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28/02/2020

« Le corps métapolitique de Papacito » - De l'antifascisme d'extrême-droite

 

 

« Maître Corbeau sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard par l’odeur alléché
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau.

Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie :
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. » Jean de la Fontaine, Le corbeau et le renard



La Dissidence dans toute sa splendeur renie des positions radicales qu'elle tenait jadis sur de nombreux sujets pour accomplir nous ne savons quelle mission, tenue par nous ne savons quel complot, et nous comprenons que certains puissent être déboussolés ; désorientés.

 

Mais, camarade syndiqué, toutes les polémiques autour du racisme, de l'antiracisme, de l'antisémitisme, de l'immigration, de la colonisation, de l'esclavage, du judaïsme, de l'islamisme, de la Deuxième guerre mondiale, de la préférence de civilisation et du réalisme racial, tous ces sujets qui ont animé la dissidence ces quinze dernières années, l'actualité mondiale du siècle dernier et l'histoire de l'humanité, sont archivées et disponibles dans les librairies, dans les bibliothèques et sur internet : ce truc qui ne sert strictement à rien.

 

Nous ne sommes pas de grands intellectuels ; et on est toujours plus ou moins militant d'une cause qui nous dépasse, mais internet offre une ouverture et un accès à la culture et à la contre-culture que personne ne peut ignorer au point de ne plus rien distinguer. Ce qui est davantage de l'ordre du courage que de la connaissance puisque « distinguer », c'est finalement nommer des idées, décrire leur mouvement en temps réel, mais également nommer les individus qui les véhiculent, voire les incarnent, ce qui créé inévitablement des polémiques, mais des polémiques nécessaires. C'est, normalement, le début du débat, d'une polémique apaisée dès la mauvaise foi des premières réactions estompée. Un débat que tout le monde fuit pour donner l'apparence d'une opposition, pour éviter des conflits qui finissent par éclater tôt ou tard sans que les militants ne comprennent les enjeux idéologiques derrière la bagarre ou l'algarade... Une opposition sans conviction ; sans rien à opposer au globalisme.

 

Des notions assez simples, comme patriote, identitaire, nationaliste, souverainiste, etc., toutes les notions qui tournent autour de l'idée communautaire, ne sont pas distinguées par la nouvelle génération qui en parle pourtant beaucoup ; ce qui est assez paradoxal.

 

Toutes les idées ne se valent pas.

 

Au-delà des définitions classiques ou d'une vague idée, il faut essayer de donner du sens et de contextualiser ces idées mouvantes – de savoir qui s'en sert pour en faire quoi et à quel moment –, ce que nous essayons de faire dans nos essais. Distinguer les idéologies en mouvement dans nos milieux n'est pas secondaire, c'est la base. Nous connaissons la versatilité du système politicomédiatique ; c'est acquis. La question n'est pas de se positionner par rapport au système mais de se situer à l'intérieur de l'opposition au globalisme. Pour réussir à se mettre à hauteur de sa guerre et le combattre, nous devons exprimer nos désaccords. En effet, s'opposer n'est pas combattre, et les obstacles sont nombreux dans les non-dits des oppositions qui se regardent en chien de faïence pour atteindre cette guerre à l'intérieur de la plus Grande opposition...

 

Quand on se proclame patriote (ou souverainiste) au sein de l'opposition aujourd'hui c'est clairement pour se différencier des « nationalistes blancs » ; ça n'est pas une position par rapport au système politicomédiatique.

 

Les patriotes veulent que tout le monde sache qu'ils ne sont pas racistes.

 

Les patriotes sont les social justice warrior en miroir du « camp national » : le racisme mais pas trop. De l'autre côté de l'Afrance, « patriote » est déjà une notion trop raciste. « Patriote » est finalement un mot pour dire « Je ne suis pas raciste : La France demain. » ; c'est le maximum patriote qui, pourtant, exaspère les français plus français que les français comme Yassin Belattar. Belattar qui oppose une présence allogène de moins d'un siècle à deux mille ans d’histoire de France et pour qui le minimum syndical patriote est déjà trop. La réinfosphère, la dissidence, le YouTube « patriote » (avec beaucoup de guillemets), revoient sans cesse les standards de « Droite » à la baisse pour être raccords avec les standards de leurs communautés liquides, entre Adolf Hitler et Cyril Hanouna. La France , peut-être...

 

Une autre remarque. Nous ne sommes pas dupes de la fonction antifasciste du « virilisme patriote » qui s'impose sans vergogne comme police du bon goût et des mœurs nationalistes.

 

Le « virilisme » ; adjuvant du patriotisme, est une idéologie aux multiples déclinaisons et ramifications, une forte tendance dans nos milieux (et dans l'alt-Right américaine). La féminisation de la société et la difficulté des rapports hommes/femmes dans la postmodernité où la figure du père est absente ou dénigrée expliquent la récurrence de ce sujet. Ça n'est pas le sujet en soit qui pose problème. Ce qui nous intéresse ici c'est la fonction politique objective du « virilisme » au sein de l'opposition, nous essayerons donc de rester synthétiques quant à sa définition car nos lecteurs comprendront globalement de quoi nous parlons. Nous laisserons donc de côté les aspects positifs du « virilisme » comme phénomène et sujet pour nous concentrer sur ses aspects négatifs, voire subversifs, directement observables.

 

Le virilisme – entre incitation au sport, culturisme, développement personnel, psychanalyse, thérapie de groupe, assistance sociale et agence matrimoniale en ligne – a détourné la fonction héroïque primordiale du « courage politique » ; valeur cardinale supérieure du « camp national », pour faire de l'idée de « virilité » le tout de l'existant d'une nouvelle idéologie psycho-sociale qui s'adresse aux 18-25 ans, dans une optique commerciale et dans l'objectif de former des réseaux communautaires et entrepreneuriaux basés sur cette idée de virilité à partir des réseaux sociaux autour d'une « camaraderie patriote ». Autrement dit, une « tradition » qui existe naturellement dans les sociétés occidentales – dans nos activités professionnelles, sportives, cercle familial et d'amis, etc. – et qui existe au sein de tous les groupes politiques à tendance nationaliste – dans nos activités associatives et métapolitiques. Et c'est une erreur politique de faire de ce qui relève de la normalité du lien social et d'un rapport nationaliste au monde, une idéologie à part entière, un créneau politique, une niche commerciale, quelque chose d'exceptionnel.

