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12/01/2020

Iran, ira pas

 

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A nos amis occidentalistes ; Ni Téhéran, ni Washington



« Ce qui revient à exiger la double mobilisation des nôtres, d'une part, pour en finir, par tous les moyens, avec la mainmise subversive de la social-démocratie et de ses conspirations partout à l’œuvre, partout au pouvoir en Europe et, d'autre part pour parvenir à une implantation révolutionnaire décisive dans la conscience collective européenne d'une représentation suractivée de la nécessité absolue et immédiate, de l'intégration grand-continentale, dont la première phase opérationnelle devra être celle de la mise en piste politique de l'axe Paris-Berlin-Moscou. La bataille finale pour la libération de l'Europe, sera donc une bataille qui va devoir se porter en termes de conscience, la bataille pour sa prise de conscience finale d'elle-même et de sa grande prédestination polaire des origines.

 

Ainsi la double épreuve qui est celle du démantèlement en force de la mainmise de la social-démocratie sur l'ensemble de l'actuel pouvoir politique européen, en même temps que celle de l'accession de l'Europe dans son entier à la conscience révolutionnaire de sa propre unité pré-ontologique, de sa prédestination impériale eurasiatique, constitue-t-elle la ligne de passage même de l'Europe actuellement en état de non-être à l'Europe à nouveau capable de maîtriser révolutionnairement ses destinées politico-historique propres, consciente à nouveau de sa mission suprahistorique finale.

 

L'histoire cependant, ne fait jamais des cadeaux, tous les objectifs appartenant à la définition active des grandes prédestinations politico-historiques à accomplir doivent être emportés, toujours, de haute lutte, tragiquement, héroïquement. Telle apparaît donc comme étant la tâche de notre génération, la génération vouée à la mission révolutionnaire décisive du salut et de libération de la plus Grande Europe de son actuel assujettissement à la conspiration mondialiste régie par la « Superpuissance Planétaire des États-Unis ». » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, En finir avec la mainmise de la social-démocratie, pp. 304-305, aux éditions Alexipharmaque

 

Les excès tiersmondistes et anti-occidentaux de la Dissidence, en germe dans la Nouvelle Droite, et qui ont fini par exaspérer les bonnes volontés, ne doit pas vous faire perdre de vue que les États-Unis, comme l'Iran, supportent leurs propres intérêts et que, sur le terrain de la géopolitique mondiale, nous n'avons pas d'amis.

 

La parenthèse Trump, qui se refermera, ne permet pas de, tout à coup, remettre en question le combat fondamental qu'ont mené le « camp national » et les « non-alignés » contre la mainmise des États-Unis sur l'Europe et contre l'américanisation de notre société qui a créée les hybrides que nous connaissons.

 

La fin de la Guerre Froide et d'une menace soviétique immédiate n'a pas libéré l'Europe du joug atlantiste qui pouvait alors se justifier et l'Union Européenne, administrée par les globalistes sous influence étasunienne, enserre toujours l'Europe.

 

L'Iran, carrefour eurasiatique, est une cible géostratégique majeure des États-Unis et subit ce même encerclement globaliste, certes d'une manière plus directe. Notre relation aux États-Unis ; entre le vieux continent et le nouveau monde, ne permet pas aux globalistes de nous soumettre frontalement (bien qu'ils ne se cachent pas réellement et que la notion de complot est superflue pour parler de cette subversion en plein jour), alors que l'Iran n'a pas ce lien civilisationnel avec les États-Unis, et par extension l'Occident, avec qui l'Iran a un rapport conflictuel et contre qui l'Iran nourrit une opposition formelle au-delà de ses frontières. La propagande des mollahs repose pour bonne partie sur cet antagonisme qui s'exprime à un niveau d'ordre métaphysique. « Opposition » qui n'est pas infondée du point de vue iranien et qu'un européen peut entrevoir. Sans doute cette situation n'explique pas tous les problèmes de développement de l'Iran et ne fait pas de l'Iran notre allié absolu, sans faire des États-Unis nos amis éternels pour autant.

 

Nous ne reprochons pas aux États-Unis d'être ce qu'ils sont et d'agir pour leurs intérêts qui, si nous parlons d'Occident, peuvent converger avec les intérêts européens en matière de défense du Monde blanc. C'est une évidence. Mais nous ne confondons pas Europe, Occident, États-Unis et Monde blanc. Pas plus que nous ne croyons à la thèse d'une « civilisation judéo-chrétienne » nous ne croyons à la notion de « civilisation occidentale » qui sont des synonymes conceptuels que certains « nationaux-libéraux » aimeraient pouvoir opposer sans fin. Définition de notre civilisation qui, dans les deux cas, est une position néo-conservatrice qui entretient le statu-quo.

 

Notre vision du monde pour l'Europe est européenne. Au concept de « civilisation judéo-chrétienne » nous opposons la définition de « civilisation pagano-chrétienne », et à celui de « civilisation occidentale » celle de « civilisation européenne ». Nous parlerons donc simplement, et en ce qui nous concerne, de « civilisation européenne » pour définir notre civilisation et notre espace civilisationnel. Une « civilisation européenne » : « grand continentale », « boréale » et « eurasiatique ». Encore une fois, cette courte définition et le sens que nous lui donnons est propre à notre idée d' « eurasisme européen », que Robert Steuckers préfère définir d' « européisme fondamental ».

 

Les États-Unis, et nous respectons leur point de vue, se sont émancipés du vieux continent et, de fait, se sont détachés de la vision continentale ; tellurique, du monde, pour former une civilisation autre,  avec ses qualités et ses défauts. Nous n'oublions pas que les américains sont, avant-tout, des européens. Ça paraît bête à dire, mais beaucoup de « dissidents » ont parfois l'air de l'ignorer. L'esprit de conquête ; prométhéen, des américains n'est pas incompatible avec l'esprit européen, il est un héritage européen. La mentalité thalassocratique ; « atlantiste », fait également partie de l'esprit européen. Ce que les russes ont parfois du mal à comprendre et que nous devons nous-mêmes nous rappeler.

 

Il y a – comment l'exprimer simplement ? – un « arc occidental » qui fut allié contre le nazisme et le communisme, et il y a un « axe occidental » qui avait une vision européenne de l'Occident et du Monde blanc qui fut combattu par cet arc. La notion d' « alliés », est une notion qui nous a trahi par le passé. La politique hégémonique des États-Unis n'a pas été bouleversée par le trumpisme au point d'être enluminée par l'idée qu'une nouvelle alliance occidentale contre le reste du monde qui serait un « nouvel axe » soit possible. Nous sommes prit en étaux par la Chine et les États-Unis qui ne supportent pas l'idée d'une Troisième voie pour l'Europe.

 

Il faut aussi rappeler qu'une tradition diplomatique existe entre L'Iran et la France ; que ça n'est pas rien. Pour l'anecdote, la France possédait un marché automobile en Iran. Les États-Unis ont fait pression sur la France pour qu'elle arrête de vendre ces véhicules à l'Iran. La France s'est retirée du marché et les États-Unis se sont mis à vendre des véhicules à l'Iran, entre autres preuves d'amitiés occidentales...

 

La défense du Monde blanc passe précisément par une critique de la politique internationale des États-Unis, et une certaine méfiance envers cet allié s'impose. Que nos amis occidentalistes ne fassent pas de la reconnaissance de l'Occident et de la parenthèse Trump un aveuglement sur l'esprit globaliste des États-Unis et de son lobbyisme contre les intérêts européens. Par contre, au même titre que notre idée d'eurasisme européen avait comme vocation première d'instaurer un dialogue métapolitique avec les avants-gardes russes en matière de pensée non-conformiste, dans l'idée de nourrir la Dissidence d'autre chose que le complotisme et le souverainisme, vous pouvez tout-à-fait développer un « occidentalisme européen » pour dialoguer sainement avec les avants-gardes étasuniennes.

 

Nous ne reprochons pas au « communautarisme blanc » le bon sens et la simplicité de son message, mais être nuancé sur les États-Unis et la notion d'Occident n'est pas dénué de sens ou de l’intellectualisme inutile.

 

Encerclement de l'Iran ; dernière étape d'un Grand Plan ou premier chapitre d'une Nouvelle Diplomatie ?

 

Ce que nous observons n'est pas un mouvement géostratégique inattendu, un n'importe quoi du magnat Trump, ou une lubie juive.

 

Nous éviterons les basses spéculations sur des motivations particulières du président Trump qui, selon nous, sont délirantes, et n'expliqueraient pas ces actes de guerre spectaculaires et surmédiatisés des deux côtés du conflit. Chacun y va de sa propagande : c'est de bonne guerre !

 

Nous pensons que le gouvernement Trump n'avait pas le choix d'une riposte. Un président américain hérite d'une vision géopolitique et stratégique à long terme, ce qu'on appel finalement « état profond », c'est cette continuité dans les affaires et cette vision géostratégique à long terme qui manquent à l'Europe. Cela dit, l'Iran est légitime au Moyen-Orient, c'est une lapalissade, mais, apparemment, cette simple idée territoriale échappe à nos amis occidentalistes. L'encerclement de l'Iran par les États-Unis est une réalité géopolitique, de l'ordre de l'affrontement militaire, qu'il faut appréhender, et qui explique, aussi, l'actuel incident entre l'Iran et les États-Unis.

 

La montée en puissance de ce conflit, quasi séculaire, entre l'Iran et les États-Unis (le monde anglo-saxon), n'est pas quelque chose d'étonnant et qui, même si cela n'ira pas jusqu'à une guerre mondiale, continuera de gonfler si des accords souverains sur le nucléaire iranien ne sont pas pris, et si Israël continue de mener une « guerre de l'eau » perfide à l'Iran...

 

Est-ce que l'assassinat du Général Soleimani est une sanction, une menace, une vengeance ou autre chose ?

 

Nous pensons que c'est une sécurité ; une assurance, avant un désengagement militaire des États-Unis du « croissant chiite ». Un désengagement militaire est un terrain fertile à de nouveaux conflits et de nouvelles alliances qui sont autant de règlements de compte que de prises de pouvoir locales, Kirkouk en est l'exemple ; il faut assurer ses arrières et l'avenir de ses agents dans la région. Il faut des garanties ; le genre de garanties qui ne se demandent pas, qui se prennent. Même les États-Unis le voudraient-ils qu'ils ne pourraient pas sortir du jeu, pour le moins récupérer des actifs, comme ils le veulent et sans écarter, ne serait-ce que momentanément, certaines menaces sérieuses et immédiates, faites de vieilles rancunes et d'une colère souvent légitime si l'on reconnaît la volonté des peuples à disposer d'eux-même. Le Général Soleimani, gardien de la révolution, est une figure symbolique de ces vieilles rancunes et, du point de vue des États-Unis, d'un « terrorisme opératif ».

 

Ce « désengagement » n'est ni une bonne ni une mauvaise nouvelle. Cela peut indiquer que l'Iran est totalement encerclé du point de vue étasunien, que les États-Unis veulent marqué le coup, le signifier. La (véritable) riposte de l'Iran sera « froide », autrement dit « terroriste », Trump a donner un droit de riposte terroriste à l'Iran contre des cibles qui, à rebours et à rebond, pourraient tout-à-fait être des ennemis objectifs de sa politique – et de ses tentatives de diplomatie multipolaire avec ceux qui ne sont plus des ennemis, mais qui sont désormais des adversaires, à l'image de la Russie de Vladimir poutine, ce qui ne lui sera jamais pardonné, notamment par les néo-conservateurs, à cause de cette continuité dont nous parlions...

 

Dans cette perspective, nous ne croyons pas qu'il soit dans l’intérêt d'Israël d'être impliqué dans cet « assassinat », auquel cas Israël se serait fait piégé. En effet, le désengagement des États-Unis du proche et moyen Orient isolerait Israël. Israël qui n'a pas intérêt à ce désengagement, mais qui, pragmatique, le prépare certainement et ne souhaite pas attirer les foudres de l'Iran et du monde arabe plus que de raison.

 

C'est plus d'un demi siècle de déploiement militaire et industriel sur l'échiquier mondial des puissances en compétition qui attend une résolution, le projet d'une hyperpuissance qui aboutit et qui sera un jour en face d'une autre hyperpuissance, qui arrive au bout de sa logique. De sa logique, et des limites d'une pyramide de Ponzi planétaire. Une hyperpuissance qui, malgré l'échec syrien, continue sa fuite en avant. C'est un agenda qui va seul.

 

Les États-Unis et ses alliés atlantistes veulent, dans cet élan de désengagement et de redéploiement, modérer l'Iran encerclé et tenir à distance la Russie avant de prendre le contrôle définitif de la Nouvelle route de la soie, se projeter totalement dans le Pacifique ; par ce qui apparaîtra comme un « désengagement paradoxal », et affronter leur véritable ennemi : la Chine, avant qu'elle n'atteigne ce rang d'hyperpuissance. Le dénouement est donc proche, comme l'Orient.

