Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/01/2015

Précision sur le Front de la Foi

 

en cours de mise-au-jour...

 

« Ne sois jamais un militant. La guerre perdue jadis, la guerre éternelle n'aurait été que le début de la guerre. Ne crois jamais que tu verras la fin de la guerre. Ne désire pas la voir. Le grand perdant, le beau perdant ne voit pas la fin de la guerre, il sait que la guerre n'a pas de fin. Ce sont les médiocres, ce sont les vainqueurs qui voient le terme de la guerre, et qui croient que la guerre puisse ou doive avoir une fin. Ils se trompent. 

Toi, tu dois voir une partie de la guerre, tu dois voir ta guerre comme l'éternel début de la guerre. Tu dois voir le désastre comme le recommencement de la guerre. Tu dois voir la guerre pérenne, la guerre à jamais inachevée. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, pp.250-252, déniché sur LIMBES
 

 

Le Front de la Foi est une réflexion en chantier, les grands travaux, l’œuvre majeure à accomplir pour remarquer la fin du temps.

 

Œuvre fondamentale dont la génération qualifiée de ce siècle sans fin à l'immense responsabilité ; la responsabilité  ontologique, dans le tumulte du Retour des Grands Temps,  du retour des dieux sous la coupole de Dieu,  de diriger, mais comment pourrait-elle préparer le règne social du Christ-Roi alors que cette génération trois fois sacrifiée est à ce point désorientée ?

 

Le XXIe siècle, siècle des loups camus en chien d'Artois, fut le siècle le plus éphémère de toute éternité, 9 mois, une gestation antéchristique, 1er Janvier 2001-11 Septembre 2001, le 11 Septembre 2001 a marqué la fin du temps au fer rouge, la naissance du mal à l'ombre des jeunes filles en fleur... 

 

Du communisme on est passé au complotisme, et nous ne voyons qu'un Ordre traditionnel pour nous en sortir et avancer vers une dissidence opérative, un Ordre Opératif Occidental Orienté, Ordre que nous ne pouvons fonder seuls, un Ordre qui échoue à chaque minute qui passe et à chaque pas enlevé dans ces couloirs qui nous échappent, qui nous échappent par « haine du secret » (dont a parlé Guénon), haine du secret idiote et laïque apprise par cœur dans les madrassas républicaines de la social-démocratie, et dire que la synagogue de la république est une boîte en plastique à face de verre, glissante, surmontée de deux antennes, que l'on appelle télévision, et dont la représentation graphique la plus rudimentaire est une préfiguration du robot, des premières têtes de robots dessinées, carrées et surmontées de deux antennes quand celles-ci n'étaient pas directement des télévisions (parfois la télévision est le ventre de la bête d'acier et de sable), quand nous regardons la télévision, c'est bien un visage que nous regardons, du petit écran on est passé à l'écran plat, l'écran le plus aplatit pour le siècle le plus court.

 

Notre volonté de croisade spirituelle contre le Fétichisme de la marchandise et notre Jihad contrela Société du Spectacle, contre le Monde moderne, est un espace qui existe bel et bien, quoique certains en disent, qui est observable par le simple fait de cette volonté aujourd'hui irrévocable et des relations inter-religieuses factuelles aux seins de la dissidence, aussi timides soient-elles dans leurs réflexions profondes, mais courtoises dans leurs échanges philosophiques transcourants durant leurs activités militantes métapolitiques de terrain, effectives dans quelques petits groupes dont ceux des nôtres. Le Front de la Foi n'est, en effet, pas encore praticable sur le terrain de l'action métapolitique d'envergure et coordonnée contre le Libéralisme triomphant.

 

« Précédé de Seif el-Dîn, Frédéric pénétra dans le sanctuaire, tout son centre était occupé par un rocher creusé en forme de grotte mais si exigu que deux personnes pouvaient à peine s'y tenir à la fois. Une inscription était gravée dans chacun de ces six angles inégaux, "ici a prié Abraham" dit Seif el-Dîn à voix basse en désignant tour à tour chacun d'eux, "ici a prié David", "ici Salomon", "ici Élie", " ici Jésus", "ici enfin, Mohammed, le sceau de la révélation", et ensuite, à ce moment, Frédéric se tourna vers Hermann von Salza qui l'avait accompagné aussi et lui dit le visage chaviré par l'émotion : "Voyez, c'est aujourd'hui le jour de la rédemption !", voulant signifier par là que c'était le jour où se réalisait la conjonction de l'immanence et de la transcendance, du visible et de l'invisible". » Jacques Benoist-Méchin, extrait de Frédéric de Hohenstaufen : Ou le rêve excommunié

 

601530_523856534356352_1387736679_n.jpg

 

Nous l'accordons d'autant plus facilement aux détracteurs de cette projection contre-révolutionnaire que nous avons pu observer cette réalité matérialiste lors des manifestations  contre Le mariage pour tous. Manifestations qui n'ont pas créé de ponts visibles et d'alliances significative entre catholiques et musulmans, l'absence physique de la communauté musulmane ayant été remarquée sur cette question qui dépasse pourtant le cadre d'une simple question de société et qui réservait un espace particulier au Front de la Foi opératif. Et nous disons que l'organisation officielle de ces manifestations, La Manif pour Tous, était exactement imaginée et encadrée de fait que cet espace ne puisse se libérer, la manifestation disposant de critères républicains pour déterminer qui était légitime pour s'opposer à cette loi inique, et qui n'était pas digne de l'arc républicain, les déclarations de Frigide Barjot - avant son éviction et qui se sont davantage renforcées après son éviction - sont sans appels. Dans ces conditions grotesques, il est difficile de reprocher à la communauté musulmane son absence en terme de visibilité, car, quand nous parlons de filiation et d'ordre naturel nous le faisons grâce, et uniquement grâce, à l’intemporalité de la Tradition, on ne combat pas le progrès avec des arguments pseudo-conservateurs, modernes, à la fois puritains et progressistes, schizophréniques, nous le combattons en notre foi en la vie. Nous remarquerons qu'il a été plus facile pour certains croyants et dissidents de voir l'absence de la communauté musulmane que de voir les manipulations libertariennes entourant cette manifestation à laquelle a tout de même participé activement Fils de France, collectif musulman patriote, et auquel était présent le Centre Zahra, autre collectif musulman proche du PAS (Parti Anti-Sioniste). Et que Farida Belghoul essaie de dynamiser à travers son combat contre la Théorie du genre dans les écoles avec les JRE.

 

Le monde moderne essaye de trouver des solutions à ses problèmes sans se remettre en question et sans chercher la nature de ces problèmes, ainsi, le monde moderne dit: Je n'ai pas de problèmes, c'est la nature, l'ordre naturel, la Tradition et l'univers qui sont des problèmes. Et le monde moderne fait donc taire la nature, l'ordre naturel, la Tradition et l'univers qu'ils ne s'invitent pas au débat où le postulat de départ est ce monde moderne lui-même. Le monde moderne est son propre critère, l'homme moderne son propre Dieu. Un Dieu sans pouvoir, sans puissance, sans lumière, sans métaphysique, sans miracles, sans anges, sans étoiles et sans soleil. Sans création. Sans mystère.

 

« Si les musulmans et les chrétiens avaient voulu me prêter leur attention, j'aurais fait cesser leurs querelles; ils seraient devenus, extérieurement et intérieurement des frères. » Abd El-Kader, 1850

 

Pour accepter cet état de fait d'un échec anticipativement prononcé du Front de la Foi, il faudrait partir du principe que le Front de la Foi a la vocation éminemment décidée d'être un projet uniquement politicien et d'être un objet strictement propagandiste, un phénomène immédiat pour tous censé apporter des résultats dans l'quart d'heure, un projet de masse et virtuel, apéritif et facebookien. Or, quand nous parlons de Front de la Foi, nous ne pensons pas spécifiquement, et n’espérons pas particulièrement, un mouvement de masse aliénatoire et spectaliste, mais une camaraderie effective, une fraternité silencieuse des dissidents sur le terrain de l'action métapolitique, sur le terrain philosophique et spirituel autours de cette voie orthodoxe, catholique et traditionaliste du Front de la Foi en mouvement. Un espace pour les dissidents qui cherchent une autre voie que la voie alter-républicaine upérienne et alter-démocratique chouardienne, que la voie alter-libérale libertarienne et alter-mondialiste dissidentiste. Le Front de la Foi est une méthodologie recommencée pour que la dissidence  pense son propre mouvement et ne se réfléchisse pas dans le post-libéralisme.

 

« Si deux partis de croyants se combattent

rétablissez la paix entre eux

Si l'un se rebelle encore contre l'autre,

Luttez contre celui qui se rebelle

Jusqu'à ce qu'il s'incline devant l'ordre de Dieu. »

Le Coran, Les Appartements, XLIX, 9 ; (ar) الحجرات.


 

Le Front de la Foi est un espace qui n'est pas encore praticable en terme de logistique et donc de stratégie, en partie à cause des schismes à l’intérieur des Religions et des communautés religieuses elles-mêmes, et de par les points d’achoppements doctrinaux, dogmatiques et d’interprétations théologiques et scolastiques de la Tradition primordiale entre et à l’intérieur des religions justifiées et révélées. Il en va de même pour les communautés politiques et leurs théologies politiques respectives.

 

« Les traditions antiques sont toutes vraies. Le paganisme entier n'est qu'un système de vérités corrompues et déplacées, il suffit de le nettoyer pour ainsi dire et de les remettre à leurs places pour les voir briller de tous leurs rayons. » Joseph de Maistre

 

Il ne s'agit pas d'éradiquer les schismes, en tout cas, pas par la fusion de toutes les courants et de toutes les tendances et sensibilités à l'intérieur de ces courants - en ça, les classiques sont très ésotériques - qui ont cours à l’intérieur des religions, ou par une inquisition fondamentaliste, par syncrétisme new-age, ni à l’intérieur, ni entre les religions. Mais bien par la conscience pour ses religions et disciples - qui pour certaines ce veulent universelles en observant qu'elles-mêmes - qu'une Tradition primordiale, qu'une cosmogonie supérieure, il suffira de lever les yeux au ciel, participe d'une transmission commune de l'histoire de l'humanité, de l'histoire hautement spirituelle et transcendantale de l'humanité, d'une autre justification, cyclique et mutationnelle, des événements, que les croyants se doivent d'appréhender dans l'urgence de notre temps qualifié.

 

Il n'y a qu'une seule vérité - et qui prétends la connaître comme ci il était elle ? -, qui se vérifie véridiquement et véritablement par une convergence d'observations et par la connaissance de plusieurs vérités, reflets de la Vérité primordiale.

 

Il y a ensuite plusieurs interprétations, collectives et individuelles, philosophiques, politiques,  sociologiques, géographiques, historiques, anthropologiques et théologiques, de ces vérités séparées en l'Unicité; indivisibles. Tradition universelle et religion locale. Selon où, quand, pourquoi - et à qui -, à quelle civilisation, par le choix de quel langage, la vérité se révèle, interprétations cohérentes, ou incohérentes, justifiées, ou néfastes, par des peuples, qui dans leur contexte anthropologique propre, dans leur réception de la révélation primordiale en leur temps et la perpétuation cette révélation dans le temps à travers leur coutumes ancestrales et les révélations successives des temps, qui dans cette chronologie cyclique du retour perpétuel - et des mutations civilisationnelles - de cette révélation, du rappel de la Tradition primordiale - génératrice de civilisations, les progressistes ont tendance à l'oublier, la marchandise ne construit pas de civilisations, elle produit l'accélération de leur destruction -, sont de religions différentes, certes, mais ne sont pas de Tradition primordiale différente. Sont de coutumes différentes mais ne sont pas d'une Tradition primordiale différente. Sont de traditions différentes mais pas de Tradition primordiale différente. Comme ils sont dans l'exact compréhension que la Tradition primordiale est précisément la justification de ce droit naturel à défendre l'endroit originel, leur foyer, leur enracinement, leur identité, leur anthropologie, et de maîtriser l'entière interprétation de cette révélation avec les outils de leur Tradition primordiale, de leur religion, là où elle a essaimé, et là où elle essaime encore, de part son génie, sa tradition, sa grâce, ses capacités défensives, et aussi offensives - Si Vis Pacem Para Bellum, l’histoire le démontre, l'expansion ou la perpétuation d'une religion ne dépend pas que de son évidence cosmique, elle est toujours supportée par l'élan impériale et royale d'une civilisation que cette révélation motive au delà du bien et du mal. Si ils en sont conscients pour leur propre peuple, ils sont conscients de cette réalité et de cette dignité pour les autres peuples: c'est la Tradition.

 

« Humilitas. Avec la religion qui a fini par prédominer en Occident, l'« humilité » est devenue une « vertu » dans un sens fort peu romain et a été glorifiée par opposition à la force, à la dignité, à l'attitude calmement composée dont nous avons parlé plus haut. Dans la Rome antique elle désigna au contraire l'opposé de toute virtus. Elle voulut dire bassesse, qui mérite le mépris, basse condition, abjection, lâcheté, déshonneur - au point qu'il fallait préférer la mort ou l'exil à l'« humilité » : humilitati vel exilium vel mortem anteponenda esse. Les associations d'idées sont fréquentes, comme par exemple mens humilis et prava, un esprit bas et mauvais. L'expression humilitas causam dicentium se rapporte à la condition inférieure et coupable de ceux qu'on mène devant un tribunal. On rencontre ici aussi une interférence avec l'idée de race ou de caste. Humilis parentis natus signifiait être né du peuple au sens péjoratif, né de la « plèbe », par opposition à la naissance noble, donc avec une différence sensible par rapport au sens moderne de l'expression « de condition humble », surtout si l'on songe que le critère exclusif de la position sociale est aujourd'hui le critère économique. De toute façon, jamais un Romain de la meilleure Rome n'aurait eu l'idée de faire de l'humilitas une vertu, encore moins de s'en vanter et de la prêcher. Quant à une certaine « morale de l'humilité » , on pourrait rappeler la remarque d'un empereur roman, selon laquelle rien n'est plus méprisable que l'orgueil de ceux qui se disent humbles, ce qui ne doit pas être pris pour une façon d'encourager l'arrogance et la prétention. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Les pires progressistes qui s'ignorent, les totalitaires patentés, étant ces religieux post-modernes qui nous expliquent que tout ce qui existe en matière de spiritualité avant le monothéisme abrahamique est l’œuvre de Satan. Alors que, par exemple, le Coran reconnaît un nombre considérable de prophètes de l'Islam d'Adam à Mohammed ? Et que l'Islam et le Christianisme ont le Fils de Marie comme maréchal cosmique commun à la Fin des Temps ? Ils cherchent alors ce qui les séparent, jamais ce qui les rapprochent. Ils pensent que leurs petites habitudes bourgeoises pratiquées automatiquement dans leurs décorums en carton sont la Religion et la Tradition.

 

« La chose même que l'on appel maintenant religion chrétienne existait chez les anciens et n'a jamais cessé d'exister depuis l'origine du genre humain. Jusqu'à ce que le Christ lui même étant venu en la chair, on a commencé a appeler chrétien la vraie religion qui existait auparavant. » Saint Augustin

 

La Tradition est toujours conforme à la forme des civilisations car c'est la Tradition qui forme les civilisations - comme le logos est constitutif de l'être et la communauté - en ultime analyse, sinon quoi d'autre ? Le progrès valeureux ? Le changement vertueux ? L'évolution hasardeuse ? Les constructions historiques sont permises par l'existence visible et invisible des briques élémentaires désignées par la Tradition et pas par des concepts philosophiques qui n'ont pas trois-cent ans, qui ne désignent qu'eux-mêmes, et qui n'existent que contre et par déconstruction mortifère de la création.

 

C'est donc la Tradition primordiale - les symboles primordiaux qu'elle délivre, reflets incontestables de la géométrie sacrée elle-même reflet de la supra-structure cosmologique créatrice qu'elle laisse percevoir, ses briques conceptuelles philosophiques élémentaires qu'elle nous offre - qui fonde ces civilisations selon des critères conformes à la pré-histoire méta-historique et supra-cultuelle de ces civilisations, de leurs premiers mots, symboles, archétypes, glyphes, runes, tombeaux, temples, mythes, légendes, à leurs dernières paroles, l'humanité de leurs ruines, conformes eux mêmes à la forme de la Tradition puisque émanant d'anciennes et indiscutables traces de cette Tradition, de son langage ancestral structurant, son oralité divine constituante. C'est la Tradition qui décide des différences entre les civilisations, de leur diversité et de leur équité en leur Unicité, la spécialité de leurs connaissances et leurs capacités de transmission, car ces différences sont conformes à la forme primordiale et archaïque de ces civilisations en leurs traditions originelles et ancestrales, leurs permanences, au delà du bien et du mal, et sans aucun autre critère de comparaison que la Tradition primordiale. L'archéologie et de nombreuses autres disciplines scientifiques matérialistes en attestent. Attestent d'un lien mathématique, de preuves biologiques, anthropologiques, de liens, d'ordre symboliques, d'une logique dans les géométriques sacrées, entre les différentes formes de la Tradition qui s'expriment au travers des civilisations connues et moins connues. Ainsi, nous trouverons toujours le reflet de notre civilisation dans cette Tradition primordiale qui est un repère incontestable, le codex passe-partout, pour ouvrir les portes de ce qui est perdu ou affaiblit par la modernité, pour redécouvrir et retrouver sa civilisation, pratiquer sa religion, dans sa substance élémentaire et son essence première, dans son énergie fondatrice, ordre de la Tradition, dans la tradition de l'Ordre.

