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19/02/2021

La tentation prométhéenne

Droite alternative et développement personnel – Du transhumanisme au new age – Archéofuturisme et Quatrième théorie politique – Géopolitique occidentaliste et nouvelle stratégie néo-conservatrice – Cyberpunk ou Tradition ? – L'Eurasisme contre les robots – « Mythe mobilisateur » et « fonction prophétique » – Empire de la Fin et « prophétie mariale » – La zététique, la morale et le Diable

 

 

Nous vous proposons cette réflexion suite à cette émission des Braves – dont vous pouvez consulter la charte ici.

 

Nous mettons cet article en ligne rapidement, considérez-le comme un premier jet.

 

Nous rappelons que notre démarche est exclusivement métapolitique et militante.

 

Nous en profitons pour signaler à nos lecteurs que nous avons rencontré des problèmes informatiques, que nous avons perdu de nombreuses corrections et remises-en-forme autour de nos derniers essais et des plus anciens, ce qui constituait une somme de travail considérable. Nous reprenons donc ce travail d'éclaircissement et remettrons ces essais en ligne dés que possible.

 

Bonne lecture.

 


 

Nous avons relevé ailleurs quelques aspects positifs du néo-occidentalisme dont le réseautage communautaire et l'incitation à la natalité européenne que ce mouvement organise et met en pratique. Rien à redire là-dessus. Sur le papier, nous adhérons aux Braves et nous vous encourageons à vous communautariser. Notre réflexion ne remet pas en doute la probité de Daniel Conversano et des Braves mais remet en question les positions néo-occidentalistes.

 

Qui dit réseau et natalité dit enfant, et qui dit enfant dit éducation. Une éducation philosophique, spirituelle et religieuse. Ce qui demande une attention particulière sur ces questions.

 

Nous ne sommes pas qu'une « ligne politique » et quelques directives pratiques. Nous sommes une philosophie, une spiritualité et une religion : une métaphysique, de la même manière que les groupes politiques sont une idéologie, une philosophie-politique et une doctrine : une métapolitique. Autant en avoir conscience et se demander qui nous sommes à titre individuel, communautaire et partisan. Gnothi seauton.

 

« Allons, mon bienheureux Alcibiade, suis mes conseils et crois-en l’inscription de Delphes : Connais-toi toi-même, et sache que nos rivaux sont ceux-là et non ceux que tu penses et que, pour les surpasser, nous n’avons pas d’autre moyen que l’application et le savoir. » Platon, dans le Premier Alcibiade

 

Nous ne cherchons pas à faire un procès en sorcellerie aux Braves et au mouvement néo-occidentaliste mais, dans la perspective d'un cadre éducatif que les droites alternatives vont devoir créer et organiser elles-mêmes tôt ou tard pour survivre en tant que communauté et contre-société, nous percevons que les orientations progressistes des Braves, qui sont assumées, sont potentiellement perméables et récupérables par des « pédagogies alternatives »...

 

L'éducation et l'enseignement « alternatifs » et « privés » sont au centre d'une guerre qui dépasse les enjeux culturels qui sont habituellement abordés. Nous vous proposons de traiter ce sujet sous un angle différent.

 

 

Notre thèse :



Nous prendrons certaines largesses pour nous mettre à hauteur des « perspectives transhumanistes néo-occidentalistes » ; nous développions déjà cette « thèse » sous un autre angle dans notre essai : Blague Live Menteur. Nous préparons des notes supplémentaires sur l'imaginaire et le style néo-occidentalistes, et un exemple pratique de ce que nous entendons par « subversion ».



Avant, après ou pendant, la lecture de notre essai, nous vous renvoyons vers ce lien : De l'eugénisme au transhumanisme, afin que vous puissiez cerner tous les enjeux de la question transhumaniste, notre point de vue ne concernant que son aspect spirituel, la façon dont elle est posée et le cadre occidentaliste dans laquelle elle s'inscrit, cependant, nous nous adressons aux « zététiciens hérétiques » à la fin de cet essai.



« Pour Aristote, la physique n'était que « seconde » par rapport à la métaphysique, c'est-à-dire qu'elle en était dépendante, qu'elle n'était au fond qu'une application, au domaine de la nature, des principes supérieurs à la nature et qui se reflètent dans ses lois ; et l'on peut en dire autant de la « cosmologie » du moyen âge. La conception moderne, au contraire, prétend rendre les sciences indépendantes, en niant tout ce qui les dépasse, ou tout au moins en le déclarant « inconnaissable » et en refusant d'en tenir compte, ce qui revient encore à le nier pratiquement; cette négation existait en fait bien longtemps avant qu'on ait songé à l'ériger en théorie systématique sous des noms tels que ceux de « positivisme » et d' « agnosticisme », car on peut dire qu'elle est véritablement au point de départ de toute la science moderne. Seulement, ce n'est guère qu'au XIXe siècle qu'on a vu des hommes se faire gloire de leur ignorance, car se proclamer « agnostique » n'est point autre chose que cela, et prétendre interdire à tous la connaissance de ce qu'ils ignoraient eux-mêmes ; et cela marquait une étape de plus dans la déchéance intellectuelle de l'Occident. En voulant séparer radicalement les sciences de tout principe supérieur sous prétexte d'assurer leur indépendance, la conception moderne leur enlève toute signification profonde et même tout intérêt véritable au point de vue de la connaissance, et elle ne peut aboutir qu'à une impasse, puisqu'elle les enferme dans un domaine irrémédiablement borné. » René Guénon, extrait de La crise du monde moderne



Les orientations libérales, progressistes et transhumanistes du mouvement néo-occidentaliste le rend perméable aux néo-spiritualités et pseudo-religions new age, notamment via la culture du « développement personnel » : la religion du « potentiel humain » initiée par l'Institut Esalen sous les hospices théosophiques d'Helena Blavatski et anthroposophiques de Rudolf Steiner.



Les néo-occidentalistes ont une conception radicale du rationalisme et du matérialisme scientifique et nous pensons qu'il n'est pas excessif de dire que, à ce niveau de radicalité, nous pouvons parler de spiritualité.



L'extrapolation transhumaniste ; que certains neuroscientifiques qualifient de « marketing de la peur et économie des promesses », est la dernière mouture de l'occultosocialisme qui mine notre société relativiste, qui laisse traîner son ombre tantôt menaçante tantôt rassurante sur un horizon cybernétique entre avenir radieux et futur dystopique. Le transhumanisme idéologique recycle l'idée de « réincarnation » initiée par Blanqui. Si nous extrapolons de notre côté, partant du principe d'auto-domestication de l'espèce humaine, entraînant une « néoténie progressive », le futur transhumaniste peut aussi se concevoir comme un monde d'éternels adolescents très intelligents mais de grands attardés du point de vue de leur mentalité et maturité. Les Boomers pour mille ans !



« Imaginons en effet que les changements dans l’humain que nous constatons soient bien ceux qu’un processus de domestication engendre... Un phénomène jusque-là invisible – si ce n’est aux yeux de Blumenbach – aurait acquis pleine visibilité, non pas en raison du caractère invasif et hautement technologique des techniques utilisées, puisqu’ils nous étaient indifférents tant qu’il s’agissait d’autres animaux que nous, mais en raison précisément du fait que nous les appliquons cette fois à nous-mêmes.



Dans cette perspective, le discours transhumaniste ne serait pas le discours militant accompagnant un projet, mais celui qui constate pour la première fois l’auto-domestication humaine, et l’ayant constatée, l’entérine et l’ayant entérinée, la justifie par une argumentation rationnelle. » Paul Jorion, Auto-domestication et Transhumanisme



Les orientations libérales et progressistes du mouvement néo-occidentaliste l’éloignent de tout un continent de la pensée européenne ; de la réponse traditionaliste au modernisme et au conservatisme, qui pourrait enrichir la pensée occidentaliste et soutenir un archéofuturisme épique, loin d'un transhumanisme cyberpunk, d'un transhumanisme synthwave de science-fiction comme nouvelle religion, ça n'est pas qu'une affaire d'imaginaire et de style.



Un néo-spiritualisme transhumaniste, qui, par filiation libérale et progressiste, prend indirectement sa source dans l'occultisme socialiste du XIXe siècle – « Certains auteurs, tel que Philippe Muray et Jules Michelet remarquent que la naissance de l'occultisme moderne en Europe est une conséquence du développement d'une société reposant sur un idéal de progrès : l’occultisme est indissociable du progressisme et vise versa. Pour Muray, la notion d'occultosocialisme désigne donc le régime politique et idéologique dans lequel nous vivons » –, dans un assemblage idéologique hybride et syncrétique « néo-occidentaliste » des différents sujets historiques des théories politiques du XXe siècle – l'individu, la classe, la race, l'état – qui cohabitent avec des « doctrines secrètes » qui ne disent par leur nom, et qui sont à la base de la postmodernité new age... Un puits sans fond.



« Le monde moderne, via les droits de l’homme, a fait énormément de bien au monde, cependant, il lui a aussi fait un mal immense, bien malgré lui, et à l’Occident en premier. Si les droits de l’homme ont raison de dire que les hommes naissent libres et égaux en droits, ils oublient de dire qu’ils naissent fortement influencés par leur nature inégale et qu’une nature forte appelle à de plus grands devoir qu’une nature faible. Le libéralisme reposant grandement sur ces principes a donné lieu à un capitalisme qui put être extrêmement violent. L’aristocratie ne remplissant plus son rôle fut balayée par des bourgeois ne garantissant pas toujours les nobles principes aristocratiques. » NIHM, Identité, pourquoi nous sommes universalistes (Rage culture)



Ce que les transhumanistes occidentalistes ne comprendront sans doute jamais, c'est qu'ils confondent la conception primordiale et traditionnelle de l'Universelle et l'universalisme. La notion d' « universalité » n'a de sens que dans un contexte traditionnel, c'est précisément l'esprit des Droits de l'homme qui tuent toutes formes d'Aristocratie. A partir de cette confusion, tout devient incompréhensible pour eux. Cet article de Rage culture, qui n'en reste pas moins intéressant, est une parfaite illustration de cette inversion systématique des principes que nous évoquons, et expliquent pourquoi ils passent à côté de l'Archéofuturisme de Faye.



Petite remarque, ce qui, selon nous, excède Nietzsche dans le christianisme c'est essentiellement le protestantisme, il n'aura échappé à personne qu'il n'est pas né catholique, c'est à mare nostrum que Nietzsche doit sa renaissance, les transhumanistes nietzschéens ne font jamais cette distinction fondamentale et parle du Christianisme comme un bloc monolithique... La diversité des Ordres à l'intérieur de l'Église catholique apostolique et romaine ; on peut parler de forces qui s'affrontent à l'intérieur de l’Église pour certaines d'entre elles, reflète la diversité des « traditions européennes » qui s'affrontent dans la société. Entre l'Ordre du Carmel et la Compagnie de Jésus, il y a tout de même des variations dans les buts recherchés et une certaine confrontation « ésotérique ». L' « ésotérisme carmélite » serait un « ésotérisme pythagoricien », nous hésitons à qualifier l' « ésotérisme jésuite » d'une tout autre nature philosophique... Du point de vue traditionaliste, les Carmélites, voués au silence et à la contemplation, sont plus proches de la Tradition, du spirituel, que les Jésuites qui sont dans une démarche plus matérielle, voués à la casuistique et à la morale publique – « Selon Pascal et le jansénisme, la casuistique introduite dans la raison humaine est une source d'erreurs et de péchés car un chrétien doit, en effet, réguler sa conscience uniquement d'après la volonté de Dieu. ».



Un débat bio-éthique, sur les avancées techniques et scientifiques vers le transhumanisme, est politiquement nécessaire et obligatoire dans le cadre d'une démocratie, il engage une réflexion sur le vivant tant sur le plan biologique que métaphysique.



Nous ne croyons pas à l'utilité publique de ce débat où interviennent des questions hautement stratégiques, régaliennes et « prophétiques » qui dépassent les positions idéologiques de chacun, qui concerne les cercles scientifiques, industriels, militaires et « sacerdotaux » compétents qui se passeront de nos commentaires philosophiques, non par déni démocratique ou mépris du peuple, aucunement, mais parce que la démocratie est trop lente et que la majorité d'entre nous n'est pas compétente pour répondre à ces questions au niveau de complexité qu'elles ont atteint et dont les réponses engagent l'avenir de notre plus Grande Civilisation. Le temps que cette réflexion métapolitique aboutisse, nous aurons deux guerres de retard sur le mouvement réel de l’innovation et de son application dans divers domaines. L'écologie punitive et le bio-conservatisme sont deux mouvements à distinguer, le premier est à combattre, le deuxième est à convaincre, dans les deux cas, ces mouvements soulèvent de réels problèmes environnementaux, de limites et de frontières, de qualité de vie, divers problèmes qui pourraient impacter la recherche elle-même. Le catastrophisme des uns et l'alarmisme des autres n'invalident pas la réalité des défis écologiques qui se posent à l'humanité. Sans parler des défis sociétaux. Les transhumanistes ne nient pas ces problèmes, ils ont des analyses de notre situation critique ; des blocages idéologiques et politiques qui ne l'améliorent pas, ils proposent des solutions, mais disons sans trop nous étendre qu'ils sont très idéalistes sur l'idée que la science peut tout résoudre par un transhumanisme à tout faire qui a bon dos. L'écologie positive est, selon nous, la porte d'entrée politique de l'analyse transhumaniste et archéofuturiste.



La question du transhumanisme remet l'action politique au premier plan et la réflexion philosophique ou sociologique au second car, même en admettant que les philosophes et sociologues seraient compétents, nous pensons plus lentement que la vitesse de ce mouvement.



Il est dés lors ambitieux pour un groupe métapolitique de mettre le transhumanisme au centre d'une philosophie-politique animée par « la défense de la race ». Position avant-gardiste qui demanderait d'être justifiée, par rapport à la littérature contemporaine, premièrement, et deuxièmement à la critique élargie du modernisme, particulièrement celle de l’École traditionaliste. Une position qui pour le moment est une position de principe sans justification métapolitique, si ce n'est l'essai de science-fiction métapolitique, « La Droite prométhéenne » de Romain d'Aspremont.



Il y a une ambiguïté entre « la défense de la race » et son « effervescence transhumaniste ». Le transhumain est par définition une trans-race, une race hybride. Le transhumanisme est par essence dissolvant et mortifère du point de vue d'un identitaire et d'un élan vitaliste puisqu'il change la nature de la race et maintient en vie des choses mortes. Que veut sauver le transhumanisme de l'être s'il ne veut sauver ni son extérieur ni son intérieur ?



« La porte est en dedans »



Le changement extérieur de la race implique un changement intérieur. Une opération bio-technologique sur le corps et l’esprit – l'intelligence – est aussi une opération métaphysique sur l'âme. Une âme qui est niée par tous les sociologues, psychologues, philosophes, scientifiques et zététiciens, de gauche ou de droite, qui ne prennent pas en compte cette donnée quand ils extrapolent un avenir transhumaniste.



Nous pensons qu'il n'est ni souhaitable ni possible de mettre des freins éthiques aux avancées technologiques et scientifiques pour des raisons économiques et écologiques bien comprises. La question ne se pose pas à l'échelle d'un débat bio-éthique et d'une pratique punitive de l'écologie qui, à ce niveau de la compétition mondiale entre les puissances, sont strictement inutiles et seraient du suicide à tous les niveaux. Il s'agit d'un combat anthropologique à mort contre le globalisme pour savoir quelle « vision du monde » prendra le contrôle de ce Destin et aura la maîtrise du Futur, comme les premiers hommes ont maîtriser le premier Feu descendu verticalement des Cieux par la Foudre.



En ces temps troublés où la Droite, ayant perdu tout contact avec l’École traditionaliste, ne distingue plus la raison du rationalisme ; « raison » que nous associons à la rationalité et au raisonnable, notre propos apparaîtra certainement conservateur aux rationalistes et rationalisant aux complotistes, et c'est bien là tout notre propos.



« Le souffle philosophique issu de l'œuvre de Popper ne saurait enivrer les anti-méta-physiciens ni les nouveaux scientistes, pour qui tout ce qui ne se ramène pas à du réduction-nisme matérialiste mérite le bûcher. Certes, le matérialisme constitue depuis Démocrite la plus grande tradition métaphysique de la science, en tant que théorie du changement et vision « réaliste » de la connaissance : Popper a toujours fui les prudences des positivistes qui ne voient pas qu'il est naïf de n'accorder sa créance qu'à l'expérience, si ce n'est pour sauver l'idole de la certitude. Or, ce qu'il nous faut, ce n'est pas la certitude, mais la profondeur (la science pense !). Mais le matérialisme « se transcende lui-même ». » Alain Boyer, Karl Popper ou le rationalisme critique



Notre famille de pensée élargie, la « Droite », de la plus conservatrice à la plus anarchiste, doit retrouver sa tradition grivoise chère aux Français : la voie du milieu chère aux Grecs. La maîtrise de la technique, la science et le progrès pour sauver la nature et l'essence de l'être européen et de ses traditions. La Technique au service de l'Homme et non l'Homme soumit au surplus de la Technique, à ses gadgets et ses déchets plastiques.



La Droite cherche un « mythe mobilisateur » pour se réapproprier la « formation du futur ». L' « alternative prométhéenne » se présente pour changer les mentalités de la Droite nationale, son rapport trop conservateur au progrès et à l'idée de « transhumanisme ».



Le transhumanisme, sous ses traits néo-occidentalistes, se présente comme le jumeaux maléfique de la collapsologie et le mauvais génie de l'archéofuturisme – « L'Archéofuturisme », théorie de Guillaume Faye qui tente de faire la synthèse des techno-sciences et de la Tradition. Une « alternative » qui, selon nous, outrepasse une réflexion rationnelle sur la Technique et touche au spirituel. Entre « changer les mentalités trop conservatrices » et faire du « transhumanisme » un « mythe mobilisateur », en démonétisant l'archéofuturisme de Faye au passage, il y a une montagne qui s'appelle Subversion, que personne ne veut voir ou nommer, ou que la « Droite » n'est plus en capacité de voir et de nommer.



La Technique et la Science ; censées sacrer le Progrès et consacrer la Tradition, sont prises en étau entre deux mouvements injonctifs contradictoires : la collapsologie et le transhumanisme, qui prennent leurs sources dans ce mouvement philosophique libéral-progressiste entre occultisme et scientisme. Ces origines philosophiques et spirituelles sont rarement sinon jamais évoquées par les « rationalistes », qui s'en tiennent à la « méthode scientifique » et ses « sophismes », qui ignorent, ou évitent soigneusement, la pensée traditionaliste, qui ne s'aventurent pas dans les souterrains de leur pensée zététique et qui prétendent ne pas se préoccuper de « métaphysique » alors qu'ils ne font que ça. Nous rappelons que le fascisme et le nazisme, la Deuxième théorie politique, et que le communisme, la Troisième théorie politique, prennent également leurs sources dans l'occultosocialisme du XIXe siècle lié au mouvement progressiste, c'est important de le vérifier et de l'avoir en tête quand on parle de « transhumanisme ».



En effet, opposer futurologiehumanité augmentée ; le cyberpunket collapsologie – humanité éveillée ; le post-apocalyptiquecréer une injonction contradictoire qui entraîne des dissonances cognitives dans la Droite alternative divisée entre progressisme vitaliste et conservatisme survivaliste, et partagée entre deux visions du monde et deux horizons diamétralement opposées qui partent de la même subversion et travaillent à la même contre-initiation. Que les scientifiques purs et durs, qui se bornent au matérialisme et au rationalisme, s'occupent des sciences et forment des ingénieurs, car s'ils ne sont plus philosophes que pour nuire à la Tradition, à qui la science et la philosophie sont dévolues, c'est leur art, l'exercice de leur aristocratie qu'ils tuent. Et ils devraient s'arrêter là avant de salir ce qu'il reste de Sacré. L'hyper-rationalisme pour sortir du complotisme est une impasse métapolitique, et également pour la « philosophie-politique néo-occidentaliste » d'une certaine manière.



Les « traditionalistes » s'ils ne peuvent sauver les rationalistes d'eux-mêmes sont contrains et forcés de les combattre pour sauver la Tradition et les sciences de l'hyper-rationalisme. Les zététiciens hérétiques, hyper-rationalistes, voient dans les biais cognitifs des « complotistes », des biais liés à la croyance, au mysticisme, au fanatisme des pratiquants politiques, reliés peu ou prou à une spiritualité, une religion ou une tradition. C'est une erreur fondamentale de compréhension, en l’occurrence des zététiciens, sur le sens de la subversion, c'est un biais d'intention, une position réactionnaire par rapport aux excès complotistes de la dissidence vocifératrice et au puritanisme de la Droite trop conservatrice.



Certes, la dissidence a salit de nombreux thèmes et a gâché l'aventure politique d'une génération qui avait reprit le chemin de la Révolution et de la Tradition jusqu'à la détourner, par rejet, par dégoût de cette dissidence, de cette décadence de la révolution et du combat politique. Une « décadence » par ailleurs liée à la démocratisation d'internet et à la date du 11 Septembre 2001. Les boomers soixante-huitards nous ont volé notre jeunesse, notre dissidence, notre nationalisme, notre souverainisme et aujourd'hui nous volent notre Révolution européenne au bord de leur agonie. Ils n'en finissent plus de crever ; ainsi le « transhumanisme » pose aussi la question du renouvellement de génération...



La plupart des biais attribués aux complotistes sont précisément liés au postmoderne et au new age, à une absence de spiritualité authentique ou de formation traditionaliste, c'est l'absence de principes traditionnels supérieurs pour soutenir notre réflexion qui créé des biais, dont celui de l'hyper-rationalisme. Celui qui voit un excès de croyance, de foi, de mystique, de fanatisme, de spiritualité, de religion et de tradition dans le monde occidental à un fameux problème de vue et d’interprétation... A moins de penser que le yoga, le véganisme et que le féminisme de droite ont un lien quelconque avec la « Tradition ». Les postures catholiques, traditionnelles ou conservatrices des complotistes sont précisément et généralement des impostures antitraditionalistes. Le « satanisme systémique » remplace le « racisme systémique ». Pour les gauchistes le Racisme, pour les complotistes le Satanisme.



Le globalisme, dont les bouffées collapsologiques et les délires sociétaux de son aile gauche et « altermondialiste » ne font plus rêver les éléments sains de notre société malgré le relativisme qui la caractérise, et dont les menaces écologiques, climatiques et sanitaires n’impressionnent pas les éléments révolutionnaires, que convoitent le globalisme, a besoin de dépasser ses propres délires et menaces par une transcendance métaphysique positive qu'il a trouvé dans le « transhumanisme ». L'homme nouveau augmenté comme Sauveur de l'humanité éveillée et du Libéralisme triomphant.



Le contexte pandémique : la gestion de crise par le confinement et le couvre-feu qui entraîne des problèmes socio-économiques majeurs et des troubles psycho-sociaux dans la population, l'instrumentalisation politique de la crise à des fins mondialistes, la montée en puissance des GAFAM, de la cancel culture et de la censure décolonialiste ; n'offre le choix qu'une accélération de la fuite en avant progressiste dans la dématérialisation totale de la monnaie vers une « grande réinitialisation » : soit une réorganisation multipolaire des puissances, soit une révolution unipolaire de l'hégémon globaliste qui cherche dés à présent son « mythe mobilisateur » pour entraîner l'Europe dans une guerre économique et cybernétique contre la Chine, L'Inde, L'Iran et la Russie, aussi par une pression géopolitique et militaire, principalement en Méditerranée orientale et dans le Pacifique, pour le contrôle des  nouvelles routes de la soie.



Les États-Unis comme Troisième Rome. La Troisième Rome étasunienne comme « mythe politique mobilisateur », la Civilisation occidentale comme « mythe géopolitique mobilisateur » et le Transhumanisme blanc comme « mythe prophétique mobilisateur ». La « Troisième Rome » pour les geeks. Ce qui n'est pas ridicule, on a le prolétariat qui existe, qu'on peut ou qu'on mérite.



Attention, nous parlons de perméabilité, pas d'adhésion ou d'appartenance, théorique ou organisationnelle. Nous sommes tous plus ou moins perméables à l'ère du temps, une ère postmoderne du temps, spirituellement « new age ».



On insiste souvent sur la nature postmoderne de notre époque, mais rarement sur son essence new age, occultosocialiste et « luciférienne ». Il y a de nombreux qualificatifs pour désigner une même chose, la surmultiplication des concepts n'est pas de notre fait, nous essayons précisément d'être synthétiques, de réduire les imprécisions, de distinguer les clivages effectifs des clivages fictifs. Par exemple, ne pas distinguer occidentalisme d'européanisme est, selon nous, source de confusion, quand nous faisons cette distinction, nous n'essayons pas de multiplier inutilement les concepts, ni de les opposer par plaisir, mais de souligner un réel clivage au sein du « Nationalisme européen », nourrit par des non-dits mais qui existe ; ce que nous essayerons de démontrer.



Par contre, nous ne savons pas ce que veut dire « populisme », « droite alternative », « nouvelle opinion publique », « civilisation occidentale », qui sont pour nous autant de concepts creux.



Le seul clivage effectif et le seul débat qui nous intéresse dans la Droite nationale est celui qui oppose souverainisme et européanisme, le reste n'a pas beaucoup d’intérêt d'un point de vue métapolitique. En réalité, le néo-occidentalisme renforce l'européanisme et souligne sa montée en puissance, de la même manière que le néo-eurasisme renforce la pensée européenne si on veut bien s'y intéresser, et c'est en ce sens que nous en parlons. Le tout étant d'être le moins perméable possible à l'ère du temps et de rester fidèle à certaines traditions.



Nous pensons que, si cette réflexion sur les orientations philosophiques, spirituelles et religieuses, mais aussi civilisationnelles et géopolitiques, du mouvement néo-occidentaliste n'a pas lieu par les néo-occidentalistes eux-mêmes, ce mouvement sera en proie, et ouvert, à toutes les sectes new age qui passeront par là, et qui ne tarderont sans doute pas à y trouver un intérêt ; un intérêt économique et de pénétration de leur spiritualité, ainsi qu'à toutes les subversions globalistes. Vous ne les verrez pas venir sans formation traditionaliste et une « lecture eurasiste » de la situation géopolitique.



« Dans l'avenir, nous éliminerons l'âme avec la médecine. Sous le prétexte d'un 'point de vue de santé', il y aura un vaccin par lequel le corps humain sera traité dès que possible directement à la naissance, afin que l'être humain ne puisse pas développer la pensée de l'existence de l'âme et de l'Esprit.



Aux médecins matérialistes, sera confiée la tâche de retirer l'âme de l'humanité. Comme aujourd'hui, les gens sont vaccinés contre cette maladie ou cette autre maladie, donc à l'avenir, les enfants seront vaccinés avec une substance qui peut être produite précisément de telle manière que les gens, grâce à cette vaccination, seront immunisés contre la 'folie' de la vie spirituelle. Ils seront extrêmement intelligents, mais ils ne développeraient pas de conscience, et c'est le véritable objectif de certains cercles matérialistes.



Avec un tel vaccin, vous pouvez facilement libérer le corps éthérique dans le corps physique. Une fois le corps éthérique détaché, la relation entre l'univers et le corps éthérique deviendrait extrêmement instable, et l'homme deviendrait un automate, car le corps physique de l'homme doit être relié sur cette Terre par la volonté spirituelle. Ainsi, le vaccin devient une sorte de force arymanique; l'homme ne pourra plus se débarrasser d'un sentiment matérialiste profond. Il devient matérialiste dès la constitution et ne peut plus s'élever vers le spirituel.» Rudolf Steiner (1861-1925) - La chute des esprits des ténèbres

 

« Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer la condition humaine notamment par l'augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains. »

 

« La collapsologie est un courant de pensée transdisciplinaire apparu dans les années 2010 qui envisage les risques d'un effondrement de la civilisation industrielle et ses conséquences. »

 

« L'intelligence artificielle (IA) est « l'ensemble des théories et des techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l'intelligence humaine ».

Elle correspond donc à un ensemble de concepts et de technologies plus qu'à une discipline autonome constituée. Certaines instances, notamment la CNIL, relevant le peu de précision dans la définition de l'IA, introduisent ce sujet comme « le grand mythe de notre temps ». »



« La singularité technologique (ou simplement la singularité) est l'hypothèse selon laquelle l'invention de l'intelligence artificielle déclencherait un emballement de la croissance technologique qui induirait des changements imprévisibles sur la société humaine. »



« Le développement personnel est un ensemble hétéroclite de pratiques, appartenant à divers courants de pensées, qui ont pour objectif l'amélioration de la connaissance de soi, la valorisation des talents et potentiels, l'amélioration de la qualité de vie personnelle, la réalisation de ses aspirations et de ses rêves. Le développement personnel n'est toutefois pas une sorte de psychothérapie et résulte d'influences multiples. En effet, la psychologie et la philosophie, et souvent la diététique et la pratique du sport, fondent généralement les pratiques des acteurs du développement personnel moderne ; d'autres y rattachent également des notions religieuses ou relevant de l'ésotérisme. »



« Le New Age (ou nouvel-âge) est un courant spirituel occidental des XXe siècle et XXIe siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Défini par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant sert de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et par voie de conséquence changer l'humanité. Ce mouvement est répandu aux États-Unis et dans les autres pays occidentaux. »



« Le positivisme est un courant philosophique fondé au XIXe siècle par Auguste Comte, à la fois héritier et critique des Lumières du XVIIIe siècle et qui soumet de manière rigoureuse les connaissances acquises à l'épreuve des faits.

Le positivisme scientifique d'Auguste Comte s'en tient donc aux relations entre les phénomènes et ne cherche pas à connaître leur nature intrinsèque : il met l'accent sur les lois scientifiques et refuse la recherche des causes premières. »



« Le scientisme est une position apparue au XIXe siècle selon laquelle la science expérimentale est la seule source fiable de savoir sur le monde, par opposition aux révélations religieuses, aux superstitions, aux traditions, et aux coutumes, également à toute autre forme de savoir. Le scientisme se propose en conséquence, selon la formule d'Ernest Renan, d'« organiser scientifiquement l'humanité ». Il s'agit donc d'une confiance ou d'un pari (ou d'une espérance. Le terme de foi ne s'applique pas, en principe, dans ce domaine) dans l'application des principes et méthodes de la science y compris moderne dans tous les domaines. On peut résumer le cœur de cette position en : « La science décrit (vraiment) le monde tel qu'il est. »



« La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre »). Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine, élément pouvant contribuer à son ethnogenèse. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective : le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l'enrichir. Avec l'article indéfini, une tradition peut désigner un mouvement religieux par ce qui l'anime, ou plus couramment, une pratique symbolique particulière, comme les traditions populaires. »



« Les termes de traditionalisme, de traditionalisme intégral, d'École traditionaliste et, moins usité, celui de pérennialisme, renvoient à un ensemble de postures philosophiques, caractérisées par la référence à la théorie de la « Tradition primordiale », qui s'appuie sur les sciences des religions, la philosophie, la métaphysique, les mystiques, les doctrines ésotériques et parfois la gnose. Ce courant se caractérise en parallèle par un rejet fondamental des Lumières, du matérialisme et de la modernité.»

 


 

« L’archéofuturisme de Faye est souvent présenté comme un remède à l’approche trop conservatrice de la droite en matière de changement social et technologique – une soi-disant synthèse harmonieuse de la tradition et de la technophilie. Cet article soutient que l’Archéofuturisme est en réalité davantage archaïque que futuriste, comme si le tempérament droitard de Faye le poussait à équilibrer son éloge du progrès technologique par un retour aux valeurs médiévales. Il s’agit d’un archaïsme déguisé en futurisme : un pas vers l’avenir et deux pas vers le passé. Faye a toutefois l’immense mérite d’affirmer une ligne technophile au sein d’une famille politique minée par la technophobie. » Romain d'Aspremont, extrait de la « La Droite prométhéenne »



Le Moyen-Age n'était ni progressiste, ni conservateur : ni technophile, ni technophobe. Rien que ce langage en « phobe » et en « phile » est détestable. Nous n'avons pas à aimer ou ne pas aimer la « technologie », elle est. Il n'y a que les technocrates pour être « technophiles » et voir de la « technophobie » partout.



Ici, Romain D'Aspremont oppose « technologie » et « tradition », le contenant et le contenu.



Ainsi, la technologie porterait avec elle une métaphysique qui lui serait intrinsèque et de laquelle découlerait une philosophie, une spiritualité et une religion, autosuffisantes, une vision autoréalisatrice et autoprophétique du monde qui parle à l'oreille de Romain d'Aspremont. Nietzsche serait le prophète du transhumanisme et de son « ghost in the shell » métaphysique. Que Romain d'Aspremont nous révèle qu'elle « vision du monde » code cette métaphysique automate. Le progrès technologique contiendrait donc sa propre éthique, automotrice de cette vision du monde. Les philosophes grecs se sont vraiment fait chier pour rien. Dans le transhumanisme tout est automatique. L'être est au service exclusif d'un Dieu unique ; Technique, Science et Progrès pour trinité transgénique.



Si nous allons au bout du raisonnement, le deus ex-machina transhumaniste contient tout, c'est un hénothéisme transhumaniste et une monolâtrie postmoderne. (cf. Soler ; Reed) Pharaon au pays des puces électroniques. Un Wakanda blanc.



« Le Livre des Morts égyptien (dont les manuscrits furent trouvés dans les tombes des rois de 2600 av. J.-C., plus de deux mille ans avant que la « Loi » judaïque ne soit achevée) contient ce passage : « Tu es l'unique, le Dieu des tout premiers commencements du temps, l'héritier de l'immortalité, par toi seul engendré, tu t'es toi-même donné naissance ; tu a créé la terre et a fait l'homme. » Inversement, les Écritures produites dans la Juda des Lévites demandent, « Qui est comparable à toi, Ô Seigneur, parmi les Dieux ? » (l'Exode).

 

La secte qui rejoignit et mata la tribu de Juda prit ce concept émergent d'un Dieu unique de tous les peuples et l'inclut dans ses Écritures uniquement pour le détruire et pour dresser la doctrine basée sur sa négation.

 

Ce concept est nié subtilement, mais avec mépris, et comme la doctrine est basée sur la théorie de la race supérieure, cette négation est nécessaire et inévitable. Une race supérieure, s'il doit y en avoir une, doit elle-même être Dieu. La doctrine qui avait acquis la force de la justice en vigueur en Judée en 458 av. J.-C. était alors et est toujours unique au monde. Elle reposait sur l'assertion, attribuée à la divinité tribale (Jéhovah), que « les Israélites » (en fait, les Judaïtes) étaient son « peuple élu » qui, s'il accomplissait toutes ses « lois et jugements » serait placé au dessus de tous les autres peuples et établi sur une « Terre promise ». De cette théorie, que ce soit par anticipation ou nécessité imprévue, naquirent les théories pendantes de la « captivité » et de la « destruction ».

 

Si Jéhovah devait être adoré, comme il le demandait, dans un certain lieu, sur une terre précise, tous ses adorateurs devaient vivre là-bas.

 

À l'évidence, tous ne pouvaient vivre là-bas, mais s'ils vivaient ailleurs, que ce soit contraints ou par leur propre choix, il devenaient automatiquement « captifs » de « l'étranger » qu'il devaient « chasser » « terrasser » et « détruire ».

 

Étant donné ce principe de base de la doctrine, cela ne faisait aucune différence que les « geôliers » soient des conquérants ou des hôtes accueillants ; leur destinée décrétée devait être la destruction ou l'esclavage.

 

Avant qu'ils soient détruits et réduits en esclavage, ils devaient être pendant un temps les « geôliers » des Judaïtes, pas de leur propre fait, mais parce que les Judaïtes, ayant échoué à « l'observance » méritaient d'être punis.

 

De cette manière-là, Jéhovah se révélait comme le Dieu unique de tous les peuples : même s'il ne « connaissait » que le « peuple élu », il utilisait les païens pour les punir de leurs « transgressions » avant d'« infliger » la destruction précédemment décrétée de ces païens. » Douglas Reed, La controverse de Sion



L'analogie entre la religion prométhéenne transhumaniste et une certaine monolâtrie, par comparaison, ne nous semble pas dénuée de sens pour expliquer le système à sens unique du Dieu transhumaniste exclusif. Une « monolâtrie » détachée de toutes formes traditionnelles.

 

Guillaume Faye n'irait pas assez loin...



Nous pensons que Romain d'Aspremont ne sait pas « jusqu'où il faut aller trop loin » parce que l'idée de « race intérieure » lui est étrangère. Les transhumanistes occidentalistes ont une foi quasi religieuse pour les techno-sciences qu'ils assimilent outrageusement à la « défense de la race ». La race vu comme « matériel biologique » et de laquelle ils veulent paradoxalement s'extraire par le transhumanisme. La race hors d'elle-même. Ce qui n'enlève rien à ses qualités, mais qui le fait basculer dans le « new age » sur le plan spirituel. Les dernières minutes de l'émission sont édifiantes, un créationnisme techno-scientifique est évoqué, ici ça n'est pas Dieu qui est auteur de la création mais des intelligences supérieures qui ont créé l'univers, si ça c'est pas « new age »...



Nous reviendrons après avoir interrogé notre grille-pain sur le sens de la vie ; ça sent le roussi.



« Si le vivant est le fruit d'une guerre intérieure, d'un équilibre supersymétrique entre deux forces originelles qui s'affrontent dans l'infiniment petit, de la matière sombre aux fumeurs noirs, etc...



...le fait de faire intervenir des « anciens humains », des « anciens astronautes », en somme des entités intelligentes anthropomorphes, des manipulateurs célestes ; ce qui dépasse le cadre de notre poésie scientifique improvisée sur l'origine de la vie et que nous a inspiré notre grille-pain, pour expliquer la création de l'univers, ne nous fait pas sortir d'un créationnisme monothéiste et de l’anthropocentrisme, celui-ci est simplement travesti en transhumanisme. Ainsi, en effaçant l'humain et ses scories par le transhumanisme il devient possible de rencontrer nos créateurs, ou nous devenons nos propres créateurs.



