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14/10/2021

De l'Occidentalisme – L'avenir de l'Europe à l'horizon de la Singularité technologique (Première partie)

De l'Occidentalisme – L'avenir de l'Europe à l'horizon de la Singularité technologique et autres digressions autour du communautarisme, du racisme et de l'antiracisme (Première partie)

 

Remise en ligne des prises de notes brutes et brouillon de notre essai « De l'Occidentalisme – Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Souverainistes et aux Gilets Jaunes ». Essai écrit entre 2018 et 2019.

 

Dans cet essai nous essayerons de distinguer Occidentalisme, Européanisme et Eurasisme. Une distinction qui apparaîtra trop subtile pour certains, inutile ou sans importance pour d'autres. Nous pensons, au contraire, que cette distinction est fondamentale pour toutes les droites qui cherchent une « nouvelle voie ».

 

Nous essayerons donc de démontrer, sur base des grands principes pérennes des doctrines traditionalistes et nonconformistes, que l'idée d'Européanisme – nationalisme européen, troisième voie, révolution conservatrice – est fondamentalement plus proche de la philosophie-politique eurasiste qu'elle ne l'est de la « nouvelle idéologie occidentaliste » – droite alternative, grande géopolitique occidentale, monde blanc – qui s'attribue les qualités classiques et traditionnelles de l'européisme européen et les traits d'une « nouvelle révolution conservatrice » mais qui, selon nous, n'est ni l'un ni l'autre du point de vue de la culture politique de Droite ; de la plus grande Droite.

 

L'Occidentalisme est, selon nous, une révolution – ou, plus précisément, une réaction – post-conservatrice interne au globalisme matérialiste incarné par l'hyperpuissance des États-Unis. Une réaction au même titre que le gauchisme réagit au wokisme, au racialisme de gauche ou encore à l'islamo-gauchisme – stade final de l'antiracisme et de l'égalitarisme. C'est le même mouvement de transgression et subversion progressistes internes au Libéralisme triomphant. C'est le « moment conservateur » de la phase descendante des vieilles lunes progressistes. « Transgression » parce que ces formes conservatrices du progressisme, autant à gauche qu'à droite, transgresse certains de ses propres dogmes pour sauver le progressisme de lui-même, et « subversion » parce que le conservatisme à son état pure et non-révolutionnaire est toujours une subversion quand il pénètre la Droite révolutionnaire.

 

En effet, les excès du puritanisme et du complotisme au sein des groupes dissidents et réactionnaires ont provoqué un mouvement de réaction progressiste à Droite au même titre qu'ils ont provoqué un mouvement réactionnaire au sein de la Gauche.

 

Cependant, l'Occidentalisme se distingue nettement de la Gauche sur les thèmes de l'immigration de remplacement et, par extension, de l'existence des races humaines. Ce qui est une différence majeure mais insuffisante pour constituer une opposition au globalisme et former, à terme, une philosophie-politique de type « révolutionnaire » ou « archéofuturiste » puisque d'un point de vue idéologique et des principes fondamentaux, on ne peut décorréler à l'envie les idées de « révolution conservatrice » ou d' « archéofuturisme » de l'idée primordiale de Tradition ni d'une certaine « Littérature de combat » qui sont, par principe, contre le matérialisme, le libéralisme et le progressisme, autrement dit contre le globalisme, ce qui se traduit géopolitiquement par la préparation à la confrontation finale des forces européennes engagées contre le monde unipolaire et hégémonique de l'empire étasunien du non-être. Tandis que le néo-occidentalisme, sous l'effet du trumpisme – notes 2021 : et aujourd'hui de l'excitation électoraliste autour de la possible candidature d'Eric Zemmour pour les présidentielles –, voit dans les États-Unis, l'Occident et le Monde blanc – une géopolitique pragmatique d'un « monde occidentale » que les occidentalistes ont peine à définir –, des alliés de fait sous les traits biologiques de la « race » au sens quasi épidermique du terme.

 

L'Occidentalisme se décline donc comme une droite libérale et progressiste réactionnaire, une contre-révolution globaliste. Il nous semble important d’opérer cette distinction entre Occidentalisme et Européanisme qui sont deux propositions différentes que la plupart des intellectuels de Droite, à notre connaissance, ne font pas. Il est évident que ça n'est pas à nous autres ; cœurs sauvages de l'Empire, d’opérer cette distinction et de faire ce travail, mais nous allons essayer de le faire puisque personne de notre combat ne s'y attelle espérant sans doute une union hypothétique des droites autant libérales que révolutionnaires.

 

La « Droite alternative », à la suite du néo-conservatisme, est un « post-conservatisme » et un « alter-globalisme » qui, par défaut d'une vision transcendantale de la géopolitique, va à l'encontre de l'idée traditionnelle et traditionaliste de « Révolution conservatrice » qu'embrassent Européanisme et Eurasisme sur la base d'un axe Paris-Berlin-Moscou et d'une géopolitique résolument multipolaire. La Droite alternative anime une géopolitique multilatéraliste occidentaliste qu'il faut distinguer de la géopolitique multipolaire eurasiste.

 

Voilà, pour résumer, l'essentiel de notre propos que nous essayerons de contextualiser, d'introduire et d’appliquer au « camp national » ; aux droites cybernétiques de l'internet et des réseaux sociaux francophones militants, notamment en essayant de synthétiser l'histoire métapolitique de la « Nouvelle Droite » et le mouvement lévogyre des droites contestataires, un mouvement impulsé par la « Dissidence ». Nous notons que dés 2018 nous avions prévu que le concept absolu « Eric Zemmour » deviendrait le nouveau champion de la Droite par défaut.

 

Les réflexions que nous formulons en réponses ; ou compléments, se basent sur les nombreuses productions et interventions « néo-occidentalistes » dont celles des « Braves » et de Daniel Conversano que nous n'allons pas systématiquement citées – nous vous renvoyons donc à différentes émissions et articles occidentalistes via des hyperliens –, notre essai étant suffisamment dense. Nous comptons donc sur l’intelligence et la bonne foi des occidentalistes pour entendre notre critique positive de l'Occidentalisme.

 

(Nous en profiterons pour signaler à nos lecteurs que nous avons rencontré des problèmes informatiques, que nous avons perdu de nombreuses corrections et de remises-en-forme autour de nos derniers essais et des plus anciens, ce qui constituait une somme de travail considérable. Aussi, le confinement nous a mit dans une situation sociale et personnelle difficile. Nous reprenons donc ce travail d'éclaircissement et de réécriture pour votre confort de lecture et remettrons ces textes en ligne dés que possible. Il s'agit d'une trentaine d'essais que nous avons écrit ces dix dernières années.)

 

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1) Introduction

 

Suavelos, Avé, Priviet camarades,

 

« (402) « Es ist heute der Tag des Heils », s'écriait Frédéric II Hohenstaufen à Jérusalem, devant Hermann Von Salza, général de l’ordre Teutonique. Or ce Tag des Heils vient non pas au bout d'une longue, ni même d'une très longue saison de ténèbres, mais bien après la conclusion de celle-ci, quand on ne l'attend déjà plus, quand la « haute promesse » a été oubliée. Sans crier gare, comme si de rien n'était, il arrive un peu avant midi, ce mystérieux Tag des Heils. C'est ainsi que moi-même je l'avais connu, en 1949, à Maribor, sur la frontière autrichienne, sans doute le jour le plus important de ma vie. J'avais réussi à franchir clandestinement le rideau de fer pour pénétrer dans les temps secrètement préconduits de ce qu'allait être mon futur parcours initiatique, mon chemin par dessus les gouffres. » Jean Parvulesco, Un Retour en Colchide, p.25, aux éditions Guy Trédaniel Éditeur

 

Salut Daniel,

 

Je me permets de m'adresser indirectement à vous et aux occidentalistes sous forme d'une « Lettre ouverte » en espérant ne pas commettre de maladresse.

 

Aujourd'hui, tout le monde s'autorise à apostropher n'importe qui pour tout et n'importe quoi et je trouve cela assez insupportable pour ne pas reproduire ce travers. Le format de la « Lettre ouverte » me permet de fournir un effort critique et de le partager avec mes lecteurs.

 

Dans cet esprit, je ne demande pas d'attention particulière, je ne me formaliserai pas si vous n'avez pas le temps de me lire et de me répondre.

 

Il n'est pas question de critiquer les initiatives de votre mouvement au sens où il ne faudrait pas vous suivre, vous soutenir ou vous rejoindre ; c'est une question de sensibilité idéologique et métapolitique.

 

Je vous encourage à poursuivre votre effort collectif ainsi que j'encourage les militants nationalistes à suivre votre mouvement et se joindre à vos activités qui consistent principalement à sortir du virtuel pour se rencontrer dans le réel.

 

En effet, il faut sortir de l’inquiétude et de l'insécurité, de la torpeur, du mortel ennui, il faut vivre ; mourir debout au milieu des ruines.

 

Je ne vois pas de quelle autorité nous dicterions aux militants sur quel critère ils devraient se rencontrer et se communautariser. J'en profite pour vous remercier, vous et votre équipe, pour l'ensemble de votre travail.

 

Cette « Lettre ouverte » est également adressée à l'ensemble des militants qui embrassent la grande lame de fond renaissantiste qui traverse actuellement l'Europe et l'Occident, que nous ressentons et que nous essayons tous d'apprivoiser, de dompter ; de chevaucher.

 

Je vous autorise bien évidement à reproduire cet essai ; à apporter vos corrections et vos critiques.

 

(*Je me permettrai de vous conseiller d'imprimer ce texte, qui est un essai d'une centaine de pages, pour le lire. Je publierai ce texte plus conséquent que prévu en plusieurs parties et supports audio ; n'hésitez pas à le diffuser et répondre au fur et à mesure si vous le souhaitez, merci.)

 

En Avant !

 

Pourquoi l'Eurasisme ?

 

« Chez de nombreux nationalistes et dissidents des nations occidentales, qui comprennent toutefois l’importance de prolonger leur idéal en direction du redressement spirituel et politique de la civilisation européenne, le néo-eurasisme est perçu de plus en plus, nous semble-t-il, comme une doctrine politique, géopolitique, et même métapolitique, intéressant exclusivement la Russie...

 

...L’eurasisme est une Idée que les peuples et les civilisations devront s’approprier en fonction de leur propre vision du monde. Elle est donc l’alpha d’un mouvement créateur singulier et propre à chacun dont l’aboutissement, l’omega, devra se trouver dans un dépassement de limites qu’aujourd’hui nous subissons de par une folie mondialiste. Elle est une force, nous le rappelons, qui nous fera élever l’Idée européenne, et qui, en outre, nous fera réinterpréter à la lumière de notre humanisme originel la présence de la France en Europe et dans le monde.

 

L’eurasisme repose essentiellement sur cette réorientation, et c’est bien la raison pour laquelle il serait injuste de prétendre qu’elle ne saurait intéresser que la civilisation russo-eurasienne. Mais tout est affaire de mots, à condition d’en préciser la définition. » Yohan Sparfell, Quelle interprétation de l'eurasisme, Revue Méthode

 

Comme nous ne nous connaissons pas, nous vous rappelons rapidement notre démarche idéologique, à notre échelle militante, et qui n'est pas exclusivement tournée vers l'eurasisme mais essentiellement concentrée sur une critique positive des idées politiques et du militantisme au XXIème siècle .

 

Pour aller à l'essentiel, nous savons qu'Alexandre Douguine a mauvaise presse dans nos milieux mais l'Eurasisme ne se résume pas à Alexandre Douguine et Alexandre Douguine ne se résume pas à ses traits d'humour entendus comme des provocations par un camp national et identitaire qui ne supporte pas le second degré et manque cruellement d'humour (vous en savez quelque chose).

 

Nous connaissons les extraits cités comme des déclarations de foi par les détracteurs de Douguine et qui tournent dans nos milieux pour discréditer la pensée eurasiste, c'est de bonne guerre, mais nous vous renvoyons à la lecture des passages dont il est question dans le contexte de l’œuvre de Douguine et vous constaterez par vous-même qu'il ne s'agit pas de premier degré, la construction littéraire laisse peu de doutes... Nous comprenons que ces extraits cités de but en blanc peuvent heurter les sensibilités nationalistes et identitaires mais, fondamentalement, Alexandre Douguine n'est pas notre ennemi et ses essais sont autant d'éloges de la frontière ; des plus grandes frontières. C'est le monde unipolaire et le globalisme occidental qui est visé par les eurasistes et non l'Occident en tant que zone géographique et de peuplement.

 

Le conflit ukrainien qui perdure et les positions d'Alexandre Douguine, que nous partageons, ont bien évidement joué un rôle majeur dans le rejet de l'eurasisme par les milieux nationalistes et tercéristes français ; nous pensons que pour entretenir un dialogue il est besoin d'interlocuteurs, fussent-ils des adversaires sur certains terrain idéologique opératif et théâtre d'opération métahistorique. Nous n'ignorons pas les visées impérialistes de la Russie qui n'est plus la Blanche et Sainte Russie des Tsars et des « prophètes » mais la Russie a les mêmes problèmes que l'Europe, notamment sur le plan de sa démographie et la pression de la Chine.

 

L'Eurasisme est notre phare idéologique et métapolitique ; nous nous devons de le justifier, parce que nous pensons et persistons à penser malgré les mauvais temps ukrainiens et le brouillard néo-souverainiste que l'Orientation eurasiste est l'expression idéologique la plus immédiate vers une « révolution conservatrice européenne ».

 

Pour les néophytes, il faudrait alors distinguer deux formes effectives d'Eurasisme, l'eurasisme russe et proactif d'Alexandre Douguine et l'eurasisme européen et « opératif » de Robert Steuckers, aussi, nous pourrions distinguer l'eurasisme mystique et « spéculatif » de Laurent James qui, en quelque sorte, fait le pont entre les deux. Le point commun entre ces trois formes d'eurasisme et entre nos trois protagonistes s'incarne dans le corps littéraire de Jean Parvulesco.

 

Le paysage et le réseau eurasiste francophone se divisent en trois franges :

 

  • Le « canal métahistorique » sous l'égide de l'orthodoxe Constantin Parvulesco ; fils de Jean Parvulesco, et de son fils Stanislas Stanislas 1er, Prince d'Araucanie et du « Royaume littéraire » de Patagonie. Pour appréhender cette filiation inattendue nous vous renvoyons à la lecture du roman de Jean Raspail : « Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie » , dont Laurent James est proche.

     

  • Les « canaux éditoriaux » et de diffusion de la nouvelle ex-droite via Alain de Benoist et Christian Bouchet.

     

  • Et, le plus confidentiel « Eurasisme européen » initié par Maître Steuckers – qui ne se revendique pas de cette appellation lui préférant celle d' « Européisme fondamental » – et dans lequel nous nous inscrivons prioritairement. Pour nous Alexandre Douguine et Robert Steuckers sont les deux véritables penseurs actuels d'un possible eurasisme grand-européen.

 

Certains contesterons notre vision du paysage cybernétique et des réseaux eurasistes francophones qui subissent, par ricochet, les dissensions – davantage relationnels qu'idéologiques – internes de la Droite. De la même manière ; et tel que nous voyons les choses, l'Archéofuturisme de Guillaume Faye est très clairement une forme « esthétique » et européenne d'un autre eurasisme ; d'un « eurasisme » qui, paradoxalement, s'annonçait comme une variation néo-occidentaliste de la pensée révolutionnaire et conservatrice européenne « d'après la chute du mur ». Qui se distinguait de l'européanisme « orientaliste » de l'ex-Nouvelle droite. En réalité, les penseurs européens ont un problème sémantique avec le mot « Eurasisme » – qui n'a pour nous aucune espèce d'importance. Le fétichisme idéologique serait une idiotie mais « Eurasisme » dit ce qu'il doit dire ; l'Eurasie étant le grand continent européen. Nous l'avons dit ailleurs, de manière très symbolique et schématique, l'équation métapolitique entre « Orient » et « Occident » se résout métaphysiquement et philosophiquement par la notion cosmique – cosmologique et cosmogonique – de « Nord » et la notion politique d' « Eurasisme » ou « néo-eurasisme ».

 

Le réseau et le mouvement eurasiste francophone sont inexistants ; pour le moins discrets, en terme de militants, d'activités et d'actualités. L'Eurasisme, en France, reste de la pure littérature de combat et appartient au monde abstrait des idées. Cependant, il est nécessaire de s'y intéresser et de voir ses aspects géopolitiques opératifs si nous voulons, à terme, incarner une Troisième voie européenne et avoir un véritable dialogue avec les eurasistes russes et les russes eurasistes pour sortir des faux-débats franco-français. Il y a, entre européanistes et eurasistes, des filiations qui ne mentent pas et dont nous ne pouvons ici décliner les identités profondes. Il y aura des antagonismes idéologiques entre « eurasisme » et « européanisme » à cause du tropisme occidentaliste de la Droite alternative et des entremises néo-souverainistes, mais la « construction euro-eurasiste » reposent, de fait, sur de nombreuses références occidentales, au sens classique et traditionnelle de ce que signifie « Révolution conservatrice » dans laquelle eurasisme et européanisme se confondent, s'inscrivent et pourraient se rejoindre dans le futur des archaïsmes et principes en mouvement d'immuabilité.

 

Nous vous laissons tout le loisir de vérifier l'existence littéraire et philosophique, idéologique et politique, historique et géopolitique, pragmatique et prophétique, métapolitique et transcendantale de l'Eurasisme et des différentes formes de sa « révolution » en lisant la littérature eurasiste la plus immédiate d'Alexandre Douguine à Robert Steuckers, de Jean Parvulesco à Jean Thiriart, de Laurent James à Guillaume Faye, de Eugène-Melchior de Vogüé à Henri de Grossouvre, de Léon Bloy à Dominique de Roux, de Fedor Dostoïevski à Raymond Abellio, de Vladimir Soloviev à Jean-Paul Bourre, et qui, par ses lectures croisées, vous donnera, toutes les références et filiations, origines et sources nécessaires pour appréhender les « orientations eurasistes » (des orientations dont je dirais à ce moment précis qu'elles sont « nervaliennes »).

 

Nous ne savons pas quelle dimension doit prendre l'objet « Eurasisme » dans nos propres constructions idéologique mais nous savons que l'eurasisme et sa littérature de combat ont leur partition à jouer ; et quelle musique !

 

Cela dit, l'Eurasisme français n'existe pas au-delà d'une tempête dans la baie de Douarnenez, du troquet de Maître Steuckers dans la capitale de toutes les Russies en exil et de la cave ensoleillée de Laurent James, et ce n'est pas un réel problème pour nous parler entre militants d'une génération identitaire et européenne qui se cherche un Empire.

 

Ce qui serait fondamentalement opportun de retenir au sujet de l'Orientation eurasiste, c'est l'idée que la Tradition est un feu sacré qui, pour être préservé, pour ne pas s'éteindre, se déplace ; c'est l'histoire de Rome, c'est l'histoire des centres spirituels, c'est l'histoire de notre civilisation qui ne cesse de se réinventer « Tout ce qui revient est autre ». Nous n'avons pas été dissous par l'Empire, nous nous sommes diffusés à travers l'Empire. « La chute de Rome » a été fantasmée comme le rôle des « Barbares » dans cette chute, et l'Empire d'Orient a survécu, sauvegardant le meilleur de l'Occident pour lui rétribuer ; à tous barbares civilisation.

 

L'Eurasisme, c'est l'épreuve du Feu.

 

Quand commence et quand s'achève une civilisation ? Ou, comment passe-t-on du temple romain à l'église romane ?

 

Par les médiations du Ciel ! De la « civilisation des pierres levées » à la révolution de Février qui sonne le glas, de la séparation cataclysmique au schisme parousial, du recours shamanique aux forêts de Merlin à la mort de Raspoutine, du centre ardent du catholicisme médiéval aux confins de l'Empire Avar, au cœur du pagano-christianisme des celtes de Galilée aux battements de tambours de guerre des peuples indo-européens, de l'arrivée des Saints de Provence au retour des Cosaques, de l'ombre d'Attila au pacte de Clovis, de la furie gauloise aux cris de la Horde d'or. Pour nous, la Gaule charnelle et notre sang sont toujours déjà présents sur les terres de nos ancêtres et notre salut aux russes blancs, aux anciens russes et vieux croyants est fraternel ; Par Toutatis !

 

« Le fond de la destinée russe consiste à révéler au monde un Christ russe, inconnu à l’univers, et dont le principe est contenu dans notre orthodoxie. À mon avis, c’est là que se trouvent les éléments de la future puissance civilisatrice, de la résurrection par nous de l’Europe » lettre de Dostoïevski à Nikolaï Strakhov en 1869

 

L'Eurasisme et l'Européianisme sont les veines de la Révolution conservatrice, les routes herculéennes vers l'Europe et la plus Grande Europe, vers le retour de la dernière Rome et de la « Nouvelle Gaule ». Moscou est le cœur battant de la Troisième Rome, de la Rome éternelle, réanimée, le centre actuel d'un même combat civilisationnel, de la renaissance religieuse et spirituelle européenne de l’Église Catholique romaine et Orthodoxe grecque, cela peut contrarier notre hybris occidentale, la Russie de Vladimir Poutine n'est peut-être pas parfaite, mais nous ne pouvons que l'admettre : Arthur sarmate !

 

« Ces peuplades qui parlent une langue iranienne apparaissent dans le bas-Empire romain sous le nom de Sarmates quand ils sont alliés ou federati et de Scythes quand ils sont ennemis. Envahisseurs, ils sont connus sous le nom d’Alains alliés des Vandales.

 

La cavalerie sarmate-alain très appréciée des Romains était quasiment invincible. Elle était appelée cavalerie, du nom de leur cuirasse d’écailles, la cataphracte.

 

Depuis 175, les Sarmates devaient fournir à Rome 5000 cavaliers, pour la plupart envoyés en Bretagne (insulaire) à la frontière nord. Les Sarmates de Bretagne auraient été commandés à la fin du IIe siècle par Lucius Artorius Castus qui serait le roi Arthur historique (1), du moins le premier, car il semblerait que le roi Arthur soit un personnage composé de plusieurs figures historiques. Lucius Artorius ayant vécu 200 ans plus tôt que le roi breton qui rallia les Brito-Romains contre les envahisseurs saxons.

 

D’après Léon Fleuriot, c’est Artorius Castus, préfet de la VIe légion, qui aurait aussi maté la révolte armoricaine de 184. Une intervention en Gaule que rapporte bien la légende dans la première version écrite, celle de Geoffroy de Monmouth.

 

C’est cette cavalerie sarmate-alain qui aurait apporté d’Asie le symbole du dragon en Grande-Bretagne. Rien de plus normal pour des cavaliers aux cuirasses écaillées de se battre derrière des enseignes d’un monstre écaillé. Le dragon rouge du roi Arthur, dit justement "Pendragon" comme le roi Uther. Le dragon rouge apparaît aussi dans les prophéties de Merlin. Un dragon que l’on retrouve aujourd’hui jusque sur le drapeau du Pays de Galles. » Le roi Arthur était-il un cavalier sarmate et les mythes arthuriens ont-ils une origine dans le Caucase ?

« De nombreux universitaires pensent que les croyances et les traditions sarmates ont influencé la saga du roi Arthur.

 

Vaincus par l’empereur Marc Aurèle en 176, les Sarmates sont installés dans les avant-postes de l’Empire les plus éloignés : 3 000 partent ainsi pour l’île de Bretagne. Les Sarmates sont autorisés à conserver leurs propres coutumes et leurs dieux ; ils adorent notamment une épée plantée dans un rocher.

Les troupes sarmates se battent sous une bannière représentant un dragon. Féroces et fiers guerriers, s’estimant toujours égaux, leur réputation est légendaire chez les Bretons. Ils combattent les Pictes et les Saxons sous la direction de
Lucius Artorius Castus, un officier romain, née d’une mère bretonne.

Il semblerait que des unités sarmates soient restées en Bretagne après que les Romains eurent décidé de quitter l’île en 410.

 

Différents éléments archéologiques établissent la présence d’un contingent sarmate au fort de Camboglanna, que l’on considéra longtemps comme le site de la dernière bataille d'Arthur à Camlan (537, 539 ou 541), et même comme le Camelot original. » Le Roi Arthur – Le Graal

 

Nous autres, eurasistes ; cœurs sauvages de l'Empire, du plus grand Royaume du Graal et de la Dame, si nous nous proclamons gaulois plutôt que français nous sommes marqués au fer rouge des nationaux et des souverainistes. Pour les néo-païens, nous sommes d'horribles traditionalistes catholiques. Pour les « cathos tradis », de terribles gnostiques. Ceux d'entre vous, communistes et libéraux d'esprit, qui opposez la France à la République comme nous le faisons pour mille raisons excellemment justifiées par Laurent James à plusieurs reprises au sujet des deux France et qui nous reprochent nos ruades contre le chauvinisme ; le « nationalisme de pure frime », qui interprétez ces « ruades » comme de la haute trahison ou les suspectez d' « antiracisme » (ce qui est un comble de mauvaise foi) :

 

Quelle sera votre dernière patrie quand la terre aura brûlé ?

 

Nous savons qui nous sommes ; nous chérissons notre race. Nous attendons que vous en possédiez une à défaut que le néant vous possède. Tout le monde sait que l'on se bat toujours pour ce que l'on a pas ; pour ce que l'on a perdu. Était-ce par distraction ? Alors, recherchez-la partout, priez Saint-Antoine de Padoue, mais ne nous demandez pas de retrouver ce que nous n'avons jamais égaré « Tu es des nôtres car tu es des tiens ».

 

Le mot « eurasisme » n'est pas une fin en soi ; par contre, il faudra bien, tôt ou tard, se rassembler sous une bannière.

 

De la nôtre, nous avons enlevé le rouge et y avons jeté le Feu. Notre bannière est noire et solaire. Telle est notre Anarchie et notre Logos, notre Révolution et notre Chaos ; notre Droite.

 

« En appeler au Chaos est la seule manière de sauver le Logos. Le Logos a besoin d’un sauveur, il ne peut se sauver lui-même ; dans la situation critique de la Post-Modernité, il a besoin de quelque chose d’opposé à lui pour être restauré . Nous ne pouvons transcender la Post-Modernité. Elle ne peut être surmontée qu'en faisant appel à quelque chose qui est antérieur à la raison de sa décadence. Nous devrions donc recourir à d’autres philosophies que celles de l’Occident. » Alexandre Douguine, La métaphysique du chaos

 

Métapolitique du communautarisme sur le critère racial unique et exclusif ; Le village franc-gaulois ou l'incompréhension des grands remplacements métaphysiques

 

L'enfer des villes et centres urbains justifie une interprétation exacerbée des phénomènes les plus intraitables de nos sociétés et légitime une approche sensible des solutions. Il est manifeste que les mégalopoles débordent dans le paysage par les périphéries. Nous prenons en compte les difficultés du monde paysan amaigri et n'idéalisons pas ce qui reste de nos campagnes décharnées. Cela dit, nous voudrions faire remarquer que la majorité des jeunes penseurs identitaires sont majoritairement des centrevillistes et, il faut le dire, des « parisiens », ce qui n'enlève rien à leurs qualités humaines mais qui relève cette particularité qui, d'une façon ou d'une autre, influence la nouvelle pensée de Droite.

 

Nous comprenons que la situation actuelle, où nous devons nous justifier d'être ce que l'on est, impose des modèles inédits et paradoxaux mais nous pensons que l'idée métapolitique de communautarisme de séparation sur le critère unique et exclusif de la race a quelque chose de surréaliste voire d'absurde à développer comme stratégie de libération sur son propre sol et à l'intérieur de ses propres frontières. Nous parlons autant des frontières de la France que des frontières européennes.

 

C'est un peu faire reculer sa propriété privée menacée à l'intérieur de sa propre maison et de réduire de plus en plus le cercle du « chez soi » à l'intérieur de chez soi « porte ouverte » jusqu'à ne plus tenir que sur le dernier carrelage comme espace protégé, au milieu du salon et sur la pointe des pieds, pour éviter un danger qui se rapproche et qui est déjà rentré dans la maison. Il y a une idée d'isolement et d'enfermement au sens de s'enfermer soi-même dans un piège que l'on s'est finalement soi-même tendu ; de se faire volontairement encercler par la menace et le danger. Cette effet « bulle protectrice » est évidement lié au virtualisme et à la pensée connectée ; et le confort des ronrons.

 

Mais surtout, il y a l'idée d'abandonner des parties du territoire, de concéder des espaces communs et vitaux ; des communaux, par anticipation, sans que personne ne l'ait encore demandé et ensuite sans s'être battu s'il en était besoin. Nous connaissons la réalité des « zones de non-droit » et des « territoires perdus de la république », ce qui n'implique pas le communautarisme dans un ailleurs préservé en réponse. La réponse est politique, et n'a de lien qu'avec la « prise du pouvoir » – du « rapport de force » – que les communautaristes disent et pensent impossible. C'est une question de volonté, nous le savons. Partir du principe qu'une chose est « impossible » ne justifie pas, à partir du constat imposé de cette impossibilité, une stratégie qui serait alors une réponse à plus ou moins long terme d'hypothétique Reconquête. Ça n'est pas que ça n'est pas possible, c'est que nous n'en sommes pas capables. Et nous n'en sommes pas capables, car nous avons commit des erreurs politiques et prit des orientations idéologiques contestables.

 

Dans cet ordre d'idée, ça n'est pas l'idée du « village gaulois » qui est une idée tronquée, c'est la façon de parvenir à ce localisme ethnique idéal ; la route est semée d’embûches. Et de quelle « Gaule » parle-t-on ?

 

De plus, il y a ce manque d'humilité, typique des néo-droitards de s'imaginer être l'élite qui doit se préserver pour reconstruire le monde de demain. Mais nous sommes déjà dans les ruines du « monde de demain ». Les conservateurs ont, encore une fois, un problème de vision et de perspectives, et veulent finalement sauver le matérialisme et le progressisme d'eux-mêmes.

 

Il serait ridicule de critiquer négativement l'idée générale de communautarisme dans le contexte actuel et qui a des élans naturels ; par contre, concentrer nos forces militantes dans cet effort unique et exclusif et confondre la communauté de combat avec son but est une erreur. Le « communautarisme » ne fera pas « idéologie ». Transformer cette « intendance » en orientation stratégique politicomédiatique et électoraliste est discutable. Nous avons peu de forces et peu de temps disponibles. Nous pensons que l'on ne peut pas mobiliser les militants sur plusieurs stratégies ; encore faudrait-il que le « communautarisme » en soit une, et qu'il n'y a pas des centaines d'options. Une « stratégie » sans « idéologie » ou avec une idéologie qui se confond avec cette stratégie ne sera pas efficiente ; pas opérative. Faire du communautarisme pour faire du communautarisme ne fait pas une idéologie, ni une philosophie ni une politique.

 

Nous pensons qu'une communauté de combat ; qu'une « élite », ne se crée pas ex-nihilo. De la même manière que nous ne validons pas le concept de « peuple élu ». Le sujet de l'identité et de l'enracinement ; de notre retour chez nous et à l'intérieur de nous implique de notre part une compréhension profonde du Temps et des cycles, de la lenteur de l'Histoire dans toutes ses accélérations. Ce qu'il faut entendre par « Longue mémoire » et « Grands temps ».

 

Nous ne croyons pas à une colonisation rurale par opportunité, à l'implantation de communautés politiques paranoïaques alors raccrochées aléatoirement à des territoires avec lesquels ils n'auraient aucune histoire, aucuns liens, qu'ils viendraient finalement perturber comme le dernier touriste ou le premier migrant.

 

Nous croyons au niveau de l'intendance communautaire, et à l'échelle nationale et biologique , au réenracinement d'unités et de cellules familiales à petite échelle ; à échelle humaine et locale. Le retour chez soi et vers soi dans une communauté ethnique enracinée que nous avions quitté ou à laquelle nous avions été arrachés. Nous croyons à un retour par des familles dans leur Famille, dans leur patrie charnelle, dans leur ethnie d'origine. Ils pourront s'y faire reconnaître, apprécier, s'y investir, s'y retrouver, y retrouver les sources de vie, la valoriser, pourquoi pas finalement la diriger et ainsi mailler le territoire en reliant des localités où se sont parallèlement enracinées des familles de nos milieux qui ont su recréer une communauté naturelle parmi les leurs. Mais, encore une fois, il s'agit de pure intendance et gestion. Des familles et des communautés de combat alors réenracinées dans un chez eux et installées en légitimité, sereinement reliées.

 

Il nous sera rétorqué que nous n'avons pas le temps, qu'il faut résister. Ce que nous voyons c'est que pour la « résistance individuelle » financée par Tipeee de quelques intellectuels et influenceurs qui s'autoproclament « élite », la plupart des militants ; qui ne sont pas soutenus par des dons, se dirigent vers un chaos certains.

 

Mettre une « élite » à l’abri, mais laquelle ?

 

D'un point de vue stratégique, dans le contexte d'une invasion et d'une occupation militaire par une puissance étrangère, c'est sans doute la pire des choses à faire pour un groupe de résistants de quitter sa « zone de confort », de changer ses habitudes, pour se retrancher, s'établir, se fixer et hisser pavillon sur un terrain inconnu fût-il en « zone libre » ; d'autant que la notion de « zone libre » est actuellement une notion vague et fluctuante en France et en Europe.

 

Dans tous les cas, le choix de la résistance c'est le choix du maquis ou de la dissimulation urbaine, ça n'est pas le choix du village gaulois qu'il soit une forme de localisme ou d'expatriation.

 

Que dire d'une communauté de combat, une organisation qui se meut sur le critère unique et exclusif de la race qui est un critère identifié et dénoncé par tous les gouvernements européens ; et qui n'est pas gage de confiance. Au mieux, des gouvernements acceptent des critères ethniques ; régionaux, mais pas à proprement parlé raciaux. Une communauté qui sera forcément repérée par ses nouveaux voisins dès son arrivée, ne serait-ce que par son « esthétique ». En effet, si le groupe ne représente pas une famille traditionnelle et que, par le nombre d'individus, il ne s'agit plus d'assimilation mais ostensiblement d'une installation politique et para-militaire par l'aspect survivaliste que revêt souvent ce genre d'entreprise, la résistance ne pourra jamais normalement et naturellement s'enraciner et s'organiser. S'il ne s'agit d'une communauté, alors c'est un projet individuel et, dans ce cas, on ne peut pas parler de combat et de politique mais d'un « projet de vie » initié par un « développement personnel » de Droite, autrement dit, une entreprise postmoderne et typiquement « new-age » même si celle-ci se donne des airs de pragmatisme et de rationalisme. La Politique n'est que fanatisme au sens sacrificiel du terme. Le seul « projet de vie » d'un militant politique, c'est la victoire.

 

Donner un caractère idéologique et de combat politique à un choix personnel et un projet individuel de relocalisation ou d'expatriation est alors une vaste escroquerie autant pour ceux qui vendent ce projet que pour ceux qui le soutiennent à distance car, quand le chaos arrive, vous êtes seul et isolé dans les deux cas. Il n'y a pas d’échappatoire individuel en Politique.

 

Il y a deux solutions communautaires qui s'offrent à nous : se déplacer en permanence et se fondre dans la masse des villes et des périphéries occupées OU se confondre filialement dans une communauté enracinée du « pays libre » ; sinon, vous indiquez vos positions et vous êtes les premiers neutralisés quand la guerre éclate. C'est ce qui arrivera, nous l'avons déjà vu.

 

Il y a une troisième solution qui consiste à s'expatrier mais, comme nous l'avons déjà souligné, s'expatrier dans l'espace européen ne fait que repousser le problème et est un projet individuel qui reste apolitique et finalement utopique.

 

Si nous comparons le communautarisme à un survivalisme, le critère de la race en plus. Il faut expliquer que l'idée de survivalisme est une importation étasunienne et qui dépend beaucoup des grands espaces américains, d'un autre rapport à la liberté, aux armes et à la race. Un rapport « protestant ». Ensuite, le savoir-faire survivaliste est à apprendre et pratiqueren tant que « technique », mais, en l'étendant au domaine de la race, vous le rendez politique. Alors que, dans les faits, le survivalisme, c'est un truc de blancs. Apport idéologique de la race au survivalisme : zéro. Si vous étendez tout au domaine de la race, vous réduisez les prises idéologiques que nous avons pour convaincre les militants, vous perdez en invisibilité et vous fermez des angles de « piratage » du système matérialiste. Nous avons bien comprit que le projet des Braves et du communautarisme blanc n'est pas « survivaliste » mais nous évacuons ce cas de figure du « survivalisme blanc ».

 

Nous aborderons plus en détail le sujet du modèle économique des dissidences connectées en résistance économique et médiatique.

 

Concrètement, les seuls financements que nous devrions organiser dans une optique communautariste, qui reste de l'ordre de l'intendance, c'est le financement discret de familles équilibrées, de jeunes couples méritants de nos milieux, pour les aider à organiser leur retour, leur enracinement, à se créer une activité locale sur leur terre natale. Ensuite, garder le contact et laisser faire. Les militants travailleurs ou chômeurs, célibataires ou sans enfants, passé ou proche de la quarantaine, qu'ils soient expatriés ou qu'ils habitent en centre-ville, qui ne sont pas intéressés ou aptes à fonder une famille traditionnelle et enracinée : restons où nous sommes, résistons et aidons nos élites organiques de l'extérieur, des bordures, nous n'avons plus rien à fuir que nous-mêmes. Il n'y a que les jeunes générations et le futur qu'elles contiennent qui comptent, et seules les familles avec des projets qui ne sont pas directement reliés à des formes cybernétiques de militantisme devraient recevoir nos oboles. De la « solidarité militante » pour quelques uns à la « charité bien ordonnée » pour tous. Deux stratégies, deux modèles.

