Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/03/2020

Hassen Occident contre le « chamanisme marxiste »

Hassen Occident - La Dissidence pour les nuls - et le Cercle Cobalt nous proposent un débat apaisé autour de l'assimilation républicaine, de l'existence des races humaines, du racisme systémique, etc...

 

Nous rassemblons ici quelques interventions essentielles sur ces sujets vu du « réalisme racial » qui, dans un premier temps, ont fait écho à nos travaux militants sur la question du racisme pour, dans un deuxième temps, les nourrir. Nous sommes arriver à des interrogations similaires par des chemins différents.

 

Cela dit, nous ne prétendons pas détenir la vérité comme la dissidence vocifératrice qui se prive de ce débat : le débat est ouvert et nous pensons que c'est dans les termes proposés par le Cercle Cobalt qu'il doit l'être... 

 

En ce qui nous concerne, quand notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » sera mise en ligne dans sa totalité, nous n'aborderons plus la question du racisme pour nous reconcentrer sur l'Europe, la Tradition et la « piste sarmate » dans la littérature arthurienne, du moins, c'est ce que nous souhaiterions faire, si nous ne sommes pas rattrapés par une actualité prégnante et parfois menaçante...

 

Réponse à Aurélien Enthoven : l'existence des races humaines du point de vue scientifique :

 

 

Tatiana Ventose - L’assimilation est impossible par Hassen Occident :

 

 

Les faux patriotes réponse à Anal Génocide :

 


 

Réponse à Kriss Papillon | Le chaman marxiste :

 


 

RACISME SYSTÉMIQUE - Le Rendez-Vous du Cercle Cobalt #4 :

 


 

Les races, mythe ou réalité ?

 


 

Débat autour de l'identité, de la nationalité française, de l'assimilation républicaine et de sa fiction juridique chez Teddyboy :

 


 

BONUS ; Débat surréaliste entre militants d'extrême gauche et membre de la Cocarde Étudiante :

 


 

 

RS.jpg

 

 

 

 

 

28/02/2020

« Le corps métapolitique de Papacito » - De l'antifascisme d'extrême-droite

 

 

« Maître Corbeau sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard par l’odeur alléché
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau.

Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie :
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. » Jean de la Fontaine, Le corbeau et le renard



La Dissidence dans toute sa splendeur renie des positions radicales qu'elle tenait jadis sur de nombreux sujets pour accomplir nous ne savons quelle mission, tenue par nous ne savons quel complot, et nous comprenons que certains puissent être déboussolés ; désorientés.

 

Mais, camarade syndiqué, toutes les polémiques autour du racisme, de l'antiracisme, de l'antisémitisme, de l'immigration, de la colonisation, de l'esclavage, du judaïsme, de l'islamisme, de la Deuxième guerre mondiale, de la préférence de civilisation et du réalisme racial, tous ces sujets qui ont animé la dissidence ces quinze dernières années, l'actualité mondiale du siècle dernier et l'histoire de l'humanité, sont archivées et disponibles dans les librairies, dans les bibliothèques et sur internet : ce truc qui ne sert strictement à rien.

 

Nous ne sommes pas de grands intellectuels ; et on est toujours plus ou moins militant d'une cause qui nous dépasse, mais internet offre une ouverture et un accès à la culture et à la contre-culture que personne ne peut ignorer au point de ne plus rien distinguer. Ce qui est davantage de l'ordre du courage que de la connaissance puisque « distinguer », c'est finalement nommer des idées, décrire leur mouvement en temps réel, mais également nommer les individus qui les véhiculent, voire les incarnent, ce qui créé inévitablement des polémiques, mais des polémiques nécessaires. C'est, normalement, le début du débat, d'une polémique apaisée dès la mauvaise foi des premières réactions estompée. Un débat que tout le monde fuit pour donner l'apparence d'une opposition, pour éviter des conflits qui finissent par éclater tôt ou tard sans que les militants ne comprennent les enjeux idéologiques derrière la bagarre ou l'algarade... Une opposition sans conviction ; sans rien à opposer au globalisme.

 

Des notions assez simples, comme patriote, identitaire, nationaliste, souverainiste, etc., toutes les notions qui tournent autour de l'idée communautaire, ne sont pas distinguées par la nouvelle génération qui en parle pourtant beaucoup ; ce qui est assez paradoxal.

 

Toutes les idées ne se valent pas.

