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19/02/2020

De l'Occidentalisme (sixième partie audio)

Sixième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes »). Bonne lecture et Bonne écoute.

 

 

Avant de commencer cette sixième partie, nous rappellerons rapidement le sens de notre démarche peu habituelle à nos lecteurs.

 

Notre démarche est de la métapolitique spéculative, certes, à visée opérative, mais qui reste humble car relative dans sa capacité à fédérer. Du moins jusqu'à présent. Nous établissons des notes qui sont autant de brouillons et de pistes de réflexion ouvertes vers une Quatrième théorie politique européenne ; occidentaliste et eurasiste. Elle s'inscrit dans le cadre d'une réflexion idéologique autour du camp national, de la réinfosphère et de la dissidence vu par un militant. Cet essai couvre l'année écoulée.

 

Notre démarche critique ne prétend pas réinformer, recycler les constats de faillite fait depuis vingt ans par la « réinfosphère », se positionner par rapport au système politicomédiatique mais prétend se concentrer sur l'actualité métapolitique non-conforme, mettre en avant les idées opératives et se positionner à l'intérieure de l'opposition qui est en proie à la démence idéologique.

 

Nous appuyons nos observations sur de nombreuses sources, nous travaillons à partir de livres, d'articles et de vidéos, de nos propres expériences, nous n'inventons rien, si ce n'est que nous utilisons des éléments de langage qui nous sont propres ou tiennent à nos propres filiations, nous soulignons des contradictions et signifions des orientations avec des outils conceptuels que les essayistes non-conformes fabriquent mais qu'ils n'utilisent jamais comme logiciel pour expliquer ce qui se joue dans nos milieux, pour bricoler le « camp national », nommer les crises intérieures, dénoncer les intellectuels ou les idées coupables de nous ralentir, les mensonges à soi d'un corps révolutionnaire malade. Nous essayons de soulever des débats qui devraient normalement exister dans une opposition consciente d'elle-même sans notre intervention. Nous devons mettre des mots sur les non-dits idéologiques de nos milieux que les intellectuels ne veulent pas expliciter par confort et qui créent des situations métapolitiques délétères dans une opposition autosatisfaite de ne pas exister.

 

Nous ne pensons pas, comme le propose le camarade Hassen Occident, qu'un « Front », anti-immigration ou anti-islam puisse rassembler et créer une discipline de groupe. Pour nous, seul un Parti et un « Front » positif : nous sommes « pour » telle idée et non « contre » tel phénomène, sont à même de créer un processus de reprise de pouvoir par l'action politique. Nous estimons qu'il nous reste collectivement environ cinq année pour faire naître ce Grand Parti par une connexion et une « fusion » entre La Dissidence Française de Vincent Vauclin pour l'échelle nationale et le Parti des européens de Thomas Ferrier pour l'échelle européenne.

 

Le sujet de la métapolitique et notre façon de travailler ne nous permet pas d'organiser des notes de bas de pages qui, non seulement augmenteraient le volume de nos essais de manière considérable et nous demanderait également un surcroît de travail inutile.

 

Nous parlons à des militants avec lesquels nous sommes censés partager des références culturelles et idéologiques, ainsi que certaines orientations. Des militants qui sont censés s’intéresser un minimum à ce qui se dit dans l'opposition, ce pourquoi nous parlons quelque fois de manière codée (même si « codée » est un grand mot), de façon conceptuel et synthétique dirons-nous, pour qu'une logique critique s'installe, sans que nous n'ayons à tout redéfinir en permanence.

 

Nous utilisons donc la méthode des hyperliens – que vous détecterez dans les mots que nous avons mit en surbrillance de couleur rouge – qui vous renvoient à des actualités, des sources, des définitions, des articles et des vidéos pour complémenter et illustrer nos travaux.

 

De la Citoyenneté ; le RIC contre la Race ; Critique décisive du concept de réinformation ; Pour en finir avec le constat de faillite comme métapolitique de combat (suite et fin)

 

« En résumé, l’hostilité du souverainisme, qui s’insinue même dans les discours des formations identitaires (toutes étiquettes confondues) en francophonie, est une hostilité fondamentalement idiote et nous ne nous appesantirons pas sur la question ; nous n’allons pas retourner aux sources perverses et criminelles de ce souverainisme, qui a ruiné l’œuvre de notre Empereur Charles-Quint, a pactisé avec l’ennemi ottoman, a mis bon nombre de nos provinces au pillage et aux déprédations les plus abominables (comme l’incendie de Bruxelles en 1695). Bon nombre d’auteurs, dont le Carolorégien Drion du Chapois, ont déjà démontré l’intrinsèque perversité du séparatisme gaulois au sein de la civilisation européenne. Aucun souverainiste français n’est pour nous un interlocuteur valable et nous ne pouvons que rire et applaudir à l’acte polisson de notre compatriote Noël Godin, alias Le Gloupier, ou l’Entarteur, qui a écrasé une belle tarte à la crème, bien mousseuse, sur la figure de Chevènement, l’un des plus écœurants exposants de cette lèpre souverainiste, qui avait osé venir ici, en Wallonie, pour prêcher le rattachement de nos provinces impériales à son machin républicain, qui prend l’eau de partout et dont les « nouveaux citoyens », venus de partout et de nulle part, sont en train de faire tourner en bourrique, à coups de cocktails Molotov, en ce mois de novembre 2005. C’est cette « République », soi-disant « souveraine », battue en brèche par ses immigrés chéris, que l’on nous obligerait donc à aduler ? Au revoir et merci ! Gardez bien votre cadeau empoisonné ! Timeo Gallos et dona ferentes !

 

En revanche, l’hostilité au libéralisme, que dégage ce double refus français et néerlandais, est intéressante à plus d’un titre ; elle annonce une véritable alternative, car c’est justement l’essence libérale de l’Union Européenne, de la constitution qu’on nous propose, qui fait que, dans de telles conditions, nous n’aurons jamais une Europe structurée, telle que nous la souhaitons. La brèche ouverte dans les certitudes eurocratiques par les refus français et néerlandais permet d’envisager de nombreuses solutions alternatives, solidaristes, euro-révolutionnaires, néo-socialistes. Ce refus doit être analysé en parallèle avec les propositions de la nouvelle gauche la plus dynamique actuellement, celle des altermondialistes d’ATTAC, qui suggèrent tout à la fois des pistes intéressantes et des poncifs profondément imbéciles. Il faut cependant l’avouer, les positions d’ATTAC sont bien présentées, ont le mérite de fournir un cadre de référence, qu’il nous suffira de reprendre, de modifier et d’étoffer, sur bases d’idéologèmes moins niais. Car tous les éléments de niaiserie que nous trouvons dans ce discours d’ATTAC sont voulus par ceux qui téléguident cette contestation pour l’enliser irrémédiablement dans les sables mouvants de l’irréalisme impolitique. Le système génère aujourd’hui sa contestation à la carte, que l’on « spectacularise » sur les petits écrans, comme l’avait bien vu Guy Debord, en exhibant par exemple le mort de Gênes ou les bris de vitrines de Nice, pour montrer fallacieusement qu’elle est une vraie contestation, une vraie de vraie, et qu’il n’y en a pas d’autres, et donc qu’il est inutile de militer pour en fabriquer une. Qui serait évidemment incontrôlable. Du moins dans un premier temps… » Robert Steuckers, L’impasse du souverainisme : ne pas s’y égarer, Réflexions sur la Constitution et la construction européennes, (à remettre dans le contexte de 2005)

 

Le néo-souverainisme est la nouvelle plaie social-démocratique ouverte sur le corps nationale en réminiscence.

 

« Le principe de prise de décisions collectives constitue le fondement de la démocratie, ce faisant la procédure doit prendre un spectre de représentants de la société aussi large que possible. Et ce principe apparaît précisément comme une constituante essentielle des sociétés archaïques dans lesquelles l'individu ne s'était pas encore constitué en unité indépendante et dans lesquelles le rôle historique principal appartient à l'esprit du groupe ethnique, le plus souvent compris comme un totem, comme un esprit, ou encore comme une divinité ethnique. Les procédures démocratiques ont été introduites précisément pour permettre à cette instance supra-individuelle de s'impliquer directement dans le destin du groupe. Et on attendait de l'assemblée qu'elle prenne une décision qu'aucun des participants n'aurait pu prendre de façon individuelle. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIème siècle », Chapitre III  La démocratie, sacrée ou laïque ?, pp. 57-62, aux éditions Ars Magna

 

Les néo-souverainistes ne respectent ni le « principe de prise de décision collective » au sein de l'opposition au globalisme – du camp national, de la réinfosphère, de la dissidence –, ni le caractère ethnique de cette « prise de décision » à l'échelle de la France. Double trahison, métapolitique et politique.

 

Le péril démocratique dans une société mondialisée et multiculturelle qui se refuse Empire par « chauvino-mondialisme » – par nationalisme « de pure frime » – est démographique. Le péril démocratique du déséquilibre démographique entre des peuples opposés sur un même territoire avec les mêmes droits démocratiques ; d'autant plus quand une des deux communautés vient de s'installer. Et c'est ici qu'il ne faut pas confondre à des fins marxistes ridicules « Conquête » et « Immigration », car en réalité, la conquête ne laisse pas le choix, elle peut perdre ou gagner, tandis que l'immigration est un choix, perdant pour toutes les parties. L'immigration-invasion entre conquête et immigration n'est pas un Quatrième Reich allemand mais une collaboration islamo-gauchiste contre la Civilisation.

 

Les peuples indigènes installées ; les européens de « trente mille ans », opposés à des communautés allogènes immigrées ; en voie d'assimilation – de l'assimilation à l'intégration, de l'intégration à l'insertion, de l'insertion à la séparation vers la partition depuis moins d'un siècle à quelques années à donnent une citoyenneté hors-sol ; qui n'est rattachée à aucune historicité et réalité territoriale : ethnique, culturelle, cultuelle et civilisationnelle qui ne soient définies, limitées par des « frontières objectives », et offrent aux allogènes les droits originels des indigènes sans garantie et contrepartie.

 

Des « États-nations » qui s'inscrivent dans une continuité historique et territoriale péninsulaire européenne et un Empire occidental d'échanges économiques globalisés mais revendiquent et affirment la supériorité d'une souveraineté nationale à pouvoir illimité reconnue comme subsidiarité unique et exclusive de cet Empire de fait.

 

Des « frontières » qui correspondent à une expérience géopolitique historique à l'échelle de la civilisation reliée aux configurations actuelles ; à une géopolitique définie à l'échelle du monde, de la mondialisation et du mondialisme, non des frontières nationales peut-être légitimes à leur échelle de subsidiarité régionale et administrative mais illégitimes et non-supérieures à la géopolitique continentale intérieure et à leur niveau de subsidiarité organique objective dans cet ensemble continentale et cette réalité impériale occidentale dominante qui protège et donne de la puissance à ces États-nations.

 

Des « États-nations » qui se feraient écrasés, déchiquetés, par le tiers-monde « bon sauvage » sans ce rattachement à la civilisation européenne et l'hyperpuissance étasunienne. Nous sommes les héritiers d'une longue tradition, les États-nations sont des éternels adolescents, boutonneux et ingrats, qui pensent s'être fait tout seul alors que « nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants ».

 

Les gaulois auraient certainement aimé rester des gaulois ; et le sont restés d'une certaine manière. Les romains n'ont pas « grand-remplacé » les gaulois ; les gaulois se sont « romanisés ». Des romains et des gaulois qui n'étaient séparés que par quelques kilomètres et partageaient une génétique proche. Et, malgré cette proximité géographique et génétique, il n'y a pas eu génocide ou substitution de population ; malgré les invasions, les échanges économiques, les guerres, à l'intérieur du foyer européen, la généalogie génétique des différents peuples européens n'a pas varié et les peuples alchimiques européens sont restés suffisamment homogènes que pour les distinguer à l'intérieur d'un même espace civilisationnel.

 

Pour les gaulois et les romains, échanger et se mélanger sont deux notions distinctes.

 

La culture gauloise s'est assimilée à la culture de l'empire, son souvenir s'est véhiculé dans cette culture d'empire augmentée, a persisté dans la génétique gauloise transportée par cette nouvelle culture et est toujours ethniquement présente dans notre civilisation : c'est le génie de l'Empire ; des cultes à mystères et des transmissions druidiques orales.

 

La citoyenneté impériale protège l'identité ethnique des peuples organiques qu'elle assimile à sa culture en respectant son territoire ethnique tandis que la citoyenneté nationale remplace l'identité ethnique du peuple nationale par une identité extra-civilisationnelle qu'elle assimile à son ethnie nationale sans distinction ; déconnectée de notre histoire, de notre réalité continentale et raciale. De notre langue des oiseaux.

 

Disons le, ce qui occupe principalement l'Europe c'est la démographie et l'immigration africaine. Europe et Afrique sont deux continents distincts ; géographiquement et d'un point de vue civilisationnel. Il n'y a pas un Empire euro-africain qui justifie que nous donnions l'identité, la nationalité et la citoyenneté européenne à des africains qui n'y gagnent que la fuite de leurs cerveaux et de leurs forces vives.

 

En effet, quand la République qui n'a plus rien de française, de romaine et de gauloise, qui s'invente des identités, des nationalités et des citoyennetés exogènes, octroie « nationalité et citoyenneté française » à un non-européens, elle prend une décision impérieuse pour l'Europe car, en réalité, c'est la future citoyenneté européenne qu'elle donne sans concertation avec les européens à cet étranger intégral qui, par sa démographie, ne vient pas « remplacer » les français mais vient « remplacer » l'ensemble des européens. En effet, une fois la nationalité et la citoyenneté française acquise, le nouveau français, le français de papier, le français d'idée, peut voyager dans toute l'Europe et bénéficier des facilités européennes pour voyager dans le monde entier et représenter la France à l'internationale ; l'Afrance rayonne.

 

Dans un projet d'Empire, nous distinguons les notions, concepts et principes d'identité, de nationalité et de citoyenneté dans toutes leurs subsidiarités organiques et métaphysiques, ce que ne font pas les États-nations plus impérialistes que l'Empire sans les moyens d'un Imperium.

 

Des États-nations qui veulent les avantages d'un impérialisme économique sans les « inconvénients » d'une subsidiarité imperiumique qui permet de maintenir sous-contrôle le flux mondial des hommes et des marchandises entraîné par le progrès scientifique et technologique qui sont le seul sens matérialiste de l'Histoire vers un archéo-futurisme anarchique et solaire pour mille ans d'Empire eurasiatique de la Fin à la conquête des espaces infinis et des multivers les plus intérieurs, souterrains, abyssaux.

 

Des souverainetés économiques libérales trop petites ; sans rêve de grandeur, qui sont psychologiquement restées à l'invention de l'imprimerie dans une pensée mécaniciste virée virtualiste, pour faire face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, à l'Inde, à d'autres pays émergents qui se coalisent, principalement en Asie et en Amérique du Sud pour concurrencer l'Occident, et trop faibles, sans volonté de puissance, pour faire face à la démographie des Afriques.

 

L'Afrique a connu la colonisation blanche, elle va connaître la jaune. Nous entendons parler d'ingérence ; et que nous devons quitter l'Afrique.

 

Qui est ce « Nous » ? Premièrement. Car, c'est soit les 1% cosmopolites soit les blancs racistes, mais ça ne peut pas être les deux à la fois. A complot, complot et demi.

