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07/08/2016

De l'Hybridation (Partie 2- Hybrides, Chimères et Clones du Mondialisme)

 

 

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2) Hybrides, Chimères et Clones du Mondialisme

 

A) « Terrorisme hybride » et « guerre asymétrique », entre sidération médiatique et réflexe atavique, interprétation du fait terroriste et appréciation de la guerre contre le vide.

 

« Vous autres, pacifistes humanistes qui vous dressez contre la guerre et qui appelez à la paix éternelle, vous ne croyez pas au sens supérieur de la vie humaine, à la vie éternelle. Que des gens soient tués à la guerre vous effraie plus que cela ne fait peur aux chrétiens qui ont accepté dans leur cœur le précepte de l'amour divin. Cela se comprend, cela ne pourrait étonner que ceux qui ne réfléchissent guère au sens de la vie. Vous considérez celle-ci d'une manière très superficielle et vous n'en voyez qu'un fragment plat. Vous voudriez que ce fragment soit organisé de la façon la plus sereine, satisfaisante et agréable. Au-delà, au-dessus, plus profondément, rien n'existe. Vous craignez le meurtre physique bien plus que ne le font les chrétiens, lesquels connaissent la vie infinie, car tout s'achève pour vous avec la mort. Et vous ne réfléchissez pas au fait que le meurtre spirituel est mille fois plus épouvantable. Cependant, notre vie pacifique est pleine d'assassinats spirituels. En dehors de toutes espèces de guerre, nous tuons nos proches avec nos sentiments et nos pensées. Nous émettons dans toutes les directions des ondes homicides, nous projetons de terribles poisons dans l'âme des hommes. Notre vie pacifique est remplie de haine et de méchanceté, lesquelles tuent. Il est dit dans l’Évangile qu'il faut craindre celui qui tue l'âme plus que celui qui tue le corps. Et voilà qu'aux époques les moins martiales, les plus pacifiques, il y a la guerre qui tue les âmes, qui les empoisonne et qui les décompose. Pourquoi est-ce que cela ne vous effraie point ? Pourquoi est-ce que cela vous effraie moins que les tueries physiques pendant la guerre ? » Nicolas Berdiaev, De l'Inégalité, Onzième lettre : De la Guerre, pp. 188-189, aux éditions de L'Age d'Homme

 

Le terrorisme hybride n'est pas l'adaptation d'un ancien terrorisme à un monde nouveau.

 

Quand on se réfère aux définitions classiques du Terrorisme à travers l'histoire, on se rend vite compte que tous les cadres ont explosé, difficile de faire un lien en droite ligne entre le terrorisme historique et le terrorisme hybride ; il y a « chaînon manquant ».

 

L'hybridation n'est pas une mutation, l'hybridation est le fruit d'une manipulation, la mutation une adaptation, le fruit d'une réception.

 

Le vivant, le réceptacle, ne peut rien faire contre – ou pour – la mutation, contre les mutations profondes, les révélations, par contre, on peut « entacher » le réceptacle avant réception, en manipulant, en bricolant la nature du temps, du monde et de l'homme, en la déconstruisant, en la fragmentant, en la transformant, en l'augmentant pour la diminuer, en l'hybridant pour l'annihiler.

 

L'hybridation est en quelque sorte le stade supérieur de la déconstruction. Une phase transitoire et nécessaire entre l'homme et le robot. Le temps défait. Le monde en morceau. L'homme divisé contre lui-même. Le Graal brisé.

 

Le terrorisme est la déconstruction d'une résistance pour la transformer en mercenariat, mais nous restons dans un schéma classique d'infiltration et de retournement de forces paramilitaires et insurrectionnelles locales.

 

Je me défie du relativisme matérialiste mettant terrorisme et résistance sur un même plan dialectique et je pense qu'il y a des critères pour départager agression et défense. La frontière peut être mince entre les deux, de par l'utilisation de la violence et les accointances, les compromis, avec les milieux souterrains, avec le banditisme – qui sont définis par cette particularité d'être plus ou moins stables dans leurs entreprises peu importe le contexte politique, social et économique du moment, voire de s’épanouir dans le chaos, et donc, d'être des intermédiaires inévitables dans une chaîne de résistance et pour l'accès aux ressources en temps de crise (marché noir), ainsi que le sont les « corps constitués » d'une certaine manière, dont les fameux « services » font partie –, mais leurs intentions et orientations sont diamétralement opposées... Il est aussi question de Justice et de légitimité, en effet, relativiser résistance et terrorisme c'est nier toutes dissidences ; toutes radicalités ; toutes légitimités ; tous critères du beau, du juste et du vrai ; c'est nier nos propres combats, c'est finalement exalter la toute puissance du Mondialisme et du nivellement par le bas. Bien entendu, résistants et terroristes sont égaux devant la manipulation et la subversion, mais cette partie de l'histoire se joue sur un terrain où il est difficile de savoir qui manipule qui...

 

Avec l'avènement et la démocratisation d'internet, qui accompagne l'accélération de l’agenda mondialiste, on assiste à une reconfiguration de la techno-sphère politico-médiatique, et une nouvelle ère géopolitique voit le jour. Qui dit nouvelle ère géopolitique dit guerre de nouvelle génération. Les « manipulateurs » ont forcément anticipé ces « nouveautés », au moins théoriquement, et expérimentalement dans leurs laboratoires à ciel ouvert ou à guichet fermé.

 

Ce qui est certain c'est qu'ils ont décidé ce bouleversement et anticipé quelques effets, on peut imaginer qu'ils étaient un minimum préparés, qu'ils en attendaient quelque chose en retour. Je ne crois pas qu'ils nous ont offert le web par altruisme, qu'ils nous ont donné un outil pour les combattre par charité, ou par naïveté, sans en maîtriser le flux et en contrôler le débit... Je dis qu'ils ont précipité cet avènement pour enrayer, retarder le Retour des Grands Temps, pour hâter leurs prophéties auto-réalisatrices dans une fuite en avant, une compétition avec Dieu.

 

J'avais annoté dans un ancien texte que : juste avant la démocratisation des téléphones portables – qui annonçait « la connexion pour tous » – quelque chose de prérévolutionnaire couvait dans les rangs de la « génération sacrifiée », il y avait beaucoup de monde sur les places, il faisait clair, ça murmurait, ça complotait contre le monde moderne même si n'on appelait pas ça comme ça, sa faillite : nous la vivions, nous étions les enfants de la Nuit, je me souviens d'échange d’intelligence qui n'ont même plus lieu en place de dissidence, avec des mots simples, justes – vous savez, la solidarité et justice sociale, ça existe –, à partir du moment où tout le monde fut connecté, ce qui prit plus ou moins de temps, la lumière se baissa, c'était fini...

 

Un bouleversement en matière de communication, dans le traitement de l'information, d'accès à la marchandise, dans l’application de nouvelles stratégies économiques et militaires dont nous sommes les héros, de nouveaux programmes politiques, de nouvelles propagandes médiatiques, pour expérimenter et contrôler la « nouvelle opinion publique » en lui offrant les moyens d'une « nouvelle liberté d'expression sous surveillance » : une liberté virtuelle pour l'éloigner définitivement de la réalité, pour l'observer en temps réel et anticiper ses moindres mouvements comme cela n'avait jamais été possible auparavant où une part de la matière sensible de l'être vivant échappait encore à la « machine à trier les âme » qui ne pouvait pas « ficher » simultanément toutes les « dissidences » à toutes les terrasses, les salons, les comptoirs et les arrière-cuisines de tous les bistrots du complot populaire et autres tripots de la conspiration identitaire contre les élites traîtres pour leur intelligence avec l' « ennemi atlantiste intérieur et l'état profond sioniste ».

