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23/12/2014

Beau ne nuit (La Grande Touriste)

Savez-vous ce qu'est la langue des oiseaux? C'est une langue qui est au cœur des mémoires de toutes les autres. Nos ancêtres l'appelait aussi langue verte, langue diplomatique, cabale, gay scavoir. les Japonais l'appelaient koan, les Arabes ilmul-hurûf, les Juifs qabbala. Elle est à la fois universelle et éminemment particulière, puisque c'est la part de chaque langue qui échappe à la traduction. Elle est faite de métaphores, de calembours, de rébus, d'homophonies, d'anagrammes, de glissements, d'inversions. Les mots y dansent, s'y renvoient les uns aux autres, et veulent y dire plus que ce qu'ils disent ordinairement. C'est d'ailleurs remarquable, que le français ait confondu la signification avec la volonté de dire. Voilà un de ces jeux de mots intraduisibles qui sont autant de survivances de cette langue, qui était réputée être celle que parlaient les Dieux, les anges et les oiseaux.

 

C'était aussi le langage secret des alchimistes, le code par lequel ils transmettaient leur savoir en le cachant aux profanes. A l'époque, ils se moquaient beaucoup des idiots qui prenaient les textes au pied de la lettre et tentaient réellement de transmuer les métaux en or. Ils les avaient surnommé entre eux les "souffleurs", à cause des fumées qui entouraient leurs petites expériences. Si par hasard ceux-ci ont fait quelques découvertes qui sont à la base de la chimie moderne, leurs recherches étaient néanmoins vouées à l'échec. Car l'or dont il était question dans les ouvrages hermétiques était bien au-delà de l'or vulgaire, ou l''"or dit n'air". Pourquoi, à votre avis, Isaac Newton a-t-il pris la peine d'inventer le télescope à miroirs pour observer le ciel? Parce que le plus célèbre des alchimistes avait bien saisi certaines subtilités de la langue des oiseaux, n'en déplaise à ceux qui ne comprennent pas qu'un tel génie ait pu se passionner pour ces fadaises…

 

La langue des oiseaux, tout le monde la connaît sans la connaître, puisque c'est celle que parlent les rêves. Sigmund Freud, Jacques Lacan et Carl Gustav Jung  voyaient déjà dans le rêve un langage à part entière, émis au moment du "décollage" de la conscience de veille. Des symboles, des rébus, des jeux de mots et un certain humour: c'est le psychanalyste Etienne Perrot qui a identifié ce langage comme une forme de la langue des oiseaux. Plus intime encore que sa langue maternelle, puisqu'elle utilise le matériau symbolique issu de sa mémoire propre, elle est la langue avec laquelle le rêveur se parle à lui-même.


La langue des oiseaux est une langue vivante, et doit être pratiquée avec spontanéité. Et comme tout ce qui est vivant, elle se déploie selon un rythme. En cela, la poésie en est une autre survivance. Ces constructions verbales raffinées, que décortiquent  les professeurs de lettres, elles viennent sous la plume du poète aussi simplement que l'air qu'il respire. C'est sans réfléchir qu'Homère a pondu les quinze mille trois cent trente-sept vers de L'Iliade. Plus près de nous, Léo Ferré ne cachait pas son mépris pour ces "souffleurs" modernes qui comptent sur leurs doigts pour faire un alexandrin! Et d'ailleurs, une réminiscence certaine de la langue des oiseaux est perceptible dans le flow des phraseurs du Hip Hop des origines, celui des battles improvisées dans les caves des ghettos. Pour de plus amples développements, je vous recommande Ghost Dog, the way of samurai, de Jim Jarmush. La bande originale a été composée par RZA du Wu-Tang Clan, une pointure du genre.

GhostDog2.png

"Voir le monde comme un rêve est un bon point de vue. Quand on fait un cauchemar, on se réveille et on se dit que ce n'était qu'un rêve. Il est dit que le monde où nous vivons n'en diffère en rien." Extrait du Hagakure de Jocho Yamamoto (Japon, XVIIIème siècle) et cité dans Ghost Dog.
 