 

Et, deuxièmement, c'est parfaitement méconnaître les relations que « Nous » avons avec l'immense continent africain. Après la décolonisation, il n'y a pas eu de miracles économiques et de développement rapide en Afrique libérée qui nous auraient permit de la quitter. Certes, il y a une nostalgie africaine, et une nostalgie des africains pour l'Empire, mais pas à ce point. Nous ne sommes pas persuadés que le calcul d'une balance commercial Afrique-Europe qui prendrait en compte investissement privé occidental, investissement publique européen en direction de l'Afrique, coût réel de l'immigration en provenance du continent africain et le retour réel sur investissement par tête-de-pipe européenne – pour rendre visible ce « Nous » dont les immigrationnistes nous parlent constamment mais que nous n'avons jamais vu ; ou les 1% quand ça les arrange – soit un calcul favorable à la crédibilité de la performance africaine en matière de développement scientifique et économique et qui serait en possibilité de contenir son explosion démographique. Alors, les 1%, les blancs, le racisme systémique, le complot judéo-maçonnique ? Quels sont les véritables acteurs uniques et exclusifs des événements géopolitiques mondiaux ? Ensuite, les surdoués de la dissidence nous expliqueront quels sont les intérêts européens de nourrir cette démographie déséquilibrée et fragile ?

 

La stratégie du chaos pour le chaos appliquée à la théorie du complot pour tous explique les futures charniers méditerranéens et européens davantage qu'un obscure complot des occidentaux qui se grand-remplaçaient par pure hubris mercantile ; comme si une civilisation telle que la civilisation européenne n'était pas capable de comprendre les périls migratoires et de se défendre contre les invasions par délire capitaliste : c'est faux, le premier complot c'est le nombre, le deuxième complot ce sont les « pompes aspirantes de l'immigration » le troisième complot ce sont les mafias de passeurs aidés par des immigrationnistes protégés par l'état, le quatrième complot c'est celui des souverainistes qui empêche la réaction du « camp national » avec ses fadaises tiersmondistes et non-alignées, le cinquième complot c'est le double jeu et double discours systémique et médiatique des lobbys antiracistes pro-juifs et pro-musulmans, etc...

 

L'européen du quotidien ne gagne rien à notre présence en Afrique ; tout le monde sait que nous investissons en Afrique à fonds perdus. Le processus de désengagement des intérêts privés européens d'Afrique est avancé tandis que les états africains acceptent et sollicitent les aides européennes pendant que les sud-africains blancs se font massacrés.

 

« Or, comme je l’ai expliqué dans mon livre « Osons dire la vérité à l’Afrique », le développement est une illusion. Pour trois raisons principales :

 

  1. A supposer qu’il ait une efficacité, le « développement » ne pourrait avoir que des effets à très long terme ; or, il y a urgence.

     

  2. Tout a déjà été tenté en ce domaine. En vain, car, dans les Afriques, la démographie est plus forte que la croissance. Un exemple : depuis 1960, la production agricole y a augmenté de 45%, mais la démographie de 110%...

  3. Comme la croissance économique africaine (entre 1,4% et 1,6% en 2016), est inférieure à la croissance démographique (4%), comment, dans ces conditions prétendre « développer » un continent qui, d’ici à 2030, verra sa population passer de 1,2 milliard à 1,7 milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an ?

 

Ce n’est donc pas de « développement » dont l’Afrique a besoin, mais d’une natalité raisonnable. A défaut, des dizaines de millions d’Africains continueront à rêver de venir s’installer en Europe où, par hédonisme, les femmes n’enfantent plus, où les hommes ont honte de leur virilité, où les vieillards sont désormais majoritaires et où les animaux de compagnie ont remplacé les enfants. » Bernard Lugan, Le « développement » n’arrêtera pas la migration africaine vers l’Europe

 

Les intellectuels tiersmondistes européens ; cette non-race, fantasment une capacité à l'auto-détermination des africains en l'état actuel des Afriques, et tandis que les intellectuels africains, hormis l'esseulé Kemi Seba, ont un discours inverse, réclament toujours plus de coopérations et d'investissements occidentaux en Afrique ou menacent les européens de se tourner vers la Chine, conscients de l'incapacité des africains à bâtir l'Afrique sans les blancs ou une aide extérieure.

 

« Aujourd’hui, la Chine apparaît comme le « Grand Ami » de l’Afrique. Elle semble mieux comprendre l’Afrique, en lui apportant l’aide voulue (qui n’est soumise à aucune condition) ; en exploitant les ressources minières naguère jugées non rentables par les Occidentaux ; en apportant une solution au sous-développement des infrastructures physiques ; en apportant son soutien politique dans des instances où l’Afrique n’a pas droit de cité, etc.

 

L’amour naissant et grandissant entre l’Afrique et la Chine peut-il amener l’Union européenne à revisiter sa coopération avec l’Afrique ? » René N'Guettia Kouassi, Coopération Afrique Europe : pourquoi faut-il changer de paradigme ?

 

Nous sommes tous des consommateurs-cosmopolites par les produits que nous acceptons et achetons, nous ne parlons pas des matières premières, mais si vous utilisez des nouvelles technologies fabriquées hors-Europe : vous êtes cosmopolite, vous participez au tourisme de masse et voyagez hors-Europe : vous êtes cosmopolite, vous achetez un véhicule dont les trois quart des pièces sont fabriquées hors-Europe : vous êtes cosmopolite, vos vêtements sont confectionnés hors-Europe : vous êtes cosmopolite, vous écoutez de la musique enregistrée hors-Europe : vous êtes cosmopolite, vous êtes fier de la francophonie : vous êtes cosmopolite ; que les nationalistes et les souverainistes arrêtent de nous embrouiller avec le caractère cosmopolite qu'ils attribuent à la notion d'Empire alors qu'il n'y a pas plus « cosmopolite » et bêtement impérialiste que les États-nations qui préfèrent les fonctionnaires que les artisans, qui importent tout. La culture, l'art et l'artisanat, n'ont jamais été aussi fleurissant que sous les Empires et les Royaumes à vocation impériale. Nous sommes les cosmopolites ancestraux et radicaux d'un « Empire de quatre cent millions d'hommes ».

 

Le cosmopolitisme des occidentaux ; héritage d'Alexandre le Grand, n'a pas changé de nature avec l'UE mais dés les traités de Westphalie censés mettre fin à la Guerre de Trente ans mais qui mettront surtout fin à l'esprit européen de Racine, de Cervantes et de Shakespear ; de Galilée, de Pascal et de Leibniz ; de Poussin, de Lully et de Bossuet. Ces « paix protestantes et libérales » sous les hospices ténébreuses de Hobbes, de Descartes, de Lock et de Spinoza prépareront les deux boucheries du XXème siècle entre européens. Les souverainistes sont des « protestants » et des « libéraux » par nature, par cette référence et filiation westphalienne ultime, à l'image de Rougeyron, Asselineau et de Bonnet, en asile politique dans sa Suisse natale ; mazel tov et noix de coco.

 

Nous ne pouvons plus, aujourd'hui, en France et en Europe, palabrer de démocratie ou de « civilisation occidentale et chrétienne » sans considérer l'africanisation et l'islamisation de la Cité. Phénomènes hybridés à l'américanisation de nos sociétés sous influence globaliste appuyée par les lobbys planétarienssorossiens, vaticanistes, frèristes, évangélistes, nihilistes (complotisme, collapsologie, accélérationnisme d'extrême-gauche et d'extrême-droite, etc.) et les lobbys souverainistes, meilleurs ennemis et nouveaux idiots utiles du globalisme – qui agissent sur les systèmes politicomédiatiques et sur l'opinion. Des phénomènes exponentiels de remplacement ethnique et culturel interconnectés, permis par le « libéralisme sans frontières », l'immigration économique de masse, liés à notre faible natalité par rapport à la démographie immigrée et notre système sociale de redistribution défaillant, mais avant tout permis par la religion shoatique de l'égalitarisme que les souverainistes perpétuent au sein du « camp national » évangélisé par la sainte réconciliation holocaustique vers la grande parousie raciale des tiermondistes et des cosmopolites. Il y a le complotisme et les vrais complots, et les complots « chauvino-mondialistes » des complotistes cosmopolites qui s'ignorent.

 

« Un chauvino-mondialiste, c'est un mondialiste mais qui veut le monde entier au sein des frontières de sa seule nation ainsi diluée et aliénée. » Thomas Ferrier

 

La gestion socialiste et collectiviste de l'économie néolibérale dans le contexte du post-libéralisme plombe l'économie intérieure des nations prisent en étaux entre les 1% et le tiers-monde.

 

La gestion économique collectiviste d'une économie intérieure aux systèmes sociaux de redistribution défaillants basés sur le souvenir d'un « communisme antique européen » – et ses réifications modernes ; localisme, communalisme, solidarisme, mutualisme, etc., qui ont remporté ou inspiré des luttes mais n'ont jamais aboutie en tant que système – qui n'a plus cours dans nos sociétés déstructurées, ruinent les petits patrons, les classes moyennes hier déclassées demain remplacées, face à la mondialisation, l'évasion fiscale, la finance déconnectée du réel, face à l'invasion migratoire économique qui entraîne « baisse salariale », augmentation des impôts, fuite des capitaux, face à la concurrence déloyale entre les nations qui pratiquent des politiques économiques protectionnistes et celles qui pratiquent un libre-échangisme sans limites, ce qui entraîne des problèmes de compétitivité insolubles, est une gestion de l'économie intérieure catastrophique pour les PME.



Mais, si nous prenons en compte les récentes avancées technologiques et les défis, notamment écologiques, devant nous, nous voyons de nouvelles perspectives économiques qui, certes, nécessitent que nous formions des ingénieurs, que nous accomplissons une transition du travail appuyée par des politiques qui nous dirigent vers des industries de pointe et donnent du crédit à la recherche scientifique, et nous voyons dans ce chaos une fenêtre ouverte sur un futur sans doute moins radieux que notre idéal mais moins catastrophique que nous l'anticipons dans la sinistrose actuelle et suggestive renforcée par tous les complotismes de la création...



Les classes moyennes déclassées européennes souffrent de cette gestion semi-libérale du libéralisme économique mais critiquer cette gestion collectiviste du libéralisme et vouloir appliquer une gestion strictement libérale du libéralisme, pour alléger les souffrances des classes moyennes, relancer l'économie, ne doit pas empêcher de combattre simultanément le globalisme et le « Libéralisme triomphant ». Pour nous le « Capitalisme » est la théorie classique de l'économie et Marx le prophète tardif de la « baisse tendancielle du taux de profit ». « Théorie classique » depuis le paléolithique et les grottes ornées qui indiquent une spécialisation et, par extension, une première répartition du travail vers la tripartition et l'organisation capitaliste naturelle et évolutive de l'économie. Nous ne sommes pas « anticapitalistes » par principe mais nous sommes antilibéraux par conviction, car nous sommes des hommes libres ; d'une liberté que le libéralisme cherche à régimenter.



« Que nous dit l’art préhistorique des sociétés qui l’ont produit ? Le savoir-faire exceptionnel de cet art, qui s’exprime dans les grottes, révélerait déjà une inégalité de statut entre les individus : sa pratique nécessite à l’évidence un apprentissage et repose sur des prédispositions naturelles. La conséquence est majeure : les inégalités ne seraient pas nées, comme on le croit ordinairement, au néolithique avec l’apparition de l’agriculture, mais dès le paléolithique récent, en lien avec l’émergence d’un système économique fondé sur le stockage des ressources sauvages. » Emmanuel Guy, Ce que l'art préhistorique dit de nos origines (paru chez Flammarion en 2017)



Les questions économiques sont déterminantes mais ne sont pas prioritaires dans la hiérarchie des urgences civilisationnelles et, surtout, nous ne pouvons rien y faire tant que nous ne prenons pas le pouvoir ou, pour le moins, ne recréons pas un équilibre en participant aux décisions.



Il y aura des crises financières qui déclencheront probablement des guerres et qui en déclenchent chaque jour, mais nous n'y pouvons rien dans la configuration politique actuelle bloquée. Nous ne reprendrons pas le contrôle de l'économie, de la finance, de la Banque, de la marchandise par des débats économiques sans fin, des positions marxistes, souverainistes ou libérales qui n'ont pas de sens dans le contexte du statu-quo globaliste. Il en va de même pour toutes les autres questions d'ordre Politique. Nous ne pouvons y accéder que par la voie politique et y répondre que par la préférence de civilisation pour toute réforme. La seule question déterminante et prioritaire est celle de l'abandon ou de la défense immédiate de la civilisation européenne et, par extension, du monde occidentale, du monde blanc. C'est la seule question déterminante et prioritaire pour tous les peuples qui veulent rester eux-mêmes chez eux face au globalisme et toutes ces conséquences. Finalement, la seule réconciliation possible est celle de la reconnaissance d'une conscience civilisationnelle, ethnique et culturelle unique des peuples enracinés en leur « race intérieure » et leur espace vital exclusif.



Le ric, soutenu par les souverainistes, revient à discuter de référendum aux Thermophiles, à savoir si nous pouvons organiser des ateliers constituants avec l'envahisseur perse la veille au soir pour éviter la guerre du lendemain matin. Léonidas n'est pas d'accord.



Le Referendum d’initiative citoyenne, ou populaire, est directement relié au sujet de l'existence des races humaines ; la démocratie a été pensée à l'échelle de la Cité et ne fonctionne que dans le cadre d'une société ethniquement et culturellement homogène. La citoyenneté c'est la civilisation.

 

D'ici quelques années, d'abord localement, il y aura des républiques démocratiques islamiques locales tout-à-fait officielles et légales en Europe, en commençant par des quartiers de Londres, de Bruxelles ou de Paris, avec les exemples notables d'Anvers, de Roubaix ou de la Seine Saint-Denis ; nécropoles des Rois de France.

 

C'est le plan des Frères musulmans, imposer une charia réformée par la marchandise – le djihad en basket de marque américaine made in China –, par la démographie et les droits de l'homme. L'« Islam de marché » et de « partition du territoire » n'est pas un obscur complot, tout ceci est très clair et se fait en pleine lumière selon le tout puissant Das Kapital. L'islam, avant d'être une religion est, pour les globalistes, une économie hybride, communautaire, libérale et conservatrice, où la solidarité sociale est une solidarité raciale auto-organisatrice, tout-à-fait acceptable en Europe dans le cadre du postlibéralisme et de la postmodernité.

 

Les réformateurs du mouvement – nous parlons en l’occurrence des Gilets Jaunes – qui parlent de ric, de frexit, de démocratie citoyenne, réelle, participative, avant de définitivement briser le politiquement correct, autrement dit le discours antiraciste/ethnomasochiste, qui parlent de réécrire la constitution, de fonder une sixième république avant de redéfinir la race française, sont, selon nous, de faux naïfs pour ne pas en dire plus. Menteurs ! Pharisiens !

 

Comment des gens qui tremblent à l'idée de parler ouvertement des seuls sujets qui fâchent, plus précisément qui ont un impact politique réel sur nos vies et pour l'avenir de l'Europe, peuvent prétendre affronter la « République française » et la social-démocratie ? Est-ce que l'antisémitisme magique et l'islam réconcilié vont sauver la France ?

 

Non. C'est précisément l'inverse qui va se passer, et ce sont les russes qui viendront nous aider à sortir l'Afrique et l'islam hors de France, une sublime humiliation. Ça sera la preuve que Soral n'avait raison sur à peu près rien et n'était surtout pas « eurasiste » à l'image du « camp néo-souverainiste ». L'idée d'eurasisme européen – notre plus Grand Gaullisme – cherchait à éviter cette humiliation ultime. Nous devons parler aux russes.