 

L'encerclement de L'Iran, c'est aussi la maîtrise du détroit d'Ormuz, clef de l'économie chinoise. C'est pour cela que le désengagement des États-Unis, qui a suffisamment de bases militaires dans la région (Turquie et autres), doit passer par une certaine entende avec l'Iran. L'Iran doit reconnaître cette défaite et changer de diplomatie à l'encontre des États-Unis vers un dialogue multipolaire, que la Russie peut accompagner. Nous ne savons pas si l'Iran joue la carte de la Chine, honnêtement les relations de l'Iran et de la Chine nous échappent encore... En vérité, l'Iran a les cartes en main. Et devrait miser sur une réélection de Trump.

 

Les intérêts des va-t-en-guerre du monde entier, les influences « atlanto-sionistes » sur les états-profonds du monde occidental, qui animent les événements et réalisent les prophéties ; qui pensent posséder ce pouvoir accélérationniste et eschatologique sur le destin des peuples, suffisent à expliquer cette situation de casus belli à la veille d'une crise financière. Mais une autre élite est possible.

 

Dans cette équation, et dans les commentaires que nous lisons, sont oubliées deux choses : la Russie et la voie multipolaire.

 

En effet, nous ne doutons pas que le président Vladimir Poutine et sa diplomatie vont œuvrer pour éviter une guerre. Une guerre qui, finalement, épuiserait les États-Unis et la Russie au profit de la Chine. Vladimir Poutine arrive à la fin de son dernier mandat (non-renouvelable) en tant que président, ce qui va probablement créer une crise politique en Russie mais qui doit motiver la Russie de Vladimir Poutine de sortir par le haut et d'organiser la paix. D'organiser la paix en préparant une guerre où elle (re)devient l'alliée d'une Europe qui se cherche, et se rapproche des États-Unis qui, sous le gouvernement Trump, essayent de changer d'esprit diplomatique, par des « compromis orientaux »... Une guerre ; une démonstration de force, qui pourrait se limiter à une adversité économique et techno-scientifique, une guerre économique qui peut indiquer au « monde blanc » la voie multipolaire contre le monde multilatéral des globalistes et des souverainistes.

 

L'accès aux ressources et le contrôle des voies commerciales peut se régler par une paix multipolaire sans passer par cette guerre multilatérale et globale de haute intensité que nous redoutons.

 

L'Iran se vengera sans doute ; peut-être sous fausse bannière, ou peut-être pas, mais il faudra alors que le sacrifice du général Soleimani ait un sens : celui du développement de l'Iran. Ça n'est pas de la tiédeur, mais il faut être neutre sur cette actualité qui n'en est pas une, mesuré sur l'Iran qui a donné des gages à l'occident contre le terrorisme takfiriste, et juste envers la réaction américaine contextuelle.

 

Nous pensons qu'il soit possible que l'Iran ait « lâché » Soleimani qui était peut-être devenu « incontrôlable ». Le fait que l'Iran en fasse un martyr pour nourrir sa propagande n'empêche pas que, derrière l'assassinat de Soleimani, se cache peut-être des manœuvres d'accord de paix à moyen long terme entre l'Iran et les États-Unis. En outre, l'exécution de Soleimani rapproche le peuple des mollahs, en effet, l'Iran traversait une crise sociale qui s'exprimait par des manifestations contre le régime, ce que les mollahs supportent assez mal. Trump a (temporairement ; et certainement malgré lui ?) réglé le problème des mollahs et, d'une certaine manière, stabilisée la société iranienne en proie à une révolution colorée.

 

Il faut tout de même comprendre que les iraniens ont accomplit une révolution contre l'esprit postmoderniste avant tout autre entité conservatrice, nous n'avons pas la supériorité morale de ceux qui veulent partout instaurer la démocratie et les droits de l'Homme pour juger de cela, et nous combattons également, avec notre logiciel européen, cet esprit post-moderniste et nihiliste. Certes notre logiciel et celui de l'Iran sont différents, mais la pulsion révolutionnaire et conservatrice est la même. Certes le projet « archéo-futuriste » de la révolution iranienne a visiblement échoué, mais c'est au peuple iranien d'en décider. De décider des termes de son échec et de sa renaissance. Nous en sommes là.

 

Parenthèse métapolitique et synthèse initiatique d'une révolution inachevée

 

D'une certaine façon et malgré tout, cet acte marque la fin du « moment populiste » et ouvre la voie à une nouvelle forme métapolitique, une nouvelle forme de diplomatie. Trump a été aussi loin qu'il le pouvait vers la multipolarité. L'Europe et ses avants-gardes n'ont pas réellement répondu à Trump, pas plus qu'ils n'ont répondu à Poutine.

 

La question n'est pas de savoir si il y aura une guerre mondiale ou pas, et qu'est-ce qui la déclenchera. Nous sommes toujours plus ou moins en guerre quelque part quelque soit la forme de cette guerre que nous pourrions presque qualifier de « compétition permanente » à ce niveau d'évolution de l'humanité. La question est de savoir : quelle diplomatie pour l'Europe après Westphalie ? « Diplomatie » veut dire vision du monde et rapport à l'autre, dont le rapport des européens entre eux en premier lieu, le rapport de l'Europe aux États-Unis, et, surtout, le rapport des États-Unis à l'Europe, qui n'est pas clair, pas assez pour que l'on puisse parler d'Occident. Le rapport de la Russie à l'Europe est beaucoup plus clair, et permet une approche « eurasiatique » de l'Europe, en tout cas, permet un dialogue métapolitique entre l'Europe et la Russie.

 

Les réseaux francophones de l'internationale antisioniste (dont le Hezbollah reste l'avant-garde sur le terrain de la lutte armée mais dont un certain esprit européen reste l'avant-garde « spéculative »), avant d'être repris-en-main par les dissidences vocifératrices, avaient vocation de prévenir cette situation, de la comprendre, de l'expliquer, de l'anticiper. De nous faire comprendre certains enjeux géopolitiques continentaux, entre schismes islamiques et claniques des orients très compliqués ; proches et lointains, orthodoxes et musulmans, des côtes du Donbass aux confins de l'Inde éternelle, en passant par les monts brumeux de l’Azerbaïdjan et l'épicentre orthodoxe du monastère de Valaam, pour nous diriger vers la voie continentale ; et une vision multipolaire de l'organisation mondiale contre le globalisme étasunien. D'instaurer un nouveau Verbatim allié-ennemi pour augmenter notre opposition radicale à tous les « mondes diplomatiques ». Une opposition qui, précisément, n'arrive pas à nommer l' « ennemi », mais aussi pour motiver nos prises de positions vers un « dialogue multipolaire » et nommer ce dialogue, sous forme d'une doctrine politique continentale ; pour la renaissance et la pérennité de la plus Grande Europe de Jean Parvulesco et de Jean Thiriart, pour le retour de l'Europe dans le Grand Jeu.

 

Mais ces « réseaux francophones » passés d'abord au crible des ligues communistes, puis antifascistes, ensuite dissidentes, ont échoué dans leur mission et ont détruit la notion de « non-alignement » qui se traduisait, pour nous, par « Ni Moscou, Ni Washington » vers une Troisième voie européenne. Une Europe non-alignée ; souveraine, c'est l'imaginaire collectif qu'auront refusé de construire les souveraino-souverainistes et chauvino-mondialistes de nos milieux sur les bords en épuisant les ressorts antisémites (et, par là, un certain lien avec l'antisionisme politique des luttes armées) et anti-occidentaux (qui ont leurs fondements mais pas à ce niveau de caricature et d'ethnomasochisme), au détriment de cette Troisième voie, forcément et ultimement raciale.

 

Les « non-alignés » n'ont pas empêcher les dissidents européens d'aller au bout de leur quête identitaire et de construire une Europe forte ; c'était même le seul espoir pour eux de s'opposer « réellement » à la politique des États-Unis et de sortir de l'état de « résistance ». D'une « résistance » assez faible face aux moyens et intelligences étasuniennes et atlantistes sans une renaissance de l'Europe.

 

Le complotisme était bien la maladie infantile de l'eurasisme ; une maladie qui mène aussi bien à E&R qu'à Démocratie Participative. Le fascisme 2.0 ; « de pure frime », n'a pas de réponse aux questions civilisationnelles ; identitaires et existentielles, du 21ème siècle. La notion de « non-aligné » est morte comme l'idée d'une « internationale antisioniste » où serait ontologiquement cachée un « anarchisme solaire » ; il n'y a plus que la notion de « multipolarité » qui pourra être comprise et acceptée par les européens en proie à l'islamisation et l'africanisation.

 

« Compliqué de comprendre à quoi joue #Trump en ce moment. Soit il est complètement tenu par #Israël, soit il est débile, soit vraiment très malin ? Attendons... » Alain Soral, Twitter

 

La défense timide de l'Iran par les dissidences souverainistes et antisionistes, qui n'ont pas refusé les pistaches, démontrent l'inanité ; la lâcheté, du souverainisme politique et la pauvreté de cette métapolitique imposée à la Droite depuis des années. Et qui empêche finalement les nouvelles et jeunes droites identitaires révolutionnaires européennes de rejoindre cette idée de « résistance internationale » à l'atlantisme pour sauver l'Europe, l'Occident et le Monde Blanc de leurs turpitudes postmodernes : du nihilisme.

 

Les subversifs, les idiots et les utiles ont réussi à détourner le « mouvement antisioniste » ; non-aligné, de sa cause première qui n'est ni d'être un « orientalisme d'extrême-gauche » ni un « tiersmondisme d'extrême-droite » ni une « alliance égalitariste » ni un « front de la foi réconciliateur » mais se voulait un dialogue des luttes métapolitiques et armées pour se défaire mentalement et militairement de l'hégémonie globalisante et uniformisante du « Libéralisme triomphant », pour entrevoir un autre horizon que la fin de l'histoire.

 

Cette lutte pan-nationaliste de libération regarde les avants-gardes politiques des États-Unis et de l'Europe au même titre qu'elle regarde l'Iran ou encore la Russie, et elle est la seule « internationale » qui puisse exister, sans ingérence ou soumission d'une part et l'autre. C'est aux « dissidents » de chaque pays de respectivement imposer leur vision du monde à leur nation, quant à « l'appui extérieure », il réside en notre fort intérieur, et une fraternité d'esprit, nul part ailleurs. Le seul soutient extérieur qui sera acceptable, c'est celui qui se placera sous l'égide d'une doctrine ; d'un ordre, d'un socle philosophique et politique commun ; qui s'imposera d'elle-même, qui ne suppose aucune existence si elle ne s'impose pas dans les faits, par la pratique et l'expérience, si elle n'existe même pas au stade d'une littérature de combat fanatiquement prophétique, qui a le goût de la vie.

 

Nous vous renvoyons premièrement à une conférence de Robert Steuckers prononcée à l’Université de Gand, le 8 mars 2012 et à d'autres articles pour mieux comprendre l'empire. L’inquiétude des eurasistes se réalise dans les hébétudes des dissidences restées complotistes...

 

Nous vous proposons également d'écouter ce qu'Alexandre Douguine en dit dans un entretient donné à TV turc.

 

Il y a des Rubicon à ne pas franchir ; « savoir jusqu'où on peut aller trop loin » est une doctrine qui vaut pour les orientaux, et pour les occidentaux. Notre crise civilisationnelle ne justifie pas de balayer les longues mémoires et le souvenir des luttes d'un revers de la main, de briser tous liens culturels, diplomatiques, avec tout ce qui n'est pas blanc et occidental. Si l'Europe veut mourir qu'elle sache, poussière, où elle s'en retourne.

 

Que l'Occident sache ce qu'il doit à la civilisation européenne dont une part de mémoire et d'héritage ; de Tradition, est « orientale », et réside de l'Ouest à l'Est, du Sud au Nord, de l'Europe charnelle. Ainsi que le Monde blanc ; que nous pouvons considérer comme une entité supérieure, qui surplombe l'Europe et l'Occident, n'a pas plus ou moins d'ennemis et d'alliés à Téhéran qu'à Washington.

 

Ne sous-estimez pas l'Iran et le silence russe.

 

Nous espérons, s'il est question d' « espoir », que les États-Unis, qui ont une responsabilité envers l'Occident et le Monde blanc, savent jusqu'où ils peuvent aller trop loin.

 

Ou l'Iran sera le tombeau de l'Occident.