En effet, nous avions déjà souligné la lecture « new age » de nombreux néo-occidentalistes entre les lignes des commentaires, sous couvert d'agnosticisme ou d'athéisme, à partir de leur critique marxiste des religions par exemple, relié à un imaginaire moderne de science-fiction, comme si les néo-occidentalistes n'étaient pas touchés par la postmodernité sous leur cape d'invisibilité transhumaniste, suivant sans doute une mauvaise lecture de Nietzsche ou de Guillaume Faye, en limitant religion et tradition ; ce qui relie et son relais, au conservatisme politique, à leurs vues, mais également via l'idée « socialiste » d'un « homme nouveau », vue et revue. De sa réalisation par une « auto-discipline » et demain par le « transhumanisme ». Une « réalisation » qui, en l'absence d'une spiritualité justifiée pour la soutenir, est une religion en soi. Nous retrouvons, de façon récurrentes, cet disposition d'esprit autolâtre dans les grandes orientations néo-occidentalistes, dans le discours de ses têtes pensantes, qui imposent une philosophie qu'ils le veuillent ou non. Une religion prométhéenne. Drôle de dieu pour une religion. Vive le Caucase et les corbeaux !



« Si Mein Kampf de Hitler fut la bible politique et idéologique du national-socialisme, l'ouvrage principal en fait de vision du monde et d’interprétation de l'histoire fut, sous le Troisième Reich. Le Mythe du XXe siècle d'Alfred Rosenberg. C'est à lui qu'on se référa, sur plus d'un point, pour l'endoctrinement des jeunes générations. Ce livre, pour l'essentiel, est une compilation, à laquelle on doit pourtant reconnaître certaines qualités de synthèse et quelques interprétations valables ; y sont utilisées, entre autres, les recherches d'Herman Wirth sur la préhistoire nordico-altlantique et de Johan Jakob Bachofen sur la morphologie des civilisations de l'Antiquité. Mais, même si l'on fait abstraction des incompréhensions déjà signalées et d'un anticatholicisme qu'on dirait inspiré des Lumières, de nombreux sujets bâclés dans le livre offraient des armes à l'adversaire, la situation ne faisant qu'empirer à mesure que, au-delà des horizons de la haute Antiquité, Rosenberg se rapproche des temps modernes, parce que la manipulation de l'ensemble dans un sens unilatéralement allemand et politique se précise de plus en plus. Quoi qu'il en soit, Le Mythe du XXe siècle fut, sous le Troisième Reich hitlérien, le principal ouvrage proposé, fût-ce d'une manière non ouvertement officielle, dans le cadre de la lutte pour la vision du monde. » Julius Evola, Notes sur le Troisième Reich, Chapitre V – Sur la « révolution culturelle » nazie et le problème religieux, pp. 186/187, aux éditions Pardés



De la prophétie du grille-pain à la « métaphysique de la machine-à-laver ». Un rasoir dernier cris comme mythe mobilisateur. La perfection au masculin.



De la même manière que nous devons distinguer le Prêtre du Magicien (cf. Gordon), l'aurore du crépuscule, l'enchantement est ce qui permet d’interpréter les rêves, et les jolis cauchemars...

 


 

« Enfin, la droite serait plus inspirée de se battre pour modifier le contenu de la révolution anthropologique en cours, plutôt que de s’échiner à la tuer dans l’œuf. Car les plus fanatiques des transhumanistes n’aspirent à rien de moins que concrétiser leur égalitarisme mortifère : à l’image de Donna Haraway, auteur du Manifeste cyborg de 1985, les féministes déconstructivistes espèrent voir émerger des Posthumains asexués. Soit l’ultime étape de leur croisade : passer de la déconstruction des « stéréotypes » à la déconstruction biologique.
D’autres transhumanistes, tels Max More, souhaiteraient créer des Posthumains génétiquement pacifistes, dépourvus de pulsions agressives, débordant d’empathie et d’altruisme. Et, idéalement, herbivore. » Romain d'Aspremont,
La droite doit reconsidérer sa position sur le transhumanisme



Au-delà du transhumain le posthumain.



La prophétie transhumaniste se révèle scénario dystopique.



Préparer psychologiquement la Droite à affronter le bouleversement anthropologique qu'entraîne l'aventure transhumaniste dés à présent, puisque sa seule question transforme notre univers mental, lui faire prendre conscience que nous avons les deux pieds dedans, qu'elle doit s'emparer du sujet, que la gauche a investi le terrain, a prit beaucoup d'avance et que l'histoire s'écrit sans nous, est une nécessité que nous ne remettons pas en question. En faire un « mythe mobilisateur » et parler de « Droite prométhéenne » est une autre chose. La conviction profonde de Romain d'Aspremont lui fait perdre de vue que de réelles questions se posent et qu'une maîtrise accrue sur ces questions n'implique pas de faire du « transhumanisme » une religion. Cette présentation spectaculaire, et, en quelque sorte, irrationnelle, va provoquer l'effet inverse que celui recherché. Il n'est pas certain que cette question soit une priorité pour la Droite. Le transhumanisme ne nous sera d'aucun recours dans le siècle à venir et notre avenir se joue dans les cinquante prochaines années. La stratégie de l'expatriation est déjà un projet un long terme.



Dans tous les cas, la civilisation européenne et l'homme blanc seront passés à l'as avant d'atteindre cet horizon. L'horizon de la posthumanité, c'est-à-dire la fin de l'humanité. La résistance bio-conservatrice au transhumanisme n'est pas une hérésie, des questions philosophiques, éthiques et morales se posent réellement. Alors, en effet, nous allons davantage subir que de décider quoique cela soit, ce pourquoi la Droite se désintéresse peut-être de ce sujet par ailleurs. Personne n'a de prise sur une découverte qui sera faite demain, sur une limite qui sera dépassée après-demain... Bref, la peur de l'inconnu est justifiée, surtout quand celui-ci est aussi incertain, et menaçant.



Le décalage entre la position progressiste et la position conservatrice ne s'explique que par un déséquilibre entre deux excès. Un optimisme sans bornes et un pessimisme sans limites.



« Les grecs privilégient toujours, entre les positions extrêmes, donc entre les contraires qui s'opposent, soit des positions intermédiaires: le milieu. Il y a toute une valorisation en Grèce de la notion de milieu. Et le milieu ce n'est pas une position facile, la preuve, c'est que Aristote par exemple dit : « Le milieu est un sommet ». Ça veut dire que le milieu - se tenir au milieu - c'est échapper à la tentation des extrêmes, de l'un ou de l'autre. Et par conséquent, c'est difficile, c'est une position qui se gagne, qui se conquiert, celle du milieu, on est loin de la conception du juste milieu, avec les connotations de tiédeur, de lâcheté, de facilité, connotations qu'on peut donner aujourd'hui à ce terme de milieu... » Jean Soler



Le problème du transhumanisme est au néo-occidentalisme ce que le problème de la race fut au fascisme. C'est-à-dire qu'une vision du monde matérialiste et rationaliste inférieure qui ne s'appuie pas sur une vision métaphysique et traditionaliste supérieure est vouée à l'échec et aux gémonies.



« ...Abstraction faite de certaines revendications eugéniques, parler de « défense de a race » en ces termes se ramenait donc à donner une vague coloration biologisante et ethnique à la proposition nationaliste ; ce que l'on pouvait avoir en vue, c'était au mieux une « ethnie historique », non une véritable race. Mais il y a plus. Il faut noter qu'en identifiant la race à la nation, en exaltant ce qui devait trouver une expression typique dans le concept national-socialiste collectivisant de la Volkgemeinschaft (c'est-à-dire de l'unité ou communauté nationale-raciale, du peuple-race), au fond l'on frappait et l'on vidait, en la démocratisant, la notion même de race. Ainsi que le remarqua justement K ; A. Rohan, il y avait encore une chose que la démocratie n'avait pas pu détruire : la race précisément, au sens aristocratique du terme. Car seule est de « race » et a une « race » une élite, alors que le peuple n'est que le peuple, masse. La race étant identifiée et mélangée à la nation au point de parler de « race italienne », « race allemande », etc., même ce rempart tombait, se trouvait démoli. On pouvait et l'on peut donc prendre position contre ce « racisme » en adoptant un point de vue aristocratique et hiérarchique. » Julius Evola, Le Fascisme vu de Droite, Le « racisme » fasciste et l' « homme nouveau », p. 102, aux édition Pardés



La tentation prométhéenne cache une « honte prométhéenne ». Dont la traduction métapolitique est celle de notre impuissance politique, dans notre contexte, face au statu-quo globaliste. L'apparition du transhumanisme comme « mythe mobilisateur » du mouvement néo-occidentalisme pose la question de cette impuissance qui génère des utopies, des mythes auto-incapacitants.



Les avancées techniques et scientifiques feront avec ou sans notre optimisme ou notre pessimisme.



Le terrible et sublime Tigre sibérien de la Fin approche les samouraïs d'Occident encerclés par l'Anaconda cybernétique des Grands Temps.



Être à l'avant-garde du transhumanisme ne sert pas à grand chose d'un point de vue métapolitique si vous avez peur de chevaucher le Tigre, et en faire une nouvelle religion alternative pour la Droite ne sert pas à grand chose d'un point de vue politique si nous n'écrasons pas l'Anaconda.



Honnêtement, nous ne comprenons pas à quoi ça sert d'être une avant-garde sans l'être et d'avoir fait d'un sujet dont on parle deux fois l'an le « mythe mobilisateur » d'un mouvement engagé sur le front de l'identité, et tout ce que ça implique de lucidité. Nous noterons que le même projet passe crème quand il est vendu par Romain d'Aspremont et son romain de science-fiction, mais qu'il est conspué quand il est clairement expliqué par Laurent Alexandre et son programme centriste. La teinte racialiste que lui donne d'Aspremont ne change pas la nature uniformisante et globalisante du projet transhumaniste.



Les domaines de la génétique, des technos et neurosciences, sont des domaines spécialisés. Et la littérature en ligne ne manque pas. Le sujet est débattu. Si les questions techniques et durement scientifiques dépasseront rapidement le profane, la question éthique et la réflexion philosophique autour du transhumanisme est relativement accessible. On retrouve assez vite quelques poncifs, des répétitions, des références récurrentes, mais ce qui est certain c'est que tout le monde donne son avis sur le transhumanisme. Le problème, de notre point de vue militant, c'est que cette réflexion est stimulante à titre individuelle, mais nous ne voyons pas à quel moment nous pourrions intervenir sans une « élite » soutenue par une « avant-garde » révolutionnaire et fanatique. Les militants qui ont une formation scientifique savent ce qu'ils ont besoin de savoir et les profanes s'endorment moins bêtes mais, encore une fois, nous n'avons aucune prise pour ce qui est de l'innovation et la maîtrise, et la question éthique engage des convictions personnelles avant d'engager la raison pure.



« Les progressistes ont tendance à haïr tout ce qui renvoie une image de force, d'habileté et de réussite. Ils détestent les États-Unis, la civilisation occidentale, les Blancs de sexe masculin et la rationalité. Mais les raisons invoquées ne correspondent pas vraiment à leurs motivations réelles. Ils prétendent détester l'occident parce qu'il est belliqueux, impérialiste, sexiste, ethnocentrique, etc., mais lorsque ces défauts se manifestent dans les pays socialistes ou chez les peuples primitifs, ils leur trouvent mille excuses ou, au mieux, les admettent du bout des lèvres; alors qu'ils dénoncent avec empressement, et souvent en les exagérant, ces mêmes défauts dans la civilisation occidentale. Cela démontre qu'en réalité ils détestent les États-Unis et la civilisation occidentale en raison de leur force et de leur réussite. » Theodore Kaczynski, L' Effondrement du Systeme Technologique

 

Il n'est pas gravé dans le marbre qu'une augmentation des capacités humaines soit à l'avantage de l'homme blanc.

 

 

Le transhumanisme va accomplir des miracles ; faire retrouver leurs vues aux aveugles. Le sentiment humaniste commence avec une bonne intention, fini par atomiser Hiroshima et se voit justifier par les justiciers et les protestants du siècle. Et tandis que des réseaux neuronaux génératifs créent « des séquences de génome humain entièrement artificielles, impossibles à distinguer des ADN issus de donneurs réels », l'IA s'émancipe de son créateur en se rapprochant du moment où elle sera en capacité de créer elle-même la vie... Le cercle des « inutiles » s'élargit, de l'automate à l'autonomie de la machine, il n'y a qu'un algorithme.



Et un matin comme les autres, dans un laboratoire quelconque, telle découverte qui transpercera la « barrière épigénétique » aura des conséquences irréversibles sur l'humanité. La fatalité contenue dans le transhumanisme ouvre un nouveau chapitre de la volonté, à la volonté de puissance ; la fougueuse jeunesse de l'homme qui sait qu'il sait (qu'il ne sait rien), doit succéder une volonté de maîtrise ; l'age de sagesse de l'humanité qui doit éduquer la machine consciente d'elle-même. Une volonté de maîtrise nettoyée de toute hubris. Le bluff prométhéen en dit beaucoup sur le chemin à parcourir pour passer de la puissance à la maîtrise. C'était un spot publicitaire pour la marque de pneumatique Pirelli : « Sans maîtrise la puissance n'est rien », un Marc Aurèle ou un Léonidas aurait pu dire cette phrase au sujet du transhumanisme.



Parce que la Chine est en roue libre et que les prométhéens veulent nous transformer en fourmis savantes, il est logique que la Droite soit « bioconservatrice » et « technophobe » se radicalise sur ces questions, qu'elle se dresse contre la posthumanité promise et son peuple techno-élu, d'autant plus si celles-ci sont entre les mains d'ethnomasochistes plus fous les uns que les autres, du propre aveux de nos transhumanistes maison. Les projections concernant les capacités de la Chine et l’écart qu'elle creuserait sont exagérées. Quand nous avions huit ans, nous avions lu « Quand la Chine s'éveillera » où le péril jaune servait déjà de levier à l'acceptation du libre-échangisme. Les libéraux sont très forts pour forcer la main des conservateurs et les faire sans cesse baisser les standards de la Droite ; n'est-ce pas Monsieur d'Aspremont ?



Mais le transhumanisme par la menace ou la science-fiction ne fera pas œuvre de pédagogie. On se demande qui convoque les quatre cavaliers de l'apocalypse...



Ce qui est magique, c'est que le libéralisme, le progressisme ou le transhumanisme, qu'il soit de gauche ou de droite, sont toujours vendu comme une menace – si vous ne le faites pas, il le feront... –, et Dieu sait à quel point les conservateurs ont peur de la Nuit. Ainsi, le transhumanisme occidentaliste s'offre en délivrance aux conservateurs-libéraux : Enfin postmodernes ! Les pauvres n'attendaient que ça.



La Tradition est un principe dynamique. Les conservateurs ne sont pas traditionalistes, ils sont conservateurs. Sans doute les progressistes ignorent ces petites subtilités dans les différentes positions « conservatrices » et « révolutionnaires ». Ni les conservateurs, ni les progressistes, qui ont un problème avec la mesure de leur stress et de leur enthousiasme, ne sont capables de cette « maîtrise ».

Il ne s'agit pas de revenir en arrière ou de sauver les meubles comme auraient tendance à le suggérer les néo-païens ou les conservateurs, ni à dépasser les gauchistes ou les globalistes par le transhumanisme pour le transhumanisme sur la grande ligne droite du progrès comme auraient tendance à le suggérer les transhumanistes occidentalistes en crise d'hubris prométhéen, qui se répondent à eux-mêmes dans leurs propres articles. Et prennent le problème à l'envers en s'adressant à la Droite conservatrice tout en sachant que c'est la Gauche globaliste ; les sciences humaines et sociales, qui décident du contenu. Le problème n'est même pas politique. Il est très clairement spirituel. Ce sont des chercheurs et des ingénieurs « traditionalistes » et « archéofuturistes » que nous devons former ; qui « cherchent le Graal », pas à dépasser la « postmodernité » par la « posthumanité » où la Race, le Sang, le Génie et le Secret n'ont plus d'existence, où il n'y a plus de traditions, plus de techniques, plus de sciences : plus de progrès. Si mettre des limites n'est pas concevable, alors les avancées techno-scientifiques se feront dans le chaos. Le putsch fondamental des sciences dures et sacrées sur les sciences humaines et sociales ne se fera que par la voie du milieu, ce sommet.

Nous nous demandons si les communautaristes blancs ont conscience qu'à partir de la structure mentale transhumaniste actuelle ; l'état d'esprit de l'inintelligence superficielle, ce lointain transhumaniste est une succession de paliers à franchir, qui sont autant d'inconnues, et que rien ne garantit qu'une uniformisation totale de l'humanité, où les blancs auront totalement disparu, n'est pas qu'une étape dans ce parcoure vers ce lointain hypothétique ?



La question du transhumanisme nécessite plus que la prise du pouvoir où l'entrisme scientifique de quelques chercheurs nietzschéens, la réponse ne peut être qu'une victoire totale sur le globalisme dysgénique. Les transhumanistes néo-occidentalistes, plutôt que de nous menacer avec leurs pistolets-à-billes, de vendre du new age pas frais à la criée, feraient mieux de reconsidérer la pensée traditionaliste et la voie eurasiste si ils veulent réellement un transhumanisme archéofuturiste et solaire. C'est l'Empire de la Fin qui leur donnera, ça n'est pas le dysgénisme globaliste.



Ça n'est pas tant les mentalités qu'il faut changer à Droite, que sa volonté de reprendre le contrôle sur sa Tradition.



Le débat éthique est nécessaire pour maintenir un certain équilibre. La Chine devra s'y soumettre, ou autant lui donner les clefs de notre biosphère et déménager sur Mars demain matin. « Allo, Elon ? »

 

Nous devons redevenir maître de notre destin.

 

Vous n'avez plus de Grand Mythe ?

 

Nous vous en donnons un.

 


 

Dans l'archéofuturisme, le transhumanisme est l'ennemi du progrès et l'allié des progressistes.

 

« L’optimisme forcé, assez irrationnel, sur la ”nouvelle économie numérique”, avec le big data, la blockchain, l’impression 3D, le ”transhumanisme”, etc. qui préfigureraient une “quatrième révolution industrielle” et un nouveau paradigme (et paradis) économique mondial, relève probablement de l’utopie et de l’auto-persuasion. Et de la croyance aux miracles » (Faye, 2016) - Archéofuturisme : un dynamisme vitaliste

 

Par définition, un transhumanisme libérale et progressiste, sans relation avec une éthique bioconservatrice elle-même soumise à une éthique supérieure d'ordre traditionaliste, c'est la fin de l'idée même de race, et, par extension, de génie européen par l'artificialisation et l'uniformisation de l'intelligence humaine sous l'effet de la globalisation et de ses normes, uniformisation du QI et son augmentation par hybridation et disparition de l'homme blanc pour atteindre une égalité parfaite dont nous prévoyons ; ce qui ne demande pas des dons de voyant, que le préalable à cette entreprise est un nivellement négatif avant le rebond égalitaire vers le meilleur des mondes, afin de préparer les esprits, afin d'inscrire cet égalitarisme ethnomasochiste et dysgénique dans le cerveaux de nos chères petites têtes blondes augmentées et comme matrice de la nouvelle intelligence globale sans conscience. La « techno-race » est une race universelle.

 

Il s'agit de donner une âme aux fantômes dans la machine. D'imposer un transhumanisme archéofuturiste, bioconservateur et traditionaliste au monde pour sauver le génie occidental et implanter l'âme européenne dans la machine. Les globalistes ont à cœur de faire disparaître l'homme blanc avant que nous atteignons les échéances fantasmagoriques d'un eugénisme positif et d'un transhumanisme archéofuturiste.

 

D'ailleurs, pas plus Guillaume Faye que Laurent Alexandre n'y « croient », et même craignent le transhumanisme et l’intelligence artificielle. Pourquoi ? Parce que le transhumanisme n'est pas une croyance et n'a pas a susciter de philosophie, de spiritualité et de religion, et que ce sont du reste deux personnes intelligentes et d'une certaine sagesse qui évitent le mélange des genres, les syncrétismes et les hybridations. Ce qui est très appréciable chez Laurent Alexandre qui dit toujours clairement d'où il parle et ne cherche pas à faire de ses positions centristes une néo-spiritualité pour la Droite sans Dieu.

 

Aujourd'hui, les sciences-sociales font l' « éloge de l'Hybridation »  quand nous en faisions une critique radicale dans un essai « De l'Hybridation », aux alentours de 2015, qui anticipait le « Tous centaures ! » de Gabrielle Halpern, que nous penserons à réactualiser et à remettre en ligne. C'est le problème de la synthèse et du syncrétisme. L'archéofuturisme est une tentative de synthèse, le transhumanisme philosophique d'Aspremont est un syncrétisme entre Halpern et Faye. Chez Faye, le surhumain créé le transhumanisme pour se déifier. Chez d'Aspremont, l'homme créé le transhumanisme pour devenir un surhomme. Chez Halpern, l'homme blanc s'hybride pour performer dans l'indistinction et le disparaître. Nous ne reviendrons pas ici sur les liens entre new age, développement personnel et management.

 

« Personne ne s’en doute vraiment mais nous vivons dans un monde hybride peuplé de centaures, un monde où les « bâtards, métis, sirènes, êtres panachés, hétérogènes, bigarrés, croisés et mélangés » n’ont pas toute la reconnaissance qu’ils méritent. Et pourtant, ces êtres hybrides ont des choses à nous dire et à nous apprendre quand il s’agit de s’adapter à un environnement mouvant et incertain. Dans un monde marqué par l’impératif de l’adaptation, ces centaures sont les plus disposés à proposer des solutions agiles. Pourquoi l’Homme a t-il dans l’histoire jusqu’à aujourd’hui fait si peu preuve d’agilité ? Comment s’inspirer des centaures pour s’adapter au mieux aux métamorphoses de notre monde ? » Gabrielle Halpern

 

Apparemment, l'homme aurait manqué d'agilité jusqu'à présent, tout à chacun comprendra que veut dire « s'adapter » chez les progressistes comme Halpern ou d'Aspremont : disparaître au profit de l'hybridation et de la machine. Kaczynski avait raison. Les progressistes de tous les extrêmes centres de la raison convergent vers les mêmes catastrophes et les mêmes paradis artificiels.

 

On sait que les hauts QI ont, un peu comme les femmes, une fâcheuse tendance au « conformisme », sinon tous les ingénieurs seraient de Droite. Ce qui peut s'expliquer facilement par le fait que ce sont souvent des passionnés avec des journées bien remplies, plutôt heureux dans la vie et leur travail, que, par leurs qualités et leurs activités, mais aussi leurs efforts et leur mérite, ils sont un peu déconnectés du réel et de la politique de la médiocrité démocratique moyenne.

 

Nous ne savons pas si la « démocratie » est une preuve de sagesse ou de connerie chez les hauts QI. Mais dans une société traditionnelle, qui est une « société de castes », une « société aristocratique », ils ne subiraient plus l'horizontalité à 80 de QI et dirigeraient la Cité. Les néo-spiritualités new age, du développement personnel aux délires transhumanistes, sont l'ennemi du génie européen et de la Tradition, et sont l'ennemi des hauts QI et des scientifiques qui sont, par leur conformisme, plus influençables et perméables aux occultismes et aux scientismes modernes qu'ils peuvent le penser.

 

Zeus, foudroie-les, ils savaient qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient.

 


 

« Une ampoule s'alluma et, sous l'enveloppe d'acier, un ronflement léger et musical coupé de déclics irréguliers se fit entendre, une sorte de vibration retenue et pourtant précipitée. Dans cette pièce sans âme, deux millions de carrés de carton figuraient deux millions de vies éparses dans le monde. Mais pourquoi dire que cette pièce était sans âme ? Deux millions d'âmes se reconnaissaient parentes sous cette lumière froide, et cette bourdonnante machine qui battait comme un cœur trop rapide, mais indéréglable, c'était leur cœur commun, le cœur d'un maître monstrueux dont la non-humanité l'emportait sur l'humanité de tous ces hommes et donnait un sens à leur chaos... » Raymond Abellio, La Fosse de Babel, 27. Une machine trieuse d'âme, aux éditions L'imaginaire-Gallimard (1962)



Les orientations philosophiques et spirituelles d'un groupe, pour ne pas dire religieuses, influencent l'éducation et l'enseignement qui vont être donnés à ses enfants, et donc, à terme, concerne l'avenir de toute une civilisation, concerne presque sa cosmogonie... D'autant plus quand ce groupe se considère comme une avant-garde ou une élite.

 

La question de la religion est périlleuse, effectivement, on a la foi où on ne la pas, nous, nous ne l'avons pas, mais nous ne ressentons pas le besoin de nous en prendre à la religion catholique pour combler ce vide, de la même manière que les conservateurs accusent la décadence et le progrès de tous les maux. Nous dépassons ce problème par la Tradition. Il n'y a que de cette façon qu'il peut être dépassé.



Nous insisterons sur le fait que nous sommes tous soumis aux occult-ismes de la postmodernité et que la dérive philosophique potentielle dont nous parlons n'est pas propre aux néo-occidentalistes, loin de là. Nous parlons d'une tendance « progressiste » potentiellement « new age » qui nous semble dominante en terme de représentation spontanée du mouvement lorsque ses représentants abordent les sujets de la philosophie, de la spiritualité et de la religion : nous n'avons pas sondé les cœurs et les reins de tous les néo-occidentalistes. Il ne s'agit pas de ligne politique ou de ce que sont intrinsèquement les Braves dans leur vie de tous les jours. Nous nous garderons de donner des leçons de morale ou de maintient à nos camarades. Nous ne sommes pas des exemples, nous avons des défauts et des vices. Nous parlons de cette ambiance générale dont il est difficile de s'extraire et de se préserver.



Ce « penchant » laisse peu de place à la « voie traditionaliste », qui n'implique pas directement la religion, mais une vision « mésotérique » : involutive, cyclique, hélicoïdale, concentrique, tétralogique, trifonctionnelle, universelle, polaire, solaire, lunaire, précessionnelle, principielle, processionnelle, équinoxiale, saisonnière, cosmique, mythologique et métahistorique du monde et de l'espace-temps (cf. Phaure) : qui n'entre pas en conflit avec le concept d'entropie. Tout le monde à des croyances individuelles, des superstitions, et a refait le monde autour d'un feu de camp, il s'agit de s'imposer des cadres traditionalistes lorsqu'il s'agit de se constituer en Doctrine, en Ordre, en Parti, pour, précisément, continuer à jouir de cette liberté de penser chère aux européens sans entraîner toute une civilisation dans son gouffre intérieure. Il ne faut pas « faire rêver » les militants, il faut les réenchanter.



Ce choix, de favoriser des spiritualités agnostiques, athées, voir new age pour appuyer une métapolitique opérative, en l’occurrence celle du communautarisme blanc, qualifie le né-occidentalisme en son temps et énonce cette dérive potentielle du mouvement que nous nous permettons d'évoquer ici.



Il est difficile de savoir si cette orientation progressiste et transhumaniste, qui à des implications philosophiques et spirituelles, est consciente ou le fruit d'une paresse intellectuelle, la paresse de militants qui se laisseraient porter par l'ère du temps ou fascinés par le progrès technologique comme nous pouvons l'être mais pas au point d'être éblouis. Nous ne confondons pas progrès et éthique. Dans tous les cas, elle reflète une philosophie qui prend sa source dans l'occultisme socialiste du XIXe siècle « Certains auteurs, tel que Philippe Muray et Jules Michelet remarquent que la naissance de l'occultisme moderne en Europe est une conséquence du développement d'une société reposant sur un idéal de progrès : l’occultisme est indissociable du progressisme et vise versa. Pour Muray, la notion d'occultosocialisme désigne donc le régime politique et idéologique dans lequel nous vivons » , qui fait aujourd'hui la synthèse du communisme et du libéralisme à travers les pseudos-religions new age qui ne disent par leur nom... Un puits sans fond.



Qu'est-ce que le communautarisme blanc, actuellement et du point de vue de sa « spiritualité », si ce n'est une forme de communisme-libéral ? Peu importe qu'il soit ici basé sur le critère racial si cela est le seul dénominateur commun. Que ce critère et dénominateur commun uniques et exclusifs laissent la porte ouverte à tous les vents de la postmodernité et, in fine, à la destruction de notre civilisation européenne par cet esprit new age des occidentaux que certains appellent « gauchisme » ou « progressisme », d'autres « libéralisme » ou « capitalisme », d'autres encore « cosmopolitisme » ou « nihilisme », et que nous appelons simplement Globalisme. La race morte à l'intérieur n'est plus une race, c'est une biologie qui va vers sa fin peu importe le chemin qu'elle empreinte.



Toutes les tribus postmodernes ont leurs critères culturelles et esthétiques et toutes s'épanouissent dans le postlibéralisme que leurs flux véhiculent aux multitudes connectés aux écrans superposés de la postmodernité, et alimentent les bases de données des GAFAM pour en améliorer les algorithmes progressistes et pirater vos cerveaux. Ne pensez pas qu'il suffit de le savoir pour pouvoir lutter, que vous contrôlez tous vos réflexes neurologiques et cognitifs. On ne comprend pas encore bien le fonctionnement du cerveau – et nous ne savons même pas si nous pouvons scientifiquement parler de « structure mentale » ? – mais nous pensons que le « langage globaliste » structure notre « vision du monde » par la seule force des formats – des images ; des formes – qu'imposent les réseaux-sociaux et les différentes applications que nous utilisons, de manière directe ou subliminale, et, ainsi, « pirate » notre idéologie en y « téléchargeant » les grands narratifs globalistes, par exemple une vision positive et positiviste du transhumanisme.


 

Alors, on peut voir le cerveau comme un ordinateur organique, mais on peut aussi le concevoir comme un réceptacle métaphysique. Il faut imaginer le rôle qu'à du jouer la taille de la pierre, la maîtrise du Feu, le symbolisme, la transmission orale des traditions et des rites pour, en autre, entraîner la mémoire sur le temps long et créer la complexité cognitive qui, en Europe, a prit les traits d'un certain génie avec le malus d'un certain hubris, ensuite de voir le mépris de certains historiens et scientifiques pour cette « transmission orale » du Sacré. Ainsi, vous comprenez le rapport qu'entretiennent la plupart des progressistes à la Tradition. Un mépris ignorant et ingrat.



Il serait paradoxal de combattre les « théories françaises » et ses « dérivés marxistes » qui bloquent la recherche scientifique (et interdisent la Tradition) mais d'adopter des « dérives pédagogiques » et des « philosophies altératives » qui mènent au dysgénisme et aux distopies que prophétisent ces idéologies parce que nous n'avons pas vu venir ou su limiter un « entrisme new age » au sein de notre mouvement, n'est-ce pas ?



Il ne suffit pas de permuter social et racial pour sortir de l'occultosocialisme, des formes politiques collectivistes et postlibérales fussent-elles de « Droite », peu ou proue liées au positivisme et au scientisme qui anime le transhumanisme occidentaliste dans la configuration agnostique et hyper-rationaliste actuelle de son mouvement.



La tentation prométhéenneet « luciférienne » au plus haut niveau de cette « pyramide occidentaliste » : nous faisons référence à certains nationalistes ukrainiens ouvertement lucifériens et officiellement représentés au parlement ; nous ne sommes aucunement dans une accusation complotiste en satanisme mais il se fait que dans une certaine extrême-droite il y a des groupes et des individus qui se revendiquent ouvertement de cette « philosophie » – des mouvements postnationalistes et souverainotercéristes européens qui refusent l'idée d'Empire en son principe sacral et imperiumique pour lui préférer celle de tribu identiatire en son principe postmoderne (cf. Maffesoli), et ne garder de l'idée d'Empire que son hubris, que l'on proclame « civilisation occidentale » pour se donner de la grandeur mais qui se restreint à un « nationalisme de pure frime » contre le principe supérieur de Tradition, par extension d'Empire, de Civilisation, d'Aristocratie ; d'Europe. Nous retrouvons ce même « travers » du chemin à moitié fait dans le néo-paganisme identitaire qui préfère la démocratie laïque à l'Imperium Ultimum.



« Le principe impérial n’est pas un principe d’homogénéisation ; ses différentes composantes sont autonomes et peuvent être organisées de différentes manières, selon leurs propres politiques internes (en matière de justice, d’institutions, d’autonomie fiscale, d’éducation, de langue, de culture, etc.). L’empire maintient l’unité de l’ensemble et le projet civilisationnel général – mais cela ne doit pas être vu comme une association fluide, confédérée, totalement hétérogène, ouverte au monde entier. Une discipline de l’ensemble est nécessaire pour qu’il lui soit inculqué une direction ferme, centrale, claire. En ce sens, l’actuelle Union Européenne, cet agrégat administratif sans volonté, est loin de représenter l’idée impériale européenne.



Les composantes nationales (ou régionales) de l’empire seraient imprégnées d’une « liberté probatoire » qui accepterait la « grande politique » de l’ensemble et la souveraineté de son pouvoir central, mais ce pouvoir, en échange, concéderait leurs identités spécifiques, accepterait que chaque nation ou région, conservant sa liberté, a le droit de quitter la Fédération à tout moment. Pour réaliser un futur « Empire Eurosibérien », incluant la Russie, les Européens auront à décider si la fédération doit être fondée sur l’État-Nation ou la région historique. Mais quelle que soit leur réponse, l’idée d’une fédération impériale semble, en définitive, la seule voie par laquelle l’Europe sera sauvée. » Interview de G. Faye par Grégoire Canlorbe

 


 

Cette émission avec Romain d'Aspremont, où les positions néo-occidentalistes ont été parfaitement exprimées, affirmées et assumées, et le fait qu'elles ne suscitent aucunes critiques positives, aucuns débats constructifs, aucuns articles, de réponses, de mises en perspective, ne serait-ce qu'en interne, nous fait craindre qu'il n'y a plus rien à faire pour l'européanisme et, par extension, pour l'néo-occidentalisme.

 

Cela nous conforte dans notre conviction eurasiste et notre vision traditionaliste de l'archéofuturisme.

 

L'Archéofuturisme n'est pas un conservatisme futuriste (de Lesquen) ou un progressisme futuriste (d'Aspremont). « Archéofuturisme » dit ce qu'il doit dire : un archaïsme futuriste. Un retour aux Grands Temps. Est-ce que le néo-occidentalisme exprime une volonté de retour aux « Grands Temps » ?

 

La Quatrième théorie politique néo-occidentaliste n'est pas prête d'exister, premièrement en tant qu'interlocutrice en capacité de dialoguer ; par exemple avec la Russie et les néo-eurasistes, en dehors de ses réseaux confidentiels où elle se convainc qu'elle existe dans un entre-soi qualitatif mais qui a un sérieux travail à accomplir sur ses idées qui ne coulent pas de source, ses théories qui ne sont pas claires comme de l'eau de roche, sa philosophie en mouvement. Le mouvement néo-occidentaliste ne doit pas se voir plus petit qu'il ne l'est, et doit faire l'autre moitié du chemin. Le néo-occidentalisme a besoin doit trouver son Douguine, penser sa Quatrième théorie politique.

 

La « Droite alternative » qui est née de cette rupture avec la Dissidence va reproduire l'aventure de la Dissidence. Soyez des messagers pas des touristes !

 

« Quoiqu’il en soit, je jure sur la croix que l’Empereur m’a donnée de sa propre main, que je consacrerai, comme par le passé, tous mes instants dans ce pays, à répandre les idées françaises, et que si mes efforts sont vus par l’Empereur d’un œil favorable, ce sera la suprême récompense de mon ambition... » Jules Brunet, Lettre à l’empereur Napoléon III

 

En attendant, en France, et dans une perspective européaniste, il n'y a que Thomas Ferrier et le Parti des Européens qui offrent une porte de sortie vers un plus Grand Parti, puisque personne ne veut sortir du cadre démocratique, ne veut faire de la métapolitique radicale et intégrale, de la grande diplomatie.

 

La note positive c'est que Daniel Conversano et les néo-occidentalistes ont le sens des priorités et qu'ils affrontent le néo-souverainisme. Qu'ils sont en capacité de le détruire.

 

L'aventure ne commence pas si mal.

 

Mais il faut faire pression sur les intellectuels, sortir de la Deuxième théorie politique et du progressisme de réaction pour exister en tant que vision du monde européenne libre et indépendante.

 

La rupture avec la Dissidence ne pouvait engager qu'une rupture avec la Droite nationale sous contrôle néo-souverainiste. Les intellectuels et les figures européanistes doivent le formaliser, rentrer en conflit avec le réel postnational, postlibéral et postmoderne, et pas uniquement contre Marine Le Pen, s'émanciper de la Droite anationale, où rien ne se passera.

 

Actuellement, l'occidentalisme dépend de l'européanisme qui dépend de la Droite nationale qui est sous contrôle néo-souverainiste. Dnas la Droite française, l'idée d'Europe est devenu une véritable poupée russe idéologique. Nous autres, eurasistes, sommes des hommes libres et indépendants de ces idéologies françaises qui n'ont d'Europe qu'un vague passé et un présent sans futur, floue.

 

Pour résumer, il faut soutenir les Braves, le Parti des Européens, l'Institut Iliade, Génération Identitaire, parce qu'il n'y a qu'à cette échelle européenne de réflexion et d'action que peut naître la « critique positive » de notre temps critique, et il n'y a que de cette « critique constructive » que peut naître une « doctrine révolutionnaire » pour réorienter les « doctrines alternatives » et les diriger vers la plus Grande Europe.

 

Les souverainistes se font vieux, et la jeunesse néo-souverainiste est dégénérée, elle ne constitue pas un obstacle, la jeunesse identitaire et européaniste est dans un élan vital, la position européaniste peut devenir la première position française en moins de dix ans, du moins sur le plan métapolitique, mais, qui tient la première position métapolitique est le plus susceptible d’accéder à des pouvoirs politiques à moyen terme, le temps du souverainisme révolutionnaire et de la métapolitique néo-souverainiste est terminé. Le souverainisme qui veut du jus n'a plus de jus. A moins que vous souhaitez voir un Pierre-Yves Rougeyron aux pouvoirs...