 

La virilité, les « valeurs Olympiques », le courage politique, viennent dans l'exercice, dans la pratique Politique. Faire d'un attribut, d'un caractère, d'une qualité inhérente de l'action nationale le tout de l'existant d'une « communauté » sans formation politique c'est détourner des militants d'une totalité, de structures politiques à haut potentiel qui existent dans notre paysage ; qui ont les effets escomptés par les virilistes sur les militants.

 

De plus, le « virilisme » se substitue et subvertit une autre idée avancée dans nos milieux qui est le « survivalisme » et qui intégrait également l'idée de culture physique, de communautarisation et une technique, sans en faire toute une histoire, vers une virilité équilibrée, un retour à la campagne, un bon sens paysan. Le « virilisme » mettra davantage l'accent sur le lien social patriote par la pratique d'un sport et des sorties de groupe, ce qui se fait normalement entre amis, ou quand on soude des liens nationalistes.

 

Les virilistes s'adressent donc à des jeunes gens désociabilisés pour les replonger dans le spectacle de la marchandise ; une culture assez « individualiste » par l'entremise de cette « communauté marchande ». Nous citerons quelques figures du « virilisme français » telles que Papacito, le Raptor, Viriliteam, Valek Noraj, Krok Blanc, d'une certaine façon le dessinateur Teddyboy – qui est lui-même moins sportif et met l'accent sur le développement personnel par la création artistique mais qui évolue dans cette sphère du YouTube game et du « virilisme » – et encore beaucoup d'autres...

 

L'idéologie viriliste est en vogue chez les « natios » et dans la dissidence syncrétique chrétienne de gauche et patriote de droite entre « théorie de la libération » et « traditionalisme catholique » en rupture avec la dissidence antisioniste, et qui venait, la queue entre les jambes, se repentir de ses idées hybrides devenues folles auprès du « camp national » qui lui tendait la main. Elle a pris le bras.

 

Ainsi, le virilisme de gauche se confond avec l'héroïsme de droite. Dans les faits, Les inglorious basterds de la virilité patriotarde, traquent les nationalistes et chassent les idées racistes sur les réseaux sociaux. Avec beaucoup d'arrogance, et une défiance indirecte à la Troisième voie. Les Jean Moulin du ghetto national rejouent la résistance au nazisme au sein de la dissidence et de la réinfosphère. Ils ne prennent pas bien la mesure d'un « camp national » et d'une structure métapolitique qu'ils semblent ignorer ; qui s'étend plus loin qu'ils ne le pensent. Ils ne respectent pas le travail accompli par les anciens et s'assoient sur toute une culture militante non-conformiste.

 

Nous ne savons pas si c'est par ignorance ou subversion qu'ils écartent tout un pan de la « contre-culture et d'une littérature de combat social-nationaliste, tercériste, identitaire, européenne, continentaliste, eurasiste et traditionaliste » de Méridien Zéro à Katehon dans leur équation patriote et « viriliste », mais ils se gardent bien d'en faire mention ou de s'y confronter, ce qui n'est pas montre d'une grande virilité et honnêteté intellectuelle. Le virilisme est un néo-souverainisme. Concrètement, le virilisme est une voie de garage, un patriotisme vague, une salade idéologique. Le virilisme invisibilise les idées non-conformistes, la Troisième voie et le nationalisme blanc ; une sorte de « bannissement furtif » idéologique des idées nationales au sein du « camp national » par mensonge pieux et omission, qui n'est qu'une extension du travail de subversion accompli par la dissidence... L'opposition entre les « virilistes » et une partie de la dissidence est fictive ; tout cela réconcilié dans les live de Teddy.

 

Nous n'assimilons pas l'exercice de Julien Rochedy à cette subversion. Rochedy qui, justement, développait un masculinisme de Droite ; un retour à une normalité masculine européenne et non un « machin hybride » entre machisme oriental et ethnomasochisme occidental. Nous différencions les masculinistes, qui souvent intègrent le critère racial, et les virilistes qui sont plutôt des antiracistes de Droite, qui n'intègrent pas le critère racial et dont les analyses sont plus faibles.

 

D'ailleurs, si le marketing viriliste fonctionne pour quelques uns à des niveaux individuels, le projet communautaire, qui était incarné par le projet « Monte une équipe », a échoué et est aujourd'hui incarné par les communautaristes blancs ; nous voyons donc que le critère politique et racial est prédominant et important contrairement à ce que défendent les virilistes dans leur idéologie patriote antiraciste.

 

Les formats et les codes nationalistes empruntés et mémisés par le camp des lutins et des trolls patriotes sont du marketing pur et assumé, sans conviction, des positions esthétiques et des orientations cosmétiques entre hommage et moquerie, à l'image du mainstream médiatique critiqué par les patriotes pour des raisons similaires.

 

Les créateurs de contenu patriote, qui, certes, répondent à une demande de divertissement de la part de nos jeunes milieux, critiquent le système politicomédiatique du point de vue de ce qu'ils considèrent être de la « création culturelle » et, en réalité, regrettent les subventions et la visibilité que le système offre aux gauchistes. « Gauchistes » qui sont des proies faciles mais pourtant tout-en-haut de la chaîne alimentaire du divertissement idéologico-culturel avec placement de produits.

 

Les créateurs de contenu patriote, qui se voient comme les prédateurs du « game », sont de doux agneaux, une pensée conforme à la forme antiraciste de tous les mainstream médiatiques dont le grand méchant loup idéologique est « Daniel Conversano » comme symbole d'une autre Droite. Une Droite alternative. Le dernier Camp national que les nationalistes errants ne veulent pas rejoindre, attendant dans le désert infini des écrans superposés et la réalité diminuée des mirages souverainistes, dissidents, patriotes et virilistes, un messie patriote dédiabolisé qui ne viendra pas.

