ce média véhicule la théorie du complot racilaiste dés qu'il le peut, par exemple dans cette émission : « Vous avez aimé l’immigration, vous adorerez le racialisme ! » avec Jean-Michel Vernochet ou encore dans celle-ci « L’union des souverainistes ou la guerre civile ? » avec Idris Aberkane.



Mais quelle est leur définition du racisme, du racialisme, du réalisme racial ? Quel groupe « indigéniste » défend les thèses du « réalisme racial » de près ou de loin ?



Il y a un manque de dignité dans cette subversion idéologique face à une hostilité allogène, meurtrière et iconoclaste qui dit tout du mauvais fond de la dissidence. Il faut dire que la nouvelle référence intellectuelle unificatrice de la dissidence pontifiante c'est l'éminence Emmanuel Todd, qui fait également l'unanimité chez les indécrottables gauchistes du Média et de ThinkerView...



La boucle est bouclée, non ? Encore un petit tour de manège ?



« Les progressistes ont tendance à haïr tout ce qui renvoie une image de force, d'habileté et de réussite. Ils détestent les États-Unis, la civilisation occidentale, les Blancs de sexe masculin et la rationalité. Mais les raisons invoquées ne correspondent pas vraiment à leurs motivations réelles. Ils prétendent détester l'occident parce qu'il est belliqueux, impérialiste, sexiste, ethnocentrique, etc., mais lorsque ces défauts se manifestent dans les pays socialistes ou chez les peuples primitifs, ils leur trouvent mille excuses ou, au mieux, les admettent du bout des lèvres; alors qu'ils dénoncent avec empressement, et souvent en les exagérant, ces mêmes défauts dans la civilisation occidentale. Cela démontre qu'en réalité ils détestent les États-Unis et la civilisation occidentale en raison de leur force et de leur réussite. » Theodore Kaczynski, L' Effondrement du Systeme Technologique



***



Monsieur K affirme donc qu'un lien interactif entre indigénisme (racisme systémique) et racialisme (réalisme racial) existe par la bande ou le complot, et qu'il serait une volonté mondialiste occulte pour provoquer une « guerre civile raciale » ; suivant une longue filiation méta-historique dont il retrace la continuité d'un complot établit. Ça n'est pas qu'une simple affirmation ; c'est exactement la thèse développée dans la vidéo de Culture Populaire.

 

Une subversion qui repose sur l'inversion systématique du sens des mots et des faits dés qu'il aborde le fait identitaire ou le sujet racial, et qui n'est pas le fruit d'une erreur d’interprétation puisque, globalement, Monsieur K à une position identitaire qui dit tout et son contraire pour faire passer deux messages « subliminaux » : Soral a raison ! ; Méfiez vous de Conversano... De la basse politique-politicienne. Une subversion qui n'est pas du fait unique de Monsieur K et qui résonne comme un mot d'ordre dans la plupart des interventions néo-souverainistes autour de l'opération « Black Lives Matter » dans une étrange concorde, une marche blanche, une marche funèbre.

 

C'est par exemple le cas dans l'intervention de Paul-François Paoli pour le Cercle Aristote : « Aux sources du malaise identitaire français » dont nous entendons la première partie mais réfutons la seconde pour les mêmes raisons. C'est également le cas dans les interventions laborieuses de Pierre-Yves Rougeyron qui suivent la même logique. Pierre-Yves Rougeyron qui nous parle, entre autre, d' « hystérie identitaire » pour qualifier une hystérie antiraciste et ethnomasochiste. Il y a des dizaines d'autres exemples de cette inversion systématique.

 

Le mot « identitaire » évoque les blancs. Rougeyron, Paoli, Cerise, de Kerrero, Vernochet, Hindi et les autres le savent pertinemment. Pourquoi semer la confusion et appeler tout à coup « identitaire » ce qui en est le stricte opposé ?



L'unité des néo-souverainistes se fait dans la subversion du « camp national ».

 

Ils essayent de mettre nationalistes et antiracistes dos-à-dos au profit de la ligne souverainiste à l'extrême centre de la dissidence, pour signaler qu'ils sont les super-antiracistes français et nous les méchants. C'est de ce niveau, c'est ça le camp national et la dissidence aujourd'hui.



Nous vous avions averti de quelle subversion le concept de « national-sionisme » serait le nom et vous n'avez pas réagit ; elle n'aura aucune limite.

 

Les souverainistes réalisent le rêve globaliste en divisant les résistances nationales et européennes sur des sujets très importants, rabaissant sans cesse les standards d'une éventuelle Troisième voie dans une surenchère antiraciste absurde.



Les « globalistes » craignent deux choses : la conscience raciale des blancs et la prise de contrôle de l'UE par des identitaires européens. De quoi d'autre auraient-ils peur ?



Tant que les européens ne seront pas libres, aucune libération ne commencera. Et si il n'y avait pas d'européens, il n'y aurait pas de Liberté. Se libérer ; se tenir debout au milieu des ruines. Car la « Révolution » qui vient est celle d'un monde d'après, il nous faudra traverser l'épreuve du Feu.

 

A partir du moment où l'opposition pense globalement que la « conscience raciale » – la conscience de soi-même – est dangereuse et que la perspective d'une « guerre civile raciale » est un complot des racistes du monde entier contre la Paix souverainiste, qu'elle croit que l'Europe c'est l'UE, et que la « préférence de civilisation » est une conspiration judéo-maçonnique de la kabbale et du Ku Klux Klan, les mondialistes n'ont plus grand chose à faire pour maintenir le statu-quo, regarder l'opposition souverainiste s'indigner sur Twitter pour mille an et faire autant de frexit qu'elle veut, même d'un référendum si ça lui chante...



Les idées de « réenracinement » et « réenchantement » sont indissociables de « conscience raciale » et « appartenance ethnique » si nous voulons renouer avec l'esprit européens des « vieux croyants » et des « anciens païens ».



Les africains retourneront sur un continent, un monde. Ils détruiront les frontières arbitraires du système westphalien appliqué à l'immense Afrique et reconstruiront des ethnies, des anciennes et des nouvelles. On ne rend pas un continent pour récupérer des nations. Mais, nous ne pensons pas que les souverainistes veulent sincèrement sortir de l'Afrique et faire sortir l'Afrique de l'Europe leur préférant la francophonie et leurs intérêts petits bourgeois...



A bat l’État ! A bat les fictions !

 

Non, les « identitaires » ne tombent pas dans le « piège de la guerre civile raciale ».

 

L'esclavage et la colonisation furent heurts, grand déracinement et déculturation, pour tous les peuples et les individus soumis à ces rapports de force et mouvements historiques qui font et défont les civilisations.

 

Certains peuples avancent sans se retourner, d'autres font continuellement marche arrière vers des passés fantasmés et sortent de l'Histoire pour rentrer dans la barbarie ou n'exister que contre quelque chose.

 

Nous ne vivons plus dans les mêmes espaces-temps ; le temps a changé de nature et internet donnent l'illusion à certains de pouvoir voyager dans ce passé fantasmé de l'histoire mise-en-ligne. C'est sans intérêt pour les individus dont la volonté est d'aller de l'avant une fois les écrans éteints et les livres refermés. Pour la plupart des gens, tout ce qui compte dans ce retour tragique du réel c'est de survivre à leur quotidien et de rentrer vivant chez eux. L'insécurité et l'ensauvagement ; l'angoisse et la résignation, faisant partie de leur vie, et ce bien longtemps avant Black Lives Matter pour certains.

 

Mais, dans ce chaos, nos gouvernements trouvent du temps et cherchent à légiférer pour criminaliser l'affirmation identitaire et toutes tentatives de réactions légales. Au même titre que la position identitaire est criminalisée dans l'opposition.



Les médias étouffent toute pénétration du réel dans l'espace politico-médiatique. La dissidence et la réinfosphère elles-mêmes font dans la surenchère antiraciste pour enjamber le Rubicon plutôt que le franchir.



On essaye tout, sauf de nous vendre une « guerre raciale ». Les censures et propagandes actuelles démontrent l'inverse. On essaye de nous vendre la paix à tout prix. De nous imposer le silence. De nous confiner.

 

Le « chaos » s'impose avec ou sans « guerre civile raciale », qui ne se vend pas, mais se produit avec ou sans notre consentement. Sinon, on peut dire la même chose du frexit, qui est un choix politique et qui prend le risque du chaos. Comme nous pouvons dire la même chose de la « grève générale ».



Tout est chaos.



Dés que nous sortons du logos nous entrons dans des zones de turbulences, dans la tempête du Chaos et des orages d'acier. Ça ne sont pas les soros, les black lives matter, les soral ou les identitaires qui créent ces turbulences, cette tempête et ces orages, ce sont les affres du Temps et des mouvements historiques. Un Tigre qu'il nous faut chevaucher.



Et c'est pour cela qu'ils veulent rester dans le logos médiocre de la réinformation ; ils ont peur. Ils comprennent parfaitement ce que nous disons depuis 5, 10, 15, 20 ans et plus.



« Il faut maintenant parler du problème de la culture. Mais non outre mesure. En effet, nous ne surestimons pas la culture. Ce que nous appelons « vision du monde » ne repose pas sur les livres ; c'est une forme intérieure qui peut être plus précise chez une personne sans culture particulière que chez un « intellectuel » et un écrivain. Parmi les choses néfastes qu'on peut imputer à la « libre cultures » à la portée de tous, il y a le fait que l'individu est laissé sans défense devant toutes sortes d'influence, même quand il est incapable de se montrer actif face à elles, de discriminer et de juger selon une droite appréciation... » Julius Evola, Orientations



Les souverainistes sont assez extraordinaires, ils continuent de faire la promotion du frexit sans s'interroger une seule seconde si c'est la priorité du moment, mais prennent le temps de vous mettre en garde contre un « danger identitaire », qui ne serait qu'à l'état de menace, qu'il est possible d'éviter à la seule condition que nous n'en parlions pas et que nos identitaires à nous la ferment.