 

Au-delà des définitions classiques ou d'une vague idée, il faut essayer de donner du sens et de contextualiser ces idées mouvantes – de savoir qui s'en sert pour en faire quoi et à quel moment –, ce que nous essayons de faire dans nos essais. Distinguer les idéologies en mouvement dans nos milieux n'est pas secondaire, c'est la base. Nous connaissons la versatilité du système politicomédiatique ; c'est acquis. La question n'est pas de se positionner par rapport au système mais de se situer à l'intérieur de l'opposition au globalisme. Pour réussir à se mettre à hauteur de sa guerre et le combattre, nous devons exprimer nos désaccords. En effet, s'opposer n'est pas combattre, et les obstacles sont nombreux dans les non-dits des oppositions qui se regardent en chien de faïence pour atteindre cette guerre à l'intérieur de la plus Grande opposition...

 

Quand on se proclame patriote (ou souverainiste) au sein de l'opposition aujourd'hui c'est clairement pour se différencier des « nationalistes blancs » ; ça n'est pas une position par rapport au système politicomédiatique.

 

Les patriotes veulent que tout le monde sache qu'ils ne sont pas racistes.

 

Les patriotes sont les social justice warrior en miroir du « camp national » : le racisme mais pas trop. De l'autre côté de l'Afrance, « patriote » est déjà une notion trop raciste. « Patriote » est finalement un mot pour dire « Je ne suis pas raciste : La France demain. » ; c'est le maximum patriote qui, pourtant, exaspère les français plus français que les français comme Yassin Belattar. Belattar qui oppose une présence allogène de moins d'un siècle à deux mille ans d’histoire de France et pour qui le minimum syndical patriote est déjà trop. La réinfosphère, la dissidence, le YouTube « patriote » (avec beaucoup de guillemets), revoient sans cesse les standards de « Droite » à la baisse pour être raccords avec les standards de leurs communautés liquides, entre Adolf Hitler et Cyril Hanouna. La France , peut-être...

 

Une autre remarque. Nous ne sommes pas dupes de la fonction antifasciste du « virilisme patriote » qui s'impose sans vergogne comme police du bon goût et des mœurs nationalistes.

 

Le « virilisme » ; adjuvant du patriotisme, est une idéologie aux multiples déclinaisons et ramifications, une forte tendance dans nos milieux (et dans l'alt-Right américaine). La féminisation de la société et la difficulté des rapports hommes/femmes dans la postmodernité où la figure du père est absente ou dénigrée expliquent la récurrence de ce sujet. Ça n'est pas le sujet en soit qui pose problème. Ce qui nous intéresse ici c'est la fonction politique objective du « virilisme » au sein de l'opposition, nous essayerons donc de rester synthétiques quant à sa définition car nos lecteurs comprendront globalement de quoi nous parlons. Nous laisserons donc de côté les aspects positifs du « virilisme » comme phénomène et sujet pour nous concentrer sur ses aspects négatifs, voire subversifs, directement observables.

 

Le virilisme – entre incitation au sport, culturisme, développement personnel, psychanalyse, thérapie de groupe, assistance sociale et agence matrimoniale en ligne – a détourné la fonction héroïque primordiale du « courage politique » ; valeur cardinale supérieure du « camp national », pour faire de l'idée de « virilité » le tout de l'existant d'une nouvelle idéologie psycho-sociale qui s'adresse aux 18-25 ans, dans une optique commerciale et dans l'objectif de former des réseaux communautaires et entrepreneuriaux basés sur cette idée de virilité à partir des réseaux sociaux autour d'une « camaraderie patriote ». Autrement dit, une « tradition » qui existe naturellement dans les sociétés occidentales – dans nos activités professionnelles, sportives, cercle familial et d'amis, etc. – et qui existe au sein de tous les groupes politiques à tendance nationaliste – dans nos activités associatives et métapolitiques. Et c'est une erreur politique de faire de ce qui relève de la normalité du lien social et d'un rapport nationaliste au monde, une idéologie à part entière, un créneau politique, une niche commerciale, quelque chose d'exceptionnel.

 

La virilité, les « valeurs Olympiques », le courage politique, viennent dans l'exercice, dans la pratique Politique. Faire d'un attribut, d'un caractère, d'une qualité inhérente de l'action nationale le tout de l'existant d'une « communauté » sans formation politique c'est détourner des militants d'une totalité, de structures politiques à haut potentiel qui existent dans notre paysage ; qui ont les effets escomptés par les virilistes sur les militants.