 

« Comprendre l'esprit traditionnel, comme l'annonce le début de ce passage, c'est bien de cela qu'il s'agit en vérité. On pourra accumuler tous les éloges que l'on voudra sur la Grèce antique, sur l'Europe celtique, sur l'Inde ou sur l'Islam, ou sur n'importe quelle société traditionnelle ; tout cela reste sans valeur aucune tant que l'on n'a pas intégré ce qui fait le fondement commun de toutes ces cultures de l'esprit, à savoir la distinction des « deux régions », de l'ordre physique et de l'ordre métaphysique. Et comme le dit si bien le baron Evola, il ne s'agit nullement ici d'opinion ou de théorie, mais de quelque chose d'infiniment plus « concret » au fond, à savoir d'appartenir ou non à un certain « type humain », «  un type humain dont l’expérience ne sait plus saisir que des choses corporelles ». Nous ne voudrions évidemment pas que nos lecteurs tombent sans le savoir dans ce travers ; combien parmi eux, cependant, sont-ils réellement persuadés de l'unité du monde traditionnel et de son opposition radicale avec le monde moderne ? » Mael Mathieu, Matérialisme subtil contre idéalisme grossier, LIMBES

 

Il n'y a que par le prisme de la Tradition que nous faisons de l'histoire véritable et que nous expliquons les civilisations perdues, présentes et retrouvées. La Tradition primordiale est le seul dénominateur commun des civilisations incomparables et sans communes mesures entre elles dans leurs expressions directes et particulières. La Tradition primordiale est une sociologie supérieure du monde en mouvement.

 

Dit autrement, la France était déjà la fille aînée de l’Église avant qu'elle ne soit nommée France et que l’Église ne soit appelée l’Église. Avant même la révélation Christique et son rayonnement en Europe. Le paganisme gaulois - certes maltraité par les éternels obtus que nous retrouvons encore aujourd'hui en présence dans les élites dominatrices et les idiots utiles totalitaires leur servant de police, autant chez les religieux monothéistes, que chez les athées laïcistes ou les néo-païens hygiénistes ; maltraité doublement dans l'histoire, par l'Empire Romain, et ensuite par l’Église Chrétienne, et plus tard, et peut-être dés le départ, par les intriguant laïcs, pantins des sphères contre-initiatiques, et directement par les contre-initiés, au sein de l’Église - a préparé, telluriquement, ancestralement, sacralement, ce rôle mariale de fille aînée de l’Église Catholique de la Roma Principia en mouvement, si bien que la réminiscence de la religion catholique, et de la présence vertigineusement solaire en le christianisme anarcho-royaliste français, de son expansion européenne et mondiale, doit être remarquée, les apparitions mariales, les traditions locales, revêtant l'habit païen de cette force tellurique et solaire, et l'habit impérial de cette force maritime et écliptique, assise pour l’Église en France catholique ; orientée. Mais passons sur ces considérations oniriques qu'il nous faudra expliciter davantage dans un article consacré à la mystique commune et complémentaire d'un certain paganisme solaire et du monothéisme le plus orthodoxe, le plus catholique, le plus impérial - De la double origine celto-mérovingienne de la France sacrée -, où les dieux locaux païens passèrent le flamme sacrée de la révélation recommencée aux saints chrétiens, Dieu étant le dieu supérieur de toutes les religions, aussi des polythéismes païens justifiés et qui ne parlent pas de Dieu sur la place publique, respect sacral de l'imprononçable, dont les croyants post-modernes et post-libéraux devraient s'inspirer dans leur propension expansive à parler au nom de Dieu, de l’Église et du Cosmos. Justifiés, premièrement en l'absence d'une révélation authentique renouvelée, deuxièmement par le comportement totalitaire des coursiers de cette nouvelle révélation qui n'ont pas la perfection prophétique de l'Apporteur et de l'Enseigneur de cette révélation, et troisièmement, justifiés par la Tradition primordiale en mouvement quand nous décidons de statiquement la visiter dans notre étude passionnée de la vie et de la beauté, de la vérité et de la justice ; divines.

 

« Mais comme il ne se peut absolument pas qu'il y ait, jamais, un grand changement impérial de l'histoire sans un renouvellement de religion lui correspondant, quel serait ce renouvellement de religion auquel il faudra que nous nous attendions ?

 

D'ailleurs, ce n'est pas le changement impérial qui amène un changement de religion, mais tout le contraire : c'est le renouvellement de la religion dans l'invisible qui provoque le changement impérial de l'histoire dans le visible.

 

La religion ordonne.

 

La Salette, Lourdes, Fatima, et Medjugorje. Les apparitions mariales se succèdent.

 

Tous les signes sont là, qui depuis la moitié du siècle dernier, annoncent l'immense changement marial qui est en train de se faire au sein du catholicisme romain : le Règne de Marie est proche, règne fondamentalement apocalyptique et eschatologique, règne final de l'histoire, règne de la nouvelle souveraineté nuptiale et cosmique de celle qui, désormais, deviendra de plus en plus l’Épouse de Dieu dans l'éternité après avoir été sa Mère dans les temps de mystère de l'Avent de ses mystérieuses épousailles engagées dans la spirale indéfiniment montante de l'Unique Amour. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, pp. 245-246

 

Le Front de la Foi exclu toute vision religieuse qui se borne à une vision strictement exotérique et politique de la religion, avec cet esprit du tribunal tribal permanent, où les critères de jugements sont péremptoirement injustes et injustifiés, lobbyistes, exprimant plus souvent les limites de ces juges auto-proclamés et désignés par défaut de par la médiocrité de leurs coreligionnaires, qu'une volonté d’honnêteté intelectuelle et d'enrichissement, verdict rendu par une argumentation inexistante et nébuleuse, une plaidoirie hystérique, avec ses sophismes post-libéraux et anathèmes post-modernes, sa reductio ad satan.

 

« Certains esprits craintifs, et dont la compréhension se trouve étrangement limitée par des idées préconçues, ont été effrayés par la désignation même du «Roi du Monde», qu'ils ont aussitôt rapprochée de celle du Princeps hujus mundi dont il est question dans l'Évangile. Il va de soi qu'une telle assimilation est complètement erronée et dépourvue de fondement; nous pourrions, pour l'écarter, nous borner à faire remarquer simplement que ce titre de «Roi du Monde», en hébreu et en arabe, est appliqué couramment à Dieu même (Il y a d'ailleurs une grande différence de sens entre «le Monde» et «ce monde», à tel point que, dans certaines langues, il existe pour les désigner deux termes entièrement distincts ainsi, en arabe, «le Monde» est el-âlam, tandis que «ce monde» est ed-dunyâ). » René Guénon, Le Roi du Monde, Chap. III La Shekinah et Metatron

 

Le Front de la Foi exclu toute vision religieuse strictement mystique, qui ne se prévaut pas de sombrer dans un occultisme dans son étude ésotérique de la Tradition, en ne se référant pas à la pratique exotérique en la tradition classique, plus précisément au plus haut respect pour cette pratique - l'invocation miséricordieuse de la crainte sincère et de l'intention spontanée -, d'une religion justifiée rattachée à une Église traditionnellement reconnue, en ayant pas l'humilité de craindre les ténèbres, pourtant clairement désignés par les ésotéristes authentiques, qui ont pour décortiqué, avec précisions, chirurgicalement, les entreprises new-age et occultistes en mouvement dans les sectes modernes, démontrant leurs faiblesses et les dérives potentielles, les dangers métaphysiquement physiques, en germe dans ces ésotérismes approximatifs, en argumentant sur le fond et pas en décidant de leur intention formelle et de la forme littéraire que ces ésotérismes donnent à cette intention.

 

Le Front de la foi exclu toute vision religieuse exotérique et/ou ésotérique qui refuse l'idée de philosophie, de sciences et de raison.

 

«De la création de l'Intellect premier qui constitue le Calame suprême.

Donc, la première chose qu'Allâh a existentiée dans le monde des Intelligences souveraines (al-mudabbira) était une substance simple, ni constituée de matière ni subsistante dans la matière, se connaissant elle-même en elle-même d'une connaissance qui était son essence même ; dépourvue d'attribut, sa station était celle de la pauvreté, de l'abaissement et du besoin vis-à-vis de son Créateur, de sa Cause et de son Principe. Douée de rapports, de relations et de modalités existentielles nombreuses, elle ne se multipliait pas dans son essence du fait de leur multiplicité ; elle émanait autour d'elle de deux sortes d'émanations : une émanation essentielle et une émanation volontaire.

 

Quant à l'essentielle dans l'absolu, elle n'est jamais qualifiée par le refus en cela ; mais quant à celle qui relève de la volonté, elle est qualifiée par le don et le refus. Et elle est dans une pauvreté essentielle par rapport à son Principe – Gloire à Lui – Celui dont elle tire l'existence, et elle est nommée par la Vérité principielle – al-Haqq – Gloire et exaltation sur Lui – dans le Coran : Vérité, Calame et Esprit ; et dans la Sunna, Intelligence, et d'autres noms encore ; nous en avons cité la plupart dans nombre de nos livres, et Allâh a dit – exalté soit-Il : « Et Nous n'avons créé les Cieux et la Terre et ce qu'il y a entre eux que par la Vérité ».

 

Et tel est le premier des mondes où se détaille et s'épanche l'écriture divine ; et il (l'Esprit) est la réserve précieuse et le savant digne de confiance de toutes les subtilités de la forme humaine en raison de laquelle il exista ; et il y a pour lui un but distingué dans son essence d'une Distinction divine par rapport à la totalité des esprits.

 

Et il se connaît lui-même et d'un même mouvement, connaît son Principe, et le monde, et l'homme ; et le Prophète a dit – paix et salut sur lui - : « Celui qui se connaît lui-même connaît son Seigneur », cela par le langage de la généralité, et dans un autre hadith : « Celui d'entre vous qui se connaît le mieux, connaît mieux son Seigneur », dans le langage de la distinction et de la différentiation.

 

Et celui-là est l'Intellect sous ce rapport, et il est le Calame sous le rapport du développement et de l'expansion de l'écriture divine, et il est l'Esprit sous le rapport du gouvernement, et le Trône sous le rapport de l'établissement (divin) ; et il est l'Imâm évident sous le rapport du dénombrement des Noms et de ses rayons qui se prolongent jusqu'à l'Âme universelle, et jusqu'à la Poussière, puis jusqu'au Corps et aux Sphères fixes, et jusqu'au Centre puis aux éléments, par ascension jusqu'aux sphères mouvantes, jusqu'aux mouvements, jusqu'aux êtres engendrés, jusqu'à l'homme, jusqu'à leur enroulement dans l'Élément suprême qui est leur principe [à tous], quarante-six millions six-cent-cinquante-six-mille rayons1 ; et cet Intellect ne cesse de balancer entre l'avancement et le recul ; il s'avance vers son Créateur pour en retirer du bien, et Il (son Créateur) resplendit sur lui ; il reçoit alors en lui-même le dévoilement d'une partie de son état, et [ce faisant] il apprend sur son Créateur dans la mesure où il a appris sur lui-même ; or la connaissance qu'il a de lui-même n'a pas de fin, de sorte que celle qu'il a de son Créateur n'en a pas non plus ; et la voie qui le mène à la connaissance de soi est celle des Resplendissements [théophaniques], et la voie qui le mène à la connaissance de son Seigneur est la connaissance de soi ; puis, il se tourne vers ce qui est inférieur à lui pour faire don de son bien, et cela va ainsi augmentant toujours pour l'éternité des éternités, de sorte qu'il est l'Indigent-Opulent, le Tout-puissant-Impuissant, le Serviteur-Seigneur, et jamais la Vérité principielle – al-Haqq – ne cesse de lui inspirer la demande de nouveaux resplendissements ; et en raison de l'atteinte des connaissances et de l'établissement de ce nom (al-Haqq) sur lui, il constitue l'un des Trônes ; nous allons donc à présent mentionner les Trônes.


1Pourquoi ce nombre étrange ? On notera que 46.656.000 est égal à mille fois six à la puissance six ; ces deux 6 rappellent le nom Allâh qui vaut 66 lorsque l'on ne compte que ses lettres « visibles ». Mais ce même nombre est encore égal à 360 au cube, ce qui peut présenter un intérêt symbolique : 360 étant le nombre de degrés compris dans une circonférence, il évoque l'idée d'un cycle d'existence complet. Par conséquent, son cube peut exprimer l'idée d'un cycle complet dans les trois mondes, soit une idée de totalité achevée, qui caractérise bien l'Intellect dans son rapport à la multitude des êtres dont il est le principe.
» La création des mondes selon ibn 'Arabî (5) : De la création de l'Intellect, Limbes

 

Le Front de la Foi est un Ordre.

 

Nous ne prétendons pas que nous en faisons ou en ferons partie, loin de nous cette prétention stupide qui serait d'une arrogance excluante. Mais nous l'annonçons. Nous savons que nous pouvons dire aujourd’hui que cet Ordre existe. C'est notre intuition la plus céleste et la plus éprouvée. Nous l'entendons. Intuition, qui ne peut en aucun cas être confondue avec une incantation, un souhait, un vœux pieu ou une envie passagère.

 

« Pour la science, il y a des vocations; pour la foi, une progression; et pour les sciences comme pour les savants, il y a des expériences; La science, c'est donc deux sciences celle que l'on rejette et celle que l'on acquiert, et l'océan, c'est deux mers, l'une maniable, l'autre dangereuse; le temps, c'est deux jours, l'un néfaste l'autre favorable; et le genre humain, c'est deux destins, l'un comblé, l'autre dépouillé. Recueille donc en ton cœur ce que te dit un témoin probe, et considère, grâce à ton entendement, car le discernement est un don. Pour moi, j'ai escaladé une cime sans avoir à poser le pied, cime dont la montée réserve, à d'autres qu'à moi, des périls. Et j'ai traversé un océan, sans que mon pied le sonde; c'est mon esprit qui l'a traversé, c'est mon cœur qui l'a savouré. Car son fond de gravier est de perles, inaccessible à nos mains, mais que la prise de nos pensées peut ravir. Je m'en suis abreuvé sans bouche ouvrir, or c'est une eau ( familière ) dont les bouches ont déjà bu; car mon Esprit, dés l'origine, en a eu soif, lorsque mon corps y trempa, avant d'être façonné. Pour moi, l'orphelin, j'ai un père, en qui j'ai recours, et mon cœur, tant que ma vie durera, souffrira de ne pouvoir Le voir. Aveugle, je suis voyant; simple d'esprit, je suis sagace; et ces expressions miennes, si j'y tiens, peuvent s'intervertir. Les preux ( = Ahl al Kahf ) savent ce que je sais, ce sont mes compagnons, car celui qui est doué de vertus s'associe des compagnons. Leurs âmes ont été présentées les unes aux autres à l'origine ( = au convenant ) de l'humanité, puis elles ont lui, comme le soleil; alors que le temps comme uns entier s'enfonçait dans l'ombre de la montagne ( = la caverne ). » Husayn Mansür Hallâj, Dîwan

 

Le Front de la Foi n'attend pas que les intellectuels et les idéologues le valident. Il est.

 

Le Front de la Foi ne demandera pas, pour exemple, aux sunnites, de céder du terrain dogmatique, doctrinal et théologique aux chiites, mais demande aux sunnites et chiites de ne pas céder du terrain politique au fétichisme de la marchandise et à l'usure. Il en va de même en ce qui concerne orthodoxes et catholiques. Le Front de la Foi indique juste aux dissidents l'impossibilité de faire barrage au Libéralisme triomphant sans une résistance d'ordre eschatologique au spectacle et à la marchandise. Une résistance délicate en son ambition et qui ne peut sérieusement exister que sous l'égide primordiale de la Tradition.

 

Le Front de la Foi a la vocation ultime de combattre le projet égalitariste des Lumières, de combattre le mondialisme, il n'est en aucun cas, du relativisme, du positivisme ou subjectivisme, ni une tendance vers un syncrétisme, une fantaisie new-age alter-mondialiste.

 

Le Front de la Foi n'est pas l'énigme lointaine d'un mystère enfoui par le secret d'une rumeur cachée sous l'ombre d'un murmure codée par un rébus éteint dans l'incantation silencieuse d'une révolution contre-révolutionnaire auroresque qui serait aveugle, muette et sourde, il est la plus simple expression de la révolution authentique contre la révolution mortifère systémique, c'est son unique résolution. Nous laissons la bataille invisible aux initiés.