On note également, d'après Fulcanelli, que la langue des oiseaux était pratiquée par les bâtisseurs de cathédrales. Après l'extermination des Templiers par Philippe le Bel au XIIIème siècle, leur savoir-faire était devenu suspect aux autorités. Mais déjouer la censure leur était facile, car les âmes lourdes étaient naturellement incapables de comprendre la langue des oiseaux. Il faut croire qu'ils subissaient alors la même réprobation que subissent aujourd'hui les déclarés perdants de ce jeu de con qu'est notre monde. S'il faut se réfugier dans le sommeil pour retrouver cette langue, on peut concevoir que ceux qui la parlent encore au réveil s'exposent à des destins scabreux. Le fumier de misère sur lequel a germé le génie artistique des Afro-Américains en dit long sur le rêve morbide de nos maîtres…
 
Il se trouve que j'ai le privilège d'avoir entendu parler cette langue fabuleuse. C'était un soir d'hiver à Paris, sur le parvis de Saint-Eustache. J'étais bénévole pour une association qui servait des repas chauds aux clochards. Ils étaient tous plus fous les uns que les autres, les pauvres, mais ce soir-là, il y en avait un de vraiment, vraiment spécial. Il était tout crasseux et dépenaillé, avec un crâne chauve où se dressait des cheveux blancs survivants comme s'ils étaient électrisés. Et il parlait, il parlait sans arrêt. Tout ce qui se passait autour de lui, les clochards qui mangeaient, les bénévoles qui s'affairaient, les feuilles mortes qui volaient, les chiens qui vaquaient, il aspirait tout et le restituait sous forme de musique. A l'écouter, on n'y comprenait rien, ça allait trop vite, mais on se sentait pris d'assaut par une espèce de joie démesurée. Autour de lui les gens s'allumaient comme des arbres de Noël, riaient, exultaient. Et puis, sans cesser de parler, le clochard a reculé de quelques pas et a ouvert la portière arrière d'une somptueuse Bentley noire qui s'était garée entre temps tout à côté, sans que personne ne s'en étonne, tellement on était perchés. Il a disparu à l'intérieur, et clonk! la portière s'est refermée. Le carrosse a démarré dans un souffle, et l'a emporté Dieu sait où.
 
 
Et pour conclure, je ne résiste pas au plaisir de raconter une autre petite anecdote personnelle. Il est minuit treize, et je finis d'écrire au lit comme tout blogueur qui se respecte. Figurez-vous qu'il y a quelques secondes, avant de m'endormir, il m'a pris de charger Google Sky Map, une application de cartographie interactive du ciel nocturne. J'ai ensuite braqué mon smartphone au hasard devant moi, curieuse de savoir quelles étoiles se trouvaient là, à ce moment-là, derrière les murs de ma chambre. Sur l'écran sont apparues les constellations de l'Aigle, du Cygne, du Petit Renard et de la Lyre. C'est donc sous leurs auspices que je termine cette brève introduction à la langue des oiseaux, avec l'espoir d'avoir peut-être fait du bon boulot.
 
Sur ce, bonne nuit!
 

De la Trinité

La question de la Sainte Trinité, point majeur d’achoppement et de division entre catholiques et musulmans, ne peut être traitée d'un point de vue strictement exotérique de garçons bouchés et confortablement classiciste de tièdes universitaires . Comme l'Eurasisme ne peut être décliner que du point de vue géopolitique mais se décline d'abord d'un point de vue philosophique, ça n'est pas un système mais une méthode, une théorie politique en mouvement ; un axe ancestral.