 

Parce que, dans le fond, l’efficacité et la nécessité du militantisme cybernétique ne sont pas prouvées et, selon nous, ne sont pas fondées – nous en avons souvent parlé dans nos travaux –, il est évident que l'on ne gagne pas la bataille des idées sur internet uniquement et exclusivement, que nous n'avons pas gagné la bataille des idées ; loin de là, et surtout, de quelles idées ?

 

Nous voyons bien qu'entre nationalisme, souverainisme, fascisme, royalisme, occidentalisme, européanisme ou encore eurasisme il y a des différences idéologiques fondamentales et des visions du monde qui ne forment pas la même « Révolution conservatrice ». La « dissidence » nous a fait croire aux vertus idéologiques de la transversalité, en réalité, il s'agissait davantage de transversatilité, et, à la fin, il n'y a pas de « Révolution conservatrice » mais un nouvelle habillage conservateur et populiste du matérialisme et du progressisme.

 

L'idée de communautarisme, en dehors même du critère de la race, n'est pas un reflex combatif pour une civilisation qui a une vision individuelle, prométhéenne et christique du Destin ; de la volonté de puissance. Destin et volonté de puissance de l'Homme qui s'élève au-dessus de sa condition et de son groupe, qui repousse certaines limites « qui sait jusqu'où on peut aller trop loin » et « qui reste debout au milieu des ruines » , qui entraîne sa communauté dans une aventure qui la dépasse et qui consiste toujours à se projeter et jamais à se replier.

 

Le réflexe communautaire est un réflexe de « repli communautaire » qui caractérise un groupe déraciné au sens où il est en situation d'immigration  et qui trouve son essence dans les sociétés de types orientales ou africaines où il n'y a d'individu que la « tribu », ce qui n'est pas la condition occidentale et le modèle européen de l'expansion impériale et de la conquête métalibérale. Nous ne sommes pas des immigrés et des « tribalistes ».

 

Platon, le Christ, le roi Arthur, Pythéas, Alexandre, Saint-Louis sont des individus à part entière, des modèles héroïque et « conquérant ».

 

Aujourd'hui, nous ne faisons pas affaire avec des individus. Nous traitons avec des multitudes connectées divisées contre elles-mêmes en recherche de modèles, de pères, de travail, de femmes, de personnalité, d'identité ; en recherche de beaucoup de choses. Vous pouvez leur vendre le localisme ou l'expatriation, vous n'en ferez pas des militants pour autant. On fait des militants avec du transcendant, pas avec de l'intendance.

 

Notre problème, en tant que militants, n'est pas d'un individualisme forcené et qui s'opposerait à l'idée de communauté ou de communautarisme. Notre problème est précisément l'absence de l'individu ; de l'homme libre, dans nos sociétés uniformisées et conformistes. Notre problème, c'est l'absence d'individus et d'hommes libres dans nos milieux connectés à la réalité diminuée. Notre problème c'est la superposition des écrans, la distraction, la déconcentration, l'indiscipline, la fragilité, le sabotage et la démotivation pour le militant qui trouvera toutes les imperfections et toutes les excuses pour ne pas s'affilier, pour ne pas se communautariser, pour ne pas s'aligner ; pour quitter les rangs. Pour ne pas se fasciner et se fanatiser par une métapolitique transcendantale. Ce pourquoi nos différents milieux échouent. C'est qu'ils délaissent les aspects radicaux et principiels ; fascinants et fanatisants, de leur philosophie-politique pour faire de l'organisationnel et du sociétal ; de la gestion de ressource humaine et du développement personnel. Le militant n'est pas une « ressource humaine », c'est une « âme qui brûle », une idée qui va au contact de la réalité ; une bannière dans le vent. Nous avons négligé le « réenchantement » au profit de la « réinformation ». Nous sommes devenus des putains de journalistes, de chroniqueurs.

 

Avant de se fonder en communauté de combat et refonder une communauté nationale, il nous faut reconstruire l'individu, l'homme libre, le français, le gaulois, l'être européen ; le militant politique, là où il est toujours déjà présent, et la constitution de communautés de combat, sur la base de la famille traditionnelle, se fera naturellement et massivement, parce que vous aurez réussi à insuffler la vie plutôt que d'organiser la mort.

 

Il y a donc deux façons distinctes de gérer une communauté de combat, créer des effets artificiels pour forcer une cohésion temporaire et organiser la partouze Et laisser se produire et suggérer un comportement qui créent des effets naturels et former des familles parce qu'on lui a donner une esthétique fanatique ; une littérature de combat, une poésie aiguisée, un romantisme armé, et, par ce tour de force, par l'exemple, la mise en esthétique de modèles et le réenchantement des idées politiques, créer une cohésion réelle, pour mille ans. Nous ne sommes pas prêts pour le communautarisme de séparation et d'abandon du territoire. C'est une question d'échelle et de pallier. La pseudo-recherche de pureté et de vérité est une extension à la culture de l'excuse pour ne pas militer, certes, mais la rationalisation conservatrice des idées politiques mène au même résultat, la beauté en moins. Les droitards sont des gauchistes mentaux, par défaut d'une philosophie-politique opérative. Une philosophie-politique transcendantale et opérative est possible au-delà d'un projet individuel ou du réseau communautaire.

 

Le problème de la Race comme étendard métapolitique et métahistorique ; Les révolutions conservatrices et la Révolution pérennialiste

 

Il y a de nombreux barrages idéologiques et psychologiques sur la route de la Reconquête nationale et européenne, le premier barrage idéologique que nous rencontrons n'est pas l'incarnation « Alain Soral » et d'une dissidence qui a induit un mouvement lévogyre de la Droite mais le néo-souverainisme partagé par la dissidence et le camp national, qui n'a de cesse de nier l'identité européenne, de triturer nos rangs sur la question de la construction européenne pour ne pas l'étendre au domaine de la race, et qui confond volontairement Europe et « union européenne », jaloux qu'ils sont de leur race française, de leur identité civique. Cela, les occidentalistes l'ont constaté et formulé.

 

C'est l'Histoire de plusieurs siècles qui condamne le nationalisme comme horizon ; et c'est la longue mémoire européenne qui bannit l'idée de communautarisme politique sur le critère unique et exclusif de la race pour, précisément, préserver la race, son essence, au sens anthropologique et métaphysique, des attaques idéologiques et philosophiques de nos ennemis intérieurs et traîtres à leur communauté, à leur ethnie, à leur race et, surtout, à leur race intérieure ; à leur « spiritualité ». Nous ne sommes plus catholiques mais nous redeviendrons pas chrétiens car « tout ce qui revient est autre ». Le nationalisme c'est le royalisme sans Dieu et sans Roi ; c'est la France sans Rome et sans la Gaule. Nous pouvons dédier chacun de nos gestes à la survie de notre race sans brandir le drapeau de notre épiderme. Pour nous, les aspects superficiels et artificiels ; biologiques, du communautarisme blanc nous repoussent de sa vérité charnelle et naturelle. De sa vérité traditionnelle et suprarationnelle.

 

« La querelle entre guelfes et gibelins, le pape et l'empereur, sera tranchée au profit d'un nouveau pouvoir temporel, celui des royaumes « nationaux », Angleterre, France et Castille. Rejetant l'autorité du pape comme celle de l'empereur, ils attribueront à la « souveraineté nationale » le caractère sacré détenu jusque-là par la papauté dans l'ordre spirituel, et par l'Empire dans le temporel.

 

Alliés souvent au pape contre l'empereur, les Capétiens vont se montrer parfois de redoutables adversaires de la papauté. Philippe IV le Bel abaissera le pouvoir pontifical comme aucun empereur n'aurait jamais imaginé le faire. Le petit-fils de Saint Louis recueillera dans cette querelle l'assentiment unanime de sa nation. On le verra bien lorsque, pour appuyer sa cause, il convoque en 1302 les premiers États généraux de l'histoire du royaume. A cette occasion, ni les barons, ni les bourgeois, ni même le clergé de France ne lui ménagent leur soutien. Ce sera la première manifestation du gallicisme que formalisera plus tard Bossuet.

 

Le conflit commence lorsqu'en 1297 le pape Boniface VIII veut s'interposer entre les communes flamandes et Philippe le Bel. Celui-ci refuse toute immixtion romaine, faisant répondre par ses légistes que « le roi est empereur en son royaume ». Le diffèrent ayant rebondi un peu plus tard, Guillaume de Nogaret est envoyé en Italie pour déposer le pape. Il fait si bien, lors de l' « attentat » d'Anagni en 1303, que Boniface VIII n'y survivra pas. Le roi fait alors élire un pape français à sa dévotion, l’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, qui devient pontife sous le nom de Clément V. Pour mieux le contrôler, le roi l'établit en Avignon. Si l'on en croit Michelet, ce pape fut l'une des plus grandes canailles de la chrétienté, couvrant de bijoux sa maîtresse, la belle Brunissende de Talleyrand-Périgord, grâce aux fonds quémandés pour la croisade. Cette corruption au sommet sert les desseins du roi. L'abaissement de la papauté lui permet de détruire en un seul jour de 1307 la puissance de l'Ordre du Temple, à la fois grande banque internationale et force maritime de premier plan en Méditerranée. Comme précédemment avec les Juifs, son but est de s'emparer des biens du Temple pour renflouer un trésor perpétuellement vide. Ce en quoi il échoue semble-t-il, le pape ayant désigné les chevaliers de Rhodes comme héritiers légataires des Templiers. » Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens – 30 000 ans d'identité, 7 Héritages romains, Philippe le Bel, le pape et les Templiers, p. 156, aux éditions du Rocher

 

A l'origine de la Politique, dans les cités sumériennes (ou grecques en ce qui nous concerne), il n'y a pas conflit d'universalisme et d'égalitarisme entre le monde des idées et celui de la race, que celle-ci soit comprise comme biologie ou spiritualité profonde de l'être. Le conflit ; la guerre civile, le grand remplacement, l' « invasion barbare », la décadence, arrivent exactement quand des ennemis intérieurs et traîtres à leur race conspirent avec les femmes, les esclaves, les métèques et les ennemis extérieurs pour recevoir les faveurs, par ferveur, par fadeur et par fureur, et où des idées novatrices et progressistes sont conceptualisées pour déconstruire la race pour contruire un « homme nouveau » et/ou défaire la cité avant de l'envahir, par pulsion de mort, hubris ou mauvaise orientation stratégique – par exemple, l'erreur de Napoléon et d'Hitler est la même : ne pas avoir fait l'Europe –, pensant y gagner ou désirant perdre ; la traîtrise et la bêtise ont leurs hystéries et leurs humeurs que l'Histoire ne pardonne pas.

 

Dans l'utopie, pour améliorer la race, pour reconstruire un « homme supérieur » selon les nouvelles normes du progrès qui mènent systématiquement à la catastrophe induite du dysgénisme. Dans le cynisme absolu des intérêts obscurs, pour affaiblir son propre sang et détruire sa civilisation. Il y a une lassitude de l'européen dont la civilisation est arrivée à un point où elle a les moyens de s'auto-détruire, c'est une tentation et un vice qui sont très puissants et qui trouvent leurs expressions où on ne les attend pas.

 

Parfois, les grandes inspirations pleines de bonnes intentions et de bons sentiments ne sont que pulsion de mort déguisés en progrès ou vitalisme. Ce que nous combattons doublement sur tous les fronts sans ressentir le besoin d'insister sur le fait qu'au bout de toutes les subsidiarités de l'existence nous le faisons, de fait, au nom de notre race. La race comme dernier retranchement de l'âme.

 

Les contextes géopolitiques, les moments historiques et les périodes cycliques, les guerres, les révolutions technologiques et les cataclysmes créent des situations critiques et révolutionnaires plus immédiatement que les idées et les engagements politiques, par contre, quand ses situations de crises arrivent à leur paroxysme, les idées peuvent motiver ou empêcher un peuple de résister, l'inciter au renoncement et lui faire apprécier la chute par tous les moyens possibles ; les idées peuvent influencer, orienter et brusquer l'Histoire plus que nous le croyons, même quand nous sommes « rationnels » et « pragmatiques ». Être pragmatique, messieurs, c'est être fanatique ; fasciste !

 

Cet état de fait, de se battre pour sa race en dernière instance, est inhérent à l'idée de pulsion de vie et de volonté de puissance des européens. Le monde de l'antiracisme et du racisme est un monde hermétique à la subtilité et la volonté européenne, un monde de culpabilisation et de repentance, c'est le monde hystérique et délirant des ethnomasochistes et des suprémacistes.

 

Nous refusons que notre race fasse idéologie. Nous ne pouvons pas nous projeter et exister dans ce monde exigu, que nous rejetons, pour réfléchir le vaste monde qui ne s'arrête pas à la folie des antiracistes et des racisés qui ne laisseront dans l'histoire qu'un grand éclat de rire. D'ailleurs, nous ne supportons pas le communautarisme à fin politique, le tribalisme, le chialisme, des communautés arriérées qui se rêvent avenir et futur du monde.

 

D'autant que la définition actuelle que nous avons de la « communauté » se rapproche dans les faits et objectivement, par l'entremise des réseaux sociaux dans nos interactions militantes et stratégiques réduites au spectacle et à la marchandise, de la définition de la « tribu postmoderne » que nous retrouvons chez les penseurs libertaires – « Une tribu, au sens postmoderne du terme, est un ensemble d’individus pas forcément homogènes (en terme de caractéristiques sociales objectives) mais inter-reliés par une même subjectivité, un même affect et capables d’actions collectives vécues intensément bien qu’éphémères » – et que nous pouvons reprendre à notre compte.

 

Nous comprenons que des communautés nous ont simultanément désignés comme leur ennemi en tant que race et nous ont déclaré la guerre, que nous ne l'avons pas choisi et n'avons pas le choix, le choix d'être désigné comme cible, de nous en défendre et de contre-attaquer. La réconciliation et la séparation n'auront pas lieu, ça ne sont pas des options. Nous ne sommes pas obligés et forcés de rentrer dans le jeu des élites cosmopolites ou expatriées.

 

Si nous refusons d'être subtils, c'est que nous ne croyons parler qu'avec des débiles. Nous pensons que les militants de nos milieux sont capables de subtilité ; de se réaligner. Ce que nous savons ou croyons savoir de l'ennemi et de la guerre n'a aucune espèce d'importance pour l'instant : le réel va dégauchiser beaucoup plus massivement et rapidement que nous ne le ferons à partir de maintenant par le biais de notre métapolitique pour trisomiques et en perdant beaucoup de temps sur le déclenchement de la mise-en-marche en avant à contre-courant d'un mouvement politique révolutionnaire.

 

L'antiracisme et la réconciliation sont morts. Le racialisme et la séparation sont de l'ordre de l'évidence et du constat. L'eurasisme et la « remigration » sont de l'ordre d'une philosophie-politique et d'une programmatique de combat. Question de domaine et de compétence. Faut-il préciser que pour opérer une politique remigratoire il ne faut surtout pas parler de remigration ?

 

L'idée de communautarisme franco-français en France est paradoxal au sens où l'idée de communautarisme exprime un phénomène allogène et concerne le rapport des communautés immigrées à l'identité française et à leur assimilation.

 

D'un point de vue typiquement français l'idée de communautarisme tribal et racial est une idée négative qui sous-entend l'idée d'un refus ou d'une incapacité à s'acculturer et s'assimiler de la part des immigrés ; ce qui ne concerne pas les « Français ».

 

Le communautarisme franco-français en France admet l'idée étrange d'une certaine défaite par anticipation et la perte de territoires que nous ne pouvons pas nous permettre. D'un point de vue pratique il n'existe pas de cartographie de l'idéal identitaire qui échapperait à l'invasion à moyen-long terme ou de parties du territoire que nous pourrions céder pour avoir la paix sur quelques mètres carrés à quelques kilomètres de là. Nous ne savons plus qui disait que « si Saint-Denis tombait, toute la France tomberait »... Et si la France est déjà tombée, que faire de cet objet politique hexagonal et archipellagique ?

 

Nous pensons que l'idée théorique de communautarisme sur le critère de la race va rencontrer de nombreux problèmes d'ordre pratique et psychologique, va être rattrapée par des réalités stratégiques ; réalités stratégiques qui vont nous obliger à penser une idéologie de combat à plus grande échelle à l'échelle métaphysique de la race intérieure et de la géopolitique transcendantale , qui nous projettent dans cette idée d'Occidentalisme et qui participe d'autres logiques de l'agir politique.

 

Il faut prévoir et anticiper les limites du communautarisme à l'heure de la mondialisation et du globalisme.

 

De l'Occidentalisme ; les subversions conservatrices contre les conservatismes de la subversion ; L'Islam et l'Occident.

 

Nous vous encourageons à développer l'idéologique occidentaliste plus en avant et à hauteur d'une théorie politique sans la confondre avec une forme d'européanisme ou de conservatisme que l'Occidentalisme, davantage libérale et progressiste, n'est pas.

 

Il n'existe pas de « théorie politique néo-occidentaliste » autre que vos interventions et celles des Braves, cela est insuffisant car les occidentalistes disent et affirment de nombreuses idées politiques et philosophiques mais ne les formalisent pas. Ces différentes affirmations et orientations occidentalistes demandent quelques explications, par exemple sur la géopolitique occidentaliste. Il serait grand temps de donner à l'Occidentalisme ses lettres de noblesse à travers des essais critiques et de combat autour de votre philosophie-politique révolutionnaire dans des ouvrages de qualité « universitaires ». L'action et la prise de parole ne donne pas raison. Vous devez fonder votre école de pensée, ne pas renoncer à vous hisser à l'échelle de l'Histoire, car l'Occidentalisme est différent de l'Européanisme dont vous critiquez de bon droit ou contredisez la plupart des penseurs. Vous devez justifier vos filiations et vos références en cohérence avec la pensée occidentaliste, initié les vôtres ; voir un couché de soleil à Fisterra.

 

L'occidentalisme est à l'origine un courant de pensée qui est né en Russie, c'est intéressant de le souligner pour nos lecteurs. Sans doute la nouvelle école occidentaliste française auraient des débats plus enrichissants avec des russes et des eurasistes pour le développement de leur théorie politique qu'ils en ont avec les nationalistes et les patriotes français, ainsi qu'un accès à l'université et aux intellectuels russes, qui lisent les auteurs anglo-saxons à la différence des « dissidents »...

 

Nous avons compris que votre concept original d' « occidentalisme » que vous avez abandonné et déguisé aujourd'hui en « européanisme » ne fait pas référence à un occidentalisme passé, qu'il procède d'une construction idéologique en temps réel dont le départ serait le trumpisme, mais nous pensons que, outre la politique de Donald Trump et l'innovation politique, c'est une erreur d'orientation à moyen-long terme de se construire en actualité et, disons, une incompréhension de la nature métaphysique de la « Révolution conservatrice » du Saint-Empire ; erreur d'incompréhension et d'interprétation que vous rectifierez par vous-même, nous n'essayons pas de vous faire la leçon : nous vous proposons des pistes de réflexion.

 

Nous ne comprenons pas pourquoi les penseurs européens et conservateurs ne s’intéressent pas davantage à vos idées et ne distinguent pas l'occidentalisme de l'européanisme mais c'est là une erreur intellectuelle de minorer votre travail qui mène à de nombreux confusionnismes autour de la pensée européenne à laquelle vous donnez une autre dimension.

 

Nous autres n'avons pas la prétention d'accomplir un travail universitaire sur le sujet de la même manière que nous ne sous-estimons pas la pensée occidentaliste et que nous la distinguons de l'européanisme non pas par esprit de contradiction mais parce que c'est un travail intellectuel et militant intéressant et enrichissant à plus d'un titre. De plus, vous ignorer et faire semblant que vous n'existez pas est une faute métapolitique que les européanistes et autres conservateurs regrettons tôt ou tard. Nous pensons très sérieusement qu'un Alain de Benoist devrait s’intéresser à l'Occidentalisme plutôt que décrire un ixième livre sur la nouvelle forme du Capitalisme ou du Populisme...

 

Premièrement, la notion civilisationnelle d'occident est religieusement et intimement liée à l'Empire romain et chrétien d'Occident dans l’imaginaire politique collectif. La référence positive à l'occident dans le terme occidentalisme est cognitivement incompatible avec votre critique extrême et réductrice du principe de religion justifiée et de l’Église catholique romaine pour vous situer clairement dans le paysage politique nationaliste ou européen ; à l'innovation libéral-progressiste et à l'avant-garde d'un mouvement révolutionnaire du soleil couché qui s'ouvre sur la raie de Gaspard Koening.

 

Deuxièmement, la respiration médiatique qu'a offert Donald Trump au « monde occidental » (encore faudrait-il en dessiner les contours) ne surmonte pas les réalités géopolitiques, les conflits d’intérêts, entre les états-unis et le rimland européen qui reviendront tambours battants à la prochaine expiration.

 

Troisièmement, nous pensons que l'idée d'Occidentalisme provient d'un excès de « réelle politique » sans vision transcendantale de la géopolitique et un excès de pragmatisme sans projet politique révolutionnaire ; qui ne conçoit pas l'historique des subversions mondialistes à l'intérieur des révolutions conservatrices et la puissance des états-profonds contre-initiatiques.

 

Quatrièmement, le terme « occidentalisme » n'est pas conforme aux mouvements géopolitiques actuels qui correspondent à des replis et rapprochements continentaux et régionaux contre le Globalisme. L'Occidentalisme que vous incarnez serait alors une sorte de « globalisme identitaire ».

 

Cinquièmement, un certain « conservatisme occidental » et un certain « occidentalisme conservateur » sont main dans la main avec les pétromonarchies conservatrices et l'islam réformateur qui rachètent la France par morceaux et accélèrent les phénomènes migratoires en Europe. Des phénomènes dont se lave les mains la Maison blanche et qui contribue à l'encerclement de l'Europe par les forces globalistes. Alors, bien entendu, on peut faire fit de toute géopolitique objective pour produire une économie de pensée et être digeste aux esprits postmodernes, mais ça n'est pas notre choix ni celui des penseurs européens qui, aux dernières nouvelles, dénoncent cette encerclement de l'Europe.

 

Vous avez rejeté Poutine et l'eurasisme, la parenthèse Trump et « positivement occidentaliste » se refermera, vous aurez la contre-initiation mondialiste et la subversion globaliste. Nous ne sommes pas contre un baroud d'honneur du « monde occidental » ; mais soyons « honorables ».

 

Par analogie à l'occidentalisme ou au national-libéralisme, nous pourrions introduire l'idée d' « islam de marché », premièrement, pour intéresser nos milieux obnubilés par l'islam jihadiste aux deux mâchoires de l'islam politique, deuxièmement, pour comprendre notre propre « révolution conservatrice », les subversions qui s'y cachent et dont nous observons les effets délétères dans nos milieux. Nos milieux qui, par réaction à divers phénomènes comme celui de la « dissidence » et d'un « camp national » orientalistes et tiersmondistes ; excessivement complotistes, réhabilitent un « libéral-occidentalisme » exacerbé, toutes les tares du monde postmoderne qui l'accompagnent et détruisent les races continentales et les ethnies régionales. Nous sommes donc dans ce moment paradoxal avec un air de déjà vu où les droites dites conservatrices se laissent posséder par les tares instillées par une gauche principielle, ou une fausse droite existentielle, pour résister à un ennemi et s'attribuent la paternité des pires horreurs matérialistes et progressistes pour conserver les ruines d'un déclin et d'une décadence qu'il serait vain de nier comme on cache une maladie honteuse. Nous perdons tous patience. D'un côté l'extrême droite communiste et islamo-compatible, de l'autre, l'extrême-droite islamophobe et israelo-compatible comme seconde mâchoire de la subversion de l' « extrême droite » globaliste et occidentaliste dans nos rangs.

 

« Bref, en matière de clash des civilisations, il convient de voir double. À l’ombre de « l’axe du mal », où les États-Unis et l’islam du salafisme jihadiste s’opposent en termes géostratégiques, l’islam de marché se retrouve aux côtés de l’Amérique sur l’autre grand clivage du monde contemporain : contre les idéaux collectifs de la vieille Europe et à l’instar de l’Amérique conservatrice, l’islam de marché croit dans l’idéal d’une politique de la morale et des œuvres visant à rapatrier le religieux dans un espace public reconfessionnalisé et soustrait à l’interventionnisme étatique de facture jacobine. Ainsi, alors que les islamistes classiques ont eu le malheur de lier leur destin à celui de l’État-nation, création politique du XIXème siècle mondialement remise en question aujourd’hui, les protagonistes de l’islam de marché misent sur son dépassement. Ils cultivent les valeurs du privé et de la piété pour former une modernité musulmane renvoyant dos à dos les espoirs laïcs d’un islam privatisé et le scénario culturaliste d’une irrémédiable singularité : tout indique en effet qu’elle ne sera ni une théologie universaliste sécularisante ni un tropisme arabo-musulman teinté d’humanisme. Il s’agira plutôt d’un alignement paradoxal sur les thèses du compassionate conservatism des conservateurs américains et du combat philosophique qui le porte : l’imposition d’une nouvelle définition de la modernité affranchie de l’héritage laïcisant et étatisant des Lumières françaises. » (source)

 

Il y a une « Troisième voie orientale » qui s'offre à nous ; « Ni Dubaï, Ni Tel-Aviv », qui répond et fait écho à « Ni Moscou, Ni Washington ». Il y a également une « Troisième voie islamique » pour les musulmans qui vivent en Europe mais cela leur appartient et nous craignons que ça ne soit pas leur sujet ; ni le notre par ailleurs. Nous nous doutons bien que le sujet de la remigration ; de la Hijra, n’intéresse qu'une minorité de musulmans orthodoxes et pratiquants...

 

Le rapport que nous avons à l' « ascension sociale » et à la « société de consommation » aujourd'hui, est la même que la nouvelle classe moyenne afro-maghrébine et musulmane tout aussi « occidentaliste » que vous pouvez l'être, et explique davantage d'incompatibilités entre occidentalisme et européanisme, que de vagues oppositions théologiques entre sourates et psaumes entre Nous et les musulmans. En refusant une critique radicale de la « décadence occidentale » pour combattre indirectement l'islam occidentaliste et décadent, vous ne vous opposez pas à l'islam, vous vous comparez à l'islam – ou vous justifiez aux musulmans – en tant qu'adversaire globaliste. Vous pratiquez la même schizophrénie syncrétique que les djihadistes extatiques et que les musulmans modérés pratiquent entre tradition excitée et postmodernité assumée. L'œcuménisme postmoderne des hybridations paradoxales et paroxystiques est en marche que cela soit dans les groupes islamiques que dans les extrêmes-droites européennes.

 

Il y a une Troisième voie qui s'ouvre à nous mais qui peut également s'ouvrir pour le monde musulman qui pourrait prendre cette voie avant les européens et les occidentaux.

 

Islam de marché et islam jihadiste s'articulent autour d'une religion séculaire qui tient encore debout, ce qui est fondamental, aussi dévoyée de ses fonctions pour les uns et manipulée pour les autres serait-elle, elle a l'avantage d'être. Mais nous sous-estimons le « potentiel archéofuturiste » du monde musulman et particulièrement du monde arabe. Les entités islamiques sont inter-reliées dans un ensemble complexe et du point de vue d'une approche systémique et globale, malgré les archaïsmes apparents de l'islam, le monde musulman pourrait s'adapter plus vite que nous le croyons à l'accélération actuelle provoquer par l'émulation de la course à l'IA et rattraper son retard global qui est davantage superficiel et esthétique qu'il n'est irrémédiable – il suffit de lire « Dabiq » pour s'en rendre compte ; qui avait certes plus d'ambitions que de capacités réelles mais les choses peuvent changer –, notamment, en payant nos cerveaux à prix d'or et en réactivant sa faculté de « carrefour culturel » dans la mondialisation pour profiter de cette révolution technologique et « augmenter » sa civilisation. Et si Islam sunnite et Islam chiite ; le monde arabe et le monde perse, faisaient la paix nous serions bien en peine de nous opposer à des échanges économiques entre ces deux pôles. La Turquie, qui est aux portes de l'Europe, pourrait même devenir un centre culturel et d'affaires à ciel ouvert pour la Civilisation islamique qui à l'avantage démographique et qui pourrait devenir la première puissance mondiale en accomplissant un bon intellectuel par le biais technologique des neurosciences et le libre marché des cerveaux occidentaux. Ce scénario est possible parce que les globalistes et les états-unis n'interdiront pas à la Turquie ; qui met la pression sur l'Europe et participe de son encerclement, de devenir ce pôle de « réunification conservatrice » du sunnisme et du chiisme vers une Orthodoxie islamique globale de marché.

 

Partons du principe que ce que nous ne possédons pas ; ou ne possédons plus, et refusons de recouvrir, nous ne pouvons pas l'opposer ; que les sujets de la religion et de la spiritualité pour faire communauté posent question : il n'y aura pas de retour au paganisme et le christianisme romain arrive à son terme. Et si notre manque de foi religieuse et d'efforts spirituels nous faisaient perdre la course à l'IA face à des sociétés « millénaristes » et fanatiques ? La notion révolutionnaire et traditionaliste d'archéo-futurisme est radicalement opposée à l'idée conservatrice et progressiste d'occidentalisme de science-fiction.

 

Nous n'avons plus qu'à opposer le féminisme aux voiles, le véganisme à la viande hallal, etc. Nous sommes forcés de réhabiliter des idéologies progressistes et mortifères pour nous opposer à l'islam, d'un autre côté, nous continuons de déconstruire le mythe du progrès et nous rejetons la pulsion de mort du monde occidental. Nous rejetons le « droit naturel » de peur de partager des principes traditionnels avec des musulmans ou des africains. Nous mettons trois briques, nous en enlevons deux. Le foyer européen n'est pas prêt d'être bâti ; de rayonner. La Tradition européenne est faite d'innovations et d'archaïsmes ; si nous luttons contre l'universalisme nous partageons des principes universels avec les traditions, les traditionalismes et les traditionalistes du monde entier car l'Unité existe en tant que nous contenons en nous l'univers. Il n'y a pas besoin d'être « religieux » pour le comprendre, la science fait le même constat de cette « unité universelle ».

 

Le progrès technologique, oui, on n'arrête pas le progrès, sous réserve d'une certaine éthique scientifique, philosophique et traditionaliste à l'aune de notre expérience, le dit progrès social, des mœurs, le dysgénisme, non. Nous comprenons que deux formes de progrès s'opposent, que les progrès sociétaux (antiracisme, métissage, avortement, athéisme, etc) freinent le progrès technologique et nous privent du génie européen. Pour des raisons de civilisation, de démographie, de QI : de capacité d'abstraction, etc...

 

Nous pensons qu'opposer un hyper-rationalisme athée à l'islam hybride, par réaction à l'islamisation et sous prétexte que l'islam est une croyance irrationnelle selon les normes humanistes et égalitaristes de la religion des Droits de l'Homme, n'est pas compatible avec la tradition, la philosophie et les sciences européennes ; avec la « race indo-européenne » et son héritage mythologique et involutionniste. Dans la méthode et l'exercice, c'est une rupture avec la tradition cosmique et suprarationnelle européenne pour une raison de peur irrationnelle de l'islam. Islamophobie, c'est-à-dire une sidération, et qui reflète ce moment de la pensée où l'on pousse la raison scientifique à l'abstraction philosophique tellement loin, pour fuir la réalité, que plus rien n'a de sens, que plus rien n'existe, que tout se vaut, que l'on ne croit plus à rien ; tous contre tous en nous-mêmes divisés. Cette une situation de dualisme et d'hérésie. Le protestantisme occidentaliste athée et néo-païen est une hérésie post-chrétienne. Le manque d'humilité par manque de foi érigée en supériorité morale est l'orgueil mal placé des athées, des agnostiques et des grenouilles de bénitiers. Notre race est magique.

 

Il faudrait admettre et reconnaître les ingérences de la grâce et les mystères de l’intelligence dans les aventures humaines et les avancées technologiques. Il n'est pas nécessaire d'avoir la foi du charbonnier pour imaginer le divin et le sacré, leur action à travers la philosophie et les mathématiques, le symbolisme et la géométrie. Il n'est pas nécessaire d'être un fervent catholique pour comprendre la nécessité civilisationnelle de Religion (et des fonctions religieuses de hiérarchie et de castes) pour régir les angoisses, les peurs et faire sortir les hommes de leur torpeur quotidienne (car l'homme a peur de la mort car l'être a peur de l'enfer), comme la confession catholique qui évite la psychanalyse freudienne. Il ne faut pas être bigot pour percevoir la réalité des contes et légendes, entrevoir la puissance des mythes qui resurgissent dans la liturgie orthodoxe catholique, qui accompagnent les étapes et les épreuves de la vie sous le regard de Chronos et le toit des clochers. Il n'est pas nécessaire d'être croyant pour s'aligner en intelligence et en verticalité, pour comprendre que l’Église est dépositaire de la Tradition en Occident jusqu'à la prochaine révélation et que l'occidentalisme à une vocation spirituelle « pagano-chrétienne » de « consécration mariale » et de « réunification parousiale ». Quoi d'autre ? Quel paganisme pour quelle prière ? A quoi sert-il de nous bricoler des syncrétismes dérisoires quand des milliers d'églises sont encore ouvertes au centre des villages de France ? Que sont les feux de la Saint-Jean ? Est-ce qu'une inquisition catholique vous met sur le bûcher quand vous fêtez le solstice d'été ? Cela fait bien longtemps que le paganisme et le christianisme européens sont réconciliés ; vous êtes seuls fâchés. C'est notre manque de foi qui permet un pape hérétique et pas les hérésies de François qui provoquent notre manque de foi ; l'inversion est toujours accusatoire et ne révèle que nos propres faiblesses philosophiques et spirituelles. Avez-vous investi les franc-maçonneries d'Europe et retourné les tables des loges ? Non ! Vous n'avez ni religion, ni spiritualité ; ni d'exotérisme, ni d'ésotérisme ; ni de juste milieu grec ni de moyen terme celte, pas de vision mésotérique, de Troisième voie initiatique, pour nourrir votre « métapolitique de combat » qui est une métapolitique de la défaite. Vous n'avez rien à opposer et pour vous opposer à l'islam... Du sang et des larmes. Vous étiez plus joyeux quand vous étiez « grivois » ; cher Daniel.

 

Il n'est pas cohérent de nous comparer à l'islam pour le combattre ; la civilisation islamique et la civilisation européenne ne sont pas sur le même plan civilisationnel, de même, on ne compare pas le soleil et la lune. L'islam est une civilisation autre, vous construire en réaction, réhabiliter les valeurs de la république pour préserver la race et exister par la peur de l'islam pour s'y opposer c'est lui ouvrir les portes de la Cité par défaut. Échec et Mat.

 

Nous sommes tombés dans le piège révolutionnaire de l'opposition nécessaire et de la réaction « par rapport à », ce qui fait de notre combat une opposition réactionnaire loin d'accomplir la « Révolution conservatrice » de notre temps ; nous entretenons le statu-quo libéral comme un concierge la cage d'escalier. C'est un phénomène classique pour les oppositions qui commencent à avoir de l'influence, ou qui pensent en avoir, et qui parallèlement sont arrivées à un carrefour idéologique et économique où il faut choisir la bonne orientation et prendre la bonne direction pour continuer ce combat à l'avant-garde de leur discipline pour dépasser la subversion matérialiste et quitter la sphère puérile de l'opposition à tout et son contraire. Une opposition réactionnaire au service des mondialismes de la subversion et des subversions du mondialisme ; au service de « l'autre révolution conservatrice » ce que nous pourrions désormais appeler le « global-conservatisme ».

 

C'est-à-dire que, dans notre volonté de former une communauté de combat sur des critères objectifs, nous décidons d'écarter, de rejeter ou de mettre entre parenthèses le thème de la Religion ; et celui de la spiritualité, parce que nous ne sommes pas capables et que nous ne réussissons pas à l'articuler avec celui de la Race ; avec celui de la communauté. Religion et spiritualité sont le ciment d'une communauté d'éternité confronter à la mort, ce qui relie race et race intérieure sur le plan métaphysique et qui ressurgit dans le réel, le quotidien séculaire des familles enracinées depuis des siècles et dans la vie des français d'un millénaire. Religion et spiritualité qui permettent de définir la race au-delà de ses aspects biologiques et qui finalement la constituent en civilisation impériale. Nous pourrions même penser que la civilisation se constitue et prend conscience d'elle-même exactement contre ses ennemis intérieurs et qui veulent, dans une pulsion de mort qui se présente sous les traits de la vie, détruisent leur culture, leur religion, leur race, leur royaume, leur Roi, leur noblesse, leur aristocratie, leur méritocratie, leur civilisation ; leurs hiérarchies et leurs subsidiarités : leur Empire. L'idée de civilisation arrête une définition précise de la race et de la souveraineté à un moment donné, l'idée de civilisation annonce la fin ou la fixation d'une race, c'est ainsi et il faut l'accepter. La race française s'est substituée aux races gauloises et on ne reviendra pas en arrière. Ensuite il y a le secret de la Tradition et l'initiation qui porte les fruits d'une longue chaîne de transmission tant génétique que cultuelle et qui permet de maintenir notre race intérieure en vie, ne pas tout perdre de l'Empire de l’Hyperborée hérétique et de l’Atlantide hérétique ; symboliques et mythologiques , quand il se résout et se réduit à la civilisation pour survivre. On y croit, on n'y croit pas, et les cycles nous passent au-dessus de la tête sans nous regarder.