Rappelez-vous du leitmotiv de l'UPR : Nous ne pouvons parler de rien d'autre que le frexit tant que nous ne sortons pas de l'UE (qui est un complot étasunien et allemand d'essence nazi).



N'oubliez pas le leitmotiv de la Dissidence : Nous ne pouvons parler de rien d'autre tant que nous ne sortons pas de l'UE (qui est un complot étasunien et allemand d'essence judéo-maçonnique).

 

La « guerre civile raciale » n'est pas une conspiration, un piège ou une construction idéologique mais une situation qui risque d'advenir ; qui s'explique par le fait multiculturel et démographique sans avoir recours à une théorie du complot et une stratégie de l'évitement. On sait qui les a fait venir, ça n'a jamais été un secret.



Si c'est juste pour nous expliquer pour la millième fois que se sont les juifs et les francs-maçons qui sont derrière tout ça, très bien. Tous les intervenants sont responsables qu'ils soient juifs, franc-maçons, musulmans, catholiques, athées, agnostiques, complotistes... Mais ça ne nous explique pas le rapport entre ce grand complot et les combats identitaires actuels. Comme ça ne justifie pas le comportement des extra-européens à l’égard des blancs et qui n'explique en aucun cas comment on peut être manipulables à ce point ? Parce que la question est peut être là finalement.

 

D'une manière générale, ce sont les souverainistes qui sont dans le déni et tombent dans le piège d'un pacifisme exacerbé que l'on connaît trop, qui a déjà plongé l'Europe dans une guerre fratricide dans le passé.



« Vous autres, pacifistes humanistes qui vous dressez contre la guerre et qui appelez à la paix éternelle, vous ne croyez pas au sens supérieur de la vie humaine, à la vie éternelle. Que des gens soient tués à la guerre vous effraie plus que cela ne fait peur aux chrétiens qui ont accepté dans leur cœur le précepte de l'amour divin. Cela se comprend, cela ne pourrait étonner que ceux qui ne réfléchissent guère au sens de la vie. Vous considérez celle-ci d'une manière très superficielle et vous n'en voyez qu'un fragment plat. Vous voudriez que ce fragment soit organisé de la façon la plus sereine, satisfaisante et agréable. Au-delà, au-dessus, plus profondément, rien n'existe. Vous craignez le meurtre physique bien plus que ne le font les chrétiens, lesquels connaissent la vie infinie, car tout s'achève pour vous avec la mort. Et vous ne réfléchissez pas au fait que le meurtre spirituel est mille fois plus épouvantable.

 

Cependant, notre vie pacifique est pleine d'assassinats spirituels. En dehors de toutes espèces de guerre, nous tuons nos proches avec nos sentiments et nos pensées. Nous émettons dans toutes les directions des ondes homicides, nous projetons de terribles poisons dans l'âme des hommes. Notre vie pacifique est remplie de haine et de méchanceté, lesquelles tuent. Il est dit dans l’Évangile qu'il faut craindre celui qui tue l'âme plus que celui qui tue le corps. Et voilà qu'aux époques les moins martiales, les plus pacifiques, il y a la guerre qui tue les âmes, qui les empoisonne et qui les décompose. Pourquoi est-ce que cela ne vous effraie point ? Pourquoi est-ce que cela vous effraie moins que les tueries physiques pendant la guerre ? » Nicolas Berdiaev, De l'Inégalité, Onzième lettre : De la Guerre, pp. 188-189, aux éditions de L'Age d'Homme

 

Nous pensons que Monsieur K est, malgré lui et pour le coup, un agent subversif de la kabbale, qu'il dénonce avec force conviction. A cause d'une mauvaise lecture d'Evola sans doute.



La Tradition c'est le Sang, la Race, le Secret et la transmission ; l'Initiation. Ça n'est que ça. La Tradition c'est transmettre ses gènes, puisqu'il faut le dire comme ça.



Détourner les propos d'Evola sur la matière et la substance pour tenter de discréditer les positions identitaires et le « réalisme racial » est une bouffonnerie. Excusez-nous mais à qui comptez-vous faire croire ; et nous allons le dire le plus directement possible, que l'impérialiste païen Evola validerait vos théories marxistes ?



« Abstraction faite que l'idée de patrie est invoquée chez nous, de manière rhétorique et hypocrite, par les factions les plus opposées, et même par les représentants de la subversion rouge, concrètement parlant cette conception n'est pas à la hauteur de l'époque, car d'un côté l'on assiste à la formation de grands blocs supranationaux, tandis que, de l'autre, il apparaît de plus en plus nécessaire de trouver un point de référence européen, capable d'unir, au-delà de l'inévitable particularisme inhérent à la conception naturaliste de la nation et, plus encore, au « nationalisme »... etc. » Julius Evola, Orientations



Qu'est-ce que le nationalisme aujourd'hui si ce n'est le souverainisme ? La critique d'Evola au sujet de la « conception naturaliste de la nation » faite en 1950 c'est la critique que nous faisons du souverainisme anti-européen aujourd'hui. Quel est votre principe supérieure ? Le frexit, la fiction assimilationniste, la réconciliation nationale ?



Nous ne sommes pas de grands traditionalistes mais convoquer Evola pour défendre une position fondamentalement antiraciste est tout de même fort de café.



Tout est chaos parce que tout est ordre. L'Ordre apollinien ; le Chaos dionysiaque.



***

 




C'est très bien d'édifier l'auditoire au sujet de la Kabbale – ou serait-ce de la kabbale ? OU d'une cabale ? –, « vision du monde », « technicité », « science », de ce que nous pouvons qualifier de « centrale de contre-initiation » dont nous disons que le complotisme est son arme de propagande la plus massive, la plus intrusive.



Vous savez, dans les traditions ; alchimiques ou kabbalistiques, il y a des bourrins et des hongres, et il y a des chevaux de traits et des chevau-léger...



La dialectique socio-économique fondamentale qui anime l'humanité et les sociétés est celle entre « Communisme » et « Capitalisme ». Les échanges économiques et les rapports de force ; la spécialisation et les systèmes de caste, sont des réalités tangibles depuis le néolithique.



La Tradition, c'est un enracinement des protocoles existentiels – la transmission des folklores, des coutumes, des valeurs, des principes et des fondamentaux ; un Ordre protocolaire – d'échanges en échanges qui ritualisent et réglementent la dialectique du communisme primordial – de l'anarchisme solaire – et de l'organisation capitaliste de la société et de l'économie dans leurs révolutions et leurs pérennités. Le « Capitalisme » est finalement la théorie classique des échanges et de l'économie enserrer par des contextes historiques et géopolitiques.



Alors, bien entendu, il y a des traditions et des traditionalismes, des traditionalistes et des penseurs fondamentalement traditionalistes qui ne se répertorient pas comme tels, que l'on dira classiques, le propre de la pensée traditionaliste est d'être libre au sens le plus essentiel et réfractaire du terme. Globalement, nous comprenons ce qu'évoque le traditionalisme en terme de troisième voie méthodologique et que sa métapolitique est celle de ce que nous appelons « Littérature de combat ».



« Reconnaissons que cette idée de Tradition peut troubler et désorienter ceux qui se sentaient en sécurité à l'intérieur de leur univers bien clos sur lui-même. Mais aux autres la vision traditionnelle fera découvrir de nouveaux horizons, plus vastes et plus libres, et leur apportera une confirmation supérieure, à condition qu'ils ne trichent pas au jeu, qu'ils ne fassent pas comme certains traditionalistes, qui ne se sont intéressés à la Tradition que pour donner une sorte de piment à leur tradition particulière, dont ils réaffirment toutes les limitations et l'exclusivisme. » Julius Evola



Le complotisme est la nouvelle religion new-age des multitudes connectées aux écrans superposés du Monde ouvert, une religion dans laquelle Monsieur K s'inscrit ; par mauvaise interprétation du fait traditionnel et du fait contre-initiatique. On peut se tromper de bonne foi. Mais il y a actuellement deux façons fondamentalement différentes d’interpréter la Tradition et qui explique bien des choses au sujet des littératures de subversion de bonne foi.



Nous allons le dire le plus schématiquement possible.

 

Une façon strictement, rigoureusement, maladroitement et lourdement « exotérique », en France, incarnée par les « catholiques traditionalistes » (et même certains néo-païens qui ne se définissent que par rapport à l’Église), qui ne reconnaissent que l’Église de Pierre, et qui sont dans la voie du Lait.

 

Une façon tragiquement, grivoisement, joyeusement et légèrement « ésotérique », incarnée par les « traditionalistes catholiques » et les « païens authentiques » ; une façon « pagano-chrétienne » et catholique au sens « gnostique » du terme, qui reconnaissent l’Église de Pierre et l’Église de Jean ; les dieux locaux et de l'Olympe, qui osent à penser que le « Retour du Roi du Monde » et le Temps des Révélations est proche car la Tradition nous enseigne que nous sommes à la fin d'un Cycle et que c'est le « Retour des Grands Temps » ! Fidèles d'Amour et fils du Graal ; du creuset européen, qui sont dans la voie du Vin.



« Que l'homme assoiffé s'approche. »



L'une prétend détenir la Vérité et pour le prouver rejette et doute de tout en dehors des dogmes de l’Église, jusqu'à renier leur propre existence et les signes des temps. Quand on a la « Vérité », il n'y a plus rien à démontrer, et on retourne par soi-même au paradis.

 

L'autre prétend humblement détenir une part du Doute laissé par le Christ et le mystère de la Trinité, et, pour le signifier, se revendique silencieusement d'une plus grande Tradition qui ne se confond justement pas avec les croyances locales, les spiritualités individuelles, les religions civilisationnelles ou les sagesses universelles, précisément justifiées par cette « Tradition primordiale » donnée par Dieu.

 

« Mais comme il ne se peut absolument pas qu'il y ait, jamais, un grand changement impérial de l'histoire sans un renouvellement de religion lui correspondant, quel serait ce renouvellement de religion auquel il faudra que nous nous attendions ?