 

De plus, le « virilisme » se substitue et subvertit une autre idée avancée dans nos milieux qui est le « survivalisme » et qui intégrait également l'idée de culture physique, de communautarisation et une technique, sans en faire toute une histoire, vers une virilité équilibrée, un retour à la campagne, un bon sens paysan. Le « virilisme » mettra davantage l'accent sur le lien social patriote par la pratique d'un sport et des sorties de groupe, ce qui se fait normalement entre amis, ou quand on soude des liens nationalistes.

 

Les virilistes s'adressent donc à des jeunes gens désociabilisés pour les replonger dans le spectacle de la marchandise ; une culture assez « individualiste » par l'entremise de cette « communauté marchande ». Nous citerons quelques figures du « virilisme français » telles que Papacito, le Raptor, Viriliteam, Valek Noraj, Krok Blanc, d'une certaine façon le dessinateur Teddyboy – qui est lui-même moins sportif et met l'accent sur le développement personnel par la création artistique mais qui évolue dans cette sphère du YouTube game et du « virilisme » – et encore beaucoup d'autres...

 

L'idéologie viriliste est en vogue chez les « natios » et dans la dissidence syncrétique chrétienne de gauche et patriote de droite entre « théorie de la libération » et « traditionalisme catholique » en rupture avec la dissidence antisioniste, et qui venait, la queue entre les jambes, se repentir de ses idées hybrides devenues folles auprès du « camp national » qui lui tendait la main. Elle a pris le bras.

 

Ainsi, le virilisme de gauche se confond avec l'héroïsme de droite. Dans les faits, Les inglorious basterds de la virilité patriotarde, traquent les nationalistes et chassent les idées racistes sur les réseaux sociaux. Avec beaucoup d'arrogance, et une défiance indirecte à la Troisième voie. Les Jean Moulin du ghetto national rejouent la résistance au nazisme au sein de la dissidence et de la réinfosphère. Ils ne prennent pas bien la mesure d'un « camp national » et d'une structure métapolitique qu'ils semblent ignorer ; qui s'étend plus loin qu'ils ne le pensent. Ils ne respectent pas le travail accompli par les anciens et s'assoient sur toute une culture militante non-conformiste.

 

Nous ne savons pas si c'est par ignorance ou subversion qu'ils écartent tout un pan de la « contre-culture et d'une littérature de combat social-nationaliste, tercériste, identitaire, européenne, continentaliste, eurasiste et traditionaliste » de Méridien Zéro à Katehon dans leur équation patriote et « viriliste », mais ils se gardent bien d'en faire mention ou de s'y confronter, ce qui n'est pas montre d'une grande virilité et honnêteté intellectuelle. Le virilisme est un néo-souverainisme. Concrètement, le virilisme est une voie de garage, un patriotisme vague, une salade idéologique. Le virilisme invisibilise les idées non-conformistes, la Troisième voie et le nationalisme blanc ; une sorte de « bannissement furtif » idéologique des idées nationales au sein du « camp national » par mensonge pieux et omission, qui n'est qu'une extension du travail de subversion accompli par la dissidence... L'opposition entre les « virilistes » et une partie de la dissidence est fictive ; tout cela réconcilié dans les live de Teddy.

 

Nous n'assimilons pas l'exercice de Julien Rochedy à cette subversion. Rochedy qui, justement, développait un masculinisme de Droite ; un retour à une normalité masculine européenne et non un « machin hybride » entre machisme oriental et ethnomasochisme occidental. Nous différencions les masculinistes, qui souvent intègrent le critère racial, et les virilistes qui sont plutôt des antiracistes de Droite, qui n'intègrent pas le critère racial et dont les analyses sont plus faibles.

 

D'ailleurs, si le marketing viriliste fonctionne pour quelques uns à des niveaux individuels, le projet communautaire, qui était incarné par le projet « Monte une équipe », a échoué et est aujourd'hui incarné par les communautaristes blancs ; nous voyons donc que le critère politique et racial est prédominant et important contrairement à ce que défendent les virilistes dans leur idéologie patriote antiraciste.

 

Les formats et les codes nationalistes empruntés et mémisés par le camp des lutins et des trolls patriotes sont du marketing pur et assumé, sans conviction, des positions esthétiques et des orientations cosmétiques entre hommage et moquerie, à l'image du mainstream médiatique critiqué par les patriotes pour des raisons similaires.

