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23/12/2014

De la réconciliation nationale : Lettre ouverte à Laurent Louis

 

Lettre initialement écrite en 2013.

 

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« Concernant la nouvelle mode Orwelliste qui voit tout les thuriféraires du spectacle critique faire aujourd'hui obstacle massif à une véritable critique du spectacle de la marchandise en tant que telle, il convient sans cesse de rappeler que la décence commune, la réputée common decency (comme cœur radical de toute protestation humaine contre l'inhumain) sur laquelle insiste avec tant de justesse Orwel est, pour paraphraser Marx, d'abord et avant tout une activité pratique-critique puisque la discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est d'emblée et purement la scolastique de l'illusoire. » Francis Cousin, L’Être contre l'avoir, p.14, aux éditions Le Retour aux Sources

 

Monsieur le Député, Cher Laurent Louis,

 

La réconciliation nationale - concept développé par Alain Soral et que vous reprenez -, est une question inévitable au sein de la dissidence et des milieux patriotes.

 

« Seul le nationalisme possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative économique et sociale (...) à la déferlante mondialiste et ultra libérale. Je pense que si Marx était vivant aujourd'hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen, (...) le Front national, qui agrège des ouvriers, des petits patrons, des artisans est le parti du peuple et porte l'esprit de la Commune. » Alain Soral

 

Mais la réconciliation nationale ne s'impose pas, c'est une adhésion, et nous sentons un étiolement, une frilosité grandissante vis-à-vis de ce concept métapolitique.

 

La raison est simple. Suite à l'abandon progressif du modèle dit  français de l'assimilation - ou en tout cas d'une certaine intégration -, la proposition d'un patriotisme français trans-courant - également développé par Alain Soral comme alternative à l'assimilation ou au communautarisme et que vous souhaitez décliner en Belgique - ne semble pas trouver sa place et la laisse, par défaut, au modèle dit anglo-saxon, atlanto-sioniste, de séparation, de lobbyisme communautaire et de suprémacisme réactionnaire, paradoxe du multiculturalisme, ce qui nous apparaît être partiellement accepté temporairement par le concepteur même de la réconciliation nationale ; accélération oblige -, motivée par le patriotisme transcourant comme modèle théorique d'intégration à la nation (Quelle nation ?) - sans explications de fond sur ce changement de cap décisif du bateau dissidence face à la tempête du réel. Nous remarquons tout de même une volonté de nous apporter des réponses pour que nous puissions tirer notre épingle du jeu dans cette nouvelle configuration à travers quelques commentaires du président d’Égalité & Réconciliation dans ses entretiens du mois, mais pour le moment l'analyse pratique-critique du phénomène reste partielle malgré son importance. Nous n'imputons pas ce phénomène au seul Alain Soral et à son association - phénomène que nous ne désignons pas comme un échec, sur lequel il est difficile d'avoir une prise et de ne pas la lâcher, mais que nous expliquons par l'absence d'une voie philosophique et politique propre à la dissidence -, mais à l'ensemble de la dissidence, nous en sommes tous responsables, le manque de travail des militants explique cette déréliction.

 

Nous pensons que le choix par défaut du modèle communautariste - multiculturalisme, cosmopolitisme, séparation des autochtones et des allochtones sur un même sol - et du peu de résistance générale à son encontre ne peut qu’entraîner davantage de divisions et d'incompréhensions au sein de la mouvance, qu'il n'est pas possible par cette voie moderne et imposée de sortir des logiques de victimisation, de culpabilisation et de repentances éternelles.

 

Nous avons conscience de la réalité des tensions communautaires qui induit cette situation et qui échappe aux individus de bonne volonté. Ce que nous contestons, c'est une absence de radicalité dans le refus de cette nouvelle configuration orwellienne, et par extension la primauté de la dimension civilisationnelle et anthropologique intrinsèque à notre combat, notre autodétermination dans ce combat étant sans comparaisons et sans commune mesure avec l'autodétermination des autres civilisations - « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Charles de Gaulle -, ce que nous réfutons c'est que ce choix par défaut rend impossible une réconciliation nationale, qui, nous pensons, passe nécessairement par le patriotisme français - ou Belge en l’occurrence, en tout cas Européen. Il faudrait que les wallons aient une conscience nationale qui serait difficile à démontrer, ils ont une conscience régionale, mais le concept nationaliste reste vague dans notre cher pays.

 

La réconciliation nationale ne peut naître que d'une volonté profonde, et d'abord individuelle, de radicalité, d'équité dans cette radicalité, d'enracinement dans notre radicalité, et si nous observons un recul du concept de réconciliation nationale au sein même de la dissidence en France, ainsi que nous pouvons observé un recul du concept de contre-révolution et un retour progressif à l'arc républicain par la massification de la dissidence, c'est que la dissidence n'a toujours pas défini sa propre radicalité, sa propre direction révolutionnaire, sa propre voie, en effet, la dissidence est orpheline d'une théorie, d'une philosophie politique, elle se maintient dans un rôle de constat et de relais - positif mais passif, qui peut devenir contre-productif - de toutes les formes de contestations non-conformes à la forme de la démocratie de marché et d'opinion, tout en s'appuyant sur son fonctionnement, ou son dysfonctionnement, pour exister, mais n'annonce pas de convergences significatives entre les différents courants qui la traversent vers des alliances objectives - L'Alliance des dissidence et le Front de la Foi -, alliances qui permettraient de pouvoir résister à ce modèle anglo-saxon et de promouvoir un nouveau modèle européen en matière d'intégration.

 

La dissidence, sans voie propre, sans horizon philosophique et politique précis, réfléchit toujours à l'intérieur du système, de ce fait, sans autre référence et sans autre imaginaire que les théories politiques du XXème siècle, elle ne participe qu'au débat interne au paradigme libéral sur la gestion du libéralisme entre libéraux, ou éventuellement, à la critique de cette gestion, et non à une réflexion authentiquement antilibérale et anticapitaliste qui doit se penser, sur la question complexe de la réconciliation nationale, hors des balises systémiques de l'assimilation et de la séparation sur un même sol, le communautarisme, et hors des critères de l'égalitarisme moderne, puisque le seul clivage réel sur la question identitaire et communautaire, du choc des civilisations aux guerres de religions, est la question de l'immigration de masse - du déracinement comme mode de destruction de la conscience, qu'elle soit de classe, ethnique, culturelle ou spirituelle -, de comment l'arrêter, et non, de comment la gérer, refuser de la permettre par tiédeur, paternalisme ou autres calculs politiques, alors que les immigrés sont les premières victimes de l'immigration.

 

Toutes les portions du peuple sont touchées, ouvriers/petits patrons, d'origine étrangère/de souche, voir les deux pour les métisses, et nous appelons tous les patriotes intègres et intégraux, qui sont radicalement contre cette immigration de masse comme arme de destruction de la conscience de classe intrinsèque et originaire de la civilisation européenne, et qui ont vocation à dialoguer et à lutter côte-à-côte à un degré supérieur du combat anticapitaliste.

 

Cependant, ne nous leurrons pas, nous pensons en espérant nous tromper, aux vues de nos observations assidues et curieuses de la mouvance dans une optique d'auto-critique militante propre à nourrir un mouvement, que peu de nos compatriotes d'origines extra-européennes s’autoriseront l'accès à la radicalité dissidente et au patriotisme qui en découle par nature, comme peu comprendront notre devoir d'autodétermination dans la défense de notre civilisation et dans la hiérarchisation des critères qui déterminent notre civilisation en tant que patriote alors que la compréhension de la dimension anthropologique est récente pour la plupart des dissidents dans cette Europe en dormition, colonisée par l'Occident.

 

Même dans la configuration idéale de l’application d'un patriotisme national trans-courant  par tous les dissidents, il n'est pas évident de rassembler, et ce de manière spontanée, les dissidents de souche des milieux nationalistes, les radicaux, traditionalistes et les dissidents mixtes  néo-patriotes sous une même bannière, surtout quand l'inconséquence de certains militants - car, sauve votre respect autant que vous en accordé à vos compatriotes dissidents Monsieur le député, vous n'êtes qu'un militant fraîchement arrivé dans la mouvance même si vous bénéficiez d'une indulgente exposition de par votre statut hasardeux de parlementaire (ce qui est par définition rare dans la dissidence) mais n'octroie aucune légitimité automatique et autoproclamée en matière d'analyse critique-pratique opérative au service de la mouvance qui va bien au delà que du glissage de quelques quenelles et de la témérité - entretient tous les mythes de l'antiracisme institutionnel qui empêche l'antiracisme intégral, l'anticapitalisme radical et une dissidence totale.

 

Pourtant, même en dehors de toutes considérations sur les sensibilités, sur le pathos de chacun sur la question identitaire, dans une vision pragmatique de la chose révolutionnaire et du Que faire ?, la réconciliation nationale, apparaît comme le seul vecteur d'une victoire possible, la première étape, transcendée par le Front de la Foi, contre le capitalisme apatride et le libéralisme cosmopolite.

