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18/07/2021

Entrons-nous dans une nouvelle ère glaciaire ?

 

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Savez-vous où se trouve le détroit de Makassar ? Il s’agit d’un détroit séparant l’île de Bornéo et l’île de Sulawesi dans l’archipel des Célèbes, la partie est de l’Indonésie. Ce détroit intéresse au plus haut point les climatologues car il y a peu de courants marins bien que ce détroit soit peu profond, moins de 1 000 mètres, et en liaison directe avec l’Océan Pacifique au sud des Philippines. Il est donc relativement facile d’y effectuer des sondages dans les sédiments et de reconstituer les températures océaniques en déterminant le rapport magnesium/calcium du squelette des foraminifères (Hyalina balthica entre autres) se retrouvant dans ces sédiments.

Malgré la localisation équatoriale de ce détroit (3° sud) la température de l’eau à 500 mètres de profondeur est très stable et égale à 7,5 degrés. L’analyse des sédiments permet ainsi de construire avec précision l’évolution des températures à cette profondeur puisque le rapport Mg/Ca est très sensible aux variations de températures. Si l’article paru dans la revue Science en 2013 n’est pas explicite (doi : 10.1126/science.1240837) un traitement des données recueillies par le Docteur Yair Rosenthal et son équipe de la Rutgers University a permis de visualiser une parfaite reconstitution de l’évolution des températures à 500 mètres de profondeur de cette région du globe depuis 7 000 ans avant l’ère commune jusqu’à nos jours.

Les foraminifères sont des variétés d’amibes détritivores vivant au fond des océans et possédant pour certaines un squelette de calcite. L’analyse du rapport magnésium/calcium permet de reconstruire l’évolution des températures à 500 mètres de profondeur. D’aucuns diront que cela ne signifie rien et que de surcroit le détroit de Makassar ne se trouve ni en Europe ni en Amérique du Nord, là où la propagande climatique est la plus active, donc circulez il n’y a rien à voir. Et pourtant c’est n’est pas tout à fait l’avis d’Andy May, un géologue aujourd’hui à la retraite qui a longtemps travaillé pour les compagnies pétrolières. Ce sont aussi à des géologues qu’est confiée l’étude des carottages des sédiments marins et Andy May possède tout le savoir-faire pour interpréter les données recueillies par Rosenthal et c’est ce qu’il a fait ! L’illustration ci-dessous a été annotée par May et elle est disponible en grand format en cliquant sur le lien en fin de billet :

Les tenants du réchauffement climatique d’origine humaine auront du mal à avaler la réalité des faits : l’évolution des températures au fond du détroit de Makassar constituent un précieux marqueur de l’évolution des températures mondiales. Mes lecteurs peu familiers avec la langue anglaise comprendront le sens des annotations encadrées et les abréviations RWP, MWP et LIA signifient respectivement la période romaine chaude, la période médiévale chaude aussi nommée optimum climatique médiéval (soigneusement ignoré par l’IPCC) et le petit âge glaciaire pas si petit que cela puisqu’il a duré près de 3 siècles. On se retrouve aujourd’hui avec un degré et demi de température moyenne à peu de choses près de moins que dans la situation de la période médiévale chaude avec des fluctuations du climat difficilement prévisibles car on ne dispose pas d’informations au sujet par exemple de l’activité solaire. Si on contemple cette illustration on ne peut que constater que toute l’importance que les instances onusiennes attachent par exemple au CO2 n’est que pure propagande. Le gros problème avec toute cette histoire réside dans le fait qu’un tel graphique n’a jamais figuré dans les rapports de l’IPCC, et pour cause il remet en question la théorie de l’effet de serre et de son effet sur le climat. Comme disent les anglo-saxons, c’est un « hoax », traduisez une fausse nouvelle, de très mauvais goût .

Enfin, comme indiqué dans ce graphique nous sommes sur la pente descendante des températures et quoiqu’il arrive, malgré de petites fluctuations, le climat va se refroidir et on n’y peut rien. Toujours est-il qu’il serait sage d’envisager pour les générations futures des lendemains pas trop froids par des innovations technologiques encore non existantes sinon l’humanité ne pourra survivre que dans la zone intertropicale et le reste des terres émergées deviendra désertique. Prochain billet : les 2 000 dernières années.

par Jacques Henry

 

Source : Jacques Henry via Katehon

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