 

Les créateurs de contenu patriote, qui, certes, répondent à une demande de divertissement de la part de nos jeunes milieux, critiquent le système politicomédiatique du point de vue de ce qu'ils considèrent être de la « création culturelle » et, en réalité, regrettent les subventions et la visibilité que le système offre aux gauchistes. « Gauchistes » qui sont des proies faciles mais pourtant tout-en-haut de la chaîne alimentaire du divertissement idéologico-culturel avec placement de produits.

 

Les créateurs de contenu patriote, qui se voient comme les prédateurs du « game », sont de doux agneaux, une pensée conforme à la forme antiraciste de tous les mainstream médiatiques dont le grand méchant loup idéologique est « Daniel Conversano » comme symbole d'une autre Droite. Une Droite alternative. Le dernier Camp national que les nationalistes errants ne veulent pas rejoindre, attendant dans le désert infini des écrans superposés et la réalité diminuée des mirages souverainistes, dissidents, patriotes et virilistes, un messie patriote dédiabolisé qui ne viendra pas.

 

Pour atteindre cette respectabilité « mainstream », Papacito, Teddyboy RSA, J'suis pas content TV et d'autres créateurs de divertissements patriotes ont compris l'astuce, ils ont « piraté » la ligne E&R, l’antisémitisme en moins, quand ils ne campent pas des positions pro-sionistes outrancières, à l'image de notre camarade Vévé – de la chainedevv – qui , cependant, ne tombe pas dans le travers antiraciste du « camp patriote », ne verse pas dans le « développement personnel », et est assez inclassable dans son genre.

 

Dans ce schéma, il est étrange qu'une personnalité « radicale » comme Adrien Abauzit soit complice de Papacito ; roi sans couronne de la Cour des Miracles patriote, sans lui porter une contradiction plus frontale sur cette question métapolitique du « virilisme ». Pas si étrange que cela puisqu'ils partagent une foi catholique, mais tout de même contradictoire sur le plan idéologique si on veut prêter une vision métapolitique à Abauzit.

 

Nous ne reprochons pas à deux amis leur amitié, non, mais le débat des idées est supérieur, et bien que le personnage de Papacito soit sympathique, nous combattons l'idéologie subversive qu'il véhicule ; ce que ne fait pas Adrien Abauzit. Une idéologie qui agit peut-être à son corps défendant mais qui agit sur le corps national.

 

Combien d'entre nous ont sacrifié une amitié pour leurs convictions et une certaine idée de l'Europe ?

 

L'Europe – la préférence de civilisation et la conscience raciale – est parfois à ce prix. Mais nous pensons que ni Papacito ni Adrien Abauzit n'ont une conscience raciale, et qu'ils sont finalement d'accord sur la stratégie souverainiste. Adrien Abauzit pourrait laisser supposer le contraire mais fondamentalement la préférence de civilisation et le critère racial sont chez lui des sujets secondaires. Ce qui met Papacito et Adrien Abauzit à la même hauteur que Soral et Rougeyron sur le plan métapolitique.

 

Maître Abauzit, sur son arbre perché, ne voit pas le renard de la subversion viriliste et sa fonction antifasciste. Ces collaborations à contre sens et à sens unique n'aident pas les jeunes militants à distinguer les idéologies « par l'odeur sulfureuse alléchées » et en mouvement de subversion antiraciste dans le « camp national ». Des « collaborations » qui forment de nouvelles engeances patriotes et antiracistes subversives qui se mettent en ordre de marche pour envahir les réseaux telles les nouvelles troupes d'occupation mentale de l'opposition contre la menace fasciste du « nationalisme blanc » qui veut que vive l'Europe pour que France vive.

 

C'est le problème principal du « camp national », Phénix des hôtes de ce sous-bois patriote, qui ne distingue plus, pour le dire simplement, ce qui est du renard et ce qui est du corbeau ; laisse tomber son fromage de radicalité nationaliste pour quelques flatteries patriotes sur son blanc plumage et son ramage d'avocat. La fonction subversive du « ni gauche ni droite » apparaît une nouvelle fois dans les élégances du « Parti de la couille multiculturelle » qui, comme E&R, vit au dépend de celui qui l'écoute.

 

La subversion patriote semble réunir « virilistes » plus virile que la virilité et « catholiques » plus chrétiens que l’Église dans le nouveau Temple de la normalisation par le néo-souverainisme et les standards YouTube. Nous voyons que la radicalité catholique ne permet pas de distinguer « souverainisme » et « européisme », qui est le seul clivage objectif au sein du « camp national ».