 

Nous ne pouvons ni perdre ni gagner sans exister, donnons-nous au moins les moyens de mourir debout si la fatalité de l'histoire nous y amène. Il serait passionnant de voir ce retour de l'Europe comme Troisième force et de la plus grande civilisation française ; d'en voir le firmament de notre vivant. Nous ne savons pas comment l'Europe se fera, mais elle se fera.



Ensuite, et c'est précisément ce que nous reprochions à la dissidence il y a dix ans, c'est de vendre la stratégie métapolitique de la réinformation par le divertissement et de la reconquête culturelle par le développement personnel comme une stratégie unique et exclusive et comme une doctrine en soi. Ce qui est un double mensonge. Quasiment le péché originel de la Dissidence qui a plombé la plus Grande Droite, l'a alourdi, l'a massifié, la solidifié dans le virtualisme.



Premièrement, tout est Politique, on est toujours au service d'une doctrine, d'un ordre, d'un parti. Directement ou indirectement. Consciemment ou inconsciemment. Si on ne décline pas son identité politique, que l'on ne dit pas clairement d'où on parle, c'est que l'on cherche à le cacher. Si on n'en a pas conscience, c'est qu'il y a un manque de travail sur nos propres idées, d'ambition, ou que l'on ne peut pas justifier notre « mythe politique mobilisateur » : un mythe mobilisateur honteux. Ce qui, dans tous les cas, pose question. Et nous ne parlons pas de « transparence ». Une doctrine doit comporter une part de « secret ». Mais pour pouvoir « disparaître en pleine lumière » elle doit d'abord exister en tant que théorie et philosophie-politique, reconnue par les avant-gardes au niveau planétaire... Il n'y a que la Dissidence pour ne pas l'avoir comprit ou pour l'avoir trop bien comprit. Il n'y a que la Dissidence pour avoir essayé de faire la révolution sans doctrine, sans ordre, sans parti, ou peut-être qu'une dissidence ne fait pas la révolution ? Et ne cherche qu'à se maintenir dans l'opposition, comme Marine Le Pen et tout le camp national soumit au souverainisme. Une « métapolitique » qui n'est pas au service d'une Doctrine, d'un Ordre et d'un Parti ne sert à rien et est au service du globalisme d'une façon ou d'une autre. Ou pire encore...



Deuxièmement, il nous semble que cette « stratégie métapolitique », que nous avons qualifié de « gramscisme de droite », ne donne pas vraiment de résultat dans les urnes, ni dans le débat des idées à Droite, ni en terme d'entrisme européaniste au sein de la Droite nationale, tout est sous contrôle néo-souverainiste de la dissidence à la réinfosphère en passant par les centres mous. Un « gramscisme occidentaliste » ne donnera pas davantage de résultat. D'ailleurs, Daniel s'en rend compte lui-même. Nous ne disons pas que ça ne doit pas exister, ce qui n'aurait aucun sens dans un monde gouverné par la superposition des écrans, nous disons qu'il ne faut pas confondre l’outil et la doctrine, la méthode et la stratégie, la métapolitique et la politique. Pour nous, il y a très peu de différences entre Soral et Papacito, entre TV Libertés et E&R.



Nous avons aujourd'hui du recul sur le trumpisme et la stratégie métapolitique de l'Alt-Right, il y a sans doute matière à réfléchir sur les limites des usines à mèmes qui sont des usines à gaz. Le « mouvement vers rien » ne mène nul part... Daniel Conversano s'est déjà exprimé sur le sujet, nous sommes globalement d'accord avec sa position, mais nous pensons qu'il ne fait pas le lien entre ce « complotisme de droite » qui brouille parfois le message de la Droite alternative et qui, en réalité, est produit à cet effet, et la « sphère du développement personnel », fut-elle réactionnaire.



« Noyer les sources alternatives factuelles sous un torrent de #Qonneries à cycle de punition suffisamment court, pour que la plupart des crédules s’abstiennent ensuite de relayer toute info alternative de peur de passer pour des cons. Explication : la punition réside dans le fait d’avoir relayé une information erronée et de s’être décrédibilisé (plus ou moins) auprès de ses « suiveurs ». Les réseaux #Qanon se sont spécialisés dans ce dressage de masse. Mélanger des informations factuelles choquantes peu connues du grand-public avec des scénarios débiles formulés sur un ton docte et invalidés par les faits rapidement. C’est d’ailleurs la méthode reprise par Thomas Huchon évoquée dans l’émission « Tous Complotistes ». Qanon s'apparente à une ingénierie sociale immunitaire sophistiquée, destinée à immuniser la plus grande partie de la population contre des actualités alternatives factuelles qui se retrouvent noyées dans des infos fantaisistes virales à cycle court et décrédibilisantes. » Laurent Ozon, Telegram



Le lien, c'est cette « esprit new age » qui pourrit le cerveau des occidentaux qu'ils soient païens, chrétiens, agnostiques, traditionalistes, athées ou transhumanistes.



Est-il complotiste de dire que le complotisme est une « arme psychologique » de « services » pour qui l'Europe est un « terrain de jeu cybernétique » ?



Il serait faux de dire que la dissidence ne s'est jamais interrogée sur le rôle du complotisme et sur son propre rôle. Alain Soral, à plusieurs reprises, s'est interrogé sur ce qu'il était en train de créer ou de véhiculer, mais cette réflexion n'a pas été reprise par les militants qui ont préféré le complotisme, le divertissement et la déréalisation. Les néo-occidentalistes sont bien les enfants de la dissidence et du complotisme, des adulescents en rébellion contre papa Soral. Le complotisme était bien la maladie infantile de l'eurasisme. Le zététisme est la maladie infantile de l'occidentalisme. Le transhumanisme est la maladie infantile de l'archéofuturisme.



Vous ne voulez toujours pas le traditionalisme, vous aurez le complotisme, sous toutes ses formes, jusqu'à la Fin.

 

 

Libéralisme et Progressisme sont ontologiquement de Gauche sinon au service exclusif du globalisme, et ce, selon les critères de la Droite alternative qui détermine le paysage politique et métapolitique sur le clivage Gauche/Droite, qui ne sont pas nos (seuls) critères, mais nous utiliserons le référentiel des droites alternatives qui sont sorties, à raison, du « ni gauche, ni droite ».



Aux États-Unis, le libéralisme, le progressisme, le conservatisme, le mondialisme sont peut-être de Droite. Tout est de « Droite » et plus ou moins alternatif aux États-Unis. Les notions de libéralisme et de conservatisme ne sont pas identiques dans les mondes catholiques, orthodoxes et protestants. En France, c'est contre Napoléon ; contre le « concept absolu » d' « Homme providentiel », que le libéralisme et le progressisme se sont constitués en « contre-révolution » : en réaction contre le retour « absolutiste » du Sacré.



Récupérer les rejets et les derniers résidus positivistes est normalement une spécialité conservatrice mais c'est apparemment une spécialité inhérente à la Droite française. Vous me direz, à partir du moment où il y a une Droite progressiste ou transhumaniste, c'est qu'il n'y a plus de Droite et plus d'alternative. Ça n'est pas ce que nous pensons, la réflexion des droites alternatives au sujet de la Technique est inspirante, et l'archéofuturisme est une bonne piste entre tradition et progrès pour se réapproprier le futur.



Mais répondre au progressisme en lui opposant un « autre progressisme », c'est tendre l'autre joue, c'est une position conservatrice qui cherche à maintenir le progressisme, pas à sauver le progrès des progressistes. De la droite conservatrice à la droite libérale, de la droite libérale à la droite progressiste, de la droite progressiste à la droite transhumaniste... Demain, de la droite posthumaniste à la droite singulariste... D'alternatives en alternatives jusqu'à la disparition totale de la Droite sous le magma globaliste. En cela, la Droite est traditionnelle et a parfaitement intégré le principe d’involution.



Une Droite européenne, indépendante de la Droite nationale, serait une bonne chose pour commencer. Nous éprouvons des difficultés à promouvoir l'idée d'une Europe indépendante des États-Unis et apte à dialoguer avec la Russie précisément parce que nous ne distinguons pas « civilisation européenne » et « civilisation occidentale », de la même manière que les souverainistes ne distinguent pas Europe et Union Européenne. Des souverainistes qui nient l'existence d'une « civilisation européenne » – qui nient ce que nous sommes – mais qui parlent de « civilisation occidentale » sans problème, eux aussi. La « civilisation occidentale » comme horizon politique et géopolitique est une position de maintient du statu-quo globaliste que nous retrouvons dans le camp souverainiste et dans le mouvement occidentaliste qui ne cherchent pas à sauver l'Europe mais à maintenir le système globaliste.



La « civilisation française », puisque c'est de ça qu'il s'agit, peut-elle être une puissance indépendante des États-Unis, de l'Europe et de la Russie face à la Chine et demain à l'Inde ? Et à quel prix pour la civilisation européenne ? C'est toute la question. Une question géopolitique avant d'être une réflexion sur la Technique. La « civilisation française » des néo-souverainistes, qui fustigent les impérialismes, est maintenue par son empire archipélagique, colonial et cosmopolite. L'Empire sans l'aimer.



La notion de « postlibéralisme » est absente du logiciel des droites alternatives nationalistes, souverainistes, européanistes ou occidentalistes. Ce qui fausse certains de leurs constats et certaines de leurs analyses, les visions qu'ils peuvent avoir sur leur situation objective sur l'échiquier global, et les positions idéologiques, politiques et géopolitiques qu'ils prennent par rapport à ces visions... Parce qu'elles n'ont pas lu Douguine et ne se sont pas intéressées à l'idée de « Quatrième théorie politique ». Parce qu'elles ne lisent plus les traditionalistes et ne s’intéressent plus à la Tradition. Parce qu'elles opposent nationalisme et mondialisme, souverainisme et européisme, conservatisme et progressisme, modernisme et postmodernisme, créationnisme et évolutionnisme, etc. Mais ces droites n'opposent jamais une lecture traditionaliste à ces « vraies-fausses oppositions » – des oppositions nécessaires au statu-quo globaliste – pour ouvrir une troisième voie, ce qui est assez étonnant quand on prétend incarner une alternative à Droite. Une « Droite alternative » qui n'est, actuellement, ni une Troisième voie, ni une Quatrième théorie politique.



« Il s’avère que la victoire du libéralisme (la Première théorie politique) a coïncidé avec sa fin. Mais ce paradoxe n’est qu’apparent.

 

Le libéralisme représentait initialement une idéologie pas aussi dogmatique que le marxisme, mais néanmoins philosophique, structurée et élaborée. Le libéralisme s’est opposé d’un point de vue idéologique au marxisme et au fascisme en leur menant une guerre non seulement technologique pour la survie, mais en défendant le monopole du droit à la formation du modèle du futur. Alors que les autres idéologies concurrentes étaient encore vivantes, le libéralisme perdurait et se renforçait précisément en tant qu’idéologie, c’est-à-dire en tant qu’ensemble d’idées, de manières de voir et de projets propres au sujet historique. Chacune des trois théories politiques possédait son sujet. Le sujet du communisme était la classe. Le sujet du fascisme - l’État (dans le fascisme italien de Mussolini) ou la race (dans le national-socialisme d’Hitler). Dans le libéralisme apparaît comme sujet l’individu, libéré de toutes les formes d’identité collective, de toute appartenance. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique



Nous ne confondons pas le progrès, et le fait de vivre avec son temps, avec le progressisme, et le fait d'être un homme de son temps. De la même manière que nous ne confondons pas liberté d'entreprendre et libre-échangisme. Nous le précisons pour ceux qui ne nous connaissent pas, et confondent conservatisme et traditionalisme. On arrête pas le progrès et les involutions : tous les ages d'or ont leurs ages sombres et les ages sombres leurs ages d'or. S'il y a un éternel retour du Sacré (cf. Eliade) ; on ne revient jamais en arrière. La fuite en avant progressiste suit la même logique.



« Je rappelle qu'en latin "conserver" (conseruare) signifie "sauver" et non "maintenir". Iuppiter Conseruator = Zeus Sotêr » Thomas Ferrier, Twitter

 

 

« Si... »

 

(Réponse laconique de Sparte aux menaces de Philippe II de Macédoine : « Si je gagne cette guerre, vous serez esclaves à tout jamais » Par la suite, tant Philippe II qu'Alexandre le Grand évitent Sparte.)

 

Nous avons forgé le terme « néo-occidentalisme », que nous avons définit dans d'autres essais – « De l'Occidentalisme » que nous remettrons bientôt en ligne –, parce que l’explication populiste et identitaire nous semblait simpliste et insuffisante pour définir ce mouvement. C'est parce que nous prenons ce mouvement au sérieux que nous essayons de définir ce que nous percevons de son idéologie objective.

 

A ce propos, nous pensons que le mouvement néo-occidentaliste ne produit pas suffisamment d'essais sur sa philosophie-politique, ne serait-ce que pour laisser une trace dans l'histoire des idées, et aller chercher les intellectuels.

 

Dans les grandes lignes, le courant néo-occidentaliste présente ses positions comme une voie pragmatique, rationaliste et réaliste pour la Droite alternative. « Droite alternative » étant entendu comme la Droite qui se reconstruit en dehors du système politico-médiatique dans les avant-gardes métapolitiques prérévolutionnaires.

 

Le néo-occidentalisme est la seule tendance de la Droite alternative qui exprime une volonté de puissance européaniste par la praxis. La qualité première des néo-occidentalistes est de créer les conditions du débat et de cerner les grands thèmes. Ensuite, c'est de dépasser le constat de faillite et la métapolitique de la réinformation. Il lui reste à sortir de l’anonymat et assumer ses positions pour exister. La première tendance qui sortira de l'anonymat idéologique, qui assumera son identité politique, qui s'opposera au souverainisme, qui imposera une « vision du monde », qui justifiera un mythe prophétique mobilisateur, deviendra la Quatrième théorie politique, prendra le contrôle de la « Droite alternative » et, à terme, deviendra la seule Droite.

 

Daniel Conversano et son entourage ont posé les bases idéologiques du néo-occidentalisme, qui peut devenir la Quatrième théorie politique à l'Ouest comme le néo-eurasisme est devenu la Quatrième théorie politique à l'Est. Faites l'Histoire. Faites en sorte que le Soleil se lève.



Nous savons que Daniel parle désormais d' « européanisme » mais l'idée d'européanisme ; de Grande Europe, est une idée générale qui n'appartient pas aux Braves, qui préexistait aux positions néo-occidentalistes. L'occidentalisme est une tendance de l'européanisme au même titre que l'eurasisme peut l'être. Les positions néo-occidentalistes s'opposent radicalement aux positions européanistes traditionnelles et aux positions eurasistes sur de nombreux sujets. Alexandre Douguine a tout de même écrit ce que l'on peut qualifier d'une œuvre au sujet de la philosophie-politique eurasiste qui certes, est russe, mais qui est puissamment européenne.



Cependant, en France, le courant néo-occidentaliste est objectivement la seule tendance qui peut être qualifiée d'alternative européenne. Oui, parce que les droites alternatives nationalistes, souverainistes ou conservatrices ne sont en rien des alternatives, et qu'il n'y a pas de métapolitique eurasiste qui pourrait s'opposer à l'occidentalisme par sa praxis. Ce qui n'empêche pas le débat des idées, mais nous nous devons d'être lucides sur la réalité de nos orientations eurasistes et d'un réseau quasi inexistant en terme de praxis. Comme à leur habitude, les « tercéristes » feront semblant que la tendance néo-occidentaliste n'existe pas, ils ont fait la même chose avec le néo-souverainisme. Il est vrai que la métapolitique de la poussière sous le tapis a été très efficace contre la dissidence et dans l'histoire du nationalisme ; on commence à connaître la chanson.



Notre « orientation eurasiste » est avant tout géopolitique. Premièrement parce que nous ne maîtrisons pas toutes les dimensions de la pensée eurasiste, et deuxièmement parce que nous ne maîtrisons pas toutes les dimensions de sa métaphysique. Nos assertions traditionalistes et eurasistes sont purement littéraires et métapolitiques, elles ne sont en rien mystiques ou ésotériques – au sens « initiatique » que peuvent recouvrir ces termes.

 

La vision du monde eurasiste est une vision du monde à part entière et c'est notre idiosyncrasie militante, mais référez-vous à Alexandre Douguine et à Laurent James pour l'appréhender et avoir accès aux sources de sa littérature de combat. Pour les plus curieux, vous pouvez directement vous référer à l’œuvre de Jean Parvulesco ou immédiatement à celle de Dominique de Roux qui évoquent un « eurasisme français ». Quand nous parlons de « cadres traditionalistes », nous faisons essentiellement référence à René Guénon et Julius Evola ; aux grands principes traditionalistes. Il est également essentiel de consulter Robert Steuckers pour cadrer ce sujet de notre point de vue européen. Ainsi que nous nous plaçons sous le haut patronage de Léon Bloy.

 

« Il y a plusieurs façons de parler de l’idéologie eurasiste, aujourd’hui, après l’effondrement du bloc soviétique et la disparition du Rideau de Fer: 1) en parler comme s’il était un nouvel avatar du soviétisme; 2) en faisant référence aux idéologues russes de l’eurasisme des années 20 et 30, toutes tendances idéologiques confondues; 3) en adoptant, par le truchement d’un eurasisme synthétique, les lignes de force d’une stratégie turco-mongole antérieure, qui deviendrait ainsi alliée à la spécificité russe; un tel eurasisme est finalement une variante du pantouranisme ou du panturquisme; 4) faire de l’idéologie eurasiste le travestissement d’un traditionalisme révolutionnaire, reposant in fine sur la figure mythique du “Prêtre Jean”, évoquée par René Guénon; cet eurasisme-là prendrait appui sur deux pôles religieux: l’orthodoxie russe et certains linéaments de l’islam centre-asiatique, mêlant soufisme et chiisme, voire des éléments islamisés du chamanisme d’Asie centrale. Ces quatre interprétations de l’eurasisme sont certes séduisantes sur le plan intellectuel, sont, de fait, des continents à explorer pour les historiens qui focalisent leurs recherches sur l’histoire des idées, mais d’un point de vue realpolitisch européen, elles laissent le géopolitologue, le stratège et le militaire sur leur faim. » Robert Steuckers, Eurasisme et atlantisme: quelques réflexions intemporelles et impertinentes



Nous savons qu'est-ce que le néo-eurasisme. Nous ne savons pas encore qu'est-ce que le néo-occidentalisme. Nous ne savons toujours pas qu'est-ce que le néo-souverainisme. Nous cherchons l'européanisme.



Génération Identitaire, l’Institut Iliade ou le Parti des Européens ne font pas la même chose que les Braves mais, globalement, ce sont des forces nationales pro-européennes. Pour résumer, l'un fait de l'exposition médiatique, l'autre de la formation de cadres, le dernier de la représentation politique. Les Braves ont créé une nouvelle dynamique, une nouvelle dimension métapolitique.



Ces formations qui, dans l'idée, forment une entité européaniste à laquelle il ne manque qu'une « Quatrième théorie politique », pourraient, si elles se coordonnaient davantage, mener une offensive plus ferme contre l'idéologie néo-souverainiste qui possède le camp national.



Mais la Droite nationale est le monde des ronrons et des non-dits pour maintenir une union fictive des droites qui sème la confusion et freine toute dynamique pour sortir du nationalisme, du conservatisme, du marxisme et du complotisme qui se confondent dans le néo-souverainisme. Ce qui explique que ces forces identitaires européennes subissent le souverainisme et ne réussissent pas à évincer le RN. Nous en revenons à Dominique Venner : « Sans doctrine révolutionnaire pas de Révolution possible ! ». Ne nous dites pas que, depuis toutes ces années, ces forces ne peuvent pas former un Parti qui rivalise avec le RN. Qu'est-ce qui les en empêche ? Marine ? En réalité, soit ils sont dépendants d'une façon ou d'une autre du RN, soit ils sont dépendants d'une façon ou d'une autre du camp national. Des gens qui ne s'entendent pas mais qui ont peur de se fâcher ou des gens qui s'entendent mais qui ont peur de débattre.



Nous pensons que c'est moins le RN et les erreurs imputées à la famille Le Pen que l’ambiguïté entre la position souverainiste et la position européenne au sein du camp national qui empêche une nouvelle formation d'émerger. Faire du Menhir un bouc-émissaire n'est pas très « païen ». C'est facile à dire, d'accord, mais les européanistes auraient du entériner la rupture avec le nationalisme il y a longtemps. « Pas d'ennemis à Droite ! », certes, mais il n'est pas nécessaire d'être des ennemis pour débattre, être adversaires suffit amplement... Le seul débat qui ait un intérêt pour la Droite nationale est un débat constructif entre la position souverainiste et la position européaniste, si la simple évocation de ce débat crée tant de divisions et que ce débat n'est pas faisable c'est qu'il n'y a pas de Droite nationale. Discriminer ou disparaître.



Nous avons bien comprit que le mouvement néo-occidentaliste est jeune et que dans la jeunesse de son mouvement le néo-occidentalisme est ouvert d'esprit et influençable, turbulent et volatile, c'est aussi pour ça que nous l’apprécions comme on aime voir un enfant jouer et courir derrière les papillons.



Nous faisons confiance à Thomas Ferrier pour écrire la version européaniste de la Quatrième théorie politique qui pourrait se concevoir comme une réponse à la Quatrième théorie politique de Douguine.



Mais ce qui est intéressant, c'est que cette articulation occidentalisme/européanisme/eurasisme pourrait s'entrevoir comme une trifonctionnalité de la pensée européenne vers un archéofuturisme ensoleillé qui chasse les nuages souverainistes du ciel européen.



« Il est encore trop tôt pour que se lève le conflit définitif, celui qui réglera tout car il touchera au nœud du problème, et qui n'aura pas lieu entre droite et gauche (évidemment), ni entre patriotes et mondialistes (ce que pense Soral), mais entre nationalistes (de gauche comme de droite) et impérialistes. L'histoire du monde montre que la naissance des nations s'est faite avec celle de la modernité. L'effondrement des empires – ET DONC des spiritualités authentiques – est le corollaire de ce mouvement historique. Il n'y avait que 80 pays en 1920, et aujourd'hui plus de 200 ! » Laurent James



Le fond de notre pensée est que le néo-occidentalisme était nécessaire pour brusquer la Droite, et bousculer la Dissidence, mais il faut revenir à l'européanisme fondamental qui contient l'idée impériale de « Révolution conservatrice ». Parlons simplement de « Révolution européenne ».



Une Révolution qui suppose d'articuler certains principes traditionnels, et traditionalistes, pour la canaliser, pour justifier nos positions et pour éviter les subversions. Des principes immuables et dynamiques qui nous ordonnent, en substance, de ne pas tout céder au globalisme sous prétexte de son hyper-puissance relative et parce que nous avons peur de la Nuit. Il faut tenir. Il faut savoir dire « Non » ; mettre des limites. Qu'est-ce qu'une Droite qui ne saurait plus dire « Non » et mettre des limites ? Cela s'appelle la Droite conservatrice que vous combattez, à juste titre, mais que vous combattez au nom de la même peur de dire « Non » au Libéralisme triomphant et de la Nuit qu'il a fait tomber sur l'Occident. Les américains ont une Révolution similaire à accomplir aux États-Unis, mais ils ne peuvent rien faire pour l'Europe et l'Europe ne peut rien faire pour eux avant d'exister.



Les Braves remotivent une jeunesse nationaliste désœuvrée et qui est parfois trop jeune pour connaître les idées européennes, cette dimension à la fois sociale et métapolitique du néo-occidentalisme n'a pas de prix, et en fait une avant-garde naissante, mais cette condition implique des responsabilités. N'oubliez pas que vous formez une partie de la jeunesse qui, demain, peut représenter une « nouvelle élite ». (En tout cas, ça ne sont pas les réseaux eurasistes qui remplissent ce rôle, nous avons l'honnêteté de le reconnaître.)



De toutes façons, il est temps d'en finir avec le complotisme, le marxisme et le nationalisme, si ça doit être à coups de marteau néo-occidentaliste, qu'il en soit ainsi, car nous n'en avons pas tout-à-fait terminé avec le néo-souverainisme.



« Apporter le salut aux hommes est donc l’attitude au travers de laquelle l’on accueille l’autre en tant qu’il puisse véritablement, et selon toute la profondeur de son être, renforcer la communauté tout en s’accomplissant lui-même. C’est donc permettre qu’ils puissent s’élever en ayant été préalablement élevés à la réalité de leur être. Cela implique que la communauté, bien évidemment, soit pleinement consciente de cette nécessité... vitale. De son application, en effet, dépend la force, certains dirons aujourd’hui la « résilience », de la communauté humaine ; et de l’harmonie d’un monde à partir duquel l’on peut alors se permettre d’entrevoir un futur sous les auspices de la lumière (de la beauté éclatante d’une vision enthousiasmante). Bien entendu, cela suppose de prêter d’importants moyens tout d’abord à l’éducation et puis à l’enseignement, tel que nous avons pu le souligner dans notre ouvrage Res Publica Europae. » Yohann Sparfell, La Quatrième Théorie Politique ne cherche pas à créer un homme nouveau mais à « sauver » l’homme

 


 

« ...l'occidentalisme englobe l'européanisme, et il n'y a pas à opposer tous ces concepts, c'est délirant, nous sommes une seule et même civilisation...  » Daniel Conversano

 

Cette partie de l'émission – à partir de 1h 33min. – permet de démontrer que les néo-occidentalistes ont une vision géopolitique qui les caractérise, et que lorsque nous parlons de néo-occidentalisme nous ne rêvons pas.

 

L'Occident de Seattle à Vladistock contre l'Europe de Brest à Vladivostok.

 

Nous ne savons pas ce que Daniel Conversano et Romain d'Aspremont entendent par « eurasisme » et « sortir de l'eurasisme ». L'eurasisme ne consiste pas à « haïr les États-Unis », mais à s'opposer à son hégémonie et au globalisme. La haine... Et nous en revenons toujours à la même chose. Il s'agirait de justifier la position occidentaliste, géopolitique pour commencer, en quoi s'oppose-t-elle au statu-quo globaliste ? Évacuer cette question du débat en quelques secondes est un peu léger, surtout quand on est aussi vindicatif. La position géopolitique néo-occidentaliste est celle de Philippe Fabry : les États-Unis comme Troisième Rome.

 

Cette question géopolitique est centrale quand on parle d'Europe. Nous comprenons que ça n'est pas possible au détour d'une émission, mais nous demandons aux occidentalistes de justifier cette position dans un article ou une émission consacrée. La carte des civilisations qu'évoque Romain d'Aspremont est celle d'Henri de Lesquen. Faire de cette position une évidence, est de l'ordre de la pensée magique, l'occidentalisme ne va pas apparaître par la méthode Coué. Dans le contexte du statu-quo globaliste, et sans une « littérature de combat » pour l'appuyer, la position occidentaliste est une position néo-conservatrice de Droite. L'altermondialisme est l'aile gauche du mondialisme, la Droite alternative devient l'aile droite du globalisme.

 

Les occidentalistes devraient s’intéresser de plus près à l'Eurasisme (puisque ça n'est pas la première fois qu'ils en parlent). Les positions occidentalistes vont obliger les néo-occidentalistes à se confronter à la Quatrième théorie politique. En attendant, l'eurasisme existe, l'occidentalisme n'existe pas. Cette position géopolitique se borne à une position néo-conservatrice et finalement globaliste. Quand Poutine parle de « civilisation européenne » c'est une position essentiellement eurasiste, il ne parle pas de « civilisation occidentale ». Ne trouvant pas d'interlocuteur à l'Ouest, il est plus proche de se rapprocher de la Chine que des États-Unis. Douguine pèse le pour et le contre de la politique de Vladmir Poutine dans son ouvrage : « Vladimir Poutine, le pour et le contre (Écrits eurasistes - 2006-2016) ».

 

Nous avons cherché un mythe mobilisateur justifié, nous avons rencontré la prophétie eurasiste.



Mais pour trouver, il faut chercher.



Nous le disons, l'archéofuturisme est cet « eurasisme européen » dont nous avons toujours parlé.



L'Eurosibérie de Faye. L'Europe impériale de Steuckers. L'Europe boréale de Jean-Marie Le Pen. L'Europe européenne de Thomas Ferrier. La Russie européenne de Vladimir Poutine. L'Empire Eurasiatique de la Fin de Dostoïevski, de Bloy, de Parvulesco, de Douguine, de Laurent James et de la Vierge Marie !



Vers l'Est !

 

« La chose la plus importante est de commencer la préparation systématique d’une élite révolutionnaire globale, orientée vers la multipolarité et la 4TP. Cette élite doit assumer une fonction critique – être un lien entre le local et le global. Au niveau local, nous parlons des masses et des meilleurs représentants de leur culture locale (dirigeants religieux, philosophes, etc.). Souvent, ces communautés n’ont pas de vision planétaire et défendent simplement leur identité conservatrice qui existait avant le début de la mondialisation toxique et de l’impérialisme occidental. Soulever les masses et les conservateurs-traditionalistes jusqu’à un soulèvement victorieux dans le contexte de l’union complexe d’un bloc contre-hégémonique est extrêmement difficile. » Alexandre Douguine, La Civilisation comme concept politique, interview conduite par Natella Speranskaja

 

 

Il y a bien une géopolitique occidentaliste qui prend la direction d'un affrontement inévitable avec la Russie et son démantèlement par les forces globalistes, et, une géopolitique eurasiste qui cherche à imposer la multipolarité aux États-Unis, par la voie diplomatique et métapolitique, à raisonner les américains et arraisonner les globalistes, pour sortir totalement de l'unipolarité sortie d'elle-même, pour acter la multipolarité. La question qui se pose dés maintenant à un Européen, est de savoir s'il combat aux côtés de la Russie ou aux ordres des États-Unis.

 

Ça va être douloureux, mais les penseurs européens doivent faire le deuil d'une géopolitique européaniste, ils doivent choisir entre la position occidentaliste ou la position eurasiste. Nous n'avons plus le temps pour une Troisième voie.

 

La France, puissance nucléaire ET encore indépendante dans ce domaine, joue un rôle central. C'est la France que nous devons convertir à la position eurasiste, et c'est la France qui convertira l'Europe à l'Eurasisme.

 

De toutes façons, dans l'éventualité où les forces européennes alternatives réussiraient à faire l'Europe européenne, ce choix de la position occidentaliste et globaliste ou celui de la position eurasiste et multipolaire ne varie pas, et l'Europe devra faire ce choix d'une façon ou d'une autre. Les avant-gardes prérévolutionnaires peuvent le faire tout de suite ou attendre que l'Europe européenne se fasse au bord du gouffre ; pour continuer à entretenir leurs niches économiques groupusculaires. La question est de savoir si la France mettra sa dissuasion nucléaire au service du globalisme ou du multipolarisme ? La France seule ou l'Europe seule, c'est la même solitude, le même « chauvino-mondialisme ».

 

Nous sommes donc en désaccord avec l'approche géopolitique néo-occidentaliste des Braves qui consiste à englober États-Unis et Europe dans un même espace géopolitique. Il est difficile de décorréler États-Unis et Globalisme. Comme il est difficile de décorréler le gouvernement américain de son « état profond ».



Pour nous, il y a un « monde occidental » où, en effet, la race – dans une acception biologique très large – est le seul dénominateur commun, et l'on peut alors parler de « monde blanc », mais il n'y a pas de « civilisation occidentale » ou de « civilisation blanche » a proprement parler. Il y a une « civilisation européenne » et une « civilisation étasunienne ». Ce que revendique l'hyper-puissance étasunienne qui se considère comme une civilisation à part entière. Qui prétend être le phare du monde et incarner la Troisième Rome. Nous confondons le fait d'être influencés par le soft-power américain et le fait d'être des américains...


 

Nous pensons qu'il y a encore un mode de vie à l'européenne en Europe comme il y a un mode de vie à la française en France et un mode de vie à la bretonne en Bretagne même si l'American way of life est omniprésent dans les villes et les périphéries.



Entre l'Europe et les États-Unis, il y a tout de même l'Atlantique, et cette discontinuité territoriale ne permet pas de parler d'une civilisation qui serait une seule et même civilisation. « Les États-Unis », et plus largement le « monde anglo-saxon » ou le « monde protestant » ; qui sont aussi des « mondes blancs », avec lesquels nous entretenons des rapports conflictuels : géopolitiques, culturels, linguistiques, religieux, etc...



Ça n'est pas notre orientation eurasiste qui parle ici, mais nous nous sentons naturellement plus proches des Slaves, et de la Russie, que des Yankee, et de l'Afrique.



Les néo-occidentalistes se moquent souvent d'Henri de Lesquen, notamment pour sa carte des civilisations, ou de Pierre-Yves Rougeyron pour son « chauvino-mondialisme », mais ils partagent avec eux l'idée que les États-Unis seraient nos alliés. Les occidentalistes qu'ils soient nationalistes, souverainistes ou européanistes sont, de ce point de vue, des globalistes contrariés, et finalement des néo-conservateurs qui s'ignorent. Apparemment, « gramscisme occidentaliste » et « internationale trotskyste » joue à touche-pipi dans les chiottes libérales et communistes de l'UE. Nous parlons d'un « gramscisme de droite » sous contrôle néo-souverainiste. Nous ne parlons pas du « gramscisme de droite » de Jean-Yves le Gallou. Les néo-souverainistes étaient pro-Trump, comme ils sont pro-Poutine, c'est-à-dire et dans les deux cas, pour des mauvaises raisons – puisque les concepts d'eurasisme, de multipolarité, de postlibéralisme, d'empire, etc, leurs sont étrangers. Nous vous avions prévenu dés le départ que le trumpisme serait une parenthèse qui se refermerait brutalement. Les souverainistes en ont retiré autant de bénéfice que les occidentalistes, c'est-à-dire pas grand chose, mais pour un investissement moindre et en contrebande. Peste soit de Westphalie !



Le néo-occidentalisme a beaucoup misé sur le trumpisme ; qu'il ne faudrait pas enterrer trop tôt et qui ne pouvait pas faire beaucoup plus qu'il ne l'a fait. En attendant, nous n'avons pas fait grand chose de la respiration que Trump nous a offert, nous avons perdu quatre ans de dialogue avec les autres pays européens et particulièrement avec la Russie. La dissidence et le complotisme vous ont fait perdre dix ans de dialogue avec les traditionalistes et les eurasistes... Que l'occidentalisme de circonstance et la mode transhumaniste ne vous fassent pas perdre dix ans encore.



Quelle géopolitique européenne de l'Occident ? Et quelle géopolitique occidentale pour l'Europe ?



« La guerre idéologique de l'axe Paris-Berlin-Moscou va être faite par les grandes batailles de conscience à venir, et c'est nous autres qui détiendront alors le commandement suprême de ces batailles. Le renversement fondamental du front intérieur de la bataille décisive pour la libération de la conscience européenne fera que la conspiration mondialiste américaine sera alors réduit à la défensive, et que c'est nous autres qui conduirons l'offensive du désencerclement et de l'affirmation finale de nos propres positions grand-européennes, qui l'auront emporté. » Jean Parvulesco, Conduire l'offensive du désencerclement

 

Dans le cadre d'une « civilisation occidentale » comme puissance c'est l'Europe qui serait intégrée aux États-Unis et pas l'inverse. L'axe Paris-Berlin-Moscou suppose une intégration géopolitique de la France à l'Allemagne et de l'Allemagne à la Russie. Pour nous, « Occident » n'est pas une notion géographique, ni civilisationnelle, mais géopolitique et métaphysique.

 

L'orientalisme et le tiers-mondisme d'une certaine extrême-droite – aujourd'hui totalement ralliée au néo-souverainisme : au nationalisme, au marxisme et au complotisme – n'impliquent pas l'occidentalisme, le progressisme et le transhumanisme en réponse. Et, par là, une sorte d'allégeance aux États-Unis et au globalisme par réaction ou naïveté. Cette vision dualiste, binaire, informatique du monde, envahit tout depuis internet et les multitudes connectés au like et dislike globaliste. Mais cette vision manichéenne d'une unité occidentale sur le critère de la race contre « le reste du monde » ne va pas très loin en matière de philosophie-politique et de géopolitique. Le néo-occidentalisme est une réaction tardive à la dissidence et au complotisme. Nous le disons sans aucune arrogance. C'est efficace dans le cadre d'une métapolitique nationale et de la prise de conscience raciale des européens, mais ça ne fait pas une géopolitique continentale européenne. A moins de se rallier totalement aux États-Unis et au globalisme, nous ne voyons pas comment résoudre l'équation occidentale.

 

« Leçon n°5 : Il faut bâtir une Europe unie de l'Islande à la Russie sur la base de notre identité commune, de notre héritage commun. Finir la décolonisation, couper les ponts avec l'Afrique, émanciper les DOM, engager des politiques remigratoires. Mettre fin à la tutelle US. » Thomas Ferrier, Twitter

 

Délirant.

 

 

Dans l'ère cybernétique, le militant, même s'il sort du virtuel ou passe naturellement peu de temps sur internet, de par sa vie de famille, ses activités ou son tempérament, sera quand même influencé et orienté par une idéologie qui émane des réseaux-sociaux dans ses activités militantes via ses camarades et d'où les choses s'organisent.

 

L'homme vivant qui s'interroge, sur son rôle et le rôle de son mouvement dans ce grand jeu, remarquera rapidement que l'idéologie virtualiste qui lui commande ne supporte aucune critique et que le premier cercle, holographique, d'où émane cette idéologie, lui sera totalement fermée et inaccessible, peu importe la forme de son travail critique, son dévouement, sa loyauté, son mérite : et nous nous arrêterons là car la suite ne pourrait être que pamphlétaire, ce qui n'est pas notre intention.