 

Le Front de la Foi n'exclut pas le non-croyant, ou l'indécis, c'est une entreprise philosophique et métapolitique autant que spirituelle.

 

Le Front de la Foi est méprisé et interrogé par une dissidence qui n'a même pas essayé de le définir ou de le vivre. Quand nous entendons parler de Front de la Foi, nous ne comprenons donc pas de quoi nous entendons parler. Un sujet esthétisant en périphérie de la lutte anticapitaliste ? Nous pensons que c'est la lutte anticapitaliste qui est une posture esthétisante et un sujet périphérique à celui du djihad contre le progrès, de la croisade contre le monde moderne, au Front de la Foi.

 

Nous revenons à cette question centrale, qui n'est pas posée, et donc qui n'est pas débattue, malgré de nombreuses tentatives de la part de plusieurs dissidents du quotidien aux généraux  de la dissidence: Est-ce qu'un dissident peut être républicain ?

 

Autant demander si un dissident peut-être capitaliste et libéral... Il faut que nous sortions du cadre de leur disputation interne sur la gestion du post-libéralisme entre post-modernes libéraux, libertaires et libertariens. Il faut que nous sortions de leur dialectique incapacitante de la vraie-fausse république et de la vraie-fausse démocratie. Nous estimons que nos positions recèlent des critères suffisants pour commencer à déterminer une dissidence et nous pensons que ce débat est intèressant pour pouvoir choisir une voie propre à la dissidence.

 

Nous ne croyons pas que les religions - et nous voulons ici évoquer le thème de la religion à travers les tentions dites communautaires -, particulièrement l'Islam, soient le problème en France. Nous pensons que c'est l'immigration massive, capitaliste et libéral et la République mondiale qui est un problème en Europe. Ce que nous combattons, c'est le Fétichisme de la marchandise et la Société du spectacle, et notre propre inertie face à ce spectacle marchand, l'autodétermination des peuples ne se décrète pas, ou précisément, l'autodétermination des peuples n'est exaltée que dans la Foi et la conscience de caste. La Foi, au sens de vérité, et de transmission des traditions, son seul sens. Nous ne croyons pas qu'un régime politique est une philosophie politique. Nous croyons que c'est la philosophie politique qu'il faut changer et pas les régimes qu'il faut améliorer. C'est la philosophie politique qui est le cœur de la théorie politique, le régime est d'ordre organisationnel secondaire dans la diffusion et la mise en pratique de cette philosophie, en ça, la démocratie moderne n'est que l'instrument de propagande du libéralisme.

 

Le Front de la Foi a d'ors et déjà le visage d'une résistance objective puisque seules les sphères traditionalistes se posent la question de ce Front de la Foi et traite de sa problématique. Nous savons donc qu'elle est le visage du Front de la Foi en regardant Alexandre Douguine et le Sheik Imran Hossein. Une avant-garde anti-avantgardiste.


 

« ...et la façon dont on parle de Jésus dans le Coran est tout à fait remarquable, lorsqu'on parle de l'annonciation le texte est même plus beau dans le Coran qu'il ne l'est dans l'évangile. Par conséquent, je n'ai pas eu pour moi de difficultés, j'ai vu cette occasion unique, de trouver une religion qui ne prétend pas être unique, mais qui prétend être au contraire la religion fondamentale et première, celle qui a été apportée au premier homme, à Adam, comme le dit le Coran - Dieu a insufflé en lui son esprit - et par conséquent, trouver là le dénominateur commun de toutes les religions et être capable d'en faire l'unité. C'est cela qui à mon avis, fait l'originalité de l'Islam. Un chrétien de langue arabe lorsqu'il prie, dit:"Allah" quand il veut parler de Dieu. Par conséquent c'est un exemple typique de cette unité et c'est grâce à cette unité que je suis venu avec tant de joie à l'Islam sans avoir à rien renier de mon passé. » Roger Garaudy

 

Problématique sous l'influence négligente de groupes pseudo-dissidents et religieux dans une lecture strictement matérialiste, exotérique et moralisante de la religion, qui sont tradi mais qui ne sont pas traditionalistes. Attachés au aspects sociétaux et dogmatiques de l'opposition entre le progrès et leur religion. Mais le progrès ne s'oppose pas à une religion en particulier parce qu'elle est précisément cette religion, qu'il peut réussir à manipuler à travers ses disciples et davantage si elle est isolée - ainsi nous voyons l'émergence d'un Islam de marché -, le progrès s'oppose à la Tradition primordiale, qu'il ne peut pas manipuler, il ne peut que faire taire ses porteurs, ses messagers, ses transmetteurs, mais ne peut en rien changer la substance sensible et l'essence organique de la Tradition, mais il le veut, il ne peut qu'être contre et d'ailleurs il n'existe et n'a pu se construire que contre la Tradition, comme il peut faire disparaître partiellement une civilisation, mais il ne peut corrompre ses fruits, ni les digérer, il ne peut que les cacher, les recracher pour continuer à lui-même exister, les récupérer grossièrement, et à nouveau les avaler, car a vrai dire, la dialectique du progrès est, et nous insisterons, une dialectique du Contre, alors que la Tradition ne reconnaît pas la dialectique de l'opposition binaire, des oppositions nécessaires. La Tradition ne s'oppose pas à et n’acquiert pas sa liberté par rapport à quelque chose d'extérieur à elle même. Il en va de même pour le Front de la Foi comme vision radicale de la dissidence et le Fan club comme vision marchande de la même dissidence. Tradition et Progrès, ne sont pas sur le même plan d'agissements et d’avancements, un lobby communautaire musulman est un progrès, le Front de la Foi est un retour à la Tradition primordiale et à la Religion originelle à l'aube des Grands Temps. Une entreprise légaliste ou une aventure métapolitique ? Un lobbyisme communautaire où une quête spirituelle ?

 

Ces groupes pseudo-religieux et pseudo-dissidents qui imposent une lecture strictement exotérique et légaliste du Front de la Foi, pour débattre du Front de la Foi - qui n'est pas un débat démocratique, qui n'est pas discutable en terme quantitatif et de politique-politicienne, mais de métapolitique qualitative, et ne demande pas à être validé par le suffrage universel ou les valeurs républicaines -, sont les ennemis intrinsèques du Front de la Foi et par extension de la dissidence authentique. Car les points d’achoppements théologiques entre les religions qui freinent une plus haute compréhension de la dimension ancestrale du Front de la Foi, ne peuvent être résolus sur le terrain du référentiel communautaire unique et péremptoire, et de la pratique religieuse individuelle et passéiste, mais sur le terrain des référentiels pérennes et de l'ésotérisme traditionnel, sur le terrain du bien commun, d'une souvenance immémoriale de la religion originelle de la communauté de l'être d'avant les trois castes primordiales dumeziliennes, et tout au long des construction méta-historiques ; active. En réalité, certains points d’achoppements n'ont nul besoin d'être résolus, ils ne sont que des excuses initiés par les sphères contre-initiatiques pour freiner le Front de la Foi.

 

« Je n'avais jamais encore réalisé à quel point la Basmala intégrait ("incarnait") la trinité Dieu/Justice/Paix avec l'incantation Allah/Rahman(clémence) / Rahim (miséricorde). Quand on sait que la Justice est la caractéristique première du Christ, et la Paix celle du Paraclet, on comprend mieux l'entrelacement primordial entre le christianisme et l'islam... Par ailleurs, je pense que le Coran est,à lui seul, l'objet "incarnant" la Justice (en tant que livre, la parole d'Allah) et la Paix (de par le souffle de Jibrile). L'islam, en tant que religion justifiée, est une religion tout à fait trinitaire. » Laurent James (qui précise bien - à l'intention des malveillants - que son but n'est pas de faire phagocyter l'islam par le christianisme, mais de montrer que l'islam est bel et bien une religion justifiée et cela au sens traditionaliste du terme.)

 

La Sainte Trinité est une incompréhension majeure entre catholiques et musulmans qui fait obstacle au Front de la Foi. Incompréhension qui s'exprime avec disproportion et entraîne des discussions scolastiques sans fin. Elle est une mauvaise interprétation de certains musulmans qui réduisent La Sainte Trinité en un mauvais polythéisme et un chauvinisme religieux de certains catholiques qui essentialisent la Trinité aux dépends de l'Unicité (L'Unité du Mystère). (Lire l'article: De la Trinité)

 

Il est d'une mauvaise foi antédiluviennement moderne de feindre de comprendre qu'est-ce que pourrait être le Front de la Foi alors que le monde moderne a déclaré ouvertement vouloir tuer toutes formes de vies intérieures, d'autant plus quand nous prétendons combattre le Fétichisme de la marchandise, et d'autant plus quand nous sommes revendiqués croyants et prétendus pratiquants que la Société du spectacle n'atteint pas ; combattants.

 

Il est de l'ordre du sabotage volontaire de discuter du Front de la Foi dans une lecture politique et exotérique de cette notion qui est autre, qui est métapolitique et autant ésotérique qu'exotérique. Il faudra l'admettre. Arrêter de fuir la réalité gnostique des religions par une mauvaise interprétation des mises en garde de l’Église.

 

Il n'y a pas de Front de la Foi sans Alliance ésotérique des Dissidences, sans transcendance de la dissidence.

 

Tout combat radical contre les marchands du Temple mène radicalement à la Tradition primordiale, à la communauté de l'être contre la société usuraire, il est donc stupéfiant, que des religieux, en présence dans notre mouvance et qui s'adressent clairement à la dissidence, restent dans une lecture strictement exotérique et passéiste de leur critique du capitalisme libéral, qui ne peut pas les amener à la Tradition primordiale, au pèrennialisme révolutionaire, politiquement à l'Eurasisme axial, charnellement au nationalisme vital. Mais les mène à considérer le Front de la Foi comme un objet, sujet finalement secondaire. Ils y préfèrent la tiédeur des partis politiques dépourvus de toute spiritualité et de toute référence à la Tradition de nos ancêtres, à la connaissance de nos mythes fondateurs et ne participent que de l'histoire d'après leur réception post-Lumières, et individuellement nombriliste, du Christ.

 

Notre conclusion à leur sujet, qui se veut courte volontairement : est que le projet de ces religieux pseudo-dissidents est déjà en soit strictement politique et précisément non religieux. Comprenne qui pourra. Ils ne cherchent pas des parts de vérités et des devoirs, ils cherchent des parts de marché et des privilèges. A avoir raison. Schopenhauer crucifié. 

 

Mais nous ne pouvons insister davantage, et n'avons pas de volonté pour engager des dialogues de sourds avec des personnes qui de toutes évidences participent d'une vision victimaire et lobbyiste de leur communauté religieuse, et qui de toutes façons ne répondent jamais quand nous leur désignons positivement leur limite profane et profanatrice, et ce, de la façon la plus synthétique et courtoise possible, de leur démontrer la limite d'une vision bourgeoise politique-politicienne de la religion, dans une configuration anachroniquement linéaire, qui pourrait être celle des trente glorieuses, ils veulent en somme refaire ce qu'ils n'ont pas fait au moment où c'était intéressant de le faire, ils ont trente ans de retard, et bien qu'ils ne sont pas désignés par le Libéralisme pour remplir ce rôle rentable mais tragique, de bouc-émissaire, qui appartient à la communauté juive, ils aident gratuitement cette dialectique du Libéralisme, la dialectique de l'égalitarisme, de la compétition mémorielle, en bref, de la pleurniche internationale droitdel'hommiste. Mais ils n'ont rien à dire de plus que Nous, ils ne sont pas prophètes et saints, ils pourront parler quand ils répondront sur un terrain d'équité par le logos et non pas par des invective pseudo-viriles subliminales sur un mode antifa de bénitier, police religieuse moralisante et pathétique cooptée par la médiocrité ambiante ; zombie.

 

Ce qu'ils veulent, et c'est là une contradiction insoluble - les fils qui s'touchent -, ils ne l'obtiendront de toutes façons pas sans penser le Front de la Foi en dehors de leurs critères réducteurs et strictement exotériques, conservateurs, et le Front de la Foi, ne leur laissera pas obtenir le rôle d'une nouvelle subversion conservatrice rentable, sur son potentiel contre-révolutionnaire. La Tradition ne se plie pas au croyant, la croyance n'apporte pas de légitimité particulière autre qu'un bienfait pour soi même. C'est un travail pour quelque chose et pas le travail contre quelque chose, ou la liberté par rapport à quelque chose... Qui est un paradoxe de la liberté dans sa version et sa théorisation moderne intrinsèquement antitraditionaliste et mortifère.

 

Le Front de la Foi c'est la volonté de s'en sortir par le haut, par l'idée à contre-courant d'une aristocratie recommencée, une aristocratie de devoirs, populaire, sans aucun autre privilège que d'avoir l'honneur de servir le peuple et de vivre parmi le peuple. S'en sortir loin des tentions communautaires et religieuses, fruits transgéniques de l'immigration utilisé comme arme de destruction massive sociale, économique et anthropologique de tous les peuples enracinés par l'action révolutionnaire du mondialisme capitaliste et libéral en mouvement, et pas par les fruits de la Tradition. Puisque chaque religion à sa terre. Que celui qui prétend que sa religion qu'il pratique sur la terre d'un autre peuple et d'une autre religion est supérieure à la religion de cette terre et de ce peuple ne se prétende pas en même temps antisioniste, anti-impérialiste, anti-colonialiste ou anticapitaliste, qu'il ne se nomme pas dissident ou traditionaliste. Le Front de la Foi ne supporte aucun totalitarisme moderne idéologique et aucun doute aux peuples à disposer de leur autodétermination et leur Non au paradigme libéral.

 

Le Front de la Foi est une grille de lecture qui permet de distinguer les dissidents dans un processus d'émancipation de l’aliénation de la marchandise et les faux-dissidents dans un processus de soumission à la domination par la subversion, ou la rigidité bourgeoise et puritaine des tièdes. Et nous pouvons même dire, un projet mondialiste en pantoufle, la gueule enfarinée d'excuses pixelisées et d'obscénités télévisuelles, un mondialisme consenti qui ne dit pas son NOM ; idiocratie.

 

« (...) la clé de compréhension de cette crise qui ne nous dit pas que cette crise est un chaos qui prouve l’incohérence et la stupidité de nos élites, mais qui nous dit que nos super-élites sont au contraire très rigoureuses, très intelligentes dans leur stratégie. Ce qui nous donne la clé et qui fait que ce monde en réalité a un sens, n’est pas un chaos, mais finalement un monde qui selon la Kabbale est une monde où règne les Nombres avec un sens mystico-ésotérique absolument clair. C’est-à-dire qu’il est tout sauf chaotique pour ces gens-là. Il s’accomplit impeccablement. Et cette clé de lecture, c’est la Kabbale. » Alain Soral, entretien de Décembre 2011

 

Nous ne trans-cenderons l'existence éprouvée et supra-rationelle de l'instinct ancestral et anthropologique de préservation, à laquelle nous donnons un tas de nom et de définition - racisme, racialisme, antisémitisme, fachisme, suprémacisme, etc -, que par le développement d'une philosophie et d'une théorie politique, d'une aventure métapolitique propre au XXIème siècle - attentives aux expériences du passé et leurs conséquences dans le présent -, et propre au combat contre la modernité, ce qui laisse la foi et la raison de chacun intacte mais permet de débattre sereinement sur tous les sujets - Pour une critique positive de la dissidence -, ainsi, la convergence sera effective, comme il faut réconcilier les inséparables exotérisme et ésotérisme, pour qu'elle soit opérative, ce qui ne veut pas dire que les croyants orthodoxes et les philosophes matérialistes sont obliger d'étudier l'ésotérisme, mais de ne pas empêcher ceux qui veulent s'y employer par des réductions accusatoires, et ainsi niveler le débat vers le bas, car nous ne pouvons comprendre le moteur contre-initiatique du Libéralisme triomphant qu'en étudiant ce qui est invisible, occulté, ou caché. Ce qui ne veut pas dire pratiquer un occultisme. Par définition, les religions authentiques défendent les peuples enracinés. Comme la Tradition primordiale justifie et protège l'authenticité des religions organiques qui défendent à leur tour ces peuples enracinés, ces peuples au bon sens paysan et à la décence commune partagée ; cycliquement.