 

Ce qui ne veux pas dire que le mouvement des Gilets Jaunes est sans intérêt dans ses évolutions et que l'essentiel du mouvement est d'accord avec cette nouvelle ligne bien-pensante et totalitaire. Mais pour le moment, nous n’avons rien à envier aux Gilets Jaunes dont nous sommes de part notre statut social, mais passons, puisque nous autres, « prolétaires », n'avons pas le droit de nous exprimer dans ce mouvement qui n'est plus celui des Gilets Jaunes mais celui de l'extrême-gauche anticapitaliste et antifasciste ; la future alliance des idiots utiles et de l'armée de réserve du Capital en marche.

 

Ne soyons pas dupes de la surdité de l'état qui fait gonfler la révolte, n'y voyez pas d'incompétence.

 

Si le mouvement des Gilets Jaunes maintient le cap du ric et autres subversions nous irons à gauche toute et il sera difficile de revenir en arrière. Macron fera sans doute un deuxième mandat et pourquoi pas un petit référendum sur le voile islamique...

 

Si les nationalistes pensent honnêtement que le ric leur permettra d'imposer un référendum sur la question de l'immigration et du droit du sang, nous pensons qu'ils se trompent sur l'état de la démocratie et les intentions de leurs concitoyens. Ils s'interdisent de prendre le pouvoir autrement, du moins d'être dans cette perspective. Une perspective qui change radicalement notre vision du monde et le sens que nous donnons à notre action métapolitique. Il y a encore dix ans, jamais le « camp national » ne se serait laissé empapaouter par cet élan démocratique vers le « kebab universel » de Benoît Hamon et de Bernard Friot.

 

L'impact cybernétique de l'ingénierie psycho-social « dissidente » sur ce mouvement connecté se ressent, les algorithmes subtils favorisent le ric, le souverainisme bon teint, la chouardise agréable, l'antisionisme gentil, le nationalisme coquet, l'antiracisme obligeant et éloignent les Gilets Jaunes d'une troisième voie européenne, les enferment dans des polémiques économiques, administratives, juridiques, législatives et constitutionnelles stériles auxquelles ils ne comprennent rien et sur lesquelles ils n'ont aucunes prises et, au mieux, les plongent dans la culture de masse du complotisme excessif.

 

Avec la dissidence et la réinfosphère comme « mentor » et « moteur de la révolution », Ils sont « repartis » pour dix ans avant de nous rejoindre sur la ligne de fracture civilisationnelle et de front racial.

 

Il y a une « euphorie télécommandée » ; un bliss, que nous pourrions illustrée par les spéculations hallucinées de Lucien Cerise – que nous apprécions au demeurant – qui, les yeux écarquillés, interviewé pendant un acte des Gilets Jaunes, voit une convergence des luttes possible avec les black bloc après avoir écrit des ouvrages sur l'ingénierie sociale et le neuro-piratage. On aimerait pouvoir en rire... On en rit jaune. Les debunkers sont parfois les plus mindfuckés ; comme le cordonnier est le plus mal chaussé.

 

Dans les souterrains, à côté, en dehors du mouvement, de plus en plus de jeunes européens comprennent intuitivement que l'antiracisme est un ethnomasochisme qui justifie le racisme anti-blanc, sans doute parce que c'est eux qui se font racketter et bolosser à la sortie du collège ; qui vivent ensemble remplacés.

 

Par l'action du réel, quelques recherches sur internet, quelques lectures, ils redécouvrent la notion d'identité, de charité bien ordonnée, d'enracinement, de tradition, de conscience raciale : le caractère positif et scientifique du « réalisme racial » (loin des théories environnementalistes du complot des sociologues marxistes), et réaffirment leur préférence de civilisation. Ils comprennent désormais que cette préférence qualifiée de « racisme » peut exister sans passer par la haine des autres qui « ont déjà suffisamment la haine que pour en rajouter » ; certes ils « trollent » sur les réseaux sociaux, et certains ont peut-être quatorze ans, mais on ne redevient pas gauchiste et « troller » n'est pas de la « haine » : c'est une catharsis nécessaire pour supporter le monde des boomers et des vieillards mentaux.

 

Ils déduisent de leur expérience quotidienne avec la diversité la fonction mortifère de l'ethnomasochisme systémique au sein de nos propres institutions : de l'éducation nationale à « On est pas couché » le samedi soir. Avec d'autres mots que les miens bien entendu. Mais de nombreux ados « en ont marre des arabes ».

 

Il n'y a rien de compliqué, d’extraordinaire, d'imprévisible à comprendre dans le déroulé ontologique de ces vingt dernières années au sujet de l'identité, de la nationalité et de la citoyenneté vers une nouvelle identité française, une nouvelle nationalité européenne et une nouvelle citoyenneté impériale.

 

Il n'y a pas de représentation de cette jeunesse dans les figures médiatiques imposées ou auto-proclamées des Gilets Jaunes triées sur le volet et qui sont plutôt les parents ou les grands frères de cette nouvelle jeunesse identitaire et européenne qui est encore aux études et qui est marginalisée ; invisibilisée, par la dissidence, et la réinfosphère.

 

De l'enracinement ; si nous nous donnons les moyens de réenchanter cette jeunesse. Sinon à quoi pourrait-elle se réenraciner ? Au ric ? Au frexit ? A l'identité civique de l'article 50 ? La citoyenneté de la sortie de l'UE ? La race de la souveraineté française remplacée ? Nous autres, dissidents, ne comprenons pas le projet des souverainistes.

 

Ce qui est plus difficile à comprendre, mettons de côté nos différents idéologiques – car nous ne perdons jamais de vue que la théorie et la pratique sont des exercices qui peuvent être diamétralement opposés, cela dit, appuyer sa pratique sur une théorie solide et une certaine intransigeance idéologique n'est pas dénué de sens –, c'est pourquoi les avant-gardes néo-souverainistes, de Soral à Rougeyron, s'étonnent, ou font mine de s'étonner, qu'un phénomène identitaire – qu'ils ont contribué à suractiver – accompagne leur « insurrection patriotarde qui vient » et sont de plus en plus agressifs envers les nationalistes blancs qui ne leur demandaient rien, ou pas grand chose...

 

Réaffirmer sa préférence civilisationnelle passe forcément par une conscience raciale forte.

 

La conscience raciale choque les patriotes et les souverainistes : ils sont mal à l'aise. Mal à l'aise avec Henri de Lesquen. Mal à l'aise avec Daniel Conversano. Mal à l'aise avec Boris le Lay. Mal à l'aise avec les bretons, les italiens et les japonais. Mal à l'aise avec beaucoup de choses. Un malaise par rapport à des choix personnels, les contradictions politiques et les questions qu'elles soulèvent en eux ? De la peur ?

 

Nous n'aimons pas psychologiser abusivement les débats mais nous ne voyons pas d'autre explication au malaise néo-souverainiste au sujet de la race et du racisme positif. Un malaise – que l'on pourrait nommer « syndrome de la beurette » ou de « l'arabe à lunettes » qui sont des perversions qui relève du racisme jacobin le plus abjecte – qui castre le « camp national ». Laissons les souverainistes à leurs vapeurs, à leurs montées de chaleur, leurs évanouissements et leurs petites morts.

 

Ce « plan psychologique » du choix personnel, du choix de vie, expliquerait éventuellement pourquoi les néo-souverainistes en chef ne critiquent pas davantage le mouvement des Gilets Jaunes, censé être métissé, censé être le mouvement du vivre ensemble prolétarien, de la « nouvelle guerre des classes internationaliste et cosmopolite ». Des figures ou chefs de rang souverainistes et/ou marxistes, dont certains sont en couple avec des non-blanches, comme Papacito ou Pierre-Yves Rougeyron, ou qui pensent, en bons paternalistes, que d'avoir des amis non-blancs empêche d'avoir une approche raciale et traditionnelle du monde, ce qui n'a aucun sens, qui sous-entend que les non-blancs seraient en incapacité de comprendre cette approche « raciale » et « traditionnelle » du monde, et alors que la dissidence supportait le concept de « Front de la foi » qui est une approche radicalement traditionnelle ; culturelle et ethnique, du monde, une « approche remigrationniste » que la dissidence n'a visiblement pas comprit et qui n'était pour elle qu'un slogan réconciliateur.



Des « Gilets Jaunes » que les néo-souverainistes déresponsabilisent par la « théorie de la récupération » de la même manière qu'ils déresponsabilisent, infantilisent et infériorisent les musulmans par la « théorie de la manipulation », et de la même façon qu'ils démoralisent les blancs par la « théorie du complot ». Le complot judéo-maçonnique qui explique absolument tous les phénomènes de société à sa simple évocation, qui annihile toute volonté sur terre, nous exonère, ainsi que les tiers, de réfléchir à nos échecs et de prendre nos responsabilités. « Complot » qui interdit à l'opposition toute tentative de renouvellement vers l'action politique totale. Selon la dissidence, il nous reste à acheter des livres à Kontre-Kulture comme projet métapolitique et le suicide collectif comme projet politique. Cette « position » nous semble discutable, nous en avons déjà parlé...

 

Le complotisme analytique de la dissidence qui rend tout impossible fait que la gauche antiraciste, prétentieuse, arrogante, a « récupéré » aussi facilement le mouvement. On lui a donné. Ce qui démontre également que nous n'avons aucune espèce d'influence, ni sur le terrain, ni sur les réseaux-sociaux où le mouvement des Gilets Jaunes était hyperactifs et que la « nouvelle opinion publique » est une fadaise. Aucune organisation. C'est le désordre. Le « gramscisme de droite » ; la « métapolitique de la reconquête culturelle » et la « métapolitique de la réinformation », dans les mains et sous-contrôle de la dissidence mène à l’anarchisme de gauche ; il participe du mouvement lévogyre du camp national vers le néo-souverainisme tiersmondiste et sa piètre idée de la France. Nous voulons un anarchisme de Droite ; solaire, qui ne supporte pas le désordre. Zuckerberg a tué Gramsci. Et Gramsci n'est pas Dieu.

 

« Cette tournure d’esprit reconnaît au complot une fonction explicative surpuissante. La thèse complotiste n’est plus une hypothèse parmi d’autres, mais un moyen cantonné au service d’une fin, le dévoilement de la vérité cachée, forcément cachée. On assigne au complot une mission sacrée, celle de mettre au jour l’action nébuleuse des véritables maîtres de l’histoire. Le complot comble les espaces entre les pointillés, remplit les blancs. Sa dénonciation a pour but de déflorer les mystères insondables du passé et du présent, et de déchirer le voile de l‘avenir, en lui appliquant un  filtre identique. » Paul-Eric Blanrue, Complotisme et vrais complots

 

Le clivage gauche-droite n'existe pas ?

 

Si il n'est pas représenté dans le paysage politicomédiatique aseptisé du statu-quo globaliste, le clivage existentiel entre droite et gauche persiste dans la société sur la base unique et exclusive d'un clivage identitaire, sur la définition de l'identité que défendent les uns et les autres ; la race a ressurgit d'où on l'avait enterrée vivante. C'est toute la « nouveauté » de ce début de XXIème siècle. La défense de l'identité charnelle et organique est attribuée à la Droite ; voir à l'extrême-droite, mais cela, les néo-souverainistes ne le préciserons pas et continueront de défendre le fameux « ni gauche ni droite » qui est leur fond de commerce idéologique. Une vision du monde basée sur l'illusion d'optique entre système politicomédiatique uniforme et « pays réel » ; ou l'histoire d'une auto-hypnose souverainiste. L’existence des races humaines est le « tabou commun » du système politicomédiatique et de la réinfosphère conforme à la forme antiraciste du globalisme. La fonction ethnomasochiste du « ni gauche ni droite » s'éclaire. Le Soleil se lève.

 

Inversement, certains droitards et libéraux nous expliquent que le national-socialisme et le fascisme sont de gauche, voir d'extrême-gauche, parce qu'ils étaient « socialistes », c'est une nouvelle mode... Mais avons-nous réellement du temps à perdre là-dessus ? Est-ce que la doctrine sociale de l’Église était de gauche ? Le national-socialisme et le fascisme sont surtout des idéologies de Troisième voie – la « troisième théorie politique ».

 

Dans tous les cas, toutes les idéologies qui expriment une « poussée raciale » sont considérées d'extrême-droite et il ne sert à rien de s'en défendre, pourquoi faire ?

 

Il y a des droites révolutionnaires à tendance national-socialiste, des droites conservatrices à tendance libérale et des droites révolutionnaires-conservatrices à tendance traditionaliste ; des droites de « troisième voie » qui toutes ont conscience de l'importance du critère racial ; culturel, civilisationnel, spirituel.

 

Les libéraux-conservateurs classent « arbitrairement » le « national-socialisme » à gauche dans une nouvelle polémique stérilisante et auto-incapacitante pour gruger nos milieux et prendre le contrôle de la « révolution conservatrice », ce qui est assez mesquin.

 

Aussi, parce qu’ils n'osent pas attaquer les néo-souverainistes qui dominent la réinfosphère et qu'il est plus facile de s'en prendre aux nationalistes blancs pour prendre des places. Les libéraux-conservateurs seraient ; quoiqu'il arrive, plus légitimes à Droite, sur des critères qui nous échappent, parce qu'ils sont libéraux, actuellement, ce sont les plus arrogants et nos milieux sont pris en étaux entre les libéraux-conservateurs et les néo-souverainistes.

 

Ils vous feront avaler la couleuvre du « national-sionisme judéo-servile » et vous voterez « centre-droit ». Nous rappellerons que ce ne sont pas les « libéraux-conservateurs » – qui ont peur de la Nuit – qui se sont dressés face à la Banque – et aux banquiers juifs – et ont combattu frontalement le Communisme – les juifs bolcheviques –, ils frayaient plutôt avec les alliés atlantistes – et les juifs sionistes – et préféraient faire des compromis avec les communistes – et les futurs lobbys juifs – que de soutenir les nationalistes identitaires, blancs.

 

Aujourd'hui, ils jouent les fiers-à-bras et sont ouvertement « judéo-critiques » – un antisémitisme de « pure frime » et de gauche –, dans l'histoire, ils ont toujours une guerre de retard et font toujours le jeu des libéraux pur-jus. Les conservateurs n'ont que l'apparence de l’intelligence. A la fin, ils font toujours perdre la Droite principielle au profit du libéralisme sans frontières, de la gauche sociétale, et des juifs, contre nos libertés.

 

Je ne sais pas si le « national-socialisme » était de gauche parce qu’il représentait une « Droite sociale » et portait la soi-disant utopie d'un « homme nouveau » (qui n'était pas l'homme nouveau pensé par les soviétiques mais plus précisément le retour à un homme antique européen par des moyens modernes dont l'erreur fut l' « eugénisme négatif »). Ce que je sais, c'est que les libéraux-conservateurs sont, de défaite en défaite, de sabotage en sabotage, la Droite la plus faible et la moins fiable de tous les temps, et qu'il devraient faire profil bas.

 

En réalité, les droitards réactionnaires et les libéraux-conservateurs sont incapables de comprendre la synthèse révolution/tradition en présence dans la « Quatrième théorie politique multipolaire eurasiste ». C'est fondamental.