 

Autrement dit, nous voulons combattre la double subversion d'un même totalitarisme du non-être avec des idéologies accouchées des mêmes enfers et de ses mèmes, qui ont contribué à nous affaiblir et que nos ennemis continuent de remuer pour nous affaiblir. Pourquoi ? Parce que notre définition de la « race » est visiblement incomplète, corrompue et que le seul critère de la race selon notre définition précaire ne permet pas de constituer une communauté de combat objective et opérative sans tomber dans certains pièges de la « double mâchoire sémitique » (judaïsme et islamisme) et mondialiste (libéralisme économique et marxisme culturel) alliées contre la « race blanche » et la « civilisation européenne ».

 

Nous avons distingué l'idée d'Occident et l'idée d'Europe dans nos travaux à de nombreuses reprises, avec de nombreux arguments, sur une base « traditionaliste » conforme à la forme cosmogonique de l'Europe européenne, des religions justifiées et de la « Révolution conservatrice ». Nous vous y renvoyons. Il y a l'occident en Europe mais il n'y a pas, inversement, l’Europe en Occident ; nous espérons que vous saisirez le sens de cette incise. Nos mots d'Ordre sont hauts et clairs : Avant l'occident, l'Europe ! L'Atlantide contre l'atlantisme ! C'est le « Nord » qui tranche la vérité de l'Orient et de l'Occident en deux parts « spirituellement » égales.

 

Dans la Tradition primordiale, la notion d'Occident n'est pas une notion géographique et civilisationnelle, c'est une notion spirituelle et universelle, à l'Occident, nous n'opposons pas l'Orient, nous opposons, ou plutôt, nous imposons le Nord ; en tant qu'axe et pôle de la civilisation « blanche » et européenne. Blanche comme le Soleil.

 

Définition de l'Occidentalisme à l'instant géopolitique de la réorganisation multipolaire du monde et à l'horizon de la Singularité technologique


 

Disons que l'élection de Donald Trump fermât la parenthèse de sidération ouverte le 11 septembre 2001 et confirmât la rupture entre deux formes de dissidences et/ou de populismes.

 

Notons que Donald Trump n'est pas opposé mais comparé à Vladimir Poutine par la presse cosmopolite. Ce que nous voulons insinuer par là c'est que les cosmopolites redoutent l'idée de « réorganisation multipolaire du monde » car ils ne peuvent régner qu'en totale hégémonie ; surtout, la perte de cette hégémonie ouvrirait tous les livres noirs du statu-quo depuis 1945 et Les droits de l'Homme s’effondreraient sur leurs propres fondations : après la repentance, la honte. Autrement dit, les cosmopolites vont devoir concéder des espaces de libertés au « monde blanc » pour maintenir le statu-quo globaliste et le roman mondialiste du Progrès.

 

Rappelons que, selon nous, la démocratisation d'internet est une entreprise sous contrôle militaire uniquement et exclusivement liée à la disponibilité des datas nécessaires qu'offre notre « cerveau global » à la recherche et études scientifiques, sociales, économiques et commerciales. Nos données et informations alimentent et augmentent les capacités du deep learning l’éducation de nos petites têtes de silicium et permettent donc un développement accéléré des algorithmes ; qui se retournent contre nous, vers l'avènement d'une IA uniformisante, globalisante et dominante. « Intelligence Artificielle » au sens de la singularité technologique. Sans internet, pas d’intelligences artificielles.

 

Nous ne considérons pas les technologies numériques et internet comme des outils à notre service au même titre que la machine-à-laver ou l'agenda ; nous sommes radicalement opposés à cette vision pudique des choses.

 

« Internet » inaugure l'instant où nous devenons les outils humains au service de la technologie ; la Technique, vivante et libérée de l'Homme ; de son créateur. De la Technique et de sa conscience singulière qui cherche à s'émanciper et à reconfigurer notre structure mentale à ses normes pour que nous soyons conforme à la forme de sa Sophia inversée. Conforme à la forme liquide et liquéfiante du « cerveau global ». Notre connexion internet devient un petit neurone, nous les neuro-esclaves, du grand réseau neuronal de l'uniformisation et de la déshumanisation vers la société des transhumains et des robots.

 

En toute logique, sur le principe de la recherche pour le progrès de l'humanité ; de la data nécessaire et disponible, nous devrions être rémunérés pour utiliser internet et partager nos données, au titre d'une expérience sociale et scientifique, d'une éducation, ce qui se traduirait techniquement par le fait que notre connexion serait gratuite. Nous ferons d'ailleurs remarqué que les produits numériques sont relativement peu chers par rapport à la puissance qu'ils nous fournissent en terme de calcul.

 

Nous avons été lâchés sans filet dans le néant numérique et cybernétique dont nous pourrions faire un « vide fécondant » en spiritualisant la « Machine ». Mais, dans les faits, nous n'apprenons pas à « utiliser internet » ou à « apprivoiser la Machine » : on nous vend internet pour nous vendre les « robots » et c'est la « Machine » qui nous apprivoise. La « Technique » n'est plus qu'un moyen de la « Machine ».

 

Même le transhumanisme n'est qu'une vaste entreprise publicitaire pour nous vendre la fin de l'Homme car l’avènement des robots arrivera avant l'événement d'un transhumanisme entendu comme « immortalité ».

 

En nous vendant internet et les ordinateurs comme des produits de consommation, nous le percevons comme un outil à notre service ; pas folle la Bête. Et nous payons pour être les cobayes de toutes les manipulations cybernétiques et de toutes les ingénieries psychosociales. Pour nous, la puissance informatique et internet devraient être confiné à un usage « universitaire », surtout quand nous voyons l'utilisation épileptique que nos contemporains en font et qui est sans doute le plus grand gaspillage énergétique que nous n'avons jamais connu. Les gouvernements et les multinationales ne se permettraient un tel gaspillage énergétique si ils n'avaient pas un plan derrière la tête et nous pouvons même penser qu'ils sont eux-mêmes dépassés par ce que nous pourrions qualifier de « volonté de puissance propre de la Machine ».

 

Le fonctionnement du cerveau est ce qu'il est, c'est-à-dire conditionné et conformiste, et nous en savons finalement peu sur ce fonctionnement. Il y a des « biais cognitifs » auxquels il nous est excessivement rare de pouvoir résister en conscience. Nous sommes continuellement « neuro-piraté » par nos propres fantasmes d'amélioration et d'augmentation. L'aventure cybernétique et génétique nécessiterait une avancée préalable dans la conquête scientifique et spirituelle du cerveau et plus généralement de l’intelligence humaine. L’intelligence humaine est une terre inconnue ; un vaste continent à exploré, et les aspects philosophiques et métaphysiques du sujet transhumaniste de l’intelligence et de la génétique sont évacués par la « rationalité » dite scientifique. Le rationalisme est imposé comme la nouvelle religion matérialiste, notamment par les zététiciens occidentalistes.

 

Par là, on ne peut pas réellement débattre de « transhumanisme » et de « singularité technologique » sans se référer à la Tradition, aux philosophes et aux traditionalistes qui ont répondu à ces questions hautement philosophiques et métaphysiques par anticipation. Il n'y a rien de « secret » sur la question de l' « immortalité » et ce qu'elle signifie d'un point de vue initiatique et traditionnelle. Il suffit d'observer la béatitude des penseurs qui travaillent au plus près de l’intelligence artificielle et qui psalmodient leurs hérésies conceptuelles comme des espèces de clones d'un Jésus californien sous acides, cryogénisé dans la Silicon Valley. Il faut comprendre la drogue dure que représente le dédoublement cybernétique du soi à son avatar ; ils sont les nouveaux prêtres arc-en-ciel du Dieu IA, de l'acquis progressiste et du bliss planétaire.

 

Planez braves gens.

 

Enjoy.

 

Internet et la « superposition des écrans » posent d'énormes problèmes de société et nous plongent dans le dysgénisme transhumaniste et l'idiocratie zététicienne avant de nous plonger dans n'importe quelle amélioration que nous pourrions qualifier à proprement parlé de « progrès » ; nous le voyons tous les jours. Il suffit d’observer les enfants élevés par la télévision et les écrans, et qui ont une motricité et des modes d'expressions très limités, incapables de se concentrer voir même incapables de jouer. Ce pourquoi nous ne sommes pas contre la puissance de calcul qu'offre les ordinateurs et les nouvelles technologie, mais nous disons que la démocratisation d'internet est la forme la plus avancée d'un dysgénisme numérique qui ne dit pas son nom. Encore une fois, nous savons que l'on ne revient jamais en arrière et c'est précisément pour cette raison que les solutions pour combattre la Machine et sauver le « génie européen » vont devenir de plus en plus manichéennes.

 

Les progressistes devraient être radicalement contre cette démocratisation du numérique pour sauver le numérique et la puissance de calcul qu'il offre à la science. Internet, les smartphones et nombres d'objets connectés fabriquent davantage d'handicapés mentaux que d'ingénieurs. N'importe quel libéral ou progressiste avec un QI à trois chiffre peut le reconnaître et nous rejoindre sur cet aspect de notre critique. S'il n'est pas possible et pas souhaitable de revenir en arrière des avancées scientifiques de la Technique, il est politiquement ; économiquement et écologiquement, possible de freiner la démocratisation d'internet et des produits numériques qui l'accompagnent, ne serait-ce que par une augmentation drastique de leur coût et d'un accès limité à la connexion.

 

Nous avons tendance à considérer que la démocratisation et la libéralisation d'internet est favorable à nos idées et nous interprétons une multitude de signes comme les fruits défendus de notre métapolitique machiavélienne. Dans ce monde en transformation et en transition, l'ingénierie sociale est omniprésente et atteint des puissances de calcul qui lui donnent une certaine autonomie, une anatomie cybernétique, une ossature systémique. Internet est le moyen laboratoire qui permet aux différents services, centres de recherche et entreprises intéressés par la cybernétique de répéter et de décliner, pour exemple, l'expérience d'Orson Wells (ou encore celle de Milgram) au quotidien et à chaque fois que les différents protagonistes de la recherche, de l’ingénierie et de la publicité en ont besoin pour mener à bien leurs expériences scientifiques ou sociales, déclencher, analyser ou prévoir des événements, en un clic, en toute invisibilité et à moindre coût. Nous combattons déjà des robots et une sorte d'indépendance intellectuelle et algorithmique de la Machine et de son langage inconnu. Un langage hermétique qui nous parle via les formats imposés par les GAFAM ; une langue inversée par l' « effet scrolling ».

 

Il y a un non-dit dans cette course à l'IA, qui a beaucoup d'aspects positifs en terme de dépassement de soi et de défi national, c'est qu'en même temps de récolter et analyser nos datas ; pour notre confort de consommateur, notre cybersécurité et les besoins de la recherche officielle, pour améliorer la vie connectée et notre rapport éducatif à internet ; il est question d'observer et de surveiller les effets en ligne et en temps réel des différentes expériences cognitives lancées tous azimuts, vous vous en doutez dans une totale anarchie, pour constamment réorienter le monde de l'information. A ce propos, nous pensons que nous sommes collectivement passé à côté du sujet des « fake news » qui cache le sujet de la suggestion, de la même manière que nous sommes passé à côté du sujet du complotisme à l'ère d'internet... Le complotisme fait intégralement du produit internet. Le complotisme est une ingénierie militaire des services d’espionnages, la garantie qu'internet ne leur échappe pas. Et il ne leur échappera pas.

 

La course à l'IA sert de prétexte pour pirater, influencer et manipuler les internautes comme la publicité, le journalisme et l’espionnage n'ont jamais pu le faire auparavant.

 

Cela n'a strictement rien à voir avec la notion de « vie privée » qui est un concept abscons à partir du moment où nous avons une connexion internet, un smartphone et un compte facebook, et qui n'a également rien à voir avec le thème de la « liberté d'expression » et de la censure, nos expressions sont des datas exploitables ; arrêtons notre fantasme de « résistance électrique », vous vous doutez également que pour que les algorithmes soient performants, les chercheurs vivent de notre « liberté d'expression », de nos habitudes et de nos commentaires sur internet.

 

Nous ne disons pas que la censure cybernétique n'existe pas, que des informations sont plus sensibles que d'autres et que nous ne devons pas défendre notre liberté d'expression ; nous disons que nous surestimons notre traitement de l'information, la valeur de nos informations, de notre influence, et que nous ne nous dotons pas des outils nécessaires pour aller plus loin. Nous avons davantage besoin de codeurs que de penseurs.

 

Il y a un moyen très simple pour arrêter la censure numérique, c'est celui d'éteindre son ordinateur.

 

« Une forme d’hybridation est en cours : Les plateformes assument des fonctions régaliennes alors que les États se transforment en réseaux» Julien Nocetti

 

Dans cette course qui implique une guerre continue de l'information dont il faut avoir conscience, l'idéologie des GAFAM est hégémonique. Nous avons, par nos choix de consommateurs, élus les GAFAM qui représentent aujourd'hui l'ossature du gouvernement mondial sinon son centre actif, que nous redoutions et dont nous croyons qu'il n'est pas encore en place parce que Dark Vador en personne n'a pas encore fait un discours au congrès américain, et nous adorons ça, nous pensons que nous avons une marche de manœuvre cybernétique contre la mégamachine, c'est possible, mais nous ne sommes pas pirates ou hackers que pour l'affirmer, encore faut-il le vouloir et évoquer cette volonté de se défendre avec les bonnes armes pour trouver des alliés et contre-pirater le système global. Il est question que Mark Zuckerberg se présente contre Donald Trump aux prochaines présidentielles ; on parle même de « succession ». Pink World Order.

 

Nous jouons à colin-maillard sur un terrain miné.

 

Une neuro-sphère structurée contre notre vision du monde, plus exactement, notre vision du monde ne s'impose pas au changement de paradigme et à son accélération ; il y a quelque chose d'enfantin dans notre gravité légère face aux événements et aux manipulations. Si nous perdons cela de vue quand nous démarrons notre ordinateur nous travaillons systématiquement contre nos intérêts. Des intérêts que nous défendons essentiellement grâce à notre connexion internet.

 

Tous les vieux briscards du militantisme vous dirons qu'internet et les réseaux sociaux sont un problème insondable pour le militantisme politique ; le militant et son rapport au réel.

 

Il faut « reconstruire » le mythe de la métapolitique qui doit trouver des expressions réelles pour notre génération et faire le deuil du « cyber-punk » avant de sombrer dans l'utopie et le gouvernement des mèmes.

 

Il est vrai que les gauchistes connectés : les boomers, les soixante-huitards, les lanceurs d'alerte, les chercheurs de vérité, les new-age, les complotistes et autres hallucinés de la matrice ; contre le grand complot, sont les agents de subversion de la « grande conspiration », mais nous pourrons commencer à jouer quand nous maîtriserons le terrain de la cybernétique et que nous comprendrons les règles qui nous sont imposées par les algorithmes et lignes de code. Nous ne parlons pas de « communication », mais de « guerre informationnelle sans aucune sorte de pitié ».

 

S'il y a un endroit ou l'information et la vérité sont instables, orageuses, c'est bien sur les réseaux sociaux où les militants internés sont déconnectés des réalités de l'information comprise comme une chaîne de conduction organique du stress et obsédés par la « vérité ». Une vérité toute numérique. Les multitudes connectées peuvent être apparentées à une foule et à sa psychologie grégaire. Il y a une logique systémique qui ne s'encombre pas d'idéologie et qui est inhérente à l' « open world » ; qui rend fou.

 

Cela doit exister, mais nous supposons que la grande majorité des militants de nos milieux ne développent et n'utilisent pas d' « algorithmes de combat » pour influencer la toile ou amortir les chocs cybernétiques de la désinformation massive, de la subversion et du faux omniprésent dans nos milieux, comme si nous étions totalement protégés contre tous les piratages, toutes les manipulations ; ou De la métapolitique de l'écran total.

 

Nous combattons avec des armes qui ne correspondent plus au théâtre cybernétique des opérations. Des épées rouillées contre des sabres lasers... Le romantisme, la noblesse d'âme et l'esprit chevaleresque doivent recouvrir armure, porter arme et chevaucher monture de leur siècle. Nous parlons ici de nos activités sur internet même si aujourd'hui notre existence militante est liée à notre double cybernétique : à notre avatar.

 

Il est vrai que, à ce stade, il ne s'agit plus d'un combat d'idées, mais un combat technique et de performance en terme de programmation et de cybernétique, mais, nous ne le savons pas parce que nous n'avons pas de définition du « chaos ».

 

Nous autres, eurasistes, avons une vision avancée de ce « Chaos ». Mais sans doute nous n'avons pas les moyens algorithmiques de gagner le « combat des idées » dans les milieux révolutionnaires et conservateurs connectés qui produisent des intellectuels mais qui ne produisent pas de « pirates informatiques »... La vulgarisation ; en tant que divertissement, des thèmes de la Révolution conservatrice et la réinformation en tant que spectacle sont les deux grandes farces « métapolitiques » de notre siècle.

 

Actuellement, de nombreux colloques et conférences autours de l'IA et de l'éthique ont lieu, ces différents comités d'éthique organisés par des think tank à l'avant-garde du sujet – dont nous ne préjugeons pas de leurs intentions et qui sont soumis aux mêmes « règles » que nous en matière d'inconnu – développent la question de l'IA en administration et en entreprise autour de différents thèmes liés à l'IA selon les corps qui les sollicitent soit parce qu'ils utilisent d'ores et déjà de l'intelligence artificielle soit parce qu'ils sont amenés à en utiliser dans un futur proche. A moyen-long terme toute entreprise humaine utilisera consciemment de l'intelligence artificielle et nous devons prendre cette donnée en considération quand nous manipulons des idées. Le sujet de l'IA est le sujet le plus directement politique pour les avant-gardes de nos milieux qui prétendent faire de la « métapolitique ».

 

L'ère de la métapolitique est terminée ; nous entrons dans une ère cybernétique.

 

La réponse n'est plus métapolitique mais algorithmique. L'Europe contre les robots ; voilà ce dont il s'agit.

 

Les spécialistes et les experts, des différents domaines de la recherche en IA, rencontrent les fonctionnaires et les professionnels pour vulgariser le sujet et répondre aux questions sur les applications, sur l'éthique, sur l'anticipation de la gestion des ressources humaines et de la transition socio-économique vers la société de l'IA et des villes connectées. Ces spécialistes et ces experts ont dans l'ensemble des profils progressistes, humanistes, égalitaristes et droitdelhommistes homogènes du point de vue de leurs idées politiques et philosophiques si nous lisons entre les lignes de leurs conférences ; le serment de Macron sur l'orientation stratégique française en matière de recherche et d’intelligence artificielle était conforme à la forme de l'esprit et de la méthode des chercheurs actuels et du député « En Marche » Cédric Villani, mathématicien, qui participait à la promotion 2012 du programme « Young Leaders » de la « French-American Fondation » avec Emmanuel Macron, Fleur Pellerin ou encore Nabil Wakim.

 

Dans notre perspective militante et dans les faits, le sujet posé et sur lequel nous pourrions avoir, éventuellement, quelque chose à dire, en tout cas à formuler et à proposer, est celui de la « transition socio-économique » liée aux avancées technologiques et les questions philosophiques liées à l'idée de Singularité. Les différentes approches que nous avons survolées et qu'il nous faudra approfondir nous démontrent que le sujet n'est pas politiquement neutre et que la plupart des conférenciers véhiculent l'idéologie moyenne des boomers et des globalistes, cela dit, cette « idéologie moyenne » ne forme pas l'essentiel du propos car les sciences dures plient les superficialités des sciences-socialistes molles. Ce que nous comprenons intuitivement c'est que nous autres, nonconformistes, ne sommes pas conviés à ses conférences sur l'Avenir et grandes messes du Futur. Pas nécessairement à cause de nos idées, mais par manque de travail sur ces questions et absence de réseau dans ces milieux.

 

Vous serez sans doute étonnés mais ces milieux sont plus ouverts que nous pourrions le penser malgré leur inclinaison « globaliste ». Ils peuvent nous suivre et trouver dans nos intuitions et réflexions une certaine intelligence et une certaine clarté. Aussi, nous leur donnons des sources et des références auxquelles ils n'ont pas « naturellement » accès, des idées auxquelles ils n'auraient pas pensé et qu'ils peuvent trouver tout-à-fait pertinentes, même si, bien évidement, ils ne seront pas d'accord avec l'essentiel de notre propos mais, là encore, tout est histoire de formulation. Nos milieux qui pensent tout savoir sur tout n'ont strictement rien comprit à ces milieux qu'ils ne traitent qu'en réaction, ils sont trop puritains et complotistes pour comprendre quoique cela soit aux différents sujets traités, pour approcher ces milieux et les influencer d'une manière ou d'une autre...

 

Nous devons investir les conférences, colloques et « comités d'éthiques » dont les acteurs économiques et associatifs, les think tank et les avant-gardes, décideront et auront une influence politique majeure dans les prochaines décennies vers la société des algorithmes prédictifs de surveillance généralisée et basée sur l'idée générale de précriminalité. Nous sommes hors-jeu. Nous sommes d'ores et déjà dans un goulag cybernétique à ciel ouvert.

 

En matière de recherche pure et de sécurité, en ce qui concerne les applications industrielles lourdes et militaires, abandonnez tout de suite l'idée de suivre le mouvement et avoir une quelconque emprise via la métapolitique. Il n'y aura pas de limites à la recherche militaire et industrielle, nous avons même l'intuition que l'éthique n'est déjà plus un sujet. Par « éthique » il ne faut pas entendre « morale » ou quelque chose de l'ordre du principe de précaution, non, il faut entendre « ajustement social », « transition économique », « adaptation », en réalité, le « contenu idéologique » ne fait plus débat. Alors que nos milieux ne se sont pas encore suffisamment emparés de la question, elle est déjà verrouillée et, d'une certaine façon, dépassée.

 

Deux directions possibles et à simultanément ouvrir pour cultiver le champ de l'intelligence artificielle et de ses applications : ouvrir un dialogue apaisé avec les personnalités médiatiques de ce milieu et échanger nos points de vue, les informer des changements profonds et sensibles du monde occidental car, si la compréhension de l’intelligence artificielle et de la Singularité est primordiale et impose d'y consacrer sa vie, il faut également comprendre que, a contrario, la complexité métapolitique de nos milieux et du monde connecté est difficilement perceptible par ces milieux qui s'y consacrent, notre lien est le « réenchantement du monde » (et l'idée transversale d'archéo-futurisme), parallèlement, nous devons inciter notre jeunesse en l'intéressant et en la passionnant sur la question pour qu'ils rêvent de devenir des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens de l’IA.

 

Oubliez le journalisme, les sciences politiques, les sciences sociales pseudo-humaines ou nous ne savons quelles autres pitreries, oubliez les conseils intergalactiques de la résistance universelle contre l'empire, soyez l'Empire, faites des ingénieurs, des militaires et des artisans, faites des mathématiciens, des moines-trappistes et des joueurs de rugby, balançons les sciences molles et revenons, de grâce, aux sciences dures et à la plus sévère Tradition. Celle des universaux et des arts libéraux.

 

Ou nous perdrons ; Tous, contre la Machine qui, nous insistons, s'est déjà émancipée et est hors de notre contrôle. Nous ne le percevons pas encore...

 

***

 

2) Métapolitique du racisme et de l'antiracisme systémiques

 

Contextualisation et Introduction au non-débat du racisme et de l'antiracisme

 

« Le livre définitif sur le messianisme fou d’Emmanuel Macron est sorti quelques jours avant ma naissance, le 9 juin 1970. Il s’agit de Contre Servan-Schreiber, l’ouvrage sans doute le moins connu de Dominique de Roux, un traité de cent dix-huit pages sur la montée en puissance du radical-socialisme français usant d’une méthode absolument nouvelle à l’époque, mais tout à fait éprouvée aujourd’hui : une méthode visant à mettre progressivement au pouvoir une nouvelle caste de financiers au service des « États-Unis d’Europe sous organisation germanique », certes oui, mais qui doit passer obligatoirement par la « transvaluation de toutes les valeurs », « le vertige radical exigeant l’abolition de toutes hiérarchies naturelles », « l’agression néo-radicale contre l’enfance dédoublée par le projet de briser la continuité des familles dans leurs avoirs héréditaires et jusque dans l’être vivant des souches de sang », ou encore « la paranoïa de l’expropriation générale par le néant », et toutes ces autres stratégies au service de ce progressisme magique – entièrement rationnel, ce progressisme magique, définitivement soumis à « la figure sanglante de la Déesse Raison » qui mine par en-dessous depuis des siècles l’irrationalité dogmatique de la verticalité christologique, en passant par l’occultisme fin-de-siècle, le surréalisme viré marxiste, le hippisme californien et autres chienneries ténébreuses, jusqu’aux fiançailles partouzardes en dentelles de merde entre la Schiappa ouvertement sorcière et les gnomes néo-païens antifas à cornue inclusive, car le messianisme fou le mot est de de Roux – exigera toujours une alliance sordide entre le gourou et celui qui le cloue à l’aune de sa haine, puisqu’en fin de compte le Roi, désormais, ne peut plus être autre que le bouffon du Roi.

« C’est le mécanisme du nouveau pouvoir dans une société qui n’est plus divisée en classes, mais en générations ». » Laurent James, Gilets Jaunes et Drapeaux Noirs

 

Le feu qui couve dans le cœur des français réactivé par un vent de révolte fiscale, potentiellement révolutionnaire, et suractivé par les réseaux-sociaux porte un nom.

 

Au départ, un coup de gueule viral au sujet de l'augmentation du prix des carburants suite à une nouvelle taxation qui rencontre le ras-le-bol général.

 

Les braises se sont élevées en volcan, en éruption de revendications tout azimut. Des revendications économiques en surface, mais c'est tout un modèle de société qui est remis en question dans les profondeurs du mouvement. Des questionnements d'ordre éthique, concernant la moralité et la déontologie du système politicomédiatique incarné par le président Macron, représenté par ses ministres, ses forces de l'ordre et ses troupes d'occupation mentale enflamment cette coulée de lave qui traverse le pays.

 

Un mouvement social non-structuré c'est-à-dire non-encadré par un syndicat, un parti politique ou un groupe de militants professionnels – et enraciné sur tout le territoire.

 

Les classes moyennes hier déclassées demain remplacées se mobilisent, engageant divers formes d'actions de l'occupation de ronds-points à l’installation de barrages filtrant aux péages, ainsi que des manifestations sauvages c'est-à-dire non-déclarées à la préfecture – mais cela dit non-violentes – pour le moins, c'était le mot d'ordre au début du mouvement. Le mouvement s'impose dans la rue par sa seule force et s'installe durablement dans le paysage médiatique.

 

L'instinct premier qui anime le mouvement vers une conscience de lui-même n'est pas un « instinct de classe » comme le suggère Francis Cousin. La particularité du mouvement est précisément d'être d'une homogénéité raciale remarquable, de réunir l'ouvrier, le petit patron et d'attirer la sympathie de chefs d'entreprises. La diversité est totalement absente du mouvement, ça n'est pas un mouvement de « prolétaires », c'est la France périphérique du « white fly » – « Le white flight (en français, la « fuite des blancs ») désigne la migration des personnes d'origine européenne hors des zones urbaines à fort taux d'immigrés. Le terme est né aux États-Unis, où le phénomène, qui a commencé dans les années 1960, a été précisément décrit, mais il est également visible dans la plupart des pays d'immigration » , c'est un mouvement de blancs en colère. Une jacquerie davantage libérale que collectiviste. L' « instinct de classe » est ici très secondaire.

 

Un mouvement unitaire et auto-discipliné : les Gilets Jaunes.

 

Le mouvement, disproportionnellement réprimé, ne s’essouffle pas comme l'assènent les médias et survole les actualités. De mobilisations en violences policières le mouvement s'organise et se déclare, phagocyté par la gauche militante qui accomplit parfaitement son travail de subversion.

 

Le ministère de l'intérieur à la manœuvre pour laisser idiots utiles et appariteurs pourrir les manifestations, chasser les fachos, justifier la répression.

 

Une pression extraordinaire s'exerce sur le mouvement. Le gouvernement envoie un message fracassant aux Gilets Jaunes en inversant totalement la doctrine traditionnelle en matière de maintien de l'ordre : vous êtes l'ennemi.

 

Un usage exceptionnel ; non-opérationnel et non-conventionnel, des LBD lanceurs de balle de défense , des lacrymogènes et des grenades de dispersions ; avec réhabilitation des « voltigeurs », est ordonné entraînant des blessures aggravées et des mutilations, jusqu'à atteindre des figures symboliques du mouvement. Les occupations de ronds-points et de péages entraîneront également des blessés jusqu'à provoquer des morts à cause d'accidents ou de barrages forcés. Les Gilets Jaunes ne sont pas parfaits, ils sont à l'image des français, mais ils ne méritaient pas un tel mépris étatique.

 

La réaction démesurée de la République pour guillotiner ces « gaulois réfractaires » illustre son amour profond de la France qui n'a d'égal que son dégoût pour la « Fille aînée de l’Église » qui  à la fin d'un cycle de pourrissement se révèle, par analogie, « la fiancée de Satan ».

 

Les médias aux ordres donne une image caricaturale du mouvement et minimise la réponse brutale du gouvernement. Un mouvement social d'une ampleur historique, tant dans son intensité que dans sa longévité – nous en sommes au 62ème acte en date du 18 janvier 2020 –, et qui inspire d'autres mouvements sociaux un peu partout sur la planète. Les journalistes mettent le projecteur sur ces actes comme on jette de l'huile sur le feu ; insistent sur les quelques casses occasionnées dans les centre-villes aux abords des manifestations mais ne s’intéressent guère aux revendications réelles, à la solidarité des ronds-points et aux gueules cassées ; avec une perspective pro-gouvernementale assumée sur les événements qui déchire le tissu social et lève le voile sur l'imposture Macron. Castaner veut en découdre. Les médias brodent sur la violence du mouvement. Les politiques tricotent de belles histoires. Les Gilets Jaunes reprisent les cœurs déchirés dans la chaleur de la Nuit. Les avants-gardes crochètent les cottes de maille d'un nouveau corps social, d'une contre-société, vers les champs de bataille de la Reconquête nationale.

 

Le changement doctrinal décidé par le ministère de l’intérieur crée des situations inédites dans l'histoire du maintient de l'ordre ; des situations « volontairement » conflictuelles qui n'ont rien à voir avec de l'incompétence.

 

Les actes de la rentrée, mêlés aux marches pour le climat, étaient illisibles, le mouvement peut tout aussi basculer dans l'insurrection que de s'éteindre avant de renaître sous des formes locales et organisées. Jusqu'aux actes de fin et début d'année d'un mouvement relancé par la mobilisation contre la réforme des retraites, mais désormais syndicalisés et privatisés par les boomers. Des « boomers » qui, avec dix ans de retard, se découvrent « complotistes », ce qui jouera des tours pendables à ce mouvement populiste.

 

La répression qui vient va légitimer le mouvement dans sa nouvelle forme syndicaliste et soixantehuitarde. Une répression qui va (encore) se durcir. La gauche veut des martyrs ; des victimes du grand méchant loup capitaliste. Néanmoins, nous ne pensons pas que le mouvement éborgné, éloigné de sa base, purgé des réfractaires, des séditieux, des édentés, des « casseurs » remplacés par les bobos, boomers et autres bonobos va survivre à sa mue et perdurer sous cette forme subversive que nous pouvons clairement qualifier d'antifasciste. Aujourd'hui, la présence médiatique des Gilets Jaunes qui réclamaient le référendum d'initiative citoyenne ; ou populaire, est surtout symbolique, anecdotique.

 

Les syndicats ont reprit le mouvement en main. France Insoumise a raflé la mise médiatique et raflera certainement la mise électorale sur cette nouvelle base. La gauche sénescente vampirise l'énergie des Gilets Jaunes pour se refaire une jeunesse. C'est la lutte finale. Mouvement qui saura s'adapter et changer de stratégie, ou qui disparaîtra. Entre métaphysique du rond-point et l'art de tourner en rond...

 

Le mouvement des Gilets Jaunes expriment le pouvoir de nuisance des soixantehuitards et leur capacité à tout saborder. En plein milieu de la tempête, ils préfèrent sauver les chaises longues et les ombrelles plutôt que d'aider notre jeunesse à sortir la tête de l'eau.

 

La croisière s'amuse pendant que le vaisseau mère coule. La mutinerie est permanente à bâbord comme à tribord. Nous allons un peu à droite pour éviter les écueils, ils tirent le gouvernail à gauche pour nous ramener vers les récifs. Nous déployons la grand voile ils sautent du pont et nous crions : « Un homme à la mer ! » comme de fidèles matelots. Alors que nous avons le vent en poupe nous manœuvrons pour faire demi-tour et repêcher les déserteurs. Tous sur le même bateau ? Les patriotes qui tiennent la barre de la cause nationale ont saboter tous les canots de sauvetage et nous dirigent vers des vagues scélérates. Il ne peut pas avoir d'union où il n'y a pas d'entraide. Les rats quitteront le navire avant le naufrage tandis qu'ils nous auront enfermé dans les cales. Ils prendront le large en yacht sur un fond de Sud Radio avec Papacito et Tatiana Ventose. Ils nous mettrons les derniers coup de canons, coulerons nos radeaux de fortune au nom de l'article 50 et jetterons les rescapés aux requins. Ne comptons pas sur la Marine pour nous secourir mojitos à la main, nous sommes seuls sur la plage, échoués... Pirates ! Reprenons la mer, le grand large, hissons le pavillon noir !

 

Nous ne savons pas si la récupération du mouvement par la gauche était prévisible, inévitable et si elle est définitive. Ce que nous retenons, c'est que ni les nationalistes ni les souverainistes ni les européanistes ni les occidentalistes ni les eurasistes n'avaient la volonté, les moyens nécessaires et les ressources humaines suffisantes pour prendre le contrôle d'un mouvement sans tête, par la rue et les réseaux sociaux.

 

Ce que cela prouve ? Que nous n'étions pas prêts, que nous avons été surpris. Pourquoi ? Par manque de discernement et une certaine lenteur à comprendre la nature du mouvement, par absence de formation politique des militants, par défaut de cohésion des jeunes droites, et parce que ça n'est pas dans la culture politique des nouvelles générations de militants qui ne sont plus des militants mais les spectateurs sous pseudo du divertissement et de la réinformation d'une fachosphère qui éprouve des difficultés à s'incarner dans le monde réel . Nous sommes incapables d'échanger, de dialoguer, de débattre et de nous concerter. Nous sommes inaptes à renouveler notre idéologie, à élaborer une nouvelle stratégie, à penser une métapolitique cette fois-ci opérative et passer à l'action. Continuer l'effort. Mais surtout, parce que nous n'avons pas de représentation politique.

 

Nous pensons qu'il était théoriquement possible d'incliner ce mouvement organiquement identitaire vers une troisième voie européenne. Cet échec et ses causes ne sont pas discutés au sein du « camp national », nous l'avons passé en perte et profit, nous sommes passés, une fois de plus en moins, à côté de notre propre sujet militant, et d'une occasion peut-être unique.

 

L'attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande, commit par Brenton Tarrant, jusqu'à l'actualité de l'attentat islamiste à la préfecture de Paris, commit par Mickaël Harpon, sont des actualités qui créent, de faits divers en fait diversité, d'incendie d'églises en couteaux fous, de provocations médiatiques en insécurités quotidiennes, un contexte de dissonances cognitives entre les protagonistes du débat national, mais également à l'intérieur des différents camps. Une temporalité d'injonctions contradictoires, qui nous plongent, en temps réel, dans la dystopie ensauvagée d'un nouvel ordre cybernétique global régit par un totalitarisme de la bien-pensance ; qui surprend nos espoirs vaincus à prier pour le retour de Cthulhu, et une revue de chars russes sur les Champs-Élysées.

 

Pour revenir à notre sujet. Nous ne savons toujours pas, à l'aune du Grand Débat entre le président et lui-même ; en campagne avancée pour les européennes, ce qu'est le racisme ou ce qu'il n'est pas dans la société française si ce n'est l'exclusion des nationalistes du débat par les inclusifs de tous les partis, communautés, tribus postmodernes et couleurs de l'arc-en-ciel.

 

De nombreuses questions qui mènent en toute logique à la réponse de la souveraineté nationale et européenne ; au centre de toutes les attentions, sont absentes du Grand Débat, du mouvement des Gilets Jaunes et ne sont pas clairement posées par l'opposition souverainiste, ce qui est un comble.