 

Notre critique récurrente du « corps politique de Papacito » n'est ni gratuite ni personnelle ; « Papacito » est un concept qui représente cette « Droite antiraciste » qui nous ramène sans cesse au clivage antiracisme/racisme et à toutes les censures en voulant les dépasser par un discours patriote périmé, inessentiel et subversif.

 

Ce que nous pensons personnellement de Papacito ? Du bien.

 

Tout le monde reconnaît son talent et ses qualités humaines. Il a, mine de rien, une colonne vertébrale et une assise historique. Nous étions des lecteurs occasionnels de FDP de la Mode et nous apprécions son style. Son succès est mérité, nous respectons sa capacité de travail, sa vitalité, il porte des valeurs nobles, en tant que boxeur, c'est un modèle positif pour les jeunes et nous ne nous comparons pas à lui. Ce qui pèche, nous l'avons dit, c'est son absence de vision métapolitique à moyen-long terme, son idéologie patriote qui ne correspond pas toujours à son discours et que nous retrouvons plutôt dans ses commentaires d'actualité, ses réactions, ses attaques contre le nationalisme blanc, sa traque d'un nazisme imaginaire, son rapport à l'islam ambigu, sa bigoterie judéo-chrétienne postmoderne, ce qui est la marque d'un manque de structure politique et d'une absence de culture traditionaliste.

 

Dans d'autres situations, les artistes peuvent se permettre ces légèretés idéologiques, mais pas dans le contexte que nous connaissons où elles rendent confus le réel. Papacito aussi viril soit-il suit « la Voie du Lait » ; la « Voie du Vin » lui est ouverte. La question est un peu abrupte mais elle est toujours la même : veut-il combattre le globalisme dans toutes ses dimensions ou vendre des livres ?

 

Dans le contexte actuel, la distinction entre Droite et gauche s'établit sur un critère assez évident : celui du « racisme positif ». Comme le nez de George Soros au milieu de la figure cosmopolite. Il est d'ailleurs remarquable que les virilistes s'en prennent régulièrement aux Braves et soutiennent transversalement la « virilité afro-magrébhine » comme nous l'a révélé l'affaire Mila où le « camp national-patriote » s'est vautré en beauté et à tous les niveaux d'analyse. Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute...

 

La subversion patriote au cœur du « camp national » n'y est pas pour rien. Il n'y a plus de « camp national ». Le nationalisme français a été arraisonné par « la gauche du travail et la droite des valeurs » et n'accepte pas sa défaite idéologique. Tant que le « camp national » ne fera pas son propre deuil, les nationalistes se laisseront emporter par tous les courants bleu blanc rouge d'un nouvel antifascisme d'extrême-droite dont la cible est le « nationalisme blanc ».

 

Le « camp national » n'est plus qu'une composante du « camp souverainiste » dont le « camp patriote » n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est le grand-remplacement des nationalistes par les souverainistes. Le camp de fortune des nationalistes blancs est assiégé par des patriotes goguenards en slip français. Les militants n'y voient que « clash » et « divertissement ». Mais derrière ce qui apparaît comme des problèmes relationnels se cache une véritable guerre idéologique que les militants divertis par les contenus patriotes ne perçoivent pas.

 

L'histoire du nationalisme et du non-conformisme français passée à l'as du complotisme et de la réinformation. Le complotisme est le trou noir des idées. Tout a été avalé. Le complotisme, s'il n'est pas soutenu par un traditionalisme rigoureux, une distanciation critique, sert d'entrée à toutes les subversions. Le complotisme est un virus informatique implanté dans l'opposition cybernétique pour la détruire de l'intérieur et qui n'a pas fini de corrompre les fichiers du logiciel nationaliste.

 

La « reconquête culturelle », sans débat idéologique adéquat pour accompagner sa métapolitique de la réinformation et mener l'opposition vers une Quatrième théorie politique, c'est un pas en avant nationaliste un pas en arrière patriote, un pas sur le côté tercériste un pas de l'autre côté souverainiste. Les concepts doivent servir à quelque chose. Le concept pour le concept ne sert à rien. Les concepts ne sont pas que des abstractions sans conséquences dans leurs différentes articulations à l'intérieur d'une opposition qui n'arrive pas à trancher entre deux positions essentielles. Une opposition qui ne daigne même pas lancer ce débat ; qui manque de courage. Les concepts ne servent pas qu'à critiquer le système, ils sont valables pour une critique interne des idées en mouvement et qui ont un impact sur les militants. Les concepts ne sont pas que des idées pures et désincarnées, il faut mettre des mots et des noms dessus, sinon toutes les tendances nationalistes se valent et « opposition » ne veut rien dire.

