Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/07/2018

Le Comité Jean Parvulesco demande l’arrêt des persécutions contre Iurie Rosca

Venise, Hôtel Amadeus, Cannaregio (5 juillet 2018).
Conférence évidemment interdite à tout journaliste occidental.

 


 

IR.jpg

 

23/06/2018

à nos lecteurs

Chers lecteurs et camarades,

 

Nous avons temporairement mis l'ensemble de nos anciens textes entre parenthèse afin de les corriger, les actualiser, les améliorer et éventuellement les republier sous forme de synthèses et d'essais au format pdf.



Nous travaillons actuellement sur notre texte « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » pour le transformer en essai.



L'Heure Asie avait été pensé comme un groupe de travail connecté ouvert à tous les militants francophones et un cercle de réflexion basé en Belgique pour le développement d'une Quatrième théorie politique européenne ; un Eurasisme européen.



Un Eurasisme européen et militant pour sortir de l'impasse souverainiste que nous avions identifié plus tôt que la plupart de nos camarades, dont nous parlions sur les réseaux dés 2008 et que nous formulerons dans des essais dés 2013.



Une impasse non seulement idéologique et doctrinale dans la perspective à long terme d'une « prise de pouvoir » ; dont on pourrait dire que la critique n'aurait de consistance que celle de cette « prise de pouvoir » et de son exercice du pouvoir (mais qu'il n'était pas inutile d'anticiper dans son potentiel même si cette perspective semble éloignée), mais également, et à court terme, une impasse politique, qui empêche précisément ne serait-ce qu'imaginer cette perspective d'une « prise de pouvoir ». Une métapolitique dissidente, complotiste, souverainiste auto-incapacitante adoptée par le camp national et les non-conformistes ; une métapolitique qui se mord la queue tel un ouroboros...



Une métapolitique, qui était surtout un « plan média » pour pousser et influencer le Front National, proposée comme format indépassable (réinformation/reconquête culturelle) et figure imposée (complotisme/souverainisme) qui supposait plus qu'un plan stratégique et médiatique une idéologie que nous qualifions de subversive – qui fallait valider pour en faire partie et être à son tour valider – qui, selon nous, avait le double défaut d'une persistance marxiste et du complotisme comme négation du réel incarné dans ce « néo-souverainisme bâtard » de la dissidence identifié à droite, voir à l'extrême droite, de par son antisionisme (de gauche), et auquel les militants de la Troisième voie – d'une Troisième voie européenne – ne s'opposaient pas frontalement, validant le concept fallacieux du « ni gauche ni droite », qui allait aboutir à la situation actuel de statu quo. En effet, quand on est ni à gauche ni à droite, c'est qu'on est au centre, et qui ne dit mot consent...



Nous souhaitions donc dépasser l'impasse souverainiste et l'inertie de la Troisième voie par une pensée eurasiste et européenne comme « nouvelle méthode révolutionnaire ». Une « interface » pour communiquer avec les militants européens et francophones, qu'ils se définissent nationalistes, eurasistes, souverainistes ou encore marxistes (non-dogmatiques) de la génération dissidente.



Dans un premier temps, par l'élaboration de notes, d'articles, de textes et d'essais, envoyés aux différents groupes, pour nous identifier, ouvrir le dialogue, nous former, développer une pensée propre à notre génération et fédérer les militants belges, suivant l'actualité métapolitique de l'opposition en temps réel et des différentes lignes qui s'affrontaient à l'intérieure de cette opposition, pour donner un sens au monde des idées non-conformes et à l'aventure dissidente. Dans un deuxième temps, pour relier cette actualité militante à une métapolitique critique et opérative, pour faire mouvement.



Le contexte métapolitique belge est ici important à comprendre, nous partions de zéro, et rien n'a évolué depuis. Nous allons le dire brutalement, mais quand il s'agit de travailler et de construire à partir de rien, les « militants » disparaissent et deviennent les spectateurs passifs du divertissement dissident.



En effet, pour exister : il faut exister. Nous ne pouvions exister que par notre critique relative du système politicomédiatique sans faire corps.



Nos milieux sont performants pour critiquer le système et produire des constats, pas de doute là-dessus, mais les militants sont moins performants pour distinguer les idéologies en mouvement dans une opposition qui a du mal à exister. Nous abordons largement ce sujet du militantisme dans nos essais.