 

Les utilisateurs des « nouvelles libertés d'opinion et d'expression en ligne », via l'internet supranational, horizontal et multilatéral, sont la préfiguration des nouveaux Droits de l'homme connecté et augmenté ; ils viennent, de fait, par simple connexion, renforcer les positions égalitaristes, progressistes, transhumanistes et mondialistes du Libéralisme triomphant pour lequel internet est fait sur-mesure et qu'il impose par nature.

 

Les « internautes » – je parle bien des utilisateurs journaliers – sont dans une extase collective d'ingérence netocratique totale et décomplexée. Ils s'agitent, se prononcent, pour ou contre des luttes locales, verticales et avec une histoire, des luttes charnelles déconnectées de leur réalité virtuelle, de leurs commentaires cyniques produits de l'immédiateté, luttes desquelles ils ne comprennent rien, ou n'aident pas, en embrouillant le message, en hystérisant le débat, en stérilisant le combat. Là où on ne leur demande souvent qu'un soutien, qu'un relais, qu'une présence, il y a prise de position et accaparement de la lutte par les réseaux sociaux. Pas qu'ils soient spécialement hystériques individuellement et au sens psychiatrique du terme, c'est la contradiction entre la nature liquide d'internet et la nature solide de la résistance, d'une résistance réelle, qui rend leurs propos hystériques, boueux. La Dissidence est en quelque sorte « victime » de ce processus de dématérialisation des luttes, des limites philosophiques d'internet en terme de radicalité et de transmission. Il faut être un peu plus spirituel et entrevoir toutes les dimensions de ce qu'est un « pacte avec le diable », « celui qui divise ». Je veux dire qu'il y a beaucoup d'énergie dépensée pour arriver à un résultat médiocre, parce qu'internet : c'est le contraire de la « liberté d'expression », c'est l'ingénierie psycho-sociale de contrôle et de manipulation des masses la plus avancée de la dictature démocratique, et nous menons une guerre contre le vide. L'interaction hors-sol de l'internaute avec une lutte enracinée ou un combat d'enracinement est discutable, mais aucune évocation de l'humilité ou de la dignité n'y fait... Ils se sentent obligés de commenter, de partager leur indignation ou d'imposer leur provocation avec tout le monde anonyme de la pensée unique et multiforme, des nombrils face à l'Ombilic, mais cela n'engage que cette majorité bruyante, il y a ceux qui regardent l'Ombilic et ne commentent pas leur nombril, il y a toujours une majorité silencieuse... Aux États-Unis la « liberté d'expression » est totale, on peut tout dire, surtout n'importe quoi, mais tout le monde sait que si on dit quelque chose qui n'est pas tout et n'importe quoi, on est éliminé. Pas de Nouvel Ordre Mondial sans une mise en réseau global des grands secteurs économiques, politiques et médiatiques de la République universelle en gestation.

 

On observe alors, je dirais entre la fin des années 80 et le débuts des années 2000, une « augmentation » des moyens terroristes – avec l'apogée du 11 Septembre. Une augmentation de tous les moyens disons logistiques, et du terrorisme et du banditisme, distribués « aléatoirement » – ce qui a déclenché des conflits de basse intensité un peu partout sur la surface du globe et éradiqué des résistances –, pour pouvoir, je le suppose, traverser cette phase de transition et garder la main-mise sur les groupes souterrains – ce qui permet de récupérer les premières données et de pratiquer les ajustements nécessaires, d'observer les groupes en compétition et de pratiquer des « sélections ». Nous autres, dissidents, n'avons pris que les miettes de cette « augmentation pour tous » en s'abonnant à internet, mais la plupart d'entre nous n'étaient pas encore connectés pour voir la mise en place du film, quand le net américain avait déjà été bombardé de « théories du complot », on n'avait pas encore entendu parler de Soral. Il faut bien voir d'où vient le complotisme de subversion. En quelque sorte, il y a hybridation entre le complotisme de subversion étasunien et la tradition française de l'essai – et du pamphlet ! – qui a vu dans internet sa renaissance, c'était son tombeau, comprenez ?

 

Dans cette phase de transition d'un monde à l'autre, d'un terrorisme à l'autre, d'un banditisme à l'autre, des groupes apparaissent tandis que d'autres disparaissent, il y a déséquilibre des forces, une fragilisation des structures classiques, on brise les milieux, et donc on accuse une perte de repère, calculée et temporaire, mais, avec pour effet secondaire la naissance de résiliences et donc une perte de contrôle, un risque de voir réapparaître des résistances...

 

Le mot « terrorisme » est certes un fourre-tout médiatique – les médias qui tantôt font passer des résistants pour des criminels et une autre fois des criminels pour des résistants –, la « menace terroriste » un outil de contrôle des masses et un acteur publicitaire, mais l' « acte terroriste » est un fait existant qui produit ses effets de sidération et de colère au-delà de nos bonnes intentions et de notre désir de « vérité ».

 

L' « affaire Merah » a dévoilé à la ménagère un nouveau profil de violence organisée, aujourd'hui lié à l'entité complexe « État Islamique ». « Affaire Merah » qui comporte des zones d'ombres concernant la nature des rapports entre Mohammed Merah et les « services »... Ceci dit, force est de constater que les actes terroristes qui sont réalisés sous cette bannière le sont par des exécutants majoritairement « arabo-musulmans » ; encore seraient-ils mijotés en enfer par le diable lui-même que l'on ne pourrait nier ce fait ethnoculturel du terrorisme actuel dans sa forme immédiatement visible. Et pourquoi le nier ? Dire aux musulmans d'origines étrangères que les français et les européens historiques ne voient pas ce qu'ils voient c'est leur mentir et les mettre dans une posture qui excitera les tentions, tout simplement parce que les peuples ne sont pas leurs élites, et ne méritent ni plus ni moins cette violence que les minorités. L'EI vise mal. On peut le regretter, mais la majorité de nos concitoyens ne sont pas concernés par nos hypothèses complotistes et nos thèses dissidentes...

 

Avec internet, le « mind control » est global et produit désormais de l'idiot utile à la chaîne, de manière industrielle. Nous sommes tous manipulés, tous mentalement contrôlés, d'une façon ou d'une autre, à des niveaux différents, c'est-à-dire que la « neutralité axiologique » de notre dissidence 2.0, relative, n'est qu'une projection dialectique du statu-quo que l'on prend pour un acte de résistance. On pourrait aller encore plus loin et décliner, et dire pour commencer que cet « acte de résistance » est un acte de « pacification », autrement dit un acte de guerre sous couvert de démocratie contre ce qui reste des sociétés traditionnelles orales déconnectées et non-alignées. (Dans cette perspective, pour la compréhension rapide et lacunaire de ce qu'est le « contrôle mental », disons que le « mind control » est de l'ordre d'une ingénierie psycho-sociale de masse tandis que les programmes tel « Mk Ultra » se réservent pour le contrôle des élites avancées et des esclaves de luxe, pour l'observation de phénomènes, grossièrement : pour dégager des modèles d'aliénations, bref...)

 

Les « services » n'ont pas besoin d' « hypnotiser » un individu en particulier pour le forcer à agir, manipuler évidemment, suggérer certainement, laisser faire peut-être, attendre que ça arrive et déclencher la machine médiatique, sans doute, mais dans tous les cas, ils s'appuient sur des réalités, des possibilités.