 

Il y a une guerre intérieure, et plus sérieuse qu'on ne le croit, qui se joue en permanence dans l'opposition, et qui est, en réalité, la première guerre que nous devons mener si nous voulons exister un jour en tant qu'opposition au système politicomédiatique globaliste.

 

« Si tu n'existes pas, comment veux-tu mener quelque guerre que ce soit ? Il n'est qu'une seule guerre. Depuis la Défaite, jamais le soleil ne s'est plus levé. Plus une seule fois. Ne crois pas qu'il soit simple de faire la guerre. Ni la guerre, ni l'ennemi, ni le faux ami ne suffisent à mener, à déclarer, à combattre une guerre. Ne crois pas non plus qu'il soit si simple que le soleil se lève. Fais que le soleil se lève. Alors seulement, la guerre reprendra. Alors seulement, tu seras invité à danser la danse de la guerre. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, p. 250, aux Éditions des Aprems

 

Alors, bien évidement, sur les différents live « patriotes », des militants radicaux interviennent, mais, globalement, c'est la confusion qui l'emporte et, à la fin, on n'y comprend plus grand chose. L'indistinction règne en maître ; c'est la règle. On ne peut pas être à moitié de Droite et à moitié de gauche ; le « ni gauche ni droite » est une fiction réconciliatrice qui remplace la fiction assimilationniste et que les nationalistes ont adopté comme une possibilité. Quand nous parlons de « subversion », nous savons de quoi nous parlons, nous manipulons ce mot avec beaucoup de précaution.

 

Maintenant, les nationalistes français ont deux choix : le nationalisme blanc et l'européisme fondamental ou basculer définitivement dans le souverainisme et l'antiracisme de Droite... Nous le répéterons autant de fois que nécessaire et nous attendons qu'on nous oppose le contraire. Quel autre débat au sein de l'opposition que celui-ci ? C'est la seule actualité de l'opposition au globalisme que tout le monde semble ignorer et où le nouvel antifascisme patriote joue un rôle de blocage.

 

Nous vous rappelons ce que disait Jean Parvulesco des origines subversives des « blocages antifascistes », qui s’applique parfaitement à nos milieux et à ce qui est en train de se jouer à l'intérieur de l'opposition nationale et patriote :

 

« C'est très précisément la raison pour laquelle d'immenses puissances négatives secrètes, dissimulées, s'opposent aujourd'hui à l'intégration définitive de la France et de l'Allemagne, tout comme d'immenses puissances négatives secrètes s'opposeront aussi, et en même temps, à l'intégration définitive de l'Allemagne et de la Russie : or, dans les deux cas, ces puissances négatives, occultement et depuis toujours assujetties au non-être et au chaos originel dans ses persistances nocturnes, dissimulées, s'avéreront être les mêmes. Si nous sommes donc restés les mêmes, l'ennemi ontologique de tout ce que nous sommes et avons été, de tout ce que nous serons à nouveau, est lui aussi resté le même, inconditionnellement identique à lui-même et à ses missions commandées par les “ténèbres extérieures”.

 

Le péril est également à invoquer, et là, avec la clarté la plus tranchante, des puissantes manœuvres de retardement, de “blocage antifasciste”, de déstabilisation permanente que poursuit, contre nous, à la fois en plein jour et tout à fait dans l'ombre, l'Internationale Socialiste et ceux qui la prédéterminent, silencieusement, dissimulés dans les arrière-coulisses nocturnes de notre propre histoire en cours. Il s'agit donc de dénoncer avec force le socialisme marxiste et cosmopolite, anti-national et anti-européen, subversivement véhiculé par les Partis Socialistes du Portugal, d'Espagne, de France, d'Italie, de Belgique, d'Allemagne, refuges et bases activistes durcies des Partis Communistes apparemment auto-neutralisés, passés au stade tactique des “présupposés antérieurs”. »

 

Le « camp national », honteux et confus, jura mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

 


 

Amen!