 

La « société complexe » laisse peu de répit au militant. Et sans doute le militantisme ne concerne plus qu'une poignée d'hommes. Cerner tous les enjeux demande au militant une attention particulière sur ce qu'il se passe dans nos groupes prérévolutionnaires.

 

Le militant est perçu comme un consommateur, un client potentiel, avant d'être considéré comme un militant politique. Il doit remettre en question ce système dans lequel la réinfosphère nous a enfermé, sa condition de consommateur, de commentateur et de suiveur.

 

De nombreux intérêts économiques, légitimes et de bonne foi, principalement de survie, sont contraints et forcés de vous vendre de façon disproportionnée l’efficacité virtuelle et l'impact réel de la guerre informationnelle et de la stratégie de la réinformation. Une efficacité et un impact inquantifiables et indémontrables.

 

De notre côté, nous avons besoin d'individus, de militants, de fanatiques, de l'autre, ils créent des pseudos, des clones, des robots. La stratégie de la réinformation et la surmultiplication de cette forme du combat sont contre-productives sur de nombreux points et de la façon journalistique dont la réinformation se présente. Nous abordons ce sujet régulièrement et l'avons suffisamment développé ailleurs. Pour aller à l'essentiel : seuls quelques vaisseaux mères ont un impact réel et les militants sont submerger par l'information, on pourrait parler de « singularité informationnelle », dont le principal effet est de plonger les militants dans un état de sidération hyperactif, dispersif et addictif. Une catatonie vocifératrice, un militantisme zombie, cannibale. L'éclatement des militants dans la superposition des écrans et la pixelisation de la révolution transforme le militantisme en jeu-vidéo : un relais, un like, un commentaire égal un point d'expérience. Le mythe du clique révolutionnaire est sans doute l'invention la plus machiavélique en terme d'ingénierie cybernétique global.

 

La réinformation ; le combat cybernétique contre le système politico-médiatique, concentre 99% des forces disponibles, principalement pour répondre à des provocations, des attaques, se défendre d'accusations et, dans les espaces publicités, démontrer que les médias mentent ou ne disent pas toute la vérité sur ceci ou sur cela, que tel scandale peut faire vaciller le pouvoir plutôt que celui-ci, ce qui ne se vérifie jamais. Une position défensive, qui nous force à adopter une posture attendue de victime, à subir, à dévoiler toutes nos faiblesses.

 

Le 1% restant est composé de 99% d'avant-gardes métapolitiques hybrides entre Deuxième et Troisième théorie politique, dans divers compositions, qui ne manque pas d’intérêts, mais qui ne passent pas le Rubicon de la Quatrième théorie politique et ne dialoguent pas entre-elles.

 

En bref, un double déséquilibre des forces tant dans l'effort de guerre cybernétique que dans la métapolitique de combat. Beaucoup d'énergie et de temps perdus. Vous êtes seuls.

 

Le travail écrit sur nos idées, dans une perspective mobilisatrice à la recherche d'un mythe révolutionnaire, et pour sortir de l'impasse de la stratégie de la réinformation, est un exercice que devrait pratiquer tous les militants, sans spécialement le publier mais, entre l'expérience de la vie, lire, écouter des capsules, regarder des vidéos, peut-être en produire, commenter, réfléchir, militer, la critique pour la critique ET se mettre devant une page blanche pour décrire ce que nous comprenons de nos idées, des idées de notre famille politique, sous forme d'un essai dont la fonction est introspective, critique et constructive, il y a un gouffre insondable... C'est là que l'on prend conscience qu'entre voir, écouter, parler, ressentir, suivre des grands narratifs, participer aux activités et à la propagande de notre groupe, et, ne serait-ce que tracer les grandes lignes de ce que nous comprenons de notre mouvement individuel, communautaire et militant en temps réel, d'être en capacité de justifier notre mythe, de se confronter aux idéologies prérévolutionnaires objectives que nous ne pouvons identifier que par cet exercice, il y a cet instant où vous ne pouvez plus revenir en arrière, ce moment d'humilité, où vous comprenez la solitude de l’écrivain, de l'homme politique, du militant qui a prit le risque d'entamer cette introspection métapolitique dont vous savez qu'elle ne sera que ravage mais que c'est à partir de ce moment que vous commencez à exister en tant que militant, de vous différencier du suiveur, que vous approchez ce « mythe politique mobilisateur » que nous cherchons tous, que vous serez en mesure de le justifier ; et de vous aligner.

 

Le combat commence.

 

La guerre intérieure reprend.

 

Si vous avez peur de la vie, d'une liberté qui ne soit pas virtuelle ou artificielle, probatoire, ou que voulez vivre pour vivre, vivre pour être heureux et être heureux pour vivre, rangez cette idée folle au fond d'un tiroir et n'y revenez jamais, militez pour militer, selon votre instinct et votre loisir, à la recherche du bonheur, et suivez les grandes narrations de votre mouvement sans trop réfléchir, repoussez cette part de souffrance, mais sachez que vous ne le ferez que pour vous-mêmes, que ce confort intellectuel est l'ennemi de la Révolution et ouvert à toutes les subversions.

 

Les intellectuels contemporains ne s'expriment que sur des sujets très généraux, il n'y a plus de « littérature de combat », la « fonction prophétique » de l'écrivain est dénigrée. Combien de livres sur la « crise du monde moderne » et le « déclin de l'Occident » ne sont que des répétitions de Spengler ou Guénon ? Vos bibles contemporaines sont des constats de faillite et des autopsies du Gauchisme. Rendez-nous Parvulesco !

 

Les militants sont capables de défendre leurs positions de principe, par exemple au sujet de l'immigration, mais ne sont généralement pas en capacité de justifier leurs positions métapolitiques sur le temps long, d'y intégrer un mythe, et ont rarement conscience de leur idéologie objective pour la raison bien comprise que depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, la « Société ouverte » (Bergson/Popper) libérale et progressiste « prophétise » la « Fin de l'histoire » et la « Fin des idéologies » dans des milliers de livres et de productions audio-visuelles qui sont ses mythes fondateurs et mobilisateurs, qui se présentent sous tous les traits et visages possibles, à l'université, à la télévision, partout. Il est donc difficile de penser en dehors du cadre globaliste des formats imposés.

 

Une addition de combats contrariés et de positions contrariennes ne constituent pas une doctrine, et il faut penser au-delà du système propagande/contre-propagande, au-delà de la réinformation contre le système politico-médiatique et de la reconquête culturelle par le constat de faillite, au-delà des réflexions techniques sur les outils de propagande comme si nous étions de grands publicitaires ou des experts en communication, il faut sortir du commentaire, faire comme-ci le monde se limitait à notre famille politique, aux oppositions nationales au globalisme, et à partir de là, on peut commencer à réfléchir son militantisme, son mouvement, sa philosophie-politique.

 

Depuis la mort du grand européen Charles de Gaulle, de nombreux écrivains se sont cachés sous le masque de la figure de style nationaliste pseudo-maurassienne pour refourguer du « temps bénit des colonies » à la team patriote. Ils sont légions.

 

 

Le travail coercitif et combatif sur les idées, surtout celles de notre famille politique, est négligé par des militants qui seraient excellents dans cette exercice, nous le voyons sur les réseaux où s'expriment des militants d'une qualité humaine indiscutable, mais qui ne savent plus penser contre eux-mêmes et se reposent sur quelques certitudes. Mais il est surtout négligé par les intellectuels qui font un travail de transmission, de mémoire, d'érudition, de vulgarisation, un travail remarquable, qui produisent des manuels pratiques et de savoir-vivre militant, soignés et impeccables ; pour le moment, la mode est de répondre au « Que Faire ? » (Oberton, Bousquet, Engels, etc...) de façon théorique et pratique, irréprochable ; il y aussi de la belle littérature (Guérin, Camus, d'Algange, etc...), de beaux livres, tout un arsenal idéologique et militant, pour déconstruire la Gauche et reconstruire la Droite, en somme, une technologie de pointe, mais aucune « doctrine révolutionnaire » ne s'en dégage, pas d'ordre, pas de discipline, pas de parti pour accompagner ce mouvement.

 

Nous ne savons pas pour qui nous combattons ; ni sous quelle bannière.

 

C'est comme posséder la plus puissante des bombes mais, sachant que vous n'avez rien pour la larguer ou la lancer, vos ennemis ne prennent même pas le temps de vous combattre directement et continuent de vous interdire par la simple menace médiatique ou la dissolution administrative.

 

Une étrange défaite.

 

Quand Lénine répond au « Que Faire ? » il répond « aux au questions brûlantes de notre mouvement » et il est communiste. Il ne rédige pas un livre sur les bonnes manières, tout est là, il possède une « vision du monde »  et un Parti. Nous n'avons ni l'un ni l'autre. D'un côté Lénine, de l'autre Nadine de Rothschild.

 

Ce que nous comprenons de cette situation absurde et surréaliste c'est qu'ils ne répondent pas au « Que Faire ? » révolutionnaire, mais répondent à des angoisses de bons pères de famille. Ce qui est tout-à-fait respectable, mais ne répond pas au « Que Faire ? » métapolitique ou métaphysique qui est au cœur d'un mouvement politique. Nous n'assistons pas à une « réflexion critique » ; au sens d'une situation de crise, pour répondre à des « questions brûlantes » et donner une ligne directrice, mobilisatrice, ordonnatrice à notre mouvement, nous assistons à une homélie holistique, une thérapie de groupe et, au mieux, un « développement personnel » conservateur, sur des normes classiques, pour ne pas complètement sombrer dans le « new age ». Un hygiénisme nietzschéen loin de la bohème aristocratique de Nietzsche...

 

 

Nous ne voyons pas à quel moment il est question d'une littérature de combat métapolitique et métaphysique pour confirmer, s'aligner, exister, justifier notre Quête à travers la recherche d'un mythe... Nous cherchons le Graal, pas un « bon plan ».

 

Il n'y a plus de volonté des groupes métapolitiques prérévolutionnaires de rencontrer un mouvement réel pour lui imposer ses idées et son mythe révolutionnaire mobilisateur. Tout est vague, tout est flou. Nous sommes là, mais nous n'existons pas : pas de centre, pas d'axe, pas de faisceaux pour nous canaliser.

 

Nous avons digéré « la Fin de l'histoire » et sommes devenus ces « derniers hommes » sans « vision du monde ». C'est le statu-quo. Il n'y a pas d'affrontement politique.

 

Si on parle de « Droite alternative » c'est bien pour la différencier de la Droite nationale et c'est bien pour trouver une alternative au RN (qui renonce au frexit, mais ne veut pas faire l'Europe).

 

Une « Droite alternative » pour se distinguer des tendances conservatrices et d'une certaine propension au complotisme en présence dans la « Droite nationale », ne peut être qu'européaniste – sinon de quoi serait-elle l'alternative ? – et, par défaut, occidentaliste – puisque le mouvement néo-occidentaliste est le seul qui s'oppose frontalement au « néo-souverainisme ».

 

Une « Droite alternative » opposerait donc aux droites nationales toutes tendances confondues une Droite qui prend à revers les positions usuelles de ces « droites ». Dans les grandes lignes et l'expression la plus immédiate pour exprimer une « unité » : une droite conservatrice et néo-souverainiste (pour ne pas dire une « droite complotiste »). Une Deuxième théorie politique. Ce qui donne par opposition et pour exprimer une alternative : une Droite européaniste, libérale, progressiste et rationaliste, ce qui est objectivement la Droite représentée par les Braves et qui est une réaction logique à la « Droite nationale » pour la raison bien comprise que les droites nationales reprennent, et prennent en otage, des idées conservatrices, et des concepts traditionalistes, soit pour ne rien en faire, soit pour les détourner de leur objet, soit pour leur faire dire le contraire de ce qu'ils disent à l'origine et en principe, ce qui devait inévitablement entraîner une réaction, des incompréhensions et des confusions.

 

Parce que la Deuxième théorie politique – les théories de l'état et de la race ; leurs hybridations postlibérales –, peu importe son habillage, ne correspond plus à la géopolitique du mouvement réel du sens de l'histoire et du retour des empires. Il est d'ailleurs difficile de distinguer complotisme et conservatisme aujourd'hui, « conservatisme » et « complotisme » sont étroitement liés au sein de la réinfosphère et sont alliés contre l'Européanisme, et ce malgré les apparences qui pourraient nous faire mentir ; ou quand l'aristocratie dégénérée se confond avec la bourgeoisie décadente, la réaction progressiste et occidentaliste en est la résultante nécessaire.

 

C'est un peu la même chose avec le symbolisme et la franc-maçonnerie. Les francs-maçons singent le symbolisme traditionnel pour en inverser le sens et, à la fin, les complotistes vous expliquent que le symbolisme traditionnel est satanique sur YouTube. Et les militants se méfient de la « pensée traditionaliste » qu'ils confondent avec ses grimaces new age et complotistes. Les conservateurs et les souverainistes ne font pas autre chose avec la « Droite » comme objet politique révolutionnaire.

 

En ce sens, la droite alternative néo-occidentaliste et transhumaniste peut entrer en conflit avec la pensée traditionaliste et révolutionnaire, en la confondant avec la pensée conservatrice et contre-révolutionnaire à laquelle elle oppose sa pensée libérale et progressiste réactionnaire qui est un autre habillage de la Deuxième théorie politique, et n'est malheureusement pas l'alternative, la révolution, ou le mythe que nous cherchons. La Droite conservatrice est basée sur l'état. La Droite progressiste sur la race. Les deux seuls livres à lire en 2021 pour sortir de cette double ornière conservatrice et progressiste est « Le Fascisme vu de Droite – Notes sur le Troisième Reich » d'Evola couplé à « La Quatrième théorie politique » de Douguine.

 

De cette réflexion radicale sur la « Droite alternative » vu par le traditionalisme et l'eurasisme pourrait naître une alternative à Droite, cette double lecture pourrait renforcer l'occidentalisme, mais nous ne pensons pas que les militants aient la volonté de chercher un « mythe mobilisateur », qu'ils préfèrent les ronrons et ne veulent pas réellement exister.

 

« Nous ne luttons pas pour que le peuple devienne heureux. Nous luttons pour lui imposer une destinée. » Ernst von Salomon, Les Réprouvés

 

Alors, Que Faire ?

 

Se repentir des absurdités nationales et faire briller le drapeau eurasiste du plus Grand Axe.

 

C'est un Ordre.

 

 

Nous retrouvons ce « problème » dans la vidéo d'Ego Non sur le « mythe mobilisateur » (Sorel). Ego Non a sans doute lu 100 livres, 500 livres, 1000 livres, 2000 livres, 3000 livres, 5000 livres, 10000 livres, mais il n'évoque pas le rôle de la « fonction prophétique » dans le « mythe mobilisateur », ce qui veut dire qu'il n'y pense pas, qu'il n'envisage pas de relier ces deux concepts et cela nous a marqué : on reste dans le exnihilisme. Les concepts c'est comme les mots, ça s'articulent. (Nous avons bien comprit le format, nous prenons un exemple parmi d'autres, aussi pour mettre cette chaîne en avant.)

 

Le « mythe mobilisateur » peut être tout et n'importe quoi. Lire 1000 livres ne sert à rien si on ne sait pas pourquoi on lit. Vous pouvez lire 1000 fois Arsène Lupin (Maurice Leblanc) et ne pas comprendre que vous êtes en train de lire une œuvre codée, de suivre une voie initiatique... Celle du Gentleman cambrioleur et du Supérieur inconnu. Celle d'un « Quatrième terme » qu'il ne nous revient pas de nommer.

 

Le « mythe mobilisateur », ne se trouve pas par terre, il préexiste à l'expérience révolutionnaire, il « fonctionne » parce qu'il est justifié par des « prophéties » qui animent le futur, à l'avant-garde du Temps qualifié, en amont des Grands Temps... Ce que nous appelons « vision du monde » ; ou « métaphysique », est ce « mythe mobilisateur ». Ce mythe, pour la révolution de notre temps, existe, c'est l'Empire eurasiatique de la Fin.

 

L' archéofuturisme c'est Faye + Parvulesco, Steuckers + Guénon, Ferrier + James, d'Aspremont + Douguine : c'est Nietzsche + Evola.

 

En effet, c'est quand on quitte la critique systémique et que l'on entre dans la critique de nos plus grandes idées comme on rentre en conflit avec le réel que l'on rencontre un mythe politique. Un « mythe politique mobilisateur » ni ne s'invente ni ne se créé ; il est « toujours déjà présent ». Il se prophétise.

 

Quand à moi, j'attends SARMAT et l' « épreuve du Feu », le reste n'est que mythomanie !

 


 

« Ce que je retiens de L’échec d’une prophétie, c’est qu’on dit : errare humanum estsed perseverare diabolicum (l’erreur est humaine mais persévérer est diabolique) ; et qu’il n’est rien de plus faux. À la lecture de ce livre et à la lumière de mon expérience personnelle, je dirais au contraire qu’il s’agit d’un trait bien trop humain. » Duke, L’échec d’une prophétie : psychologie des illuminés (Rage culture)



En quelque sorte, les néo-païens rejettent les prophéties druidiques ; les eschatologies païennes, les visions traditionalistes, concernant l'intercession christique, pour le moins en son principe cosmique, polaire et solaire, dionysiaque et apollinien. Ils renient le principe involutif traditionnel. Et ainsi refusent le destin et le retour d'Europe. La vision cosmique, cyclique et involutive présente dans toutes les traditions archaïques implique la compréhension du déclin du « paganisme » et l'intervention du « christianisme ». Les païens sont davantage identitaires que païens. Peter Pan refuse de grandir. Ce refus originel, pour des raisons nationalistes et démocrates plus ou moins obscures, prends des dimensions dantesques en terme de subversion et de contre-initiation dans la configuration actuelle de notre combat en mauvaise posture, de processus auto-incapacitants, de prophéties accélérationnistes, collapsologiques et transhumanistes autoréalisatrices comme « mythe mobilisateur ». De la même manière que certains israélites, particulièrement les Pharisiens, ont renié leurs prophéties et rejeté le Christ ; nous connaissons les hérésies messianiques qui en découleront tel le mosaïsme ou le millénarisme embarqué sur le Mayflower... Faute de bouc on sacrifie des dindes.



Une vision mythologique du monde suppose une vision prophétique de l'histoire, mythologie et prophétie sont deux expressions d'un même sens cosmique de l'histoire. Les romains ont fait plus de mal au paganisme celte que les chrétiens, par trois fois. Des chrétiens qui ne pesaient pas très lourds avant que Rome ne convertisse l'Empire. Il y a trois façons d'être « païens » aujourd'hui : pagano-chrétien et traditionaliste ; néo-païen et identitaire ; luciférien et progressiste. La transmission orale a été abîmée par la persécution des druides par les romains et les voies initiatiques occidentales sont obstruées par deux mille ans de subversions. Ce qui fût sauver du « paganisme » le fût par des traditionalistes et des vieux paysans, pas par des historiens ou la « méthode scientifique ». Il faut tout de même le dire. Dans tous les cas, il n'y a pas de paganisme sans transmission orale, culte à Mystères, sans Secret et sans Tradition.

 

Petit aparté : D'après différentes lectures et du souvenir que nous en avons, le Sanhédrin n'a pas réellement nié que Jésus était le Messie – il y a toute une intrigue avec Ponce Pilate, où sa femme, qui connaissaient Marie-Madeleine, intervient, il paraît que les « Pilate » venaient prendre les bains dans des termes du Sud de la France... – mais il voulait garder ses rites et ses lois ; son pouvoir. Encore aujourd'hui, il paraît que la divinité du Christ n'est pas niée dans les plus hautes instances du Sanhédrin... C'est ce qu'on appellerait le « judéo-christianisme ». En effet, une branche « judéo-chrétienne » existait au début du christianisme, c'était des juifs qui reconnaissaient Jésus-Christ comme étant le Messie mais qui continuaient à vivre selon les coutumes juives. Ça n'est pas de cette branche que nous avons hérité. La branche judéo-chrétienne a vite disparue. La résurgence du judéo-christianisme dans l'histoire à plus à voir avec le protestantisme qu'avec le catholicisme romain...



Quand les « pharisiens » vous parlent de « civilisation judéo-chrétienne » ils ne vous parlent pas des « Saints de Provence » ou de la « Quête du Graal », ils vous parlent de l'Israël babylonien. On n'a pas converti l'Europe à dos de chameaux, mais sur des chevaux, en épée, à travers plaines et forêts, à la recherche du Saint-Graal.



Peut-être existe-t-il une sorte d'ésotérisme judéo-chrétien et de voie initiatique au sein du Sanhédrin au sujet de la divinité du Christ, dont « Eric Zemmour » pourrait être un représentant politique, mais c'est ici de la pure spéculation – nous noterons que les hérésies messianiques furent condamnées par le Sanhédrin.



Nous avons hérité de la branche hellénistique et d'une certaine manière « celtique », et il est incongru de parler de « civilisation judéo-chrétienne » quand on parle de la civilisation européenne comme le fait Michel Onfray pour ne citer que lui. Et nous ne parlons pas de toute la littérature apocryphe ou traditionaliste qui entourent les religions au-delà de leurs dogmes et de leurs pratiques cultuelles. La résonance fondamentale, de la naissance cosmique de la Sophia perennis des écrits coptes de Nag Hammadi que l'on retrouve jusque dans L'Ainulindalë de Tolkien.



Est-ce que le catholicisme médiéval ressemble à un quelconque judaïsme ? Les barbares n'ont pas provoqué la chute de Rome, ils ont sauvé son principe et l'ont déplacé. Et pour cela ils se sont servit du christianisme et de son Orthodoxie auquel ils étaient convertis. A cette époque, il n'y a pas de rupture entre politique et religion, il n'y a pas de laïcité, du moins pas telle que nous l'entendons aujourd'hui.

 


 

Le christianisme grec a couronné le paganisme (cf. Gordon), l'Orthodoxie celtique et le Catholicisme médiéval ont couronné le christianisme. De la même manière que la Renaissance couronne le Moyen-Age. Cycle, involution et révolution. Les ages dans les ages. Les nouvelles périodes s'ouvrent sur des petits ages d'or qui succèdent au petit age sombre de la fin de l'ancienne période. Les splendeurs de la Renaissance furent, certes, ingrates avec le Moyen-Age dont la Renaissance est l'explosion, et ainsi « obscurcit » cet age, pour passer à « autre chose »...



« La religion chrétienne est celle d’un peuple très civilisé. Elle a élevé l’homme; elle proclame la supériorité de l’esprit sur la matière, de l’âme sur le corps; elle est née dans les écoles grecques; elle est le triomphe des Socrate, des Platon. » Napoléon Bonaparte



Ce que vous appelez « civilisation judéo-chrétienne » est une conception tardive rattachée à la notion moderne d'Occident. Ça n'est pas le Saint-Empire romain germanique...



Nous ne disons pas que cela soit bien ou que cela soit mauvais que notre civilisation soit « pagano-chrétienne » mais c'est ce qu'elle est a priori « Par-delà du bien et du mal ». C'est cette « civilisation judéo-chrétienne protestante et occidentale » qui a accouché de l'universalisme, de l'humanisme, du droitdelhommisme. Ça n'est pas la France de Saint-Louis. Il suffit d'écouter Jean Rabin pour le comprendre... Un « judéo-christianisme » pour hippies et schizophrènes qui n'a pas grand chose à voir avec le judaïsme ou le christianisme. Quand on parle « d'idées chrétiennes devenues folles » (cf. Chesterton) on ne précise jamais qui les a rendu folles...



« Catholicisme » et « Universalisme » sont face-à-face et pas côte-à-côte. Comme le sont Empire et République universelle.



Vous voulez un Empire « catholique » ou une République « universelle » pour conquérir l'Espace ?



Le Frexit ? Pardon.

 



Nous insistons car, si nous ne prenons pas tout cela au sérieux une fois que nous avons fini de plaisanter avec la métaphysique de l'équilibre des forces selon Star Wars, nous refaisons alors le monde à notre guise et nous inventons des pseudos-religions personnelles contre la communauté et l'individu.



Notre vision pagano-chrétienne du monde blanc est discutable mais nous ne connaissons pas de prophéties, de révélations, de miracles ou d'ésotérismes néo-païens, transhumanistes ou encore archéofuturistes qui annonceraient une religion justifiée néo-occidentaliste. Ou alors les néo-occidentalistes doivent fonder leur propre religion ex-nihilo, en dehors de tous cadres traditionnels et européens, au moins les choses seront claires. Les États-Unis sont très tolérants avec les sectes et en matière d'hérésies protestantes. Peut-être que, grâce à l'arrivée de Joe Biden au pouvoir, les néo-occidentalistes peuvent obtenir leur « green card » et leur billet d'expatriation pour fonder leur secte au fin fond de nous ne savons quel état...



Nous n'allons pas ici aller rechercher le moindre extrait ou commentaire qui iraient dans notre sens, ne serait-ce que pour ne pas donner à manger à nos ennemis, nous faisons confiance aux Braves pour ne pas être de mauvaise foi et ne pas faire semblant de ne pas comprendre ce que nous disons.



Nous vous laissons réécouter les interventions de vos représentants sur la philosophie, la spiritualité et la religion, et juger si nos craintes sont légitimes ou totalement exagérées.



Nous tiendrons donc un propos générale et essayerons d'aller à l'essentiel. Nous pourrons entrer dans les détails dans un autre article mais nous supposons que les Braves connaissent l'idéologie qui est véhiculée par leur avant-garde ? Encore une fois, nous pensons que ça n'est pas souhaitable d'entrer dans le détail, nous espérons être bien comprit sur ce point.



Simplement, nous entendons rarement les Braves faire références à des écrivains traditionalistes ou à une certaine « littérature de combat », à l'inverse, nous les entendons souvent laisser la part belle à un certain progressisme et une certaine imagination dans leurs orientations philosophiques et spirituelles... L'homme ne se nourrit pas que de pain et de poudre de perlimpinpin.



« ...La dévirilisation contemporaine du vieux monde chrétien n’est rien d’autre que le résultat final de la prégnance des valeurs judéo-chrétiennes en Occident. Par la même occasion, le défi prométhéen posé par la biotechnologie – un eugénisme positif qui intervient directement dans le génome pour améliorer l’hérédité – pose un terrible problème, qui heurte les sensibilités issues du créationnisme monothéiste et de l’anthropocentrisme. Mais il était anticipé dans l’imaginaire archaïque du paganisme européen. Non seulement l’homme devient créateur de lui-même, auto-manipulateur, mais il se trouve immergé dans le vivant, comme « objet biologique », au même titre que n’importe quel animal. Tout ceci se ramène à la mort conjointe de l’anthropocentrisme et du déisme métaphysique : l’homme se fait lui-même, il est à la fois démiurge, rival du divin, et, dans le même mouvement, il se pose comme matière vivante modelable... ...L’archéofuturisme consiste à revenir à des comportements archaïques tels que la guerre et la territorialité, tout en couplant ceux-ci aux dernières avancées dans la science et la technologie. Il consiste aussi à reproduire un passé archaïque dans les temps présents. Dès lors, Israël s’avère pleinement archéofuturiste, puisqu’il a émergé comme une renaissance contemporaine des royaumes juifs de l’Ancien Testament, et du reste, s’est établi à la fois comme un État guerrier et un pionnier de la techno-science. La Chine, qui s’efforce manifestement de rebâtir son ancien empire, tout en s’imposant comme une puissance technologique, est un autre État archéofuturiste... » Interview de G. Faye par Grégoire Canlorbe






Dans ce cadre posé, nous projetons que le néo-occidentalisme, entre néo-paganisme et transhumanisme, dans un mélange spiritualiste des genres pour le moins original, s'imposera post-conservatisme de la postmodernité et de ses pastiches mythologiques, au même titre que les conservateurs se sont, de défaite en défaite, improvisés conservateurs de la modernité, jusqu'à la victoire... du postlibéralisme.

 

Selon nous, ce « mélange des genres » est du à une incompréhension du concept d' Archéofuturisme initié par Guillaume Faye. Voyons l'archéofuturisme comme un mouvement artistique et esthétique qui n'auraient pas encore trouvé ses peintres et ses écrivains, ses sculpteurs et ses poètes, ses architectes et ses prophètes, ses ingénieurs et ses fanatiques. Mais cela nous évoque des formes que nous retrouvons en germe dans le futurisme, et d'autres mouvements artistiques, mais fondamentalement dans le suprematisme. Nous retrouvons notamment cette dimension « esthétique » dans le Fascisme et d'une manière plus « ésotérique » dans le Nazisme (cf. Evola). L'Eurasisme a également une « dimension archéofuturiste ». En réalité, l'archéofuturisme a plus à voir avec le traditionalisme qu'avec le progressisme ou le conservatisme que le traditionalisme renvoie dos-à-dos. Pour réduire ce concept à sa plus simple expression : il exprime le fait que la Tradition est un principe dynamique. Ce qui est admit par tous les traditionalistes. Que la Tradition européenne est un savant mélange entre Tradition et « Futurisme » – la capacité de se projeter dans le futur. Et qui fait probablement le génie européen. Mais on parle bien d'archéofuturisme et pas d'archéoprogressisme. Entre « volonté de puissance » et « développement personnel », il y a Blavatsky et la défaite définitive de la Deuxième théorie politique...

 

De l'autre côté, les catholiques traditionalistes – à ne pas confondre avec les « traditionalistes catholiques », comme peut l'être Laurent James – refusent également d'entendre les prophéties mariales et eschatologiques, et, de fait, refuseront la « mutation » de la religion catholique qui doit advenir à la fin du cycle « monothéiste » de notre age, et, par là, se verront imposer, comme les néo-païens et les transhumanistes, la religion progressiste de l'homme diminué, momifié, zombifié : mort-vivant.

 

Ce « refus des prophéties » que partagent progressistes et conservateurs, catholiques et néo-païens, au sein de cette « Droite alternative », et, par conséquent, des prophéties et révélations mariales qui annoncent cette « nouvelle mutation », celle de la religion impériale européenne de la Fin ; de l'Imperium novissimum de Jean Parvulesco, explique cette inertie de la Droite qui anime un débat qui n'a plus lieu d'être.

 

Le refus prophétique, c'est le refus de l' « épreuve du Feu ». Qui est, d'un point de vue initiatique, une épreuve intérieure. Mais qui, d'un point de vue eschatologique, transparaîtra dans une Apocalypse et des cataclysmes bien réels. Une Révolution cosmique qui expriment un changement de Cycle, une « nouvelle mutation » de l'humanité par une « intervention divine ». Les planètes ne font pas de « contre-révolution »...

 

Quand nous parlons de « prophéties », nous parlons de la « fonction prophétique », ce que le profane appel « intuition ». La « fonction prophétique » dans toutes ses dimensions, exotériques et ésotériques : religieuses, politiques, artistiques, scientifiques, géopolitiques, littéraires, esthétiques... métapolitiques et métaphysiques, est une « fonction » qui est au centre de toutes les civilisations et qui ne prête pas à sourire. Il n'y a que les modernes et, il faut le dire, les ignorants, pour ne pas comprendre le rôle fondamental de la « fonction prophétique », que ça soit dans l'Art ou la Religion. Tout concoure à l'Occident. Tout va à l'Eurasie. Tout reviendra à l'Europe.

 

Nous ne sommes ni créationnistes ni évolutionnistes, nous avons une vision involutive et cyclique du Monde, à la création et à l'évolution nous opposons l'idée de mutation par une « intervention divine ». Il n'y aura ni « éveil des consciences », ni « homme augmenté ». Ce sont là deux visions « new-age » de la déification de l'Homme. Si cette « élévation » est possible de notre vivant, elle passe par une vie d'ascèse ou des chemins qui peuvent vous terrasser. Il y a une différence entre l’immortalité, que l'on atteindrait grâce à l'intervention de la science, et le fait d' « échapper à la mort » par une « voie initiatique » ; « une transmutation alchimique » ; une « résurrection » ; dont nous pouvons difficilement imaginer ce qu'elle est et les « états » que cela suppose... Le « new-age » à inventer la « réincarnation », aujourd'hui c'est l' « augmentation » qui mène à cette immortalité matérielle, cette solidification du principe traditionnel de « déification ».

 


 

La « révolution impériale et mariale » qui vient est déjà en germe dans les « prophéties druidiques » qui mettent l'accent sur cette « vierge qui enfantera », mais elle est également en germe dans les intuitions mystiques de Virgile ou les visions de la Sibylle de Cumes.



« Mais comme il ne se peut absolument pas qu'il y ait, jamais, un grand changement impérial de l'histoire sans un renouvellement de religion lui correspondant, quel serait ce renouvellement de religion auquel il faudra que nous nous attendions ? D'ailleurs, ce n'est pas le changement impérial qui amène un changement de religion, mais tout le contraire : c'est le renouvellement de la religion dans l'invisible qui provoque le changement impérial de l'histoire dans le visible. La religion ordonne. La Salette, Lourdes, Fatima, et Medjugorje. Les apparitions mariales se succèdent. Tous les signes sont là, qui depuis la moitié du siècle dernier, annoncent l'immense changement marial qui est en train de se faire au sein du catholicisme romain : le Règne de Marie est proche, règne fondamentalement apocalyptique et eschatologique, règne final de l'histoire, règne de la nouvelle souveraineté nuptiale et cosmique de celle qui, désormais, deviendra de plus en plus l’Épouse de Dieu dans l'éternité après avoir été sa Mère dans les temps de mystère de l'Avent de ses mystérieuses épousailles engagées dans la spirale indéfiniment montante de l'Unique Amour. 

 

Le renouvellement de la religion qui, dans l'invisible, en appelle au changement impérial de l'histoire de ce monde-ci à sa fin sera donc celui qui va poser l'intégration théologique et dogmatique du Quatrième terme marial au mystère abyssal de la Trinité, l'élévation de ce Quatrième terme marial à l'état de son éveil nuptial célébrant les noces éternelles de l'Agneau Apocalyptique. C'est la mise en mouvement du mystère de la Trinité par l'intégration en son sein du Quatrième terme marial qui fera leurs noces ardentes apparaissent au fond des cieux ultimes comme la Couronne de Feu de leur suprême accomplissement cosmique, comme cette vertigineuse Fulgens Corona qu'avait entrevue Pie XII...



...Maintenant, il ne reste plus que la proclamation à obtenir, par nous autres, de Rome, du nouveau dogme de la Souveraineté Cosmique et Nuptiale de Marie, pour que les temps de l'accomplissement final" soient irrévocablement mis en branle, pour que nous entamions secrètement la temporalité transhistorique du Regnum Sanctum

 

En même temps, de par le mystère même de sa prédestination, notre génération se trouve entièrement comptable de l'engagement révolutionnaire impérial porteur de la charge, de la mission de veiller aux mobilisations politico-historiques appelées à bâtir, à faire s'élever les assises de notre futur Empire Eurasiatique de la Fin: ce qui doit être fait, c'est nous qui le ferons. Dans les temps prescrits. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, Sur le grand tournant actuel du gaullisme, pp. 245-247, aux éditions Alexipharmaque



Ce qui gène Adrien Abauzit dans le buste d’Athéna, c'est la Sophia perennis, la sagesse européenne, l'érotisme marial qu'il renferme. Son puritanisme n'a certainement d'égal que ses turpitudes. La vie d'ici bas consume les âmes qui brûlent, qui prennent l’Épreuve, mais rejettent le Feu.

 

 

L'approche d'Hassen Occident est intéressante et nous n'allons pas nous plaindre d'avoir la zététique occidentaliste de notre côté pour en finir avec le complotisme. Mais de quelle métaphysique la zététique hérétique est-elle le nom ? Certes, les orientations libérales, progressistes, transhumanistes et occidentalistes du Cercle Cobalt sont nettement moins mystiques et ésotériques que l'approche de Romain d'Aspremont mais la « tentation prométhéenne » est présente et va dans le sens de la position géopolitique néo-occidentaliste amenée par Philippe Fabry. C'est une petite pique amicale, mais ça n'est pas étonnant pour un ancien marxiste et trotskyste d'être un nouveau néo-conservateur occidentaliste. Après tout, Marx est un grand prométhéen. D'homme nouveau en homme nouveau. On ne retient pas les leçons de l'histoire sur la complexité du vivant et son esprit rebelle.



« Il est curieux de voir comment Darwin retrouve chez les bêtes et les végétaux sa société anglaise avec la division du travail, la concurrence, l’ouverture de nouveaux marchés, les « inventions » et la « lutte pour la vie » de Thomas Malthus. C’est le bellum omnium contra omnes [la guerre de tous contre tous] de Hobbes, et cela fait penser à la phénoménologie de Hegel, où la société bourgeoise figure sous le nom de « règne animal intellectuel », tandis que chez Darwin, c’est le règne animal qui fait figure de société bourgeoise. »

— Lettre de Marx à Engels du 18 juin 1862 (Historique des critiques des théories de l'évolution)



La « méthode scientifique » n'est pas une philosophie, une spiritualité, une religion. La « méthode scientifique » est un outils qu'utilisent les traditionalistes jusqu'au moment où elle atteint ses limites. René Guénon était mathématicien, et il a parlé des limites de la « méthode scientifique », par exemple dans son livre « Les Principes du calcul infinitésimal », que nous n'avons pas le niveau pour cerner de A à Z mais que nous soumettons aux matheux et aux zététiciens. Si, toutefois, une métaphysique découlerait naturellement de la « méthode scientifique », nous apprécierions être édifiés sur son contenu, car cette « métaphysique » nous échappe.



On dit que la grande ruse du Diable est de faire croire qu'il n'existe pas. Mais cette grande ruse cache une plus grande ruse, celle de faire croire, par là, que l'âme n'existe pas. C'est la « trille du Diable », sa ruse et sa morale comme deux notes s'amusent.



Je n'existe pas, tu n'as pas d'âme, donne-la-moi.



Ça n'est pas le fait que le Diable n'existe pas qui permet tout, mais bien que l'âme n'existe pas avec ou sans Diable, avec ou sans Dieu, qui permet tout et n'importe quoi. L'âme, comme la morale, peut exister sans preuve de Dieu ou Diable ; mais s'il n'y a plus d'âme... Quel est le sens d'une « morale » s'il n'y a ni diables ni dieux, s'il n'y a ni esprit, ni âme ?