 

« Patientia. Le sens moderne, par rapport au sens ancien, est de nouveau émoussé et affaibli. Quelqu'un de patient, c'est aujourd'hui quelqu'un qui ne se met pas en colère, qui ne s'énerve pas, qui tolère. Dans la langue latine la patientia désignait une des « vertus » fondamentales de l'homme romain : elle connotait l'idée d'une force intérieure, d'une imperturbabilité, faisait allusion à la capacité de tenir bon, de garder l'âme non troublée devant n'importe quel échec et n'importe quelle adversité. C'est pour cela qu'il fut dit de la race de Rome qu'elle avait en propre le pouvoir d'accomplir de grandes choses et d'endurer des malheurs tout aussi grands (cf. la fameuse formule de Livius : et facere et pati fortia romanum est). Le sens moderne est, par rapport à l'autre, complètement déformé. Aujourd'hui, comme exemple d'une nature typiquement « patiente », on se réfère à l'âne. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Nous voyons un Ordre.

 

Un Ordre secondaire opératif déclaré d'étudiants traditionalistes et de militants métapolitiques.

 

Un Ordre ouvrier et paysan du Front de la Foi, un Ordre populaire qui aide l'Ordre aristocratique de la Fin, qui est et qui viendra. Un Ordre référentiel, un Ordre correctionnel, de réflexion sur le post-moderne, le post-libéralisme et le post-usure.

 

Sous la protection d'une Religion justifiée pour les croyants du monothéisme abrahamique, d'une pratique exotérique en leur Église, prière et confession, référence et écoute, en France, si ils sont des catholiques culturels, un rapprochement avec la pratique catholique du christianisme sera une mission de l'Ordre. L'Ordre étudiera l'ésotérisme mais ne pratiquera pas - en dehors du serment littéraire, onirique et métapolitique de sa fondation ; et de reconstitutions historiques possibles dans un cadre de recherches à baliser et encadrer par la Tradition - autres rituels que ceux de l’exotérisme classique et catholique le plus orthodoxe.

 

L'Ordre étudiera donc toutes les traditions pour étudier la Tradition mais ne pratiquera pas de rituels fantasmagoriques spéculatifs, et ne pratiquera pas d'occultisme subjectif et facultatif.

 

Sous la protection d'une Tradition justifiée - un paganisme identifiable et définissable dans sa pratique, pour le moins - si ils sont païens, ils feront le serment de ne pas verser dans un occultisme subversif et de contre-initier l'Ordre en sous main, ainsi, toutes les pratiques des membres de l'Ordre seront visibles de l'Ordre. L'Ordre n'innovera pas de pratiques et ne pratiquera pas de syncrétismes entre les pratiques spirituelles, culturelles et philosophiques justifiées des membres de l'Ordre, religion, pratique et tradition, qui seront exposées et définies à la fondation de l'Ordre. L'Ordre ne tolèrera pas de magie noire pour le dire simplement.

 

Sous la protection d'une Philosophie justifiée pour les étudiants en recherche spirituelle, ou ne pratiquant pas leur religion régulièrement dans les règles orthodoxes de leur religion, avec le serment qu'ils n'introduiront pas d'idéologies matérialistes tels et pour exemples : le relativisme, le subjectivisme, l’évolutionnisme, le positivisme, l'athéisme, l'agnosticisme, le déterminisme, l'égalitarisme, l'économisme, etc, en bref, les idéologies modernes et politiques issues des Lumières. L'Ordre se construira et essayera sans cesse de s’extraire des champs philosophiques et politiques du capitalisme, du libéralisme et du mondialisme. L'Ordre sera par définition critique de la république des Lumières et de la démocratie moderne.

 

Ainsi, une des missions de l'Ordre sera de reséparer ce que l'éclatement maléfique unificateur de vide et de néant - par l'action divisatrice et confusionnelle du monde moderne en mouvement - a paradoxalement et impossiblement amalgamé, impossibilité paradoxale normalisée rendant l'Agora recommencée impossiblement normale, l'éclatement dualiste d'un tout unique aux notions multiples différenciées vitalement en leurs vérités conceptuelles, naturelles, intellectuelles et spirituelles - et dans les méthodes que ces notions suggèrent -, les redifférencier car elles ont toujours été des notions et méthodes différentes: ésotérisme et occultisme, gnose et mystique, transe et hérésie, invisible et ténèbres, sacral et moral, etc, différenciées, non pas comme le chaud et le froid, le bien et le mal, le positif et le négatif, mais comme Tradition et modernité, cyclique et linéaire, trinitaire et binaire. Nous admettons ce passage est complexe et manque de clarté, nous voulons dire qu'au delà des doubles sens et de l'affaiblissement des mots, il y a une fracture dévastatrice de la foi et de la raison, de l'essence et de la substance, de la transcendance et de l'immanence, qu'il nous faut combattre avant tout autre chose, c'est le combat primordial.

 

Insistons une dernière fois, nous ne voulons pas faire converger les religions et les traditions, nous voulons une convergence de combattants en leur conscience, nous voulons démontrer une origine primordiale et commune des religions et des traditions pour justifier le Front de la Foi contre le Monde Moderne, comme une voie possible et révélée, et ce de manière la plus précise possible, puisque certains dissidents ont comme activité principale dans leur prétendu combat, de systématiquement diviser et d'arbitrairement rejeter tout ce qu'ils ne comprennent pas, ne vivent et ne pratiquent pas, parfois dans une condescendance des plus désagréables et une lourdeur des plus agressives ; harcelantes. Une origine commune qui n'est pas statique mais dynamique et qui s'explique en terme principiel et tout à fait historique. Le Front de la Foi est donc une convergence de combattants et nous voulons que ces combattants conservent leur identité, la spiritualité qui découle directement de l'axe duquel ils sont nés en la sacralité de leurs ancêtres et en l'espoir d'enracinement de leurs descendances en cette sacralité ; là réside la Force en promesse du Front de la Foi.

 

« ...je dirais même que j’ai un très grand respect pour les kabbalistes. Ce sont, en ce moment, les maîtres du monde. Voyez. Ce sont des apprentis sorciers peut-être, mais qui sont en train d’arriver à leurs fins dernières. Ce sont les seuls qui y arrivent, en ce moment. Nous tous sommes des spectateurs, des victimes ou des idiots, avec nos petites grilles d’analyse, nos petites consternations, etc. Eux, là où nous voyons un chaos et une souffrance, voient le projet d’une plénitude, et une harmonie. Ce sont les seuls en phase avec le monde actuel, il faut bien le comprendre. » Alain Soral, entretien de Décembre 2011

 

Lire aussi Le secret numérique de la Basmala et la Trinité

 

« Qu'est-ce que c'est, le Graal? Vous savez pas vraiment! Et moi non plus! Et j'en ai rien à cirer! Regardez-nous: y'en a pas deux qui ont le même âge, pas deux qui viennent du même endroit! Des seigneurs, des chevaliers errants, des riches, des pauvres! Mais, à la table ronde, pour la première fois dans toute l'histoire du peuple breton, nous cherchons tous la même chose: le Graal! C'est le Graal qui fait de vous des chevaliers, des hommes civilisés, qui nous différencie des tribus barbares. Le Graal, c'est notre union. Le Graal c'est notre grandeur. » Arthur, Kaamelott, Livre I, La vraie nature du Graal, écrit par Alexandre Astier.


 

« Un « Front de la foi » consisterait à réaliser les conditions politiques de ce respect et de cette tolérance. Tolérance généreuse qui nous condamne, en quelques sortes, à vivre les uns pour les autres au risque de la conversion mutuelle.

 

En effet, tolérer l’autre comme différent, précisément dans la mesure où nous le respectons comme semblable, suppose que nous acceptions de le laisser vivre à côté de nous dans sa totalité, y compris dans la prétention qui est la sienne de détenir la Vérité entière.

 

Ma conception des choses n’a donc aucun rapport avec le syncrétisme crétinisant d’une prétendue religion des Droits de l’homme. En effet, si cette dernière nous enseigne à « respecter nos différences » , et non pas à respecter nos ressemblances, c’est parce qu’elle estime que ces différences sont, au premier sens du terme, insignifiantes. Et c’est pourquoi, dans la rhétorique libérale officielle, on mélange tout : respecter l’autre c’est respecter le musulman au même titre que le handicapé ou que l’homosexuel.

 

L’Islam et le catholicisme, dans leur prétention à rendre compte du sens de la vie humaine, n’ont rien à gagner à accepter cette petite place, révocable à merci, qu’on veut bien leur réserver dans le salmigondis libéral-libertaire. » Benoit Girard, extrait de Note sur un « Front de la Foi »

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

19/01/2015

De la Rentrée républicaine (Partie 1)

  

Nous remettons en ligne ces deux textes écris fin Septembre, si nos souvenirs sont bons, la correction n'étant pas terminée, nous nous excusons pour les fautes orthographiques et les erreurs grammaticales éventuelles, mais les idées n'attendent pas! 

 

"Le boycottage que pratiquent les socialistes officiels, depuis dix ans, contre tout ce que j'écris, vous suivra. Le mot d'ordre a toujours été de faire le silence autour de ce qui n'est pas officiellement socialiste ; c'est comme cela que l'on a tué l'"Ere Nouvelle" et le "Devenir Social" et qu'on tue le "Mouvement". Celui-ci, comme le" Devenir", n'a d'autre publicité que celle que lui a faite Bourdeau dans les Débats et la Revue politique et parlementaire." G. Sorel, lettre de décembre 1905 à Roberto Michels

 

Vrais-faux trucs, Ethno-masochisme, Reconquista et Tralala : introduction au néo-souverainisme 


 

La disputation démocratique interne sur la gestion laïque du Capitalisme trois fois libéral, entre la République et la (sa) dissidence, fait sa rentrée médiatique.

 

Selon les usages de la Dissidence mainstream et son ronron néo-souverainiste, nous devrions parler de vraie-fausse république et de vraie-fausse dissidence, comme nous devons parler, de vraie-fausse démocratie et vraie-fausse laïcité.

 

La logique nominaliste des vrais-faux concepts, ou théorie des vrais-faux trucs, massivement usitée, consciemment ou inconsciemment, par la Dissidence majoritaire, est la suivante : ce que nous combattons, ou ce pourquoi nous nous battons (et qui est parfois - en suivant cette logique analytique -, pour ne pas dire souvent, la même chose), serait, systématiquement, une fausse (le "faux" est une immanence aliénatoire de la dialectique du Capitale et de la Marchandise en mouvement), une mauvaise version, une erreur de trajectoire, une incompréhension de la véritable nature (forcément bénéfique dans ses portées universelles, dans son intention première et pure), la "dérive" d'un modèle théorique, d'un système-monde idéalement utopique (ou l'interprétation de la pratique non-vécue de ce modèle conceptuel suivit d'une spéculation  sur les effets positifs potentiels que ce modèle pourrait avoir - par une projection acronyque, anachronique ou uchronique de l’application de ce modèle - sur notre système), en l’occurrence la "démocratie",  dans son application pratique.

 

La théorie des vraix-faux trucs peut ressembler, et c'est certainement sa fonction, mais n'est en aucun cas une théorie subtile de l'inversion (ou de l'involution) métaphysique des valeurs, principes et fondamentaux se basant sur la Tradition, se basant sur une certaine vision involutive de l'Homme et des civilisations, comme point de départ d'une réflexion révolutionnaire et traditionaliste (plutôt que "réactionnaire" et "progressiste"), authentiquement complotiste, visant à définir et rétablir ces concepts principiels, ainsi, la Souveraineté des néo-souverainistes, n'est pas inspirée du principe traditionnel de Souveraineté (en tant que brique philosophique élémentaire à la fondation et l'organisation civilisationnels de la communauté humaine en théorie comme en pratique), non, c'est une vision uniquement et exclusivement socio-économique et monétaire de la Souveraineté qui ignore tout de sa fonction primordialement verticale. Tout est comme ça dans la théorie relativiste des vraix-faux trucs. Quand les néo-souverainistes vous parlent de Tradition, ils vous parlent, généralement, de la Tradition républicaine, des valeurs, principes et fondamentaux républicains, de Clemenceau, de Voltaire, de Rousseau, leur Tradition primordiale, leur France, c'est Philippe le Bel, pas au-delà. 

 

Par définition, une entreprise de "restauration" (plus que d'un "régime" que de "principes"), puisqu'on ne peut se référer qu'aux expériences passées et connues, d'un passé finalement assez proche, cela dit, il est aussi possible, et la théorie des vrais-faux trucs invente cette possibilité, de vouloir restaurer quelque chose qui n'a jamais eu lieu tel que nous l'imaginons, tel que la doxa l'explique à la télévision et à l'université, comme on peut être mélancolique de quelque chose que l'on a pas connu, le système fabrique ce genre de nostalgies, à droite comme à gauche...

 

Modèle théorique (ou le souvenir archivé de la pratique-critique, retour d'expérience, de cette théorie en acte à un moment qualifié de l'Histoire) qui a présenté (ou représenté) le concept idéologique, politique, scientifique ou spirituel, à vocation opérative, que nous défendons aujourd'hui comme système-monde pour demain en combattant sa vraie-fausse version (dans un contexte qui est le nôtre et qui ne reflète plus complètement l'époque où ce concept s'est mit en mouvement, cela dit, le temps politique est un temps relativement long à l'échelle humaine), qu'il faut réhabiliter, restaurer, réaliser, un idéal trahi, un ex-futur système-monde meilleur dont le changement social positif ne peut s'effectuer et n'être que le fruit (que l'on peut mesurer et peser grâce aux statistiques internet de fréquentations et autres sondages) d'un rapport quantitatif et progressiste entre "l’Éveil des masses" et cette idée, par la démocratisation des outils de communication, et, par extension, l'accès des multitudes connectées à l'information instantanée et globale. Selon nous, un accès illimité à la propagande de masse du Capitalisme-libéral, le réenchantement par internet n'aura pas lieu. Internet ne donne pas accès à la connaissance, il donne accès à l'information mercantile, spectaculaire et aliénatoire, du logos moderne et de la dialectique du Capital en mouvement.

 

Nous pensons que plus l'information se démocratise, suivant la volonté systémique et/ou l'état de nécessité du Marché (et de Big data), plus celle-ci perd en qualité et donc perd de sa valeur, de son intérêt, perd en rareté (sans parler de la difficulté physiologique du traitement du triptyque information/désinformation/réinformation par notre pauvre cerveau submerger par un flot continu de commentaires, d'avis, d'opinions, d'idées et de concepts surérogatoires, contradictoires et antagonistes, diffusés par les différents canaux idéologiques de la même convergence économique et vendu comme un tout qui se vaut  - ou, autrement dit, comme la même chose mais différente : un vrai-faux truc - sans réelle volonté de les différencier pour tenter d'en sortir une synthèse opérative (mais en laissant s’opérer un syncrétisme systémique aliénatoire), ce qui produit un état de haute confusion idéologique chez les militants du quotidien, qui ne peuvent protéger leur intégrité mentale que par l’intégration d'un certain relativisme comportemental comme instrument de mesure de ce flux d'informations où la connaissance est littéralement noyée. Nous sommes au stricte opposé de ce que Laurent Ozon transmet d'un auteur dont nous avons oublié le nom et qui parle de chaînes de conduction de stress, du sens primordial et naturel, non-mercantile, sacrale et réciproque, de l'échange d'informations. Pour le dire plus simplement, la Dissidence délivre un tas de concepts, le militant les relaye mais n'essaye que très rarement des les articuler et de les appliquer au réel, à son quotidien.

 

Ainsi, ce progrès, cet accès instantané à l'information qui offre, certes, ou donne l'illusion, par la réduction du coût de l'accès à l'information et du coût des outils de communication, une capacité aux PME d'augmenter leur compétitivité face aux grandes entreprises (par, notamment, la suppression de postes devenus obsolètes par le fait d'internet et des messageries électroniques), mais cette logique, commerciale, capitaliste et libérale, derrière ces aspects progressistes d'atomisation positive de la "société" (par l'auto-administration, l'auto-gestion et l'auto-organisation, avec les nouveaux i-outils et tous les "codes" de la bureaucratie numérique délocalisée et de la banque cosmopolite "sans bureaux"), et donc d'une certaine liberté d'entreprendre et d'innover, est, encore et toujours, une nouvelle forme de jacobinisme, de centralisation des libertés, ni fédérale, ni confédérale, à l'opposé du principe de Subsidiarité, la subtilité est que ce "système" est un système multilatéral, pour ressembler à la multipolarité souhaitée par les peuples libres tout en étant un niveau supérieur d'unipolarité libérale-libertaire, en l’occurrence de l'hégémonie étasunienne et du post-libéralisme paradigmatique, tout retournant et allant dans le sens du flux unique de Big Brother (nous ne comprenons pas toujours pourquoi les dissidents se réjouissent tant d'internet ?), une nouvelle façon d'imposer le statu-quo mondialiste, l'enfermement des idées dans des espaces virtuels clos et sous-contrôle, des niches économiques compensatoires, cette démocratisation de l'information devient l'instrument de l'atomisation délétère et virtuelle de la "société", des sociétés économiques, au sens étatique et entrepreneurial du terme, appliqué au territoire : de la régionalisation, appliqué à l'être : de l'indistinction organisée... Diviser pour régner.