 

« Je n'avais jamais encore réalisé à quel point la Basmala intégrait ("incarnait") la trinité Dieu/Justice/Paix avec l'incantation Allah/Rahman(clémence) / Rahim (miséricorde). Quand on sait que la Justice est la caractéristique première du Christ, et la Paix celle du Paraclet, on comprend mieux l'entrelacement primordial entre le christianisme et l'islam... Par ailleurs, je pense que le Coran est,à lui seul, l'objet "incarnant" la Justice (en tant que livre, la parole d'Allah) et la Paix (de par le souffle de Jibrile). L'islam, en tant que religion justifiée, est une religion tout à fait trinitaire. » Laurent James (qui précise bien - à l'intention des malveillants - que son but n'est pas de faire phagocyter l'islam par le christianisme, mais de montrer que l'islam est bel et bien une religion justifiée et cela au sens traditionaliste du terme.)

 

La Sainte Trinité est donc une incompréhension majeure entre catholiques et musulmans qui fait obstacle au Front de la Foi. Incompréhension qui s'exprime avec disproportion et entraîne des discussions scolastiques sans fin. Elle est une mauvaise interprétation de certains musulmans qui réduisent La Sainte Trinité en un polythéisme non-justifié, et, un chauvinisme religieux de certains catholiques qui essentialisent la Trinité aux dépends de l'Unicité (L'Unité du Mystère).

 

La Sainte Trinité n'est pas un polythéisme - ou en l'occurrence un trithéisme. La Tradition Catholique est claire et précise sur le fait que la nature divine est Une (Unicité). Quand Jésus est appelé fils de Dieu dans la religion catholique ce n'est pas une association au sens islamique du terme. Dans la théologie catholique, engendrer signifie : qui est produit de toute éternité, ce qui signifie, sans nous étendre, dans le corpus catholique, que en Dieu, il y a une intelligence, simplement, et nous invitons chacun à vérifier cette interprétation et à nous porter contraction que nous puissions mieux comprendre les erreurs qui seraient les nôtres. Il n'est nullement question de notion biologique ou encore d’anthropocentrisme, nous l'affirmons sans trop de doute.

 

Des versets du Coran attestent de l’intelligence de Dieu, de son amour, de sa haine, sa jalousie. Ce qui ne fait pas d'Allah un humanoïde.

 

« La dynamique de l'Unité, c'est-à-dire du principe, c'est-à-dire de Dieu. C'est une dynamique qui repose sur trois termes: la Manence: la création; ensuite la Procession: le cycle; et ensuite la Conversion: le retour à l'Unité. C'est une dynamique que l'on retrouve absolument dans toutes les traditions, y comprit les trois dernières traditions monothéistes. Vous retrouvez ça aussi bien chez Maître Eckhart que chez Ibn'Arabi... » Laurent James

 

Les trois personnes de la Sainte Trinité ne sont pas la nature divine diviser en trois dont la somme serait égale à Dieu. La Sainte Trinité c'est les trois conditions à l'incarnation de la nature divine dans notre réalité physique en sa Révélation métaphysique. Un filtre cosmique. Conditions qui permettent la révélation. Jésus-Christ Aïssa y remplit la fonction du prophète (Messie), l'incarnation physique de la révélation métaphysique. Il est l'incarnation de l’intelligence de Dieu (attesté par les miracles et la résurrection), le fils. Le saint esprit étant sa volonté, son amour et jouant le rôle d'intercesseur entre le père et le fils. Le père étant la racine des deux.

 

La Sainte Trinité est, pourrait-on dire, le mouvement de la révélation divine et de manière analogique le mouvement réduit de toute communication: émetteur-canal-récepteur. La révélation coranique (émetteur) est délivré à Mohammed (récepteur) par l'ange Gabriel (canal). Dieu étant le message cosmique, l'information incréée.