 

D'ailleurs, ce n'est pas le changement impérial qui amène un changement de religion, mais tout le contraire : c'est le renouvellement de la religion dans l'invisible qui provoque le changement impérial de l'histoire dans le visible.

 

La religion ordonne.

 

La Salette, Lourdes, Fatima, et Medjugorje. Les apparitions mariales se succèdent.

 

Tous les signes sont là, qui depuis la moitié du siècle dernier, annoncent l'immense changement marial qui est en train de se faire au sein du catholicisme romain : le Règne de Marie est proche, règne fondamentalement apocalyptique et eschatologique, règne final de l'histoire, règne de la nouvelle souveraineté nuptiale et cosmique de celle qui, désormais, deviendra de plus en plus l’Épouse de Dieu dans l'éternité après avoir été sa Mère dans les temps de mystère de l'Avent de ses mystérieuses épousailles engagées dans la spirale indéfiniment montante de l'Unique Amour. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, pp. 245 à 246, aux éditions Alexipharmaque

 

***

 

Les « dissidents » produisent un travail de réinformation que les journalistes ne fournissent plus et, en l’occurrence, démontrent des liens de dépendance entre indigénisme et globalisme : nous les remercions pour cela. Un travail supérieur à ce que produirait un journaliste quand bien même il ferait son travail mais qui, sans réelles assises ou références traditionalistes pour le soutenir, s’effondre en complotisme, confusion, subversion, contre-initiation.

 

Les médias de réinformation tempêtent contre la censure ; qu'à la fin ils se brisent...



Le journalisme d'opinion d'accord, mais de laquelle ?



L'opinion d'Idris Aberkane, d'Emmanuel de Gestas, de Papacito ?



La ligne éditoriale souverainiste des médias de réinformation n'est pas une opinion, c'est une idéologie déguisée en opinion. Mais à ce petit jeu là ; vous qui doutez de tout, ne doutez pas que les « gauchistes » sont plus forts que vous.



Sans doute ces médias auront-ils jouer un rôle dans « La manif pour tous » qui fut l’acmé de la réinformation, mais depuis cet échec, nous n'avons plus remporté aucune victoire, nous ne sommes à la base d'aucun mouvement social, d'aucun mouvement politique ; nous avons été spectateurs des Gilets Jaunes et n'avons eu aucune espèce d'influence sur le mouvement pourtant anthropologiquement dédié au Souverainisme, le RN a perdu face à Macron, les souverainistes se sont vautrés aux européennes, à peine si nous avons su surfer sur la vague Trump et profitons du vent d'Est pour trouver une solution européenne, sans la crise du covid et BLM nous n'aurions rien à dire qu'à implorer saint-frexit, tandis qu'un soulèvement contre l'ensauvagement barbare murmure dans la brise du matin, et nous ne sommes bons qu'à nous indigniez et à parler de sujets périphériques ; de nous émoustiller de la dernière vidéo ridicule d'Henri, en attendant que les journalistes, les intellectuels, les gens sérieux, rentrent de vacances pour programmer notre défaite.



Mais, apparemment, la dissidence, la réinfosphère, l'opposition nationale, sont très fiers d'eux-mêmes. Les faiseurs d'illusions ne comptent pas remettre la stratégie métapolitique de la réinformation et de la reconquête culturelle en question de si tôt ; de se mettre aux services d'une Doctrine, d'un Ordre et d'un Parti. Ils occupent les militants avec leurs tours de magie ; sortent des lapins morts de leur chapeau, tandis que les « présupposés antérieurs » s'avancent dans les allées avec pop-corn communiste et ice-cream libérale.



Haec contra coronaviridæ corona spinea est.

 

Certains complotistes disent la même chose que les identitaires, tout, peuvent même aller plus loin, il y a même de nombreux « identitaire » complotistes, c'est d'ailleurs le cas avec Monsieur K, mais ils rajoutent, ce qui est contradictoire et va à l'encontre de leur propre constat – en ça il y a bien « dissonance cognitive » –, que le danger ultime est de provoquer, d'inciter, d’appeler à une guerre civile raciale en disant la vérité et en manifestant une colère saine et légitime...



Mais la vie est un risque à prendre, et dire tout ce que les identitaires disent pour, à la fin, dire que les identitaires sont des racistes et des incendiaires parce qu'ils disent la vérité et veulent vivre en paix est une forfaiture.



L'invasion migratoire et le terrorisme islamique a prit la nouvelle forme de l'ultra-violence gratuite, sur les bons conseils des réseaux radicalisés qui ont clairement indiquer cette nouvelle stratégie à suivre. Une stratégie de mise en coupe réglée de la société occidentale par l'épuisement, le fait-divers. Nous cherchons la source, mais nous l'avons lu, probablement dans le magazine de l'état islamique qui, perdant du terrain, conseillait de ne plus organiser des attentats spectaculaires mais de miner la société, notamment par l'attaque au couteau, hors, en France, nous avons vu une recrudescence des agressions à l'arme blanche. Les médias de réinformation n'ont jamais relevé ce fait de la nouvelle stratégie de l'état islamique pourtant vérifiable dans les canaux djihadistes avec leurs moyens journalistiques ; il ne s'agit pas de racailles, et Black Lives Matter n'est que le tirailleur sénégalais de l'islamo-gauchisme, de l'islam de marché et de la synagogue de soumission.

 

« Viens avec moi, prie Marie. » Tupac Shakur, Hail Mary



***



« L’homme blanc, quel que soit l’endroit où il se trouve, est voué à l’extermination psychique, culturelle, physique ou par métissage. Cela est incontestable. Et plus l’homme blanc cède en tant que représentant de son ethnie, plus l’on exige des concessions de lui : une lutte raciale sans merci est menée contre lui. Depuis des décennies, les statistiques nous démontrent le recul de la population blanche dans le monde. Plus les Blancs seront minoritaires, plus cet acharnement s’intensifiera. Logiquement, il n’y a aucun espoir, ni pour l’homme blanc ni par conséquent pour l’humanité dans son ensemble. Cependant, je citerais quand même cette idée que Nietzsche avait mentionnée dans son Wille zur Macht, quasi une stratégie : « Das Werk auf eine Katastrophe hin bauen ». On engage une lutte sans espoir aucun avec la pensée intime que, au sein des troupes de nos adversaires plus nombreux se produira un désastre qui deviendra notre force. Or c’est précisément l’idiocratie des sauvages qui nous gouvernent et qui arrivent chez nous – autrement dit, des conglomérats de débiles mentaux frénétiques et incultes pratiquant la tabula rasa quasi quotidiennement – qui pourrait précipiter leur chute. Et là, quand le globalisme raciste anti-Blancs s’effondrera, il faudra être impitoyable avec nos ennemis. » Anatoly Livry, Pour survivre, quittez la France !



Les souverainistes sont des lâches. Nous ne voyons pas comment le dire autrement, d'autant plus que Monsieur K soutient la solution du séparatisme et de la partition territoriale, et il n'est pas le seul, c'est la marotte du moment qu'il faut agiter partout pour être adouber, encore hier nous avons lu un article – Pour un isolat blanc ; et pourquoi une « République blanche de Bourgogne » ?– qui soutenait cette idée qui est tout bonnement la « stratégie des petits pas » de l'islam occupant ; enclave après enclave.

 

Plus précisément, « Milos Arkan » – dont nous supposons qu'il s'agit d'un pseudonyme ? –, qui signe cet article pour le magazine « Nous sommes partout », nous explique que la « partition territoriale » va s'imposer, et il faut l’accepter, la promouvoir. Il n'y aurait rien d'autre à faire que d’accélérer la partition, et Milos il a des idées, et un « isolat blanc » dans son sac-à-dos. C'est le Sport Billy du nationalisme Milos.



Sinon, c'est ce que dit Onfray au sujet du « grand remplacement » par la démographie mortifère africaine et la vitalité thanatique de l'islam. C'est ainsi ; nous n'y pouvons rien – sous-entendu nous n'y pouvons rien sans une réponse un peu musclée que je ne peux pas, moi, Michel Onfray, assumer en mon nom : ce qui peut s'arranger par le choix respectable de fermer sa gueule. Tout ces gens sont dans la lignée de « Soumission » de Houellebecq.



Ou des discours de Delavier sur le renouvellement du sang français par le métissage afro-magrébhin – ce qui est une insulte à tous les nationalistes qui adorent Delavier, mais surtout, cette assertion va à l'encontre de ce que l'on sait au sujet de l'hybridation génétique, de la distance généalogique idéale pour se reproduire avec un lien de parenté pas trop proche (consanguinité) et pas trop lointain (dysgénisme). L'idéal devant se trouver quelque part entre cousins du troisième ou quatrième degré, nous ne nous souvenons plus exactement. D'une manière générale à l'intérieur d'un même haplogroupe. Mais soit, ça n'est même pas le sujet. Le sujet c'est que ces « créateurs de contenu » ne se demandent jamais si démoraliser les militants à coups de complots, de fatalisme ou d'utopies pour faire du cliques c'est faire la Révolution ou être un traître ? Et encore, au début nous avions écrit « enculé », mais c'était un peu exagéré.



Donc, revenons aux lumières de Milos, parce qu'il y a des territoires perdus – des territoires occupés qui ne sont pas perdus pour tout le monde –, la République judéo-maçonnique va réserver des territoires aux blancs. D'une logique égalitaire et victimaire implacable.

 

Mais ça n'est pas comme ça que ça va se passer, et ça n'est pas souhaitable. La République fait juste le constat de quelque chose qu'elle peinait à cacher, mais c'est le propre de l'indignation et de ses faux-semblants qui constituent 90% des interventions nationalistes sur Facebook, YouTube, Twitter et autres de découvrir l'eau tiède avec le système politico-médiatique. « Indignez-vous !» disait ce grand penseur nationaliste. Toute une doctrine.



« Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent. » Jean Yanne

 

Il n'y a rien de plus à en dire, la partition n'offrira pas des droits nouveaux aux Français de souche. La partition territoriale n'ira bien évidement que dans un sens, à moins de gagner énormément d'argent et de créer des enclaves surprotégées par une sécurité privée composée d'une moitié d'afro-européens... Ou de s'expatrier, ce qui est plus accessible, et plus raisonnable. Bien entendu, nous parlons principalement des militants qui le veulent premièrement, qui habitent dans les villes ou les périphéries remplacées et qui n'ont pas d'autres perspectives en France. Ça ne concerne pas les militants enracinés dans les campagnes et territoires préservés. Les traîtres, ça ne sont pas les jeunes qui s'expatrient pour respirer et vivre, ce sont ceux qui font miroiter des « isolats blancs » aux natios.

 

« Isolat blanc » ou détournement souverainiste du concept d' « ethno-état » ?



Nous citons : « Un royaume-forteresse blanc, voilà ce qu’il nous faut. Cet isolat blanc sera un refuge pour les coutumes françaises. Seront préservés la foi catholique, le peuple blanc, les libertés individuelles, l’histoire de France, et ce qui pourra être conserver de notre patrimoine culturel. Les fêtes religieuses seront également préservées et d’autres  de nouveau respectées comme la fête de Saint Joseph ou la Transfiguration. »

 

Bien. En somme, une sorte de réserve naturelle catholique géolocalisée à l'intérieur des frontières de la République islamique française... Un isolat ; en effet... Il y a un certain touristique, nous pourrons aller jeter des cacahuètes à cette espèce bien particulière de « dissidents » qui ont fait un syncrétisme de toutes les positions les plus stupides qui ont cours dans la Dissidence et dont il semble obligatoire de diffuser leur article.

 

Un confinement du reste du monde occidental lui aussi en plein conflit civilisationnel ; parce qu'il vaut mieux crever Français que de se battre aux côtés des Allemands ! Il ne restera plus qu'aux troupes d'occupation d'encercler et de se diriger vers cet « isolat » à l'envie pour massacrer tous les résistants français patriotes souverainistes et catholiques rassemblés au même endroit et piller le trésor national.



C'est de loin la meilleure stratégie a appliquer dans la cadre d'une occupation et en situation de résistance. Nous n'avons jamais lu quelque chose d'aussi perspicace autour du sujet de l'ethno-état.



Plus sérieusement. Nous serons plus rapidement dans la situation de la République du Mont-Blanc que dans celle de cet isolement. A moins de faire cet isolat blanc français et catholique en Alaska.

 

Il y a un communautarisme blanc, humble, à taille humaine nous semble-t-il, qui fonctionne en France et en Europe, qui a un retour d'expérience sur cet exercice métapolitique, une actualité, cela s'appelle Les Braves, mais étrangement, cet article ne fait pas référence aux initiatives de Daniel Conversano et de sa communauté.



Nous ne faisons pas partie des Braves, nous comparons juste les propositions, et nous voyons qui fait les choses et qui ne les fait pas. Et surtout, qui dit des choses censées et qui dit ce qui lui passe par la tête en surfant plus ou moins sur les idées « non-conformes ».

 

« Une armée sera constituée pour défendre l’isolat et un micro-gouvernement sera créé. »

 

Une armée de blancs, catholiques et conservateurs, va donc être levée par miracle pour défendre un hypothétique isolat sorti de terre quand tout sera perdu, mais cette même armée des ombres s'interdit de se constituer immédiatement pour résister à un stade déjà bien avancé d'abandon du territoire et d'ensauvagement ? Mais nous sommes déjà dans les ruines du monde moderne camarades, soyons les Nouveaux Cathares pour Montségur, les fantassins de l'Empire eurasiatique de la Fin !

 

Vous n'êtes pas capables de soutenir le communautarisme blanc opératif des Braves qui pourrait sauver, ou pour le moins aider, des camarades isolés à qui Les Braves ouvrent les bras tandis que vous les entretenez dans la dépression, et il pourrait le faire maintenant, découvrir d'autres horizons, en dehors de vos grandes envolées de dindes obèses qui ne volent pas bien loin, mais demain, VOTRE jour viendra ! Un isolat blanc descendra du ciel avec des grâces par milliers, un gouvernement, une armée, des armes, des munitions, des ressources, de la nourriture, des femmes et du vin à foison. On oubliera pas les petits souliers de Mythos. De Milos pardon.



Nous sommes partout et nul part à la fois, c'est bien le problème... Arrêtons nous là pour cet article de zadiste à croix.



***



Parler de « péril identitaire » et de « ligne de travail racialiste » sans distinction et discrimination entre Black Lives Matter et le nationalisme blanc quand on prône l’apartheid ou la partition est assez cocasse.

 

Il est important de comprendre que le péril identitaire est invoqué comme écran de fumée qui permet aux dissidents et aux souverainistes de se placer par rapport aux indigénistes parce qu'ils partagent avec eux une théorie en miroir, un racisme systémique inversé où le problème reste le racisme et l'inégalité.

 

L'inversion est toujours accusatoire.

 

Pour justifier leurs différents développements systémiques dont les théories du complot sont le 33ième degré, ils ne peuvent que produire cette conclusion et accuser les identitaires. Des identitaires qui dans les faits ne participent que de très loin à cette actualité subie. Ce qui risque, en effet, de ne pas durer si les « racailles » tuent un camarade de jeu tous les jours en le traînant sur 800 mètres après lui avoir roulé dessus.

 

Ces positions séparatistes, ségrégationnistes et partitionnistes, sont, selon nous, des fantasmes pour se rassurer – « ils vont rester mais on va mettre des barricades là-bas plus loin et on va plus les voir » – et démontrent que tout votre argumentaire autour de BLM s'articule autour de cette construction du « péril identitaire » ; du « danger racialiste », et de la solution de la partition pour éviter la guerre civile ; pour éviter que vous ne soyez obligez de dire les choses telles quelles sont. Conclusion et solution qui sont leur véritable message, un message codé, une subversion. Principalement parce que toutes ces visions sont artificielles et inorganiques ; des visions très citadines et urbaines du « Que Faire ? ». Parce que bien évidement, les gens enracinés avec une conscience ethnique, se posent aussi les mêmes questions. Le communautarisme, l'entraide et la solidarité, ne répondent pas aux problèmes politiques.



L'expatriation se révèle la solution la plus sage au milieu de toutes ces folies et périphrases. Nous parlons toujours pour les Français et les Européens occidentaux qui ne sont pas enracinés dans une communauté organique et qui n'ont pas une « conscience raciale naturelle ». Ça n'est pas nécessaire de développer ce point outre mesure, mais, pour certains, la « conscience raciale » est une construction essentiellement politique. Ce qui déforme les réalités ethniques et raciales.



D'autant plus quand cette « conscience raciale politique », de toutes façons « hors-sol », est détachée de la Tradition qu'elle estime alors superflue, et n'est donc pas dans une volonté de réenchantement et de réenracinement. C'est pour nous le problème d'un communautarisme blanc politique, athée, progressiste et hors-sol.



C'est aux communautaristes blancs à faire cette distinction et à comprendre qu'ils n'ont pas le monopole de l'identité, de l'ethnie, de la race. Que leur « prise de conscience ethnique » n'est en rien supérieure à une conscience raciale naturelle et enracinée...



Que cette « prise de conscience » sans « Tradition » pour la transcender ne vaut pas tripette, qu'un équilibre personnel. Le cadre communautaire, associatif ou politique est toujours sous-tendu par une religion ou une philosophie ; nous ne leur reprochons rien mais que les communautaristes ne pensent pas accomplir quelque chose d'extraordinaire. Ils « redeviennent » normaux, ils le font d'abord pour eux, ils réhabilitent une définition standard de la « communauté ». Nous ne disons pas que c'est secondaire, nous les encourageons et disons avec eux que c'est prioritaire. Ce qui permet de développer une critique disons de recontextualisation et anticipative.

 

***



En effet, on ne fera pas de la politique avec des faits-divers ; mais la colère des Français qui s'exprime actuellement sur les réseaux sociaux n'est pas sujet à raillerie.



« Hey les natiobeaufs ! Pendant que vous vous branlez le cerveau bien planqué derrière votre écran et votre anonymat sur vos obsessions raciales, il y a un soldat français qui vient de mourir au Mali pour protéger vos culs dégénérés. Spoiler : il n'est pas blanc. » Emmanuel de Gestas, journaliste transgenre pour le magazine gay L'Incorrect, sur twitter.



Nous ne savions pas qui était ce tanguy rédactionnel avant de le croiser sur Twitter. L'Incorrect est vraiment un ramassis de fiottes. Un autre branchouillard de cette rédaction avait cru bon cracher sa bille versaillaise sur Bastion social de façon tout-à-fait gratuite et indélicate... Ce qui nous avait motivé à boycotter sans bruit ce magazine dans lequel Laurent James avait signé un portrait de Jean-Paul Bourre – Jean-Paul Bourre, le dernier meneur de loups –, avant que L'Incorrect, qui ne pèse rien en métapolitique, ne commence a jouer la carte du clash à Droite, avant même d'essayer d'ouvrir quelques débats que cela soit ou développer une pensée originale.



Nous ne jugeons pas du choix de l'anonymat, qui est de toutes façons relatif, mais ce choix ne vous empêche pas de vous exprimez comme vous le feriez dans la vie réelle, sans excès, avec fermeté. La question de l'anonymat c'est la question de l'incarnation. Nous pensons que l'avant-garde qui prendra le contrôle de l'opposition est celle qui sortira de l'anonymat et assumera ce qu'elle est. Il faut que nos camarades comprennent que nous entrons dans un monde où « un article entièrement rédigé par une IA arrive en première place sur Hacker News » et où vous ne saurez bientôt plus à qui, ou à quoi, vous parlez. Seuls des informaticiens et des « pirates » pourront, à terme, comprendre ce qui se passe sur internet et produire une cybernétique capable de rivaliser, si ça n'est déjà pas le cas.