 

Nous pourrions même aller plus loin, cette logique, qui ne profite qu'à ceux qui la capitalise, est pour les autres un curieux bénévolat à la récupération de données pour alimenter "Big Data" qui utilise et commercialise ces données, nous payons le "système" pour lui fournir de l'information gratuite et pour l'aider à s'améliorer, dans les deux cas, nous nourrissons le même flux global hégémonique - Microsoft, Google, etc -, glouton en énergie, en indignations et en matière première, qui génère, certes, une économie de services, mais une économie improductive, mortifère, précisons également que certains des capitaux dégagés par ce flux sont captés sans contre-partie par les plus malins d'entre nous, sans que ceux-ci n'offrent aucuns services, aucuns apports politiques, par la publicité ou autres, internet, est une usine à produire des intermédiaires inutiles et synthétiques, tout le monde peut ainsi se bâtir l'illusion de son élection divine et son destin révolutionnaire à moindre coût tout en rallongeant la ligne de crédit dans la grande fuite en avant du Libéralisme triomphant (et se revendiquer de tout et de rien à la fois), la terre promise de la rentabilité virtuelle est presque sans limite d'espace et de temps, à condition, que l'utilisateur ne quitte plus son écran, ne sorte plus de chez lui pour s'organiser dans le vivre vivant et détruire la Marchandise totalitaire... Le dissident moyen est déjà et par définition un trans-humain, influencé par une certaine réalité augmentée, détruire la Marchandise totalitaire c'est détruire tous les serveurs de sa propagande mondiale. La Dissidence mainstream est une forme d' "ingénierie sociale", une police de la pensée en périphérie du "système", si la Dissidence et ses avants-gardes, n'étaient pas une entreprise de catharsis et de canalisation de l’insurrection populaire qui vient, elle aurait proposer une philosophie-politique inédite qui aurait provoquer un mouvement unitaire depuis belle lurette, elle accepterait de commencer par le début, de faire l'auto-critique radicale de sa vision révolutionnaire à moyen/long terme et n’entretiendrait pas que des semis-vérités ronronnantes que très partiellement partagées au sein même de sa convergence pour toute réflexion active. "L'afp ment!" Putain, ça nous fait une belle jambe Jean-Louis! Aux mantras et invocations traditionnels ont a substitué des slogans et des incantations vides.

 

Dans ce cadre établit, l'arc républicain de la Dissidence qui impose ses limites, nous ne combattons pas, et ne devons surtout pas combattre, il est interdit de combattre les valeurs, principes et fondamentaux originels de la République universelle des Droits de l'homme et du Noachisme, qui sont pour nous, en résumant à l'extrême, une inversion des principes, valeurs et fondamentaux traditionnels, mais nous combattons, uniquement et exclusivement, leurs prétendues "dérives", aller plus loin ne vient même pas à l'idée du dissident moyen soumit au ronron néo-souverainiste, et, bien que nous pensons que ce relativisme, cette tiédeur, cette utopie, et, surtout, cette énorme contradiction de la grille de lecture dissidente (si on se rappel de ses débuts et si un militant du commencement existe encore ?), est une erreur fondamentale, qui explique en partie nos incapacités (nous ne faisons que des marches arrières), jouons ce Grand Jeu (très à la mode!) des vrais-faux trucs, et considérons, qu'en suivant cette logique (nous aimerions comprendre à quoi cette logique s’applique et à quoi elle ne s'applique pas ?), cette règle, la Dissidence est à la fois vraie et fausse, elle n'est forcément pas et pas forcément ce qu'elle devrait être, il y a matière à réflexions...

 

En effet, pour les dissidents néo-souverainistes, le fait que la République dite française - ses principes, valeurs et fondamentaux - n'est pas, ou plus, ce qu'elle devrait être - en partant de ses origines, populaires et bienveillantes, révolutionnaires -, est le fait d'accidents de parcours, et de manipulations, dans son évolution normale vers un bien évident - et non le fait d'une inversion originelle, d'un germe volontairement dévastateur que l'on a inoculé, ou à nouveau inoculé, dans le corps social lors (et bien avant) de la Révolution de 1789 dont le poison est, selon nous, la République elle-même -, qui retardent son projet initial et lui empêche d'atteindre son objectif final de Libération totale grâce et au nom de la République, de la Démocratie et de la Laïcité...

 

Nous sommes en face d'une vision évolutionniste et progressiste du monde et de la chose politique, cette grille de lecture moderne peut paraître étrange, voire paradoxale, antagoniste, à une vision positivement complotiste du monde (qui ne peut-être que "traditionaliste" pour être "révolutionnaire" - dans le traitement des valeurs, principes et fondamentaux qui constituent une civilisation - et donc, considérer le point de vue involutionniste de la Tradition primordiale, et peu importe que cette vision du monde semble compliquée à appréhender, elle ne l'est pas davantage que  la théorie de l'évolution et que les girafes dont le cou s'allonge pour pouvoir manger les feuilles les plus hautes, soit elle vraie, soit fausse, il n'y a pas, dans la Tradition, de vraix-faux trucs) et pour des militants qui critiquent pourtant ouvertement les origines occultes de la République qui n'a, selon nous, jamais été autre chose que ce qu'elle est, comme le principe démocratique en son essence moderne désacralisée ne peut que faire muter la Démocratie en Tyrannie, mais ils ne donnent pas suite à l'Histoire... La Démocratie est le déguisement de tous les totalitarismes intelligents. Soyons au moins marxistes...

 

Les assemblées, archaïques, et primordiales, de prises de décisions collectives, les modes démocratiques originels, guerriers et primitifs, seraient considérés comme des procédés religieux et ésotériques, fascistes, beaucoup trop traditionnels, par nos dissidents républicains, démocrates et laïques modernes qui, en parlant de véritable démocratie et de vraie-fausse démocratie actuelle, parlent exactement et précisément de la Démocratie dans sa version moderne et désacralisée comme idéal trahi, en tant qu'utopie, telle que nous la connaissons dans son avancement le plus normal vers ses aboutissements les plus ordinaires, qui exclu tout "Héroïsme", ils ne parlent pas d'une fausse démocratie, ils ne parlent même pas du Démos et du Kratos grecs comme ils le prétendent, puisque le statut inégalitaire et fondamental de Citoyen dans l'organisation démocratique athénienne n'est pas respecté en tant que tel dans les perspectives de restauration de la démocratie grec vues par les dissidents, notamment, influencés par la pensée molle et spéculative du gentil Étienne Chouard (qui s'est fait récemment rincé par Jacques Attali! On en viendrait presque à applaudir l'ennemi quand il nous démontre notre incapacité à répondre au logos du mainstream politico-médiatique, parce qu'il n'y a rien à lui répondre, il ne faut pas lui répondre, et nous perdrons tant que nous essayerons de lui répondre, de l'énergie, du temps, cela à tout à voir, bien entendu, avec le concept de réinformation...), avoir une définition de ce qu'est un citoyen en dehors des critères républicains serait raciste, et, à ce titre, nous ne comprenons pas pourquoi il faudrait restaurer la Démocratie athénienne plutôt que de restaurer la Monarchie chrétienne et ses principes, valeurs et fondamentaux, moins racistes que les athéniens, qui ont fait la France pendant plus de mille ans et ont donné les plus beaux fruits de la Culture et de la Civilisation française et européenne ? C'est toujours plus proche de la Tradition française que la République ou la Démocratie athénienne... Non ? En suivant cette logique, nous ne comprenons également pas pourquoi il y aurait une vraie-fausse démocratie mais qu'il n'y aurait pas un vrai-faux fascisme dans lequel se "cache" un fascisme idéal qui vaudrait la véritable démocratie chouardienne que prône la Dissidence mainstream ? En tout cas, on ne peut pas être social-démocrate et national-socialiste. La Dissidence est soit, par exemple, sociale-démocrate, soit nationale-socialiste, pas les deux, et ça n'est pas un jeu, c'est sérieusement l'un ou l'autre, mais a-t-on le droit de le dire ?

 

Nous n'avons pas prit cet axe de réflexion (manichéen, dualiste) pour établir notre critique positive de la Dissidence, cela dit, même en partant de cette logique binaire des vraix-faux trucs, la Dissidence ne peut que se remettre en question et faire son auto-critique, sauf si la Dissidence est exempte de sa propre logique analytique (?), hors, de remise en question de plus de dix ans de réflexions et d'actions dissidentes, nous n'en voyons, toujours, pas... Pas le début d'un commencement...

 

Nous avons une première solution pour essayer de remédier à cette ambiguïté fâcheuse et incapacitante des vrais-faux trucs, c'est de s’intéresser essentiellement aux valeurs, principes et fondamentaux qui animent ces trucs au moment où nous parlons, à ce que nous mettons exactement dedans, à partir de quelles Traditions, dans notre contexte, et de délaisser la vision idéale et le décorum émotionnel du régime censé les porter comme une sorte d'argument pour tout expliquer, car, quand nous critiquons le principe démocratique (et non une certaine organisation locale "démocratique", organique, naturelle, que nos ancêtres n’appelaient pas "démocratie", la démocratie a toujours été l'ennemie de l'homme traditionnel, nous rappelons qu'avant le régime, l'organisation et l'application des principes, il y a les principes eux-mêmes, qu'il faut définir, et il en va de même pour la Dissidence, d'où tout le sens de notre Critique positive et ouverte) on nous dit : "Oui, mais ça n'est pas la véritable démocratie...", ah bon ? Ça peut durer encore longtemps et nous disons que ceux qui utilisent cet argument fantasment sur ce que serait la véritable démocratie, la démocratie idéale, étant donné que nous ne l'avons jamais connue en ces termes et que c'est son principe même (les valeurs laïques et les fondamentaux républicains) qu'il faut combattre... C'est là une fracture spirituelle majeure, qui rend ennemi, inconciliable, tout ne s'arrange pas, qu'il faut radicalement traiter, trancher, encore une fois, un antidémocrate et un démocrate ne peuvent "converger", c'est l'un ou l'autre, pas les deux à la fois, non, tout ne se vaut pas. 

 

Le concept des vrais-faux trucs est un procédé contre-initiatique, qui consiste à apporter de la confusion où il y en avait de moins en moins, sur la véritable nature des choses, et nous éloigner d'une conclusion, pour nous enfermer dans l'établissement perpétuel du même constat, épuisant, qui, par défaut de théorisation, de pratique et de critique d'une philosophie-politique opérative, d'une synthèse, d'un corpus, d'une doctrine, se complexifie, sans plus toujours savoir si l'information apportée change "la donne", si elle apporte véritablement quelque chose en terme de Logistique et de Stratégie pour l'avancement du logiciel dissident qui n'existe pas...

 

Ce que nous percevons globalement, clairement et entre les lignes, de la rentrée républicaine des médias alternatifs "dissidents", c'est :

 

1) La réaffirmation d'une ligne éditoriale générale et imposée (l'obligation subliminale de s'y conformer et l'interdiction officieuse - que nous avons expérimenté à maintes reprises - de la contredire) basée sur le concept, unique et exclusif, de réinformation mortifère (comme nouvelle forme de propagande et nouvelle i-conomie du nouveau journalisme alternatif) articulé autours de deux axes, le complotisme compulsif (au sens péjoratif et le plus excessif du terme), et, le néo-souverainisme antitraditionaliste, ou "atraditionaliste", en tout cas, politiquement athée, agnostique, new-age et laïque.

 

Cette ligne éditoriale, cette triple orientation métapolitique, est le moteur idéologique, philosophique et politique, principal, qui anime le cerveau collectif, nourrit la grille de lecture et justifie le compromis stérile de la Convergence dissidente, dont le "pôle de non-réflexion central" (virtuel, donc liquide, aérien, hors-pôle) est incarné par les têtes d'affiches (et leurs idées), anciennes ou nouvelles, de la Dissidence (et ses satellites), c'est-à-dire, principalement, les dissidents qui produisent des vidéos/conférences, qui disent ce qu'il faut penser quand on est dissident (car que fait d'autre la Dissidence que la police, que d'être à la fois juge et parti ? Puisqu'elle refuse FACTUELLEMENT toute Critique positive et constructive de militants du quotidien - qui ne sont pas tous des fans dégénérés - sans qui elle n'existe pas, faut-il le rappeler ?), et qui sont relayés par la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, ET, le copier/coller passif comme mode d'action, unique et exclusif, autorisé, pour le militant du quotidien, qui ne peut prétendre et participer à préparer la révolution (selon un Ordre naturel méritocratique de retour à l'être), ceci étant réservé aux avants-gardes élitistes et parisianistes auto-proclamées et cooptées de la Dissidence élue (qui décident de qui peut mettre la "kippananas" et qui ne le peut pas, selon des critères que nous ne pouvons même pas qualifier d'arbitraires puisqu'ils nous sont inconnus, les dissidences emblématiques, officielles et mainstream refusant, simplement de nous répondre, de parler avec nous et, le cas échéant, de relayer nos tribunes radicales et libres), mais qui peut financer la formation d'un "lobby" dissident (avant même d'établir un corpus dissident) en consommant des produits dissidents, en allant voir des spectacles dissidents, en payant des vidéos dissidentes, en achetant des manuels de survie dissidents, en consultant un coach dissident et en contractant des assurances dissidentes pour assurer sa BAD individuelle, bientôt disponible en capsule, bref, en participant à la nouvelle i-conomie estampillée "Made in Dissidence".

 

"Il faut vendre la Dissidence..." nous dit Laurent Louis dans sa dernière intervention au théâtre de La main d'or : et nous disons qu'il faut chasser les marchands du Temple !

 

La Dissidence est un être vivant, la marchandisation de son corps participe exactement à la logique systémique d'indistinction, qui est l'actualité de la dialectique du Capital en mouvement et de la subversion mondialiste qui à cours pour surimposer cette logique, ce logos omniprésent du Libéralisme triomphant

 

2) Un "ethno-masochisme" ambiant, entretenu par la double interaction politico-médiatique d'un suprémacisme atlantiste et d'un antifascisme soviétoïde 2.0, entre un suprémacisme étasunien judéo-protestant de Reconquista et une certaine détestation de l' "Occident" comme fourre-tout conceptuel de talmudo-salafistes en goguette magouillant et grouillant  pour expliquer le mal absolu, qui serait typiquement, voire intrinsèquement, européen, blanc, catholique.

 

(Petite réflexion mise-à-part : Si le diable, le Prince de ce monde, a "choisit", a considéré qu'il fallait définitivement éteindre le feu insurrectionnel européen, de s'établir en France très catholique (cœur mystique de l'Europe mégalithique révolutionnaire) pour la détruire de l'intérieur, a décider de tout mettre en œuvre de désœuvrement pour anéantir l'esprit insurrectionnel celte des tribus gauloises où persistait l'esprit d'insoumission indo-européen, hyperboréen, ancestral (au sens noble et traditionaliste du terme, de nos ancêtres, ces païens!), celui des Normands et des Goths, des Sarmates et des Alains, des Grecs et des Romains, des Huns et de tous les autres (des Amérindiens et des Japonais), tous les peuples antiques, légendaires et mythiques "indo-européens" convertis au Christianisme et accomplissant la synthèse la plus solaire et la plus resplendissante entre l'ancien et le nouveau monde : le Catholicisme (mais nous pourrions très bien parler, dans la même perspective, du Soufisme pour le monde arabe, de l'Orthodoxie pour le monde eurasiatique), qui, nous le savons, grâce aux récentistes, n'existent pas, mais sont une projection de l'Empire byzantin, une invention des peuples européens tellement à l'Ouest qu'ils n'avaient pas d'histoire, mais qui ont eut la capacité intellectuelle d'écrire mille ans de fausses histoires d'une civilisation qui, comme Vercingétorix, Saint-Louis ou Charlemagne, n'existe pas, certains disciples du récentisme détestent donc ce qui n'existe pas (Nous savons que ça n'est pas précisément et exactement ce que disent les différents historiens récentistes, mais nous voyons arriver de loin les récupérations politiques qui seront faites, les considérations idéologiques et les conclusions épileptiques qui seront tirées du récentisme qui servira, tôt ou tard, une certaine propagande ethno-masochiste patriotique, si ça n'est déjà pas le cas...), écrire de telles sommes théologiques, historiques, pour un peuple sans histoire et sans civilisation, c'est un prodige qui tient du miracle et de l'intercession divine -, où, certes, il a fait naître le Satanisme constitutionnel des Droits de l'homme, faisant ainsi porter à la Fille aînée de l’Église : l'Homme moderne et l'Humanisme des Lumières, obstacle à la Lumière primordial, mais le fait que l'Occident, que l'Europe, fût à ce point et prioritairement, à l'aube du retour des Grands Temps, attaqué, n'est pas pour nous la preuve qu'il était davantage maléfique et corruptible que les autres civilisations, non, mais est la preuve d’exactement l'inverse, qu'il était constitué des peuples les plus dangereux et de l'esprit le plus redoutable, le plus difficilement "colonisable", composé de la race intérieure la plus mortelle, pour la Synagogue de Satan...)

