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26/12/2014

Trouver la faille salvatrice dans la stratégie de l'anaconda (Jean Parvulesco)

 

Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, Trouver la faille salvatrice dans la stratégie de l'anaconda, pp. 303-304, aux éditions Alexipharmaque

 

Autrement dit, il faut savoir reconnaitre que, à l'heure actuelle, la guerre politico-subversive totale est secrètement déclarée entre la conspiration mondialiste régie par la "Superpuissance Planétaire des États-Unis" et l'Europe - l'Europe de l'Ouest, et l'Europe de l'Est, déjà ensemble sur la ligne du front - qui cherche les voies propres de son auto-réalisation révolutionnaire. La faille salvatrice.

 

Du côté de l'encerclement, de l’enserrement ) la stratégie de l'anaconda, que Karl Haushofer avait identifié comme la stratégie naturelle, inconsciente, instinctive de l’Amérique - exercé actuellement par la conspiration mondialiste à l'égard de l'Europe plus ou moins déjà sur la défensive, il est définitivement certain que tout le travail politico-stratégique subversivement poursuivi par les services secrets de Washington, ces dix dernières années, en Europe et contre l'Europe, n'avait, comme on vient de le voir, qu'un seul but final, celui de l’implantation totalitaire des régimes social-démocrates à leur service, pour empêcher, ainsi, tout retour de l'Europe à son identité antérieure, à l'être de sa propre liberté historique totale. Cependant de leur côté, les forces vices, cachées, de la résistance européenne ayant choisi la clandestinité, n'ont plus devant elles, pour survivre à la tâche, que l'engagement en avant, inconditionnel, dans une contre-stratégie révolutionnaire de dimensions déjà continentales. A l'actuelle agression intérieure et extérieure dont elle fait objet de la conspiration mondialiste à l’œuvre, l'Europe ne peut plus supposer, le dos au mur, que seule sa volonté inspirée d'une intégration impériale de visée suprahistorique, transcendantale, eschatologique, l'intégration grand-continentale eurasiatique de la fin. Jouer le tout pour le tout, et d'un seul coup.

 

Or, dans l"état actuel des choses, l'intégration grand-continentale eurasiatique de l'Europe doit très impérativement prendre le passage obligé de la mise en piste préalable de l'axe Paris-Berlin-Moscou, qui représente, en effet, la faille salvatrice pour les nôtres.

 

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(Utagawa Kuniyoshi/1825)

La superpuissance unique veut se perpétuer (Jean Parvulesco)

 

Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, La superpuissance unique veut se perpétuer, p. 303, aux éditions Alexipharmaque

 

3) « La doctrine stratégique "globale" des États-Unis apparaît clairement dans le nouveau concept américain de "stratégie nationale de sécurité", dont le contenu fut révélé au grand public à l'occasion de la parution, le 8 mars 1992, dans le New York Times, d'une version du Defence Planning Guidance du Pentagone élaboré en liaison avec le Conseil nationale de sécurité (NSA), plus haute instance américaine de sécurité et de politique internationale. On y apprend que les États-Unis d'Amérique doivent tout faire pour dissuader d'éventuels rivaux, parmi les pays avancés et industrialisés, de défier notre domination, ne serait-ce que d'aspirer à un rôle plus grand à l'échelle mondiale ou régionale (...). La mission des États-Unis sera de s'assurer qu'il ne soit permis à aucune puissance rivale d'émerger en Europe occidentale, en Asie ou sur le territoire de la CEI". En bref, il s'agit ni plus ni moins d'empêcher l'Europe et le Japon, "alliés" relativement dociles, ainsi, que la Russie affaiblie, mais encore redoutable, de relever la tête et de porter un jour ombrage à l' "hégémonie bienveillante" de Washington ; en fait à la formidable machine économico-commerciale américaine. "La politique étrangère américaine doit se donner pour but de convaincre d'éventuels rivaux qu'ils n'ont pas besoin de jouer un grand rôle. Notre statut de superpuissance unique doit être perpétuer par une force militaire suffisante pour dissuader n'importe quelle nation ou quel groupe de nations de défier la suprématie des États-Unis, et de chercher à mettre en cause l'ordre économique et politique établi (...). Nous devons empêcher l'émergence d'un système de sécurité exclusivement européen qui pourrait déstabiliser l'OTAN. En extrême-Orient, il faut rester attentif aux risques de déstabilisation qui viendraient d'un rôle accru de nos alliés, en particulier du Japon. », explique le Defence Planning Guidance. (Pages 10, 11, 161, 162).