 

Ne critiquez pas inutilement les militants qui ont le courage de montrer leur visage et qui travaillent pour vous avec les moyens du bord, les critiquer sur des aspects de l'ordre de la technique, du cosmétique, du secondaire, que vous ne faites pas, ne sert à rien et n'est pas très sport, parce qu'en plus de dix ans, les « patriotes » n'ont pas émit le début d'une critique de la dissidence et du néo-souverainisme depuis leur anonymat subversif. La liberté d'expression ça n'est pas la liberté de crier ou de diffamer. Bref.



Être L'Incorrect du politiquement correct c'est rester politiquement correct.



Les journalistes sont des ordures, qu'ils soient de gauche ou de droite.



« Encore un siècle de journalisme, et tous les mots pueront. » Friedrich Nietzsche

 

Ce sont les conservateurs-libertaires de L'Incorrect qui ont peur d'une « guerre civile à très légère connotation ethnique » (il faut être précis les beaufs!), qui refusent de voir sa dimension raciale, qui soufflent sur les braises pour éteindre le feu. De voir cette « dimension raciale » pour ce qu'elle est, sans la réduire à l'instrumentalisation qui en est faite, l’exagérer pour réduire des individus ou minimiser son importance.

 

Fuir cette guerre jusqu'au bout de la Nuit, s'en laver les mains et rejeter la faute sur ceux qui allument les feux de détresse n'est pas avoir raison et n'empêchera pas la Nuit de tomber.



Nous n'en avons rien à foutre du mépris de classe de Manu ; c'est sa trouille contagieuse et son signalement de vertu de vierge effarouchée que nous ne supportons pas. Un autre exemple : certains ont soutenu Soral en précisant bien, comme il est d'usage chez les castrés, qu'ils n'aimaient pas l'homme et ne soutenaient pas ses idées, mais que sa garde vue était scandaleuse etc. Quand on soutient quelqu'un on ne se justifie pas et on en profite pas pour signaler sa vertu dans un sens ou dans l'autre. Vous ne savez plus vivre. Les réseaux sociaux est un monde de pute d'attention qui se révèlent souvent être des hommes se présentant de manière très viril mais qui ont la mentalité de ce qu'ils dénoncent.



Une dernière chose à ce sujet, se lâcher de temps en temps, ce qui peut être fait avec humour, ne veut pas dire vociférer, grogner, traiter l'information en la dégueulant. Il y a une différence entre être un « prolo » et être systématiquement vulgaire (comme de Gestas par ailleurs) ; autant dans l'expression que dans l’analyse. En ça, il y a une proportion significative de nationalistes anonymisés parfaitement toxiques et dépressifs, incapables de traiter l'information de manière apaisée, de s'empêcher deux minutes de faire passer les « identitaires » pour des tarés, et desquels il faut se méfier parce que vous imaginez bien que les faux comptes pour tuer la ligne identitaire et européenne fleurissent chaque seconde que fait Yahvé. Que les anonymes freinent peu sur l'arrogance et tout ira mieux. Par définition, nous ne savons pas à qui nous parlons.



Nous ne faisons pas référence aux dernières vidéos de Conversano qui, justement, peuvent servir d'exutoire pour ensuite reprendre un débat normal, ou éventuellement ne plus débattre du tout. Nous parlons bien d'une manière générale et essentiellement d'anonymes. Le jour où nous aurons quelque chose à dire, nous le dirons. Nous ne faisons pas dans l'allusion, quand nous restons vague c'est que nous tenons un propos générale.



Bref, nous voyons les « identitaires » brailler sur un tas de choses – ce qui implique des suiveurs de Daniel Conversano ; pour ne pas qu'on nous accuse de langue de bois –, mais nous ne les voyons pas s’intéresser à d'autres choses, qui toucheraient au sujet de la métapolitique, de la géopolitique, du militantisme ou encore de la Tradition ; à leurs propres idées finalement.



Nous ne voyons pas spécialement les têtes de réseaux et influenceurs ouvrir leur communauté à ces sujets, de se confronter aux idées ; non pas hostiles mais disons, en adversité, qui existent dans le même espace de réflexion. Ce qui est bête, parce que ça n'empêche pas ces idées d'exister et, de plus, ça laisse à penser que beaucoup de militants ont un doute sur leurs idées, ce qui est évident si ces mêmes militants ne développent pas leur propre métapolitique et littérature, ce qui consiste essentiellement à lire et écouter les idées en mouvement dans la sphère Européenne avec un grand « E », d'y répondre par des écrits, de les compléter, d'y ajouter une réflexion parallèle.



Nous insistons beaucoup sur ce point parce qu'il est fondamental et que les militants ne le comprennent pas. Normalement, je dis bien normalement, dans un « mouvement » politique, au sein d'une tendance, ça se fait de débattre, c'est plus ou moins comme ça que se construise une Doctrine et un Parti. Mais apparemment personne n'a retenu les leçons de la dissidence.



Et voilà comment un nouveau cycle dissident recommence avec cette même stupidité qui consiste à ne répondre qu'à la médiocrité et l'instantané.



D'autant plus que « faire du réseau » à certain niveau c'est aussi produire des essais. Si vous croyez que personne ne vous regarde, vous vous trompez très lourdement, et c'est assez « maladroit ». Pour terminer, nous dirions que ça permet à la dissidence de manœuvrer tranquillement parce qu'il n'y a aucune solidarité de notre côté et malgré notre sous-nombre. Bonne merde.



« Ne crevez pas de trouille. » Jean-Paul II



***

 

Tout est dans le titre de la dernière vidéo de Daniel Conversano : « Nouvelle Stratégie : On ne communique plus, on se communautarise ! ». Il y a de multiples raisons qui peuvent justifier cette stratégie, la principale étant que la réinformation et les réseaux sociaux sont le dernier barrage entre nos compatriotes et le réel. C'est exactement l'état d'esprit que nous exaltions il y a quelques mois : « disparaître en pleine lumière ».



Cependant, cher Daniel, si se communautariser, éventuellement s'expatrier, s’épanouir et bâtir un foyer, sont une base essentielle et existentielle qui devrait être naturelle mais ne l'est malheureusement plus ; nous en convenons et nous en parlions ailleurs –, et que cette « base » répond au « Que Faire ? » interne à votre organisation, le fait qu'un groupe militant se communautarise, ce qui est respectable, ne répond pas au « Que Faire ? » de l'opposition nationale au globalisme ; là où le combat commence.



Vous ne pourrez pas aller plus loin, exister et durer, sans développer une « Littérature de combat » – essai politique ; doctrine ; art et culture ; traditionalisme ; signifier ses références ; etc – propre à votre mouvement. Les réseaux sociaux et les vidéos sont quelques choses d'éphémères, le « développement personnel » un gadget, vous devez vous inscrire dans l'histoire – politique et des idées –, vous mettre au service d'un Ordre : d'une grande Orientation. Pour que les Braves soient là dans 100 ans. Il faut voir à long terme. Le monde n'a pas changé à ce point que nous pouvons faire l'économie d'une doctrine et d'une discipline de Parti.



Le combat est plus que jamais idéologique, politique, doctrinal, philosophique, l'ennemi est aussi intérieur, et c'est cet ennemi que nous avons sur notre route. Par exemple, synthétiser les nombreux développements que Daniel et son équipe produisent dans leurs vidéos depuis des années sous forme d'essais doctrinaux et critiques, pour mettre de l'ordre dans vos idées, serait une œuvre fondatrice pour les Braves et les nouvelles générations qui ; et c'est normal, manquent parfois de repères et de références pour se situer et se former. Aussi à titre de comparaison avec les œuvres métapolitiques de telle ou telle famille non-conforme. Nous ne pouvons pas exister que dans une dimension du combat. Nous n'allons pas « réinformer » et « troller » jusqu'au siècle prochain sous couvert d'une « métapolitique » qui n'est au service que d'elle-même. C'est la dissidence qui vous a mit dans la tête (et celle du « camp national ») qu'il était impossible de créer un Parti et de faire de la Politique. Parti et Politique, avec un grand « P ». La censure actuelle et l'impasse du RN prouvent que nous avons perdu du temps pour nous constituer en Parti à force d'écouter les complotistes. Ils peuvent censurer des chaînes YouTube, ils ne peuvent pas censurer un parti politique avec un certain nombre d'adhérent. L’hypothèse d’un duel Macron - Le Pen en 2022 est rejeté par 80% des Français.



Nous ne parlons pas de gagner les élections présidentielles, de prendre le pouvoir par les urnes, en tout cas pas dans l'immédiat, nous parlons, pour commencer, d'exister et d'aller au contact, de nous représenter puisque personne ne veut nous représenter. Cela prend des années à enraciner un Parti dans le paysage métapolitique et politique ; qui est peut-être une entité tout à fait formel dans un premier temps, mais qui doit être prêt dans 7 ans, comme il aurait pu l'être pour 2022 si nous l'avions fondé il y a 5 ans sur une ligne « Troisième voie européenne ». La Dissidence ne veut pas que vous fassiez de la politique parce que vous dépenseriez toute votre énergie et votre argent dans cet effort, vous n'auriez plus de temps et les moyens d'entretenir la dissidence et la réinfosphère. La métapolitique ça n'est pas cela, ça ne se limite pas à une stratégie médiatique et du commentaire d’actualité dont il est impossible de quantifier l'influence et les résultats objectifs sinon lesquels ?

 

La dissidence et le camp souverainiste sont, dans cette situation d'empêchement et de blocage, les meilleurs alliés du système politico-médiatique pour 2022, 2027, 2032 puisqu'ils neutralisent l'opposition sur la question identitaire et européenne, et que, dans les faits, cette neutralisation c'est le vote RN ou l'abstention, autrement dit le statu-quo.