 

sun3.png

26/02/2020

Faire l'Europe par la culture et le savoir (Robert Steuckers)

 

Europa – Valeurs et racines profondes de l'Europe, Chapitre IX Faire l'Europe par la culture et le savoir, pp. 195 à 199, aux éditions Bios

 

Pour sortir de ce paradoxe, de cette impasse, L'Europe devrait pouvoir parier sur la culture, sur ces universités, sur un retour aux racines communes de notre civilisation et ensuite, dans un deuxième temps, se donner une arme militaire et diplomatiques commune pour s'imposer comme bloc sur la scène internationale.

 

Les fonctions juridiques-sacerdotales et militaires-défensives sont plus à même de faire rapidement l'Europe, à moindre frais et sans lourdeurs administratives. La fonction économique est une fonction appelée par définition à gérer un divers sans cesse mouvant, soumis à des aléas naturels, climatologiques, conjoncturels et circonstanciels : vouloir à tout prix harmoniser et homogénéiser cette fonction est un véritable travail de Sisyphe. Jamais on n'en viendra à bout. Les fonctions juridiques-administratives, la défense et l'illustration d'un patrimoine culturel à l'échelle d'une civilisation, l'écolage d'une caste de diplomates capables de comprendre le destin global du continent, l'élaboration d'un droit constitutionnel respectant les réalités locales tout en s'inscrivant dans les traditions européennes de fédéralisme et de subsidiarité, la formation d'officiers comprenant que les guerres inter-européennes ne peuvent déboucher que sur des carnages inutiles, la création d'une marine et d'un réseau de satellites militaires et civils sont des tâches qui visent le long terme. Et qui peuvent susciter les enthousiasmes mais non les mépris, car tout ce qui est procédurier et administratif, trop simplement gestionnaire, suscite le mépris...

 

C'est en tenant compte de cet ensemble de principes qu'il faut lire et interpréter le texte de réflexion fondamental que vient de publier l’ambassadeur de la République Tchèque à Bonn, Jiri Grusa. Celui-ci commence par déplorer, tout comme nous, que la culture reste la parente pauvre de l'intégration européenne, ce qu'il explique , en terme évidement feutrés et diplomatiques, par le fait que l'idée même d'intégration européenne est devenue à l'heure actuelle une idée exclusivement oues-européenne, c'est-à-dire une idée pure, je dirais même épurée, de facture rationaliste, cartésienne (l'idéologie du « corps sans ombre », dixit Serge Le Diraison). En dépit des projets « Erasmus » et autres, la pratique de l'intégration européenne, suggérée à Prague, Varsovie, Ljubliana, Zagreb, etc. Est une pratique purement économique et idéologiquement « bourgeoise », non pas issue d'une Bildungsbürgertum cultivée et humaniste, mais d'une bourgeoisie qui a « neutralisé » les élans culturels, politiques, et religieux pour faire place au calcul et à l'accumulation du profit économique. Jiri Grusa plaide donc pour une politique culturelle européenne, sinon, inéluctablement, l'espace culturel deviendra la zone de recrutement d'une « résistance politique » susceptible de prendre les allures d'un néo-messianisme gauchiste ou d'un fondamentalisme identitaire (voire, s'ils sont augmentés d'une bonne dose d'écologie, des deux à la fois!). Au vu de la révolte des enseignants et de la déconstruction systématique des réseaux scolaires en Belgique francophone notamment, ce plaidoyer n'est pas un vain discours. Après l'effondrement des institutions culturelles en Europe orientale et en Russie, quand le soutien étatique aux créatifs, aux musées et aux types d'enseignements fondamentaux et non rentables (philologie, linguistique comparée, littérature, archéologie, histoire de l'art, etc.) a cédé le pas au culte démentiel de l'économie et du profit, l'Europe semble être retournée à la face la plus sombre de son âme : l'hybris, la démesure.

 

Pour Jiri Grusa, la protection de la culture européenne passe par un abandon définitif des ressorts conceptuels du « fondamentalisme occidental » (ou « occidentiste » dirait Zinoviev). Jiri Grusa parle plus exactement d' « idées qui ont précipité le continent dans la misère. » Ces « idées » sont celles qui prétendent être les reflets d'une « vérité unique », comme ce fut le cas de l'idéologie du « socialisme réel » dans cette Europe qui est aujourd'hui post-communiste. Ou comme c'est le cas aujourd'hui avec l'occidentalisme le plus radical, qui sévit notamment à Paris dans le sillages des jalons posés voici près de vingt ans par Bernard-Henri Lévy Guy Konopnicki, etc. Il y a une dizaine d'années, ce prophétisme occidentiste se renforçait considérablement, passait du pamphlet prononcé sur le mode hystérique au catalogue documentaire de ce qu'il ne fallait pas ou plus penser : ce catalogue tenait tout entier dans la réfutation du nietzschéisme et de l'heideggerisme de Mai 68, entreprise par Luc Ferry et Alain Renaut ; il flanquait un plaidoyer de Ferry pour un individualisme juridique et économique absolu. Envers et contre toutes les traditions d'Europe centrale, c'est cette idéologie dépouillée de tous réflexes communautaires, de toute volonté de fraternité et de tout intèrêt pour les matières culturelles que les instituts occidentaux, notamment français, tentent d'imposer en Europe centrale et orientale.