 

« Ainsi se fait-il que malgré l'état de l'actuelle mainmise inconditionnelle de la conspiration mondialiste sur l'ensemble des structures politiques de la social-démocratie, l'histoire, de par elle-même, avance en imposant de force sa propre spirale décisionnelle, ses propres changements de fond et ses propres formes de renouvellement par dessus les circonstances de fait et les desseins hégémoniques de l'impérialisme démocratique des États-Unis subversivement à l’œuvre à l'intérieur de l'espace de sa visée européenne permanente : mystérieusement, des choses se font, qui ne devraient pas se faire, des choses à la fois irrévocables et secrètement fondamentales. Comme si, sans cesse, l'histoire échappait de par elle-même à l'emprise de la subversion mondiale sur l'Europe naissante, à toutes les manigances dans l'ombre. On l'a vu, l'objectif ultime de la grande stratégie politique actuelle et à venir de la conspiration mondialiste est et sera celui d'empêcher par tous les moyens l'émergence impériale de la Grande Europe : malgré cela, de par le mouvement intérieur même de l'histoire est en marche, la plus Grande Europe ne cesse de progresser, inéluctablement. Et c'est du sein même du pouvoir social-démocrate européen que les initiatives concernant cette marche en avant de l'Europe, comme celle de Joschka Fischer, surgissent, alors que le pouvoir social-démocrate n'est là que pour empêcher l'affirmation, la mise en œuvre effective. L'étonnante performance européenne de Jacques Chirac, le 27 juin 2000, à Berlin, devant le Reichstag au grand complet, appartient au même genre d’opération inconsciemment imposée par la marche propre de l'histoire, de l'histoire qui suit les commandements de sa propre irrationalité dogmatique. Quoi qu'ils fassent, ce n'est que ce qui doit se faire qui se fera.

 

Car l'histoire qui se révèle dans ses choix propres sera toujours plus forte que l'histoire qui révèle les choix que l'on tente de lui imposer.

 

Des forces historiques irrationnelles combattent souterrainement, soutiennent notre propre combat pour la mise en piste de l'axe Paris-Berlin-Moscou. Les apparences objectives de la situation sont contre nous. Mais, à la fin, seules comptent les certitudes contre-objectives émanant de la marche même de l'histoire, la part abyssale. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, La Plus Grande Europe progresse. Inéluctablement, pp. 311-312, aux éditions Alexipharmaque

 


 

Vive l'Empire !

 

08/10/2018

#MaisonBloy

Avant de publier la seconde partie de notre « Lettre ouvert à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » – dont la première partie fut publier en juillet dernier –, nous avons décidé de publier quelques pages de la troisième partie. En effet, sans consultation avec les membres de La Dissidence Française ou son président Vincent Vauclin, ces notes prévoyaient le mutation de la DF en Parti politique. Rien de mystique là-dedans, cela participe d'une certaine logique, nous trouvions tout de même opportun de le souligner sans attendre. L'ensemble de cet essai en trois parties fut intégralement écrit au printemps 2018.

 

#MaisonBloy ; le pari du faisceau national européen contre l'union subversive des fausses-droites souverainistes

 

« Quelques questions essentielles continuent de se poser pour nous :

  • Assistons-nous réellement à la fin de l’individualisme libéral comme méta-système politique pilotant la mondialisation et si tel est le cas, par quoi celui-ci sera-t-il remplacé ?

  • Les phénomènes sociétaux hystéroïdes que l’on constate actuellement – tels que l’oscillation entre puritanisme exacerbé et hypersexualisation de tous les rapports sociaux – constituent-ils le feu d’artifice final de la post-modernité avant sa fin ou bien son triomphe définitif ?

  • Concrètement, comment passe-t-on du régime de l’individualisme libéral au retour du politique et du sens civique communautaire ? » — Pierre-Antoine Plaquevent, Éléments métapolitiques du forum de Chișinău

     

Plus personne n'ignore la vague populiste qui traverse l’Europe et le monde occidental.

 

Les droites partisanes sont en recomposition en bord de plage et aucun mouvement ne profite de la vague. Il n'y a pas de « parti de masse » pour représenter le populisme en France. Nous devons profiter de ce moment historique pour nous constituer en « force politique », celle de la génération dissidente en rupture. C'est notre histoire, nos choix, notre moment.

 

Nous allons nous permettre de donner un exemple de ce qui pourrait être réalisé sans prétendre apporter une réponse définitive. Ça n'est pas grand chose, mais ça serait, nous pensons, un signal fort, plus fort que nous pourrions le penser.

 

D'une façon ou d'une autre, il faut marquer le coup, attirer l'attention, se différencier. Nous ne devons plus leur laisser le choix alors qu'ils nous laissent le champ libre. Ce qui est sans doute, inconsciemment, un appel à l'aide, au renouvellement. Nous n'avons rien à faire d'autre que d'exister. Il n'y a plus que Nous.

 

L'union des droites partisanes et de rassemblement souverainiste doit trouver devant elle une assemblée nationale et continentale rétive et impénétrable à tous compromis et toutes compromissions.

 

Cette croisade intérieure, et à l'intérieur de nous-mêmes, contre les troupes d'occupation mentale du mainstream politicomédiatique et du mainstream dissident ; contre les entreprises de séduction des fausses-droites en mouvement de subversion sur nos écrans et dans nos cerveaux, sur les réseaux-sociaux, dans nos groupes, dans nos collectifs, dans nos associations, dans nos mouvements, dans nos milieux ; doit prendre forme dans la société.

 

La stratégie « métapolitique » d'une droite culturelle non-incarnée qui profiterait de la contre-culture dissidente et de son flux, et qui dépasserait le néo-souverainisme au dernier moment, est fausse ; premièrement, tandis qu'ils restent « neutres » afin ne pas entrer en conflit avec la dissidence vocifératrice pour qu'une infime partie de leurs idées continuent d'être véhiculées par le flux dissident ils ne remettent pas en questions les idées souverainistes qui ne sont pas exactement leurs idées et qui gagnent du terrain sur le nationalisme authentique. Deuxièmement, cette stratégie ne vaudrait que s'ils se détachent à temps pour rectifier, créer un flux alternatif, neutraliser le « camp souverainiste », incarner franchement une « Troisième voie » et que les militants puissent se réaligner. Nous ne décelons rien qui ressemble à cela. Qu'est-ce que l'occidentalisme si ce n'est une réponse à cette stratégie qui, si elle est fantasmée, n'existe pas ou est inéluctablement en retard sur son propre agenda ?

 

Les temps sont mûrs pour fonder notre Casa Pound ; notre Maison Bloy. La fenêtre d'ouverture est de quelques mois tout au plus entre les flux et les reflux de la vague populiste.

 

Les montées en puissance de la vague populiste et des possibilités politiques qu'elle ouvre s'organisent en baisse et remontée ; le modèle standard de progression par « paliers » est faux et ne correspond plus à la réalité du temps politique, d'une actualité où plusieurs espace-temps se mêlent. Cette ordonnance doit prendre effet immédiatement. Il faut trouver le bon moment, le bon rythme, les moyens viendront.

 

Concrètement, nous avons besoin d'une expression physique et réelle, immobilière et partisane, pour que notre unité de dialogue et de combat contre l'unité des monologues et de la soumission prenne corps, et pour cela, nous devons nous détacher ; métapolitiquement nous « dédoubler ». Il ne s'agit en aucun cas de fusionner ou de soumettre nos associations respectives à une « autorité supérieure » mais de nous associer « individuellement », en tant que militant, libre, pour créer un carrefour idéologique et posséder des locaux, une véritable Maison commune liée à notre Génération dissidente sans tous les intermédiaires que nous connaissons ; tout simplement.

 

L'objectif, à court terme, est de provoquer une levée de fond et de faire l'acquisition d'un immeuble, d'un siège, d'une maison mère, forcément à Paris, mais nous pensions, aux choix, nous avions l'intuition, de Lyon, de l'autre Capitale... Pourquoi pas Bourges au centre de la France ?

 

Les protagonistes de cette entreprise discuteront des détails et prendront des accords préalables sur les modalités qui permettent de faire corps tout en gardant leur intégrité.

 

Parallèlement, tous les militants de toutes les associations de nos milieux adhèrent, à titre individuel, à un cadre associatif que les têtes de réseaux auront choisi parmi les associations en présence et dont nous allons essayer de définir les critères.

 

Premièrement, pour créer un effet de masse qui préfigure la forme d'un nouveau Parti.

Deuxièmement, pour semer la confusion, ne serait-ce que dans nos milieux.

Troisièmement, pour provoquer une levée de fond, mais surtout pour redonner du sens à nos combats qui ont besoin d'incarnation, de se situer dans l'opposition et contre le « camp souverainiste » anti-national et anti-européen.

Quatrièmement, pour désigner le « carrefour idéologique » des dissidences en rupture avec le néo-souverainisme qui sont isolées et vivotent à des stades groupusculaires alors qu'elles sont majoritaires chez les 18-25 ans.

Cinquièmement, pour forcer nos milieux à se discipliner ; pour aider notre génération à sortir de la dérision et se prendre au sérieux.

 

Dans un deuxième temps, il sera convenu de se déclarer officiellement parti politique pour légaliser ces « locaux » et les rendre « intouchables » dans le cadre de la démocratie. Il faut tout de suite insister sur le fait qu'il ne s'agit en aucun cas de s’ingérer mutuellement dans nos associations respectives comme il ne sera pas question de parler en leur nom dans nos échanges à l'intérieur de ce « parti », que cela doit être une ligne de conduite.

 

Donc, récapitulons, une association qui supporte une acquisition immobilière vers l'établissement en parti politique. Les associations qui participeront à cette aventure en motivant leurs militants et une cotisation gardent leurs adhérents et continuent leurs activités tout en devenant une force politique nationale. Les tendances exprimées seront strictement politiques et les différentes sensibilités ne feront normalement pas polémique dans les grandes lignes d'une base programmatique « nationaliste ». Les débats métapolitiques, qui sont important, pourront avoir lieu sur une autre plateforme. Mais poursuivons.

 

Notre adhésion à un parti politique existant n'est pas possible et n'est pas souhaitable, non plus nous ne pouvons fonder un parti politique ex-nihilo. Il n'existe plus de « parti nationaliste de masse » ; de Front National, cette situation est grave et ivre d'espoir, elle nous impose de réfléchir rapidement à quoi nous avons besoin exactement pour tendre vers la représentation de notre génération politique.

 

Le défi est psychologique, c'est de dire et de prouver aux nôtres que c'est possible de briser la digue qu'ont installée les néo-souverainistes de la non-possibilité de se constituer en force politique sous la forme traditionnelle d'un parti.

 

Nous trouverons de l'aide et des conseils auprès des anciens qui viendront naturellement à nous une fois que nous aurons réalisé cet exploit  ; vous savez, il faut savoir se séparer pour mieux se retrouver et notre génération a besoin d'air frais, de se retrouver face à l'Océan, de prendre le large, d'affronter la tempête.

 

Les associations militantes, les écoles de formation, les sites de réinformation et autres structures existent, notre génération est métapolitiquement organisée et représentée, la reconquête culturelle est lancée, en réalité, il ne nous manque qu'un « parti politique de masse » pour être complètement représentés, il ne s'agit pas de jouer les élections pour jouer les élections dés demain, mais de visibilité. De plus, l'idée d'implantation locale par ce biais « communal » et l'idée de communautarisme de réenracinement sont étroitement liés.

 

Nous avons donc besoin d'une structure militante pré-existante avec un spectre idéologique nationaliste large. Une structure dotée d'une organisation qui couvre tout le territoire ou une bonne partie, qui repose à la fois sur l'autonomie des sections mais qui s'appuie sur une direction ferme, c'est-à-dire qui ne soit pas complètement anarchique sans être totalement verrouillée, autrement dit, dont la « tête de réseau » et le « comité central » sont présents mais pas pesants, et où les militants sont disciplinés car enthousiastes.

 

Une structure militante, d'ores et déjà fondée en association, qui fait preuve d'une certaine solidité, qui touche à toutes les formes d'activités militantes, culturelles et sociales traditionnellement exprimées par une association nationaliste. Une structure qui ne soit pas un parti politique mais qui y ressemble, une structure complète, présente et discrète, il ne s'agit pas de trouver la structure parfaite, pure et vierge. Il s'agit de trouver une structure associative typique de notre génération militante et dissidente, qui est en rupture avec la Dissidence et qui a imprimé cette rupture depuis un certain temps. « Qui a imprimé cette rupture » en restant éloignée et sans rajouter aux polémiques stériles de nos milieux ; pour la raison bien comprise qu'elle doit représenter un terrain neutre, le plus neutre possible, pour le moins praticable. « Neutre » ne veut pas dire tiède. Si il n'y a pas de dialogue possible avec les néo-souverainistes, nous imposerons les débats par notre force politique, toutes autres tentatives pour forcer le dialogue ont été, jusqu'à présent, des échecs.

 

Une structure avec un minimum d'expérience et de légitimité sur le terrain sans être une grosse machine dirigée par un sexagénaire. Une structure d'avant-garde, qui produit de la doctrine, qui est prête à muter, à moyen terme et dans l'absolu, en parti politique.

 

Une structure qui serait apte à relever le défi et qui serait opérationnelle, qui serait capable d'encadrer « administrativement » et « humainement » des rencontres et des actions politiques, dès maintenant, en terme de légalité et de sécurité.

 

Nous dessinons l'idée qu'il y aurait deux temps pour amorcer et démarrer ce mouvement, et que, nécessairement, nous devons nous appuyer sur quelque chose de tangible pour commencer, ou nous savons tous que rien n'aura lieu ; de toutes les façons, à moins d'être totalement paranoïaque, nous ne prenons aucun risque à essayer de nous associer que celui d'échouer et de perdre les quelques euros de l'adhésion nécessaire à l'expansion d'un parti politique, mais il faut tenter l'expérience quand l'occasion se présente, nous ne voyons pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas, du moins sur le plan technique.