 

L'allégorie pratique de cette réconciliation nationale n'est pas le conte de fées du mariage entre l'identitaire et la beurette - dans leurs formes extrêmes et caricaturales -, mais la juste reconnaissance de la beurette que cet identitaire, certes maladroit dans l'expression parfois folklorique de sa crise anthropologique, dévastatrice, souhaite en son fort intérieur défendre son lignage ethnique et son héritage culturel, sa terre, comme les autres peuples, et la juste reconnaissance de l'identitaire que cette beurette née en France, parlant français, pensant français, vivant français et ne s'imaginant qu'en France, parfois maladroite dans sa perception du français de souche et de sa propre identité après des années d'antiracisme institutionnel, de rap, de PS, mais qui comprend que la question de l'immigration de masse la touche elle en première instance, est une française à part entière, qui souhaite équitablement défendre sa terre. La réconciliation nationale ne se théorise qu'à travers le juste milieu grec, l'humanisme chrétien - la doctrine sociale catholique - et l'irréductibilité gauloise, l'insoumission celte, la bravoure belge.

 

Il n'est pas question ici de négocier, de faire des compromis avec ceux qui refusent de combattre l'immigration de masse par humanisme franc-maçon et de défendre la civilisation européenne par multiculturalisme noahide, une immigration capitaliste et libérale, mais de comprendre pour l’efficience de notre combat, que notre radicalité contre le Fétichisme de la marchandise et la Société du Spectacle ne doit pas nous entraîner à adorer des idéologies politiques modernes et déchues, et, une seconde fois, de sombrer dans l’atmosphère d'une étrange défaite en laternance. Nous n'oublions pas dans cette analyse les questions de l'américanisation de notre société, du rapport à la religion - à la théologie politique - et du remplacement de population que nous intégrons depuis peu dans notre réflexion mais qui parait de plus en plus évident.

 

Ni assimilation, ni séparation, nous combattrons toujours et fermement tout lobbyisme communautaire, il n'y a qu'une identité primordiale en France et c'est l'identité française, et donc qu'une seule communauté, celle des français. Et si la dissidence devient communautariste et se définit majoritairement comme telle, nous combattrons la dissidence. Le racisme anti-blanc, l'islamophobie primaire, l'anticléricalisme républicain, le laïcisme, le lobbyisme communautaire, le chantage à l'antisémitisme, l'anathème de l'accusation en fachisme, participent de la même logique de division des peuples enracinés par le Libéralisme triomphant, d'une philosophie des Lumières et du progrès contre celle du côté obscur de la Force et de la Tradition... Les communautarismes - et autres faux clivages - ne servent qu'à cacher cette guerre, la seule guerre, la guerre spirituelle et philosophique, entre la communauté de l’être et celle du non-être, celle de la contre-initiation, de l'anti-monde, de l'indistinction.

 

Aujourd'hui, la question identitaire doit disparaître des polémiques virtuelles stériles auxquelles nous assistons sur les réseaux sociaux et resurgir sereinement dans le débat public, dans le monde réel, elle doit réapparaître à travers la question sur un Conseil National de la Dissidence - alternative européenne au concept de CNR 2.0 de l'UPR -, et nous combattrons avec tous nos compatriotes européens et tous les camarades anticapitalistes qui se définissent et agissent comme tels, sans nous laisser berner par les patriotes en carton, les trolls identitaires et autres nationalistes atlanto-sionistes sur lesquels nous ne pouvons, ne devons et ne comptons pas sur le terrain du réel, mais en voyant sur qui nous pouvons réellement compter sur le terrain des valeurs, loin des sursauts de fierté pixelisés et des promesses facebookiennes de Reconquista, de Grand Soir ou de Djihad, en somme de vengeance, de vengeance tribale, exact contraire à la réconciliation nationale et à la Tradition.

 

Les dissidents européens d'origines étrangères et métisses qui souhaitent la réconciliation nationale - dans et pour leurs pays respectifs au sein de l’Europe -, n'ont de choix que d'aller vers les milieux authentiquement dissidents, forcément nationalistes, traditionalistes et anticapitalistes, d'eux-mêmes, naturellement. De refuser ce que tout nationaliste refuserait. Il serait paternaliste d'ordonner davantage et d'expliquer à nos camarades le bien fondé de cette démarche qui doit être bien comprise et sincèrement entreprise pour faire sens. Les milieux du nationalisme et du socialisme révolutionnaire européen, qui se différencient sensiblement de la dissidence de par leur radicalité sur la question ethnique, seront-ils près à accueillir TOUS les patriotes conséquents dans leurs structures révolutionnaires ? Les milieux dissidents qui se différencient légèrement des milieux nationalistes non-conformes par l'absence d'une philosophie politique précise dans leur militantisme - mais en construction dans certaines avant-gardes et notamment sous les traits de la Quatrième théorie politique d'Alexandre Douguine -, sauront-ils accepter cette radicalité sur la question raciale ? Là est l'enjeu de la réconciliation nationale, sur la question concrète de la rencontre et de ses limites. Du Front de la Foi et de l’inter-national.

 

La dissidence - sans développer, théoriser et mettre rapidement en mouvement une philosophie politique qui permet de regarder le Libéralisme triomphant droit dans les yeux -, ne peut pas anticiper et donc résoudre les dilemmes en germe dans une tentative effective de réconciliation nationale - comme pré-requis à la formation d'un Conseil National de la Dissidence quand le moment sera venu. En réalité, la dissidence n'a pas d'identité politique, du moins, elle ne l'exprime pas clairement. La question de la réconciliation nationale est intiment liée à la définition définitive que nous donnerons au corpus dissident européen du XXIème siècle. A l’œuvre !

 

Nous pouvons combattre radicalement le mondialisme et réduire les effets négatifs de la mondialisation, par un protectionnisme intelligent, par exemple, mais nous ne pouvons pas demander sérieusement à tous les fils d'immigrés, nés en France, de deuxième ou de troisième génération, d'opter pour le retour aux pays des ancêtres, pour la solution Kemi Seba - que nous respectons, soutenons et écoutons avec attention -, qui n'a aucun sens pour beaucoup d'entre eux et qui n'est pas la finalité de la réconciliation nationale, concept central de la dissidence, toujours invoquée mais techniquement abandonnée par la dissidence. Comme nous ne pouvons pas demander à la civilisation européenne en dormition davantage de repentance, de tolérance, de bienveillance, de silence sur ses craintes légitimes liées à sa perte d'identité, et du remplacement ethnique de sa population par l'arme capitaliste d'immigration massive. Partout ailleurs sur notre chère planète, la question ne se pose pas et les nations défendent profondément leur socle culturel et identitaire commun, alors qu'en France on se pose la question de Qu'est-ce que l'identité nationale ? concluant que c'est une question intrinsèquement raciste.

 

Les tensions communautaires atteignant des seuils de tolérance proche du zéro un peu partout en Europe, le coup d'état économique mondial et le choix de l'austérité des élites amplifiant ce phénomène, nous ne nous attendons pas à des miracles sur commande et à une réconciliation nationale instantanée, mais nous aurons la volonté de privilégier jusqu'à la fin la stratégie de l'évitement d'une guerre, qu'elle soit civile, de type révolution colorée et/ou d'échelle internationale, bien que nous comprenons ne pas avoir le choix, l'évitement est un état d'esprit et une méthode - ce qui est déjà le cas d'un point de vue économique, mais aussi d'un point de vue africain, sud américain et asiatique, orientale, eurasiatique, avec les différentes agressions humanitaires atlantistes que nous pouvons observer depuis... le Vietnam ?

 

Dans cette Stratégie de l’Évitement, nous nous devons d'être exemplaires dans nos positions et radicalement neutres dans nos définitions - au sens de juste milieu grec et pas de la tiédeur bobo -, nous ne pouvons pas forcer la main de nos compatriotes, ni leur faire du chantage droitdelhommiste, ni un procès d'intention en gauchisme déguisé, nous ne pouvons pas les obliger à adhérer à des partis, mouvements, associations, peu importe l'expression militante et politique, à connotation communautariste ou égalitariste, ne serait-ce qu'infime, qui de par cette aspect de lobbyisme communautaire et déviance universalisante, est parfois lié à l'expression d'un prosélytisme religieux pouvant induire un certain moralisme - moralisme qui est par essence apolitique, la morale en politique n'est que la démonstration de sa propre éthique sur le long terme, peu importe d'où provient son inspiration, et ce moralisme rendant la politique incantatoire, stérile -, ou à des intérêts géopolitiques extérieurs à la nation, ou aux intérêts du patronat souhaitant diviser les salariés, ou au service de l'antiracisme institutionnel et du multiculturalisme mondialiste, ou encore aux ordres de sphères contre-initiatiques liées à tout cela à la fois. C'est précisément pour cela que la dissidence a émergé comme une île au large des Açores, que son régime et sa philosophie politique doivent être impérativement théorisés pour qu'elle soit totalement comprise et définitivement définie. La dissidence est parti, mouvement, association, elle est par définition l'idéologie du dissident, son corpus politique, sa forme de militantisme.

 

Il faut bien s'entendre sur le mot dissidence, nous pensons qu'aujourd'hui le terme dissident évoque une position qui est, par essence et par définition, au moins deux choses :

 

anticapitaliste - c'est-à-dire radicalement opposé au libéralisme paradigmatique - le spectacle de la marchandise en mouvement ou post-libéralisme -, son émanation géopolitique qu’est le Mondialisme et sa mystique messianique qu'est le Sionisme.

