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23/12/2014

L'Europe contre la nouvelle alliance néo-souverainiste

 

L'idée d'une confédération européenne possibiliste  à deux cœurs et deux têtes, un cœur latin politique et un cœur économique germanique, une tête surveillant la façade atlantique et la méditerranée orientale, une tête surveillant les terres de l'Est et l'Orient indo-chinois, est la prospective continentale qui doit animer notre métapolitique dans la perspective de l'axe Paris-Berlin-Moscou et de l'Imperium Magnum.

 

Mais à qui devons nous mettre la pression pour que cette idée européenne révolutionnaire et pérennialiste se diffuse, remplace l'anti-européisme primaire des dissidences politiques au sens le plus large véhiculé par le compromis néo-souverainistes du CNR 2.0 en mouvement et influence les élites majoritairement euro-atlantistes ?

 

Il est évident, que ça n'est pas à l'appareil d'état, aux troupes d'occupations mentales, aux lobbys, aux officines antiracistes, aux ong mondialistes, bref, à tous les organes systémiques de propagandes du Libéralisme triomphant avec qui les dissidences de la Réinformation mortifère disent dialoguer, à qui elles disent répondre et auxquelles elles prétendent mettre la pression...

 

C'est à nos alliés potentiels qu'il nous faut mettre la pression. Tout notre énergie symbiotique doit être utilisée à mettre la pression à : Moscou, aux dissidences européennes, et, en France, à la Dissidence emblématique et officielle. Ce qui reste de cette énergie synergique, doit être utilisée pour jeter les bases et à œuvrer à la fondation immédiate, sans attendre les dissidences néo-souverainiste, d'un Eurasisme Européen, qui aura la vocation de penser l'Europe, l'Empire hésitant et manquant, de développer une Quatrième théorie européenne pour endiguer la transition étasunienne vers un multilatéralisme (multipolarisme synthétique), vers une nouvelle forme d'unipolarisme - et nous disons que les véritables élites ne pensent plus en terme de pôle, qu'elles sont hors-pôle, le multilatéralisme est la géopolitique du multiculturalisme mondialiste, et tout, absolument tout, va se jouer sur cette subtilité -, ce que nous essayons de dire à nos camarades, depuis maintenant plus d'un an, et ce que nous regrettons de ne mieux expliquer, c'est que la philosophie-politique de la Dissidence, le néo-souverainisme, est aujourd'hui, le plus grand obstacle au développement de l'Europe Européenne, et que cette idéologie, d'essence républicaine, démocrate et laïque, va dans la direction du multilatéralisme contre le monde multipolaire de l'Europe circumpolaire... 

 

"Quant à nous autres, on peut déjà s'aventurer à affirmer que la bataille politique décisive pour la mise en activité du projet de l'axe Paris-Berlin-Moscou est déjà commencée, et que c'est bien à Moscou même que, pour le moment, nous avons choisit d'installer le centre opérationnel de sa mise en situation de départ immédiat.

 

Si c'est à Moscou qu'il appartient à prendre l'initiative, c'est à Moscou que nous allons devoir commencer par mettre la pression, essayer de susciter la grande lame de fond porteuse de l'enthousiasme révolutionnaire à l'égard de la représentation supra-mentale collective du projet Paris-Berlin-Moscou. C'est Moscou qui, comme on l'a dit, devra donner le signal du départ, un mystérieux rituel l'exige.

 

Aussi devons-nous concentrer toutes nos disponibilités d'agitation, d'influence et d'intervention pour porter à l'incandescence l'intérêt abyssal de nos structures idéologico-révolutionnaires de présence et d'encadrement agissant sur place, à Moscou, de manière à ce que l'heure venue, celles-ci puissent déterminer, depuis les profondeurs, l'entrée en action des médias et des grands groupements d'influence politique, culturelle, voir même religieuse, ainsi que, finalement, des instances gouvernementales actives, pour promouvoir, pour exiger une initiative politique décisive de Moscou en faveur du projet Paris-Berlin-Moscou. Initiative de Moscou à laquelle nous nous engageons d'obtenir les réponses attendues de Paris et de Berlin. Il faudra donc qu'en même temps nous entreprenions d'urgence un double mouvement analogue de réveil, d'exacerbation, à Paris et à Berlin, en mettant à l'épreuve d'une manière extrêmement intensive les « groupes géopolitiques » dont nous disposons, sur place, à l'heure actuelle, afin que la figure mobilisatrice du projet de l'axe Paris-Berlin-Moscou y soit présente, et agisse suivant nos plans.