 

Ces documents, en fait, rendent inutile tout commentaire, qui par eux-mêmes éclairent d'un jour singulièrement inquiétant les temps des prochaines confrontations américano-européennes, désormais fatales.

 

suite : Trouver la faille salvatrice dans la stratégie de l'anaconda précédent : L'ouvrage fondamental d'Alexandre Del Valle

 

 

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L'ouvrage fondamental d'Alexandre Del Valle (Jean Parvulesco)

 

Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, L'ouvrage fondamental d'Alexandre Del Valle, pp. 301-302, aux éditions Alexipharmaque

 

« L'Europe occidentale, "tête de pont" géostratégique de l'Amérique en Eurasie », intitule Alexandre Del Valle un chapitre de son livre Guerres contre l'Europe. Bosnie - Kosovo - Tchétchénie, publié par Pierre Guillaume de Roux aux Éditions des Syrtes, Paris, 2000.

 

Ouvrage fondamental, ouvrage visionnaire, ouvrage d'utilisation contre-stratégique immédiate s'il en fut. Et qui livre les clefs confidentielles des plans de bataille de l'encerclement ontologique de l'Europe, de la conspiration mondialiste qui ne peut atteindre ses ultimes objectifs planétaires qu'en empêchant que la Grande Europe impériale eurasiatique ne puisse se faire. A travers son agression politico-militaire contre la Serbie, la conspiration mondialiste des États-Unis s'est directement attaquée à l'Europe, la guerre intercontinentale de la fin est commencée.

 

Je cite l'ouvrage d'Alexandre Del Valle, Guerres contre l'Europe. Bosnie - Kosovo - Tchétchénie, qui confirme intégralement nos propres thèses.

 

1) « Conscients qu'une Europe forte et indépendante serait en mesure de dépasser l'Amérique dans tous les domaines de la puissance, notamment économique, les stratèges américains veulent à tout prix prévenir le moindre réveil, tuer dans l’œuf la moindre velléité d'autonomie européenne, au cas où des dirigeants lucides décideraient de mettre sur pied une Grande Europe continentale, réconciliant ses "deux poumons", orthodoxe et occidental. D'où la volonté américaine d'affaiblir et de diluer le continent européen en incluant – au nom de l'OTAN – la Turquie dans l'Union Européenne et en éloignant consécutivement encore un peu plus celle-ci de la Russie, afin que la constitution d'une Grande Europe continentale indépendante et forte, susceptible de concurrencer les États-Unis – mais ainsi rendue impossible  – ne voie jamais le jour. »

 

2) « Vis-à-vis de l'Est européen, les États-Unis mènent donc une double politique consistant : primo, à étendre l'OTAN aux portes de la Russie, en intégrant au "monde occidental" les nations anti-russes de l'ex-Bloc soviétique en voie d'instrumentalisation, de culture catholico-protestante (Hongrie, Pologne, ex-Tchécoslovaquie, etc.) et islamique (Turquie, républiques musulmanes d'Asie centrale, Bosnie, Albanie-Kosovo, etc.) ; secundo, à affaiblir la Russie, la "refouler" vers l'Asie et la couper de l'Europe occidentale. Il s'agit ainsi de scinder le continent européen en deux, en réactivant une "nouvelle guerre froide" entre un Est post-byzantin ex-soviéto-communiste et un Ouest américanisé, un nouveau "choc géocivilisationnel" entre les "deux Europes" opposées l'une à l'autre autour des pierres d'achopement stratégiques islamo-occidentale et socio-économique. »   

 

suite : La superpuissance unique veut se perpétuer précédent : Un front Clandestin pour la libération de l'Europe

 

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