 

- transcourant - c'est-à-dire ni de gauche, ni de droite, ni des religions, mais du Social, du National et de la Tradition.

 

« Nous avons donc besoin d’unir la Droite, la Gauche et les religions dans le combat commun contre l’ennemi commun. La justice sociale, la souveraineté nationale et les valeurs traditionnelles sont les trois principes d’une telle idéologie. Ce n’est pas facile de mettre tout cela ensemble. Mais nous devons essayer si nous voulons surpasser l’adversaire. »

Global Revolutionary Alliance (G.R.A), extrait du texte Contre le monde postmoderne

 

Les dissidences n'ont donc pas vocation à être des appendices sorciers de la République mondiale en expansion et en mouvement, de la démocratie, des droits de l'homme et de l'antiracisme institutionnelle: de ses antifas, des médias soumis à la triple idéologie libérale et autres idiots utiles du culte progrès, de leurs accusations dogmatiques en racisme, fachisme, antisémitisme, homophobie, complotisme et autres anathèmes reconnus.

 

Car cela existe déjà pour ceux dont ça serait les convictions politiques, la possession idéologique, et cela s'appelle la gauche de la gauche, l'extrême ultra-gauche alter-mondialiste - et autres dérivés new-age désordonnés -, qui en dernière instance sur le terrain de la philosophie politique - c'est-à-dire des principes, des valeurs et des fondamentaux qui font, forment et fondent une théorie politique intégrale - se réclament de ce que nous appelons La nouvelle gauche - c'est-à-dire une gauche triplement libérale. Qu'ils aient conscience ou non de cette filiation philosophique ultime, c'est cette théorie progressiste et égalitariste de la révolution qu'ils nourrissent, entre leçon de morale et comportement amorale.

 

« Ainsi, la nouvelle gauche formule un vaste projet de futur « juste » au centre duquel se trouvent:

 

-le refus de la raison (appel au choix conscient de la schizophrénie chez Gilles Deleuze et Félix Guattari), la fin de l'homme ne tant que mesure des choses (la mort de l'homme chez Bernard-Henri Levy, la mort de l'auteur chez Roland Barthes),

 

-le dépassement de tous les tabous sexuels (libre choix du sexe, levée de l'interdit de l'inceste, refus de considèrer les perversions comme des perversions, etc.),

 

-légalisation de tous les types de drogue et y compris les drogues dures,

 

-passage à de nouvelles formes spontanées et sporadiques de l'être (le rhizome de Deleuze),

 

-la destruction de la société structurée et de l’État au profit de nouvelles communautés anarchiques libres. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique : La Russie et les idées politiques du XXIième siècle, Chapitre IV Les transformations des idéologies de gauche au XXIième siècle, pp. 77-78, aux éditions Ars Magna

 

Autrement dit, il est impossible pour un militant de la dissidence de s'affilier à autre chose qu'une création métapolitique originale à laquelle il participe dans une démarche authentiquement dissidente, qui, même si nous choisissons la voie électorale déjà largement critiquable en terme de dissidence - critiquable en terme de préservation des mutations futures de la radicalité de la mouvance qui si elle est influencée par la réintroduction systématiques de briques idéologiques systémiques dans les étapes de sa construction et que ses ouvriers doivent, en plus, se plier aux règles incapacitantes de la démocratie de marché et d'opinion, s'élève en opposition stérile, une maison commune dont les fenêtres sont closes, les portes clouées, la cave inondée et le toit percé -, se doit de rester radicalement indépendante d'une quelconque influence communautariste extérieure, qu'elle soit politique, religieuse, raciale, financière ou de genre, du moins, elle doit essayer de le rester, la pureté en politique n'existant pas et la perfection n'étant pas de ce monde, ce qui n'est pas une raison pour niveler le débat vers le bas, de fuir l'excellence pour protéger des conforts intellectuels et des intèrêts personnels.

 

Nous pouvons appartenir à un imaginaire particulier et à une expérience spirituelle qui nous est propre, ou nous inspirer d'une tradition collective et culturelle dans nos activités dissidentes, nous pouvons accompagner nos résolutions militantes d'une mystique conforme à la forme orthodoxe, catholique ou gnostique de notre appartenance religieuse ou philosophique, mais nous ne pouvons pas baser l'adhésion du large spectre de nos camarades et compatriotes à notre entreprise individuelle - contre-révolutionnaire ou authentiquement révolutionnaire - sur ces seuls critères personnels, et principalement sur ces critères, à partir du moment où par exemple, nous appelons notre parti ISLAM dans un pays ne s'inscrivant pas dans le monde musulman, nous prenons un parti par définition communautariste antidissidence qui impose déjà les limites : des allégeances voilées, de l’interprétation de la Tradition islamique par les émetteurs politiques de ce parti, de leur compréhension de la civilisation européenne et de son destin, de leur vision d'un pérennialisme révolutionnaire - celui de la Tradition primordiale, de la Religion originelle et de la Communauté sacrale de l’Être dont l'Islam est une religion révélée selon la Tetraktis pythagoricienne, la portée Christique de son eschatologie, la portée historique de sa révélation, la transmission traditionaliste évidente de son ésotérisme alchimique le plus pieux et le plus sage, la figure prophétique de Mohammed , que la Paix de Dieu soit sur Lui, la figure emblématique d'Ali, la figure cosmologique, éternelle et infinie, de la famille du prophète, et la figure d'une résistance géopolitique contemporaine de nombreux musulmans eurasiatiques alliés aux chrétiens orthodoxes d'Orient conformément à la Tradition islamique sur la Fin des temps - de leur vision sur l'immigration de masse, sur la réconciliation nationale et sur leur définition du patriotisme, de leur programme concernant l'immigration de masse et leur vision du multiculturalisme, etc.

 

Vous l'aurez compris Monsieur le député, nous pensons que le choix de votre candidature au sein du parti ISLAM est une erreur stratégique dommageable en terme de construction d'un mouvement dissident efficient en Belgique, un choix inutilement clivant qui retardera un mouvement sérieux dans notre cher pays.

 

Nous vous souhaitons toute la réussite possible dans votre entreprise électorale qui ne peut raisonnablement plus être qualifiée de dissidente et qui, nous pensons, aura les effets inverses de ce que vous souhaitez sans doute dans votre fort intérieur.

 

« Les hommes ne retrouveront le sens du sacré qu'après avoir traversé tout le champ du tragique. » Raymond Abellio

 

Veuillez agréer, Monsieur le député, l'expression radicale de notre soutien révolutionnaire le plus sincère.

 

Vivement le Putsch !

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon 

Du lâcher prise, ou la Belgique libérée

 

Regarder l'entretien vidéo Histoire de la Belgique, par Robert Steuckers (Mai 2014)

 

Nous connaissons la question du régionalisme posée comme stratégie mondialiste de morcellement des États-nations (qui ne sont même plus fondés en droit)... 

 

Comment parler d'Europe dans une Europe occupée et bientôt totalement annexée à l'Empire global  via le TAFTA ?

 

Lâcher prise

 

"C'est dans l'Idée que doit être reconnue notre vraie patrie. Ce qui compte aujourd’hui, ce n'est pas le fait d'appartenir à une même terre ou de parler une même langue, c'est le fait de partager la même idée." Julius Evola

 

Dans une guerre comme aux échecs, il faut sacrifier des pions. La République mondiale a donc donné au Spaakistan, ancienne Belgique, le rôle engloutissant de trou noir étasunien pour avaler l'Europe. Une idée, une question, une stratégie alors inexploitée nous apparaît, le projet étant de toutes façons déjà bien entamé, rendons, ou donnons, à la Flandre sont indépendance, du moins, soyons dans cette logique, optique et perspective, préparons cette possibilité, quand nous pensons la Belgique et l'Europe, cela fait-il le jeu du Mondialisme ? La question est plutôt : qu'est-ce qui ne fait pas le jeu du Mondialisme ? C'est le statu-quo et l'immobilisme européen qui font le jeu des mondialistes en premier lieu.

 

Les mondialistes disent tout, récupèrent et retournent tous les concepts politiques à leur avantage, détournent le sens même des mots, ils ont comprit que c'est la philosophie qui était à la source de toute politique - d'une politique intérieure toujours au service d'une géopolitique internationale -, et non l'organisation constitutionnelle et technocratique, institutionnelle et administrative du système et de la société : c'est les valeurs qui motivent les prises de décisions collectives, les principes qui régissent l'expression opérative de ces décisions à travers les administrations et les fondamentaux qui établissent la religion active de l’État, de la Nation et de la Société. C'est donc les valeurs, les principes et les fondamentaux qui organisent réellement les espaces politiques et qui dictent l'économie n'étant les reflets que de la Tradition en acte. Comme la dette est de l'usure, et pas de la vraie-fausse économie. L'UE est du Capitalisme-libéral et pas de la vraie-fausse démocratie. Les automatismes du système sont les spasmes du Libéralisme, les fumées épaisses de l'opium marxiste et le miasme capitaliste indiquent un feu, un logos agissant, des mots prononcés, d'ailleurs, que font d'autres les intellectuels que de prononcer des mots, nous leur demandons alors si leur logos est idéologiquement neutre autant que leur feu est tiède ?