 

Jiri Crusa n'est évidement pas un nationaliste, ni au sens français ni au sens allemand du terme. Il est un ressortissant de cette Mitteleuropa où l'allemand et le slave se mêlent si étroitement que l'élimination de l'un affaiblit l'autre et vice versa. Il critique la notion d' « identité » et lui oppose celle de « complexité », c'est-à-dire la complexité de la « multination », soit de l'espace géographique où cohabitent et se compénètrent des ethnies très différentes les unes des autres. Toutefois, on peut déceler dans son discours qu'un abandon des politiques culturelles ou leur mise au rancart sous la dictée d'un « pan-économicisme » ubiquitaire finira par cristalliser une nouvelle opposition binaire sur la scène politique des démocraties post-communistes : avec, d'une part, le primat de l'origine (ethnique), défendu par les nationalistes et les anciens artistes (communistes de circonstance) privés de leurs subsides légitimes, et, d'autre part, le principe de rentabilité, défendu par les libéraux et les partisans de l'idéologie du seul profit.

 

Pour conserver un européisme culturel efficace et solide, n'impliquant aucun repli sur soi, Jiri Grusa entend développer une politique culturelle paneuropéenne (gesamteuropäisch), capable de surplomber, d'encadrer et de limiter les politiques États nationaux, tentant de récupérer leurs vieilles influences d'avant-guerre (Goethe-institut pour l'Allemagne, Institut français, British Council, etc.) En tant que Tchèque, il met de l'espoir dans la collaboration avec les petits pays qui ne cultivent aucune intention « impérialiste » en Europe centrale et orientale, mais parie surtout pour une culture débarrassée des vieux réflexes rationaliste-autoritaires, qui font exploser l'hybris européenne dans tous les sens, provoqué les affrontements du XIXe et du XXe siècles, plongé les sociétés occidentales dans l'anomie. Pour promouvoir cette culture continentale, explique Jiri Grusa, il faut ultiplier les canaux d'information et favoriser les échanges de savoir, d'idées et de projets, sans qu’aucune des parties dialoguantes ne manifeste la moindre tentative de convertir totalement ses interlocuteurs à son message. Grusa plaide pour le savoir contre les tentatives de convaincre, de convertir. Les intellectuels ou les scientifiques européens qui se rencontreront devront surtout chercher à perfectionner les règles du jeu en Europe et s'abstenir de formuler une idéologie toute faite qui s'imposerait à tous les Européens indépendamment de leur origine ou de leur site de vie. La défense de la nouvelle culture européenne passe par une revalorisation complète du principe de subsidiarité. Il faut qu'en Europe surgissent partout des agences efficaces d'information sur les grands thèmes de la vraie politique : géopolitique, écologie, pensée économique, droit (subsidiaire), urbanisme, etc. Parallèlement à ces agences, les échanges entre les jeunes européens doivent s'intensifier. Car seules des communications à haut niveau, entre étudiants, enseignants, chercheurs, permettront de créer une culture européenne apte à affronter et à gérer sans mutilation l'extraordinaire diversité de notre continent. L'avenir de l'Europe est à ce prix.

 

Les idées de Grusa correspondent au projet que j'anime avec Gilbert Sincyr, le professeur Fabio Martelli, Anatolli M Ivanov, Mark Lüdders et bien d'autres, sous l'appellation de « Synergies Européennes ». Nous les défendons. Sans nécessairement enfiler les gants du diplomate et en opposant à la political correctness, le « parler vrai ». C'est-à-dire un langage débarrassé d'une vieille tare européenne, qui a servi à camoufler cette hybris que dénonce à juste titre le diplomate tchèque Jiri Grusa : l'eudémonisme.

 

jiri.jpg