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17/10/2019

Lettre ouverte à Daniel Conversano (2) : de l'Occidentalisme

 

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De l'Occidentalisme : Gilets Jaunes et Occidentalisme ; Conscience raciale et Diversité ; Effondrement de la gauche antiraciste et Racisme positif ; Remigration, Néo-paganisme et National-libéralisme

 

Cher Daniel, chers lecteurs,

 

Suavelos,

 

Nous nous excusons pour notre extrême lenteur, en effet, nous avions annoncé la mise-en-ligne de cette seconde partie il y a plusieurs semaines (qui se sont transformées en mois), quoiqu'il en soit, nous espérons que vous n'avez pas perdu le fil de notre propos. Bonne lecture !

 

(Que nos camarades nationalistes ne se formalisent pas du caractère synthétique de notre essai qui dessine une image caricaturale du « camp national » ; nous essayons de décrire un phénomène contextuel – celui du mouvement lévogyre du nationalisme vers le souverainisme –, pas de remettre en question l'histoire, la mémoire et les œuvres nationales.)

 

Introduction à un non-débat ; Le RIC contre la Race ; L'enracinement et le réenchantement

 

« Le livre définitif sur le messianisme fou d’Emmanuel Macron est sorti quelques jours avant ma naissance, le 9 juin 1970. Il s’agit de Contre Servan-Schreiber, l’ouvrage sans doute le moins connu de Dominique de Roux, un traité de cent dix-huit pages sur la montée en puissance du radical-socialisme français usant d’une méthode absolument nouvelle à l’époque, mais tout à fait éprouvée aujourd’hui : une méthode visant à mettre progressivement au pouvoir une nouvelle caste de financiers au service des « Etats-Unis d’Europe sous organisation germanique », certes oui, mais qui doit passer obligatoirement par la « transvaluation de toutes les valeurs », « le vertige radical exigeant l’abolition de toutes hiérarchies naturelles », « l’agression néo-radicale contre l’enfance dédoublée par le projet de briser la continuité des familles dans leurs avoirs héréditaires et jusque dans l’être vivant des souches de sang », ou encore « la paranoïa de l’expropriation générale par le néant », et toutes ces autres stratégies au service de ce progressisme magique – entièrement rationnel, ce progressisme magique, définitivement soumis à « la figure sanglante de la Déesse Raison » qui mine par en-dessous depuis des siècles l’irrationalité dogmatique de la verticalité christologique, en passant par l’occultisme fin-de-siècle, le surréalisme viré marxiste, le hippisme californien et autres chienneries ténébreuses, jusqu’aux fiançailles partouzardes en dentelles de merde entre la Schiappa ouvertement sorcière et les gnomes néo-païens antifas à cornue inclusive, car le messianisme fou le mot est de de Roux – exigera toujours une alliance sordide entre le gourou et celui qui le cloue à l’aune de sa haine, puisqu’en fin de compte le Roi, désormais, ne peut plus être autre que le bouffon du Roi.

« C’est le mécanisme du nouveau pouvoir dans une société qui n’est plus divisée en classes, mais en générations ». » Laurent James, Gilets Jaunes et Drapeaux Noirs

 

La révolte fiscale des Gilets Jaunes, potentiellement révolutionnaire, s'est transformée en mouvement social enraciné sur tout le territoire.

 

Les manifestations du samedi ne s’essoufflent pas comme l'assènent les médias mais les derniers actes parisiens étaient visiblement sous contrôle. Le ministère de l'intérieur à la manœuvre pour laisser des franges marginales pourrir le mouvement, les médias aux ordres pour donner une image d'anarchie à ce mouvement social qui saura s'adapter et changer de stratégie.

 

Les derniers actes étaient illisibles, le mouvement peut tout aussi basculer dans l'insurrection que de s'éteindre, avant de renaître sous des formes locales et organisées.

 

La répression qui vient va légitimer le mouvement dans sa nouvelle forme anticapitaliste et standardisée. Une répression historique qui va se durcir en guerre larvée. La gauche veut des martyrs. Néanmoins, nous ne pensons pas que le mouvement, purgé des réfractaires, va survivre à sa mue et perdurer sous cette forme subversive antifasciste.

 

L'attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande, commit par Brenton Tarrant, a provoqué des remous jusqu'en France. L'actualité de l'attentat islamiste à la préfecture de Paris, commit par Mickaël Harpon, crée des dissonances cognitives entre les protagonistes du débat national qui nous plongent, en temps réel, dans la dystopie d'un monde cybernétique global régit par un totalitarisme de la bien-pensance ; qui surprend nos espoirs vaincus à prier pour le retour de Cthulhu et sa venue sur les Champs-Élysées.

 

La France orwellienne est irrémédiablement coupée en trois. Ceux qui veulent vivre ; construire. Ceux qui veulent disparaître ; déconstruire. Ceux qui veulent remplacer ; détruire.

 

Des années de polémiques infertiles (qui perdurent sur les réseaux-sociaux), qui n'auront été que dialogue de sourds, qui n'auront mené à rien ; et les plus grandes douleurs resteront muettes, éteintes par les écrans superposés des dissidences vocifératrices.

 

Nous ne savons toujours pas, à l'aune du Grand Débat entre le président et lui-même ; en campagne avancée pour les européennes, ce qu'est le racisme ou ce qu'il n'est pas dans la société française. Si ce n'est l'exclusion des nationaux du débat par les inclusifs de tous les pays, de toutes les tribus postmodernes et de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. De nombreuses questions, qui mènent à la réponse de la souveraineté nationale ; au centre de toutes les attentions, sont absentes du Grand Débat, du mouvement des Gilets Jaunes et ne sont pas clairement posées par l'opposition souverainiste. Une opposition souverainiste dans les vents mauvais des trahisons et des calculs politiciens à la veille des européennes. Le mouvement des Gilets Jaunes est un révélateur et nous montre la versatilité des souverainistes qui se renient et jettent leurs avants-gardes aux épagneules.

 

La question du racisme ; et donc de la race, est partout, mais ne fait jamais débat. Nous n'avons jamais vu de débat sur le racisme et la race en près de quarante ans d'existence. Le monologue antiraciste matin, midi et soir. Le racisme va de lui-même mais les races n'existent pas.

 

C'est un non-débat. Peut-être parce que le racisme n'existe pas. C'est une fiction, au même titre que l'assimilation.

 

Des débats... Il y en a eu un réellement contradictoire au sein de la dissidence et du camp national, et nous savons comment il s'est terminé pour vous Daniel.

 

Nos milieux sont incapables d'organiser des débats contradictoires et foncent tête baissée dans tous les chiffons rouges agités par les antiracistes.

 

La question du racisme s'est substituée à la question de la violence. La race, le sexe et la classe sociale deviennent des prétextes et l'expression d'une « violence aveugle » dont l'ultime barbarie est l'antisémitisme. Avant l'habit d'antiracisme, la violence ne se déguisait pas, elle était la violence toute nue, toute crue.

 

La violence était davantage maîtrisée ; canalisée, dans sa forme primordiale, versée dans des rituels initiatiques (et punitifs) propres à chaque peuple, à chaque ethnie, à chaque race, que dans sa forme réifiée en racisme, sexisme et guerre des classes.

 

Il est étonnant de remarquer que le travestissement de la violence en « racisme » banalise la violence réelle, voir l'amplifie. Si vous dénoncez l'ixième agression physique d'un européen par des non-européens, le français moyen vous demandera des preuves, vos sources, vos orientations politiques, bref, tout l'bataclan, par contre, si vous dénoncez le racisme systémique ; du contrôle au faciès ou du refus en boîte-de-nuit, le français moyen approuve, ne vous demande pas de comptes, ne fait pas les liens. L'agression physique est devenue moins grave qu'une prétendue violence morale ; politique, quand cette prétendue violence morale ne vient pas carrément justifier cette agression physique.

 

La question de la violence éternelle est devenue la question des violences particulières ; des « violences faites à », comme la question de la Liberté (et des libertés) est devenue la question de la « liberté par rapport à » (et des libertés individuelles). Nous ne disons pas que la notion d'individu est négligeable et que l'individualisme n'existe pas, nous répétons souvent qu'il n'y a plus d'individu et que nous avons dépassé le stade de l'individualisme.

 

« La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques.» Friedrich Nietzsche

 

Notre réaction identitaire est, nous pensons, un rejet de ce non-débat (et de la définition du racisme) qui occupe tout l'espace. Nous n'avons pas exactement la même réaction et notre rejet ne prend pas précisément la même forme. Pour vous, l'occidentalisme. Pour nous l'eurasisme. Nous nous retrouvons forcé à parler de racisme et de race. Nous voulons comprendre, avec vous, si ce non-débat ne nous éloigne pas du combat, d'un plus grand combat. Tout le monde connaît la fin tragique de la guerre civile ou le bon sens de la remigration.

 

Une Guerre civile et raciale, selon le dernier essai de Guillaume Faye qui est mort la veille de sa sortie. Nous lui rendons hommage ; d'autres en parlent mieux que nous.

 

« Le 6 juin 1980, Faye débarque chez Georges Hupin à Uccle, flanqué de Philippe Millau, pour participer d’abord à une brève présentation de mon travail de fin d’études sur la géopolitique selon Jordis von Lohausen puis, dans la foulée, pour prononcer une nouvelle conférence de teneur anti-occidentaliste dans la grande salle de la « Tour du Midi », à côté de la gare. Sa conférence sera chahutée de manière puérile et ostentatoire par celui qui deviendra l’obséquieux vicaire d’Alain de Benoist en Flandre mais qui changera évidemment d’avis quand son gourou lui en intimera l’ordre : d’occidentaliste américanophile caricatural, favorable à l’OTAN, il deviendra, en surface, un européiste anti-américain, critique de l’OTAN ; si le pontife lui avait demandé d’être tout à la fois pro-chinois, panafricaniste ou adventiste du septième ciel, il le serait devenu aussi... Faye et Millau me demandent, ce jour-là, de participer, en juillet, à l’école des cadres du G.R.E.C.E., qui reçut pour nom « Promotion Themistoklès Savas », en souvenir d’un ami grec qui venait de se tuer en moto dans les montagnes de l’Epire. Un ancien doyen de l’Université du Pirée, qui sera un grand ami et un grand soutien de Faye, était présent, Jason Hadjidinas, qui lui restera fidèle jusqu’à sa mort en 1986, en ayant toujours espéré le dégager de la précarité et de la dangereuse dépendance pécuniaire qui le liait au gourou capricieux qui lui imposait de vivre avec le SMIC. La disparition de Jason fut une épreuve cruelle pour Faye, qui explique peut-être sa décision de quitter le G.R.E.C.E. fin 1986 puis de s’engager dans le showbiz via Radio Skyrock. L’école des cadres de 1980 fut décisive pour moi. Je m’y étais rendu depuis Paris avec Faye, dans la voiture de Pierre Bérard : nous avions pris Guillaume en charge à son domicile, petit appartement charmant, où venait de naître sa fille. Nous visitâmes en chemin Vaison-la-Romaine et l’Abbaye de Sénanque, où je ne retournai qu’en 2017. Je découvre avec eux la Provence, je vois mes premiers champs de lavande, j’entends pour la première fois la musique des cigales, je vois passer sur nos tables de longs lézards gris. Je deviens membre du G.R.E.C.E. en septembre 1980 et Pierre Vial me remet ma carte à Bruxelles. Je lui promets de rester fidèle à notre combat métapolitique jusqu’à la mort : je suis dès lors très heureux de le servir encore aujourd’hui, même si j’ai quitté l’association en décembre 1981. » Robert Steuckers, Au revoir Guillaume Faye, après 44 ans de combat commun !

 

Une guerre raciale qui n'aura rien de civile, c'est un détail sémantique, nous vous l'accordons, et Guillaume Faye l'explique lui-même en disant qu'il n'y aura pas réellement de réactions populaires aux événements sur le thème houellebecquien de la « soumission ».

 

Ce débat sur le racisme et l'existence des races n'a pas lieu parce qu'il serait absurde qu'il ait lieu. Les antiracistes ne peuvent que perdent dans un débat démocratique ou républicain, au sens athénien ou romain du terme. Ils se revendiquent de la démocratie et de la république mais dans le monde grec et dans le monde romain la citoyenneté était synonyme de race. La nature raciale et l'essence civilisationnelle de l'Europe ne font aucun doute. Et se sont arrêtées, jusque il n'y a pas si longtemps, aux portes de la Cité. La démocratie et la république sont Cité, elles ne sont ni État, ni Nation, ni Monde, ni même Civilisation. Elles sont Athènes et Rome. Si les civilisations sont mortelles ; certaines Cités semblent éternelles. Patrie charnelle et intérieure ; la Race comme frontière de notre nouvelle Cité. Ce, en quoi, le chauvinisme assimilationniste ; le nationalisme civique, est une forme pernicieuse de mondialisme.

 

La question du racisme s'est substituée à toutes matières politiques  (économique, démographique, géopolitique), mais la race est absente du débat. Les antiracistes font les questions et les réponses d'un non-débat entre eux, c'est une performance. C'est un débat de sourds, d'aveugles et de muets où l'homme vivant n'a pas sa place. Et nous pensons ne pas avoir le choix d'assumer l'accusation en racisme, ou de prouver notre antiracisme, pour avoir l'impression d'exister, pour lutter contre l'obscurantisme antiraciste et pouvoir faire de la politique. Nous avons le choix, nous pouvons toujours dire non, c'est le début de la révolte. Tant que nous ne dirons pas « non », nous ne ferons pas de politique.

 

Nous devons refuser la question du racisme, et la justification en antiracisme, qui devient la réponse à tout, tout comme il est absurde de se justifier d'être chez nous en Europe, en tant que blancs, français et européens de mille ans. Non, nous ne sommes ni racistes, ni antiracistes. Nous combattons pour nos libertés. Je n'ai pas besoin de lire des milliers de livres ou d'écrire une épopée pour le savoir. Je ne suis pas un intellectuel. Je n'ai pas de formation philosophique. Je suis un militant qui parle aux militants. Et, après cette lettre ouverte, je montrerai l'exemple et ne parlerai plus de racisme et d'antiracisme. Tout ce que je sais, c'est que se sont les antiracistes qui m'ont amené à me poser des questions sur la race, et je ne dois pas être le seul dans ce cas.

 

L'antiracisme prétend, en quelque sorte, hiérarchiser les violences, plus exactement, les antiracistes prétendent que le « racisme » est une violence supérieure, les plus extrémistes vous expliqueront que toutes réactions et toutes violences sont des formes de racisme. La violence c'est le racisme et le racisme c'est la violence. Pour résumer, le racisme c'est le racisme.

 

Le référentiel de valeurs égalitariste qui régule l'idéologie antiraciste est typiquement « raciste » selon le criterium antiraciste lui-même et qui, logiquement, ne supporte aucune notion de supériorité et de hiérarchie. Là est sa contradiction. Aujourd'hui, ce sont les inclusifs qui excluent et censurent. Une contradiction interne ; un péché originel, qui née d'un complexe de supériorité mélangé à un sentiment de culpabilité des occidentaux, des blancs, qui rend les gauchistes fous, comme vous le souligniez dans une émission de Fréquence Occident. Autrement dit, l'antiracisme, qui place la « diversité » au dessus de tout, admet les hiérarchies et prévoit les inégalités, ainsi que la supériorité inavouable de la civilisation européenne. Il faut punir l'évolution, l'innovation, les inventions, les mutations génétiques, l'isolation géographique, les adaptations climatiques, les révélations métaphysiques, il faut aussi punir la philosophie, et par extension la science. Il faut gommer les caractéristiques humaines, il faut réduire les différences, tuer la bio-diversité, toutes ces choses intrinsèquement racistes. Assassiner le génie. Il faut détruire le soleil pour en finir avec le salut nazi. Ce que nous voulons démontrer, c'est que l'ethnomasochisme précède le racisme. Le racisme est une fiction antiraciste. La civilisation c'est la race ; la race c'est la civilisation. Il en va de même pour religion et politique.

 

Pour réduire les inégalités, tout en admettant les hiérarchies et la possibilité d'une supériorité de la civilisation européenne, les antiracistes prétendent uniformiser la diversité ; européanisé les peuples du monde entier, autrement dit, la mélanger, l’atténuer, la faire disparaître. L’antiracisme ne supporte aucune forme de diversité.

 

Si la conscience raciale est mauvaise pour les blancs, elle devrait l'être pour les autres, hors, elle n'est interdite qu'aux blancs, n'importe qui peut s'en rendre compte. Nous ne sommes racistes que par rapport aux antiracistes. C'est le piège dans lequel nous sommes tombés. Se défendre d'être nous-même.

 

La reconquête est ailleurs. Elle ne se fera pas « contre l'antiracisme » ou « pour le racisme ».

 

Une contre-société qui se fonde uniquement et exclusivement sur l'appartenance raciale, c'est ce que propose l'idée de communautarisme blanc. Ça n'est pas un reproche, il faut sans doute en passer par là pour penser la suite. En effet, pour pouvoir continuer à réfléchir une civilisation fondée par des blancs, il faut survivre, en tant qu'individu et race. Avant de pouvoir agir, il faut continuer à vivre : nous sommes d'accord.

 

A première vue, la race est le plus grand dénominateur commun. Mais vous n'y croyez pas vous-même, vous savez que ceux qui se rassemble autour du « communautarisme blanc » aujourd'hui appartiennent d'abord à une certaine race d'hommes.

 

Nous pouvons « discriminer » et exclure en dehors de cette question rébarbative de l'antiracisme et du racisme par la construction d'une théorie politique, occidentaliste en ce qui vous concerne, qui dépasse le cadre idéologique unique et exclusif national-souverainiste, ou celui de la blancheur.

 

Ce qui est naturel pour les uns, ne l'est pas pour les autres. Les blancs ont besoin d'une bannière pour se rassembler, ou d'un homme d'exception derrière lequel se ranger, c'est comme ça. Les blancs ne se communautarisent pas parce qu'ils sont blancs, mais autour d'une idée. Il se veut que l'idée de communautarisme blanc coïncide, pour le moment, avec une déception nationaliste, et une rupture avec la dissidence, mais les blancs vous demanderont, tôt ou tard, davantage que l'idée de communautarisme.

 

De plus, il est évident que le « communautarisme blanc » a naturellement cours dans le monde blanc, même si les blancs ne le formulent pas racialement, de nombreux blancs restent entre blancs.

 

La question du racisme et de l'antiracisme n'est pas nécessaire pour mettre la race au centre de tout, comme une évidence, et sans même avoir besoin de la signifier, en quelque sorte, la race doit couler de source, transparaître, claire comme de l'eau de roche.

 

C'est votre radicalité politique qui exclue les non-blancs de votre idée de communautarisme blanc, ce n'est pas votre racisme à proprement parler. En réalité, le communautarisme blanc tend à rééduquer des blancs qui ont « perdu » cette conscience raciale, ethnique, nationale, régionale et paroissiale, et qui ont besoin d'un traitement de choc. Je pense qu'il faut le préciser ; parce que les blancs se communautarisent sur des critères autres que celui de la race. Certains n'ont pas « perdu » cette conscience raciale et, même à l'intérieur du camp national, certains ne comprennent pas toujours que des blancs veulent se communautariser sur ce critère unique et exclusif, qui est un critère effectif, évident, pour la plupart des nationalistes, et la plupart des blancs.

 

Le communautarisme blanc est une entreprise de réenracinement accéléré, nous pensons que certaines choses prennent le temps qu'elles doivent prendre et que l' « accélérationnisme », quelque soit la matière, est négative, cela à un sens « ésotérique », cela nous fait penser à ses juifs qui prétendent hâter la venue du messie, cela nous fait penser à ces sectes qui prétendent faire le mal pour hâter la fin du monde, cela nous fait penser à la collapsologie, cela nous fait penser au complotisme... L'accélérationnisme est le mauvais génie du prométhéisme ; d'un archéo-futurisme positif. Nous exagérons quelque peu pour exercer notre esprit critique sur cette question, nous voulons penser avec vous et pas contre vous.

 

Nous pensons que la parenthèse du racisme positif, qui a remplit la même fonction de « libération de la parole » sur la question raciale que l'antisionisme positif a remplit sur la question juive, est en train de se refermer. La parenthèse qui s'ouvre est politique, au sens noble du terme. C'est-à-dire que les parenthèses et niches métapolitiques de l'antisionisme et du racisme positif ont épuisé leurs ressources pédagogiques et cathartiques. Disons que le « racisme positif » a atteint des limites stratégiques ; ne permet pas d'attaquer frontalement le globalisme à sa source idéologique de la même manière que l'antisionisme a démontré ses limites. L'antisionisme était la première phase. Le racisme positif la seconde phase. Nous entrons dans le dur, dans la troisième phase : la phase de la Quatrième théorie politique.

 

La génération dissidente a désormais besoin d'un mouvement, d'un corps doctrinal révolutionnaire, de s'incarner, de faire de la politique. Une politique a porter au devant de la réaction et de la réinformation. La Dissidence française a prit les devant et nos milieux, comme à leur habitude, feront tout pour ne pas exister, et trouverons tous les défauts du monde à Vincent Vauclin, mais ils ne peuvent que rejoindre La Dissidence Française, ou Le Parti des Européens de Thomas Ferrier, sur cette ligne de front politique et générationnelle vers l'Europe s'ils veulent vivre ; continuer à exister.

 

Notez Daniel, le jeune age du président Macron, il pourrait faire partie de la génération dissidente, c'est la première fois dans l'histoire que s'entrechoquent deux visions d'une même génération à travers un mouvement social de l'ampleur des Gilets Jaunes. Notre explication est que les générations se rapprochent et s’entremêlent (internet : accélération du temps ; rapidité de l'information), à l'image du couple présidentiel par ailleurs. Ce qui contredit notre théorie selon laquelle le conflit est premièrement générationnel. Sauf à considérer que Macron est un soixante-huitard mental.

 

Qu'avons-nous à gagner à nous répéter, à trébucher, à bégayer dans des essais et sur les réseaux sociaux ? Il est vrai que la politique c'est, aussi, l'art de la répétition. Mais qu'avons-nous oublié de dire sur l'antiracisme ?

 

Tout le monde sait où se situent les malhonnêtetés antiracistes, les lâchetés bourgeoises et les hypocrisies islamiques ! Si l'Europe est la civilisation de l'incarnation et de l'innovation, incarnons cet esprit et défaisons-nous des non-débats du faux omniprésent. La parenthèse politique ouverte par les Gilets Jaunes se refermera elle aussi ; la fenêtre de tir rétrécit : videz touts vos chargeurs.

 

Guerre civile raciale doit être le point final à cette forme temporaire du combat et la première page de l'occidentalisme ; nous pensons que ce combat précis peut et doit être continué sur le terrain de la science, mais que tout a été dit, et écrit, sur le plan des idées, de la philosophie politique.

 

Certes, nous sommes nos gènes, montrons ce qu'ils produisent.

 

Le réenchantement précède le réenracinement

 

Dans cette reconquête de notre race intérieure vers un retour à l'être européen, nous devons allier des métaux nationaux et continentaux singuliers ; les reforger en une nouvelle littérature de combat. Nous combattons sans racines, sans colonne vertébrale, sans armure, sans épée, sans bouclier, sans cheval, sans royaume, sans ailes.

 

Une littérature de combat inspirée pour conjurer les syncrétismes postmodernes et dépasser les schizophrénies idéologiques de nos milieux tout en osant la synthèse et l'innovation.

 

Dans les grandes lignes : L'alliage du pragmatisme et du romantisme ; de l'héroïsme et de la poésie. De la Révolution et de la Tradition.

 

Nous avons un monde ; un imaginaire, à nous réapproprier, à construire. Loin de tous les non-débats. Un exemple concret est le mythe que voulait écrire Guillaume Faye, et qui est là une parfaite illustration de ce qu'il faut faire, qui vaut mille stratégies sans résultat, sans réussite, sans victoire. Je ne dis pas qu'il ne faut écrire que des romans ; je dis qu'il est intéressant pour se désenclaver de parler, aussi, d'autre chose.

 

L'esprit de réenchantement ; continuité et transmission, est autrement plus important que la viande froide de la réinformation et des selfies dans la salle-de-bain ; que la vacuité et la déconstruction.

 

Le réenchantement contre la réinformation ; voilà notre credo

 

Nous trouverons une troisième voie française et européenne entre européisme fondamental (Faye/Steuckers/Ferrier), néo-eurasisme (Douguine) et traditionalisme révolutionnaire (Laurent James). Il y a déjà un dénominateur commun à ces trois orientations possibles : Jean Parvulesco.

 

De toutes façons, tant que nous ne chercherons pas cette « troisième voie », nous ne pourrons dialoguer avec personne en dehors de France et de nos millieux.

 

Aujourd'hui, dans le Donbass, des eurasistes russes, et même français, combattent, comme d'autres se sont engagés dans le camp adverse, pour une cause eurasiste, et occidentaliste. La complexité de cet engagement rassemble deux idées qui semblent opposées mais défendent une certaine idée de l'Europe. Continentalisme et tercérisme doivent se rassembler sous une seule et même bannière européenne, pour éviter, à l'avenir, ce qui se passe actuellement dans le Donbass entre européens.

 

Exploiter le thème arthurien et la « piste sarmate », est une voie au réenchantement des idées politiques ; au désenclavement de notre métapolitique, une mise-en-œuvre, parmi d'autres, que nous avons en tête. Qui fait le pont entre occidentalisme et eurasisme.

 

De toutes façons, la Nouvelle Droite a tout dit sur le plan idéologique ; il faut sortir de la stratégie de la « reconquête culturelle » et du « gramscisme de droite » qui ont fait leur temps.

 

La création d'un parti, le parti de toutes les dissidences en rupture, ne dépend que de nous. Une nouvelle Nouvelle Droite en quelque sorte. Cette fois-ci opérative.

 

Pour revenir à la question du racisme. Nous pensons qu'opposer la réalité du racisme anti-blanc à l'antiracisme institutionnel est un piège médiatique ; nous pensons que c'est une erreur stratégique et un aveux de faiblesse. Si le racisme existe pour les uns, le phénomène du racisme anti-blanc existe également, et, le « racisme anti-blanc » est la face cachée de l'antiracisme, il en est même le moteur : « l'antiracisme c'est le racisme anti-blanc », très bien. Mais en produire une posture victimaire espérant une rente politique nous semble contre-productif et ne semble pas fonctionner, pas pour les blancs. Le racisme anti-blanc est sans doute le seul racisme objectif qui puisse exister en Europe. Mais, encore une fois, il est absurde de développer un antiracisme blanc en Europe.

 

Les blancs charitables n'aiment pas la mendicité agressive. Il suffit alors de montrer la réalité de cette violence quotidienne, d'un point de vue strictement informatif, sans en rajouter.

 

La contre-propagande est toujours une forme de propagande et la propagande fatigue les gens du quotidien qui détectent une méthode, avant un contenu, la forme est devenue plus importante que le fond, ce que nous regrettons, mais le progrès ignore les regrets. Une « littérature de combat » évite cet écueil. Parce qu'élitiste. Nous ne serons pas nombreux et quand je dis nous, je ne m'inclus pas dans ce processus, je n'ai pas la formation qui convient. Je veux dire nous les européens, les occidentalistes, les eurasistes. Je serai un ouvrier eurasiste qui cuisine dans un restaurant eurasiste. Dans une société, il y a de tout. Nos camarades doivent le comprendre, tout le monde de nos milieux ne sera pas dirigeants parce que nos idées gagnent. En attendant, Les blancs n'aiment pas être instrumentalisés, cela-même quand c'est pour leur bien et qu'ils savent que c'est pour leur bien. Le blanc n'aime pas être prit pour un con. C'est sur cette indépendance des blancs, que nous confondons trop souvent avec une forme idiote d'individualisme, qu'il faut travailler. Il y aura des boulangers, des plombiers, des chanteurs, des éboueurs, des gendarmes, des professeurs, des médecins occidentalistes. Une formation politique où il n'y a que des intellectuels est une armée mexicaine. Umbre !

 

Nous pouvons continuer à dénoncer l'antiracisme sur le terrain de la science pour en finir ; ce qui n'est pas de la compétence de tous, mais il se dénonce de lui-même, tandis que le « racisme anti-blanc » nous replonge dans la fiction du racisme structurel. Nous comprenons qu'il soit salvateur et jouissif pour certains d'exploser les SJW à coups de mèmes sur les réseaux sociaux, mais le but n'est pas tant de se faire plaisir que de dépasser ce stade et passer à la phase suivante.

 

Une partie du travail sera faite par le réel ; le temps fera son œuvre, nous ne pouvons pas tout.

 

Toute logique victimaire engendre une logique de repentance et se transforme, à terme, en processus auto-incapacitant pour le groupe et qui régénère les ressentiments à l'intérieure du groupe. Des ressentiments nationaux qui persistent entre blancs et qui resurgissent toujours au mauvais moment. Plutôt que « dénoncer » l'antiracisme structurel, systémique et institutionnel, mettons en avant la beauté, la magie, le génie de notre civilisation. Chose que vous faites. Parfois, vous opposez des choses qui nous semblent complémentaires, et qui vous apparaissent nocives pour l'idée de communautarisme blanc alors qu'elles ont fait la race française et européenne, des choses qui ne s'opposent pas ou qu'il est anachronique d'opposer. Pétain/De Gaule, Paganisme/Christianisme, Exotérisme/Ésotérisme, Révolution/Tradition ; de la France et de l'Europe, il faut tout prendre. C'est une leçon que nous avons retenu des russes. C'est souvent ce que les français ne comprennent pas dans l'eurasisme.

 

La question de l'identité et de l'enracinement se décline, selon nous, pour le militant de la génération dissidente, en trois questions existentielles qui sont trois étapes : La question de l'antiracisme et de sa fonction sociale objective (Fait!), la question de la préférence de civilisation et de la souveraineté nationale (Fait!), la question de la conscience raciale et de la citoyenneté (En cours de téléchargement...).

 

De la citoyenneté, car ; nous ne voulons pas trop nous attarder là-dessus mais, ce que ne disent pas Etienne Chouard, François Asselineau, Emanuel Todd, Natacha Polony, ou encore Jacques Sapir, les souverainistes estampillés et validés par le (((CSA))), c'est que le retour de la démocratie et la reprise de notre souveraineté par le ric et le frexit implique à leur base une discrimination, par définition identitaire. La discrimination est à la base de la Politique. Les citoyens du monde sont incapables de penser la discrimination ; les souverainistes se défendent d'être des citoyens du monde mais par la médiation du nationalisme civique sont des cosmopolites exemplaires.

 

Qui sommes-nous ? Qui est français qui ne l'est pas ? Qui est citoyen ? Qui écrit la constitution ? Qui incarne la démocratie ? Selon quels critères ? Autant de questions qui sont autant de préambules à l'écriture d'une constitution. La démocratie de Chouard et des gentils virus ou la république d'Asselineau Le Bel, nous n'en voulons pas.

 

Nous ne sommes pas représentés dans les médias, ni dans les partis, ni dans le mouvement des Gilets jaunes, ni dans la Dissidence, ni dans le Camp national, ni dans le Camp souverainiste ou patriote. Nous autres ; eurasistes, occidentalistes et européistes fondamentaux devons défendre une position qui n'est défendue nul part, nous avons certainement des choses à nous dire.

 

Les néo-souverainistes mettent la charia avant l’hébreu ; les nationalistes tirent la charrette.

 

Le ric est un ixième grigri pour conjurer le « retour de la race ».

 

L'extrême-gauche antifasciste et la ricaille, à l'avant-garde du totalitarisme antiraciste, a comprit l'enjeu identitaire de la révolte fiscale des Gilets Jaunes et le gouvernement a utilisé ses troupes pour détourner le mouvement, classique. Rien à redire là-dessus et que les nôtres n'auront pas comprit.

 

(Nous ne devons pas totalement exclure l'idée que le mouvement des Gilets Jaunes soit une « révolution colorée » : l'origine, la viralité et la pseudo auto-organisation du mouvement ne prouvent pas son authenticité et peuvent démontrer précisément l'inverse, dés le début, nous avons observé que les plates-formes où s'organisaient le mouvement étaient pilotées par des antiracistes militants qui censuraient les débats sous-prétexte d' « unité » et de « convergences des luttes », des méthodes trotskystes bien connues, ce qui est pratique et qui est aussi la marotte des souverainistes qui sont beaucoup d'ex-gauchistes. Nous n'avons pas vu beaucoup de dissidents et de nationalistes venir contredire et dénoncer cette récupération sur facebook, youtube, discord et autres tandis que nous étions tous censurés et bannis de ces groupes. Les dissidents et les nationalistes passent beaucoup de temps sur internet sans mener la guerre cybernétique qu'ils confondent avec le trolling et le clash permanent.)

 

Pas de nouvelle constitution et de démocratie réelle sans redéfinition radicale de l'identité et de la citoyenneté française. Cette question fondamentale ne fait pas débat, pas plus dans nos milieux qu'ailleurs. La dissidence minaude. Le camp national ronronne. Les portes-parole des Gilets Jaunes sont très politiquement correctes sur la question de l'immigration et finalement consensuels en toutes matières ; mais il ne suffit pas de le constater. Nous nous laissons attendrir. En effet, aucuns intellectuels souverainistes ou nationalistes n'interpellent clairement les ricardiens et les frexiteurs sur cette question de l'identité et de l'enracinement qui est à la base de tout : il y a visiblement consensus entre gilets jaunes, néo-souverainistes et quelques nationalistes pour écarter les questions de l'immigration, de l'africanisation et de l'islamisation du débat, débat qui est, une fois de plus, un non-débat, sans intérêts. Je trouve les nationalistes et les dissidents très tolérants avec un Étienne Chouard, beaucoup plus tolérants qu'avec un Daniel Conversano.

 

Certes, les dissidents néo-souverainistes sont sous le choc du réalignement des patriotes et souverainistes partisans sur la question de l'anti-antisémitisme ; de Polony qui demande la tête de Soral après avoir plagié son bouquin sur la féminisation à la suite de Zemmour. (Nous pensons à Perceval qui ne comprend pas la cérémonie à laquelle il assiste...)

 

Prenons l'exemple de François Asselineau ; qui ne serait rien sans les réseaux et les relais de la dissidence, qui se complet dans le politiquement correct comme un porc dans une auge, qui voit des nazis partout, qui au premier micro tendu après l'attentat de Christchrurch accuse Renaud Camus d'appartenir à l' « extrême-droite », le mettant ainsi en danger, qui nie le « grand remplacement », qui crie au pasdamalgame quand l'attentat est islamique et dit clairement s'en foutre des victimes, qui donnent tous les gages antiracistes. Voilà ce que serait un « homme d'état » souverainiste au pouvoir. Une ordure cosmopolite.

 

Et quand la question de l'immigration s'invite, de façon détournée, dans les mouroirs de la démocratie que sont les spectacles constituants, la réponse est une démonstration de lâcheté qui prouve que personne ; pas même les principaux intéressés qui baladent les micros, ne veut se battre pour la démocratie et la « liberté d'expression ».

 

Personne n'en a rien à foutre de la démocratie.

 

La démocratie passe par le port d'arme ! Qui défend le droit au port d'arme défensif parmi les souverainistes ou dans les ateliers constituants ? Personne. Ça n'est même pas un sujet au sein de la dissidence ou du camp national. Quand on parle de démocratie sans parler d'identité, de citoyenneté, de liberté d'expression et de port d'arme, de quoi parle-t-on ? On ne parle de rien. C'est le grand talent des soixante-huitards. Cachez ce destin que je ne saurais voir.

 

Des souverainistes, des démocrates, des constituants, sans identité, sans citoyenneté, sans liberté et sans armes.

 

C'est très bien d'organiser un colloque sur le « grand remplacement » à l'occasion de la « sieste du pays réel » ; mais si c'est pour y censurer Suavelos, vous-même Daniel et par extension le dernier essai de Faye à l'avant-garde du sujet, ça ne sert à rien de se prétendre de valeurs chevaleresques et, à travers ce comportement de cauteleux, salir des sentiments nobles. Si ça ne ronfle pas, ça ronronne.

 

Les natios et les cathos se chient dessus face aux néo-souverainistes mais prétendent combattre l'infâme. On dit que le ridicule ne tue pas. Mais le ridicule et le manque de dignité finiront par tuer le « camp national ». Et elles sont précieuses ! Ces minutes de sommeil conférencières.