 

« Ce passage est singulièrement proche, par l'esprit, de l'extrait suivant du livre d'al-Jîlî intitulé Des Perfections divines dans les attributs muhammadiens :

 

« Sache que l'Essence, considérée en tant que telle, ne possède vis-à-vis de nous ni nom, ni attribut, ni qualificatif, car Elle est Présence du rassemblement et de l'Unité, et rassemblement des Présences et leur distinction, de sorte qu'il n'y a pour Elle, dans ce qu'Allâh nous a enseigné à son sujet, ni nom déterminé, ni attribut déterminé. Car les noms et les attributs sont pour la détermination, la distinction et la séparation ; et il n'y a pas ici de direction privilégiée telle qu'elle se distingue d'une autre, ni d'attribut [déterminé] de sorte que son affirmation se détermine selon une signification distincte d'une autre, et il n'y a rien là-bas qu'une existence absolue toute pure qui rassemble les qualités de nom, d'attribut et d'Essence. Et c'est pourquoi un groupe parmi les Gens d'Allâh a considéré que tout nom dérivait d'un attribut, y compris le nom « Allâh », et le nom « al-Rahmân » (« le Tout-miséricordieux »), par considération envers cette Présence d'Essence qui n'a ni nom – parmi ce par quoi Il S'est fait connaître à nous – ni qualité, ni qualificatif, ni attribut sous quelque rapport que ce soit. Car les attributs ne sont là que pour faire connaître une signification parmi les significations des Perfections divines. Et le nom n'est là que pour Le faire connaître de manière qu'il n'y ait pas d'équivoque ; mais pour la Présence des Présences, il n'y a pas de particularisation par l'indétermination ni par la connaissance déterminée, ni par la manifestation ni par l'occultation, ni par une idée, une relation, une détermination, ni par l'Invisible, ni par le visible.» Mael Matthieu - Islam et Vêdânta - Limbes

 

Les attributs multiples d'Allah ne font pas de l'Islam un mauvais polythéisme.

 

« Le polythéisme n'est pas le contraire du monothéisme.

 

Le polythéisme est une façon différente de vivre le monothéisme.

 

Ça dépend du polythéisme, il y a des polythéismes qui ne sont pas justifiés, comme il y a des monothéismes qui ne sont pas justifiés également, je pense à certaines formes du protestantisme bien sur.

 

Donc il y a des monothéismes mauvais, il y a des polythéismes mauvais.

 

Mais le bon polythéisme, par exemple la religion scandinave, avec Thor, Odin, Frigg. Respect exactement le rapport entre essence et substance. Ce rapport est justifié par la science aussi. Si on veut bien faire l'analogie entre Dieu et le vide, qui est une analogie qui est mienne, et bien, du vide découle deux types de substances: la particule ou le champ. La particule c'est le logos c'est la source des formes. Le champ c'est la source des substances.

 

Vous avez aussi bien la religion Celte, avec Taranis, Esus et Teutates. Toujours avec ce rôle très précis, Esus, étant la substance, ou le Dieu, peu importe le langage, ce n'est pas si important que cela de l’appeler un Dieu ou pas. Mais Esus étant, la substance qui intervient de temps à autres pour remettre l'Homme dans le droit chemin et Teutates étant plutôt le Dieu responsable du cycle de construction et de destruction.

 

Vous avez la religion sumérienne avec An, Enlil et Enki. Enki étant le maître des eaux douces. La substance qui est responsable du cycle de création et de destruction est dans l'immense majorité des cas une figure plutôt féminine et plutôt liée à l'eau. Bien sur avec Déméter qui est responsable du cycle des saisons en Grèce.