 

Pour atteindre cette respectabilité « mainstream », Papacito, Teddyboy RSA, J'suis pas content TV et d'autres créateurs de divertissements patriotes ont compris l'astuce, ils ont « piraté » la ligne E&R, l’antisémitisme en moins, quand ils ne campent pas des positions pro-sionistes outrancières, à l'image de notre camarade Vévé – de la chainedevv – qui , cependant, ne tombe pas dans le travers antiraciste du « camp patriote », ne verse pas dans le « développement personnel », et est assez inclassable dans son genre.

 

Dans ce schéma, il est étrange qu'une personnalité « radicale » comme Adrien Abauzit soit complice de Papacito ; roi sans couronne de la Cour des Miracles patriote, sans lui porter une contradiction plus frontale sur cette question métapolitique du « virilisme ». Pas si étrange que cela puisqu'ils partagent une foi catholique, mais tout de même contradictoire sur le plan idéologique si on veut prêter une vision métapolitique à Abauzit.

 

Nous ne reprochons pas à deux amis leur amitié, non, mais le débat des idées est supérieur, et bien que le personnage de Papacito soit sympathique, nous combattons l'idéologie subversive qu'il véhicule ; ce que ne fait pas Adrien Abauzit. Une idéologie qui agit peut-être à son corps défendant mais qui agit sur le corps national.

 

Combien d'entre nous ont sacrifié une amitié pour leurs convictions et une certaine idée de l'Europe ?

 

L'Europe – la préférence de civilisation et la conscience raciale – est parfois à ce prix. Mais nous pensons que ni Papacito ni Adrien Abauzit n'ont une conscience raciale, et qu'ils sont finalement d'accord sur la stratégie souverainiste. Adrien Abauzit pourrait laisser supposer le contraire mais fondamentalement la préférence de civilisation et le critère racial sont chez lui des sujets secondaires. Ce qui met Papacito et Adrien Abauzit à la même hauteur que Soral et Rougeyron sur le plan métapolitique.

 

Maître Abauzit, sur son arbre perché, ne voit pas le renard de la subversion viriliste et sa fonction antifasciste. Ces collaborations à contre sens et à sens unique n'aident pas les jeunes militants à distinguer les idéologies « par l'odeur sulfureuse alléchées » et en mouvement de subversion antiraciste dans le « camp national ». Des « collaborations » qui forment de nouvelles engeances patriotes et antiracistes subversives qui se mettent en ordre de marche pour envahir les réseaux telles les nouvelles troupes d'occupation mentale de l'opposition contre la menace fasciste du « nationalisme blanc » qui veut que vive l'Europe pour que France vive.

 

C'est le problème principal du « camp national », Phénix des hôtes de ce sous-bois patriote, qui ne distingue plus, pour le dire simplement, ce qui est du renard et ce qui est du corbeau ; laisse tomber son fromage de radicalité nationaliste pour quelques flatteries patriotes sur son blanc plumage et son ramage d'avocat. La fonction subversive du « ni gauche ni droite » apparaît une nouvelle fois dans les élégances du « Parti de la couille multiculturelle » qui, comme E&R, vit au dépend de celui qui l'écoute.

 

La subversion patriote semble réunir « virilistes » plus virile que la virilité et « catholiques » plus chrétiens que l’Église dans le nouveau Temple de la normalisation par le néo-souverainisme et les standards YouTube. Nous voyons que la radicalité catholique ne permet pas de distinguer « souverainisme » et « européisme », qui est le seul clivage objectif au sein du « camp national ».

 

Notre critique récurrente du « corps politique de Papacito » n'est ni gratuite ni personnelle ; « Papacito » est un concept qui représente cette « Droite antiraciste » qui nous ramène sans cesse au clivage antiracisme/racisme et à toutes les censures en voulant les dépasser par un discours patriote périmé, inessentiel et subversif.

 

Ce que nous pensons personnellement de Papacito ? Du bien.

 

Tout le monde reconnaît son talent et ses qualités humaines. Il a, mine de rien, une colonne vertébrale et une assise historique. Nous étions des lecteurs occasionnels de FDP de la Mode et nous apprécions son style. Son succès est mérité, nous respectons sa capacité de travail, sa vitalité, il porte des valeurs nobles, en tant que boxeur, c'est un modèle positif pour les jeunes et nous ne nous comparons pas à lui. Ce qui pèche, nous l'avons dit, c'est son absence de vision métapolitique à moyen-long terme, son idéologie patriote qui ne correspond pas toujours à son discours et que nous retrouvons plutôt dans ses commentaires d'actualité, ses réactions, ses attaques contre le nationalisme blanc, sa traque d'un nazisme imaginaire, son rapport à l'islam ambigu, sa bigoterie judéo-chrétienne postmoderne, ce qui est la marque d'un manque de structure politique et d'une absence de culture traditionaliste.

 

Dans d'autres situations, les artistes peuvent se permettre ces légèretés idéologiques, mais pas dans le contexte que nous connaissons où elles rendent confus le réel. Papacito aussi viril soit-il suit « la Voie du Lait » ; la « Voie du Vin » lui est ouverte. La question est un peu abrupte mais elle est toujours la même : veut-il combattre le globalisme dans toutes ses dimensions ou vendre des livres ?

 

Dans le contexte actuel, la distinction entre Droite et gauche s'établit sur un critère assez évident : celui du « racisme positif ». Comme le nez de George Soros au milieu de la figure cosmopolite. Il est d'ailleurs remarquable que les virilistes s'en prennent régulièrement aux Braves et soutiennent transversalement la « virilité afro-magrébhine » comme nous l'a révélé l'affaire Mila où le « camp national-patriote » s'est vautré en beauté et à tous les niveaux d'analyse. Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute...

 

La subversion patriote au cœur du « camp national » n'y est pas pour rien. Il n'y a plus de « camp national ». Le nationalisme français a été arraisonné par « la gauche du travail et la droite des valeurs » et n'accepte pas sa défaite idéologique. Tant que le « camp national » ne fera pas son propre deuil, les nationalistes se laisseront emporter par tous les courants bleu blanc rouge d'un nouvel antifascisme d'extrême-droite dont la cible est le « nationalisme blanc ».