 

Bref ; une structure qui serait une sorte de « prêt-à-l'emploi militant », qui serait, bien entendu, ouverte à cette idée et qui aurait notre confiance pour une mission précise d'interface afin d'accueillir, de tenir et d'entretenir des locaux. « Locaux » qui serait un centre de rencontre, de dialogue et de débat sur le modèle de Casa Pound, mais avec les spécificités françaises que nous nous gardons de décliner et dont nous laissons l'expression à nos camarades français ; pour, petit à petit, se transformer en « parti politique de masse ». Une structure qui possède une esthétique éclairante.

 

Nous devons le faire et ne plus penser qu'à ça, car nous sommes en face de trois problèmes de : décomposition, recomposition et subversion des droites qui risqueraient de pourrir la Droite pour les cinquante prochaines années. Si nous ne réagissons pas, nous disparaîtrons dans les limbes égalitaristes et assimilationnistes du patriotisme antiraciste et du nationalisme civique des droites « conservatrices ».

 

Nous ne sommes pas démocrates au sens de la social-démocratie, nous ne votons pas et sommes pour la suppression des partis, mais nous sommes forcés de constater que le cadre associatif et militant ne suffisent plus.

 

Nous ne voyons qu'une structure qui remplit les critères et les conditions nécessaires, à qui nous pouvons faire confiance et qui peut tenir cette « Maison » ; il s'agit de La Dissidence Française.

 

Nous connaissons son président, Vincent Vauclin, nous ne l'avons pas consulté avant de faire cette proposition et n'avons pas eu le plaisir de lui parler depuis un certain temps mais nous ne doutons pas que la Dissidence française puisse relever le défi.

 

Le projet est simple. La Dissidence Française reste la Dissidence Française, Suavelos reste Suavelos, Bastion Social reste Bastion Social, L'Action Française reste l'Action Française, etc. Tous les militants de toutes les associations « néo-nationalistes » adhèrent à la Dissidence Française. Vous établissez une entente claire entre les quelques émissaires des différentes mouvances qui se fondent en association pour garder un contrôle symbolique sur leur investissement immobilier, et vous commencez à vous concerter, à chercher un immeuble, à vous déclarer, etc...

 

Nous avons perdu de vue pourquoi nous faisions tout cela. Nous perdons de vue la constitution d'une force politique conforme à la forme de notre génération métapolitique. Un petit parti politique qui commence avec, disons, dix mille adhérents, ça n'est pas rien, nous pensons que vous pouvez atteindre les cinquante mille adhérents entre trois à six mois, grâce à la vague populiste, à l'hésitation des droites partisanes qui vont étendre les négociations pour leur Union à l'infini et seront forcément en échec aux européennes. En déboulant dans le paysage politique des droites en décomposition, vous arrivez sans toutes les lourdeurs des grandes combines et des petits arrangements entre les partis systémiques et inhérents à la politique-politicienne. Il faudra jouer assez rapidement notre As de pique, la carte du parti à portée locale, nationale et à vision présidentielle.

 

L'esprit de la rupture, d'une contre-dissidence, d'une résistance identitaire issue de la génération dissidente, a été incarné par La Dissidence Française avant tout autre association dissidente, bien entendu, il y a des associations nationalistes et issues du « camp national » plus anciennes et certainement plus légitimes, aussi, la Dissidence Française déclinera l'invitation et une autre association se proposera, mais, pour notre génération, la Dissidence Française et son président Vincent Vauclin incarnent symboliquement la post-dissidence, c'est cette organisation qui a fait le chemin de la Dissidence néo-souverainiste à une Dissidence non-conforme, l'esprit de ce cheminement intellectuel compte pour la suite des événements et nous pensons sincèrement que la Dissidence Française correspond aux critères requis sans préférences d'ordre fraternel ou d'une camaraderie aveugle.

 

Il y a la solution d’adhérer massivement à un parti existant, nous pensons particulièrement au Parti de la France, de Carl Lang, mais qui reste un parti national « classique », au sens noble du terme, et, idéalement, il y a le Parti des Européens, de Thomas Ferrier, qui est le plus proche de l'esprit révolutionnaire et traditionnel européen que nous visons. Mais, encore une fois, sans faire insulte à nos prédécesseurs, que nous respectons, nous avons besoin de maîtriser notre destin et notre communication.

 

Il nous faut allumer un faisceau de Feu dans la Nuit pour éclairer les nôtres et éblouir toutes les droites sidérées en mouvement de subversion.

 

« L’épreuve du feu en vérité se mérite... »

 

Vive La Dissidence Française !

 

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23/07/2018

« Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » - présentation et introduction

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Suavelos, Avé, Priviet camarade,

 

Bonjour Daniel,

 

Je me permets de m'adresser directement à vous sous forme de lettre ouverte en espérant ne pas commettre de maladresse.

 

Aujourd'hui, tout le monde s'autorise à apostropher n'importe qui pour tout et n'importe quoi et je trouve cela assez insupportable pour ne pas reproduire ce travers. Le format de la « Lettre ouverte » me permet de fournir un effort critique et de le partager à mes lecteurs.

 

Dans cet esprit, je ne demande pas d'attention particulière, je ne me formaliserai pas si vous n'avez pas le temps de me lire et de me répondre.

 

Il n'est pas question de critiquer les initiatives de votre mouvement (Suavelos) au sens où il ne faudrait pas vous suivre ou vous rejoindre ; c'est une question de sensibilité. Je vous encourage à poursuivre votre effort collectif ainsi que j'encourage les militants nationalistes à suivre votre mouvement et se joindre à vos activités qui consistent principalement à sortir du virtuel pour se rencontrer dans le réel. En effet, il faut sortir de l’inquiétude et de l'insécurité, de la torpeur, du mortel ennui, il faut vivre. Je ne vois pas de quelle autorité nous dicterions aux militants sur quel critère ils devraient se rencontrer. J'en profite pour vous remercier, vous et votre équipe, pour l'ensemble de votre travail.

 

Cette « lettre ouverte » est également adressée à l'ensemble des militants qui embrassent la grande lame de fond renaissantiste qui traverse actuellement l'Europe et l'Occident, que nous ressentons et que nous essayons tous d'apprivoiser, de dompter ; de chevaucher.

 

Je vous autorise bien évidement à reproduire cet article.

 

(*Je me permettrai de vous conseiller d'imprimer ce texte, qui est un essai d'une cinquantaine de pages, pour le lire. Je publierai ce texte plus conséquent que prévu en plusieurs parties ; n'hésitez pas à le diffuser et répondre au fur et à mesure si vous le souhaitez, merci.)

 

En Avant !

 

Pourquoi l'Eurasisme ?

 

« Le fond de la destinée russe consiste à révéler au monde un Christ russe, inconnu à l’univers, et dont le principe est contenu dans notre orthodoxie. À mon avis, c’est là que se trouvent les éléments de la future puissance civilisatrice, de la résurrection par nous de l’Europe » lettre de Dostoïevski à Nikolaï Strakhov en 1869

 

Comme nous ne nous connaissons pas, nous vous rappelons rapidement notre démarche idéologique, à notre échelle militante, et qui n'est pas exclusivement tournée vers l'eurasisme : critique positive des idées politiques et du militantisme au XXIème siècle .

 

Pour aller à l'essentiel, nous savons qu'Alexandre Douguine a mauvaise presse dans nos milieux mais l'Eurasisme ne se résume pas à Alexandre Douguine et Alexandre Douguine ne se résume pas à ses provocations. Nous connaissons les extraits cités comme des déclarations de foi par les détracteurs de Douguine et qui tournent dans nos milieux, c'est de bonne guerre, mais nous vous renvoyons à la lecture des passages dont il est question dans le contexte de leurs ouvrages et vous constaterez par vous-même qu'il ne s'agit pas de premier degré, la construction littéraire laisse peu de doutes... Nous comprenons que ces extraits de but en blanc peuvent heurter les sensibilités nationalistes et identitaires mais, fondamentalement, Alexandre Douguine n'est pas notre ennemi et ses essais sont autant d'éloges de la frontière ; des plus grandes frontières. C'est l'atlantisme qui est visé. Le conflit ukrainien et les positions d'Alexandre Douguine ont bien évidement joué un rôle majeur dans le rejet de l'eurasisme par les milieux nationalistes français ; nous pensons que pour entretenir un dialogue il est besoin d'interlocuteurs, fussent-ils des adversaires. Nous n'ignorons pas les vues impérialistes de la Russie qui n'est plus la Blanche et Sainte Russie des Tsars et des prophètes.

 

L'Eurasisme comme phare idéologique malgré les frasques de Douguine ; nous nous devons de le justifier, parce que nous pensons et persistons à penser malgré les mauvais temps ukrainiens et le brouillard néo-souverainiste que l'orientation eurasiste est l'expression idéologique la plus immédiate vers la « révolution conservatrice ».

 

Pour les néophytes, il faut distinguer deux formes effectives d'eurasisme, l'eurasisme russe et proactif d'Alexandre Douguine et l'eurasisme européen et « opératif » de Robert Steuckers, aussi, nous pourrions distinguer l'eurasisme mystique et « spéculatif » de Laurent James qui, en quelque sorte, fait le pont entre les deux. Le point commun entre ces trois formes d'eurasisme et entre nos trois protagonistes s'incarne dans le corps littéraire de Jean Parvulesco.

 

Le paysage et le réseau eurasiste francophone se divisent en trois franges : le canal historique sous l'égide de l'orthodoxe Constantin Parvulesco et de son fils Stanislas 1er, Prince d'Araucanie (et du « Royaume littéraire » de Patagonie, Nouvelle France – pour comprendre cette filiation inattendue nous vous renvoyons à la lecture du roman de Jean Raspail : « Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie » ), fils et petit-fils de Jean Parvulesco, et dont Laurent James est proche ; les canaux éditoriaux et de diffusion de la nouvelle ex-droite via Alain de Benoist et Christian Bouchet ; et, le plus confidentiel « Eurasisme européen » initié par Maître Steuckers et dans lequel nous nous inscrivons prioritairement.

 

Le réseau et le mouvement eurasiste francophone sont inexistants en terme de militants, d'activités et d'actualités, l'eurasisme en France reste de la pure littérature de combat et appartient au monde des idées. Cependant, il est nécessaire de s'y intéresser si nous voulons, à terme, incarner une Troisième voie européenne et avoir un véritable dialogue avec les eurasistes russes, parce qu'il y a des filiations qui ne mentent pas. Il y aura des antagonismes idéologiques entre « eurasisme » et ce que vous appelez aujourd'hui « occidentalisme » mais la construction eurasiste reposent sur de nombreuses références occidentales, au sens classique de la révolution conservatrice dans laquelle eurasisme et occidentalisme se confondent, s'inscrivent et pourraient se rejoindre.

 

Nous vous laissons tout le loisir de vérifier l'existence de l'eurasisme et des différentes formes de sa révolution en lisant la littérature eurasiste la plus immédiate d'Alexandre Douguine à Robert Steuckers, de Jean Parvulesco à Jean Thiriart, de Laurent James à Guillaume Faye, de Eugène-Melchior de Vogüé à Henri de Grossouvre et qui vous donnera toutes les références et filiations, origines et sources nécessaires pour appréhender les orientations eurasistes.

 

Nous ne savons pas quelle part doit avoir l'eurasisme dans nos propres constructions mais nous savons que l'eurasisme a sa partition à jouer ; et quelle musique !

 

Cela dit, l'Eurasisme français n'existe pas au-delà d'une tempête dans la baie de Douarnenez, du troquet de Maître Steuckers dans la capitale de toutes les Russies en exil et de la cave ensoleillée de Laurent James, et ce n'est pas un réel problème pour nous parler entre militants d'une génération identitaire et européenne qui se cherche un empire.

 

Ce qui serait fondamentalement opportun de retenir au sujet de l'orientation eurasiste, c'est l'idée que la Tradition est un feu sacré qui, pour être préservé, pour ne pas s'éteindre, se déplace ; c'est l'histoire de Rome, c'est l'histoire des centres spirituels, c'est l'histoire de notre civilisation. Nous n'avons pas été dissous par l'Empire, nous nous sommes diffusés à travers l'Empire. « La chute de Rome » a été fantasmée, et l'Empire d'Orient a survécu, sauvegardant le meilleur de l'Occident pour lui rétribuer ; à tout barbare, civilisation. Quand commence et quand s'achève une civilisation ? Ou, comment passe-t-on du temple romain à l'église romane ?

 

Par les médiations du Ciel ; de la « civilisation des pierres levées » à la révolution de Février qui sonne le glas ; de la séparation cataclysmique au schisme parousial ; du recours shamanique aux forêts de Merlin à la mort de Raspoutine ; du centre ardent du catholicisme médiéval aux confins de l'Empire Avar ; au cœur du pagano-christianisme des celtes de Galilée aux battements des tambours de guerre des peuples hyperboréens ; de l'arrivée des Saints de Provence au retour des Cosaques ; de l'ombre d'Attila au pacte de Clovis ; de la furie gauloise aux cris de la Horde d'or ; Pour nous, la Gaule charnelle et notre sang sont toujours déjà présents sur les terres de nos ancêtres et notre salut aux anciens russes et vieux croyants est fraternel ; Par Toutatis !