 

Ce qui implique – on se trouvera obligés de le faire – que les « groupes géopolitiques » sortent de leur clandestinité pour agir à découvert, situation nouvelle qui ne sera pas sans comporter sûrement d'assez graves dangers. Mais il n'est moins certain que, de par cela même, la mainmise politique de la soi-disant social-démocratie sur l'ensemble du pouvoir politique en place s'en trouvera violemment contestée, et que, de toutes façons, nous allons devoir aller à l'épreuve de force."

 

Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris -Berlin-Moscou-Moscou devra donner le signal de départ, pp. 306-307, aux éditions Alexipharmaque

 

Vive le Donbass ! Vive la Palestine ! Vive l'Europe !

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

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Beau ne nuit (La Grande Touriste)

Savez-vous ce qu'est la langue des oiseaux? C'est une langue qui est au cœur des mémoires de toutes les autres. Nos ancêtres l'appelait aussi langue verte, langue diplomatique, cabale, gay scavoir. les Japonais l'appelaient koan, les Arabes ilmul-hurûf, les Juifs qabbala. Elle est à la fois universelle et éminemment particulière, puisque c'est la part de chaque langue qui échappe à la traduction. Elle est faite de métaphores, de calembours, de rébus, d'homophonies, d'anagrammes, de glissements, d'inversions. Les mots y dansent, s'y renvoient les uns aux autres, et veulent y dire plus que ce qu'ils disent ordinairement. C'est d'ailleurs remarquable, que le français ait confondu la signification avec la volonté de dire. Voilà un de ces jeux de mots intraduisibles qui sont autant de survivances de cette langue, qui était réputée être celle que parlaient les Dieux, les anges et les oiseaux.

 

C'était aussi le langage secret des alchimistes, le code par lequel ils transmettaient leur savoir en le cachant aux profanes. A l'époque, ils se moquaient beaucoup des idiots qui prenaient les textes au pied de la lettre et tentaient réellement de transmuer les métaux en or. Ils les avaient surnommé entre eux les "souffleurs", à cause des fumées qui entouraient leurs petites expériences. Si par hasard ceux-ci ont fait quelques découvertes qui sont à la base de la chimie moderne, leurs recherches étaient néanmoins vouées à l'échec. Car l'or dont il était question dans les ouvrages hermétiques était bien au-delà de l'or vulgaire, ou l''"or dit n'air". Pourquoi, à votre avis, Isaac Newton a-t-il pris la peine d'inventer le télescope à miroirs pour observer le ciel? Parce que le plus célèbre des alchimistes avait bien saisi certaines subtilités de la langue des oiseaux, n'en déplaise à ceux qui ne comprennent pas qu'un tel génie ait pu se passionner pour ces fadaises…

 

La langue des oiseaux, tout le monde la connaît sans la connaître, puisque c'est celle que parlent les rêves. Sigmund Freud, Jacques Lacan et Carl Gustav Jung  voyaient déjà dans le rêve un langage à part entière, émis au moment du "décollage" de la conscience de veille. Des symboles, des rébus, des jeux de mots et un certain humour: c'est le psychanalyste Etienne Perrot qui a identifié ce langage comme une forme de la langue des oiseaux. Plus intime encore que sa langue maternelle, puisqu'elle utilise le matériau symbolique issu de sa mémoire propre, elle est la langue avec laquelle le rêveur se parle à lui-même.