 

« Ces Romains, qui veulent tout, ne trouvent plus de terre à ruiner. Alors, c’est la mer qu’ils fouillent ! Riche, leur ennemi déchaîne leur cupidité, pauvre, il subit leur tyrannie. L’Orient, pas plus que l’Occident, n’a calmé leurs appétits. Ils sont les seuls au monde qui convoitent avec la même passion les terres d’abondance et d’indigence. Rafler, massacrer, saccager, c’est ce qu’ils appellent à tort asseoir leur pouvoir. Font-ils d’une terre un désert ? Ils diront qu’ils la pacifient. » Agricola, XXX, discours du rebelle breton Calgacus

 

La Quatrième théorie politique multipolaire eurasiste est la seule synthèse opérative en marche-en-avant à contre-courant de ces trois droites en mouvement que nous reconnaissons.

 

Nous ne connaissons pas de Quatrième théorie politique libéral-conservatrice qui tiendrait la route face aux philosophie-politiques des continentalistes et des tercéristes européistes, occidentalistes et eurasistes dont la Quatrième théorie politique multipolaire d'Alexandre Douguine augmentée de l'Européisme fondamental de Robert Steuckers et du Réalisme racial de Guillaume Faye nous semble être la théorie la plus aboutie que nous puissions imaginer et que nous devrions réaliser pour nous équiper d'une métapolitique opérative. Qui correspond à notre réalité européenne tournée vers la Russie qui veut, elle aussi, rester elle-même et principiellement « indo-européenne ».

 

D'ailleurs, les conservateurs ne se frotteront jamais à la Quatrième théorie politique eurasiste multipolaire qui invalide leurs postulats historiques souverainistes étriqués et toutes leurs thèses postlibérales teintées de nationalisme extra-terrestre.

 

Ils continueront à jouer les anguilles, comme ils le font depuis vingt ans, et feront en sorte que nos jeunes milieux ne s'intéressent surtout pas à la « Troisième voie », à l' « Eurasisme », à l' « Europe européenne », à la « Tradition ». Ils font bien attention de ne surtout pas relayer, citer ou inviter, le moins possible, des intellectuels, des combattants ou des militants de la plus Grande Europe qui pourraient vous amener d'une manière ou d'une autre vers l'idée de « Quatrième théorie politique », une idée fomentée par d'horribles gnostiques antilibéraux...

 

Nous avons entendu une seule fois H2L évoquer Douguine et l'eurasisme suite à une question dans un F.A.Q, ça réduction analytique expliquait tout du « national-libéralisme » qui est une pensée conservatrice terrorisée par les anti-libéraux et anti-globalistes de Droite, de la seule Droite.

 

L'antisémitisme ne suffit pas, se revendiquer du critère racial non plus, nous le voyons, nos orientations idéologiques et nos positions géopolitiques sont tout aussi importantes que nos oppositions.

 

Tout est comme ça dans la dissidence, la réinfosphère, chez les libéraux-conservateurs, les néo-souverainistes et les cathos tradis qui ont une trouille bleue de la Nuit « immense et rouge » : à partir d'une demi vérité, on déconstruit un mythe primordiale, on pourrit une idée essentielle, on construit un double mensonge, un double discours, une double injonction contradictoire, on rend confus, on emballe, on vend le tout comme une nouveauté, une vérité révélée... Et on recommence.

 

Mais qui est donc l'oracle, qui sont les prophètes, les prêtres de la littérature néo-souverainiste de combat ?

 

Où est le prophète des « cathos tradis » ?

 

Les souverainistes ne combattent pas, ne prophétisent pas, ils rédigent des constats, c'est les pervenches de la dissidence, la rubrique des chiens crevés. L’Église sera sauvée mais pas le Vatican ; la religion catholique accueillera une nouvelle révélation et se réformera d'elle-même, par ses ordres, ses fidèles, par les événements... Révélation mariale, orthodoxe, solaire : pagano-chrétienne.

 

Les constats réifiés de « La crise du monde moderne » et du « Déclin de l'Occident » peuvent être justes, mais parfaitement inutiles à notre combat actuel. Plus précisément, notre combat porte cette littérature dans sa besace et n'a pas besoin d'une nouvelle littérature de ce genre éculé. La question est de savoir ce que nous faisons à partir de ces constats séculaires...

 

Ça n'est pas un constat qui manque à nos milieux qui sont des usines à produire des constats à la chaîne sur notre « décadence », sur tout ce qui ne vas pas dans notre société et dont chacun trouvera les origines philosophiques à sa convenance, de décadence en décadence, de cycle en cycle, entre la chute du Paradis et la chute du mur de Berlin. Non, ce qui manque à nos milieux, c'est un Parti et une métapolitique opérative pour exister et combattre les périls énoncés dans ces myriades de constats.

 

Aussi, nous pouvons faire un constat juste, être factuel, et avoir une interprétation fausse des faits – sur les origines, les causes et les conséquences – de la « décadence » que ce constat induit. A partir de cette mauvaise interprétation des faits, nous pouvons induire en erreur les militants dans leurs orientations et les amener tout droit à l'abattoir. Une deuxième bonne raison de ne pas baser notre métapolitique de combat sur les constats de faillite du monde moderne mais sur notre propre bilan politique.

 

Que les journalistes, réinformateurs, lanceurs d'alerte, avocats, économistes, énarques, professeurs recyclés en youtuber et autres experts en constat de faillite restent à leur place.

 

De plus, ces spécialistes en décadence ne répondent jamais sérieusement à nos arguments, nos propositions d'engager une métapolitique opérative, pour changer de mentalité, de « paradigme psychologique ». Ils nous ignorent, parfois nous méprisent, quand nous leur demandons de prendre position et de nous rejoindre dans notre combat générationnel vers la plus Grande Europe ; mais ne proposent rien. Les militants sont incapables de prendre leur carte au parti de La Dissidence Française de Vincent Vauclin et au Parti des européens de Thomas Ferrier sans que leur gourou respectif ne leur intime l'ordre. Un tas de cadavres.

 

Ils reproduisent un système politicomédiatique où il est interdit d'aller plus loin que le constat, c'est la règle. Ils accumulent des piles de constats ; c'est le règne de la quantité. Nous leur demandons de faire de la réinformation jusqu'au bout, ou de rester à leur putain de place d'animateur, de chroniqueur et de journaliste.

 

Si pour exister, ils sont obliger de s'en tenir au constat de faillite, comment comptent-ils porter des idées, les amener au pouvoir, proposer des solutions ? En s’excusant d'exister ? Question ; et cette une vraie question. Par la pensée magique de la réinformation ? Nous allons prendre le pouvoir parce que nous avons raison sur tel ou tel fait, et que nous avons courageusement mit-en-ligne ce fait ? Depuis quand la politique fonctionne-t-elle comme ça dans un monde où une info chasse l'autre ? Est-il difficile d'expliquer aux spectateurs de la réinfosphère qu'il y a un choix décisif à faire, en conscience, entre « souverainisme » et « européisme » ?

 

Et si ils font plus que de la réinformation, qu'ils portent des idées – patriotes, souverainistes, de Droite, nationalistes ou nous ne savons quoi d'autre –, ils n'ont pas d'autre choix que de nous lire, nous répondre, nous recevoir, de débattre sur le fond idéologique unique et exclusif qu'ils véhiculent sous prétexte de réinformation exclusive et d'une liberté d'expression à sens unique. Encore une fois, nous ne parlons pas de nous personnellement, mais de notre génération identitaire, des intellectuels européistes, des braves, des traditionalistes, etc.

 

Ils ne peuvent pas sortir constamment la carte du journalisme (et de la neutralité) pour s'extraire du débat idéologique métapolitique, philosophique, politique et géopolitique sur le « Que faire pour l'avenir de la France et le futur de l'Europe ? » entre souverainisme et européisme fondamental quand ça les arrange, ou qu'ils s'en tiennent à leur fonction de journaliste. Mais dans ce cas, qu'ils n'invitent pas que des chroniqueurs de la décadence, d'autres journalistes réactionnaires, et très souvent de leur génération de boomer, des « lanceurs d'alerte » avec tous les guillemets que ça implique, des théoriciens du complot, des brocanteurs du nationalisme, des collectionneurs de constats, des antiquaires des trente glorieuses, des néo-souverainistes et des perdants magnifiques. Non ? Ne pensez-vous pas mon cher Daniel ?

 

Sinon, ils ne sont qu'un système politicomédiatique néo-souverainiste qui fonctionne comme une nouvelle troupe d'occupation mentale pour censurer les idées de Droite au sein du « camp national » sur des critères finalement de gauche, antiracistes et tout ce que ça comporte de subversion, et il faut leur dire, les combattre, ne pas tourner autour du pot.

 

Ils hypnotisent et endorment les spectateurs avec un nouveau ronron patriote qui certes constate, réagit, s'oppose, dénonce, prend même parfois position pour la cause raciale mais ne porte aucune volonté d'en sortir par le haut, de faire de la Politique. Ils ne supportent aucune critique du souverainisme. Ce sont des « libéraux-conservateurs » qui ne veulent rien céder aux idées de « troisième voie ». Ils sont davantage dans le catastrophisme, le complotisme et le décadentisme que dans la révolte libérale, la reconquête catholique ou ne savons quelle forme fantasmée du « nationalisme » actuel. Ils se complaisent davantage dans la décadence et le confort intellectuel que dans la réaction ou la réinformation comme ils disent. Il est tout de même étonnant que les bourgeois et aristocrates de nos milieux se font passer pour les plus « populistes » sans aucun regard bienveillant pour les prolétaires du « camp national » qui sont très identitaires et plus révolutionnaires européens que souverainistes français dans l'esprit.

 

Voilà notre constat.

 

Ils ont perdu et enchaînent les défaites métapolitiques, médiatiques et politiques. Ils doivent l'admettre et redevenir les relais neutres de ceux qui combattent, donner les moyens aux nouvelles générations qui exercent une métapolitique opérative et à leur futur Parti – car il faudra bien en choisir un ; combien de médias à l'unisson a-t-il fallut pour faire élire Macron ? –, rétablir un équilibre entre métapolitique et Politique, en bref, se réaligner, s'affirmer souverainiste ou se taire.

 

Nous ne leur demandons pas leur avis ; nous le connaissons. Nous voulons des réponses.

 

Soit ils font de la réinformation et restent à leur place. Et leur prochain travail est d'expliquer les deux grandes orientations politiques possibles pour une opposition politique réelle entre un néo-souverainisme métapolitique ou un européisme politique.

 

Soit ils font de l'idéologie souverainiste dissimulée et ils répondent à notre critique métapolitique de la réinformation.

 

Soit ils font de l'idéologie néo-souverainiste subversive comme la dissidence et ils sont nos ennemis.

 

C'est aussi ça la guerre civile. C'est vingt ans de censure interne dans le camp de l'opposition au globalisme sur les questions « stratégiques » et de la philosophie de combat à adopter au-delà des constats de faillite partager au sein de cette opposition multiforme. Pour trancher, il faut débat. Une « censure interne » que perpétue allègrement « la nouvelle opinion publique » et les grosses machines comme E&R, Radio Courtoisie, TV libertés, d'une certaine façon Radio Athéna – qui s'auto-caricature dans une posture tantôt complotiste tantôt rationaliste en attaquant des identitaires européens et en accusant des européistes fondamentaux de judéo-servilité –, en bref, tous les « journalistes », « site de réinformation », « vendeurs de bouquins » et autres professionnels du constat souverainiste rentable sont ou deviendront nos ennemis.

 

Se soumettre à l'islam, se soumettre au « Libéralisme triomphant », se soumettre au « Libéralisme triomphant » contre l'islam ou se soumettre à l'islam contre le « Libéralisme triomphant, est la même chose.

 

Pour nous, les néo-souverainistes sont des messagers perses qui nous demandent d'être diplomates avec l'envahisseur et de nous soumettre au cosmopolite Xerxès.

 

Voilà notre conclusion.

 

Finalement, c'est Macron qui a subtilisé le travail de déconstruction du clivage gauche/droite par la dissidence qu'il a résumé dans son « en même temps ». La dissidence a déconstruit le clivage gauche/droite par le « ni gauche ni droite », Macron en a fait la synthèse, a prit le pouvoir avec cette « doctrine » et applique cette « métapolitique » au quotidien.

 

Voilà notre synthèse.

 

« Spartiates ! Quel est votre métier ? »

 

Voilà notre ultime question.

 


 

« J'appelle Europe toute terre qui a été romanisée, christianisée, et soumise à l'esprit de discipline des Grecs. » Paul Valéry

 

Voici notre horizon d'hier pour demain.

 

Vive l'Empire !

 

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(Revenir à la cinquième partie ; poursuivre vers la septième partie)

14/02/2020

De l'Occidentalisme (cinquième partie audio)

Cinquième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes »). Bonne lecture et Bonne écoute.


 

De la Citoyenneté ; le RIC contre la Race ; Critique décisive du concept de réinformation ; Pour en finir avec le constat de faillite comme métapolitique de combat

 

La réinfosphère : ses médias, ses journalistes et sa « nouvelle opinion publique » s’exercent depuis plus de quinze ans à « réinformer » mais n'auront pas réussit à influencer le mouvement des Gilets Jaunes, ne serait-ce qu'un chouia, sur leurs thèmes de prédilections, comme l'immigration. La seule réclamation des patriotes d'introduire la contestation du « pacte de Marakech » dans les revendications communes des Gilets Jaunes descendues du ciel comme les Tables de la Loi a été refusée par le « mouvement ». Nous pensions que cet échec retentissant qui fait office de sondage à l'échelle nationale sur l'influence réelle de la réinfosphère – et nous participons de cet échec collectif – engagerait ses principaux acteurs dans une remise-en-question de la métapolitique de la réinformation, mais tout a continué comme si rien ne s'était passé.

 

Le combat pour la « liberté d'expression » est une constante de l'histoire européenne, la réinfosphère en a fait une spécialité pour lutter contre la censure dont elle fait l'objet, mais pas davantage que n'importe quel opposant au système politicomédiatique.

 

C'est un sujet de fond – et un fond de commerce pour certains ; comme certains juifs profitent financièrement de lois mémorielles iniques qui inhibent le corps social –, et il n'y a pas de débat dans nos milieux sur la question de la « liberté d'expression » car tout le monde est d'accord sur le principe, même si tout le monde n'applique pas cette règle, tout le monde se bat plus ou moins pour sa « liberté d'expression » de sa naissance à sa mort, avec ou sans la réinfosphère.

 

Nous pouvons même dire que, d'une certaine façon, cette bannière de la « liberté d'expression » a permit infiltration et subversion au sein du « camp national », de produire de l'auto-censure et de justifier des censures internes sur les sujets interdits, davantage qu'elle n'aura permit de porter des victoires médiatiques ou politiques.

 

Quand je joue à un jeu vidéo, je sais que c'est un jeu. Certains internautes, avec les règles qu'ils s'imposent et leur déférence irrationnelle envers des figures dissidentes qu'ils laissent jouer à leur place, jouent aux militants politiques sans se rendre compte qu'ils sont les personnages non-joueurs d'un Grand Jeu vidéo où il faut tuer des ennemis intermédiaires pour affaiblir, et avant d'arriver au boss de Fin, comme dans tous les jeux : il faut éliminer la menace la plus immédiate même si nous connaissons le scénario et qui se cache derrière les forces du mal.

 

La réinfosphère s'attribue certains phénomènes de réaction contre la censure et le politiquement correct qui ont cours dans notre société, nos idées se diffuseraient grâce aux médias de réinformation mis les uns derrière les autres, mais nous n'avons strictement aucun moyen de le prouver, ni de prouver que ça n'est pas vrai. C'est le pari de Pascal appliqué au dieu Ordinateur.