 

A ce propos, je ne pense pas que l'on puisse comparer les opérations du réseau GLADIO et le terrorisme auquel nous faisons face aujourd'hui sans risquer de perdre de vue les enjeux immédiats, les effets de ce terrorisme à court terme.

 

La polémique médiatique qui consiste à déterminer si ces terroristes sont de vrais et de bons, c'est-à-dire des résistants, ou de faux et de mauvais musulmans, c'est-à-dire des criminels, n'a de sens que pour la « communauté musulmane ». Attention ! Je ne dis pas qu'il n'est pas nécessaire de se poser cette question pour comprendre ce qu'est l'EI, je dis que telle qu'elle est posée elle ne l'est pas pour comprendre sérieusement ce qu'est l'EI mais au nom du #pasdamalgame.

 

Je pense que c'est aux musulmans de régler cette polémique interne, car elle ne recouvre pas de forme politique concrète pour les non-musulmans, si ce n'est sa récupération pour en faire une polémique aussi stérile que chronophage et occuper l'espace médiatique. En tout cas, il faut la dépasser en tant que communauté nationale pour comprendre et combattre ce terrorisme complexe et multiforme. Simplement, un peuple ; et je ne parle ni de l’État, ni de la Nation mais du peuple dans son plus simple appareil ; un peuple ne peut pas patienter et ne patientera pas éternellement dans les couloirs de l'Histoire et les salles d'attente du Pouvoir : d'obtenir l'entière vérité pour se défendre d'une agression. Quand je parle du peuple, je n'exclue pas les musulmans qui ne s'excluent pas eux-mêmes. Dans ce cadre, il n'est pas inutile de rappeler la complexité du fait terroriste à nos concitoyens (et de rappeler mes convictions « antisionistes » à mes lecteurs) quand nous le pouvons, qu'une littérature existe à ce sujet, il y a des dizaines de livres, des centaines d'articles et des milliers de vidéos, mais il y a des moments pour tout, et s'il n'est pas question d’appeler à la guerre, il devient ridicule de surjouer la paix. Internet ne reflète pas la réalité et les images sont trompeuses, bien, mais il faut considérer les réactions des musulmans qui prennent la parole – je parle bien des interventions radiophoniques, des réactions filmées : les commentaires écrits sont révélateurs mais n'ont aucun intérêt pour une analyse sérieuse parce qu'on ne sait pas qui parle, des articles signés, des représentants officiels, etc. – et il n'y a pas de quoi chanter Kumbaya.

 

La polémique métapolitique qui consiste à déterminer si ces attentats sont de vrais attentats avec une certaine indépendance ou des attaques sous faux drapeaux, n'a de sens que si l'on considère qu'il s'agit précisément d'une hybridation des deux phénomènes. Pour être manipulé il faut être manipulable. Pour être efficace il faut être invisible.

 

Quel genre de polémique voulez-vous hisser au niveau du débat national ? La réification d'un nouvel antiracisme de subversion via la question de l'islamophobie confrontée à la question identitaire comme si celles-ci se discutaient sur un même plan (et qu'un musulman patriote ne pouvait pas s'emparer positivement de la question identitaire ; mais on attend des exemples) OU imposer le débat de la Souveraineté de la France pour faire cesser ce cirque ? La Marche des beurs et SOS Racisme ne vous ont-ils pas servi de leçon ?

 

Il est tout de même à noter que depuis 2006, des centaines de chefs religieux et hauts dignitaires musulmans à travers le monde ont officiellement et fermement condamné le Terrorisme au nom de l'Islam ; ainsi qu'il faut souligner que les cadres reconnus de l'EI dans l'ombre d'al-Baghdadi, anciens généraux « laïques » de l'armée déchue de Sadam Hussein, n'ont a priori pas de velléité au « djihadisme» tel que nous le définissons aujourd'hui et tel que l' « État Islamique » l'expose officiellement. L'importation de la démocratie en Irak après sa destruction par les Etats-Unis (et Israël) a porté les chiites – démographiquement majoritaires et jusqu'à présent « écartés » par le régime baasiste pour « protéger » les minorités – au pouvoir et par extension mis les sunnites dans la position de ne pouvoir refuser la « protection » de l'EI, pour les chrétiens d'y être confrontés, de payer la dîme ou fuir, quand on leur en laisse l'occasion... Il est tout de même étrange que lorsque nos états-majors décident de frapper l'EI ils touchent davantage les civils que les djihadistes et attisent les braises, il ne faut pas être naïf sur le fait que l'EI utilise les civils comme bouclier humain en vivant parmi eux, mais il est possible, momentanément et étant donné le contexte, d'éviter ces frappes imprécises, d'apprendre à viser et de choisir des positions sans présence civile cela même si elles ont moins d'importance stratégique, vu qu'il s'agit de stopper une expansion territoriale toutes les positions sont plus ou moins stratégiques, comme il est possible de monter des opérations de démantèlement à l'intérieur de nos frontières ce qui nécessite de concentrer, de réorganiser nos forces et dans l'idéal de revoir nos alliances...

 

Le processus psychologique de « radicalisation rapide » – je reprends les éléments de langage du système politico-médiatique mais je ne crois pas à la théorie de la « radicalisation rapide » ni que le mot « radicalisation » soit approprié – et qui entraîne le passage à l'acte terroriste est un phénomène qui mériterait une étude approfondie, sujet sur lequel j'ai beaucoup réfléchi, mais que je vais synthétiser au mieux car c'est une étude à part entière : d'abord, que la germination soit plus ou moins rapide prouve qu'il y a visiblement un terreau très fertile pour accueillir cette graine terroriste transgénique, il faut prendre en compte 30 ans d'antiracisme institutionnel (rapide?) et appréhender le thème du déracinement (radicalisation?)  du hors-sol. Ensuite, relier ce prérequis idéologique et sociologique à l'entrechoquement philosophique entre des valeurs « lointaines » idéalisées et les valeurs vécues de la « post-modernité ». Après, observer le mélange explosif d'une certaine « schizophrénie anthropologique » et d'un sentiment de culpabilité, ou de vengeance, qui découlent de cet entrechoquement, ces contradictions, qui entraîne paranoïa sociale et sentiment d'impuissance de l'homme face à sa vie dissolue, sa vie de « mauvais » musulman en Occident, d'un musulman soumis à la marchandise et qui, sur internet, le banc d'un parc ou les arrières salles des mosquées de l'étranger, rencontre une propagande islamiste littéraliste et nihiliste, et une extension conspirationniste, qui s'hybrident, et expliquent sa dissolution, explication expiatoire ouvrant une faille béante sur la solution du « martyr ». Solution de sortie du corps de cet extrême éloignement de la vie islamique rêvée (pour ne pas dire fantasmée), de cet engouffrement dans le « mauvais comportement » arrivé à des points de non-retour, par un acte sacrificiel rédempteur. Solution de la « rédemption » qui seule, selon l’interprétation qu'ils ont du « djihad », peut faire qu'ils rachètent leurs pêchés et en même temps punissent l'Occident de les avoir tentés et pervertis, pour monter fièrement au paradis par l'ascenseur des services, si Dieu le veut, s'il existe, s'il tient un « drive-in », un pari de Pascal réaliste et pragmatique, un mélange entre les « assenettes », la machine-à-sous et la roulette russe... Mais on sait tous que tout le monde ira au paradis.