 

Et puis j'aimerais insister sur deux religions. D'abord l'hindouisme, c'est à dire Brahma, Vishnu et Shiva. On est typiquement dans un polythéisme formel et un monothéisme de fond. Puisque Brahma qui est - c'est que les hindous appellent la « Trimūrti »- le Dieu par excellence, le Dieu créateur du monde et sur les dizaines de milliers de temples hindous il n'y a que cinq ou dix temples dédiés à Brahma, c'est très courant dans les religions polythéistes et monothéistes de fond, c'est à dire qu'on ne parle quasiment jamais du Dieu suprême- je crois que l'on appelle ça le Deus Otiosus: le Dieu caché/neutre- Chesterton a écrit là dessus, il a imaginé un homme qui se rend dans une tribu africaine, au Cameroun, qui discute avec le prêtre et lui demande où est leur Dieu suprême. Le prêtre lui demande de se taire. L'emmène dans une caverne interdite à tout le monde où il n'y a que l'élite de la tribu et le prêtre lui dit de ne pas parler de lui sur la place publique.

 

La grande différence entre le polythéisme et le monothéisme à mon sens elle est là. Dans le monothéisme on parle du Dieu suprême sur la place publique.

 

Et puis vous avez un certain Bouddhisme, qui est le Bouddhisme japonais de la terre pure - la Trikāya - où vous avez un ensemble des trois corps du Bouddha mais qui remplissent, le Kannon Bosatsu et le Dai Seishi Bosatsu, soumis a Amida qui est la source de l'essence, le Kannon Bosatsu est plutôt du côté de la Force tandis que le Dai Seishi Bosatsu du côté de la sagesse, on a exactement la même répartition que dans les autres exemples... » Laurent James, extrait de la conférence Ésotérisme révolutionnaire

 

Nous rappelons qu'à la lumière de la Tradition primordiale,telle que nous la comprenons aujourd’hui, toutes les religions justifiées sont par essence trinitaires - le monothéisme abrahamique est trinitaire (Abraham élevé dans une représentation cosmogonique sumérienne) et c'est même un enseignement primordiale du Christ -, qu'elles comprennent ou non cette ésotérisme traditionnel - cette tri-fonctionnalité cosmologique en la réunification de l'homme total recommencé en la communauté sacrale de l'être retrouvée - de la révélation qui permet exactement de les justifier - et de revenir aux racines originelles de la Foi - donc d'exister - par la Tetraktis pythagoriciennenotamment, méthode, mathématique et arithmétique, traditionnelle érudite -, ou qu'elles l'interprètent en mauvais polythéisme et qu'elles rejettent cet aspect trinitaire, aux dépends de l'Unicité substantielle. Sans Tradition primordiale, souffle créateur, les religions n'existeraient pas ou auraient cessées d'exister, la pertinence des religions justifiées ne tient que par leur rattachement ésotérique à une Tradition ancestrale et leur existence immatérielle qui est l'image de la création en leur naissance civilisationnelle ; métaphysique.

 

La nature divine est Une et indivisible, et dans l'Islam, et dans la religion Catholique.

 

« Qui est celui qui est capable de comprendre la toute puissante Trinité ? Et toutefois qui est l'homme qui n'en parle, encore qu'il ne la comprenne pas ? Certes il y en a peu qui sachent ce qu'ils disent lorsqu'ils en parlent : et néanmoins ils ne laissent pas de contester et de disputer sur ce sujet, quoique ce soit un mystère qui ne se peut bien connaître que dans la tranquillité et la paix de l'âme. Mais je voudrais que les hommes considérassent attentivement en eux-mêmes ces trois choses,l'être, le connaître, et le vouloir. ( Esse, nosse, velle). Je sais bien qu'elles sont très éloignées et très différentes de la sainte Trinité : mais je les propose seulement afin qu'ils s'exercent à les méditer, et qu'ils découvrent et reconnaissent la distance infinie de cette imparfaite copie avec son divin original.Qu'ils considèrent donc en eux l'être, le connaître, et le vouloir.Car je suis, je connais, et je veux. Je suis ce qui connaît et ce qui veut : je connais que je suis et que je veux ; et je veux être et connaître.