 

Si le risque pour que la guerre civile de basse intensité ; froide, et à laquelle de nombreux européens sont déjà confrontés au quotidien ; ne permute en guerre civile de haute intensité, existe, elle n'éclatera pas à cause du national-sionisme présumé de Suavelos ou à cause du livre de Faye, mais à cause de l’irresponsabilité des souverainistes, des nationalistes et des catholiques. Debout là-dedans !

 

Pourquoi ?

 

Le péril démocratique dans une société multiculturelle qui se refuse Empire par chauvinisme est celui de l'égalitarisme et du déséquilibre démographique entre les différentes communautés nationales, nous ne pouvons plus, aujourd'hui, en France et en Europe, palabrer de démocratie sans considérer l'africanisation et l'islamisation de la Cité, corrélées à l'américanisation de nos sociétés et à l'influence juive sur notre système politico-médiatique, phénomènes exponentiels liés à l'immigration économique de masse, et à notre faible natalité, certes, mais avant tout permis par la religion de l'égalitarisme que les souverainistes perpétuent au sein de « camp national » évangélisé par la « sainte réconciliation » ; et qui revient à parler de référendum aux thermophiles, à savoir si nous pouvons organiser des ateliers constituants avec le conquérant perse pour éviter la guerre. Léonidas n'est pas d'accord.

 

D'ici quelques années, d'abord localement, il y aura des républiques démocratiques islamiques en Europe, en commençant par Bruxelles, ou encore Roubaix. C'est le plan des Frères musulmans, imposer une charia réformée par la démocratie et les droits de l'homme. L'« Islam de marché » n'est pas un obscur complot, tout ceci est très clair et se fait en pleine lumière selon le tout puissant Das Kapital.

 

Les réformateurs du mouvement – nous parlons en l’occurrence des Gilets Jaunes – qui parlent de ric, de frexit, de démocratie réelle, avant de définitivement briser le politiquement correct, autrement dit l'antiracisme, qui parle de réécrire la constitution avant de redéfinir la race française, sont, selon nous, de faux naïfs pour ne pas en dire plus. Menteurs ! Pharisiens !

 

Comment des gens qui tremblent à l'idée de parler d'antiracisme peuvent affronter la République française ? Ce qui ne veux pas dire que le mouvement est sans intérêt et que l'essentiel du mouvement est d'accord avec cette ligne bien-pensante. Mais pour le moment, nous n’avons rien à envier aux Gilets Jaunes, dont nous sommes de part notre statut social, mais passons, puisque nous n'avons pas le droit de nous exprimer dans ce mouvement.

 

Ne soyons pas dupes de la surdité de l'état qui fait gonfler la révolte, n'y voyez pas d'incompétence. Si le mouvement des GJ maintient le cap du ric et autres subversions nous irons à gauche toute et il sera difficile de revenir en arrière. Macron fera sans doute un deuxième mandat et pourquoi pas un petit référendum sur le voile... Si les nationalistes pensent que le ric leur permettra d'imposer un référendum sur la question de l'immigration, nous pensons qu'ils se trompent sur l'état de la démocratie ; de leurs concitoyens, et s'interdisent de prendre le pouvoir autrement, du moins d'être dans cette perspective. Une perspective qui change radicalement notre vision du monde. Il y a encore dix ans, jamais le « camp national » ne se serait laisser avoir par cet élan démocratique vers le kebab universel de Benoît Hamon.

 

L'impact cybernétique et l'ingénierie psycho-social sur ce mouvement connecté se ressent, les algorithmes subtils favorisent le ric, le souverainisme bon teint, l'antisionisme gentil, l'antiracisme obligatoire et éloignent les GJ d'une troisième voie européenne, les enferment dans des polémiques économiques stériles sur lesquelles ils n'ont aucunes prises et, au mieux, les plongent dans la culture de masse du complotisme excessif. Ils sont « repartis » pour dix ans avant de nous rejoindre. Il y a une « euphorie télécommandée » ; un bliss, que nous pourrions illustrée par Lucien Cerise qui, les yeux écarquillés, voit une convergence des luttes possible avec les black bloc après avoir écrit des ouvrages sur l'ingénierie sociale et le neuro-piratage. On aimerait pouvoir en rire... On en rit jaune.

 

De plus en plus de jeunes européens comprennent intuitivement que l'antiracisme sert à justifier le racisme anti-blanc, parce que c'est eux qui se font racketter à la sortie du collège, ils redécouvrent la notion d'enracinement, de conscience raciale, le caractère positif de cette conscience, et réaffirment leur préférence de civilisation. Ils comprennent désormais que cette préférence peut exister sans passer par la haine des autres qui ont déjà suffisamment la haine que pour en rajouter ; ils en déduisent la fonction mortifère de l'ethnomasochisme structurel. Avec d'autres mots que les miens bien entendu. Mais de nombreux ados en ont marre des arabes. Il n'y a rien de compliqué à comprendre dans le déroulé ontologique de ces vingt dernières années au sujet de l'identité et de l'enracinement. Il n'y a pas de représentation de cette jeunesse dans les Gilets Jaunes triés sur le volet par les médias et qui sont plutôt les parents et les grands frères de cette nouvelle jeunesse identitaire et européenne qui est encore aux études... De l'enracinement ; si nous nous donnons les moyens de réenchanter cette jeunesse. Sinon se réenraciner à quoi ? Au ric ou au frexit. L'identité de l'article 50 et de la sortie de l'UE. La race de la souveraineté française remplacée ?

 

Ce qui est plus difficile à comprendre, c'est pourquoi les avant-gardes néo-souverainistes, de Soral à Rougeyron, s'étonnent, ou font mine de s'étonner, de ce phénomène « identitaire » plus leur insurrection s'approche, que toute une génération réaffirme sa préférence civilisationnelle, qui passe par une conscience raciale...

 

La conscience raciale choque les patriotes et les souverainistes : ils sont mal à l'aise. Mal à l'aise avec Henri de Lesquen. Mal à l'aise avec Daniel Conversano. Mal à l'aise avec Boris le Lay. Mal à l'aise avec les bretons, les italiens et les japonais. Un malaise par rapport à des choix personnels et les contradictions qu'ils soulèvent en eux ? Nous ne voyons pas d'autre explication au malaise néo-souverainiste au sujet de la race et du racisme positif. Un malaise – que l'on pourrait nommer « syndrome de la beurette » ou de « l'arabe à lunettes » qui sont des perversions – qui castre le « camp national ». Laissons les souverainistes à leurs vapeurs, à leurs montées de chaleur et leurs évanouissements.

 

Ce qui expliquerait, éventuellement, pourquoi les néo-souverainistes ne critiquent pas davantage le mouvement des Gilets Jaunes qu'ils déresponsabilisent par la « théorie de la récupération », qui nous semble discutable, nous en avons déjà parlé...

 

C'est précisément cette manière de rendre la gauche toute puissante, de fantasmer un peuple naturellement de Droite et de droit divin, c'est cette façon d'anticiper la défaite plutôt que de créer les conditions de la victoire, qui fait que la gauche antiraciste, prétentieuse, arrogante, a « récupéré » aussi facilement le mouvement. On lui a donné. Ce qui démontre également que nous n'avons aucune espèce d'influence, ni sur le terrain, ni sur les réseaux-sociaux. Aucune organisation. C'est le désordre. Le gramscisme de Droite mène à l’anarchisme de gauche ; il participe du mouvement lévogyre du camp national et de l'extrême-droite française vers le tiermondisme dissident. Nous voulons un anarchisme de Droite qui ne supporte pas le désordre.

 

Le clivage gauche-droite n'existe pas ? S'il n'existe pas dans le paysage politico-médiatique, il existe profondément dans la société, mais cela, les néo-souverainistes ne le préciserons pas et continueront de défendre le fameux « ni gauche ni droite ». Tout est comme ça dans la dissidence : à partir d'une demi vérité, on construit un double mensonge que l'on vend comme une nouveauté, une vérité révélée... Mais qui est donc l'oracle, qui sont les prophètes de la dissidence ? Les faits et le constat peuvent être vrais ; l’interprétation fausse, l'orientation mauvaise et les solutions choisies pour en sortir catastrophiques. Non ?

 

Finalement c'est Macron qui a subtilisé le travail de déconstruction de ce clivage par la dissidence qu'il a résumé dans son « en même temps ». La dissidence a déconstruit le clivage gauche/droite, Macron en a fait la synthèse.

 

Tout a été dit sur l'antiracisme ; il n'y a pas de débat

 

La dissidence, dans sa diversité, a tendance à brouiller les pistes sur cette question et à renier des positions radicales qu'elle tenait jadis, et nous comprenons que certains puissent être déboussolés ; désorientés, mais, à l'heure où tout le monde prétend faire des recherches et vérifier par lui-même, toutes les polémiques autour de l'antiracisme, de l'immigration, des juifs, de l'islam, de l'existence des races, qui ont animé la dissidence ces quinze dernières années, et l'actualité du siècle dernier, sont archivées et disponibles dans les bibliothèques et sur internet : ce truc qui ne sert à rien. Nous n'avons plus rien à démontrer ou à prouver sur ces questions.

 

Une critique mesurée de la science et du progrès, sans tomber dans les excès complotistes que nous connaissons, est également nécessaire.

 

En effet, nous l'avons déjà dit, nous devons proposer une éthique propre à notre vision « archéo-futuriste » du monde car, actuellement, les intellectuels et les chercheurs qui sont payés pour réfléchir aux questions éthiques liées aux nouvelles technologies, à l’intelligence artificielle et au transhumanisme ; au futur, et dont nous sous-estimons l'influence, ne partagent pas notre vision du monde, vous vous en doutez. Ils procurent au monde politique une narration, une orientation idéologique et morale, conforme à la forme du totalitarisme de la bien-pensance ; et, à la question de l'éthique qui ne devrait pas être celle de la morale, d'une morale particulière, ils répondent en réinterprétant la recherche scientifique et la soumettent à leur cause égalitariste, parfois très subtilement. Ce qui s'est passé sur la question raciale se rejoue sur les questions éthiques en matière de nouvelle technologie. Ce champ de bataille est déserté par le camp national qui semble totalement ignorer ce qui se joue ici.

 

« Les progrès de l'humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous. » Jean Jaurès

 

Racisme positif et Diversité ; Conscience raciale et Génération dissidence

 

« Lacunaires, réductrices, ou simplistes » Pierre-André Taguieff (à propos de la définition du racisme)

 

La conscience raciale et le racisme positif, nous les avons parfois appris grâce, ou à cause, de la diversité qui nous a démontré toute notre vie que nous étions des européens ; des blancs, tandis que nos parents, l’éducation nationale, les autorités politiques, religieuses et médiatiques nous disaient que nous étions tous pareils mais que, pour réaliser l'utopie égalitariste, il fallait accepter toutes les différences et, surtout, ne pas les remarquer.

 

La diversité uniformisée perdait alors toute forme d'intérêt et ne correspondait pas à la réalité des rapports humains plus intéressante ou pénible à vivre que le monde uniforme et gris indiqué par l'antiracisme institutionnel et loué par touts les catéchismes de la bien-pensance.

 

La diversité immigrée et déracinée « qui descend du bateau » n'a pas véritablement le choix de se rapprocher de la diversité communautarisée et séparée établie pour survivre dans ce nouvel environnement.

 

L'étranger s'assimile rapidement à sa communauté de référence qui souvent, l'a aidé à venir, ou qui l'accueil, envers laquelle il a une dette. Ce qu'il ne doit pas ici, il le doit au pays. Dans ces conditions, il est impossible pour lui de quitter symboliquement sa communauté sans se séparer physiquement de sa famille proche et élargie qui reste le seul repère identitaire vers le réenracinement, le retour au pays, la remigration.

 

Il n'est pas dans la nature de l'existence de se dédoubler ; l'expérience du corps l'interdit.

 

La structure mentale de l'être humain, essentiellement fondée par la langue maternelle et la culture familiale, n'est pas faite pour supporter le déracinement, physique et métaphysique. De supporter une double identité civilisationnelle et de simultanément s'assimiler au néant postmoderne. Seul horizon proposé comme imaginaire collectif par l'occident.

 

Quand les racisés, ce nouveau genre humain, ce genre fluide, demandent des comptes à l'européen de mille an, certes ils se ridiculisent, mais ils neutralisent toutes possibilités d'assimilation.

 

Ils trahissent leur communauté d'origine enracinée et restée survivre, lutter, combattre et vivre au pays. Des communautés d'origine qui n'ont pas les mêmes intérêts mais les mêmes velléités territoriales et identitaires que ces racistes de français au smic et au rsa.

 

Les hybrides euro-africains réduisent à néant les efforts exceptionnelles d'assimilation d'individus qui désirent sortir du tribalisme, de la repentance éternelle et de la culture de l'excuse.

 

Notre éducation à l'autre est tristement pauvre ou mensongère. C'est un sentiment assez détestable, mais nous n'avons plus le temps pour la subtilité et l'exception. Nous savons que, derrière une certaine dureté que nous pouvons parfois vous reprocher, cela vous touche également. Nous sommes contraints et forcés de faire de la politique. Nous comprenons votre démarche de radicalité et d'efficacité. Mais n'oublions pas pourquoi nous faisons tout cela et prenons parfois le temps de nous parler ; peu d'occasions nous seront données.

 

La question de la diversité et du multiculturalisme est politique et historique. Le multiculturalisme n'est ni bien ni mal, il est. La morale actuelle qui prétend répondre aux impératifs de la souveraineté nationale par l'idéologie égalitariste sera balayée par l'histoire, d'elle-même. Cette morale ne tiendra pas face au réel.

 

En bien ou en mal, cette question disparaîtra plus nous nous rapprocherons de la singularité, nous verrons alors que l'augmentation des capacités humaines (et l'égalisation des QI) par des appareillages et des manipulations génétiques ne suffit pas à combler et expliquer les différences profondes entre les races. « Races » qui exploitent leurs potentiels à partir de prérequis bio-génétiques qui ne se réduisent pas à un potentiel intellectuel mais à une capacité d'exploitation de ce potentiel façonnée par des milliers d'années... La science doit admettre la complexité du vivant, que des choses lui échappent encore, qu'elle ne peut pas répondre à tout.

 

Le progrès scientifique et technologique va non seulement confirmer l'existence des races et la pertinence du QI comme mesure de l’intelligence, mais va également confirmer des différences hors-QI entre celles-ci et, paradoxalement, creuser le fossé des potentiels et des capacités. En effet, le QI n'explique pas tout. Parce que, au-delà du QI, il y a la race et son génie propre.

 

Pourquoi devons-nous anticiper et nous imposer sur ces questions morales et éthiques plutôt que de nous intèresser uniquement et exclusivement à la technique ?

 

Précisément à cause de l'égalitarisme dogmatique qui empêche la science de progresser normalement et d'introduire toutes les données au problème.

 

Le Cercle Cobalt a commencé à répondre à cet impératif.

 

Racisme structurel et antiracisme institutionnel : une seule et même chose

 

L'antiracisme institutionnel est le seul racisme structurel que nous connaissons, que nous pouvons constater en temps réel, que nous voyons en action, qui est représenté par des associations qui se substituent à l'état, qui sont surreprésentées dans les médias, qui censurent internet, qui terrorisent les sous-hommes politiques, qui provoquent des procès, qui crient, qui menacent, qui tabassent dans les manifestations. Nous ne connaissons pas de groupes, d'associations ou d'institutions qui organiseraient le « racisme structurel », que nous pouvons constater en temps réel. Nous n'observons pas de vague d'attentats à revendications racistes en Europe, pas de représentation du racialisme dans les médias, pas de censure occidentaliste dans nos milieux, pas de violence de communautaristes blancs dans la rue.

 

Nous acceptons de parler de racisme culturel, ou préférentiel, à partir du moment où nous admettons collectivement que c'est le « sentiment » le plus partagé par les peuples du monde entier, à partir de là seulement, nous pourrions discuter de « racisme culturel », mais nous savons tous qu'à partir de se postulat équitable, il sera définit positivement par la plupart des peuples : la théorie du « racisme structurel » sera revue et corrigée.

 

La République Française, qui projetait de civiliser les peuples inférieurs, n'aura créé, à terme, que déracinement et pathologie identitaire. Toute hybridation est le fruit transgénique d'un arrachement et d'une assimilation artificielle. Nous ne parlons pas du sang versé ou service rendu à la nation par un individu, pas de discussion là-dessus, ce qui ne veut pas dire que toute sa famille doit devenir française et être entretenue sur dix générations.

 

La mission civilisatrice des nouveaux mondes, allouée, dans un premier temps, à l’Église catholique, et particulièrement à la France, fut reprise en main par les marchands de canons pour qui l'évangélisation était un miracle économique.

 

La découverte des nouveaux mondes et la rencontre des peuples imposait cette mission à l'Occident.

 

Nous regardons les découvertes et les conquêtes, les controverses et les polémiques d'hier à travers le prisme déformé de l'égalitarisme ; l'anachronisme est de mise et nous n'y comprenons plus rien.

 

L’Église ne cherchait pas à civiliser des « peuples inférieurs » pour qu'ils deviennent comme nous et viennent chez nous, mais d'éveiller, selon ses références et ses critères de civilisation avancée, des peuples extérieurs à la Révélation chrétienne pour qu'ils restent éternellement eux-mêmes chez eux. Aujourd'hui, quand nous parlons d'assimilation dans nos milieux, nous ne distinguons pas les deux modèles civilisateurs français ; universel catholique, l'évangélisation, et universaliste républicain, la colonisation.

 

Oui, de la douce France, il faut tout prendre, la Gaule païenne et la France médiévale, les Lumières et la France catholique. Encore une fois, faire la synthèse de la Résurrection et de la Révolution ; de l’incarnation et de l'innovation.

 

Les français ne sont certes plus une majorité de catholiques pratiquants, et nous devons le prendre en compte. Mais nous ne pensons pas que les français soient de purs athées matérialistes, les français sont très superstitieux, comme les anciens grecs et les gaulois, nous pensons que les français sont surtout agnostiques, quelque chose s'approchant, vers une spiritualité archéo-futuriste ; un anarchisme solaire... Pour nous, une « réforme païenne, orthodoxe et mariale » de la religion catholique apostolique et romaine, mais c'est une autre et périlleuse question.

 

Les intellectuels voltairiens de la nouvelle-ex droite branchouillarde se gaussent des discours de Ferry mais, devant la faillite du « vivre ensemble », selon leurs propres expertises, restent fidèles républicains. Voilà ce que sont les intellectuels incorrectes de la Droite des libertés qui demandent le ric ; jamais assez de république, de démocratie, de laïcité, reprenez-en, mangez-en tous, goinfrez-vous, osez Joséphine.

 

La République jusqu'à la dégueuler.

 

Derrière Ferry, ils voient leur Hitler antiraciste français ; les barres d'HLM et les périphéries sont nos camps de concentration, Paris un nid d'aigles, la Dissidence leur section d'assaut. Il est vrai que, de leurs bunkers rédactionnels, ils ne seront pas grand-remplacés de si tôt... Ils ont le temps d'écrire la faillite, de décrire leur chute, de scruter l'abîme, d’ânonner la décadence, de promener Blondi.

 

Nous ne sommes pas nationalistes, mais nous n'avons aucun mépris pour le nationalisme ; la doctrine nationaliste et les nationalistes. Par contre, les réactionnaires des nouvelles ex-droites, les cathos-tradis et les néo-souverainistes méprisent ouvertement, littéralement et en permanence, le camp national et les identitaires européens... Qui ne disent rien. Qui prennent les miettes.

 

Nous pourrions différencier antiracisme et multiculturalisme, multiculturalisme et cosmopolitisme, nous le ferons dans un autre article car cela pourrait nous emmener trop loin, cela dit, nous autres, continentalistes, ne craignons pas le multiculturalisme à partir du moment ou on admet une culture dominante et un pouvoir fort, mais arrêtons nous là, ça n'est pas la situation actuelle ni celle en devenir.

 

Westphalie est morte ; vive l'Europe.

 

Eurabia ; charabia et caribaria

 

Si l'islam et les musulmans sont respectés par des européens, malgré les attentats terroristes et les tensions communautaires, c'est premièrement parce qu'il y a des musulmans respectables et respectés par des européens respectables et qui se font respecter ; il est vrai que, dans la postmodernité, le cercle de la respectabilité est réduit.

 

La notion de « racisme islamique » que nous avons lu sous la plume d'un identitaire, que nous ne citerons pas par charité chrétienne, force le respect dans la capacité à valider les théories antiracistes voulant jouer au plus malin sur le terrain de la bien-pensance. C'est-à-dire qu'un identitaire français réfute aux musulmans des valeurs traditionnelles dites communautaires qu'il qualifie de « racisme » pour prouver l'intolérance des musulmans, en l’occurrence, sur la question du mariage mixte. Ne reste aux identitaires qu'à se convertir et se marier avec des beurettes pour combattre le racisme islamique et l'intolérance des musulmans.

 

Ça n'est pas nécessairement par soumission ou ignorance du problème que les blancs ne font pas de l'islam leur ennemi prioritaire comme Eric Zemmour, Renaud Camus ou encore Jean Robin le souhaiteraient. Ça n'est pas non plus par la grâce de la réconciliation nationale que les français n'adhèrent pas à l'islamophobie de combat comme programme politique unique et exclusif. Ça serait même plutôt l'inverse pour le militant de la génération dissidente qui, par définition, fait partie de la diversité, a été très rarement « préservé » de sa proximité et qui comprend que l'islam, fondamentalement arabe, n'est qu'une partie du problème. Le problème n'est pas le voile mais l'immigration. Peut-être que le français du quotidien comprend mieux ce problème que Zemmour, Camus ou Robin qui fantasment une toute puissance islamique comme d'autres fantasment une toute puissance sioniste. Parce que le français du quotidien a prit ses distances avec la diversité ; ou avec qui la diversité a pris ses distances, et qu'il l'a toujours prise pour ce qu'elle était de différence, d'altérité et des problèmes qui vont avec ; ni plus, ni moins.

 

Des jeunes blancs ont sans doute retrouvé une conscience raciale par des chemins de traverse très éloignés des sentiers battus et de la caricature que les médias nous vendent, confrontés à la diversité et par l'expérience de cette altérité agressive, sans être liés de près ou de loin à une extrême-droite fantomatique. Des jeunes blancs ont peut-être même recouvré certaines valeurs, en tout cas certains principes, via la diversité plus ou moins assimilée, en tout cas ouverte au dialogue, et qui avait gardé un esprit traditionnel. La fréquentation de musulmans, qui représentent une part significative de l'immigration extra-européenne et de la diversité, est parfois un premier pas vers l'idée de Tradition. Et tout cela avant la démocratisation d'internet et l'idée de « front de la foi », en effet, tout n'a pas commencé sur les réseaux sociaux et avec E&R.

 

Ce phénomène ne doit pas être si marginal, il s'explique sociologiquement. Les premiers militants de la génération dissidente avaient vingt ans le 11 septembre 2001 et sont issus des années 90 où la diversité culmine par sos racisme et le rap.

 

Soyons précis. Nous ne disons pas que ces jeunes ont retrouvé les valeurs traditionnelles européennes dans ou grâce à l'islam. Nous disons qu'ils y ont retrouvé le principe de Tradition, et de défense des traditions familiales, culturelles et religieuses où la notion d'identité est omniprésente. Ce qui est totalement diffèrent avec ce que nous entendons dans nos milieux qui voient des arabes mentaux partout et qui confondent souvent traditionalisme et orientalisme. A partir de ce Principe, ils ont alors redécouvert l'existence d'une Tradition européenne qui les mènera à la Race. « Tradition européenne » qui, des anciens cultes solaires et païens à la religion chrétienne jusqu'à l'athéisme moderne, du point de vue de la complexité de sa pensée et de la qualité de son ésotérisme, n'est pas comparable avec la Tradition islamique, ou musulmane ; de l'ancien culte lunaire de la kaaba et des marchands juifs de la Mecque dont l'ésotérisme est finalement pauvre et ne convient pas à un esprit européen.

 

Ce que nous voulons dire, c'est que l'expérience de la diversité et de l'islam peut motiver, à terme, une forte conscience raciale. Une volonté de réenchantement, un certain équilibre identitaire, contrairement à l'entre-soi dissident et « natio » des petites et moyennes bourgeoisies catholiques, marxistes et antisémites. En effet, les excès fantasmagoriques des antiracistes et des racistes de salon sur les bienfaits ou l'atrocité du vivre-ensemble, mis en exergues dans des débats à sens-unique, nous font perdre de vue le bon sens populaire et communautaire de ceux qui sont contraints et forcés de vivre-ensemble séparés et qui, des deux côtés de la barrière, ont dépassé les stades de l'exotisme, de l'enfer et du fantasme du multiculturalisme heureux/malheureux.

 

Nous ne comptons pas sur les musulmans pour nous aider ; ni ne leur attribuons des pouvoirs magiques qu'ils n'ont pas.

 

La grande dépression de la génération dissidente était spirituelle avant d'être raciale.

 

La crise identitaire est aussi une crise spirituelle. Les musulmans traversent la même crise spirituelle et identitaire que les blancs, ne nous y trompons pas. Les aspects métaphysiques de la race sont aussi importants que ses traits bio-génétiques. Nous pouvons le rappeler aux musulmans sans nous opposer ou nous réconcilier, tout n'est pas opposition ou réconciliation.

 

Le jeune blanc, plus ou moins privé ou écarté de tout ce qui construit traditionnellement, spirituellement et religieusement un homme ; et cela même quand sa figure paternelle incarnait une certaine virilité ou force de travail mais qui par les affres du dernier mois de Mai et la fin des libertés incarnait cette virilité sans la verticalité traditionnelle qui s'impose pour la transmettre ; est livré à lui-même et à la diversité. Seul face aux bouleversements sociaux alors que les classes moyennes s’amaigrissaient dans la rumeur progressiste, dans les embruns mortifères des premières vagues massives de licenciements et de divorces, d'avortements de confort et d'immigration de remplacement « pour payer les retraites », il rencontre le fils d'immigrés. Le jeune blanc et le fils d'immigré, en voie d'hybridation, ont identifié l'islam comme résistance à la postmodernité ; temporaire pour l'un, et peut-être durable et positive en terme de réenracinement, de remigration, pour l'autre...

 

Le jeune occidental de la classe moyenne né après les années 75 à vécu l'expérience inédite d'un déracinement existentiel et civilisationnel simultané, une expérience inscrite dans sa naissance dans la postmodernité et qui fera de lui la première génération dissidente, la première génération sacrifiée sur l’autel du postlibéralisme et du rêve américain.

 

Le jeune français, de branche ou de souche, déraciné, entre recherche de source de vie et pulsion de mort, plus ou moins plongé dans la diversité envahissante ou familière, ne vit pas essentiellement une expérience négative en terme de conscience raciale à travers l'altérité qu'impose la diversité, et devient très rarement un gauchiste mental s'il est un minimum équilibré. Bien entendu, s'il n'a rien reçu d'éducation, le petit blanc peut ne jamais en sortir, subir, se convertir et disparaître dans la diversité par anormalité ; nous ne pensons pas que ça sera la trajectoire de la majorité des blancs mélangés de grès ou de force à la diversité. Diversité qui fait régulièrement remarquer au petit blanc qu'il est blanc, il ne peut pas l'ignorer.

 

Il n'y a pas de généralités, il y a des disparités sociales, territoriales et même intellectuelles, qui changent les rapports à l'autre et à la diversité, les capacités et la volonté de s'y soustraire, de s'y confondre ou d'y vivre en équilibre précaire, mais nous estimons que les militants de la génération dissidente, connectés et informés, ont été globalement confrontés à des expériences similaires avec la diversité, avec plus ou moins d'intensités, plus ou moins de déceptions et que, mathématiquement, le « racisme positif » va gagner du terrain dans les rangs de la dissidence, peu importe nos gesticulations. Nous aurons peut-être la vague impression d'avoir jouer un rôle mais il n'en sera rien. Nous pouvons nous illusionner sur notre influence, mais ne doutons pas de la puissance du réel.

 

La diversité en tant qu'elle est indistinction, elle est délétère pour le français de souche et le français de branche, elle empêche tous rapports sains et hiérarchisés. Le modèle assimilationniste républicain est doublement coupable, coupable d'un double déracinement et d'un double remplacement ; de deux mensonges, qui est un seul et même mensonge.

 

Réenracinement et remigration sont les deux mêmes mots ; deux situations.

 

Diversité est le mot qui désigne ce qu'il détruit.

 

Au fil du temps, les militants de la génération dissidente les plus radicaux se sont, consciemment ou inconsciemment, différenciés, distingués, de la diversité pour se réenraciner en existence et opéré un retour à l'être, par vents et marées, sans nécessairement renier ou détester leur aventure, ou tout simplement leur quotidien, qui continue, de facto, dans la diversité, pour continuer à la regarder froidement comme elle le regarde échaudée.

 

Aussi, et simplement, par honnêteté intellectuelle, car aujourd'hui, tous les sujets liés de près ou de loin à l'identité sont sur la table d'émeraude des destinées.

 

Dans tous les cas, de bonnes ou mauvaises expériences avec la diversité ivre d'elle-même, nous sommes forcés de constater, au fur et à mesure de la Nuit qui s'écoule de larmes et de sang, que la diversité a changé, que la diversité s'est séparée, que la diversité est devenue l'ennemie du peuple et de la diversité elle-même ; c'est ainsi, c'était prévu, il ne pouvait pas en être autrement, c'est la gueule de bois au petit matin, la pluie froide, la grisaille.

 

Les européens ont pêché par naïveté, leurs élites par vanité, mais nous sommes persuadés que les européens finiront par rendre justice à leurs peuples, en demandant des comptes à leurs gouvernements, à leurs élites, sans passer par l’État et la Nation, plusieurs formes de conflits, mélangés à la schizophrénie du monde postmoderne, vont éclater en même temps et se confondre. Tout le monde pensant rendre justice aux siens et à sa cause.

 

Que les musulmans qui nous lisent comprennent que les européens de mille an, qui s'interrogent sur l'avenir de leur civilisation et s'inquiète de la présence de l'islam en Europe, n'essayent pas d'ouvrir un débat philosophique et théologique avec eux, malgré ce que les médias et Alain Soral pourraient laisser croire.

 

Nous ne demandons pas de compte aux musulmans. Les musulmans sont musulmans et font ce qu'ils ont à faire, il n'y a pas grand chose d'autre à en dire.

 

En critiquant l'islam, les européens demandent « indirectement » des comptes à leurs dirigeants. Ils n'essayent pas de comprendre l'islam. Ça paraît étrange à dire, mais les musulmans ne sont pas conviés à cette réflexion civilisationnelle, ça n'est pas un débat. Nous savons qu'il y a des musulmans européens en Europe, nous ne parlons pas d'eux, l'islam européen (albanais) ou russe n'ont rien à voir avec l'islam arabo-musulman, subsaharien ou encore indien. Mais l'islam, de par la langue du coran, est arabe.

 

Il y aura eu presque vingt ans entre le 11 septembre et les dernières vagues d'attentats pour que ce débat ait lieu ; la dissidence devait être le lieu de ce débat qui n'a jamais commencé et ne commencera pas davantage demain qu'il y a vingt ans. Rien n'a germé ; rien n'a émergé, du terreau antisioniste et des eaux tièdes souverainistes.

 

Les européens n'ont pas peur de l'islam au sens d'une peur irrationnelle qui tiendrait de la psychiatrie, et ne contestent pas l'existence de l'islam en Orient, mais ici, nous sommes en Occident, les européens ne sont pas berbères, arabes, perses, turques, indonésiens, nous pensons que ça ne va pas plus loin que cela. Les musulmans doivent comprendre que les mensonges à soi ne servent à rien, pas plus au niveau individuel qu'au niveau collectif. Et que vendre un islam égalitariste et antiraciste n'est pas très malin. C'est une question culturelle et de mœurs qui nous oppose, sans doute plus civilisationnelle et anthropologique que religieuse.

 

Il n'y aura pas de « Front de la Foi », de « Front de la Tradition », de « Front de la Fin » sur une base religieuse et œcuménique, pas comme Alain Soral ou Alexandre Douguine l'entendent, pour situer ce qu'il nous faut dépasser de souverainisme et d'eurasisme pour atteindre le Nord.

 

Nous autres, eurasistes européens, ne souhaitons pas et n'avons pas d’intérêts à briser le dialogue avec les musulmans, mais, soyons honnêtes, nous ne pouvons pas briser ce qui n'existe pas. Nous dirions la même chose si nous étions musulmans. Peut-être le sommes-nous ? (Blague à part, je me suis personnellement intéressé et brièvement « reconverti » à l'islam chiite, entre mes 20 et mes 25 ans, et je confirme qu'un gaulois ne peut pas être sincèrement et intégralement musulman, je rajouterai que les reconvertis sont une plaie pour l'islam. Cela dit, il y a, parait-il, des eurasistes musulmans ? En effet, nous en connaissons, mais ils ne se manifestent pas souvent...)

 

Le dialogue métapolitique qui est envisageable entre les milieux tercéristes, traditionalistes et eurasistes francophones n'a jamais dépassé le cadre imposé et la barrière idéologique Égalité&Réconciliation, pour le dire simplement.

 

Nous insistons sur le fait que l'islamophobie n'existe pas, parce que, si peur il y a, elle n'a rien d'irrationnelle, la seule peur irrationnelle de l'islam est l'islamophobie artificielle initiée par une gauche dégénérée (et des néo-conservateurs) qui ont fait entrer l'islam dans la maison France par la porte arrière de la république avec l'aide du portier juif.

 

L'islamophobie n'est ni nécessaire ni obligatoire ni souhaitable pour critiquer objectivement et rationnellement l'islam politique, et pour plaider la remigration qui est conforme à la Hijra islamique.

 

Le procès en taqîya que certains font aux musulmans est d'ailleurs un faux procès, du moins en grande partie. Les musulmans sont musulmans, leur projet politique est le khalifat, leur vision du monde la umma islamiya, leur loi la charia, leur modèle l'oracle Mohammed, leur régime alimentaire hallal, les musulmans ne cachent rien, ou pas grand chose. Et serons très heureux de vous expliquer tout cela. Nous pensons, encore une fois, que ce procès révèle ce processus auto-incapacitant dont nous parlions et qu'il relève de cette posture victimaire par rapport à l'islamisation, à tout et n'importe quoi, en effet, c'est notre faiblesse qui fait la force des musulmans et pas la taqîya qui fait notre faiblesse. Ce que nous voyons, ça n'est pas de la taqîya, c'est de la chutzpah sémitique mimée par les musulmans. La vérité si je mens.

 

Nous ne voyons pas ce que les musulmans et le prosélytisme islamique dissimuleraient que leur mauvaise foi sur les problèmes que pose l'islam et certains musulmans ne met pas en lumière ?

 

La taqîya est une stratégie chiite de survie en milieu sunnite hostile plus que de « dissimulation » de l'islam en terre chrétienne. L'Imam de référence pour la taqîya est Jaafar Al-sadeq (702-770), le 6ème Imam du chiisme duodécimain. C'est souvent l'Imam de référence des occidentaux reconvertis au chiisme.

 

La taqîya est aussi une notion ésotérique, mystique, ayant à voir avec le secret initiatique, la séparation entre initié et non-initié, c'est la « discipline de l'arcane » ; dans la perspective d'une « blanche maçonnerie » nous devrions nous intéresser à cet aspect des choses plutôt que de voir de la dissimulation où il n'y en a pas... (Et c'est d'ailleurs sur ce point que Damien Rieu, conseiller matrimoniale pour identitaires, est complètement passé à côté de son débat avec Médine qui, après tout, a peut-être une sœur à marier.)

 

Nous pouvons nous opposer à l'islamisation pour des raisons politiques et civilisationnelles. Mais, si nous voulons nous opposer à l'islam en tant qu'islam, pour des raisons religieuses et spirituelles, il faudrait d'abord avoir quelque chose à lui opposer. La stratégie qui consiste à se rallier sous une bannière anti-islam unique et exclusive est un non-sens et promet une défaite mémorable. La ligne anti-islam devient du prosélytisme pour l'islam.

 

L'Iran est un pôle géopolitique majeur dans notre vision multipolaire du monde, comme l'Inde. En Russie, il y une vingtaine de millions de musulmans, combien en Europe ?