 

Encore une fois, cette question de la « radicalisation », pour sa part « takfiriste » – que l'on peut nier, mais alors il n'y a pas de discussion ; l'hybridation dont nous parlons revient bien au concept d' « islamo-racaille » et indique une manipulation : il n'y a pas de génération spontanée de terroriste musulman, on est d'accord –, relève de l'éducation religieuse, spirituelle et philosophique au sein des communautés musulmanes qui laisse visiblement la porte ouverte à des interprétations littéralistes et nihilistes de l'islam. Je ne suis ni républicain, ni démocrate, ni laïque, et ne désire en aucun cas m’ingérer dans les choix des familles musulmanes et leur dire ce qu'elles devraient faire en matière d'éducation, ce qu'elles doivent redécouvrir d'elles-mêmes, car les « hybrides » sont légions en dehors de la communauté musulmane, voir au stade de la zombification, et il n'est pas question de donner des leçons à une communauté en particulier, mais il est ici question de la propension au « passage à l'acte » de la part d'arabo-musulmans... Soyons clair, quand on naît et qu'on est musulman, tant que l'on a pas apostasié, on est musulman ; ça n'est pas aux musulmans du quotidien, à Xavier Raufer ou à moi-même de décider qui est musulman et qui ne l'est pas. Je n'ai jamais vu un musulman démusulmaniser un autre musulman quand celui-ci avait un comportement « déplacé » (si ce n'est la police chariatique de l'EI, de l'Arabie Saoudite ou les fatwas iconoclastes du grand mufti marseillais al-Laïbi), le dire après coup me semble hors-sujet. Qui a raison ? L'EI ou Salim Laïbi ? La question est sérieusement posée. Nous pensons sincèrement et savons qu'il existe des poches de résistance insoupçonnées dans les communautés musulmanes et qu'elles sont une partie de la solution contre ce « terrorisme hybride », mais elles doivent se manifester : sortir du statu-quo. Comme nous tous.

 

Et oui, le conspirationnisme de manipulation et de contrôle des masses, le complotisme de subversion, ça existe! Mais entre l’explication du phénomène par les médias mainstream dans un but liberticide et sa réfutation à sens-unique par la Dissidence, il n'y a pas de place pour une troisième voie en la matière et donc l'incapacité de traiter ce qui est un véritable problème... Et je crois que la jeunesse française, et particulièrement la jeunesse française d'origine étrangère et de confession musulmane, est très influencée par les « théories du complot » dans lesquelles elle trouve une réponse unique et exclusive aux événements et aux problèmes de société qu'elle rencontre sur son chemin comme tout un chacun ; une sorte d'extension à la culture de l'excuse. En somme, le complotisme est un nihilisme quand il devient un littéralisme au sens religieux. Cette dérive littéraliste des théories du complot l'est doublement quand celles-ci sont surinterprétées par un corpus islamique à qui on reproche souvent ce travers du littéralisme.

 

En effet, depuis le 11 Septembre 2001, nous bombardons internet de théories dissidentes plus ou moins sérieuses et plus ou moins vérifiées – que l'on est pas obligé de confondre avec les théories du complot à l'emporte pièce, mais internet est un supermarché idéologique, et par absence d'une théorie politique, d'une méthode philosophique, beaucoup de dissidents mettent des théories inégales sur un même plan, on pourrait parler de syncrétisme des théories –, pourtant, nous n'avons finalement que très peu d'influence sur nos concitoyens qui tapent plutôt dans le « tous pourris » que dans quelque chose qui approcherait une quelconque « dissidence », ça se vérifie sur le terrain. Il doit y avoir des dizaines d’explications à cela, mais l'on pourrait simplement commencer par dire que si nous sommes sur internet, les services et la manipulation le sont aussi, ainsi que l'on ne peut pas demander à une personne normale de trier et d’interpréter toute cette information-désinformation-réinformation, que la plupart des gens dans une pseudo-démarche de vérité restent des spectateurs et des consommateurs quoiqu'ils en disent, qu'ils s’intéressent aux aspects les plus sensationnels des théories du complot, aux vidéos plutôt qu'aux textes, aux articles courts plutôt qu'aux livres, qu'ils ne se rendent pas compte que leurs positions véhiculent des idéologies, qu'ils reprennent les arguments les plus superficiels pour les hisser en vérités, tout ce qui justifie ou relativise leurs échecs ou normalité, ou qui leur donne une excuse pour ne pas prendre de décision, pour ne pas trancher, ne pas réussir... Pour ne pas choisir entre eurasisme et atlantisme qui est le choix géopolitique ultime. Pour ne même pas arriver jusqu'à ce choix.

 

Qu'est-ce qui « prépare le terrain » à la « radicalisation rapide » et le passage à l'acte ultra-violent ?

 

De mon point-de-vue, je ne sais pas si le « terroriste » est manipulé, ou indépendant, ou les deux simultanément, ou s'il y a une tierce vérité, je n'ai pas de preuves tangibles et irréfutables des liens entre les services et l’exécutant de l’attentat de Nice par exemple ; là où il n'y a aucun doute pour Mohammed Merah... Et même si tous les attentats sont des attaques sous faux drapeau, ce dont je doute, on ne peut pas se contenter d'intuitions pour analyser une situation inédite et il faut prendre en compte l'opinion publique. Je suis conscient que nous avons plus que des intuitions mais nos prérequis idéologiques ne sont pas ceux de nos compatriotes...

 

Par anticipation, nous devons prendre en considération les nouvelles formes d'aliénations liées à internet et qui perturbent la jeunesse, à quoi elle passe ses temps libres, ses heures buissonnières, ses heures chômées, ce qu'elle absorbe, je n'ai pas de chiffres sous les yeux sur le décrochage scolaire et les jeunes chômeurs, mais je crois qu'il y en a quelques uns, et ils passent bien leur temps à quelque chose. Cela implique qu'il faille s'immerger  dans le monde des réseaux sociaux et des nouvelles applications. Aussi, regarder l'utilisation faite des réseaux sociaux par la petite et moyenne délinquance – qui mélange diverses classes sociales –, la « délinquance mondaine » connectée et augmentée, et particulièrement, apporter beaucoup d'attention au phénomène de la mise-en-scène du « clash » (et de la « défiance », de la « menace » en direct) entre « rappeurs/dealers/branleurs » et leurs tribus respectives, sur youtube et périscope, de l'exposition pour l'exposition, suivant parfaitement la règle de l'art comptant pour rien. Ces « tribus » baignent dans une illégalité et une impunité quasi totales et sur lesquelles elles ne peuvent prendre aucun recul prenant ceci pour un jeu quand tout les y incite – sans se poser la question de savoir pourquoi on les laisse aller aussi loin ou en étant parfois très conscientes de ce laisser faire. C'est la télé-réalité du sous-prolétariat et d'une sous-culture (et d'une petite bourgeoisie agissante) organisant son petit buzz, pour le placement de produits manufacturés et la reconnaissance de la rue, de la Rue qui n'existe plus, ce phénomène peut être facilement relié au fameux « quart d'heure de célébrité » d'Andy Warhol – qui a un certain lien avec la culture hip-hop. Ce phénomène dépasse ce qu'on pourrait appeler un effet de mode, quelque chose de passager, mais qui au contraire s'enracine et semble être très addictif, à des niveaux quasi physiologiques, de recherche d'autorité et besoin de reconnaissance, certes, de l'addiction à l'écran, mais au-delà de la lobotomie et du conditionnement, ces personnes sont, à mon sens, en pleine restructuration mentale à travers un nouveau langage binaire et anti-dualiste, en pleine désensibilisation/hypersensiblisation, ajoutez-y les drogues qui vont avec, sans omettre la montée en puissance d'un tel phénomène qui a l'air d'occuper beaucoup de gens, et d'autres, qui ressurgit sous la forme d'un « toujours plus » au niveau individuel et de la « guerre de tous contre tous » au niveau collectif, et vous obtenez des bombes à retardement, pour le moins des dépressifs. Pendant ce temps-là, nos trentenaires s'engagent dans les troupes de Pokemon Go : attrapez-les tous... Cette exposition de la vie privée et illicite sur internet prive de toute dignité et empêche même de la recouvrir un jour si l'on voulait « passer à autre chose », l'on traînera toujours les casseroles de cette exposition ridicule, plongeant cette cour des miracles dans une fuite en avant vers on ne sait où mais qui fera plouf, peut-être vers une forme de « terrorisme hybride » finalement, sa prochaine évolution ? Évolution qu'il serait peut-être utile d'anticiper puisque les profils s'élargissent au fur et à mesure des attentats, mais nous en reparlerons au moment d'aborder ce qu'est l' « État Islamique » et la violence dans la post-modernité en intégrant déjà le fait que le terrorisme hybride ouvre trois théâtres d'opérations : ici, là-bas et sur internet... Mais qui et quoi font du mal à qui et à quoi finalement ?