 

Le « camp national » n'est plus qu'une composante du « camp souverainiste » dont le « camp patriote » n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est le grand-remplacement des nationalistes par les souverainistes. Le camp de fortune des nationalistes blancs est assiégé par des patriotes goguenards en slip français. Les militants n'y voient que « clash » et « divertissement ». Mais derrière ce qui apparaît comme des problèmes relationnels se cache une véritable guerre idéologique que les militants divertis par les contenus patriotes ne perçoivent pas.

 

L'histoire du nationalisme et du non-conformisme français passée à l'as du complotisme et de la réinformation. Le complotisme est le trou noir des idées. Tout a été avalé. Le complotisme, s'il n'est pas soutenu par un traditionalisme rigoureux, une distanciation critique, sert d'entrée à toutes les subversions. Le complotisme est un virus informatique implanté dans l'opposition cybernétique pour la détruire de l'intérieur et qui n'a pas fini de corrompre les fichiers du logiciel nationaliste.

 

La « reconquête culturelle », sans débat idéologique adéquat pour accompagner sa métapolitique de la réinformation et mener l'opposition vers une Quatrième théorie politique, c'est un pas en avant nationaliste un pas en arrière patriote, un pas sur le côté tercériste un pas de l'autre côté souverainiste. Les concepts doivent servir à quelque chose. Le concept pour le concept ne sert à rien. Les concepts ne sont pas que des abstractions sans conséquences dans leurs différentes articulations à l'intérieur d'une opposition qui n'arrive pas à trancher entre deux positions essentielles. Une opposition qui ne daigne même pas lancer ce débat ; qui manque de courage. Les concepts ne servent pas qu'à critiquer le système, ils sont valables pour une critique interne des idées en mouvement et qui ont un impact sur les militants. Les concepts ne sont pas que des idées pures et désincarnées, il faut mettre des mots et des noms dessus, sinon toutes les tendances nationalistes se valent et « opposition » ne veut rien dire.

 

Il y a une guerre intérieure, et plus sérieuse qu'on ne le croit, qui se joue en permanence dans l'opposition, et qui est, en réalité, la première guerre que nous devons mener si nous voulons exister un jour en tant qu'opposition au système politicomédiatique globaliste.

 

« Si tu n'existes pas, comment veux-tu mener quelque guerre que ce soit ? Il n'est qu'une seule guerre. Depuis la Défaite, jamais le soleil ne s'est plus levé. Plus une seule fois. Ne crois pas qu'il soit simple de faire la guerre. Ni la guerre, ni l'ennemi, ni le faux ami ne suffisent à mener, à déclarer, à combattre une guerre. Ne crois pas non plus qu'il soit si simple que le soleil se lève. Fais que le soleil se lève. Alors seulement, la guerre reprendra. Alors seulement, tu seras invité à danser la danse de la guerre. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, p. 250, aux Éditions des Aprems

 

Alors, bien évidement, sur les différents live « patriotes », des militants radicaux interviennent, mais, globalement, c'est la confusion qui l'emporte et, à la fin, on n'y comprend plus grand chose. L'indistinction règne en maître ; c'est la règle. On ne peut pas être à moitié de Droite et à moitié de gauche ; le « ni gauche ni droite » est une fiction réconciliatrice qui remplace la fiction assimilationniste et que les nationalistes ont adopté comme une possibilité. Quand nous parlons de « subversion », nous savons de quoi nous parlons, nous manipulons ce mot avec beaucoup de précaution.

 

Maintenant, les nationalistes français ont deux choix : le nationalisme blanc et l'européisme fondamental ou basculer définitivement dans le souverainisme et l'antiracisme de Droite... Nous le répéterons autant de fois que nécessaire et nous attendons qu'on nous oppose le contraire. Quel autre débat au sein de l'opposition que celui-ci ? C'est la seule actualité de l'opposition au globalisme que tout le monde semble ignorer et où le nouvel antifascisme patriote joue un rôle de blocage.

 

Nous vous rappelons ce que disait Jean Parvulesco des origines subversives des « blocages antifascistes », qui s’applique parfaitement à nos milieux et à ce qui est en train de se jouer à l'intérieur de l'opposition nationale et patriote :

 

« C'est très précisément la raison pour laquelle d'immenses puissances négatives secrètes, dissimulées, s'opposent aujourd'hui à l'intégration définitive de la France et de l'Allemagne, tout comme d'immenses puissances négatives secrètes s'opposeront aussi, et en même temps, à l'intégration définitive de l'Allemagne et de la Russie : or, dans les deux cas, ces puissances négatives, occultement et depuis toujours assujetties au non-être et au chaos originel dans ses persistances nocturnes, dissimulées, s'avéreront être les mêmes. Si nous sommes donc restés les mêmes, l'ennemi ontologique de tout ce que nous sommes et avons été, de tout ce que nous serons à nouveau, est lui aussi resté le même, inconditionnellement identique à lui-même et à ses missions commandées par les “ténèbres extérieures”.

 

Le péril est également à invoquer, et là, avec la clarté la plus tranchante, des puissantes manœuvres de retardement, de “blocage antifasciste”, de déstabilisation permanente que poursuit, contre nous, à la fois en plein jour et tout à fait dans l'ombre, l'Internationale Socialiste et ceux qui la prédéterminent, silencieusement, dissimulés dans les arrière-coulisses nocturnes de notre propre histoire en cours. Il s'agit donc de dénoncer avec force le socialisme marxiste et cosmopolite, anti-national et anti-européen, subversivement véhiculé par les Partis Socialistes du Portugal, d'Espagne, de France, d'Italie, de Belgique, d'Allemagne, refuges et bases activistes durcies des Partis Communistes apparemment auto-neutralisés, passés au stade tactique des “présupposés antérieurs”. »

 

Le « camp national », honteux et confus, jura mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

 


 

Amen!