 

L'Eurasisme et l'Européisme sont les veines de la Révolution conservatrice, les routes herculéennes vers l'Europe et la plus Grande Europe, vers le retour de la dernière Rome et de la nouvelle Gaule. Moscou est le cœur battant de la Troisième Rome, de la Rome éternelle, réanimée, le centre actuel d'un même combat civilisationnel, de la renaissance religieuse et spirituelle européenne de l’Église Catholique romaine et Orthodoxe grecque, cela peut nous contrarier, la Russie de Vladimir Poutine n'est peut-être pas parfaite, mais nous ne pouvons que l'admettre. Arthur sarmate !

 

Nous autres, eurasistes, cœurs sauvages de l'Empire, si nous nous proclamons gaulois plutôt que français nous sommes marqués au fer rouge des nationaux et des souverainistes. Pour les néo-païens, nous sommes d'horribles traditionalistes catholiques ; pour les cathos tradis, de terribles gnostiques. Ceux d'entre vous, communistes et libéraux, qui opposez la France à la république comme nous le faisons pour mille raisons excellemment justifiées par Laurent James à plusieurs reprises au sujet des deux France et qui nous reprochent nos ruades contre le chauvinisme ; le nationalisme de pure frime, interprétées comme haute trahison ou suspectées d'antiracisme, ce qui est un comble de mauvaise foi, quelle sera votre dernière patrie quand la terre aura brûlé ? Nous savons qui nous sommes ; nous chérissons notre race. Nous attendons que vous en possédiez une à défaut que le néant vous possède. Tout le monde sait que l'on se bat toujours pour ce que l'on n'a pas ; pour ce que l'on a perdu. Était-ce par distraction ? Alors, recherchez-la partout, priez Saint-Antoine de Padoue, mais ne nous demandez pas de retrouver ce que nous n'avons jamais égaré.

 

Le mot « eurasisme » n'est pas une fin ; par contre, il faudra bien, tôt ou tard, se rassembler sous une bannière.

 

De la nôtre, nous avons enlevé le rouge et y avons jeté le Feu. Notre bannière est noire et solaire. Telle est notre anarchie ; notre Droite.

 

Métapolitique du communautarisme sur le critère racial ; Le village gaulois

 

L'enfer des villes justifie une interprétation exacerbée des phénomènes les plus intraitables de nos sociétés et légitime une approche sensible des solutions. Il est manifeste que les villes débordent dans le paysage par les périphéries. Nous prenons en compte les difficultés du monde paysan amaigri et n'idéalisons pas ce qui reste de nos campagnes décharnées. Cela dit, nous voudrions faire remarquer que la majorité des jeunes penseurs identitaires sont majoritairement des centrevillistes et des parisiens, ce qui n'enlève rien à leurs qualités mais qui relève cette particularité qui, d'une façon ou d'une autre, influence la nouvelle pensée de Droite.

 

Nous comprenons que la situation actuelle, où nous devons nous justifier d'être ce que l'on est, impose des modèles inédits et paradoxaux mais nous pensons que l'idée métapolitique de communautarisme de séparation sur le critère unique et exclusif de la race a quelque chose de surréaliste voire d'absurde à développer comme stratégie de libération sur son propre sol et à l'intérieur de ses propres frontières. C'est un peu faire reculer sa propriété privée menacée à l'intérieur de sa propre maison et de réduire de plus en plus le cercle du « chez soi » à l'intérieur de chez soi « porte ouverte » jusqu'à ne plus tenir que sur le dernier carrelage, au milieu du salon et sur la pointe des pieds, pour éviter un danger qui se rapproche et qui est déjà rentré dans la maison. Il y a une idée d'isolement et d'enfermement au sens de s'enfermer soi-même dans un piège que l'on s'est finalement soi-même tendu ; de se faire volontairement encercler par la menace et le danger. Mais surtout, il y a l'idée d'abandonner des parties du territoire, de concéder des espaces communs et vitaux, des communaux, par anticipation, sans que personne ne l'ait encore demandé et ensuite sans s'être battu s'il en était besoin. Nous connaissons la réalité des « zones de non-droit » et des « territoires perdus de la république », ce qui n'implique pas le communautarisme dans un ailleurs préservé en réponse, la réponse est politique, et c'est une question de volonté, nous le savons. Ça n'est pas l'idée du village gaulois qui est une idée tronquée c'est la façon d'y parvenir ; la route est semée d’embûches.

 

Il serait ridicule de critiquer négativement l'idée de communautarisme dans le contexte actuel ; par contre, concentrer nos forces militantes dans cet effort unique et exclusif et le confondre en orientation stratégique est discutable. Nous avons peu de forces et peu de temps disponibles. Nous pensons que l'on ne peut pas mobiliser les militants sur plusieurs stratégies à la fois et qu'il n'y a pas des centaines d'options.

 

Nous pensons qu'une communauté de combat ne se crée pas ex-nihilo. Le sujet de l'identité et de l'enracinement ; de notre retour chez nous et à l'intérieur de nous implique de notre part une compréhension profonde de la lenteur et de la longue mémoire.

 

Nous ne croyons pas à une colonisation rurale par opportunité, à l'implantation de communautés politiques paranoïaques alors raccrochées aléatoirement à des territoires avec lesquels ils n'auraient aucune histoire, aucun lien, qu'ils viendraient finalement perturber comme le dernier touriste ou le premier migrant.

 

Nous croyons au réenracinement d'unités et de cellules familiales à petite échelle, à échelle humaine, le retour chez soi et vers soi dans une communauté enracinée que nous avions quitté ou à laquelle nous avions été arrachés. Nous croyons à un retour par des familles dans leur famille, dans leur patrie d'origine. Ils pourront s'y faire reconnaître, apprécier, s'y investir, s'y retrouver, y retrouver les sources de vie, la valoriser, pourquoi pas finalement la diriger et ainsi mailler le territoire en reliant des localités où se sont parallèlement enracinées des familles de nos milieux qui ont su recréer une communauté naturelle. Des familles et des communautés de combat alors réenracinées dans un chez eux et installées en légitimité, sereinement reliées.

 

Il nous sera rétorqué que nous n'avons pas le temps, qu'il faut résister.

 

D'un point de vue stratégique, dans le contexte d'une invasion et d'une occupation militaire par une puissance étrangère, c'est sans doute la pire des choses à faire pour un groupe de résistants de quitter sa « zone de confort », de changer ses habitudes, pour se retrancher, s'établir, se fixer et hisser pavillon sur un terrain inconnu fût-il en zone libre ; d'autant que la notion de « zone libre » est actuellement une notion vague et fluctuante ; dans tous les cas, le choix de la résistance c'est le choix du maquis ou de la dissimulation urbaine, ça n'est pas le choix du campement ou du village gaulois. Que dire d'une communauté de combat, une organisation sur le critère de la race identifiée et dénoncée par le gouvernement et qui sera forcément repérée par ses nouveaux voisins dès son arrivée. En effet, si le groupe ne représente pas une famille traditionnelle et que, par le nombre d'individus, il ne s'agit plus d'assimilation mais ostensiblement d'une installation politique et para-militaire par l'aspect survivaliste, la résistance ne pourra jamais normalement et naturellement s'enraciner et s'organiser.

 

Il y a deux solutions communautaires qui s'offrent à nous : se déplacer en permanence et se fondre dans la masse des villes et des périphéries occupées OU se confondre filialement dans une communauté enracinée du pays libre ; sinon, vous indiquez vos positions et vous êtes les premiers neutralisés quand la guerre éclate.

 

Il y une troisième solution qui consiste à s'expatrier.

 

Si nous comparons le communautarisme à un survivalisme, le critère de la race en plus. Il faut expliquer que l'idée de survivalisme est une importation « états-uniennes » et qui dépend beaucoup des grands espaces américains, d'un autre rapport à la liberté, aux armes et à la race. Ensuite, le savoir-faire survivaliste est à apprendre et pratiquer, mais en l'étendant au domaine de la race, vous le rendez politique. Alors que, dans les faits, le survivalisme c'est un truc de blancs. Apport idéologique de la race au survivalisme : zéro. Si vous étendez tout au domaine de la race, vous réduisez les prises idéologiques que nous avons pour convaincre les militants, vous perdez en invisibilité et vous fermez des angles de « piratage ».

 

Nous aborderons plus en détails le sujet du modèle économique des dissidences connectées en résistance économique et médiatique. Concrètement, les seuls financements que nous devrions organiser dans une optique communautariste, c'est le financement de familles équilibrées, de jeunes couples méritants de nos milieux, pour les aider à organiser leur retour, leur enracinement, à se créer une activité locale, ensuite, garder le contact et laisser faire. Les militants chômeurs, célibataires, sans enfants, passé ou proche de la quarantaine, expatriés, qui ne sont pas intéressés ou aptes à fonder une famille traditionnelle, restons où nous sommes, résistons et aidons nos élites de l'extérieur, des bordures, nous n'avons plus rien à fuir que nous-mêmes. Il n'y a que les jeunes générations qui comptent, et seules les familles devraient recevoir nos oboles. De la solidarité militante à la charité bien ordonnée. Deux stratégies, deux modèles.

 

L'idée de communautarisme, en dehors même du critère de la race, n'est pas un reflex combatif pour une civilisation qui a une vision individuelle, prométhéenne et christique du destin, de la volonté de puissance. Destin et volonté de puissance de l'Homme qui s'élève au-dessus de sa condition et de son groupe, qui repousse certaines limites (qui sait jusqu'où on peut aller trop loin) et qui reste debout au milieu des ruines ; qui entraîne sa communauté dans une aventure qui consiste à se projeter et non à se replier. Le réflexe communautaire est un réflexe de repli communautaire qui caractérise un groupe déraciné ; au sens où il est en situation d'immigration ; et qui trouve son essence dans les sociétés de types orientales ou africaines où il n'y a d'individu que de tribu, ce qui n'est pas la condition occidentale et le modèle européen de l'expansion et de la conquête. Nous ne sommes pas des immigrés.

 

Platon, le Christ, le roi Arthur, Pythéas, Alexandre, Saint-Louis sont des individus à part entière, des modèles.

 

Aujourd'hui, nous ne faisons pas affaire avec des individus. Nous traitons avec des multitudes connectées divisées contre elles-mêmes en recherche de modèles, de pères, de travail, de femmes, de personnalité, d'identité ; en recherche de beaucoup de choses.

 

Notre problème, en tant que militants, n'est pas d'un individualisme forcené et qui s'opposerait à l'idée de communauté ou de communautarisme. Notre problème est précisément l'absence de l'individu ; de l'homme libre, dans nos sociétés uniformisées. Notre problème, c'est l'absence d'individus et d'hommes libres dans nos milieux connectés à la réalité diminuée. Notre problème c'est la superposition des écrans, la distraction, la déconcentration, l'indiscipline, la fragilité, le sabotage et la démotivation pour le militant qui trouvera toutes les imperfections et toutes les excuses pour ne pas s'affilier, pour ne pas se communautariser, pour ne pas s'aligner ; pour quitter les rangs.

 

Avant de se fonder en communauté de combat et refonder une communauté nationale, il nous faut reconstruire l'individu, l'homme libre, le français, le gaulois, l'être européen là où il est toujours déjà présent, et la constitution de communautés de combat, sur la base de la famille traditionnelle, se fera naturellement et massivement, parce que vous aurez réussi à insuffler la vie plutôt que d'organiser la mort. Il y a deux façons de gérer une communauté de combat, créer des effets artificiels pour forcer une cohésion temporaire et organiser la partouze, laisser se produire et suggérer un comportement qui créent des effets naturels et former des familles, et, par ce tour de force, par l'exemple, la mise en esthétique de modèles et le réenchantement des idées politiques, créer une cohésion réelle, pour mille ans. Nous ne sommes pas prêts pour le communautarisme de séparation et d'abandon du territoire. C'est une question d'échelle et de pallier. La pseudo-recherche de pureté et de vérité est une extension à la culture de l'excuse pour ne pas militer. Les droitards sont des gauchistes mentaux.

 

Il y a de nombreux barrages idéologiques et psychologiques sur la route de la reconquête, le premier barrage idéologique que nous rencontrons n'est pas l'incarnation Alain Soral mais le néo-souverainisme partagé de la Dissidence, qui n'a de cesse de nier l'identité européenne, de triturer nos rangs sur la question de la construction européenne pour ne pas l'étendre au domaine de la race, et qui confond volontairement Europe et union européenne, jaloux qu'ils sont de leur race française, de leur identité civique.