Avant, on signait des pactes. Aujourd'hui, on vend son âme en ligne au plus offrant. Même le Diable à de la concurrence et perd des parts de marché.



Le fait de détacher la morale du seul « duel originel » qui lui donnerait un sens premier, un modèle en exemple, le sens de la guerre intérieure primordiale qui anime le vivant, de la volonté de puissance principielle qui a fait du « néant » un « vide » et du « vide » un « vide fécondant », fait que la morale détachée du Diable et de Dieu n'a pas de sens, pas de raison d'exister, pas d'exigence vitale pour ce qui n'est qu'un corps hasardeux et une intelligence aléatoire. Pas de modèle, pas d'exemple. Une morale hasardeuse et aléatoire. Un astre mort. Un trou noir.



Ainsi, les moralistes postmodernes, détachés de toutes dualités métaphysiques et de toutes traditions, proclament un dualisme morale du bien et du mal athée ou agnostique, qui s'en lave les mains ou ne se mouille pas trop, mais ne savent pas à quoi sert ce bien et où va le mal, à quel service est leur morale – des Tables de la Loi à la Déclaration universelle des droits de l'homme –, au service de Dieu, ou au service du Diable, quand bien même ils défendent le juste, le beau et le vrai. Double morale, double standard, double lâcheté. Et ainsi peuvent faire le mal en vue d'un bien, d'un moins pire, d'un moindre mal, d'un presque mieux. La morale sacrée d'avant la naissance du mal n'est pas la morale profane du bien et du mal et ses Talmuds de soumission. Vous la sentez arriver la limite fondamentale de la critique matérialiste de l'Islam ? On attend avec une impatience non-dissimulée les nouvelles Sharias occidentalistes et transhumanistes de soumission globaliste à la grande pseudo-religion positiviste du Progrès. Bismillah ordinateur. La « Joconde de Paris » contre l'Armée de Dieu.



Quand le Diable ruse pour faire croire qu'il n'existe pas, ça n'est pas pour nous empêcher de croire en lui, mais pour que nous ne croyons plus en Dieu. S'il n'y a pas de Diable, il n'y a plus besoin de Dieu. Le Diable n'a pas besoin que nous croyons en lui, nous sommes à son service à chaque fois que nous ne sommes pas au service de Dieu. Et Dieu nous laisse le choix, comme il le laisse au Diable. Si on part du principe, certes enfantin, que le Diable est sur terre et que Dieu est au ciel, on a plus de chance de croiser le Diable que de tutoyer Dieu...



Personne n'a dit que le « Diable » est injuste, laid et faux. L'injuste, le laid et le faux sont l'absence de Dieu, et du Diable. Le Diable n'est ni l'absence de Dieu, ni son dédoublement, ni le vide, ni le néant. C'est un « juste » obstacle. Ainsi, les questions morales et les principes moraux qui ne regardent ni dieux ni diables ne servent que des intérêts injustes, laids et faux selon le point de vue de Dieu, et celui du Diable. Quand on fait le pari de Dieu, on fait aussi le pari du Diable... L'affrontement, et donc le choix, est inévitable. Et aucunes morales ou sciences ne permettent d'éviter d'affronter ce choix. L'homme fait bien des choix par omission, par athéisme et agnosticisme. Certitude, ignorance. Les techno-moralistes ne sont finalement comptables que de leurs nombres d'abonnés.



Tous les débats, actuels, autour de la religion, de la science, de la morale, de l'éthique, peu importe le sujet ou l'objet, et qui ne se termineront jamais, sont des répliques de débats qui avaient lieu dans la Grèce antique. Mais les grecs avaient ces débats dans le cadre d'une société globalement traditionnelle dans son rapport vertical au Sacré. Ainsi on ne mettait pas en doute ce qu'il n'était pas nécessaire de mettre en doute ; et le « sophisme » était un jeu de l'esprit « sans conséquence », nécessité, de la guerre et de la défense de la Cité, faisant lois. Il est difficile de replacer ces débats dans notre contexte postmoderne de surmultiplication où ces débats sont déclinés à l'infini (nous tenterons des analogies dans un autre essai) et de les distinguer dans les interactions entre les groupes prérévolutionnaires, car depuis le XIXe siècle rationalité et irrationalité se confondent dans la grande religion new age des scientismes et des occultismes, des ingénieurs et des philosophes qui font tourner les tables, qui savent mieux que leurs paires et que leurs pères, que leurs anciens et leurs ancêtres, et qui ne peuvent être que les « maîtres » maintenant que Dieu et l'Art sont morts. Ce qu'ils ne comprennent pas c'est que la Science sera sacrifiée sur l'autel qu'ils sont en train de dressé et la prochaine à mourir. Dans la joie et la bonne humeur d'un transhumanisme dysgénique.



Pour cerner les origines philosophiques qui mènent, à la fois, aux scientismes et aux occultismes postmodernes, leurs hybridations postlibérales, nous pourrions parler d'une victoire du relativisme qui ferait de la société occidentale une « société relativiste », où certaines choses légères et futiles sont devenues lourdes et sérieuses et où certaines choses sérieuses ne sont plus prises avec gravité, une société globalement gouvernée par une approche relativiste unique et exclusive dans tous les domaines, philosophiques et scientifiques, mais aussi politiques et religieux. Vous ferez alors le chemin à l'envers et, ainsi, dans vos recherches, vous trouverez qu'un lien existe entre cette « victoire » et celle du « new age », dans toutes les périodes depuis l'antiquité, de Socrate à Soral.



Le Moyen-Age a lutté, à mort, contre ce désenchantement né quelque part à l'aube de l'antiquité, dans un age sombre du paganisme, où les dieux vengeurs des montagnes, refoulés, se sont fait lois. C'est souvent évoqué, mais on n'insiste pas assez sur la parenthèse enchantée que fut l'ère médiévale et ne nous bassinez pas avec des analyses anachroniques sur la condition socio-économique des paysans sous les féodalités excessives dont nous vous rappelons qu'elles furent combattues par les Rois, que, plus généralement, la fin de l'esclavage est exclusivement due à la découverte de l'énergie fossile : en bref, ça n'est pas notre sujet , une dernière période dorée, qui a permit aux européens de se préparer à affronter quelque chose qui était là avant elle, et qu'elle a contenu, retenu, le temps de fixer les grands principes traditionnels dans leur quintessence, cristallisée dans la Renaissance, et qui nous permettent de tenir aujourd'hui face au déferlement des armées de cette chose qui n'est autre que notre sujet et le votre.



« Le scientisme dominant du XIXe siècle, qui se considérait « à l'avant-garde », a remplacé la théologie par la sociologie. Celle-ci est devenue l'évangile des « progressistes du siècle ». L'on s'est mit à chercher Dieu dans le social. Votre sentiment et votre conception sociologique du monde ont obscurci pour vous les mystères de l'univers de Dieu, vous ont coupé de la vie cosmique. Vous avez chu de l'ordre divin du cosmos et vous vous êtes installés sur la surface limitée de la terre. Chez vous, tout est devenu social, dérivé des catégories sociales, auxquelles tout a été subordonné. Et ainsi tout est devenu superficiel, privés d’assises profondes, y compris le social lui-même. Votre société est l'abstraction des abstractions. La conception sociologique du monde d'Auguste Comte ou celle de Karl Marx sont des vues abstraites. Votre sociologisme vous a coupé non seulement de la vie cosmique, mais aussi de la vie historique. » Nicolas Berdiaev, De l'Inégalité, Deuxième lettre, des fondements ontologiques et religieux de la société, aux éditions de L'Age d'Homme



Ainsi, notre « société relativiste » a abandonné les domaines de la philosophie, de la spiritualité et de la religion ; de l'Art et de l'aristocratie, à certaines élites, à l'idéologie, à des positions politiques, ou des postures esthétiques, à la théorie et à l'exotérique. Aux syncrétismes politiques et aux occultismes scientistes, par pessimisme ou optimisme, pour résoudre toutes les équations du vivant, des interactions sociales, culturelles et politiques, économiques et écologiques.



Ce qui, premièrement, est faire porter aux scientifiques un lourd fardeau qu'ils n'ont pas nécessairement demandé, sans leurs donner les moyens de le porter, et, deuxièmement, les fait sortir de leur « fonction » pour les mettre au service d'une pseudo-science eugéniste et transhumaniste dont nous avons relevé les linéaments dans la position philosophique de Romain d'Aspremont, et qui adviendra par la gauche ou par la droite, au détriment d'une métaphysique qui, il faut bien le dire, manque cruellement à la Droite alternative attirée par la démonie de l'économie et les calculs froids de Marx, Keynes et Hayek – dont le postlibéralisme économique est la synthèse globaliste, pour ceux qui se demandent comment la France peut-être à la fois collectiviste et à la fois libre-échangiste, le dernier pays communiste dit-on, à cause du niveau d'imposition, du coût de l'immigration et d'une redistribution douteuse, qui ne font pas de la France un pays « communiste », mais un pays de l'Union Européenne sous tutelle, non pas allemande, mais étasunienne, globaliste en son sein, tout simplement. Le Libéralisme ça n'est pas qu'une philosophie-politique ou un système économique qui tourne plein tube, c'est une géopolitique, une métaphysique et une allégeance au globalisme contre la civilisation européenne et occidentale, et non l'inverse. Mettre l'Occident avant l'Europe est une position de principe occidentaliste, qui est une position néo-conservatrice, pour résumer, l'alliance des libéraux protestants et des trotskystes juifs qui essayent, par exemple, de faire monter Zemmour pour la prochaine présidentielle française, ce qui n'effleurent pas la perspicacité métapolitique d'excellence et d'élite des néo-occidentalistes dont l'acuité géopolitique est le summum de la pensée européenne. Sans blague.

 

Par définition, chaque spécialisation scientifique à des biais liés à sa spécialité. La « mode de la technoscience » est a relier à celle des neurosciences – De Laborit à Taleb en passant par Aberkaneet celle de la « physique quantique ».

 

Dans la « société relativiste », zététique et complotisme, de gauche comme de droite, s'affrontent mais se confondent dans la grande religion qui surplombe les pseudos-religions des hommes qui pensent qu'il n'y a ni diables, ni âme.

 

La « méthode traditionaliste » ; les grands principes traditionnelles qu'articulent les penseurs traditionalistes, permet, théoriquement, de justifier ou d'invalider « scientifiquement » du bien fondé d'une philosophie, d'une spiritualité ou d'une religion sur la base de la Tétraktys pythagoricienne, de la tripartition, du principe dynamique, du mouvement hélicoïdal du Temps, du symbolisme sacré, etc c'est la fonction métapolitique qu'elle pourrait recouvrir. La littérature traditionaliste s'évertue à faire la démonstration de sa méthode, de manière profane et par la « méthode scientifique » jusqu'à atteindre et repousser précautionneusement les frontières entre la matière et le métaphysique.



Nous non plus, nous ne pouvions plus supporter le puritanisme et le complotisme, et la réaction rationaliste est un bol d'air qui peut revivifier la révolution traditionaliste, qui se borne à un combat métaphysique. Le rationalisme peut être un renfort du traditionalisme dans la part métapolitique de son combat, comme il peut se présenter comme la troisième voie d'une métaphysique anti traditionaliste, ça n'est pas nouveau.



La zététique hérétique, occidentaliste, est dans une démarche purement rationaliste, que nous serions tentés de qualifier de « traditionaliste » puisqu'elle s'attaque aux occultismes pseudo-scientifiques. Les complotistes et les puritains nous exaspèrent et nous enragent tout autant, si ce n'est plus. Pour le moins, nous sommes strictement détestés par les mêmes groupes politiques. Nous ne nous occupons pas de domaines qui nous inspirent mais ne nous regardent pas d'assez près pour que donnions notre avis, un avis qui n'aurait pas d’intérêt. Par contre, de la même manière que les zététiciens flairent la « pseudo-science » nous flairons le « néo-spiritualisme ». Qu'ils ne sous-estiment pas cette capacité traditionaliste. Et se méfient de leurs biais rationalistes.



Nous ne pouvons pas étendre cette démonstration ici et couvrir tous les domaines de la science ; qui comprend les sciences-sociales, et toutes leurs interventions dans les domaines religieux et politiques, ce qui reviendrait à faire intervenir toute l'histoire de la philosophie. Mais cette omniprésence de la pensée scientifique ; ou pseudo-scientifique, et l'éclipse totale de la pensée traditionaliste dans le domaine de la métaphysique sont néanmoins visibles dans les groupes métapolitiques prérévolutionnaires. La réaction rationaliste est, pour l'instant, liée positivement à la révolution traditionaliste et, en bien ou en mal, pour le meilleur et pour le pire, c'est la fin de cette « éclipse ».



Dans la droite libérale, progressiste et rationaliste, on associe le conservatisme à un certain obscurantisme, à un certain puritanisme et à un certain complotisme, mais on fait rarement intervenir les penseurs traditionalistes, dont la plupart ont une formation scientifique parfois multidisciplinaire ou pour le moins une faculté au raisonnement philosophique admise, qui sont légitimes pour, sinon trancher, conseiller des débats qui ont largement débordé du cadre de la rationalité pour basculer dans le domaine de la métaphysique. Sans doute le « traditionalisme » est-il associé au complotisme, ou au puritanisme, comme une ixième forme d'obscurantisme, ce qui est bien une expression de ce que nous essayons de démontrer : la méthode scientifique peut ignorée la méthode traditionaliste qu'elle contient, ce qui est métaphysiquement neutre. Cependant, dans le cadre d'un combat métapolitique, notre combat actuel qui est aussi un combat métaphysique, elle peut se mettre au service du gauchisme comme au service de sa destruction, mais au-delà de ce combat contre le gauchisme, et sur un plan métaphysique, elle peut se mettre soit au service du « new age » soit au service de la « tradition ». Les polémiques que les zététiciens entretiennent dans leurs milieux scientifiques, nous les entretenons dans les milieux traditionalistes. Sur un plan métapolitique, nous menons le même combat. Mais, pour l'instant, il est difficile de dire si nous menons le même combat sur le plan métaphysique, au-delà des questions éthiques et de la morale.



Les milieux rationalistes, par opposition aux milieux complotistes, qui ne font pas intervenir le traditionalisme, dans des domaines qui lui sont pourtant conférés, basculeront et glisseront vers un néo-occultisme. Qui pénétra sans doute de plus en plus les milieux nationalistes et conservateurs, mais cela ne changera pas radicalement la nature complotiste et new age des droites alternatives, en remplaçant le complotisme par un hyper-rationalisme qui vire au néo-spiritualisme, on arrive à un résultat nul. Dans le complotisme c'est le cœur nucléaire occultosocialiste, c'est l'esprit new age sous toutes ses formes qu'il faut viser. Et oui, chers camarades, la « méthode scientifique » et l'attribution, aléatoire, non-ciblée, de biais cognitifs, à l'un ou l'autre, à tord ou à raison, aura tôt ou tard des limites pour pénétrer l'esprit new age du complotisme et le détruire de l'intérieur, il y a moins de combats qu'on ne pourrait le croire avant d'atteindre le cœur de la cible et il n'y ait qu'une seule guerre...



Pour en revenir à la question d'un éventuel débat éthique, nous ne disons pas que les scientifiques et zététiciens ne peuvent pas participer à ce débat éthique sur le progrès et ses limites. Vous l'aurez comprit. Ils sont concernés au premier chef et compétents dans leurs domaines. Il faut tout de même que les philosophes, les chercheurs en sciences-sociales, les penseurs en tous genres, admettent que, sans formation poussée et d'excellence, sans une expérience avancée dans tel ou tel de la science dure, ils ne peuvent pas fournir un avis sans l'intervention des scientifiques à qui ont ne peut faire que confiance sur de nombreux sujet. La morale et l'éthique ont leurs propres limites.



La zététique de Droite – essentiellement le Cercle Cobalt, le site Rage, et des essayistes comme Romain d'Aspremont – ont apporté quelque chose à notre réflexion, par exemple sur l’intelligence artificielle et sa conséquence qui est celle de la « singularité technologique ». Nous connaissions ces concepts, nous écrivions déjà sur ces sujets quand le Cercle Cobalt s'est créé, nous nous sommes beaucoup intéressé à la cybernétique dans le passé, et nous avions déjà croisé la route de Popper, mais nous n'avions pas comprit le caractère inéluctable, certes à très long terme, de cette « singularité », entre autre chose que nous avons comprit grâce à cette zététique de Droite ou occidentaliste. Il y a un aspect médiumique dans cette « prophétie scientifique » au sujet de la singularité technologique. Philosophie héritée des grecs qui pensaient déjà la Technique, et également héritée d'une certaine tradition orale.



Il est vrai que les traditionalistes contemporains n'ont pas encore dit grand chose de l' « intelligence artificielle », de la « singularité », du « transhumanisme », ce qui est dommage, nous pensons qu'ils sous-estiment la portée du sujet et l'importance de (re)mettre des mots dessus. Puisque, bien évidement, les principes traditionalistes contiennent les principes scientifiques et les traditionalismes ont fait la critique du modernisme et du progressisme qui est extensible à la critique du transhumanisme mais qu'il faut (re)justifier et (re)préciser.



En attendant, nous semble raisonnable de dire que cette disposition d'esprit progressiste incline à une philosophie qui, si elle sort du cadre individuel et des cercles de scientifiques, peut vite basculer en « spiritualité new age » de masse. Alors que fondamentalement, une philosophie réservée à une élites scientifiques et qui n'est comprise que par quelques génies, peut être traduite et se concevoir comme une doctrine économique et écologique dans la gestion des ressources et pour limiter les limites imposées par des principes de précaution idéologiques non-scientifiques et antitraditionalistes, mais nous nous demandons si ses aspects ésotériques doivent nécessairement se retrouver dans le débat publique ?



Nous ne croyons pas que l'athéisme ou l'agnosticisme existent réellement, ou que la « méthode scientifique » puisse remplacer les spiritualités et les religions. C'est ici qu'intervient la Tradition. Les traditionalistes n'ont pas attendu la zététique hérétique, libérale, positive, occidentaliste, pour régler leurs comptes au complotisme et à la dissidence, au progressisme et aux conservateurs. Les traditionalistes ont anticipé ces débats. On ne trouvera pas de réponse chez Karl Marx, certes, mais pas davantage chez Karl Popper ou Karl Haushofer. Qui sont tous les trois morts. Comme sont morts Nietzsche et Guénon. Qui ne pouvaient pas tout prévoir. Tous ces penseurs ont créé, malgré eux, des sophismes, des tautologies, des truismes.



Le temps est peut-être venu de réintroduire les œuvres traditionalistes au débat, car on peut discuter des biais cognitifs qui caractérisent le complotisme, et se jeter nos biais à la figure, mais le complotisme a aussi une métaphysique. Soit on considère qu'elle n'est qu'une connexion hasardeuse et arbitraire entre différents biais qui mènent à cette plus ou moins folie du complotisme, soit on considère qu'elle a aussi des origines subversives, contre-iniatiques, antitraditionalistes, et que la méthode scientifique n'immunise pas les zététiciens contre cet esprit frappeur, et que certains mauvais esprits se servent de la méthode scientifique pour suractiver des sophismes auto-incapacitants, démobilisateurs.



Aux positions relativistes molles nous préférons la franchise techno-progressiste qui bande dur.



« Notre modèle, plus que jamais le seul à la hauteur des enjeux



Balayant les prévisions des collapsologues, Andrew McAfee démontre chiffres à l’appui que le modèle techno-capitaliste et les valeurs occidentales sont les seuls vecteurs pour réussir la dématérialisation de l’économie et le relâchement de la pression anthropique sur la biosphère.



La décroissance apparaît plus que jamais comme une impasse. Elle nous empêcherait, financièrement et scientifiquement, d’accéder aux technologies et à la prospérité qui permet de relâcher la pression sur l’environnement. Nous retomberions alors dans l’industrie inefficace de type Chine/Inde. L’option utopiste de retour à la société préindustrielle, loin d’être la panacée en terme de protection de l’environnement, est socialement, démographiquement et géo-stratégiquement suicidaire.



Andrew McAfee n’affirme pas pour autant que tout va pour le mieux, ce que confirme les analyses chiffrées qui désignent des pays dont les sous-performances sont inexcusables. Cependant il propose des solutions compatibles avec le fonctionnement du système économique capitaliste et la démocratie. Il se différencie clairement des collapsologues d’inspiration marxistes et réactionnaires, qui tentent de profiter des enjeux écologiques pour faire passer leur agenda anti-occidental.



L’analyse et les propositions de Andrew McAfee ne sont toutefois pas complètement convaincantes. Son incompréhension du concept d’autorité et sa vision naïve de la nature humaine le font passer à côté des questions et de solutions que j’aborderai dans le second épisode. » Techno-Prêtre, Khmers verts vs techno-progressistes, choisissez votre futur (Rage culture)



Il reste au techno-prêtres le choix de se mettre au service du new age ou de la Tradition.



L'Enfer est pavé de bonnes intentions athées, agnostiques et déistes. Et quand on ne croit plus à l' « Enfer » à défaut de croire au « Paradis », on ne se soucie plus de l'intention primordiale. On vend son âme au rabais.

 


 

Les complotistes entretiennent un rapport de fascination/répulsion avec le complot ; le complotisme devient leur immunité aux complots : « Je suis complotiste, je suis donc immunisé contre les complots ». Ils sous-estiment les forces en présence et l'instrumentalisation qui est faite du complotisme. La paranoïa remplace le doute. Nous le voyons aujourd'hui, la question du complotisme est partout.

 

« Je doute donc je suis », ainsi l'être n'existe que par le doute et il devient permit de douter de l'être.

 

Quand la critique du complotisme a réémergé au sein de la Droite nationale, fatiguée de la Dissidence, le système politico-médiatique a introduit l'accusation en complotisme à son arsenal en l'assimilant à l'accusation en racisme – fascisme, antisémitisme, etc – et en en faisant son argument principal dans la crise du Covid – voir le documentaire « Ceci n'est pas un complot ! » –, pour ramener la Droite nationale dans le girond de la Dissidence par réaction à l'instrumentalisation d'une situation de crise. Très subtilement joué de la part du « système politico-médiatique ». Le complotisme est la nouvelle reductio ad hitlerum « Le conspirationnisme antisémite, patriarcal, homophobe ». Le complotisme est réintroduit en valeur positive dans la Droite nationale conservatrice et réactionnaire qui, par exemple, se discrédite par le relais du documentaire « Hold-Up ».

 

Mais ni le système politico-médiatique ni la réinfosphère ne définissent ni le « complotisme » ni sa « métaphysique ». Au moment où la critique radicale du complotisme, formulée par différentes avants-gardes depuis des années, (re)fait surface, que la Droite nationale se détache du « complotisme », le système politico-médiatique brouille les cartes, le zététisme et sa métaphysique transhumaniste apparaissent à Droite...

 

Ce rapport illustre le rapport que nous pouvons entretenir avec la postmodernité et ses subversions quand nous sous-estimons les forces en présence et que nous oublions que nous ne sommes pas immunisés contre les manipulations...

 

Les complotistes et les zététiciens partagent une haine similaire du Secret et de la Tradition.

 

En effet, la zététique ne laissent au Doute que le doute scientifique et les complotistes le doute marxiste. Les zététiciens ne laissent aux « mystères » et à leurs cultes, aux « voies initiatiques » et à leurs « conspirations », qu'un rôle secondaire ou inexistant alors que le Secret est le pilier de la France mystique et conspirative ; de la « France métapolitique ». Celle de Jeanne d'Arc ou Charles de Gaulle comme « concept absolu » et « homme providentiel ». De leurs conspirations dont la France à le secret. Comment expliquez-vous « Jeanne d'Arc » et « Charles de Gaulle » ? Les « arcanes » de l'histoire souterraine et les « opérations » des services les plus secrètement et prophétiquement engagés de la Gaule continuée et de la France codée échappent à la « méthode zététique ». Comment les zététiciens expliquent « Rennes-le-Château » ; sa fonction prophétique et métahistorique ? Il n'y a que la France pour créer, porter et supporter, une histoire dans l'histoire comme celle-ci, un lourd secret... Tout ce qui fait que la France est à la fois la nation où est né le « Satanisme » (cf. Papini) et Fille aînée de l’Église...

 

Pour « Comprendre le Complotisme », faire intervenir le « traditionalisme » n'est pas une dinguerie. C'est nécessaire pour ouvrir une « troisième voie » entre le doute zététique et le doute complotiste instrumentalisés et manipulés par le système politico-médiatique et l'accusation en complotisme.

 

Dans cette dialectique zététisme/complotisme, forces progressistes et forces conservatrices forment une forme de « troupe d'occupation mentale » conforme à la forme non-conforme du « système politico-médiatique » ; de ses injonctions contradictoires et inversion accusatoire qui provoquent des dissonances cognitives. Ici, au sujet du « complotisme ».

 

Avons-nous réellement besoin d'une métapolitique zététique et transhumaniste qui serait une nouvelle forme auto-incapacitante de sophisme à « Droite » ?

 

Pour le moment, zététique et transhumanisme de Droite s'attaquent essentiellement à la Gauche et aux conservateurs. Mais, tôt ou tard, si nous voulons réellement développer une « éthique techno-scientifique de Droite « , ce qui relève d'un débat philosophique de haut niveau, zététiciens et traditionalistes vont devoir dialoguer ou s'affronter, c'est la querelle des anciens et des modernes de notre temps ; les conservateurs et les complotistes sont hors-jeu sur ce sujet et hors-sujet dans ce Grand Jeu...

 

Et si nous en restions au « Pari de Pascal » ?

 

 

« J'adore les mecs qui jugent le passé des peuples européens à la lumière de leur propre déformation humaniste (néo-païens ou chrétiens). Qu'ils sachent, comme disait Nietzsche, que pour juger (par exemple) le comportement et la vision d'un vieux grec il faut se décaler complètement de la vision humaniste de l'homme moderne qui nous gangrène tous et retrouver l'esprit d'un vieux grec. Sacrifices humains ! Mais non, sacrifices de prisonniers ! Lol ! On croirait entendre, des deux côtés, l'abbé Pierre, ce Raspoutine des poubelles. Nos anciens doivent se retourner dans leurs tombes, et sous leurs tertres. Ils nous enseignent quoi pour vaincre l'ennemi ? Ce que ces deux zozos n'ont pas compris. Il faut devenir dur, comme la pierre calée dans le cuir d'une fronde, c'est-à-dire s'éloigner de la sensiblerie et de l'humanisme bêlant qui sont les ruses politiques d'aujourd'hui qui désarment l'homme, le paralysent et l'empêchent d'agir. » réaction de Jean-Paul Bourre, « Le dernier meneur de loups », au débat Robin/Ferrier



Cette compétition victimaire nous rappel en effet un certain peuple qui semble à la base de cette querelle entre européens. Judéo-christianisme contre judéo-paganisme.



Dans ce genre de débat, le troisième intervenant est toujours absent... Peu importe la configuration du débat. Soit on oppose un certain paganisme à un certain christianisme, soit un certain progressisme à un certain conservatisme, mais le traditionalisme est toujours absent, ça n'existe plus à Droite.



Nous l'avons déjà dit à Thomas en privé, sa vision païenne est davantage historique, et sans doute philosophique, qu'elle n'est spirituelle ou traditionnelle, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'est pas authentique, pour le moins sincère. Dans nombreuses de ses démonstrations et pour des raisons rhétoriques il passe outre la vision cyclique et hélicoïdal du Temps, ce qui est pourtant une réponse païenne et traditionaliste à la vision linéaire du temps historique dans lesquels se placent progrès et monothéisme.



D'un point de vue traditionaliste, il est déjà discutable d'opposer polythéisme et monothéisme, mais c'est un autre sujet. Pour faire court : Dans le polythéisme, le « Dieu unique » est caché, tabou, et ce « secret » est réservé aux druides, aux prêtres, aux initiés. C'est la base de l'ésotérisme païen. Dans le monothéisme, le « Dieu caché » est révélé, on brise le tabou, mais l' « ancienne tradition » devient tabou et est réservée aux initiés. C'est la base de l'ésotérisme chrétien.



Le paganisme est un lien immédiat avec le sacré enraciné et un rapport charnelle aux dieux locaux ou régionaux. S'il est possible de faire des analogies entre les différents dieux des différentes religions païennes européennes et au-delà, choisir le polythéisme romain, reprit aux grecs, n'est pas précisément « être païen » comme nos ancêtres étaient païens. La notion de polythéisme n'a pas de sens dans un monde païen. Thomas Ferrier ne prie pas ses dieux locaux nancéens comme Jean-Paul bourre convoque les dieux arvernes et gaulois, mais prie Zeus et tous les dieux indo-européens, dont les fonctions sont similaires mais diffèrent localement. Thomas Ferrier pratique donc une forme « universaliste » de polythéisme et entretient une passion historique pour le paganisme européen mais n'est pas païen au sens traditionaliste du terme. C'est un « néo-païen » ou ce que nous appelons un « judéo-païen » pour la boutade.



La question n'est pas historique, ni théologique, elle est métaphysique. Quel rapport on entretient avec le Sacré. Un rapport historique ou un rapport mythologique ? A partir du moment où on affirme sa croyance aux dieux païens il est contre-productif de rester sur un plan historique et de ne pas faire intervenir la Tradition. Ce genre de débat est l'occasion de remettre les grands principes à l'endroit, pas de défendre sa foi comme un journaliste ou un avocat. Souvent, les païens, même les plus authentiques, sont païens par identitarisme ou antichristianisme. Et tandis que nous opposons paganisme et christianisme, deux mille ans d'histoire nous regardent et nous n'avons rien à opposer à l'islam et à tous les progressismes qui rongent la Tradition par la racine. Le signalement de vertu païen, le puritanisme protestant et le prosélytisme transhumaniste sont la même expression iconoclaste d'un antitraditionalisme de « Droite ».



Le développement personnel a remplacé « Les États multiples de l'être » de Guénon, le coaching en séduction a remplacé « la métaphysique du sexe » d'Evola. Les mauvaises lectures de Nietzsche et de Faye commencent à se ressentir.



Lisez « Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religion » de René Guénon ; remplacez « théosophisme » par « développement personnel » ou « transhumanisme », et vous comprendrez que, sous-couvert de « rationalisme », la Droite alternative développe un « néo-spiritualisme positiviste ». C'est ce qui arrive quand on sépare ou mélange science et religion. Science et Religion sont deux expressions de la Tradition, et une formation traditionaliste permet d'éviter les hybridations et les syncrétismes, de voir arriver la bête.



Même d'un point de vue philosophique ça ne vole pas très haut mais ce sophisme à l'air de fonctionner en partie : Les progressistes de tous poils qui vous menacent du choix entre transhumanisme ou bioconservatisme vous expliquent en réalité qu'un débat bioéthique au sujet du transhumanisme n'est pas utile, ce qui n'a aucun sens. Un débat bioéthique doit avoir lieu, où la Tradition intervient forcément, et où les « traditions » ont leur mot à dire. Non pour mettre des freins, mais pour avoir la maîtrise du futur.



Ce qui est tragi-comique, c'est que les surhommes de la Droite alternative et leur métaphysique transhumaniste à la noix de coco n'envisagent même pas la Guerre. Par exemple avec une Chine qui ferait n'importe quoi. De toutes façons, nous serons neuro-chimiquement contrôlés avant que l' « intelligence artificielle » et le « transhumanisme » ne voient le jour. Mais sous-prétexte d'avancées techno-scientifiques à long terme, vous nous menacez à moyen terme, pour nous faire peur à court terme et nous vendre votre « métaphysique » d'occasion à saisir.



Aux visions évolutionnistes et aux visions créationnistes nous opposons la vision involutive traditionnelle ; celle de nos ancêtres.



Ces « visions » contiennent des « formes éthiques », « fondamentales », qui peuvent être vue comme des « formes géométriques », « fondationnelles », qui sont les socles de notre « structure mentale » : de notre « vision du monde ». La vision du monde libérale, progressiste et transhumaniste est principiellement « new age » et dysgénique. La métaphysique progressiste est une métaphysique antiscientifique et antitraditionaliste.



Ce que vous demandent les libéraux, les progressistes et les transhumanistes de « Droite » c'est de laisser tomber tout ce qui fait la Droite, qu'ils limitent au conservatisme. Parce qu'ils ont l'habileté de choisir leurs ennemis. De s'acharner sur un cadavre.



Le même conservatisme qui, en son temps, était leur véhicule, a mit le pied dans la porte de la France et a également pressé la Droite pour lui vendre le libéralisme triomphant en lui laissant le choix entre libéralisme « coq-au-vin » et socialisme « vache-maigre », ce sont les mêmes, nous les connaissons très bien. Ils reviennent toujours sous une nouvelle forme de colporteurs qui en demandent toujours un peu plus à la gentille dame.



Une « morale » et une « éthique » sont les fruits d'une philosophie, d'une spiritualité, d'une religion : d'une métaphysique. Nous ne sommes pas des vierges morales qui accouchons d'une « éthique » et d'une « esthétique » par magie ou parthénogenèse, mais par le « génie », qui est lui-même le fruit d'une « longue mémoire » et d'une « très longue tradition ».



L'homme n'est parti pas de 0. Et ne passe jamais de 0 à 1 par sa propre volonté, nous sommes passés une seule fois de 0 à 1, du « vide fécondant » à l' « instanton primordiale », disons que « Dieu » est planqué derrière le Mur de Planck (humour, humour, merci aux frères Bogdanov)...



Notre « éthique européenne » est le fuit de notre cosmos indo-européen et sa « trifonctionnalité » en son principe traditionnel et dynamique, que l'on retrouve dans la Trinité catholique. La « morale  et les « valeurs », sont les expressions les plus basses, les plus instables, les plus changeantes, du Sacré. Les « mœurs » sont plus stables que les « valeurs morales », c'est tout dire.



« Mais il est une différence fondamentale entre aristocrate et plébéien et sur laquelle Nietzsche insiste tout particulièrement. Ce qui fonde l’aristocrate, c’est la foi qu’il éprouve envers lui-même. Foi en ses valeurs, ses affects, en son bon droit, en ses privilèges. Ce ne sont pas les actions ou les bonnes œuvres qui sont signes de noblesse. Les actions et les œuvres se travestissent, sont autant de feuilles de vigne d’une fausse vertu. » Gwendal Crom, La critique positive de Par-delà bien et mal



La moraline humaniste et les valeurs universalistes sont les fruits pourris de l’athéisme ; qui ressemble peu à la vie. Il y a une hiérarchie primordiale et principielle de ces notions philosophiques d'ordre et de règle. La métaphysique kantique, du rationalisme et de la morale, se trompe quand elle est présentée de la manière que les néo-occidentalistes la présente et qu'elle sert à justifier le positivisme transhumaniste des Braves... Dans les faits, elle sert à justifier les droits de l'homme indistinct à la base de toutes les reductio ad hitlerum. Kant n'appartient plus à Kant. A la « métaphysique rationaliste » nous opposons le « Cantique des cantiques ».



« N'éveillez pas, ne réveillez pas, mon amour, avant l'heure de son bon plaisir »



Qu'est-ce que la Morale aujourd'hui ?



L’ambiguïté ne réside pas dans le fait que l'on peut posséder une « morale » sans posséder de « convictions religieuses » ; que la morale peut naître d'une réflexion philosophique, la cause est entendue depuis que l'homme enterre ses morts, en ce sens et à partir de cette position de principe, Daniel est un moraliste.



La question est de savoir à quelle espèce de légèreté est au service notre morale proprette, à quel genre de douceur de vivre Potemkine?



La question de la morale nous intéresse peu parce que, passée au crible des mentalités libérales et progressistes, du « développement personnel » qui a peu de chose à voir avec l'être là, avec un développement individuel, communautaire et partisan, mais avec le faire cela pour avoir ceci, la petite morale se transforme rapidement en moraline et les moralistes en moralisateurs. Il n'y a de morale que d'immoralités bourgeoises et de laideurs aristocratiques.



Les justiciers de la race ; comme les justiciers de l'islam défendent l'islam et son droit démocratique à la conquête démographique de l'Europe, défendent la race à coups de valeurs de la République, de libéralisme et de progressisme, de rationalité et de morale, à coups de droits de l'homme et de sophismes, ce qui anéanti les races et les religions, ce qui tue l'être.



« Notre temps est aux justiciers, c'est dire à l'outrecuidance fondée sur la méconnaissance de la nature humaine. Punir est la grande affaire de ces esprits à la fois naïfs et retors, - naïfs car ils s'imaginent accroître l'empire du Bien, alors qu'ils ne font que leur propre bien, au détriment d'autrui, et retors car l'usage excessif de la mauvaise foi, qui est le filigrane de leurs arguties, en fait des sophistes controuvés et perpétuellement menaçants. A l'inverse, le style du Prince de Ligne témoigne du juste, qui est plus profond que la Justice, de même que la civilité est plus profonde que la civilisation. La juste formulation est pour lui, comme elle le fut pour Confucius, la garante de l'harmonie entre les hommes. Au juste, en tant qu'épithète plutôt qu'à la Justice, en tant qu'hypostase, va la préférence du Prince de Ligne: «   Il est souvent de la justice de ne pas faire justice   ». » Luc-Olivier d'Algange, De la morale – En hommage au Prince de Ligne



Progressistes et frèristes se disputent les droits de l'homme... Nous ne savons pas pourquoi, mais nous pressentons que l'on va justifier tout et n'importe quoi au nom de la rationalité et de la morale occidental dans les années qui viennent. Et nous vous aurons prévenu, sur ce point comme sur d'autres.



Nous autres, européens, nous justifierons l'Europe et notre droit d'homme blanc européen à vivre libre au nom de notre cosmos, notre mythologie, notre âme. Des fresques de Lascaux aux tableaux de Nicolas Poussin. Du chant du rossignol aux notes de Satie. On ne soumettra pas la Technique en la caressant, mais en la dressant, en fouettant le Tigre. De la même manière que l'on oppose pas les droits de l'homme aux droits de l'homme. A la civilisation occidentale des droits de l'homme nous opposons l'Empire eurasiatique de la Fin.