 

Il faut noter que le Rap, comme tout art, même si on lui dénie ce titre, a sa part prophétique – et de responsabilité bien entendu – et que quelques rappeurs ont annoncé, à leur façon et à certaines époques, ce phénomène d'hybridation... Ils étaient et sont de plus en plus inaudibles dans le brouhaha du Rap Game, (je vous parle d'archéologie) davantage si l'on ne connaît et ne reconnaît pas cette contre-culture devenue sous-culture, aussi à cause de codes et d'un « argot » particuliers, bref, d'un point de vue sociologique et sans parler musique c'est un tort de ne pas appréhender le phénomène plein et entier depuis sa création pour comprendre le pays réel, parce que cette « animation » a plus de 20 ans, et Mathias Cardet n'a fait qu'ouvrir le bal, c'est un peu le néo de la matrice R.A.P ! Le Rap a quelque chose de paradoxal dans sa parole et ses actes, entre narcissisme et générosité, anticipation du phénomène d'hybridation et participation à sa création. Que l'on aime ou pas le Rap, c'est la bande-originale de la génération sacrifiée qui peut exciter et apaiser. Mais le Rap, sur la longue durée, aura fait plus de mal que de bien, et enracine la jeunesse dans ses ténèbres les plus sombres... Encadré par l'antiracisme institutionnel avec des figures de style imposées (telles les estocades contre « la France raciste » incarnée dans l’imaginaire collectif par le Front National), le monde du Rap n'est pas ignorant du concept de la récupération politique, et, malgré ses tabous et ses dénis, il faut entrevoir que si l'accent est mis sur le Front National, la plupart des groupes plus ou moins influents mettent tous les partis et hommes politiques dans le même sac. Le Rap est mort. Vive la Mort ! Mais le Rap aura aussi été, à une époque très lointaine aujourd'hui, un cri à l'assimilation, à la volonté politique sans le bagage intellectuel qui allait avec, j'en conviens , une alarme sur la crise du déracinement et ce qu'elle produisait et produirait sur les populations, etc... Ça n'est pas des chansons ou les relayer qu'il faut faire, c'est acter officiellement et symboliquement la réconciliation offensive de toutes les dissidences/résistances/défiances sur base d'une charte explicite, fut-elle temporaire, et signée par des leaders objectifs et des intellectuels représentatifs comme Alain Soral, Julien Rochedy et Kerry james, par exemple. Ou alors, autant tout arrêter et éviter d'envenimer la situation avec une dissidence spéculative, antiraciste et à sens unique, qui à force de renoncements, pour des raisons de survie qui peuvent se comprendre, produit l'effet inverse que ce qu'elle recherche, et va se priver de forces. La crise que nous traversons est un révélateur des intentions réelles et des limites de chacun. Si ça doit mal se passer ça se passera mal de toutes façons et plus on attend plus ça fera mal, s'il y a un espoir de quoique cela soit, c'est maintenant qu'il faut tenter de mettre nos théories en pratique, ou de se taire à tout jamais. Entre la réconciliation à tout prix et la remigration mal comprise il y a la « Révolution conservatrice » ; traditionnelle et primordiale. Le rap conscient a perdu la guerre idéologique sur le terrain du Rap qui est devenu le terrain de jeu unique et exclusif du rap game. Continuer à le combattre sur le terrain de l'industrie du disque, des clips et de la promotion sur internet, ce qui est devenu une chasse gardée et bien gardée, revient à remettre ceux qui chercheraient à s'émanciper dans ses griffes, le meilleur service que les rappeurs conscients puissent rendre aux leurs, c'est de disparaître de ce game et de renaître en politique. Le combat continue, oui, mais le combat est ailleurs.

 

La « collusion » rap/drogue/banditisme/religion/multiculturalisme/internet forme un vecteur de « perturbation » qu'il ne faut pas ignorer, et je suis légitime pour en parler, je sais de quoi je parle parce que je l'observe depuis toujours, parce que je viens, proviens, reviens et préviens de cette « ambiance », qui même sans rupture significative des habitudes – et j'expliquerai pourquoi dans une autre partie : pourquoi il est dangereux pour notre propre combat de tout mélanger – peut basculer vers une forme de violence, ne serait-ce que contre soi-même, assez justifiée dans l'absolu si l'on se réfère aux théories du complot mal digérées ou à la dissidence bien comprise, l’ambiguïté de la vérité, n'est-ce pas ? L'ennui, c'est que nous, on finit toujours le travail pour lequel on nous paie (faut rigoler) ! Attention, je ne dis pas que ça aboutit nécessairement à l'ultra-violence, au terrorisme, rarement, jamais, ça s'appelle la précarité, la plupart du temps ça passera avec un travail, éclatera en fou rire, s'arrêtera avec une vie de famille ou avec la prison... D'ailleurs, aucun de mes camarades, qu'ils soient « arabo-musulmans » ou « européens », qui baignent de près ou de loin dans le milieu du rap et de la « délinquance mondaine » où l'bourgeois blanc va s’encanailler ne sont des préposés au « djihad daeshien », ni de près ni de loin, pas d'éloges de l'EI, ça n'est pas leur sujet, pour eux, ils ne mélangent pas leur mode de vie et l'islam, au plus excessif, ils sont sur la théorie de base de l'ingérence occidentale, et tout ça c'est loin.