 

Je voudrais qu'ils considérassent comme notre âme est inséparable de ces trois choses, et comme elles ne font toutes trois ensemble qu'une même âme, une même vie, et une même nature intelligente et raisonnable ; que cependant il ne laisse pas d'y avoir entre elles de la distinction, quoique cette distinction ne fasse pas qu'elles puissent jamais être séparées.Que celui qui est capable de le comprendre le comprenne : au moins n'y a-t-il personne qui ne se puisse représenter soi-même à soi-même. Que chacun prenne donc garde à ce qui se passe dans lui,qu'il le considère, et qu'il me le dise.

 

Mais lorsqu'il aura fait quelque considération et quelque réflexion sur ce sujet, qu'il ne s'imagine pas pour cela d'avoir compris quelle est cette essence immuable si élevée au-dessus de tout ce qui est, et qui est immuablement, et qui connaît immuablement, et qui veut immuablement. Car qui est celui qui sera capable de concevoir, qui pourra exprimer en quelque sorte,et qui aura la témérité d'assurer, si c'est à cause que ces trois choses, être, connaître, et vouloir se trouvent en Dieu, qu'il y a en Lui une trinité de personnes ? ou si elles se trouvent toutes trois en chaque personne ? ou enfin si c'est l'un ou l'autre, la trinité des personnes étant fondée sur ce que ces trois choses sont en Dieu, et néanmoins chaque personne les possédant toutes trois, parce que l'unité féconde de cet être souverain fait par une manière ineffable et incompréhensible, qu'avec simplicité et multiplicité tout ensemble, Il est, Il se connaît, et Il jouit immuablement de soi-même, comme dans un cercle infini qui n'a point de bornes. » Les Confessions Livre XIII, chapitre XI : Ce qu'il y a dans l'homme quelques marques de la Trinité. Saint Augustin

 

La notion trinitaire nous apparaît être le point central de division entre l'Islam et le Catholicisme, qu'a trouvé et sur lequel s'appuie la contre-initiation pour empêcher l'Alliance exotérique et ésotérique des dissidences et le Front de la Foi recommencé, et ainsi pouvoir promouvoir un Noachisme gouvernemental sans obstacles. Question de la Trinité qui nous apparaît d'autre part être l'argument principal sur lequel se base les promoteurs de ce Noachisme pour attaquer et discréditer le Catholicisme, alors que paradoxalement, et c'est peu dire, les kabbalistes singent grossièrement la Sainte Trinité - notion trinitaire rappelée à travers le Christ qu'ils rejettent en tant que Messie - qu'ils introduisent dans leur mystique judaïque pour justifier leur messianisme autoproclamée et nous pensons précisément dans cette évocation à Jacob Frank et Sabbataï Tsevi.

 

« Jacob Frank, personnage ambitieux, est influencé par les doctrines de Sabbataï Tsvi, dans sa Podolie natale. En Turquie, il entre en relation avec la secte sabbatéenne des Dunmeh. Il commence alors à se présenter comme la réincarnation du pseudo messie du XVIIe siècle, Sabbataï Tsvi.

Il élabore une théologie cabalistique qui est un amalgame de croyances juives et chrétiennes, un système assez voisin de la Trinité chrétienne. La nature divine comporte trois incarnations séparées : le "Premier", Sabbataï Tsvi, le "Saint Seigneur" qui n’est autre que Jacob Frank lui-même et la "Dame", un Messie féminin, ou comme l’appelait Frank, la "Vierge", c’est-à-dire, une combinaison de la Chekhina avec la Vierge Marie. » Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, Cerf/Robert Laffont, 1996.

 

Nous demandons aux catholiques et aux musulmans un débat sein et serein en ce qui concerne leurs divisions, qui, nous le pensons, sont motivées de l'extérieur. Qu'ils se rappellent instamment leur Union mystique et eschatologique à travers le retour du Christ-Sauveur dans les Grands Temps ; leurs promesses.


 

La Réponse sera Métapolitique !