 

Encore une fois, le problème est démographique et migratoire, les contextes continentaux qui permettent un dialogue avec les musulmans locaux sont différents à Paris et à Moscou, le problème n'est pas « théologique ». De plus, quand on parle de « musulmans » et de « racailles » en France, on parle essentiellement de maghrébins arabisés et américanisés, d'hybrides, quel rapport avec les musulmans d'Iran, d'Inde ou encore de Russie ? Aucun. La ligne anti-islam perturbe les relations internationales. La ligne anti-islam est une ixième ligne antiraciste qui favorise le juif au musulman, qui essaye de conjurer le sort du bouc-émissaire juif, bref, qui nous emmerdent avec des histoires sémitiques et holocaustiques.

 

Les priorités ne se discutent pas à ce niveau infra-politique d'étude comparée des religions étendue au domaine de la lutte et de la libération nationale... Il n'y a pas UNE priorité et UN ennemi ; il y a des priorités et une multitude d'ennemis, des intérêts fluctuants, des alliances temporaires, des retournements inattendus. Les priorités se discutent à un niveau géopolitique et continental. En réalité, nous n'avons pas, à notre niveau, les données qui nous permettent de déterminer précisément les priorités et les ennemis du moment, et, quand bien même nous serions en mesure de déterminer des « priorités », nous ne sommes pas en mesure d'imposer nos vues et de les combattre frontalement.

 

Notre priorité n'est pas de hiérarchiser les priorités, mais de constituer une force politique qui répond à tous nos ennemis simultanément, une diplomatie au niveau qu'il convient. De plus, notre « ennemi », ce sont des alliances que forment nos ennemis. La ligne anti-islam n'est pas géopolitiquement et diplomatiquement viable, ni à l'échelle nationale ni à celle du continent.

 

La ligne anti-islam unique et exclusive ne permet pas de déterminer des priorités et de nommer l'ennemi comme elle le prétend, et la comparaison entre occupation allemande et islamisation nous semble fallacieuse, du même tonneau que la théorie souverainiste qui tente à démontrer que l'UE est un projet nazi, autrement dit, une théorie complotiste, et les souverainistes glisseront sur la ligne anti-islam pour éviter la question raciale, c'est une question de temps. Si on y réfléchit bien, la ligne anti-islam sabote même l'idée de remigration qui nécessite diplomatie et dialogue.

 

Si demain, tous les blancs se reconvertissaient à l'islam, l'islam blanc se distinguerait de l'islam arabe, turque, perse ou asiatique, il y aurait une pratique blanche de l'islam qui serait « augmenté » de l'héritage européen, la remigration des non-blancs, maintenant que l'Europe est « islamique », pourrait même être justifiée par cette reconversion de masse, bien entendu, c'est un jeu de l'esprit. Par contre, si demain, tous les blancs se métissaient, il n'y aurait plus de monde blanc. Autant il y a une pratique de la religion, il n'y a pas de « pratique » de la race.

 

La ligne anti-islam est une opposition nécessaire au bon fonctionnement de la réconciliation qui est une opposition nécessaire au bon fonctionnement du judaïsme politique – sionisme et cosmopolitisme – dont l'islamisme est une extension, une opposition nécessaire qui dysfonctionne.

 

Dernière ligne droite vers le rôtissoire, la fournaise orientale, avec la ligne anti-islam.

 

Complotisme et Déclinisme ; Les progressistes contre le progrès ; L'internationale antisioniste contre le nationalisme blanc

 

Le complotisme c'est l'éléphant au milieu du salon beige.

 

Le sujet du complotisme est un sujet complexe. Il y a plusieurs façons de l'aborder, ou de le contourner. Il y a une littérature universitaire impressionnante sur le sujet. Qui traitent du sujet du complotisme en tant que « théorie du complot », sous l'angle de la sociologie et de la psychologie, d'une généalogie des théories du complots. Par contre, nos milieux évitent soigneusement ce sujet en tant que « maladie infantile » d'une Troisième voie européenne. Le système politico-médiatique utilisent l'accusation en complotisme comme il utilise l'accusation en antisémitisme, c'est synonyme. Médias qui sont l’hôpital qui se fout de la charité en matière de « fake news ». En effet, complotisme est aussi synonyme de désinformation et les médias savent de quoi ils parlent. Le complotisme est un phénomène global, c'est l'esprit du temps, et il faut l'aborder de cette manière. Nos milieux ne sont pas davantage touchés par le complotisme que peuvent l'être les milieux progressistes ou marxistes, à l'avant-garde du complotisme via l'antiracisme.

 

Nos milieux doivent s'emparer du sujet du complotisme et aller beaucoup plus loin que les lieux communs exprimés ça et là sur la question. Mais les intellectuels dissidents et non-conformistes ne jugent pas nécessaire d'écrire sur le sujet. Serait-ce parce que le complotisme est leur fond de commerce ?

 

Les « occidentalistes » sont une nouvelle fois les seuls à mettre les pieds dans le plat froid du complotisme. Le « camp national-souverainiste » vous ignore ou vous critique négativement Daniel, mais c'est vous qui avez fait bouger les lignes sur de nombreux sujets, dont celui du complotisme.

 

Nous ne cherchons pas à mettre des étiquettes, nous essayons précisément de définir cet objet, de lancer le débat, pour éviter d'en coller. De définir les excès et les limites d'une méthode qui empêchent visiblement nos milieux de réfléchir et d'agir.

 

Nous renvoyons nos lecteurs aux articles de Laurent James qui sont à la base de notre réflexion. Nous essayerons donc de nous faire comprendre sans entrer dans trop de détails, pour nous concentrer sur l'aspect décliniste de la littérature complotiste et de ses effets sur les militants avant d'aborder le sujet lié du national-sionisme.

 

Le complotisme est à comprendre comme un esprit, au sens d'une entité, d'un égrégore, d'une culture de masse, d'une méthode éducative qui, pour nous, est une forme invasive et agressive de sophisme pour tous vers la guerre de tous contre tous, un mode de pensée cybernétique unique et exclusif, la gestion algorithmique de toutes les interactions psycho-sociales qui passeront, de plus en plus, par écrans interposés et, ainsi, uniformiser les différends groupes politiques par un format obligatoire inhérent à l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux. Avec le modernisme, le messager est devenu le message. Avec le postmodernisme, le support devient le message et le messager. Les différences qui existent correspondent alors à des préférences ergonomiques, des différences de fond d'écran, et n'apparaissent plus comme des différences philosophiques et politiques profondes.

 

La littérature néo-souverainistec'est-à-dire la contre-littérature nationaliste et la contre-culture dissidente de ces vingts dernières années –, regorge de reprises, de constats, de diagnostiques, d'autopsies, d'enterrements, de réanimations, de rites funéraires et de momifications de la France, de son déclin depuis le paradis. Nous ne nous moquons pas de cela. Nous dénonçons la dérive matérialiste d'une tradition littéraire. Nous pouvons parler de littérature décliniste, ou décadentiste ; pour le moins de littérature attentiste et, sans exagération, de littérature complotiste. Un monceau de feuilles mortes. La littérature complotiste est une forme dégénérative du déclinisme français hybridé au spectacle globaliste.

 

La littérature complotiste est devenue « une fin en soi ». Quand un auteur complotiste met un point final à son ouvrage, un ixième essai sur les origines occultes du mondialisme par exemple, il ne se demande jamais l'effet psychologique ; voir psychosomatique, que sa nouvelle vérité révélée va provoquer sur les militants adeptes de cette « littérature exigeante », qui touche à l'ésotérisme, à l'intime, qui peu littéralement ébranler quelqu'un, annihiler sa volonté. Il transmet un « secret » sans passer par la médiation de l'initiation et du consentement. (Quand nous parlons d'initiation, nous parlons d'abord d'initiation littéraire des plus classique, des plus traditionnelle : n'y voyez pas de référence maçonnique, new-age, antitraditionaliste). Il est paradoxale de prendre à la légère ce qui est de l'ordre du dévoilement, et qui suppose une certaine gravité, une conscience de l'équilibre des forces.

 

Sans parler de la véracité et de la qualité, de telle théorie ou de tel auteur : partons du postulat que nous parlons d'un travail sérieux qui énonce une théorie du complot véridique. L'auteur complotiste est forcément conscient de détenir des informations sensibles, une interprétation radicale des événements, mais aussi d'appartenir à une longue chaîne de transmission, d'un héritage littéraire, d'une tradition orale. Et une littérature aussi exigeante rassemble un ensemble de disciplines, de connaissances, dans des domaines très variés et qui, croisées, permettent d'appréhender ce « secret », de supporter cette « vérité » et surtout d'en retirer quelque chose. Sinon à quoi sert-il de savoir ?

 

De fait, la littérature complotiste, si elle prend son propre contenu au sérieux, est une littérature élitiste, il n'est pas ici question d’intellectualisme et d'hermétisme, mais la complexité de l'information délivrée suppose que le récepteur soit en capacité de la recevoir et de la traiter, qu'il soit prêt pour recevoir cette information et qu'il le demande, de par sa recherche effective. Mais l'auteur complotiste ne s'encombre pas de ce détail cognitif, du principe d'entropie et de la formation militante, il délivre ce secret au tout venant militant. L'auteur complotiste rompt avec un certain esprit ; ce qui le caractérise, c'est précisément de sortir de la littérature traditionaliste pour entrer dans autre chose, quelque chose enclin à la subversion, à la manipulation mentale. Le complotisme ne rend pas fou, c'est l'acharnement thérapeutique des théoriciens du complot qui rend leurs lecteurs malades. Parce que, nous n'aimons pas psychologiser les débats, mais, en matière de complotisme neuroleptique, il est difficile de faire autrement.

 

Une littérature traditionaliste que le théoricien du complot a forcément consultée et à force épuisée pour articuler son propos nouveau, en effet, la littérature complotiste n'est pas n'importe quelle littérature : Premièrement, elle se présente comme une littérature de combat. Deuxièmement, de part les thèmes abordés, elle demande une maîtrise « épistémologique » dans domaines de recherche très variés, qui peuvent aller de l'eschatologie à l'histoire des idées politiques en passant par l’anthropologie et l'étude du comparée des religions, autrement dit, une maîtrise rare, proche de ce que l'on pourrait qualifier de génie. Troisièmement, elle suppose, pour être arrivée à cette maîtrise et côtoyer la vérité, une certaine humilité, une grande sagesse et un sens aigu des responsabilités. Quatrièmement, elle repose sur des polémiques antiques : les choses ont déjà été dites et sont discutées de toutes éternités. Cinquièmement, elle dépend et se réfère à tous les auteurs qui ont approché cette vérité, ou elle n'existe simplement pas en tant que « littérature » et nous parlons alors d'autre chose.

 

La littérature complotiste n'est pas ce qu'elle prétend être, elle n'a pas les moyens de ses ambitions. N'est pas René Guénon qui veut.

 

Quand nous disons que la littérature complotiste touche à l'ésotérisme, c'est-à-dire quelle touche à des considérations philosophiques et métaphysiques qui dépassent le cadre de la révision historique et qui impose, au minimum, une idéologie, une vision du monde solide, voir une certaine mystique, pour supporter et transmettre la dite vérité. L'auteur complotiste s'en défend et prétend être, sinon un historien, un journaliste, un lanceur d'alerte, dans tous les cas, il insiste sur l'aspect factuel de son travail, autrement dit, sur sa rigueur matérialiste, ses notes de bas de pages, sa présentation de documents que l'on fait chanter comme des statistiques : de l'infaillibilité de son interprétation par la surmultiplication de sources et documentations.

 

Les intellectuels dissidents ne feront jamais la critique du complotisme. Les médias livrent une critique paranoïaque ; parfaitement conspirationniste, de cette « méthode journalistique » dont ils usent et abusent en premier chef.

 

Géopolitique et politique intérieure du Complotisme

 

Nos milieux laissent la critique du complotisme aux médias, à nos ennemis politiques. Il est évident que la définition du complotisme donnée par le mainstream politico-médiatique ne correspond pas à notre critique qui porte sur les excès du complotisme et non sur l'existence ou non de complots. Le complotisme est un complot contre la vérité.

 

Le déclinisme politique, spécialité française – Selon un sondage CSA en 2013, 73 % des Français estiment que leur pays est « en déclin » , présent dans le post-nationalisme zemmouriste et le néo-souverainisme soralien, entraîne tout un processus psychologique incapacitant et une capacité à la prophétie métapolitique auto-réalisatrice des dissidences que nous retrouvons autant dans la réconciliation magique que la remigration miraculeuse. La méthode journalistique corrélative et déductive du « complotisme excessif » se retrouve tant à gauche qu'à droite de la dissidence et du système politico-médiatique.

 

Zemmour et Soral forment un couple sophistique infernal contre l'Europe et la Quatrième théorie politique.

 

Le complotisme suggère une pulsion de mort plutôt qu'une pulsion de vie, et perpétue le malaise européen, l'impossibilité de reconquérir. « Malaise européen » qui provient fondamentalement de ce moment où nous sommes en capacité de nous auto-détruire ; d'une grosse fatigue philosophique sur le sens de la vie à la veille de la singularité technologique. De notre responsabilité. Le complotisme déconstructiviste à quelque chose à voir avec cette pulsion de mort de certains occidentaux.

 

Le post-nationalisme et le néo-souverainisme ne font pas synthèsegauche du travail, droite des valeurs, ils s'annulent et fractionnent les possibilités d'une Troisième voie. Plus on parle d' « union (souverainiste) des Droites », plus il y a effritement des droites nationales ; cette rupture est un événement politique majeur mais les militants et les penseurs de nos milieux personnalisent le débat et passent à côté du plan idéologique. Notre génération n'a pas produit d’intellectuels capables d'expliquer ce moment, et ne comptez pas sur nos soixante-huitards pour le faire, le complotisme offre un certain confort, une rente de situation.

 

En effet, le complotisme n'est pas enclin à motiver les troupes, à inspirer vitalisme et fertilité. C'est précisément le problème du complotisme et de la « haine du secret » qui l'anime ; par exemple, les dissidents confondent allègrement mensonges et secrets d'état jusqu'à ignorer leurs propres intérêts nationaux, pour satisfaire tous les services engagés dans la transparence. La démocratie est devenue sa propre ennemie. Le complotisme est un complot contre l'homme blanc.

 

Le complotisme nous empêche de voir nos propres intérêts ; le néo-souverainisme est une idéologie hors-sol, déconnectée des réalités continentales. Nous nous répétons, mais ceci est fondamental à comprendre. Le complotisme est une maladie auto-immun du post-nationalisme ; la maladie infantile de l'eurasisme.

 

Les dissidents glorifient la Russie de Vladimir Poutine, mais ne défendent pas les intérêts français comme Poutine défend les intérêts russes. Le complotisme prévoit le pire ; la dissidence fait de la voyance en ligne. Tout est rendu impossible pour le petit français assit à la table des francs-maçons, du lobby juif, des mondialistes, des islamistes, du national-sionisme, de tous les astres morts conceptuels et qui les combat à coup de tablette... Le complotisme c'est la matrice de l'internaute occidental moyen ; la pilule n'est pas passée.

 

Le déclin ; la décadence, symboliquement représenté par l'Occident cardinal dans la Tradition primordiale, se référant à la course du Soleil, est rectifiée par la référence à l'axe arctique polaire. Toutes les traditions, les religions et les spiritualités mènent au Nord, au grand Nord, au plus Grand Nord. Le nationalisme et le souverainisme vous conduisent à la gare du Nord planétaire.

 

L'Occident n'est pas une notion strictement géographique ; cardinale, et n'est pas réservé à l'Europe, la tradition conservatrice et révolutionnaire européenne de l'innovation et de l'incarnation, soumise, comme les traditions orientales autres, à l'ordre cyclique du Temps, n'est pas une « décadence » à laquelle les musulmans seraient hermétiques ; ce sont des pays musulmans qui proportionnellement battent les records du flux pornographique mondial, entre autre décadence.

 

La critique de l'Occident ; de la crise du monde moderne et de la décadence occidentale, est équilibrée par la référence au Nord et à l'étoile polaire qui est la pierre d'angle ; la clef de voûte céleste, de la Tradition primordiale. Confondre « orientalisme » et l'idée de « Tradition primordiale » est une erreur fondamentale.

 

L'Europe c'est l'Occident, mais c'est aussi le Nord. Les orientalistes et les décandentistes sont des pseudo-traditionalistes dualistes, manichéens, binaires qui se réfèrent à la notion d'Orient et d'Occident dans une vision monolithique de la Tradition sans se référer à la notion ultime du Nord et à la vision « polaire » du monde que porte la Tradition ; René Guénon, Julius Evola ou encore Jean Parvulesco ne l'ignoraient pas.

 

Pour revenir à la politique. Deux formes de populismes, qui supportent deux visions complémentaires du monde ; européennes et occidentales, se confondent avant de se confronter ; une vision anglo-saxonne/protestante/libérale et une vision française/catholique/royale.

 

D'un point de vue géopolitique, une vision thalassocratique et une vision archipelagique de la réorganisation multipolaire du monde s'organisent et cherchent un espace politique (et un cyber-espace métapolitique) où faire exister ce débat et traduire cette confrontation en doctrine pour ensuite dialoguer avec la vision tellurique de la Russie, qui est une vision parfaitement européenne du monde, une vision eurasiatique/orthodoxe/impériale. Nous avons bien trois visions européennes du monde ; thalassocratique (off-shore), archipelagique (rimland) et tellurocratique (heartland) – selon la théorie géopolitique de Nicholas Spykman; pour construire la multipolarité.

 

« Confrontation » au sens d'une confrontation politique nécessaire à cette refondation planétaire entre l'Est tellurocratique et l'Ouest bipolaire : ouvert sur les plaines de l'Est et sur l'océan atlantique. Nous parlerons des autres visions possibles du monde (chinoise, indienne, iranienne, arabo-berbère, africaine, etc) quand la plus Grande Europe aura polarisé sa « trinité géopolitique ».

 

Paradoxalement, le monde multipolaire naîtra d'une polarisation et d'un nouveau centre grand-européen. Nous ne croyons pas une coopération internationale et à une « Europe des traités » (théorie que partagent Asselineau et de Lesquen) avant cette étape de « repolarisation » de l'Occident vers le Nord, et en passant par l'Est. La pulsion multipolaire est russe ; par le biais de l'eurasisme et d'Alexandre Douguine, mais si nous ne retrouvons pas la voie vers une Europe volontaire et puissante, le monde multipolaire n'aura pas lieu.

 

Au sujet de l'immigration, le programme des « réfractaires » est clair comme de l'eau de roche, c'est celui : de l'arrêt de l'immigration ; de l’inversion des flux migratoires ; de la désislamisation. Est-ce celui des Gilets Jaunes ?

 

Pour nous, il y a bien deux formes distinctes de populismes ; deux formes de révolutions conservatrices, deux anticipations géopolitiques qui animent actuellement le monde blanc européen nordique, occidental, méditerranéen et orientale : le multilatéralisme atlantiste et la multipolarité eurasiste.

 

Pour la pérennité de sa civilisation, l'Europe doit se retrouver avec elle-même, c'est une armée qui rentre chez elle après deux millénaires de conquête, le ressac ne laisse pas le choix au monde que de s'écarter pour la laisser refluer, il n'y a rien de plus terrible qu'une armée qui rentre enfin chez elle ; nous assistons à ce phénomène à une échelle civilisationnelle et planétaire, se mettre en travers est dangereux, et mortel. La structure complexe des sociétés modernes implique le phénomène inédit de la fixation des civilisations ; il n'y aura pas de « chute de Rome », la Troisième Rome est la dernière.

 

La réorganisation multipolaire du monde prend effet, le retour des européens sur leurs terres et, le départ des anciens européens pour les hautes terres ; les plus intérieures , dans l'ordre cyclique du Temps, va permettre un réenracinement global des peuples qui est la condition à un développement suffisamment rapide des nouvelles technologies (et de l’intelligence artificielle), que les puissances économiques (GAFAM) souhaitent, notamment, pour accélérer la mise-en-œuvre de solutions vers une « transition énergétique » et répondre à l'aventure de la conquête spatiale (et des abysses), entre autre. Ce scénario peut ne pas avoir lieu. Si les puissances décisionnaires ne réalisent pas que leurs propres intérêts résident dans la rareté du génie européen, de ses facultés particulières en matière de création, de son équilibre intellectuel, tant au niveau de son quotient que sa sensibilité artistique, sa maîtrise générale, qui sont les fruits d'une alchimie profondément enracinée et dont les puissances, face à de nouveaux défis, ont besoin pour un développement global et pérenne de l'humanité, ou alors, il n'y a pas d'avenir pour l'humanité qui s'en retournera à l'age de pierre avant d'accomplir la singularité.

 

Il y aura donc, dans un futur proche, une guerre philosophique entre progressistes et acteurs du progrès – entre acteurs idéologiques et politiques du progrès sociétal, et, acteurs économiques et scientifiques du progrès technologique –, nous pouvons parler d'une guerre entre la sphère politique et le monde scientifique. On arrête pas le progrès ; même pas les progressistes.

 

Si le reste du monde ne comprend pas que l'Europe a besoin de repos, de se retrouver en famille, de reprendre des forces, de se réenraciner, de préserver sa race pour garder sa spécificité, maintenir son équilibre, pour accomplir la singularité, la civilisation européenne emportera tout avec elle. Cette trêve multipolaire n'est pas négociable. Le populisme est une traduction archaïque et primitive de ce futur géopolitique que nous anticipons ; de rien d'autre.

 

Les européens veulent vivre en paix, se reproduire et transmettre leurs gènes dans de bonnes conditions afin d'affronter les défis du millénaire. Les autres populations soumises à une civilisation, à un empire, qui ont d'autres spécificités, et dont nous avons également besoin, ont tout intérêt, elles aussi, à se préserver pour sauvegarder leurs spécificités et participer à l'aventure humaine qui passe par l'Occident et l'homme blanc.

 

Nos ennemis prioritaires sont les forces globalistes et uniformisantes, les états profonds ou centrales de contre-initiation, qui veulent maintenir le statu-quo du postlibéralisme pour maintenir leur hégémonie et leurs privilèges, pour des profits immédiats, des vues à court-terme. Qui veulent jouir de l'augmentation des capacités humaines dans un but mercantile et de divertissement, de minimum social universel et de contrôle cybernétique, mais qui, apparemment, ne comprennent pas les enjeux de son développement et pensent les surpasser par toujours plus de subversions et de submersions. La limite génétique de la pensée magique des élites cosmopolites se fait ressentir et le droitdelhommisme énergivore met en péril l'avenir « écologique » de la planète. Le complotisme est une marée noire qui s'étend à tous les océans de la pensée.

 

Les militants de la génération dissidente issus de la diversité, dans leur grande majorité, ont refusé le racisme positif pour combattre les complots métisseurs et uniformisants des élites cosmopolites ; personne de la génération dissidente ne leur a montré la porte de sortie. L'actualité des attentats terroristes et les réactions de la diversité ont achevé l'idée de réconciliation nationale et confirmé la nature profonde de la rupture. La porte a commencé à se refermer.

 

La métapolitique complotiste ne permet pas de sortie politique par le haut, la dissidence en est la preuve.

 

La ligne de réconciliation nationale qui s'opposait, tout de même, à un vivre ensemble naïf, était légitime, elle correspondait à une certaine réalité qui préexistait à ce mouvement dissident, que nous avons partiellement vécu, et qui a pu faire corps dans la diversité, de façon très éphémère et de manière très éthérée, nous en convenons.

 

Depuis, l'échec de la Réconciliation nationale et de l'Internationale antisioniste ne fait plus débat.

 

Les derniers défenseurs de cette ligne deviennent très agressifs avec leurs adversaires, qui ne sont même pas des adversaires politiques, ils méprisent et rejettent violemment la prise de conscience raciale des jeunes français et des jeunes européens. Ils renient absolument tout et rejoignent les antiracistes en bout de course sur cette ligne de fracture civilisationnelle, qu'ils le veuillent ou non. Au nom d'un « antiracisme conséquent » dont nous ne savons pas trop ce qui le différencie dans les faits de l'antiracisme institutionnel d'essence (((cosmopolite))) et du nationalisme civique par nature « remplaciste », si ce n'est la posture antisioniste que nous connaissons et qui ne mène à rien, rien qui soit de l'ordre du politique. La porte a continué à se refermer ; personne n'a essayé de la retenir.

 

L'antisionisme, géopolitique et des luttes armées, qui s'appuyait sur la légitimité du terrain et sur l'imagerie guerrière du Hezbollahdont nous apprécions le leader Hassan Nasrallah, n'aura pas su s'adapter aux luttes européennes, résister aux sabotages frèristes et takfiristes, mais aura rempli une part de sa mission avant d'être rendu inaudible par l'antisémitisme de gauche, la dissidence et le néo-souverainisme.

 

L'antisionisme français a souffert de sa représentation et de sa captation par la dissidence.

 

Nous pensons que les réseaux antisionistes l'ont bien comprit et ont lâché la dissidence.

 

Une fois sorti de son age d'or et de l'internationale antisioniste, et revenu aux velléités continentales des nations européennes, l'antisionisme dissident s'est transformé en antifascisme délirant. Les contradictions internes de l'antisionisme français entre antisémitisme de gauche et antisémitisme de droite ont fait exploser la dissidence et fait naître l'occidentalisme : le néo-occidentalisme s'oppose à l'atlantisme et au sionisme mais ne veut plus tout rejeter de l'occident par tiersmondisme militant et intérêts sémitiques.

 

La dissidence a bricolé un antisionisme complotiste et islamo-marxiste qui est une définition possible du néo-souverainisme. Le mutisme et l'autisme radical de la dissidence antisioniste au sujet de l'islamisation et de la déresponsabilisation des musulmans, ne rendent pas service à l’antisionisme international, ni aux musulmans par ailleurs. La réconciliation est fermée pour cause de complotisme excessif et d'antisionisme systématique.

 

L'antisémitisme de gauche a toujours été l'idiot international des élites cosmopolites en luttant simultanément contre le « sionisme » et la « droite nationale », en les assimilant. Le paradoxe est le suivant, les antisémites de gauche veulent donc convertir les juifs au vide socialiste mais réfutent le nationalisme juif qui, précisément, fait sortir les juifs du nomadisme et du cosmopolitisme.

 

Nous pouvons pratiquer le révisionnisme historique et critiquer l'implantation israélienne en Palestine, mais nous ne pouvons pas demander aux juifs de sortir du nomadisme et de la prédation, économique s'entend, tout en leur refusant un foyer et une sécurité national. Jamais les dissidents et les antisionistes ne répondent à cette question. Les élites cosmopolites juives, progressistes, faut-il le préciser, étant elles-mêmes antisionistes et internationalistes.

 

En admettant que les attentats islamistes soient une conspiration sioniste à tous les étages de la volonté de la oumma et du khalifat, ça ne change en aucun cas l'identité ethnique, culturelle et religieuse des mercenaires musulmans massivement engagés dans cette conspiration contre la civilisation européenne, qui envahissent et terrorisent l'Europe. Qu'ils soient totalement ou partiellement manipulés, se sont des ennemis déclarés, que nous l'acceptions ou pas ils nous ont désigné comme leurs ennemis. Quand à nous, nous n'y croyons rien. C'est une vision réductrice et insultante des musulmans et des orientaux de résumer toutes leurs volontés au « sionisme ». C'est une histoire entre sémites que le complotisme réduit à une histoire juive et franc-maçonnique.

 

Tandis qu'elle avait dévoyé l’antisionisme à cause de ses obsessions antiracistes et antisémites, et parallèlement sabotait l'introduction de la Quatrième théorie politique en France, la « réconciliation nationale » souffrait de ses contradictions internes, de son incapacité a se forger en idéologie de combat, à suivre le développement du racisme positif et la voie occidentaliste, européenne.

 

Très vite, les sujets liés à l'immigration, à l'assimilation, à l'islamisation, à l'africanisation, ont fait débats dans nos milieux et se sont installés dans les groupes, mais ce débat restait sous-contrôle des « cadres » et ne dépassait pas le cadre des réseaux sociaux et du privé militant. Des débats où nos camarades d'origines étrangères, nos camarades musulmans et nos camarades marxistes n'avaient d'argument que la preuve par trois du complotisme : c'est les sionistes (les juifs, les francs-maçons, les nationalistes) ; c'est à cause de l'UE (des occidentaux, des européens, des blancs) ; c'est pas ça l'islam (les musulmans, le terrorisme, la conquête), et se sont vite montrés inconséquents face aux arguments nationalistes et continentalistes qui, à aucun moment, n'ont exclu une responsabilité majeure des élites atlantistes, cosmopolites et sionistes, en incluant une réalité raciale et une responsabilité des musulmans dans les événements, ainsi que nos propres responsabilités nationalistes et souverainistes.

 

La justification du racisme anti-blanc qui n'existe pas, qui est minimisé par la dissidence, par l'antisionisme nouvelle génération, comme extension à la justification de l'invasion migratoire par l'argument de la colonisation, devient un argument à l'islamisation pour lutter contre l'atlanto-sionisme. La dissidence et la « diversité antisioniste » censurent, insultent, menacent, ragent dans les commentaires et frappent au premier débat contradictoire. Le dissident s'en prend au nationaliste mais ne touche jamais au musulman. Parler de liberté d'expression dans la dissidence c'est comme parler du Christ au sanhédrin ; c'est une vaste blague, une crucifixion.

 

Les censures internes et les tabous de la dissidence maraboutique ont fini d'achevé cette ligne de la réconciliation nationale et de l'internationale antisioniste.

 

Note : Il y a une part de solidarisme ; de non-conformisme, enfouis dans le fouillis néo-souverainiste de la dissidence, mais il est contrebalancé par des aspects marxistes (ou proudhoniens) trop prononcés qui prennent le dessus sur la part idéologique maurassienne périmée... Ni le nationalisme ni le solidarisme ne résistent au néo-souverainisme et au globalisme, ce pourquoi nous prônons une Troisième voie européenne, continentaliste et eurasiste, renouvelée.

 

Le racisme positif, une manipulation nationale-sioniste ?

 

Le concept de national-sionisme, initié par le seul Alain Soral par la force de son logos et qui circule dans nos milieux, est un cas d'école de ce que nous appelons subversion néo-souverainiste. Tous les militants devraient plancher sur ce concept pour comprendre la mécanique complotiste de la dissidence résumée ici, et la légèreté du camp national devant une telle proposition.

 

Pourquoi Alain Soral ressent soudainement le besoin de forger un nouveau concept pour exprimer exactement le phénomène qu'il décrit sous le nom de « sionisme » depuis dix ans ?

 

De notre point de vue, le national-sionisme est une forgerie ; une cabale, qui ne vise pas tant à dénoncer une nouvelle forme de sionisme que d'imposer une censure idéologique sur la question raciale et européenne au sein du camp national ; que de freiner la nouvelle vague occidentaliste en rupture avec le nationalisme et le souverainisme.

 

Premièrement, le concept de national-sionisme est un doublon, parfaitement inutile, pour définir le courant néo-conservateur qui traverse la droite française ; actuellement incarné par The Movement de Steve Banon. La stratégie néo-conservatrice, ou sioniste, de subversion des droites européennes n'a pas fondamentalement changée ces derniers mois, pas de quoi réinventer le concept de sionisme pour l'expliciter. Nous espérons que nos contradicteurs ne nous enlèverons pas ce premier point...

 

Deuxièmement, l'invention de ce concept est concomitant au développement de l'occidentalisme qui correspond à la vague populiste qui déferle dans le monde blanc depuis la victoire de Trump.

 

Troisièmement, le national-sionisme, qui tend à démontrer la soumission unilatérale du système politico-médiatique au sionisme, est fonctionnel, certes, mais n'ajoute rien à sa définition originelle, et surtout, ne justifie pas sa part irrationnelle et fictionnelle quand Soral, par exemple, accuse nommément des nationalistes ; des « racistes » et des « antisémites » exclus des médias et censurés sur internet pour ces raisons ce qui inclut la censure par « shadow banning » que pratique allègrement E&R et nos milieux d'être des nationaux-sionistes. Là, nous entrons dans une autre dimension et nous comprenons que, parfois, la réalité virtuelle dépasse la fiction métapolitique.

 

Au plus subtil de sa définition, le national-sionisme se résume de la façon suivante : si vous êtes antisioniste et simultanément anti-islam, alors, vous êtes obligatoirement un idiot utile du sionisme et con comme le camp national : Sinon, pourquoi accoler le mot « national » au concept de sionisme ? Qu'est-ce le nationalisme vient faire là-dedans ? Il n'y a plus de gauche et plus de droite, mais il y aurait un camp national de surcroît sioniste ?

 

Nous ne parlons même pas du fait d'évoquer l'existence des races en plus d'être anti-islam, là, vous êtes le mal absolu, pire que les sionistes.

 

Si vous êtes neutre ou critique sur la question du sionisme et de l'antisionisme, voir même pro-sioniste assumé pour des raisons d’alliance contre l'islamisme (ou par méfiance d'un complotisme abusif), vous êtes le diable en personne.

 

Il y a, en quelque sorte, différentes modalités pour entrer dans la case « national-sioniste » qui couvrent un spectre très large du camp national ; le concept s'avère plus efficace contre le camp national qu'à l'encontre du sionisme...

 

Dans les faits, il n'y pas de parti authentiquement nationaliste qui ait accès aux médias en France, et pas de nationaliste intégral qui ne soit pas étiqueté raciste ou antisémite ; ce sont essentiellement des souverainistes et des « patriotes » qui se soumettent aux injonctions ou suggestions de la communauté ; le mot « national » n'a rien à faire dans ce concept.

 

Les nationalistes ne se rendent visiblement pas compte de la nocivité de ce concept pour les idées nationales qui sont, de fait, assimilées au sionisme, concept dont nous voyons qu'il excite la diversité connectée. Nous renvoyons les nationalistes au sujet de la programmation neuro-linguistique ou du neuro-piratage. Nous rappelons que le premier essai auquel a participé Alain Soral se titrait Les Mouvements de mode expliqués aux parents... Nous leur rappelons le principe d'invisibilité qu'implique la notion de piratage et nous leur suggérons que le concept de « national-sionisme » est un cheval-de-Troie pour diviser le « camp national » de l'intérieur.

 

Le nationalisme français n'est pas particulièrement sioniste par rapport aux autres nationalismes et partis européens, il n'y a pas de spécificité française du « national-sionisme », nous ne disons pas que Soral le dit, mais nous le précisons.

 

S'il est question du « national-sionisme » du Rassemblement National, ce concept devient audible, mais encore une fois, il y a une subversion dans les termes, l'ex-Front National est désormais un parti souverainiste qui n'a plus rien de national, ce que ne précise pas Soral qui est en partie responsable de ce glissement idéologique du nationalisme au souverainisme.

 

Les partis nationalistes ou souverainistes qui font de bons résultats électoraux en Europe ne sont pas antisionistes, en tout cas, ils n'affichent pas cette position. Ils sont, au mieux, neutres sur cette question. Marine le Pen n'est pas plus « sioniste » que ne le sont Orban, Salvini ou encore Trump. En admettant que ce concept ait un sens, la vague populiste ; tout ce qui s'oppose actuellement aux globalistes, est du national-sionisme, et parfaitement incohérent avec les positions pro-Orban, pro-Salvini et pro-Trump d'Alain Soral qui ne s'affiche pas trop « Europa first ».

 

Les néo-souverainistes, qui rejettent toute vision européenne de la souveraineté et de la puissance, sont les alliés objectifs des globalistes qui travaillent au contrôle géopolitique total de l'eurasie et, pour ce faire, rendent politiquement impossible toute idée européenne de la souveraineté et de la puissance, et ce, par tous les moyens nécessaires : des moyens néo-conservateurs d'infiltration des droites européennes ou des moyens néo-souverainistes de subversion de ces mêmes droites.

 

Le national-sionisme ne vise pas le sionisme mais ce que nous appelons l'occidentalisme et ce qu'il vise particulièrement dans l'occidentalisme c'est le « racisme positif » qui l'anime.

 

En effet, la conscience raciale que se réapproprie la génération dissidente, et qui est universellement partagée par tous les peuples de la planète en dehors de l'Europe, semble gêner la dissidence.