 

Cette perspective de critique positive des idées politiques au sein de l'opposition au globalisme est toujours d'actualité : les contributeurs sérieux et réguliers sont les bienvenus, nous avons ouverts de nombreuses pistes de réflexion à exploiter vers une opposition équilibrée et justifiée. Jusqu'à présent, nous n'avons précisément fait qu'ouvrir des pistes, et pour cause... Il est grand temps d'avancer, de s'aventurer.

 

Notre exercice militant, par intuition, référence, héritage, filiation ou volonté, s'orientait vers la pensée eurasiste et pérennialiste, une position métapolitique totalement justifiée dans le contexte de l'époque et qui l'est encore aujourd'hui d'une certaine façon, dans d'autres termes sans doute, mais, sans militants européens et eurasistes volontaires et actifs, sans moyens et finalement sans incarnation opérative des réseaux eurasistes dans le paysage métapolitique francophone, nous ne pouvions pas, en tant qu'humble militant du quotidien, faire plus que nous l'avons fait... Sans échange, dialogue, débat et, surtout, sans volonté des différents groupes de faire corps autour d'une philosophie-politique, l'opposition ne peut pas réellement exister.

 

De la même manière, nous ne pouvions pas porter une « littérature eurasiste », de bonne ou mauvaise qualité, mais eurasiste, sans appui extérieur de la part des « eurasistes français » s'ils existent et pour développer cette « littérature militante ». Pour résumer, personne ne s'est mouillé, ni les intellectuels, ni les militants, tout le monde s'ignore ou fait semblant de s'ignorer. Une ambiance peu engageante... Les intellectuels, animateurs et militants aiment davantage s'écouter parler que de dialoguer, débattre et réellement travailler. En dernière analyse, personne ne s'est confronté à la pensée eurasiste (et la perspective européaniste que nous proposions) autrement qu'en la caricaturant.

 

Nos écrits de combat et notre critique positive de la Dissidence avaient vu juste sur de nombreux points et avait donné une définition plus qu'honnête du néo-souverainisme, de la subversion qu'il renfermait et que nous voyons aujourd'hui en action. Rien d'extraordinaire ; mais, malgré nos faiblesses et à défaut d'autres travaux militants sur le sujet, nous pensons qu'il aurait été utile de les consulter, les appréhender, les augmenter, les améliorer, les reformuler, les diffuser et y répondre quand cela était nécessaire, pour interpeller les militants de la génération dissidente déboussolée et les remettre sur le chemin de la Troisième voie : nous sommes passés à autre chose.

 

Avec le recul nécessaire – plus de sept ans à partir de nos premiers articles militants –, nous n'avons pas à rougir d'avoir essayé, en dehors de toutes polémiques spectaculaires et effets spéciaux de la dissidence vocifératrice sur les réseaux-sociaux. En effet, personne d'autre à notre connaissance n'a essayé de formuler une critique positive de la dissidence quand c'était utile.

 

L'Heure Asie devenu La Roche-qui-tourne pour réaffirmer la primauté européenne de notre position se veut toujours une œuvre militante (et collective), accessible sans être pédagogique ou vulgarisatrice, sans se mettre des limites dans le but de plaire à nous ne savons qui ou encore se faire plaisir.

 

Nos anciens textes sont éventuellement disponibles sur demande ; mais nous vous proposons de lire ceux disponibles ainsi que l'introduction à notre futur essai « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » en attendant leur correction et remise en ligne. Nous rappelons que nous publions les droits de réponse à nos textes et que vous pouvez nous proposer vos articles.

 

Pour la remise en ligne de ces anciens textes, nous publierons certainement notre essai « De l'Hybridation », qui, pour aller à l'essentiel, développait l'idée que l'hybridation internet/militantisme plongeait les militants dans une ingénierie cybernétique et provoquait divers phénomènes dont l'effet principal est d'empêcher, d'interdire, de rendre impossible l'action politique.



Dans l'idéal, nous aimerions rentrer en contact et dialoguer avec des militants sur base de nos travaux, découvrir de nouvelles références, accueillir les critiques et nous voir proposer des synthèses militantes pour parachever notre critique positive et militante de la métapolitique de la réinformation et de la reconquête culturelle.



La stratégie unique de la réinformation – comme la stratégie unique de la dédiabolisation pour le Front National par ailleurs – et de la reconquête culturelle, respectant les codes et les formats imposés par la virtualité qui suppose le virtualisme et donc l'annihilation des idées, par le développement exclusif d'un gramscisme de droite mimétique, ne permet pas d'affronter l'ingénierie cybernétique agressive et dans laquelle se fondent le nationalisme, le souverainisme et le populisme en flux, en véhicule publicitaire, renforçant les algorithmes « antifascistes », formatant la pensée nationaliste. En effet, les réseaux-sociaux déforment la réalité militante et empêche l'opposition de se former en Doctrine, Ordre et Parti.