 

C'est l'Histoire de plusieurs siècles qui condamne le nationalisme comme horizon ; et c'est la longue mémoire européenne qui bannit l'idée de communautarisme politique sur le critère unique et exclusif de la race pour, précisément, préserver la race, son essence, au sens anthropologique et métaphysique, des attaques idéologiques et philosophiques de nos ennemis intérieurs et traîtres à leur communauté, à leur ethnie, à leur race et à leur race intérieure. Le nationalisme c'est le royalisme sans Dieu et sans le Roi ; c'est la France sans Rome et sans la Gaule. Nous pouvons dédier chacun de nos gestes à la survie de notre race sans brandir le drapeau de notre épiderme. Pour nous, les aspects superficiels et artificiels du communautarisme blanc nous repoussent de sa vérité charnelle et naturelle.

 

A l'origine de la Politique, dans les cités sumériennes ou grecques en ce qui nous concerne, il n'y a pas conflit d'universalisme et d'égalitarisme entre le monde des idées et la race. Le conflit ; la guerre civile, le grand remplacement, l'invasion barbare, la décadence arrivent exactement quand des ennemis intérieurs et traîtres à leur race conspirent avec les femmes, les esclaves, les métèques et les ennemis extérieurs pour recevoir les faveurs, par ferveur, par fadeur et par fureur, et où des idées novatrices et progressistes sont conceptualisées pour déconstruire la race et défaire la cité avant de l'envahir, par pulsion de mort, hubris ou mauvaise orientation stratégique, pensant y gagner ou désirant perdre ; la traîtrise et la bêtise ont leurs humeurs. Dans l'utopie, pour améliorer la race, pour reconstruire un homme supérieur selon les nouvelles normes du progrès qui mènent systématiquement à la catastrophe du dysgénisme. Dans le cynisme absolu des intérêts obscurs, pour affaiblir son propre sang et détruire sa civilisation. Il y a une lassitude de l'européen dont la civilisation est arrivée à un point où elle a les moyens de s'auto-détruire, c'est une tentation et un vice qui sont très puissants et qui trouvent leurs expressions où on ne les attend pas. Parfois, les grandes inspirations pleines de bonnes intentions et de bons sentiments ne sont que pulsion de mort. Ce que nous combattons doublement sur tous les fronts sans ressentir le besoin d'insister sur le fait qu'au bout de toutes les subsidiarités de l'existence nous le faisons au nom de la race comme dernier retranchement de l'âme.

 

Les contextes géopolitiques, les moments historiques et les périodes cycliques, les guerres, les révolutions technologiques et les cataclysmes créent des situations critiques et révolutionnaires plus immédiatement que les idées et les engagements politiques, par contre, quand ses situations de crises arrivent à leur paroxysme, les idées peuvent motiver ou empêcher un peuple de résister, l'inciter au renoncement et lui faire apprécier la chute par tous les moyens possibles ; les idées peuvent influencer, orienter et brusquer l'Histoire plus que nous le croyons, même quand nous sommes « rationnels » et « pragmatiques ». Être pragmatique, messieurs, c'est être fanatique ; fasciste !

 

Cet état de fait, de se battre pour sa race en dernière instance, est inhérent à l'idée de pulsion de vie et de volonté de puissance des européens. Le monde de l'antiracisme et du racisme est un monde hermétique à la subtilité et la volonté européenne, un monde de culpabilisation et de repentance, c'est le monde hystérique et délirant des ethnomasochistes et des suprémacistes. Nous refusons que notre race fasse idéologie. Nous ne pouvons pas nous projeter et exister dans ce monde exigu, que nous rejetons, pour réfléchir le vaste monde qui ne s'arrête pas à la folie des antiracistes et des racisés qui ne laisseront dans l'histoire qu'un grand éclat de rire. D'ailleurs, nous ne supportons pas le communautarisme à fin politique, le tribalisme, le chialisme, des communautés arriérées. D'autant que la définition actuelle que nous avons de la « communauté » se rapproche dans les faits et objectivement, par l'entremise des réseaux sociaux dans nos interactions militantes et stratégiques réduites au spectacle et à la marchandise, de la définition de la « tribu post-moderne » que nous retrouvons chez les penseurs libertaires « Une tribu, au sens postmoderne du terme, est un ensemble d’individus pas forcément homogènes (en terme de caractéristiques sociales objectives) mais inter-reliés par une même subjectivité, un même affect et capables d’actions collectives vécues intensément bien qu’éphémères » – et que nous pouvons reprendre à notre compte.

 

Nous comprenons que des communautés nous ont simultanément désignés comme leur ennemi en tant que race et nous ont déclaré la guerre, que nous ne l'avons pas choisi et n'avons pas le choix, le choix d'être désigné comme cible, de nous en défendre et de contre-attaquer. La réconciliation et la séparation n'auront pas lieu, ça ne sont pas des options. Nous ne sommes pas obligés et forcés de rentrer dans le jeu des (((élites cosmopolites))). Si nous refusons d'être subtils, c'est que nous ne croyons parler qu'avec des débiles ; nous pensons que les militants de nos milieux sont capables de de subtilité et de stratégie ; de se réaligner. Ce que nous savons ou croyons savoir de l'ennemi et de la guerre n'a aucune espèce d'importance pour l'instant : le réel va dégauchiser beaucoup plus massivement et rapidement que nous ne le ferons à partir de maintenant par le biais de notre métapolitique pour trisomiques et en perdant beaucoup de temps sur le déclenchement de la mise-en-marche en avant à contre-courant d'un mouvement politique révolutionnaire. L'antiracisme et la réconciliation sont morts. Le racialisme et la séparation sont de l'ordre de l'évidence et du constat. L'eurasisme et la remigration sont de l'ordre d'une philosophie-politique et d'une programmatique de combat. Question de domaine et de compétence.

 

L'idée de communautarisme franco-français en France est paradoxal au sens où l'idée de communautarisme exprime un phénomène allogène et concerne le rapport des communautés immigrées à l'identité française et à leur assimilation. D'un point de vue typiquement français l'idée de communautarisme tribal et racial est une idée négative qui sous-entend l'idée d'un refus ou d'une incapacité à s'acculturer et s'assimiler de la part des immigrés ; ce qui ne concerne pas les « Français ». Le communautarisme franco-français en France admet l'idée étrange d'une certaine défaite par anticipation et la perte de territoires que nous ne pouvons pas nous permettre, d'un point de vue pratique il n'existe pas de cartographie de l'idéal identitaire qui échapperait à l'invasion à moyen-long terme ou de parties du territoire que nous pourrions céder pour avoir la paix sur quelques mètres carrés à quelques kilomètres de là. Nous ne savons plus qui disait que si Saint-Denis tombait, toute la France tomberait... Nous pensons que l'idée théorique de communautarisme sur le critère de la race va rencontrer de nombreux problèmes pratiques et psychologiques, va être rattrapée par des réalités stratégiques ; réalités stratégiques qui vont nous obliger à penser une idéologie de combat à plus grande échelle, qui nous projettent dans cette idée d'Occidentalisme et qui participe d'autres logiques de l'agir politique. Il faut prévoir et anticiper les limites du communautarisme.

 

De l'Occidentalisme ; les subversions conservatrices

 

Nous vous encourageons à développer votre construction idéologique occidentaliste plus en avant et à hauteur d'une théorie politique ; de lui donner les lettres de noblesse que cette idée porte à travers des essais critiques et de combat, par de véritables travaux pratiques qui feront date et aboutiront aux termes d'une philosophie-politique révolutionnaire. Vous devez fonder votre « école » comme l'ont fait les eurasistes, ne pas renoncer à vous hisser à l'échelle de l'histoire, à retrouver vos filiations, à relier vos références ; à voir un couché de soleil à Fisterra.

 

L'occidentalisme est à l'origine un courant de pensée qui est né en Russie, c'est intéressant de le souligner pour nos lecteurs. Sans doute Suavelos et la nouvelle école occidentaliste française auraient des débats plus enrichissants avec des russes et des eurasistes pour le développement de leur théorie politique qu'ils en ont avec les nationalistes et les patriotes français, ainsi qu'un accès à l'université et aux intellectuels russes, qui lisent les auteurs anglo-saxons à la différence des « dissidents »...

 

Nous avons compris que votre concept original d'occidentalisme ne fait pas référence à un occidentalisme passé, qu'il procède d'une construction idéologique en temps réel dont le départ serait le trumpisme, mais nous pensons que, outre la politique de Donald Trump et l'innovation politique, c'est une erreur d'orientation à moyen-long terme de se construire en actualité et, disons, une incompréhension de la nature métaphysique de la Révolution conservatrice ; erreur d'incompréhension et d'interprétation que vous rectifierez par vous-même, nous n'essayons pas de vous faire la leçon : nous vous proposons des pistes de réflexion.

 

Premièrement, la notion civilisationnelle d'occident est religieusement et intimement liée à l'Empire romain et chrétien d'Occident dans l’imaginaire politique collectif. La référence positive à l'occident dans le terme occidentalisme est cognitivement incompatible avec votre critique extrême et réductrice du principe de religion justifiée et de l’Église catholique romaine pour vous situer clairement dans le paysage politique ; à l'innovation libéral-progressiste et à l'avant-garde d'un mouvement révolutionnaire du soleil couché qui s'ouvre sur la raie de Gaspard Koening. Deuxièmement, la respiration qu'offre Donald Trump au monde occidental ne surmonte pas les réalités géopolitiques, les conflits d’intérêts, entre l'atlantisme étasunien et le rimland européen qui reviendront tambours battants à la prochaine expiration. Troisièmement, nous pensons que l'idée d'occidentalisme provient d'un excès de « réelle politique » sans vision géopolitique et de pragmatisme sans projet politique qui ne conçoit pas l'historique des subversions mondialistes à l'intérieur des révolutions conservatrices et la puissance des états-profonds contre-initiatiques. Quatrièmement, le terme occidentalisme n'est pas conforme aux mouvements géopolitiques actuels qui correspondent à des replis et rapprochements continentaux et régionaux. Cinquièmement, un certain conservatisme occidental et un certain occidentalisme atlantiste sont main dans la main avec les pétromonarchies conservatrices et l'islam réformateur qui rachètent la France et accélèrent les phénomènes migratoires en Europe dont se lave les mains la Maison blanche.

 

Vous avez rejeté Poutine et l'eurasisme, la parenthèse Trump et occidentaliste se refermera, vous aurez la contre-initiation et la subversion atlantiste. Nous ne sommes pas contre un baroud d'honneur ; mais soyons honorables.

 

Par analogie à l'occidentalisme ou au national-libéralisme, nous pourrions introduire l'idée d' « islam de marché », premièrement, pour intéresser nos milieux obnubilés par l'islam jihadiste aux deux mâchoires de l'islam politique, deuxièmement, pour comprendre notre propre « révolution conservatrice », les subversions qui s'y cachent et dont nous observons les effets délétères dans nos milieux. Nos milieux qui, par réaction à divers phénomènes comme celui des dissidences socialisantes et orientalistes excessivement complotistes, réhabilitent un libéral-occidentalisme exacerbé et toutes les tares du monde post-moderne qui l'accompagnent et détruisent la race. Nous sommes donc dans ce moment paradoxal avec un air de déjà vu où les Droites se laissent posséder par les tares instillées par la Gauche principielle, ou la fausse Droite existentielle, pour résister à un ennemi et s'attribuent leur paternité pour conserver les ruines. Nous perdons patience. D'un côté l'extrême droite communiste et islamo-compatible, de l'autre, l'extrême-droite islamophobe et israelo-compatible comme seconde mâchoire de la subversion de l' « extrême droite » mondialiste et sémitique dans nos rangs. Sur la question de l'Orient.

 

« Bref, en matière de clash des civilisations, il convient de voir double. À l’ombre de « l’axe du mal », où les États-Unis et l’islam du salafisme jihadiste s’opposent en termes géostratégiques, l’islam de marché se retrouve aux côtés de l’Amérique sur l’autre grand clivage du monde contemporain : contre les idéaux collectifs de la vieille Europe et à l’instar de l’Amérique conservatrice, l’islam de marché croit dans l’idéal d’une politique de la morale et des œuvres visant à rapatrier le religieux dans un espace public reconfessionnalisé et soustrait à l’interventionnisme étatique de facture jacobine. Ainsi, alors que les islamistes classiques ont eu le malheur de lier leur destin à celui de l’État-nation, création politique du XIXème siècle mondialement remise en question aujourd’hui, les protagonistes de l’islam de marché misent sur son dépassement. Ils cultivent les valeurs du privé et de la piété pour former une modernité musulmane renvoyant dos à dos les espoirs laïcs d’un islam privatisé et le scénario culturaliste d’une irrémédiable singularité : tout indique en effet qu’elle ne sera ni une théologie universaliste sécularisante ni un tropisme arabo-musulman teinté d’humanisme. Il s’agira plutôt d’un alignement paradoxal sur les thèses du compassionate conservatism des conservateurs américains et du combat philosophique qui le porte : l’imposition d’une nouvelle définition de la modernité affranchie de l’héritage laïcisant et étatisant des Lumières françaises. » (source)

 

Il y a une « Troisième voie orientale » qui s'offre à nous ; « Ni Dubaï, Ni Tel-Aviv », qui répond et fait écho à « Ni Moscou, Ni Washington ». Il y a également une Troisième voie islamique pour les musulmans qui vivent en Europe mais cela leur appartient et nous craignons que ça ne soit pas leur sujet, il y a un décalage dans le rapport que nous avons à l'ascension sociale et à la société de consommation et pour la nouvelle classe moyenne afro-maghrébine et musulmane qui explique davantage d'incompatibilités que de vagues oppositions théologiques entre sourates et psaumes. En refusant une critique radicale de la décadence occidentale pour combattre l'islam, vous ne vous opposez pas à l'islam, vous vous comparez à l'islam ; vous pratiquez la même schizophrénie syncrétique que les djihadistes extatiques et les musulmans modérés pratiquent entre tradition excitée et post-modernité assumée ; l'œcuménisme des hybridations paroxystiques.