 

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24/02/2020

L'Heure Asie change de nom pour « La Roche-qui-tourne »

L'Heure est Brave !

 

L'Heure Asie change de nom pour « La Roche-qui-tourne » en référence à deux villages qui me sont chers et qui ont cette particularité d’abriter respectivement un menhir appelé, dans les deux cas, « Pierre qui tourne ».

 

Le premier où ma famille paternelle d'origine bretonne est enracinée depuis longue date et le deuxième où ma famille maternelle d'origine belge – et paraît-il un brin alsacienne du côté de ma grand-mère – est enracinée depuis plusieurs générations ; Couvin et Velaine-sur-Sambre. Ainsi qu'un polissoir néolithique, à Velaine – non loin de la grotte de Spy –, où les gens du village appellent la « Pierre qui tourne » : Roche qui tourne.

 

Nous restons fidèles à la Quatrième théorie politique, au Monde multipolaire et à l'Empire eurasiatique de la Fin.

 

Néanmoins, aux vues de la discrétion des réseaux eurasistes et l'absence de concours à notre combat pour un Eurasisme européen, nous redéployons notre énergie pour soutenir l'idée d'Européisme fondamental qui correspond davantage à notre exercice et notre réalité tournevirant vers l'Europe européenne...

 

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« Situé près de la Terre du Pendard à proximité du lieu-dit « La Justice », ce monolithe, vestige de l'époque néolithique, est fixé à l'altitude de 262 mètres parmi les champs de la Calestienne. Il a été redressé en 1895. Avant le 19ème siècle, il était appelé « Sury Pierre » ou « Chiropierre ». La terre où il est situé portait aussi le nom de « Pory Leleu »; en 1770, un document stipule « un poirier sur une roche de grès appelée Suripierre ».

 

Ce menhir de grès pèse environ 10 tonnes. Plantée en bordure d'une ancienne route pré-romaine, cette pierre antique marque depuis toujours la limite entre le Hainaut et la Principauté de Liège (province de Namur). Il marque la limite entre Presgaux - Gonrieux - Baileux, en bordure de l'ancien chemin Chimay - Couvin - Vireux.

 

Selon la légende, cette pierre tournait sur elle-même au cours de certaines nuits (St Jean, Noël, ...) » (source et crédit)

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« Le menhir de Velaine-sur-Sambre est une pierre brute, plantée en terre comme une grande borne et constituée par un bloc de grès extrait d’une sablonnière voisine. Cette pierre, qui mesure 3,10 mètres de haut et qui a une circonférence, à un mètre du sol, d’environ 5,40 mètres, fut certainement dressée en cet endroit par nos lointains ancêtres du Néolithique.

 

La légende raconte que cette roche faisait un tour sur elle-même lorsque minuit sonnait à la ferme de Fayat, située au Nord sur le territoire de Saint-Martin.


Le site de Velaine-Sur-Sambre tel que nous le connaissons aujourd’hui n’est plus qu’un très faible reflet de ce qu’il était au départ, c’est-à-dire, un complexe beaucoup plus vaste.

 

Une autre légende explique aussi le nom de ce mégalithe.


Un paysan fatigué d’avoir fauché son champ de très bonne heure, décida de se reposer au pied de cette pierre. Il s’endormit d’un long et profond sommeil. A son réveil, il fut étonné d’apercevoir le soleil derrière lui. Ne pouvant croire qu’il avait dormi douze heures, il en conclut que la pierre avait tourné et, à toutes jambes, courut au village annoncer l’événement. Et le nom de « Roche qui tourne » a franchi les ans. » (source et crédit)

 

« Situé sur l'actuelle commune d'Auvelais, le menhir de Velaine-sur-Sambre appelé dans le parler populaire « la pierre qui tourne », sans doute à cause des légendes qui s'y rattachent, se trouve sur une petite colline dite « le Bois Rougi ». Ce site a été classé par Arrêté Royal du 28 août 1960.

 

Le menhir est un bloc de grès bruxellien de forme quadrangulaire de plus de 3 mètres de haut et de 5 mètres de pourtour à 1 m du sol. Des fouilles pratiquées au début de ce siècle sur le site ont permis de découvrir des lames, des percuteurs et un fragment de hache polie en silex, ainsi que de nombreux tessons de vases grossiers. Il est incontestable que ce monolithe a été mis en place par intervention humaine.

 

Les autres grès affleurant, nombreux dans la région, présentent une surface arrondie tandis que les angles de la « Pierre qui Tourne » sont bien prononcés. On est donc bien en présence d'un menhir qui a vraisemblablement servi de lieu de culte jusqu'à l'époque gallo-romaine, si l'on en croit les morceaux de tuiles et tessons de poteries datant de cette période retrouvés à proximité du mégalithe.

 

Il est probable que la région comptait d'autres monuments de ce genre, mais qu'ils ont, à l'instar des affleurements naturels de grès, été éliminés pour faciliter les cultures. On a signalé, au siècle dernier, la destruction par mine d'une pierre, sans doute erratique (qui a été transportée à une certaine distance de son point d'origine), sous laquelle on aurait trouvé une vingtaine d'objets de nature diverse : bracelets, haches,... etc.

 

D'autres traces de l'activité humaine durant le Néolithique persistent cependant. Il s'agit de polissoirs fixes ou pierres dures ayant servi à polir où à aiguiser des outils ou autres objets. Dispersés dans les champs, prairies et bois privés, ils sont souvent inaccessibles. Grâce à l'amabilité d'un propriétaire complaisant et pour autant que l'on respecte les lieux, qu'on ne détruise pas la végétation et qu'on n'abandonne pas de détritus, un polissoir peut être visité dans les bois derrière « la pierre qui tourne ».

 

A proximité, Balâtre et Saint-Martin révèlent la présence d’habitats néolithiques. De la même période date la hache en silex poli découverte à Sombreffe. De plus, la « roche qui tourne » et le polissoir de Velaine attestent l’occupation du plateau dont fait partie Wanfercée-Baulet.