 

Le système est trop fort pour le moment ; certes. Mais c'est justement en y allant fort dans sur le plans des idées, c'est en s'attaquant de la manière la plus corrosive aux institutions républicaines, démocratiques et laïques des états-nations ; en éprouvant les fonctions universalisantes et uniformisantes des constitutions supranationales du Droit internationale et des Droits de l'homme ; en critiquant brutalement nos propres modèles et systèmes spéculatifs ; en bousculant les ronrons internes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ; c'est en opérant des synergies révolutionnaires authentiquement traditionalistes que nous ferons sortir l'UE de l'Europe, que nous porterons un coup de semonce à l'hyper-classe, ça n'est pas l'article 51, un référendum démocratique ou un Souverainisme tyrannique qui va rétablir l'Europe et la Tradition, car, pendant que nous discutons du régime démocratique idéal, que nous étirons des plans libertaires sur la queue de la commette républicaine, la publicité, les séries télévisés, le journal de 20h, les emballages des produits de consommation, les propagandes internet, l'éducation nationale et autres troupes d'occupation mentale : le Libéralisme triomphant,  envahissent les imaginaires et colonisent les esprits.

 

Et Comment parler sérieusement d'Europe quand la grille de lecture géopolitique de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream est le produit d'une articulation globale des théories de Pierre Hillard, d’Étienne Chouard, de Salim Laïbi, de Laurent Louis, de François Asselineau, de Thierry Meyssan, d'Alain Benajam et d'Alain Soral (pour donner un échantillon significatif des articulations possibles), c'est-à-dire, des anti-européistes primaires qui, il faut le dire, entretiennent cette tiédeur aux allures de feu, triplement imposée, qui défini la méthode unique et exclusive de la Dissidence pour réponde à ces questions européennes et qui est devenue hégémonique ?

 

En effet, comment décoloniser les esprits quand les organes principaux de diffusions de la Dissidence mainstream qui appliquent la Stratégie de l'édredon pour écarter ce qui pourrait nuire à l'idéologie néo-souverainiste idéologiquement neutre ?

 

Il faut savoir que si vous abordez une réflexion critique, ces bougres n'auront même pas la courtoisie d'accuser réception de vos apports, alors que les dissidences emblématiques, officielles et mainstream manquent cruellement d'auto-critique sur leur méthode et leur stratégie, et la Dissidence doit aux militants du quotidien d'engager une réflexion sur leur identité politique propre, sur leurs orientations, nous pensons que personne ne peut affirmer le contraire et nous croyons avoir démontré dans nos différents travaux, c'est trois dernières années, que le néo-souverainisme est un piège et que ce piège se refermera bientôt définitivement si personne ne fait bouger les lignes avec l'idée de Quatrième théorie politique.

 

Les têtes d'affiche de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ne nous vendent, n'éventent et ne vantent plus que les valeurs démocratiques, les principes républicains et les fondamentaux laïques selon la théorie relativiste et marxisante des vrais-faux trucs : La vraie-fausse démocratie chouardienne, la vraie-fausse 6ème République mélenchonienne et la vraie-fausse laïcité dieudoniste.

 

Pas en Démocratie ? La Tyrannie est exactement l'aboutissement de la Démocratie. Nous sourions quand les démocrates attendent la mutation finale de leur créature pour s'en étonner plus qu'ils ne s'en indignent aujourd'hui, le principe démocratique est intrinsèquement subversif, et alors que cet aboutissement inéluctable est connu depuis les grecs, et que dans la démocratie grecque existait encore le statut de citoyen, car, si le tirage au sort est le garant d'une véritable démocratie dans la maîtrise des inévitables rapport de force lié, notamment, à la course au pouvoir, le citoyen, est le garant d'un tirage au sort cohérent avec le pays réel.

 

Pas en République ? Depuis les origines de la République dite française, qui est une insulte à la Res publica Romaine dans son appellation de république, le patriotisme républicain, que vend aujourd'hui la dissidence comme valeur centrale de notre combat contre l'Empire, est le cache-sexe du parti de l'étranger : le CRIF était en germe dans le patriotisme anti-nationale de 1789. La Démocratie et la République modernes, double-régime schizophrène et antagoniste dans son articulation même,  est l'organe de propagande des Droits de l'homme : Table de la loi de l'ONU. Empire du non-être masqué et Noachisme déguisé.

 

Avant de pouvoir sortir de l'UE, essayons de sortir de notre complexe de Don Quichotte et de notre syndrome de Stockholm, double pathologie entretenue par le néo-souverainisme, pourquoi se battre pour une Unité nationale belge, qui n'existe pas, et pourquoi, vouloir à tout prix s'inventer cette unité fantasmé dans un pays occupé, et de quelle manière, depuis plus de 60 ans par les États-Unis ?

 

Si il y avait une volonté d'unité nationale en Belgique et chez les dissidents belges, il existerait des cercles nationalistes de coopérations wallo-flandriennes et Laurent Louis appellerait à voter en flamand et en allemand et pas en arabe ou en congolais - ce qui démontre, une fois de plus, que ce "néo-patriotisme" dont tout le monde se revendique est le cheval de Troie du Parti de l'étranger, aux détriments des immigrés eux-mêmes que les néo-souverainistes instrumentalisent pour refourguer, une nouvelle fois, leur égalitarisme droitdel'hommiste, et aux détriments des indigènes doublement occupés, mentalement et territorialement. 

 

Rattachisme?

 

La question du rattachisme est nulle et non avenue dans une Europe occupée. Elle ne se poserait pas dans une Europe confédérale, dans une Europe Européenne.

 

L'indépendance de fait de la Flandre n'implique pas un rattachement de la Wallonie à la France, ça n'est pas mathématique, d'ailleurs, il est temps que les wallons se prennent leur réalité socio-économique socialo-libérale à la gueule, pour le dire grossièrement, alors oui, des ajustements seront nécessaires, le détachement économique de la Flandre et de la Wallonie peut s'organiser et s'établir par pallier, Bruxelles reste par définition wallonne, et la zone économique bruxelloise peut supporter la transition wallonne, nous pensons même, naïfs que nous sommes, que l'honnêteté paie, et que cette séparation entraînera une renaissance wallonne, bref, nous n'avons rien à y perdre, le cas de la Flandre étant diffèrent de celui de la Bretagne et de la Catalogne.

 

Belgique libérée

 

Libérée de cet enfermement gouvernemental d'un royaume et d'un état ni national ni fédéral ni royal, la Wallonie, terre brûlée de la mondialisation, devant cette situation inédite débouchant sur l'aventure et l'imprévisible, à l'avant-garde du laboratoire mondialiste, peut devenir le centre nerveux d'un entrisme dissident et d'une réflexion européenne, nous faisons le pari que le MRPS sera ravagé en quelques mois et que rapidement, l'assistanat cèdera la place à un instinct de survie, douce utopie ? Toujours moins utopique que la Démocratie, que l'Unité nationale belge et que la victoire de DLB aux élections, quoiqu'il en soit, il faudra bien les affronter un jour les Illuminatis, l'atlanto-sionisme, le mondialisme, le post-libéralisme, n'est-ce pas ?

 

Nous croirons à la dissidence quand elle affrontera, avant toute chose, le ronron néo-souverainiste. En attendant... La Dissidence c'est Nous.

 

La Réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

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La kermesse de la Saint-Georges , Pieter Brueghel

Leo Belgicus (Version revisitée)

 

(Texte écrit en 2013, publié en 2014 par l'Association Culturelle Zenit et republié ici dans une version revisitée.)

 

“L’ennui, c’est la maladie des âmes et des cerveaux vides. La vie devient vite alors une corvée horriblement terne.” Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, Quatrième partie : La joie des hommes, XIX Rêver, penser.

 

Je suis un essayiste eurasiste.

 

Je suis né à Uccle, capitale de toutes les Russies en exil, un jour de janvier.

 

Je suis, par le père de mon père, descendant d'un clan breton, héritier d'une famille française dont l'arbre généalogique remonte au XVIème siècle, quelque part, aux alentours de Saint-Malo, la branche de laquelle je suis issu s'est établie en Belgique après la Révolution, parfaitement assimilée. J'ai posé le pied en Bretagne alors que j'avais plus de trente ans. Je suis probablement le dernier de ma lignée.

 

Adolescence

 

Chez nous, les menaces de bonheur étaient rarement exécutées et les promesses de malheur souvent tenues. Entre les deux, nous rêvions. 