Si vous, progressistes, communautaristes, indigénistes, conservateurs, pensez que vous allez maintenir la race, l'état, la religion et l'individu avec les droits de l'homme, ou qu'une révolution nationale va advenir grâce à la candidature d'un chroniqueur séfarade aux présidentielles, vous vous foutez le doigt dans l'œil jusqu'à Ouarzazate.


 

Pour synthétiser notre propos et terminer :



il y a deux interprétations de l'archéofuturisme comme philosophie-politique et deux orientations possibles à donner à la formation du futur.



Une interprétation « new age » et une interprétation traditionaliste ; un transhumanisme cyberpunk et un transhumanisme archéofuturiste.



Ces deux interprétations engagent deux métaphysiques de l'européanisme, une métaphysique occidentaliste et une métaphysique eurasiste. De ce dédoublement métaphysique de l'Européanisme en son Orient et son Occident, peut naître une Quatrième théorie politique européaniste multipolaire et de cette dialectique dépend l'avenir de la « Droite alternative » en tant qu'opposition au globalisme et pas en tant que son « aile droite ». Et nous pensons que ne pas prendre en considération ces deux grandes orientations peut entraîner l'auto-destruction du néo-occidentalisme. Peut-être est-ce mieux comme cela... Que le néo-occidentalisme n'a pas réellement envie d'exister. De s'opposer au globalisme. De dire « Non ». Le suicide occidental prend des formes inattendues. Nous autres, cœurs sauvages de l'Empire, nous avons prit en considération les revendications occidentalistes et nous disons à nos frères européens : Vers l'Est !



« Une amitié pour être bien trempée doit l’être dans le sang des autres. » Michel Audiard

 

Nous concédons que, malgré notre intérêt et nos recherches sur la question, n'ayant pas de formation scientifique, et n'étant pas de grands initiés, nous ne sommes pas les plus indiqués pour répondre à la question transhumaniste, théoriser le néo-occidentalisme et l'archéofuturisme, cependant, la position traditionaliste n'est pas défendue, et il ne faut pas être un « maître » pour répondre à certaines assertions, nous avons donc essayé d'attirer votre attention sur quelques points, à titre introductif, et de diriger nos lecteurs vers différentes sources critiques, pour reposer un débat où le quatrième terme, celui de la Tradition, est systématiquement absent.

 

Notre volonté est que ce débat intégral sur nos plus grandes orientations ait vraiment lieu, ne se limite pas à des affirmations non moins extravagantes que ne pourrait vous apparaître notre essai qui remplit sa fonction militante et qui n'a pas d'autre prétention. Lorsqu'une relève d'ordre « traditionaliste » sera prise sur ce terrain, nous passerons volontiers la main. Il n'est pas certain que la voie occidentaliste soit la meilleure pour sauver la race européenne Et la race intérieure indo-européenne.

 

L'abandon de combats constitutifs d'une certaine opposition au globalisme signifié par les orientations néo-occidentalistes est-il stratégique, le fruit d'une rupture générationnelle qui s'est cristallisée dans ce mouvement, d'une paresse intellectuelle, de la lassitude de militants qui se laisseraient porter par l'ère du temps, fascinés par le progrès technologique ; comme nous pouvons l'être mais pas au point d'être éblouis, par rejet du conservatisme, d'un certain puritanisme, ou encore une réaction tardive au complotisme, un peu tout cela à la fois ?



Dans tous les cas, les néo-occidentalistes, qui ne sont pas que des identitaires, articulent des idées modernes, au sens philosophie-politique du terme « moderne », des idées modernes devenues postmodernes, des idées libérales, progressistes et occidentales, des idées humanistes, moralistes et rationalistes, des idées démocratiques, républicaines et laïques reconfigurées, qu'ils augmentent, complètent ou justifient par « la défense de la race » qui est globalement la seule chose qui reste de commun entre les positions néo-occidentalistes et le Nationalisme européen. Le « Nationalisme européen » dans toutes ses dimensions, et particulièrement sa dimension « impériale » – Imperium et Res publica.



En France, c'est sous l'impulsion de Philippe Le Bel qu'un certain légalisme ; pourrait-on dire la primauté du « Droit romain », remplace progressivement le « Droit coutumier ». Anciennement, Droit impérial et Droit coutumier cohabitaient sur la base d'une hiérarchie des principes traditionnels qui se détériore, pour dater, à travers la querelle des Guelfes et des Gibelins. La tradition européenne du « moine-guerrier » ; du « Templier », entre autres évêques qui magnèrent la masse d'arme sur les champs de bataille, fusion de la fonction guerrière et sacerdotale, n'est pas venue éroder cette hiérarchie. Inversement, Philippe Le Bel, qui voulait rentrer dans l'Ordre, et qui s'est vu voir refusé l’insigne, à plusieurs reprises – ce qui est peu connu –, a envoyé Guillaume de Nogaret « déposer » le Pape Boniface VIII si bien que le pontife en mourut, ensuite il anéantira l'Ordre, et cassera cette tradition à jamais. Philippe Le Bel est une référence pour de nombreux nationalistes, François Asselineau lui vaut un culte, ses admirateurs voient en lui la naissance de l'état-nation, du nationalisme, voir de la France pour les plus fétichistes, ainsi, la naissance du « nationalisme français » se fait dans le sang du Pape et des Templiers, des derniers « prêtres-guerriers » de l'Occident. Un couché de soleil comme un air d'une future révolution, un air qui résonne comme une vengeance à l'horizon, de l'autre côté de la Manche, dans une loge en Écosse ; la naissance d'une piraterie aux grandes voiles et d'une conspiration aux longs bras... Les historiens, qui pour valider une conspiration secrète ont besoin d'archives et de documents signés de la main des conspirateurs... n'ont pas encore fait tous les liens entre l'Ordre, une certaine maçonnerie, une certaine piraterie, une certaine révolution, une certaine conspiration, et quelques rois maudits. Peste soit de l'Amour ! Et de ses Fidèles.

 

« Je ne saurais passer tout à fait sous silence, quoique j'aie hâte de terminer cet écrit, la maison de l'obéissance, Béthanie, la bourgade de Marthe et Marie, le lieu où Lazare a été ressuscité, l'endroit qui nous rappelle la figure de l'une et l'autre vie, l'admirable clémence de Dieu pour les pécheurs et la vertu de l'obéissance unie aux mérites de la pénitence. Disons en deux mots, à propos de cet endroit, que ni le zèle à faire le bien, ni le repos d'une sainte contemplation, ni les larmes de la pénitence ne pourront être agréables hors de Béthanie à celui qui fit tant de cas de l'obéissance qu'il fut obéissant à son Père jusqu'à la mort. Ce sont certainement là les richesses que le Prophète promet en ces termes au nom du Seigneur: « C'est ainsi que le Seigneur consolera Sion, il la consolera de toutes ses ruines, il changera ses déserts en lieux de délices et sa solitude en un jardin divin; on y verra partout la joie et l'allégresse, on y entendra les actions de grâces et les cantiques de louanges (Isa., LI, 3). » Ces délices de l'univers entier, ce trésor du ciel, cet héritage des peuples fidèles, se trouvent confiés à votre fidélité, mes bien chers amis, et recommandés à votre prudence et à votre courage. Or, vous ne pourrez conserver fidèlement et en toute sûreté ce dépôt céleste, si vous comptez sur votre prudence et sur votre courage, au lieu de mettre toutes vos espérances dans le secours de Dieu seul, en vous rappelant que l'homme, avec toute sa force, ne sera jamais que faiblesse, et si vous ne dites avec le Prophète: Le Seigneur est mon ferme appui, mon refuge et mon libérateur (Psalm. XVII, 2), » ou bien : « C'est en vous, Seigneur, que j'ai mis ma confiance et par vous que je conserverai ma force, parce que vous êtes, ô mon Dieu, mon puissant défenseur. Ainsi la miséricorde de mon Dieu me préviendra (Psalm. LVIII, 10 et 11), » et encore: « Non, Seigneur, non, ne nous en donnez pas la gloire, donnez-la tout entière à votre nom (Psalm. CXLII, 2), » de cette manière nous bénirons tous celui qui apprend à vos mains à combattre et à vos doigts à faire la guerre (Psalm. CXLIII, 9). » Bernard simple abbé de Clairvaux, Liber ad milites Templi de laude novae militiae (Éloge de la nouvelle chevalerie), Chapitre XIII Béthanie

 

Quoiqu'il en soit, les positions néo-occidentalistes sont des positions que nous pourrions qualifier de post-conservatrices ou de positions néo-conseravtrices de Droite. L'Occidentalisme de la « voie du lait » n'existe pas en tant qu'il serait un Nationalisme européen, une Troisième voie, une Quatrième théorie politique et une opposition au Globalisme. Le mouvement néo-occidentaliste représente une Droite alternative européenne qui émergera comme une position politique nomalisée par le renouvellement de générations.  Les intelectuels sous-estiment les caractéristiques qui sont propres à cet objet métapolitique. Le néo-occidentalisme est une théorie politique non-écrite dont il reste à définir le suejt qui serait le futur. Et le futur à toujours été un sujet d'avenir. Nos réserves sont entendues mais notre critique n'est là que pour encourager les néo-occidentalistes à exister.

 

« Si tu n'existes pas, comment veux-tu mener quelque guerre que ce soit ? Il n'est qu'une seule guerre. Depuis la Défaite, jamais le soleil ne s'est plus levé. Plus une seule fois. Ne crois pas qu'il soit simple de faire la guerre. Ni la guerre, ni l'ennemi, ni le faux ami ne suffisent à mener, à déclarer, à combattre une guerre. Ne crois pas non plus qu'il soit si simple que le soleil se lève. Fais que le soleil se lève. Alors seulement, la guerre reprendra. Alors seulement, tu seras invité à danser la danse de la guerre. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, p. 250, aux Éditions des Aprems

 

 

Nous ne sommes ni septiques, ni pragmatiques.

 

Nous sommes stoïquement fanatiques.

 

« Priez, créez, prenez les armes. »

 

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Vive l'Empire !



Laurent Jules Raymond Brunet

26/07/2020

Blague Live Menteur – ingénierie cybernétique psychosociale, complotisme et « guerre civile raciale » (Première partie)

(Nous travaillons actuellement sur cet essai - en deux parties -, à l'état de brouillon, que nous devons corriger et raccourcir sous forme d'un article plus digeste, mais après plus d'une semaine de travail, nous avons décider de mettre-en-ligne cette première synthèse issue de nombreuses prises de notes, pour les lecteurs habitués à nos textes fleuves et notre démarche métapolitique ; aussi pour les militants qui découvriraient nos travaux et que notre démarche intéresserait, également pour rester dans l'actualité et parce que nous travaillons parallèlement à d'autres corrections. Cependant, nous écrivons un ou deux articles par an, et il n'est peut-être pas inutile de lire ce petit essai d'environ une centaine pages. Pour les autres, nous vous conseillons d'attendre la version « article », lire en plusieurs fois, imprimer le texte ou apprécier une lecture automatique – avec le logiciel balabolka par exemple –, tout ce qui peut aider à soutenir une lecture sur écran souvent désagréable...)

 


 

 

Liberté d'expression, esprit critique, droit de réponse, débat contradictoire, recherche de la vérité.



Des principes que nous prétendons défendre, que nous opposons au système politico-médiatique et ses troupes d'occupation mentale, au politiquement correct et sa censure, mais qui nous échappent quand il s'agit de nous remettre en question, de communiquer, de dialoguer, de débattre.



Les dissidences, résistances et oppositions nationales au globalisme s'interrogent sur le système mais ne se sont pas suffisamment interrogées sur le système politico-médiatique que forme la réinfosphère, ses troupes, sont politiquement correct et son lot de censure contre son propre camp.



« Le scandale n’est pas de dire la vérité, c’est de ne pas la dire tout entière, d’y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au-dehors, mais lui ronge, ainsi qu’un cancer, le cœur et les entrailles. Je sais qu’un tel propos fera sourire un grand nombre de dignitaires d’Action catholique et de prélats politiques.



Mais moi, je ne me lasserai pas de répéter à ces gens-là que la vérité ne leur appartient nullement, que la plus humble des vérités a été rachetée par le Christ, qu’à l’égal de n’importe lequel d’entre nous, chrétiens, elle a part à la divinité de Celui qui a daigné revêtir notre nature, – consortes ejus divinitatis, – entendez-vous, menteurs ?



Quand je vous vois tripoter une vérité de vos doigts agiles, de vos doigts d’escamoteurs, de vos doigts sacrilèges, je sais ce que vous profanez, entendez-vous, c’est vous-mêmes qui me l’avez appris au catéchisme, imbéciles !



Grâce à vous, à vos calculs toujours déçus, à vos finesses qui ne trompent personne, à ce style onctueux que vous êtes seuls, absolument seuls au monde à trouver touchant, élégant, admirable, et qui manque à tel point de naturel qu’on se demande parfois avec épouvante s’il est encore capable de traduire un sentiment sincère, le nom de chrétien évoque instantanément, aux yeux de milliers d’incroyants, l’image d’une sorte de jocrisse qui s’érige en juge de tous, sauf de lui-même et des siens, proclame vanités les grandeurs et les honneurs qu’il ne brigue pas, l’argent qui n’est pas encore dans son coffre et les privilèges dont il ne jouit pas encore. Je ne cesserai pas de répéter à ces hypocrites qui n’ont que le mot de prestige à la bouche que la vérité n’a pas besoin de prestige, c’est eux qui éprouvent ce besoin, cette démangeaison, ce prurit, et ils n’ont pas le droit de le satisfaire aux dépens de la vérité.



C’est se moquer amèrement du pauvre monde que de parler en incorruptibles censeurs à des adversaires supposés les auteurs de tous les maux dont souffre la société moderne, et de répondre à ceux qui vous interrogent sur vos propres fautes : « Malheureux ! Si nous disions la vérité sur nous-mêmes, nous risquerions de ne pouvoir plus la dire aux autres. Nous mentons donc dans l’intérêt de la vérité même. En sorte que plus nous sommes sévères pour autrui, plus il importe que nous montrions d’indulgence envers nos propres personnes. » Farceurs ! » Georges Bernanos, Scandale de la vérité, 1939



L'opération Black Lives Matter, financée par les réseaux Soros, est une tentative désespérée du camp démocrate, empêtré dans l'affaire Epstein, de mettre Donald Trump en difficulté à la veille des élections quitte à déclencher des troubles civils... En première lecture et pour résumer, on pourrait l'expliquer de cette manière, en prenant en compte le contexte pandémique. Vous connaissez la suite jusqu'au Comité Traoré et ce qu'il faut en penser. Les crises, qu'elles soient sanitaires ou politiques sont mondialisées sous l'effet du libre-échange et de la puissance algorithmique des GAFAM.



En deuxième lecture, cet événement met en exergue le niveau de tension ethnique dans le monde occidental multiculturel en proie à l'invasion migratoire et à l'ensauvagement. « Invasion » et « ensauvagement » qui sont de doux euphémismes pour ne pas dire occupation islamique et terrorisme de basse intensité. Nous y reviendrons.



En troisième lecture, synthétiquement : on peut analyser cet événement de manière systémique, selon la méthodologie matérialistes et mécanicistes à biais marxistes des avant-gardes dissidentes et situationnistes – dont certaines se revendiquent d'une approche phénoménologique et épistémologique ; rien que ça – qui y voient, globalement, l'expression d'une crise du Capital ou d'une ingénierie sociale organisée par les élites, un mixte des deux, dans la continuité du confinement et de la distanciation sociale, suivant un agenda mondialiste ou la baisse tendancielle du taux de profit, avec en toile de fond la main invisible de l’État profond ou du Marché, l'action des Élites et d'une Stratégie du chaos qui gouvernent, la mise-en-place d'un totalitarisme hygiéniste et écologiste, tout cela manipulé, soit par des forces indicibles, soit par une action réduite à quelques personnages historiques, quelques communautés organisées et discrètes, quelques sociétés secrètes... etc. En bref, selon la fameuse grille de lecture des dissidences situationnistes qui entendent faire la généalogie méta-historique des événements et des phénomènes de société en temps réel... C'est, dans les grandes lignes, comme cela qu'ils présentent leur méthode et cette prétention leur appartient.



Ils déconstruisent et déconstruisent encore. Quand déconstruiront-ils leurs propres mythes marxistes ? Les déconstructeurs sont des destructeurs rougissants. Si seulement ils reconstruisaient ce qu'ils déconstruisent, et finissent par casser... Pensez-vous ! Nous ne respectons que les constructeurs ; et concasseurs qui font amende honorable...



On peut décortiquer ce cas d'école événementiel et phénoménale à l'infini, tout le monde y trouvera son compte de vrais-faux complots systémiques. La tentation est grande de dresser un ixième monument de déconstruction à la gloire de la réinformation et d'y concentrer tous les constats de faillite du monde moderne pour en déconstruire les briques élémentaires encore et encore sans jamais se référer aux cadres traditionnels, pour ne pas dire traditionalistes. Cette « déconstruction », systématique, systémique et mécanique des événements et de l'actualité ne permet visiblement pas de faire les constats qui s'imposent et de riposter. Il ne suffit pas de prouver que ce mouvement est financé par Soros pour le comprendre. Assimiler ce mouvement indigéniste, autrement dit antiraciste, à un mouvement racialiste – de prise de conscience raciale des communautés et des individus –, est un contre-sens politique et philosophique, une réécriture marxiste de l'histoire en temps réel qui interdit toute possibilité d'alliance des droites alternatives en mouvement ; ce que nous développerons dans la deuxième partie de cet essai à partir d'une vidéo de la chaîne YouTube « Culture Populaire ». Un entretient avec Monsieur K et Lucien Cerise qui soutiennent la théorie que « Black Lives Matter » est une « ingénierie sociale d'élite » sur fond de complot racialiste et de kabbale judéo-maçonnique pour déclencher une « Guerre civile raciale » ; complot systémique duquel les identitaires seraient les idiots utiles.



Cet événement a pour nous un tout autre intérêt métapolitique. Il nous oblige à considérer que, à ce stade d'anomie de la Cité (et des oppositions nationales), la réinformation est une perte de temps, et surtout d'énergie vitale. Nous distinguons « information » et « culture » mais concentrons-nous sur la réinformation et le commentaire d'actualité qui sont 90% du flux de la réinfosphère.



Black Lives Matter coupe irrémédiablement la France, l'Europe et l'Occident en deux ; entre ceux qui veulent vivre et les autres peu importe leur camp et leurs étiquettes. Et nous en avons fini avec la repentance d'où qu'elle vienne, peu importe son déguisement. Finissons-en avec la déréalisation et la dérision. Il n'y a plus personne à convaincre dans ce contexte de pourrissement avancé et il est inutile d'essayer de communiquer avec les personnages non-jouables de la postmodernité joyeuse ; comme il n'est pas évident de communiquer avec les nationalistes et les conservateurs...



Black Lives Matter ne brise pas les chaînes de l'homme noire, mais celles de l'homme blanc ; libère les oppositions nationales de la pénible tâche de réinformer leurs compatriotes ignorants et d'affronter les gauchistes sur les réseaux sociaux jusqu'à la fin des Temps. Ça ne se dit pas dans « nos milieux », mais nous sommes attristés que la diaspora africaine tombe dans le piège qui lui est ici tendu pour définitivement s'assimiler au dernier migrant.



Et c'est, par extension, une nouvelle occasion de remettre en question la métapolitique que nous impose les médias de la réinfosphère par leurs choix éditoriaux ; des médias de propagande souverainiste – que vous financez – qui répètent le même exercice de constat de faillite et d'impuissance à l'infini... Jusqu'à la fin de la France, de l'Europe, de l'Eurasie, du plus Grand Nord. Jusqu'à la fin de toutes ancestralités de l'Homme blanc et de toutes traces de l'Origine de l' « Humanité Adamique ».



« Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Apocalypse, 22:13



L'opposition nationale est à un tournant stratégique décisif : soit elle continue de commenter l'actualité du système politico-médiatique, soit elle met SES médias à SON service et fait l'actualité.



Cette période va nous permettre de nous compter et savoir sur qui nous pouvons compter, un révélateur des intentions et un indicateur des volontés de chacun de sortir des impasses métapolitiques et stratégiques, de s'enfermer dans le souverainisme, le marxisme et le complotisme, de se limiter à la réinformation, de s'interdire de faire de la politique.



Le format publiciste des réseaux sociaux et des applications les plus usitées est particulièrement dédié au slogan, à l'image, à la position victimaire et au signalement de vertu ; à la pulsion et au stimuli, à l'échange commercial, et supporte très peu les développements rationnels et le débat argumenté. La « psychologie des foules » décrite par Gustave Le Bon s'applique parfaitement aux multitudes connectées qui forment globalement une « foule », au sens d'une masse informationnelle, informe et irrationnelle. Physarum polycephalum à une intelligence supérieure à l’intelligence sociale moyenne des patriotes anonymes en terme de réseau ; une résilience qui lui permet de sortir d'une situation labyrinthique et progresser en « arborescence », dépensant le moins d'énergie possible. Tandis qu'à situation similaire, l'être unicellulaire que forme l'opposition nationale tourne en rond sans même se rendre compte qu'il est dans un labyrinthe virtuel, empêtré dans la toile. Nous ne réfléchissons pas contre la réinfosphère, mais avec elle.



« Black Lives Matter » devrait nous permettre ; si nous sommes en capacité de prendre du recul sur nous-mêmes plutôt que d'accuser le système de tous les maux – ce qui est une position adulescente propre aux soixantehuitards générationnels et mentaux –, de voir ce qui ne fonctionne pas dans l'opposition nationale : pas de prouver que BLM est une ixième « manipulation politico-médiatique » pour ceux qui n'auraient pas comprit. Nous avons besoin de militants politiques, pas d'apprentis sorciers ou journalistes. La solution individuelle et groupusculaire du réseau communautaire et locale est évidement essentielle mais nous devons rester des militants nationaux et des partisans continentaux. La situation politique actuelle n'est pas représentative de ce qu'est la vie politique de la Cité. Le confort et les ronrons idéologiques de l'entre-soi communautaire, local ou expatrié, coupent les militants de la réalité précaire et de sa nature imprévisible. Le confinement peut renforcer cet effet cocon.



Nous avons besoin de tout le monde. Tout ne fait que commencer.



Les dissidences et les médias de réinformation ont une part – plus ou moins conséquente selon leur importance objective ou qu'ils s'auto-attribuent en terme d'influence – de responsabilité puisqu'ils orientent l'opinion de « ceux qui ne regardent plus la télé » depuis deux décennies. Soit il y a une « nouvelle opinion publique » et nous ne l'influençons pas, soit il n'y a pas de « nouvelle opinion publique » et nous n'avons jamais influencé l'Opinion. Dans les deux cas, nous n'avons pas d'influence. La virtualité et l'anonymat ne pouvaient nous conduire que dans cette impasse métapolitique.



Dans la Droite nationale, le spectre de l'homme providentiel plane comme un doute, mais nous ne créons même pas les conditions métapolitiques d'une telle émergence, quand bien même cet homme existait nous n'y croyons pas réellement. Nous gaspillons toute notre énergie, nos capacités, nos forces vives à « réinformer » plutôt qu'à créer. Si nous croyions un seul instant à l'existence de destinées exceptionnelles qui n'attendent qu'à émerger nous mettrions toutes nos forces à reconstruire une Doctrine, un Ordre et un Parti. La réinformation ne serait-elle pas devenue un moyen comme un autre de nous occuper l'esprit ? Il nous semble que la réinformation profite davantage au développement d'un complotisme mainstream auto-incapacitant qu'elle n'impose un soft-power politico-médiatique de combat créant les conditions d'une émergence quelconque d'une droite alternative, d'un homme providentiel ou d'un concept absolu...



Nous pouvons vous affirmer avec certitude que cette stratégie donne très peu de résultat – même si résultat il y avait ; les médias de la réinfosphère seraient bien en peine de le qualifier et de le quantifier – si nous étalons cet exercice sur les vingt dernières années où la stratégie unique et exclusive de la réinformation a largement dominé l'opposition nationale pour en arriver à la situation actuelle où les militants sont de moins en moins formés et motivés. La réinformation est devenue un pur divertissement souverainiste.



La réinformation – la contre-propagande nationale-souverainiste – est fonctionnelle quand elle est assistée et au service d'une avant-garde révolutionnaireune Littérature de combat – et d'une opposition radicaled'un Parti. La réinfosphère est devenue hermétique aux avant-gardes – dont aucunes ne se distinguent pour affronter la bande néo-souverainiste qui a prit le contrôle de l'opposition nationale – et est au service de l'opposition pour l'opposition ; d'une opposition « par rapport à » nécessaire au fonctionnement du système politico-médiatique conforme à la forme non-conforme du postlibéralisme. En bref, nous n'influençons personne, nul part, même pas nous-même. Le développement personnel teinté de nietzschéisme des droites alternatives en mouvement d'expatriation semble atteindre les limites que le Libéralisme et ses formats lui impose...



Quelques intellectuels français peuvent influencer l'étranger. Alain de Benoist a influencé Alexandre Douguine, Guillaume Faye a influencé Jared Taylor, Dominique Venner a influencé Gabriele Adinolfi, mais ces penseurs et leurs pensées n'influencent pas suffisamment l'opposition française elle-même et, par conséquent, l'opposition nationale au globalisme n'est pas à la hauteur de ses ambitions révolutionnaires, sinon réformatrices. Nous ne sommes pas un mouvement comme le Mouvement eurasiste, l'Alt-right, Casa Pound et d'autres. C'est valorisant d'être le think tank de mouvements non-conformes un peu partout dans le monde, mais il est temps que l'opposition nationale mue elle-même en Parti. Une Maison commune. Une Maison Bloy !



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« Stopper l'immigration. Organiser la remigration – de façon rationnelle et de manière digne. Retirer la nationalité française aux extra-européens naturalisés après 1974. »



Grandes lignes d'un programme de libération nationale librement inspiré d'Eugène Krampon (Réfléchir&Agir) et qu'il évoque dans l'émission « La guerre des races aura-t-elle lieu ? ». Eugène Krampon qui est favorable au frexit dans une vision remigrationniste, tandis que nous pensons que la remigration passe par l'Europe. Mais ceux qui ne disent pas ça ne disent rien, nous sommes d'accord avec Eugène Krampon sur ce point.



Nous ne parlons nullement de « remigration » pour provoquer ou nuire aux activistes extra-européens qui luttent sincèrement contre le globalisme ; nous sommes les premiers à abhorrer la mèmisation de l'idée politique de remigration – de retour aux pays –, que l'on doit particulièrement à Henri de Lesquen, des avions qui décollent et autres caricatures nationalistes délirantes que le système adore.



Cet essai n'est pas un essai sur la remigration mais, de grâce, revenez aux sources de cette idée politique dont la seule introduction pratique que nous validons est celle de Laurent Ozon, présente dans le programme du Mouvement National Démocrate dirigé par Vincent Vauclin qui avait signé un opuscule sur ce même sujet. Vous trouverez plusieurs émissions radio qui introduisent le sujet sur la « radio pirates » Méridien Zéro – La remigration pour les nuls. Rapidement et principalement, la « remigration » se justifie par le fait démographique extra-européen, s'il n'y a pas de remigration, les Européens disparaîtront et s'éteindront doucement – nous serons officiellement, si nous suivons les courbes démographiques actuelles et les rapports de l'ONU, en minorité ethnique dans tout le monde boréal d'ici 2050. Vous ne pouvez pas nous demander de disparaître sans bruit et nous ne demanderons l'avis de personne pour nous défendre. L'Europe se fera au bord du gouffre. L'Europe, de tout temps, finit par se défendre ; ça se termine tragiquement en carnage. L'Europe renaît perpétuellement de ses cendres. Qui est contre le globalisme est pour la remigration. Pour l'activation de leviers économiques, géostratégiques et diplomatiques qui créent les conditions politiques d'une remigration idéalement positive et pacifique.



L'immigration de submersion à une cinquantaine d'années, ça n'est strictement rien aux yeux de l'Histoire multiséculaire des Français et multimillénaire des Européens. L'idée d'assimilation à deux siècles, mais n'est effective que depuis cette cinquantaine d'années, ça ne pèse rien contre une Tradition trente fois millénaire... La remigration est le seul programme à développer pour les Européens et extra-européens, la seule ligne qui exprime une position politique claire, qui doit gouverner l'ensemble d'un programme politique national vers un monde multipolaire. Autrement, il y a le programme du Parti des Européens qui règle les problèmes d'identité, de nationalité et de citoyenneté par le haut, au niveau européen. Nous optons pour la solution européenne de Thomas Ferrier qui apparaît comme la seule démarche démocratique viable à moyen-long terme.



« Rappelons aussi que la souveraineté et l’identité ne vont pas nécessairement de pair. Une nation ayant perdu son identité peut très bien être souveraine, un pays doté d’une identité forte peut ne pas l’être du tout. Il est évidemment souhaitable que l’une et l’autre aillent de pair (la souveraineté garantissant alors le maintien de l’identité), mais cela n’a rien d’automatique. » Alain de Besnoit, « À terme, une Europe politiquement unifiée est parfaitement possible et surtout nécessaire »



Personne de « nos milieux » ; hommes politiques ou d'influence, n'ont tenté un coup médiatique ou politique hormis des militants de Génération Identitaire qui ont déployé une banderole pendant une manifestation du Comité Traoré.

 

Dans la plus grande des tranquillités, nos têtes pensantes ont accomplit leur devoir scripturaire et gravé une ixième bonne copie dans l'effritement des mondes afin de commenter cette actualité, déconstruire l’événement avec la prescience de la vache sacrée sur des railles de chemin-de-fer ; rêvant certainement à des cieux plus cléments en cette période estivale où les résistances nationales se retirent pour se reproduire à l'ombre des congés payés, des droits d'auteurs et des donations des classes moyennes déclassées. La tendance et l'opinion avaient besoin qu'ils ruminent une dernière fois leur meuglement ; tandis que les patriotes fiers-à-bras se rient des gauchistes coalisés sur les réseaux sociaux ou tentent de leur démontrer leur tord dans un dialogue de sourd, comme si ces derniers en avaient, par ailleurs et dans les deux cas, quelque chose à faire à ce niveau d'hystérie antiraciste et de sidération ethnomasochiste... Entendez-vous siffler la locomotive du réel ?



Il y a tout de même un certain ridicule dans la situation et dans notre incapacité métapolitique à créer l’événement alors que l'actualité s'offre à l'opposition nationale, patriote et souverainiste, malgré la dépense de temps, d'énergie, que nous voyons en perte sur les réseaux, et le confinement qui aurait du permettre une réorganisation, de remettre de l'ordre dans les rangs. Peut-être parce que la ligne patriote et souverainiste déréalisatrice et complotiste n'est pas la bonne et qu'il faut en changer pour une ligne identitaire et européenne supraconductrice et organisatrice ?



Partager des constats, des ennemis et des combats communs ne semble pas suffisant pour constituer une force politique, cela même quand nous sommes particulièrement menacés. Et pourquoi nous engageons nous dans le militantisme si ce n'est pour rétablir un rapport de force ?



Pour constituer cette force politique, il faut débattre, il est sain d'être en désaccord. Nous sommes tous en échec et nous pensons que l'absence de débat est à la base de cet échec.



« SANS DOCTRINE REVOLUTIONNAIRE, PAS DE REVOLUTION POSSIBLE !



Même lorsqu’elle revêt des formes militaires, la lutte révolutionnaire est avant tout psychologique. Comment la conduire, comment convertir, enthousiasmer de nouveaux partisans sans une définition claire de l’idéologie nouvelle, sans doctrine ? Une doctrine comprise, non comme un ensemble d’abstractions, mais comme un gouvernail pour la pensée et l’action.

 

Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure.

 

Une nouvelle élaboration doctrinale est la seule réponse au fractionnement infini des activistes. Il n’y a pas à revenir sur la valeur unificatrice de l’action. Elle est évidente. Mais cette unification ne peut être durable et utile sans unification idéologique autour d’une doctrine juste. Le rédacteur de « France-Observateur », le fonctionnaire de la S.F.I.O., le communiste ont en commun une même idéologie : le marxisme. Leur référence doctrinale est donc la même, leur conception du monde est semblable. Les mots qu’ils emploient ont la même signification. Ils appartiennent à la même famille. Malgré leurs divisions profondes dans l’action, ils concourent tous à imposer la même idéologie. Il n’en va pas de même dans l’opposition nationale. Les activistes ne se reconnaissent pas d’ancêtres communs. Les uns sont fascisants, les autres maurassiens, certains se disent intégristes et chacune des catégories enferme maintes variantes. Leur seule unité est négative: anticommunisme, antigaullisme. Ils ne se comprennent pas entre eux. Les mots qu’ils emploient – révolution, contre-révolution, nationalisme, Europe, etc.. – ont des sens différents, voire opposés.

 

Comment ne se heurteraient-ils pas ? Comment affirmeraient-ils une même idéologie ? L’unité révolutionnaire est impossible sans unité de doctrine. » Dominique Venner, Pour une critique positive, 1964



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« Pourquoi nous combattons ? » et « Que faire ? » sont les deux questions qui animent et motivent le militant. C'est un critère pour différencier le militant du suiveur au-delà de la communauté d'indignation que forme la dissidence.

 

Le débat doctrinal a été mit entre parenthèse pour laisser tout l'espace au combat idéologique et médiatique, pour des raisons tactiques qui se justifiaient un temps, mais ce mouvement tactique s'est immobilisé en stratégie bornée interdisant tout débat interne à l'opposition, oubliant l'idée même de doctrine.

 

« La doctrine est un ensemble d'opinions d'une école littéraire ou philosophique ou psychanalytique, d'un système politique ou économique ou juridique. Ces opinions sont des croyances à posteriori, c'est à dire des connaissances auxquelles des valeurs sont attribuées. Contrairement aux croyances à priori du dogme, ces connaissances ont été filtrées par une argumentation rationnelle. La doctrine peut être modifiée si des valeurs sont attribuées à des nouvelles connaissances ou si la valeur attribuée à une connaissance est modifiée. L'argumentation est la recherche de preuves que cette modification est vraie, qu'elle existe dans la réalité existentielle.

 

La communication des points d'une doctrine fait intervenir les connaissances et les valeurs attribuées. Cette communication est un débat et un accord total entre les différents interlocuteurs peut ne pas être obtenu parce que les valeurs sont propres à chaque interlocuteur. Toutefois un accord sur une action future peut être obtenu par un vote.



Le but d'une doctrine est de fournir des prévisions concernant les valeurs de résultats d'actions futures à partir des valeurs de résultat d'actions passées. » définition de Stéphane Coël, Les modes de penser (selon Jean Piaget)



Il n'est pas aisé d'être synthétique quand on aborde le sujet de ce glissement idéologique du « non-conformisme » au « néo-souverainisme ».



D'une certaine manière, les avant-gardes ont mit de côté le « pourquoi nous combattons ? » au profit du « que faire ? ». Ne sachant que faire sans doctrine, ils se sont enfermés dans la question de la stratégie médiatique, se sont persuadés de la rentabilité politique du « constat de faillite », du potentiel révolutionnaire de la réinformation, fascinés par la mécanique de la décadence, et charmés par les réseaux sociaux. Les militants devenaient des communicants. Aujourd'hui, nous parlons davantage des formats et de la technique, que des idées. Nous faisons du marketing et oublions pourquoi nous combattons.

 

Une scène qui se déroule dans l'ombre de l'hégémonie globaliste et que nous pouvons découper en trois actes : chute du mur de Berlin en 1989 ; attentats du 11 septembre 2001 ; Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe de 2005.

 

Pour le Camp national, la défaite du mégrétisme et l'influence croissante du chevènementisme exigeait une métapolitique « nationaliste » ; révolutionnaire et conservatrice, d'entrisme pour exister ou, plus précisément, ne pas disparaître, entre la « nouvelle gauche », la « dissidence » et la « sphère complotiste ».

 

Des avant-gardes de l'avant et du lendemain de la veille ; de l'extrême-gauche à l'extrême droite du spectre politique dans tous ses particularismes postlibéraux groupusculaires, ont eu l'intuition d'enterrer temporairement la hache de guerre doctrinale et générationnelle pour tenter de frapper le Titan globaliste ; chacun de leur côté, aux rares moments où il était à découvert. Parallèlement, une littérature conspirationniste se développait et interpénétrait tous les milieux.

 

Des tentatives tactiques de renversement d'alliance, d'émergence médiatique, de combat frontal à l'occasion de reconfiguration géopolitique, d’événements extraordinaires ou de coups d'état des élites par la trahison du « principe démocratique » dans des consultations décisives. Des tactiques qui n'avaient pas vocation à devenir une permanence stratégique sorties de ces contextes particuliers. Ce que l'extrême-gauche a toujours comprit.

 

Dans la plupart des cas, ces mouvements ont plutôt profité à la Gauche ; par l'entremise des trotskystes et de militants professionnels, il était prévisible qu'au bout du processus un souverainisme bon teint très marqué à gauche prendrait le contrôle de l'opposition souverainiste de pseudo-droite conservatrice prête à tout brader pour quelques arrangiamento libéraux.



Pourtant, et avant d'en arriver là, c'est à Droite, par l'entremise des arrière-gardes, requinquées par les sunlight des boules-à-facettes conspirationnistes, que l'on va naïvement considérer que cette tactique « ni gauche, ni droite » ; cette fiction métapolitique de convergence des luttes, peut faire stratégie, métapolitique, idéologie, doctrine, ordre, parti, philosophie, politique, vision du monde, tout à la fois, et s'enraciner dans le temps, pour faire venir à eux le « marrais ».