Le territoire de la commune n’a pas encore donné de traces d’occupation préromaine mais des lieux dits tels que « chant des Oiseaux » ou « la Tombe » notent une occupation gauloise ou franque. Des débris gallo-romains nombreux s’y retrouvent. Près du lieu-dit « à la Tombe » fut trouvé et fouillé un tumulus gallo-romain. Cette présence est attestée par des traces plus abondantes : Fleurus (monnaies, bijoux, objets d’art romain), Tongrinne (tombelle à incinération du 1er siècle), Tongrenelle (fragments de céramiques et de tuiles), Lambusart, Velaine, …

 

L’existence du réseau routier qui comprendra notamment la route de Tongres à Bavai passe à environ trois à quatre kilomètres de notre localité.


A l’arrivée de Jules César en Belgique (57 av. J.C.) la grande tribu des Nerviens occupait le centre du pays jusque Gembloux et avait pour clients : les Plumosiens, les Levaques, les Gordunes, les Centrons et les Grudiens.


Les Plumosiens habitaient les bords de la Sambre à partir de Marcinelle jusqu’à Namur. Leur pays s’étendait jusqu’à Court-Saint-Etienne et à l’ouest jusqu’à Loupoigne, Pont-à-Celles et Gosselies. Wanfercée-Baulet était compris dans cette portion du territoire .



Au vu de la concentration de fosses d’extraction et de pierres éparses, tout indique ici un ancien ensemble mégalithique plus vaste. » (source et crédit)

 

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De la civilisation des pierres levées à « toutes les Russies en exil » ; parce que je suis un européen d’ancestralité bretonne né à « l’hôpital rose », à Uccle qui, comme chacun le sait, est la « Capitale de toutes les Russies en exil ». Que j'ai grandit à l'ombre des Pierres qui tournent et des feux ouverts sous le ciel étoilée...

 

Vive l'Empire des Pierres Levées!

 

Laurent Brunet, votre serviteur.

 

 

 

 

 

08/10/2018

#MaisonBloy

Avant de publier la seconde partie de notre « Lettre ouvert à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » – dont la première partie fut publier en juillet dernier –, nous avons décidé de publier quelques pages de la troisième partie. En effet, sans consultation avec les membres de La Dissidence Française ou son président Vincent Vauclin, ces notes prévoyaient le mutation de la DF en Parti politique. Rien de mystique là-dedans, cela participe d'une certaine logique, nous trouvions tout de même opportun de le souligner sans attendre. L'ensemble de cet essai en trois parties fut intégralement écrit au printemps 2018.

 

#MaisonBloy ; le pari du faisceau national européen contre l'union subversive des fausses-droites souverainistes

 

« Quelques questions essentielles continuent de se poser pour nous :

  • Assistons-nous réellement à la fin de l’individualisme libéral comme méta-système politique pilotant la mondialisation et si tel est le cas, par quoi celui-ci sera-t-il remplacé ?

  • Les phénomènes sociétaux hystéroïdes que l’on constate actuellement – tels que l’oscillation entre puritanisme exacerbé et hypersexualisation de tous les rapports sociaux – constituent-ils le feu d’artifice final de la post-modernité avant sa fin ou bien son triomphe définitif ?

  • Concrètement, comment passe-t-on du régime de l’individualisme libéral au retour du politique et du sens civique communautaire ? » — Pierre-Antoine Plaquevent, Éléments métapolitiques du forum de Chișinău

     

Plus personne n'ignore la vague populiste qui traverse l’Europe et le monde occidental.

 

Les droites partisanes sont en recomposition en bord de plage et aucun mouvement ne profite de la vague. Il n'y a pas de « parti de masse » pour représenter le populisme en France. Nous devons profiter de ce moment historique pour nous constituer en « force politique », celle de la génération dissidente en rupture. C'est notre histoire, nos choix, notre moment.

 

Nous allons nous permettre de donner un exemple de ce qui pourrait être réalisé sans prétendre apporter une réponse définitive. Ça n'est pas grand chose, mais ça serait, nous pensons, un signal fort, plus fort que nous pourrions le penser.

 

D'une façon ou d'une autre, il faut marquer le coup, attirer l'attention, se différencier. Nous ne devons plus leur laisser le choix alors qu'ils nous laissent le champ libre. Ce qui est sans doute, inconsciemment, un appel à l'aide, au renouvellement. Nous n'avons rien à faire d'autre que d'exister. Il n'y a plus que Nous.

 

L'union des droites partisanes et de rassemblement souverainiste doit trouver devant elle une assemblée nationale et continentale rétive et impénétrable à tous compromis et toutes compromissions.

 

Cette croisade intérieure, et à l'intérieur de nous-mêmes, contre les troupes d'occupation mentale du mainstream politicomédiatique et du mainstream dissident ; contre les entreprises de séduction des fausses-droites en mouvement de subversion sur nos écrans et dans nos cerveaux, sur les réseaux-sociaux, dans nos groupes, dans nos collectifs, dans nos associations, dans nos mouvements, dans nos milieux ; doit prendre forme dans la société.

 

La stratégie « métapolitique » d'une droite culturelle non-incarnée qui profiterait de la contre-culture dissidente et de son flux, et qui dépasserait le néo-souverainisme au dernier moment, est fausse ; premièrement, tandis qu'ils restent « neutres » afin ne pas entrer en conflit avec la dissidence vocifératrice pour qu'une infime partie de leurs idées continuent d'être véhiculées par le flux dissident ils ne remettent pas en questions les idées souverainistes qui ne sont pas exactement leurs idées et qui gagnent du terrain sur le nationalisme authentique. Deuxièmement, cette stratégie ne vaudrait que s'ils se détachent à temps pour rectifier, créer un flux alternatif, neutraliser le « camp souverainiste », incarner franchement une « Troisième voie » et que les militants puissent se réaligner. Nous ne décelons rien qui ressemble à cela. Qu'est-ce que l'occidentalisme si ce n'est une réponse à cette stratégie qui, si elle est fantasmée, n'existe pas ou est inéluctablement en retard sur son propre agenda ?

 

Les temps sont mûrs pour fonder notre Casa Pound ; notre Maison Bloy. La fenêtre d'ouverture est de quelques mois tout au plus entre les flux et les reflux de la vague populiste.