 

Sur le terrain, (plutôt, sur mon terrain) mon propre développement ne tient pas tout à fait la route, pour la « radicalisation » et le passage à l'acte, il y a quelque chose en plus que nos vies de merde (ou que je ne vois pas) que je partage avec mes camarades. « Nos vies de merde » qui mèneront plus vite à une révolution sociale qu'au terrorisme, à la guerre civile, à la violence gratuite. Mais je suis obligé de dire que c'est parfois plus vicieux sans quoi je ne serais pas tout à fait honnête. Je m'explique : c'est plus vicieux à moyen/long terme dans le sens où certains qui ne s'arrêtent pas, qu'une vie de famille n'arrête pas, que la justice n'arrête pas ou que le terrorisme n'arrête pas continuent d'entretenir cette « ambiance » qui participe à la pollution des esprits et brisent des avenirs parallèlement aux manipulations politiques et aux propagandes médiatiques, des situations en zone grise qu'entretiennent nos politiques qui bénéficient de ce laxisme dans les urnes et qui ont intérêts d'acheter la paix sociale parce qu'ils sont responsables de ses situations complexes. Cette « collusion » conditionne génération après génération, parce que nous ne sortons que difficilement de notre condition, et qu'il y a la culture de l'excuse (que perpétue la Dissidence), c'est quelque chose qu'il nous faudra affronter de nous-mêmes, en nous-mêmes et par nous-mêmes habitants et jeunes des banlieues, des cités et des quartiers. Mais globalement, il va falloir chercher ailleurs, ou plus exactement, c'est un autre problème. Je ne crois pas au libre-arbitre mais je crois en un minimum d'auto-détermination, que nous avons toujours au moins deux choix. En cas d'extrême tension entre les communautés, avec des émeutes et des foyers de guerre civile, il est possible, certain, que l'on observera davantage de « radicalisation » et de choix identitaires, mais c'est une projection, on y va, mais on y est pas, et il en faudra encore beaucoup, ce beaucoup pouvant venir d'une fois. Il y a une intelligence subtile des gens de la rue que n'a jamais pu traduire le Rap ou la Dissidence, et il y a tout à fait moyen de parler, par contre, internet peut tout gâcher, tout exacerber.

 

On peut dire que, d'une certaine façon, on est passé de l' « entertainment » avec la télé et les premiers jeux vidéos, à ce qu'on pourrait appeler l' « ambiancement » avec la connexion internet et ses applications, quelque chose de plus malsain, profond, et qui fait plus que de poser un décor momentané, mais qui le fixe. La Dissidence mainstream est un vecteur de fixation de cette ambiance vers des confrontations et non pas un empêchement à celles-ci, il faut qu'elle le sache, qu'elle s'interroge ; qu'elle l'accepte ou non ne m’intéresse pas, on n'en est plus là, les communautés réelles et vivantes m’intéressent plus que les communauté virtuelles déjà mortes. Nous autres, dissidents, devons refuser les processus auto-incapacitants d'où qu'ils viennent et rester critiques de notre propre camp. Je ne sais pas dans quel monde vous vivez, mais dans le mien, quand vous parlez aux ouvriers, aux fonctionnaires et aux indépendants des attentats, et des réactions et commentaires de la « dissidence » sur les attentats, ils sont plus proches du pragmatisme frontiste que de la réconciliation, et considèrent que les dissidents sont des bobos, des chômeurs et des étudiants parisiens déconnectés de la réalité, qui chipotent et ne font « qu'parler sur internet » ; c'que j'en dis...

 

Il faut aussi, dans la même logique, dépasser la question de l'islamophobie qui n'est qu'une continuité de l'antiracisme institutionnel dans ses œuvres, il suffit d'écouter Bande de Francs-Maçons TV pour s'en rendre compte, les musulmans du quotidien n'ont plus de temps à perdre avec ces débats stériles et à venir tenir des propos auto-incapacitants ou de défiance dans les médias. Parce que, quand LLP et Ruth Elkrief sont, à ce propos, sur la même ligne, unis dans le « pas d'amalgame », il y a des questions à se poser sur la limite métapolitique des discours émotionnels qu'il faut avoir l'empathie d'appréhender mais qui ne peuvent en aucun cas diriger nos analyses.

 

Le premier amalgame, grossier, déterminant, est d'englober toute la civilisation européenne et ses peuples en tant qu'Occident pour se défendre de ce dernier ; le pasdamalgamisme est foncièrement une inversion accusatoire et donc un argument contre-productif pour les musulmans, surtout dans ce climat. Le sujet n'est pas précisément là. D'ailleurs, le réflexe identitaire atavique qui est, pour exemple, du point de vue algérien en terre algérienne, une saine réaction, est marginal en France. Comparaison n'est pas raison mais il faut tout de même souligner les contradictions quand on en rencontre une... Ces réactions contradictoires selon le pays où l'on se trouve sur base d'une double nationalité ou d'une origine étrangère désarment les pays non-occidentaux par onde de choc idéologique, par excès d'égalitarisme global des immigrés et fils d'immigrés qui surjouent des pseudo-valeurs républicaines et de Droits de l'homme quand nous voulons les mettre à bas et remettre l’Église au milieu du village.

 

Ça devient gênant de voir des musulmans plus droitdelhommistes que les Droits de l'Homme par Taqiya qui n'est certes pas le bon mot, bien qu'il puisse convenir à un « non-musulman » qui ne fait pas de théologie pour définir ce qu'il ressent d'hypocrisie de la part des communautés musulmanes et qui consiste à un mélange de double allégeance et de double discours, avec pour finalité d'imposer un islam de marché par la guerre culturelle, tranquillement – par la démographie et les urnes, la boucherie hallal et la « Nuit du ramadan », pas du frère Tariq : la fête à Jack –, plutôt que frontalement comme l'EI et ses partisans, il suffit de continuer à voter pour le PS et d'entretenir l'antiracisme... C'est un peu abrupt je sais, mais la logique est limpide et ce n'est pas une fatalité, les musulmans ne sont pas obligés de se reconnaître dans ces positions mais ils ne peuvent pas nier ce fait, il y a une troisième voie... Dans les deux cas, un islam atlantiste, et je l'ai définitivement compris et me le suis figuré en pratique grâce à Salim Laïbi, merci Salim, qui n' « aime » ni al-Baghdadi ni al-Assad, ni Majid Oukasha ni Tariq Ramadan, ni Obama ni Nasrallah, ni Aldo Sterone ni Soral, ni Trump ni Poutine, ni Chalgoumi ni Tareq Oubrou, etc., ça ne sont que des exemples, mais c'est ce ni-ni systématique qui m'a interpellé, (je mens : il aime bien Scady) – et relayer des articles qui mêlent Alain de Benoist, bras cassés du nazionalisme et pédophiles notoires... Dans l'genre amalgame... –, j'avais déjà tiqué sur l'anti-eurasisme de Laïbi – et son incapacité à formuler une vision géopolitique –, mais sans plus puisqu'il n'y connaissait visiblement rien, j'ai ensuite compris que l'on pouvait être à la fois expert en complot judéo-maçonnique et atlantiste, dénoncer le mondialisme et entretenir tous les processus incapacitants qui empêchent de le combattre... Le complotisme hybride... L'hybridation c'est la subversion. La subversion c'est le nihilisme.

 

Le discours sur les amalgames et l'islamophobie, s'il est si important pour la « cohésion nationale », doit prendre des formes concrètes pour être entendu et doit se traduire en acte ; le recueillement étant la moindre des choses ; malheureusement, je ne vois pas beaucoup de musulmans s'en prendre frontalement au « musulmanisme » (comme dirait Monsieur Ahmed Moualek  qu'il faut savoir écouter pour comprendre une certaine « schizophrénie » – mais le mot est peut-être trop fort ? « Dichotomie » ? – des communautés musulmanes et des musulmans). Ce que je vois d'où je suis ne reflète pas la réalité pleine et entière des communautés musulmanes au quotidien, quoiqu'il en soit, si des actes sont posés, nul doute que je serai au courant, du moins je l'espère, j'inciterai mes propres camarades, amis et frères musulmans à penser des réponses qui ne soient pas de la défiance ou de la méfiance, et saurai les apprécier à leur juste valeur, mais jusqu'à présent je ne vois rien, ou pas grand chose, qui va dans ce sens, ni dans les discours ni dans les comportements.