On nous dira alors que gauche et droite ne veulent plus rien dire, mais les militants n'ont jamais cessé de s'identifier plutôt de gauche ou plutôt de droite malgré les injonctions au « ni gauche ni droite », et l'ont l'air de très bien savoir ce que sont la gauche et la droite. En effet, on ne quitte pas la « gauche » démocrate chrétienne et laïque populaire pour aller nul part, et on quitte rarement la « droite » culturelle et identitaire, une fois qu'on y est... On parle bien de gauchisme, de droitard, de droite alternative, d'union des droites, etc. Les militants ont comprit intuitivement les limites de cette fiction du « ni gauche ni droite » et les glissements idéologiques qu'elle sous-entendait ; pour le moins, ils ont compris le sens réel de ce clivage, à la différence des idéologues qui y croient et prennent cette expression au pied de la lettre, ne distinguent plus Gauche et Droite, en ce que ce clivage à de principiel et de fondamental. Maintenant, c'est aux militants de ne pas l'oublier et de comprendre que gauche et droite ne sont pas qu'un clivage sociétal ; il ne s'agit d'opposer gauchistes et droitards sur les réseaux sociaux éternellement. Nous espérons être compris et des cadres et des militants.



« 1- Ce que dit et professe une idéologie ne doit pas être jugé selon le critère moral (« est-ce bien ou mal ? ») mais selon le critère expérimental de l’efficacité (« est-ce fonctionnel ou non ? »).



2- La plupart des idéologies, liées ou non à une religion, échouent pour une raison de méthode : elles vont de la théorie à la pratique, alors qu’il faut aller de la pratique à la théorie.



3- Le judéo-centrisme : une obsession creuse dont on ne peut clairement définir la cause, le sens, pas plus que les buts. Certains diront que la peur du lobby juif me fait écrire cela. Je n’ai peur de rien, et je vais bientôt mourir. J’ai compris au fil des années que la réduction antisémite de l’ensemble des problèmes actuels à la question juive est la forme la plus éclatante de complotisme contemporain.



4- On ne combat jamais seulement une religion, une idéologie ou une doctrine, mais d’abord des hommes réunis en un groupe, dont ils incarnent collectivement l’état d’esprit.



5- L’homogénéité ethnique est la condition de la paix civile et de la prospérité. Comme l’avait noté avec bon sens Aristote, la cohabitation pacifique et économiquement viable – sur un même territoire – de populations ethniquement différentes (cultures et origines) est en général impossible ; elle débouche la plupart du temps sur des conflits incessants, puis sur la guerre civile, où systématiquement, l’envahisseur essaie de prendre la place des autochtones.



6- Dans une société ou un pays, seule une très petite minorité allogène peut s’intégrer, par mimétisme et renonciation à son identité originelle. Au-delà d’un certain seuil numérique – plus de 2% de la population, en général – ce sont désordres et conflits assurés, avec ghettos inévitables se formant peu à peu, chacun voulant se regrouper avec ses semblables ; l’assimilation et l’intégration sont impossibles entre deux cultures différentes, surtout quand un fort facteur racial vient saler l’addition.



7- L’islam, lié chez nous à l’immigration massive de ces quarante dernières années, est un facteur déclencheur quasi certain d’une guerre civile, du fait de sa nature et de son histoire – humiliations, agressivité constante, désir de conquête et de revanche, barbaries épouvantables, etc.



8- Le but de l’islam depuis quatorze siècles, sous direction arabe, est la conquête de l’Europe, y compris par la violence. Il leur faut aussi se venger de la honte de l’expulsion de notre continent à deux reprises, puis de la colonisation. Ils ne cesseront pas de nous en vouloir comme par enchantement. Les pays musulmans du Golfe, mais aussi l’Algérie ou la Turquie, sont discrètement parties prenantes dans cette entreprise de conquête.



9- Comme quand on fait face à une fuite d’eau, la solution politique n’est pas ici dans la gestion approximative et temporaire de la fuite, mais dans sa coupure nette, puis dans la décision d’écoper et de pomper.



10- Pour une Nation, surtout si elle a eu l’imprudence d’admettre des immigrés, l’essentiel, à moyen et long terme, est de s’assurer une démographie autochtone de renouvellement des génération. » Guillaume Faye, Mes principes d'homme de droite (extrait de « Guerre civile raciale »)



En tout cas tout le monde de « nos milieux » semble comprendre ce qu'est la Droite ; ça n'est pas notre langage mais celui des militants. Mais ça fait bien longtemps que les intellectuels n'écoutent plus les militants. Nous irons plus loin en disant que le nationalisme est passé à gauche par surinterprètation du fait souverainiste comme un fait de droite, un néo-souverainisme qui ne sera jamais identitaire. Le nationalisme ; la deuxième théorie politique, ne reviendra pas dans sa forme naturaliste, patriote, d'état-nation.



L'expression « UMPS » ; qui évoquait le statu-quo postlibéral et globaliste électoral du système démocratique et politico-médiatique occidental, a été volontairement mal interprétée par la dissidence et donc mal comprise par les militants. C'est l'origine symbolique de la subversion souverainiste. « UMPS » ne signifiait pas qu'il n'y avait plus de gauches et de droites – tant sur le plan des valeurs que des principes – mais voulait dire, du point de vue de la politique-politicienne, qu'il n'y avait plus de représentation de la « Droite fondamentale » dans le système électoral politico-médiatique, ainsi que l'on pensait que certains combats « sociétaux » dépassaient désormais ce cadre ; mais lesquels ? Et quelle « doctrine » pouvait transcender ces clivages dans le temps ?



Parce que la question était bien celle-ci et les militants l'avaient comprit, ce sont les « créateurs de contenu » et « influenceurs » qui ont mit cette question de côté en expliquant aux militants qu'il fallait tout miser sur le spectacle contre-culturelle de la réinformation et faire l'unité. Une unité qui n'est jamais venue, qui a surtout nourrit des clash, des divisions, des rancœurs. C'est ce qui se passe quand on ne débat pas. Quand on abandonne la doctrine. Toutes les idées ne se valent pas, et il n'y a pas plusieurs combinaison possible pour faire sauter la banque.



Certains « trotskystes » et « tercéristes » dissidents du « néo-conservatisme de gauche et de droite » ont du comprendre que les radicaux des deux rives étaient en train de confondre les deux plans, politique et métapolitique... C'est un peu l'histoire du renard et du corbeaux entre « trotskystes » et « tercéristes » ; entre les deux préfigurations du néo-souverainisme.



L'extrême-gauche (maison mère des trotskystes), contrairement à l'extrême-droite (vaisseau mère des tercéristes), est symboliquement représentée dans le système politico-médiatique et ses idées ne sont pas stigmatisées. Même si elle réclame toujours plus d'égalités (c'est-à-dire d'impôts), sans prendre le mal à la racine, et qu'elle peut agacer ses contemporains, elle est encouragée, elle sait aussi se faire plus discrète que vous ne le pensez – nous ne parlons pas ici des antifas caricaturaux qui détournent l'attention et chassent les « fachos » pendant que les bulots à lunettes et en costume vont convertir du prolo à l' « Internationale masquée » et à l' « écologie punitive ». Les militants de gauche évoluent dans un système amis où leurs méthodes et leurs stratégies d'entrisme expliquent moins leurs réussites – dans la récupération des mouvements sociaux et le fait qu'ils tiennent la rue ; en tout cas quand c'est nécessaire – que le blanc-seing dont ils bénéficient. Le capital sympathie pour leurs idées est fort et leurs subversions passent inaperçues. Ils maintiennent cette tension nécessaire à Gauche et au bon fonctionnement du contrôle de l'opposition par ses connexions souverainistes.



Inversement, les idées radicales (même d'une gauche qui serait trop identitaire) éveillent rapidement les soupçons, perturbent et ne bénéficient pas de ce confort, de cette invisibilité des forces du bien. Les droites radicales qui veulent faire passer leurs idées avec des méthodes et des stratégies d'extrême-gauche sont vouées à l'échec : non seulement leurs idées ne passeront pas de cette manière, cette métapolitique bénéficiera à l'extrême gauche, et, à la fin, leurs idées seront dénaturées, fades, sans goût. Dans les faits, les nationalistes gagnent les débats dans des rapports frontaux. Puisqu'il suffit d'évoquer la possibilité que l'immigration est un problème pour que s'abattent les foudres, autant répondre par le « Feu de Zeus ».



« La méthode ne vaut que par l'exécution. » Richelieu



Les intellectuels « centristes » influencent l'opposition sans jamais rien devoir concéder à nos idées. Il n'y a pas de débat. Il y a l' « altruisme intéressé » des nationalistes qui, c'est moins vrai aujourd'hui, ouvraient leur porte à ce que nous pouvons qualifier d’intellectuels marxistes, mais l'inverse n'a jamais été vrai. Ainsi, ces intellectuels venaient perturber la critique radicale de la démocratie qui était faite à l'époque et déconstruire une métapolitique fleurissante en faisant passer des idées égalitaristes en contrebande pour la corrompre.



Il y a quelques années, nous avions adressé un « courrier », courtois, à Étienne Chouard, une note synthétique, appuyée sur des références, dont il n'avait certes pas l'habitude, précisément pour qu'il se confronte à de nouvelles formes critiques de la démocratie moderne. Dans un premier temps, il nous a dit que c'était intéressant, qu'il allait regarder de plus près, nous l'avons relancé un bon mois plus tard, il ne nous a plus répondu, nous n'avons pas insisté. Pour résumer, après une distinction entre démocratie sacrée et laïque, nous lui opposions le fait que le préambule à une réécriture constitutionnelle était de redéfinir les termes de l'identité, de la nationalité et de la citoyenneté. Nous prenons cet exemple, mais nous en avons mille. Nous n'avons pas le droit d'être en désaccord, d'opposer et d'obtenir un droit de réponse. Les gens ignorent les critiques qui ne les arrangent pas, quand bien même vous avez prit le temps de travailler sur leurs idées ; c'est ça le débat politique au XXIème siècle.



Nous autres, cœurs sauvages de l'Empire de la Fin, nous nous sommes intéressés et confrontés aux idéologies en mouvement dans l'opposition nationale, afin de reconnaître nos amis et nos ennemis fondamentaux, mais qui nous a reconnu, qui nous a répondu, ou nous fait l'amitié de nous relayer comme si cela engageait à quelque chose d’extraordinaire ? Fallait-il vous le demander ? Ne vous intéressez donc vous pas aux idées qui parcours les dissidences et résistances nationales ?



Les radicaux sont tombés dans un piège qu'ils se sont eux-mêmes tendus ; les stratégies d'entrisme et de réinformation fonctionnent pour les marxistes, pas pour nous. Elles digèrent nos radicalités. Il faut distinguer « radicalité » des positions extrêmes et des postures virilistes ; comme il ne faut pas confondre virilisme et virilité virtus. Le virilisme est un machisme de bas étage intellectualisé et mit en esthétique. Une esthétique qui est conforme à la forme de la vulgarité post-moderne loin du « Vril indo-européen ».



L'extrême-droite réinforme, ouvre l'opinion, mais n'arrive pas à faire passer ses idées, et encore moins ses solutions... L'extrême-gauche n'a plus qu'à reprendre la main et imposer ses slogans ; ainsi de suite, de mouvements en mouvements. La réinformation travaille essentiellement pour la gauche sociale et a réduit les radicalités nationales à peau de chagrin.



« Marine Le Pen, ou comment garder la crémerie en 5 purges: 1999 : les mégrétistes, 2008 : le canal historique, 2013/14 : purge philippotiste de conservateurs et d’identitaires, 2017/18 : purge des philippotistes, 2020 : purge des marionistes. » Résume Jean-Yves Le Gallou sur Twitter ; c'est le même phénomène à une autre échelle.

 

Il n'y a jamais eu de réelle traduction révolutionnaire de cette main tendue des « alter-nationalistes » aux « alter-mondialistes », et sans remonter trop loin, l'expérience des Gilets Jaunes nous montre que de mouvements en convergences à sens unique, les « méthodes trotskystes » bénéficient systématiquement à une récupération et à un enracinement des luttes à gauche. Tout simplement parce que les méthodes trotskystes d'entrisme et les stratégies gramscistes de combat culturel ont un adn, certes sociale, mais intrinsèquement marxiste, pensées à gauche avec une vision du monde basée sur le principe égalitariste. D’autant plus subversives quand elles sont appliquées dans un contexte favorable à la gauche, ce qui est le cas actuellement (malgré ce que les natios ont l'air de penser).



Ces différentes stratégies d'entrisme seront toujours une porte d'entrée aux idées et subversions de gauche. La « Droite » n'a pas à être « technique », « tactique », « stratégique », « pragmatique » où ne savons quelles autres billevesées, nous ne défendons pas la même vision du monde. La Droite a besoin de s'assumer et se montrer, à être, c'est tout ce qu'elle a à faire (et apprendre à se tenir sur les réseaux sociaux).



L'ère de la réinformation est terminée. L'ère de la séduction ; de l'érotisme révolutionnaire, commence.



Les militants ont toujours du mal à définir qu'est-ce la « Dissidence » ? Forcément, puisqu'on ne peut pas vraiment la définir par son idéologie subversive ou sa doctrine purement spéculative.



A partir de 2005, la Dissidence, ce sont les avant-gardes politico-médiatiques des réseaux contre-culturels de gauche, et de droite, qui ont choisit de s'embourber dans la stratégie métapolitique de la réinformation et, accessoirement, de la reconquête culturelle. La réinformation contre le réenchantement.



Nous pourrions définir la « réinformation » comme une « stratégie médiatique de débordement », une « méthode transversale d'entrisme », une cybernétique réinformationnelle ouverte à tous les vents magnétiques des « contre-réinformations étatiques des profondeurs numériques » et des « subversions algorithmiques de toutes les centrales de contre-initiation en mouvement ».



Mais ça ne sont pas les idées « non-conformes » qui ont débordé dans le marrais. Le marrais a débordé dans le champ national qui est devenu un immense marécage infesté de moustiques souverainistes et de libellules conspirationnistes.



Nous sommes pour une métapolitique de l’assèchement révolutionnaire et du bocage de radicalité, pas de la terre brûlée réinformationnelle et du barrage souverainiste ; retour au paysage « dissident » sur les deux plans civilisationnels initiaux, résistance locale (démocratie sacrée ; identitaire) et révolution européenne (troisième voie ; quatrième théorie politique).

 

Quelques uns, qui ont ancré cette stratégie toujours plus à gauche dans la technique et le glissement idéologique, se revendiquent à nouveau de Droite ; de la Droite fondamentale, et renient la Dissidence qui est restée ce qu'elle a toujours été, mais ce sont des déclarations de principe car ils ont gardé la même stratégie et la même métapolitique que la Dissidence qui contient la subversion néo-souverainiste en elle ; sorte de relativisme doctrinal qui n'a pas plus d'effet sur le terrain que sur internet en terme d'influence. Et quand nous disons « déclarations » nous parlons de vagues allusions qu'il faut encore pouvoir décrypter.



En effet, en l'absence d'effort critique, de débat et de confrontation, pour faire le bilan de cette « métapolitique de la réinformation », ils sont toujours au service du néo-souverainisme quoiqu'ils en disent et par ambiguïté.



Il y a toujours un trait d'union et un certain consensus idéologique entre « nationalistes » et « patriotes ». Si le consensus autour du Souverainisme est évident, il reste à trouver quel est ce « trait d'union » entre tous ces gens si ça n'est pas, ou plus, la « Dissidence »...



En ce qui nous concerne, nous nous éloignons naturellement de « ces milieux » qui deviennent « hystériques », ou pour le moins désagréables à côtoyer... En effet, à force de ne pas communiquer normalement entre eux, ce qui pouvait ressembler à des guerres de chapelles, qui ne sont pas mauvaises et même plutôt saines pour la vie des idées, se sont transformés en une Guerre de tous contre tous où les idées et la doctrine ne sont plus au centre. De plus, nous n'avons pas réellement d'échanges métapolitiques avec les militants patriotes/nationalistes et ça n'est pas très intéressant d'insister, ils rentrent dans la phase du slogan, qui fonctionne en vase-clos, une fois que l'on entre dans cette phase, il est rare que l'on en sorte, c'est ce qu'il s'est passé à E&R il y a quelques années et la dissidence Soral/Dieudonné n'en est jamais revenue.



Un certain « effet de loupe » ; inhérent aux réseaux sociaux et aux niches métapolitiques, nous donne l'impression que nous sommes plus que nous le sommes en réalité, une fois que vous avez retirer les démotivateurs et les trolls il ne reste plus grand monde... Au bout d'un certain temps, le réseau devient un circuit fermé, sans parler du shadow banning ou autre « stratégie de l'étouffement » interne : si une « tête de réseau » a décidé de ne pas vous mettre en avant, vous restez dans les limbes du réseau. Les idées qui ont le droit de citer ou non sont entre les mains de quelques uns. Nous en sommes les témoins probes.



Cette situation de statu-quo et de non-débat plonge les militants dans le désespoir politique, ainsi, La Dissidence Française nous apprend dans un communiqué qu'elle a décidé de cesser toutes activités, une décision qui « se justifie surtout par la gravité de la crise économique, sociale et politique qui frappe aujourd’hui notre pays, et qui doit obliger chacun à un devoir d’inventaire et à un examen critique de son engagement militant afin d’en tirer les conclusions qui s’imposent. »



Dans la foulée « Vincent Vauclin a annoncé la parution de son nouveau livre (Reconquête, Manifeste de la droite alternative) et la fondation d’une nouvelle force politique : le Mouvement National-Démocrate. »



C'était un mauvais exemple de « dépression », quoique, mais ça n'en reste pas moins une illustration du problème de fond dont nous parlions au sujet de la Doctrine et d'un manque de communication idéologique.



Notre première impression ; et nous connaissons suffisamment Vincent pour lui dire franchement, c'est qu'il s'agit d'un relooking, parce que La Dissidence Française pouvait avoir une image fascisante, plutôt que d'un réel changement de ligne. Quoiqu'il en soit, la présentation de ce mouvement ne nous convainc pas, et peut-être moins que le format de « La Dissidence Française » qui pouvait jouer un rôle métapolitique assez important dans le camp national en terme de représentation esthétique de la « Révolution-conservatrice ».



Nous aurions comprit la stratégie d'un « Mouvement Souverainiste-Européen » ; histoire de dammer le pion aux souverainistes et à Macron simultanément en les dépassant par une Troisième voie française pro-européenne qui garantit la « souveraineté nationale » à laquelle Vincent est attaché comme de nombreux Français – qui ont peur de perdre leurs spécificités, et nous les comprenons –, mais qui se tourne résolument vers l'Europe, et ouvre le mouvement aux européanistes pour de vrais débats à « Droite » : une articulation entre principe « souverainiste » et principe « identitaire » que les nationalistes semblent chercher pour se distinguer des souverainistes. Bien que cette « distinction » soit pour nous de l'ordre de la posture et du cosmétique, une « impasse stratégique » ; c'était peut-être une première étape à franchir pour les nationalistes. Mais l'articulation franco-française « nationalisme » (souverainisme) et « démocratie » (qui renvoie d'une manière ou d'une autre aux « valeurs actuaires de la république ») pour l'instant nous échappe...



« Pour sortir de ce paradoxe, de cette impasse, L'Europe devrait pouvoir parier sur la culture, sur ses universités, sur un retour aux racines communes de notre civilisation et ensuite, dans un deuxième temps, se donner une arme militaire et diplomatique commune pour s'imposer comme bloc sur la scène internationale. » Robert Steuckers, Europa – Valeurs et racines profondes de l'Europe, Chapitre IX Faire l'Europe par la culture et le savoir, pp. 195 à 199, aux éditions Bios



Cependant, Vincent Vauclin à une expérience de terrain que nous n'avons pas, un homme discret pour un homme politique mais qui sait prendre ses responsabilités, un homme raisonnable mais ferme sur ses convictions, en bref, un homme équilibré en qui nous avons une confiance aveugle – ce qui est rare – et qui n'acceptera de faire aucune compromission sur les grands principes. Un camarade que nous encourageons et qui nous serait d'un prompt renfort !



***



Le militant est donc séparé de l'équation fondamentale et existentielle à l'origine de tout militantisme : de son intuition et de sa conviction. Il ne sait plus pourquoi il combat et ce qu'il doit faire. Pour des raisons stratégiques discutables et ne peut, par conséquent, être un militant et exister, ainsi, cette stratégie ne permet que d’interpréter le rôle du commentateur, du spectateur, du consommateur, du relayeur, du suiveur, de l'encarté, de la chaire à canons, de la viande froide.



Si l'opposition nationale veut des militants elle doit changer de stratégie, si elle ne veut même pas envisager cette question, c'est qu'elle ne veut que des donateurs serviles. Les têtes de réseaux ont tord de ne pas écouter davantage les militants dont certains gardent une radicalité intacte de tout intellectualisme, ont une expertise qui s'avère bonne conseillère et sont les véritables avant-gardes opératives qui n'attendent qu'à être mobilisées. Ne sous-estimez pas l'influence qu'ont sur vous les médias de réinformation si vous en consommez et vous en consommez forcément.

 

Pour de nombreux militants de la cause nationale, le débat doctrinal est un non-sujet. Certains ignorent qu'un débat doctrinal puisse exister. D'autres rejettent l'idée même de débat par principe ou pour des raisons tactiques groupusculaires ou électoralistes.

 

Dans les deux cas, commentateurs et militants combattent les gauchistes engagés sur la base de quelques fondamentaux ou du bon sens – qu'il ne faut pas confondre avec la doctrine –, mais ils n'ont pas conscience que la stratégie métapolitique imposée par les médias de la réinfosphère est le véhicule d'une construction idéologique souverainiste – un « nationalisme » dénaturé ; une deuxième théorie politique anachronique – qui s'est clandestinement substituée au débat doctrinal – entre le 11 Septembre 2001 et aujourd'hui –, jusqu'à ce que les militants ne différencient plus « réinformation » et « souverainisme », ne distinguent plus la stratégie de la doctrine, et, par cette subversion, n'entrevoient pas que le combat idéologique CONTRE le « gauchisme » – stade primitif du combat – suppose un débat doctrinal POUR une idéologie, pour une philosophie-politique, pour une vision du monde, pour un paradigme à opposer au globalisme. Le bon sens qui se suffit à lui-même pour fédérer les patriotes contre la médiocrité gauchiste et l'agressivité antiraciste n'est plus suffisant lorsqu'il s'agit de se fédérer autour d'une Doctrine et de faire Parti.

 

Le débat doctrinal était au centre de l'opposition au début de l'aventure dissidente (et il l'est toujours d'une certaine manière entre militants), mais, petit à petit, on a mit en sourdine ce débat ; pour éviter le transfert de communauté tout en faisant, vu de l'extérieur, un semblant d'unité. Un « mensonge à soi-même » qui ne trompe personne ; même pas le reflet dans le miroir que nous croisons chaque matin.



Il est nécessaire que ce débat soit organisé et cadré par les intellectuels et médias de la réinfosphère pour être audible. Le débat entre militants est sans doute un bon exercice et un préalable mais nous voyons ses limites et son inconséquence...



« Je comprends qu’un être isolé, n’ayant qu’un cerveau et qu’un cœur, qui s’épuisent avec une misérable vitesse, se décourage et, tôt ou tard, désespère du lendemain. Mais une race, une nation sont des substances sensiblement immortelles ! Elles disposent d’une réserve inépuisable de pensées, de cœurs et de corps. Une espérance collective ne peut donc pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » Charles Maurras, L'Avenir de l’Intelligence



Certains individus et groupes pensent, de bonne foi, défendre une doctrine qui ne ferait pas débat, qui s'imposerait naturellement et qui s'opposerait de facto au globalisme et au souverainisme mou. « Souverainisme » que certains critiquent en surface mais en en embrassant de nombreux travers idéologiques sur le fond. C'est la théorie des « vrais-faux trucs » dont nous avons parlé dans d'autres travaux, la démocratie n'est pas la vraie démocratie, donc on ne critique pas le principe démocratique, même chose pour la république etc. Le souverainisme n'est pas le vrai souverainisme nationaliste et identitaire, donc on ne critique pas le souverainisme. En attendant, les européanistes qui attaquent frontalement les souverainistes en leur nom et à visage découvert se comptent sur les doigts d'une main.



Les souverainistes ont prit le contrôle du « camp national », de la « réinfosphère » et de la « dissidence ». Les nationalistes se voient en embuscade du souverainisme, les tercéristes en embuscade du nationalisme, les européanistes en embuscade du tercérisme, les royalistes en embuscade des royalistes, mais dans les faits, nous ne connaissons pas de Littérature de combat souverainiste, nationaliste, tercériste ou royaliste qui œuvre à la construction du doctrine révolutionnaire et métaphysique à partir d'une doctrine traditionnelle ou d'avant-garde « nationaliste », qui contredit frontalement et fondamentalement le néo-souverainisme dans ses avancées et ses subversions quotidiennes. Il y a des sous-entendus, mais pas de débat. Méfiez-vous particulièrement des apparatchiks qui pensent que la politique se limite à commenter nerveusement la politique-politicienne, les petits arrangements entre voleurs et les résultats électoraux, comme on commente fiévreusement des résultats sportifs, ou une partie de football.



Premièrement, ça n'est pas notre sujet, ce qui nous intéresse ce sont les idées en mouvement dans l'opposition nationale au globalisme, pas les idées des partis soumis au globalisme, c'est notre démarche, il y a bien assez de commentateurs de la vie politique. Si vous voulez nous parler du RN, des Patriotes, des Républicains et autres canailles, vous vous êtes trompés d'endroit, nous sommes abstentionnistes de naissance, au service d'un « Empire sans empereur ». Nous vous proposons de vous intéresser à vos propres idées, aux idées des dissidences et résistances au globalisme. De ce que nous savons, vous êtes dans une position qui ne vous permet pas de faire l'économie d'une petite remise en question idéologique et doctrinale.



Deuxièmement, tout le monde peu allez voir les résultats de toutes les élections européennes, voir les grandes tendances qui s'en dégagent, ensuite, il s'agit d'interpréter le fait électoral. Est-ce si intéressant que cela ? Dans tous les cas, nous n'avons pas besoin du filtre des politologues et politicards. Mais les élections ne dégagent précisément que des tendances, il y a de nombreux facteurs qui rentrent en jeu : l’abstention, la représentation, le problème de la démocratie représentative, la propagande politico-médiatique, la liberté d'expression, la criminalisation du fait identitaire etc. Non, les élections ne disent pas l'avenir, et nous ne pouvons pas nous projeter sans doctrine, ça ne sont de toutes façons pas les masses qui font l'histoire dans un premier temps. Les spéculateurs et parieurs politiques sont des petits joueurs. Vous ne misez pas sur les bons chevaux.



Troisièmement, plus les souverainistes et les nationalistes perdent, plus ils sont arrogants, méprisants et insultants. C'est assez extraordinaire. Et particulièrement envers les européanistes et les identitaires dont ils n'ont pas encore remarqué que tous les mouvements identifiés comme des groupes identitaires crédibles, solides, qui pèsent dans le paysage de l'opposition nationale et des idées sont « Européens », de « troisième voie », en aucun cas « nationaliste » ou « souverainiste ». Le nationalisme est résiduel. Les nationalistes sont à la botte des souverainistes, leur ligne imaginaire à la fois identitaire – « identitaire » aujourd'hui veut dire : remigration, réalisme racial et révolution européenne – et à la fois souverainiste – « souverainiste » qui veut dire : antiracisme, assimilationnisme et égalitarisme de droite républicaine – n'existe pas, n'est incarnée par personne, elle est tout-à-fait anonyme, elle est antinomique tant sur le plan doctrinal que sur le plan du fait identitaire qui est un fait européen. La ligne la plus proche de leur ligne Maginot nationaliste est la ligne de E&R – ou de Zemmour selon qu'ils soient plus ou moins antisionistes ou plutôt islamocritiques – dont les nationalistes pensent que l'une et l'autre dissimulent une révolution identitaire... Les souverainistes, toutes tendances nationalistes ou patriotes confondues - « patriote » voulant dire « marxiste » sans aucune ambiguïté –, peuvent ignorer la pensée traditionaliste et européenne jusqu'au jour du conflit, ça n'empêchera pas la révolution et le conflit définitif d'avoir lieu...



« Qu'était-il donc venu faire en cette France du XVIIIe siècle qui ne le prévoyait certes pas et l'attendait moins encore ? Rien d'autre que ceci : Un geste de Dieu par les Francs, pour que les hommes de toute la terre n'oubliassent pas qu'il y a vraiment un Dieu et qu'il doit venir comme un larron, à l'heure qu'on ne sait pas, en compagnie d'un Étonnement définitif qui procurera l'exinanition de l'univers. Il convenait sans doute que ce geste fût accompli par un homme qui croyait à peine en Dieu et ne connaissait pas ses Commandements. N'ayant pas l'investiture d'un Patriarche ni d'un Prophète, il importait qu'il fût inconscient de sa Mission, autant qu'une tempête ou un tremblement de terre, au point de pouvoir être assimilé par ses ennemis à un Antéchrist ou à un démon. Il fallait surtout et avant tout que, par lui, fût consommée la Révolution française, l'irréparable ruine de l'Ancien monde. Évidement, Dieu n'en voulait plus de cet ancien monde. Il voulait des choses nouvelles et il fallait un Napoléon pour les instaurer. Exode qui coûta la vie à des millions d'hommes. » Léon Bloy, L’Âme de Napoléon, introduction, pp. 30-32, éditions Tel Gallimard



En quelque sorte, cette « stratégie de la réinformation » prive le militant de son identité politique, de ce qu'il y a de plus engageant dans sa vie militante, qui forme sa colonne vertébrale, qui donne du sens à son action, qui lui permet de se projeter.



« Ainsi, dans un entretien avec Le Figaro, en date du 20 mai 2000, Hans Dietrich Genscher encadrait-il parfaitement la somme de problèmes soulevés par les déclarations de Joschka Fischer :

 

1) « L'intention de Fischer est maintenant de renforcer l'Union européenne dans la perspective de son élargissement. Il s'agit d'en faire un acteur efficace du nouvel ordre mondial. »

 

2) « Au monde bipolaire de la guerre froide s'est substitué un monde multipolaire. Les États-Unis, la Russie, la Chine et, à quelque distance, le Japon, y ont déjà pris place. L'Inde va entrer dans le club. Il ne vaut pas que l'Europe soit en reste. A ses débuts, le nouveau gouvernement allemand avait laissé un peu en friche le terrain de la politique étrangère. Ce plan Fischer lui restitue un visage européen sur l'arrière-plan de la mondialisation. Fischer voit loin. Il aura des contradicteurs, mais il tient le bon bout. »

 

Bien entendu, que l'actuel ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne ait vivement ressenti, et pour une fois pu dire clairement et très fort la nécessité d'un renforcement significatif des liens politiques unissant déjà la France et l'Allemagne au sein de l'Europe, renforcement que l'on entend porter jusqu'à l'institution immédiate d'une relation fédérale des deux pays, d'une relation fédérale spéciale, destinée à servir de banc d'incitation, de pôle d'attraction et de chantier ouvert à l'intention d'autres pays européens, disponibles, dans la course, déjà, de l'intégration politique, quoi de plus normal ? » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, Renforcer L'Union Européenne dans un monde multipolaire, p. 299, aux éditions Alexipharmaque



Alexandre Douguine est CONTRE le globalisme parce qu'il est POUR l'eurasisme. Les eurasistes ne font pas de réinformation pour faire de la réinformation. Pour s’opposer au globalisme, ils incarnent une philosophie-politique, un Parti. Une « doctrine révolutionnaire » qui se réfère et se confronte aux anciennes idéologies et leurs nouvelles stratégies qui ne répondent pas à la situation de la postmodernité et à la géopolitique des Blocs.



On peut discuter du bien fondée de la doctrine eurasiste si nous avons une doctrine et une vision du monde à lui opposer. Les européanistes – ancienne tradition politique européenne cristallisée par le GRECE ; et ce que les médias appellerons « La Nouvelle Droite », à partir de 1969 – ont une doctrine proche et qui a inspiré Alexandre Douguine. Et bien qu'il n'y ait pas un dialogue intense entre européanistes et eurasistes, nous communiquons sur la base d'une même vision du monde dont nous sommes des tendances et des évolutions, nous-mêmes nous situons quelque part entre européanisme et eurasisme. On pourrait alors comparer la doctrine souverainiste et la doctrine eurasiste, les faire dialoguer. Mais sans doctrine, nous ne sommes même pas en capacité d’opérer ce genre de communication de doctrine à doctrine. Eurasisme et Souverainisme ne sont pas sur la même fréquence métapolitique. Les communications doctrinales et grand-continentales sont rompues. Il faut tout de même que vous imaginiez que nous sommes dans une période où les souverainistes nient effrontément l'existence d'une pensée européenne...



L'Europe est dans une situation qui, dans une perspective multipolaire, lui autorise à penser de nouvelles dimensions et subsidiarités de la Souveraineté. Douguine n'oppose pas au globalisme une vague stratégie médiatique souvent contre-productive qui, refusant de se construire en doctrine, développe une idéologie par défaut, qui sait plus ou moins ce qu'elle combat – et encore, il y aurait beaucoup de choses à dire à ce sujet – mais qui n'a aucune idée de pourquoi elle combat...



« La multipolarité ne serait également pas compatible avec le multilatéralisme. Ce dernier met l’accent sur le dialogue et la collaboration entre les États démocratiques principalement. Dans ce système, c’est toujours la diffusion du modèle démocratique et de l’idéologie des droits de l’homme, érigées en valeurs universelles, qui posent problème. Effectivement, il n’y a aucun accord de libre-échange entre l’UE et la Chine ou la Russie à l’horizon. La seule différence avec la non polarité serait que la collaboration n’intègre pas les acteurs non étatiques. Douguine postule que le monde multipolaire ne s’accorde pas avec le multilatéralisme, car il ne reconnaît pas la légitimité de l’Occident à agir au nom de toute l’humanité. Le multilatéralisme et la multipolarité seraient en effet indissociables selon certaines visions occidentales  ; un discours de l’ancien président français Jacques Chirac durant l’été 2003 l’illustre : «  J’ai la conviction que l’organisation du monde ne peut être que multipolaire et ne peut que reposer sur le multilatéralisme  ». » Franck Pengam, L'approche eurasienne de la multipolarité



Nous prenons l'exemple de l'eurasisme et d'Alexandre Douguine car nous n'en connaissons pas d'autre pour illustrer l'enjeu du débat doctrinal actuel, de quel niveau de doctrine nous parlons, de quelle échelle géopolitique.

 

Ainsi, dans le Donbass, flottent des drapeaux eurasistes... Mais l'esthétique eurasiste est au service d'une Doctrine. L'esthétique souverainiste est au service d'elle-même et n'a pas de bannière.



L'eurasisme entretient une Littérature de combat qui lui est propre, prophétique et annonciatrice. Qui fait l'actualité.



Où est la littérature prophétique de combat et d'annonciation du néo-souverainisme ?



Où est l'effort de construire une « Quatrième théorie politique » au niveau qu'il convient dans l'opposition française au globalisme ?

 

La « géopolitique du frexit » est la grande inconnue de la « métapolitique souverainiste ».



Les militants souverainistes/nationalistes éprouvent quelques difficultés à nous exposer leurs visions géopolitiques, ce qui est assez inquiétant. D'une façon ou d'une autre, les positions souverainistes ouvrent sur la négociation de nouveaux traités bilatéraux ; c'est-à-dire remettre de l’étatique dans une nation qui s'en libérait, d’états-nations à états-nations morts et enterrés avec le système westphalien, à l'heure des grandes puissances et « zones économiques » – Groupe de Visegrád, Union économique eurasiatiqueet qui mène, au mieux, à la situation du multilatéralisme. Sinon au statu quo ante de l'unipolarité.

 

Le frexit ou autres positions « crypto-souverainistes » ne répondent pas à la question centrale de la France-Afrique et des Dom.



En effet, la France seule ne peut pas en même temps sortir de l'UE, abandonner ses colonies – nous souhaitons rendre leurs indépendances ethno-culturelles à tous les peuples –, radicalement changer sa « diplomatie africaine » (francophonie). Et donc, ne peut en réalité traiter la question migratoire et organiser la remigration sereinement.



Aussi, le frexit va totalement à l'encontre de la doctrine nucléaire française et de son engagement européen ; nous en avons parlé ailleurs. Une doctrine nucléaire ça n'est pas rien ; celle de la France concerne toute la péninsule européenne et pas que la France archipelagique. Encore une réflexion absente de la métapolitique souverainiste ; les souverainistes utilisent l'argument de l'indépendance nucléaire mais ne connaissent pas la nature européenne de la doctrine française. D'ailleurs, il n'y a pas réellement de littérature nationalistes/souverainistes qui justifie une vision nationale-souverainiste de la Défense dans la configuration géopolitique globale actuelle ; nous pensons notamment à la question des « nouvelles routes de la Soie » où s'affrontent des puissances continentales pas des « souverainetés nationales ».



Les différentes positions géopolitiques nationalistes et souverainistes mènent au frexit ou statu-quo ; il n'y a aucuns souverainistes ou théories souverainistes qui contredisent les positions européanistes ou eurasistes sur le plan de la géopolitique dans des essais. Les souverainistes nient tout bonnement nos positions, sur tous les sujets, pour ne pas avoir à nous répondre. Et nous savons de quoi nous parlons, cela fait près de 10 ans que nous opposons l'eurasisme au souverainisme et que nous n'avons droit à aucune réponse ou droit de réponse.