Affirmer qu'il est impossible de faire monter ou de créer un nouveau Parti avant même d'avoir concentrer toutes nos forces dans cette entreprise, sans prendre en compte que la situation a changé depuis le début de l'aventure dissidente et évolue très vite, dit tout ce que la dissidence, la réinfosphère et l'opposition pensent d'elles-mêmes. Échanger MLP pour un autre souverainiste ne sert à rien. Qui ? Zemmour ? Ça serait vraiment la blague du siècle. Ça n'est pas une histoire d'alliance ou de casting.

 

Les dissidents nous parlent de stratégie du chaos des élites mondialistes, et que les identitaires appelleraient subversivement à la guerre civile raciale par le seul fait de respirer, mais qu'est-ce que le frexit dans le contexte actuel si ça n'est pas le chaos et une guerre civile potentielle ?

 

L'évolution de l'antiracisme en remplacisme, en phase de séparation et de partition, ne doit pas être analysée par rapport à des réactions identitaires inexistantes mais pour ce qu'elle est d'inaction politique de la part de notre camp durant toutes ces années où nous avons eu de multiples occasions de reprendre le contrôle du Parti national ou de créer un Parti dissident. Voilà ce que nous attendions de la part des têtes de réseaux qui préfèrent les salons, conserver leurs rentes métapolitiques, plutôt que de prendre leurs responsabilités politiques et sinon fonder un Parti, créer les conditions qui permette de débattre, qui nous permette de nous projeter, plutôt que de nous cadenasser au statu quo souverainiste.

 

Le format cybernétique des réseaux sociaux est une ingénierie sociale en soi qui interdit tout débat ; il favorise la surmultiplication des tribus et la fragmentation des oppositions. En réalité, ce qui est aujourd'hui qualifié de « position identitaire » est la position moyenne du camp national d'hier qui s'est brisée en mille morceaux dans l'ère numérique avant de permuter en troisième voie continentale.



Les souverainistes et les nationalistes ne veulent pas être simplement français ou européens, ils veulent être des grands dissidents ou de grands résistants ; de grands féodaux ou de grands monarques. Mais les dissidents russes desquels certains s'inspirent, quand ils ne finissaient pas au goulag, ont fuit le communisme dans l'idée de refaire un jour la Grande Russie des Tsars ou une projection « impériale et russe » équivalente et justifiée, ils ne sont pas restés dans leur pré-carré russo-russe pour critiquer confortablement le pouvoir en place en jouant le jeu d'une opposition nécessaire au bon fonctionnement du soviétisme  : presque vingt ans de Dissidence et de forte tendance souveraino-souverainiste pour très peu d'influence métapolitique et de résultat politique, nous le rappelons. Les néo-souverainistes – les autres néo-conservateurs – le comprennent très bien et maîtrisent cette situation de statu quo au sein de l'opposition à leur avantage et qui reste une rente, comme MLP à la tête du Parti national.



Les dissidents sont des trotskystes fondamentaux, des trotskystes de droite ou infiltrés à Droite. Ils sont à l'origine de la stratégie subversive de la dédiabolisation adoptée par le Front National tandis que, parallèlement, ils appliquaient une stratégie inverse de radicalisation de la « fachosphère » sur des sujets périphériques ou repoussoirs qui à tout de même créer des profils sectaires et destructeurs. De telle sorte, ils pouvaient souffler le chaud et le froid selon leurs intérêts du moment. Alain Soral jouait de cette double injonction contradictoire avec une certaine virtuosité, d'un côté, il attribuait à sa ligne la progression du Front National, de l'autre, il fustigeait les positions molles, pas assez ceci ou trop cela de Marine Le Pen : c'est parce qu'il n'y a pas assez de « gauche du travail et droite des valeurs », en germe dans le « ni gauche ni droite », que ça ne fonctionne pas... Les souverainistes ne sont pas conservateurs, se sont des recycleurs, des réformateurs, des réificateurs, mais aucun cas des révolutionnaires au sens de « Révolution conservatrice », ou des dissidents au sens de la dissidence russe devenue avant-garde eurasiste.



La possibilité que la reconstruction doctrinale et politique n'ai jamais lieu est désespérante, c'est fait pour. Tandis que la Dissidence est fondée sur un essai : « Comprendre l'empire » ; l'Eurasisme est fondée sur une œuvre dont vous n'imaginez pas la portée métapolitique et l'actualité souterraine.



Une Littérature de Combat dont la « Nouvelle Droite » est, d'une certaine façon, hostile ; même si elle-même s'appuie sur ce qui est sans doute la plus belle littérature politique dont Alain de Benoist et d'autres ont fait un champ d'étude universitaire – avec des revues comme « Nouvel école » ou « Krisis » –, car le problème n'est pas la qualité intellectuelle de ces travaux, mais le fait que la « Troisième voie » n'a pas la volonté d'en retirer une doctrine et de revenir aux bases de leur militantisme révolutionnaire pour laisser un dernier message aux militants.



L'antisionisme militarisé du Hezbollah ; un antisionisme non-aligné qui a des intérêts qui lui sont propres et qui ne sont pas les mêmes que les nôtres peu importe le respect diplomatique qui est du à l'Iran, a donné ses lettres de noblesses métapolitiques à la Dissidence dont le tiersmondisme et le tropisme chiite qui vient surtout d'un vieux antisémitisme de gauche hérité du communisme et de vieilles convergences de luttes transversales. Une « convergence des luttes internationalistes » qui s'est raccrochée à un « orientalisme » – que nous pourrions préciser de mauvaise lecture de Guénon – et à l'idée d'un front de la Foi syncrétique, antitraditionaliste, soumis... De toutes façons, les réseaux antisionistes n'ont pas fait de vagues mais ont vite comprit l'imposture de la Dissidence. Ce qui était dans l'ère du temps quand Dieudonné et Soral l'ont saisit était un dialogue qui était déjà en train de se terminer plus le vivre ensemble cédait au vivre à côté. Plutôt que se différencier du souverainisme, les nationalistes trouvent subtils de différencier « nationalisme » et « racialisme » – sur la base existante de l’assimilationnisme et de l'antiracisme de droite ; rejetés par les racialistes – pour maintenir la fiction d'un nationalisme fort et indépendant, et continuer de bercer les militants nationalistes dans l'illusion révolutionnaire de la « réconciliation nationale » et des surenchères antiracistes.



Le racisme n'existe pas : point.



Ce qui existe ce sont les races, les ethnies, les rapports de force, la préférence, la distinction, la discrimination, la violence, l'intuition. Mais « racisme » ne veut plus rien dire. Les terminologies de racisme et d'antiracisme sont hors-contexte. Valider le fait raciste c'est valider le mythe du racisme systémique. Ce qui est assez étrange de la part de nombreux catholiques, nationalistes et souverainistes c'est qu'ils valident la théorie du racisme antiblanc mais disent que les identitaires ont des « obsessions raciales » parce qu'ils disent que les races existent. Il y a dissonance cognitive entre mythe du racisme systémique et théorie du racisme antiblanc, un racisme systémique des non-blancs envers les blancs. Il n'y a ni racisme systémique, ni racisme antiblanc, il y a des rapports de force entre les castes, les classes, les ethnies, les races, les civilisations, les puissances. Des rapports de force objectifs que l'on explique pas par le Racisme mais par la géopolitique du globalisme – libre-échangisme, droitdelhommisme, progressisme et toute la panoplie.



La Droite, tant qu'elle valide la définition systémique du Racisme ne peut que perdre. L'ethnomasochisme – la haine de soi – semble être un sentiment profond que l'on peut déguiser en nationalisme ardant ou en souverainisme perdant/perdant, peut-être même en chancelier allemand...

 

Peut-être les nationalistes pensent-ils que le moment identitaire – le fascisme masqué – viendra après le moment populiste progressiste et athée ? Ça n'est pas une critique mais un constat et une question. « Peut-être » n'est jamais sûr, c'est l'apprenti sorcier du « en même temps » – du ni l'un ni l'autre – que le « ni gauche ni droite » a précédé et nourrit... L'agenda souverainiste est dix en retard sur son dédoublement métahistorique en révolution européenne, la Troisième voie n'a pas prit la suite d'un Grand Gaullisme qui lui était destiné car cela fait longtemps qu'elle ne lit plus ses « prophètes » et ne prend plus sa littérature de combat au sérieux.



***



« Nous avons tout voulu,

nous avons tout tenté.

Et pourquoi donc le pouvoir humain

n’est-il pas aussi infini que le désir ?

C’est ainsi que finit le rêve de Fiume.

NON DVCOR, DVCO !

crions-nous encore,

pour nous souvenir et pour agir ! » Gabriele D'Annuzio



Nous avions prévu ce moment du dédoublement du néo-souverainisme en expliquant que la dissidence et l'opposition nationale, sous influence de la métapolitique de la réinformation, céderaient leur place à un néo-souverainisme lévogyre représenté par un axe idéologico-médiatique Michéa/Chouard/Sapir/Todd/Onfray/de Benoist/ ? et qui serait arbitré par une dialectique Soral/Zemmour comme nous l'avons expliqué ; il nous restait une inconnue « conservatrice » et « catholique », évidente, mais que nous n'avions pas vue : ce fut de Villiers ; le fou du Puy. La création du « Front Populaire » sous l'impulsion de Michel Onfray et rejoint par de Benoist met une espèce de point final à nos travaux...



Rejouer l'alliance sordide du Souverainisme de gauche et du Souverainisme de droite ; avec un souverainisme plus à gauche et marxiste qu'il n'est souverainiste, et un souverainisme conservateur et libéral sans débat à Droite, va donner la triple défaite du souverainisme, de l'opposition nationale et de la troisième voie... Précisément parce que cette nouvelle expérience renie toute l'aventure dissidente, tercériste, identitaire, EUROPENNE qui entendait transcender cet échec, pas le reproduire, ou le laisser se reproduire.



E&R est le Terra Nova de l'opposition nationale sous influence du « néo-souverainisme », idéologie objective de la Dissidence entre marxisme, nationalisme et complotisme. Tout ce que nous combattons.