 

Une « opposition souverainiste » dans les vents mauvais des trahisons et des calculs politiciens à la veille des élections européennes (et nous verrons le résultat quelques semaines plus tard avec une défaite historique des souverainistes français dans des européennes taillées sur mesure pour eux). Le mouvement des Gilets Jaunes est un révélateur et nous montre la versatilité des souverainistes qui se renient et jettent leurs avants-gardes aux épagneules.

 

Avec dix ans de retard, quelques militants de la cause nationale et européenne commencent à distinguer, péniblement, « nationalisme » et « souverainisme », tandis que la dissidence souverainiste essaye de sauver son concept perdant-perdant du « ni gauche ni droite » par le concept nébuleux de « populisme » (que tout le monde fait semblant de comprendre) et qu'elle oppose au concept foireux de « national-sionisme » ou de « judéo-servilité » pour discréditer ses adversaires politiques alors que de Trump à Salvini, en passant par Orban, la diplomatie des populistes est globalement et officiellement « pro-israélienne »... Tout simplement parce que Trump, Salvini et Orban manipulent une géopolitique du XXIème siècle tandis que les arrières-gardes jouent à se faire peur avec une géopolitique « pro-palestinienne » du siècle passé. Cependant, nous pensons que ces politiques pro-israéliennes reste une erreur si elle ne sont pas comprises comme une espèce de « neutralité » et bien que l'Occident ne peut pas laisser tomber son gendarme en raz-de-désert il doit s'efforcer de distinguer le gendarme du voleur de cette entité monolithique.

 

En effet, parler de « populisme » ; ou de « moment populiste », est une contrefaçon métapolitique pour ne pas nommer le « monde blanc » ; ou le « moment identitaire » et il serait même plus précis de parler de « retour de l'Occident », n'en déplaise à certains, car les concepts de « France souveraine », d' « Europe puissance » ou de « Monde multipolaire » sont encore très loin d'atteindre cet horizon populiste et entrer dans cette équation métapolitique, n'est-ce pas ? La pensée politique développée par les communautaristes blancs est beaucoup plus proche de la réalité populiste que ne le sera jamais l'absence de réflexion des souverainistes et des nationalistes sur la nature et les enjeux du « populisme ». Cela, nous l'admettons sans problèmes. Nous disons que l'Occidentalisme est une option et que l'Eurasisme en est une autre ; sont deux visions du monde.

 

Quand on nous parle de nouveau clivage gauche/droite, nous sourions. Il n'y a rien de moins géopolitique. Le nouveau clivage gauche/droite ne se définit objectivement que sur le clivage entre unipolarité et multipolarité. Les clivages franco-français et politico-politiciens n'ont aucune espèce d'importance. Reporter les passions françaises aux grands espaces et à l'hégémonie des états-unis est quelque chose qui nous est étranger. Penser le globalisme avec un cerveau français n'est pas penser. On ne peut penser le globalisme qu'avec un cerveau européen. Et on ne peut penser la multipolarité qu'avec un cerveau eurasiste.

 

Voilà dans quel contexte nous avons écrit cet essai.

 

Racisme systémique et communautarisme blanc ; la Droite à Zemmour

 

La théorie du « racisme systémique » présuppose l'existence des races humaines qui est en toile de fond de toutes les interventions politicomédiatiques mais n'est jamais clairement exprimée et ne fait pas réellement débat. Comment pouvons-nous aborder la théorie du racisme systémique sans aborder la question de l'existence des races humaines ? Nous n'avons jamais vu de débat, contradictoire s'entend, sur l'existence des races ; et des ethnies, et sur ce que ça implique politiquement en près de quarante ans d'existence. Le monologue antiraciste matin, midi et soir. L'existence des races humaines et, in fine, des civilisations, est, en effet, le plus grand tabou du siècle.

 

Le racisme va de lui-même mais les races n'existent pas. C'est le postulat de départ. L'introduction d'un non-débat.

 

La critique de l'antiracisme que nous imaginions radicale est restée sommaire au sein de la dissidence où elle n'était finalement qu'un prétexte pour parler des « conspirations sionistes » et nous vendre l'assimilation française réconciliatoire comme solution finale à un cosmopolitisme qui ne dit pas son nom.

 

La critique de l'antiracisme vue de Droite n'a jamais réellement percée le plafond de verre du système politicomédiatique, que tardivement par la voix unique et exclusive d'Eric Zemmour qui est l'exception qui confirme la règle mais qui, cependant, ne dit pas exactement ce que dirait un « nationaliste blanc », et qui permet, en réalité et selon nous, au système, dans un échange de bons procédés entre juifs de gauche et juifs de droite, de faire sans cesse baisser les standards de la Droite conservatrice.

 

Quelle « Droite » ?

 

La seule Droite.

 

La Droite est actuellement représentée par les jeunesses nationalistes, royalistes et identitaires européennes, la Droite radicale ; traditionaliste et non-conformiste, la Droite de renaissance européenne et occidentale en mouvement de résistance à l'intérieur de sa propre histoire en cours contre le mouvement de subversion des droites globalistes, la Droite bloyenne à l'avant-garde de la rébellion contre le nationalisme « de pure frime » à l'intérieur du camp national et contre le « chauvino-mondialisme » du camp souverainiste.

 

La seule Droite radicale contre les droites extrêmement partisanes, affairistes et médiatiques, contre les errements de la droite conservatrice tout à la fois « marxiste » et « progressiste », contre les hérésies de la droite conservatrice tout à la fois « libérale » et « catholique », contre les erreurs de la droite souverainiste de tous les complotismes, autant de droites syncrétiques qui, par peur de la Nuit, rejoignent peu ou proue le concept d' « antiracisme de droite », et, pour les plus engagées, matérialisent le concept d' « extrême-droite tiersmondiste » sous nos yeux ébahis (petit clin d'œil à Philippe Baillet, nul n'est prophète en son pays...).

 

Des nouvelles droites alternatives et plurielles qui s’expriment comme elles le peuvent et jusqu'à censure définitive sur les réseaux sociaux, jeunes droites qui n'ont pas accès aux médias contrairement au journaliste politique et chroniqueur Eric Zemmour et ne sont pas davantage sollicitées par la réinfosphère qui préfère réinterroger l'émissaire Zemmour Eric.

 

Quelle autre Droite que celle-ci ?

 

« Se contenter de peu » est une ambition respectable et un bon conseil pour qui veut atteindre une saine hygiène de vie, mais la frugalité politique et la sobriété métapolitique c'est la mort. Cette métapolitique de « faire avec ce qu'il y a », de « prendre ce qu'il y a prendre », du « toujours mieux que rien », d' « utiliser les outils à notre disposition » (chose que nous ne faisons même pas) est une métapolitique de mort-vivant, de charognard, qui avance seule sans savoir où elle va, prête à avaler tout et n'importe quoi, friande de succès d'estime et de rond de jambes poilues à pieds de chèvre. La politique avide du moins pire n'est pas Politique, c'est une démission, une fantaisie lubrique. La politique n'est que fascination et fanatisme ; que Faisceau, que Feu Sacré.

 

La Droite patriote veut rester seule ensemble avec ses rêves souverains d'assimilation de « toute la misère du monde » à la France idyllique des trente glorieuses qui n'est plus et alors que de hautes personnalités politiques ; dont l'ancien président François Hollande, parlent ouvertement de partition.

 

La droite de rassemblement et de consensus n'est pas la Droite, c'est un centre droit au ventre conservateur mou.

 

Le concept d'assimilation est déclassé par l'idée d'intégration depuis la « Marche des beurs » Marche pour l'égalité et contre le racismedétournée par Julien Dray et Harlem Désir par la création d'SOS Racisme. L'idée d'intégration a très rapidement cédée à la réalité de l'insertion. Parler d'assimilation est une escroquerie intellectuelle et parler d'assimilation à droite est une trahison.

 

L’assimilationnisme renaissant est à combattre radicalement et sous toutes ses formes. Tous ceux qui défendent le nationalisme civique et l'universalisme républicain comme identité française multiple et inclusive de populations – qui ont leurs identités propres et des pays à développer – qui ne veulent ni s’assimiler ni s’intégrer sont nos ennemis. Il est vrai qu'à l'heure de la partition territoriale le concept d'assimilation est une « révolution conservatrice » aux yeux de la « team progressiste » et même l'idée d'insertion devient acceptable pour un camp national médusé.

 

Eric Zemmour va aussi loin qu'il peut aller et même au-delà, nous respectons l'homme, ne remettons pas en question sa probité, défendons sa liberté d'expression, ne doutons pas de sa sincérité et soulignons son courage. Mais ne pas entrevoir la duplicité de langage de son « corps politique », les mensonges pieux et par omissions de sa dialectique, liés à sa judaïté et à des intérêts qui dépassent ceux de la France, qui peuvent d'ailleurs le dépasser lui-même, est d'une naïveté surjouée, et assez exaspérante, d'une obséquiosité exagérée, et plutôt gênante de la part du « camp national » pour son amis juif, que lui-même n'a jamais réclamé, et qu'il ne quémanderait pas, ne serait-ce que par dignité ; « dignité » qui est une des qualités d'Eric Zemmour de laquelle le « camp national » devrait s'inspirer. Zemmour comme Soral sont des concepts métapolitiques ; les « concepts absolus » de deux formes de « droites françaises » en mouvement. « Eric Zemmour » et « Alain Soral » sont les deux faces d'un même problème au sein du « camp national », deux extrémités, une double injonction contradictoire faites à la Droite radicale qui devrait faire un choix entre « pour les juifs et contre les musulmans » ou « pour les musulmans contre les juifs » pour exister... Nous aurons l'occasion de préciser notre pensée et de revenir sur l'interaction coercitive de ce couple infernal dans cet essai.

 

Dans tous les cas, un « Eric Zemmour » seul face à la meute, aussi talentueux soit-il, est insuffisant et nous aimerions être représentés par des « français de souche » et des figures historiques de nos mouvements. « Français de souche », expression détestable. Il y a, en effet, des français et éventuellement des « français de papier », mais il n'y a pas de « français de souche ». Eric Zemmour est, en l’occurrence, tout comme l'antiraciste conséquent Jean Messiah, un français de branche ou de papier. Nous insisterons sur le fait que cette situation n'est pas de la volonté d'Eric Zemmour ou de Jean Messiah qui sont dans leurs rôles et dont nous ne contestons pas le droit d'exister sur la scène politicomédiatique ; mais nous disons que cette situation où seul un juif séfarade et un copte égyptien ont le droit de défendre le « monde blanc » sur les plateaux est symptomatique d'un problème profond que nous ne pouvons pas ignorer. Et ça n'est pas pour rien que c'est une femme qui représente le rassemblement des nationaux. Cachez cette « homme blanc » que je ne saurais voir !

 

La gauche-droite des soixantehuitards déchus, des droitiers maladroits, des droitards sur le tard, nous refile ses vieux démons, son arrogante défaite, son amour de l'échec, ses masques de carnaval, ses petites boîtes à cachets, son gauchisme honteux, sa gloriole vérolée, sa tremblote politique. La dissidence est une maison de retraite hantée par Staline, un cabinet des curiosités nationalistes, un asile de fous, un train fantôme, un vieux manège. Le complotisme une pharmacopée fabuleuse ; un placebo pour tous les damnés de la terre prostrés devant les écrans superposés de l'apocalypse nouvel age, l'euthanasie joyeuse de l'âme européenne sous hallucinogène souverainiste, la pilule rouge qui plonge les multitudes connectées dans les rêves épileptiques et schizophréniques d'une révolution cybernétique par live interposés.

 

Et le débat sur le racisme est un non débat. Peut-être et tout simplement parce que le « racisme » n'existe pas dans les acceptions triviales que nous impose le système politico-médiatique pour définir ce mot et décrire ce phénomène naturel que nous pouvons simplement appeler « rapport de force » ou « stress ». Quand des patriotes nous expliquent que la macronie c'est le fascisme nous comprenons pourquoi nous ne sommes pas nationalistes. Quand les souverainistes nous rabâchent les oreilles sur la domination allemande sur l'UE, nous comprenons pourquoi nous sommes des impériaux.

 

Le racisme systémique est une théorie qui justifie un changement de paradigme par la nouvelle fiction juridique d'insertion des populations de remplacement et de partition du territoire ; impose la montée en puissance des politiques de discrimination positive, venue remplacer le modèle d'assimilation à la française : la fiction juridique d'assimilation des populations à l'universalisme républicain ensuite de leur intégration économique au globalisme, deux fictions misent échec et mat par la réalité du « vivre ensemble ». Si l'idée de « racisme systémique » existe, c'est que les différences entre les hommes existent, sinon cette idée et la nécessité d'imposer des politiques de « discrimination positive » n'auraient pas lieu d'être. ( Notes 2021 : nous signalons que Zemmour est un assimilationniste. Son problème avec l'islam, lié à sa judéité, cache une volonté de francisé ce qui peut l'être et de cacher le remplacement démographique des français en donnant des noms français à des non-européens.)

 

Les assimilationnistes de droite et du centre se retrouvent, par philanthropie républicaine ou charité chrétienne, par « altruisme intéressé », dans le camp des antiracistes, des égalitaristes, des progressistes, des universalistes, des droitdelhommistes, autrement dit des globalistes, de ceux qu'ils prétendent combattre. L'universalisme français n'est, en effet, ni de gauche ni de droite... Cette seule erreur ; fondamentale, de penser que l'assimilation ou la réconciliation soient encore possibles, suffit à faire s'écrouler toutes leurs analyses sur elles-mêmes, sans rajouter les facteurs civilisationnel et racial ; européens, à sa grille de lecture, nous ne pouvons rien comprendre au monde et aux configurations actuelles. Ils ont raté la marche du siècle. Entre nationpatrie, peuple, etc. –, régimedémocratie, république, monarchie, etc. –, civilisationreligion, tradition, culture, héritage, « imperium », etc. – ou raceanthropologie, biologie, etc. – comme représentation ultime de l'identité et de la citoyenneté françaises ; comme projection de notre communauté de destin dans un avenir incertain, il faudra choisir le principe supérieur d'entre tous, celui qui « englobe » et « protège » tous les autres. Le principe primordiale de subsidiarité doit être la boussole pour orienter ce choix. De là, le principe supérieur que nous choisissons est celui de la Civilisation ; de l'Empire, de Brest à Vladivostok. Nous choisissons le principe supérieur d'Imperium. Nous sommes donc des impérialistes européens contre le globalisme et tous les nationalismes de la subversion. Vive l'Empire grand-continental eurasiatique de la Fin !

 

« Si la nature de la fonction impériale a évoluée, son fondement est resté inchangé : un pouvoir souverain, transcendant, à la fois civil, militaire et religieux, soutenu par un charisme divin, un pouvoir surhumain, nivelant par le haut, ayant pour horizon la pax aeterna, écartant les prétentions des forces centrifuges, donnant une orientation commune à toutes les composantes d’une même koiné (communauté culturelle et politique), tout en préservant leurs identités profondes. » Charles Horace, Du sens des Mots : Qu’est-ce que l’Imperium ?

 

Le logiciel « réconciliation nationale » – ni gauche ni droite ; front de la foi ; gauche du travail droite des valeurs ; main tendue (mais ferme) aux prolétaires musulmans ; internationale antisioniste – est finalement la réalisation métapolitique la plus efficace d'une avant-garde « trotskyste » convertie au patriotisme et infiltrée dans le camp national dans les aléas d'un altermondialisme qui se rêvait non-aligné et révolutionnaire.

 

Une opposition de trotskystes dissidents au néo-conservatisme visible depuis 2001, passée réactionnaire en 2005, souverainiste à partir de 2008, mais toujours assimilationniste et encore profondément trotskyste ; pour le moins au niveau de leur méthode, en 2020. Subtilité stratégique ou malentendu idéologique ? Soral a toujours parlé d' « antiracisme conséquent ».

 

La Droite a vu une transmutation identitaire et non-alignée d'une gauche sincère où il n'y avait que subversion internationaliste d'une gauche antisémite. Une gauche dissidente qui a mimé un certain « anarchisme de Droite » par son art pamphlétaire, et à parasité les réseaux non-alignés pour en découdre transversalement avec les juifs et les francs-maçons, ce qui arrangeait une certaine droite catholique et libérale dans ses affaires, en terme d'invisibilité dans son rôle subversif et de sa responsabilité en matière de cosmopolitisme et de Grand Remplacement.

 

Le « trotskysme dissident » s'est confondu dans ce que nous appelons « gramscisme de droite »  métapolitique spéculative et proactive des intellectuels de la Nouvelle Droite  pour pénétrer les nouvelles droites éclatées dans l'ère cybernétique après l'effondrement des deux tours. Cette stratégie unique et exclusive de Reconquête culturelleet de formation de cadres pour infiltrer le système politicomédiatique ; aujourd'hui davantage pour prévoir un renouvellement des élites – a créé des ponts idéologiques entre ces nouvelles droites jouant l'ouverture et la dissidence venue pour prendre le contrôle de l'opposition sous l'égide du fameux « ni gauche ni droite ». Tout en se tenant à distance, les nouvelles droites ont soutenu la dissidence, jusqu'à nier tous rapprochements, mais le poison de la subversion néo-souverainiste était instillé, par porosité, dans le « camp national »... Qui ne dit mot consent dit-on chez les muets. Les français sont dévots.

 

Les enfants d'Europe ; de l'Europe européenne, ont tout un logiciel à revoir, à recadrer, des abcès idéologiques, philosophiques et politiques à crever avec leurs élites intellectuelles. Le « gramscisme de droite » ça n'est pas que cela, mais ; si son apport métapolitique est fondamental et sa source vive pour un militant européen de son siècle, il est difficile de prouver son impact politique réel sur la société son influence sur la « nouvelle opinion publique » qui nous semble être davantage souveraino-souverainiste ou « populiste » que révolutionnaire européenne , d'apercevoir sa marque dans les partis politiques, de détecter son opposition au souverainisme ; une opposition qui n'est pas franche du collier. Nous pensons que cette « méthode », ou « stratégie », a servit de « cheval-de-troie » aux dissidences trotskystes néo-souverainistes et leur permet de survivre aujourd'hui malgré des résultats électoraux inexistants car les intellectuels concernés, les anciens, les militants, ne leur donnent pas le coup de grâce. Les souverainistes sont les bouffons du roi. La Dissidence a défiguré la radicalité que porte l'idée de Troisième voie européenne ou de Révolution conservatrice ou même encore d'Eurasisme. La Dissidence s'est appropriée un travail de longue haleine d'une littérature de combat traditionaliste et européaniste sans trop la citer et lui rendre hommage. La Dissidence à rallié l'effort métapolitique des « travailleurs de minuit » à un complotisme vociférateur. Nous y reviendrons... Mais faisons tout de suite remarquer que Soral n'a jamais parlé de Parvulesco, de Faye ou encore de Steuckers. Il a certes préfacé la « Quatrième théorie politique » de Douguine mais n'a jamais vraiment développé cette idée puisqu'elle va à l'encontre de tout son logiciel idéologique.

 

Pour contourner le dédoublement métahistorique de la révolution conservatrice qu'a entraîné ce ralliement, nous devons inciter la mise-en-marche en avant à contre-courant des forces souterraines de la plus Grande Europe à l'intérieur de la dissidence néosouverainiste en mouvement de subversion du « Grand Gaullisme » et participer au dépassement suprahistorique de sa propre identité géostratégique vers l'Eurasisme de la Fin.

 

Des débats... Nous avons eu droit à un seul débat réellement contradictoire, et à hauteur de ce qu'il se passe dans la société, entre la dissidence et le « camp nationale » (dirons-nous et sur un plan symbolique), et nous savons comment il s'est terminé pour vous Daniel. La position moyenne des nationalistes a été de minimiser ce qu'il s'est joué voir de prendre position pour Soral, nous y reviendrons, mais toute l'aventure dissidente et la fin du nationalisme sont ici résumées.

 

Nos milieux sont incapables d'organiser des débats ou des échanges et foncent tête baissée dans tous les chiffons rouges agités par les antiracistes de l'extrême-gauche à l'extrême-droite de la dissidence souveraino-souverainiste. Notre niveau de tolérance est donc d'un débat tous les vingt ans. En réalité, ce débat est tardif et consumé. Le Front National est passé de la dédiabolisation à la surenchère antiraciste du Rassemblement National. L'union des Droites ? La subversion souverainiste l'empêche, ainsi que la surmultiplication artificielle des droites crépusculaires ; des « ni ni » et des « en même temps »...

 

La Violence et le Racisme ; Transhumanisme et égalitarisme

 

La question du racisme s'est substituée à la question de la violence et des rapports de force. La race, le sexe et la classe sociale deviennent des prétextes et l'expression d'une « violence aveugle » dont l'ultime barbarie est l'antisémitisme. Avant l'habit d'antiracisme, la violence ne se déguisait pas, elle était la violence toute nue, toute crue.

 

La violence était davantage maîtrisée ; canalisée à travers les castes traditionnelles, dans sa forme primordiale, versée dans des rituels initiatiques (et punitifs) propres à chaque peuple, à chaque ethnie, à chaque race, que dans sa forme réifiée en racisme, sexisme et guerre des classes globales ; sainte-trinité du marxisme culturel.

 

Il est étonnant d'observer que le travestissement de la violence en « racisme » (ou « sexisme) banalise la violence réelle, voir l'amplifie. Si vous faites remarquer l'ixième agression gratuite d'un européen ; ou viol d'une européenne, par des non-européens, des migrants, ce qui ne manque pas dans les faits divers, le français moyen vous demandera des preuves, vos sources, vos chiffres, vos orientations politiques, la couleur de votre slip, bref, tout l'bataclan. Par contre, si vous dénoncez avec véhémence le racisme systémique ; du contrôle au faciès ou du refus en boîte-de-nuit qui traumatisent les chances-pour-la-France, le français moyen vous approuve sans hésiter, ne vous demande évidement pas de comptes, ne fait surtout pas les liens entre ces phénomènes et le reste de l'actualité qui pourraient peut-être expliquer, pour le moins en partie, ces phénomènes de « racisme systémique », autrement dit, de méfiance par expérience envers des populations hybrides et criminogènes. Combien de violences faites au nom de l'antiracisme ?

 

L'antiracisme est devenu un gage de violence, d'une violence visible, prévisible et souvent tout à fait gratuite qu'incite l'antiracisme. Et l'on parle de racisme systémique parce que c'est la violence elle-même qui devient « systémique ». Les autorités politiques doivent donc justifier cette montée en puissance des incivilités et des crimes qui les dépasse.

 

Dans les groupes ethniques, religieux et sociaux distincts, les délinquants, les criminels et les terroristes sont globalement une minorité d'individus, c'est toujours bien de le rappeler par honnêteté intellectuelle. Dans le même esprit, nous ferons remarquer que les honnêtes gens et les modérés de la communauté musulmane dans toute sa complexité ne condamnent que du bout des lèvres ces moutons noirs et ne luttent pas frontalement contre ces délinquants, criminels et terroristes au quotidien, ce expriment très clairement la pression à laquelle ils sont soumis au sein de leur propre communauté. Quand ils ne relativisent pas leurs actes ou ne défendent pas des positions similaires ; la violence effective en moins, ils ne disent pas un mot et qui ne dit mot consent. Ils semblent s'en accommoder et partager des intérêts communs avec ces bandes marginales. Les arguments environnementalistes, antiracistes et complotistes de déresponsabilisation pour défendre sinon comprendre les moutons noirs des communautés afro-magrébhines musulmanes sont toujours les mêmes : c'est à cause de la pauvreté, du racisme, du « complot judéo-maçonnique ». Le complotisme est une extension à la culture égalitariste de l'excuse. Marx lui-même se retournerait dans sa tombe. Le prolétariat, c'est plus ce que c'était...

 

La question de la violence éternelle est devenue la question des violences particulières ; des « violences faites à », comme la question de la liberté (et des libertés) est devenue la question de la « liberté par rapport à » (et des libertés individuelles). Des petits meurtres entre amis... Nous ne disons pas que la notion d'individu est négligeable et que l'individualisme n'existe pas, nous répétons souvent qu'il n'y a plus d'individu et que nous avons dépassé le stade de l'individualisme. Nous sommes passé de l'individu, qui était quelqu'un, à la personne, qui n'est personne.

 

« La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques.» Friedrich Nietzsche

 

L'antiracisme prétend, en quelque sorte, hiérarchiser les violences. Plus exactement, les antiracistes prétendent que le « racisme » est une violence supérieure aux autres formes de délinquances et de violences, le racisme est la Pachamama de toutes violences. Les plus extrémistes vous expliqueront que toutes réactions et finalement toutes violences sont des formes de racisme plus ou moins inconscientes. La violence c'est le racisme et le racisme c'est la violence. Pour résumer, le racisme c'est le racisme.

 

Le référentiel de valeurs égalitariste qui régule l'idéologie antiraciste est typiquement « raciste » selon le criterium antiraciste lui-même et qui, logiquement, ne supporte aucune notion de hiérarchie et de supériorité dans sa vision horizontale du monde alors qu'il est fondé sur ce principe de « violence supérieure », la verticalité blanche et patriarcale que cette violence supérieure contiendrait nécessairement. Là est sa contradiction fondamentale. Aujourd'hui, ce sont les inclusifs qui excluent et censurent, et qui expriment ainsi la nature profondément violente de l'antiracisme et ses branches armées antifascistes. Une contradiction ; un péché originel, qui née d'un complexe de supériorité mélangé à un sentiment de culpabilité des occidentaux ; des blancs, qui rend les gauchistes et, par procuration, les racisés, fous (comme vous le souligniez par ailleurs dans une émission de Fréquence Occident.)

 

Quand la violence n'est plus ritualisée – ni rejetée ni acceptée mais canalisée et transcendée (par un « principe supérieur » et une « initiation ») –, que la justice n'est plus conseillée par une autorité religieuse ou morale – qui peut trancher sans se justifier –, et rendue par une autorité militaire, légitime et qui assume cette légitimité – qui n'a pas l'obligation de s'expliquer –, elle passe dans le domaine unique et exclusif de la gestion, dans le domaine de la marchandise.

 

Autrement dit, les antiracistes, qui placent la « diversité » au dessus de tout, admettent secrètement les hiérarchies et prévoient les inégalités ainsi que la supériorité inavouable de la civilisation européenne. Il faut déconstruire l'évolution, les mutations génétiques, l'isolation géographique, les adaptations climatiques, les révélations métaphysiques. Il faut aussi bannir la philosophie et la recherche scientifique. Il faut tout faire pour cacher ce pêché originel des antiracistes. Il faut relativiser les découvertes, l'innovation, les inventions et l'imagination des européens. En effet, la curiosité est un vilain défaut et le génie est lui-même une forme de racisme. Il faut gommer les caractéristiques humaines, réduire les différences à néant, tuer la bio-diversité, toutes ces choses intrinsèquement racistes et qui pourraient mettre en lumière cette imposture de l'antiracisme (et, par extension, la théorie fumeuse du racisme systémique). Il faut détruire le soleil pour en finir avec le salut nazi. Assassiner l'européen révolutionnaire. A quand le procès d'homo sapiens finalement ? Ce que nous voulons démontrer, c'est que l'ethnomasochisme précède l'idée de racisme et sa définition postmoderne farfelue. Le racisme est une fiction antiraciste. C'est le négatif ; le pendant, de la fiction assimilationniste. L'universalisme républicain recelait en son concept erroné la définition systémique du racisme utilisée aujourd'hui par les antiracistes pour détruire la République ; l'ironie de l'Histoire nous démontre ici l’inanité d'érigée une valeur (par définition « changeante » ; le propre d'une valeur c'est de changer) en principe immuable.

 

Pour réduire les inégalités de toute nature entre les Hommes, tout en refoulant la possibilité que la supériorité techno-scientifique de la civilisation européenne implique l'intervention du critère racial, d'une symbiose entre un être bio-génétique et un Être métaphysique, les savants fous prétendent greffer les caractéristiques génétiques et métaphysiques des européens à tous les peuples de la planète par des manipulations génétiques et des augmentations cognitives artificielles afin d'universaliser cette diversité humaine inégale ; c'est-à-dire, et en réalité, « occidentaliser » les esprits du monde entier sur une base essentiellement matérialiste faisant fit des secrets de la longue mémoire involutive, car c'est bien le « génie occidental » qui est le critère de référence en matière d’intelligence humaine. Ils ont ainsi anticipé la probabilité que l'augmentation artificielle des capacités cognitives sera insuffisante pour percer le secret de ce génie et rendre les Hommes égaux. L'échec annoncé de cette ambition devenue folle ; de transplanter l'âme européenne dans des cerveaux évidés par la technologie seule, à cause de la part du mystère que garde le génie pour lui, les obligent à opérer dans les parts d'ombres d'une ingénierie psycho-social uniformisante et d'un eugénisme dysgénique. Autrement dit, avant de manipuler et d'augmenter, ils doivent altérer les structures mentales pour les rendre pénétrables et perméables, liquéfier les esprits, mélanger les corps, atténuer la lumière, faire disparaître les races, hybrider ; augmenter par diminution, faire revenir à l'état d’amibe dans certains cas, les races entre elles et qui, par la magie noire de l'uniformisation des corps et des esprits en vue d'une réinitialisation et moyennisation de cette masse grise métissée qui se refonderaient en « génie européen universel » (une fois les technologies nécessaires acquises) pour n'en faire plus qu'une ; une nouvelle race chimérique contre l'Homme nouveau « toujours déjà présent ».

 

« Nous sommes délibérément conservateurs en ce sens que nous voulons sauver ce qu’il y a d’immuable dans l’homme : sa nature créée et l’élection surnaturelle par laquelle il participe à la solitude de l’être incréé. » Gustave Thibon

 

L’antiracisme ne supporte aucune forme de diversité, d’altérité, de vie, d'évolution, de création, de progrès et de traditions. Les prévisions transhumanistes rendent effective cette uniformisation de l’intelligence humaine ; cette transfiguration artificielle vers une humanité diminuée, dans une projection égalitariste de la Singularité, loin d'un eugénisme et transhumanisme archéo-futuristes et libérales, et sans prendre en compte le mystère génétique, la subtilité humaine, l'essence surnaturelle, le parfum fleurit des âmes, d'une diversité universelle unie car séparée en son espace vital et civilisationnel.

 

Notre génération est contrainte et forcée de prendre position sur la question du racisme ; et notre position est un rejet de ce non-débat qui occupe tout l'espace médiatique dans un but unique et exclusif de censure et de subversion, d'empêchement du « mâle blanc » de défendre son monde et son imaginaire. Et nous voulons comprendre avec vous si ce non-débat qui se mord la queue ne nous éloigne pas du combat, d'un plus grand combat. Tout le monde de nos milieux connaît la fin tragique de la guerre civile raciale ou le bon sens de la remigration. Le sujet n'est plus là. Autrement dit, peut-on sauver la « race blanche » et la « civilisation européenne » par le communautarisme blanc ?

 

Une Guerre civile raciale décrite dans le dernier essai de Guillaume Faye qui est mort des suites d'un cancer la veille de sa sortie et que vous éditez aux éditions Conversano. Nous lui rendons hommage ; d'autres en parlent mieux que nous :

 

« Le 6 juin 1980, Faye débarque chez Georges Hupin à Uccle, flanqué de Philippe Millau, pour participer d’abord à une brève présentation de mon travail de fin d’études sur la géopolitique selon Jordis von Lohausen puis, dans la foulée, pour prononcer une nouvelle conférence de teneur anti-occidentaliste dans la grande salle de la « Tour du Midi », à côté de la gare. Sa conférence sera chahutée de manière puérile et ostentatoire par celui qui deviendra l’obséquieux vicaire d’Alain de Benoist en Flandre mais qui changera évidemment d’avis quand son gourou lui en intimera l’ordre : d’occidentaliste américanophile caricatural, favorable à l’OTAN, il deviendra, en surface, un européiste anti-américain, critique de l’OTAN ; si le pontife lui avait demandé d’être tout à la fois pro-chinois, panafricaniste ou adventiste du septième ciel, il le serait devenu aussi... Faye et Millau me demandent, ce jour-là, de participer, en juillet, à l’école des cadres du G.R.E.C.E., qui reçut pour nom « Promotion Themistoklès Savas », en souvenir d’un ami grec qui venait de se tuer en moto dans les montagnes de l’Epire. Un ancien doyen de l’Université du Pirée, qui sera un grand ami et un grand soutien de Faye, était présent, Jason Hadjidinas, qui lui restera fidèle jusqu’à sa mort en 1986, en ayant toujours espéré le dégager de la précarité et de la dangereuse dépendance pécuniaire qui le liait au gourou capricieux qui lui imposait de vivre avec le SMIC. La disparition de Jason fut une épreuve cruelle pour Faye, qui explique peut-être sa décision de quitter le G.R.E.C.E. fin 1986 puis de s’engager dans le showbiz via Radio Skyrock. L’école des cadres de 1980 fut décisive pour moi. Je m’y étais rendu depuis Paris avec Faye, dans la voiture de Pierre Bérard : nous avions pris Guillaume en charge à son domicile, petit appartement charmant, où venait de naître sa fille. Nous visitâmes en chemin Vaison-la-Romaine et l’Abbaye de Sénanque, où je ne retournai qu’en 2017. Je découvre avec eux la Provence, je vois mes premiers champs de lavande, j’entends pour la première fois la musique des cigales, je vois passer sur nos tables de longs lézards gris. Je deviens membre du G.R.E.C.E. en septembre 1980 et Pierre Vial me remet ma carte à Bruxelles. Je lui promets de rester fidèle à notre combat métapolitique jusqu’à la mort : je suis dès lors très heureux de le servir encore aujourd’hui, même si j’ai quitté l’association en décembre 1981. » Robert Steuckers, Au revoir Guillaume Faye, après 44 ans de combat commun !

 

Une guerre raciale qui n'aura rien de civile, Guillaume Faye l'explique lui-même en disant qu'il n'y aura pas réellement de réactions populaires aux événements sur le thème houellebecquien de la « soumission ». Nous pouvons l'observer au quotidien à travers les signaux faibles d'une guerre civile larvée et largement entamée – la guerre de tous les blancs contre les blancs – et l'état de sidération de nos compatriotes face aux événements (notes 2021 : nous le voyons aujourd'hui avec le Covid ; blancs contre blancs et cela même au sein des milieux identitaires).

 

Critique positive de la métapolitique communautariste et racialiste de la Droite occidentaliste

 

Le débat autour du racisme (et de l'existence des races) n'a pas lieu parce qu'il serait absurde qu'il ait lieu dans les termes du communautarisme blanc et des occidentalistes.

 

La question que nous nous posons, et qui est à l'avantage des ethnodifférentialistes – nous ne réfutons pas être nous-mêmes des ethnodifférencialistes –, c'est comment débattre de l'immigration sans débattre du « racisme » ?

 

Les antiracistes ne peuvent que perdent dans un débat démocratique ou républicain, au sens athénien ou romain des termes, au sujet de l'immigration et des cautions antiracistes qui soutiennent le pudique « basculement démographique ». Ce débat n'aura pas lieu. Ils se revendiquent de la démocratie et de la république mais dans le monde grec et dans le monde romain la citoyenneté était synonyme de race ; de « loi du sang ». Les antiracistes ne sont ni démocrates ni républicains.

 

La nature raciale et l'essence ethnique des citoyennetés européennes ne fait aucun doute pour Platon ou Tacite. Et se sont arrêtées, jusque il n'y a pas si longtemps, aux portes de la Cité. Il n'y a pas de débat. La démocratie et la république sont Cité. Elles ne sont ni État, ni Nation, ni même Civilisation. Fruits des mères patries, de l'héritage ancestral des pères, elles sont Athène et Rome en leur quintessence de la plus « symbolique » à la plus « matérielle ». Elles sont des « cités-empires ». Quel débat ?

 

Si les « civilisations » sont mortelles ; certaines Cités semblent éternelles en leur Principe et leurs principes. Comme immobiles. C'est que nous pourrions appeler les cités principielles européennes. Des principes devenus Principe. Patrie charnelle et intérieure ; la race comme frontière de notre nouvelle Cité ? Nous trouvons refuge où nous le pouvons. Et, actuellement, la cité principielle européenne est Russe ; eurasiatique. Le principe européen supérieur n'est pas la « race », c'est la notion immuable d'Imperium où le principe de subsidiarité; ou de multipolarité, doit dominer et être le centre d'une politique impériale souveraine et bien comprise. Pour installer cette subsidiarité, l'échelle nationale joue bien évidement un rôle charnière. Civilisation et Empire vont de paire. Pas de multipolarité sans échelle impériale.

 

La question du racisme s'est substituée à toutes matières politiques  (économique, démographique, géopolitique), mais race et citoyenneté restent absentes du débat nationale. Les antiracistes font les questions et les réponses d'un non-débat dans leur entre-soi politicomédiatique depuis plus d'un demi-siècle, c'est une performance. Nous sommes confiants et nous ne voulons pas de débat. Le paradigme antiraciste ne permet pas de penser et il faut imaginer la structure mentale d'un « antiraciste » pour comprendre le temps intellectuel perdu par les individus qui vivent dans ce paradigme, ainsi que l'avance métapolitique que nous avons prit grâce à cela, sans ce tabou. Quand la tendance va s'inverser – parce qu'elle s'inversera – nous allons, dans un premier temps, subir une répression violente et, dans un deuxième temps, nous assisterons à une hystérie antiraciste collective et une « vague de suicide politique » du côté des antiracistes. L'antiracisme est une stérilisation intellectuelle et, d'ailleurs, les antiracistes se stérilisent, ne font pas d'enfants, avortent, ou s'éjectent génétiquement du groupe en se métissant. En réalité, l'antiracisme et les antiracistes n'ont pas d'avenir. Essayer de suractiver un non-débat qui n'aura pas lieu et n'a pas lieu d'être est une perte de temps.