 

L'occidentalisme contredit l'idée de réconciliation nationale, c'est cela qui gène Soral et la dissidence, pas autre chose, ne pas le dire, c'est mentir, et mentir, ça n'est pas beau, surtout quand on prétend se battre pour la vérité en permanence comme le « camp national » : Tous ensemble avec Yvan Benedetti et Alain Escada ! Il ne manquerait plus que Boris le Lay fasse l'éloge de Soral...

 

Le « racisme positif » est un phénomène de libération de la parole sur la question raciale incarner par Henri de Lesquen, Boris le Lay et vous-même Daniel. Il est la conséquence de la libération de la parole sur la question juive. Et c'est précisément parce qu'il serait ridicule d'accuser les occidentalistes de néo-conservateurs que le concept de national-sionisme a été forgé ; l'antisionisme est, aujourd'hui, un « blocage antifasciste » au sein de la dissidence et du camp national. Sa fonction antiraciste prend le dessus sur sa fonction antisioniste.

 

Si la question est de savoir si le rejet de l'islam, plus précisément de l'islamisme et de l'islamisation, peut créer des ponts entre sionistes et occidentalistes ? La réponse est non. La particularité des occidentalistes est justement de rejeter l'islamisme au même titre qu'ils rejettent le judaïsme ; le rejet du judaïsme précède même le rejet de l'islamisme. Ils sont grillés ; aux enfers médiatiques. « L'occidentalisme fait le jeu du sionisme » revient à dire que parler d'immigration fait le jeu de Marine le Pen, c'est la même logique de castor. Faire barrage au national-sionisme revient à faire barrage à la vague populiste. Rien de nouveau à l'extrême-gauche. No pasaran !

 

La dissidence devient l'équivalent français de l'extrême-gauche antisioniste israélienne, c'est une opposition sous contrôle, une impasse, un résultat nul, être radicalement antisémite sans être positivement raciste est une arnaque juive, Céline lui-même l'expliquait. Qui est l'idiot utile du sionisme ?

 

Les approximations idéologiques de la dissidence sont en train de détruire les dernières défenses du camp national et empêcher sa mutation continentale. Le « camp national » mérite de disparaître car il n'y a plus d’intellectuels nationalistes, ne parlons même pas des royalistes, car, s'il restait des intellectuels nationalistes, le concept de national-sionisme n'aurait pas existé ; et le divorce avec le néo-souverainisme antinational serait prononcé depuis longtemps.

 

Les nationalistes semblent incapables de détecter et de s'opposer à l'idéologie néo-souverainiste. De la même façon, ils n'ont pas détecté la fracture idéologique au sein de la dissidence. La dissidence en rupture avec la ligne de réconciliation nationale leur était favorable, et, plutôt que de profiter de cette rupture pour réaffirmer un nationalisme renouvelé, récupérer cette embryon de résistance acquise au « camp national », ils se sont de plus en plus alignés sur la position néo-souverainiste et ont rejoint Soral dans une convergence des turluttes... Les nationalistes n'ont pas de stratégie, ni de vision géopolitique pour la France et l'Europe ; pas plus qu'ils n'ont réussit à se placer au sein du mouvement des Gilets Jaunes. Beaucoup d'actes manqués. Ils ne sont plus nationalistes et il n'y a plus de « camp national » : il y a les néo-souverainistes et les continentalistes européens. Le reste, c'est de la posture et du « nationalisme de pure frime ».

 

A l'occasion du mouvement des Gilets Jaunes, quelques personnalités de la mouvance ont donné une conférence commune, avec des interventions « nationalistes » de bonnes qualités, au moment des questions, un homme d'un certain age rappel le principe « Ni juif Ni musulman », Soral s'énerve et sort la carte du national-sionisme, personne ne réagit. Voilà à quoi sert et va servir ce concept à double tranchant de national-sionisme. Malgré tout, il apparaît que E&R infléchit sensiblement sa ligne souverainiste vers une ligne « nationale-révolutionnaire », mais il faudra sortir du concept de national-sionisme par le haut et faire la critique radicale du souverainisme car l'avenir du nationalisme révolutionnaire est tercériste, continentaliste et eurasiste, mais ça ne se fera pas. Nous verrons si le  solidarisme ; qui se rapproche du communautarisme blanc initié par Suavelos, l'emporte sur le réconciliationnisme... Ce qui n'est pas possible tant que le néo-souverainisme n'est pas combattu en tant qu'idéologie par le camp national, et ça n'est pas prêt d'arriver non plus.

 

En ce qui concerne Eric Zemmour, qui minimise la question juive ce qui n'invalide pas pour autant toutes ses analyses ; ses constats , c'est une autre question... Depuis quand Zemmour est nationaliste ? Zemmour n'est pas un patriote français mais un patriote en France, qui défend ses intérêts. Si Zemmour est caricaturalement « national-sioniste » et incarne à lui seul ce concept, Moïse à la synagogue ne fait pas la promotion du « racisme positif » du PNL, de Suavelos et de Démocratie Participative dans les médias ; Zemmour n'est pas un penseur occidentaliste. Le national-sionisme et le racisme positif sont deux choses distinctes ; ou alors, l'antisionisme et l'antisémitisme ne le sont pas non plus, de toutes façons, ça n'est pas nous qui faisons cette distinction, ce sont les médias, et les institutions juives, qui décident qui est antisémite, qui ne l'est pas, qui désignent qui a accès aux médias ou non sur ce critère unique et exclusif . Zemmour peut dire ce qu'il dit parce qu'il est juif, tout le monde le sait. Est-ce que le conservateur-marxiste Zemmour mérite que l'on salisse l'idée nationale par la forgerie du « national-sionisme » ?

 

Nous voyons, à travers ce concept, les limites de l'antisémitisme d'extrême-gauche et d'extrême-droite ; leurs fruits après une décennie de dissidence et de « convergences des luttes antisémites », d'une dissidence qui a opérée sa révolution antisioniste, et nous sommes revenus au point de départ de l'antiracisme et du nationalisme civique. Le fascisme pour tous. Que de temps perdu.

 

Le communautarisme blanc et l'occidentalisme sont des réponses à la dissidence et au camp national, au vide idéologique laissé par l'antisionisme et le complotisme ; le complotisme est la plus grande conspiration sioniste et cosmopolite que nous connaissons, le national-sionisme, une subversion de cette conspiration contre la race blanche et la civilisation européenne. En effet, le meilleur moyen de gagner une guerre, c'est de ne pas avoir à la faire... D'inciter d'autres à la faire.

 

La récente « affaire Finkielcraut » démontre que l'antisionisme est contre-productif et sert de caution à un personnel douteux qui le détourne de sa fonction première, il est de toutes manières considéré comme de l'antisémitisme primaire, les Gilets Jaunes en ont fait les frais, et le concept de national-sionisme produit des confusions sur l'antiracisme et sa fonction mortifère. Comment, par la médiation du concept de « national-sionisme », Fly Rider, enculeur de mouches, pourrait avoir une illumination nationaliste ? Le concept de « national-sionisme » renforce les aspects délétères du complotisme.

 

Soulignons tout de même qu'Alain Soral est harcelé par les associations que nous ne citons plus et est menacé de prison ferme, ainsi qu'Hervé Ryssen, Dieudonné, Boris le Lay, Reynouard et d'autres. Ce qui n'est pas le cas de Zemmour aujourd'hui chroniqueur sur CNews, pas à ce niveau d'ostracisme, c'est indiscutable. Nous citons Soral car il est le contributeur unique et exclusif à cette forgerie, ce qui, comme Zemmour, n'invalide pas tout ce qu'il dit... Notre problème ne sont pas les intérêts de Zemmour ou de Soral, mais de savoir où sont les nôtres.

 

Régulièrement, le système politico-médiatique fait la promotion de la dissidence (comme celle de Zemmour) de façon assez spectaculaire, de manière très suspecte, à des moments précis. Bien entendu, ça dépasse Soral, Dieudonné et les autres, ils sont forcés de jouer le jeu, de se défendre, nous n'allons pas refaire toute l'histoire ici, mais nous pensons qu'ils ne prennent pas suffisamment ce fait en considération, notamment quand ils forgent de nouveaux concepts pour censurer des débats internes à la mouvance et créent des diversions antiracistes pour sauver les meubles. Comme l'antisémite a son amis juif, le système a ses antisémites notoires.

 

Précisons également que le système vient en aide à la dissidence dans les moments où elle en a le plus besoin en terme de visibilité et donne l'impression de vouloir que le mouvement des Gilets Jaunes rencontre la dissidence par tous les moyens, et par la médiation de l'antisémitisme. Ce qui, selon nous, prouve simplement que les institutions juives et la communauté ne sont, soit, pas si intelligentes qu'on ne le dit, ou sont au contraire très sures d'elles-mêmes ; en effet, il ne serait pas illégitime que Soral et Dieudonné, qui n'ont rien demandé, prennent la tête du mouvement, en tout cas, la communauté fait tout pour et joue un jeu très dangereux. Ou alors, effectivement, on pense qu'il y a un « agenda » et que la dissidence joue un rôle qu'elle ignore dans cet agenda. Les complotistes ont cette croyance particulière que dénoncer des complots les auto-immunisent contre les complots...

 

Le racisme positif est le décalqué métapolitique de l'antisémitisme positif initié par Dieudonné. Derrière l'occidentalisme et le racisme positif se cache un conflit générationnel et un vide idéologique.

 

La mouvance occidentaliste rencontre de plus en plus d'adhésion dans nos milieux et parmi les militants les plus jeunes, parce qu'elle joue le jeu de la liberté d'expression jusqu'au bout et justifie son idéologie par le réel. La dissidence ne supporte pas la critique, ni la concurrence, ni le réel, et il n'y a jamais eu de liberté d'expression au sein de la dissidence qui est un vieux parti stalinien.

 

Le national-sionisme est le nouveau tour de bonneteau de la dissidence pour, une fois de plus, se dérober à la critique interne, à la perspective d'un débat qu'elle perdrait et qu'elle a déjà perdu, aussi, pour ne pas remettre en question son logiciel souverainiste et perdre son « invisibilité ». Par son accusation en national-sionisme, qui est devenu la reductio ad Hitlerum de la dissidence, discréditer ses contradicteurs sans avoir besoin d'argumenter... Ce qui nous évoque un certain terrorisme intellectuel d'une certaine communauté.

 

La dissidence et le néo-souverainisme sidèrent et terrorisent les intellectuels nationalistes, tercéristes et eurasistes.

 

Seuls quelques militants ont critiqué ouvertement certaines positions de la dissidence et de son idéologie objective, mais cela ne suffit pas, vous savez ce que l'on dit, les paroles s'envolent seuls les écrits restent, et quand nous parlons d'écrits, nous parlons d'essais publiés et débattus par des intellectuels d'une certaine stature ; nous ne parlons pas de nous. En effet, il ne suffit pas de grommeler à gauche à droite contre Soral pour critiquer le néo-souverainisme, ça n'a aucun sens, ça n'est pas une question de personne, c'est une façon de se dérober, et à ce niveau d'autisme de la part des intellectuels nationalistes, ça n'est pas de la timidité, c'est de la complicité.

 

Qui sommes-nous ? Ne serions-nous que des réactionnaires, des contestataires, des réfractaires, des contrariens ? Une opposition nécessaire au bon fonctionnement du système politico-médiatique ?

 

Prétendre que la jeune mouvance occidentaliste n'expose pas clairement ses idées, ne représenterait rien ou n'apporterait rien, est une vue de l'esprit qui se résume à un commentaire torché en une minute et qui ne procède d'aucune analyse militante, d'aucune forme d'humilité de la part d'internautes anonymes que le monde des idées n’intéresse pas, qui ne veulent pas aller au-delà du spectacle dissident. Qui, de plus, soutiennent des comportements de racailles sous couvert de virilisme pour soutenir ce qu'ils pensent être leurs propres intérêts, des intérêts communautaires, étrangers aux intérêts de la France et du monde blanc d'une manière générale. Ce sont ces dissidents là, remplacés mentalement et qui n'ont rien de militants, rien de dissidents, rien de résistants, que la dissidence a décidé d'opposer aux dissidents en rupture avec la ligne pénible de réconciliation nationale (et le fameux « c'est les sionistes ! » qui n'est pas une blague mais une réalité tournée en dérision).

 

La seule chose qui puisse choquer un réconcilié et futur remplacé dans le racisme positif, le communautarisme blanc et l'occidentalisme, c'est la liberté de ton, la catharsis expiatrice du racisme positif, décomplexé et décontracté qui ne choquait pas ce même « réconcilié » quand il s'agissait de la catharsis expiatrice de l'antisémitisme positif, décomplexé et décontracté de Dieudonné.

 

Que le racisme positif soit discuté sur le terrain de la stratégie métapolitique à adopter est une chose, mais que la dissidence lève la main sur vous ou souhaite que vous vous fassiez agresser en est une autre (ce qui vient d'arriver à Marseille, ce mois d'octobre 2019).

 

Parlons de l'entrisme philippotiste à la mords-moi-le-nœud de la dissidence au Front National et qui aura fini d'achever la ligne de réconciliation nationale, fait perdre le camp national et tuer le FN ; il fallait monter au front sur une ligne nationaliste simple ; « trumpiste », par défaut d'audace continentaliste qu'interdit la tendance souverainiste.

 

Ni le racisme positif, ni le communautarisme blanc, ni l'occidentalisme, ni le national-sionisme ne sont responsables de cet épisode présidentiel et des orientations qui ont été prises sous influence souverainiste.

 

Diversité et Dissidence ; de l'antiracisme à l'antisionisme et de l'antisionisme au racisme positif ; Rap et Racisme

 

La critique du globalisme qui s'est développée sous différentes formes plus ou moins radicales dans nos milieux, a été stoppée par des polémiques internes à la dissidence et au camp national, principalement à cause de l'absence de débats. Polémiques et absence sans doute liées à la faculté des gaulois à s'écharper ; l'unité n'est pas toujours notre spécialité. Cette pluralité politique est notre richesse et a construit la France (comme elle a construit l'Europe) mais sait parfois s’effacer face à l'adversité. Pas d'ennemis à Droite.

 

La présence, pourtant marginale, de militants d'origine extra-européenne ou musulmans dans la mouvance ; la difficulté d'aborder les questions de civilisation, de l'africanisation, de l'islamisation et, par extension, la question raciale, qui sont dans la continuité du débat sur le sionisme, le cosmopolitisme et l'antiracisme ; a toujours posé problème au sein de la dissidence.

 

Malgré tout, le racisme positif s'est largement imposé sur les réseaux sociaux et l'antisionisme antiraciste s'est littéralement écroulé sur lui-même, à cause de son complotisme excessif, des orientations qu'il a promu et d'autres détails, de ces tentatives de censure à peine voilée de nationalistes légitimes. Ce qui justifie la forgerie du national-sionisme pour faire oublier ses contradictions internes, et se fabriquer de nouveaux ennemis intérieurs : « La République est en danger ! » ; c'est presque drôle.

 

Ces « blocages antifascistes » nous ont amené à nous émanciper discrètement, silencieusement, à nous retrouver à nouveaux seuls et isolés. Le racisme positif, le communautarisme blanc et l'occidentalisme ont émergé en périphérie de la dissidence et dans les confins du camp national.

 

Les intellectuels de nos milieux ont ignoré la génération dissidente qui voulait militer, rectifier, s'aligner, servir et accomplir : faire de la politique, tandis qu'ils cachaient l'eurasisme sous le boisseau et alors que le néo-souverainisme ; l'idéologie de la dissidence dans l'ombre de calculs froids et égoïstes, n'était ni assumée, ni théorisée et ni justifiée.

 

Pour la génération dissidente, l'idée de « racisme positif » ; de conscience raciale, apparaît là où on ne l'attend pas, dés les années 80, au cœur de la diversité et de l'antiracisme, appuyé par la voie aérienne du rap du sous-entendu du black power, importé des états-unis, et en France, du sous-entendu du pouvoir afro-maghrébin et enfumé par la voie respiratoire du haschich ; un ensorcellement, un conditionnement, un voyage au Maroc.

 

Le rap est, dés le départ, une musique « racialiste ». Bien entendu, le phénomène du rap est complexe et nous ne le limitons pas à cela, il n'est que la bande-originale de l'antiracisme, cependant, la revendication raciale ou ethnique des fils d'immigrés était très présente, pour le reste, nous vous renvoyons à l'ouvrage de Mathias Cardet, « L’effroyable imposture du rap ».

 

Une grande partie de notre génération a certainement prit du recul sur le rap, mais nous mésestimons la capacité de cette sous-culture à produire des ambiances délétères et propices à l'hybridation, à l'incivilité, à la violence gratuite, à la criminalité, au terrorisme, et au racisme anti-blanc qui est sa première vertu, qui empoisonne massivement les nouvelles génération qui n'ont pas notre recul. Les blancs découvrent l'existence et l'affirmation des races avec la diversité, sos racisme et le rap.

 

Les histoires de l'esclavage et de la colonisation, des conquêtes et des reconquêtes des razzias et des saintes croisades , du nouveau et de l'ancien monde, du moyen-age et des temps modernes, du néolithique et du postmoderne, se mêlent pour former une histoire unique vue par une internationale exclusive ; c'est la gauche qui a échangé la lutte des classes pour la lutte des races. Terra nova finira par assumer et théoriser ce long processus ; l'effet boomerang de l' « idéologie française » réimportée des états-unis par les « gender studies » finira de tuer la gauche. Suicide ou appel à l'aide ? La dissidence s'interroge.

 

La diversité marque sa différence culturelle et ethnique, et, « américanisée » à la sous-culture cosmopolite des métropoles mondialisées, ne veut, ou ne peut plus s'assimiler aux déconstructions avancées de la postmodernité « à la française » encore trop rétrograde et qu'elle dépasse en allant droit-au-but de l'hybridation ; de l'ère cybernétique où elle s'éclate.

 

Simultanément, les intellectuels antiracistes de la diversité associative, engagée et politisée, tout aussi ensorcelés et conditionnés que leur base turbulente, vont prétendre s'émanciper de la tutelle de l'antiracisme institutionnel français. Tentatives sans trop d'effort et de motivation qui ont échoué ; la diversité associative et engagée est restée sous tutelle de l'antiracisme systémique, et surtout, sous la mamelle des subventions.

 

Cette diversité hybride est odieusement cooptée par le système socialiste et le ministère de l'inculture ; à l'image des « indigènes de la République », incapables de se former en indépendance, en dissidence.

 

D'un côté, l'antiracisme institutionnel piloté par les institutions juives, de l'autre, un nouvel antiracisme piloté par une nébuleuse afro-maghrébine et un islam hybride partagée en plusieurs courants ; dont les groupes de rap étaient les plus radicaux, c'est dire, du moins les plus sincères dans les buts inavoués de ce nouvel antiracisme : l'antiracisme des racisés. De Farida Belghoul à AJ+.

 

Nous avons directement assisté à cette hybridation pilotée du marxisme culturel et de l'islamisme politique par la voie du rap, « hybridation » opérée dans les maisons rouges subventionnées, dans les mjc et autres salles des défaites. Nous ne sommes pas sociologues, nous en convenons, mais le phénomène était massif, à l'échelle de la Belgique, de la Wallonie et du Brabant, il était endémique et financé, auto-géré via les animateurs sociaux.

 

Tant que les blancs n'étaient pas exclus de la diversité et du débat, sans lesquels l'un et l'autre ne peuvent exister, le « racisme positif » de la génération hip-hop aidait à la cohésion sociale, en permettant de nouvelles formes décomplexées de dialogues des deux côtés de la rencontre ; mais d'un côté plus que l'autre. Du dialogue quotidien ; de l'humour entre les peuples sur leurs différences et qui n'ont pas besoin d'intermédiaires pour s'exprimer ; nous sommes passés aux procès permanent sur la nature esclavagiste et colonialiste de l'homme blanc ; et la théorie du « babtou fragile ».

 

Parallèlement, un antisionisme réconciliateur avant l'heure ; plus ou moins en rupture avec les indigénistes, s'est formé aux périphéries de la diversité politisée, par la voie du « rap conscience » forme moraliste et parfois religieuse du rap se revendiquant de la connaissance et de la sagesse, ce phénomène correspond à la fin des années 90 et au début des années 2000, dans toutes les banlieues chaudes de Charleroi à Marseille il y avait des relais de cette cause. Ici, nous parlons de sociologie de terrain et d'expérience, il sera difficile de nous dire que nous n'avons pas vu ce que nous avons vu, de nous expliquer que l'extrême droite et les racistes étaient derrière la diversité antisioniste pour l'inciter à manifester pour la Palestine avec un keffieh dans les rues de Bruxelles ou de Paris, de les entretenir dans la culture de l'excuse engagée, associative, militante, manifestante et émeutière ; entre petite délinquance et grand banditisme, sur fond de rap conscience et d' « ego trip » ; encouragée par les vieux communistes, financée par l'impôt de parents complices et déconfits.

 

Malgré les efforts de certains groupes pour se distinguer de la diversité cooptée et de la diversité enragée, la mixité de ces milieux interlopes empêche ces groupes minoritaires de se différencier, de sortir de ce brouillard idéologique. Des groupes qui, selon nous, sont l'avant-garde de ce qui sera appelé « dissidence ». Déjà antisionistes, pas encore dissidents. En effet, à cette époque, il manquait une « formation intellectuelle » aux artistes et penseurs de ce « courant antisioniste » ; courant très islamisé au demeurant, avec un phénomène de reconversion de musulmans sunnites au chiisme, « La vérité dans la vérité ». Des milieux conspirationnistes où la « vérité » était l'islam pour le résumer brutalement. Soulignons que, dans les faits, la question était le conflit israélo-palestinien et pas la question juive, et, que ce « courant antisioniste » de facture communiste et d'entrisme chiite était pacifique, parce qu'il avait vocation à convertir, il y avait une dimension sociale sincère en dehors de cette vocation finalement secondaire. Dieudonné y trouvera un public.

 

A côté, ailleurs, une véritable dissidence nationaliste existe, mais la diversité antisioniste n'a aucun lien avec ces milieux « racistes » et « antisémites » dont elle ignore l'existence.

 

Le « racisme positif » né d'un conflit à gauche, mais aussi de l'autisme des droites partisanes tandis que l'extrême-droite ; le Front-National, entamait sa stratégie de dédiabolisation, de mise en conformité idéologique avec les « valeurs de la République » et ne pouvait pas être suspectée d'avoir quelque chose à voir avec cette rumeur du retour de la race.

 

Les avants-gardes de la diversité cooptée, du nouvel antiracisme d'émancipation, se confrontent à la démocratisation d'internet et à l'explosion des idées, à l'accès relatif à l'information, à la critique naissante de l'antiracisme, c'est-à-dire qu'il y a un faux départ métapolitique qu'elles n'avaient apparemment pas anticipé, elles n'avaient pas pressenti la puissance des réseaux sociaux ni ne s'étaient méfiées des « courants antisionistes ». Elles sont extrêmement mauvaises, dans leurs constructions idéologiques hasardeuses, leurs positions politiques scabreuses et leurs déclarations publiques nébuleuses, une pensée hybride entre charia et progressisme, elles seront vite dépassées par les courants antisionistes et conspirationnistes, les distorsions du rap et les bruits du 11 septembre qui brouillent leur communication.

 

Sur internet, c'est la ligne d'Alain Soral et d’Égalité et Réconciliation, via Dieudonné, qui prendra le dessus en terme d'avant-garde antiraciste et antisioniste dans les rangs de la diversité branchée et connectée qui s'affirme judéocritique, ensuite, qui se précise antisioniste, et finalement s'avoue antisémite, avant de se renier, etc...

 

La diversité n'est plus tant antisioniste que cela et perd rapidement sa critique de l'antiracisme quand il s'agit de remettre son propre rôle en question et de contre-carrer les plans diaboliques du sionisme omnipotent, omniscient et omniprésent en validant la préférence de civilisation et, par extension, la remigration, pour combattre le sionisme métisseur et dissolvant.

 

La diversité ne supporte pas la réaction française contre l’africanisation et l'islamisation de la société et supporte encore moins l'idée d'une conscience raciale pour les blancs.

 

A ce moment précis, la conscience raciale qui se ranime dans le cœur des blancs mélangés n'a toujours aucun rapport avec la droite et encore moins avec l'extrême-droite ; et tout cela se terminera avec un essai d'Houria Bouteldja au titre bien senti : « Les Blancs, les Juifs et nous ». Merci Houria !

 

Après les attentats, de Mohammed Merah à Mickaël Harpon, la diversité en rajoute, réjouissance et complotisme, parfois un mélange malsain des deux, elle se moque et menace les européens de la génération dissidente qui s'organisent en résistance politique, une dissidence qui était déjà en rupture avec la diversité associative et engagée et qui est désormais en rupture avec la dissidence antiraciste et antisioniste ; qui s’avéreront être les deux faces de la même subversion antifasciste et antiraciste dans nos rangs sous couvert de souverainisme.

 

C'est la diversité qui montre clairement la porte de sortie de l'antiracisme aux blancs de la génération dissidente et à ses meilleurs élèves, ceux qui posent trop de questions. Nouvelle diversité qui se veut « Nouvelle Fronce », la France sans les blancs, la France sans l'aimer, et qui, ne voulant pas en finir avec la repentance espérant des rentes à l'instar des juifs, propose aux blancs de payer ou de se séparer chez eux.

 

A la fin, de se soumettre totalement à l'islam et « aux humeurs du khalifat » au nom de l'antisionisme. Les blancs qui refusent cette hybridation et ce projet de réconciliation par le chèque redeviennent instantanément des blancs et des racistes qu'ils n'étaient pas une heure auparavant, la diversité leur signifie qu'ils sont la cible à abattre et les djihadistes mettront la menace à exécution finalement peu de temps après ces épisodes : la « conscience raciale des blancs » était née au sein de la gauche antiraciste paroxystique et de la dissidence antisioniste paradoxale. Merci qui ?

 

Nous refusons que l'on nous parle de racialisme et d'extrême-droite pour nous expliquer ces phénomènes de prise de conscience raciale où racialisme et extrême-droite sont absents du début à la fin. Il y avait la diversité et toutes les gauches en mouvement, strictement rien d'autre.

 

Nous pensons que, pour la génération dissidente, la critique de l'antiracisme, qui mène au racisme positif, naît paradoxalement à gauche, de la transformation de l'anticapitalisme en autre chose et sa division en plusieurs courants, de l'antagonisme entre un courant altermondialiste et un courant antimondialiste plus radical. Notons que la démocratisation d'internet et l'accès à d'autres visions « anticapitalistes » du monde met en lumière le dégoût que provoque naturellement l'ethnomasochisme chez les gens normaux, et quand nous employons « naturellement » et « normaux » ça ne sont pas des abus de langage, parce qu'avant internet, les gens ne savaient pas que l'antiracisme et l'antifascisme allaient aussi loin dans la détestation de soi. Les gens pensaient qu'il était question de ne pas haïr l'autre, d'être accueillants, curieux, en empathie, mais ça n'était pas le cas, et les passages en force de la gauche antifasciste et altermondialiste, à coup d'antiracisme et d'ethnomasochisme – c'est toujours de la faute de l'occident et des blancs –, pour justifier les flux migratoires et imposer le « vivre ensemble » ont très vite démontré leur obscénité une fois confronter aux idées nationalistes et non-conformes. Ils sont en complet décalage avec la révolution raciale accomplie par la diversité qui s'est séparée depuis près de deux décennie et qui titille racialement les blancs.

 

L'influence nationaliste viendra bien plus tard et quand elle sera passée au crible de l’adoucissant souverainiste. L'immigration et le « vivre ensemble » à marche forcée dans une ère post-industrielle et à la lumière de la pensée marxiste ne peuvent être compris autrement qu'armée de réserve du Capital et qu'une pression salariale... Nous pourrions parler de doctrine sociale de l’Église, la gauche n'a pas l'exclusivité du social bien entendu, mais c'est un autre volet.

 

Les gauches cherchent alors un moyen de se distinguer sur la question du mondialisme entre alter et anti, la position antisioniste va trancher ce débat et une dissidence va coupler mondialisme et sionisme qui vont devenir des synonymes pour désigner l'ennemi.

 

L'antiracisme, que les blancs désertent, recrute dans la diversité et chez les musulmans, et l'anticapitalisme, que les blancs quittent, recrute dans la diversité et chez les musulmans ; somme nulle pour la gauche, statu-quo contre le « capitalisme », coup double pour les musulmans radicalisés, neutralisation par anticipation de la dissidence antisioniste par l'antiracisme subversif et l'islam hybride qui sont à sa base.

 

L'ère numérique naissante confirme la désindustrialisation terminale et affirme la société de services comme nouveau modèle économique du monde occidental, avant même d'introduire la notion d’intelligence artificielle au débat, nous prenons conscience que le marché de l'emploi va muter vers les métiers du hight tec et que, pour résumer, nous allons vers une société d'artisans, de techniciens et d'ingénieurs plutôt que de manœuvres et d'ouvriers ; mais nous en prendrons réellement conscience plus tard et sans doute trop tard...

 

Les flux migratoires ne se sont pas arrêtés avec l'altermondialisme ou l'antisionisme...

 

Il n'y a pas de « cohésion nationale » qui soit encore viable, souhaitable et possible ;

 

l'immigration-assimilation-installation-communautarisation-acceptation-acceleration-intégration-hybridation-consternation-invasion-insertion-colonisation-concession-radicalisation-concertation-extrêmisation-démoralisation-séparation-résignation-répartion-conciliation-agression-sidération-submersion-réconciliation-partition-désertion-occupation-collaboration-domination- soumission,

 

interdit l'idée même d'une assimilation des différentes couches migratoires majoritairement musulmanes et qui ne respectent pas nos lois, nos droits, nos peines, nos joies et nos mœurs de Cité.

 

La crise de l'assimilation qui n'est même plus d'actualité alors que les pouvoirs publics parlent d'intégration, voire d'insertion, et l'incapacité des immigrés à s'assimiler, s’intégrer ou même s’enserrer collectivement dans la société occidentale, créent des situations de séparations et de partitions du territoire. Ce qui est difficilement acceptable pour un antiraciste lui-même puisque l'antiracisme tient sur les mythes de l'assimilation, de la cohésion nationale et du vivre ensemble. « Vivre ensemble » qui n'a jamais été qu'un vivre à côté, puis un vivre avec, qui vire aujourd'hui en vivre séparé pour finir en vivre remplacé...

 

« A cette fin, ils abusent du vrai concept de l'humanisme et même du commandement chrétien de la charité. » Mgr Athanasius Schneider

 

Le racisme positif est une prise de conscience et n'est pas une construction idéologique national-sioniste. S'il prend, petit à petit, une forme métapolitique et spectaculaire, c'est uniquement parce que la critique radicale de l'antiracisme et du racisme anti-blanc mène forcément à la question raciale et celle de l'assimilation ; à la réponse de la remigration contre le réconciliation impossible.

 

La question raciale est alors amplifiée par les phénomènes d'incivilité, d'insécurité, de terrorisme, d'invasion migratoire ; par le refus du débat et la censure des antiracistes de touts bords en toutes matières.

 

Alors, effectivement, quand la question raciale, que la gauche a chauffé à blanc, vient percuter la réalité noire de l'immigration-soumission ; de l'africanisation-islamisation, on commence à jouer avec le feu, puis on se brûle.

 

La conscience raciale – la conscience d'appartenance à un groupe ethnique (haplogroupe) et d'une allégeance métaphysique à une race intérieure ; à une certaine race d'hommes – revient par instinct de survie et de préservation de l'espèce qui est source de vie, ça n'est pas une construction idéologique raciste à vues politiques délirantes et totalitaires. C'est la verticalité du vivant qui s'exprime. Nom de Zeus !

 

L'inconséquence de la dissidence antisionistela censure idéologique du néo-souverainisme et la tautologie de l'antisionisme – sur la question raciale force la dissidence à bricoler des concepts foireux contre le racisme positif, décomplexé et décontracté de la génération dissidente en rupture.

 

L'antisionisme français est devenu une justification antifasciste de la démographie musulmane et de la présence islamique en Europe pour lutter contre l'oligarchie juive que la gauche ne peut pas nommer et combattre elle-même par la médiation de l'antiracisme et de la religion de la Shoah. Mais pour le moment, nos mercenaires musulmans réconciliés se retournent contre nous...

 

Alain Soral et Dieudonné ont attaqué frontalement le sionisme et les coteries juives sous couvert d'un antiracisme conséquent, avec en bout de course le même résultat de la somme nulle idéologique et politique de l'antisionisme et de l'antiracisme.

 

L'essentiel du débat et de la rupture s'est fait à gauche, et rien qu'à gauche, en tout cas pour une bonne partie de la génération dissidente ; ce que n'ont certes pas manqué de remarquer les nationalistes, bien entendu, mais à quel prix pour le nationalisme ?

 

Les nationalistes se sont engouffrés dans la faille antisioniste pour voir leurs militants sombrer dans ses abîmes complotistes.

 

En effet, leur tentative d'entrisme nationaliste par opportunité antisioniste et à la gauche de la dissidence a provoqué une hybridation idéologique du nationalisme et du souverainisme qui a formé un néo-souverainisme bâtard, une extrême-droite marxiste paradoxale. Extrême-droite marxiste paradoxale, levogyre et paroxystique entamée et consumée par la Nouvelle Droite au tournant des années 2000 sous la pulsion d'Alain de Benoist et son virage socialisant par animisme païen. Alain de Benoist qui, comme Alain Soral et Pierre-Yves Rougeyron, parie sur Jean-Luc Mélenchon pour incarner l'homme fort de la droite patriotique, ce qui caractérise de nombreux néo-souverainistes...

 

Les néo-souverainistes après avoir coulé le paquebot Front-National ; au su et à la longue vue des pirates nationalistes qui n'ont pas canonné et abordé la flotte néo-souverainiste ; n'ont désormais plus qu'à détruire la petite flotte occidentaliste qui s'est repliée. Cette Nouvelle ex-Droite est problématique pour les européistes fondamentaux, les néo-occidentalistes et les eurasistes ; c'est à dire les trois tendances potentiellement révolutionnaires neutralisées par le néo-souverainisme et les droites contaminées. La Troisième voie, c'est nous !

 

L'ère cybernétique ouvre la porte aux hybridations ; aux syncrétismes et aux paradoxes, autrement dit à la schizophrénie idéologique, politique, philosophique et religieuse de nos milieux.

 

L'extrême-droite tiers-mondiste a fait entrer la subversion néo-souverainiste dans le camp national via l'antisionisme et un complotisme excessif. La première génération dissidente qui comprenaient, consciemment ou inconsciemment, les limites de l'antisionisme, du complotisme, du souverainisme (et qui basculait vers le nationalisme-révolutionnaire) à chercher une Troisième voie qu'elle ne trouvera pas. La dissidence antisioniste, le camp national-catholique et les tercéristes se sont confondus au profit d'un néo-souverainisme fantomatique ; la dissidence a prit les commandes de ce mouvement de fait. Nous autres, continentalistes, avons trouvé refuge dans l'eurasisme et la perspective boréale. Plus tard, d'autres dissidents en rupture et des nationalistes authentiques (précurseurs dans la critique frontale de la dissidence) ont fait émerger un occidentalisme pragmatique pour sauver les meubles.

 

Tout le monde de nos milieux reconnaît l'antiracisme militant des médias comme marqueur de leur malhonnêteté intellectuelle générale, mais qu'en est-il de l' « antiracisme conséquent » de la dissidence ?

 

D'un autre côté, la majorité silencieuse est tétanisée et tente d'éviter l'inévitable, l'inévitable non-débat et la perspective d'une guerre civile, religieuse et raciale.

 

Les médias qui organisent le non-débat, la censure qui sidèrent et tétanisent les français, sont-ils les seuls responsables de cette situation ?

 

A Dieu, ce qui est à Dieu.

 

Le nationalisme est mort ; vive l'occidentalisme !