 

Les montées en puissance de la vague populiste et des possibilités politiques qu'elle ouvre s'organisent en baisse et remontée ; le modèle standard de progression par « paliers » est faux et ne correspond plus à la réalité du temps politique, d'une actualité où plusieurs espace-temps se mêlent. Cette ordonnance doit prendre effet immédiatement. Il faut trouver le bon moment, le bon rythme, les moyens viendront.

 

Concrètement, nous avons besoin d'une expression physique et réelle, immobilière et partisane, pour que notre unité de dialogue et de combat contre l'unité des monologues et de la soumission prenne corps, et pour cela, nous devons nous détacher ; métapolitiquement nous « dédoubler ». Il ne s'agit en aucun cas de fusionner ou de soumettre nos associations respectives à une « autorité supérieure » mais de nous associer « individuellement », en tant que militant, libre, pour créer un carrefour idéologique et posséder des locaux, une véritable Maison commune liée à notre Génération dissidente sans tous les intermédiaires que nous connaissons ; tout simplement.

 

L'objectif, à court terme, est de provoquer une levée de fond et de faire l'acquisition d'un immeuble, d'un siège, d'une maison mère, forcément à Paris, mais nous pensions, aux choix, nous avions l'intuition, de Lyon, de l'autre Capitale... Pourquoi pas Bourges au centre de la France ?

 

Les protagonistes de cette entreprise discuteront des détails et prendront des accords préalables sur les modalités qui permettent de faire corps tout en gardant leur intégrité.

 

Parallèlement, tous les militants de toutes les associations de nos milieux adhèrent, à titre individuel, à un cadre associatif que les têtes de réseaux auront choisi parmi les associations en présence et dont nous allons essayer de définir les critères.

 

Premièrement, pour créer un effet de masse qui préfigure la forme d'un nouveau Parti.

Deuxièmement, pour semer la confusion, ne serait-ce que dans nos milieux.

Troisièmement, pour provoquer une levée de fond, mais surtout pour redonner du sens à nos combats qui ont besoin d'incarnation, de se situer dans l'opposition et contre le « camp souverainiste » anti-national et anti-européen.

Quatrièmement, pour désigner le « carrefour idéologique » des dissidences en rupture avec le néo-souverainisme qui sont isolées et vivotent à des stades groupusculaires alors qu'elles sont majoritaires chez les 18-25 ans.

Cinquièmement, pour forcer nos milieux à se discipliner ; pour aider notre génération à sortir de la dérision et se prendre au sérieux.

 

Dans un deuxième temps, il sera convenu de se déclarer officiellement parti politique pour légaliser ces « locaux » et les rendre « intouchables » dans le cadre de la démocratie. Il faut tout de suite insister sur le fait qu'il ne s'agit en aucun cas de s’ingérer mutuellement dans nos associations respectives comme il ne sera pas question de parler en leur nom dans nos échanges à l'intérieur de ce « parti », que cela doit être une ligne de conduite.

 

Donc, récapitulons, une association qui supporte une acquisition immobilière vers l'établissement en parti politique. Les associations qui participeront à cette aventure en motivant leurs militants et une cotisation gardent leurs adhérents et continuent leurs activités tout en devenant une force politique nationale. Les tendances exprimées seront strictement politiques et les différentes sensibilités ne feront normalement pas polémique dans les grandes lignes d'une base programmatique « nationaliste ». Les débats métapolitiques, qui sont important, pourront avoir lieu sur une autre plateforme. Mais poursuivons.

 

Notre adhésion à un parti politique existant n'est pas possible et n'est pas souhaitable, non plus nous ne pouvons fonder un parti politique ex-nihilo. Il n'existe plus de « parti nationaliste de masse » ; de Front National, cette situation est grave et ivre d'espoir, elle nous impose de réfléchir rapidement à quoi nous avons besoin exactement pour tendre vers la représentation de notre génération politique.

 

Le défi est psychologique, c'est de dire et de prouver aux nôtres que c'est possible de briser la digue qu'ont installée les néo-souverainistes de la non-possibilité de se constituer en force politique sous la forme traditionnelle d'un parti.

 

Nous trouverons de l'aide et des conseils auprès des anciens qui viendront naturellement à nous une fois que nous aurons réalisé cet exploit  ; vous savez, il faut savoir se séparer pour mieux se retrouver et notre génération a besoin d'air frais, de se retrouver face à l'Océan, de prendre le large, d'affronter la tempête.

 

Les associations militantes, les écoles de formation, les sites de réinformation et autres structures existent, notre génération est métapolitiquement organisée et représentée, la reconquête culturelle est lancée, en réalité, il ne nous manque qu'un « parti politique de masse » pour être complètement représentés, il ne s'agit pas de jouer les élections pour jouer les élections dés demain, mais de visibilité. De plus, l'idée d'implantation locale par ce biais « communal » et l'idée de communautarisme de réenracinement sont étroitement liés.

 

Nous avons donc besoin d'une structure militante pré-existante avec un spectre idéologique nationaliste large. Une structure dotée d'une organisation qui couvre tout le territoire ou une bonne partie, qui repose à la fois sur l'autonomie des sections mais qui s'appuie sur une direction ferme, c'est-à-dire qui ne soit pas complètement anarchique sans être totalement verrouillée, autrement dit, dont la « tête de réseau » et le « comité central » sont présents mais pas pesants, et où les militants sont disciplinés car enthousiastes.

 

Une structure militante, d'ores et déjà fondée en association, qui fait preuve d'une certaine solidité, qui touche à toutes les formes d'activités militantes, culturelles et sociales traditionnellement exprimées par une association nationaliste. Une structure qui ne soit pas un parti politique mais qui y ressemble, une structure complète, présente et discrète, il ne s'agit pas de trouver la structure parfaite, pure et vierge. Il s'agit de trouver une structure associative typique de notre génération militante et dissidente, qui est en rupture avec la Dissidence et qui a imprimé cette rupture depuis un certain temps. « Qui a imprimé cette rupture » en restant éloignée et sans rajouter aux polémiques stériles de nos milieux ; pour la raison bien comprise qu'elle doit représenter un terrain neutre, le plus neutre possible, pour le moins praticable. « Neutre » ne veut pas dire tiède. Si il n'y a pas de dialogue possible avec les néo-souverainistes, nous imposerons les débats par notre force politique, toutes autres tentatives pour forcer le dialogue ont été, jusqu'à présent, des échecs.