Nous aimerions former un domaine critique autour de l’Éthique ; d'une éthique militante à l'aune de notre réalité virtuel et de l'ingénierie cybernétique que cette situation suppose d'empêchement physique pour le militant de passer à l'action politique par une représentation réelle de nos idées dans la sphère publique, une introduction à la métaphysique de cette « ingénierie cybernétique » qui reformate notre structure mentale globale pour nous imposer un langage unique est nécessaire. Par extension, le sujet de l’intelligence artificielle, dans sa capacité a renforcer cette nouvelle forme de contrôle cybernétique par le langage unique, est également un champ d'étude à développer. L'anticipation du transhumanisme avancé et de l'eugénisme négatif que va « naturellement » développer cette ingénierie cybernétique vers le contrôle ultime de l'humanité qui est son annihilation par hybridation et augmentation vers l'Homme diminué est à prévoir comme finalité de cette « métaphysique ».



Nous aborderons ces sujets et nouveaux champs d'études dans une perspectives européennes, eurasistes, traditionalistes et révolutionnaires, dans un esprit archéo-futuriste et avant-gardiste dirons-nous, et sans la prétention que suggère ce « titre » d'avant-garde, aussi, nous redéfinirons notre orientation Vers un Eurasisme européen à travers une critique continue et soutenue du néo-souverainisme, du complotisme, de la dissidence. Cependant, la métapolitique nous lasse et nous donnerons d'autres formes à notre exercice... En effet, en l'absence de réponse et d'échange, notre travail militant s'essouffle.

 

Actuellement notre volonté principale est de provoquer et organiser des « Rencontres Européennes » comme nous l'avons déjà fait, de faire connaître les positions de Robert Steuckers, de Laurent James, d'Alexandre Douguine, l'engagement politique de Thomas Ferrier et de Vincent Vauclin, ainsi que le travail de Daniel Conversano – dernier éditeur de Guillaume Faye – et celui d'Hassen Occident : Pour une Europe européenne!



Nous citerons l'incontournable Institut Iliadefondé par Dominique Venner – comme référence en matière de défense du foyer Européen.

 

Ici, un « catalogue » de la plupart de nos écrits de combat (des plus récents aux plus anciens) ; qu'il faut bien comprendre comme des brouillons, des notes, des pistes de réflexion et des essais qui continuent de nourrir notre exercice :

 

Pour une critique positive de la Dissidence ♠

 

De La Quatrième théorie politique

 

Statu chao

 

De la Rentrée républicaine (Partie 1)

 

De la Rentrée républicaine (Partie 2)

 

Ne Votez Plus! (Vrai-faux discours de création d'un vrai-faux parti)

 

Avant de lire "France, les années décisives" de Laurent Ozon

 

Critique du concept de désinformation/réinformation

 

Pour un Eurasisme européen

 

L'Eurasisme contre L'UE

 

Après l'Enlèvement

 

Donbass

 

Comploteur, complotiste, complotard et comploticien

 

Notes sur le néo-souverainisme

 

Ecossage

 

Du sens des mots : Race et Racisme

 

Du sens des mots : Qu’est-ce que l’Imperium ?

 

Du sens des Mots : Res Publica et République moderne

 

Du sens des mots : le principe de subsidiarité

 

Notre position sur la situation Ukrainienne

 

Retour sur le Donbass

 

L'Europe contre la nouvelle alliance néo-souverainiste

 

Gazapartheid

 

De l'instinct

 

Si Vis Pacem, Para Bellum

 

De la possibilité du Putsch

 

L'idée du Putsch

 

« Qui s'y frotte s'y pique. » ♠

 

Du Front de la Foi (et De l'Alliance des Dissidences)

 

Précision sur le Front de la Foi

 

De la Trinité

 

De la violence monothéiste (de Jean Soler)

 

De l'Intellectualisme de la Tradition

 

Belgique, où es-tu ?

 

Leo Belgicus

 

Du lâcher prise, ou la Belgique libérée

 

De la réconciliation nationale : Lettre ouverte à Laurent Louis

 

Camarades Européens, Camarades Français, Camarades Belges, Camarades Flammands, Camarades Wallons, Camarades Hainautois : Ne Votez Plus !