 

Nous pensons que le réel et l'ensauvagement font les trois quarts du travail, sans forcément amener jusqu'à nous, et que tout investir sur la réinformation c'est miser à fond perdu. Entre la réaction apparente et la démarche militante consciente le chemin peut être très long. Nous ne sommes pas les anges-gardiens numériques des foules en perdition.

 

« Bistrot liberté », l'émission phare de TV libertés, fait un peu plus de cent trente mille vues avec Papacito comme invité, plutôt une trentaine de mille en moyenne. Il y a soixante-sept millions de français et trois cent soixante-cinq jours par an, et nous ne parlons pas du monde francophone connecté avec la Suisse, la Belgique, le Québec, etc., qui regardent ses chaînes, sans compter qu'internet ne dort jamais.

 

Si la réinfosphère a une quelconque influence sur le réel et la réalité militante, nous nous demandons pourquoi « Bistrot liberté » – que nous regardons avec plaisir, saucisson et verre de vin à la main – fait une moyenne de trente mille vues et pas un million voir plus... Nous ne parlerons pas des scores des rappeurs ou autres créateurs de contenus débilitants.

 

Nos milieux ont déjà peur de partager des liens légèrement « non-conformes » qui iraient à l'encontre de la doxa de la dissidence et de la réinfosphère dans notre entre-soi militant, peurs de se confronter à la critique, très peu lisent les réflexions métapolitiques militantes des « avant-gardes », et ils ne s’intéressent pas à la métapolitique de l'opposition parce qu'ils ne se conçoivent pas comme des militants et une opposition politique potentielle. Ils n'ont pas de conviction. Et vous comptez sur ces « militants non-jouables » pour mener un combat ne serait-ce que médiatique et cybernétique ? Nous avons été ce « militant » avant de nous exercé ; il n'y a aucun secret.

 

Ce que nous remarquons, pour nous donner en exemple, c'est que nous sommes très peu relayés. Notre travail vaut ce qu'il vaut, ça n'est pas à nous d'en juger, mais il est suffisamment original que pour susciter un minimum d’intérêt, disons que ça ne coûte rien de le partager, ne serait-ce que par camaraderie et échange de bon procédé même s'il est médiocre, et pourtant, nos camarades rechignent à relayer ce qui n'est qu'un lien, un militant qui s’intéresse à leurs idées, qui essaye de comprendre, de partager sa réflexion métapolitique... Pourquoi ? Parce que se sont des essais critiques, si nous évacuons la raison de la qualité, qui est subjective et n'explique pas cette réticence ; après tout ce ne sont que des essais militants, et le fait que les militants ne lisent plus, il ne reste que le fait critique qui va à l'encontre de la métapolitique de la réinformation qui refuse la confrontation idéologique interne.

 

Nous sommes encore loin de mener une guerre médiatique cybernétique totale qui ne soit pas limitée au commentaire d'actualité et à l'indignation à peu de frais. Faire de la Politique, ça n'est pas uniquement constater ensemble la faillite de notre monde et s'en émouvoir, les militants sont cantonnés à cette « métapolitique spectatrice et commentatrice », c'est un verrou psychologique posé par la dissidence à faire sauter.

 

Les dissidents sont adeptes de toutes les théories du complot mais se sentent immunisés contre toute manipulation extérieure et subversion de l'intérieure, cette éventualité ne leur vient pas à l'esprit.

 

Les réseaux-sociaux sont pourtant l'endroit de toutes les manipulations mentales, ça n'est pas une question d'intelligence, c'est le fonctionnement du cerveau et de son interaction cognitive avec l'écran qui ouvre notre esprit au « piratage neuronale », et nous pouvons également parler d' « auto-manipulation ».

 

En effet, le « neuro-piratage » n'est pas spécialement un acte dirigé et malveillant. Nous embrouillons nos esprits en nous exposant à des idées contraires et injonctions contradictoires par notre utilisation aléatoire des réseaux ; nous passons d'un sujet à l'autre, d'un débat à l'autre, d'une polémique à l'autre, dans une démarche épileptique et schizophrénique, nous zappons d'une idée à l'autre sans les distinguer, sans prendre du recul, la tête plongé dans l'écran.

 

Dans le monde virtuel, tout est horizontalisé, toutes les pensées se valent. Sans « conviction idéologique », nous pensons qu'il suffit d'être contre les mêmes entités et de dénoncer les mêmes forfaitures pour faire corps et être une opposition. Il n'y a rien de plus illusoire et de moins politique que ce postulat. La réaction d'un « penseur » à un événement lui sert généralement d’hameçonnage pour accrocher l'esprit des multitudes connectées indignées et les pirater avec son « virus idéologique », télécharger son logiciel dans leurs cerveaux.

 

La « réaction » et l' « indignation » ne sont qu'un prétexte pour exposer une idéologie et démontrer son appartenance à l'opposition. C'est normal et il n'y a rien de mal ou de malsain dans ce « phénomène » ; dans cette « chaîne de conduction du stress ». Par contre, il faut en avoir conscience, parce que les plus malins, qui veulent avancer masqués et cacher leur idéologie derrière la réinformation, joueront avec vos émotions, vos réactions, vos pulsions pour vous manipuler à dessein et pourquoi pas avec de mauvaises intentions ? Le simple fait d'avancer masqué est déjà suspect.

 

Notre « structure mentale » est ainsi faite qu'elle réagit aux images indépendamment de notre intelligence sans que nous puissions réellement contrôler notre pulsion première, la réflexion vient après, ensuite cette image s’enfuira dans notre inconscient pour ressortir de temps à autres dans notre subconscient et provoquer cette pulsion première ; on est ce que l'on mange. Nos ancêtres indo-européens le savaient. Dans notre société, il est question de réfléchir avant d'agir. Dans le cosmos indo-européen l'action ; l'agir et le dire, vient avant la réflexion ; le réfléchir et le penser. L'agir est primordiale pas parce que nous le voulons, ce n'est pas une « doctrine » ou une question de volonté, mais parce que c'est comme cela que les interactions se passe dans la naturalité des rapports humains et de la vie qui est programmée pour se battre, dominée par un instinct de survie qui permet de prendre des décisions rapides ; c'est une façon d'être au monde incompatible avec la virtualité où les interactions et les rapports humains sont éthérés, virtualisés. Il n'y a que le côté pulsionnel et binaire qui est retenu. Sur les réseaux-sociaux soit on est contre soit on est pour, ce qui correspond au langage binaire de l'informatique.

 

Internet est une machine a reconfigurer notre structure mentale par un langage universel informatique à base de « un » et de « zéro », de « oui » et de « non », de « pour » ou « contre », pour que nous acceptions de devenir, ou d'être remplacer, par des « robots » ; par des « intelligences artificielles ». Nous ne sommes qu'un neurone ; un « bots », d'un grand réseau neuronale cybernétique global, et notre fonction « spinale » est limitée à donner ou ne pas donner l'impulsion électronique à une idée numérique qui continue son chemin dans le réseau ou s'arrête à notre écran. Un pouvoir limité mais un pouvoir tout de même.

 

A partir du moment où nous sommes connectés, nous devenons la matrice, nous sommes cette machine, nous sommes Big Data, nous sommes les GAFAM. Les internautes sont fans de Matrix, mais Néo commence précisément par se déconnecter de la Matrice, c'est le premier acte, les internautes font le chemin inverse. La pilule rouge ne représente qu'une chose, une rupture radicale avec le postmoderne, une déconnexion totale d'internet qui n'est pas un média, un outils, une technologie, mais un centre de recherche, un laboratoire qui tient lieu d'expériences et d'ingénieries psycho-sociales, une salle d'opération des esprits ouverts, un cerveau global. Ce « langage universel » est le préalable d'une « gouvernance global », c'est aussi simple que cela. Nous parlons bien de langage, pas de langue stricto sensu, « internet » est ce nouveau langage, pour le moins son apprentissage en ligne.

 

Dans la postmodernité le paradoxe est notre univers ; notre imaginaire collectif, je suis obligé d'être connecté pour parler de la Matrice et proposer la déconnexion totale – des réseaux-sociaux ; et des extensions conférencières de représentation virtualiste externe qui n'ont de « réel » que la matérialisation marchande de leur produit idéologique spéculatif – à mes camarades, voilà un beau paradoxe. Nous en sommes tous là. Nous pensons combattre la Matrice – la Méga-machine – mais nous ne faisons que parler avec elle tandis qu'elle nous « rééduque » dans un dialogue à sens unique. Pensez un seul instant que les décisionnaires nous ont offert « Internet » par charité, générosité, altruisme ou philanthropie, pour que nous nous organisions, uniquement pour des vues commerciales ou exclusivement pour un contrôle social, c'est la pilule bleue que nous avalons chaque jour dés que nous allumons notre PC.

 

Si nos idées n'avancent pas ou pas assez rapidement dans la société hyperconnectée occidentale par rapport à l'accélération des idées destructrices dans notre société c'est parce que nous utilisons mal cette fonction et ce pouvoir limité, que nous impulsons plus d'idées négatives que d'idées positives, que nous impulsons des idées contraires et contradictoires dans nos réseaux, que nous semons la confusion dans nos milieux parce que nous n'identifions pas les idées que véhiculent les informations que nous relayons sans distinction à partir du moment où elles sont pour ou contre quelque-chose que nous partageons ou que nous croyons aller dans notre sens, parce que nous diffusons des idées conformes à la forme du globalisme en pensant relayer une position non-conforme, etc. La raison est toujours la même : parce que nous n'avons pas de conviction politique, pas de stratégie, pas de Parti. Parce que nous mettons l'essentiel et l'inessentiel sur le même plan.

 

Nous vous proposons de lire cet article récent de E&R : « Le pillage du concept de gauche du travail et droite des valeurs d’Alain Soral » ; c'est une parfaite illustration de tous les « mensonges à soi » et du « virtualisme » que nous abordons dans cet essai, nous n'avons jamais lu quelque chose d'aussi faux, entre arrogance, paranoïa, autosatisfaction, complotisme qui vire occultiste, mais finalement très naïvement sincère sur les « idées » que défend E&R dont les références sont désormais Chouard et Todd, il faut le savoir, Todd et Chouard dont nous parlons à plusieurs reprises dans cet essai et qui incarnent tout ce que nous combattons à l'intérieur de notre camp. Ce ne sont pas les idées de E&R – qui génère des vagues concepts crypto-marxistes généreusement appelés « grille de lecture », des slogans, des mots d'ordre, mais qui n'a jamais explicité son idéologie et sa métapolitique – qui se diffusent dans la société, c'est E&R qui se normalise, ce n'est pas les Gilets Jaunes qui rejoignent E&R c'est E&R qui s’aligne sur l'idéologie des Gilets Jaunes dont nous savons tristement et à regret ce qu'elle est. Voilà brièvement ce que nous en pensons, nous vous laissons décrypter cet article, mais c'est un parfait exemple, une bonne synthèse en miroir de tout ce que nous disons sur la métapolitique actuelle de la réinformation sous contrôle de la dissidence.

 

La réinformation, c'est aussi « réinformer » nos milieux sur les grandes orientations des vaisseaux-mères de la dissidence et de la réinfosphère qui ressortent des différentes interventions et prises de positions de leurs principaux Capitaines.

 

Nous devons prendre au sérieux notre métapolitique en tant que « communauté de destin » potentiellement soumise à la subversion ; au piratage. Nous avons une actualité métapolitique et idéologique interne qui n'est jamais sérieusement commenté. Vous êtes quasi le seul Daniel, avec Hassen Occident, à notre suite je dois bien le dire, à prendre au sérieux l'idéologie de la « dissidence », de la « réinfosphère », et d'en faire la critique ouvertement et explicitement.

 

Ça n'est pas nous qui ne prenons pas au sérieux la métapolitique de la réinformation, ce sont les principaux intéressés qui ont l'air de ne pas réellement prendre leur métapolitique au sérieux, ce qui est une caractéristique des oppositions sous contrôle, des oppositions nécessaires au bon fonctionnement du système politicomédiatique ou des oppositions de confort qui ont comme seul et unique projet de le rester pendant que nous crevons. Il faut bien comprendre que le système politicomédiatique à besoin d'opposants et de repoussoirs ; qu'il choisit ses ennemis, c'est d'ailleurs son luxe.

 

Nous ne dénigrons pas la réinfosphère en disant cela, elle a des vertus indéniables, elle crée du lien social et fait naître des réseaux, de la solidarité, de la solidité, et pour nous, le principe de la qualité est supérieur à celui de la quantité, mais que la réinfosphère ne nous invente pas de l'influence qu'elle n'a pas, parce que son objectif est tout de même d'augmenter son audience, et la progression quantitative est quasi nulle. De plus, une vue ne fait pas un militant, la plupart sont des spectateurs qui regardent un programme de télévision, qui ont un avis et une opinion sans plus de conviction, histoire de râler « made in France ». Nous ne disons pas cela avec mépris, c'est une observation que nous faisons. Il y a de très bonnes raisons à cela, la plupart de ces personnes travaillent, éduquent des enfants, n'ont pas le temps, tandis que nous nous consacrons à la métapolitique.

 

Dans tous les cas, nous aimerions un jour avoir des preuves tangibles de l'influence de la réinfosphère sur la société et de l'existence de la « nouvelle opinion publique » parce que nous en avons un peu marre de l'auto-congratulation de nos milieux et que nous soyons obligés de croire à la métapolitique de la réinformation comme à une religion...

 

Entre les spectateurs, les trolls, les neutres, les curieux, les observateurs, les services et les autres, combien reste-t-il de « militants fiables » ? Si la finalité était de produire du divertissement franchouillard, de la pure distraction, c'est réussit. Nous espérons que notre critique sera bien comprise, en effet, bien évidement que la réinfosphère ; la métapolitique de la reconquête culturelle et de la réinformation ; est une catharsis et une bouffée d'air frais à de nombreux égards, bien entendu que nous avons découvert des hommes, des lectures, des productions audio-visuelles et des artisanats grâce à ses médias sans lesquels nous ne pourrions pas écrire ce que nous écrivons ici, mais pour aller où ?

 

Que pouvons-nous faire de plus que nous l'avons fait pour nos concitoyens, nos compatriotes et nos camarades que nous « réinformons » depuis le onze septembre deux mille un, qui ne comprennent et ne voient toujours pas le problème de l'immigration et du « grand remplacement » ? Qui ne voient pas le problème de la présence de l'islam en Europe ? Qui ne voient pas le problème du judaïsme politique, du lobbyisme israélien et de la surreprésentation des juifs dans le système politicomédiatique  ? Qui ne voient pas le problème du lobbyisme LGBTQ+ dans notre société et au sein de nos institutions jusque dans nos écoles ? Qui ne voient pas le problème de l'antiracisme (et de l'ethnomasochisme) ? Qui ne voient pas le problème de la censure (et de la liberté d'expression) ? Qui ne voient pas le problème du globalisme, du post-libéralisme et de l'unipolarité étasunienne ? Qui ne voient pas le problème de l'égoïsme des boomers ? Qui ne voient pas l'ensauvagement ? Qui ne voient de problème dans rien ? Qui pensent que le « racisme systémique » est la cause de tous les problèmes ?