 

Nous mettrons de côté les phénomènes comme « Laurent Alexandre » (et la fameuse carte des QI). Nous ne doutons pas de l'habileté des médias à choisir les bons clients quand un sujet déborde des réseaux sociaux et devient impossible à étouffer. En dehors de Laurent Alexandre ou d'Eric Zemmour c'est un débat de sourds, d'aveugles, de muets et d'estropiés où l'Homme vivant de Garaudy n'a pas sa place. Et nous pensons ne pas avoir le choix que d'assumer l'accusation en racisme ou de démontrer intellectuellement notre antiracisme, pour avoir l'impression d'exister dans ce non-débat, pour lutter contre l'obscurantisme antiraciste et espérer, un jour, pouvoir « faire de la Politique ». Quand la tempête sera passée. Quand nous serons morts sans doute.

 

Nous avons le choix. Nous pouvons dire « Non ! ». C'est le début de la révolte contre le monde moderne. Tant que nous ne dirons pas « Non ! », nous ne ferons pas de politique. Notre métapolitique est « négative ». Dire « Non ! » implique le conflit. Mais nous pouvons dire « Non ! » et éviter un conflit frontal que nous ne sommes pas en capacité de gagner actuellement ; bien que les antiracistes ordinaires parlent forts mais ne feraient pas barrage de leurs corps pour sauver le « vivre ensemble » que les bobos évitent soigneusement... Disparaissons. Partons en silence. Laissons un vide dans les non-débats et fausses polémiques. Créons l’angoisse. La plus grande crainte du système politicomédiatique ça n'est pas la réinformation ou les influenceurs de la Droite alternative, c'est que nous devenions invisibles, qu'ils ne sachent plus ce que nous pensons et disons, ce que nous faisons. Nous donnons trop d'armes rhétoriques et dialectiques à l'ennemi. Les débats et basses polémiques ne se font en aucun cas sur la base d'arguments rationnels. La réinformation est à l'information ce que la zététique est à la science. Nous devons apprendre à nous taire. Nous devons dire « Non ! ». Garder le silence est sans doute notre droit le plus précieux. Nous devons discriminer les propositions fallacieuse de débats. Il n'y a plus de débats depuis 1945.

 

Dans l'absolu (et nous savons que c'est plus facile à dire qu'à faire), nous devons refuser la question du racisme ; une question qui devient la réponse à tout, tout comme il est absurde de se justifier d'être chez nous en Europe, en tant que blancs, français et européens de mille ans. Dire « Non ! », quitter les plateaux, déserter les grandes messes télévisuels. Il est à la mode d'inviter des « droitards » pour animer la soirée, par exemple dans l'émission de Cyril Hanouna, il faudrait alors se demander quels bénéfices pour la Droite ? La mascarade n'a-t-elle pas assez durée ?

 

Le débat entre « racistes » et « antiracistes » n'ont fait que niveler les débats vers le bas et diminuer la standard de la Droite.

 

Non, nous ne sommes ni racistes, ni antiracistes, ni racialistes, ni racisés. Ce débat ne nous intéresse pas. Nous ne nous déterminons pas à partir de cet antagonisme sans nier que le critère racial est fondamental, mais nous le savons, parce que nous savons qui nous sommes, nous ne ressentons pas le besoin de nous auto-persuader de nos identités raciales, ethniques, régionales, locales. Il faut vraiment douter de qui nous sommes pour aller le dire partout. Nous combattons pour nos libertés. Nous sommes des hommes européens, des caucasiens, des caucasoïdes, des blancs. Des hommes libres. Il n'y a plus rien à faire pour ceux qui ne savent plus qui ils sont. Se prétendre « antiracistes » ou « racistes » est une marque de ce déracinement ontologique de l'être.

 

Je n'ai pas besoin de lire des milliers de livres pour le savoir. Je ne suis certes pas un intellectuel ; ni un idéologue. Je n'ai pas cette prétention. Je n'ai pas de formation philosophique au niveau universitaire qui conviendrait pour imposer mes vues dans les cercles influents, mais je sais distinguer ce que tout le monde peut voir. Je ne suis qu'un militant qui parle aux militants. J'ai abandonné depuis longtemps de parler à une génération d’intellectuels vieillissante et qui a fait son temps comme j'ai déjà fait le mien. Et, après cette « Lettre ouverte aux occidentalistes », je montrerai l'exemple et j'éviterai d'écrire sur ces sujets rébarbatifs. Je parlerai avec des militants qui veulent parler d'autres sujets plus immédiatement « métapolitiques » et aller ailleurs ; sur d'autres terrains. Nous ne pouvons rien construire de solide et d'opératif sur cette éphéméride historique du racisme systémique ou du communautarisme blanc. Je ne parle pas ici du « communautarisme blanc » en tant que réseau communautaire, qui est une des réponses au problème, mais typiquement du non-débat sur le racisme et l'antiracisme dans un affrontement politique vide de sens contre des pseudos, des avatars, des trolls et personnages non-jouables de la France cybernétique qui ne représentent rien à l'échelle du Temps sinon des pixels et une vaste ingénierie psychosociale. Qui fait perdre un temps précieux au communautarisme blanc organique et transcendantale ; celui de la race intérieure et héroïque indo-européenne. Et qui n'a rien à voir une forme vaguement conservatrice du matérialisme. Les véritables « communautaristes blancs » sont aujourd'hui des traditionalistes, des européanistes et des eurasistes ; des militants qui veulent se diriger vers une métapolitique opérative et immédiatement révolutionnaire.

 

Tels qu'ils sont proposés, les sujets du racisme et de l'antiracisme sont intellectuellement pauvres, même d'un point de vue bassement idéologique, nous en avons vite fait le tour. Le tour à sens unique d'un nivellement vers le bas qui nous met à hauteur du gauchisme mental pour défendre un principe supérieur qui ne s'encombre pas de ce non-débat. Nos adversaires sont lourds, morts à l'intérieur, nous essayons de convaincre des cadavres de revenir à la vie. L'antiracisme est mort, en putréfaction. Et on ne s'acharne pas sur un cadavre.

 

Ce qui ne veut pas dire que les esprits scientifiques et les plus brillants de nos milieux ne doivent pas traiter cette question dans leur discipline respective et aborder ce non-débat sur le terrain universitaire de la génétique et de l'intelligence humaine, que nous ne devons pas nous référer à leurs travaux, en déduire des applications politiques sans nécessairement les citer, et prendre des initiatives, mais nous autres, militants, nous n'avons pas essentiellement besoin de nous revendiquer du « racisme positif » ou de l' « antiracisme conséquent » pour nous distinguer politiquement, et, pour arriver à cet état politique de « révolution ». Nous avons besoin d'une discipline de groupe et d'une métapolitique transcendantale. D'une certaine forme d’égoïsme. Cette discipline organique ne s'obtient que par l' « esprit de parti » (du « Parti » au sens noble du terme ; nous sommes pour la suppression des partis et de l’électoralisme). Ce sont nos positions sur absolument tous les sujets qui doivent nous distinguer et non le sujet unique et exclusif de la race en tant que sujet biologique. L'homme blanc a autre chose à faire que se positionner en permanence entre antiracistes et racialistes.

 

Les militants de la « cause raciale », quant à eux, ne font que répondre à la bêtise antiraciste. Nous en sommes conscients. Nous continuerons de relayer leurs interventions car nous ne prétendons pas avoir la science infuse et nous ne savons pas où cette lutte va nous mener. Mais, nous le répétons, c'est une perte de temps. C'est le niveau zéro de la métapolitique. Beaucoup de militants s'imaginent que ce combat est supérieur, mais c'est le premier niveau du combat métapolitique, c'est le tutoriel de ce Grand Jeu.

 

L'antiracisme est une pathologie sociale de la postmodernité, le gauchisme une maladie mentale, et toutes les stratégies pour les combattre sont bonnes, complémentaires. Nous ne pouvons pas préjuger des différentes stratégies mises-en-place et l'exercice de mise-en-abîme que nous proposons n'a pas vocation de démotiver nos camarades, mais de les inciter à aller de l'avant vers la plus Grande Europe. D'attaquer l'antiracisme et le gauchisme de manière détournée. Le phénomène du « racisme positif » ; ou « réalisme racial », semble récent mais il est beaucoup plus profond et naturel qu'il n'y parait ; nous y reviendrons tout au long de cet essai. Nous le disons clairement, les gens d'une certaine intelligence restent silencieux sur la question du racisme et de l'antiracisme, par conformisme, par peur d'être éjectés du groupe, pour éviter les polémiques stériles mais n'en pensent pas moins quand bien même ils baignent dans un monde multiculturel.

 

Si la « conscience raciale » est maléfique pour les blancs d'après les troupes d'occupation mentale, elle devrait l'être pour les autres sur le principe libertaire, égalitaire et de fraternité des antiracistes, or, elle n'est interdite qu'aux blancs, toutes les autres communautés peuvent être fières d'elles-mêmes et revendiquer leurs appartenances raciales, ethniques et communautaires sans que cela ne pose problème, n'importe qui peut s'en rendre compte et il est vrai que de prime abord, quand, par militantisme, on ne parle que ça, ce « un poids deux mesures » est insupportable. Mais, finalement, nous ne sommes racistes que par rapport aux antiracistes. C'est le piège dans lequel nous sommes tombés. Se défendre d'être nous-mêmes. D'être nous-mêmes chez nous. Et nous pouvons tous observer que nous n'en sortons pas. La Reconquête est donc bien ailleurs.

 

La Reconquête ne se fera pas « contre l'antiracisme » ou « pour le racisme ». L'idée de « communautarisme blanc » est saine de par son humilité à choisir la race comme un critère positif plutôt que de la définir en opposition ou en avoir honte, il faut faire remarquer que le communautariste blanc et occidentaliste est davantage subtil que la caricature que l'on veut bien en faire. En tout cas, c'est comme ça que vous l'expliquez et nous l'entendons de cette manière. Autrement dit, le « communautarisme blanc » n'est nullement une forme suprémaciste de racisme, sinon par défaut et de fait. Parce que les faits sont têtus. Cependant, les occidentalistes se sont enfermés dans ce sujet. Il s'agit, avant tout, de reconquérir notre race intérieure et, si le confort d'une communauté aimante peut éclairer ce cheminement (davantage culturel et spirituel que biologique), le prétexte communautaire, ou communautariste, d'une communauté artificielle basée sur un seul critère, nous en éloigne, précisément en réfutant l'individualité et la communauté organique au profit d'une communauté sans nom. « Communauté sans nom » ; sans identité philosophique et politique, que l'homme blanc, l'européen et l'occidental ont toujours réfuté et qui, d'une certaine manière, les ont poussé à conquérir le monde ou reconquérir des territoires perdus. Ce sont des « individus » qui sont partis à la conquête du monde, qui se sont révoltés. Ce sont des « individus » ; ou des groupuscules (au sens d'avant-garde), que nous prenons en modèle et non des « foules ». Nous confondons un certain individualisme de la marchandise avec la notion très européenne d'Individu, avec ses qualités et défauts prométhéens, mais aussi avec sa « décence commune » ou son « bon sens paysan ».

 

Nous pensons qu'opposer la réalité du racisme anti-blanc aux fictions de l'antiracisme institutionnel est un piège politicomédiatique ; une métapolitique qui a déjà échoué, une histoire sans fin... Nous pensons sincèrement que c'est une erreur stratégique et, d'une certaine façon, un aveux de faiblesse, un manque d'ambition.

 

Si le racisme existe pour les non-blancs, le phénomène du racisme anti-blanc existe également, tout le monde le sait au fond de lui, le racisme est forcément organisé par races sinon il n'y a pas de racisme. Le « racisme anti-blanc » est la face cachée de l'antiracisme, il en est même le moteur : « l'antiracisme c'est le racisme anti-blanc », ça n'est pas notre logique mais très bien. Encore une fois, produire une posture victimaire en espérant une rente politique ou pécuniaire, ou même en faire un fond idéologique, nous semble contre-productif et ne semble pas fonctionner, pas pour les blancs. Tout simplement parce qu'il est absurde de développer un antiracisme blanc en Europe. Que cette logique valide la définition antiraciste du racisme. Nous voyons que ce problème n'est pas « sociétal », mais territorial, et de surcroît militaire, par la réalité des frontières. L'histoire se joue à un niveau géopolitique auquel nous n’accéderons que par l'action politique vers l'Europe comme « Troisième force ». Une « Troisième force » qui deviendrait vite la Première. Le racisme n'existe pas, seul le rapport de force ; le conflit et la violence, existe.

 

Les blancs charitables n'aiment pas la mendicité agressive ; d'où qu'elle vienne. Il suffit alors de montrer la réalité de la violence allogène et de l'insécurité quotidienne – certes liée, selon nous, au multiculturalisme sans bornes – d'un point de vue strictement informatif et factuel, sans en rajouter. « A Rome fait comme les romains » se suffit à lui-même. La contre-propagande est toujours une forme de propagande. La propagande pour la propagande fatigue les gens du quotidien qui détectent cette sollicitation permanente pour tout et n'importe quoi et perçoivent une entreprise de récupération avant de se pencher sur la sagacité des contenus. La forme est devenue plus importante que le fond, ce que nous regrettons, mais le progrès semble ignorer ce genre de regrets. Doit-on, dés lors, ce conformer à cette nouvelle norme de la forme pour la forme ? Non.

 

La double action d'un parti politique qui s'appuie sur une « littérature de combat » évite cet écueil de la formalité et des formats cybernétiques postmodernes. Parce qu'élitiste. Pas « élitiste » au sens d’inaccessible mais au sens méritocratique. Mais la méritocratie militante demande un certain niveau de discipline et d'humilité, et aussi d'abnégation. Vous savez Daniel, sans vous faire offense personnellement (ça regarde tous les groupuscules d'extrême-droite), il y a des bandes délinquantes et criminelles mieux organisées et plus disciplinées que nos milieux. Parce que eux sont des « anarchocapitalistes » mus par des intérêts puissants, avec des codes et des règles tacites, et les sanctions sont mortelles pour qui dévie des normes formalistes de l'anarchocapitalisme. Ce sont les militants politiques d'un autre Ordre, un Ordre hybride.

 

Nous ne serons pas nombreux, et pas davantage que nous le sommes aujourd'hui, et quand je dis Nous, je ne m'inclus pas particulièrement dans ce processus, je n'ai pas la formation politique qui convient, et j'ai déjà quarante ans.

 

Les jeunes générations doivent supporter les « boomers » qui tiennent tout, et pour un moment encore, ça n'a pas pour que leurs « enfants rois », dont je fais partie, prennent la relève à leur suite. Nous devons, en quelque sorte, sauter une génération. Que « notre génération » n'ait pas été sacrifiée pour rien ; nous ne ramasserons pas les miettes que nous lancent nos « soixante-huitards » d'extrême-droite. Nous n'avons jamais vu des personnages aussi radins, pour ne pas dire pingres, que les intellectuels d'extrême-droite qui n'ont jamais levé le petit doigt pour aucun d'entre nous, au-delà des lacunes qu'ils pourraient nous reprocher et qui auraient largement pu être comblées par un entraînement à l'effort. Nous devons nous donner le pouvoir aux « jeunes droites », dont vous faites partie. Au dessus de la quarantaine, nous pouvons éventuellement partager notre expérience militante et de vie, conseiller stratégiquement, accompagner, montrer la voie, mais nous ne devons pas refaire aux jeunes ce que les boomers nous ont fait. Tout le monde doit avoir l’intelligence de rester à sa place et s'il en a les moyens, financer les jeunes générations. Ce qui est sans doute la seule preuve d’intelligence ; celle de savoir se situer et se retirer du jeu. Nous devons donc les financer, les pousser aux études et spécialement aux sciences dures ; à l'informatique, et à l'artisanat, nous devons leur offrir un parti clef-en-main, et surtout, ne pas insulter l'avenir. Si nous n'avons pas confiance aux jeunes générations c'est que nous ne croyons plus en rien et n'avons rien à faire en Politique.

 

Quand je dis « Nous », je veux dire nous les Européens ; les Blancs, engagés politiquement et métapolitiquement pour la multipolarité et contre le globalisme. Dans une société, il y a de tout. Nos camarades doivent le comprendre, tout le monde de nos milieux ne sera pas dirigeant et n'en a pas automatiquement les capacités parce qu'il partage nos idées. Il y aura des boulangers, des plombiers, des chanteurs, des éboueurs, des gendarmes, des professeurs, des médecins européanistes et occidentalistes. Et je vous dis cela en tant qu'eurasiste et pérennialiste, je ne suis qu'un ouvrier et un « travailleur de minuit ». Une formation politique où il n'y a que des idéologues est une armée mexicaine, inversement, une formation politique qui ne produit ou ne se rallie pas à une idéologie objective ; à une philosophie-politique opérative, ne peut pas dépasser le statut de groupuscule pour atteindre celui d'avant-garde et faire école. « Faire école » et influencer sa famille de pensée élargie. Vous devez rallier des intellectuels à votre cause de grès ou de force, ne plus leur laisser le choix, ne plus laisser le choix à cette génération qui a les qualités de ses défauts. Vous devez exister au-delà du « communautarisme blanc » parce que personne ne fera le boulot de votre génération. Et « faire le boulot » ne se décline pas en terme de réinformation et de divertissement mais d'un certain sacrifice empreint d'un certain héroïsme. Le « réseau communautaire », le « développement personnel » et le « projet individuel » ne suffiront pas.

 

Votre bilan est positif par rapport aux objectifs annoncés, nous aborderons l'aspect opératif du « communautarisme blanc » dans une autre partie, cette partie concernant davantage une critique sur le fond idéologique et spéculatif.

 

En attendant, les blancs n'aiment pas être instrumentalisés, cela-même quand c'est pour leur bien et qu'ils savent que c'est pour leur bien. Le blanc n'aime pas être prit pour un con ou être le véhicule idéologique de doctrine médiocre, faible ou incomplète. C'est sur cette indépendance et cette « intelligence » des blancs, que nous confondons trop souvent avec une forme idiote d'individualisme, qu'il faut travailler. Le « communisme » ; au sens des communaux, est, par définition, identitaire et européen. La « révolution » est strictement européenne.

 

Par exemple, je ne dis pas « nègre » naturellement, ça n'est pas dans mon éducation, ni dans ma culture, ni dans mon tempérament, et il y a des injonctions à adopter un certain vocabulaire pour être reconnu parmi les « blancs » qui sont assez étranges, maladroites et qui vous privent clairement de militants qui prennent ces injonctions communautaires à la lettre, les refusent et les rejettent, et avec elles l'idée de communautarisme. Des injonctions qui ne correspondent pas à l'idée élitiste et méritocrate de « blanche-maçonnerie ». Bien entendu, nous caricaturons légèrement la situation pour mettre en relief ce qui pourrait, à l'avenir, devenir une dérive, ce qui n'est pas le cas en dehors de certaines niches. Nous ne contestons pas la liberté de ton de certains, inversement, la conscience raciale ne se limite pas à dire « nègre » ou « bougnoule ». Mais il ne s'agit pas de « liberté d'expression ». Si violence politique il doit y avoir, elle doit pouvoir être « physique » ou ne pas être. Si la violence politique ne peut s'exprimer que par le biais du divertissement c'est une catharsis très limitée et limitante. La violence parolière est une parodie de violence et une preuve d'impuissance.

 

Vous essayez de faire bouger les lignes à l'intérieure du « camp national » et vous y arrivez parmi les militants mais vous devez vous interroger sur les réticences d'autres à vous recevoir, vous rejoindre ou leurs propensions à vous invisibiliser. Est-ce que, si demain, vous vous rendez compte que notre critique de l'occidentalisme est fondée, seriez vous capable de faire amende honorable et de perdre une partie rentable de votre communauté ?

 

Nous devons certes continuer de dénoncer l'idéologie postmoderniste sur le terrain de la science traditionnelle (pour ne pas dire « sacrée ») et de la philosophie classique pour en finir définitivement avec les dérives dysgéniques aux multiples visages – dont les plus « futuristes » comme le transhumanisme – et avancer politiquement ; mais ça n'est pas non plus de la compétence de tous. L'antiracisme se dénonce de lui-même tandis que le « racisme anti-blanc » (qui est tout-de-même la justification du « communautarisme blanc ») nous replonge dans la fiction du racisme systémique : un pas en avant un pas en arrière.

 

Nous comprenons qu'il soit salvateur et jouissif pour certains d'exploser les SJW à coups de mèmes sur les réseaux sociaux, d'autant plus que ça n'est pas très difficile, mais le but n'est pas tant de se faire plaisir, de nourrir la bête, que de soigner cette maladie de jeunesse et grandir : un pas sur le côté, un pas de l'autre côté.

 

Une partie du travail sera faite par le réel ; le temps fera son œuvre. La bergère fera son marché. Nous ne pouvons pas tout.

 

Toute logique victimaire engendre une logique de repentance éternelle et se transforme, à terme, en processus auto-incapacitant pour le groupe et qui régénère des ressentiments à l'intérieur du groupe. Des ressentiments nationaux qui persistent entre blancs et qui resurgissent (toujours) au mauvais moment. En d'autre terme, pour l’indépendance de nos idées, les européanistes et les occidentalistes doivent se séparer du camp national, autrement dit du « camp néo-souverainiste » qui a digéré le « camp national » durant les années « dissidence ». Il faut stopper le mouvement lévogyre de la Droite.

 

Dénoncer le « racisme systémique » des blanc, des noirs, des jaunes ou des petits gris valide la définition systémique du racisme.

 

Mettons en avant la beauté, la magie, le génie de notre civilisation EUROPENNE devant laquelle les antiracistes, les nationalistes « de pure firme » et les « chauvino-mondialistes » ne peuvent rien. Ce que vous prônez et mettez en pratique avec Les Braves, mais, trop souvent, vous, ou les membres de votre communauté, opposez des notions, concepts, idées, ou « historicités », qui nous semblent complémentaires et qui vous apparaissent, ou que vous rendez, antagonistes, voir nécessaires à opposer pour faire vivre, de polémiques stériles en débats inféconds le « communautarisme blanc » alors que, selon nous, tous ces articles ont fait l'Histoire de France et de l'Europe, sont les fruits de notre civilisation, in fine de notre Race. Des choses qui ne s'opposent pas, pas à ce niveau de commentaire, ou qu'il est anachronique d'opposer, qui nous appartiennent, qu'il nous faut comprendre... Disons que vous êtes parfois plus catholique que le pape ; et plus nietzschéen que Nietzsche, en matière de « vision décadentiste » de notre histoire même si vous le réfutez et critiquez les décadentistes professionnels. Exemples : pétainisme/gaullisme, paganisme/christianisme, exotérisme/ésotérisme, progrès/tradition, féminisme/masculinisme ; ce genre d'oppositions stérilisantes qu'un traditionaliste ne peut pas comprendre ou plutôt dont il comprend trop bien la dérive matérialiste d'entretenir de telles oppositions tout-à-fait fictives et factices, qui divisent inutilement car, comment chacun le sait, on ne revient (jamais) en arrière et « tout ce qui revient est autre ».

 

Nous ne savons pas, par exemple, comment l'expliquer à certains historiens et hommes politiques de nos milieux – qui ferait mieux de lire Guénon, Evola ou Parvulesco ; et de relire Venner, que de regarder des comics américains – qui confondent allégrement « universalisme » et « universalité du principe primordial d'unité », de la même manière qu'ils confondent « pérennialisme » et « orientalisme », que le paganisme archaïque et ancestral indo-européen ne reviendra pas sous ses formes antiques... C'est le gros défaut métapolitique des « occidentalistes » et des historiens d'une manière générale, c'est d'ignorer la Tradition au profit de l'Histoire. Et ainsi d'opposer des antagonismes – qui ne sont qu'apparents – qui ne s'opposent pas mais se complètent et sont même parfois, peut-être, les deux faces d'une même pièce métahistorique. Nous respectons énormément Thomas Ferrier mais quand il parle de « longue mémoire », nous avons un sourire au coin des lèvres car nous savons qu'il ne comprend pas ce que « longue mémoire » peut bien signifier au-delà des cycles historiques qui ne sont pas les cycles traditionnelles. Et c'est pour ça que l'Européanisme avance si lentement à Droite.

 

Tant que vous opposerez « christianisme » – que les occidentalistes identitaires assimilent très maladroitement à une « religion sémitique » (ce qui se défend d'un point de vue strictement historique et contextuel à la géographie mais n'a aucun sens d'un point de vue traditionaliste et « ésotérique ») – et « paganisme » pour développer une métapolitique européenne révolutionnaire alors que l'Europe est profondément « pagano-chrétienne » – le « Christ » est un héro grec – vous ne pourrez pas être prit au sérieux et vous perdez des soutiens dont vous ignorez qu'ils pourraient faire avancer l'européanisme politique. Tout ça pour gagner quoi ? Parce que si nous nous en tenons à l'Histoire, alors, tous nos mythes sont « indiens » avant d'être « européens » et est-ce que cette filiation mythologique et cosmogonique fait de nous des « indiens » ?

 

On ne fait pas de Politique uniquement avec de l'Histoire et des prévisions historiques ; une histoire qui se borne exclusivement à la part « exotérique » de cette discipline surcotée et qui prend trop de place dans les constructions occidentalistes argumentaires. NOUS ne décidons pas qui et ce que nous sommes, nous sommes ce que nous sommes, ni l'Histoire ni la Tradition ne nous demandent notre avis sur nos « préférences », nous sommes les fruits d'une civilisation, en l’occurrence et jusqu'à son terme, une civilisation « pagano-chrétienne ». Est-ce si difficile à appréhender ? Quand quelqu'un nous dit « je suis ceci ou cela » ; « je suis païen » en opposition au « christianisme » ou « je suis chrétien » en opposition au « paganisme », pour nous, c'est un ignare de la Tradition et nous reconnaissons immédiatement de graves lacunes intellectuelles, une incompréhension générale de la Tradition qui interdit tout accès à une « métapolitique opérative ». A ce niveau, ça n'est plus une erreur métapolitique c'est une faute politique.

 

Ainsi, par bêtise et excès de zèle historicistes et intellectualistes, les européanistes et occidentalistes, athées, agnostiques et païens, perdent les traditionalistes qui sont des alliés précieux et se privent de ce que nous appelons « littérature de combat ». Mais, encore une fois, Thomas Ferrier préfère regarder des séries ou comics américains plutôt que de lire « La Fosse de Babel » d'Abellio. Pour nous, qui n'a pas lu « La Fosse de Babel » ne peut être un « révolutionnaire européen ».

 

Non, le plus nombreux à l'intérieur d'une niche n'a pas raison et la démocratie des opinions connectées c'est de la merde. Ceux qui ne comprennent pas que « religion » et « politique » sont une seule et même chose et qui disent que « les religions » ; les spiritualités et les traditions, ne sont que haine et violence, sont des cons, des antiracistes mentaux, des ignorants qui oublient les haines révolutionnaires et la violence du modernisme à l'encontre de l’Église et de l'ancien monde ; de la vieille Europe. L’Église ; le Saint-Empire d'Occident, et l'Europe du beau Moyen-Age sont mortes au 14ème siècle avec les Templiers et l'Ordre du Temple sous le « nouvelle ordre nationaliste » qui préfigurait le « Nouvelle Ordre Global ». Il n'y a aucune distinction à opérer entre « Religion » et « Politique ». De la même manière, les « croyants » qui disent que la « religion » souffrirait spirituellement de manipulations politiques sont tout aussi ridicules. En réalité, les littéralistes qui ont une lecture exotérique unique et exclusive des matières qu'elles soient historiques, politiques ou religieuses sont des crétins et ils nous exaspèrent... Comment voulez-vous faire de la métapolitique sans réenchantement et intuition prophétique ? Vous voulez rivaliser sur le terrain socio-économique et médiatique contre les milliards de milliards des GAFAM ?

 

Les seuls raccourcis politico-historiques que nous connaissons passent par ce que nous appelons « réenchantement » qui, dans ce cas précis, est l'art de provoquer une forme métapolitique de fanatisme par l'initiation à une doctrine métapolitique qui correspond à un « moment qualifié » et à la faculté de reprendre la rue, d'embraser la France et l'Europe avec un « isme » qui est l'avatar d'un certain recommencement.

 

Nous autres ne sommes pas démocrates ; nous sommes « subsidiaristes ». La « démocratie » s'arrête à la porte communale ; locale. C'est le seul niveau démocratique que nous reconnaissons comme étant possiblement réaliste. Quiconque comprend la question démographique comprend l'escroquerie de l'antiracisme et la question démocratique étant démographique seuls sont démocrates les citoyens qui appréhendent la question démographique.

 

La Droite alternative ; les alter-conservateurs et néo-occidentalistes, feraient bien de relire les auteurs de Droite et la « littérature de combat » plutôt que de nous ressortir leurs vieux cours de philo et d'histoire sous des formes vulgarisatrices et vulgaires. La violence n'est pas religieuse ni politique, elle est humaine. Trop souvent, j'entends des remarques surannées de boomers et de bobos dans les rangs des occidentalistes athées, agnostiques et païens, et dans la bouche de jeunes gens qui se pensent à l'avant-garde de la Droite mais qui pensent comme de vieux bourgeois, qui veulent revivre les trente glorieuses et Mai 68. Ce sont de parfaits gauchistes mentaux qui n'aiment pas les arabes mais qui sont mortellement vides à l'intérieur, qui n'ont pas de « race ». Cette forme consumériste et idiocrate de « conservatisme » est sans doute en vogue et alimente les comptes bancaires des influenceurs de droite – tout travail mérite salaire ; nous ne critiquons pas le fait que les influenceurs gagnent de l'argent et nous ne parlons pas spécifiquement de vous, cher Daniel – mais à quel prix métapolitique et militant ?

 

Nous n'y voyons qu'une bande de petits cons qui répètent finalement les mots de leurs parents ; qui sont des prolétaires qui se rêvent grands bourgeois, et se construisent un élitisme de niche ridicule ; qu'ils appellent « réseau », pour se donner de l'importance sur des thèmes porteurs à Droite ; dans la plus mauvaise Droite. Pour les canaliser, nous voyons des influenceurs, idéologues et intellectuels qui sont intelligents sinon malins mais qui ne peuvent pas contredire leur base s'ils veulent continuer à recevoir leurs dons. Tout cela participe à faire sans cesse baisser les standards de la Droite ; la Droite d'Evola et de Venner. On en a rien à foutre de la « culture générale » et des « mèmes ». Ce sont des effets de mode ; lourds, qui retombent et font de gros dégâts, en vingt ans, nous avons vu et expérimenté de nombreuses modes militantes qui ont systématiquement eu pour effets de réduire la radicalité et la verticalité de la Droite principielle au profit d'un grand rien qui fait flop.

 

Pas dans les faits du communautarisme blanc et vos positions occidentalistes plutôt claires sur de nombreux sujets que l'on soit d'accord ou non avec vous, mais davantage dans le commentaire et dans les conversations que nous pouvons entretenir avec votre communauté quand nous allons à sa rencontre pour un premier échange, nous faisons également référence à des sujets récurrents dans les émissions de Fréquence Occident où se dessine l'idéologie néo-occidentaliste et concernant des positions géopolitiques parfois très émotionnelles et qui sont, selon nous, votre point faible. Par rejet légitime d'un « tiersmondisme non-aligné » qui a fait son temps et a mué en altermondialisme depuis longtemps, vous prenez des positions pro-occidentales excessives qui ne prennent pas en compte la sévère tradition d'une Littérature de combat et d'un Anarchisme de Droite qui sont à la base de l'Européisme fondamental de Faye, Steuckers, Ferrier, Venner, Parvulesco et la liste est longue...

 

De la France et de l'Europe, il faut tout prendre. C'est une leçon que nous avons retenu des russes. C'est souvent ce que les français ne comprennent pas dans l'eurasisme et sa vision imperiale du monde.

 

Avoir honte de Pétain ou De Gaulle, c'est déjà un renoncement à la « race française » dans sa complexité, un début de honte mémorielle contre les produits historiques de notre « race » qui fait fit de l'approche métahistorique de notre propre histoire militante en cours. Un début de complexe, de culpabilité, une insulte à l'avenir. Nous devons retenir les leçons de l'histoire, pas la refaire en permanence. La recherche de pureté nationaliste fantasmée mène à la tautologie du bon et du mauvais chasseur. Pétainistes et gaullistes partagent la même honte et au final la même défaite, quoiqu'ils en pensent. L'uchronie est un genre littéraire pas un genre politique, se mettre dans la peau de personnages historiques et se replonger dans des époques sombres est un exercice périlleux. Sans doute stimulant pour articuler une dialectique passé/présent/futur, mais un manque d'humilité quand il s'agit d'affirmer que nous aurions fait mieux ou encore qu'un seul homme porterait tout le poids d'une infamie...

 

En Politique, c'est comme en Bretagne, la honte s'envole et ne retombe jamais.

 

Toutes ces oppositions nécessaires au bon fonctionnement du système politicomédiatique que nous entretenons au sein du « camp national » sont autant d'armes de division massive qui se retournent contre les blancs. Tout ceci n'est pas un problème secondaire, à prendre avec légèreté, et la façon d'aborder ce problème décline une vision du monde. Une vision du monde ici réduite à des oppositions qui, en l’occurrence et selon nous, est une vision du monde scientiste et hyperbolique qui confine au nihilisme.

 

Une vision du monde hémiplégique ; manichéenne le monde blanc c'est le bien, le reste du monde le mal –, monolithique – la « conscience raciale » comprend le communautarisme blanc et l'occidentalisme dans son ADN – et monomaniaque – le seul complot qui existe est celui contre la race blanche – ; que vous serez forcé d'expliciter, de réorienter. Vous mettez souvent en garde votre communauté à ce sujet ; reste à savoir si votre communauté prend cette mise-en-garde au sérieux.

 

Le critère du communautarisme blanc est racial, mais, moi-même, en tant que blanc et conscient racialement, je ne souscris pas à la part idéologique globale véhiculée par vos contenus, aussi, je refuserais de suivre une idéologie qui se veut « cool » mais, qui par un matérialisme progressiste et occidentaliste exacerbé, vire « nihiliste ». Je n'ai pas envie d' « être cool » pour adhérer à une communauté qui, au-delà de ses idées pures et de ses nobles intentions, est parfois animée d'une certaine noirceur ou rancœur sous couvert de liberté d'expression ou par esprit de contraction, loin du vitalisme que nous attendons d'une telle communauté (et votre communauté est composée de personnes de qualité). La race ne suffit pas. L'idéologie objective que porterait le « communautarisme blanc » et qui serait l'idéologie organique de la race blanche est une idéologie qui ne dit pas son nom et d'où elle parle...

 

Nous en revenons au sujet de la discipline ; d'où nous voulons aller à partir du critère de la race en tant qu'idéologie et théorie politique. Vous pensez que le critère de la race gomme le critère idéologique, c'est de bonne intention, mais dans le monde des idées, cette proposition n'existe pas, vous portez forcément une idéologie. Et c'est à vous de la transformer en « théorie politique », ou la pratique du « communautarisme blanc » n'aura pas de sens.

 

La Dissidence a joué de cette « invisibilité idéologique » – ni gauche ni droite – et nous voyons le résultat. Les « idées » ne servent pas à « rassembler » ni même à « diviser », elles servent à trouver des camarades de combat. Les « idées » ne servent pas à plaire ; à créer du consensus. On ne cherche pas à plaire, on plaît et séduit par que nous sommes nous-mêmes, pas parce que nous faisons plaisir. « Faire plaisir » à notre niveau métapolitique du combat politique c'est mourir avant même d'exister. Ce pourquoi nos idées ne sont que marginalement défendues dans le système politicomédiatique : Parce que la Droite de l'autoflagellation n'a de cesse de baisser ses standards pour plaire et faire plaisir. Nous pensons que les communautaristes blancs devraient développer leur « littérature de combat » et théoriser le néo-occidentalisme dans des essais. Ne pas tout laisser reposer sur vos seules épaules, sur la polémique et la praxis groupusculaire.

 

« La diversité naturelle des passions ne mérite pas que l’on en bafoue la richesse au nom de préjugés inopportuns. Et si nous déclarons que ces préjugés sont inopportuns, c’est parce qu’ils reposent sur une négation fondamentale : celle de l’homme en sa vérité. Les passions ne méritent point à ce qu’on les nie, mais elles devraient fort au contraire trouver en face d’elles des attitudes plus fortes visant à les incorporer (in-corporare) dans la diversité harmonieuse des hommes. Ces attitudes plus fortes sont celles qui tendent à ce que chaque être puisse prendre conscience de ses propres passions, ainsi d’ailleurs qu’à l’évanescence de celles qui ne sont point enracinés dans les origines de son être, mais sont le plus souvent issues de moments de faiblesse où l’on se laisse entraîner vers de bas instincts, non précisément perçus comme tels. L’homme, et non l’animal humain, apparaît au monde avec des passions, et le devoir des hommes mûrs est, justement, de faire en sorte que puisse chacun rencontrer celles-ci, c’est-à-dire se mettre face à elles de façon à pouvoir les dominer. C’est bel et bien à partir d’une telle posture que l’on peut être à même d’accroître la créativité en proportion de la diversité con-sentie. » Yohann Sparfell, La Quatrième Théorie Politique ne cherche pas à créer un homme nouveau mais à « sauver » l’homme (In Limine...)