 

La nuit rouge, et le jour l’ennui…

 

L’ennui se propageait à mesure que la superposition des écrans éteignait le réel, faisant obstacle à la plus accessible des vérités, plus les écrans se superposaient, plus le ciel s'éteignait et moins les hommes libres s’apercevaient, rapetissant, moins la masse s’entendait, grandissante, le tout s’allongeant, s'aplatissant pour atteindre ce foutu quart d’heure de gloire télévisuel, s’uniformisant, perdant en carrure, en épaisseur, en muscle, pixelisant leur identité et la réduisant à un avatar conforme à la forme de l'anonymat normal conforme à la forme de la multitude connectée incapable de supporter le poids de sa légèreté et diluant ses lourdeurs dans la réalité diminuée par les virtualités augmentées du Libéralisme triomphant. Ainsi les neuro-esclaves prostituaient leurs jours à la morale désacralisée des progressistes et sacrifiaient leurs nuits aux vices de la morale conservatrice, de mauvais coucheurs au sommeil lourd que même les leviers sibyllins eurent du mal à réveiller ; un  poids sur l’oreiller, une jeunesse européenne en dormition.

 

Nous ne connaissions finalement rien du Nous, ne savions rien du grain noir et gras de notre terre.

 

Nous savions, au fond de nous, tout ce qu’il y avait à savoir du monde moderne et du sacro-saint progrès, nous savions que ce monde capitaliste, libéral et marxiste s'était construit uniquement et exclusivement contre la Tradition et le Futur, s'accrochant, parasitant, pilotant et détournant les révélations, politisant les transmissions et les religions justifiées, préparant les esprits mentalement occupés par la télé-division à la guerre virtuellement réelle et réellement mortelle de 5ème génération entre la Multitude liquide connectée au faux omniprésent et les peuples solides en voie de réenracinement, de redécouverte de la Tradition, mais, à cette époque, nous ne pouvions le dire et l'exprimer au-delà d'un reste de bon sens souvent matraqué par la présence d'une idéologie gauchiste, car dans l’ennui de l'ignorance, l'ignorance des mots et de leurs sens, nous apprenions à aimer ce progrès mortifère nous jetant ses lumières stroboscopiques, épileptiques et schizophréniques au visage, et à apprécier ses démons quotidiens, qui assuraient de nous fournir tous les palliatifs synthétiques pouvant adoucir la vérité de la mort ; seule vie.

 

Belgique laboratoire, Belgique américaine, Belgique trou noir, Belgique de l’Union dite Européenne, voici le lieu, de nos joies, de nos peines, ici, étaient concentrés tous les acharnements du monde moderne contre la Communauté de l’être, l’identité n’était même plus un sujet, et quelle identité ?

 

Arborescence

 

Celle d’un central destin ; polaire. Celle d'un carrefour naturel ; d'une Terre du Milieu. Celle d'une longue mémoire et d'une très longue présence humaine ; celle de l’homme de Spy, d’Engis et de Flavion. Celle des celtes, des frisons et des gallo-romains. Celle de la double origine fondationnelle de la France et du mystère franc-mérovingien ; des rois faits-néant comme préfiguration d'un obscurcissement ; le sommeil d'un Roi au creux d'un chêne. Celle des bourguignons, des carolingiens, des espagnols, des néerlandais et des italiens. Celle du grand espace, de la Gallia Belgica de César ; de la Guerre des Gaules. Celle des dix-sept provinces. Celle des premières abbayes dans les polders. Celle de l’effervescence et des premières universités européennes ; du feu chrétien faisant frontières. Celle des forêts, des premières fermes dans les Ardennes. Celle des campagnes, si vertes, si belles. Celle de Clovis, de Philippe le Bon, de Charles le Téméraire, de Charles Martel, de Charles Quint…

 

Et puis ; la lente, la patiente, la prudente ; l'occulte avancée, entre pure engeance d'un nouveau mal et prude vengeance à la poursuite d'un mal ancien se confrontant dans les temps suspendus et accélérés de la métahistoire ; de la révolution capitaliste, libérale et industrielle anglo-saxonne contre les insurrections paysannes traditionnelles ; la renaissance atlantiste liquide et horizontale de la République thalassocratique contre la Renaissance hyperboréenne solide et verticale d'un Empire tellurique, d'un Occident primordial, de l'Europe boréale et méditerranéenne, de l'Europe du Soleil invaincu maitrisant Mer et Terre du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est...

 

La tellurocratie n'existe pas, où plutôt, à l'origine, seule le principe tellurique existe en terme de puissance et de géopolitique.

 

La thalassocratie est la matérialisation géopolitique d'une fracture philosophique fondamentale entre deux visions du monde ; l'émanation d'un dédoublement principiel de la notion diplomatique et antique de relation internationale ; la projection politique d'un reflux civilisationnel atlantiste ; la construction conceptuelle occidentaliste d'une opposition unique et exclusive aux structures traditionnelles multiples et inclusives ; la flottille armée de la contre-initiation et de la conspiration mondialiste en mouvement d’assombrissement ; l'idéologie du progrès développée par les esprits liquides du monde moderne ne pouvant exister que contre la Tradition ; l'Empire du non-être et les impérialismes de l'indistinction contre L'Imperium intérieur de l'être et les empires de la distinction culturelle.

 

Le principe tellurique élémental ne s'oppose pas à l'idée de pluie, de source, de rivière, de lac et d'océan, à l'idée de l'eau, pas plus qu'il ne s'oppose à l'idée d'agriculture, d'hydratation, de moulin, de pêche et de navigation, à l'idée de vie, l'eau est un élément à part entière de ce principe vitale qui est un tout ; personne n'a attendu les anglais pour faire du vin.

 

Le principe thalassocratique de liquidation, initié, ou transmis par l'énigmatique et perfide Albion réminiscence crépusculaire d’une désorientation occidental en orient et reflux d'un accident oriental en occident ; répétition fractale d'une expérience babylonienne recommencée en terre européenne orientée ; commencement d'une confrontation ésotérique et révolutionnaire finale dans une interaction assassine et meurtrière entre les fils de la liberté et les disciples du libéralisme, entre les ombres solaires de la Tradition et les lumières ténébreuses du Progrès – dont nous avions vu les œuvres quatre-vingt-neuvième  à Paris et à Liège, et la subversion de 1830 à Bruxelles La révolution Brabançonne ; les États- Belgique-Unis ; l’unionisme ; etc , dans la continuation conspirative de la Révolution industrielle antitraditionaliste de 1649 partie d'Angleterre, et sa mission d’assombrissement du monde ; et de notre ciel bleu-Magritte.

 

La subversion de la colonisation financière et pseudo-civilisationnelle aux nom des belges et des peuples européens par leurs élites apatrides, l’erreur capitaliste congolaise contre l’aventure conservatrice africaine… La captation des richesses de notre terre par la dynastie bourgeoise des Saxe-Cobourg et Gotha, et de la morne-archie con-stitutionnelle, blague belge financière, braderie argentière et prise de pouvoir aristocratiquement démocratique ? Verticalement parlementaire ? Ou absolument précaire ?

 

Paradoxe fédéral, surréalisme national, la Belgique est une tragédie grecque, posture royale pour un Trône bancaire,  pantalonnade impériale pour une Couronne de faussaires, la Belgique est un drame romain.

 

Ensuite, la première guerre mondiale des mondialistes, ou comment asservir ou liquider tous ces braves paysans, artisans et ouvriers enracinés d’Europe, du Monde authentiquement révolutionnaire et insurrectionnel de la Tradition, qui continuaient à vivre alors qu’on leur avait ordonné de s’aliéner ou de mourir, au suivant ! Alors vint la seconde étreinte, la deuxième saignée pour finir le travail, la Grande Guerre, celle de Paul-Henri Spaak et de Léon Degrelle… Après, la Nuit. Depuis, rien…

 

“Mourir vingt ans plus tôt ou vingt ans plus tard importe peu.

Ce qui importe, c’est de bien mourir. Alors seulement commence la vie.” Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, Cinquième partie : Le service des Hommes (notes du front russe), XXV La grande retraite

 

Arthrose

 

La Belgique, et plus précisément ce que l'on appelait le Benelux, jouait un rôle de rotule dans l'articulation européenne depuis des siècles, et d'une certaine façon, la Belgique existait avant qu'on l'officialise, cela faisait également des siècles que les forces thalassocratiques œuvraient contre l'Europe continentale, mais s'il fallait repenser une Europe possibiliste, il fallait pouvoir considérer les axes intérieurs et historiques tel l'axe rhénan, mais il ne fallait pas oublier les articulations concentriques et les interconnexions commerciales aux frontières intra-européennes, ce que nous essayions d'exprimer, c'est qu'un espace identitaire se formait et existait avant d'être nommé, certaines concentrations culturelles étaient remarquables, il y avait des particularismes belges, qui avaient certainement mit plus de deux siècles pour se former ; opposer le localisme au régionalisme, le régionalisme au nationalisme, le patriotisme au continentalisme n'avait plus de sens, c'était le jeu du mondialisme, dans tous les cas ; le Grand Jeu des oppositions nécessaires au dysfonctionnement rentable du Capitalisme trois fois libéral

 

Comment dire aux nôtres les maux du Libéralisme triomphant sans qu’ils nous condamnent ? Comment dire le Spectacle ? Comment dire la Marchandise ? Comment éviter la dérision apolitique des boulets belges ? Comment dire l’identité dans ce marasme ethnomasochiste ? Comment dire la babelisation au pays des candides et de la tour de Babel ? Comment dire qu’en combattant pour l’enracinement de notre peuple nous combattions pour tous les peuples enracinés ? Comment dire le mensonge de l'économisme et la vérité de la virtualité de la monnaie ? Comment dire à nos camarades la conspiration mondialiste et la subversion des oppositions nécessaires ? Comment dire le double déracinement de l’immigré, arraché à sa terre et à sa tradition ? Comment dire que l’Europe affrontait depuis toujours l’Occident ? Comment dire l’effondrement ? Comment dire la solidarité ? Comment dire la Tradition ? Comment dire l’être ? Comment dire l’intuition ? Comment dire le sol ? Comment dire le sang ? Comment dire la beauté ?