 

L'ethno-masochisme (et son incitation, surtout de la part d’allogènes) est pour nous, le seul racisme, un racisme au sens moderne du terme, c'est-à-dire un anti-quelquechose vers rien, en l’occurrence un corpus anti-blanc, anti-catholique, anti-europe et antitraditionaliste. Une forme de suprémacisme occulte (inversion accusatoire et désir mimétique) et matriciel qui ne dit pas son NOM, et qui n'existe pas (le racisme anti-blanc) selon certains dissidents, pourtant, ce logiciel paradigmatique, cette matrice systémique, est typiquement, et pour le dire brutalement, juif, sioniste, ce corpus illustre pourtant ce qu'est le projet juif selon de nombreux patriotes, nationalistes et dissidents... Ça n'est peut-être qu'une conséquence de la dialectique du Capital, mais quelle conséquence !? Et nous voyons qui la pousse, qui appuie dessus, qui s'en réjouit... Alors, il est difficile de dire si c'est une conséquence explicable par le marxisme ou un projet "métaphysique" explicable par, éventuellement, et pour changer, d'autres voies que Marx, nous voyons-nous l'urgence et les effets, quand nous ne les subissons pas...

 

L'ethno-masochisme ambiant et l'anti-européisme primaire dans les rangs de la Dissidence va, exactement et précisément, dans le sens du projet juif tel que la Dissidence emblématique, officielle et mainstream nous le décrit quotidiennement. Pour résumer, il faut être antisémite, mais, tout  en imitant le projet sioniste et les élites de la Synagogue de Satan pour gagner, il faut combattre le projet atlanto-sioniste, mais en validant les objectifs de son projet de "fosse-babelisation", en intégrant ses stratégies, en imitant son "comportement", communautaire et tribaliste, lobbyiste et victimaire, si on suit le coaching dissident en la matière, la circoncision devient un passage obligé... Les Européens, et par définition les Catholiques, ont le devoir de convertir les juifs, pas de les imiter, pour le dire autrement la Dissidence n'est pas le protestantisme de la République universelle...

 

D'ailleurs, et à ce propos, si il y a un problème juif, c'est parce que les élites juives sont "khazares", il faut le savoir, pas parce qu'elles ont rejeté le monothéisme hébraïque - pour le monolatrisme judaïque - et plus tard le Christ, pas parce qu'elles sont lévites, pharisiennes, talmudiques, kabbalistes, sabbataïstes, frankistes, capitalistes, non, mais parce qu'elles sont blanches et européennes (et que dans un contexte précis, les khazars ont refusé le choix entre la Chrétienté et l'Islam, et ont choisis la religion juive, qu'ils ont corrompus)... Hilarant. Et pour le moins génétiquement raciste et tribaliste comme considération...

 

La dernière vidéo du sheik néo-souverainiste Salim "LLP" Laïbi, La mascarade Chauprade, en réponse à l'article polémique d'Aymeric Chauprade, illustre parfaitement l'interaction contre-initiatique, l'opposition nécessaire, au choc des civilisations et au bon fonctionnement du système mondialiste, qui animent la disputation interne sur la gestion de la Dissidence entre élus de la Révolution démocratique et de la 6ème République promise, échange très "maçonnique" dans la conclusion que nous pouvons tirer de la somme de ces deux planches, n'offrant aucune solution de réconciliation ou de Front de la Foi, nous avons l'impression d'un dialogue scénarisé, qui reflète ce qu'est  profondément le néo-souverainisme et son avant-garde, une impasse politique et un spectacle démocratique, en effet, le papier de Chauprade est désespérant sous de nombreux aspects, et LLP, que nous écoutons, et entendons, malgré nos désaccords, établit un constat pertinent en soulignant les contradictions de la doctrine Chauprade... Cela dit, est-ce que cette "performance" lui permet de provoquer les nationalistes et patriotes français sincères en concluant que l'Islam est une chance pour la France ? Combien de contradiction dans la Doctrine LLP ? Quel Islam ? Le sien ? Si il y a des musulmans en France, c'est bien le fruit d'une immigration massive qui n'a pas été voulue par le peuple français mais par ses élites capitalistes et libérales ? Non ?  Si on est patriote, on est pour un certain réenracinement, par définition contre l'immigration massive et par extension pour une certaine remigration ? Non ? 

 

Tout cela en dit long sur la définition et le sens que donne les néo-souverainistes au mot  patriotisme...

 

3) La réaffirmation du mythe de la toute puissance de l'ennemi et de l'intelligence "cognitive" supérieure de ses élites (qui pour nous est justement le fruit d'une faiblesse, d'une "involution", ils ne sont pas intelligents, mais malins, fourbes, anti-héroïques : auto-élus...), un grand classique de la Dissidence mainstream, mais, en l’occurrence, Alain Soral, dans la dernière conférence qu'il a donné avec l'énigmatique Gilad Atzmon, semble comprendre le double jeu qui consiste à se déclarer "antisémite", "antisioniste", ou encore "judéocritique", et à vendre l’intelligence juive (en disant que le génie juif n'existe pas, comme le diable), ce qui nous amène au quatrième point...

 

4) Imposer une logique de combat incapacitante à la Dissidence, il faut imiter l'ennemi, le "système", pour le combattre, et donc s'adapter aux valeurs, principes et fondamentaux du monde du Fétichisme de la Marchandise et de la Société du Spectacle...

 

5) Cette somme d'observations et celles qui suivent nous amène à la conclusion que les orientations dissidentes de cette rentrée républicaine sont radicalement opposées à l'idée de "Tradition" comme vision du monde, grille de lecture, philosophie, méthode, et incarnent exactement le contraire de ce que nous devons être pour affronter la République démocratique et laïque globale du Capital en mouvement d'Impérialisme libéral-libertaire...

 

De notre côté nous défendrons et articulerons notre pensée autours des axes suivant : Critique positive de la Dissidence - Critique offensive du Néo-Souverainisme - Pour un Eurasisme Français et Européen - Révolution traditionaliste/Révolte anthropologique/Renouvellement des élites européennes (Le concept de Révolution conservatrice n'est plus, à notre sens, opératif...) : La France contre la République ! - Idée, Concept et Métaphysique du Putsch

 

Tout le monde a raison !


 

La mer, le vent, la forêt, la neige, la plaine, le soleil, l'hermine, la pluie, le renard, la brume, le papillon, le feu et les pierres levées parlent, transmettent, guident... La nature ne forme pas, n'informe pas, ne désinforme jamais et ne se réinforme pas, elle transforme, elle permet la mutation, elle renvoi, elle donne, tel quel, elle ne dit ni la vérité ni ne ment, elle dit la vie et la mort, on a transporté les légendes dans les cales de bateaux et on fait voyager les mythes à dos de chevaux, coque de bois toile de chanvre selle en peau épée d'acier. Aujourd'hui, l'hommo-virtualis des multitudes connectées au paradigme liquide de l'indistinction systémique par ingénierie sociale et réalité augmentée est le panneau publicitaire mort-vivant des propagandes mortifères de toutes les idéologies modernes, l'homme-sandwich plastifié du Libéralisme triomphant

 

La France, n'a pas "résisté" au fascisme, ne s'est pas "insurgée" contre les idées et la théorie fasciste, mais a résisté à la tentation d'une réaction militaire fascisante (et se méfiait particulièrement et davantage du Nazisme). Tentation, au sens philosophique et politique du terme, certes, mais surtout et davantage au sens "guerrier", "héroïque", d'une alliance militaire européenne contre le "Capitalisme rockfellerien" et le "Communisme rothschildien", en effet, le paradoxe gaullien, l'hésitation française, est d'avoir permit à l'ennemi historique, à la perfide albion, d'acquérir les titres d'allié éternel et de libérateur quand il était en grande partie responsable de cette situation économique qui mena à la deuxième guerre mondiale, et même si la France gaulliste s'est particulièrement rebellée après guerre (officiellement dix ans plus tard) contre l'hégémonie atlantiste thalassocratique judéo-protestante (qu'elle avait visiblement appuyé en essayant de l'endiguer dans l'invisible...), là réside le paradoxe, le mal était fait, a fait des choix stratégiques dans un contexte tragique, a hésité, à tord ou à raison, à rallier, intégralement, au delà du bien et du mal, la Révolution conservatrice européenne, la France, républicaine, a-t-elle trahi cette esprit contre-révolutionnaire ? (La réponse est dans la question.) La France n'a pas besoin d'avoir des bases américaines sur son sol, elle a la République.

 

Cela nous semble être une problématique toujours déjà présente en filigrane dans les préoccupations du Cercle Proudhon (qui sortait et s'est constitué après la première guerre mondiale) et leur tentative d'établir une synthèse nationale-socialiste par l'articulation d'un syndicalisme révolutionnaire et d'un monarchisme de restauration des principes traditionnels, et cette tentation d’opérer une synthèse nationaliste et socialiste de combat est précisément une définition sérieuse de ce qu'est le Fascisme, en effet, le Fascisme n'est pas une philosophie-politique, une doctrine, au sens stricte et au même titre que le Capitalisme ou le Communisme, c'est une réponse, une réaction "celte", à ce double péril entrelacé qui encerclait et qui étouffe toujours l'Europe aujourd'hui.

 

(Cette réaction celte, devenue, à certains égards et sous certains aspects, il faut le dire, folle, mais pourquoi est-elle devenue folle ? Déjà parce que c'était la guerre et qu'on essayait de lui faire la peau, mais aussi, peut-être, et justement, parce que la France, catholique et romaine, Fille aînée de l’Église, la France, gauloise et païenne, n'a pas joué son rôle dans cette révolution européenne contre la République mondiale, l'Empire global, la Démocratie internationale, le Noachisme supranational derrière le masque des Droits de l'homme universels  ?)

 

Selon notre interprétation, le Cercle Proudhon voulait sauver l'honneur de la France dans ce qu'il présageait (et dans le message qu'il voulait nous transmettre d'un futur déjà présent) et rendre ses lettres de noblesses au génie français, à titre posthume si il le fallait, et si cette aventure avait un défaut, elle le partage avec le Fascisme et le Nazisme, elle délaisse, au nom d'une certaine tradition révolutionnaire contemporaine, occulte, moderne, libérale, progressiste, la Tradition européenne primordiale, autrement dit, dans les tentatives métapolitiques de synthèses nationales-socialistes, la dimension traditionaliste ne sert souvent que de décorum et d'inspiration quand elle devrait être la juste limite philosophique, le garde-fou métaphysique, l'unique source des principes, le centre de gravité de ce tournoiement idéologique, de cette tentative de synthèse politique opérative qu'à opérer le Cercle Proudhon et qui nous semble aujourd'hui insuffisante pour combattre l'Impérialisme démocratique et laïque de la République mondiale.

 

La "résistance française", au même titre que la trahison d'une certaine "synarchie", participe à l'étrange défaite.

 

Nous ne pouvons plus critiquer conséquemment l'omniprésence atlantiste et israélienne dans les affaires françaises et européennes sans dire ce qui fut la porte ouverte à toutes les fenêtres!

 

Nous sommes toujours dans ce traumatisme de la première et de la deuxième guerre mondiale, cette guerre fratricide entre les peuples européens fomentée par toutes les franches contre-initiatiques de la subversion mondialiste en mouvement de destruction d'Europe, un traumatisme couplé à un mensonge, il ne s'agit pas de descendre le mythe gaulliste et de réhabiliter le Maréchal Pétain pour ses conquêtes féminines et sa figure de bon père de famille (à l'heure où cette notion a disparu du code français). Il y a un grand gaullisme, insoupçonné, impérial, et il y a un grand pétainisme, complexe, inquiet, et qui n'aime pas voir couler le sang de ses compatriotes... Si il y a une synthèse franco-française à opérer pour déclencher la révolte des peuples européens à partir de la France, c'est bien celle-là, pour en finir avec l'étrange défaite (qui aujourd'hui est en germe dans le "néo-souverainisme" post-gaulliste des "dissidences françaises") et l'américanisation de l'Europe, punition des dieux de l'Olympe.

 

Nous disons que la République, dite française, qui n'a de franc que sa maçonnerie, spéculative, que les valeurs républicaines, que le socialisme républicain, la gauche républicaine, que le nationalisme républicain, la droite républicaine, et, à la marge, le national-socialisme "républicain" français d'entre deux guerres et d'après guerre (nous admettons qu'il est, théoriquement et d'un point de vue universitaire, tout à fait exact, que l'idéologie française, d'une certaine synthèse de l'extrême gauche et de l'extrême droite d'entre deux guerres, incarnée par le Cercle Proudhon, ne soit pas un pré-fascisme au sens italien et un pré-nazisme au sens allemand, nous pouvons parler d’État fort et social "à la française", sans commune mesure avec ses contemporains dans ses particularités et sa complexité franco-françaises, certes, mais partant, finalement, des mêmes interrogations anthropologiques et civilisationnelles, économiques et spirituelles, que ses voisins européens, mais est-ce réellement la question que nous devons nous poser ?

 

Est-ce que le débat actuel consiste à différencier et à comparer les réactions nationalistes et socialistes européennes du XXème siècle pour répondre au "Que Faire ?" de la Génération dissidente ?

 

Nous en doutons, se plaindre de l'incapacité qui réside dans l'anathème et l'accusation en fascisme, et, tenter de se différencier et/ou se comparer au Fascisme à partir de cet anathème, nous apparaît être une erreur stratégique fondamentale, en effet, la définition du Fascisme en tant qu'anathème, menace, insulte et accusation, est une définition de l'ennemi, nous n'avons pas a accepter cette définition et n'avons pas à ressentir le besoin de s'en revendiquer ou de s'en défendre...

 

La légitime méfiance de l'Allemagne enversaillée (et l'influence maurrassienne dans les rangs de la France "Rouge et Noire") interdisait de penser, intégralement, la Révolution conservatrice (d'origine "germanique") européenne et lui empêche toujours, en ce moment, à penser la Révolution traditionaliste de l'Imperium eurasiatique de la Fin.

 

Même dans nos prétentions à combattre la démocratie de marché, d'opinion et d'ingérence, la démocratie "bourgeoise", comme au temps du Cercle Proudhon, l'esprit républicain antitraditionaliste qui anime la majorité d'entre-nous et malgré nous, nous interdit de fonder une autre théorie politique, de tirer les conclusions qui s'imposent en partant des constats que nous répétons et déclinons à l'infini, et de porter le coup fatal à la démocratie, de détruire le logos moderne.

 

Il y aurait pu avoir une Quatrième théorie politique française et européenne sous la plume et l'action des nationaux socialistes français (L'Eurasisme existait déjà...), autours du Cercle Proudhon, ça n'a pas eu lieu, l'histoire se répète, il n'y a pas de Quatrième théorie politique dans la Dissidence, il y a une convergence de constats, sans formulation d'une conclusion commune débouchant sur un but de conquête (ou de reconquête), et à la fin, les parties, ne trouvant pas de solutions, se divisent entre "fascisme" et "communisme" symboliques comme archétypes de l'opposition nécessaire au bon fonctionnement du "libéralisme", et diront qu'une fois de plus, elles se sont faites avoir à force ne pas avoir su être... Et c'est parce la Dissidence s'appuie, uniquement et exclusivement, sur les codes, les valeurs, les principes et les fondamentaux de la République moderne (de la Démocratie de la Marchandise et du Spectacle, comme outils, méthodes, moyens, références principielles et matricielles pour organiser et préparer sa révolution), qui n'est pas la Res Publica (au sens antique et Romain), et qui n'est donc pas non plus une vraie-fausse république (comme voudraient nous le faire croire les républicains néo-souverainistes de la Dissidence mainstream), mais bien une forme de république, philosophiquement franc-maçonnique et judaïque, et, politiquement capitaliste et libérale, pensée et fondée comme telle, que la Dissidence est antitraditionaliste, ou que trop partiellement traditionaliste, et que, en ces termes, dans cette grande guerre spirituelle, sans articuler sa synthèse authentiquement révolutionnaire autours de la Tradition, elle ne prépare pas le "rétablissement" des principes traditionnels et de l'Ordre naturel (qui n'a pas besoin d'être rétablit mais auquel nous avons besoin de nous soumettre), mais prépare la 6ème République anti-France du post-libéralisme paradigmatique en mouvement...         

 

Nous rappelons que le Fascisme ne peut pas être définit comme un totalitarisme, en effet, pour définir un régime politique de totalitarisme, il faut que ce régime possède, et utilise, des camps de concentration (à des fins de destruction systématique de l'opposant politique, et,  d'eugénisme systémique sur le cobaye ennemi, nous doutons déjà du caractère systématique et systémique de destruction et d'eugénisme dans les projets du Reich allemand d'Hitler - nous en connaissons les dérives potentielles, merci, qui sont peut-être et sans doute toujours déterminantes, nous disons, exactement et précisément, que nous doutons que ces phénomènes étaient systématiques et systémiques, de masse, nous pourrions parler des expériences étasuniennes et soviétiques en matière d'eugénisme, d'ingénierie sociale et autres manipulations scientifiques - et ses camps de travail), par contre, nous savons que dans le fascisme italien de Mussolini, il n'y avait pas de camps de concentration du tout, que les opposants politiques étaient jugés, que très peu furent exécutés dans un cadre civile, nous ne pouvons pas parler de totalitarisme pour définir l’État fasciste. Le Fascisme est fasciste, ni totalitaire, ni nazi, fasciste.