 

Il y a une Troisième voie qui s'ouvre à nous à la différence qu'islam de marché et islam jihadiste s'articulent autour d'une religion séculaire qui tient encore debout, ce qui est fondamental, aussi dévoyée de ses fonctions pour les uns et manipulée pour les autres serait-elle. Les entités islamiques sont inter-reliées dans un ensemble complexe et du point de vue d'une approche systémique, malgré les archaïsmes de l'islam, le monde musulman pourrait s'adapter plus vite que nous le croyons à l'accélération actuelle provoquer par l'émulation de la course à l'IA et rattraper son retard global, notamment, en payant nos cerveaux à prix d'or et en réactivant sa faculté de carrefour culturel dans la mondialisation pour profiter de cette révolution technologique et augmenter sa civilisation. Civilisation islamique qui à l'avantage démographique et qui pourrait devenir la première puissance mondiale en accomplissant un bon intellectuel par le biais technologique des neurosciences et le libre marché des cerveaux occidentaux.

 

Partons du principe que ce que nous ne possédons pas ou ne possédons plus et refusons de recouvrir nous ne pouvons pas l'opposer ; que les sujets de la religion et de la spiritualité pour faire communauté posent question. Et si notre manque de foi religieuse et d'efforts spirituels nous faisaient perdre la course à l'IA face à des sociétés « millénaristes » et fanatiques ? La notion révolutionnaire et traditionaliste d'archéo-futurisme est radicalement opposée à l'idée conservatrice et progressiste d'occidentalisme de science-fiction.

 

Nous n'avons plus qu'à opposer le féminisme aux voiles, le véganisme à la viande hallal, etc. Nous sommes forcés de réhabiliter des idéologies progressistes et mortifères pour nous opposer à l'islam, d'un autre côté, nous continuons de déconstruire le mythe du progrès et nous rejetons la pulsion de mort du monde occidental. Les fils se touchent. Nous rejetons le « droit naturel » de peur de partager des principes traditionnels avec des musulmans ou des africains. Nous mettons trois briques, nous en enlevons deux, le foyer européen n'est pas prêt d'être bâti ; de rayonner. La Tradition européenne est faite d'innovations et d'archaïsmes ; si nous luttons contre l'universalisme nous partageons des principes universels avec les traditions, les traditionalismes et les traditionalistes du monde entier et plus encore.

 

Le progrès technologique, oui, on n'arrête pas le progrès, sous réserve d'une certaine éthique scientifique, philosophique et traditionaliste à l'aune de notre expérience, le dit progrès social, des mœurs, le dysgénisme, non. Nous comprenons que deux formes de progrès s'opposent, que les progrès sociétaux (antiracisme, métissage, avortement, athéisme, etc) freinent le progrès technologique et nous privent du génie européen. Pour des raisons de civilisation, de démographie, de QI : de capacité d'abstraction, etc...

 

Nous pensons qu'opposer un hyper-rationalisme athée à l'islam hybride, par réaction à l'islamisation et sous prétexte que l'islam est une croyance irrationnelle selon les normes humanistes et égalitaristes de la religion des Droits de l'Homme, n'est pas compatible avec la tradition, la philosophie et les sciences européennes ; avec la race indo-européenne. Dans la méthode et l'exercice, c'est une rupture avec la tradition cosmique et suprarationnelle européenne pour une raison de peur irrationnelle de l'islam, islamophobie, c'est-à-dire une sidération, et qui reflète ce moment de la pensée où l'on pousse la raison scientifique à l'abstraction philosophique tellement loin, pour fuir la réalité, que plus rien n'a de sens, que plus rien n'existe, que tout se vaut, que l'on ne croit plus à rien ; tous contre tous en nous-mêmes divisés. Le manque d'humilité par manque de foi érigée en supériorité morale est l'orgueil mal placé des athées, des agnostiques et des grenouilles de bénitiers. Notre race est magique.

 

Il faudrait admettre et reconnaître les ingérences de la grâce et les mystères de l’intelligence dans les aventures humaines et les avancées technologiques. Il n'est pas nécessaire d'avoir la foi du charbonnier pour imaginer le divin et son action à travers la philosophie et les mathématiques, le symbolisme et la géométrie. Il n'est pas nécessaire d'être un fervent catholique pour comprendre la nécessité civilisationnelle de Religion et des fonctions religieuses pour régir les angoisses et les peurs et faire sortir les hommes de leur torpeur quotidienne, comme la confession catholique qui évite la psychanalyse freudienne. Il ne faut pas être bigot pour percevoir la réalité des contes et légendes, entrevoir la puissance des mythes qui resurgissent dans la liturgie orthodoxe catholique, qui accompagnent les étapes et les épreuves de la vie sous le regard de Chronos et le toit des clochers. Il n'est pas nécessaire d'être croyant pour s'aligner en intelligence et en verticalité, pour comprendre que l’Église catholique romaine est dépositaire de la Tradition en Occident et que l'occidentalisme à une vocation spirituelle pagano-chrétienne de consécration mariale et de réunification parousiale. Quoi d'autre ? Quel paganisme pour quelle prière ? A quoi sert-il de nous bricoler des syncrétismes dérisoires quand des milliers d'églises sont encore ouvertes au centre des villages de France ? Que sont les feux de la Saint-Jean ? Est-ce qu'une inquisition catholique vous met sur le bûcher quand vous fêtez le solstice d'été ? Cela fait bien longtemps que le paganisme et le christianisme européens sont réconciliés ; vous êtes seuls fâchés. C'est notre manque de foi qui permet un pape hérétique et pas les hérésies de François qui provoquent notre manque de foi ; l'inversion est toujours accusatoire. Avez-vous investi les franc-maçonneries d'Europe et retourné les tables des loges ? Non ! Vous n'avez ni religion, ni spiritualité ; ni d'exotérisme, ni d'ésotérisme ; ni de juste milieu grec ni de moyen terme celte, pas de vision mésotérique, de Troisième voie initiatique, pour nourrir votre métapolitique de combat. Vous n'avez rien à opposer et pour vous opposer à l'islam... Du sang et des larmes. Vous étiez plus joyeux quand vous étiez grivois.

 

Il n'est pas cohérent de nous comparer à l'islam pour le combattre ; la civilisation islamique et la civilisation européenne ne sont pas sur le même plan civilisationnel, de même, on ne compare pas le soleil et la lune. L'islam est une civilisation autre, vous construire en réaction, réhabiliter les valeurs de la république pour préserver la race et exister par la peur de l'islam pour s'y opposer c'est lui ouvrir les portes de la Cité. Échec et Mat.

 

Nous sommes tombés dans le piège révolutionnaire de l'opposition nécessaire et de la réaction « par rapport à », ce qui fait de notre combat une opposition réactionnaire loin d'accomplir la Révolution conservatrice de notre temps ; nous entretenons le statu-quo libéral comme un concierge, la cage d'escalier. C'est un phénomène classique pour les oppositions qui commencent à avoir de l'influence, ou qui le pensent, et qui parallèlement sont arrivées à un carrefour idéologique et économique où il faut choisir la bonne orientation et prendre la bonne direction pour continuer ce combat à l'avant-garde de leur discipline pour dépasser la subversion et quitter la sphère puérile de l'opposition à tout et son contraire. Une opposition réactionnaire au service des mondialismes de la subversion et des subversions du mondialisme ; au service de « l'autre révolution conservatrice ».

 

C'est-à-dire que, dans notre volonté de former une communauté de combat sur des critères objectifs, nous décidons d'écarter, de rejeter ou de mettre entre parenthèses le thème de la religion parce que nous ne sommes pas capables et que nous ne réussissons pas à l'articuler avec celui de la race ; avec celui de la communauté. Religion et spiritualité sont le ciment d'une communauté d'éternité confronter à la mort, ce qui relie race et race intérieure sur le plan métaphysique et qui ressurgit dans le réel, le quotidien séculaire des familles enracinées depuis des siècles et dans la vie des français d'un millénaire. Religion et spiritualité qui permettent de définir la race au-delà de ses aspects biologiques et qui finalement la constituent en civilisation. Nous pourrions même penser que la civilisation se constitue et prend conscience d'elle-même exactement contre ses ennemis intérieurs et qui veulent, dans une pulsion de mort qui se présente sous les traits de la vie, détruisent leur culture, leur religion, leur race, leur royaume, leur Roi, leur noblesse, leur aristocratie, leur méritocratie, leur civilisation ; leurs hiérarchies et leurs subsidiarités. L'idée de civilisation arrête une définition précise de la race et de la souveraineté à un moment donné, l'idée de civilisation annonce la fin ou la fixation d'une race, c'est ainsi et il faut l'accepter. La race française s'est substituée aux races gauloises et on ne reviendra pas en arrière. Ensuite il y a le secret de la Tradition et l'initiation qui porte les fruits d'une longue chaîne de transmission tant génétique que cultuelle et qui permet de maintenir notre race intérieure en vie, ne pas tout perdre de l'Empire, de l’Hyperborée et de l’Atlantide, quand il se résout et se réduit à la civilisation pour survivre. On y croit, on n'y croit pas, et les cycles nous passent au-dessus de la tête sans nous regarder.

 

Autrement dit, nous voulons combattre la double subversion d'un même totalitarisme du non-être avec des idéologies accouchées des enfers, qui ont contribué à nous affaiblir et que nos ennemis continuent de remuer pour nous affaiblir. Pourquoi ? Parce que notre définition de la race est visiblement incomplète, corrompue et que le seul critère de la race selon notre définition précaire ne permet pas de constituer une communauté de combat objective sans tomber dans certains pièges de la double mâchoire sémitique (judaïsme et islamisme) et mondialiste (libéralisme économique et marxisme culturel) alliées contre la race blanche et la civilisation européenne.

 

Nous avons distingué l'idée d'Occident et l'idée d'Europe dans nos travaux à de nombreuses reprises, avec de nombreux arguments, sur une base « traditionaliste » conforme à la forme cosmogonique de l'Europe européenne et des religions justifiées. Nous vous y renvoyons. Il y a l'occident en Europe mais il n'y a pas, inversement, l’Europe en Occident ; nous espérons que vous saisirez le sens de cette incise. Nos mots d'Ordre sont hauts et clairs : Avant l'occident, l'Europe ! L'Atlantide contre l'atlantisme !

 

Dans la Tradition primordiale, la notion d'Occident n'est pas une notion géographique et civilisationnelle, c'est une notion spirituelle et universelle, à l'Occident, nous n'opposons pas l'Orient, nous opposons le Nord.

 

Contextualisation rapide et définition de l'occidentalisme à l'instant géopolitique de la réorganisation multipolaire du monde et à l'horizon de la singularité technologique

 

Disons que l'élection de Donald Trump ferme la parenthèse de sidération ouverte le 11 septembre 2001 et confirme la rupture entre deux formes de dissidences et de populismes.

 

Notons que Donald Trump n'est pas opposé mais comparé à Vladimir Poutine par la presse cosmopolite. Ce que nous voulons insinuer par là c'est que les cosmopolites redoutent l'idée de réorganisation multipolaire du monde car ils ne peuvent régner qu'en totale hégémonie ; surtout, la perte de cette hégémonie ouvrirait tous les livres noirs du statu-quo depuis 1945 et Les droits de l'Homme s’effondreraient sur leurs propres fondations ; après la repentance, la honte. Autrement dit, les cosmopolites vont devoir concéder des espaces de libertés au monde blanc pour maintenir le statu-quo atlantiste.

 

Rappelons que, selon nous, la démocratisation d'internet est liée à la disponibilité de « data » nécessaire à la recherche scientifique, sociale, économique et commerciale. Nos données alimentent le « deep learning » : l’éducation de nos petites têtes de silicium et permettent le développement d'algorithmes vers l'avènement de l'IA au sens de la singularité technologique. Sans internet pas d’intelligences artificielles.