Les souverainistes en sont encore à confondre UE et Europe ; les souverainistes clament qu'ils font cette distinction mais dans les faits et les débats que nous pouvons avoir avec eux ils ne la font pas puisqu'ils considèrent qu'on ne peut pas faire l'Europe en dehors du cadre actuel de l'UE ou ne comprennent pas que leur « Europe des Nations », qui reconnaît implicitement l’exigence de l'Europe, passe d'une manière ou d'une autre par une forme frexit. En outre, les souverainistes surestiment les pouvoirs de l'UE ce qui fausse le débat. Et, de plus, ils le répètent assez, ils partent du principe que l'Europe et les Européens n'existent pas, ils nient le fait identitaire européen – génétiquement vérifiable par le fait des haplogroupes européens ; linguistiquement et culturellement démontrable par le fait de la matrice indo-européenne – , ils nient ce que nous sommes, pour nous, c'est un ethnomasochisme par un autre moyen, un « chauvino-mondialisme » bien plus dangereux que l' « indigénisme » qui ne trompe personne. Nous défendons une Tradition, une Race, un Imperium, ils défendent une certaine et très vague idée de la France.



Ces derniers temps, les souverainistes et nationalistes, bien ennuyés par les arguments du rotor Thomas Ferrier et d'autres européanistes, font des pirouettes sophistiques pour éviter de répondre aux divers et nombreux arguments qui leur sont opposés. Pour s'en sortir, soit ils s'enfoncent dans des détails des grandes tendances électorales et de politique intérieure des états – ce qui est, encore une fois, sujet à une interprétation qui dépend d'une certaine vision du monde –, soit ils inventent de nouvelles formes de souverainismes ou de nationalismes dont nous leur démontrons systématiquement qu'ils sont équivalents soit au frexit soit au statu-quo. Ce qui n'est pas le fait d'une capacité extraordinaire à la démonstration, puisque sans « vision du monde » et « vision géopolitique », ils ne peuvent bien évidement pas articuler une pensée cohérente et radicale du locale au globale. La Souveraineté sans compréhension de la Subsidiarité et des échelles de grandeur de la géopolitique globale est au service du mondialisme. Les souverainistes ne comprennent pas que la multipolarité – Le monde multipolaire – est une pensée continentaliste qui s'oppose à la supranationalité – Le monde unipolaire –qui est une pensée globaliste. La vision géopolitique par défaut des souverainistes est « L'Europe des Nations » – Le monde westphalien – détruit par le système globaliste depuis que les deuxièmes théories politiques – l'Axe – ont perdu contre les « alliés » en 1945 et que « Charles de Gaule » a débarqué pour inviter la France au banquet... Tout le monde aime la France et le vin, que ne passerions-nous pas à la France ?



Ce que nous remarquons, c'est que le seul argument des souverainistes est celui du présupposé que leur stratégie électorale et politique-politicienne est supérieure pour s'adresser aux Français et aux Européens, alors que, précisément, cette stratégie s'avère être une impasse – ce que démontrent les faits électoraux.



En effet, nous avons une quinzaine d'années de retour d'expérience sur cette « stratégie », et cela se termine avec les dernières prises de positions de Marine Le Pen : « L’assimilation républicaine, condition indispensable à la cohésion de la nation », dans une tribune offerte par le Figaro. En outre, aucun partis nationalistes ou souverainistes en capacité de se présenter ne prône la remigration. Les souverainistes regardent, hagards, leur monde post-national s’effondrer, nous construisons, posons les premières briques d'une Europe Européenne. Vous me direz que nous voulons dire une « Europe blanche » ? Nous vous répondons que la couleur de peau est un marqueur mais qu'elle est un détail de la Race. Pour ceux qui n'auraient pas encore assimilé cette évidence.

 

Et nous ne parlons pas du niveau d'organisation qu'implique le frexit en terme de renouvellement des élites, obligatoire, du redéploiement diplomatique, nécessaire dans cette perspective, d'une capacité à combattre frontalement les globalistes, pour assurer les nouvelles tractations politiques et économiques autour de ces nouveaux traités bilatéraux ; ainsi que l'encadrement qu'impose le conseil et l'investissement financier des groupes privés qui vont accompagner cette transition surveillée et protégée par des forces de police et des services secrets dans un jeu d’espionnage et de contre-espionnage d'une France désormais seule avec son empire tricolore en proie à la férocité des supranationalités nomades et prédatrices dans une guerre économique sans pitié. Une France qui parlera de toutes façons aux États-Unis, à l'Allemagne, à Israël, à la Chine, à la Russie, à l'Inde, au Qatar, à l'Arabie Saoudite, à la puissance qui chuchote à l'oreille de son interlocuteur ; avec les États-Unis qui écoute aux portes si ça ne sont pas eux qui parlent à l'oreille du cheval... Alors, peut-être que la France est un Empire et une puissance qui peut écraser l'Europe, c'est le projet des souverainistes, c'est la Bérézina. « Il n'y avait plus ni discipline ni drapeaux, chacun était son maître. » (Balzac)



Ce qui est virtuellement récupéré par le frexit en terme de budget est évidement réinvestit dans la diplomatie et la défense, il n'est même pas certain que la sortie de l'Union compense les dépenses qu'engagent le frexit, comme nous pouvons émettre un doute raisonnable sur la disponibilité suffisante de forces et d'énergies, en terme de ressources humaines et pour un renouvellement des élites de cette ampleur. Sans compter un risque de corruption à grande échelle, de sabotage, par la surmultiplication et les multiplicités des tractations et des échanges, car les souverainistes ne pourront pas objectivement mettre des hommes à eux partout, et il y aura forcément beaucoup de cash en circulation, ou des moyens de détournement, dans le redémarrage de cet appareil... La France des mallettes n'a pas fini de trébucher... Bien entendu, nous extrapolons, disons que nous posons la question aux souverainistes : sont-ils persuadés de l'irréfutabilité d'un frexit dans la configuration géopolitique globale actuelle et à venir ?



D'un point de vue purement pragmatique, il est plus réaliste de concentrer toutes les forces nationales dont nous disposons pour braquer le pilote que de tenter un frexit.



Le frexit ne sera pas le brexit, il n'engage pas la France – et l'Europe – dans la même aventure que le Royaume-Uni qui a toujours gardé la même « diplomatie » – Monarchie britannique et Commonwealth –, la même « finance » – Cité de Londres – Union Européenne ou pas, et dont les services secrets de sa Majesté bénéficient d'ECHELON... En outre, le brexit ne préserve pas les Anglois de l'immigration et de l'islamisation par des mesures coercitives que le brexit aurait permit et engagé.



Et si nous faisions sortir la France débordante d'amour et de paix de l'Europe ? A défaut de sauver la France avec les souverainistes, nous pouvons peut-être sauver l'Europe sans eux ? #exitFrance Après tout, nous sommes pour l'auto-détermination des peuples à disposer d'eux-mêmes, les Français ont le droit de sortir de l'Union, peu importe les éventuelles menaces. Mais il s'avère que les Français ne semblent pas vouloir du frexit.

 

D'ailleurs, les souverainistes ne comprennent pas la manœuvre de Macron quand il parle de « Souveraineté européenne ». Les globalistes ont bien comprit que, sous l'impulsion du trumpisme, il y a une tentation de repositionnement identitaire européen derrière les forces « populistes » et qui va à l'encontre du souveraino-mondialisme auto-incapacitant des oppositions nationales au globalisme. Trump, Poutine, Xi Jinping, Modi, ne sont pas des « souverainistes » se sont des impérialistes identitaires, décomplexés. Il faut absolument briser l'idée européenne, tout mettre sur le dos de l'Europe et sauver le souveraino-populisme qui ne trouve pas de traduction électorale malgré la vague populiste (ce qui démontre l’inadéquation entre l'instinct des peuples et les constructions idéologiques souverainistes). Les souverainistes sont aux portes colossales du Grand Jeu mais n'ont pas les clefs.



Nous ne disons pas que les souverainistes ne veulent pas le faire ; nous disons qu'ils n'ont pas les cadres pour le faire. Ils ne sont pas prêts. Parce que, à force de tout concentrer sur le constat de faillite de la France et de l'UE, il n'y a pas de projection souverainiste qui s'exprime par la voix d'une philosophie-politique opérative, qui attire les militants les mieux formés, les plus disciplinés, que nous retrouvons davantage parmi les tercéristes, les européanistes et les traditionalistes de différentes obéissances.



La métapolitique européanise est, de ce point de vue, très en avance. Comparaison n'est pas raison, mais il suffit de comparer le travail de Robert Steuckers par rapport à celui de Pierre-Yves Rougeyron, ou celui de Guillaume Faye par rapport à celui d'Alain Soral. Mais nous pourrions également parler de Henri de Grossouvre et notamment de ses deux ouvrages : Paris-Berlin-Moscou – La voie de l'indépendance et de la paix (aux éditions de L'Age d'Homme) ET Pour une Europe européenne – Une avant-garde pour sortir de l'impasse (aux éditions Xenia) qui détruisent en quelques pages les discours soviétiques germanophobes de Françoise Asselineau.



« Tout d'abord la France et l'Allemagne doivent définir ensemble une conception de la sécurité en Europe et de ses limites géographiques pour ne pas être mis dans les débats devant le fait accompli par les États-Unis. (…) Plus particulièrement, en Europe centrale, la France et l'Allemagne doivent définir une vision économique et stratégique commune. C'est un point essentiel dont dépendent la sécurité et la construction européenne. Dans les Balkans, la division des Européens, et particulièrement des Français et des Allemands a démontré les conséquences désastreuses qu'elle entraîne. Deuxièmement, la France et l'Allemagne doivent définir une vision commune concernant le futur et les buts de l'Union Européenne, sujet sur lequel les différentes tentatives ont échoué. Enfin et surtout, la France et l'Allemagne doivent définir un projet commun avec la Russie afin d'inspirer et d'influencer la politique russe de l'Union Européenne. » Henri de Grossouvre, Paris-Berlin-Moscou, Chapitre IX, pp. 131/132, aux éditions de L'Age d'Homme

 

Il est un fait remarquable et qui se vérifie quasi systématiquement, les souverainistes connaissent mal la pensée européenne, qu'ils caricaturent, et les grands auteurs européens de langue française, qu'ils ignorent, contrairement aux européanistes qui maîtrisent les références souverainistes, connaissent leurs sources nationalistes et socialistes parfois mieux que les souverainistes eux-mêmes. La plupart des souverainistes ; et des jeunes militants, ne connaissent pas ou n'ont jamais lu les penseurs européen, non aucune idée de ce qu'est le tercérisme ou l'eurasisme, comment pourraient-ils donc critiquer ces pensées ? Ce qu'ils ne se privent pas de faire. A chaque fois que nous avons opposer un auteur européen à un souverainiste, monsieur souverainiste n'avait pas la référence, ou rien à lui opposer. Hasard, coïncidence, réalité scientifique ? Nous ne savons. En attendant cela fait des années que nous attendons que les souverainistes nous répondent sur le terrain de la métapolitique et des faits que nous avons exposé, ce qu'ils sont bien en peine de faire, en règle générale, ils s’intéressent surtout à la politique-politicienne et un peu à l'histoire (très officielle et très orientée), mais n'ont aucune vision du monde et du lendemain du frexit. Ce sont des idiots, au sens le plus juste du terme. « Personne considérée comme étant sans idées, sans connaissances, sans intelligence. »



Nous ne verrons sans doute pas le dénouement de tout cela, mais nous ferons tout ce que nous pourrons pour que les Européens reviennent à l'Europe, à la tradition et à la civilisation.



Il est tout de même étonnant que les souverainistes « pro-Poutine » qui dénoncent l'impérialisme de l'hyperpuissance étasunienne ; mais ignorent l'impérialisme de la superpuissance chinoise et d'un néo-ottomanisme affranchi aux portes de l'Europe, ne trouvent pas la volonté d'opposer à ces puissances un « Empire » pour leur répondre sur le même plan civilisationnel et paradigmatique, et s'opposent à faire l'Europe sur un axe Paris-Berlin-Moscou en rejetant les idées européanistes et eurasistes, en persistant dans la stratégie du frexit et la surenchère antiraciste. Encore une fois, comment peut-on être « pro-Russe » en étant anti-Européen ? Il n'y a pas d'incohérence politique plus grande que celle-là. Explications des souverainistes ? Aucunes. Les souverainistes travaillent-ils pour le Kremlin ou Washington ? Et s'ils commençait à travailler pour l'Europe ?



« Entre le bloc soviétique et le bloc des USA, notre tâche historique est d'édifier une grande patrie : L'Europe unitaire, puissante, communautaire.

 

L'Europe, ce MIRACLE de l’histoire de l'homme, ce miracle qui a fait suite au miracle grec, a, par la prodigieuse fécondité de sa culture unique, donné naissance à une civilisation adoptée par le monde entier. Dans la compétition qui s'est livrée entre mes grandes cultures occidentale, indienne, chinoise, japonaise, c'est la nôtre qui a écrasé les autres. La culture est créatrice de civilisation.

 

La civilisation, par contre, ne crée jamais de culture. SEULE l'Europe possède la culture d'où sa primauté sur les Etats-Unis et la Russie communiste, qui ne détiennent que la civilisation née de notre culture, comme l'a admirablement démontré Oswald Spengler.

 

Cette civilisation coupée de sa culture est condamnée à la stérilité, ce qui se traduira d'abord par une sclérose puis un retour à la barbarie. Politiquement dominée par Moscou ou par Washington, la culture européenne est étouffée : elle risque d'être figée dans son état de civilisation. A remarquer que toutes les découvertes dans le domaine nucléaire et satellistique sont le fait d'Européens. On s'arrache les cerveaux européens.

 

Seule une Europe politique unitaire peut fournir les moyens de la puissance qui garantiront les conditions historiques indispensables à la survie de cette culture.

 

Nulle autre puissance n'est, d'autre part, capable de remplacer l'Europe dans sa mission humaniste. » Jean Thirirat, Un Empire de quatre cents millions d'hommes, l'Europe, Chapitre I – Les dimensions de l'Etat européen, paragraphe 3 – Ni Moscou, ni Washington, p. 20, Avatar Éditions, Collection Heartland, 1964



Les néo-souverainistes n'ont aucune vision géopolitique hormis celle de nous rabattre les oreilles avec la « Doctrine nucléaire française » et les ZEE. Sans oublier l'Empire turbo-dysgénique afro-latin et sino-français de l'hyper-cosmopolite Pierre-Yves Rougeyron pour accélérer le Grand Remplacement et la fin de la Race Européenne... Honnêtement, nous en rions beaucoup mais il est sûr que tout cela va mal se finir, d'autant plus que les souverainistes sont souvent menaçants.



Nous leur disons d'être certains de savoir à qui ils s'adressent avant d'aller trop loin dans leurs déclarations à l'importe pièce sur les identitaires et les européens. Ils ne se rendent même pas compte que les Russes, qui ont un projet d'Empire, les méprisent. Et que les Russes pourraient venir régler les problèmes que les souverainistes ne veulent pas régler.



Dans les faits, le président Vladimir Poutine est aussi président de l'Europe quand il vient négocier avec Erdogan... Mais tout cela échappe aux souverainistes trop occupés à regarder leur nombril.



« Faire l'Europe » c'est aussi « sortir » des traités de l'Union Européenne ; les « déchirer » pour écrire une « nouvelle constitution européenne » et faire « Empire ».



« Aucun homme ni aucun peuple ne doit être identifié ou s'identifier au pouvoir impérial.



Le pouvoir impérial n'est pas l'attribut d'une nation donnée, mais un attribut divin prêté et pris au souverain. Et son seul but est de servir les communautés.



Aucun pays européen, aucune nation européenne n'a hérité de l'Empire de Rome. C'est l'Église elle-même qui en a hérité, comme l'a bien expliqué Soloviev dans son ouvrage La Russie et l'Église universelle. » extrait de l'intervention de Laurent James sur Jean Parvulesco à l'occasion du premier congrès international en ligne sur la Quatrième Théorie Politique



Parce que l'Europe n'est pas une « nation » mais un ensemble de royaumes et de républiques ethniques commune à une race, une civilisation, un continent, un Empire, un Imperium. L'Europe impériale que nos adversaires globalistes ne veulent pas que nous fassions. Après que vous appeliez cette entité Nation-Européenne, Souveraineté-Européenne, Empire-Européen, nous importe peu. Les problèmes de terminologie et d’organisation du régime sont pour l'instant secondaire, de la même manière, beaucoup ce sont arrêté à la terminologie « Eurasisme » sans même essayer de comprendre de quoi il pouvait s'agir et comment pourrions-nous articuler un « Eurasisme européen ». Mais cette dernière question est dépassée ; à notre corps défendant.

 

Un souverainiste d'envergure – un monsieur d'un certain age qui intervenait pour le Cercle Aristote il y a un certain temps et dont nous avons oublié le nom – actait la mort clinique des états-nations et, pour résumer, expliquait qu'un souverainisme de combat devrait essentiellement consister à proposer des « nouveaux traités de Westphalie » aux nations européennes. Un homme à la hauteur des événements. Il y a encore de « grands gaullistes » chez les souverainistes. Une proposition qui sort du cadre national et prend le problème dans sa dimension européenne, à la bonne échelle. Qui provoque un dialogue entre européens. D'un autre niveau que le frexit, le ric et autres diversions démocratiques. Nous suivons cette « sagesse souverainiste » à la lettre car nous savons que ce niveau de mobilisation des cercles politiques et métapolitiques européens pour de « nouveaux traités de Westphalie » aboutirait à la construction de l'Europe européenne, à la prise de contrôle de l'UE par les Européens.



Les Européanistes sont davantage « souverainistes » dans l'esprit, au sens authentique et traditionnel du terme, que ne le seront jamais les post-nationalistes et néo-souverainistes sclérosés qui sortent de l'histoire par la petite porte du « chauvino-mondialisme ».

 

« A l’heure où « souverainistes » nationalistes et européistes (toutes tendance confondues) s’opposent dans des querelles sans fin sur les réseaux sociaux, il me paraît bon de rappeler la genèse de l’idée impériale européenne dont je suis, idiosyncratiquement, tributaire. Ressortissant des Flandres par lignée maternelle, de la Gueldre, du Limbourg historique et du Comté de Looz (dans la Principauté de Liège) par lignée paternelle, natif du Brabant, je relève forcément d’une identité politique impériale, donc européenne, alliant les traditions bourguignonnes (qui sont « françaises » de souche, en dépit de ce que pourraient arguer des souverainistes atrabilaires dans l’Hexagone…), impériales romano-germaniques (et même pippinides-austrasiennes), impériales habsbourgeoises de Germanie et d’Hispanie... » Robert Steuckers, L'idée impériale d'Europe



Soyez Européens !



Vivez joyeux !



***



« Il n’y a vraiment rien d’amusant à constater que ce soient des étrangers qui s’avèrent comprendre le mieux la situation de notre pays. Les Français, et tout spécialement les nationalistes – qu’ils soient de droite ou de gauche – sont si profondément stupides, ontologiquement collaborationnistes et jouissivement soumis à l’occupant quel qu’il soit (ce pays serait né grâce à Jules César, ou bien grâce au belge Clovis, ou encore grâce à l’anthropologie judéo-chrétienne ou même la pensée hébraïque, …) que je ne regrette pas une seconde de dire publiquement depuis bientôt dix ans que mes trois ennemis principaux sont bien : le marxisme, le complotisme et le nationalisme. » Laurent James, Le grand alignement septénaire et solsticial du chef de la milice céleste, 2017



L'argonaute naviguant sur les océans numériques est attentif à la météo de la réinfosphère. L'orage magnétique de la bipolarisation des non-débats entre système politico-médiatique et réinfosphère sur absolument tous les sujets – souverainisme/globalisme, complotisme/anticomplotisme, scepticisme/complotisme, etc – tombe d'acier sur la pensée européenne multipolaire prise en étaux entre le marteau et l'enclume.

 



Information : « L’information est un concept de la discipline des sciences de l'information et de la communication (SIC). Au sens étymologique, l'« information » est ce qui donne une forme à l'esprit. Elle vient du verbe latin « informare », qui signifie « donner forme à » ou « se former une idée de ».



Étant à la fois message (facteur d'organisation) et messager (véhicule), l'information pourrait être définie comme « ce qui lie notre expérience du monde avec le monde lui-même ». » (Wikipédia)



Conspiration : «  Une conspiration est soit une entente secrète entre plusieurs personnes en vue de renverser un pouvoir établi, soit une organisation en vue d'attenter à la vie ou la sûreté d'une personne d'autorité. Le terme « conspiration » et ses quasi-synonymes, notamment « complot » et « conjuration », ont fait l'objet de distinctions sémantiques par plusieurs spécialistes de la langue. » (Wikipédia)



Complot : « Entreprise en préparation formée secrètement entre deux ou plusieurs personnes contre l’intérêt d’un état (ou au sein même de l'état), d’un groupe de personnes ou une personne. » (Wikipédia)



Propagande : « La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles, une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements au sein d'un public-cible. Ces techniques sont exercées sur une population afin de l'influencer, voire de l'endoctriner. La propagande peut utiliser la publicité, car cette dernière vise à modifier des choix, des modèles de société, des opinions et des comportements. La publicité utilise des techniques similaires à celles utilisées par la propagande. Nonobstant la similarité de certaines de leurs caractéristiques, les liens entre propagande et publicité sont largement discutés. » (Wikipédia)



Espionnage/Renseignement : « Un renseignement est une information estimée pour sa valeur et sa pertinence. Le renseignement se définit ainsi par opposition à la donnée (qui se réfère à la précision de l'information) et au fait (constatation objective). Le renseignement se définit aussi par son usage : c'est une information délivrée (à un gouvernement ou une institution) pour guider des prises de décisions et des actions.



Le renseignement est aussi l'action de produire des renseignements. Par extension, le renseignement est l'ensemble des activités de production et de traitement des renseignements (orientation, recherche, analyse, diffusion). Pour les non-spécialistes et la littérature de fiction, ces activités sont souvent désignées sous le terme usuel d'espionnage, en les définissant de manière dépréciative, imaginaire ou réductrice sous le seul angle de la collecte clandestine d'informations secrètes ou privées. Pour les spécialistes, l'espionnage correspond néanmoins seulement à un sous-ensemble des actions de renseignement : celles qui sont conduites par l'ennemi.



Par métonymie, le renseignement désigne l'ensemble des organismes qui se consacrent à ces activités. Dans ce sens, le renseignement désigne notamment les services publics de renseignement ou bien les unités militaires spécialisées. » (Wikipédia)



Cybernétique : « La cybernétique est l'étude des mécanismes d'information des systèmes complexes, explorés en vue d'être standardisés lors des conférences Macy et décrits en 1947 par Norbert Wiener dans ce but. Des scientifiques d'horizons très divers et parmi les plus brillants de l'époque participèrent à ce projet interdisciplinaire de 1946 à 1953 : mathématiciens, logiciens, ingénieurs, physiologistes, anthropologues, psychologues, etc. Les contours parfois flous1 de cet ensemble de recherches s'articulent toutefois autour du concept clé de rétroaction (en anglais feedback) ou mécanisme téléologique. Leur but était de donner une vision unifiée des domaines naissants de l'automatique, de l'électronique et de la théorie mathématique de l'information, en tant que « théorie entière de la commande et de la communication, aussi bien chez l'animal que dans la machine ». » (Wikipédia) 



Journalisme : « Le journalisme est l'activité qui consiste à recueillir, vérifier et éventuellement commenter des faits pour les porter à l'attention du public dans les médias en respectant une même déontologie du journalisme.



La loi Brachard et la loi Cressard ont défini un statut de journaliste professionnel en France unique : mensualisé ou pigiste, payé à l'article ou à la photo, il a les mêmes droits et les mêmes devoirs, son entreprise bénéficiant en contrepartie d'aides à la presse.



Dans de nombreux pays, une forme de « journalisme citoyen » est apparue avec le développement d'Internet et de la photographie numérique, permettant à des amateurs de diffuser textes et images sans passer par le filtre des médias. » (Wikipédia)



Scepticisme : « Le scepticisme (du grec σκεπτικός, skeptikos, « qui examine »), aussi appelé pyrrhonisme, est une philosophie et une méthode grecque antique qui compare et oppose toutes choses afin d'atteindre la tranquillité (ἀταραξία, ataraxie) de l'âme (ψυχή, psyché). Par exemple le sceptique pyrrhonien dit que rien n'est vrai ni faux, ni vrai et faux à la fois, et pas même cette dernière phrase car elle s'oppose à elle-même. (…)

Les sceptiques divisent la Philosophie en trois :

  1. Dogmatiques sont ceux qui prétendent avoir trouvé la vérité ;

  2. Académiques sont ceux qui prétendent dogmatiquement que la vérité est incompréhensible (et s’inclut donc d'elle-même dans la catégorie précédente) ;

  3. Sceptiques sont ceux qui cherchent toujours. Cette dernière s'oppose aux deux précédentes car elle est adogmatique. » (Wikipédia)



Zététique : « La zététique est définie comme « l'art du doute » par Henri Broch, le terme d'art se comprenant au sens médiéval (ars) d’habileté, de métier ou de connaissance technique, en clair, de « savoir-faire » didactique qui, sans être une fin en soi, est un moyen pour la réflexion et l’enquête critiques.



La zététique est présentée comme « l'étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux, des pseudosciences et des thérapies étranges » ou comme « l'art de faire la différence entre ce qui relève de la science et ce qui relève de la croyance ».



La zététique est destinée aux théories scientifiquement réfutables, c'est-à-dire respectant le critère de discrimination de Karl Popper. De fait, contrairement aux autres mouvements sceptiques, elle ne pose pas la question des religions et des croyances non réfutables. Son objectif est la mise à l'épreuve d'énoncés pourvus de sens et de nature scientifique (c'est-à-dire réfutables selon Popper) dont les explications ne semblent pouvoir se rattacher à aucune théorie communément acceptée.



La zététique se réclame aussi du scepticisme scientifique, et plus généralement de la démarche de doute cartésien qu'elle décrit comme nécessaire en science comme en philosophie. Elle se veut, pour reprendre le mot du biologiste Jean Rostand, une « hygiène préventive du jugement ». » (Wikipédia)



Complotisme : « Une théorie du complot (ou les néologismes complotisme ou conspirationnisme) est une expression d'origine anglaise, définie pour la première fois en 1945 par Karl Popper, qui dénonce comme abusive une hypothèse (en anglais theory) selon laquelle un événement politique a été causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui croyaient avoir intérêt à ce qu'il se produise, plutôt que par le déterminisme historique ou le hasard. Pour Peter Knight, de l'université de Manchester, « un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des événements »1Une théorie du complot (ou les néologismes complotisme ou conspirationnisme) est une expression d'origine anglaise, définie pour la première fois en 1945 par Karl Popper, qui dénonce comme abusive une hypothèse (en anglais theory) selon laquelle un événement politique a été causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui croyaient avoir intérêt à ce qu'il se produise, plutôt que par le déterminisme historique ou le hasard. Pour Peter Knight, de l'université de Manchester, « un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des événements ». (Wikipédia)



La notion communément admise pour qualifier le « mode de penser » de la Dissidence est « complotisme », quasi érigée au rang d'idéologie politique, pour le moins une composante majeure de sa doctrine « néo-souverainiste » – complotisme, marxisme, nationalisme (civique).



Le concept de « complotisme » est certes polémique et péjoratif mais justifié – au sens « traditionaliste » du terme ; selon les cadres guénoniens et évoliens – pour définir le « mode de penser » de la Dissidence.

 

Cependant, la définition « encyclopédique » actuelle et officielle du complotisme, limitée à « théorie du complot », assimilée à une forme de négationnisme, est insuffisante, souvent suspicieuse, voir accusatoire, et finalement douteuse. On sent bien que le sujet du complotisme ne peut pas être neutre. Et il serait peut être plus élégant de parler de « méthode hypercritique » et de « révisionnisme historique » – ce qui n'est pas péjoratif – concernant la Dissidence...



« Les historiens s'accordent à considérer que la première œuvre historique qualifiée de théorie du complot porte sur la Révolution française et a été publiée à la fin du XVIIIe siècle: les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, écrites en 1798 par l'abbé Augustin Barruel. Pour Frédéric Charpier, cette œuvre constitue la « première théorie du complot » : elle ne voit pas la Révolution française comme le résultat d'un mouvement populaire spontané, mais plutôt comme le fruit d'une conspiration antichrétienne. Frédéric Charpier y voit le prototype qui contient l'essentiel des ingrédients des futurs récits conspirationnistes : une « idéologie réactionnaire », une « subjectivité camouflée dans une fausse objectivité », un « langage haineux ». » (Wikipédia)

 

Le complotisme se définit dans le cadre d'un rapport de force entre deux versions historiques, deux forces politiques, qui s'opposent, une guerre de l'information entre deux propagandes. On ne peut pas définir une « théorie du complot » en dehors de ce cadre interactif entre deux ou plusieurs entités. Il n'y a pas de fumée sans feu.

 

L'influence des francs-maçonneries spéculatives avant/pendant/après la Révolution n'est pas un complot, ou quelque chose de secret. Deux visions du Monde ; qui supposent la mise-en-place de multiples conspirations, de nombreux complots et conjurations au sens premier des termes se sont bel et bien affrontés et continuent de s'affronter symboliquement. Cela dit, certains francs-maçons se sont dressés contre la Révolution et en ont perdu la tête, tandis que certains hommes d’Église ; qui avaient perdu la tête, ont prit part à la Révolution. Ça prête le flanc.

 

Un complot, ou une théorie du complot, qui ne nuit pas à une « version officielle » ou au  « roman historique » n’intéresse personne. Ainsi les complots qui ont réussi sont ceux que nous ne connaissons pas ou qui sont arrivés à terme, qui sont demeurés secrets, dissimulés dans les soubassements du complotisme et de l'anti-complotisme, dans les souterrains de l’espionnage et du contre-espionnage. Quelle est la durée de vie d'un complot ? Une prophétie qui se réalise est-elle un complot qui s'accomplit ? Est-ce que les apparitions mariales font-elles partie du projet Blue Beam ? Et est-ce qu'un complot est-il satanique par nature ? Ça sent la crème brûlée...

 

Il y a une vingtaine d'années, nous travaillions pour un grossiste en librairie, spécialisé, entre autre, dans la littérature ésotérique, et qui fournissait des librairies maçonniques. Nous avons eu en main de nombreux livres « secrets » consacrés aux loges. Le mal est fait. Les ouvrages francs-maçonniques modernes sont des sommes inopératives de glorification de la franc-maçonnerie par les francs-maçons pour les francs-maçons. Le symbolisme maçon actuel qui, comme chacun le sait, est une inversion des symboles traditionnels des franc-maçonneries opératives par les franc-maçonneries spéculatives, hormis le fait qu'il est d'un esprit cocardier douteux, n'a aucun impact aujourd'hui, ni en métapolitique, ni en esthétique, et très peu de choses à voir avec la Tradition que j'appris plus tard... Les francs-maçons sont la plante verte dans le salon du globalisme. Mon employeur, une dame cultivée, feuilletait les arrivages francs-maçonniques, dont elle était spécialiste, avec un dédain non-dissimulé. L'aspect commercial de cette littérature de l'entre-soi stérile semblait être son seul intérêt. La littérature maçonnique est desséchée ; vous trouverez plus rapidement de l'occulte dans les soirées « Vampyr » de Saint-Louis et dans les clips de Rap que dans les vieux salons républicains décrépis. Dans un autre genre, les livres de David Icke connaissaient un certain succès. Les ouvrages conspirationnistes – le conspirationnisme est un genre littéraire – sont classés et vendus comme des romans de science-fiction, et font beaucoup rire les professionnels, les vendeurs, les libraires, les lecteurs quand il s'agit d'évoquer le fait que certaines personnes prennent tout cela au sérieux. Chaque niche à ces gogos. Nous nous rappelons du « Principe de Lucifer », d'Howard Bloom, qui ne volait pas essentiellement plus haut, et remportait également un certain succès de librairie, il nous était littéralement tombé des mains. Il était rare qu'une nouveauté provoquait une attention particulière. Une superbe collection de Budé, et d'autres collections classiques, nous fascinaient, nous saluions Platon et Tacite, nous côtoyions des œuvres traditionalistes ; de vieux grimoires alchimiques, rares pour certaines, en tout cas dans des éditions de qualité, dont la présence suffisait à nourrir notre imaginaire, nous prenions un soin particulier à ne pas abîmer « Les songes de Poliphile » que nous feuilletions sans en avoir aucune idée mais dont le concentré de puissance en faisait une chose précieuse. Où il y a des livres, il y a des miracles.

 

Le parti prit des « historiens » pour relier fait catholique et théorie du complot n'est pas très subtil ; les éléments de langages employés – « langage haineux » – sont grossiers et nous montrent la pauvreté de la base argumentative pseudo-historique mise en avant et qui n'est ici qu'invective. Ce que nous reprochons précisément aux « complotistes ». L'anticomplotisme d'état profondément con est une forme de complotisme « c'est pas moi c'est lui ! » et donnerait presque de la rondeur aux « complotistes ».



D'une manière générale, il est tout de même naïf de croire que nous aurions aussi facilement accès à de l'information sensible dont la divulgation n'aurait pas un intérêt en soi, comme il est suspect de confondre mensonge et secret d'état, et d'exposer la Défense de son propre pays, ce qui est théoriquement de la haute trahison. Qui peut prendre ce genre de décision ? Et sur la base de quel constat et quelle vision du monde ? De quel éthique ? La « théorie du complot » et la « transparence » sont des armes d’espionnage et de contre-espionnage à double tranchant.



Nous nous méfions des « lanceurs d'alertes » à géométrie variable qui sont souvent d’insupportables gauchistes, au même titre que nous nous méfions des journalistes qui, comme chacun le sait, sont des êtres méprisables et manipulables à souhait. Lanceurs d'alerte et journalistes qui, dans 99% des cas, dénigrent des occidentaux, ne s'en prennent qu'à des européens ethniques, des sociétés dirigées par des hommes blancs, etc. Par contre, ces derniers, journalistes et lanceurs d'alerte, défendent leur droit et protègent leurs petites places de troublions avec un certain sens de la violence politique victimaire et indignée. Trop bon, trop con ! Quand allez-vous prendre les troupes d'occupation mentale pour ce qu'elles sont ? Vous n'avez ni besoin de la réinformation, ni des journalistes, ni des lanceurs d'alerte ; pas dans ces conditions où aucune doctrine n'oriente notre interprétation de ce qu'on veut bien nous donner en pâture.



L'idéologie des lanceurs d'alerte n'est pas très éloignée de l'idéologie de ces avant-gardes journaleuses prostituées au pouvoir ; de ce qu'ils estiment être un contre-pouvoir, et qui agissent particulièrement contre les intérêts occidentaux sous couvert d'humanisme comme les dissidences sous couvert d'antisionisme. Il s'agit bien moins des sujets que l'angle qui est prit pour les traiter, qui est plus important que le sujet lui-même. La façon de poser les problèmes est bien souvent déterminante dans la manière que nous allons y répondre. Le résultat ne compte pas tant que la façon par laquelle nous y arrivons. Il y a un grand problème avec le journalisme, les journalistes, la liberté d'expression et le droit de la presse... Et ce problème n'est pas que celui du « un poids deux mesures »  et non « deux poids deux mesures » ou de la censure. Nous ne pensons pas que la « liberté d'expression totale », avoir le droit de dire tout et surtout n'importe quoi – ce qui est plus ou moins le cas sur les réseaux sociaux –, règle quelques problèmes que ce soit, et soit le sujet central à l'heure où nous combattons une cybernétique quasi autonome sur le point de s'émanciper.



Dans tous les cas, le débat sur la liberté d'expression ne règle pas le problème de la fonction subversive du journaliste en démocratie et du complotisme au sein de l'opposition. La « neutralité axiologique » est, pour les crédules, synonyme d’honnêteté intellectuelle. Tout journaliste qui convoque la « neutralité axiologique » devrait être lynché par la foule sur le champ. Les prêtres de la religion droitdelhommiste ; journalistes et troupes d'occupation mentale des systèmes politico-médiatiques, nous trouveront désormais sur leur route qu'ils soient de gauche ou de droite, patriote ou nationaliste. Nos premiers ennemis sont les journalistes et ceux qui s'arrêtent à la réinformation. Nous allons enfoncer le clou !



L' « idéologie complotiste globale » de la Dissidence entre Internationale situationniste, théologie de la libération et contre-culture new-age tantôt déguisée en traditionalisme catholique, tantôt en néo-paganisme, tantôt en transsubstantiation proudhonienne du « Libéralisme triomphant », tantôt en transmutation de Karl Marx en hostie, ne revête jamais l'armure de la Tradition, des Littératures de combat, de la Quatrième théorie politique, de l'Anarchisme solaire. Une « vision du monde » utopique dont Francis Cousin est le prophète ; le prophète du paléo-souverainisme à poil dans la forêt en compagnie de « radicalité stellaire qui indique le monde nouveau ».



« Le New Age est souvent mis en parallèle avec le néolibéralisme qu'il dénonce. Le philosophe Michel Lacroix voit dans le New Age un développement de l'individualisme, tendance que l'on retrouve à l'Institut Esalen ou dans le Mouvement du potentiel humain. Dans un autre livre, il développe le rapport entre le développement personnel et la gestion de l'entreprise. Martin Geoffroy, un autre universitaire qui s'est intéressé au New Age, fait état de la volonté du mouvement New Age d'infiltrer la formation professionnelle, où les stages d'entreprises reprennent deux idées marquantes que sont la culture de soi et l'intégration dans un tout holiste, appliqués au monde de l'entreprise. » (Wikipédia)

 

Une méthodologie pseudo-scientifique sociétaliste et économiciste dont le biais idéologique le plus significatif est le biais égalitariste – « La culture de l'inégalité ne concerne pas que le domaine économique... » ainsi commence le chapitre « Qu'est-ce que l'ingénierie sociale ? » dans l'essai Gouverner par le chaos de Lucien Cerise qui part du principe que la première volonté d'une cybernétique est de maintenir des inégalités artificiellement créées de complots en complots par les « élites » : nous renvoyons nos lecteurs au traité de Nicolas Berdiaev, De l’Inégalité, dont la lecture « anti-complotiste » est impérative. Ainsi qu'aux œuvres de René Guénon et de Julius Evola qui nettoyées de l'orientalisme et tiersmondisme