 

Le bilan de la métapolitique de la réinformation est faible, infrapolitique. Les réseaux-sociaux n'ont pas bouleversé la Politique autant que nous le disons ; ils ont surtout servit à démobiliser les militants en les faisant basculer dans le commentaire et réussit à nous faire croire que rien n'était possible : que c'est la Fin de l'histoire.

 

La question de l'identité se décline pour le militant de la génération dissidente en trois grandes questions politiques existentielles qui sont trois étapes vers la reconquête de lui-même et son réenracinement, son retour dans l'histoire, qui va déterminer les nouveaux termes de la nationalité française et de la citoyenneté européenne, nous les résumerons ainsi : La question de l'antiracisme et de sa fonction ethnomasochiste (Fait!), la question de la préférence de civilisation et sa fonction souveraine (Fait!), la question du « droit du sang » et sa fonction primordiale (En cours de téléchargement...).

 

« De la citoyenneté » car ; nous ne voulons pas trop nous attarder là-dessus mais ce que ne disent pas et ce que ne veulent pas entendre Etienne Chouard, François Asselineau, Emanuel Todd, Natacha Polony, ou encore Jacques Sapir ; les souverainistes estampillés et validés par le système politicomédiatique et la réinfosphère, c'est que le Retour de la démocratie ; la Reprise en main de notre souveraineté par l'interaction magique du ric et du frexit ; implique à sa base une discrimination, une distinction, par définition patriote, nationale, identitaire, ethnique, autrement dit raciale.

 

La discrimination est à la base de la Politique ; de la Démocratie. Les citoyens du « monde ouvert » sont incapables de penser positivement la discrimination ; les souverainistes se défendent d'être des citoyens du monde mais par la médiation du « nationalisme civique » sont des cosmopolites exemplaires.

 

Qui sommes-nous ? Qui est français qui ne l'est pas ? Qui est européen qui ne l'est pas ? Qui est citoyen ? Qui incarne la démocratie ? Qui incarne la civilisation ? Selon quels critères ? Autant de questions qui sont autant de préambules à l'écriture d'une nouvelle constitution. Chouard et Todd sont, de fait, de par leur grille de lecture marxiste qui exclut le critère de la race, les futurs citoyens de la social-démocratie mondiale.

 

La démocratie sans identité de Chouard et des gentils virus ou la république sans citoyenneté d'Asselineau et des sectateurs de l'article 50, nous n'en voulons pas. Ni Chouard, ni Asselineau ne se sont posés ou n'ont, à aucun moment, proposé aux français de se poser ces question fondamentales sur l'identité, la nationalité, la citoyenneté dans un cadre démocratique et républicain bien comprit. Il y a des prérequis à la démocratie et à une consultation nationale.

 

L'interaction du ric et du frexit est une subversion globaliste contre le populisme, contre la poussée raciale des peuples européens qui veulent vivres, elle ne peut être le fruit que d'une fourberie, ou d'une sombre idiotie, qui, dans un cas comme dans l'autre, confinent à la trahison. Ce sont leurs propres têtes que leurs guillotines finiront par couper net. Roulez jeunesse !

 

Nous ne sommes pas représentés dans les médias, ni dans la réinfosphère, ni dans les partis, ni dans le mouvement des Gilets jaunes, ni dans la Dissidence, ni dans le Camp national, ni dans le Camp souverainiste ou patriote. Nous autres ; eurasistes européens, néo-occidentalistes et européistes fondamentaux devons défendre une position qui n'est défendue nul part, nous avons certainement des choses à nous dire. Rien ne se fera sans ce dialogue.

 

Nous ouvrons donc ce dialogue métapolitique avec vous Daniel. Que vous nous répondiez ou non – nous ne vous en tiendrons pas rigueur car nous connaissons votre emploi du temps et nous trouverons des réponses à travers vos interventions –, ce plus grand combat vers l'Europe continue et vous y contribuez largement... Cela dit, vous n'êtes pas censé être seul dans cette réflexion métapolitique et « stratégique » de grande ampleur. Ce que nous voulons vous faire comprendre ici Daniel, c'est qu'en nous répondant – vous ou d'autres « néo-occidentalistes » –, vous ne répondez pas à Laurent de L'Heure Asie, ce qui n'aurait pas beaucoup d’intérêt, mais vous exercez votre « théorie néo-occidentaliste », et vous répondez à l'ensemble de « notre camp » en éclaircissant vos positions... Nous ne parlons pas de confort matériel, mais prenez garde que le confort idéologique de votre communauté ne se transforme pas en tout ce que vous détestez, c'est le plus grand des périls, les ronrons, les mauvaises habitudes conceptuels, le dogmatisme, la moraline, s'installent vite. Ce que nous avons voulu faire avec cet essai, c'est écrire la préface d'un néo-occidentalisme de combat. Nous espérons que vous saisirez le sens de notre démarche et que vous respecterez le temps que nous y avons consacré. Mais avançons.

 

Le ric est un ixième grigri pour conjurer le « retour de la race » en le fardant de démocratie.

 

L'extrême-gauche antifasciste, la ricaille, la dissidence antiraciste et les frexités du bulbe seront demain à l'avant-garde d'un nouveau totalitarisme antiraciste ; ils ont parfaitement comprit l'enjeu identitaire de la révolte fiscale des Gilets Jaunes.

 

Il y a ces derniers temps une volonté appuyée de E&R et consorts pour analyser les Gilets Jaunes et toutes actualités sociales comme le « Début du retour radical des guerres de classe » – une Guerre de classe unique et exclusive et calorifique contre les 1% et comme la grande victoire de E&R sur le système politicomédiatique. Une fiction totale. Une proposition qui ne vole pas plus haut que l'analyse de la grande intellectuelle Virginie Martin que nous a infligé Thinkerview ; pendant deux heures, madame nous fait l'honneur d'une psychanalyse en direct sur sa jalousie envers les élites, sa bourgeoisie hors-sol, son besoin d'attention.

 

Les penseurs, sociologues, essayistes, philosophes et chercheurs « gaullo-marxistes » – de Francis Cousin à Alain Soral en passant par Pierre-Yves Rougeyron 88, ou encore Juan Branco, à quelques différences esthétiques près – nous expliquent que ça ne peut même pas être 50% « Guerre de classe » et 50% « Guerre civile raciale », non, c'est 100% Guerre de classe, c'est-à-dire 100% théorie environnementaliste, 100% théorie du complot, 100% hallal, autrement dit 100% casher ; ils l'ont décidé et il ne peut pas en être autrement. L' « antisémitisme » de certains néo-souverainistes est très étrange, et n'a sans doute jamais autant rendu service au « lobby sioniste » que n'importe quel autre de ces alliés dans les projets mondialistes que la dissidence lui attribue mais quel soutient par ce que Thomas Ferrier appel très justement « chauvino-mondialisme » et que Jean Parvulesco nommait « nationalisme de pure frime ».

 

La science, la tradition, les penseurs européens, les théories eurasistes, le réel, font mentir leurs théories mais ils continuent, ils sont en roue libre. Ces intellectuels ne lisent pas les articles, n'entendent pas les critiques, n'écoutent pas les arguments, ne regardent pas les vidéos de leurs opposants idéologiques au sein de l'opposition au globalisme sur les questions de la métapolitique et de la stratégie, ils ne s’intéressent pas aux études et théories proposées par la nouvelle école du « réalisme racial » qui fait des émules en Europe et dans nos milieux, qui ont également une pensée sur l’intelligence artificielle et le transhumanisme, sujets d'avant-garde si il en est, ils sont déconnectés de la réalité militante, de notre quotidien en Europe remplacée. Ils ne répondent à rien, refusent tous les débats mais ils sont très contents d'eux-mêmes, ils forment désormais une grande famille recomposée qui fait la politique de Soros et de leur « Nouvel Ordre Mondial » qu'ils détestent tant et à leur corps défendant parce que Daniel Conversano a une tête de pakistanais, c'est leur niveau. Ils font fît de tout, ça s'appelle la « dissidence », ça s’appelle le « néo-souverainisme ».

 

Cependant, tous les marxistes ne sont pas « néo-souverainiste ». Rendons justice à Francis Cousin que nous classons très abusivement à gauche du souverainisme et du gaullo-marxisme : Quand Francis Cousin dit « radical » il dit « racial » ; il le dit presque lui-même, mais il ne faut pas le dire. C'est flagrant dans la vidéo « Francis Cousin présente : Critique de la société de l'indistinction ». Pour résumer, le christ est intrinsèquement un présocratique grec, profondément européen, autrement dit aryen, c'est-à-dire blanc. Francis Cousin est aussi énervé que Hitler ; il a beaucoup de mal à se retenir. On dit que le racisme c'est l’infériorisation de l'autre ; pour Francis, la « distinction marxiste » c'est la pure négation des juifs et des musulmans, nous avons rarement entendu quelque chose d'aussi radicalement raciste. Francis Cousin est un « romantique allemand radical » plus qu'il n'est un « communiste juif fondamental ». Dis le Francis, ça fait du bien.

 

Le gouvernement a utilisé ses « troupes d'occupation mentale » pour détourner le mouvement des Gilets Jaunes, classique. Rien à redire là-dessus et que les nôtres n'auront pas comprit. Les souverainistes frexités ; terminés au ric et au « petit jaune », ont fustiger Macron et ont fait deux quenelles devant l’Élysée – c'est la folie dans le stade –, mais se sont bien gardés de souligner et d'insister sur l'enjeu identitaire du mouvement, de dénoncer la subversion du ric dans le contexte du « grand remplacement »...

 

Nous ne devons pas totalement exclure l'idée que le mouvement des Gilets Jaunes soit une « révolution colorée » : l'origine, la viralité et la (pseudo) auto-organisation du mouvement sur les réseaux sociaux ne prouvent pas son authenticité et peuvent démontrer précisément l'inverse (comme nous l'ont démontré les « printemps arabes » ou « Euromaïdan »), dés le début, nous avons observé que les plates-formes où s'organisaient le mouvement étaient pilotées par des antiracistes militants qui canalisaient et censuraient les débats sous-prétexte d' « unité » et de « convergences des luttes », des méthodes trotskystes bien connues, ce qui est pratique et qui est aussi la marotte des souverainistes qui sont beaucoup d'ex-gauchistes. Nous séparons les Gilets Jaunes des ronds-points et les cyber-activistes urbains ; mais la communication a pesé lourd sur le mouvement et à imposer une idéologie que nous connaissons par cœur, que nous combattons. Nous n'avons pas vu beaucoup de dissidents, de nationalistes, de souverainistes, d'européistes, d'eurasistes et de nationalistes blancs venir contredire et dénoncer cette récupération sur facebook, youtube, discord et autres réseaux tandis que nous étions tous censurés et bannis de ces groupes. Les dissidents passent beaucoup de temps sur internet sans mener la guerre cybernétique qu'ils confondent avec le clash permanent, le trolling intempestif et le spam de mèmes, contre leur propre camp la plupart du temps.

 

Pas de nouvelle constitution et de « démocratie réelle » sans redéfinition radicale de l'identité française et de la citoyenneté européenne. Cette question primordiale ne fait pas débat, d'ailleurs, elle n'a même pas à faire débat, elle doit être exposée et acceptée, imposée si il le faut. Nous pouvons débattre, mais nous devons être intransigeants sur les règles et les postulats de départ sur ce qu'est une démocratie et une république. La seule question qui doit être posée ne l'est pas et fait l'objet d'une censure tout azimut... C'est le seul sujet qui devrait nous préoccuper, et les causes internes à la réinfosphère de la non-diffusion des idées qui vont à l'encontre du souveraino-souverainisme, du soralisme et du chouardisme, sont nombreuses de subversion, d'auto-censure et de censure interne.

 

La réinfosphère joue au chat et à la souris. La dissidence minaude. Le camp national ronronne. Les portes-parole des Gilets Jaunes se prélassent sous le Soleil vert du politiquement correct, passent sur la pointe des pieds à côté de la question déterminante de l'immigration et sont finalement consensuels en toutes matières, parce que la « social-démocratie » est politiquement correcte et consensuelle par nature, et que c'est leur nature profonde ; mais il ne suffit pas de le constater. Nous revenons au débat que nous avions il y a quinze ans sur la démocratie, la république, la laïcité, l'antiracisme, etc. Le reboot est permanent. Les nouveaux venus dans la dissidence et la réinfosphère que nous accueillons avec plaisir et bienveillance, qui découvrent l'eau tiède du complotisme, peuvent être d'une lourdeur et d'un manque d'humilité incroyable envers des militants d'un quart de siècle et parfois davantage. Ce phénomène entre accélération et ralentissement n'est pas négligeable. Il explique que nous pouvons perdre patience. Certains abusent de leur autorité au sein de la dissidence pour manipuler ces fraîchement débarqués et les utiliser contre leurs adversaires idéologiques au sein de la mouvance, ce qui est parfaitement regrettable.

 

Nous nous laissons attendrir par les bébés chats de la réinfosphère. En effet, aucuns intellectuels souverainistes ou nationalistes qui baignent dans le « Lait » n'interpellent clairement les ricardiens et les frexiteurs sur la question de l'identité et de la citoyenneté qui est à la base de tout processus démocratique : il y a visiblement consensus entre gilets jaunes, néo-souverainistes et quelques nationalistes pour écarter le critère civilisationnel et racial du débat, ainsi que les questions de l'immigration, de l'africanisation et de l'islamisation de l'Europe, pour ne pas diviser ce qui est désunit et ne convergera jamais. Concessions et compromissions parfaitement inutiles. Un débat qui est, une fois de plus, un non-débat, sans intérêts. Nous trouvons les dissidents, les souverainistes et même les nationalistes très tolérants avec un Étienne Chouard, extrêmement plus tolérants qu'avec un Daniel Conversano. Car, nous le disons sans ambages, c'est un « Daniel Conversano » ou un « Vincent Vauclin » qu'il aurait fallut mettre en avant à ce moment précis, et non pas ce faux-gentil d’Étienne Chouard ou le corniaud Asselineau, pour griffer le mouvement d'une empreinte nationaliste, un nationalisme de son temps et de sa génération.

 

Certes, les avants-gardes néo-souverainistes sont sous le choc du réalignement des patriotes télévisuels et des souverainistes partisans à la réponse de l'anti-antisémitisme contre la haine, l'antisémitisme de la dissidence, de la réinfosphère et des réseaux sociaux ; de Polony qui demande la tête de Soral (après avoir plagié le concept de son bouquin sur la féminisation sur le plagiat de Zemmour ; nous pensons soudainement à Perceval qui ne comprend pas la cérémonie à laquelle il assiste...) Polony, souverainiste de gauche, désormais directrice de la rédaction de Marianne, qui vient de gagner près de 400 000 euro dans un procès contre Europe1 « la journaliste avait réclamé plus de 800 000 euros d'indemnités à la radio » – et qui ne versera pas un kopeck à l'UPR... D'ailleurs, Soral a raison, pour le coup, de réclamer un débat avec Zemmour. Parce qu'il a le droit.

 

Prenons le cas François Asselineau pour illustrer qu'est-ce que le souverainisme à la française ; Asselineau, le placardé de Bercy, qui ne serait rien sans les réseaux sociaux et les relais de la dissidence mais se permet de les snober, qui se complet dans le politiquement correct comme un porc dans une auge, qui voit des nazis partout, qui au premier micro tendu après l'attentat de Christchrurch accuse Renaud Camus d'appartenir à l' « extrême-droite », le mettant ainsi en danger. Asselineau, con comme un balais, qui nie la réalité du grand remplacement, qui crie au pasdamalgame quand l'attentat est islamique et dit clairement s'en foutre des victimes, qui donne tous les gages antiracistes au système politicomédiatique pour gagner quelques minutes d'audience, il ne manquerait plus qu'il prononce sa chaada en 2022, etc. Il ne restera plus à Marine Le Pen qu'à se voiler et prendre un Cadi mahorais comme premier ministre. Voilà ce que serait un homme d'état souverainiste au pouvoir. Une ordure cosmopolite.