 

Nous considérons les technologies numériques et internet comme des outils à notre service au même titre que la machine-à-laver ou l'agenda ; nous sommes radicalement opposés à cette vision pudique des choses : « internet » inaugure l'instant où nous devenons les outils humains au service de la technologie libérée et de sa conscience singulière qui cherche à reconfigurer notre structure mentale pour que nous soyons conforme à la forme de sa Sophia. Conforme à la forme liquide et liquéfiante du « cerveau global » ; que notre connexion internet devienne un petit neurone, que nous devenions un neuro-esclave, du grand réseau neuronal de l'uniformisation et de la déshumanisation vers la société des robots et des transhumains. En toute logique, sur le principe de la recherche pour le progrès de l'humanité et de la « data nécessaire », nous devrions être rémunérés pour utiliser internet et partager nos données, au titre d'une expérience sociale et scientifique, d'une éducation, ce qui se traduirait techniquement par le fait que notre connexion serait gratuite. Nous avons été lâchés sans filet dans le néant - dont nous pouvons faire un vide fécondant -, nous n'apprenons pas à utiliser internet : on nous vend internet. En nous le vendant comme un produit, nous le voyons comme un outil qui nous rend service ; pas folle la bête. Et nous payons pour être les cobayes de toutes les manipulations cybernétiques et de tous contrôles mentaux. Le fonctionnement du cerveau est ce qu'il est, et nous en savons peu, il y a des biais cognitifs auxquels il nous est excessivement rare de pouvoir résister. L'aventure cybernétique nécessiterait une avancée préalable dans notre conquête scientifique du cerveau qui est une terre inconnue ; ça n'est pas le cas. Il suffit d'observer la béatitude des penseurs qui travaillent au plus près de l’intelligence artificielle, et qui psalmodient comme des espèces de clones d'un Jésus californien sous acides cryogénisé dans la Silicon Valley. Il faut comprendre la drogue dure que représente le dédoublement cybernétique du soi à son avatar ; ils sont les nouveaux prêtres arc-en-ciel du Dieu IA, de l'acquis progressiste et du bliss planétaire. Planez braves gens. Enjoy.

 

Internet et la « superposition des écrans » posent d'énormes problèmes de société et nous plongent dans l'idiocratie. Nous avons tendance à considérer que la libéralisation d'internet est favorable à nos idées et nous interprétons une multitude de signes comme les fruits défendus de notre métapolitique machiavélienne. Dans ce monde en transformation, l'ingénierie sociale est omniprésente et atteint des puissances de calcul qui lui donnent une certaine autonomie, une anatomie cybernétique, une ossature systémique : internet est le moyen laboratoire qui permet aux différents services, centres de recherche et entreprises intéressés par la cybernétique de répéter et de décliner, pour exemple, l'expérience d'Orson Wells (ou encore celle de Milgram) au quotidien et à chaque fois que les différents protagonistes de la recherche, de l’ingénierie et de la publicité en ont besoin pour mener à bien leurs expériences scientifiques ou sociales, déclencher, analyser ou prévoir des événements, en un clic, en toute invisibilité et à moindre coût. Nous combattons déjà des robots.

 

Il y a un non-dit dans cette course à l'IA, qui a beaucoup d'aspects positifs en terme de dépassement de soi et de défi national, c'est qu'en même temps de récolter et analyser des « data » ; pour notre confort, notre cybersécurité et les besoins de la recherche officielle, pour améliorer la vie connectée et notre rapport éducatif à internet ; il est question d'observer et de surveiller les effets en ligne et en temps réel des différentes expériences cognitives lancées tous azimuts, vous vous en doutez dans une totale anarchie, pour constamment réorienter le monde de l'information. A ce propos, nous pensons que nous sommes collectivement passé à côté du sujet des « fake news » qui cache le sujet de la suggestion... La course à l'IA sert de prétexte pour pirater, influencer et manipuler les internautes comme la publicité, le journalisme et l’espionnage n'ont jamais pu le faire auparavant. Cela n'a strictement rien à voir avec la notion de « vie privée » qui est un concept abscons à partir du moment où nous avons une connexion internet et un compte facebook, et qui n'a également rien à voir avec le thème de la « liberté d'expression » et de la censure, nos expressions sont des « data » exploitables ; arrêtons notre fantasme de « résistance électrique », vous vous doutez également que pour que les algorithmes soient performants, les chercheurs vivent de notre « liberté d'expression », de nos habitudes et de nos commentaires sur internet. Nous ne voulons pas dire que la censure n'existe pas, que des informations sont plus sensibles que d'autres et que nous ne devons pas défendre notre liberté d'expression ; nous disons que nous surestimons notre traitement de l'information, la valeur de nos informations, de notre influence, et que nous ne nous dotons pas des outils nécessaires pour aller plus loin. Il y a un moyen très simple pour arrêter la censure numérique, c'est celui d'éteindre son ordinateur. Dans cette course qui implique une guerre continue de l'information dont il faut avoir conscience, l'idéologie des GAFA est hégémonique. Nous avons, par nos choix de consommateurs, élus les GAFA, qui représentent aujourd'hui l'ossature du gouvernement mondial que nous redoutions et dont nous croyons qu'il n'est pas encore en place parce que Dark Vador en personne n'a pas encore fait un discours au congrès américain, et nous adorons ça, nous pensons que nous avons une marche de manœuvre cybernétique contre la mégamachine, c'est possible, mais nous ne sommes pas pirates ou hackers que pour l'affirmer, encore faut-il le vouloir et évoquer cette volonté de se défendre avec les bonnes armes pour trouver des alliés et contre-pirater. Il est question que Mark Zuckerberg se présente contre Donald Trump aux prochaines présidentielles ; on parle même de « succession ». Pink World Order.

 

Nous jouons à colin-maillard sur un terrain miné. Une neuro-sphère structurée contre notre vision du monde, plus exactement, notre vision du monde ne s'impose pas au changement de paradigme et à son accélération ; il y a quelque chose d'enfantin dans notre gravité légère face aux événements et aux manipulations. Si nous perdons cela de vue quand nous démarrons notre ordinateur nous travaillons systématiquement contre nos intérêts. Des intérêts que nous défendons essentiellement grâce à notre connexion internet. Tous les vieux briscards du militantisme vous dirons qu'internet et les réseaux sociaux sont un problème insondable pour le militant et son rapport au réel. Il faut « reconstruire » le mythe de la métapolitique qui doit trouver des expressions réelles pour notre génération et faire le deuil du cyber-punk avant de sombrer dans l'utopie et le gouvernement des mêmes. Il est vrai que les gauchistes connectés, les soixante-huitards, les lanceurs d'alerte, les chercheurs de vérité, les complotistes et autres hallucinés de la matrice contre le grand complot sont les agents de subversion de la grande conspiration, mais nous pourrons commencer à jouer quand nous maîtriserons le terrain de la cybernétique et que nous comprendrons les règles qui nous sont imposées par les lignes de code : nous ne parlons pas de « communication », mais de « guerre informationnelle sans aucune sorte de pitié ». S'il y a un endroit ou l'information et la vérité sont instables, orageuses, c'est bien sur les réseaux sociaux où les militants internés sont déconnectés des réalités de l'information et obsédés par la vérité. Les multitudes connectées peuvent être apparentées à une foule et à sa psychologie. Il y a une logique systémique qui ne s'encombre pas d'idéologie et qui est inhérente à l' « open world » ; qui rend fou.

 

Cela doit exister, mais nous supposons que la grande majorité des militants de nos milieux ne développent et n'utilisent pas d'algorithmes de combat pour influencer la toile ou amortir les chocs de la désinformation massive et du faux omniprésent dans nos milieux, comme si nous étions totalement protégés contre tous les piratages, toutes les manipulations ; ou De la métapolitique de l'écran total. Nous combattons avec des armes qui ne correspondent plus au théâtre des opérations. Des épées rouillées contre des sabres lasers... Le romantisme, la noblesse d'âme et l'esprit chevaleresque doivent recouvrir armure, porter arme et chevaucher monture de leur siècle. Nous parlons ici de nos activités sur internet même si aujourd'hui notre existence militante est liée à notre double cybernétique ; à notre avatar.

 

Actuellement, de nombreux colloques et conférences autours de l'IA et de l'éthique ont lieu, ces différents comités d'éthique organisés par des think tank à l'avant-garde du sujet – dont nous ne préjugeons pas de leurs intentions et qui sont soumis aux mêmes « règles » que nous en matière d'inconnu – développent la question de l'IA en administration et en entreprise autour de différents thèmes liés à l'IA selon les corps qui les sollicitent soit parce qu'ils utilisent d'ores et déjà de l'intelligence artificielle soit parce qu'ils sont amenés à en utiliser dans un futur proche. A moyen-long terme toute entreprise humaine utilisera consciemment de l'intelligence artificielle et nous devons prendre cette donnée en considération quand nous manipulons des idées. Le sujet de l'IA est le sujet le plus directement politique pour les avant-gardes de nos milieux qui prétendent faire de la « métapolitique ». L'ère de la métapolitique est terminée ; nous entrons dans une ère cybernétique. La réponse n'est plus métapolitique mais algorithmique. L'Europe contre les robots.

 

Les spécialistes et les experts, des différents domaines de la recherche en IA, rencontrent les fonctionnaires et les professionnels pour vulgariser le sujet et répondre aux questions sur les applications, sur l'éthique, sur l'anticipation de la gestion des ressources humaines et de la transition socio-économique vers la société de l'IA et des villes connectées. Ces spécialistes et ces experts ont dans l'ensemble des profils progressistes, humanistes, égalitaristes et droitdelhommistes homogènes du point de vue de leurs idées politiques et philosophiques si nous lisons entre les lignes de leurs conférences ; le serment de Macron sur l'orientation stratégique française en matière de recherche et d’intelligence artificielle était conforme à la forme de l'esprit et de la méthode des chercheurs actuels et du député « En Marche » Cédric Villani, mathématicien, qui participait à la promotion 2012 du programme « Young Leaders » de la « French-American Fondation » avec Emmanuel Macron, Fleur Pellerin ou encore Nabil Wakim.

 

Dans notre perspective militante et dans les faits, le sujet posé et sur lequel nous pourrions avoir, éventuellement, quelque chose à dire, en tout cas à formuler et à proposer, est celui de la transition socio-économique liée aux avancées technologiques et les questions philosophiques liées à l'idée de singularité. Les différentes approches que nous avons survolées et qu'il nous faudra approfondir nous démontrent que le sujet n'est pas politiquement neutre et que la plupart des conférenciers véhiculent l'idéologie moyenne des soixante-huitards, cela dit, cette idéologie moyenne ne forme pas l'essentiel du propos car les sciences dures plient les superficialités des sciences-socialistes molles. Ce que nous comprenons intuitivement c'est que nous autres, non-conformistes, ne sommes pas conviés à la fête, par manque de travail et absence de réseau. Nous devons investir les conférences, colloques et « comités d'éthiques » dont les acteurs économiques et associatifs, les think tank et les avant-gardes, décideront et auront une influence politique majeure dans les prochaines décennies vers la société des algorithmes prédictifs de surveillance généralisée et basée sur l'idée générale de précriminalité. Nous sommes hors-jeu.

 

En matière de recherche pure et de sécurité, en ce qui concerne les applications industrielles lourdes et militaires, abandonnez tout de suite l'idée de suivre le mouvement et avoir une quelconque emprise via la métapolitique. Il n'y aura pas de limites à la recherche militaire et industrielle, nous avons même l'intuition que l'éthique n'est déjà plus un sujet, par « éthique » il ne faut pas entendre « morale » ou quelque chose de l'ordre du principe de précaution, non, il faut entendre « ajustement social », « transition économique », « adaptation », en réalité, le « contenu idéologique » ne fait plus question, alors que nos milieux ne se sont pas encore suffisamment emparés de la question, elle est déjà verrouillée. De la société des algorithmes prédictifs de surveillance  

 

Deux directions possibles simultanément pour cultiver le champ de l'intelligence artificielle : ouvrir un dialogue apaisé avec les personnalités médiatiques de ce milieu et échanger nos points de vue, les informer des changements profonds et sensibles du monde occidental car, si la compréhension de l’intelligence artificielle et de la singularité est primordiale et impose d'y consacrer sa vie, il faut également comprendre que, a contrario, la complexité métapolitique de nos milieux et du monde connecté est difficilement perceptible par ces milieux qui s'y consacrent, notre lien est le réenchantement du monde et l'idée transversale d'archéo-futurisme, parallèlement, nous devons inciter notre jeunesse en l'intéressant et en la passionnant sur la question pour qu'ils rêvent de devenir des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens de l’IA.

 

Oubliez le journalisme, les sciences politiques, les sciences sociales pseudo-humaines ou nous ne savons quelles autres pitreries, oubliez les conseils intergalactiques de la résistance universelle contre l'empire, soyez l'empire, faites des ingénieurs, des militaires et des artisans, faites des mathématiciens, des moines-trappistes et des joueurs de rugby, balançons les sciences molles et revenons, de grâce, aux sciences dures et à la Tradition.

 

L'enjeu est la transition énergétique et l'horizon de la conquête spatiale.

 


 

Vive l'Empire!

 

Laurent Brunet, 40 ans, belge, militant pour l'Europe comme Troisième force sous la bannière de l'Empire eurasiatique de la Fin. Votre serviteur et rédacteur en chef de La Roche-qui-tourne