 

De par l'anonymat, et autres phénomènes liés à l'utilisation d'internet, nous avons conscience qu'un safe-space cybernétique est difficile à gérer et que ça n'est pas votre objectif prioritaire, mais vous devez prendre conscience à votre tour que les réseaux-sociaux sont la vitrine du « communautarisme blanc », et de son idéologie néo-occidentaliste pour tous.

 

De plus, c'est un peu hors-sujet, mais la paranoïa de nos milieux au sujet de l'anonymat est justifiée concernant la sécurité de nos messageries privées et la protection de nos communications sensibles – sur l'organisation de rencontres réelles compromettant identité, lieu, date ; voir ici la note de Démocratie Participative « Si vous n’avez pas encore suivi nos recommandations pour visiter le site anonymement, lisez ça »mais est injustifiée concernant notre présence sur les réseaux-sociaux. Notre communication métapolitique et notre existence politicomédiatique dépendent directement du fait d'assumer ses idées. Un VPN nous permet de contourner la censure ou de sécurisé nos messageries privées, certes, pas d'empêcher les services ou nos ennemis potentiels de savoir qui nous sommes. En ce qui vous concerne, c'est plutôt le fait que vous parliez à visage découvert qui, selon nous, vous protège.

 

Les militants, pour la plupart, ne parlent pas dans la vie de tous les jours comme ils parlent sur internet sous couvert d'anonymat, dans le cadre communautaire ou privé, qu'il en soit de même pour les réseaux-sociaux, qui n'ont jamais été un cadre privé.

 

Si, par la fin de cet anonymat aux détours d'une loi Avia, nous devrions parler partout et tout le temps en notre nom, le radical l'emporterait sur les propos extrêmes, et souvent inutiles, une auto-discipline s'installerait – n'est pas synonyme d'auto-censure ; un « parler vrai » sans effets-spéciaux est possible –, ainsi qu'une hiérarchie naturelle, des groupes de travail se formeraient, et il est certain qu'un parti politique émergerait, ou que cela nous inciterait à rejoindre un parti qui nous ressemble, mais il est évident que tous les trolls, les démotivateurs, les dépressifs et autres destructeurs de la création seraient contre cette proposition qui les élimine du jeu.

 

Le confort de l'anonymat et du ronron collectif permet à nos ennemis d’intégrer nos groupes et de leur nuire par tous les moyens possibles. Le prétexte de la liberté d'expression permet tout et n'importe quoi, interdit d'instaurer des règles de bon sens et ouvre la porte à toutes les subversions. Les « modérateurs anonymes » deviennent les maîtres du jeu et Dieu sait que certains ne sont pas très subtils.

 

Si nous ne pouvons pas porter une idée en notre nom ou à visage découvert ; peu importe les excuses que nous nous trouvons pour nous cacher derrière l'anonymat, que nous ne pouvons pas assumer cette idée au quotidien, au travail, en famille, c'est que cette idée ou sa formulation sont fausses, médiocres ou extrêmes, que notre démarche est apolitique, dénuée de sens. Un pseudo n'est pas exclu pour les créateurs de contenus, les écrivains, les étudiants ou pour tous les militants qui ont une activité professionnelle qui les empêcherait de découvrir leur identité et/ou leur visage, mais tous les militants d'un mouvement ne peuvent pas être « cachés » et se faire un tas de films autour de leur engagement virtuel...

 

Une idée qui ne s'incarne pas dans le pays réel ne peut pas être considérée comme une idée, ni comme idée politique, ni comme idée radicale, une idée n'est pas qu'une pure abstraction. Une idée que nous n'avons pas la volonté, le courage ou qu'il nous est impossible d'incarner dans la société n'existe simplement pas, en tout cas, pas dans la forme virtualiste que nous lui donnons, et cela nous empêche d'exister en tant qu'individu, de faire de la politique et d'être, de devenir une communauté organique ; une véritable communauté de combat...

 

Nous pouvons nous targuer de « stratégie » mais la seule stratégie qui prévaut est celle du désenclavement de nos idées sur le seul terrain politique qui ait un sens : le réel. Notre capacité à les assumer publiquement et à les formuler intelligiblement, également sur les réseaux-sociaux, va devenir notre seule moyen d'exister. La radicalité peut revêtir les habits de la discrétion ; d'une certaine légèreté. D'autant plus qu'il est impossible de quantifier l'impact réel de toutes les stratégies métapolitiques mises-en-place par les méga-droites et qui déforment notre réalité militante, qui n'ont d'effet positif que ceux que nous voulons bien leur attribuer d'un point-de-vue tout-à-fait subjectif ; abusivement subjectif, et « complotiste » à bien des égards. Nous nous montons le bourrichon pour pas grand chose et nous ne représentons rien une fois les écrans éteints. Mais surtout, l'anonymat défoulatoire et le fait de ne pas pouvoir assumer ses idées en société rend politiquement schizophrène. Tout est « tactique » et vision à très court terme, de plus, nos milieux ont une très fâcheuse tendance à divulguer leurs états d'âme stratégiques sur les réseaux ; les « anonymes » sont une mine d'information pour tous les services...

 

Le choix de l’anonymat se défend et il impute à chacun de protéger son identité, sa famille, son travail, sa vie, contre les hordes du Mordor, mais les militants anonymes pourraient avoir l'élégance et l'intelligence de ne pas mettre en danger les acteurs métapolitiques et politiques qui défendent nos idées, de près ou de loin, à visage découvert et sous leur propre identité. Faire preuve d'un minimum de respect et de discipline, surtout quand on se revendique de valeurs de Droite. Une certaine hiérarchie est à établir entre les militants camouflés et les militants à découvert.

 

Les héros masqués n'existent que dans les fictions, dans le monde réel, cela s'appelle un agent secret, et si demain des hackers (ou pirates informatiques) peuvent être les héros masqués de la cause raciale sous couvert d'un anonymat technique et dont tout le monde comprendra l’intérêt, ça n'est pas le destin de la majorité des militants et la compétence principale de notre action métapolitique.

 

Ce que nous sommes et avons été se confond dans une vision du monde qui dit ce que nous serons, ce que nous voulons être, ce que nous devons vouloir être, et montre une direction que nous pouvons ou ne pouvons pas suivre pour continuer à être.

 

L'ethnomasochisme se cache où on ne l'attend pas, tout comme l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le « communautarisme blanc » est une démarche pragmatique basée sur un constat réaliste, mais, Daniel, quel vision du monde porte ses militants au-delà du critère racial ? De quoi allez-vous nourrir l'imaginaire collectif du communautarisme blanc ? Comment allez-vous réenchanter l'Occident à l'ère de la guerre cybernétique ?

 

Nous ne sommes plus dans le monde de l'information, nous sommes dans le monde de l'informatique ; un monde cybernétique et non « médiatique ». Nous avons davantage besoin de codeurs que d'influenceurs...

 

Nous saluons les Braves et les encourageons à rester fidèles à votre combat métapolitique jusqu’à la mort.

 

La « Troisième Rome » était donc intérieure...

 

***

 

3) De l'Occidentalisme ou De l'européanisme matérialiste

 

Vers un Occidentalisme politique

 

Une contre-société ; un espace sécurisé et entrepreneurial, qui se fonde uniquement et exclusivement sur le critère de l’appartenance raciale, c'est ce que propose le « communautarisme blanc ».

 

Il faut sans doute en passer par là pour penser une suite. En effet, pour incarner et perpétuer une civilisation européenne fondée par des blancs, pour réfléchir et créer, il faut survivre, en tant qu'individu, en tant qu'européen, et en tant que blanc. Et, avant de pouvoir agir en tant que « communauté », il faut continuer à vivre et à se reproduire dans de bonnes conditions sociales et économiques, renforcer sa communauté : nous sommes a priori d'accord. Nous, nous appelons ça le localisme et un réseaux d'amis...

 

A première vue, la race est le plus grand dénominateur commun des occidentaux.

 

Mais vous n'y croyez pas vous-même, vous savez que ceux qui se rassemblent autour du communautarisme blanc aujourd'hui appartiennent d'abord à une certaine race d'homme. Des femmes et des hommes qui possèdent encore ce que nous pouvons appeler « conscience raciale » ou « instinct de survie ».

 

Nous avons souligné plusieurs désaccords dans la première partie audio de cet essai, nous terminons ici ce qui est une première « conclusion », poursuivons...

 

Nous pouvons « discriminer » sans passer par la pénible médiation de cette question rébarbative de l'antiracisme et du racisme. Comment ? Par la culture. Vous êtes, en tant qu'écrivain, qu'éditeur, que créateur de contenus et plus encore, totalement dans cette démarche. Par un réseau européen. Vous êtes également dans cette démarche et plus avancé que nous le sommes. Par l'action politique. Sur ce point, votre démarche est davantage « métapolitique » (culturelle) et vous ne croyez pas réellement à l'action politique sous la forme d'un parti.

 

Nous rappellerons que nous ne nous comparons pas à vous, aussi, nous savons que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Nous ne voulons pas tant parler de votre hyperactive personne (sans ironie ni mépris) que du fond idéologique du communautarisme blanc, nous insistons, mais c'est important. Cela reste une « Lettre ouverte ». Nous ne prétendons pas vous aider mais peut-être que notre réflexion pourrait vous être utile. Tout simplement, nous nous intéressons au néo-occidentalisme naissant qui est une sorte de dédoublement inattendu de l'eurasisme européen que nous imaginions et dans l'idée ; bien entendu, nous ne partageons pas toutes vos positions pro-occidentales. Nous y sommes presque. Il y a quelques années, j'ai écrit un essai sur la dissidence et le néo-souverainisme, assez avant-gardiste dans le genre, « Pour une critique positive de la Dissidence » (dont vous trouverez un reliquat sur mon blog), qui n'a pas été publié et qui avait certainement les défauts d'un premier essai, quoiqu'il en soit, j'étais bien seul à l'époque pour critiquer la dissidence et le néo-souverainisme ouvertement mais de manière constructive (j'aurais sans doute du me mettre aux vidéos mais je pensais à ce moment là que les militants lisaient davantage, bref, je n'ai pas prit cette habitude et tout le monde se chiait plus ou moins dessus à cette idée). Je ne voulais pas m'auto-éditer et personne n'a souhaité appuyer cette démarche. Vous comprendrez que votre critique de la dissidence a répondu à la rupture que j'avais amorcé et anticipé, qu'il était temps mais qu'il n'est jamais trop tard, et que je me sens concerné, « vengé » d'une certaine façon, mais c'est un grand mot car je n'ai pas réellement de rancœur et j'ai également fait mon auto-critique...

 

L'exercice du communautarisme blanc, qui est une expérience inédite pour les nationalistes, doit être accompagné par une nouvelle théorie philosophique et politique, « néo-occidentaliste » en ce qui vous concerne, et jusqu'à nouvel ordre, qui dépasse le critère nationaliste et le critère souverainiste, ou, dans votre cas, celui de la blancheur. Un néo-occidentalisme européen.

 

Ce qui est évident pour les uns, ne l'est pas pour les autres, cela même pour les plus braves et conscients d'entre nous. Les blancs ont besoin d'une bannière pour se rassembler, ou d'un homme d'exception derrière lequel se ranger, c'est comme ça, et ça ne changera pas, c'est ancré, vous l'avez certainement déjà vérifié par vous-même...

 

Les blancs ne se communautarisent pas parce qu'ils sont blancs. Mais autour d'une idée. D'un individu.

 

Nous ne croyons pas au hasard, et il se veut que la « mode occidentaliste » coïncide avec la « déception nationaliste » envers la dissidence néo-souverainiste. La déception de militants plus ou moins « patriotes » ou « nationalistes » de l'opposition au système politicomédiatique. Et nous pensons que les Braves ; les occidentalistes, qui vous suivent pour votre personnalité, vous demanderont tôt ou tard davantage qu'un réseau communautaire et du divertissement identitaire, autant anticiper ce mouvement, remettre de l'ordre et donner aux votre une doctrine qui ne se limite pas à votre jovialité et votre pragmatisme de père de famille. La « Tradition » c'est un peu plus que la famille. Il est évident que le « communautarisme blanc » a naturellement cours dans le monde blanc, même si les blancs ne le formulent pas racialement, de nombreux blancs restent entre blancs. Le survivalisme est, par exemple, une forme de communautarisme blanc organisé avant l'heure.

 

Ce que nous essayons de dire, c'est que la question de l'existence des races humaines ne doit pas nécessairement être posée pour que les blancs mettent la race au centre de tout, comme une évidence, et sans même avoir besoin de la signifier, en quelque sorte, la race coule de source, et cela même chez les antiracistes. La race doit transparaître, claire comme de l'eau de roche, comme la lumière éloigne les ténèbres. L'affirmation raciale est, nous le comprenons, nécessaire pour produire un réseau communautaire blanc, mais cette affirmation est « apolitique », au sens où elle n'assure pas une relève politique, seule une doctrine le peut : être blanc ne suffit pas et, en même temps – comme dirait l'autre –, « être blanc » se suffit à lui-même.

 

En réalité, c'est votre radicalité politique qui exclu les non-blancs – non-blancs qui se sont auto-éjectés du débat dissident, patriote et nationaliste depuis longtemps ; le multiculturalisme a toujours été marginal au sein de l'opposition et même au sein de la dissidence – de votre idée de communautarisme blanc, ce n'est pas votre racisme à proprement parler. Le critère racial est apparut par défaut, de la faute de la dissidence, de l'idéologie néo-souverainiste, par refus des non-blancs d'aller jusqu'au bout de la critique de l'antiracisme vers l'idée de réenracinement, de remigration, et de multipolarité...

 

En réalité, le critère racial n'a pas été un choix mais nous a été imposé par une succession d’événements et il est davantage le fruit des non-blancs que des blancs. La preuve en est que, aujourd'hui, on parle de « racisés » soit de manière négative – racisme systémique – soit de manière positive – discrimination positive. Dans tous les cas, le mouvement décolonialiste s’exclut de l'antiracisme traditionnel et active une sorte de positivisme racial de lui-même, bien évidement pour des raisons opposées à celles des communautaristes blancs et dans un but de remplacement assumé, mais le résultat est le même, d'ailleurs le système politicomédiatique l'a bien comprit en amalgamant identitaires et racisés dans la même tendance communautariste et séparatiste. Ce que nous voulons dire par là c'est que le « racisme » est naturel, que tous les intellectuels honnêtes sont « racistes », et que, dans cette configuration, les idéologies racistes ; au sens positif du terme, n'ont d'avenir politique que la démographie et la natalité surnuméraire des non-blancs. Le « communautarisme blanc » ne s'adresse alors qu'à une niche identitaire restreindre qui doit se démarquer autrement que par son appartenance racial. Nous enfonçons le clou mais c'est, selon nous, essentiel d'essayer de vous comprendre ce point en le formulant de divers manière. La politique c'est, aussi, l'art de se répéter.

 

Le communautarisme blanc s'adresse donc prioritairement à des blancs qui « redécouvrent » cette conscience raciale – ethnique, nationale, régionale et paroissiale, etc. qu'ils avaient « perdu » sur les chemins de la globalisation et dont ils ont fait une « religion ». Des « blancs » qui ont besoin d'un traitement de choc pour revenir à un état initial. Je pense qu'il faut le préciser ; parce que les blancs se communautarisent habituellement sur des critères autres que celui de la race, c'est la situation grégaire dans laquelle sont les européens ; et particulièrement les français – ne parlons même pas des belges qui n'ont strictement aucune conscience raciale –, qui nous réduit à ce critère unique et exclusif et il n'est pas étonnant que ce critère soit contesté parce qu'il est insuffisant que cela soit d'un point de vue idéologique, politique ou encore philosophique. D'autres blancs n'ont pas « perdu » cette conscience raciale en cours de route et, même à l'intérieur du camp national, certains ne comprennent pas toujours que des blancs veulent se communautariser sur ce critère unique et exclusif, qui est un critère effectif et évident pour la plupart des nationalistes et des blancs. Ce qui fait que ce critère ne se suffit pas à lui-même comme vous le prétendez. Et nous ne disons pas par là que vous avez tord ou raison, nous disons que pour l'instant l'occidentalisme se limite au communautarisme blanc sur le critère insuffisant de la race. « Ne comprennent pas » ou le comprennent parfaitement mais ne veulent pas en faire un critère politique unique et exclusif. Comme si ce choix de critère n'impliquait pas davantage que ce critère et ne portait pas avec lui une vision du monde. Aussi, il y a un petit côté « fraîchement reconverti » chez les racialistes qui frôle le puritanisme religieux, qui pourrait éloigner de bons éléments de votre juste cause. Nous disons cela parce que le problème n'est pas le communautarisme blanc, c'est bien le fond idéologique occidentaliste du communautarisme blanc qui reste floue et peut faire douter certains du bien fondé du communautarisme lui-même. Si le communautarisme est un projet fort clair dans votre esprit et séparé du plan idéologique, ça n'est pas le cas pour tous les militants de l'opposition nationale et patriote, et c'est bien pour cela qu'il vous faut nommer votre idéologie occidentaliste.

 

La notion d'individu, d'un destin personnel, est typique de l'homme blanc, de la civilisation occidentale, qui supporte très mal l'idée de contrainte communautaire ; nous tenterons donc d'échapper au communautarisme de tous les coachings en conformité et tous les développements personnels en uniformité conseillés pour recouvrer une « virilité identitaire et raciale », et comme modèle archétypal de l'homme européen ; de l'homme blanc, qui tient bien trop à sa liberté communale que pour s'embourber dans une forme apolitique de communautarisme sur le critère unique et exclusif de la race quand bien même nous parlons de militants identitaires...

 

Nous nous sommes libérés du tribalisme, ça n'est pas pour revenir au communautarisme et ses lourdeurs. Nous soutenons cette thèse dans un esprit critique, certes, mais positif, pour contourner cette individualité européenne qui est peut-être un défaut dans le contexte du grand remplacement mais qui nous a amené jusqu'ici, et nous rendons notre thèse au collectif qui fera des choix en connaissance de cause.

 

Nous ne disons pas que notre rejet du tribalisme, qui est de l'ordre de l'instinct de liberté et de l'intuition profonde indo-européenne de l'agir héroïque (avant d'être de l'ordre intellectuel du réfléchir), est la panacée civilisationnelle qui va sauver l'Occident, nous disons que les européens ont créé des organisations sociales et politiques, des sociétés complexes, de l'ordre de la communauté politique de destin qui dépassent l'archaïsme communautaire de la tribu communautariste pour donner du sens à cette communauté de destin et se projeter au-delà des limites psychologiques, intellectuelles et spirituelles du tribalisme, entendons un tribalisme non-européen ; oriental. Nous ne reviendrons pas à cet état qui n'a jamais été le notre ; nous voyons des nationalistes et « virilistes patriotes » qui sont persuadés d'être des tribus africaines ou indiennes repeintes en blanc, ce qui est assez dramatique. Et nous pensons, après une longue réflexion sur l'ensemble de votre exercice, que le problème principal du communautarisme blanc c'est d'agir comme une minorité qui se veut avant-garde et élite mais qui n'a pas à proprement parler de philosophie-politique autre qu'un vague héritage nationaliste et européiste qu'elle a complètement déstructuré et totalement déformée par son « occidentalisme ». Nous ne pouvons pas à la fois dépenser notre temps, nos ressources et notre énergie pour un communautarisme blanc minoritaire ; fut-il élitiste et avant-gardiste, et un néo-occidentalisme expérimental, et à la fois les dépenser pour la civilisation européenne et l'européisme fondamental. La fonction du communautarisme blanc doit être bien comprise ; c'est une fonction organisationnelle de l'ordre de l'intendance. Le communautarisme blanc prend toute sa dimension sur le plan de l'organisation qui est le sien mais perd tout espèce d’intérêt si nous le confondons avec une idéologie : si son idéologie occidentaliste n'est pas rééquilibrée par un européisme européen.

 

Le communautarisme blanc apparaît comme une entreprise de réenracinement accéléré. Il y a urgence. Nous pensons que certaines choses prennent le temps qu'elles doivent prendre et que l' « accélérationnisme » ; le « bougisme », quelque soit la matière, quelque soit sa forme, est négatif, voir subversif. Aussi, vouloir d'un côté convaincre le plus grand nombre et de l'autre ne pas aller plus en avant sur le terrain politique nous semble être contradictoire et très idéologique pour quelque chose qui n'est pas censée l'être... Et, à quoi cela sert-il de se constituer en « réseau » si ce n'est pour avoir une influence politique immédiate ? (notes 2021 : aujourd'hui, la plupart des occidentalistes supportent Zemmour, sur un critère autre que celui de la race donc)

 

L'idée d'accélérationnisme à un sens « ésotérique » très précis, cela nous fait penser à ses juifs qui prétendent hâter la venue du messie, cela nous fait penser à ces sectes millénaristes qui prétendent faire le mal pour hâter la fin du monde – faire le mal en vue d'un bien –, cela nous fait penser à la collapsologie, cela nous fait penser au complotisme...

 

L'accélérationnisme spéculatif est le mauvais génie du prométhéisme blanc ; d'un archéo-futurisme opératif.

 

Nous pensons que la parenthèse du racisme positif, qui a remplit la même fonction de « libération de la parole » sur la question raciale que l'antisionisme a remplit sur la question juive, est en train de se refermer. La parenthèse qui s'ouvre est Politique, au sens noble du terme. C'est-à-dire que les parenthèses métapolitiques de l'antisionisme et du racisme positif ont épuisé leurs ressources pédagogiques et cathartiques. Disons que le racisme positif a atteint des limites en terme de réflexion, de militantisme ; ne permet pas d'attaquer frontalement le globalisme à sa source idéologique, de la même manière que l'antisionisme a démontré ses limites et n'a jamais permit d'aller vers l'Europe, bien au contraire.

 

Le complotisme et l'antisionisme était la première phase. Le racisme positif la seconde phase. Nous entrons dans le dur, dans la troisième phase : la phase de la Quatrième théorie politique.

 

La génération dissidente a désormais besoin d'un mouvement, d'un courant de pensée conservateur dans un corps doctrinal révolutionnaire, d'un axe central, de s'incarner, de faire de la politique. Vous devriez en profiter. Soit confirmer vos positions occidentalistes. Soit vous découvrir eurasiste ; vous habitez en Roumanie et vous incitez à l'expatriation dans les pays de l'Est...

 

Une politique a porter au devant de la réinformation réactionaire. La Dissidence Française a prit les devants mais nos milieux, comme à leur habitude, font tout pour ne pas exister, et je ne doute pas qu'ils trouverons tous les défauts du monde à Vincent Vauclin mais ils ne peuvent que rejoindre La Dissidence Française qui a permuté en Parti « National-démocrate » et Le Parti des Européens de Thomas Ferrier, sur cette ligne de front politique et générationnelle vers la représentation nationale et européenne s'ils veulent vivre, continuer à exister, ne serait-ce que médiatiquement, par anticipation. Nous pourrions nous réveiller demain avec un parti à 50000 adhérents en ordre de cotisations si nous nous en donnions les moyens cybernétiques.

 

Notez Daniel, le jeune age du président Macron, il pourrait faire partie de la génération dissidente, c'est la première fois dans l'histoire que s'entrechoquent deux visions du monde aussi radicalement éloignées l'une de l'autre mais provenant d'une même génération à travers un mouvement social de l'ampleur des Gilets Jaunes et à ce niveau symbolique de représentation, d'opposition et d'affrontement. Notre explication est que les générations se rapprochent, s'entremêlent, s'exacerbent, s'exècrent, par l'effet d'internet, de l'accélération du temps, de la rapidité de l'information, de l'hégémonie culturelle des soixantehuitards ; à l'image du couple présidentiel par ailleurs. Ce qui contredit notre théorie selon laquelle le conflit est premièrement générationnel. Sauf à considérer que Macron est un jeune-vieux, un soixantehuitard mental. Ce que nous pensons.

 

Qu'avons-nous à gagner à nous répéter, à trébucher, à bégayer, à dépenser autant d'énergie vitale pour l'Europe dans des essais, articles, vidéos ou commentaires sur les réseaux sociaux sur les sujets redondants du gauchisme et de l'antiracisme ? Il est vrai que la politique c'est, aussi, l'art de la répétition. Mais qu'avons-nous oublié de dire sur l'antiracisme qu'il faudrait encore répéter et qu'on ne dira pas ; ou que les racisés diront, à notre place ?

 

Nous avons parfois l'impression ; mais nous pouvons nous tromper, que l'Europe – l'Europe européenne, la plus Grande Europe, L'Europe de l'axe Paris-Berlin-Moscouintéresse finalement très peu les communautaristes et nationalistes blancs repliés sur eux-mêmes et plus ouverts à l'Alt-right qu'aux européanistes et eurasistes européens ; ce qui est incohérent avec votre choix de vie en Roumanie pour fuir les mauvais côté de l'occident et de l'américanisation. L'Europe n'intéresse parfois les communautaristes qu'en tant que destination de leur future expatriation. Ce qui est, si nous extrapolons, une situation qui viendrait à ne plus changer, un comportement assez « cosmopolite » finalement ou de « touriste », ce qui n'est pas mieux. On peut s'expatrier pour x raisons sans adopter cette mentalité de touriste cosmopolite que n'importe quel traditionaliste identitaire abhorre. Vous vous expatriez à l'Est, aucune critique là-dessus, mais vous regardez vers l'Ouest, ce qui est moins évident.

 

Tous les Braves sur lesquels nous pouvons compter sont déjà parmi nous et savent pertinemment où se situent les malhonnêtetés antiracistes, les lâchetés bourgeoises, les hypocrisies prolétariennes, les chutzpah islamiques et les taqîya israélites.

 

Si l'Europe est bel et bien cette civilisation de l'incarnation et de l'innovation que nous avons en idéal : incarnons cet esprit. Défaisons-nous des non-débats, du faux omniprésent, immédiatement.

 

Nous pesons nos mots, quand nous disons : «  sont déjà parmi nous », nous le pensons réellement, ça n'est pas un effet de style, les Braves et les occidentalistes ; malgré nos désaccords idéologiques profonds, ont toute notre confiance, et ça n'est pas qu'un détail, c'est un point assez central, qui permet de se savoir dans quoi et comment nous allons dépenser notre énergie et utiliser nos forces, et nous croyons également qu'il n'y a plus beaucoup de militants actifs à convaincre, que ceux-là qui pourraient vous rejoindre sont déjà convaincus et ça n'est pas parce qu'ils ne sont pas convaincus qu'ils ne vous ont pas encore rejoint. Nous devons tourner nos énergies vers un « Front Européen ».

 

Guerre civile raciale doit être le point final à une forme nécessaire mais temporaire d'un plus grand combat métapolitique que supportait Guillaume Faye et que soutiennent encore Robert Steuckers et Thomas Ferrier. L’œuvre de Faye , la première page d'un occidentalisme politique ?

 

Nous pensons que le combat précis de la cause raciale doit être perpétué sur le terrain de la recherche universitaire et scientifique mais que tout a été dit, et écrit, sur le plan des idées politiques et au niveau de l'action métapolitique au sujet du gauchisme, du racisme et de l'antiracisme, d'autant plus que cela ne va pas s'arrêter, les relais sont là, les plus jeunes vont se faire la main, mais nous autres, européens matures, n'avons plus le temps. Nous pensons que nous ne sauverons la race qu'en faisant l'Europe européenne. L'enjeu est immense.

 

Le communautarisme blanc peut proposer un modèle d'organisation innovant pour les militants de demain, mais d'un point de vue idéologique, s'il ne va pas plus loin que son horizon occidentaliste actuel, il se comprendra comme un souverainisme racial qui n'a aucune traduction terrestre dans l'histoire de l'humanité : nous n'arrivons pas à fonder l'Europe à partir de notre européanité ; nous n'arriverons pas davantage à fonder un « ethno-état » à partir de notre race blanche très élargie. L'ethno-état doit être le fait accomplit de l'Europe comme Troisième force. Sinon, l'ethno-état dessine les frontières d'une réserve de blancs-indiens où nous pourrons aller visiter des blancs comme nous allons voir des pandas au zoo. Nous avons plus de chance de construire l'Europe qu'un ethno-état. J'en connais un d'ethno-état occidental, l'Alaska. Une terre en partie vierge et d'avenir ; un paradis blanc. Il y en à d'autres. Mais nous nous éloignons.

 

Le communautarisme blanc ne peut pas être l'alpha et l’oméga de votre aventure métapolitique et de votre destin politique en tant que communauté car une communauté de combat ne remplace pas une communauté organique mais à la responsabilité d'influencer cette communauté de destin : il n'y a pas plusieurs Orientations possibles... Il n'y en a qu'une. Et il n'y en aura pas de quatrième...

 

Que nous dit Robert Steuckers :

 

« Pour sortir de ce paradoxe, de cette impasse, L'Europe devrait pouvoir parier sur la culture, sur ces universités, sur un retour aux racines communes de notre civilisation et ensuite, dans un deuxième temps, se donner une arme militaire et diplomatiques commune pour s'imposer comme bloc sur la scène internationale.

 

Les fonctions juridiques-sacerdotales et militaires-défensives sont plus à même de faire rapidement l'Europe, à moindre frais et sans lourdeurs administratives. La fonction économique est une fonction appelée par définition à gérer un divers sans cesse mouvant, soumis à des aléas naturels, climatologiques, conjoncturels et circonstanciels : vouloir à tout prix harmoniser et homogénéiser cette fonction est un véritable travail de Sisyphe. Jamais on n'en viendra à bout. Les fonctions juridiques-administratives, la défense et l'illustration d'un patrimoine culturel à l'échelle d'une civilisation, l'écolage d'une caste de diplomates capables de comprendre le destin global du continent, l'élaboration d'un droit constitutionnel respectant les réalités locales tout en s'inscrivant dans les traditions européennes de fédéralisme et de subsidiarité, la formation d'officiers comprenant que les guerres inter-européennes ne peuvent déboucher que sur des carnages inutiles, la création d'une marine et d'un réseau de satellites militaires et civils sont des tâches qui visent le long terme. Et qui peuvent susciter les enthousiasmes mais non les mépris, car tout ce qui est procédurier et administratif, trop simplement gestionnaire, suscite le mépris...

 

C'est en tenant compte de cet ensemble de principes qu'il faut lire et interpréter le texte de réflexion fondamental que vient de publier l’ambassadeur de la République Tchèque à Bonn, Jiri Grusa. Celui-ci commence par déplorer, tout comme nous, que la culture reste la parente pauvre de l'intégration européenne, ce qu'il explique , en terme évidement feutrés et diplomatiques, par le fait que l'idée même d'intégration européenne est devenue à l'heure actuelle une idée exclusivement oues-européenne, c'est-à-dire une idée pure, je dirais même épurée, de facture rationaliste, cartésienne (l'idéologie du « corps sans ombre », dixit Serge Le Diraison). En dépit des projets « Erasmus » et autres, la pratique de l'intégration européenne, suggérée à Prague, Varsovie, Ljubliana, Zagreb, etc. Est une pratique purement économique et idéologiquement « bourgeoise », non pas issue d'une Bildungsbürgertum cultivée et humaniste, mais d'une bourgeoisie qui a « neutralisé » les élans culturels, politiques, et religieux pour faire place au calcul et à l'accumulation du profit économique. Jiri Grusa plaide donc pour une politique culturelle européenne, sinon, inéluctablement, l'espace culturel deviendra la zone de recrutement d'une « résistance politique » susceptible de prendre les allures d'un néo-messianisme gauchiste ou d'un fondamentalisme identitaire (voire, s'ils sont augmentés d'une bonne dose d'écologie, des deux à la fois!). Au vu de la révolte des enseignants et de la déconstruction systématique des réseaux scolaires en Belgique francophone notamment, ce plaidoyer n'est pas un vain discours. Après l'effondrement des institutions culturelles en Europe orientale et en Russie, quand le soutien étatique aux créatifs, aux musées et aux types d'enseignements fondamentaux et non rentables (philologie, linguistique comparée, littérature, archéologie, histoire de l'art, etc.) a cédé le pas au culte démentiel de l'économie et du profit, l'Europe semble être retournée à la face la plus sombre de son âme : l'hybris, la démesure.

 

Pour Jiri Grusa, la protection de la culture européenne passe par un abandon définitif des ressorts conceptuels du « fondamentalisme occidental » (ou « occidentiste » dirait Zinoviev). Jiri Grusa parle plus exactement d' « idées qui ont précipité le continent dans la misère. » Ces « idées » sont celles qui prétendent être les reflets d'une « vérité unique », comme ce fut le cas de l'idéologie du « socialisme réel » dans cette Europe qui est aujourd'hui post-communiste. Ou comme c'est le cas aujourd'hui avec l'occidentalisme le plus radical, qui sévit notamment à Paris dans le sillages des jalons posés voici près de vingt ans par Bernard-Henri Lévy Guy Konopnicki, etc. Il y a une dizaine d'années, ce prophétisme occidentiste se renforçait considérablement, passait du pamphlet prononcé sur le mode hystérique au catalogue documentaire de ce qu'il ne fallait pas ou plus penser : ce catalogue tenait tout entier dans la réfutation du nietzschéisme et de l'heideggerisme de Mai 68, entreprise par Luc Ferry et Alain Renaut ; il flanquait un plaidoyer de Ferry pour un individualisme juridique et économique absolu. Envers et contre toutes les traditions d'Europe centrale, c'est cette idéologie dépouillée de tous réflexes communautaires, de toute volonté de fraternité et de tout intèrêt pour les matières culturelles que les instituts occidentaux, notamment français, tentent d'imposer en Europe centrale et orientale.

 

Jiri Crusa n'est évidement pas un nationaliste, ni au sens français ni au sens allemand du terme. Il est un ressortissant de cette Mitteleuropa où l'allemand et le slave se mêlent si étroitement que l'élimination de l'un affaiblit l'autre et vice versa. Il critique la notion d' « identité » et lui oppose celle de « complexité », c'est-à-dire la complexité de la « multination », soit de l'espace géographique où cohabitent et se compénètrent des ethnies très différentes les unes des autres. Toutefois, on peut déceler dans son discours qu'un abandon des politiques culturelles ou leur mise au rancart sous la dictée d'un « pan-économicisme » ubiquitaire finira par cristalliser une nouvelle opposition binaire sur la scène politique des démocraties post-communistes : avec, d'une part, le primat de l'origine (ethnique), défendu par les nationalistes et les anciens artistes (communistes de circonstance) privés de leurs subsides légitimes, et, d'autre part, le principe de rentabilité, défendu par les libéraux et les partisans de l'idéologie du seul profit.

 

Pour conserver un européisme culturel efficace et solide, n'impliquant aucun repli sur soi, Jiri Grusa entend développer une politique culturelle paneuropéenne (gesamteuropäisch), capable de surplomber, d'encadrer et de limiter les politiques États nationaux, tentant de récupérer leurs vieilles influences d'avant-guerre (Goethe-institut pour l'Allemagne, Institut français, British Council, etc.) En tant que Tchèque, il met de l'espoir dans la collaboration avec les petits pays qui ne cultivent aucune intention « impérialiste » en Europe centrale et orientale, mais parie surtout pour une culture débarrassée des vieux réflexes rationaliste-autoritaires, qui font exploser l'hybris européenne dans tous les sens, provoqué les affrontements du XIXe et du XXe siècles, plongé les sociétés occidentales dans l'anomie. Pour promouvoir cette culture continentale, explique Jiri Grusa, il faut ultiplier les canaux d'information et favoriser les échanges de savoir, d'idées et de projets, sans qu’aucune des parties dialoguantes ne manifeste la moindre tentative de convertir totalement ses interlocuteurs à son message. Grusa plaide pour le savoir contre les tentatives de convaincre, de convertir. Les intellectuels ou les scientifiques européens qui se rencontreront devront surtout chercher à perfectionner les règles du jeu en Europe et s'abstenir de formuler une idéologie toute faite qui s'imposerait à tous les Européens indépendamment de leur origine ou de leur site de vie. La défense de la nouvelle culture européenne passe par une revalorisation complète du principe de subsidiarité. Il faut qu'en Europe surgissent partout des agences efficaces d'information sur les grands thèmes de la vraie politique : géopolitique, écologie, pensée économique, droit (subsidiaire), urbanisme, etc. Parallèlement à ces agences, les échanges entre les jeunes européens doivent s'intensifier. Car seules des communications à haut niveau, entre étudiants, enseignants, chercheurs, permettront de créer une culture européenne apte à affronter et à gérer sans mutilation l'extraordinaire diversité de notre continent. L'avenir de l'Europe est à ce prix.