N.Pendragon

 

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Le secret numérique de la Basmala et la Trinité

Jaafar Saighe et le décodage du secret numérique de la Basmala

 

"بسم الله الرحمن الرحيم"

 

bismi Allah ar-Rahman ar-Rahim

 

Le Coran se constitue de 114 chapitres. 113 chapitres commencent par la Basmala, un, le chapitre 9, ne débute pas par la Basmala.

 

La traduction traditionnelle de Basmala (ou Bismillah) en français - mot qui signifie la formule bismi Allah ar-Rahman ar-Rahim (arabe : بسم الله الرحمن الرحيم) " - est composée de Bismi traduit Au nom de, ensuite nous trouvons trois noms : Allah (Dieu) - ar-Rahman (Le Miséricordieux) - ar-Rahim (Le Tout Miséricordieux). Cette formule est composée de 19 lettres (en arabe). Le nombre 19 est très significatif, composé de 1 (le premier) et de 9 (le dernier). Jaafar Saighe nous explique que le Coran est construit sur la base d'une organisation numérique très précise, il nous rappelle que le prophète (sws) a enseigné que Allah a 99 attributs (ni plus, ni moins), 100-1, ou encore 33x3. Si les Chrétiens ont trois images de Dieu : le père - le fils - le saint esprit. Les musulmans ont 99 images (noms) qui désignent Allah.

 

Ensuite Jaffar Saighe passe à une explication de sa théorie à l'aide d'un tableau pour décomposer la formule et la structure de la Basmala sur une base de calculs numériques.

 

(en arabe)

Bismi : 3 lettres

Allah : 4 lettres

ar-Rahman : 6 lettres

ar-Rahim : 6 lettres

 

En tout 19 lettres. Jafaar nous rappel que 19 est un nombre premier - qui n'est divisible que par 1 et par lui même - et qu'il évoque l'Alpha et l'Omega.

 

Nous voyons que le chiffre 9 revient explicitement dans la formule de la Basmala. Nombre du chapitre qui ne commence pas par la Basmala.

 

Nous notons aussi la récurrence du nombre 99. Le mot Allah renvoi lui même au nombre 99.

 

Nous trouvons également le nombre 111 - 1, 1 et 1 - formule trinitaire qui évoque la Sainte Trinité.

 

"Je n'avais jamais encore réalisé à quel point la Basmala intégrait ("incarnait") la trinité Dieu/Justice/Paix avec l'incantation Allah/Rahman (clémence) / Rahim (miséricorde). Quand on sait que la Justice est la caractéristique première du Christ, et la Paix celle du Paraclet, on comprend mieux l'entrelacement primordial entre le christianisme et l'islam... Par ailleurs, je pense que le Coran est, à lui seul, l'objet "incarnant" la Justice (en tant que livre, la parole d'Allah) et la Paix (de par le souffle de Jibrile). L'islam, en tant que religion justifiée, est une religion tout à fait trinitaire." Laurent James (qui précise bien - à l'intention des malveillants - que son but n'est pas de faire phagocyter l'islam par le christianisme, mais de montrer que l'islam est bel et bien une religion justifiée et cela au sens traditionaliste du terme.) 

 

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notes :

*basmala (pdf) : http://www.facebook.com/groups/changeNWO/434337983304461/

 

*"Il ne s'agit pas ici de présenter un "traité" sur la Trinité, comme, on le ferait, par exemple, si l'on s'attachait au De Trinitate d'Augustin. On essayera ici simplement d'expliciter un peu, à travers les commentaires sur les écrits de Jean, de fait les Homélies sur l'Evangile de Jean, ce qu'Augustin disait de la Trinité, ce à quoi il tenait profondément. De fait on verra qu'on trouve dans ces Homélies à peu près tous les points essentiels qui seront développés ultérieurement ou parallèlement par Augustin dans son traité complet. Ce sera l'occasion pour nous de nous pénétrer de cet ineffable mystère que nous ne pouvons vraiment approcher qu'avec la foi." http://peresdeleglise.free.fr/Augustin/trinite.htm