 

Une structure avec un minimum d'expérience et de légitimité sur le terrain sans être une grosse machine dirigée par un sexagénaire. Une structure d'avant-garde, qui produit de la doctrine, qui est prête à muter, à moyen terme et dans l'absolu, en parti politique.

 

Une structure qui serait apte à relever le défi et qui serait opérationnelle, qui serait capable d'encadrer « administrativement » et « humainement » des rencontres et des actions politiques, dès maintenant, en terme de légalité et de sécurité.

 

Nous dessinons l'idée qu'il y aurait deux temps pour amorcer et démarrer ce mouvement, et que, nécessairement, nous devons nous appuyer sur quelque chose de tangible pour commencer, ou nous savons tous que rien n'aura lieu ; de toutes les façons, à moins d'être totalement paranoïaque, nous ne prenons aucun risque à essayer de nous associer que celui d'échouer et de perdre les quelques euros de l'adhésion nécessaire à l'expansion d'un parti politique, mais il faut tenter l'expérience quand l'occasion se présente, nous ne voyons pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas, du moins sur le plan technique.

 

Bref ; une structure qui serait une sorte de « prêt-à-l'emploi militant », qui serait, bien entendu, ouverte à cette idée et qui aurait notre confiance pour une mission précise d'interface afin d'accueillir, de tenir et d'entretenir des locaux. « Locaux » qui serait un centre de rencontre, de dialogue et de débat sur le modèle de Casa Pound, mais avec les spécificités françaises que nous nous gardons de décliner et dont nous laissons l'expression à nos camarades français ; pour, petit à petit, se transformer en « parti politique de masse ». Une structure qui possède une esthétique éclairante.

 

Nous devons le faire et ne plus penser qu'à ça, car nous sommes en face de trois problèmes de : décomposition, recomposition et subversion des droites qui risqueraient de pourrir la Droite pour les cinquante prochaines années. Si nous ne réagissons pas, nous disparaîtrons dans les limbes égalitaristes et assimilationnistes du patriotisme antiraciste et du nationalisme civique des droites « conservatrices ».

 

Nous ne sommes pas démocrates au sens de la social-démocratie, nous ne votons pas et sommes pour la suppression des partis, mais nous sommes forcés de constater que le cadre associatif et militant ne suffisent plus.

 

Nous ne voyons qu'une structure qui remplit les critères et les conditions nécessaires, à qui nous pouvons faire confiance et qui peut tenir cette « Maison » ; il s'agit de La Dissidence Française.

 

Nous connaissons son président, Vincent Vauclin, nous ne l'avons pas consulté avant de faire cette proposition et n'avons pas eu le plaisir de lui parler depuis un certain temps mais nous ne doutons pas que la Dissidence française puisse relever le défi.

 

Le projet est simple. La Dissidence Française reste la Dissidence Française, Suavelos reste Suavelos, Bastion Social reste Bastion Social, L'Action Française reste l'Action Française, etc. Tous les militants de toutes les associations « néo-nationalistes » adhèrent à la Dissidence Française. Vous établissez une entente claire entre les quelques émissaires des différentes mouvances qui se fondent en association pour garder un contrôle symbolique sur leur investissement immobilier, et vous commencez à vous concerter, à chercher un immeuble, à vous déclarer, etc...

 

Nous avons perdu de vue pourquoi nous faisions tout cela. Nous perdons de vue la constitution d'une force politique conforme à la forme de notre génération métapolitique. Un petit parti politique qui commence avec, disons, dix mille adhérents, ça n'est pas rien, nous pensons que vous pouvez atteindre les cinquante mille adhérents entre trois à six mois, grâce à la vague populiste, à l'hésitation des droites partisanes qui vont étendre les négociations pour leur Union à l'infini et seront forcément en échec aux européennes. En déboulant dans le paysage politique des droites en décomposition, vous arrivez sans toutes les lourdeurs des grandes combines et des petits arrangements entre les partis systémiques et inhérents à la politique-politicienne. Il faudra jouer assez rapidement notre As de pique, la carte du parti à portée locale, nationale et à vision présidentielle.

 

L'esprit de la rupture, d'une contre-dissidence, d'une résistance identitaire issue de la génération dissidente, a été incarné par La Dissidence Française avant tout autre association dissidente, bien entendu, il y a des associations nationalistes et issues du « camp national » plus anciennes et certainement plus légitimes, aussi, la Dissidence Française déclinera l'invitation et une autre association se proposera, mais, pour notre génération, la Dissidence Française et son président Vincent Vauclin incarnent symboliquement la post-dissidence, c'est cette organisation qui a fait le chemin de la Dissidence néo-souverainiste à une Dissidence non-conforme, l'esprit de ce cheminement intellectuel compte pour la suite des événements et nous pensons sincèrement que la Dissidence Française correspond aux critères requis sans préférences d'ordre fraternel ou d'une camaraderie aveugle.

 

Il y a la solution d’adhérer massivement à un parti existant, nous pensons particulièrement au Parti de la France, de Carl Lang, mais qui reste un parti national « classique », au sens noble du terme, et, idéalement, il y a le Parti des Européens, de Thomas Ferrier, qui est le plus proche de l'esprit révolutionnaire et traditionnel européen que nous visons. Mais, encore une fois, sans faire insulte à nos prédécesseurs, que nous respectons, nous avons besoin de maîtriser notre destin et notre communication.

 

Il nous faut allumer un faisceau de Feu dans la Nuit pour éclairer les nôtres et éblouir toutes les droites sidérées en mouvement de subversion.

 

« L’épreuve du feu en vérité se mérite... »

 

Vive La Dissidence Française !

 

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