 

Quand ça n'est pas Pierre-Yves Rougeyron qui, à longueur de vidéos, passe son temps à insulter subversivement les nationalistes blancs comme si ceux-ci représentaient une menace quelconque pour la France, et qui n'a même pas le courage de dire de qui il parle exactement... Ce qui n'enlève rien au travail des équipes et aux conférences du Cercle Aristote dont nous ne partageons pas les orientations, mais tout de même. Monsieur Rougeyron, il serait grand temps de dire de qui vous parlez précisément, de quelles idées en particulier, ou d'arrêter avec des expressions comme « suceur de casque à pointes », nous sommes en 2020. Quel est le projet ? Fomenter des guerres civiles entre français et européens ? Et quelles seront vos troupes ? Une armée sénégalaise et maghrébine pour casser la gueule aux nationalistes blancs ? Car c'est bien vers cet horizon « internationaliste » que vous nous dirigez avec vos déclarations et vos positions souverainistes excessives. Vous n'êtes pas gaulliste, vous ne savez pas ce qu'est le « Grand Gaullisme » – de Léon Bloy, de Michel Vâlsan, de Jean Parvulesco, de Guillaume de Roux –, vous n'en avez aucune espèce d'idée, nous n'êtes pas dans la filiation du plus Grand Gaullisme, vous êtes gaulliste comme certains sont « nazis », vous plaquez un gaullisme désuet – de celui qui « a ressentit l'appel du gaullisme : dans une boîte de nuit gay, où il découvre au petit matin sur une banquette un livre utilisé pour cacher des sachets de drogue » ? – sur une réalité qui ne correspond plus à celle de la Deuxième, de l'après guerre et surtout qui correspond à la version officielle sur le gaullisme et le pétainisme construite pour diviser les français et que vous entretenez outrageusement. Ayez, pour une fois, l'humilité de le reconnaître avant de déclencher des choses qui vous dépasse et qui feront du mal à la France, à l'Europe et au Monde blanc. Nous sommes à notre place de militant, soyez à votre place de chef de rang. Vous ne fuirez pas les débats avec les « européistes fondamentaux » éternellement Pierre-Yves ; nous resterons poli pour l'instant mais vous ne le méritez pas. Dire les choses à moitié ou ne rien dire c'est pareil, c'est simple à comprendre, c'est du bon sens paysan, nous ne disons rien d'extraordinaire et d'ultra-polémique en nous permettant de vous le dire, mais vous jouez ce jeu de la subversion et de la division du « camp national »...

 

Sans oublier le viriliste Papacito, au style de mac sorti tout droit d'une blaxploitation, le « Ali G » toulousain, le Sacha Baron Cohen de la « team patriote », qui nous explique doctement que le look de Mila – ses cheveux bleus, son style de vie postmoderne et son homosexualité revendiquée ; la gamine à environ dix-neuf ans –, dont tout le monde connaît l'affaire – qui se superpose à l'affaire Laura, qui a eut moins de chance que Mila –, la disqualifie à tout jamais et justifie que les musulmans grognent : « ils ne font que défendre leur religion » ; et toute la panoplie du « cocu mais content »... Mila n'est pas française mais les musulmans qui voulaient l'égorger le sont. Les musulmans ont le droit de défendre leur religion dans les pays musulmans, c'est tout de même simple à entrevoir. Avant de donner des leçons sur la mode et le bon goût, il faudrait commencer par ne pas confondre « archéo-futurisme » et « steampunk », le médiéval et le japonisant, la classe européenne d'un tonton flingueur et la pause de gangster esthétisante made in USA... Quant à l'analyse politique... Nous lui souhaitons tout le succès possible dans son domaine du divertissement.

 

Dans la foulée, Yvan Benedetti invente le « ni ni ni » – le nininihilisme ? –, certes, il insiste sur la forme mutante et hybride des nouvelles générations perdues dans la mondialisation etc., mais il oublie la simplicité du principe de liberté d'expression et le fait que, en France, il n'y a pas de délit de blasphème, que la république ne reconnaît pas les communautés, sans parler du lien douteux entre valeurs islamiques et valeurs traditionnelles européennes... Bref. Nous n'allons pas comparer Mila et Yvan Benedetti mais aujourd'hui c'est Mila, demain ça sera Yvan, ça ne s'arrêtera pas aux lesbiennes aux cheveux bleus. Avant-hier, c'était vous-même Daniel qui vous faisiez agresser à Marseille par de glorieux chevaliers arabo-musulmans envoyé par le maître du logos ; quel autre nationaliste après-demain ?

 

Henri de Lesquen restera « classique » avec un petit « ni ni » aristocratique pas piqué des hannetons mais déjà bien rongé par les vers. « Waterloo ! morne plaine ! » Cadavre fumant ! nuit d'ébène !

 

Nous nous répétons sans doute, mais nous ne nous comparons pas à ses figures, cependant, ne nous demandez pas de nous taire et de faire des courbettes à ces personnages médiatiques qui profitent largement de leur position pour caricaturer leurs adversaires et leurs idées. Des « figures » que nous n'avons jamais vu se remettre un minimum en question sur leur action.

 

Les « ni ni », les « ni ni ni » et les « ni ni ni ni » ça doit bien faire marrer les musulmans « vendeurs de tapis » le vendredi à la mosquée, et s’esclaffer les juifs « charmeurs de serpent » le samedi à la synagogue, parce que les musulmans et les juifs ne feront jamais cette erreur du « ni ni conceptuel » qui est une faute politique, ils restent soudés en toutes circonstances et, en dernière instance, sont alliés contre le Monde blanc. « Monde blanc », « Civilisation européenne », « France », que les néo-souverainistes refusent de voir au profit des ennemis ontologiques de la France et de l'Europe qui sont éternellement les mêmes.

 

Et, quand la question de l'immigration s'invite, de façon impromptue, dans les mouroirs de la démocratie que sont les spectacles constituants, la réponse est une démonstration de lâcheté acrobatique qui prouve que personne ; pas même les principaux intéressés qui jonglent avec les micros, ne veut se battre pour la démocratie et la liberté d'expression. Le ric est le nouveau cirque de l'homo festivus engagé, une assemblée de clowns enragés ; une armée de masques, d'anonymes, d'épées en mousse.

 

Personne n'en a rien à foutre de la démocratie.

 

La démocratie passe premièrement par la liberté d'expression et, par extension, le port d'arme, il n'y a de démocratie que les armes à notre disposition pour garantir notre liberté. Qui défend le droit au port d'arme citoyen et défensif parmi les souverainistes ou dans les ateliers constituants ? Personne. Ça n'est même pas un sujet au sein de la dissidence ou du camp national. Quand on parle de démocratie et de souveraineté sans parler d'identité, de nationalité, de citoyenneté, de liberté d'expression et de port d'arme, de quoi parle-t-on ? On ne parle de rien. C'est le grand talent des soixante-huitards et des vieillards mentaux. Cachez ce destin que je ne saurais voir.

 

Des souverainistes, des démocrates et des constituants sans courage, sans identité, sans nationalité, sans citoyenneté, sans liberté et sans armes pour les garantir. Ils nous désarment sur tous les plans face au globalisme. Ce sont nos ennemis au même titre que les globalistes.

 

De l'autre côté de la rive des enculés... La rive des enfilés organise sa grande messe annuelle sur le « grand remplacement » à l'occasion de la sieste des vieillards du pays réel, à l'arrière goût de maison de retraite.

 

Bilan de la sieste collective : La seule actualité de l’événement est la censure de Suavelos, de vous-même Daniel et, par extension, du dernier essai de Faye à l'avant-garde du sujet. Si ça ne ronfle pas dans les rangs, ça ronronne dans les files. Si ça ne bave pas pendant la conférence, c'est en sueur tout du long.

 

Ces gens là, se réclament constament et se prétendent lourdement, de façon ostentatoire, de manière outrancière, de valeurs chevaleresques et catholiques qui feraient d'eux la police des mœurs nationaliste pour, à la fin, adopter un comportement de cauteleux au moment où il faut justement trancher. Est-il nécessaire et obligatoire de systématiquement salir ces sentiments nobles pour finalement s'associer à la dissidence éphèbophile contre les « nationalistes blancs » ? Dans le but mercantile de vendre quelques bouquins et se pourlécher devant les quelques pièces que nous allons ramasser, que Soral va faire tomber de sa poche ? Nous posons la question.

 

Le manque de prescience de ces catholiques dans leur défense de la « tradition » nous ne parlerons même pas des néo-catholiques du net et leurs interprétations littéralistes, chariatiques, talmudiques et puritanistes de la « Bible », complètement hors-sol et déconnectées des prophéties et des imprécations des pères « mystiques » de l’Église « exotérique » de Pierre et « ésotérique » de Jean ; qu'ils aillent au Diable – feraient fuir n'importe quel militant sincère en recherche de transcendance, de verticalité, de Dieu. Nous préférons encore écouter les interprétations « communistes » et « marxiennes » du « principe christologique » par Francis Cousin que d'écouter ces nouveaux marchands du Temple. Nous n'avons plus de respect pour ces gens là car ils n'ont plus aucun respect pour eux-mêmes et nous ne pouvons pas avoir de respect pour des gens qui ne se respectent pas, qui ne se respectent plus.

 

Dés lors, nous comprenons votre fronde, parfois rebelle et adulescente, contre ces milieux, et votre rejet du « traditionalisme » auquel nous nous associons ; mais, un autre milieu traditionaliste, un ésotérisme rationnel, existe. Disons-le. Un milieu « gnostique », dangereux, « suprarationnel », d'une terrible beauté.

 

« L’humanité a toujours eu deux types de spiritualité, deux votes - la "Voie de la Main Droite" et la "Voie de la Main Gauche". La première est caractérisé par une attitude conciliant envers le monde environnant qui est vu comme harmonie, équilibre, bien, paix. Tout le mal est considéré comme un cas particulier, une déviation par rapport à la norme, quelque chose d'inessentiel, de passager, sans raisons transcendantales profondes. La Voie de la Main Droite est aussi appelée la "Voie du Lait". Elle ne blesse pas la personne, elle la préserve de toute expérience radicale, de l'immersion dans la souffrance, du cauchemar de la vie. C'est une fausse voie. Elle conduit à un rêve. Celui qui la suit n'arrive nulle part. » Alexandre Douguine, Le gnostique

 

Les natios et les cathos tradis sont terrorisés face aux dissidents souveraino-trotskystes mais prétendent combattre l'infâme, la kabbale, la gnose, la voie du Vin, la Tradition européenne « pagano-chrétienne » qu'ils mettent dans le même sac que les « hérésies juives » et les « singeries franc-maçonniques » au nom de l'Afrance.

 

On dit que le ridicule ne tue pas.

 

Nous disons que le ridicule et le manque de dignité finira d'achever le « camp national » et la « résistance catholique » qui renient la « tradition primordiale » et l' « ésotérisme chrétien » mais sont incapables d'apercevoir la subversion néo-souverainiste et son antisémitisme d'extrême-gauche depuis vingt ans. Et elles sont précieuses ! Ces minutes de sommeil conférencières dans des colloques sans foi, sans âme, sans esprit. Précieusement ridicules ! Nous leur souhaitons bonne chance pour combattre la « kabbale juive » et le « secret maçonnique » sans tradition, sans ésotérisme, sans « gnose »... Autant combattre le Diable, Satan et Lucifer sans prières, tant que nous y sommes !

 

Ce problème des pseudos-guerriers catholiques de la dissidence étant résolu : Si le risque pour que la guerre civile raciale de basse intensité à laquelle de nombreux européens sont confrontés au quotidien ne permute en guerre civile de haute intensité existe, cette « guerre » n'éclatera pas à cause du national-sionisme présumé des nationalistes blancs ou à cause des livres de Guillaume Faye, mais à cause de l’irresponsabilité dogmatique de la dissidence, du mauvais vin et des soupes froides que nous forcent à avaler les souverainistes, les nationalistes et les catholiques qui balbutient, qui ont l'œil qui divague...

 

Nous « ordonnons » aux catholiques et aux nationalistes de prendre position sur la dissidence, sur Soral, le néo-souverainisme, la métapolitique de la réinformation, la question de l'existence des races humaines et tout le reste. Debout là-dedans !

 

La sieste est finie.

 

La fête aussi.


 

Heil Francis !

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(Revenir à la quatrième partie ; poursuivre vers la sixième partie)

10/02/2020

De l'Occidentalisme (quatrième partie audio)

Quatrième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes »). Bonne lecture et Bonne écoute.

 


 

Critique positive de la réinfosphère et métapolitique du réenchantement

 

Nous voyons les forces médiatiques déployées par nos adversaires planer comme des menaces ; la capacité de nuisance de leurs troupes d'occupation mentale actives sur les réseaux-sociaux, nous savons que cela fait longtemps qu'ils ont abandonné toute notion de morale, d'éthique, de déontologie en matière de liberté d'expression et de censure pour maintenir une gauche défaillante et une droite illusoire au centre du pouvoir ; mais, de notre côté, nous refusons de faire le bilan de la dissidence, de la réinfosphère, du néo-souverainisme, et nous maintenons ce statu-quo, cette ombre menaçante au dessus de nos têtes à l'intérieur de notre propre « camp »...

 

Une métapolitique du déni idéologique étrange et étrangère à notre métapolitique eurasiste de combat.

 

Une « confusion idéologique » qui n'est plus – et qui n'a jamais été – le mot d'ordre adressé par les avant-gardes eurasistes, et ce depuis quelques années maintenant... Nous ne vous disons pas cela dans le sens où les nationalistes devraient répondre aux ordres des eurasistes, non, mais parce que certains malandrins, que cette confusion idéologique savamment entretenue arrange, pourraient vous faire croire le contraire – à vous ou à d'autres que nous mettons en garde – et vous expliquer, d'ici quelques années, que nous autres, eurasistes européens, n'avions rien comprit, que la « dissidence » faisait avancer un « eurasisme fondamental » par la subversion néo-souverainiste dissimulée dans les souterrains de la réinforsphère, c'est évident qu'ils le diront et se découvriront tout-à-coup « eurasistes » pour subvertir l'idée fondamentale d'eurasisme européen comme ils ont subvertit la doctrine nationaliste et le « camp national » et comme ils veulent actuellement subvertir l'idée de tradition européenne interdite par la subversion néo-souverainiste dont ils sont à l'origine...

 

Cependant, à plusieurs reprises depuis Jean Parvulesco et d'autres avant lui, comme Léon Bloy, les « eurasistes fondamentaux », dont Laurent James, se sont évertués à prophétiser et déclarer l'identité mariale, anarchique et solaire de l'Empire eurasiatique de la Fin. Ce que n'a jamais envisager la dissidence néo-souverainiste de vision et de projet. Ce qui nous éloigne par avance de cette subversion néo-souverainiste toujours déjà présente et à venir.

 

Alexandre Douguine n'a pas commandé la préface de son ouvrage « La Quatrième théorie politique » à Alain Soral (vers 2013) pour cacher l'eurasisme au monde francophone et avancer masqué mais bien pour faire connaître cette « théorie politique » à la dissidence française du plus grand nombre, ce qui n'est pas arrivé.