 

“Tu es des nôtres, car tu es des tiens.” Jean Parvulesco

 

Autant de questions radicalement sérieuses et hautement périlleuses se posaient. Elles se posaient, et devaient se poser, se poser sereinement, et malgré la confiance que nous essayions d'accorder aux nôtres, à notre peuple, nous étions forcés de constater l'inexistence de  convergences transcourantes (ne seraient-ce que symboliques), et les quelques interactions métapolitiques auxquelles nous assistions (n'ayant pas vraiment le droit d'y participer, ou nos billets ne suscitant aucun intérêt chez nos compatriotes dans des stratégies de l'édredon et autres étouffements criant de vérités, sur des critères inconnus de toutes façons, de toutes manières et dans tous les cas), avaient, en Belgique, dix ans de retard sur la France et les interactions européennes prérévolutionnaires du XXIème siècle que nous pouvions observer ou auxquelles nous participions, et donc, en quelque sorte, dix ans de chemins a parcourir, c'est-à-dire vingt ans de décalage.

 

La Liberté d'expression n'était même pas un sujet, la critique radicale de la gauche progressiste, moderne et libérale, et, par extension, de l'antiracisme institutionnel, initiée et ensuite reniée par la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, en France, n'était pas prête d'être formulée, une première fois, dans les rangs des militants du quotidien de la Belgique prérévolutionnaire ; le travail de subversion des troupes d'occupation mental du mainstream politico-médiatique belge était facilité par l'entrisme systématique des syndicats synthétiques et l'hégémonie idéologique du gauchisme générique par les agents systémiques et les idiots sympathiques du MR libéral-progressiste et du PS progressiste-libéral (de surcroit libertaire) ; maillage franc-maçonnique et réseau atlantiste aux services de la conspiration mondialiste qui ne permettaient aucune dissidence opérative sans rapidement attirer l'attention dans un paysage intellectuel belge dont il était impossible d'expliquer la pauvreté et d'exprimer la médiocrité, dont il était difficile d'expliquer la dangerosité et d'exprimer ses degrés.   

 

Comment parler d'une seule voie à nos amis de nos perspectives identitaires européennes – et particulièrement, à nos voisins, nos amis et nos frères d'origine étrangère et extra-européenne, parfois davantage légitimes, il faut le dire, dans leurs comportements, à travers leur mode de vie, par leur savoir ; le savoir vivre et le savoir être ; les connaissances et la culture ; les principes, valeurs et fondamentaux qu'ils portent pour représenter l'Europe européenne de l'Unité dans la diversité, que certains de nos compatriotes de souche européenne et de race blanche désorientés ont parfois du mal à incarner au-delà d'une réaction réactionnaire parfois accompagnée d'un islamocentrisme primaire contre-productif – dans l'urgence de notre temps qualifié, et pour qu'ils deviennent des camarades métapolitiques au-delà des amitiés réelles et de la liberté individuelle ; du cas par cas ; et, des solidarités virtuelles et de la responsabilité collective ; de l'amalgame ?

 

Comment expliquer à l'ensemble de nos compatriotes européens ; à qui il revenait de régler leurs crises et incertitudes identitaires personnelles en leur fort intérieur ; en leur qualité d’hommes libres, en ces temps troublés et dans le contexte particulier de notre Belgique Terre d’accueil au sens de passage culturel séculaire et de carrefour civilisationnel millénaire – sans commune mesure avec l’acception égalitariste, progressiste et cosmopolite que pouvait recouvrir cette notion traditionnelle d'accueil (de justice païenne ; de la totalité celte, de l'équité romaine et du juste milieu grec ; et de charité chrétienne ; de la trinité orthodoxe, de l'humanisme catholique et des traditionalistes grivois) en son sens moderne et libéral qui en faisait une notion impérialiste, paternaliste et colonialiste de Terre de désenracinement et d'indistinction pour tous, d'un accueil calculateur aux accents gauchistes et philanthropiques, fausse entraide et véritable ingérence, assistanat stérilisant et solidarité abrutissante –, que les guerriers, les prophètes et les prêtres du Retour des Grands Temps, du Retour à l'être, à l'être totale, à l'esprit vertical et à la race intérieure  ne seraient pas tous païens, catholiques, nationalistes, blancs et européens dans cette Croisade contre le monde moderne ; contre l’unipolarité, l'hégémonie et le statu-quo du post-libéralisme paradigmatique ; contre le régime démocratique par les menteurs ; contre la religion athée du Laïcisme et sa tradition agnostique ; contre le système économique usurier, mondialiste et capitaliste-libéral et son contre-système alter-mondialiste marxiste-libéral ; contre l'Empire global du non-être ?

 

Comment expliquer, aux uns et aux autres, distincts et différenciés, qu'il n'était pas question de demander, à qui que ce soit, de se justifier d'être, d'exister et d'être là ?

 

Il était question de faire des choix comme il en est toujours question ; ni plus, ni moins. 

 

Artois

 

Nous devions tous nous efforcer à appréhender la nature subtile et délicate de ce moment de Kairos ; de cette situation de dénouements historiques, métahistoriques et suprahistoriques ; de la configuration finale d'une histoire qui avance et d'un choix qui se réduit au fur et à mesure qu'il s'éloigne ; d'une situation inédite qui nécessitait d’opérer des alliances géopolitiques, philosophiques et métaphysiques immédiates, de les renforcer sur le terrain métapolitique de la réalité politique diminuée et de la virtualité idéologique augmentée.

 

Le libre choix qu'avait nos camarades extra-européens était d'embrasser intégralement et d'épouser totalement l'identité civilisationnelle européenne ou de la rejeter ; de penser l'équilibre du monde multipolaire à partir de leur expérience sociale, leur histoire familiale et identitaire (une seule identité par espace identitaire esthétique, éthique et métaphysique était possible et imaginable : ce qui excluait, entre autre, l'idée de la double nationalité administrative, peu importe les cas de figure) que nous respections autant qu'ils considéraient les nôtres ; et, si c'était déjà le cas, de réaffirmer cette  assimilation ; loin des doubles allégeances (et cela valait pour les uns et pour les autres) ; car leurs camarades de souche européenne n'avaient, non seulement, pas ce choix déjà limité, mais ils étaient également condamnés à réaffirmer et à justifier leur identité sur la terre de leurs ancêtres, ainsi, le monde moderne imposait, aux uns et autres, d’incarner sans défaut et sans complexe leur excellence européenne, ce qui impliquait que leur critique radicale du Capitalisme, et par extension de l'immigration salariale devrait les mener à l'idée de remigration positive, de coopération et de développement, de justice sociale continentaliste.

 

Nous ne pouvions répondre à la place des uns et des autres à la question de l'identité et des différents espaces identitaires qui la traversent, nous ne pouvions pas savoir si les extra-européens hésitants devaient opter pour la solution du Retour éternel à la Terre des ancêtres et mener le même combat que nous autres, dissidents, dans cet ailleurs originel, d'autant plus s’ils ne peuvaient assumer, accepter ou aimer intégralement cette identité européenne ?

 

La position équivoque de non-assimilation aux pays d'accueil et de non-retour aux pays d'origine de certains de nos camarades extra-européens dissidents, néo-souverainistes et patriotes position identitaire incohérente et mortifère, et pour l'individu qui la véhicule, et pour la société qui la transporte , est la position du statu-quo mondialiste appliqué à l’identité et à la question identitaire, une identité liquide de liquidation de tous les espaces identitaires, celle de La France contre les robots de Bernanos, de La Fosse de Babel d'Abellio, de 1984 d’Orwel, du Meilleur des mondes d’Huxley et des Possédés de Dostoïevski .

 

Comment expliquer notre contexte belge différencié et distinct à nos camarades français que nous pouvons comprendre car nous sommes francophones et ouverts sur la France mais qui ne peuvent pas nous comprendre car ils ne sont pas belges et très peu ouverts sur la Belgique, à tord.

 

Comment expliquer que nous ne confondons pas diversité et mixité à ceux qui ont décidé que l'égalitarisme et le règne des minorités définissaient l'idéal du régime démocratique ? Comment expliquer que nous ne confondons pas multiculturalisme et cosmopolitisme à ceux qui ont décidé que le suprémacisme et le racialisme biologique définissaient l'essence du pouvoir organique ?    