 

La démocratie, voilà l’ennemi !

 

De l'exotérisme du Libéralisme (ou La trinité du Mondialisme)

 

De l'ésotérisme du Libéralisme (ou la Trinité occulte du Mondialisme)

 

Du prolétariat

 

L'appétit de Sion

 

Assimilation ou Séparation ?

 

Etc...

 

soleil  lune.jpg

 

Vive l'Empire Eurasiatique de la Fin!

 

Laurent Brunet, votre serviteur et rédacteur en chef de La Roche-qui-tourne.

 

 

 

20/03/2018

« Il est encore trop tôt... »

 

 

BloyDevantCochons.jpg

 

« J'ai dit plus haut que tel était le sentiment profond de ses soldats. Quand ces pauvres gens mourraient en criant : « Vive l’Empereur ! » ils croyaient vraiment mourir pour la France et ils ne se trompaient pas. Ils mourraient tout à fait pour la France, ils donnaient leur vie comme cela ne s'était jamais fait, non pour un territoire géographique, mais pour un Chef adoré qui était à leurs yeux la Patrie même, la patrie indélimitée, illimitée, resplendissante, sublime autant que la grande vallée des cieux et de laquelle aucun savant n'aurait pu leur désigner les frontières. C'était l'Inde et c'était l'immense Asie, l'Orient après l'Occident, le Globe vraiment de l'Empire universel dans les serres terribles de l'Oiseau romain domestiqué par leur Empereur, et leur Empereur, c'était la France, - équivoque, énigmatique, indiscernable avant son apparition – désormais précise dans sa majesté, irradiante et claire comme le jour, la jeune France de Dieu, la France du bon pain et du bon vin, la France de la gloire, de l'immolation, de la générosité héroïque, de la grandeur sans mesure, de toutes les litanies du cœur et de la pensée !



Stat Crux dum volvitur orbis. C'était bien cela. » Léon Bloy, L'Âme de Napoléon, II Les autres âmes, Le globe, p.71, aux éditions Tel Gallimard

 

Patience!

 

Heureux comme Dieu en France, en ce jour de Soleil invaincu, les français se sont rendus aux urnes funéraires de la social-démocratie. Propagez la bonne nouvelle !

 

«  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140)

 

Nous autres, impériaux, nous encourageons les nôtres à ne pas se résigner. Nous nous garderons de donner consigne là où il n'y a qu'un choix ; décisif ? Ainsi que me l'a justement rappelé un homme debout : « Il est encore trop tôt... »

 

Notre seule consigne est de dire à nos camarades néo-nationalistes et néo-souverainistes que nous les attendons d'ores et déjà devant le bûché des « populismes », des populismes du statu-quo et de la Défaite, des « pures frimes » et des vanités, qu'avec joie, nous leur laisserons allumer. De ces cendres renaîtra une certaine idée de l'Empire et de la Souveraineté.

 

L'impérialisme atlantiste n'aura d'ennemi qu'un empire grand européen ; l'Empire eurasiatique de la Fin.

 

L'Homme providentiel, impérial et eurasiste, marial et Grand-Gaulliste, présent en nos cœurs sauvages, ne sera pas l'homme d'une élection démocratique mais d'un contexte géopolitique qui vient. Contexte géopolitique qui provoquera miraculeusement la réunification des deux Églises sous le sceau de Marie, où est-ce la réunification des deux Églises qui provoquera un contexte favorable ?

 

D'élections en déceptions, avec toutes les critiques émises et que nous acceptons d'entendre sur la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine, notre orientation vers l'Est reste la seule orientation possible, notre seule option géopolitique, pour parler de façon pragmatique.

 

Nous avons l'exemple de Donald Trump lui-même empêché par l'état-profond atlantiste. Il ne s'agit pas de nier ou sous-estimer l'existence d'une certaine « vague populiste » en mouvement dans le monde occidental, et de ce qu'elle contient, mais nous trouvons le terme populiste vague et imprécis, sans orientation. Ce que nous traduisons, nous, comme le fait qu'une partie du monde occidental redresse la tête (mais sans encore savoir où regarder), nous le célébrons, mais pour nous, restreindre ce fait à un vague populisme est le limiter, et, en cette période électorale, nous voyons de quelles limites nous parlons.

 

Derrière ce théâtre d'ombres au centre de la Nuit, c'est avec une patience exaltée, une immobile impatience, que nous attendons les nôtres.