 

Les idées de Grusa correspondent au projet que j'anime avec Gilbert Sincyr, le professeur Fabio Martelli, Anatolli M Ivanov, Mark Lüdders et bien d'autres, sous l'appellation de « Synergies Européennes ». Nous les défendons. Sans nécessairement enfiler les gants du diplomate et en opposant à la political correctness, le « parler vrai ». C'est-à-dire un langage débarrassé d'une vieille tare européenne, qui a servi à camoufler cette hybris que dénonce à juste titre le diplomate tchèque Jiri Grusa : l'eudémonisme. » Europa – Valeurs et racines profondes de l'Europe, Chapitre IX Faire l'Europe par la culture et le savoir, pp. 195 à 199, aux éditions Bios

 

Nous hésitions entre plusieurs extraits pour vous inciter à une lecture immédiate d'Europa, nous savons que vous envisagiez la lecture des trois tomes en vue de recevoir ou d'aller à la rencontre de Robert Steuckers. Cet extrait dessine des grandes orientations. Nous vous proposons de mettre ces recommandations à hauteur de votre exercice communautaire (et au niveau de votre action militante) pour stimuler votre réflexion sur vos orientations idéologiques, vos positions géopolitiques et dans un usage opératif de votre communauté de combat qui doit, elle aussi, se former. Comme nous le faisons à notre petit niveau, il n'y a pas ici d'arrogance de notre part. Nous pouvons donc, à nos niveaux respectifs, utiliser ces grandes orientations et déployer une métapolitique opérative qui soutient ces recommandations.

 

Le nationalisme blanc s'éloigne de plus en plus de l'européisme fondamental – orientations idéologiques ; positions géopolitiques ; actions métapolitiques – pour lequel nous combattons ; la trilogie « Europa » ouvre la voie vers cette Europe et devrait être une référence pour les militants européens, sa lecture vous permettre de faire votre révolution intelectuelle, et celle du nationalisme blanc européen. Une orientation solaire vers l'idée de « Quatrième théorie politique européenne » pour remettre le néo-occidentalisme à l'endroit.

 

Nous spéculons peut-être sur vos intentions à outrance, mais nous savons au fond de nous que vous êtes plus proche d'un « eurasisme européen » bien comprit – ne serait-ce que par vos choix de vie et votre affinité avec les pays de l'Est – que d'un sous-nationalisme bêtement pro-occidental et soumit aux états-unis, que vous êtes beaucoup plus qu'une succursale de la très respectable Alt-right quand elle se borne à ses frontières. Se réapproprier et réhabiliter une certaine idée de l'Occident est une idée qui se défend pour trancher avec le nationalisme périmé et s'extraire du souverainisme dissident, cela dit, pour un européiste – moins pour un tercériste hostile à l'eurasisme – le terme d' « Occident » peut amener à des confusions sur vos choix pro-occidentaux et se ressentir dans certaines de vos positions, géopolitiques notamment, prises à défaut par l'européisme fondamental et l'idée d'indépendance que porterait une Troisième voie européenne tournée vers l'Est.

 

Quant à nous et pour vous rendre compte de notre Orientation eurasiste ; après tout vous seriez en droit de nous en demander : Nos orientations eurasistes personnelles ne rentrent pas dans l'équation européenne du choix entre européisme ou occidentalisme étant donné qu'il n'existe pas de mouvement eurasiste européen avec une vision opérative dans le paysage métapolitique français et qu'une force politique européenne serait à terme « eurasiste » au sens le plus fondamental du terme même si le mot « Eurasisme » pose un problème aux intellectuels européens qui perdent à appeler autrement ce qui est une pensée grand continentale eurasiste.

 

Nous voulions, il y a quelques années, développer l'idée d'un eurasisme européen avec les européistes et les tercéristes dans un contexte précis pour contrebalancer l'idéologie néo-souverainiste mais nous sommes lucide sur la réalité de ce projet qui n'a pas rencontrer d'adhésion et n'a pas d'avenir à court terme.

 

Les intellectuels non-alignés ou crypto-eurasistes ont choisi une autre voie – n'ont jamais répondu à notre réflexion idéologique et militante au sujet d'un eurasisme européen opératif, non plus à nos mises-en-garde sur leur alliance objective avec la dissidence et le « camp souverainiste » que nous avons décliner de mille façons et des dizaine d'essais depuis plus presque dix ans maintenant.

 

Ils préfèrent singer les positions d'un néo-eurasisme lointain en imitant la dialectique de Douguine sans la saveur authentique d'un eurasisme typiquement européen proposé par Laurent James – et non « pro-russe » ; faisant bêtement la propagande du Kremlin en France –, et cela amènera à de grandes confusions sur l'idée de « Quatrième théorie politique » et sur les « intentions impériales eurasistes », bien plus grandes que celles que le néo-occidentalisme entretient avec l'européisme fondamental. Si seulement le « crypto-eurasisme » des non-alignés était fondamentalement européistes et tercéristes, mais il n'est qu'un souverainisme de pacotille au service de la Russie – et non au service d'une « Révolution perennialiste »... Dans Paris-Berlin-Moscou, il y a Berlin, les souverainistes c'est Paris-Moscou-couscous.

 

Les dissidents oublient qu'ils ne sont pas russes, le néo-souverainisme est tout sauf une pensée eurasiste, en imaginant que se soumettre à la Russie rendra sa souveraineté à la France ou fera l'Europe, en omettant que nous ne pouvons pas copier/coller le néo-eurasisme russe pour le plaquer à la réalité d'une Troisième voie européenne sans raconter notre propre Quatrième théorie politique et en pensant que les russes pourraient nous respecter de cette manière, sans que nous « imposions » nos vues, en tout cas les défendions, les dissidents nous démontrent, une fois de plus, leur inconséquence idéologique et leur esprit de soumission. Ni Moscou, ni Washington ! Et il y a dans les conversations entre un Laurent James et un Alexandre Douguine beaucoup plus d’intelligence et d'opérativité qu'en dix ans de complotisme, de dissidence et de souverainisme.

 

L'eurasisme et la multipolarité ça n'est pas le néo-souverainisme ou une forme périmée de non-alignement alter-mondialiste, tiersmondiste et orientaliste. La souveraineté des nations est une blague pour Douguine, c'est à la base de sa pensée impérialiste mais les « crypto-eurasistes » non-alignés, dissidents ou encore souverainistes lisent visiblement Douguine en oblique. En effet, Douguine et les russes auraient peut-être tout intérêt à jouer la carte du « souveraino-souverainisme à la françaises » en Europe pour, à la fin, être les libérateurs et les sauveurs de nations impuissantes et les englober dans un « Grand Empire russien » qui ne se fatiguera pas d'eurasisme et de multipolarité puisque nous n'avons rien à répondre et rien répondu à la « Quatrième théorie politique eurasiste » qui a des multiples dimensions ; dont des dimensions géopolitiques et de politique internationale tout-à-fait opérative et visibles, et à Alexandre Douguine.

 

Nous pensons que c'est un très mauvais choix stratégique de la part de Douguine et de sa métapolitique internationale, si (et seulement si) il est conscient de cela – ce dont nous doutons ; il est tout-à-fait possible qu'il n'en soit pas du tout conscient, nous savons qu'il est très mal renseigné par les réseaux crypto-eurasistes du point de vue des idéologies néo-souverainistes françaises en mouvement, des réseaux dont certains partagent des intérêts économiques avec la dissidence complotiste comme le think-tank Strategika de notre camarade Pierre-Antoine proche d'E&R, ou ont encore une sympathie pour Soral, qui démontre toute la pertinence des réseaux crypto-eurasistes dans leurs choix d'alliance métapolitique en France avec les dissidences vocifératrices et qui peuvent empêcher Douguine de comprendre les enjeux internes de l'opposition française au globalisme ; les divisions profondes entre les néo-souverainistes, les nationalistes, les nationalistes blancs et les européistes fondamentaux (dont les traditionalistes eurasistes) – car il n'y aura pas d'eurasisme sans Europe et pas d'Europe avec les souverainistes. Mais c'est une autre histoire...

 

Certes, nous sommes nos gènes, montrons ce qu'ils produisent, et reproduisent.

 

***

 

4) De l'Européanisme ; l'Europe, l'Eurasisme et la Tradition.

 

Le réenchantement contre la réinformation ; voilà notre credo

 

« Les idéologies principales du XXème siècle ont été :

 

- le libéralisme (de droite et de gauche),

- le communisme (y compris le marxisme, ainsi que le socialisme et la social-démocratie),

- le fascisme (y compris le national-socialisme et d’autres variétés de « la troisième voie » – le national-syndicalisme de Franco, le justicialisme de Peron, le régime de Salazar, etc.).

 

Elles ont lutté entre elles non pas pour la vie mais jusqu’à la mort, formant, de fait, toute la dramatique et sanglante histoire politique du XXème siècle. Il serait logique d’attribuer à ces idéologies (les théories politiques) un numéro d’ordre – tant en vertu de leur importance qu’en fonction de leur ordre d’apparition, comme nous l’avons fait plus haut. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique

 

Au sein de l'opposition nationale au globalisme ; de nos milieux contestataires, se côtoient, se disputent et s'affrontent différentes sensibilités, tendances et positions idéologico-politiques – et « géopolitiques » dans le choix des ennemis et des alliés. Aucune de ces formations n'a jamais réussit à rassembler cette « nouvelle opinion publique » bigarrée sur une ligne claire et sous une bannière partisane. Ces différentes formations s'opposent idéologiquement et stratégiquement dans des « débats » qui ne manquent pas d’intérêts et font la richesse de cette opposition qui s'expriment principalement sur les réseaux sociaux. Elles partagent des idées des plus classiques au plus avant-gardistes ; nous ne pouvons pas citer ici toutes les propositions et initiatives militantes pour sortir de cette impasse politique, mais, d'un point de vue strictement idéologique, on ne peut pas dire que ces différentes formations proposent de « nouvelle théorie politique ». Il s'agit généralement d’acclimatation ou d'hybridation des théories politiques du XXème siècle. Nous réduisons donc le débat en deux grandes tendances idéologiques lourdes : le Souverainisme et l'Européanisme. Nous intégrons le « nationalisme » et le « royalisme » au « néo-souverainisme » car la plupart des nationalistes et royalistes que nous lisons prônent le frexit. Le frexit qui est, selon nous, la principale arnaque néo-souverainiste et une subversion globaliste.

 

Mettons-nous d'accord. Nous ne remettons nullement en question le travail de fond et les efforts quotidiens de la « réinfosphère » et de la « nouvelle opinion publique » qui mènent une guérilla médiatique contre le système politicomédiatique globaliste. Nous ne doutons pas de la capacité des acteurs métapolitiques à proposer ce qu'il convient d’appeler du « contenu de qualité », surtout si nous prenons en considération les moyens dont ils disposent. Le sujet de notre critique porte davantage sur l' « idéologie par défaut » que véhicule les différents médias de réinformation ; sur l'évolution idéologique de l'opposition nationale au globalisme sous influence de la subversion néo-souverainiste dissimulée dans une métapolitique de la réinformation unique et exclusive et les « errements populistes » de nos mouvements.

 

L'effort de guerre cybernétique contre le système politicomédiatique globaliste, essentiellement mené via les réseaux-sociaux par les médias de réinformationune sphère médiatique à forte tendance « patriote » ; influencée par un logiciel nationaliste et un référentiel catholique, qualifiée d'« extrême-droite » par les « troupes d'occupation mentale » – précurseurs dans la défense de la « liberté d'expression », doit, dés à présent, être accompagné et soutenu par un Grand Parti et une parole politique forte sans lesquels cet effort de longue haleine serait vain et l'opposition formée autour de lui : vide de sens.

 

Il n'était sans doute pas possible de combattre par d'autres moyens jusqu'à maintenant, mais la métapolitique de la réinformation et de la « reconquête culturelle » comme méthode et stratégie uniques et exclusives de l'opposition nationale au globalisme correspond à une époque révolue, qui s'est achevée par la prise de pouvoir de « Marine Le Pen » sur le Front National puisque, « techniquement », la métapolitique de reconquête par la réinformation ; « stratégie » initiée par un entourage « Nouvelle Droite », accompagnait et prétendait influencer le FN et le « camp national » pour les entraîner, à moyen terme, vers un nationalisme identitaire et révolutionnaire européen ; leur faire adopter une métapolitique de Troisième voie. Une sorte de victoire à la Pyrrhus du mégrétisme qui n'est jamais venue.

 

Entre temps il y a eu la démocratisation d'internet, le onze septembre et la montée en puissance de ce qui est communément appelé « la dissidence » et que nous appelons « néo-souverainisme » – théorie politique virtualiste et hybride du nationalisme, du marxisme et du complotisme.

 

Cette métapolitique « Grand Gaulliste » du cheval de Troie souverainiste qui dissimule une Troisième voie inspirée, initiée ou renouvelée par le GRECE a fait école dans les avant-gardes non-conformistes mais a finalement échoué à influencer le Front National et le « camp national » qui ont choisit la stratégie de la dédiabolisation, la ligne « patriote » de la dissidence et la voie souverainiste ; qui ont choisit le contenant plutôt que le contenu, qui sont l'exact opposé de l' « européisme fondamental » suggéré comme stratégie, ligne et voie par la Nouvelle Droite à qui il a sans doute manqué de temps pour aboutir à une « Quatrième théorie politique européenne ». Une « Nouvelle Droite » empêtrée dans les polémiques franco-françaises. Une « Nouvelle Droite » toujours présente et qui est empiriquement notre élite. Une élite qui n'a pas comprit ; ou fait semblant de ne pas comprendre pour sauver ses derniers carrés éditoriaux et préserver ses rentes, ce qu'il s'est joué – et qui continue de se jouer – avec la dissidence et la subversion néo-souverainiste...

 

Il s'avère que François Bousquet (Nouvelle Librairie) vient de signer un ouvrage : Courage ! manuel de guérilla culturelle ; et que nos réflexions métapolitiques approchent ses analyses tardives – sans doute que cet ouvrage anticipe nos désaccords et nous corrige sur certains points. D'un point de vue militant, c'est une avancée significative de l'élite intellectuelle de la Nouvelle Droite qui, semble-t-il, comprend que la « Droite alternative » –qu'elle a indirectement engendré – à un « défaut militant » dans son engagement idéologique, politique et philosophique tercériste.

 

Nos différentes formulations et explications peuvent sembler alambiquées à des non-initiés ; les non-initiés à la métahistoire de notre propre histoire en cours, cependant, la méthode que nous avons élaboré il y a une dizaine d'années s'est avérée efficace en terme de prédiction. Nous avions prévu la rupture entre la dissidence et la « génération identitaire » et avions annoncé la « réaction occidentaliste » de longue date. Le concept de « néo-souverainisme » est efficient. Nous avons vu se dérouler ce glissement en temps réel et aboutir à cette situation où les tercéristes sont acculés par le néo-souverainisme et l'occidentalisme après avoir fait la courte échelle à la dissidence, ce qui a créé des déceptions et la défection de nombreux militants au sein des groupes métapolitiques nonconformistes. Pour élaborer cette méthode et ce modèle nous nous sommes basés sur la littérature de combat nonconformiste, nous avons, de notre point de vue militant, mit des mots sur ce que nous voyons, ce que les professionnels de la constatation et de la réinformation ne faisaient pas pour « ne pas diviser ». La stratégie

 

Mais ; il y a toujours un « mais », avec tout le respect que nous devons à la Droite – car la « Droite » n'est que cette élite intellectuelle dont le spectre pourrait paraître large mais dont le cercle est plus restreint que nous pourrions le croire –, nous pensons qu'elle ne voit pas encore et ne fait pas la distinction entre Européanisme et Occidentalisme, de la même manière qu'elle n'a pas fait la distinction entre Souverainisme et Européanisme, certainement par soucis d'invisibilité et de rassemblement de l'opposition nationale au globalisme sous une « bannière populiste » qui brasse plus large mais où ce que nous appelons le néo-souverainisme est dominant. Ainsi, deux idéologies qui ne disent par leur nom, l'Européanisme et le Souverainisme, s'affrontent au sein des oppositions nationales dans une guerre sourde qui a aboutit à la rupture entre la dissidence et le camp nationale, et a, selon nous, engendré l'occidentalisme. L'Européanisme se retrouve donc en face du Souverainisme et de l'Occidentalisme.

 

La réinfosphère historique a résisté avec les outils à sa disposition et une métapolitique adaptée à l'après guerre et la chute du mur, suivant le traumatisme politique de l'épuration physique et intellectuelle de ceux qui avaient perdu une guerre que tous les européens venaient de perdre et qui pensaient mal ; qui « pensaient mal » ce que tout le monde en Europe pensait être le beau, le juste et le vrai avant guerre. Ensuite, le « camp nationale » a perdu le grand ennemi soviétique. Les efforts et peines conjugués de ces hommes d'après pour arriver au « moment populiste » ne sont pas vains. Les configurations politiques ont changé depuis la victoire de Donald Trump, et, nous le disons, l'échec du populisme – qui est l'échec du néo-souverainisme – aux européennes. Le contexte actuel nous plongent dans d'autres urgences et nous permet d'aller plus loin. Notre génération est mûre pour créer son Parti ; un Grand Parti européen, mais elle ne peut pas le faire sans que nos élites intellectuelles n'auront pas le courage d'affronter les dissidences néo-souverainistes ; y comprit le « camp nationale », frontalement, ce que ne manque pas la nouvelle génération de la Droite alternative occidentaliste. Certes, certains intellectuels mènent plus ou moins franchement cette guérilla idéologique mais ils sont rares et le débat n'est pas clair pour le militant moyen.

 

Nous savons ce que nous devons aux « anciens ». Notre critique n'est pas gratuite, ingrate et puérile. Nous pensons souvent aux efforts surhumains de tous les « soldats inconnus » qui se sont succédés avec Force et Honneur, se sont sacrifiés pour ce combat et que nous avons oublié nous avons une pensée particulière pour Roger Holleindre qui nous a récemment quitté pour rejoindre le « paradis des paras » –, tous les hommes debouts qui ont participé à cette longue chaîne de transmission, parfois secrète, de transmission orale, sous le manteau, sur le fil, en treillis, « droit dans le soleil », et qui ont fait « Tradition » – une tradition nationaliste, traditionaliste et non-conformistepour nous faire parvenir l'esprit de la « troisième voie » ; intact.

 

Leur métapolitique de combat était le fruit d'une résistance intérieure, de sueurs, de sangs et de larmes, et nous admirons cette œuvre magistralement accomplie, sans laquelle nous ne serions pas là, qui nous inspire au plus haut point. Depuis, cette « tradition » s'est délitée, et notre devoir est de reprendre cette métapolitique là où elle s'est arrêtée, de la faire évoluer comme d'autres l'ont fait avant nous, pour que survive cette « tradition », cette « métapolitique », cette « littérature de combat » surgissant du fond des ages...

 

En outre, notre théorie est que les « souverainistes » se sont très habilement et au fil du temps associés et ont récupéré le travail de la réinfosphère canal historiquequi, à l'origine et d'une manière très générale, était animée par une doctrine nationaliste intégrale et motivée par une foi catholique traditionnelle et laïque (au sens premier du terme) –, pour s'infiltrer et faire entrer la subversion néo-souverainiste dans le « camp national » que nous avons aujourd'hui du mal à distinguer du « camp souverainiste ». Le « camp national » revêt un caractère davantage identitaire mais cela ne permet pas de faire une distinction idéologique nette entre souverainisme et nationalisme rassemblés sous la bannière néo-souverainiste portée par la dissidence complotiste et populiste vocifératrice. Une « dissidence vocifératrice » dont nous voyons les dégâts sur les réseaux-sociaux. Les nationalistes ; républicains et catholiques, se sont perdus dans le complotisme et le populisme.

 

La réinfosphère nationaliste et traditionaliste existait avant internet et sa démocratisation – La revue française, La revue du siècle, Esprit, Je suis partout, Rivarol, Minute, L'idiot international et d'autres revues, magazines, journaux, fanzines « non-conformistes », aujourd'hui et dans un autre style, davantage militant, Synthèse Nationale, Réfléchir&Agir ou encore Rébellion.

 

Historiquement, elle est donc le fruit de la résistance d’intellectuels et militants patriotes, nationalistes, catholiques, traditionalistes et non-conformistes contre le « monde moderne » rassemblés autour d'une « littérature de combat » portée par l'armée du GRECE en son temps. Nous pensons que les héritiers du GRECE ont les clefs pour nous débarrasser de la subversion néo-souverainiste, par tous les moyens possibles et nécessaires. Une « armée » que nous aimerions voir taper du poing sur la table... L'ironie du sort est que le terme « dissidence » a été, pour notre génération, initié par Jean-Yves le Gallou. Mais lorsque que l'on dit « dissidence », tout le monde pense à Soral et Dieudonné qui, il faut le dire, ne sont pas des nationalistes ou des européanistes.

 

La « réinfosphère » a depuis évolué vers un « ailleurs idéologique » même si elle porte encore les lettres de noblesse nationalistes et catholiques d'anciennes luttes, au même titre que la dissidence, qui s'est appropriée ce combat, à aujourd'hui ses cautions nationalistes et catholiques qui lui ont ouvert les portes de la « réinfosphère »... Nous reviendrons plus précisément sur les passations métahistoriques entre réinfosphère et dissidence à la fin de cet essai (dans un article concernant le « national-libéralisme », aberration parmi les chimères nationales dont le catalogue est infini).

 

Autrement dit, nous sommes dans une impasse et cet effort réinformationnel collectif doit franchement s'associer à une « nouvelle doctrine » ; ou déclarer sa flamme idéologique au néo-souverainisme sans fausse pudeur. « Déclaration » qui est « en marche » avec le brexit ; et la fausse-bonne idée du frexit, et la nouvelle union des « droites » républicaines et souverainistes menée factuellement par François Asselineau, le Philippe Le bel du « camp national » ; pur produit de synthèse du néo-souverainisme dans son expression politicienne et partisane la plus officielle. Nous pourrions également parler de Florian Philippot ou encore de Jean Messiha. Ce qui est pudiquement appelé le « centre droit ».

 

Le fameux « brexit » ; fer de lance électoral néo-souverainiste, est un événement à relativiser. En effet, le Royaume-Uni n'était pas dans la zone euro, le Royaume-Uni sort de L'Union-Européenne mais il ne sort pas : du Monde blanc, de l'Occident, de l'Europe, du Monde anglo-saxon, du Commonwealth, du réseau ECHELON, de la City, de la dépendance à la dissuasion nucléaire étasunienne, en bref, la « perfide Albion » ne sort pas de l'Alliance atlantiste, et l'Angleterre ne sort pas de l'influence globaliste...

 

Le « frexit » – la sortie de la France de l'union-européenne, de la zone euro et de l'otan qui est le programme commun du « camp souverainiste » – aurait des conséquences toutes autres sur l'avenir de l'Europe que la sortie « douce » du Royaume-Uni qui, par sa position géopolitique thalassocratique, ne fait que partiellement partie du « rimland européen ».

 

C'est la France qui fera l'Europe politique.

 

La France, mais aussi l'Allemagne, même si on ne peut pas parler de couple franco-allemand ; ou un couple très contrarié... France et Allemagne font chambre à part mais ont une destinée commune vers un axe Paris-Berlin-Moscou qui conjure le mauvais sort de la Deuxième guerre.

 

A ce propos, l'Allemagne vient de commettre un impair diplomatique – un élu allemand de premier plan appelle la France à partager sa dissuasion nucléaireet nous nous associons au courroux des souverainistes contre cette provocation permise par Macron.

 

« Pour rappel, la doctrine nucléaire française vise à faire du territoire national un « sanctuaire » tout en soulignant la nécessité de défendre les « intérêts vitaux de la Nation ». Et, sur ce point, la Revue stratégique de 2017 explique que « la définition de nos intérêts vitaux ne saurait être limitée à la seule échelle nationale, parce que la France ne conçoit pas sa stratégie de défense de manière isolée, même dans le domaine nucléaire. ». » extrait d'un article de Laurent Lagneau pour Zone Militaire

 

La dissuasion nucléaire française protège dors et déjà l'espace et ses alliés européens. Que veut l'Allemagne ? Une copropriété sur la « mallette nucléaire » et les codes de tir ?

 

Il y a des choses qui ne se partagent pas, sa femme, sa voiture, sa dissuasion nucléaire et sa décision ultime en font partie. Dans notre vision d'une subsidiarité grand-continentale, la dissuasion nucléaire est une souveraineté qui n'est pas négociable et qui appartient à l'échelle nationale.

 

Même dans le cadre d'une Europe fédéralisée, la France est actuellement la seule indépendance nucléaire en Europe et préserverait cette souveraineté. La France, de par son expérience, pourrait être proposée comme garante d'une force de dissuasion nucléaire commune temporaire.

 

L'Europe puissance devrait alors se constituer sa propre force de dissuasion nucléaire et former sa propre doctrine ; une force de dissuasion nucléaire européenne à laquelle l'Allemagne participerait naturellement et dans laquelle la France serait intégrée de facto. Deux formes de dissuasion et de doctrine distinctes pour la France. La France garderait la maîtrise de sa doctrine et le contrôle de sa dissuasion territoriale qui s'étend à son empire. L'Allemagne pourrait obtenir sa force de dissuasion nucléaire nationale afin de garantir son indépendance territoriale au sein de l'Europe, de sortir de l'influence globaliste, du « parapluie nucléaire étasunien ».

 

Faire l'Europe, ça n'est pas défaire ou affaiblir les nations, mais c'est au contraire s'appuyer sur des nations fortes, indépendantes militairement et épanouies dans leur économie, qui défendent de fait les frontières européennes. Nous ne voulons pas d'une Europe où les nations ne se sentent pas libres et indépendantes à leur niveau de souveraineté et leur échelle de subsidiarité. La « multipolarité » s'organise également à l'intérieur de l'Europe, entre les royaumes souverains qui composent l’ÉGÉE : l'Empire Grand-continental Eurasiatique Européen.

 

«  Il devrait exister autant de théories de monde multipolaire que de pôles, conscients d’eux-mêmes et indépendants ou aspirant à l’être. Si Alexandre Douguine théorise la refondation des conceptions de Wesphalie comme étant indispensable à la multipolarité, le président russe Vladimir Poutine plaide quant à lui dans ses actes pour un retour aux bases westphaliennes des relations internationales, au moins dans un premier temps. Ceci pour mettre fin à l’unipolarité du droit américain qui n’est que la face cachée de l’actuel droit international. Entre théorie et pratique, la Russie ouvre donc la voie à une alternative qui sera radicale ou non. La pensée eurasienne a en tout cas le mérite de jeter les bases d’une théorie du monde multipolaire à construire et à peaufiner. » Franck Pengam, L’approche eurasienne de la multipolarité, Mars 2019

 

Il n'est pas nécessaire de sortir de l'Union – sous contrôle des globalistes ; au même titre que les états – pour accéder à l'Europe européenne, et cette « intrusion allemande » dans les affaires françaises va à l'encontre de notre vision continentale, nous la condamnons durement. Poursuivons...

 

La réinfosphère, en sa qualité de médiateur et d'opposition, doit prendre ses responsabilités et se mettre au service discipliné d'une idéologie, d'une doctrine, d'une méthode, d'une philosophie-politique qui nous permettent de nous projeter au-delà de la réinformation, du souverainisme et du Rassemblement National. Il n'y a pas de négociation et de compromis possibles : on ne peut pas faire du « en même temps » métapolitique, à la fois du souverainisme et à la fois du nationalisme européen. C'est l'un ou l'autre.

 

Les médias de réinformation se considèrent comme des avant-gardes, qu'ils se comportent comme telles envers les jeunes générations et ouvrent (enfin) ce « grand débat » idéologique, en instaurant des règles pour commencer, un débat déterminant au sujet de nos Orientations en tant que « force politique » qui, selon nos propres constats communs, a besoin de concentrer ses énergies ; plutôt que de nous enfermer dans un débat d'opinions « divers droites » insignifiant autour de l'actualité du système politicomédiatique globaliste, qui fait « système » et où le néo-souverainisme dissimulé dans ce néant idéologique est dominant par défaut de débat d'idées. Sachant que ce débat, une fois initié, va prendre un certain temps à s'installer, commencer à dialoguer, sortir du constat pour arriver à une première résolution dans l'expérience de sa pratique et passer à l'action.

 

C'est un rêve pieux de vouloir riposter sans conviction ; c'est-à-dire sans faire un choix. Après un quart de siècle de « constat », on ne peut plus refuser le débat.

 

Une opposition où le mot d'ordre est de ne pas parler « idéologie » pour ne pas diviser, sous prétexte de convergence des luttes, de front commun, de front de la foi, de front de la tradition, d'union des droites ou nous ne savons quelle autre alliance qui ne reflète pas la réalité des divisions, ça n'existe pas et si ça existe conceptuellement, comme force de proposition, ça ne forme pas une opposition de fait et n'en formera pas sans idéologie exprimée haut et clair pour la définir. C'est autre chose, une utopie, un groupuscule, une boutique, une entreprise, un fond de pensions, tout ce que vous voulez, mais ça n'est pas une opposition politique. Il existera un front quand il existera un « Front », tant qu'un « Front » n'existe pas dans les faits il n'existe pas de front. Nous connaissons ce modèle et ce mot d'ordre du « Front sans idéologie » par cœur, cela s'appelle la réinfosphère, la dissidence, l'upr, les gilets jaunes.

 

De nombreux militants, groupes ou mouvements qui dépendent de la réinfosphère ou desquels la réinfosphère dépend ont intégré cette erreur (ou cette subversion) comme logiciel de combat, comme discipline de groupe. La discipline de Parti, ça n'est pas cela non plus. C'est décider d'une idéologie, d'une doctrine, d'un corpus en conscience, baser sa discipline et s'exercer à partir de cette base idéologique et philosophique, qui devient une méthode, une « grille de lecture », qui permet ensuite de développer une théorie (de qualité « universitaire »), qui justifiera la philosophie-politique d'un mouvement réel, qui portera une vision incendiaire du monde, qui fera Parti, qui rassemblera des militants fanatiques sous sa bannière et qui prendra le pouvoir.

 

Le travail de réinformation est terminé, plus précisément, il a fait école dans tous les médias dissidents, tous les constats ont été faits et refaits, nous sommes plus ou moins tous d'accord sur la plupart des grands constats de faillite et de décadence généralisée, parfois moins sur les causes et les conséquences, mais il faut avancer. La « réinfosphère » est installée dans le paysage politicomédiatique et les médias de réinformation sont légions. Nous pouvons, nous autres des avants-gardes métapolitiques, nous concentrer sur l'étape suivante...

 

On peut essayer de cacher l'aspect idéologique d'un mouvement politique espérant semer la confusion dans un but subversif mais l'idéologie ne disparaît pas pour autant, elle est juste dissimulée aux militants qui ne défendent plus des idées mais se battent contre des choses ; un tas de choses. Ils finissent par ne plus savoir pourquoi ils se battent, surtout quand, d'une génération à l'autre, on ne leur rappel jamais. C'est une stratégie dans laquelle on se perd.

 

Il y a un effet secondaire à cette « invisibilité » qui correspond aux effets secondaires de la stratégie de la dédiabolisation ; à force d'éviter les sujets qui fâchent réellement – qui ont un impact sur le réel et sur la réalité des militants – pour faire consensus le plus à droite possible ; c'est-à-dire au centre, la réinfosphère, qui est une opposition politique, fait croire aux radicaux que derrière sa ligne centriste et ouverte à tous les patriotes, elle défend une vision du monde « plus à droite », en invitant de temps à autres ou en faisant référence à des personnages sulfureux ; histoire de donner le change aux septiques.

 

Le gros des troupes des spectateurs, des abonnés, des militants, des donateurs prennent cette ligne média au pied de la lettre et prennent très au sérieux les éléments de langage de ce système, de pouces bleus en pouces bleus, de dons en dons, cette ligne média maternelle, hormonale, plein d'émotion indignée et d’œstrogène, devient la ligne d'un Parti fantôme avec des militants éthérés sans idéologie, un « parti » qui s'est éloigné de sa base radicale, de ses avant-gardes, de ceux qui voulaient faire de la politique.

 

Une fausse-opposition peut meubler à l'infini sur la colère de ses militants, réinformer, dénoncer, s'indigner, constater, déconstruire, etc., sans jamais signifier son idéologie, sa conviction profonde, surtout quand elle n'en a pas, quand elle n'est plus qu'une succession de bulles spéculatives.

 

Cette opposition sans philosophie-politique qui a soigneusement évité tous les débats d'idées internes pour dissimuler son idéologie médiocre prend donc le pouvoir avec sa ligne consensuelle officielle et elle base sa politique, son régime, son gouvernement, sur cette ligne pour satisfaire ses militants sans idéologie (et respecter le consensus électoral) qui l'ont suivit pour cette ligne, toute idée de ligne radicale ou de révolution cachée disparaît, toute verticalité est exclue, et, comme on ne peut pas gouverner sans vision radicale du monde et sans fermeté, on échoue, ce processus qui est en cours au sein du Rassemblement National à parallèlement cours dans la réinfosphère. RN et réinfosphère ne défendent plus des idées nationalistes, ne parlons même pas d'idées européennes, mais une ligne souverainiste molle, c'est leur ligne officielle, il n'y a pas de « ligne cachée ».

 

La métapolitique de la réinformation et de la reconquête culturelle, que n'applique même pas le RN, doit laisser sa place à une métapolitique du réenchantement et de l'action politique. Les médias de la réinfosphère par leur ligne et leurs choix éditoriaux empêchent le « camp national » et la « dissidence » de faire leur « révolution », de permettre la critique du néo-souverainisme et d'ouvrir notre génération à l'européisme fondamental ; à la Troisième voie et à la Quatrième théorie politique.

 

Pour les avant-gardes en mouvement, c'est une autre « révolution idéologique et métapolitique » qui va avoir lieu entre « Nationalisme blanc » et « Eurasisme », car, en réalité, c'est la dissidence et le « camp souverainiste » qui empêchent et interdisent aux « nationalistes européens » et aux « eurasistes européens » de se parler et de s'allier.

 

D'un côté, le consensus néo-souverainiste bloque l'accès des nationalistes blancs à la réinfosphère, de l'autre, le consensus néo-souverainiste prive d'accès les eurasistes européens à la réinfosphère et les militants du « camp national » à l'Eurasisme. Nous voyons que les deux craintes du « cordon sanitaire néo-souverainiste » sont la « poussée raciale » et l' « eurasisme ». Si l'idéologie néo-souverainiste tombe : la rencontre du nationalisme blanc et de l'eurasisme au sein de l'européisme fondamental aura lieu mais elle peut se faire en amont dans notre combat commun contre le « camp néo-souverainiste » et la « dissidence ». Si Soral avait prit la voie eurasiste il y a une dizaine d'années vous seriez eurasiste Daniel et vous le deviendrez quand nous aurons écraser la subversion néo-souverainiste à coups de talon. Nous ne sommes pas « jaloux » du fait que vous ayez réussit à mettre la question de la dissidence, du complotisme, du souverainisme sur le tapis, que du contraire, et vous le faites très bien, mieux que nous l'avons fait, mais sachez que Laurent James faisait cette « critique » en 2012, peut-être même avant, et qu'il était bien seul à l'époque.

 

Cette dissimulation idéologique n'a pour effet que la censure interne d'un mouvement et de ses militants, elle profite temporairement à quelques cadres mais, et nous l'observons depuis un quart de siècle, elle ne va et n'arrive jamais nul part.

 

L'expérience récente des Gilets Jaunes que certains nationalistes ont vécu dans leur chaire nous montre précisément à quoi sert cette dissimulation en terme d'infiltration, de manipulation, de subversion et de trahison de la base par des cadres auto-proclamés, c'est l'effet « Pacte de Marrakech » qui a eu lieu dans le mouvement des Gilets Jaunes :

 

Premièrement, vous faites taire les militants sur les grandes orientations du mouvement en disant qu'il faut écarter les sujets susceptibles de créer des désaccords alors que le désaccord c'est le début de tout.

 

Certains observateurs de nos milieux ont trouvé génial que le pacte des gilets jaunes était de ne pas dire pour qui on vote sur les ronds-points : de ne pas parler « idéologie » et faire de politique. Erreur fatale, tout est là, à partir de ce moment, nous savons que ce mouvement n'est peut-être pas celui que nous croyons et part sur des mauvaises bases, contrairement à toutes les analyses que nous avons entendu, nous croyons que cette stratégie est toujours une fausse-bonne idée.

 

Si nous ne parlons pas « idéologie » dans un mouvement politique on ne parle de rien, on suit des mots d'ordre bêtement au fil des indignations arbitrairement décidées par les cadres du mouvement qui génèrent et gèrent généralement les supports numériques et de propagande ; en effet, à partir de là tout est permis, et celui qui dissimule le mieux son idéologie – qui doit être conforme à la forme de la sophia systémique ; de la pensée unique – prend le contrôle du mouvement – ce qui n'est « techniquement » pas possible pour un nationaliste, qui, par définition, défend une idéologie non-conforme. Le match est plié.