 

“Nous avons déjà reconnu en traitant du fascisme, qu’il serait légitime de proposer l’idéal d’un nouveau type humain supérieur au centre d’un processus global de cristallisation, de rectification et de formation de la substance d’une nation : à condition de ne pas donner trop d’importance, dans cet idéal, à l’aspect biologique, mais insistant surtout sur la “race de l’esprit“. Inversement, dans le racisme national-socialiste, ce fut justement cet aspect biologique qui eut une part essentielle. A cause d’une déformation mentale “scientiste”, on se fit beaucoup d’illusions en pensant qu’il suffisait de procéder à une prophylaxie et d’ériger des barrières contre les métissages, sans oublier les mesures eugéniques, afin que des vertus disparues reviennent et que l’homme créateur d’une civilisation supérieure réapparaisse automatiquement. Il y a aujourd’hui des peuples, tels que les peuples norvégiens, suédois et hollandais, qui représentent un degré élevé de pureté raciale et même “normale”, mais qui sont plus ou moins éteints intérieurement, spirituellement abâtardis, privés des vertus qui les caractérisèrent en d’autres temps.” Julius Evola, Notes sur le Troisième Reich

 

Attraction

 

“À son insu, le système nous a dévoilé l’arme qu’il redoute le plus : la fidélité aux principes, l’élégance révolutionnaire inaccessible aux compromissions, l’exemplarité comme dissidence véritable. Nous nous y tiendrons donc.” Vincent Vauclin, Putsch

 

Rattachisme ? Qui oserait nous parler de ratta-schisme comme solution alors que l’Europe est intégralement colonisée par l’Empire global via l’OTAN et l'Union dite européenne ? Et cela-même avant d’essayer de s’en défaire, par forcément, une solidarité européenne...

 

Les constructions historiques, par delà le bien ou le mal, en l’état européen et l’occurrence de ses nations, se répondaient, correspondaient, bon an mal an, à une certaine réalité organique et une longue mémoire, et que, si nous les défaisions, au delà du bien et du mal, au nom de la Tradition qui n’est pas un retour en arrière (restauration) , cela ne pouvait être que dans une vision supérieure de l’Europe et non en une sorte de régression progressiste des États-nations dans le petit jeu anachronique des petites récupérations chauvinistes, de micro-expansions intra-européennes plus que discutables et nous pensions nocives, des minables souverainetés de façade aux services de l’hyper-caste, hors-pôle et hors-sol, du Divide et Impera, de tous les Impérialismes de l'indistinction contre notre Imperium particulier ; distinct.

 

Si la Belgique était scindée, si la Flandre se séparait de la Wallonie, est-ce que cela changerait fondamentalement le paysage global et virtuel du post-libéralisme paradigmatique centralisé et uniformisant qui avait cours en Europe et dans le reste du Monde ? Non.

 

Est-ce qu’un rattachement de la Wallonie à la France, renforcerait la France, et soutiendrait le peu de consciences locales et régionales européennes qui existaient encore en Belgique, vers un sentiment national et une projection continental authentique, une échelle possible de résistance à la République universelle ? Non.

 

Un rattachement dans ce contexte de mondialisation sauvage dirigée par les mondialistes aurait été une hérésie et aurait tué ce qui restait de conscience territoriale belge, celle des sentiments régionaux et de l’enracinement factuel, dans la stratégie mondialiste de dissolution des États-nations en régions faibles et isolées d'un centre par une politique de régionalisation (balkanisation) qui est en réalité une centralisation des pouvoirs par l'UE ; par l'Union Étasunienne. Même logique pour l’Europe en tant que bloc continental et les États-nations en tant que régions continentales, à une échelle supérieure de défense des espaces identitaires, ça n’était pas en sortant ou en détruisant l’Europe que nous combattions l’Empire global : Est-ce qu'une souveraineté fondée en droit (de jure) mais inexistante dans les faits (de facto), telle que définie par le système westphalien, en terme de puissance et de pouvoir, conférée aux États-nations – ou aux régions – était suffisante pour faire face à l'Hégémonie atlantiste et son mensonge droitdel’hommiste ? Non. Nous parlerons rattachisme quand l’Europe sera libérée de l’Union dite Européenne à travers une solidarité authentiquement européenne...

 

Autarcie

 

Les néo-souverainistes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle de E&R à MetaTV, en passant par le Cercle des Volontaires et Laurent Louis, pour ne citer qu'eux, et, les souverainistes officiels du mainstream politico-médiatique à l’image de François Asselineau de l’UPR ou de Nigel Farage du UKIP, en passant par Nicolas Dupont-Aignan et DLF (ex-DLR), étaient finalement davantage mondialistes que les mondialistes eux-mêmes (comme les nationalistes avaient voulu être, en leur temps, plus royalistes que le Roi), ils entretenaient le mythe de la toute puissance de l'ennemi, ils étaient à la manœuvre, nous assistions, impuissants, à une recomposition de la gauche républicaine sur les renoncements de la droite conservatrice et gaulliste...

 

Les continentalistes de l'Europe Européenne, de la plus Grande Europe, et les eurasistes de l’Empire Eurasiatique de la Fin qui n’étaient ni mondialistes, ni alter-mondialistes, ni alter-nationalistes ou alter-patriotes, et plutôt nationalistes que souverainistes dans l'esprit et à cette échelle identitaire (pour nous, ces deux échelles identitaires n'étaient pas à mettre sur le même plan, la Patrie étant un espace identitaire métaphysique, tandis que la Nation répondait d'un espace identitaire éthique, physique et diplomatique, en réalité) peinaient à imposer ce débat autour du souverainisme subversif et contre-initiatique de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream pendant que l'ombre marxiste du corps néo-souverainiste en mouvement s'étendait et s'imposait au camp national et révolutionnaire par la réinformation mortifère et le complotisme compulsif.

 

L’arnaque, ou l’erreur, était simple, les néo-souverainistes dénonçaient tout et voulaient sauver la France disaient-ils, mais ils entendaient République, en effet, leur critique de la République était limitée car ils étaient eux-mêmes soumis à la subversion républicaine, démocrate et laïque intrinsèque à leur méthode journalistique virtualiste, spectaliste, narcissique et mercantile qu'ils avaient développé comme tactique marxiste, troskyste et gramsciste d'entrisme révolutionnaire unique et exclusive qui par définition empêchait une réelle volonté d’opérer une critique radicale du post-libéralisme paradigmatique sur lequel reposait finalement leur stratégie ; ils avaient investit dans ses codes et ses codes avaient fini par les asservir ; critique qui les amènerait à la conclusion que l'idée révolutionnaire et traditionaliste de Croisade contre le monde moderne était la seule voie à emprunter selon les conclusions que nous pouvions établir à partir de leurs constats soignées aux petits oignons, c'est bien en cela que nous parlions de 4ème position.

 

Plus le temps trépassait, plus ils assumaient leur idéologie marxiste, leur politique souverainiste, leur métapolitique dissidente, leur géopolitique westphalienne, leur philosophie patriote et leur métaphysique libérale dont nous ne pouvions définir la filiation occulte que de franc-maçonnique au sens le plus spéculatif, plus le néo-souverainisme idéologiquement neutre qui n'existe pas et qui ne dit pas son nom se dessinait.

 

Ils ne critiquaient que très rarement la métaphysique essentiellement progressiste et principalement moderne du Capitalisme trois fois libéral paradigmatique et de sa Triple transformation (Charles Robin, Perspective michéennes: La triple transformation libérale, magazine Rébellionn°58, pp. 29-32) qui était le moteur primordial de la machine anti-France et par extension anti-Europe, en des termes radicaux, non-conformistes, rupturalistes, eurasistes et traditionalistes (la critique du Libéralisme triomphant se figea, puis s'arrêtera, plus exactement, recommença à celle de Michéa expliqué par Charles Robin sous l’opprobre d'Alain de Benoist) car c'est le progrès et la modernité qui animaient, en vérité, leurs propres théories et celles qu'ils soutenaient, de la Véritable démocratie technocratique d’Étienne Chouard, grand Magellan des gentils virus, préfiguration de la web-démocratie des multitudes connectées, tyrannie en ligne des indignés, des anonymous et des 99%, totalitarisme laïque de l'arc républicain athée et agnostique des métanautes, de Laurent Louis et ses boulets belges pour toute Dissidence wallonne (qui avait été imposée à coup d'agression publicitaire par une ingérence dieudoniste typiquement de gauche, colonialiste, alors que la plupart de nos camarades et de nos compatriotes belges exécraient Laurent Louis et l'image qu'il donnait de la Belgique, mais le paternaliste Dieudonné, et son équipe ; qui n'en n'avaient visiblement rien à foutre de notre dignité et de nous faire passer pour des cons tant que Laurent Louis vendait de l’ananassurance en tranche et de la Révolution fruitée matin, midi et soir ; ne nous avaient jamais répondu, ils n'étaient pas les seuls, à nos courriers concernant ces faits et d'autres sujets, la censure de Laurent Louis et son mépris pour les militants du quotidien, certes plus discrets,  mais qui faisaient le boulot et soutenaient Dieudonné quand Laurent Louis n'avait encore aucune idée de son existence et de la Dissidence dont il n'aura jamais, d'ailleurs, aucunes idées ; Laurent Louis qui étouffait toutes critiques positives, participatives, de son idéologie subversive, grâce, et uniquement grâce, à la légitimité que lui conférait une quenelle d'or dont nous réfutions et dont nous combattrions désormais, puisque l'on ne nous écoutait pas dans notre propre pays, la pseudo-légitimité...