 

Le Grand Commencement

 

De notre point de vue, le faible résultat de Marine Le Pen démontre deux choses, premièrement, l'inefficacité de la Dissidence et de sa métapolitique de la réinformation sur les réseaux sociaux qui, après une quinzaine d'année, ne trouve aucune traduction dans les urnes, deuxièmement, l'inanité de la doctrine néo-souverainiste, de la « dédiabolisation », et des néo-nationalismes de réaction, l'heure est au bilan.

 

L'éclatement du paysage politique français n'est pas une mauvaise affaire pour qu'émergent les véritables clivages et que se recompose un paysage politique sur de nouvelles bases.

 

Il n'y a pas de « pouvoir » à prendre, ni en France ni même en Europe. Il ne faut pas spécialement souhaiter cette victoire-là au Front National dont la défaite va lui permettre lui aussi de se recomposer. Nous en comprendrons davantage après les législatives qu'après le deuxième tour. Macron va achever la République, tout devient possible.

 

Notre problème ce sont les vieux et les jeunes vieux – les soixante-huitards mentaux – qui ont voté Macron et qui vont encore nous coller un moment, cela dit, pour ne pas complètement dénigrer les stratégies de la réinformation et de la dédiabolisation, nous pensons que de nombreux « réinformés » sont jeunes et n'avaient pas le droit de vote en 2017 qu'ils auront en 2022.

 

Nous pensons qu'une sorte de Casa Pound « à la française », qu'une Maison Bloy, est désormais possible, et que, pour dépasser tous les clivages politiciens inutiles, c'est-à-dire pour être une avant-garde opérative, ce mouvement ou ce parti politique devra dépasser certes le clivage gauche/droite mais également la position du ni gauche/ni droite, devra dépasser le clivage interne nationalisme/souverainisme, et devra même surpasser le clivage pro UE/eurosceptique. En effet, nous voyons que la question de l'Union Européenne et de l'Europe est mal posée et par les pro UE et par les eurosceptiques qu'ils soient néo-nationaux ou néo-souverainistes, c'est pour nous la grande leçon de ces élections, le néo-souverainisme eurosceptique a échoué ainsi que le néo-nationalisme à sa remorque sur cette question. Pour être synthétique, les intérêts souverainistes et nationalistes se déplacent vers une option à la fois Grand Continental et « pérennialiste » – ce qui ne convient pas exactement, l'on pourrait parler de « primordialisme » pour ne pas contourner l'importance du caractère national dans les hiérarchies et les subsidiarités d'une construction impériale et par là rassurer les nationaux-souverainistes, mais nous cherchons davantage à signifier le caractère mystique et finalement prophétique plutôt que romantique et finalement moderniste de notre vision supranationale de la Nation, ce que nous cherchons précisément c'est d'imprimer un caractère traditionaliste et spirituel à notre notion grand-continentale et impériale. « Spiritualiste » ne convient pas plus, désignant un mouvement philosophique précis, la référence au pérennialisme guénonien et évolien nous semble à défaut la plus claire pour donner un caractère à notre personnage grand continental et son avant-garde toujours déjà présente.

 

Ce que vont, par exemple, permettre ces élections, c'est d'engager une véritable critique de la démocratie en son principe – du régime démocratique à l'échelle nationale, nous croyons à une représentation démocratique naturelle à l'échelle des communes (l'assemblée), à l'échelle locale, mais pas au-delà – et non une critique souverainiste de la vraie-fausse démocratie qui demande plus de démocratie, une « autre » démocratie, ce qui est, ce qui était, tout à fait antirévolutionnaire et antitraditionnaliste dans tous les sens du terme. Cela peut se décliner pour la république, son laïcisme, l'égalitarisme, etc...



Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce que révèlent ces élections, mais nous avons décidé de faire court et pensons avoir dit l'essentiel à nos yeux.

 

« Il est encore trop tôt pour que se lève le conflit définitif, celui qui réglera tout car il touchera au nœud du problème, et qui n'aura pas lieu entre droite et gauche (évidemment), ni entre patriotes et mondialistes (ce que pense Soral), mais entre nationalistes (de gauche comme de droite) et impérialistes. L'histoire du monde montre que la naissance des nations s'est faite avec celle de la modernité. L'effondrement des empires  ET DONC des spiritualités authentiques  est le corollaire de ce mouvement historique. Il n'y avait que 80 pays en 1920, et aujourd'hui plus de 200 ! » Un homme debout

 

Vive l'Empire !

 

Pendragon