 

Racisme positif ; catharsis et effet de mode

 

« La catharsis (en grec « κάθαρσις » signifie « séparation du bon avec le mauvais ») est un rapport à l'égard des passions, un moyen de les convertir, selon la philosophie aristotélicienne en rhétorique, esthétique, politique. À l'ère contemporaine, en psychanalyse, à la suite de Sigmund Freud, la catharsis est tout autant une remémoration affective qu'une libération de la parole, elle peut mener à la sublimation des pulsions. En ce sens, elle est l'une des explications données au rapport d’un public à un spectacle, en particulier au théâtre. » (source)

 

L'expression métapolitique du racisme positif sur les réseaux sociaux a une fonction cathartique ; et de « mise-en-esthétique du réel », qui permet, par la création ; et la « mise-en-scène des conflits », de supporter le totalitarisme de la bien-pensance et la laideur de la sous-culture postmoderne : rap, art contemporain, cinéma d'auteur, télé réalité, chaîne d'informations en continu, culture pub, tout pornographique, vraie-fausse caméra cachée et « expérience sociale » (prank), happening lgbt, tutoriel maquillage, développement personnel, coaching relationnel ; toute cette culture youtube d'adolescents ou d'adulescents arrogants et prétentieux qui t'expliquent la politique, la vie, l'amour avant d'avoir terminer leur croissance et de ranger leur chambre ; toutes ces merdes non-genrées qui se superposent sur nos écrans.

 

Cependant, nous distinguons la « culture geek » de cette sous-culture internet postmoderne, notre critique de cette « sous-culture » est partagée par de nombreux internautes qui produisent du beau ; de l'utile, du solidaire et du gratuit (au sens de non-lucratif).

 

Le « racisme positif » est un phénomène générationnel, il est typique de la génération dissidente, il né de cette rupture entre la dissidence historique qui cible prioritairement le « sionisme » et une dissidence en résistance totale, qui aborde la question raciale et pense impossible une réconciliation : une convergence des luttes.

 

L'antisionisme (et le thème de la liberté d'expression) a remplit une fonction pédagogique et cathartique jusqu'à sa transformation en « blocage antifasciste » au sein de la dissidence. La dissidence a perdu ses effets libérateurs par son incapacité au débat et sa capacité à la censure.

 

Le racisme positif décomplexé et décontracté à la mode dans la dissidence, le camp national et la diversité branchée est un phénomène de société qui parcoure le monde occidentale, qui n'est pas étudié et comprit à sa juste valeur, son intérêt sociologique échappe aux intellectuels. C'est une inversion des pôles.

 

En effet, le « raciste positif » a pour activité principale de tourner en ridicule les « social justice warrior ». Trolling, clash, mème, détournement, article, émission radio, la gauche se fait déboîter sur les réseaux sociaux ; les « racistes positifs » règnent en maîtres. Il y a « dissonance cognitive » entre la réalité virtuelle de l'antiracisme dans la société et la virtuelle réalité du réalisme racial sur les réseaux-sociaux.

 

Le racisme positif est la prophétie auto-réalisatrice des antiracistes, des antifascistes et des antisionistes. La dissidence est son propre complot. Game over.

 

Le néo-occidentalisme et ses courants dans la droite française ; au-delà de l'extrême-droite, l'Occident

 

« L'occidentalisme est un courant de pensée né dans l'Empire russe dans la première moitié du XIXe siècle. Il recouvre une multitude de théories (aussi bien libérales que socialistes, ou anarchistes) dont le point commun est de considérer que la Russie est arriérée et que c'est l'Occident qui doit lui servir de modèle de développement. » (source)

 

La définition de « néo-occidentalisme » est ouverte, en effet, nous ne trouvons pas de référence historique d'importance et qui vous empêcherait de vous accaparer cette dénomination ; la filiation avec l'occidentalisme russe n'est pas obligatoire, et ne nous semble pas être un contre-sens idéologique qui prêterait à des confusions.

 

Le mouvement Occident « fondé en 1964, était un mouvement politique français d'extrême droite. Dissous le 31 octobre 1968, il fut remplacé par Ordre nouveau » – avec lequel vous partagez de nombreux points concernant vos orientations politiques est aussi une source pour le néo-occidentalisme. Un point de désaccord est que le mouvement Occident était antilibéral par oppositions aux états-unis tandis que le néo-occidentalisme à une critique mesurée du libéralisme et des états-unis.

 

Nous distinguons, actuellement, trois marqueurs pour définir le néo-occidentalisme : racisme positif ; « archéo-futurisme » ; libéralisme économique.

 

Un occidentalisme nationaliste et libéral déployé par Henri de Lesquen ; le Carrefour de l'Horloge, le Parti National-libéral et Radio Athena.

 

Un occidentalisme populaire et communautaire que vous incarnez avec l'équipe de Suavelos ; le Cercle Cobalt d'Hassen Occident et Fréquence Occident. Sans oublier Yann Merkado, militant pour le port d'arme défensif et co-fondateur de Suavelos, particulièrement censuré sur les réseaux-sociaux.

 

Un occidentalisme métapolitique et expérimental animé par Boris le Lay et l'équipe de Démocratie participative.

 

(Aussi, à la périphérie de l'occidentalisme, il y avait le « Rendez-vous dissident » (Raptor Dissident, Papacito et Tepa) qui propageait une forme de racisme positif dans la diversité branchée et connectée. Mais cette aventure a prit fin suite à des pressions de Soral et Dieudonné sur Ismaïl Ouslimani et le projet « Monte une équipe ».)

 

Les occidentalistes se revendiquent d'une alt right « à la française » et la référence au mouvement survivaliste (collapsologie et prospectivisme) des années 2010 avec les livres G5G (Drac) et Survivre à l'effondrement économique (San Giorgio) ; aux éditions du Retour aux Sources, nous semble indiquer une filiation qui correspond à la génération dissidente et être un prémisse du communautarisme blanc. La particularité du Retour aux Sources étant de traduire des auteurs anglo-saxons et d'établir des ponts entre deux sphères du monde occidental, ce qui caractérise l'occidentalisme dont l'idéal est l'ethno-état.

 

Le néo-occidentalisme est déjà en germe dans la scission de la Nouvelle Droite, et il n'est pas étonnant que Guillaume Faye devient, à titre posthume, le premier essayiste néo-occidentaliste en signant son dernier ouvrage, son testament politique. Nous pensons que cet essai et sa critique positive par les occidentalistes peuvent jeter les bases doctrinales d'une théorie politique néo-occidentaliste qui reste à construire.

 

Les néo-occidentalistes sont réciproquement engagés dans une métapolitique attractive, réactive, offensive, corrosive et agressive entre divertissement, commentaires d'actualité et analyses approfondies sur des sujets de société ; autour de grands thèmes, en utilisant les codes des réseaux sociaux, en s'adaptant à la censure par des innovations techniques ; le tout motivé par un racisme positif décomplexé et décontracté qui peut nous rappeler l’antisémitisme décomplexé et décontracté de Dieudonné.

 

Cependant, les différents courants qui se partagent les militants occidentalistes ne dialoguent pas en intelligence (culture du clash) et sont plus ou moins opposés selon les périodes.

 

Suavelos est, selon nous, la forme la plus réaliste et pragmatique ; la plus accessible et la plus « humble », de néo-occidentalisme, qui organise le communautarisme blanc et se lance dans l'édition (ce qui peut s’avérer primordiale pour le développement de la théorie politique néo-occidentaliste).

 

Démocratie Participative et le PNL ne vise, selon nous, pas tant l'action politique qu'une stratégie que nous pourrions résumer par la théorie de la fenêtre d'Overton, une option métapolitique nécessaire mais incomplète. Ces stratégies nous apparaissent complémentaires, mais une animosité persiste entre les courants occidentalistes, et les réseaux-sociaux, qui exacerbent les tentions, n'y sont pas pour rien ; les réseaux-sociaux sont le point fort et le point faible de l'occidentalisme.

 

La dissidence et le camp national devraient vous considérer davantage, ne serait-ce que pour la respiration que vous avez permise à la génération dissidente après la vague d'attentats terroristes islamiques qui a touché la France et tous les faits de société liés de près ou de loin à l'immigration qui sont advenus depuis ; du fait divers au pacte de Marrakech. La dissidence et le camp national sont incapables de produire une catharsis à hauteur des événements. L'autisme radicale et le mutisme racial des néo-souverainistes et des nationalistes est davantage un vecteur de « guerre civile » que la catharsis du racisme positif.

 

La dissidence réconciliatrice redoute la « guerre civile raciale » mais elle participe à sa provocation en voulant cacher le désert sous le QI (ce qui ne veut absolument rien dire), par sénilité marxiste de ses élites et fragilité antiraciste de ses militants.

 

O&R ; Occidentalité et Remigration

 

Le néo-occidentalisme est une jeune idée ; un jeune mouvement, avec des racines anciennes, des filiations certaines. Un mouvement qui devra trouver des moyens d'expression moins corrosifs pour continuer à exister. Vous développez une littérature de combat typique du néo-occidentalisme, il vous reste, collectivement, à construire une œuvre philosophique, politique et géopolitique qui sera nécessaire pour justifier le néo-occidentalisme en que Quatrième théorie politique européenne. Afin d'échapper à la subversion néo-souverainiste du non-être vous ne pouvez que faire mouvement et entrer en politique ; quitte à être réalistes et pragmatiques, soyez « terre-à-terre » ou le néo-occidentalisme retournera dans les ténèbres de la « conspiration atlantiste » et du « complot juif » ; comme le néo-souverainisme est déjà dans les oubliettes de l'histoire et des idées politiques.

 

L'effet de mode du « racisme politique » s’atténuera tandis que le néo-occidentalisme devra monter en puissance.

 

On ne peut pas passer sa vie à retourner la table et rebattre les cartes, un moment donné, il faut ramasser les chaises, s’asseoir et jouer avec les règles des gentilshommes. Du Cyber-Nazi à la Gentilis virtus. La Gentilis virtus contre les « Gentils virus »...

 

« Gentilis, gentilitas. Aujourd'hui chacun pense à une personne courtoise, affable, bien élevée. Le terme antique renvoyait par contre à la notion de gens, la race, la caste ou le lignage. Pour les Romains, était « gentil » celui qui possédait les qualités dérivant d'un lignage et d'un sang bien différenciés, lesquelles peuvent éventuellement, et comme par réflexion, déterminer une attitude de courtoisie détachée, chose très différente des « bonnes manières » que peut aussi posséder le parvenu(1) après avoir lu un manuel de savoir-vivre - et différente, également, de la vague notion moderne de « gentillesse ». Peu de gens sont aujourd'hui capables de saisir le sens le plus profond d'expressions comme « un esprit gentil » et autres, restées comme des prolongements isolés chez des écrivains d'autres temps que le nôtre.



Virtus. La « vertu » au sens moderne n'a rien à voir avec la virtus antique. Virtus désignait la force de caractère, le courage, la prouesse, la fermeté virile. Ce terme dérivait de vir, l'homme véritable, non l'homme dans un sens général et naturaliste. Le même terme a pris, dans la langue moderne, un sens essentiellement moraliste, très souvent associé à des préjugés d'ordre sexuel, au point que, se référant à lui, Vilfredo Pareto a forgé le terme « vertuisme » pour désigner la morale bourgeoise puritaine et sexophobe. Quant on dit une « personne vertueuse », on pense aujourd'hui à quelque chose de bien différent de ce que pouvaient signifier par exemple, à l'aide d'une réitération efficace, des expressions comme celle-ci : vir virtute praeditus. II n'est pas rare que la différence se transforme en opposition. En effet, une âme forte, fière, intrépide, héroïque est le contraire de ce que veut dire une personne « vertueuse » au sens moraliste et conformiste moderne. Le sens de virtus comme force efficiente ne s'est maintenu que dans certaines locutions particulières : la « vertu » d'une plante ou d'un médicament, « en vertu » de ceci ou de cela. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Enculé va !

 

Remigrationisme ; niveau zéro sous la méridienne

 

Nous sommes tous passés à côté du sujet de la remigration.

 

Nous pouvons nous persuader du contraire ; en parler matin, midi et soir ; penser que nous tenons le bon bout ; mais nous ne maîtrisons pas le sujet, et ne savons pas en parler, nous n'en avons aucune idée, pas un début, pas une fin.

 

Le thème de la remigration n'avait besoin d'aucun effet spécial ou de style ; nous ne tournons pas un film et ne réécrivons pas le « Camp des Saints ».

 

Dans nos milieux, le concept de remigration est de l'ordre de la pensée magique, de l'incantation.

 

C'était une question sérieuse et qu'il fallait poser sérieusement. Nous avons collectivement saboté ce sujet, et il n'y a plus rien à en dire, que les danses rituelles des griots de la remigration et les larmes de crocodiles des marabouts de la réconciliation.

 

Il ne s'agit pas de programme politique ou de « métapolitique » ; ni la version lesqueniste, ni la version camusienne, ni la version bistrotière (sans mépris aucun ; nous n’abhorrons point la « France de Campagnol »...) et ni la version Robinson Crusoé ne répondent aux impératifs et aux pistes de réflexion ouvertes par Laurent Ozon (et Le mouvement pour la Remigration). Il s'agissait d'une nouvelle école, d'un réseaux à constituer, d'une vision géopolitique à construire, d'un déroulé politique dans le temps à anticiper, d'une entreprise diplomatique à préparer, d'un développement économique à repenser... De tout un ensemble de « tâches » à accomplir en amont. Le projet, tel qu'il a été pensé par Laurent Ozon, est dormant ; pour des raisons de personnes et de tempérament si nous avons bien comprit...

 

Quoiqu'il en soit, perdre les travaux et la pensée de Laurent Ozon sur ce sujet, sa capacité à prendre la tête d'un tel mouvement, est dommageable. Connaître les temps de la remigration selon des critères et des données qui échappent autant à Henri de Lesquen qu'à Renaud Camus n'est pas si évident qu'il n'y paraît et ne se résume pas à des professions de foi dont nous connaissons les vertus politiques de la démagogie...

 

En réalité, les problèmes relationnels sont une plate excuse pour ne pas travailler en intelligence et se sustenter d'un tract, d'un slogan, d'un programme, pour tirer la couverture à soi. Et nous le comprenons, parce que penser la remigration demande des compétences dans des domaines aussi divers qu'ils sont nombreux – de l'écologie à la diplomatie ; en passant par des considérations géopolitiques, économiques, militaires, commerciales ; de connaissance approfondie des différents groupes sujets à la remigration ; pour résumer, tout le spectre des interactions politiques et des prises de décision à tous les étages de la chaîne de commandement et des leviers à activer – et qui dépendent d'une coordination ; d'une technicité, qui reste à « inventer ». Celui qui écrit un programme de remigration n'a pas comprit le sujet de la remigration. Et nous restons très courtois pour ne pas esbaudir les cœurs affables.

 

La remigration n'est pas une question de volonté. Si demain, la remigration était votée, personne ne serait capable de la mettre en œuvre.

 

Votre projet, notre tragédie.

 

Les bons mots ne réalisent pas les vœux. La remigration, comme la réconciliation, c'est une main tendue mais ferme. Dommage que réconciliation et remigration ne se soient pas rencontrées...

 

Nous pourrions éventuellement citer Vincent Vauclin qui s'est inspiré de Laurent Ozon, qui a eu l'élégance de justifier le slogan par une réflexion minimale sur le sujet et qu'il a exposé dans un livre avant d'introduire la remigration à son programme.

 

Si vous souhaitez sérieusement rendre possible la remigration et comprendre le champ des possibles en la matière, allez rechercher Laurent Ozon. Il n'y a pas d'autre voie pour aborder sereinement ce sujet que nous devons intégrer à notre combat pour la bio-diversité du vivant.

 

Nous aussi, nous y retournerons, au Soleil, Daniel.

 

Paganisme vs Catholicisme ; le sourire de Sion

 

« Le monothéisme absolu a toujours répugné à l’ardente imagination créatrice des Aryens, il est resté le dogme des Sémites nomades [...]. »Gustave Le Bon, « Rôle des Juifs dans l’histoire de la civilisation », 29 septembre 1888

 

« Mon Paganisme n’a rien de spiritualiste ni de mystique; il est charnel, vécu, je dirais: poétique et totalement personnel. Mon itinéraire est tout sauf “spirituel”, mais purement sensuel. La richesse du Paganisme, que ne possède aucune autre “religion”, c’est qu’on y trouve une extraordinaire pluralité de sensibilités : du Paganisme des bois et de l’enracinement, à celui du déchaînement de la technoscience ; du Paganisme des brumes de la lande à celui des divinités du feu solaire. Du Paganisme des fontaines et des nymphes à celui du bruissement sourd des batailles, de celui du chant des fées ou du galop des lutins dans les sous-bois, à celui du tonnerre des réacteurs, de celui des grands Dieux tutélaires à celui des lares. Mais le génie du Paganisme, c’est de rassembler dans une totalité cosmique et organique l’ensemble des passions humaines, avec leurs misères et leurs grandeurs. Le Paganisme est bien le miroir du monde vivant. » Guillaume Faye, Les Titans et les Dieux (entretien avec Guillaume Faye)

 

Le sujet du paganisme ; d'une philosophie païenne du combat politique, ne manque pas d’intérêt, mais opposer paganisme et catholicisme en mode « vs » me semble hors-sujet et destructeur.

 

En effet, nous constatons, depuis des années, que ce débat d'opposition, tel qu'il est proposé, ne mène à rien, à des effets incapacitants sur nos efforts de reconquête culturelle et spirituelle. Nous pensons que la polémique, telle qu'elle est posée, renfrogne les catholiques sincères, renforce la thèse « judéo-chrétienne » que nous rejetons ardemment et que, très souvent, les néo-païens ont une approche très « monothéiste » du paganisme, de l'idée qu'ils s'en font.

 

L’Église catholique traverse une crise morale sans précédent et les catholiques sont en face de leurs responsabilités. Nous comprenons que l'institution est menacée de l'intérieure, et, il est vrai, prend des positions politiques immigrationnistes qui sont inacceptables.

 

Cela dit, nous pensons que l’Église, qui ne se résume pas au papisme, a forcément un rôle à jouer, nous comprenons sa fonction sociale à la fin des temps ; son rôle dans la société, ses œuvres, son travail d'archivage (à ne pas négliger), sa charge de transmission de la tradition européenne occidentale, ses secrets, autant de nécessités que les néo-païens ne peuvent pas remplacer, par quelle filiation ? Quel magistère païen ?

 

L’Église Catholique est multiforme ; complexe, et, à travers ses ordres, la pluralité de sa spiritualité est présente, plus ou moins païenne, plus ou moins dogmatique selon les ordres, le caractère national est respecté dans la plupart des églises catholiques d'Europe qui ont été longtemps le refuge de l'extrême-droite, mais c'est la Nation qui dit qui elle est à l'Eglise et pas l'Eglise qui dit ce qu'est la Nation. Ne doutons pas que la Tradition persiste et que le soleil se lèvera sur les clochers. Les traditionalistes païens, catholiques et orthodoxes animeront la « parousie », réaliserons les prophéties inscrites dans la continuité cyclique des événements qui mène à la prochaine Révélation ; une nouvelle mutation, et accueillerons la nouvelle religion qu'imposeront les Grands Temps. Patience.

 

Qu'est-ce que le paganisme dans la postmodernité ? Une esthétique ? Une nostalgie ?

 

L'étude des anciens paganismes européens et des traditions locales à travers les ages et les siècles est primordiale. Nous n'avons rien contre l'esprit païen et nous sommes pour l'étude enracinée du paganisme. Les monastères ont exhumés des traditions païennes de leurs tombeaux et les font survivent au sein de l’Église catholique et au cœur de la littérature. J'ai vu plus d'esprit païen chez des érudits traditionalistes et catholiques que chez les néo-païens de la Nouvelle Droite esthétisante.

Aucun traditionaliste, ni même de catholique du quotidien, ne dérangent et n'empêchent les néo-païens de vivre nous semble-t-il ?

 

Nous admettons le caractère « dysgénique » attribué au monothéisme (et, par extension, au christianisme) mais nous ne lui trouvons pas les mêmes causes que les néo-païens postmodernes.

 

En effet, nous comprenons que les monothéismes, depuis le manichéisme, qui prétendent au temps linéaires, s'inscrivent dans un temps cyclique qui leur échappe et zoom sur un age ; une ère, qui correspond à une fin de cycle, par nature dysgénique, décadent, et qu'ils confondent avec l'éternité.

 

Si on admet le dysgénisme on admet la décadence, ou il y a un problème de raisonnement, de logique, ce que les traditionalistes qualifient de décadence, les bio-généticiens le qualifient de dysgénisme ; constat similaire dans des disciplines différentes ? La science confirme la philosophie qui est mère de toutes sciences... Mais vous le savez mieux que moi.

 

Est-ce le catholicisme qui est décadent et dysgénique ou sont-ce les Temps dans lesquels il s'inscrit ; auxquels il résiste d'une certaine façon, qui sont par nature cycliques et dans une phase « dysgénique » ? Le paganisme a connu sa décadence, son dysgénisme. Il s'est sauvé par le christ.

 

Les païens, qui ont une vision traditionnelle et donc cyclique du temps, répondront d'eux-mêmes à la question. Si le paganisme à l'état pure, archaïque, correspondait à notre age, il existerait en tant que tel ; par les Dieux et selon les anciens cultes, ce qui n'est pas le cas et ce qui ne veut pas dire que le paganisme n'est pas présent : où ce serait-il envolé ? Le paganisme est partout, particulièrement dans la religion catholique.

 

« La dévirilisation contemporaine du vieux monde chrétien n’est rien d’autre que le résultat final de la prégnance des valeurs judéo-chrétiennes en Occident. Par la même occasion, le défi prométhéen posé par la biotechnologie – un eugénisme positif qui intervient directement dans le génome pour améliorer l’hérédité – pose un terrible problème, qui heurte les sensibilités issues du créationnisme monothéiste et de l’anthropocentrisme. Mais il était anticipé dans l’imaginaire archaïque du paganisme européen. Non seulement l’homme devient créateur de lui-même, auto-manipulateur, mais il se trouve immergé dans le vivant, comme « objet biologique », au même titre que n’importe quel animal. Tout ceci se ramène à la mort conjointe de l’anthropocentrisme et du déisme métaphysique : l’homme se fait lui-même, il est à la fois démiurge, rival du divin, et, dans le même mouvement, il se pose comme matière vivante modelable. » Guillaume Faye, Interview de G. Faye par Grégoire Canlorbe

 

Nous insistons mais, en dehors de toutes réflexions historiques ou philosophiques sur la nature du paganisme, du catholicisme et du temps, nous ne connaissons pas, à l'heure actuelle et pour rester pragmatique, d'autorité païenne, opérative et légitime, d'un Ordre païen suffisamment puissant et capable de remplir la fonction de Religion justifiée.

 

Les néo-païens trouveront des réponses dans le retour des Grands Temps ; pas avant.

 

L'Europe est de spiritualité païenne et de religion chrétienne, il n'y a, en vérité, pas de débat et pas de nécessité à entretenir une polémique stérile sur la question dans une perspective politique et de combat.

 

Où en serions-nous sans la rectification des paganismes antiques qui ne croyaient plus en eux par la Révélation christique (le Christos grec et la quête du Graal – l'Antique et le Médiéval) ?

 

L’œuvre alchimique de la transmutation du paganisme et du christianisme en « pierre unique » ; en l'or catholique, porte un nom. France.

 

Nous ne pouvons pas d'un côté croire aux anciens dieux, et ne pas croire à la prédominance du Dieu caché (Deus Totius) à la « Fin des Temps ». Les néo-païens reviennent sur deux mille ans d'histoire et réclament leur terre promise ; des mondes engloutis... Une position toute sémitique. Antitraditionaliste. Et qui, nous insistons, ne correspond à aucunes prophéties.

 

La redécouverte du Nouveau monde – de la Terre Verte – témoigne de la nature « apocalyptique » du polythéisme non-rectifié par la Révélation, qui se perpétue après sa fin et bascule dans de noires magies, dans le dysgénisme intégral. Le miracle catholique exemplaire de la conquête espagnole prophétique (et attendue) qui met un terme à un rituel sacrificiel et auto-génocidaire discontinu qui implorait sa délivrance depuis trop longtemps n'est pas un pur hasard, ça n'est pas nous qui le disons, ce sont les prophéties et l'histoire réalisée. Une certaine « cruauté » païenne s'est exercée contre son absurdité. Les réminiscences, guerrières, du paganisme, ne sont pas rare dans l'histoire de la chrétienté qui en a gardé les armes, la volonté.

 

Nous entendons discuter de la possibilité d'« innovation religieuse » sans référence aucune à la Tradition, à l'Héritage, mais les « innovations religieuses » dépendent des « signes des temps », elles se justifient, par de longues chaînes de transmission ; des filiations historiques, ésotériques, littéraires, prophétiques. Nous ne partons pas de zéro, jamais.

 

Nous ne comprenons pas cette idée de création de religion néo-païenne ex-nihilo alors que nous ne sommes pas capables de décliner une théorie politique...

 

Les prophéties de la contrelittérature de combat ou, par exemple, les apparitions mariales de Fatima, de la Salette, de Međugorje ; de « notre dame » qui s'incarne en paysanne pour « sauver » Jean Parvulesco sorti des eaux froides concentrationnaires vers la France et l'Eurasisme de la Fin en le réchauffant et lui donnant un morceau de pain ; annoncent-elles un « nouveau-paganisme » ? Non.

 

En déclarant que le catholicisme est un pagano-christianisme, ce qui est historique et ne dépend pas de la foi, nous savons que certains catholiques judaïsés se mordent les hosties et nous sortent de l’Église, nous en sommes sortis nous-même, mais toutes les preuves de la volonté de Dieu de faire ainsi sont pour nous, le rejet de tout ésotérisme, simplement de l'histoire la plus traditionnelle et de l'Ordre le plus naturel, de la part des cathos tradis, n'est pas de la foi mais de l’intérêt, un manque de foi, une mauvaise stratégie. Parler de « judéo-christianisme » alors que le christos grec accomplit l'ancien testament pour l'abolir est un manque de cœur ; de Feu, de la mauvaise foi.

 

Le « nouveau soleil » s'est levé dans des forêts verdoyantes, plein Nord. La christianisation de l'Europe ne s'est pas faite à dos de chameaux, cimeterre à la main, mais à cheval et en droite épée.

 

La mauvaise foi, je vous l'accorde, est le comble du croyant. La religion chrétienne en Europe est européenne, aucun juif n'est venu évangéliser les guerriers païens ; nous n'en avons pas vu en armure à la bataille de Poitiers, ni aux flancs de Jeanne d'Arc...

 

Laissons les catholiques traditionalistes ; les « cathos tradis », dans leur papisme postmoderne, leur haine idiote du secret et de l'ésotérisme, alors que tous les pères de l'Eglise sont des mystiques.

 

Les néo-païens et les occidentalistes devraient distinguer traditionalistes catholiques (et orthodoxes) et catholiques pseudo-traditionalistes dans leur démarche critique, mais cette nuance se défend d'elle-même, en ce qui nous concerne.

 

Exemple pratique de la survivance du paganisme là où on ne l'attend pas : Paris vient peut-être de « Par Isis », ou de la tribu des Parisii, quoiqu'il en soit, l'empire romain a fait que le culte isiaque est arrivé jusqu'à Paris, mais il a fallu attendre Mitterrand ; qui n'était pas une grenouille de bénitier, pour avoir une pyramide, certes « moche » mais d'architecture précise, au Louvre, en autre chose païenne, géométrique et alchimique, de ceux qui supplient les saint quand ils veulent prier les Dieux. On peut, bien évidement, ergoter et y voir une œuvre de « la centrale de contre-initiation » mais, fondamentalement, tournée vers la transmission païenne, certes orientée... Tant qu'il y aura des paysans il y aura des païens, et il y a beaucoup de catholiques chez les paysans ; de communistes et des francisques aussi, il est vrai.

 

Le moyen le plus immédiatement vertical pour être un « véritable païen » à la Fin des Temps, et dans une optique de combat, est soit de révéler une religion païenne justifiée et opérative qui nous serait alors cachée soit d'être un traditionaliste catholique et archéo-futuriste. Sur le plan exotérique, catholique traditionaliste apostolique et romain, sur le plan ésotérique, traditionaliste catholique médiéval et arthurien, et, sur le plan « mésotérique », un charbonnier, un paysan, un tavernier, un troubadour, un alchimiste, un druide, un chevalier ; un enfant sous le regard de Dieu et des fées papillons.

 

Le paganisme européen – LES paganismes européens – ne s'arrête pas à une date pour recommencer à une autre ; il n'y a pas d'agenda caché du paganisme.

 

Il est enfoui en la religion catholique, dans l'ombre des saints et la lumière des cathédrales, dans le soleil du matin et la quête du Graal.

 

Le néo-paganisme répond certes à un vide spirituel qu'il ne remplit pas ; il y a peut-être, individuellement, des spiritualités païennes, mais il n'y a plus de religion païenne légitime et justifiée pour affronter les Grands Temps.

 

Hors de l’Église point de Salut ? De quel Salut parle-t-on ?

 

Nous pensons que la position néo-païenne est une posture « artistique », « enfantine », typiquement soixante-huitarde, rock'n'roll, pour caricaturer : une excuse pour ne pas aller à la messe, invoquer les dieux terribles, parce qu'on aime pas les curés, comme les ados qui invoquent Satan dans les forêts ou les cimetières la nuit, cherchant des limites ; cherchant Dieu, et priant Dieu que Satan parte quand il vient, parce qu'il vient.

 

Dans tous les cas, prier le Diable comme prier les Dieux c'est croire en Dieu.

 

Nous devons sortir de notre adulescence métaphysique. Une posture essentiellement politique et « rebelle » par rapport aux positions universalistes et égalitaristes ; uniformisantes, que nous pouvons reprocher à l’Église et « aux idées chrétiennes devenues folles », comme nous pouvons le reprocher à nos parents.

 

Ce qui est marquant chez les païens, c'est qu'ils se définissent quasi exclusivement contre la chrétienté, ou l'islam, mais on ne peut pas exister QUE contre des choses. Pour nous, le paganisme ne reviendra pas sous des formes païennes anciennes comme le croient de nombreux néo-païens dont la position est davantage identitaire que religieuse et raciale. Identitaire au sens de la patrie, ou la nation. Raciale au sens du sang, de l'héritage.

 

Que dire des anciens païens ; de nos ancêtres, qui, croyant aux dieux, ont accueilli fanatiquement la révélation chrétienne et se sont massivement convertis, ont regardé fièrement le nouveau soleil dans les yeux, ont allié deux forces pour bâtir une civilisation immortelle en rectifiant, s'alignant et en accomplissant les révélations de leur Temps ? Quelles prophéties pour quel paganisme annoncé et justifié ? Aucune.

 

L'idée que les païens ont été convertis de force est du révisionnisme historique, c'est la même idée que l'inquisition, cela a existé mais les faits et le nombre de victimes sont exagérés, d'autant plus que l'on se trompe d’époque et que l'on accuse les mauvais coupables, cela ne vous rappel rien ?

 

Nous devrions adopter une position de neutralité sur le sujet et éviter d'opposer une religion païenne qui n'existe plus à des familles catholiques qui ont le mérite d'exister, de faire et d'élever des enfants qui ont une religion ; une religion qui contient les révélations passées et futures. Soyons des païens christiques ; héroïques.

 

Le fanatisme religieux et politique est plus fort que la morale séparée de Dieu et que la raison dépourvue de la « Création » ; opposer raison et religion est une polémique moderne qui n'a de sens que pour les ennemis de la Tradition et des traditions européennes révolutionnaires.

 

L'antifanatisme est une forme d'antifascisme, c'est une critique de la volonté de puissance qui n'a pas lieu d'être à Droite. Les néo-païens sont plus conformistes qui ne le pensent car finalement ils n'ont de religion que la consommation paganisante.

 

Nous pensons que si nous étions véritablement nationalistes, occidentalistes, eurasistes, révolutionnaires, si nous étions des impériaux sincères, nous investirions les églises pour nous autres, bons païens et bons chrétiens, accueillir à nouveau les révélations, assister la Parousie, le Ragnarök ; prier pour notre peuple, chanter pour notre race et danser pour le salut de notre âme ; des prophéties sont en cours... Avec ou sans nous !

 

Que la France catholique et la Russie orthodoxe se réunissent avant le combat final contre les « meutes de la dernière heure »  ; consacrées et réunifiées sous le sceau de Marie. Avé.

 

Dans la Tradition, on ne revient pas en arrière, on rectifie, on s'aligne, on accomplit. On boute hors de France !

 

« Qu'était-il donc venu faire en cette France du XVIIIe siècle qui ne le prévoyait certes pas et l'attendait moins encore ? Rien d 'autre que ceci : Un geste de Dieu par les Francs, pour que les hommes de toute la terre n'oubliassent pas qu'il y a vraiment un Dieu et qu'il doit venir comme un larron, à l'heure qu'on ne sait pas, en compagnie d'un Étonnement définitif qui procurera l'exinanition de l'univers. Il convenait sans doute que ce geste fût accompli par un homme qui croyait à peine en Dieu et ne connaissait pas ses Commandements. N'ayant pas l'investiture d'un Patriarche ni d'un Prophète, il importait qu'il fût inconscient de sa Mission, autant qu'une tempête ou un tremblement de terre, au point de pouvoir être assimilé par ses ennemis à un Antéchrist ou à un démon. Il fallait surtout et avant tout que, par lui, fût consommée la Révolution française, l'irréparable ruine de l'Ancien monde. Évidement, Dieu n'en voulait plus de cet ancien monde. Il voulait des choses nouvelles et il fallait un Napoléon pour les instaurer. Exode qui coûta la vie à des millions d'hommes.

 

J'ai beaucoup étudié cette histoire. Je l'ai étudiée en priant, en pleurant de joie ou de peine, bien souvent, me demandant, combien de fois ! Si ce n'était pas insensé de la liure dans des vues humaines, comme on peut lire l'histoire de Cromwell ou de Frédéric le Grand, les seuls chefs, je pense, qui puissent être supposés, depuis Annibal ou depuis César, dans un voisinage quelconque de Napoléon, et j'ai fini par sentir que j'étais en présence d'un des mystères les plus redoutables de l'Histoire. » Léon Bloy, L’Âme de Napoléon, introduction, pp. 30-31, éditions Tel Gallimard

 

Libéralisme : 50 nuances de crise ; national-libéralisme et occidentalisme

 

« Le terme libéralisme a depuis longtemps perdu tout son charme, quoiqu'il provienne de l'admirable mot : liberté. Celle-ci n'est pas quelque chose qui inspire les masses. Elles n'y font pas confiance, elles sont incapables d'y rattacher leurs intérêts immédiats. En vérité, il y a dans la liberté quelque chose d'aristocratique plutôt que démocratique. C'est une valeur plus précieuse pour la minorité que pour la majorité, car elle s'adresse avant tout à la personne, à l'individualité. Le libéralisme n'a jamais triomphé dans les révolutions, ni dans les sociales, ni dans les politiques, parce que dans toute révolution ce sont les masses qui se soulèvent. Or elles sont toujours mues par la passion de l'égalité, non par celle de la liberté. C'est le principe de l'égalité et non celui de la liberté qui met en branle les grandes révolutions. » Nicolas Berdiaev, De l'Inégalité, du libéralisme, p. 119, aux éditions de L'Age d'Homme

 

« Le libéralisme et la mondialisation ont définitivement échoué. La situation me rappelle les dernières années de l'URSS. À cette époque, le vrai pouvoir était encore totalement entre les mains du Parti communiste qui contrôlait presque tout, mais en même temps tout le système était terminé. Et n’importe qui pouvait le ressentir. » Alexandre Douguine (source)

 

Quand nous parlons de libéralisme, nous parlons d'un astre mort, nous ne parlons pas de la nature libérale actuelle et fluctuante du marché entre guerre des monnaies et concurrence déloyale, de stratégie économique à adopter pour nos entreprises commerciales et de la nécessité d'une maîtrise libérale de nos affaires dans la mondialisation. Nous connaissons le problème du dollar et de la dette. Nous comprenons le caractère collectiviste de l'état français, le caractère confiscatoire de l'impôt et la révolte fiscale des Gilets Jaunes. Nous ne confondons pas libéralisme et liberté d'entreprendre ou autre notion de liberté.

 

Notre « antilibéralisme » est géopolitique (Douguine) avant d'être économique.

 

Nous parlons de l'idéologie globale qui sous-tend toutes les autres : mondialisme, cosmopolitisme, atlantisme, progressisme, égalitarisme, tous les « ismes » remontés des enfers. Nous pourrions parler de globalisme. Parlons précisément de postlibéralisme, selon la définition d'Alexandre Douguine et qui, selon nous, résiste à toutes les autres :

 

« La fin du libéralisme et le post-libéralisme »



Il s’avère que la victoire du libéralisme (la Première théorie politique) a coïncidé avec sa fin. Mais ce paradoxe n’est qu’apparent.