 

Poisson d’Avril permanent et reboot perpétuel à gauche toute du Capital par l'effet de la dialectique incapacitante de la vraie-fausse république, de la vraie-fausse démocratie et de la vraie-fausse laïcité distillée par la Dissidence mainstream et son réalignement stratégico-commercial aux logiques du Spectacle et de la Marchandise ; arc westphalien de disputation démocratique interne unique et exclusive autour du vrai-faux libéralisme, du vrai-faux marxisme et du vrai-faux souverainisme, et, de la gestion alternative de la Marchandise, de l'organisation subversive du Spectacle et de la direction contre-initiatique du Laïcisme entre néo-souverainistes du Capitalisme trois fois libéral de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle sous contrôle de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream.

 

Articulation

 

Sur l’Ukraine  et l’Eurasisme. Nous n’avions pas la vocation d’être contre le peuple ukrainien et contre la stratégie russe, comme nous n’étions pas poutinolâtres, ni russes. Un ni-ni ? Si être européen, chercher un équilibre pour l’Europe et penser les intérêts géopolitiques européens était être dans le ni-ni : Nous étions des ninïstes. Nous pensions qu'en tant qu'Européens, nous n'avions pas à choisir entre les États-Unis et la Russie, mais nous choisissions la Russie pour nos intérêts européens, et plus précisément parce que nous considérions l'axe eurasiatique comme le topos immédiat des révolutionnaires européens

 

La négation de l’Europe était véhiculée autant par les atlantistes que les souverainistes, parfois même par les nationalistes et les royalistes qui accordaient tribunes aux subversifs quand ils déniaient l'existence d’alliés potentiels du côtés des traditionalistes.

 

Entre les survivalistes isolationnistes, les localistes communautaristes, les régionalistes maladroits, les dissidents patriotes, les nationalistes républicains, les alter-nationalistes, les nationalistes hésitants : les néo-souverainistes, mais aussi les alter-mondialistes, les supranationalistes, bref, il n'y avait, en effet, que très peu de place pour la Révolution et la Tradition. Et nous n'insistions pas sur l'indignité de la façon et des manières dont la Dissidence mainstream se montraient pro-russe, prête à l’annexion sans conditions et sans comprendre, ce qui est pire, la nécessité d'un dialogue avec les acteurs supra-nationaux et oligarques de la CEI que Vladimir Poutine ne pouvait pas contenir seul...

 

“4 – Le monde multipolaire n’implique pas un retour au système bipolaire, car aujourd’hui, il n’y a pas une force unique, sur le plan stratégique ou idéologique, qui puisse à elle seule résister à l’hégémonie matérielle et spirituelle de l’Occident moderne et à son chef : les États-Unis. Il doit y avoir plus de deux pôles dans un monde multipolaire.

 

“5 – Le monde multipolaire considère avec circonspection la souveraineté des États-nations existants. Cette souveraineté présente un caractère purement juridique lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’un potentiel de puissance suffisant, sur les plans stratégiques, économiques et politiques. Au XXIème siècle, cette souveraineté formelle n’est plus toujours suffisante pour permettre à un État national de s’affranchir comme une entité véritablement  souveraine. Dans de telles circonstances, la souveraineté réelle ne peut être atteinte que par une combinaison, une coalition d’États. Le système westphalien, qui continue d’exister, de jurer, ne reflète plus les réalités du système de relations internationales et nécessite une révision.

 

6 – La multipolarité n’est réductible ni à la non-polarité, ni à la multilatérité, car elle ne confie le centre de la prise de décision (le pôle) ni à un gouvernement mondial, ni au club des États-Unis et leurs alliés démocratiques (« le monde occidental »), ni aux réseaux sub-étatiques d’ONG ou d’autres instances de la société civile. Elle considère que le pôle de décision doit être localisé quelque part ailleurs.” Alexandre Douguine, Pour une théorie du monde multipolaire, chap 1. La multipolarité, définition des concepts utilisés, Résumé,  pp. 19-21, aux édition Ars Magna

 

L’Eurasisme, de notre point de vue européen, n’était pas le monde unipolaire, ni le monde bipolaire, ni le monde multilatéral, mais le monde multipolaire, est-ce que l’idée du monde multipolaire était un ni-ni-ni ? Non. La théorie du monde multipolaire était, multipolaire, point ; et elle n’était donc pas ceci ou cela, ou encore autre chose, et s’il devenait autre chose, elle n’était plus multipolaire. Être européen n’était ni un ni-ni, ni un mondialisme. C’était être Européen dans un monde multipolaire.

 

Essai : Si la Ruthénie kiévienne était le berceau Rous’ de la Russie, l'Ukraine, vue de sa longue histoire était la plus Russe des nations russes et ne pouvait que s’intégrer naturellement, du moins sa part très russe, à la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine et de l'Empire Eurasiatique de la Fin, la Russie avait en elle une part de Ruthénie kiévienne et l'Ukraine était donc Russe et la Russie Ukrainienne, à part entière ; nous n'avions jamais bien comprit, malgré de nombreuses lectures croisées (des articles de Pascal Lassalle et d'Alexandre Douguine) comment se faisait-il que certains de nos camarades révolutionnaires n'y voyaient pas la conspiration mondialiste ? Nous devions faire de l'Ukraine un pont d'Euxin, nous en faisions une place de division colorée.

 

Comment se faire respecter en tant que peuple par la Russie si nous faisions montre de soumission à la stratégie de la conspiration mondialiste de division des révolutionnaires européens et de ralentissement des avancées souterraines des mises-en-marche en avant à  contre-courant de la révolte des peuples européens ? Un évènement, certes métahistoriquement historique et difficile à appréhender, à trancher, mais dont nous étions pas involontairement des acteurs...

 

Nous étions eurasistes et traditionalistes, nous étions localistes, régionalistes, nationalistes et continentalistes, nous n’avions pas les preuves, ne voyions pas les signes et ne recevions pas les gages nécessaires du nouveau pouvoir russe nous indiquant que Vladimir Poutine empruntait une voie eurasiste, il empruntait une voie eurasiatique, certes, qui n’était pas la Quatrième théorie politique, mais un autre pacte transatlantique, un pacte transeurasiatique ?  Et puis nous avions vu les signes du Nationalisme Donbassien, nous voyions que l'Empire Eurasiatique de la Fin prenait bien forme.

 

Alexandre Douguine n’avait malheureusement pas autant d’influence sur le pouvoir russe que certains le fantasmaient et le voulaient, mais peut-être davantage que certains l'affirmaient, il était difficile de savoir ce genre de chose en temps réel. Nous étions donc eurasistes, mais pas pro-russes au sens que pouvaient l'être les poutinolâtres néo-souverainistes de la Dissidence mainstream qui ne comprenaient visiblement pas le concept absolu Vladimir Poutine, nous étions des eurasistes européens, nous pensions que seul la Quatrième théorie politique et la Théorie du monde multipolaire pouvait affronter les théories libérales et mondialistes, si et uniquement si, il restait cet Eurasisme-là, celui de la Métaphysique du Chaos et du Temps Lyapunov… Nous voulions rester dignes et ne pas nous exciter. Nous voulions prendre du recul alors qu’une part de l’histoire de l’Eurasisme de la Fin s’écrivait manifestement en Ukraine et des clivages que ça engrangeaient dans les mouvances révolutionnaires européennes.

 

“J’ai une expérience des Balkans, où se déroule un massacre contemporain, presque comme au Moyen-Age. En-dehors de tout autre considération, cela signifie que l’humanité, bien que changeant constamment, reste fondamentalement la même – ses valeurs les plus importantes et les plus fondamentales sont toujours l’ethnie et la religion, l’amour de la justice et la soif de liberté, la foi en un idéal et la haine de l’ennemi. Ce qui compte est seulement de définir correctement la ligne de front, les amis et les ennemis pour chaque civilisation, chaque peuple, chaque tradition.” Alexandre Douguine, Le prophète de l’Eurasisme, Partie 1 Textes idéologiques, Le défi pour la Russie et la recherche d’identité, Atlantisme contre Eurasisme, p. 48, aux éditions Avatar

 

Arpège

 

Nous parlions au passé car nous pensions au Futur. Nous parlions au passé car tout s’accélérait ; tournoyait. Nous ne pouvions savoir quel évènement chasserait le dernier en date. Nous étions sur la brèche, en mouvement, la confusion régnait et nous commencions à voir le complotisme magique, réflexologique, axiomatique, comme le plus grand complot, comme le Complot des complots lui-même…

 

Au minuit cosmique, nous étions prêts ; à toute aube, tout zénith.

 

“J’en suis arrivé là. J’avais rêvé d’un siècle de chevaliers, forts et nobles, se dominant avant de dominer. Dur et pur disaient mes bannières. Je me sens balourd avec mon ballot de rêves passés.

 

Je sais que des sentiments tels que ceux que j’ai tenté d’exprimer ne se ressentent plus guère, semblent même “pénibles” à certains.” Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, Première partie : Les coeurs vides,  I Le feu et les cendres

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

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