Soral sort de temps en temps des petites blagues franchouillardes aux accents volontairement racistes pour faire frissonner son auditoire et faire passer la réduction nationale-sioniste auprès des nationalistes qui pensent que le cheval de Troie souverainiste transporte un fascisme radical. C'est la stratégie de la dédiabolisation appliquée à l'opposition nationale ; faire baisser les standards du nationalisme et de la Droite. Dire identitaire pour dire indigéniste et dire racialisme pour dire antiracisme n'est pas une maladresse, c'est une subversion qui vise la camp national et les identitaires. Les nationalistes et les identitaires ne réagissent pas aux subversions souverainistes dans des articles ou des vidéos – en dehors de Daniel Conversano et de Thomas Ferrier qui font régulièrement cette critique métapolitique de leur point de vue respectif –, nous ne savons pas si nos camarades détectent pas cette subversion, ou s'ils ne sont pas décidés à écrire un article, à exister à travers une littérature métapolitique nationaliste inexistante, qui se repose sur ses Lauriers. Des essais politiques qui prennent le temps de revenir sur ce genre de choses à partir de la doctrine nationaliste, qui laissent une trace « écrite » des multiples manipulations idéologiques et doctrinales des complotistes, des dissidents et des souverainistes qui dénaturent un combat de 75 ans. Depuis 7 ans, nous avons commencé cette critique, les nationalistes n'ont pas écrit une seule ligne. Nous ne sommes pas nationalistes, ni « identitaires » au sens où nous nous sentons obligés de prendre des positions extrêmes et des postures virilistes. Mais nous faisons cette exercice comme nous le pouvons et à notre échelle de militant anti-globaliste, pour le moins nous essayons.



Nous sommes conscients que les nationalistes et les identitaires ne nous relayerons pas, à défaut de faire le travail, ou ne serait-ce que par camaraderie et échange de bons procédés, premièrement parce qu'ils ne lisent pas ou ne lisent que des gens avec qui ils sont d'accord, deuxièmement, ils n'écrivent pas ou peu, troisièmement, ils sont vites gênés aux entournures si vous ne dites pas les choses qu'ils ne disent pas, ou que vous ne dites pas les choses exactement comme ils voudraient que vous les disiez.



Voilà où mène les méthodes matérialistes décorrélées de la Tradition et de la méthode scientifique, où mène le complotisme sous faux-drapeaux « blanc, chrétien, conservateur », où mène les postures catholiques, souverainistes et dissidentes de l'opposition nationale : tout droit à la dérision, à la subversion et à la contre-initiation.

 

Vous êtes sous-contrôle mental de la dissidence. Vous avez changé de système politico-médiatique pour un « autre mainstream », celui de la réinfosphère.

 

L'horizon est de sortir des matrices de la postmodernité, pas de créer une matrice moins mensongère, davantage réaliste ou plus confortable.

 

***

 

Quoiqu'il en soit et pour conclure, les forces souverainistes sont actuellement en incapacité de s'entendre et de travailler entre-elles pour se rassembler autour d'un programme et former un Parti.



La nécessité d'un débat doctrinal et stratégique refait surface à l'occasion du cassus belli entre le consensus patriote et souverainiste et l'alternative identitaire et européaniste.



C'est schématique, mais c'est le seul clivage objectif au sein de l'opposition nationale au globalisme, on se reconnaît forcément plus dans l'une que dans l'autre. Il n'y a pas de débat ou un clivage qui serait décisif entre nationalisme et souverainisme, par exemple.



Ce que nous pensons de l' « alliance des souverainistes » ? Les intellectuels de « nos milieux » comprennent que le débat doctrinal entre souverainisme et européanisme mène à la remise en question de leur métapolitique, qui mène à la question du complotisme et à la question raciale. Ils ne veulent pas de ce débat. Un bilan, c'est aussi le moment où on rend des comptes...

 

Des intellectuels, des librairies et des maisons d'éditions de Droite qui, bizarrement, ne sont pas pressés de faire traduire les auteurs anglo-saxons sur lesquels s'appuie, en partie, la nouvelle école du « réalisme raciale », premièrement pour rendre accessible ces travaux parfois controversés et polémiques mais qui sont au centre du débat entre souverainisme et européanisme, ensuite pour en faire la critique, pour compléter leurs travaux, ou encore pour expliquer Black Lives Matter autrement que par des théories franco-françaises entre science-sociale et complotisme.



Qui veut comprendre de quoi cette ingénierie cybernétique psychosociale est le nom ne peut que s’interroger sur le rôle de la réinfosphère et de la dissidence dans ce Grand Jeu. C'est aujourd'hui le minimum syndical pour qui se prétend penseur, intellectuel ou philosophe. Avez-vous déjà vu la dissidence, la réinfosphère, le camp souverainiste se remettre en question et s'interroger sur leur propre rôle ? Non.



Les dissidents, les résistants, les souverainistes, une majorité de catholiques, valident le principe égalitariste et, par extension, le mythe du racisme systémique. « Théorie de la libération, Pachamama et souverainisme français ». Très bon titre de livre, nous demanderons à Charlotte d'Ornelas d'en rédiger la préface.

 

Avez-vous déjà les créateurs de contenu, influenceurs et tête de réseau parler ou faire fréquemment référence à des auteurs traditionalistes, des penseurs européens ou à la Littérature eurasiste de combat ? Parlent-ils de Léon Bloy, d'Antonin Artaud, de Jean Parvulesco, de Jean Thiriard, de Jean Mabire, de Eugène-Melchior de Vogüé, de Dominique de Roux, d'Edgar Alan Poe, d'Ezra Pound, de Raymond Abellio dans leurs articles et vidéos ? Non. Jamais. Ou à de très rares occasions, circonstancielles et inconsistantes, par pur hasard.



L'idée de « Tradition » et de « traditionalisme » , de l'Art et de l'esthétique, sont totalement éclipsés de la littérature ou des chroniques néo-souverainistes. Une métapolitique d'escargots de Bourgogne. Parce que si les dissidents et les souverainistes évoquaient ces auteurs magnifiques et flamboyant, à l'image d'Arthur Rimbaud, aux militants, il n'y aurait plus de dissidence et de souverainisme. Si après avoir lu Guénon, Evola, Douguine ou Faye, vous rester « marxiste », « souverainiste », « complotiste », nous affirmons que vous n'avez pas comprit ces lectures et les bases de la méthodologie traditionaliste, que nous nous devons d'appliquées à la métapolitique. Le débat ne se situe et ne se résume donc pas à la question de l'union des droites ou à l'alliance des souverainistes : au nom de quelle doctrine ?



On peut allier des partis, on ne peut pas allier des stratégies. Il n'y a pas de partis révolutionnaires de Droite, il y a différentes stratégies souverainistes ; dont les différences sont cosmétiques et inessentielles, incarnées par des partis à droite sur l’échiquier politique actuel mais certainement pas à Droite par filiation, héritage, radicalité ou projection doctrinales, autrement dit, des tendances souverainistes « ni gauche ni droite » qui vont saboter toute tentative de débat à Droite avec leur « alliance des souverainistes » pendant dix ans encore, et qui vont perdre, parce qu'ils n'ont pas comprit l'essence identitaire et profondément européenne du populisme.

 

Les identitaires seraient les idiots utiles du mondialisme d'après la dissidence. Des « idiots » que l'opposition nationale des multitudes patriotes hyperconnectées ne consulte visiblement pas dans ce débat souveraino-souverainiste à sens unique. Les identitaires et penseurs européens qui remettent constamment leurs analyses en question et leur métapolitique en jeu. D'ailleurs, nous remarquons que de plus en plus de nationalistes et d'identitaires rejoignent la critique de la réinformation que nous développons depuis des années.

 

Le combat idéologique - et sa pseudo-hiérarchie qui se mesurerait au nombre de nos ennemis à l'échelle de leur nuisance réelle ; lieu commun mais foutaise intégrale dans notre situation métapolitique de non-débat et de stagnation, d'autant plus quand on connaît les penchants nihilistes de la dissidence vocifératrice shootée au complotisme à haute dose - ne devrait en aucun cas empêcher un débat doctrinal pour un renouvellement de doctrine qui apparaît plus que nécessaire. Nous ne sommes d'immenses lecteurs qui savons tout. Mais qui a lu quelques auteurs européens, assimilables à la pensée traditionaliste, comprend dans sa chaire de militant que ce « renouvellement de doctrine » est primordial. Cet interdit, du débat et de la constitution en Parti, est justifié sous des prétextes d'unité, d'alliance, ou d'union des droites inopérantes... Le souverainisme sera le tombeau de la France.



En théorie et d'un point du point de la Tradition française, il n'y a qu'une seule Droite légitime et un seul régime pour gouverner intérieurement la France. Et il est possible, et sans doute même souhaitable, d'articuler France monarchique et Europe impériale. La tâche incombe à ses héritiers de se renouveler et d'articuler leur doctrine pour s'imposer à Droite, se projeter dans une géopolitique qui sera multipolaire ou globaliste.

 



FIUME O MORTE !



« Le temps de la dissidence intégrale est venu pour les sujets du roi. L’impératif ultime des sujets conscients d’eux-mêmes, de leur roi, de leurs aïeux, de la terre et de la divinité se trouve dans l’intransigeance tranquille. Intransigeance tenace et inflexible sur les principes bons et les dynamiques bonnes, mais une miséricorde grande et une tolérance tendre envers l’accessoire ; là est le secret pour inverser la vapeur, et rendre le bien contagieux, sans plus que la perversion ne gagne comme une maladie. Il ne faut pas croire que nous soyons des purs, ni des parfaits ; au contraire, justement parce que nous connaissons nos faiblesses et avons conscience des limites de la condition humaine, il est possible de reconnaître les fautes comme des fautes, les erreurs comme des erreurs, mais aussi la vérité comme la vérité et la justice comme la justice. Nous pouvons trébucher, chuter, parfois avec douleur, mais peu importe : tant que nous savons nous relever, et continuer à marcher sur le bon chemin, vers là-bas, chaque pas fait sur le chemin est un pas gagné pour nos successeurs, aussi petit soit-il. Tout ce qui compte est de tenir ferme en toute intransigeance face aux contraintes qui chercheraient à nous faire reculer sur le chemin, et cela sans violence, sans vengeance et sans lynchage, autant de principes révolutionnaires qui sont en eux-mêmes des pas en arrière sur le chemin royal. » Paul-Raymond du Lac, Haut les cœurs ! Manifeste pour la restauration royale

 


 

cernunnos.jpg

 

Vive le Roy!