 

Les Cahiers du Cercle Proudhon n'étaient pas le journal intime d'une adolescente qui a peur du loup...

 

One man shoah

 

 

Sans Commentaire.

 

Pour en finir avec la réinformation

 

 

La réinformation, en tant que concept métapolitique opératif du point de vue de nombres de dissidents, est, selon nous, une extension nécessaire au bon fonctionnement de la désinformation systémique, intrinsèque au Capitalisme-libéral, elle même extension de l'information, au sens de propagande et en tant que concept moderne de fabrication de l'opinion et du consentement ayant remplacé la formation par la transmission de la connaissance et la transformation par l'initiation traditionnelle, accès à la connaissance, à la culture, au savoir, concept primordial d'accès à l'être, à l'esprit et à la race intérieurs, à l'Imperium...  

 

L'information (au sens de l'actualité interprétée et délivrée par les troupes d'occupations mentales du mainstream politico-médiatique sous haute direction militaro-industrielle des usuriers internationaux) est l'inverse de la formation traditionnelle que nous essayons de définir. Et nous rappelons qu'inverser une inversion ne remet pas l'objet conceptuel à l'endroit traditionnel...

 

Les pseudos-journalistes alternatifs et autres donneurs d'alertes alarmantes, parangons de la Liberté d'expression, de l'expression de leur impuissance et de leur involonté de la recouvrir, sont, en majorité, une bande de copieurs/colleurs et spammeurs compulsifs organisée en lobby de pression pour attaquer, ou étouffer, tout ceux qui oseraient leur signifier qu'ils commettent là, éventuellement, des erreurs stratégiques qui engagent l'ensemble des dissidences, notamment en essentialisant certaines logiques qui en deviennent incapacitantes, et pour commencer, celle du caractère unique et exclusif de la Réinformation complotiste et mortifère pour toute action dissidente.

 

Derrière les masques dissidents de ces citoyens du monde de la multitude connectée, gentils virus anonymes et indignés, pour qui le réenchantement par internet est une évidence, indiscutable (alors que toute la question est de savoir si cette évidence n'est pas une contre-initiation de masse par excellence), se cachent les visages de la subversion mondialiste et de leur drapeaux aux couleurs de l'arc-en-ciel nohaïde.

 

La Dissidence de la gestion alternative du Fétichisme de la Marchandise et de l'organisation subversive de la Société du Spectacle est une nouvelle forme de mainstream politico-médiatique. Une entreprise de fichage géante et gratuite au service de l'Empire globale, de la République mondiale des démocraties d'ingérences laïques en expansion chirurgicale, un bénévolat de pauvres joueurs de PMU travaillant à l’œil  pour les boborsicoteurs et traders vampires, thermomètre social en temps réel et laboratoire du Minority report systémique à venir...

 

Nous jouons à Sim's révolution.

 

Ananassurons-nous de ne pas nous confondre intégralement avec notre avatar dissident facebookien.

 

Stan Maillaud a raison ! (ou, De la Clandestinité)

 

 

Nous en profitons pour réaffirmer l'importance de la lutte contre les réseaux pédocriminels.

 

La pédocriminalité est le Talon d’Achille du système du "je te tiens tu me tiens". Cela dit, c'est une question tabou, par extension incapacitante, et surtout, une question sur laquelle nous avons très peu de prises et par rapport à laquelle nous sommes, en l'état des choses, totalement impuissants, c'est une question de politique générale.

 

Soulignons la stérilité d'une certaine forme de lutte virtuelle contre la pédocriminalité virtuelle entre web-dissidents, notamment celle de la diffusion pédopornographique sur facebook, il faut, certes, combattre sur tous les plans, mais ça n'est pas le phénomène auquel nous assistons, de nombreux militants de la cause et de la lutte contre les réseaux pédocriminels s'activent, uniquement et exclusivement, dans le virtuel ou contre la pédocriminalité virtuelle qui les indispose, en voulant faire supprimer des pages de pédophiles sur les réseaux sociaux, alors que c'est le contraire qu'il faut faire, il faut mettre la pression aux autorités pour identifier et arrêter ces gens, retrouver les victimes sur les photos, etc, et non mettre la pression à facebook pour supprimer des pages...

 

Le problème de la pédocriminalité de réseaux soulève un autre problème, celui de la Dissidence en tant qu'entreprise géante de fichage, et de la question d'une certaine clandestinité par rapport à certaines luttes...

 

Ça n'est pas un procès d'intention, une simple observation, mais nous avons remarqué qu'ER fait la promotion de Wanted Pedo (qui participe à la virtualisation de la lutte contre les réseaux), et n'a pas encore prit le temps de diffuser le retour de Stan Maillaud et de sa compagne sur ce terrain... Intervention où Stan Maillaud dit, exactement et précisément, ce qu'il voulait, et ce qu'il faut faire, ce que nous avons toujours prôné, c'est-à-dire, le flagrant délit, bien entendu, ceci demande une logistique importante, et des compétences particulières...


 

De la poudre de perlimpinpin et des Grands jeux (Panam et cirque constant)



Est-ce qu'un seul de nos commentaires, de nos opinions ou encore de nos avis, a sauvé un seul palestinien ou empêche les réseaux pédocriminels de sévir ? Est-ce que notre indignation permanente rend justice aux victimes ? Nous vous laissons l'honnêteté de la réponse... 

 

Nous n'alimentons, certes, pas directement les mêmes flux, du moins, ça n'est pas l'intention du dissident moyen. Mais, par la réinformation - la contre-information et non l'information "pour autre chose" -, nous alimentons les flux mainstream et principaux, sur lesquels viennent se greffer ces flux mercantiles, détestables et "occultes", nous permettons au mainstream politico-médiatique de survivre et d'imposer ses sujets (par exemple en le prenant comme mesure exclusive de notre "dissidence", plutôt que de l'ignorer définitivement, de se référencer à autre chose comme mesure de notre militantisme, car il est "ambigu" de se définir, d'être en dissidence, en partant uniquement d'une contestation des mensonges grossiers du mainstream politico-médiatique, de se comparer à lui, nous devons directement informer, faire l'actualité, pas réinformer à partir des "faux quotidiens" et subir les actualités des petits journalistes des petits journaux), nous faisons partie du flux unique de la propagande démocratique mondiale de la République globale sous égide laïciste de la religion des droits de l'homme. Ça n'est pas simple, et toutes ces questions sont précautionneusement évitées, le Mythe du Réenchantement par internet par le Complotisme et de l’Éveil des multitudes connectées par la Réinformation massive est une doxa indiscutable, une croyance, une quasi-religion. Est-ce que ces flux maléfiques que nous aidons à alimenter pourraient être une "réponse", une "punition", à la virtualisation progressive de toutes nos luttes ? La question est sans doute mal posée, néanmoins, nous espérons que vous pourrez la comprendre, la reformuler et y répondre.

 

Est-ce que nos crises de consciences, nos prises de "positions", notre "convergence", notre entreprise d'établissement perpétuel de constats de faillite, ont débouchées sur une seule formulation d'une seule conclusion commune faisant synthèse et école ? Non.

 

Car avant de parler d'alliance, d'union sacrée, de convergence, de front, de lobby, nous avons besoin de formuler cette conclusion qui ne vient pas, l’insurrection viendra sans que nous n'ayons fournit aucune conclusion et encore moins commune (nous donnant les outils et les moyens de répondre au "Que Faire ?" de notre Temps qualifié, de créer une certaine confiance, une unité, une solidarité réelle, et pas une solidarité du copier/coller, quand celle-ci est déjà trop demandée ?) débouchant sur la théorisation et la pratique-critique d'une Quatrième philosophie-politique, authentiquement traditionaliste et révolutionnaire, d'une nouvelle approche diplomatique, c'est-à-dire, anti-démocratique, anti-républicaine et anti-laïcité, luttant contre le monde post-moderne des droits de l'homme, contre le post-libéralisme paradigmatique, contre le Capitalisme trois fois libéral... Est-ce que les constats que nous formulons sont finalement les bons ? Ce qui est certain c'est qu'ils ne mènent à rien... Qu'ils ne motivent aucuns dissidents à formuler une conclusion à partir de ces constats...

 

Qu'elle est cette "hallucination virtuelle collective" qui voit un Éveil des masses ? Où ? Pour quoi et pourquoi faire ? Un Éveil des masses "magique", puisque qu’aucunes dissidences officielles et emblématiques ne formulent une conclusion qui se veut commune au delà de leurs constats, à peine convergents, et qui permettrait de faire mouvement... Mais ceci n'est qu'un rappel de rappels de rappels, élémentaires, et nous nous répétons. Les dissidents ont la Terreur de la République entre les dents et le bâton du passéisme des "traditionalistes" modernes dans le cul, quelle synthèse!

 

(Nous en profitons pour ajouter et dire que l'exercice d'une Critique positive de la Dissidence est une discipline laborieuse, inconnue, inédite, que pour tenter de synthétiser toutes les idées contradictoires qui sont balancées sans aucunes distinctions, principalement dans les vidéos-conférences relayées par la sphère dissidente et qui se succèdent en formant un ensemble d'idées (puisque nous ne pouvons pas dire que la "Dissidence" produit un retour d'expérience et de réflexions en écriture autours de sa "convergence" alors que cela devrait être l’exercice minimum et primordial pour le militant du quotidien voulant dépasser le stade de l'indignation et qui se détermine comme dissident de près ou de loin), en concepts opératifs (que nous pouvons ensuite articuler dans une réflexion plus globale), tout en faisant face à un désintéressement total de la part de tous ces pseudos-dissidents (de ceux qui parlent de "dissidence" toute la journée, se revendiquent "dissidents", mais qui, pour le dire vulgairement, n'en n'ont rien à foutre de la "Dissidence", de lui donner un corps, de réfléchir sur la "Dissidence" elle-même, en tant que mouvement, censé les passionner, sont incapables d'en donner une simple définition, qui ne comprennent pas, ou font semblant de ne pas comprendre, l'utilité d'une remise en question profonde et d'un débat de fond permanent sur les idées pour qu'un mouvement puisse exister, un mouvement n'est pas une suite, une liste d'idées, tantôt plus ou moins cohérentes entre elles, tantôt radicalement antagonistes, bref, de ceux qui font du secrétariat plutôt que la "révolution" et qui se contentent d'exclure ou d'adouber - sur des critères qui nous semblent plus qu'arbitraires - pour toutes actions dissidentes, qui vont totalement à l'encontre de tout ce que prône la Dissidence dans son ensemble!) pour leur "Dissidence", il faut une certaine patience, nous comptons en année, car d'un côté, nous ne voyons pas, depuis tout ce temps, cette Critique positive s’opérer ailleurs, et de l'autre, nous sommes, nous pouvons maintenant le dire, littéralement boycottés, assez lâchement, par ceux que nous avons toujours soutenu, et que nous continuerons à soutenir car nous ne mélangeons pas tout, car si notre Critique positive de la Dissidence, est maladroite, ou mauvaise, que sa forme déplait, nous aimerions, et nous préfèrerions, la voir s'opérer par des personnes plus compétentes que nous, par tout le monde, et, par commencer les têtes d'affiches de la Dissidence contente d'elle-même elles-mêmes...

 

L'ironie stylistique de notre syncrétisme volontaire des différentes références de la dissidence dans la construction "alambiquée" de nos concepts est un exercice joyeux nous interdisant de sombrer dans certaines rancunes et autres déceptions, affres du sérieux ridicule, nous construisons à partir de la Dissidence, nous faisons se rencontrer, s'entrechoquer, par exemple, Francis Cousin, Jean Parvulesco, Alain Soral, Alexandre Douguine, Phillipe Ploncard d'Assac et Gabriel Adibolfi dans des concaténations incendiaires (ça n'est pas une mince affaire!), du moins nous essayons, nous essayons de synthétiser plus de dix ans de Dissidence qui continue d'courir, mais pour la transcender, notre sympathie, notre pathos autours de l'aventure dissidente, ne doivent pas nous enchaîner à une conformité conforme à la forme du confort moderne, à une nostalgie incapacitante...

 

Ce que nous savons, c'est que cette Critique positive est essentielle. Qu'elle devrait être naturelle. Et que tout le problème est que ne l'est pas. Ça n'est pas un détail.

 

La Liberté d'expression qui consiste à ne donner la parole qu'aux personnes que nous pensons comprendre ou avec qui nous pensons être d'accord est stupide, ou alors calculée, dans les deux cas, sérieusement ridicule.) 

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

à suivre... (Lire la Partie 2)

 

1280px-Chouans.jpg

De la Rentrée républicaine (Partie 2)

 

Nous remettons en ligne ces deux textes écris fin Septembre, si nos souvenirs sont bons, la correction n'étant pas terminée, nous nous excusons pour les fautes orthographiques et les erreurs grammaticales éventuelles, mais les idées n'attendent pas!

 

Soli sol Soli, Soli sol Soralis

 

"Voilà. Et bien ça, par exemple, ça veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même, et pourtant j’ai jamais foutu les pieds dans une salle de classe attention !" François Rollin (Roi Loth d'Orcanie), Kaamelott, Livre III, L’Assemblée des rois (écrit par Alexandre Astier)

 


 

Un digne désespoir porte davantage l’Espérance qu'un espoir indigné.

 

Dans le post-libéralisme paradigmatique, qui est l'état mondial et présent de la dialectique du Capitalisme trois fois libéral, la matrice du logos post-moderne, le système-monde de la Marchandise triomphante en mouvement d'asservissement de l'être, l'entreprise révolutionnaire "matérialiste" visant à réaliser un nouvel espace d'autonomie économique alternative, une marchandise subversive, pour "résister" au système économique global de la dette et de la croissance exponentielle (sans transformer, au préalable, le paradigme mental du Cerveau collectif prérévolutionnaire - sa vision de l'économie et de l'économisme -, par la voie théorique, pratique et critique d'une philosophie-politique radicale - radicalement opposée à l'économisme systémique - capable de transcender la "convergence dissidente" en un mouvement à par entière, historique, et, en imaginant pouvoir rivaliser financièrement avec le Libéralisme triomphant, son paradigme économique, ses règles et ses "milliards de milliards", en l'état et sur le terrain de la disputation supranationale interne sur la gestion globale de la Marchandise entre princes du Mondialisme, en reproduisant les mêmes modèles et en appliquant les mêmes logiques commerciales, financèrent et lobbyistes - et tout ça pour gagner, en réalité, le droit de participer à cette disputation, alors qu'il nous faut être dans l'optique de détruire symboliquement les instances supranationales qui représentent le centre de cette disputation -,  mais à des échelles atomisées, pour orienter la dialectique du Capital en mouvement quand il nous faut la détruire ?), est plus que discutable, vision utopique et euphorisante de la Dissidence mainstream des groupes reptiliens à mentalité primitive d'une Dissidence messianique.

 

Elle est plus que discutable, non seulement en terme de tactique, de stratégie et de logique générale, de ligne éditoriale,  sur base d'un logiciel dissident minimal (en effet, un des seuls marqueurs de "vérité" que nous reconnaissons est la cohérence, mais il est difficile d'affirmer ou d'infirmer la cohérence d'un mouvement sans qu'un logiciel minimum commun soit partagé par les acteurs de ce mouvement de convergences, et nous ne parlons pas des critères négatifs de rassemblement, on est anti-ça et/ou on est contre-ça, de partager certains constats, non, nous parlons de l'étape suivante, que nous attendons, qui consiste à établir des conclusions et de se rassembler pour, autours d'un logiciel, d'un logiciel cohérent avec l'aventure dissidente du XXième siècle), mais également en terme de réalisation possibiliste d'une logistique opérative par ce biais. Une alter-économie peut exister, un nouvel habillage de la Marchandise est toujours possible, elle est même souhaitable et est encouragée par la dialectique du Capital en mouvement, mais cette autre, cette nouvelle i-conomie alternative de la Dissidence mainstream et des multitudes connectées, ne peut être, dans le contexte actuel de l'Usure comme règle, qu'une continuation de l'aliénation capitaliste et systémique, comment pouvons-nous combattre le "système" en nourrissant le flux unique de la pourriture marchande ? Sans compter qu'une certaine atomisation nécessaire (du Localisme au Glocalisme) pour accéder à cette économie alternative va précisément dans le sens de la régionalisation mondialiste actuellement organisée par l'UE (pour cacher les "Res Publica" de l'Europe européenne), peut-être même au-delà encore.