La langue des oiseaux est une langue vivante, et doit être pratiquée avec spontanéité. Et comme tout ce qui est vivant, elle se déploie selon un rythme. En cela, la poésie en est une autre survivance. Ces constructions verbales raffinées, que décortiquent  les professeurs de lettres, elles viennent sous la plume du poète aussi simplement que l'air qu'il respire. C'est sans réfléchir qu'Homère a pondu les quinze mille trois cent trente-sept vers de L'Iliade. Plus près de nous, Léo Ferré ne cachait pas son mépris pour ces "souffleurs" modernes qui comptent sur leurs doigts pour faire un alexandrin! Et d'ailleurs, une réminiscence certaine de la langue des oiseaux est perceptible dans le flow des phraseurs du Hip Hop des origines, celui des battles improvisées dans les caves des ghettos. Pour de plus amples développements, je vous recommande Ghost Dog, the way of samurai, de Jim Jarmush. La bande originale a été composée par RZA du Wu-Tang Clan, une pointure du genre.

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"Voir le monde comme un rêve est un bon point de vue. Quand on fait un cauchemar, on se réveille et on se dit que ce n'était qu'un rêve. Il est dit que le monde où nous vivons n'en diffère en rien." Extrait du Hagakure de Jocho Yamamoto (Japon, XVIIIème siècle) et cité dans Ghost Dog.
 
On note également, d'après Fulcanelli, que la langue des oiseaux était pratiquée par les bâtisseurs de cathédrales. Après l'extermination des Templiers par Philippe le Bel au XIIIème siècle, leur savoir-faire était devenu suspect aux autorités. Mais déjouer la censure leur était facile, car les âmes lourdes étaient naturellement incapables de comprendre la langue des oiseaux. Il faut croire qu'ils subissaient alors la même réprobation que subissent aujourd'hui les déclarés perdants de ce jeu de con qu'est notre monde. S'il faut se réfugier dans le sommeil pour retrouver cette langue, on peut concevoir que ceux qui la parlent encore au réveil s'exposent à des destins scabreux. Le fumier de misère sur lequel a germé le génie artistique des Afro-Américains en dit long sur le rêve morbide de nos maîtres…
 
Il se trouve que j'ai le privilège d'avoir entendu parler cette langue fabuleuse. C'était un soir d'hiver à Paris, sur le parvis de Saint-Eustache. J'étais bénévole pour une association qui servait des repas chauds aux clochards. Ils étaient tous plus fous les uns que les autres, les pauvres, mais ce soir-là, il y en avait un de vraiment, vraiment spécial. Il était tout crasseux et dépenaillé, avec un crâne chauve où se dressait des cheveux blancs survivants comme s'ils étaient électrisés. Et il parlait, il parlait sans arrêt. Tout ce qui se passait autour de lui, les clochards qui mangeaient, les bénévoles qui s'affairaient, les feuilles mortes qui volaient, les chiens qui vaquaient, il aspirait tout et le restituait sous forme de musique. A l'écouter, on n'y comprenait rien, ça allait trop vite, mais on se sentait pris d'assaut par une espèce de joie démesurée. Autour de lui les gens s'allumaient comme des arbres de Noël, riaient, exultaient. Et puis, sans cesser de parler, le clochard a reculé de quelques pas et a ouvert la portière arrière d'une somptueuse Bentley noire qui s'était garée entre temps tout à côté, sans que personne ne s'en étonne, tellement on était perchés. Il a disparu à l'intérieur, et clonk! la portière s'est refermée. Le carrosse a démarré dans un souffle, et l'a emporté Dieu sait où.
 
 
Et pour conclure, je ne résiste pas au plaisir de raconter une autre petite anecdote personnelle. Il est minuit treize, et je finis d'écrire au lit comme tout blogueur qui se respecte. Figurez-vous qu'il y a quelques secondes, avant de m'endormir, il m'a pris de charger Google Sky Map, une application de cartographie interactive du ciel nocturne. J'ai ensuite braqué mon smartphone au hasard devant moi, curieuse de savoir quelles étoiles se trouvaient là, à ce moment-là, derrière les murs de ma chambre. Sur l'écran sont apparues les constellations de l'Aigle, du Cygne, du Petit Renard et de la Lyre. C'est donc sous leurs auspices que je termine cette brève introduction à la langue des oiseaux, avec l'espoir d'avoir peut-être fait du bon boulot.
 