 

Laurent Brunet pour La Roche-qui-tourne

15/08/2020

Les larmes de Marie (Léon Bloy - Le symbolisme de l'apparition)

Léon Bloy, Le symbolisme de l'apparition, Troisième partie : Les larmes de Marie, pp. 191-193, aux éditions Rivages poche/Petite Bibliothèque

 

symbolisme.jpg

 

Je reviens à ces larmes de Marie, dont j'ai déjà dit quelque chose, et par lesquelles je dois finir.

 

Ces larmes précèdent, accompagnent et suivent le Discours. Elles en sont le plus éloquent commentaires et la plus vivante poésie. Les Larmes de la Mère des Douleurs remplissent l’Écriture et débordent sur tous les siècles. Toutes les mères, toutes les veuves, toutes les vierges, qui pleurent n'ajoutent rien à cette effusion surabondante qui suffirait pour laver les cœurs de dix mille mondes désespérés. Tous les blessés, tous les dénués et tous les opprimés, toute cette procession douloureuse qui encombre les atroces chemins de la vie, tiennent à l'aise dans les plis traînants du manteau d'azur de Notre-Dame des Sept Douleurs . Toutes les fois que quelqu'un éclate en pleurs, dans le milieu de la foule ou dans la solitude, c'est elle-même qui pleure, parce que toutes les larmes lui appartiennent en sa qualité d'Impératrice de la Béatitude et de l'Amour. Les Larmes de Marie sont le Sang même de Jésus-Christ, répandu d'une autre manière, comme sa Compassion fut une sorte de crucifiement intérieur pour l'Humanité sainte de Son Fils. Les Larmes de Marie et le Sang de Jésus sont la double effusion d'un même cœur et l'on peut dire que la Compassion de la Sainte Vierge était la Passion sous sa forme la plus terrible. C'est ce qu'expriment ces paroles adressées à Sainte Brigitte : «  L'affliction du Christ était mon affliction parce que son cœur était mon cœur ; car comme Adam et Eve ont vendu le monde pour une seule pomme, mon Fils et moi, nous avons racheté le monde avec un seul Cœur. »

 

(...) Les Larmes de la Sainte Vierge ne sont mentionnées dans l’Évangile qu'une seule fois, lorsqu'elle prononce sa quatrième Parole, après avoir retrouvé Son Fils.

Un geste de Dieu par les Francs (Léon Bloy - L’Âme de Napoléon)

Léon Bloy, L’Âme de Napoléon, introduction, pp. 30-32, éditions Tel Gallimard

 

napoléon.jpg

Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard par Jacques-Louis David (musée du château de Malmaison)

 

III

 

Il est vrai que le monde n'est pas difficile à étonner. Il est si médiocre et si bas, cet apanage de Satan, qu'un semblant de force ou de grandeur suffit ordinairement. On l'a beaucoup vu de nos jours où des politiciens et des écrivais, capables tout au plus de piquer des bœufs ou des assiettes, ont pu faire admirer par des multitudes.

 

Napoléon doué de force et de grandeur plus qu'aucun homme ne l'avait jamais été, dut lui-même s'étonner beaucoup plus que tous ceux qu'il éblouissait. Aborigène d'une région spirituelle inconnue, étranger de naissance et de carrière en quelques pays que ce fût, il s'étonna réellement toute sa vie, comme Gulliver à Lilliput, de l'excessive infériorité des contemporains, et ses dernières paroles recueilles à Saint-Hélène prouvent que cet étonnement, devenu un parfait mépris, fut emporté par lui dans la tombe et devant le tribunal de son Juge.

 

Qu'était-il donc venu faire en cette France du XVIIIe siècle qui ne le prévoyait certes pas et l'attendait moins encore ? Rien d'autre que ceci : Un geste de Dieu par les Francs, pour que les hommes de toute la terre n'oubliassent pas qu'il y a vraiment un Dieu et qu'il doit venir comme un larron, à l'heure qu'on ne sait pas, en compagnie d'un Étonnement définitif qui procurera l'exinanition de l'univers. Il convenait sans doute que ce geste fût accompli par un homme qui croyait à peine en Dieu et ne connaissait pas ses Commandements. N'ayant pas l'investiture d'un Patriarche ni d'un Prophète, il importait qu'il fût inconscient de sa Mission, autant qu'une tempête ou un tremblement de terre, au point de pouvoir être assimilé par ses ennemis à un Antéchrist ou à un démon. Il fallait surtout et avant tout que, par lui, fût consommée la Révolution française, l'irréparable ruine de l'Ancien monde. Évidement, Dieu n'en voulait plus de cet ancien monde. Il voulait des choses nouvelles et il fallait un Napoléon pour les instaurer. Exode qui coûta la vie à des millions d'hommes.

 

J'ai beaucoup étudié cette histoire. Je l'ai étudiée en priant, en pleurant de joie ou de peine, bien souvent, me demandant, combien de fois ! Si ce n'était pas insensé de la liure dans des vues humaines, comme on peut lire l'histoire de Cromwell ou de Frédéric le Grand, les seuls chefs, je pense, qui puissent être supposés, depuis Annibal ou depuis César, dans un voisinage quelconque de Napoléon, et j'ai fini par sentir que j'étais en présence d'un des mystères les plus redoutables de l'Histoire.

 

IV

 

Un jeune homme vient qui ne se connaît pas lui-même et qui doit se croire infiniment éloigné d'une mission surnaturelle – si toutefois l'idée d'une telle mission peut tomber dans son esprit. Il a le sens de la guerre et ambitionne une situation militaire. Après beaucoup de misères et d'humiliations, on lui donne une pauvre armée et, tout de suite, se révèle en lui le plus audacieux, le plus infaillible des capitaines. Le miracle commence et ne finit plus.

 

L'Europe qui n'avait jamais rien vu de pareil se met à trembler. Ce soldat devient le Maître. Il devient l'Empereur des Français, puis l'Empereur d'Occident – l'EMPEREUR, simplement et absolument pour toute la durée des siècles. Il est obéi par six cent mille guerriers qu'on ne peut pas vaincre et qui l'adorent. Il fait ce qu'il veut, renouvelle comme il lui plaît la face de la terre. A Erfurt, à Dresde surtout, il a l'air d'un Dieu. Les potentats lui lèchent les pieds. Il a éteint le soleil de Louis XIV, il a épousé la plus haute fille du monde ; L'Allemagne sourcilleuse et parcheminée n'a pas assez de cloches, de canons ou de fanfares pour honorer ce Xerxès qui se souvient avec orgueil d'avoir été sous-lieutenant d'artillerie, vingt-cinq ans auparavant, de n'avoir possédé ni sou ni maille et qui traîne maintenant vingt peuples à la conquête de l'Orient.

 

Une saison s'écoule et voici « le froid Aquilon qui dévore les montagnes, sicut igne », dit l'Ecclésiastique. Le sous-lieutenant de 1785 s'en retourne à pied dans la neige, appuyé sur un bâton, suivit de quelques agonisants. Mais il n’est vaincu que par le ciel, ne devant pas encore être vaincu par les hommes.

 

Dieu aime ce superbe et l'afflige par amour, sans vouloir tout à fait l'abattre. Dieu a regardé dans les sang liquide des carnages et ce miroir qui a renvoyé la face de Napoléon. Il l'aime comme sa propre image ; il chérit ce Violent comme il chérit ses Apôtres, ses Martyrs, ses Confesseurs les plus doux ; il le caresse tendrement de ses puissantes mains, tel qu'un maître impérieux caressant une vierge farouche qui refuserait de se dévêtir. Il le dépouillera certainement à la fin et d'une manière si complète que les rois seront occupés, trente ou quarante ans, à se disputer ses lambeaux. Mais il ne veut pas que ce soit du premier coup. Il s'y reprendra même à trois fois. 1813, 1814, 1815, trois Épiphanies de douleur !

 

La première, et non pas la moins terrible, est ce qui ressemble le plus au déluge du Ve siècle. Les colossales armées de Coalition suprême renouvellent assez bien les Huns, les Sarmates, les Suèves, les Alains, les Saxons, les Goths et les Vandales de la Punition de Rome. Toute cette chiennaille barbare est aux flancs du Lion mutilé, mais invaincu. Il se retire en rugissant de douleur et d'orgueil, et revient en France où il fait combattre un contre dix, des enfants transformés par lui en légionnaire. L'Olympe ou le Wallalah de dieux imbéciles tremble derechef. Trahi enfin des lieutenants qu'il avaitconçus et enfantés, on le relègue dans l'île dérisoire de Sancho Pança. Tout semblait fini. Un vieillard fratricide et libertin essayait de manger la France avec ses gencives. L’Invincible reparaît une dernière fois, combien prodigieux !

 

Le Royaume de Jésus-Christ et de sa Mère épuisée de sang, perclus de douleurs, se précipite aussitôt vers lui en poussant des cris d'allégresse. C'est 1825, hélas ! Et Waterloo ! On se bat comme des anges au désespoir. On se bat contre toute l'Histoire, on se bat contre soixante siècles. C'est le désastre, et Jeanne d'Arc pleur sur tous les chemins. Napoléon qui apportait la victoire est forcé de la cacher dans les buissons de la déroute, ne voulant être vaincu que par lui-même. Incompréhensiblement il abdique une seconde fois, dégoûté de tout, et finit à Sainte-Hélène au milieu des rats et des scorpions d'Angleterre...