 

Ce qui nous inquiète c'est l'abandon du terrain social par la Dissidence, elle ne l'a jamais vraiment investi. C'est notre point faible, l'action sociale et la solidarité populaire, quasi inexistantes dans les préoccupations métapolitiques des dissidences, tout pour la réinformation et la présence virtuelle narcissique. Nous rappelons que ponctuellement, ER et d'autres apportent des aides financières et juridiques significatives sur des dossiers précis et délicats (affaire Bourarach), et que, par exemple, La Dissidence Française organise régulièrement des maraudes populaires. Cette expérience de l'action sociale manque cruellement à la Dissidence et plusieurs personnes nous ont adressé cette remarque ces dix dernières années... En effet comment préparer le terrain sans l'occuper ? La Dissidence doit aller à la rencontre des invisibles de la république. Son absence est remarquée, et oui, il n'y a pas que Paris et Marseille, Lyon et Bruxelles. Il n'y a pas que la réinformation, internet, les vidéos-conférences et le monde des commentaires. 

 

Une mutualité solidariste et urgentiste, une œuvre hospitalière, un "syndicat" de toutes les dissidences - et aujourd'hui de tous les "frondeurs" d'une certaine Dissidence mainstream et de son ronron néo-souverainiste - pourrait être une idée de redistribution utile et non-mercantile cohérente avec l'idée de "dissidence" (qui ne capitalise et ne finance rien mais "vient en aide" ou aide à réaliser des projets supérieurs de réappropriation de l'espace culturelle et identitaire symbolique) : de contre-mouvement au mouvement internationale de la subversion mondialiste.

 

(Un cas d'école : cette mutualité pourrait donner la garantie à Alain Soral (et à d'autres) d'être épaulé, sans conditions et sans polémiques, comme n'importe quelle personne inscrite, dans le règlement des amendes importantes auxquelles il s'attend si il venait à perdre ses procès en cours (puisque pour résumer, Alain Soral, Dieudonné et quelques autres subissent depuis quelques années des offensives sur tous les fronts de la part du système, pour nous tous, il faut le reconnaître, et nous pensons que ces logiques de harcèlements judiciaires, économiques et médiatiques vont s'étendre aux militants du quotidien, c'est déjà le cas dans de nombreuses affaires), et pourrait lui permettre de ne pas être obligé de rentrer dans certaines logiques d'argent inévitables à une certaine échelle de combat. Sans cette esprit de solidarité (dans un échange non-mercantile), nous ne pouvons reprocher à quiconque de vouloir survivre économiquement. Cela dit, les logiques économiques et financières individualistes subtilement imposées par le système de l'Usure, peu importe les bonnes intentions qui les portent, sont contre-productives, pour Alain Soral et Dieudonné eux-mêmes, pour les combats qu'ils portent, on ne peut pas gagner contre la Marchandise en courant derrière elle, et courir devant c'est dépasser sa logique et non essayer d'être plus performant qu'elle sur son propre champ de course dont elle a façonné la réalité, dont elle est la matrice... Retourner la victoire du Capitalisme était la stratégie de tous les soixante-huitards qui ont tout trahi, ça n'a pas fonctionné! Lire ici Liste des procès en cours impliquant Alain Soral et Égalité & Réconciliation.)

 

La stratégie de guerre économique prônée, et proposée - nous pensons à l'ananassurance - par défaut, par les avants-gardes de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, et basée sur le merchandising de l'imagerie dissidente (et de son spectacle), la perspective de la création d'une assurance dissidente et d'une banque alternative, la capitalisation du corps dissident  et la commercialisation de produits superflus, la création d'un parti politique, pour accomplir la radicalité critique du Fétichisme de la Marchandise et de la Société du Spectacle, est une stratégie, qui à nos yeux ouverts, reflète ce qui constitue la brique élémentaire de l'étrange défaite anthologique des insurrections authentiques contre l'Argent, la Marchandise, la Banque et l'Usure : contre le Capitalisme-libéral, c'est d'accepter et de jouer avec les règles du "système", règles qu'il impose mais qu'il ne respect même pas lui-même, parce qu'elles ne sont pas faites pour ça, elles sont faites pour que nous ne puissions que perdre, à tous les coups, elles sont un discours, un ronron, un système éducatif... Le clivage le plus important, remarquable, qui est peut-être le seul existant, déterminant, et dont nous devrions faire un débat majeur, est le clivage entre ceux qui pensent que c'est les Idées qui font le monde et ceux qui pensent que c'est l’Économie qui le fait. Nous ne parlons pas et ne sommes pas de ceux qui pensent que les Idées peuvent orienter l’Économie, car, dans ce cas, les Idées sont toujours au service de l’Économie. Nous sommes de ceux qui pensent que les Idées doivent soumettre l’Économie, de ceux qui pensent que l'on gouverne avec des Idées et pas avec de la comptabilité. Nous ne pouvons pas compter sur ceux qui défendent plus leur argent que leurs idées, voilà notre sens de l'économie.

 

Les néo-souverainistes sont de ceux qui pensent que c'est l’Économie qui fait le monde, les Idées, et leurs grands principes "gaullo-communistes" sur le retour, ne leur servant finalement que de décorum, de "tradition", que de justifications de leurs ex-futurs choix économiques alter-libéraux, de leurs visions légalistes, institutionnelles et constitutionnelles de l'économie sociale, il ne s'agit pas de philosophie-politique, mais d'organisation politique, de mécanique pure, cette vision n'est ni révolutionnaire, ni traditionaliste, ni une synthèse des deux, le néo-souverainisme est une tendance anti-mondialiste du mondialisme, et cette branche idéologique du mondialisme subtil permet de maintenir l'illusion de l'existence de l'état-nation westphalien et du patriotisme socio-économique qui empêche les peuples de se diriger vers une réelle Révolte anthropologique, de persévérer vers la Révolution traditionaliste .          

 

Il nous faut trouver, retrouver, des moyens organisationnels - un ordre naturel - qui nous évitent absolument de nourrir les flux et de suivre la logique monstrueuse de la dialectique du Capital en mouvement dans notre entreprise révolutionnaire. Et il faut faire cela en dépassant les notions d'alternative, de décroissance et de troc 2.0, ainsi que les perspectives d’établissements de monnaies alternatives et/ou virtuelles, notamment les monnaies étalonnées sur la valeur Temps, pour des raisons alchimiquement philosophiques, certes, mais également parce que ces logiques de rémunérations alternatives du temps de travail par le temps de travail d'un tiers sans passer par l'argent restent un échange capitaliste (qui ignore toujours le facteur de la dépense énergétique réelle dans cette équation),  et, qu'à terme, elles aideront à déforcer les ex-futures monnaies nationales européennes et/ou l'euro européen (même si cet outils monétaire est mal utilisé) aux profits du dollar... Au-delà de ces considérations, nous croyons que nous avons dépassé le stade de ce genre de réflexions, depuis longtemps déjà.

 

Nous avons besoin de "Chevaliers"

 

La logistique doit suivre, spontanément, ceci constituant la preuve la plus tangible de l'existence métapolitique d'un mouvement organique légitimement naturel de retour à l'être, d'ailleurs, Alain Soral - nous prenons Alain Soral en exemple en tant que personnage emblématique de la Dissidence connu par tous - devrait peut-être, selon nous, faire davantage confiance à ceux qui, depuis longtemps, comme nous, l'écoutent... Il serait en effet honteux d'abandonner le soldat Soral en raz-campagne, peu importe les différentes évolutions d'ER - qui sont le fruit d'évènements, pas de l'unique volonté d'Alain Soral - et les désaccords, parfois et de plus en plus profonds, entre une certaine vision "radicale" et "traditionaliste" de la "dissidence" et de la "révolution", et le ronron néo-souverainiste. Il nous parait évident que si demain Alain Soral devait faire face à une déferlante d'amendes qui remettrait en question son existence métapolitique, notre don serait spontané, ce qui ne doit pas nous empêcher, au contraire, de critiquer l'illusion, véhiculée par la Dissidence mainstream, qu'une autonomie économique alternative et parallèle aux flux mainstream de la Marchandise en mouvement est possible. Il n'est pas nécessaire de faire du racket émotionnel, de spéculer sur la façon économique qu'un dissident aura d'être reconnaissant et solidaire en temps voulu...

 

Notre mouvement doit être à la fois :

 

Anti-avantgardiste, parce qu'il est pour le non-contrôle et la non-organisation de l'incendie insurrectionnel européen qui vient et qui annoncera l’Hiver du Capitalisme (nous ne cherchons pas à participer, à récupérer, à canaliser l'incendie mais à nous préparer au baptême du feu et à souffler sur les braises ardentes de l'Incendium Amoris).

 

Remigrationniste, au sens que Laurent Ozon donne au concept de "remigration". Nous ne pouvons développer cette idée essentielle (sur laquelle nous serons amener à nous mettre d'accord, un jour ou l'autre, que nous soyons réceptifs ou rétifs à cette idée) plus en avant dans cet article, nous vous renvoyons, dans un premier temps, aux deux émissions consacrées à ce sujet sur Méridien Zéro.

 

Abstentionniste, une abstention hyperactive contre les partis politiques, leurs polices, les lobbys qui les financent, les loges qui les adoubent et leurs troupes d'occupations mentales, parce qu'il est pour la Communauté de l'être et veut détruire la Société spectaliste et spéculative de l'avoir (à ce titre, nous pourrions proposer l'idée d'une unité politique anti-partis qui se présente pour appeler à ne plus votez : Ne Votez Plus!, et à par exemple, rétablir les communaux dont parle Francis Cousin, comme seul et unique programme, localement inter-nationale, pour commencer...).

 

Radicalement anticapitaliste (Avant Marx!), parce qu'il est... Traditionaliste!

 

Nous consacrerons, tôt ou tard, c'est ardu, une "réponse" plus complète à la pensée complexe de Francis Cousin, dont le constat "matérialiste"  sur ce qu'est la dialectique du Capital et de la Marchandise en mouvement nous semble être solide et davantage si nous la couplons au concept "métaphysique" de post-libéralisme paradigmatique d'Alexandre Douguine.

 

Mais ce qui nous différencie radicalement et apriori du Communisme primordial de Francis Cousin c'est, encore une fois, sa vision évolutionniste et progressiste du monde, et donc sa confusion darwiniste entre l'homme primitif et l'homme primordial.

 

Francis Cousin veut restaurer la communauté de l'être archaïque par un saut chronologique dans le Temps linéaire du matérialisme historique.

 

Nous ne voulons rien restaurer.

 

La communauté primordiale de l' "être sacral toujours et intérieurement déjà présent" est l'aventure, la quête de l'individu fragmenté, du dividuum moderne qui, par la Tradition  du retrouvement alchimique de la Lumière principielle en lui, acquiert la volonté de recouvrir la totalité de son être en s'inscrivant en son Temps qualifié (sans opérer de saut chronologique), par l'action Héroïque, solaire et christique, les deux pieds ancrés dans son cycle, car, nous insistons, la Tradition primordiale n'est pas le passé sans cesse réincarné et ne produit pas de "conservatisme" (ou de "communisme"), le plus radical et primitif soit-il. La Tradition n'est pas une nostalgie incapacitante du passé pré-historique et de l'archaïsme édénique.

 

Ainsi, nous reconnaissons l'origine toute moderne de son incompréhension de la fonction sacrale et divine de la trifonctionnalité insurrectionnelle "indo-européenne" dans l'involution, la chute de l'Homme total et de la Communauté primordiale de l'être radical, l'utilité de repasser par ce mode organisationnel pour combattre l'Empire globale, son possible retour ontologique par le triple exercice d'une trifonctionnalité traditionnelle de combat, et organisationnelle de la Civilisation à l'aube des Grands Temps, vu comme une œuvre alchimique complète vers l'être retrouvé en la Lumière cosmique primordiale de l'esprit intérieur, de la race intérieure, de l'Imperium intérieur, car, il nous faut tout de même prendre en compte les réalités géopolitiques, le thème de la Puissance, la velléité  unipolaire et uniformisante de l'ennemi unique, et, d'une certaine hégémonie représentative de la dialectique du Capital (Ordo ab Chaos ou Tabula Rasa, quel choix!) qui, selon nous (et ceci nous différencie également de Francis Cousin), ne va pas, uniquement et exclusivement, seule, comme par magie mécaniciste d'une technocratie des rouages savants... Si d'un point de vue systémique il est parfaitement juste que les lobbys sont des immanences de la dialectique du Capital, du point de vue de notre quotidien et dans les faits, ils nous enlèvent littéralement et physiquement le pain de la bouche, le font en conscience, incarnent volontairement cette logique froidement mécanique, ricanent, profitent et jouissent de ce despotisme de la Marchandise, nous ne pouvons l'ignorer, ne nous demandez pas de lutter contre des fantômes, des concepts anonymes et agissant seuls, des moulins-à-vent, de toutes façons, ils se dressent factuellement contre nous, nous ne sommes contre personne, c'est les polices et les élites de la Société spectaliste de la Marchandise totalitaire qui veulent notre peau, il y en a dans le mainstream politico-médiatique mais également dans la "Dissidence", et ils défendent indéfectiblement la Marchandise... C'est pour cela que nous combattons les effets, les causes et les conséquences, que nous essayons de combattre sur tous les fronts, de défendre chaque espace de vérité, la division des "luttes" et la "parcellarisation" des responsabilités, nous la refusons, c'est la dialectique même du Capital.

 

Eurasiste (et Européen!), c'est tout le sens de notre blogue, nous espérons que vous avez déjà lu, ou que vous lirez, les articles que nous avons consacré à l'Eurasisme comme Quatrième théorie politique française et européenne. Comme nous espérons que vous consultez régulièrement la plateforme multilingue The Fourth Political Theory (à défaut de développements métapolitiques d'un Eurasisme français et européen dans les "dissidences françaises") d'Alexandre Douguine...

 

Notre mouvement, si il veut devenir opératif, doit  en finir avec la Réinformation mortifère et le Complotisme compulsif, mais nous en avons déjà largement parlé...

 

Nous devons utiliser internet autrement. Nous pensons qu'à terme nous devrons quitter intégralement internet pour rejoindre le pays réel de la radicalité vivante, La France contre les robots, nous pouvons dés à présent et sans regrets quitter facebook et les réseaux sociaux des faux amis, le monde des commentaires, cette entreprise de fichages, en quelque sorte, nous devons utiliser internet pour inciter à quitter la virtualité de la web-dissidence, il faut détruire le mythe incapacitant du réenchantement par internet, nous devons, pour le moment, continuer à utiliser internet pour communiquer, certes, mais nous devons, surtout et en priorité, en profiter pour dépasser le stade d'un établissement perpétuel d'un constat de faillite flottant au grès des vents idéologiques du moment, nous devons établir une conclusion, une synthèse radicale, une philosophie-politique insurrectionnelle et incendiaire, un point final, et stopper le délire narcissique et gauchiste de cette convergence stérile qui doit muter (où duquel doit se détacher) en un mouvement métapolitique authentiquement révolutionnaire, ou disparaitre, en effet, la convergence dissidente de l'après 11 Septembre 2001 a fait son temps, nous sommes réinformer, nous avons assez d'arguments, les archives n'ont pas disparues pour ceux qui entrent en dissidence et ils peuvent nous rattraper, nous pouvons avancer, nous ne devons pas tout refaire et tout recommencer, faire marche arrière, nous justifier éternellement de nos choix philosophiques, à chaque fois qu'un "individu" entre en dissidence...

 

Ce que nous constatons est clair, net et précis, nous assistons à une "regauchisation droitarde" de la Dissidence de la gestion alternative de la Marchandise et de l'organisation subversive du Spectacle, on y "vend" tout et son contraire, cosmopolitisme, antisionisme, métissage, remigration, multiculturalisme, réenracinement, lobbyisme communautaire, patriotisme, antiracisme, remplacement de population, antifascisme, national-socialisme, égalitarisme, tribalisme, rap, anticapitalisme, libéralisme, catholicisme, évolutionnisme, traditionalisme, progressisme, conservatisme, bref, vous l'aurez comprit, il en faut un peu pour tout le monde pour créer un mainstream commercialement pérenne, un syncrétisme entre la République et la France est impossible, et ne peut faire synthèse, choisit ton camp camarade! 


 

Visages pâles ? Nous vous laissons apprécier l'essence du néo-souverainisme en chanson, petit gaullisme anachronique, altermondialisme 2.0, patriotisme de papiers et de CDI, républicanisme banlieusard, laïcisme messianique, démocratie du remplacement, Nationalisme hésitant... Mais nous n'avons certainement pas saisit le message de réconciliation ?

 

"Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme." René Guénon, Orient et Occident

 

La Réponse sera métapolitique !

 N.Pendragon

 

à suivre...

 

800px-Embuscade_de_Chouans_à_la_bataille_de_La_Gravelle_(1793).jpg