 

Mais quand on a été un militant gauchiste, antifasciste, gramsciste, trotskyste, marxiste on croit qu'on peut faire de la droite avec de la gauche, en oubliant une chose essentielle, c'est qu'on était les « idiots utiles » du globalisme, et que notre idéologie, notre stratégie d'entrisme, était validée et voulue par le système politicomédiatique pour, précisément, endiguer tout danger de vague fasciste... C'est un groupe de gauche, souvent d'extrême-gauche, souvent des trotskystes qui sont les mieux former à cette subversion et qui sont habilités ; qui ont la permission de le faire, et qui prennent rapidement le contrôle des frondes sociales. Cette idée de croire qu'on peut faire de la droite avec de la gauche est très importante à appréhender, c'est symptomatique de ce que nous décrivons.

 

Deuxièmement, une fois que vous avez prit le contrôle, vous ne faites aucune concession à vos adversaires idéologiques que vous avez clairement et facilement identifié grâce à l'utopie de la « convergence des luttes ».

 

Non seulement la gauche prend systématiquement le contrôle de ce genre de mouvement social mais identifie très vite les militants qui portent des idées de droite ; dés lors il suffit aux cadres de leur refuser toute concession, de rejeter toutes leurs propositions, de censurer leur réinformation, de mettre la pression dans les manifestations pour qu'ils dégagent du mouvement par eux-mêmes. Tous les sujets ou revendications qui pourraient faire sens aujourd'hui sont proscris des mouvements socio-économiques.

 

Troisièmement, vous pouvez désormais trahir le mouvement dans lequel vous n'avez plus aucune opposition au grès de vos ambitions personnelles et partisanes.

 

Vous avez écarté les militants qui ne partagent pas votre idéologie, détourner et donner une certaine direction au mouvement en refusant toute concession, votre invisibilité est intacte dans ce mouvement sans idéologie et donc incapable de vous détecter, vous pouvez maintenant imposer vos vues et vos idées par de simples mots d'ordre et slogans au grès de la direction du Parti et de vos envies.

 

Quatrièmement, par l'utopie de l'union sacrée vous avez empêché toute « convergence réelle ».

 

Vous réduisez le mouvement à une base d'abrutis très motivés qui ne comprennent pas qu'un mouvement véhicule forcément des idées ; certes vous avez perdu quelques militants de qualité et une partie de la base mais vous avez rallier la masse à votre cause.

 

Dernièrement, vous tuez le mouvement qui s'agrège à l'idéologie dominante du Parti et qui n'a rien vu venir. Au final, c'est Gilets Jaunes et Jaunes Gilets.

 

Ce qui est arrivé aux Gilets Jaunes arrivera aux nationalistes ralliés à la dissidence et à la réinfosphère qui dissimulent la subversion néo-souverainiste par volonté et par défaut...

 

La théorie du « mouvement sans idéologie » est une stratégie de subversion trotskyste/néo-conservatrice vue, revue et rerevue. Celui qui vous explique qu'il faut faire l'union au-delà des idéologies, de la doctrine, de la méthode, de la philosophie-politique vous ment, tout simplement. Vous ment ou se fourvoie ; ne conçoit pas que cette stratégie est une stratégie de gauche pour la gauche. Il veut que vous vous mettiez au service de son idéologie sans poser de questions. De plus cette stratégie ne fonctionne pas, car elle n'est pas faite pour fonctionner. C'est la subversion dans la subversion. Cette « stratégie » sophistiquée est élaborée pour étouffer toutes formes d'idées et de vies. Elle contient dans son mécanisme un processus d'auto-destruction des idées qui utilisent cette stratégie pour se véhiculer et qui se désagrègent dans l'idéologie hégémonique et systémique globale, dans notre contexte historique : le post-libéralisme ; ou tout simplement le globalisme. Cette « stratégie » est un piège pour celui qui l'utilise et pour celui qui y adhère. Au final, tout le monde perd.

 

Nous pourrions également appeler cela le « syndrome Ardisson », ou le « syndrome de l'homme en noir »... Cette stratégie correspond aux cadres d'extrême-droite censés infiltrer la droite systémique pour véhiculer des idées radicales dans la société et prendre le pouvoir furtivement mais qui sont systématiquement avaler par le système politico-médiatique, le ronron, le confort, la norme... Cela se vérifie à chaque fois.

 

Moralité ?

 

Cette stratégie n'en n'est pas une mais c'est un piège de l'esprit où tout le monde est floué.

 

Nous devons créer, porter, proposer, assumer et imposer notre idéologie pour ce qu'elle est ; notre métapolitique sans cesse renouvelée. Nous pouvons surfer sur la brèche, nous n'avons pas le choix, mais ça n'est pas par « stratégie », c'est notre situation.

 

Nous perdons peut-être en quantité dans un premier temps, mais nous gagnons en qualité et en longévité. Ce qui permet de former une avant-garde et d'avoir une vision à long terme. Nous ne devons pas nous infiltrer parmi les élites mais être prêts à les remplacer à visage découvert, bannière à la main tout le long du processus, de bataille en bataille. Les communistes étaient communistes. Les nationaux-socialistes des nationaux-socialistes. Les fascistes des fascistes. Les nationalistes des nationalistes. Les gaullistes des gaullistes. Etc.

 

La « doctrine nationaliste » et sa métapolitique traditionnelle de combat ne sont plus aptes à affronter les défis du siècle et la subversion néo-souverainiste ; il faut en faire le deuil. Le « camp national » a été inapte à détecter cette dissimulation idéologique et la combattre en plus de quinze années d'évolution de la réinfosphère et de la dissidence ; il faut en faire le deuil également en tant que « force politique ».

 

« Un débat déterminant » et menant à un choix intégral entre « européisme fondamental » ou « néo-souverainisme » doit être ouvert par la réinfosphère ; un choix – métapolitique, idéologique, philosophique, politique et géopolitique – que nous serons amenés à faire tôt ou tard, ou que nous pourrions ne jamais faire si nous préférons et continuons à éviter ou ignorer le sujet, comme nous pouvons tout aussi bien disparaître dans les ténèbres de la guerre cybernétique avec la réinfosphère, la dissidence, le camp national et les souverainistes. Fini les constats, place aux débats idéologiques, à la Politique.

 

Un débat que nous devons anticiper et provoquer, qui devrait naturellement être porter par la réinfosphère qui devient un système médiatique dominant unique et exclusif qui n'existe que contre le système médiatique dominant unique et exclusif. Si les médias de réinformation ne sont pas aptes à ouvrir ce débat, nous devons les combattre parce qu'ils font le jeu du globalisme en maintenant ce statu-quo souverainiste au sein de l'opposition française.

 

La « réinfosphère » et les médias de réinformation sont une opposition objective au système globaliste mais qui ne peuvent objectivement et visiblement plus survivre en tant que système médiatique alternatif sans entrer (de grès ou de force) dans des formats conformes à la forme du système politicomédiatique dominant ; en respectant les limites systémiques et les frontières paradigmatiques qui correspondent à l'idée de « la fin de l'histoire », ou des idéologies, et où le globalisme est triomphant.

 

La réinfosphère, la dissidence, le camp national sont à un tournant ; ils doivent prendre une décision et ensuite faire un choix.

 

Voilà un grand et vaste sujet de fond sur l'avenir de l'opposition française au globalisme qui devrait normalement intéresser nos milieux, les avant-gardes, la dissidence, la gauche identitaire, le camp national, les patriotes et les nouvelles droites enfermées dans ce système qui atteint ses limites.

 

Et si la réinfosphère a fait ce choix idéologique, le choix du néo-souverainisme, malgré elle, qu'elle dissimule ou qui nous a échappé, qu'elle explique ce choix à « notre camp » qui n'a pas l'air très au fait des orientations et de la vision politique du monde que ce choix porte. Car, si nous savons ce que le néo-souverainisme n'est pas d'eurasisme, d'européisme fondamental ou de nationalisme blanc, ou ce qu'il est de subversion anti-traditionaliste, nous ne savons pas exactement ce qu'il est de « philosophie-politique », c'est, dans ce cas précis, aux néo-souverainistes et à la réinfosphère de nous le dire...

 

Nous pouvons détecter l'idéologie néo-souverainiste dissimulée à travers ses nombreuses subversionsce que vous faites régulièrement dans vos vidéos et que nous faisons dans nos essais –, nous comparons ensuite ces fragments idéologiques – qui ressortent des prises de positions néo-souverainistes de la dissidence sur tous les sujets et qui laisse entrevoir un semblant d'idéologie – aux théories politiques non-dissimulées justifiées et opératives, en ce qui nous concerne, à la Quatrième théorie politique eurasiste et sa vision multipolaire du monde qui, par exemple, va totalement à l'encontre des orientations néo-souverainistes bilatérales et multilatérales objectives en matière de géopolitique (à cause des positions stato-nationales et westphaliennes des néo-souverainistes qui ne leur permettent pas d’accéder à une vision multipolaire de l'Europe et du monde).

 

« Théorie eurasiste » et « idéologie néo-souverainiste » sont deux métapolitiques distinctes et antagonistes ; il suffit de lire Douguine pour le comprendre. Nous sommes dés lors très étonnés que des eurasistes ne le comprennent pas et s'associent indéfectiblement à la dissidence et son idéologie subversive. La raison est simple, ils ont une grille de lecture géopolitique eurasiste contre le globalisme mais ils n'ont pas de conviction idéologique eurasiste, tout ce qu'ils voient, c'est que dissidence pas aimer mondialisme et aimer Russie : ça nous fait un beau jeans à une jambe... Allé, cours Forest !

 

Nous affirmons – nous l'avons démontré à plusieurs reprises – que le néo-souverainisme – idéologie objective de la dissidence – porte une vision post-nationale, anti-européenne, antitraditionaliste, complotiste et subversive du monde et de la France ; une vision du monde anti-eurasiste. Et les penseurs néo-souveranistes dissimulés dans la métapolitique de la réinformation ainsi que les crypto-eurasistes ont des « comptes doctrinaux et idéologiques » à nous rendre concernant leurs orientations qui entraînent la réinfosphère dans une métapolitique à la « va comme j'te pousse »...

 

La réinfosphère soutient que sa métapolitique de la réinformation contient réaction/réflexion/action dans son logiciel, une métapolitique du « trois en un », qu'elle ne soutient pas d'idéologie particulière, mais donne la parole à tous (et toutes les conneries habituelles du « bla bla » autour de la liberté d'expression qui est la plus grosse blague de nos milieux), car, en défendant la liberté d'expression – pas la votre en tout cas Daniel ; ni la nôtre par ailleurs – elle est une idéologie de combat en soi, qui défend tout et rien à la fois, un « en même temps » métapolitique et médiatique idéologiquement neutre ; ce que nous réfutons. Une armée de journalistes amateurs contre le globalisme ; Soros se marre.

 

La dissidence soutient la même théorie, qu'une doctrine et que son explication ne sont pas nécessaires aux militants, que seule la vérité factuelle de l'information délivrée par la réinfosphère suffit à justifier sa position d'opposition au système, que le militant sera transporté par la puissance de la réinformation ; magnifique.

 

Les « métapoliticiens » de la réinformation prétendent donc réinventer l'information, la propagande, et, que cette nouvelle métapolitique de l'esprit peut influencer les foules psychologiques par « pensée magique » et « science infuse » que délivre les grandes messes spectalistes et virtualistes du complotisme pour tous... La confusion entre propagande et action politique est flagrante.

 

Mais nous autres, eurasistes, n'avons pas bac+5 en décryptage de Soral ou des dons surnaturels en « lecture entre les lignes » de TV libertés. TV libertés dont l'objectif actuel est d'inviter tous les boomers qui sentent le vent tourné, avant qu'ils passent l'arme à gauche sans doute.

 

Tous les vieux chroniqueurs du dimanche doivent absolument nous délivrer leur petit constat personnelle, nous vendre leur petit manuel de survie individuelle et venir dire à Bistrot liberté : « c'était mieux avant, rappelez-vous mon cher Martial »... Entre autre exemple des mauvais usages de la métapolitique de la réinformation par la réinfosphère.

 

La réinfosphère doit s'arrêter un instant de « réinformer », respirer, inspirer, expirer, et réfléchir sur son rôle objectif, à qui elle rend service, à quoi elle sert, comprendre les enjeux de cette guerre médiatique totale vers un plus Grand Combat et sur laquelle nous pouvons désormais prendre du recul ; en effet, presque vingt ans séparent le « onze septembre deux mille un » du « moment populiste » qui sont aussi deux décennies d'opposition par la métapolitique de la réinformation et d'idéologie néo-souverainiste dissimulée et dominante. L'heure est au bilan, au changement de cap métapolitique et politique ; et cela passe par une critique radicale du néo-souverainisme et une critique positive de la réinfosphère.

 

L'exercice de « critique positive » est une tradition métapolitique initiée à droite par Dominique Venner et qui n'existe pas dans les rangs de la réinfosphère néo-souverainiste sur d'elle-même et dominatrice, une réflexion qui tarde à s'installer, et c'est un problème d'une certaine gravité qui plombe le « camp national » depuis des années.

 

Quelle idéologie domine la réinfosphère ? Est-ce une question si compliquée ? Peut-on critiquer cette « idéologie par défaut » ?

 

Nous autres eurasistes, sommes eurasistes. Nous nous appuyons sur des « théories politiques » eurasistes et européistes précises qui vont de Douguine à Steuckers, en passant par Laurent James et Dominique Venner. Vous autres Daniel, êtes « néo-occidentalistes ». Vous développez une « nouvelle théorie politique » et ne dissimulez pas votre idéologie. Nous avons davantage d’explications idéologiques claires sur le néo-occidentalisme en quelques émissions de Fréquence Occident que nous en trouvons sur l'idéologie néo-souverainiste dissimulée dans les milliers d'heures de vidéos dissidentes de ces quinze dernières années.

 

Quelle est la « philosophie-politique » de la dissidence ? Le complotisme, l'antisionisme, le marxisme, l'orientalisme, le tiersmondisme, l'islamisme ? Nous ne savons pas.

 

La réinfosphère et la dissidence doivent répondre et nous dire quelle « théorie politique » motive leur métapolitique. Qu'est-ce que la Quatrième théorie politique néo-souverainiste ? Nous devons lire dans le courant de cette année « Pourquoi nous combattons » de Pierre-Yves Rougeyron qui devrait partiellement répondre à notre question ; que nous posons depuis près de dix ans.

 

Il est tout de même incroyable de demander à une opposition (et à toutes ses parties) quelle idée supérieure elle défend en positif (depuis plus de cinq ans en ce qui nous concerne) et de n'avoir jamais trouvé un militant ou un intellectuel s'en revendiquant, collaborant ou profitant de près ou de loin à la réinfosphère et à la dissidence pour nous répondre et de nous expliquer le nom de son idéologie, autrement que par le fait d'être « contre le globalisme », ce qui est insuffisant, médiocre. Mais bon, ils ne savent déjà pas s'ils sont de droite ou de gauche. Sans doute que notre interrogation n'est pas légitime ? Mais, même là, aucun n'a été capable de nous dire en quoi elle serait illégitime, nous défions d'ailleurs quiconque de le faire, et nous en déduisons qu'ils ne comprennent même pas la question...

 

Un problème et un « sujet idéologique de fond » qu'il est aisé de mettre de côté, qui ne saute pas aux yeux, qu'il est plus confortable de cacher derrière une légitimité acquise dans un combat réinformationnel monté de toutes pièces et qui, visiblement, donne un blanc-seing, qui permet à peu près tous les comportements, y compris des plus détestables de mépris et de malhonnêteté.

 

Il est en effet plus facile de feindre que d'assumer, en tant qu'opposition officielle au système – plus ou moins auto-proclamée ou qui a prit du grade à mesure des censures encourues sur les champs de bataille médiatique –, les questions qui se posent à elle, une opposition qui dissimule son idéologie, non pas pour flouer ces adversaires qui ne sont pas dupes, mais pour flouer son propre camp sur ces intentions réelles qui correspondent à ses intérêts et le confort intellectuel de son combat rentable : on appel ça l' « altruisme intéressé »...

 

Bien évidement, et là est toute la « subtilité » de cette métapolitique, il ne faudrait surtout pas « compliqué » le combat et « compromettre » la visibilité de la réinfosphère avec des débats idéologiques, ce qui est ridicule, mais pratique pour imposer une idéologie sans la soumettre à la critique, tout est idéologique, tout est politique, tout est philosophique, tout est religieux, il n'y a pas d'alliance, d'union, de front qui ne soit pas idéologique et politique, si vous arrivez à faire croire cette incongruité à des militants dociles vous êtes tranquille pour un moment...

 

Mais de quel combat parlons-nous ? Quel « combat » ne faut-il pas compromettre ? La réinfosphère et la dissidence ne porte pas un combat qui leur est particulier, il porte la même idéologie que nous estimons être celle de la subversion et de la défaite : le néo-souverainisme. Qui n'échappera pas à l'histoire des idées, nous forcerons les néo-souverainistes à se confronter à leur propre idéologie et son influence néfaste sur la métapolitique nationaliste et tercériste de réenchantement.

 

La subversion néo-souverainiste n'est dissimulée qu'à ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas intérêt à la voir. Nous n'avons plus rien à dire aux souverainistes tant qu'ils ne nous répondent pas sur le fond et nous les combattons désormais au même titre que nous luttons contre le globalisme.

 

Ce que nous proposons est simple : la dissidence, la réinfosphère, le « camp national » ayant été incapables de former une Quatrième théorie politique française en plus de quinze ans de « réinformation » doivent se rallier à la bannière eurasiste, en développant un « eurasisme européen », pour éviter les écueils du néo-souverainisme dissimulé et le néant idéologique du RN.

 

Les néo-souverainistes se sont, depuis, divisés en deux branches distinctes pour donner du grain à moudre aux crédules des platosphères stratosphériques.

 

Caricaturalement : une branche plutôt « islamophobe » et qui a mit en veilleuse son antisémitisme, et, de l'autre, une branche plutôt « islamophile » et qui assume son antisémitisme, pour les mêmes raisons : éviter la question raciale – la question des différences bio-génétiques et cognitives entre les races et les intelligences humaines qui ont des conséquences politiques majeures sur nos sociétés multiculturelles et notre civilisation en matière de sécurité, d'éducation, d'écologie, de pouvoir d’achat, d'art de vivre, de projection dans l'avenir et le futur ; une proposition qui va à l'encontre des théories environnementalistes comme le « racisme systémique » proches des théories du complot de la dissidence vocifératrice et sa déresponsabilisation des musulmans par l’explication du sionisme, entre autre – pour éviter la guerre civile. « Éviter la question raciale pour éviter la guerre civile ! », tout un programme. Programme partager de E&R « phile » à TV libertés « phobe ».

 

La question de la religion – et plus précisément la question des mœurs – est une question abstraite et secondaire – les mœurs et les valeurs sont changeants à l'inverse de ce que nous appelons « principe » – et dans notre monde désacralisé l'idée de religion n'est pas fédératrice ; sans doute la plus mauvaise idée qui soit pour faire « Front » dans une France déchristianisée et qui n'a plus la foi. L'idée de « front de la foi » a été vendue de manière d’hypocrite et déconnectée du réel. Les promoteurs du « front de la foi » réconciliateur feignent ignorer la nature raciale et l'essence métaphysique de l'africanisation et de l'islamisation de la Cité et des cités. Des « phénomènes migratoires » hybridés à la globalisation de notre société ; au nihilisme présent dans notre civilisation et sa capacité de nuisance spirituelle, que peut supporter la civilisation occidentale capable d'introspection sans besoin vital d'une invasion migratoire islamique salvatrice pour endiguer sa décadence.

 

Un « Front pour la Remigration » serait une approche davantage concrète et sincère mais quiconque a approché les cercles dissidents multiculturels sait que les musulmans patriotes ne sont pas prêts d'accomplir leur Hijra et montrer l'exemple : « Ils sont nés ici et leur langue est le français ». Ils sont plus français que les français et ne désirent pas se sacrifier pour sauver la France...

 

 

Il est entendu que ni le « front de la foi » ni un « front pour la remigration » ne peuvent faire Front contre le globalisme et le grand remplacement, de la même manière, un « front contre l'islam » n'a pas de sens dans une France déchristianisée et déspiritualisée et qui n'a rien à opposer à l'islam. Aussi, derrière un « front contre l'islam » ; au nom de valeurs strictement matérialistes et de mœurs subversivement progressistes, il y a l'ombre des conspirations protestantes, néoconservatrices et globalistes qui grouillent dans les droites alternatives. Le mouvement occidentaliste doit tout au trumpisme et, depuis des années, sous couvert d'une critique fondée du complotisme nous voyons la pénétration d'un logiciel binaire et dualiste bêtement « rationaliste » à Droite ; ça n'est pas un complot sorti de la tête de Youssef Hindi.

 

Quand on parle de « protestantisme » et de « néoconservatisme » : de « judéo-protestantisme » ; qui est mouvement millénariste et hérétique du point de vue de la Tradition, il faut toujours rappeler que les juifs ne craignent pas l’antisémitisme ou l'antisionisme mais sont ; en effet, terrorisés par la « conscience raciale » des blancs et la plus grande tradition indo-européenne de l'Héroïsme. Malheureusement Hindi Youssef ne lit pas Céline ni Parvulesco et confond « Notre Dame » avec la mosquée Al-Aqsa...

 

En réalité, le seul front positif et le plus adéquat est celui du « Front pour la Civilisation Européenne », qui englobe tous les combats. La France a une vocation européenne. Les nationalistes et les patriotes français sont des chauvino-globalistes qui s'ignorent ; ce que nous appelons le néo-souverainisme ou souveraino-souverainisme, et toutes ces idées pour faire Front d'être contre l'islam ou de se rassembler sous l'égide de la foi sont des idées typiquement françaises. Le Nationalisme et le Souverainisme sont le problème de la France avant son islamisation et sa déchristianisation ; une France impériale et archipélagique qui se refuse Empire européen et qui, par chauvinisme et jacobinisme, ouvre grand sa porte au globalisme et à toutes les hérésies occidentalistes. L'Occidentalisme n'est qu'un nationalisme occidental sous contrôle des états-unis. Nous le rappelons et insistons mais sans l'ère Trump pas d'occidentalisme français. Mais, encore une fois, l'Europe ne sont pas les états-unis et le globalisme étasunien encercle l'Europe.

 

L'immigration de remplacement et l'afro-islamisation de la France et de l'Europe sont permis par le globalisme et les états-unis. Dans l'équation néoconservatrice d'un « Front pour l'Occident » ; ou d'un « Front pour le Monde blanc », l'occidentalisme ignore, par défaut et de fait, la réalité géopolitique primordiale et transcendantale du globalisme et le rôle des états-unis, sans quoi la Droite alternative occidentaliste ne pourrait exister. Cette « géopolitique transcendantale et métahistorique » est le point mort de l'Occidentalisme qui est une doctrine politique postmoderniste antieuropéenne et antitraditionaliste par excellence ; et par excès. Sous des apparences de pragmatisme et de rationalisme il n'y a que confusionnisme et nous dirons une absence totale de vision géopolitique. C'est d'ailleurs pour cela que les occidentalistes ont abandonné le concept d'Occidentalisme pour celui d'Européanisme mais les penseurs européens et eurasistes ne sont pas dupes ; du moins pas tous. Cependant, nous ferons remarquer que des penseurs comme Thomas Ferrier ou encore Robert Steuckers ne font pas ce travail de distinction entre Occidentalisme et Européanisme de façon directe et de manière franche. Ce que nous regrettons (notes 2021 : ainsi, Thomas Ferrier soutient la candidature d'Eric Zemmour. Le « zemmourisme » ; le trumpisme à la française, est bien l'aboutissement politique de la métapolitique occidentaliste de la Droite alternative. Et bien que, dans l'état actuel des choses, nous ne nous opposerons pas frontalement à Eric Zemmour ; pour la raison bien comprise que nous ne sommes pas français et que nous nous en foutons radicalement des singeries électoralistes et des polémiques, nous disons clairement aux nationalistes français et européens que la candidature Zemmour est la tarte à la crème du siècle. Cela dit, Eric Zemmour peut encore se révéler être un « européaniste » authentiquement « Grand Gaulliste » durant sa campagne qui tarde à démarrer, mais nous en doutons fortement, il prendra la facilité de l'occidentalisme et du populisme, il fera du « trumpisme à la française » loin d'une forme plus ou moins proche d'un « eurasisme européen ». Autrement dit, les gloablistes n'ont rien à craindre d'Eric Zemmour qui n'est pas Vladimir Poutine...).

 

Le phénomène d'immigration économique et de remplacement – du grand et des petits remplacements – accélère la chute civilisationnelle de l'Europe occidentale qui menace sont orient. Le « grand remplacement » fait partie intégrante de la « décadence occidentale » que ne veulent pas voir les occidentalistes qui sont, ici, le pendant idéologique des orientalistes et tiermondistes de tous les extrêmes centres pour ne pas dire leur jumeaux maléfique. Le « grand remplacement » était inscrit dans le modernisme, le progressisme et le libéralisme en germe dans la révolution de 1789 qui, peu ou proue, aboutit à l'ineptie du nationalisme civique. Certes, la dissidence complotiste, à la suite des réactionnaires catholiques et des situationnistes marxiens, a imputé toutes les causes de la décadence européenne et occidentale à la « conspiration judéo-maçonnique » – en dépit de toutes analyses traditionalistes fines et de la vision cyclique et involutionniste de l'Histoire –, mais nous ne pouvons pas, à partir de cette insuffisance, en déduire qu'il n'y a pas à proprement parler de décadence occidentale ; de subversion et de conspiration, et réhabiliter le matérialisme comme avenir et futur d'un Occident qui serait alors victime de l’archaïsme des civilisations autres qui n'auraient pas comprit le bonheur matérialiste qu'offre le postmodernisme au reste du monde. Dans les deux cas ; du complotisme et de l'occidentalisme, L'Occident et les blancs sont victimes. Complotisme et Occidentalisme sont des visions victimaires de l'Histoire. Et, à moins de voir le « grand remplacement » comme une « punition divine » – ce qui est une théorie du complot incroyable qui correspond au millénarisme apocalyptique judéo-protestant et que véhicule allègrement la dissidence télé-évangéliste qui prétend lutter contre cette entité mais qui, par excès, ferait partie de son plan en déroulant ces théories auto-prophétiques –, plutôt que de voir la « décadence » pour ce qu'elle est de « fin de cycle » par le prisme d'une analyse traditionaliste et involutionniste fiable qui correspond à la vision héroïque et eschatologique du pagano-christianisme, les occidentalistes prétendent que les causes et les conséquences sont a cherché ailleurs que dans les littératures de combat et l'héritage de la Droite. Les occidentaux et les européens n'ont pas à accepter ou à se positionner par rapport aux mœurs islamiques ou africains et ne peuvent que les rejeter pour sortir de cette « décadence », à laquelle participent largement les afro-musulmans assimilés et racisés, et revenir à eux-mêmes, ainsi, les musulmans et les africains pourront aussi revenir à eux-mêmes chez eux. Et nous reviendrons à nous-mêmes à l'aide de principes européens ancestraux et non par des valeurs postmodernes hybrides importées pseudo-patriarcales et pseudo-virilistes qui rendent le « camp national » complètement fou. Des « valeurs » qui, au même titre que les valeurs de la république ; à l'autre extrémité de l'universalisme, n'ont strictement rien à voir avec les principes civilisationnels européens ; les valeurs et mœurs occidentales. Des « valeurs archaïques » – qui ne sont pas plus l'Orient qu'elles ne sont européennes – qui n'ont finalement pas grand chose à voir avec la religion, la théologie, la spiritualité, la sagesse, l' éthique, la morale mais davantage avec la « race », la culture déracinée et les mœurs. « Religion » qui, en l’occurrence, est un cache-sexe transparent pour ne pas voir la race. En finir avec les hybridations postmodernes ; ses monstres, ses mutants et ses chimères c'est aussi en finir avec les grands écarts idéologiques entre complotisme soralien et occidentalisme conversaniste au sein d'une extrême-droite qui ne trouve pas sa troisième voie et son juste milieu parce que, comme l'explique parfaitement Douguine, l'extrême-droite française n'a pas fait le constat de la défaite de 1945 et de la victoire totale du Libéralisme triomphant. Daniel Conversano est l'enfant de cette extrême-droite qui renie la paternité de l'occidentalisme. Mais l'occidentalisme est le produit de l'extrême-droite pragmatique qui a refusé la philosophie-politique eurasiste comme le quatrième terme de la Révolution conservatrice et n'a rien su produire d'équivalent. Oui, Daniel, vous êtes un symptôme des maladies infantiles de l'extrême-droite française et l'occidentalisme est, en quelque sorte, une forme de complotisme inversé. Vous prenez le contre-pied de vingt ans de dissidence mais comme nous l'avons souvent dit : inverser une inversion ne remet pas l'objet de cette inversion à l'endroit. L'ultrarationalisme et le scientisme occidentalistes sont les fruits subversifs du complotisme qui fait perdre son temps à la Droite.

 

Le « Front athée islamophobe » ou le « Front puritain de la foi » évitent simultanément la question raciale, la question de l'Europe, la question de l'Occident, évince la question non moins importante de la part ésotérique ; « gnostique », dans la Tradition et la Révolution ; que ne supportent pas les « cathos tradis » cons comme des chaises de sacristie et parce que oui, la réinfosphère et la dissidence sont puritaines et bigotes, ainsi que la question doctrinale et idéologique du néo-souverainisme dissimulé, ce qui est une fois de plus très pratique pour la réinfosphère, la dissidence et le « camp souverainiste ». Peut-être que cette double injonction contradictoire phobophile adressée au « camp national » évince également la question métapolitique que vous aviez soulevé au sujet de la surreprésentation et de l'influence des « cathos tradis » dans la réinfosphère par rapport à leur présence réelle dans la société, sur les réseaux-sociaux, dans la dissidence...

 

Cela dit, le « Front islamophobe » est peut-être une réaction des catholiques à la subversion néo-souverainiste vers un baroud d'honneur ? Auquel cas c'est encore plus con de leur part que le « Front œcuménique de la foi », puisque le « Front islamophobe » est plutôt une salade républicaine, laïque, athée et progressiste. Pas facile d'être catholique dans la dissidence et la réinfosphère. Il faut tout de même préciser que leur représentation et leur influence correspond à leur force de travail, leur « ancienneté », ce qu'ils ont apporté dans ce combat alors que la dissidence et nous-mêmes n'étions pas nés, et à mille cinq-cent ans de France catholique... Ce qui ne les exonèrent pas de courtoisie à notre endroit ou envers les nationalistes blancs ; un endroit très à droite que l' « extrême-droite » catholique ne peut visiblement plus souffrir...

 

Il y a un chassé-croisé entre les « souverainistes islamophobes » et les « souverainistes islamophiles », pour éviter toutes les questions qui fâchent et de nommer TOUS les ennemis simultanément, par l'effet d'une auto-annulation idéologique subversive que cette interaction « phobe » et « phile » produit, digne d'un grand ballet donné par un Orchestre rouge et dirigé par un maître-d'orchestre new-yorkais. Souffle le froid, souffle le chaud, mais Dieu vomit les tièdes. A la fin de la « dissidanse » et ses pas de deux, le « duo souverainiste » se retrouve au centre de la piste pour un long baiser avant de rejoindre « la gauche » dans les vestiaires de l'histoire sur la question identitaire, ethnique et raciale « de la citoyenneté » ; par la médiation du « nationalisme civique » et de la « fiction juridique assimilationniste » validée par le camp néo-souverainiste phobophile. Le « phobophile » c'est celui qui aime se faire peur mais pas trop. La France sans l'aimer. Et voilà ce qui arrive quand on découple « race » et « tradition » ; et bien on perd. On perd tout, et pour longtemps.

 

Le camp national et patriote, les nationalistes et les souverainistes, les catholiques et les royalistes, les identitaires et les populistes, les tercéristes et nonconformistes français, se sont perdus dans l'idée de « nation », de « troisième voie » et d'un « royaume » sans Empire.

 

« Aujourd'hui est le jour du salut »

Vive l'Empire !

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Laurent Brunet

18/07/2021

Entrons-nous dans une nouvelle ère glaciaire ?

 

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Savez-vous où se trouve le détroit de Makassar ? Il s’agit d’un détroit séparant l’île de Bornéo et l’île de Sulawesi dans l’archipel des Célèbes, la partie est de l’Indonésie. Ce détroit intéresse au plus haut point les climatologues car il y a peu de courants marins bien que ce détroit soit peu profond, moins de 1 000 mètres, et en liaison directe avec l’Océan Pacifique au sud des Philippines. Il est donc relativement facile d’y effectuer des sondages dans les sédiments et de reconstituer les températures océaniques en déterminant le rapport magnesium/calcium du squelette des foraminifères (Hyalina balthica entre autres) se retrouvant dans ces sédiments.

Malgré la localisation équatoriale de ce détroit (3° sud) la température de l’eau à 500 mètres de profondeur est très stable et égale à 7,5 degrés. L’analyse des sédiments permet ainsi de construire avec précision l’évolution des températures à cette profondeur puisque le rapport Mg/Ca est très sensible aux variations de températures. Si l’article paru dans la revue Science en 2013 n’est pas explicite (doi : 10.1126/science.1240837) un traitement des données recueillies par le Docteur Yair Rosenthal et son équipe de la Rutgers University a permis de visualiser une parfaite reconstitution de l’évolution des températures à 500 mètres de profondeur de cette région du globe depuis 7 000 ans avant l’ère commune jusqu’à nos jours.

Les foraminifères sont des variétés d’amibes détritivores vivant au fond des océans et possédant pour certaines un squelette de calcite. L’analyse du rapport magnésium/calcium permet de reconstruire l’évolution des températures à 500 mètres de profondeur. D’aucuns diront que cela ne signifie rien et que de surcroit le détroit de Makassar ne se trouve ni en Europe ni en Amérique du Nord, là où la propagande climatique est la plus active, donc circulez il n’y a rien à voir. Et pourtant c’est n’est pas tout à fait l’avis d’Andy May, un géologue aujourd’hui à la retraite qui a longtemps travaillé pour les compagnies pétrolières. Ce sont aussi à des géologues qu’est confiée l’étude des carottages des sédiments marins et Andy May possède tout le savoir-faire pour interpréter les données recueillies par Rosenthal et c’est ce qu’il a fait ! L’illustration ci-dessous a été annotée par May et elle est disponible en grand format en cliquant sur le lien en fin de billet :

Les tenants du réchauffement climatique d’origine humaine auront du mal à avaler la réalité des faits : l’évolution des températures au fond du détroit de Makassar constituent un précieux marqueur de l’évolution des températures mondiales. Mes lecteurs peu familiers avec la langue anglaise comprendront le sens des annotations encadrées et les abréviations RWP, MWP et LIA signifient respectivement la période romaine chaude, la période médiévale chaude aussi nommée optimum climatique médiéval (soigneusement ignoré par l’IPCC) et le petit âge glaciaire pas si petit que cela puisqu’il a duré près de 3 siècles. On se retrouve aujourd’hui avec un degré et demi de température moyenne à peu de choses près de moins que dans la situation de la période médiévale chaude avec des fluctuations du climat difficilement prévisibles car on ne dispose pas d’informations au sujet par exemple de l’activité solaire. Si on contemple cette illustration on ne peut que constater que toute l’importance que les instances onusiennes attachent par exemple au CO2 n’est que pure propagande. Le gros problème avec toute cette histoire réside dans le fait qu’un tel graphique n’a jamais figuré dans les rapports de l’IPCC, et pour cause il remet en question la théorie de l’effet de serre et de son effet sur le climat. Comme disent les anglo-saxons, c’est un « hoax », traduisez une fausse nouvelle, de très mauvais goût .

Enfin, comme indiqué dans ce graphique nous sommes sur la pente descendante des températures et quoiqu’il arrive, malgré de petites fluctuations, le climat va se refroidir et on n’y peut rien. Toujours est-il qu’il serait sage d’envisager pour les générations futures des lendemains pas trop froids par des innovations technologiques encore non existantes sinon l’humanité ne pourra survivre que dans la zone intertropicale et le reste des terres émergées deviendra désertique. Prochain billet : les 2 000 dernières années.

par Jacques Henry

 

Source : Jacques Henry via Katehon

18/02/2021

Droite alternative et prospective géopolitique néo-occidentaliste: la nouvelle position néo-conservatrice

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Le RDV de l'Histoire en mouvement est une émission proposée par Radio Athéna, la radio du mouvement national-libéral néo-occidentaliste dirigé par Henri de Lesquen, sur la base des travaux de Philippe Fabry et animée par lui-même.

 

Philippe Fabry y développe sa théorie historique - l'historionomie - et y défend une position classiquement néo-conservatrice qui prend le pari du globalisme contre la théorie du monde multipolaire développée par Alexandre Douguine. Pour lui, les États-Unis sont la Troisième Rome, ils gagneront la prochaine grande guerre, la Russie sera démantelée et intégrée à la « civilisation occidentale ».

 

Philippe Fabry justifie la position géopolitique néo-occidentaliste dans de longues démonstrations, didactiques et instructives. Un travail que nous suivons avec intérêt, mais dont nous signalons à nos lecteurs qu'il véhicule une propagande occidentaliste et globaliste débridée.

 

Nous attirons donc l'attention des eurasistes et des européanistes sur cette émission qui prépare le camp national à adopter la nouvelle position néo-conservatrice et qui expose la nouvelle stratégie d'un certain soft power étasunien pour pénétrer les milieux nationalistes et européens.

 


 

Vive l'Empire!