Le libéralisme représentait initialement une idéologie pas aussi dogmatique que le marxisme, mais néanmoins philosophique, structurée et élaborée. Le libéralisme s’est opposé d’un point de vue idéologique au marxisme et au fascisme en leur menant une guerre non seulement technologique pour la survie, mais en défendant le monopole du droit à la formation du modèle du futur. Alors que les autres idéologies concurrentes étaient encore vivantes, le libéralisme perdurait et se renforçait précisément en tant qu’idéologie, c’est-à-dire en tant qu’ensemble d’idées, de manières de voir et de projets propres au sujet historique. Chacune des trois théories politiques possédait son sujet. Le sujet du communisme était la classe. Le sujet du fascisme - l’État (dans le fascisme italien de Mussolini) ou la race (dans le national-socialisme d’Hitler). Dans le libéralisme apparaît comme sujet l’individu, libéré de toutes les formes d’identité collective, de toute appartenance.



Alors que la lutte idéologique mettait en scène des adversaires formels, des peuples entiers et des sociétés pouvaient choisir (ne fût-ce que de façon théorique) le sujet sur lequel ils pouvaient se concentrer : la classe, la race, (l’État) ou l’individu. La victoire du libéralisme a résolu ce problème : l’individu est devenu le sujet normatif à l’échelle de toute l’humanité.



Apparaît alors le phénomène de la mondialisation, et le modèle de la société post-industrielle commence à se manifester, l’époque du postmoderne commence. Désormais, le sujet individuel n’apparaît plus comme le résultat d’un choix mais comme une certaine donnée générale obligatoire. La personne est libérée de « l’appartenance », l’idéologie « des droits de l’homme » devient communément acceptée (du moins – en théorie) et, dans les faits, obligatoire.



L’humanité, composée d’individus, tend naturellement vers l’universalité, devient globale et unifiée. Ainsi naît le projet d’« État mondial » et de « gouvernement mondial » (le globalisme).



Un nouveau niveau de développement technologique permet d’atteindre l’indépendance vis-à-vis des classes qui structurent les sociétés industrielles (post-industrialisme).



Les valeurs du rationalisme, de la scientificité et du positivisme sont perçues comme « des formes voilées des stratégies totalitaires répressives » (les grands narratifs) et se voient soumises à la critique tandis que parallèlement, on assiste à une glorification de la liberté totale et de l’indépendance du principe individuel vis-à-vis de tous les facteurs inhibant, y compris la raison, la morale, l’identité (sociale, ethnique, même sexuée), les disciplines, etc., (le postmoderne).



À cette étape, le libéralisme cesse d’être la Première théorie politique mais devient la seule pratique post-politique. La « fin de l’histoire » se profile alors, la politique est remplacée par l’économie (le marché mondial), les États et les nations sont entraînés dans le chaudron de la globalisation à l’échelle planétaire.



Vainqueur, le libéralisme disparaît, en se transformant en quelque chose d’autre, le post-libéralisme. Il ne comporte plus de dimension politique, il n’apparaît pas comme une question de libre choix mais devient une sorte de « destin » (d’où la thèse de la société postindustrielle : « L’économie est le destin »).



Donc, le début du XXIème siècle coïncide avec le moment de la fin des idéologies, qui plus est de toutes les idéologies. Elles ont connu des fins diverses : la Troisième théorie politique a été anéantie durant « sa jeunesse », la deuxième est morte caduque, la première est née une seconde fois sous une autre forme, le post-libéralisme, « la société de marché globale ». Mais dans tous les cas, sous la forme sous laquelle elles existaient au XXème siècle, elles n’apparaissent plus ni utiles, ni efficientes, ni adaptées. Elles n’expliquent rien et ne nous aident pas à comprendre le présent, pas plus qu’à répondre aux défis globaux.



De cette constatation découle le besoin d’une Quatrième théorie politique. » Alexandre Douguine



Clair, net et précis.



Cet apport d'Alexandre Douguine, ignoré par nos milieux, est fondamental ; il est encore temps qu'il devienne fondateur.



Il est inutile de dire qu'il y a autant de définitions du Libéralisme qu'il y a de libéraux, et d'antilibéraux.

 

Les libéraux, autrement dit les globalistes, se sont portés en triomphe sur la carcasse de l'Europe à la fin de la Deuxième guerre mondiale et finiront par la dépecer durant la Guerre froide. Les conservateurs ont sauvé les meubles tandis que les révolutionnaires libéraux les mettaient en salle de vente. Le vernis conservateur donne des lettres de noblesse aux libéraux qu'ils ne méritent pas.

 

Nous comprenons l'idée de combattre le mal par le mal, mais il y a le mal et la nature du mal.

 

« Le problème, quand on parle du libéralisme, est qu’on est d’entrée piégé par les mots. Si par “libéral” on entend d’esprit ouvert, tolérant, partisan du libre-examen ou de la liberté de jugement, ou bien encore hostile à la bureaucratie et à l’assistanat comme à l’étatisme centralisateur et envahissant, l’auteur de ces lignes n’aura évidemment pas de peine à reprendre le terme à son compte. Mais l’historien des idées sait bien que de telles acceptions sont triviales. Le libéralisme est une doctrine philosophique, économique et politique, et c’est évidemment comme tel qu’il doit être étudié et jugé. » Alain de Benoist, Contre le libéralisme, p.9-10, éditions du Rocher

 

L'hyper-puissance étasunienne, l'état profond et les globalistes, que les dissidences du monde entier ont enterré trop tôt, sont les gestionnaires uniques et exclusifs du libre-échangisme globalisé. Le gouvernement Trump développe une politique qui tend vers la multipolarité, mais « America first » est empêché de l'intérieure. L'état-profond enserre l'eurasie et ne compte pas relâcher la pression. Le piège syrien tendu à Erdogan est un sabotage des nouvelles relations internationales qu'essayaient d'instaurer Poutine suivit par Trump.

 

Pour résister au « libre-échangisme », il y a, selon nous, deux orientations possibles, premièrement, le concurrencer et concurrencer les nations, ce que veulent faire les nationaux-libéraux, des efforts économiques colossaux à l'échelle des états-nations, à qui sera le plus élégamment libéral dans la mondialisation aux détriments des systèmes sociaux, éducatifs et de santé, pour préserver l'illusion d'une souveraineté nationale, et, deuxièmement, affronter les globalistes, un élan géopolitique continental vers une réorganisation multipolaire de l'ancien monde westphalien.

 

Notons que la France, qui est une puissance nucléaire, à un statut européen particulier et que sa souveraineté nationale est, à cet égard, réelle. Ce qui n 'est pas le cas des autres pays européens. Finalement l'Europe c'est la France. Et c'est la France qui fera l'Europe. Ni l'Allemagne ni le Royaume-Uni – qui n'a jamais été dans la zone euro et qui est « presque » sorti de l'UE par référendum – n'ont les moyens de faire ou de défendre l'Europe sans la France. En cela le souverainisme français est une catastrophe politique pour l'Europe.

 

National-libéralisme et néo-souverainisme sont des libéralismes hybrides. L'un créer par des élites conservatrices, qui se sont réveillés nationalistes dans la tempête de la mondialisation. L'autre créer par des élites marxistes, qui se sont réveillés nationalistes dans le tsunami migratoire.

 

L'idéologie, ou la doctrine, nationale-libérale, qui prend actuellement forme, est davantage concrète que la subversion néo-souverainiste, mais leur opposition se résume essentiellement au pragmatisme économique des uns opposé à l'utopie collectiviste des autres, qui est une polémique hors-contexte dans la situation du postlibéralisme, encore faut-il admettre cette « situation ». Mais admettre cette situation ou non change radicalement notre vision du monde.

 

Certes, le national-libéralisme se veut, sur le papier, ferme sur la question de l'immigration et prône la réémigration. Mais son libéralisme économique ; la libre circulation des marchandises, entraîne mécaniquement l'idée de libre circulation des personnes. Pour contenir cette force libérale, le national-libéralisme prétend négocier à coup de traités et de politique de la chaise vide.

 

Le modèle westphalien est arrivé à terme et les « nouveaux traités de Westphalie » se feront à l'échelle continentale, par définition supranationale. Ce qui ne signifie pas que les états-nations disparaissent mais que l'idée de multipolarité supporte un principe de subsidiarité pour sauver les nations d'elles-mêmes. Et les protéger de l'état qui dépend de régimes et de gouvernements qui n'ont plus aucunes prises sur le réel. Aujourd'hui, les GAFAM rivalisent avec les états-nations. Certes, ils ne possèdent pas encore de force militaire, par contre, ils possèdent des capacités hors-norme en terme de surveillance et d’espionnage, et pourraient, dans le futur, faire appel à des sociétés militaires privées comme Academi. En quelque sorte, nous voulons sauver les nations par la civilisation, tandis que les nationalistes et les souverainistes prétendent sauver la civilisation par la nation. Ce qui nous semble être une inversion des hiérarchies et du principe de subsidiarité.

 

National-libéralisme et néo-souverainisme sont contre l'idée d'une Grande Europe. Les Nations sont pour eux des frontières indépassables. Nationaux-libéraux et néo-souverainistes sont très légalistes et très programmatiques ; très théoriques dans leur approche de la politique. Un autre de leur point commun : absence de pensée continentale et de réflexions géopolitiques à hauteur des enjeux. Cela dit, ils ne se confondent pas en une seule et même chose, ils ne font pas le même mal. Quoiqu'il en soit, ni l'un ni l'autre ne sont fondamentalement européistes, occidentalistes ou eurasistes. Cependant, l'apport du national-libéralisme est fondamental pour l'idéologie occidentaliste en devenir tandis que le néo-souverainisme est à combattre frontalement. Le national-libéralisme est la maladie infantile de l'occidentalisme.

 

Des élites conservatrices en voie de déclassement et qui opèrent, en quelque sorte, un « syncrétisme » entre théorie libérale classique, doctrine sociale de l’Église et humanisme laïque pour rivaliser de libéralisme avec les élites globalistes ; une « théologie inversée de la libération » reprise en cœur par les nationaux socialisants. Il faut reconquérir et convaincre les Français que notre nuance de libéralisme, d'un libéralisme éthique, d'un libéralisme moral, d'un libéralisme « à la française », est le bon, le juste et le vrai libéralisme. Le problème des conservateurs c'est qu'ils ont toujours été, profondément, des sous-libéraux. Ainsi, nous offrons aux libéraux, et de surcroît aux progressistes, la notion de libre entreprise. Nous oublions que le Libéralisme c'est la Liberté contre les libertés. Le libéralisme « made in France » est une idée conservatrice sans la révolution à laquelle le national-libéralisme prétend.

 

« Je voudrais maintenant parler du conservatisme, non pas comme tendance et parti politiques, mais comme l'un des principes religieux et ontologiques éternels de la société humaine. Vous ne savez rien de ce problème dans sa profondeur spirituelle. Pour vous, il ne représente qu'un slogan de la lutte politique. D'ailleurs, ce sens-là existe, du fait de ses partisans comme de ses opposants.

 

Les partis politiques conservateurs peuvent être de très basse qualité et déformer leur principe même. Mais cela ne doit pas voiler cette vérité, qu'une existence normale et saine, un développement de la société sont impossibles sans les forces conservatrices. Elles maintiennent la liaison entre les époques, empêchent des ruptures définitives dans cette continuité, unissent l'avenir au passé.

 

Le révolutionnisme est superficiel, il est détaché des fondements ontologiques, du noyau de la vie. Cette superficialité affecte toutes les idéologies révolutionnaires. Le conservatisme a une profondeur spirituelle, il est tourné vers les sources antiques de la vie, il est lié au racines, il croit à l'existence d'une profondeur incorruptible et indestructible. Les génies et les grands créateurs possédaient ce conservatisme des profondeurs. Ils n'ont jamais pu se tenir à la surface révolutionnaire. Sans un milieu conservateur, la manifestation des grandes personnalités créatrices est impossible. Comptez-vous beaucoup de génies parmi les idéologues du révolutionnisme extrême ?

 

Les meilleurs des hommes n'étaient pas avec vous. Tous, ils ont puisé leur énergie créatrice au plus profond de la vie. Et si le conservatisme extérieur et politique leur était étranger, le principe profond du conservatisme spirituel se retrouve toujours chez eux. Il existe chez les plus grands hommes du XIXe siècle, chez Goethe, Schelling, Hegel, Schopenhauer et chez Wagner, Carlyle et Ruskin, Joseph de Maistre, Villiers de L'Isle-Adam et Huysamns, chez Pouchkine et Dostoïevski, Léontiev et Soloviev. Il existe chez ceux qui aspirent à une vie nouvelle et spirituelle, et qui ne croient pas que l'on puisse y parvenir par des voies révolutionnaires.

 

Le règne exclusif es principes révolutionnaires détruit le passé, ce que celui-ci contient n on seulement de périssable, mais encore d'éternel et de précieux. L'esprit révolutionnaire veut créer la vie future sur des cimetières, en oubliant les pierres tombales ; il veut s'établir sur les ossements de s pères et des aïeux, mais il rejette et il renie la résurrection des morts et de la vie passé.

 

L'esprit révolutionnaire veut abandonner la vie humaine au pouvoir exterminateur du temps, il jette tout le passé dans l'abîme dévorant de l'avenir. » Nicolas Berdiaev, De l'Inégalité, du conservatisme, p. 89, aux éditions de L'Age d'Homme

 

Ils considèrent, à juste titre, que l'UE est un espace soviétoïde, à l'inverse des néo-souverainistes qui considère l'UE comme un espace fascistoïde, et que l'état français à une gestion collectiviste de l'économie intérieure, et, pour relever la France, ils prônent la sortie de L'UE, de l'euro et de l'Otan, à l'instar des néo-souverainistes. Et, pour ce faire, il prônent un libéralisme radical en économie soutenu par un nationalisme vertical sur les questions sociales, avec un fond éthique humaniste et de morale catholique sur les questions du progrès ; sur le papier, un idéal patronal et national pour les PME, d'après nous, pas nécessairement : la théorie du ruissellement n'est pas davantage valide parce qu'elle est exprimée par des hommes avec des valeurs sociétales de Droite qui lui donne un autre nom. Pas davantage un idéal entrepreneurial à l'internationale et dans la perspective de la multipolarité. C'est-à-dire que la doctrine libérale-nationale entretient, de par son esprit postlibéral, le statu-quo décrit par Douguine : elle ne combat pas vraiment le globalisme et n'aide pas réellement à l'émergence du monde multipolaire.

 

En effet, par ses signaux nationaux et conservateurs faibles qui, pour les globalistes, ne jouent pas totalement le jeu du « libre-échangisme » et du progrès pour le progrès : Le national-libéralisme est condamné. Si vous êtes libéraux en économie vous devez être libéraux pour le reste et dans les normes du postlibéralisme, vous l'êtes de fait, vous y êtes forcés. Au même titre que les Droits de l'Homme sont obligatoires.

 

En théorie et dans le contexte de la mondialisation, le national-libéralisme est une approche pragmatique pour des élites conservatrices qui ont peur de la Nuit.

 

Avez-vous peur de la Nuit ?

 

Cette tendance libérale conservatrice, qui n'est pas neuve, notamment représentée sur Radio Courtoisie par de nombreux contributeurs depuis de nombreuses années, revient en force par le brexit et l'idée excitante du frexit : c'est le chauvino-mondialisme dont parle Thomas Ferrier. C'est la France des trente glorieuses et des années 50.

 

Cette tendance est essentiellement incarnée par le PNL et son président Henri de Lesquen, le national-libéralisme à l'avantage de dire son nom et de se situer, ce qui permet de dialoguer et de débattre. Ce qui n'a jamais été pas le cas du néo-souverainisme désincarné du « ni gauche, ni droite ». « Ni gauche ni droite » qui n'a jamais été aussi faux qu'aujourd'hui.

 

C'est ici qu'il faut essayer de se rappeler d'où vient tout cela, et qui est très difficile à expliquer presque vingt ans après :

 

il y a très longtemps dans une galaxie très lointaine des liens complexes s'établissent entre les dissidents de la République et les dissidents de l'Empire...

 

Les élites conservatrices du vieux continent et du nouveau monde en voie de déclassement et de remplacement s'interrogent sur leur avenir (et l’avenir de leurs affaires dans la mondialisation) face aux élites globalistes. Elles établissent un dialogue métapolitique transatlantique par des prises de positions interposées et similaires, par signaux de fumée : la maison brûle.

 

L'esprit de cette révolte occidentale et conservatrice ; la révolte des élites conservatrices déclassées par la mondialisation, qui gronde, s'exprimera officiellement par la voie de la tea party (2008), et autant que l'on puisse gronder depuis un salon de thé. Parallèlement, en France, Alain Soral, appuyé par le phénomène Dieudonné, émerge comme figure tutélaire de la dissidence par son activité audio-visuelle volubile sur les réseaux-sociaux, une analyse synthétique et originale teintée d'éléments subversifs inspirés des milieux conspirationnistes, articulée par un marxisme efficient, un non-conformisme français et un antisémitisme réaliste.

 

« Mouvement conspirationniste » qui, en France (et avant 2008), consistait principalement à un relais d'articles et de vidéos provenant du monde anglo-saxon traduits en français ou adaptés pour la France.

 

Des articles et vidéos issues de la sphère conspirationniste étasunienne qui importait sa sous-culture complotiste, sa vision très spécifique et apocalyptique du monde – de la même manière que les états-unis ont importé le rap dans les banlieues ; avec l'aide de Jack Lang –, en même temps qu'elle amenait de l'information cachée, de l'information sensible et classée « Top secret », gratuitement, par le miracle d'internet et l’altruisme intéressé de tous les services de la planète.

 

Un conspirationnisme islamisant, ou à l'intention des musulmans, va se greffer à la sphère conspirationniste globalisée, pour une part animé par des réseaux frèristes, autrement dit sunnites, « Ben Laden l'a fait, et c'est un héros ! », pour l'autre part des réseaux antisionistes, autrement dit chiites, « Le 11 Septembre est un complot sioniste ».

 

Ce nouveau dialogue métapolitique vers une nouvelle opinion publique motivé par les élites conservatrices déclassées de l'ancien et du nouveau monde, et où la sphère conspirationniste intervient, intéressent et mêlent plusieurs mouvements socio-culturels ; et « maudits » de tous bords, qui s'invitent au débat et aux bruits.

 

Plus confidentiellement, de loin, subversivement, les milieux « gaullistes » (les droites partisanes) et « souverainistes » (la gauche chevènementiste) regardent tout ça de loin sans être franchement conviés au banquet, ne désirant de toutes façons pas être directement associés sans pouvoir laisser ce mouvement totalement leur échapper, et, en réalité, ne maîtrisant pas l'objet internet et ne voulant pas perdre un kopeck dans cette entreprise risquée.

 

Ces réseaux « gaullo-chevènementistes » opèrent néanmoins des rapprochements idéologiques avec la dissidence aux rapports humains difficiles, lui laissant faire tout le sale boulot. Ils ne rejoindront jamais intégralement ce mouvement de fond autrement que par l'entrisme lointain et la reprise métapolitique hasardeuse, provoquant, en France, un dédoublement stratégique et deux dissidences, la dissidence originelle nationale et conservatrice et un embryon de dissidence néo-souverainiste et post-marxiste ; disons une dissidence nationaliste et une dissidence souverainiste, qui finiront par se confondre avant de se rescinder à cause, ou grâce, à ce que nous pouvons appeler l'occidentalisme, notamment via le trumpisme et ses émules français, notamment via Suavelos et Démocratie participative.

 

Les dissidences qui trouvaient leur originalité à se déclarer ni de gauche, ni de droite ; qui juraient avoir enterré ce clivage, ont finalement ranimé ou renforcé ce clivage au sein de leur propre mouvance. Les choses sont plus claires qu'au début de la dissidence qui n'a jamais déclaré de quelle idéologie elle était le « ni ni ».

 

Les dissidents du « ni ni » se réunissent alors religieusement autour d'une nouvelle ex-droite cybernétique : catholique, marxiste et complotiste ; mais dédoublent leur stratégie métapolitique et multiplient leurs biais communicationnels pour se distinguer (de Soral) et se partager cette nouvelle manne économique. Merci Google.

 

Un « espace verrouillé » à l'avant-garde, pour la formation d'une « nouvelle élite » ; une avant-garde autoproclamée et un entre-soi plutôt de droite, plutôt conservateur, plutôt catholique, et, un « espace libre » de propagande métapolitique tout azimut qui va s'appuyer sur une gauche en rupture et en déshérence habituée à l'anarchie. Tous vont confortablement se reposer sur la sphère conspirationniste enluminée de new-age et de puritanisme.

 

Par nous ne savons quelle médiation précisément si ce n'est via un certain illuminisme millénariste et conspirationniste étasunien , cette engeance est tolérée, validée et autorisée par les avant-gardes « nationales », « catholiques » et « marxistes » qui s'en réjouissent qui leur permettent de régler transversalement leurs comptes avec les francs-maçons, les pédés et les juifs sans y toucher et qui organisent cette « zone libre ». En tout cas, les nationalistes et les catholiques n'en disent mot, alors qu'ils fustigent ce même « protestantisme » sur les questions théologiques, philosophiques et même politiques, mais sans jamais dire de qui ils parlent concrètement au quotidien, le militant devait plus ou moins deviner de qui de quoi se méfier. Ils, les nationalistes et les catholiques, gardent certes leurs distances avec la fange, mais profitent des « théories conspirationnistes » par aspiration. Snober Soral sans débattre avec lui n'aura pas servit à grand chose pour la cause nationale, surtout après lui avoir céder aussi facilement une bonne part du marché.

 

Il y a convergence et accélération, le système globaliste a besoin d'une opposition nécessaire et va laisser se développer ces « dissidences », originellement nationalistes et catholiques, tantôt fasciste, tantôt marxiste, jusqu’à un certain point, malheureusement un point de non-retour pour nombreux de nos camarades perdus dans les limbes du complotisme antitraditionaliste. (Ce que l'on pourrait prendre pour une certaine victoire de la droite est une terrible défaite dont le goût amère souverainiste n'a pas fini de traverser les gorges chaudes nationalistes. Les nationalistes se réfugient derrière le combat contre les gauchistes pour retarder celui contre les souverainistes, au sein du camp national, l'union des droites se fera contre les souverainistes ou ne se fera pas.)

 

Notons que l'accusation systémique en complotisme, qui n'est autre qu'une extension à l'accusation en antisémitisme, empêche nos milieux de comprendre et de formuler une critique radicale du complotisme et de l'esprit postmoderniste qui l'anime. Notre définition du complotisme n'est pas celle du système politico-médiatique négationniste. Le « système » joue avec le complotisme comme le chat avec la souris. Il entretient le complotisme comme le complotisme entretient le statu-quo.

 

Les avant-gardes de la « zone libre », s'appuient sur les milieux conspirationnistes branchés, dont l'approche grandiloquente des événements est typique du caractère colapsologique hollywoodien omniprésent dans la culture américaine ; chez le producteur juif, et qui fait « école » en Europe. Dans le complotisme, tout le monde peut s’imposer, il suffit pour cela d'émettre un doute, de donner un avis et ensuite de crier à l'imposture, au scandale, au mensonge, etc. En fin, on personnalise et on essentialise les crises, économiques et écologiques. Enfin, on individualise la « Fin du Monde » dans le complotisme systématique. L'esprit pamphlétaire français s'est mit au service du complotisme sans s'en rendre compte.

 

« Le complot, c’est comme le genre (« gender ») : le problème ne réside pas dans l’authenticité de son existence, mais dans le systématisme typiquement moderniste de la théorie qui l’exploite. » Laurent James (source)

 

Les milieux conspirationnistes les plus sérieux, entre journalisme et science-sociale, qui appuient leurs thèses sur des éléments factuels, des documents, des faits historiques, les interprètent souvent avec des méthodes déductives et corrélatives uniques et exclusives, jusqu'à farfelues, de la même manière que les médias nient les complots, traitant de symbolisme et finalement d'ésotérisme sans formation traditionaliste ; ils informent autant qu'ils désinforment. Ils sèment sans récolte le doute. Ils remplissent cette fonction d'hameçonnage, « arme à double tranchant » par l'anonymat de nombreuses sources et par l'effet viral d'internet, et sont infiltrés par toutes sortes de sectes, d'agences, de services, d’intérêts et de pathologies sociales. La rumeur et le faux omniprésent n'échappent pas aux théories du complot, dont nous ne savons pas toujours où elles nous emmènent quand elles s'étonnent d'évidences, de quoi est fait le monde. Des vierges effarouchées montées par les étalons du réel.

 

Le conspirationnisme est directement liés, de près ou de loin, à tous les mouvements new-age qui ont cours dans le monde occidental depuis la fin du 19ème siècle et qui croient aux singeries des francs-maçons, aujourd'hui, de tout ce qui gravite autour de l'ufologie, de la PNL et du « développement personnel », l'ésotérisme authentique n'étant pas accessible aux youtubeurs épileptiques et schizophrènes. « Développement personnel » qui est une forte tendance méthodologique dans les milieux de Droite actuellement, qui va des affaires à la séduction en passant par la santé. Je ne connais rien de plus dégueulasse qu'un pick-up artist. N'oubliez jamais que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Ce proverbe n'a jamais été aussi vrai et c'est bien votre argent, éventuellement le cul de votre fille, qui sont visés. Il y a au moins deux points communs entre « conspirationnistes » et « coach en tout genre » : ils ont un truc à vous vendre et, pour y arriver, ils vous éloignent de toutes formes de spiritualité, d'autonomie. Deux raisons de remigrer Stéphane Edouard.

 

Nous n'allons pas faire une liste exhaustive de tous les mouvements qui se coagulent autour de l'internet dissident, mais il faut aussi noter une forte présence de transfuges du marxisme culturel, avec leur lot d' « idéologies françaises dissimulées » (gender studies), qui deviendront les néo-sociaux et néo-démocrates, exemple Occupy wall-street, chez nous les indignés. Qui retourneront d'où ils viennent tandis que d'autres sont toujours fourrés dans nos rangs.

 

A l'opposé, sur l'autre rive, les milieux survivalistes et la NRA, tous les mouvements pour le port d'arme défensif, tout ce qui gravite de patriotes américains, seront, dans le temps et finalement, les mouvements les plus solides et les plus intéressants de ce dialogue, qui répondent, dans une certaine mesure, à l'écho de cette révolte métapolitique des élites dépecées (et qui feront élire Trump), qui amènent une force paramilitaire potentielle à cette dissidence des élites conservatrices. Nous sommes un poil avant le 11 septembre 2001. Tout est en place. L'élection de Donald Trump est une sorte de menace de ces élites aux élites globalistes, mais c'est toujours une histoire de libéraux qui ne voient pas la perspective multipolaire se dessiner à l'Est.

 

D'autres milieux, que nous pouvons désigner de traditionalistes révolutionnaires la littérature de combat comprennent certainement la nature de ce mouvement sophistique et démagogique tandis qu'ils réémergent et prophétisent le retour de la Russie dans le « Grand Jeu » du globalisme ; sans combattre pour le moment et directement les subversions en germe de la dissidence nationale-souverainiste.

 

Jean Parvulesco a prophétisé Poutine et l'eurasisme. Les traditionalistes sont tournés vers l'Est, ils ont d'autres stratégies que les nationaux et les souverainistes, et prennent, sans doute, tout cela pour une gesticulation que leurs avant-gardes dépasseront au moment opportun, ce qui n'arrivera pas (scission de la Nouvelle Droite), et la dissidence se servira des traditionalistes et des tercéristes pour se donner des lettres de sagesse et de noblesse sans jamais réellement diffuser la littérature de combat, embrasser intégralement l'Eurasisme (ou une autre forme conservatrice et révolutionnaire de continentalisme), comme terme de sa révolte.

 

Les dissidents, se comparant aux dissidents russes, prendront position pour la Russie de Vladimir Poutine en relayant la propagande standardisée du Kremlin, qui est sans intérêts pour les révolutionnaires européens sans une lecture eurasiste des événements, et avoir un dialogue équilibré avec la Russie du président Vladimir Poutine, jusqu'à finalement dévaluer la « position eurasiste » par leur soumission toute bête à l'impérialisme russe évidement rejetée par les tercéristes qui ont préféré le néo-souverainisme à l'eurasisme.

 

Je ne me souviens pas, pour exemple, avoir jamais entendu Alain Soral évoquer Jean Parvulesco ?

 

Tout « dissident » qui un jour à lu Parvulesco, Evola, Guénon, Bloy, de Roux, Jean-Paul Bourre ou encore Robert Steuckers a quitté « instantanément » les ranges de la dissidence vocifératrice en ce qu'elle a de complotisme, de marxisme et de souverainisme. Il doit bien y avoir un lien ténu de cause à effet...

 

La contrelittérature eurasiste et traditionaliste de combat n'est pas la bienvenue à Kontre-Kulture. (Mais ça ne saurait tarder, même quand il est un peu tard, il y a toujours un billet à se faire, un nouveau doute à instiller sur nos intentions.)

 

Ces liens complexes poseront les grandes lignes de cette révolte libérale et conservatrice des élites occidentales et des classes moyennes déclassées par la mondialisation ; de ce qui sera appelé plus tard « Dissidence » (avec toutes les médiations du journalisme d'enquête et du journalisme à sensations, de l'esprit pamphlétaire à la française qui rajoute et du spectacle conspirationniste à l'américaine qui permet d’hameçonner la jeunesse connectée, entre l'« ancienne école » d'Emmanuel Ratier et la « nouvelle école » de Thierry Meyssan ; qui fusionnent et s'hybrident pour le meilleur et pour le pire).

 

Il faut entendre l'inspiration et les origines étasuniennes « libérales-conservatrices » de la métapolitique de la Dissidence, qui procède d'une hybridation, pour comprendre la psychologie, la duplicité stratégique et, finalement, les contenus idéologiques de la Dissidence nationale-souverainiste.

 

Si j'étais conspirationniste, complotiste, je dirais que la Dissidence est une création de la CIA pour neutraliser le nouveau dialogue des élites conservatrices et d'une « nouvelle école européenne », pour le moins tournée vers l'Est et la nouvelle Russie de Vladimir Poutine.

 

Voilà comment nous définirions le libéralisme de situation duquel nous parlons sur l'échiquier mondial des libéralismes en compétition.

 

Cosmopolitisme et Libéralisme

 

Le cosmopolitisme est une « conséquence » du Libéralisme ; du libre-échange, du libre-marché et de la libre-circulation des capitaux et des personnes. Le fait que le cosmopolitisme philosophique de Diogène préexiste à la notion de libéralisme n'empêche aucunement une filiation idéologique entre cosmopolitisme et libéralisme (en tant que postlibéralisme).

 

S'il n'en est pas la conséquence, alors, il en est la « cause ? Pourrait-on même dire que le cosmopolitisme « engendre » le libéralisme ? Si on veut bien attribuer autant d'influence aux singeries de Diogène, à l'école cynique et aux stoïciens dont Jean-Luc Mélenchon est un représentant moraliste contemporain ; une relique maçonnique.

 

Le libéralisme reste la cause première. En effet, le cosmopolitisme n'envahit pas le monde à l'époque de Diogène et ne forme pas une théorie économique thalassocratique hégémonique. Si le cosmopolitisme « justifie » le libéralisme et détermine un trait philosophique des élites nomades et prédatrices : cosmopolitisme économique et cosmopolitisme politique n'existent pas ; le cosmopolitisme n'est pas une théorie politique intégrale. Ce qui existe en lien avec la philosophie cosmopolite, c'est le libéralisme et le libéralisme économique. Nous pouvons éventuellement, dans une phrase, remplacer multiculturalisme, égalitarisme, mondialisme et universalisme par cosmopolitisme, par contre, nous ne pouvons pas remplacer libéralisme par cosmopolitisme, ça ne fonctionne pas dans la plupart des cas.

 

« Le cosmopolitisme est un concept créé par le philosophe cynique Diogène de Sinope, à partir des mots grecs cosmos, l'univers, et politês, citoyen. Il exprime la possibilité d'être natif d'un lieu et de toucher à l'universalité, sans renier sa particularité. Ce concept a été par la suite repris, approfondi et diffusé dans l'ensemble du monde antique par les philosophes stoïciens, c'est à travers leurs textes qu'il nous est parvenu. » (source)

 

« Le libéralisme est une doctrine de philosophie politique et morale fondée sur la liberté et l'égalité, qui affirme « la garantie des droits individuels contre l'autorité arbitraire d'un gouvernement (en particulier par la séparation des pouvoirs) ou contre la pression des groupes particuliers (monopoles économiques, partis, syndicats). » (source)

 

« Le libéralisme économique est l'application des principes du libéralisme à la sphère économique. Cette école de pensée, dont la dénomination est associée au siècle des Lumières, estime que les libertés économiques (libre-échange, liberté d'entreprendre, libre choix de consommation, de travail, etc.) sont nécessaires au bon fonctionnement de l'économie et que l'intervention de l'État doit y être aussi limitée que possible. Ces idées fondatrices furent formulées antérieurement notamment à l'École de Salamanque aux XVe et XVIe siècles, sur la base de considérations morales accordant à la personne humaine des droits fondamentaux, notamment en matière économique. » (source)

 

Est-ce que la France est un pays communiste ?

 

La France est surtout jacobine. Le « communisme français » relève d'une forme étatiste et collectiviste du post-libéralisme, une version franco-française du libéralisme à l'avant-garde du socialisme (que l'on retrouve dans l'organisation et les modèles économiques de la Dissidence) qui n'a jamais rien redistribué à personne. Une théorie socio-économique libérale à laquelle les occidentalistes opposent un libéral-conservatisme de combat qui ferait mieux. Les français sont de bons commerçants. « Achetez mon concept, il est frais mon concept! »

 

Il est vrai que, d'un certain point de vue, pour lutter contre le globalisme sur son terrain, il vaudrait mieux être 100% libéral que libéral à moitié, mais ça n'est pas ce que veulent faire les conservateurs ; « conservatisme » ce mot qui commence si mal. Et la pêche du matin finit en boîte-à-conserve.

 

Sur ce constat de la schizophrénie du Libéralisme français nous sommes d'accord mais pour nous autres, eurasistes, dans la post-modernité, toutes les anciennes idéologies que nous pouvions encore distinguer avant guerre sont aujourd'hui périmées, annihilées par la situation du globalisme et du postlibéralisme.

 

Libéralisme et socialisme sont issus d'une même famille de pensée et s'appuient en dernière instance sur les idéologies égalitaristes, humanistes et progressistes françaises devenues folles : de Rousseaux à Marx, de Descartes à Freud, de Foucault à Butler, de Benny à Bernie, de Bernard à Botul, toutes les médiations entre libres-penseurs français et les arnaques juives. Sans oublier les Deleuze, les Derrida, les Rokhaya Diallo.

 

Il faut bien comprendre que même Eric Zemmour, qui critique pourtant les « idéologies modernistes » et rêve d'empire napoléonien, est fondamentalement marxiste, ce sont des conservateurs-marxistes qui animent à Droite, mais c'est la grande famille des progressistes qui décideront finalement si Zemmour, qui est une variable d'ajustement, a le droit de parler ou non ; et nous ne pensions pas si bien dire. (Nous avons écrit ceci avant d'apprendre que la chronique de Zemmour sur RTL n'était pas reconduite ; et ça n'était pas fini).

 

Les origines de la Dissidence sont difficiles à retracer, mais la Dissidence est un syncrétisme libéral-conservateur et socialiste, qui a toujours été démocrate, républicain et laïque, avec un fond catholique faussement traditionaliste qui a plus à voir avec le conspirationnisme évangélique qu'avec la religion chrétienne.

 

Les milieux nationalistes n'ont toujours pas compris que oui, effectivement, nous sommes dans le monde du globalisme où le Libéralisme est triomphant ; sans doute à force d'écouter les néo-souverainistes de la gauche des fonctionnaires et de la droite des énarques... Il n'est donc pas besoin d'être national-libéral, il suffit d'être nationaliste, que rajoute ou qu'enlève le libéralisme au nationalisme ou le nationalisme au libéralisme ?