 

Il faut souligner la démission de Monsieur Hocine Drouiche, vice-président de la Conférence des imams de France, qui est pour moi un premier acte, certes symbolique, mais qui va dans le bon sens. Franchement, quand on n'est ni étranger, ni d'origine étrangère et ni musulman, le bourrage de crâne aux « pas d'amalgame » provoque l'amalgame, c'est une forme de dommage collatéral de la guerre culturelle qui n'existe pas. Il faut que les musulmans puissent accepter ces possibilités pour ne pas s'enliser dans un déni de réalité et s'émanciper définitivement de l'antiracisme qu'il soit institutionnel, dissident, complotiste ou musulmaniste.

 

Ce nouveau genre de terrorisme, hybride, serait donc exécuté par des « racailles » expressément « radicalisées », c'est-à-dire – si l'on veut continuer à jouer au sociologue de comptoir et puisque beaucoup de pseudo-prophètes s'autorisent à donner leur avis sans se rendre compte de la dangerosité de leur propre logique à laquelle je vais m’astreindre pour vous montrer où elle mène selon les points de vue – que des « éléments » pratiquants ou non-pratiquants ; occidentalisés ou non ; d'origine ou convertis ; pauvres ou riches ; double nationalité ou non ; bons ou mauvais ; vrais ou faux ; manipulés ou non, on s'en fout , de la communauté ethno-culturelle arabo-musulmane dominant la civilisation islamique, ou proche de cette communauté diversifiée, par confession ou conversion, seraient davantage sensibles à la manipulation que d'autres portions du peuple supportant le même contexte. Dans certains cas, spécifiques et statistiquement restreints, ils pourraient devenir des meurtriers de masse, de manière plus ou moins instantanée, et plus ou moins lié à un « décorum islamique », par effervescence. Que ce phénomène n'est pas prévisible ni même explicable après coup, qu'il n'a strictement aucun lien avec l'islam et la communauté musulmane. Selon une majorité de musulmans qui prennent la parole en ce moment – désolé pour la majorité silencieuse mais c'est ce que le gaulois du quotidien entend globalement, et encore je cherche, d'autres cherchent moins –, je me permets de résumer à ma façon et fais confiance à votre honnêteté : ils vivraient au quotidien un islam de paix et d'amour qui, par ce caractère paisible, ne peut détecter cette violence latente et inconnue jusqu'à présent dans leur portion de monde musulman... Dans cette logique et du point-de-vue d'un non-musulman le « pasdamalgame » s'effondre.

 

Le « pasdamalgame » s'efface car s'il est impossible d'identifier, d'expliquer et de prévenir, du moins essayer, cette violence, de détecter le potentiel passage à l'acte au sein même de la communauté musulmane diversifiée d'où provient, malgré elle, la majorité des exécutants – peu importe les « commanditaires » pour l'instant et que je ne perds pas de vue dans mon développement pour autant –, on ne peut, en tant que non-musulman, qu'« amalgamer » les musulmans et l'islam à ce phénomène si l'on veut se mettre en position défensive, et dans le doute, se méfier. Ainsi le piège de l'antiracisme institutionnel et idéologique se referme implacablement sur qui reprend ses éléments de langage explicitement ou indirectement. La réconciliation au nom de l'antiracisme est le meilleur agent : ou de la soumission totale au Mondialisme via la pression migratoire, ou de la guerre civile, il va falloir apprendre à parler la même langue et de la même chose, éventuellement au même moment, rapidement. La majorité silencieuse ne supporte plus l'antiracisme, et il y a regain, donc exaspération.

 

Un exemple de cette incompréhension dommageable entre gens de bonne volonté est l'intervention de Monsieur Julien Rochedy à propos des attentats de Nice et l'interprétation qui en est faite par deux musulmans anonymes (que je suppose pratiquants), en pseudo-réponse.

 

Les deux vidéos, relayées par E&R (l'intervention de Rochedy succédant au dernier clip de Kerry James, « Racailles » – sorti le 14 Juillet, dénonçant les racailles d'en haut... Ce qui est une superposition subliminale assez cocasse, et sans doute inconsciente de la part de la rédaction, comme un lapsus, pour préparer un débat improbable...), et, les différents commentaires du site et des vidéos, démontrent pour le moins, et à votre appréciation, que personne ne parle la même langue et de la même chose, sans prendre en compte le moment, l'on remarquera aussi une certaine mauvaise foi, toujours les mêmes combines antiracistes d'embourbement du débat entraînant des réactions identitaires etc... Quand on parle « radicalisation », on voit que les renoncements des uns et des autres sont un facteur à ne pas ignorer.

 

Les deux musulmans, clairement dans la défiance, se déresponsabilisent de la situation et s'excluent des propos de Rochedy (qui a dénoncé l' « entrisme américain » à d'autres moments, mais ça n'était pas le sujet de cette vidéo) qu'ils attribuent à un réflexe raciste alors qu'ils sont eux-mêmes français et normalement concernés de près ou de loin par les propos d'un autre français sans autre complexe que d'être patriote et que d'anticiper des problèmes qui se posent ? Mais c'est déjà trop.

 

Je ne crois pas que l'intervention de Rochedy appelait un « droit de réponse ». Et je n'ai pas entendu parler d’effusion de violence significative envers des musulmans, ce qui démontre que la France n'est pas excessivement raciste, pour de mauvaises raisons peut-être, en tout cas son peuple a l’intelligence de ne pas tomber dans le piège de la guerre civile dans lequel la plupart des pays auraient déjà sombré, j’inclue la communauté musulmane au peuple et à son intelligence, pour que cela soit très clair, différentes ethnies et différentes religions peuvent exister (et non coexister!) sur un même territoire même si cela n'est pas idéal, cela n'a jamais posé de problèmes insurmontables quand une monoculture est royalement imposée et impérialement respectée. Guerre de religion, guerre civile, cela n'arrive et ne s'enracine que dans les états faibles et les nations multiculturelles.

 

Ils pourraient en effet entendre les propos de Rochedy autrement et les inclure à leur réflexion métapolitique sur la réalité du terrorisme hybride, comprendre l'interprétation « populaire » et « réactive» de la majorité qui peut être faite de ce terrorisme attribué à l'islam à tort ou à raison, ils disent eux-mêmes qu' « on » essaye de diviser les gens bla bla..., et que cette division peut mener à une guerre civile, et qui dit guerre, dit dommages collatéraux, pour toutes les communautés, Rochedy ne dit pas autre chose, communautés que la République démocratique, laïque et cosmopolite des partis, des loges et des lobbys (qui n'est probablement pas leur régime politique préféré et leur modèle de société idéal) ne reconnaît pas quand Rochedy les reconnaît, juste en passant... On nous demande souvent de ne pas se tromper d'ennemi, on se demande qui se trompe d'ennemi, qui est en retard et qui on attend. Il serait temps d'accepter quelques principes de réalité et quelques critiques sans être dans la défiance systématique et le réflexe antiraciste. Où Rochedy cherche une altérité, il trouve un déni de réalité. Sa deuxième vidéo explicative de la première n'y changera rien... La prochaine étape pour les « manipulateurs », si ceux-ci cherchent à provoquer une guerre civile, sera certainement de frapper la communauté musulmane avec un faux drapeau de la drouate extrême, et l'on verra alors à quel point les communautés musulmanes de France s'intègrent à la communauté nationale ; s'ils iront demander des comptes aux sionistes ou basculeront dans l'émeute.