Sur ce, bonne nuit!
 

Donbass (La Grande Touriste)

 

"Volontaire !

 

Tu es prêt à sacrifier ton temps, ton argent, ta vie sociale, ta vie tout court pour la cause.

 

Il te sera demandé de nombreux sacrifices, une discipline sans conditions. Tu ne seras évidemment pas payé. Si tu réussis à nous rejoindre au Donbass, tu te trouveras dans une zone de non-droit, exposé à tous moments aux bombardements, aux combats, aux assassinats, à la capture et à la torture par l'ennemi, mais aussi à la malnutrition, à la maladie, aux dénuements divers, à l'inconfort chronique. Tu seras équipé à tes propres frais, et dans la limite des possibilités. Les oligarques ennemis mettront ta tête à prix publiquement. Tu seras coupé du monde par manque de communication, et tu n'auras évidemment pas de date de retour. Tu risques tout, et tu ne gagneras rien, si ce n'est l'honneur de contribuer à la victoire.

 

Si tel est ton choix, bienvenue, camarade !"

 

Formulé ainsi par Victor Lenta, l'un des quatre Français partis combattre au Donbass sous le drapeau de la Nouvelle-Russie, cet appel à la constitution des Brigades Continentales est sans détour. Sont énumérés un par un, et en creux, chacun des étais de l'homme sans substance: la vanité, la torpeur, la sécurité, la satiété, le confort, les sentiments. Nous sommes occidentalisés jusqu'au trognon: il est absurde de se dire libre, et de prétendre libérer quiconque, tant que l'on se contente de négocier avec l'adversaire. Volontaire, si tu veux combattre le Nouvel Ordre mondial, commence par toi-même.

 

"Tu risques tout, et tu ne gagneras rien, si ce n'est l'honneur de contribuer à la victoire." La victoire dont il est question n'est pas celle des Républiques Populaires, puisque s'adressant par ailleurs aux caméras d'I-télé, Victor Lenta envisage la possibilité de la défaite. Tout risquer, et ne rien gagner que l'honneur: là est la victoire suprême. Il s'agit d'aller là où l'atlantisme / le capitalisme / le progressisme / le satanisme, quel que soit le nom qu'on lui donne, se métamorphose en chars d'assaut et en pluie d'obus, et de faire front. Il faut chevaucher le tigre.

 

Quelque part dans la Métaphysique de la Guerre, Julius Evola définit la Guerre Sainte comme la juxtaposition de deux niveaux de réalité: la "petite guerre" est celle que l'on mène sur le champ de bataille, contre l'ennemi séculier, la "grande guerre" est intérieure. La "petite guerre" est à la "grande guerre" ce que les instruments de musique sont à la musique: nécessaire et non moins suffisante. Ici, on ne se bat plus pour aucun intérêt terrestre, mais au nom du secret qui est au cœur de toute civilisation humaine.

 

Les Brigades Continentales, fraîche ébauche d'une chevalerie de tradition très ancienne, ne sont pas les milices quenellistes. Égalité & Réconciliation s'est bien gardé de relayer l'appel des Français du Donbass. Les émules de Dieudonné sont des centaines de milliers, eux ne sont pour l'instant que quatre. Mais ces soldats qui se disent eurasistes ont d'ores-et-déjà remis toute la Dissidence mainstream à sa juste place, et c'est la meilleure nouvelle de la rentrée.

 

" - Tu as deux chemises noires ? Deux pantalons noirs ? Une paire de boots noires ? Deux paires de chaussettes noires ? Une veste noire ? Trois cents dollars pour ton enterrement ?

 

- Oui, Monsieur." (Fight Club)

 

(Appel à la formation des Brigades Continentales pour le Donbass!)

 

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