 

Dans la situation du postlibéralisme. Rien.

 

Pour nous autres, eurasistes, c'est un acquis, et, par définition, toutes nos entreprises économiques, commerciales et financières, par l'impôt et le libre-marché, sont libérales et étatistes. Un acquis sans lequel nous ne pouvons pas penser une opposition réelle au globalisme. C'était l'apport de l'eurasisme que les dissidences plus malignes que le Diable ont rejeté.

 

Le globalisme libéral-atlantiste est légèrement perturbé par ce que l'on qualifie de « vague populiste » Poutine, Trump, Duterte, Orban, Salvini, Bolsonaro qui restent des « populismes libéraux ». Les globalistes sont davantage inquiets par la perspective multipolaire que la vague populiste. Perspective multipolaire qui comporte un adn antilibéral, mais, actuellement, ça ne change pas le fait de la gestion libérale obligatoire des Nations. En dehors de ça, nous ne voyons pas comment il serait possible de ne pas être libéral en économie dans le monde du libre-échange et de la mondialisation si ce n'est en combattant frontalement les libéraux, en fermant ses écrans et en vivant hors-circuit.

 

Regardez la Chine, qui en terme d'hybridation entre communisme marxiste et capitalisme libéral en dit long sur les possibilités libérales et leurs conséquences civilisationnelles...

 

Nous comprenons que la notion de Capitalisme est une définition opérative de l'économie classique qui n'a jamais été qu'une économie « capitaliste » ; au moins depuis le néolithique, ce pourquoi nous n'attaquons pas l'idée de Capitalisme par anticapitalisme marxiste mais que nous pourfendons le libéralisme, l'atlantisme et le globalisme au nom de l'Europe. Que nous proposons des angles d'attaques géopolitiques et civilisationnels plutôt qu'économiques et nationaux pour le combattre.

 

Imaginons que le progressisme soit une espèce philosophique dysgénique avec ses sous-espèces idéologiques dont le cosmopolitisme mutant et le libéralisme zombie seraient des races hybrides, les plus agressives sur les plans économique et migratoire, et nous avons idée de ce qu'est le libéralisme économique qui est indissociable du libre-échangisme supranational. C'est la contradiction la plus folle des nationaux-conservateurs et des néo-souverainistes.

 

Sur la question du libéralisme paradigmatique et par quelle forme de libéralisme nous transgresserions, nous proposerions un « libéral-royalisme » ; si on veut aller par là, mais nous ne voulons pas y aller.

 

Sans être « antilibéral » par principe, on exprime rien de révolution et de tradition en 2019 ; et, bien entendu, cette orientation ressurgit sur notre stratégie et nous explique par avance comment nous serons liquéfiés par tous les libéralismes de la création. Nous n'avons pas le choix de combattre. Il y a la possibilité de dire non.

 

Les condamnations du Libéralisme par l’Église catholique ? Nous les abandonnons et n'y faisons plus référence ? Ce que nous reprochons au pape hérétique qui occupe le Vatican de libre-circulation sans conditions des migrants, nous ne pouvons pas nous y soustraire sur les questions du nomadisme économique et sur les termes libéraux actuels de la guerre économique qui entraînent cette invasion subversive de migrants (principalement économiques) en Europe, ainsi que la fuite de nos capitaux et de nos cerveaux.

 

L’Hitlérisme et le régime national-socialiste combattaient les libéraux (et les communistes) ou ai-je raté un épisode ? Pourtant, on ne peut pas dire que les allemands ne sont pas « performants » en matière philosophique, scientifique ou encore économique ; qu'ils ne maîtrisent pas le libéralisme et ne se sont pas adaptés à cette réalité : ça leur est assez reproché... Ainsi qu'à la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine par ailleurs, et sous d'autres formes performatives du Libéralisme.

 

Les européens sont attachés à la notion de liberté et il est compréhensible qu'ils veuillent se réapproprier la notion de libéralisme. En fait, le libéralisme est notre « léviathan économique », davantage une idéologie à pourfendre et s'en faire retourner dans sa caverne, qu'à penser et assumer en doctrine de libération, ou à vouloir absolument tuer comme les communistes voulaient tuer le dragon capitaliste. On le combattra toujours autant qu'on s'en revendique , parce qu'on le confond avec la notion de liberté, qui n'est pas le libéralisme, et tout le monde aura toujours sa définition du Libéralisme, de la société, du commerce et du marché.

 

C'est pour cela que le libéralisme, fût-il nationaliste, conservateur, ou encore occidentaliste, reste la propriété idéologique des globalistes qui disent ce qu'est le libéralisme et ce qu'il n'est pas. Le national-libéralisme – en tant qu'il ne connaît, ne comprend et ne pense pas le postlibéralismene peut pas devenir une philosophie-politique de combat.

 

Vous pouvez imaginer toutes les idéologies nationales performatives pour personnaliser le libéralisme, toutes les traités et les régulations possibles pour endiguer le Libéralisme triomphant : il restera sa propre force motrice et vous écrasera dans ses rouages métalliques.

 

La France est collectiviste au niveau de son fonctionnement étatique et dans le prélèvement de l'impôt, mais est tout à fait libérale au niveau de ses grandes entreprises (et de leurs élites globalistes et cosmopolites) : c'est communisme en bas, socialisme au milieu et libéralisme en haut. Que ses élites cosmopolites françaises soient mauvaises en affaires et stratégie économique est un autre problème.

 

Qu'est-ce que la privatisation ? Une démarche communiste ? Les États-Unis sont libéraux, mais le gouvernement a la main mise sur toutes les entreprises à portées stratégiques. Les grandes entreprises françaises sont paradoxalement plus libres à leur tête que les entreprises étasuniennes et nous voyons où cela mène en matière de compétition. Alors, qui est communiste ou qui est libéral dans cette histoire nationale et étatique ? C'est une question. Achetez des longues cuillères. Et de longs couteaux suisses. Nous allons dîner avec le Diable pour lui poser la question.

 

Pour l'anecdote, je devais avoir huit ans par là, et j'ai piqué « Quand la chine s'éveillera » dans la bibliothèque de mes parents. J'ai compris que la démographie ; la géopolitique des civilisations, le principe de puissance, expliquaient de nombreuses choses et événements de ce monde.

 

Les civilisations puissantes imposent leur modèle économique. En grandissant, je n'ai pas vu de libéralisme, de socialisme ou de communisme, mais j'ai vu le libre-échangisme, le chômage et l'impôt confiscatoire. J'ai vu la concurrence déloyale, la discrimination positive et Greta Thunberg. En vieillissant, je comprends que les civilisations, et les religions, sont le produit des races qui les ont fondé.

 

Si je ne suis pas « bêtement » anticapitaliste, je pense être antilibéral. Il ne s'agit pas d'opposer nationalisme ou communisme au libéralisme. Il s'agit d'opposer une Quatrième théorie politique aux globalistes.

 

« Pour le Socle :



  • Il nous faut un empire Européen. Subsidiariste, fédéral, enraciné, animé par une véritable politique de souveraineté.

  • « Désenclavement » doit rester le maitre-mot de toute vision européenne de la puissance. L’Europe se condamne à la mort si elle ne parvient pas à briser les étaux américains et turcs, et à s’assurer un accès au reste du monde. L’Europe doit donc nouer des partenariats stratégiques, vitaux avec l’Inde, la Russie, l’Iran.

  • Il faut prendre conscience que l’Europe est menacée sur tous les fronts par les USA et que l’UE même est un outil de désunion créé par les Américains.

  • La volonté d’Europe ne date pas d’hier. Elle résulte d’une conscience aigüe d’appartenir à une civilisation commune et des menaces extérieures pesant sur elles. L’histoire montre que l’Europe a chaque fois chèrement payé ses divisions.

  • Il faut refonder anthropologiquement l’Europe. Par le retour de la vertu au sens romain du terme, par l’apprentissage d’une culture non-universaliste commune (latin, grec autrefois), par les échanges entre Européens, par l’européanisation des problématiques économiques, politiques, scientifiques, etc. et en se protégeant de l’influence culturelle néfaste des USA. Nous devons repenser notre spécificité et la protéger. » Europa de Robert Steuckers, par Gwenaël Corm


 

A l'attention des lecteurs



Certains de mes lecteurs me reprochent de faire dans la longueur, d'être parfois lourd. Je vais prendre quelques instants pour m'expliquer. 

 

Premièrement, je ne suis pas écrivain. Même pas essayiste. Je suis un ouvrier au chômage. Les militants ont perdu cette habitude de la correspondance, et de la littérature militante. Par définition une littérature brouillonne, imparfaite, mais dans laquelle nous pouvons trouver des idées rafraîchissantes, découvrir des références, rencontrer un camarade. Un mouvement où il n'y a pas de littérature militante, de déchets, n'existe pas.

 

Deuxièmement, je réfute cette idée de longueur ; pour la lourdeur, je m'en excuse et vous assure faire un travail constant de légèreté. Pour m'améliorer, je dois m'exposer et entendre vos remarques, écouter vos conseils. Mes articles sont peut-être longs, mais j'en écris un ou deux par an, en effet, je n'aime pas écrire de court article pour ronronner avec nos milieux sur l'actualité, je préfère relayer et je commente très peu sur les réseaux sociaux pour éviter de donner un avis superficiel, de participer au clash permanent, de gâcher le travail des camarades. Je m'astreint à cette discipline et je connais peu de militants dans cette démarche constructive. Pour résumer, j'écoute beaucoup plus les autres que je ne prends la parole inutilement.

 

Troisièmement, je suis plus synthétique qu'il n'y parait. Vous avez ici plus d'un an de notes personnelles sur le seul sujet de l'occidentalisme. Pour rédiger cette Lettre ouverte, j'ai regardé et écouté des heures de vidéos et d'enregistrements de conférences, d’entretiens, d'émissions radio, lu des articles et eu recoure à des dizaines de livres. Sans oublier la veille des différents réseaux sociaux où beaucoup de choses sont dites, et la lecture des commentaires qui est nécessaire mais qui peut s’avérer chronophage. Je réponds précisément à des assertions faites par Daniel, Suavelos, le mouvement occidentaliste et les commentateurs. Et je pense que les concernés le remarqueront et apprécieront qu'un militant du quotidien s’intéresse profondément et dans le détails à leurs travaux. Si je devais tout minuter, citer tout ce que à quoi je réponds exactement, dans quel contexte, faire des notes de bas de page, ramener toute ma bibliographie, mes articles seraient encore plus longs, et c'est beaucoup de travail. Je pense que certains camarades et lecteurs ne se rendent pas compte de l’investissement que cela demande. On peut me reprocher beaucoup de choses, mais pas d'être confus, je suis très précis, peut-être trop, et je peux répondre si je me suis mal exprimé sur tel sujet ou si quelqu'un ne m'a pas comprit. Je fais appel à de nombreuses références et mes répétitions correspondent aux sujets rebattus dans nos milieux.

 

Dernièrement, je ne suis pas un penseur eurasiste : je suis un militant eurasiste européen. Qui reste à sa place. Ce n'est pas à moi dire ce qu'est l'eurasisme ou ce qu'il n'est pas. Ça n'est pas ma démarche. Lisez Douguine et les intellectuels auxquels il fait référence. Si je persiste à parler d' Eurasisme c'est parce que je suis un des seuls qui le fait dans nos milieux et au niveau des militants. Le jour où des militants francophones écrirons des articles eurasistes, créerons une œuvre eurasiste et feront exister un militantisme eurasiste européen, j'arrêterai d'écrire, je me mettrai à leur service pour la diffusion de leurs travaux et l'organisation d’événements pour mettre ceux-ci en avant mais je ne suis déjà pas un minimum aidé pour organiser des rencontres eurasistes et, par exemple, créer un podcast mensuel. Je considère que la pensée eurasiste, dense et multiple, ignorée par nos milieux, est fondamentale pour penser une Troisième voie européenne. Ici, un article universitaire et « critique » pour appréhender la diversité du néo-eurasisme russe. De notre côté, nous ne faisons référence qu'à l’œuvre de Douguine que nous augmentons des « remarques » de Robert Steuckers. Et des « précisions » de Laurent James qui doit être le seul penseur eurasiste français opératif. Voilà notre démarche.

 

À suivre : Du militantisme Article précédent : Pour une critique positive de l'occidentalisme à l'horizon de l'intelligence artificielle

 

Vive l'Empire !

 

Pendragon

23/07/2018

Lettre ouverte à Daniel Conversano (1) : Pour une critique positive de l'occidentalisme à l'horizon de l'intelligence artificielle

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Suavelos, Avé, Priviet camarade,

 

Bonjour Daniel,

 

Je me prénomme Laurent, j'approche la quarantaine, je suis belge. Je milite pour un Eurasisme européen et, à ce titre, je m’intéresse à l'occidentalisme. J'ai fréquenté les milieux dissidents avant de me rapprocher des idées non-conformistes, ensuite, je me suis intéressé à l'eurasisme via Laurent James, Alexandre Douguine et Robert Steuckers.

 

Je me permets de m'adresser directement à vous sous forme de lettre ouverte en espérant ne pas commettre de maladresse.

 

Aujourd'hui, tout le monde s'autorise à apostropher n'importe qui pour tout et n'importe quoi et je trouve cela assez insupportable pour ne pas reproduire ce travers. Le format de la « Lettre ouverte » me permet de fournir un effort critique et de le partager à mes lecteurs.

 

Dans cet esprit, je ne demande pas d'attention particulière, je ne me formaliserai pas si vous n'avez pas le temps de me lire et de me répondre.

 

Il n'est pas question de critiquer les initiatives de votre mouvement (Suavelos) au sens où il ne faudrait pas vous suivre ou vous rejoindre ; c'est une question de sensibilité. Je vous encourage à poursuivre votre effort collectif ainsi que j'encourage les militants nationalistes à suivre votre mouvement et se joindre à vos activités qui consistent principalement à sortir du virtuel pour se rencontrer dans le réel. En effet, il faut sortir de l’inquiétude et de l'insécurité, de la torpeur, du mortel ennui, il faut vivre. Je ne vois pas de quelle autorité nous dicterions aux militants sur quel critère ils devraient se rencontrer. J'en profite pour vous remercier, vous et votre équipe, pour l'ensemble de votre travail.

 

Cette « lettre ouverte » est également adressée à l'ensemble des militants qui embrassent la grande lame de fond renaissantiste qui traverse actuellement l'Europe et l'Occident, que nous ressentons et que nous essayons tous d'apprivoiser, de dompter ; de chevaucher.

 

Je vous autorise bien évidement à reproduire cet article.

 

(*Je me permettrai de vous conseiller d'imprimer ce texte, qui est un essai d'une cinquantaine de pages, pour le lire. Je publierai ce texte plus conséquent que prévu en plusieurs parties ; n'hésitez pas à le diffuser et répondre au fur et à mesure si vous le souhaitez, merci.)

 

En Avant !

 

Pourquoi l'Eurasisme ?

 

« Le fond de la destinée russe consiste à révéler au monde un Christ russe, inconnu à l’univers, et dont le principe est contenu dans notre orthodoxie. À mon avis, c’est là que se trouvent les éléments de la future puissance civilisatrice, de la résurrection par nous de l’Europe » lettre de Dostoïevski à Nikolaï Strakhov en 1869

 

Comme nous ne nous connaissons pas, nous vous rappelons rapidement notre démarche idéologique, à notre échelle militante, et qui n'est pas exclusivement tournée vers l'eurasisme : critique positive des idées politiques et du militantisme au XXIème siècle .

 

Pour aller à l'essentiel, nous savons qu'Alexandre Douguine a mauvaise presse dans nos milieux mais l'Eurasisme ne se résume pas à Alexandre Douguine et Alexandre Douguine ne se résume pas à ses provocations. Nous connaissons les extraits cités comme des déclarations de foi par les détracteurs de Douguine et qui tournent dans nos milieux, c'est de bonne guerre, mais nous vous renvoyons à la lecture des passages dont il est question dans le contexte de leurs ouvrages et vous constaterez par vous-même qu'il ne s'agit pas de premier degré, la construction littéraire laisse peu de doutes... Nous comprenons que ces extraits de but en blanc peuvent heurter les sensibilités nationalistes et identitaires mais, fondamentalement, Alexandre Douguine n'est pas notre ennemi et ses essais sont autant d'éloges de la frontière ; des plus grandes frontières. C'est l'atlantisme qui est visé. Le conflit ukrainien et les positions d'Alexandre Douguine ont bien évidement joué un rôle majeur dans le rejet de l'eurasisme par les milieux nationalistes français ; nous pensons que pour entretenir un dialogue il est besoin d'interlocuteurs, fussent-ils des adversaires. Nous n'ignorons pas les vues impérialistes de la Russie qui n'est plus la Blanche et Sainte Russie des Tsars et des prophètes.

 

L'Eurasisme comme phare idéologique malgré les frasques de Douguine ; nous nous devons de le justifier, parce que nous pensons et persistons à penser malgré les mauvais temps ukrainiens et le brouillard néo-souverainiste que l'orientation eurasiste est l'expression idéologique la plus immédiate vers la « révolution conservatrice ».

 

Pour les néophytes, il faut distinguer deux formes effectives d'eurasisme, l'eurasisme russe et proactif d'Alexandre Douguine et l'eurasisme européen et « opératif » de Robert Steuckers, aussi, nous pourrions distinguer l'eurasisme mystique et « spéculatif » de Laurent James qui, en quelque sorte, fait le pont entre les deux. Le point commun entre ces trois formes d'eurasisme et entre nos trois protagonistes s'incarne dans le corps littéraire de Jean Parvulesco.

 

Le paysage et le réseau eurasiste francophone se divisent en trois franges : le canal historique sous l'égide de l'orthodoxe Constantin Parvulesco et de son fils Stanislas 1er, Prince d'Araucanie (et du « Royaume littéraire » de Patagonie, Nouvelle France – pour comprendre cette filiation inattendue nous vous renvoyons à la lecture du roman de Jean Raspail : « Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie » ), fils et petit-fils de Jean Parvulesco, et dont Laurent James est proche ; les canaux éditoriaux et de diffusion de la nouvelle ex-droite via Alain de Benoist et Christian Bouchet ; et, le plus confidentiel « Eurasisme européen » initié par Maître Steuckers et dans lequel nous nous inscrivons prioritairement.

 

Le réseau et le mouvement eurasiste francophone sont inexistants en terme de militants, d'activités et d'actualités, l'eurasisme en France reste de la pure littérature de combat et appartient au monde des idées. Cependant, il est nécessaire de s'y intéresser si nous voulons, à terme, incarner une Troisième voie européenne et avoir un véritable dialogue avec les eurasistes russes, parce qu'il y a des filiations qui ne mentent pas. Il y aura des antagonismes idéologiques entre « eurasisme » et ce que vous appelez aujourd'hui « occidentalisme » mais la construction eurasiste reposent sur de nombreuses références occidentales, au sens classique de la révolution conservatrice dans laquelle eurasisme et occidentalisme se confondent, s'inscrivent et pourraient se rejoindre.

 

Nous vous laissons tout le loisir de vérifier l'existence de l'eurasisme et des différentes formes de sa révolution en lisant la littérature eurasiste la plus immédiate d'Alexandre Douguine à Robert Steuckers, de Jean Parvulesco à Jean Thiriart, de Laurent James à Guillaume Faye, de Eugène-Melchior de Vogüé à Henri de Grossouvre et qui vous donnera toutes les références et filiations, origines et sources nécessaires pour appréhender les orientations eurasistes.

 

Nous ne savons pas quelle part doit avoir l'eurasisme dans nos propres constructions mais nous savons que l'eurasisme a sa partition à jouer ; et quelle musique !

 

Cela dit, l'Eurasisme français n'existe pas au-delà d'une tempête dans la baie de Douarnenez, du troquet de Maître Steuckers dans la capitale de toutes les Russies en exil et de la cave ensoleillée de Laurent James, et ce n'est pas un réel problème pour nous parler entre militants d'une génération identitaire et européenne qui se cherche un empire.

 

Ce qui serait fondamentalement opportun de retenir au sujet de l'orientation eurasiste, c'est l'idée que la Tradition est un feu sacré qui, pour être préservé, pour ne pas s'éteindre, se déplace ; c'est l'histoire de Rome, c'est l'histoire des centres spirituels, c'est l'histoire de notre civilisation. Nous n'avons pas été dissous par l'Empire, nous nous sommes diffusés à travers l'Empire. « La chute de Rome » a été fantasmée, et l'Empire d'Orient a survécu, sauvegardant le meilleur de l'Occident pour lui rétribuer ; à tout barbare, civilisation. Quand commence et quand s'achève une civilisation ? Ou, comment passe-t-on du temple romain à l'église romane ?

 

Par les médiations du Ciel ; de la « civilisation des pierres levées » à la révolution de Février qui sonne le glas ; de la séparation cataclysmique au schisme parousial ; du recours shamanique aux forêts de Merlin à la mort de Raspoutine ; du centre ardent du catholicisme médiéval aux confins de l'Empire Avar ; au cœur du pagano-christianisme des celtes de Galilée aux battements des tambours de guerre des peuples hyperboréens ; de l'arrivée des Saints de Provence au retour des Cosaques ; de l'ombre d'Attila au pacte de Clovis ; de la furie gauloise aux cris de la Horde d'or ; Pour nous, la Gaule charnelle et notre sang sont toujours déjà présents sur les terres de nos ancêtres et notre salut aux anciens russes et vieux croyants est fraternel ; Par Toutatis !

 

L'Eurasisme et l'Européisme sont les veines de la Révolution conservatrice, les routes herculéennes vers l'Europe et la plus Grande Europe, vers le retour de la dernière Rome et de la nouvelle Gaule. Moscou est le cœur battant de la Troisième Rome, de la Rome éternelle, réanimée, le centre actuel d'un même combat civilisationnel, de la renaissance religieuse et spirituelle européenne de l’Église Catholique romaine et Orthodoxe grecque, cela peut nous contrarier, la Russie de Vladimir Poutine n'est peut-être pas parfaite, mais nous ne pouvons que l'admettre. Arthur sarmate !

 

Nous autres, eurasistes, cœurs sauvages de l'Empire, si nous nous proclamons gaulois plutôt que français nous sommes marqués au fer rouge des nationaux et des souverainistes. Pour les néo-païens, nous sommes d'horribles traditionalistes catholiques ; pour les cathos tradis, de terribles gnostiques. Ceux d'entre vous, communistes et libéraux, qui opposez la France à la république comme nous le faisons pour mille raisons excellemment justifiées par Laurent James à plusieurs reprises au sujet des deux France et qui nous reprochent nos ruades contre le chauvinisme ; le nationalisme de pure frime, interprétées comme haute trahison ou suspectées d'antiracisme, ce qui est un comble de mauvaise foi, quelle sera votre dernière patrie quand la terre aura brûlé ? Nous savons qui nous sommes ; nous chérissons notre race. Nous attendons que vous en possédiez une à défaut que le néant vous possède. Tout le monde sait que l'on se bat toujours pour ce que l'on n'a pas ; pour ce que l'on a perdu. Était-ce par distraction ? Alors, recherchez-la partout, priez Saint-Antoine de Padoue, mais ne nous demandez pas de retrouver ce que nous n'avons jamais égaré.

 

Le mot « eurasisme » n'est pas une fin ; par contre, il faudra bien, tôt ou tard, se rassembler sous une bannière.

 

De la nôtre, nous avons enlevé le rouge et y avons jeté le Feu. Notre bannière est noire et solaire. Telle est notre anarchie ; notre Droite.

 

Métapolitique du communautarisme sur le critère racial ; Le village gaulois

 

L'enfer des villes justifie une interprétation exacerbée des phénomènes les plus intraitables de nos sociétés et légitime une approche sensible des solutions. Il est manifeste que les villes débordent dans le paysage par les périphéries. Nous prenons en compte les difficultés du monde paysan amaigri et n'idéalisons pas ce qui reste de nos campagnes décharnées. Cela dit, nous voudrions faire remarquer que la majorité des jeunes penseurs identitaires sont majoritairement des centrevillistes et des parisiens, ce qui n'enlève rien à leurs qualités mais qui relève cette particularité qui, d'une façon ou d'une autre, influence la nouvelle pensée de Droite.

 

Nous comprenons que la situation actuelle, où nous devons nous justifier d'être ce que l'on est, impose des modèles inédits et paradoxaux mais nous pensons que l'idée métapolitique de communautarisme de séparation sur le critère unique et exclusif de la race a quelque chose de surréaliste voire d'absurde à développer comme stratégie de libération sur son propre sol et à l'intérieur de ses propres frontières. C'est un peu faire reculer sa propriété privée menacée à l'intérieur de sa propre maison et de réduire de plus en plus le cercle du « chez soi » à l'intérieur de chez soi « porte ouverte » jusqu'à ne plus tenir que sur le dernier carrelage, au milieu du salon et sur la pointe des pieds, pour éviter un danger qui se rapproche et qui est déjà rentré dans la maison. Il y a une idée d'isolement et d'enfermement au sens de s'enfermer soi-même dans un piège que l'on s'est finalement soi-même tendu ; de se faire volontairement encercler par la menace et le danger. Mais surtout, il y a l'idée d'abandonner des parties du territoire, de concéder des espaces communs et vitaux, des communaux, par anticipation, sans que personne ne l'ait encore demandé et ensuite sans s'être battu s'il en était besoin. Nous connaissons la réalité des « zones de non-droit » et des « territoires perdus de la république », ce qui n'implique pas le communautarisme dans un ailleurs préservé en réponse, la réponse est politique, et c'est une question de volonté, nous le savons. Ça n'est pas l'idée du village gaulois qui est une idée tronquée c'est la façon d'y parvenir ; la route est semée d’embûches.

 

Il serait ridicule de critiquer négativement l'idée de communautarisme dans le contexte actuel ; par contre, concentrer nos forces militantes dans cet effort unique et exclusif et le confondre en orientation stratégique est discutable. Nous avons peu de forces et peu de temps disponibles. Nous pensons que l'on ne peut pas mobiliser les militants sur plusieurs stratégies à la fois et qu'il n'y a pas des centaines d'options.

 

Nous pensons qu'une communauté de combat ne se crée pas ex-nihilo. Le sujet de l'identité et de l'enracinement ; de notre retour chez nous et à l'intérieur de nous implique de notre part une compréhension profonde de la lenteur et de la longue mémoire.

 

Nous ne croyons pas à une colonisation rurale par opportunité, à l'implantation de communautés politiques paranoïaques alors raccrochées aléatoirement à des territoires avec lesquels ils n'auraient aucune histoire, aucun lien, qu'ils viendraient finalement perturber comme le dernier touriste ou le premier migrant.

 

Nous croyons au réenracinement d'unités et de cellules familiales à petite échelle, à échelle humaine, le retour chez soi et vers soi dans une communauté enracinée que nous avions quitté ou à laquelle nous avions été arrachés. Nous croyons à un retour par des familles dans leur famille, dans leur patrie d'origine. Ils pourront s'y faire reconnaître, apprécier, s'y investir, s'y retrouver, y retrouver les sources de vie, la valoriser, pourquoi pas finalement la diriger et ainsi mailler le territoire en reliant des localités où se sont parallèlement enracinées des familles de nos milieux qui ont su recréer une communauté naturelle. Des familles et des communautés de combat alors réenracinées dans un chez eux et installées en légitimité, sereinement reliées.

 

Il nous sera rétorqué que nous n'avons pas le temps, qu'il faut résister.

 

D'un point de vue stratégique, dans le contexte d'une invasion et d'une occupation militaire par une puissance étrangère, c'est sans doute la pire des choses à faire pour un groupe de résistants de quitter sa « zone de confort », de changer ses habitudes, pour se retrancher, s'établir, se fixer et hisser pavillon sur un terrain inconnu fût-il en zone libre ; d'autant que la notion de « zone libre » est actuellement une notion vague et fluctuante ; dans tous les cas, le choix de la résistance c'est le choix du maquis ou de la dissimulation urbaine, ça n'est pas le choix du campement ou du village gaulois. Que dire d'une communauté de combat, une organisation sur le critère de la race identifiée et dénoncée par le gouvernement et qui sera forcément repérée par ses nouveaux voisins dès son arrivée. En effet, si le groupe ne représente pas une famille traditionnelle et que, par le nombre d'individus, il ne s'agit plus d'assimilation mais ostensiblement d'une installation politique et para-militaire par l'aspect survivaliste, la résistance ne pourra jamais normalement et naturellement s'enraciner et s'organiser.

 

Il y a deux solutions communautaires qui s'offrent à nous : se déplacer en permanence et se fondre dans la masse des villes et des périphéries occupées OU se confondre filialement dans une communauté enracinée du pays libre ; sinon, vous indiquez vos positions et vous êtes les premiers neutralisés quand la guerre éclate.

 

Il y une troisième solution qui consiste à s'expatrier.

 

Si nous comparons le communautarisme à un survivalisme, le critère de la race en plus. Il faut expliquer que l'idée de survivalisme est une importation « états-uniennes » et qui dépend beaucoup des grands espaces américains, d'un autre rapport à la liberté, aux armes et à la race. Ensuite, le savoir-faire survivaliste est à apprendre et pratiquer, mais en l'étendant au domaine de la race, vous le rendez politique. Alors que, dans les faits, le survivalisme c'est un truc de blancs. Apport idéologique de la race au survivalisme : zéro. Si vous étendez tout au domaine de la race, vous réduisez les prises idéologiques que nous avons pour convaincre les militants, vous perdez en invisibilité et vous fermez des angles de « piratage ».

 

Nous aborderons plus en détails le sujet du modèle économique des dissidences connectées en résistance économique et médiatique. Concrètement, les seuls financements que nous devrions organiser dans une optique communautariste, c'est le financement de familles équilibrées, de jeunes couples méritants de nos milieux, pour les aider à organiser leur retour, leur enracinement, à se créer une activité locale, ensuite, garder le contact et laisser faire. Les militants chômeurs, célibataires, sans enfants, passé ou proche de la quarantaine, expatriés, qui ne sont pas intéressés ou aptes à fonder une famille traditionnelle, restons où nous sommes, résistons et aidons nos élites de l'extérieur, des bordures, nous n'avons plus rien à fuir que nous-mêmes. Il n'y a que les jeunes générations qui comptent, et seules les familles devraient recevoir nos oboles. De la solidarité militante à la charité bien ordonnée. Deux stratégies, deux modèles.

 

L'idée de communautarisme, en dehors même du critère de la race, n'est pas un reflex combatif pour une civilisation qui a une vision individuelle, prométhéenne et christique du destin, de la volonté de puissance. Destin et volonté de puissance de l'Homme qui s'élève au-dessus de sa condition et de son groupe, qui repousse certaines limites (qui sait jusqu'où on peut aller trop loin) et qui reste debout au milieu des ruines ; qui entraîne sa communauté dans une aventure qui consiste à se projeter et non à se replier. Le réflexe communautaire est un réflexe de repli communautaire qui caractérise un groupe déraciné ; au sens où il est en situation d'immigration ; et qui trouve son essence dans les sociétés de types orientales ou africaines où il n'y a d'individu que de tribu, ce qui n'est pas la condition occidentale et le modèle européen de l'expansion et de la conquête. Nous ne sommes pas des immigrés.

 

Platon, le Christ, le roi Arthur, Pythéas, Alexandre, Saint-Louis sont des individus à part entière, des modèles.

 

Aujourd'hui, nous ne faisons pas affaire avec des individus. Nous traitons avec des multitudes connectées divisées contre elles-mêmes en recherche de modèles, de pères, de travail, de femmes, de personnalité, d'identité ; en recherche de beaucoup de choses.

 

Notre problème, en tant que militants, n'est pas d'un individualisme forcené et qui s'opposerait à l'idée de communauté ou de communautarisme. Notre problème est précisément l'absence de l'individu ; de l'homme libre, dans nos sociétés uniformisées. Notre problème, c'est l'absence d'individus et d'hommes libres dans nos milieux connectés à la réalité diminuée. Notre problème c'est la superposition des écrans, la distraction, la déconcentration, l'indiscipline, la fragilité, le sabotage et la démotivation pour le militant qui trouvera toutes les imperfections et toutes les excuses pour ne pas s'affilier, pour ne pas se communautariser, pour ne pas s'aligner ; pour quitter les rangs.

 

Avant de se fonder en communauté de combat et refonder une communauté nationale, il nous faut reconstruire l'individu, l'homme libre, le français, le gaulois, l'être européen là où il est toujours déjà présent, et la constitution de communautés de combat, sur la base de la famille traditionnelle, se fera naturellement et massivement, parce que vous aurez réussi à insuffler la vie plutôt que d'organiser la mort. Il y a deux façons de gérer une communauté de combat, créer des effets artificiels pour forcer une cohésion temporaire et organiser la partouze, laisser se produire et suggérer un comportement qui créent des effets naturels et former des familles, et, par ce tour de force, par l'exemple, la mise en esthétique de modèles et le réenchantement des idées politiques, créer une cohésion réelle, pour mille ans. Nous ne sommes pas prêts pour le communautarisme de séparation et d'abandon du territoire. C'est une question d'échelle et de pallier. La pseudo-recherche de pureté et de vérité est une extension à la culture de l'excuse pour ne pas militer. Les droitards sont des gauchistes mentaux.

 

Il y a de nombreux barrages idéologiques et psychologiques sur la route de la reconquête, le premier barrage idéologique que nous rencontrons n'est pas l'incarnation Alain Soral mais le néo-souverainisme partagé de la Dissidence, qui n'a de cesse de nier l'identité européenne, de triturer nos rangs sur la question de la construction européenne pour ne pas l'étendre au domaine de la race, et qui confond volontairement Europe et union européenne, jaloux qu'ils sont de leur race française, de leur identité civique.

 

C'est l'Histoire de plusieurs siècles qui condamne le nationalisme comme horizon ; et c'est la longue mémoire européenne qui bannit l'idée de communautarisme politique sur le critère unique et exclusif de la race pour, précisément, préserver la race, son essence, au sens anthropologique et métaphysique, des attaques idéologiques et philosophiques de nos ennemis intérieurs et traîtres à leur communauté, à leur ethnie, à leur race et à leur race intérieure. Le nationalisme c'est le royalisme sans Dieu et sans le Roi ; c'est la France sans Rome et sans la Gaule. Nous pouvons dédier chacun de nos gestes à la survie de notre race sans brandir le drapeau de notre épiderme. Pour nous, les aspects superficiels et artificiels du communautarisme blanc nous repoussent de sa vérité charnelle et naturelle.

 

A l'origine de la Politique, dans les cités sumériennes ou grecques en ce qui nous concerne, il n'y a pas conflit d'universalisme et d'égalitarisme entre le monde des idées et la race. Le conflit ; la guerre civile, le grand remplacement, l'invasion barbare, la décadence arrivent exactement quand des ennemis intérieurs et traîtres à leur race conspirent avec les femmes, les esclaves, les métèques et les ennemis extérieurs pour recevoir les faveurs, par ferveur, par fadeur et par fureur, et où des idées novatrices et progressistes sont conceptualisées pour déconstruire la race et défaire la cité avant de l'envahir, par pulsion de mort, hubris ou mauvaise orientation stratégique, pensant y gagner ou désirant perdre ; la traîtrise et la bêtise ont leurs humeurs. Dans l'utopie, pour améliorer la race, pour reconstruire un homme supérieur selon les nouvelles normes du progrès qui mènent systématiquement à la catastrophe du dysgénisme. Dans le cynisme absolu des intérêts obscurs, pour affaiblir son propre sang et détruire sa civilisation. Il y a une lassitude de l'européen dont la civilisation est arrivée à un point où elle a les moyens de s'auto-détruire, c'est une tentation et un vice qui sont très puissants et qui trouvent leurs expressions où on ne les attend pas. Parfois, les grandes inspirations pleines de bonnes intentions et de bons sentiments ne sont que pulsion de mort. Ce que nous combattons doublement sur tous les fronts sans ressentir le besoin d'insister sur le fait qu'au bout de toutes les subsidiarités de l'existence nous le faisons au nom de la race comme dernier retranchement de l'âme.