 

Les musulmans ne peuvent pas demander aux non-musulmans de les croire sur parole, surtout quand ils usent et abusent des éléments de langage connus et reconnus de l'antiracisme institutionnel pour défendre l'islam, et qu'ils refusent d'entendre les inquiétudes justifiées des français de souche. La oumma ne réussit pas à éradiquer le faux et le mauvais islam en terre d'islam, , et nous dit qu'on ne peut prévenir son action terroriste sur le sol français, que c'est la seule et unique création de l'Occident, et qu'ils sont donc impuissants, que quelque part, « on » le mérite... Admettons tout cela, mais quand nous voulons prendre les choses en main et par extension devoir pratiquer un peu d'entrisme, toute autre solution que l'attentisme et la sidération devient raciste, puisqu'il n'y a pas de solutions, même évoquer d'autres pistes que les théories du complot monomaniaques devient impossible, ce qui les exempt de se confronter à cet islam dévoyé et son terrorisme hybride, c'est-à-dire à s'opposer idéologiquement et physiquement aux partisans de l'EI qui encombrent le véritable islam et qu'ils ne croisent donc jamais au sein de leur communauté ? Je crois que ça n'est pas vrai, et qu'ils peuvent faire quelque chose contre la mauvaise orientation de l'EI, contre l'orientation atlantiste des groupes influents de la oumma islamia. Qui ne dit mot consent.

 

Les commanditaires atlantistes du terrorisme daeshien, plus exactement, leurs représentants politiques au sein des partis, des loges et des lobbys en France et à Bruxelles, n'ont également rien à craindre de la communauté musulmane républicaine, démocrate, laïque et cosmopolite française qui par antiracisme lutte contre le Front National et favorise l'immigration massive qui déstabilise l’équilibre fragile entre les communautés nationales. Front National qui est, dans le cadre démocratique imposé, le seul parti capable de tancer les représentants du mondialisme co-responsables de ce terrorisme hybride aux prochaines élections, et cela même si le Front National n'est pas parfait. L'abstention est un choix honorable et une solution si on la rend active, mais si c'est pour voter contre Marine Le Pen au deuxième tour, c'est de l'hypocrisie. Si j'étais français et musulman, que je n'avais rien à me reprocher au niveau de mes allégeances, je voterais pour le Front National en 2017 ; que l'on aborde enfin la question de la Souveraineté de la France, et de sa politique étrangère, l’intérêt n'étant pas de voter FN pour voter FN mais d'ouvrir de vrais débats, mais je suis belge et je ne suis pas musulman... Néanmoins, il ne faut pas être français et musulman pour savoir que la France et sa mission ont une partie de la solution vers un monde multipolaire. (Je ne suis pas partisan de l'idéologie néo-souverainiste qui « gâche » l'eurasisme : le Grand Gaullisme, mais c'est un autre sujet que j'ai de nombreuses fois essayé d'aborder dans d'autres textes...)

 

Ma conclusion temporaire est que l'hybridation commence exactement à l'endroit du déracinement et du multiculturalisme.

 

Que le problème de la religion est secondaire et que le problème prioritaire est l'immigration.

 

Que notre ennemi est toujours l'Atlantisme ; sous toutes ses formes.

 

Que la stratégie de l'évitement de la Dissidence qui consiste à développer un nouvel antiracisme de secours pour contourner la guerre civile parallèlement aux durcissements des positions identitaires dans le pays réel, qu'elle ignore ou valide officieusement, est de l'ordre d'une contradiction insoluble qui ne relève d'aucune intelligence stratégique mais qui est le fruit d'une subversion dans nos rangs, et je pèse mes mots. Notre constat d'échec est qu'après quinze ans de Dissidence (ce qui relativise notre influence), une portion significative de la communauté musulmane supporte toujours les républicains et les démocrates atlantistes. La communauté musulmane qui, quand elle vote, vote majoritairement pour le PS, pour le Parti Sioniste...

 

Que l'on sous-estime le rôle d'internet : du complotisme nihiliste ; de l'illusion de la liberté d'expression qui est une entreprise de fichage à l'échelle mondiale  ; du nouveau journalisme de réinformation contre l'ancien journalisme de désinformation qui offrent un nouveau spectacle journalistique et qui forment les nouvelles troupes d'occupation mentale ; des processus auto-incapacitants et des dissonances cognitives induits par l'hyperactivité cybernétique des dissidences connectées et augmentées ; et, surtout, de notre manque d'auto-critique, dans notre incapacité collective à développer une théorie politique, qui répond à nos constats et nos inquiétudes, et faire mouvement. « Faire mouvement » au-delà du corpus spéculatif des articles, vidéos et conférences qui ne devaient être qu'un début, mais il faut préciser que les têtes d'affiche ne sont pas responsables du manque de travail des militants.

 

Que s’inquiéter n'est plus suffisant ; ni pour les européens, ni pour les français, ni pour les identitaires, ni pour les dissidents, ni pour les musulmans, et que pour éviter la guerre civile il faut parler et débattre sans défiance et provocation tout en se confrontant aux atlantistes avec tous les moyens légaux, il faut joindre les deux bouts...

 

à suivre : De l'Hybridation (Partie 3 – B) Identité chimérique) article précédent : De l'Hybridation (Partie 1 - Avant-propos)

 

Pendragon

 

01/05/2015

10 Mai 2015 : Manifestation d’hommage à Jeanne d’Arc ♠

 

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La Dissidence Française ♠

 

Le dimanche 10 Mai 2015, Place de la Madeleine (Paris 8ème), nous vous invitons à participer au cortège de la Dissidence Française lors du traditionnel d’hommage à Sainte Jeanne d’Arc !

 

Un rendez-vous annuel à ne pas manquer :

 

Venez nombreux pour défiler derrière les drapeaux de notre Mouvement lors de cet hommage incontournable à celle qui libéra la France quand tout semblait perdu… Une occasion également de rencontrer les militants de la Dissidence Française et d’échanger avec les cadres du Mouvement dans une ambiance disciplinée mais conviviale !

 

Heure de rendez-vous : 

 

La manifestation débutera à 10h. Afin de la préparer et d’échanger avant le départ, nous vous donnons rendez-vous dès 9h30 Place de la Madeleine.

 

Discipline : 

 

Afin de garantir le calme et l’ordre lors de ce défilé, nous demandons à tous ceux qui se joindront à notre cortège de suivre scrupuleusement les consignes de notre service d’ordre et à se plier aux instructions des organisateurs.

 

Notre service d’ordre veillera à ce qu’aucun débordement ne vienne perturber l’évènement.

 

Couleurs : 

 

Nous demandons à tous ceux qui se joindront à notre cortège de se vêtir de noir, couleur traditionnelle de la Dissidence Française.

 

Ceux d’entre vous qui disposent des t-shirts ou sweat-shirts de notre Mouvement sont invités à les revêtir et à les porter fièrement !  Si vous disposez de drapeaux du Mouvement, pensez également à les ramener !

 

Vous souhaitez participer à cette grande mobilisation à nos côtés ?

 

Inscrivez-vous dès maintenant à notre évènement sur Facebook !

 

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28/04/2015

Vladimir Poutine, le grain de sable dans la machinerie du Nouvel Ordre Mondial

 

Une conférence de Philippe Ploncard d'Assac, du 14 mars 2015 à Paris