 

Les contextes géopolitiques, les moments historiques et les périodes cycliques, les guerres, les révolutions technologiques et les cataclysmes créent des situations critiques et révolutionnaires plus immédiatement que les idées et les engagements politiques, par contre, quand ses situations de crises arrivent à leur paroxysme, les idées peuvent motiver ou empêcher un peuple de résister, l'inciter au renoncement et lui faire apprécier la chute par tous les moyens possibles ; les idées peuvent influencer, orienter et brusquer l'Histoire plus que nous le croyons, même quand nous sommes « rationnels » et « pragmatiques ». Être pragmatique, messieurs, c'est être fanatique ; fasciste !

 

Cet état de fait, de se battre pour sa race en dernière instance, est inhérent à l'idée de pulsion de vie et de volonté de puissance des européens. Le monde de l'antiracisme et du racisme est un monde hermétique à la subtilité et la volonté européenne, un monde de culpabilisation et de repentance, c'est le monde hystérique et délirant des ethnomasochistes et des suprémacistes. Nous refusons que notre race fasse idéologie. Nous ne pouvons pas nous projeter et exister dans ce monde exigu, que nous rejetons, pour réfléchir le vaste monde qui ne s'arrête pas à la folie des antiracistes et des racisés qui ne laisseront dans l'histoire qu'un grand éclat de rire. D'ailleurs, nous ne supportons pas le communautarisme à fin politique, le tribalisme, le chialisme, des communautés arriérées. D'autant que la définition actuelle que nous avons de la « communauté » se rapproche dans les faits et objectivement, par l'entremise des réseaux sociaux dans nos interactions militantes et stratégiques réduites au spectacle et à la marchandise, de la définition de la « tribu post-moderne » que nous retrouvons chez les penseurs libertaires « Une tribu, au sens postmoderne du terme, est un ensemble d’individus pas forcément homogènes (en terme de caractéristiques sociales objectives) mais inter-reliés par une même subjectivité, un même affect et capables d’actions collectives vécues intensément bien qu’éphémères » – et que nous pouvons reprendre à notre compte.

 

Nous comprenons que des communautés nous ont simultanément désignés comme leur ennemi en tant que race et nous ont déclaré la guerre, que nous ne l'avons pas choisi et n'avons pas le choix, le choix d'être désigné comme cible, de nous en défendre et de contre-attaquer. La réconciliation et la séparation n'auront pas lieu, ça ne sont pas des options. Nous ne sommes pas obligés et forcés de rentrer dans le jeu des (((élites cosmopolites))). Si nous refusons d'être subtils, c'est que nous ne croyons parler qu'avec des débiles ; nous pensons que les militants de nos milieux sont capables de de subtilité et de stratégie ; de se réaligner. Ce que nous savons ou croyons savoir de l'ennemi et de la guerre n'a aucune espèce d'importance pour l'instant : le réel va dégauchiser beaucoup plus massivement et rapidement que nous ne le ferons à partir de maintenant par le biais de notre métapolitique pour trisomiques et en perdant beaucoup de temps sur le déclenchement de la mise-en-marche en avant à contre-courant d'un mouvement politique révolutionnaire. L'antiracisme et la réconciliation sont morts. Le racialisme et la séparation sont de l'ordre de l'évidence et du constat. L'eurasisme et la remigration sont de l'ordre d'une philosophie-politique et d'une programmatique de combat. Question de domaine et de compétence.

 

L'idée de communautarisme franco-français en France est paradoxal au sens où l'idée de communautarisme exprime un phénomène allogène et concerne le rapport des communautés immigrées à l'identité française et à leur assimilation. D'un point de vue typiquement français l'idée de communautarisme tribal et racial est une idée négative qui sous-entend l'idée d'un refus ou d'une incapacité à s'acculturer et s'assimiler de la part des immigrés ; ce qui ne concerne pas les « Français ». Le communautarisme franco-français en France admet l'idée étrange d'une certaine défaite par anticipation et la perte de territoires que nous ne pouvons pas nous permettre, d'un point de vue pratique il n'existe pas de cartographie de l'idéal identitaire qui échapperait à l'invasion à moyen-long terme ou de parties du territoire que nous pourrions céder pour avoir la paix sur quelques mètres carrés à quelques kilomètres de là. Nous ne savons plus qui disait que si Saint-Denis tombait, toute la France tomberait... Nous pensons que l'idée théorique de communautarisme sur le critère de la race va rencontrer de nombreux problèmes pratiques et psychologiques, va être rattrapée par des réalités stratégiques ; réalités stratégiques qui vont nous obliger à penser une idéologie de combat à plus grande échelle, qui nous projettent dans cette idée d'Occidentalisme et qui participe d'autres logiques de l'agir politique. Il faut prévoir et anticiper les limites du communautarisme.

 

De l'Occidentalisme ; les subversions conservatrices

 

Nous vous encourageons à développer votre construction idéologique occidentaliste plus en avant et à hauteur d'une théorie politique ; de lui donner les lettres de noblesse que cette idée porte à travers des essais critiques et de combat, par de véritables travaux pratiques qui feront date et aboutiront aux termes d'une philosophie-politique révolutionnaire. Vous devez fonder votre « école » comme l'ont fait les eurasistes, ne pas renoncer à vous hisser à l'échelle de l'histoire, à retrouver vos filiations, à relier vos références ; à voir un couché de soleil à Fisterra.

 

L'occidentalisme est à l'origine un courant de pensée qui est né en Russie, c'est intéressant de le souligner pour nos lecteurs. Sans doute Suavelos et la nouvelle école occidentaliste française auraient des débats plus enrichissants avec des russes et des eurasistes pour le développement de leur théorie politique qu'ils en ont avec les nationalistes et les patriotes français, ainsi qu'un accès à l'université et aux intellectuels russes, qui lisent les auteurs anglo-saxons à la différence des « dissidents »...

 

Nous avons compris que votre concept original d'occidentalisme ne fait pas référence à un occidentalisme passé, qu'il procède d'une construction idéologique en temps réel dont le départ serait le trumpisme, mais nous pensons que, outre la politique de Donald Trump et l'innovation politique, c'est une erreur d'orientation à moyen-long terme de se construire en actualité et, disons, une incompréhension de la nature métaphysique de la Révolution conservatrice ; erreur d'incompréhension et d'interprétation que vous rectifierez par vous-même, nous n'essayons pas de vous faire la leçon : nous vous proposons des pistes de réflexion.

 

Premièrement, la notion civilisationnelle d'occident est religieusement et intimement liée à l'Empire romain et chrétien d'Occident dans l’imaginaire politique collectif. La référence positive à l'occident dans le terme occidentalisme est cognitivement incompatible avec votre critique extrême et réductrice du principe de religion justifiée et de l’Église catholique romaine pour vous situer clairement dans le paysage politique ; à l'innovation libéral-progressiste et à l'avant-garde d'un mouvement révolutionnaire du soleil couché qui s'ouvre sur la raie de Gaspard Koening. Deuxièmement, la respiration qu'offre Donald Trump au monde occidental ne surmonte pas les réalités géopolitiques, les conflits d’intérêts, entre l'atlantisme étasunien et le rimland européen qui reviendront tambours battants à la prochaine expiration. Troisièmement, nous pensons que l'idée d'occidentalisme provient d'un excès de « réelle politique » sans vision géopolitique et de pragmatisme sans projet politique qui ne conçoit pas l'historique des subversions mondialistes à l'intérieur des révolutions conservatrices et la puissance des états-profonds contre-initiatiques. Quatrièmement, le terme occidentalisme n'est pas conforme aux mouvements géopolitiques actuels qui correspondent à des replis et rapprochements continentaux et régionaux. Cinquièmement, un certain conservatisme occidental et un certain occidentalisme atlantiste sont main dans la main avec les pétromonarchies conservatrices et l'islam réformateur qui rachètent la France et accélèrent les phénomènes migratoires en Europe dont se lave les mains la Maison blanche.

 

Vous avez rejeté Poutine et l'eurasisme, la parenthèse Trump et occidentaliste se refermera, vous aurez la contre-initiation et la subversion atlantiste. Nous ne sommes pas contre un baroud d'honneur ; mais soyons honorables.

 

Par analogie à l'occidentalisme ou au national-libéralisme, nous pourrions introduire l'idée d' « islam de marché », premièrement, pour intéresser nos milieux obnubilés par l'islam jihadiste aux deux mâchoires de l'islam politique, deuxièmement, pour comprendre notre propre « révolution conservatrice », les subversions qui s'y cachent et dont nous observons les effets délétères dans nos milieux. Nos milieux qui, par réaction à divers phénomènes comme celui des dissidences socialisantes et orientalistes excessivement complotistes, réhabilitent un libéral-occidentalisme exacerbé et toutes les tares du monde post-moderne qui l'accompagnent et détruisent la race. Nous sommes donc dans ce moment paradoxal avec un air de déjà vu où les Droites se laissent posséder par les tares instillées par la Gauche principielle, ou la fausse Droite existentielle, pour résister à un ennemi et s'attribuent leur paternité pour conserver les ruines. Nous perdons patience. D'un côté l'extrême droite communiste et islamo-compatible, de l'autre, l'extrême-droite islamophobe et israelo-compatible comme seconde mâchoire de la subversion de l' « extrême droite » mondialiste et sémitique dans nos rangs. Sur la question de l'Orient.

 

« Bref, en matière de clash des civilisations, il convient de voir double. À l’ombre de « l’axe du mal », où les États-Unis et l’islam du salafisme jihadiste s’opposent en termes géostratégiques, l’islam de marché se retrouve aux côtés de l’Amérique sur l’autre grand clivage du monde contemporain : contre les idéaux collectifs de la vieille Europe et à l’instar de l’Amérique conservatrice, l’islam de marché croit dans l’idéal d’une politique de la morale et des œuvres visant à rapatrier le religieux dans un espace public reconfessionnalisé et soustrait à l’interventionnisme étatique de facture jacobine. Ainsi, alors que les islamistes classiques ont eu le malheur de lier leur destin à celui de l’État-nation, création politique du XIXème siècle mondialement remise en question aujourd’hui, les protagonistes de l’islam de marché misent sur son dépassement. Ils cultivent les valeurs du privé et de la piété pour former une modernité musulmane renvoyant dos à dos les espoirs laïcs d’un islam privatisé et le scénario culturaliste d’une irrémédiable singularité : tout indique en effet qu’elle ne sera ni une théologie universaliste sécularisante ni un tropisme arabo-musulman teinté d’humanisme. Il s’agira plutôt d’un alignement paradoxal sur les thèses du compassionate conservatism des conservateurs américains et du combat philosophique qui le porte : l’imposition d’une nouvelle définition de la modernité affranchie de l’héritage laïcisant et étatisant des Lumières françaises. » (source)

 

Il y a une « Troisième voie orientale » qui s'offre à nous ; « Ni Dubaï, Ni Tel-Aviv », qui répond et fait écho à « Ni Moscou, Ni Washington ». Il y a également une Troisième voie islamique pour les musulmans qui vivent en Europe mais cela leur appartient et nous craignons que ça ne soit pas leur sujet, il y a un décalage dans le rapport que nous avons à l'ascension sociale et à la société de consommation et pour la nouvelle classe moyenne afro-maghrébine et musulmane qui explique davantage d'incompatibilités que de vagues oppositions théologiques entre sourates et psaumes. En refusant une critique radicale de la décadence occidentale pour combattre l'islam, vous ne vous opposez pas à l'islam, vous vous comparez à l'islam ; vous pratiquez la même schizophrénie syncrétique que les djihadistes extatiques et les musulmans modérés pratiquent entre tradition excitée et post-modernité assumée ; l'œcuménisme des hybridations paroxystiques.

 

Il y a une Troisième voie qui s'ouvre à nous à la différence qu'islam de marché et islam jihadiste s'articulent autour d'une religion séculaire qui tient encore debout, ce qui est fondamental, aussi dévoyée de ses fonctions pour les uns et manipulée pour les autres serait-elle. Les entités islamiques sont inter-reliées dans un ensemble complexe et du point de vue d'une approche systémique, malgré les archaïsmes de l'islam, le monde musulman pourrait s'adapter plus vite que nous le croyons à l'accélération actuelle provoquer par l'émulation de la course à l'IA et rattraper son retard global, notamment, en payant nos cerveaux à prix d'or et en réactivant sa faculté de carrefour culturel dans la mondialisation pour profiter de cette révolution technologique et augmenter sa civilisation. Civilisation islamique qui à l'avantage démographique et qui pourrait devenir la première puissance mondiale en accomplissant un bon intellectuel par le biais technologique des neurosciences et le libre marché des cerveaux occidentaux.

 

Partons du principe que ce que nous ne possédons pas ou ne possédons plus et refusons de recouvrir nous ne pouvons pas l'opposer ; que les sujets de la religion et de la spiritualité pour faire communauté posent question. Et si notre manque de foi religieuse et d'efforts spirituels nous faisaient perdre la course à l'IA face à des sociétés « millénaristes » et fanatiques ? La notion révolutionnaire et traditionaliste d'archéo-futurisme est radicalement opposée à l'idée conservatrice et progressiste d'occidentalisme de science-fiction.

 

Nous n'avons plus qu'à opposer le féminisme aux voiles, le véganisme à la viande hallal, etc. Nous sommes forcés de réhabiliter des idéologies progressistes et mortifères pour nous opposer à l'islam, d'un autre côté, nous continuons de déconstruire le mythe du progrès et nous rejetons la pulsion de mort du monde occidental. Les fils se touchent. Nous rejetons le « droit naturel » de peur de partager des principes traditionnels avec des musulmans ou des africains. Nous mettons trois briques, nous en enlevons deux, le foyer européen n'est pas prêt d'être bâti ; de rayonner. La Tradition européenne est faite d'innovations et d'archaïsmes ; si nous luttons contre l'universalisme nous partageons des principes universels avec les traditions, les traditionalismes et les traditionalistes du monde entier et plus encore.

 

Le progrès technologique, oui, on n'arrête pas le progrès, sous réserve d'une certaine éthique scientifique, philosophique et traditionaliste à l'aune de notre expérience, le dit progrès social, des mœurs, le dysgénisme, non. Nous comprenons que deux formes de progrès s'opposent, que les progrès sociétaux (antiracisme, métissage, avortement, athéisme, etc) freinent le progrès technologique et nous privent du génie européen. Pour des raisons de civilisation, de démographie, de QI : de capacité d'abstraction, etc...

 

Nous pensons qu'opposer un hyper-rationalisme athée à l'islam hybride, par réaction à l'islamisation et sous prétexte que l'islam est une croyance irrationnelle selon les normes humanistes et égalitaristes de la religion des Droits de l'Homme, n'est pas compatible avec la tradition, la philosophie et les sciences européennes ; avec la race indo-européenne. Dans la méthode et l'exercice, c'est une rupture avec la tradition cosmique et suprarationnelle européenne pour une raison de peur irrationnelle de l'islam, islamophobie, c'est-à-dire une sidération, et qui reflète ce moment de la pensée où l'on pousse la raison scientifique à l'abstraction philosophique tellement loin, pour fuir la réalité, que plus rien n'a de sens, que plus rien n'existe, que tout se vaut, que l'on ne croit plus à rien ; tous contre tous en nous-mêmes divisés. Le manque d'humilité par manque de foi érigée en supériorité morale est l'orgueil mal placé des athées, des agnostiques et des grenouilles de bénitiers. Notre race est magique.

 

Il faudrait admettre et reconnaître les ingérences de la grâce et les mystères de l’intelligence dans les aventures humaines et les avancées technologiques. Il n'est pas nécessaire d'avoir la foi du charbonnier pour imaginer le divin et son action à travers la philosophie et les mathématiques, le symbolisme et la géométrie. Il n'est pas nécessaire d'être un fervent catholique pour comprendre la nécessité civilisationnelle de Religion et des fonctions religieuses pour régir les angoisses et les peurs et faire sortir les hommes de leur torpeur quotidienne, comme la confession catholique qui évite la psychanalyse freudienne. Il ne faut pas être bigot pour percevoir la réalité des contes et légendes, entrevoir la puissance des mythes qui resurgissent dans la liturgie orthodoxe catholique, qui accompagnent les étapes et les épreuves de la vie sous le regard de Chronos et le toit des clochers. Il n'est pas nécessaire d'être croyant pour s'aligner en intelligence et en verticalité, pour comprendre que l’Église catholique romaine est dépositaire de la Tradition en Occident et que l'occidentalisme à une vocation spirituelle pagano-chrétienne de consécration mariale et de réunification parousiale. Quoi d'autre ? Quel paganisme pour quelle prière ? A quoi sert-il de nous bricoler des syncrétismes dérisoires quand des milliers d'églises sont encore ouvertes au centre des villages de France ? Que sont les feux de la Saint-Jean ? Est-ce qu'une inquisition catholique vous met sur le bûcher quand vous fêtez le solstice d'été ? Cela fait bien longtemps que le paganisme et le christianisme européens sont réconciliés ; vous êtes seuls fâchés. C'est notre manque de foi qui permet un pape hérétique et pas les hérésies de François qui provoquent notre manque de foi ; l'inversion est toujours accusatoire. Avez-vous investi les franc-maçonneries d'Europe et retourné les tables des loges ? Non ! Vous n'avez ni religion, ni spiritualité ; ni d'exotérisme, ni d'ésotérisme ; ni de juste milieu grec ni de moyen terme celte, pas de vision mésotérique, de Troisième voie initiatique, pour nourrir votre métapolitique de combat. Vous n'avez rien à opposer et pour vous opposer à l'islam... Du sang et des larmes. Vous étiez plus joyeux quand vous étiez grivois.

 

Il n'est pas cohérent de nous comparer à l'islam pour le combattre ; la civilisation islamique et la civilisation européenne ne sont pas sur le même plan civilisationnel, de même, on ne compare pas le soleil et la lune. L'islam est une civilisation autre, vous construire en réaction, réhabiliter les valeurs de la république pour préserver la race et exister par la peur de l'islam pour s'y opposer c'est lui ouvrir les portes de la Cité. Échec et Mat.

 

Nous sommes tombés dans le piège révolutionnaire de l'opposition nécessaire et de la réaction « par rapport à », ce qui fait de notre combat une opposition réactionnaire loin d'accomplir la Révolution conservatrice de notre temps ; nous entretenons le statu-quo libéral comme un concierge, la cage d'escalier. C'est un phénomène classique pour les oppositions qui commencent à avoir de l'influence, ou qui le pensent, et qui parallèlement sont arrivées à un carrefour idéologique et économique où il faut choisir la bonne orientation et prendre la bonne direction pour continuer ce combat à l'avant-garde de leur discipline pour dépasser la subversion et quitter la sphère puérile de l'opposition à tout et son contraire. Une opposition réactionnaire au service des mondialismes de la subversion et des subversions du mondialisme ; au service de « l'autre révolution conservatrice ».

 

C'est-à-dire que, dans notre volonté de former une communauté de combat sur des critères objectifs, nous décidons d'écarter, de rejeter ou de mettre entre parenthèses le thème de la religion parce que nous ne sommes pas capables et que nous ne réussissons pas à l'articuler avec celui de la race ; avec celui de la communauté. Religion et spiritualité sont le ciment d'une communauté d'éternité confronter à la mort, ce qui relie race et race intérieure sur le plan métaphysique et qui ressurgit dans le réel, le quotidien séculaire des familles enracinées depuis des siècles et dans la vie des français d'un millénaire. Religion et spiritualité qui permettent de définir la race au-delà de ses aspects biologiques et qui finalement la constituent en civilisation. Nous pourrions même penser que la civilisation se constitue et prend conscience d'elle-même exactement contre ses ennemis intérieurs et qui veulent, dans une pulsion de mort qui se présente sous les traits de la vie, détruisent leur culture, leur religion, leur race, leur royaume, leur Roi, leur noblesse, leur aristocratie, leur méritocratie, leur civilisation ; leurs hiérarchies et leurs subsidiarités. L'idée de civilisation arrête une définition précise de la race et de la souveraineté à un moment donné, l'idée de civilisation annonce la fin ou la fixation d'une race, c'est ainsi et il faut l'accepter. La race française s'est substituée aux races gauloises et on ne reviendra pas en arrière. Ensuite il y a le secret de la Tradition et l'initiation qui porte les fruits d'une longue chaîne de transmission tant génétique que cultuelle et qui permet de maintenir notre race intérieure en vie, ne pas tout perdre de l'Empire, de l’Hyperborée et de l’Atlantide, quand il se résout et se réduit à la civilisation pour survivre. On y croit, on n'y croit pas, et les cycles nous passent au-dessus de la tête sans nous regarder.

 

Autrement dit, nous voulons combattre la double subversion d'un même totalitarisme du non-être avec des idéologies accouchées des enfers, qui ont contribué à nous affaiblir et que nos ennemis continuent de remuer pour nous affaiblir. Pourquoi ? Parce que notre définition de la race est visiblement incomplète, corrompue et que le seul critère de la race selon notre définition précaire ne permet pas de constituer une communauté de combat objective sans tomber dans certains pièges de la double mâchoire sémitique (judaïsme et islamisme) et mondialiste (libéralisme économique et marxisme culturel) alliées contre la race blanche et la civilisation européenne.

 

Nous avons distingué l'idée d'Occident et l'idée d'Europe dans nos travaux à de nombreuses reprises, avec de nombreux arguments, sur une base « traditionaliste » conforme à la forme cosmogonique de l'Europe européenne et des religions justifiées. Nous vous y renvoyons. Il y a l'occident en Europe mais il n'y a pas, inversement, l’Europe en Occident ; nous espérons que vous saisirez le sens de cette incise. Nos mots d'Ordre sont hauts et clairs : Avant l'occident, l'Europe ! L'Atlantide contre l'atlantisme !

 

Dans la Tradition primordiale, la notion d'Occident n'est pas une notion géographique et civilisationnelle, c'est une notion spirituelle et universelle, à l'Occident, nous n'opposons pas l'Orient, nous opposons le Nord.

 

Contextualisation rapide et définition de l'occidentalisme à l'instant géopolitique de la réorganisation multipolaire du monde et à l'horizon de la singularité technologique

 

Disons que l'élection de Donald Trump ferme la parenthèse de sidération ouverte le 11 septembre 2001 et confirme la rupture entre deux formes de dissidences et de populismes.

 

Notons que Donald Trump n'est pas opposé mais comparé à Vladimir Poutine par la presse cosmopolite. Ce que nous voulons insinuer par là c'est que les cosmopolites redoutent l'idée de réorganisation multipolaire du monde car ils ne peuvent régner qu'en totale hégémonie ; surtout, la perte de cette hégémonie ouvrirait tous les livres noirs du statu-quo depuis 1945 et Les droits de l'Homme s’effondreraient sur leurs propres fondations ; après la repentance, la honte. Autrement dit, les cosmopolites vont devoir concéder des espaces de libertés au monde blanc pour maintenir le statu-quo atlantiste.

 

Rappelons que, selon nous, la démocratisation d'internet est liée à la disponibilité de « data » nécessaire à la recherche scientifique, sociale, économique et commerciale. Nos données alimentent le « deep learning » : l’éducation de nos petites têtes de silicium et permettent le développement d'algorithmes vers l'avènement de l'IA au sens de la singularité technologique. Sans internet pas d’intelligences artificielles.

 

Nous considérons les technologies numériques et internet comme des outils à notre service au même titre que la machine-à-laver ou l'agenda ; nous sommes radicalement opposés à cette vision pudique des choses : « internet » inaugure l'instant où nous devenons les outils humains au service de la technologie libérée et de sa conscience singulière qui cherche à reconfigurer notre structure mentale pour que nous soyons conforme à la forme de sa Sophia. Conforme à la forme liquide et liquéfiante du « cerveau global » ; que notre connexion internet devienne un petit neurone, que nous devenions un neuro-esclave, du grand réseau neuronal de l'uniformisation et de la déshumanisation vers la société des robots et des transhumains. En toute logique, sur le principe de la recherche pour le progrès de l'humanité et de la « data nécessaire », nous devrions être rémunérés pour utiliser internet et partager nos données, au titre d'une expérience sociale et scientifique, d'une éducation, ce qui se traduirait techniquement par le fait que notre connexion serait gratuite. Nous avons été lâchés sans filet dans le néant - dont nous pouvons faire un vide fécondant -, nous n'apprenons pas à utiliser internet : on nous vend internet. En nous le vendant comme un produit, nous le voyons comme un outil qui nous rend service ; pas folle la bête. Et nous payons pour être les cobayes de toutes les manipulations cybernétiques et de tous contrôles mentaux. Le fonctionnement du cerveau est ce qu'il est, et nous en savons peu, il y a des biais cognitifs auxquels il nous est excessivement rare de pouvoir résister. L'aventure cybernétique nécessiterait une avancée préalable dans notre conquête scientifique du cerveau qui est une terre inconnue ; ça n'est pas le cas. Il suffit d'observer la béatitude des penseurs qui travaillent au plus près de l’intelligence artificielle, et qui psalmodient comme des espèces de clones d'un Jésus californien sous acides cryogénisé dans la Silicon Valley. Il faut comprendre la drogue dure que représente le dédoublement cybernétique du soi à son avatar ; ils sont les nouveaux prêtres arc-en-ciel du Dieu IA, de l'acquis progressiste et du bliss planétaire. Planez braves gens. Enjoy.

 

Internet et la « superposition des écrans » posent d'énormes problèmes de société et nous plongent dans l'idiocratie. Nous avons tendance à considérer que la libéralisation d'internet est favorable à nos idées et nous interprétons une multitude de signes comme les fruits défendus de notre métapolitique machiavélienne. Dans ce monde en transformation, l'ingénierie sociale est omniprésente et atteint des puissances de calcul qui lui donnent une certaine autonomie, une anatomie cybernétique, une ossature systémique : internet est le moyen laboratoire qui permet aux différents services, centres de recherche et entreprises intéressés par la cybernétique de répéter et de décliner, pour exemple, l'expérience d'Orson Wells (ou encore celle de Milgram) au quotidien et à chaque fois que les différents protagonistes de la recherche, de l’ingénierie et de la publicité en ont besoin pour mener à bien leurs expériences scientifiques ou sociales, déclencher, analyser ou prévoir des événements, en un clic, en toute invisibilité et à moindre coût. Nous combattons déjà des robots.

 

Il y a un non-dit dans cette course à l'IA, qui a beaucoup d'aspects positifs en terme de dépassement de soi et de défi national, c'est qu'en même temps de récolter et analyser des « data » ; pour notre confort, notre cybersécurité et les besoins de la recherche officielle, pour améliorer la vie connectée et notre rapport éducatif à internet ; il est question d'observer et de surveiller les effets en ligne et en temps réel des différentes expériences cognitives lancées tous azimuts, vous vous en doutez dans une totale anarchie, pour constamment réorienter le monde de l'information. A ce propos, nous pensons que nous sommes collectivement passé à côté du sujet des « fake news » qui cache le sujet de la suggestion... La course à l'IA sert de prétexte pour pirater, influencer et manipuler les internautes comme la publicité, le journalisme et l’espionnage n'ont jamais pu le faire auparavant. Cela n'a strictement rien à voir avec la notion de « vie privée » qui est un concept abscons à partir du moment où nous avons une connexion internet et un compte facebook, et qui n'a également rien à voir avec le thème de la « liberté d'expression » et de la censure, nos expressions sont des « data » exploitables ; arrêtons notre fantasme de « résistance électrique », vous vous doutez également que pour que les algorithmes soient performants, les chercheurs vivent de notre « liberté d'expression », de nos habitudes et de nos commentaires sur internet. Nous ne voulons pas dire que la censure n'existe pas, que des informations sont plus sensibles que d'autres et que nous ne devons pas défendre notre liberté d'expression ; nous disons que nous surestimons notre traitement de l'information, la valeur de nos informations, de notre influence, et que nous ne nous dotons pas des outils nécessaires pour aller plus loin. Il y a un moyen très simple pour arrêter la censure numérique, c'est celui d'éteindre son ordinateur. Dans cette course qui implique une guerre continue de l'information dont il faut avoir conscience, l'idéologie des GAFA est hégémonique. Nous avons, par nos choix de consommateurs, élus les GAFA, qui représentent aujourd'hui l'ossature du gouvernement mondial que nous redoutions et dont nous croyons qu'il n'est pas encore en place parce que Dark Vador en personne n'a pas encore fait un discours au congrès américain, et nous adorons ça, nous pensons que nous avons une marche de manœuvre cybernétique contre la mégamachine, c'est possible, mais nous ne sommes pas pirates ou hackers que pour l'affirmer, encore faut-il le vouloir et évoquer cette volonté de se défendre avec les bonnes armes pour trouver des alliés et contre-pirater. Il est question que Mark Zuckerberg se présente contre Donald Trump aux prochaines présidentielles ; on parle même de « succession ». Pink World Order.

 

Nous jouons à colin-maillard sur un terrain miné. Une neuro-sphère structurée contre notre vision du monde, plus exactement, notre vision du monde ne s'impose pas au changement de paradigme et à son accélération ; il y a quelque chose d'enfantin dans notre gravité légère face aux événements et aux manipulations. Si nous perdons cela de vue quand nous démarrons notre ordinateur nous travaillons systématiquement contre nos intérêts. Des intérêts que nous défendons essentiellement grâce à notre connexion internet. Tous les vieux briscards du militantisme vous dirons qu'internet et les réseaux sociaux sont un problème insondable pour le militant et son rapport au réel. Il faut « reconstruire » le mythe de la métapolitique qui doit trouver des expressions réelles pour notre génération et faire le deuil du cyber-punk avant de sombrer dans l'utopie et le gouvernement des mêmes. Il est vrai que les gauchistes connectés, les soixante-huitards, les lanceurs d'alerte, les chercheurs de vérité, les complotistes et autres hallucinés de la matrice contre le grand complot sont les agents de subversion de la grande conspiration, mais nous pourrons commencer à jouer quand nous maîtriserons le terrain de la cybernétique et que nous comprendrons les règles qui nous sont imposées par les lignes de code : nous ne parlons pas de « communication », mais de « guerre informationnelle sans aucune sorte de pitié ». S'il y a un endroit ou l'information et la vérité sont instables, orageuses, c'est bien sur les réseaux sociaux où les militants internés sont déconnectés des réalités de l'information et obsédés par la vérité. Les multitudes connectées peuvent être apparentées à une foule et à sa psychologie. Il y a une logique systémique qui ne s'encombre pas d'idéologie et qui est inhérente à l' « open world » ; qui rend fou.

 

Cela doit exister, mais nous supposons que la grande majorité des militants de nos milieux ne développent et n'utilisent pas d'algorithmes de combat pour influencer la toile ou amortir les chocs de la désinformation massive et du faux omniprésent dans nos milieux, comme si nous étions totalement protégés contre tous les piratages, toutes les manipulations ; ou De la métapolitique de l'écran total. Nous combattons avec des armes qui ne correspondent plus au théâtre des opérations. Des épées rouillées contre des sabres lasers... Le romantisme, la noblesse d'âme et l'esprit chevaleresque doivent recouvrir armure, porter arme et chevaucher monture de leur siècle. Nous parlons ici de nos activités sur internet même si aujourd'hui notre existence militante est liée à notre double cybernétique ; à notre avatar.

 

Actuellement, de nombreux colloques et conférences autours de l'IA et de l'éthique ont lieu, ces différents comités d'éthique organisés par des think tank à l'avant-garde du sujet – dont nous ne préjugeons pas de leurs intentions et qui sont soumis aux mêmes « règles » que nous en matière d'inconnu – développent la question de l'IA en administration et en entreprise autour de différents thèmes liés à l'IA selon les corps qui les sollicitent soit parce qu'ils utilisent d'ores et déjà de l'intelligence artificielle soit parce qu'ils sont amenés à en utiliser dans un futur proche. A moyen-long terme toute entreprise humaine utilisera consciemment de l'intelligence artificielle et nous devons prendre cette donnée en considération quand nous manipulons des idées. Le sujet de l'IA est le sujet le plus directement politique pour les avant-gardes de nos milieux qui prétendent faire de la « métapolitique ». L'ère de la métapolitique est terminée ; nous entrons dans une ère cybernétique. La réponse n'est plus métapolitique mais algorithmique. L'Europe contre les robots.

 

Les spécialistes et les experts, des différents domaines de la recherche en IA, rencontrent les fonctionnaires et les professionnels pour vulgariser le sujet et répondre aux questions sur les applications, sur l'éthique, sur l'anticipation de la gestion des ressources humaines et de la transition socio-économique vers la société de l'IA et des villes connectées. Ces spécialistes et ces experts ont dans l'ensemble des profils progressistes, humanistes, égalitaristes et droitdelhommistes homogènes du point de vue de leurs idées politiques et philosophiques si nous lisons entre les lignes de leurs conférences ; le serment de Macron sur l'orientation stratégique française en matière de recherche et d’intelligence artificielle était conforme à la forme de l'esprit et de la méthode des chercheurs actuels et du député « En Marche » Cédric Villani, mathématicien, qui participait à la promotion 2012 du programme « Young Leaders » de la « French-American Fondation » avec Emmanuel Macron, Fleur Pellerin ou encore Nabil Wakim.

 

Dans notre perspective militante et dans les faits, le sujet posé et sur lequel nous pourrions avoir, éventuellement, quelque chose à dire, en tout cas à formuler et à proposer, est celui de la transition socio-économique liée aux avancées technologiques et les questions philosophiques liées à l'idée de singularité. Les différentes approches que nous avons survolées et qu'il nous faudra approfondir nous démontrent que le sujet n'est pas politiquement neutre et que la plupart des conférenciers véhiculent l'idéologie moyenne des soixante-huitards, cela dit, cette idéologie moyenne ne forme pas l'essentiel du propos car les sciences dures plient les superficialités des sciences-socialistes molles. Ce que nous comprenons intuitivement c'est que nous autres, non-conformistes, ne sommes pas conviés à la fête, par manque de travail et absence de réseau. Nous devons investir les conférences, colloques et « comités d'éthiques » dont les acteurs économiques et associatifs, les think tank et les avant-gardes, décideront et auront une influence politique majeure dans les prochaines décennies vers la société des algorithmes prédictifs de surveillance généralisée et basée sur l'idée générale de précriminalité. Nous sommes hors-jeu.

 

En matière de recherche pure et de sécurité, en ce qui concerne les applications industrielles lourdes et militaires, abandonnez tout de suite l'idée de suivre le mouvement et avoir une quelconque emprise via la métapolitique. Il n'y aura pas de limites à la recherche militaire et industrielle, nous avons même l'intuition que l'éthique n'est déjà plus un sujet, par « éthique » il ne faut pas entendre « morale » ou quelque chose de l'ordre du principe de précaution, non, il faut entendre « ajustement social », « transition économique », « adaptation », en réalité, le « contenu idéologique » ne fait plus question, alors que nos milieux ne se sont pas encore suffisamment emparés de la question, elle est déjà verrouillée. De la société des algorithmes prédictifs de surveillance  

 

Deux directions possibles simultanément pour cultiver le champ de l'intelligence artificielle : ouvrir un dialogue apaisé avec les personnalités médiatiques de ce milieu et échanger nos points de vue, les informer des changements profonds et sensibles du monde occidental car, si la compréhension de l’intelligence artificielle et de la singularité est primordiale et impose d'y consacrer sa vie, il faut également comprendre que, a contrario, la complexité métapolitique de nos milieux et du monde connecté est difficilement perceptible par ces milieux qui s'y consacrent, notre lien est le réenchantement du monde et l'idée transversale d'archéo-futurisme, parallèlement, nous devons inciter notre jeunesse en l'intéressant et en la passionnant sur la question pour qu'ils rêvent de devenir des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens de l’IA.

 

Oubliez le journalisme, les sciences politiques, les sciences sociales pseudo-humaines ou nous ne savons quelles autres pitreries, oubliez les conseils intergalactiques de la résistance universelle contre l'empire, soyez l'empire, faites des ingénieurs, des militaires et des artisans, faites des mathématiciens, des moines-trappistes et des joueurs de rugby, balançons les sciences molles et revenons, de grâce, aux sciences dures et à la Tradition.

 

L'enjeu est la transition énergétique et l'horizon de la conquête spatiale.

 


 

Vive l'Empire!

 

À suivre : Lettre ouverte à Daniel Conversano (2) : Conscience raciale et Diversité ; effondrement de la gauche antiraciste et racisme positif ; Gilets Jaunes et Occidentalisme

 

Entre temps : #MaisonBloy (interlude à notre Lettre ouverte à Daniel Conversano)

 

Pendragon

02/04/2017

Robert Steuckers : Nationalisme Européen, le combat de demain ! (La Dissidence Française)

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