 

Alain Soral y faisait davantage la promotion de son essai qu'il ne préfaçait celui de Douguine : « La Quatrième théorie politique est un livre dont la complémentarité avec mon Comprendre l’Empire (justement traduit en russe par les amis d’Alexandre Douguine) est évidente. »

 

Pas si « évidente » que cela. Que nous sachions, la dissidence ne s'est pas ralliée à la bannière eurasiste...

 

Sur le moment, il voit une « complémentarité » entre la théorie politique eurasiste et l'idéologie néo-souverainiste de la dissidence qu'il imagine certainement dans son esprit mais qui n'a pas de corps doctrinal – qui ne sera jamais formulée dans des ouvrages équivalents à ceux de Douguine pour devenir une Quatrième théorie politique à la française ; ce qui était notre reproche principal dans notre « critique positive de la dissidence » dés 2013 : de ne pas déclarer son idéologie que nous avons qualifié par défaut de « néo-souverainisme » et que nous ne rejetions pas totalement au départ –, mais, par la suite, Soral parlera et fera très peu la promotion de Douguine et de l'eurasisme. Sans doute parce qu'il a finit par lire Douguine et qu'il s'est rendu compte du gouffre idéologique entre eurasisme et néo-souverainisme (en germe dans « Comprendre l'Empire » et dans la tête de Soral uniquement) comme projet métapolitique de toute une génération ? Mais continuons...

 

« Une gauche défaillante » mais encore dominante sur les réseaux-sociaux et « une droite illusoire » toujours aussi influente dans nos milieux ; avec lesquelles nous perdons beaucoup de temps en conjectures ou en essayant de les convaincre, qui subvertissent et s'imposent dans de nombreux groupes – Gilets Jaunes et autres ; qui ne sortent pas du commentaire d'actualité et sont piégés dans la toile de la « réinfosphère » –, une double injonction libérale contradictoire que nous n'arrivons pas réellement à contrer malgré des années de « réinformation », de « ni gauche ni droite », de « constat de faillite », de « ponts idéologiques », de Michéa, de Sapir, de Todd, de Onfray, de Tribalat, de Guilluy, de Gourévitch, de Bricmont, de Pascot, de Bercoff qui n'apportent rien ou pas grand chose au « camp national », cette démarche d'ouverture est peut-être le problème principal de notre camp, mais aussi des saints Zemmour, des saintes Levy, des saints Alexandre et autres saints télégéniques des « nouvelles guerres des classes socialistes et progressistes », qui répètent et disent finalement à leurs manières subversives ce que le « camp national » n'a pas le droit de dire à sa façon radicale ; et quand il aurait fallu des Parvulesco, des Faye, des Steuckers pour le dire, en bref, tout ce qui ne passe pas dans la réinfosphère et qui est invisibilisé par la dissidence.

 

La Droite radicale ne maîtrise plus sa « narration collective », une narration accaparée par les souverainistes et marxistes de tous poils dissimulés dans la réinfosphère et la dissidence.

 

Il ne suffit pas de posséder des médias de réinformation – de souligner une certaine qualité technique de leurs émissions par rapport à leurs faibles moyens ; super – et « créer des ponts idéologiques » avec tel ou tel intellectuel ou tel universitaire, tel boomer, comme seule réponse au système politicomédiatique, et de surjouer une neutralité journalistique à laquelle plus personne ne croit, pour imposer des idées, pour essayez de passer en douce, de conclure sur un malentendu.

 

Nous avons le recul nécessaire pour le faire observer : les réseaux-sociaux ne sont pas un centre d’échange, de dialogue et de débat, c'est un centre de propagande et de contre-propagande qui ne dort jamais, et la métapolitique de la réinformation devient insomniaque, somnambule, narcoleptique. Une métapolitique épuisée qui n'est plus capable de prendre du recul sur elle même, sur son action politique objective, sur l'idéologie fantomatique et dissimulée qu'elle inspire de rêves et d'enchantements au spectre militant entre ses apnées.

 

La disparité monumentale des moyens et l’iniquité des « règles d'utilisation de la démocratie » entre les Partis politiques ; entre la réinfosphère néo-souverainiste de Soral et le système politicomédiatique globaliste de Soros, rend cette métapolitique caduque, chronophage, auto-incapacitante. C'est un vortex.

 

Avant d'imposer l'idée de « liberté d'expression totale » au monde, simplement le droit de penser autrement que cette « gauche synthétique » et cette « droite antithétique » au sein de l'opposition pour commencer – qui monopolisent la parole au centre dans une alliance de faux-semblants certes dénoncée par la réinfosphère, mais loin d'être acceptée comme réalité et comme idée, notamment sur les réseaux-sociaux dissidents et dans nos milieux censés être à l'avant-garde de ce thème générale mais qui sont surtout à l'avant-garde de leur auto-satisfaction et d'une nouvelle censure –, penchons-nous sur les divisions et censures internes au « dialogue métapolitique des réseaux-sociaux et de la nouvelle opinion publique » qui sont les résultantes de ce nouveau système politicomédiatique qu'est la réinfosphère sous influence de la dissidence, ou du moins un système auquel elle participe largement, dans une osmose assez remarquable avec le système politicomédiatique globaliste qu'elle combattait frontalement jadis et à laquelle elle ne fait plus que répondre, des signaux perdus dans l'hyper-espace cybernétique comme des signaux de fumée d'une galaxie à l'autre... Du temps où elle était « nationaliste » et « traditionaliste ». Quand elle n'était pas qu'une sphère médiatique soumise à la logique de l'information pour l'information ; une opposition médiatique en miroir du postlibéralisme.

 

Divisions et censures idéologiques majeures qui sont autant de non-dits et de moins-disants, de fractures idéologiques et de ruptures philosophiques profondes au sein du « camp national » qui a accueillit toute la misère souverainiste et marxiste du monde parce que les nationalistes sont gentils, nous ne disons même pas ça ironiquement, c'est comme ça que ça s'est passé, parce que les nationalistes ont le sens de la camaraderie et de l'amitié, les catholiques ceux de la charité et de la fraternité. On s'est fait baisé. Notamment autour des grands thèmes ; et des grands principes « antiques » que véhiculait le nationalisme. De la doctrine géopolitique. Et, finalement, quelque soit le sujet, la réinfosphère privilégie des approches néo-souverainistes simplistes, au rabais, de l'Europe, mais aussi de la Russie et des États-Unis. Confusion sur les questions économiques avec des vues mystérieuses soit très à gauche, carrément collectivistes, tout simplement communistes dans certains cas, soit d'aucune originalité « libérale » et prompte à pousser une Droite hors-les-murs puisque de toutes façons les sujets économiques sont des sujets qui n'ont aucun intérêt militant hormis celui de passé pour quelqu'un de très intelligent : la baisse du taux de profit et le coût de l'immigration dans ton cul... Etc.

 

La psychologisation des débats. Précisément pour les éviter ou les tourner en polémiques ridicules entre personnes afin de les stériliser, ce qui revient au même, est une « subversion », pour ne pas dire une perversion sadique, présente dans la réinfosphère, autant que dans le système politicomédiatique qui regarde les réseaux-sociaux s'écharper avec délectation...

 

L'invisibilisation des idées. Particulièrement les idées nationalistes intégrales, les réflexions tercéristes fondamentales et les remarques eurasistes, des questionnements idéologiques parfaitement légitimes concernant les nouvelles idées des nouvelles droites en mouvement (dont le néo-souverainisme ou le national-libéralisme).

 

Une « invisibilisation » sur des critères inconnus ou sur des bases argumentatives qui frôlent souvent la diffamation gratuite en guise de réponse, et qui n'est pas un phénomène rare dans nos milieux très intransigeants avec les non-conformistes et les non-dogmatiques mais beaucoup moins exigeants envers leurs idoles rigides et rigoureuses, sur les « sujets de fond », quand il s'agit de ne pas donner trop d'importance à des rumeurs ou autres spéculations psycho-sociales sur celui qui s'essaye à la critique. Quand il s'agit de répondre à des interrogations idéologiques, qui devraient normalement intéresser tout militant politique ; il n'y a plus personne. L'invisibilisation des idées est une pratique courante dans nos milieux, notamment quand les questions posées dérangent le système réinfosphère. Par exemple, toutes les questions qui portent sur les « tactiques » et « stratégies » métapolitiques mises-en-place ou, précisément, sur l'absence de réflexion sur les questions tactiques – l'opératif ; le court terme ; la réaction à l'actualité ; le communautaire – et stratégiques – le spéculatif ; le moyen-long terme ; l'action politique ; la planification – par nos milieux. Des « absences » qui débouchent sur des tactiques réactionnaires par défaut et des stratégies à l'emporte pièce hors-de-contrôle qui nous font perdre du temps, de l'argent et de l'énergie. Qui nous font perdre tout simplement. L'opposition est ténue mais n'est pas débauche.

 

L'infériorisation des non-conformistes (et l'infantilisation des militants). Sur un critère quantitatif unique et exclusif idiopathique, basé sur le nombre de vues d'une vidéo ou d'un podcast, sur l'audience de tel ou tel individu ou de tel groupuscule à tel moment qui détermine la légitimité de tel ou tel militant ou de telle idée dans tel contexte, dans une surenchère putassière assez éloignée du combat méritocratique que nous essayons de mener, de promouvoir, et, ça va sans dire, avant même de se confronter à cette idée, sur qui a été relayé, validé, publié quand et par qui avant d'être lu ou écouté par tel groupe et conseillé par telle personnalité pour quoi et comment, bref, une petite cuisine bien grasse, plutôt que de profiter de la liberté procurée par les réseaux-sociaux pour contourner toutes les censures ou paresses idéologiques, y comprises et spécialement celles de nos milieux, en toute légèreté, manger autre chose que de la mal-bouffe métapolitique pour toxicos. De toxicomanes à quoi ? Aux écrans, au zapping et la distraction. Voilà tout. Si on peut faire passer son addiction et sa mauvaise hygiène mentale pour de la dissidence au passage, c'est tout bénef...

 

« C’est une banalité que d’affirmer que les Milléniaux lisent peu. Bercés par les écrans et gavés par les médias sociaux et les vidéos en ligne, ils n’ont que peu d’intérêt pour la lecture et s’il existe des exceptions à cette règle, il reste que la plupart ne s’emballeront jamais en lisant la prose de Charles Maurras ou de Lionel Groulx. Mais l’objectif n’est pas ici de les convaincre de s’intéresser à ces lectures qu’ils trouveront probablement fastidieuses et rébarbatives, mais de leur présenter un livre choc composé d’une série d’aphorismes qui saura capter leur intérêt et les faire renouer avec la lecture, au moins le temps d’un livre. » Remy Tremblay sur « Pensées interdites » de Grégory Roose, aux éditions Apoxa

 

« Pour bien exemplifier le style de Roose, le mieux est de présenter certaines de ses réflexions :

 

  • Avoir toujours raison est un art. Savoir reconnaître ses torts est une vertu. La plupart des politiciens sont des artistes vicieux.

  • La loi contre les « fake news » est censée « protéger la vie démocratique et républicaine ». Tout comme le nom officiel de la Corée du Nord contient les mots république et démocratique. Vous me suivez ?

  • Notre défaite démographique, concomitante à l’invasion migratoire, sonnerait le glas de notre civilisation deux fois millénaire.

  • La gauche dite « antiraciste » racialise tous les débats, mais c’est la droite qui est régulièrement qualifiée de raciste et de réactionnaire. Cette gauche est un fléau sociétal qui doit être ringardisé au nom de l’intérêt général.

  • L’inversion des flux migratoires est notre seul salut possible. À défaut, la civilisation européenne, subjuguée, disparaîtra dans quelques générations.

  • Ne pas dire « égorgé », dire « blessé mortellement au cou »; ne pas dire « immigré clandestin », dire « primo-arrivant »; ne pas dire « Grand Remplacement ». Surtout, ne pas le dire.

  • La censure sur les réseaux sociaux s’organise. La presse clandestine a toutes les raisons de renaître de ses cendres. »

 

Ceci étant dit. Nous parlons toute la journée de « liberté d'expression » sur les réseaux sociaux non-conformes – tous les sujets que nous abordons tournent autour de ce grand thème – mais je n'ai jamais vu autant de gens effrayés par cette « liberté » que parmi les militants du « camp national » ; impressionnés par les menaces de désocialisation numérique proférées par les souverainistes informatiques envers nos milieux connectés obnubilés par un succès d'estime cybernétique qui nous semble hors-sujet et qu'ils n'obtiendrons jamais de la part des souverainistes...

 

Ne nous demandons pas pourquoi nos idées n'avancent pas ; demandons-nous d'abord si nous avons des idées... Si les idées que nous défendons sont vraiment les nôtres.

 

La stratégie des nationalistes blancs basée sur l'allégorie de la « fenêtre d'Overton » et qui consiste à créer un mouvement dextrogyre en développant un discours polémique très à droite dans la société pour permettre une libération de la parole et une normalisation des idées d'une droite plus modérée est une théorie qui, sur le papier, semble tenir la route, mais il y aurait beaucoup de choses à dire sur le passage de la théorie à la pratique par nos milieux.

 

Ce que nous observons c'est que cette « stratégie » a davantage un effet de catharsis pour l' « extrême-droite » qu'un effet d'attraction vers les idées de Droite ; mèmisation des idées ; crée des divisions dans le « camp national » ; manque de distanciation sur la posture d'extrême pureté qui se prend au sérieux ; criminalise la parole de Droite davantage qu'il ne l'a libère en associant tous les nationalistes blancs à ce discours extrême à l'extrême ; impossible de quantifier l'influence et l'impact réel d'une telle stratégie sur nos milieux et dans la société ; évite le débat idéologique sérieux ; etc. Beaucoup d'inconvénients.

 

Cette « stratégie » correspond au paradigme étasunien et nous pensons qu'elle n'est pas exportable, la qualité du contenu derrière le pamphlet aurait selon nous davantage d’intérêt et d'audience en France en étant moins et inutilement excessif, cela dit, le pari de cette « stratégie » dont on dit qu'elle a fonctionné pour la campagne de Donald Trump accompagné par l'Alt-Right est un pari ouvert, à la nuance qu'en France cette stratégie n'accompagne aucun candidat et défend une idée vague du Nationalisme blanc.

 

Nous comparons la « stratégie d'Overton » à l'idée du mouvement perpétuel magnétique ; nous travaillons sur cette analogie et y reviendrons, mais nous pourrions également comparer cette stratégie à l'idée de l'éolienne, les éoliennes ne sont pas rentables énergétiquement sur le moyen-long terme en plus de polluer le paysage, techniquement, c'est ce qu'on appel brasser du vent. Pour résumer, nous pensons que cette « énergie » est vouée à l'inertie, plus de dépense d'énergie que de bénéfice.

 

Une « stratégie » qui ne va pas cesser de perdre en efficacité au fil du temps premièrement parce qu'une idéologie lévogyre à contre-courant – le néo-souverainisme – est véhiculée dans le « camp national » sous influence de la dissidence, deuxièmement, avec la loi Avia et sa notion floue de « haine ». Une loi qui va entraîner une « nouvelle censure » à l'encontre des nationalistes et communautaristes blancs. « Censure » à laquelle se joint la dissidence néo-souverainiste islamophobe et islamophile et, par extension, la réinfosphère dominée par le « camp souverainiste ». Il y a une exception qui confirme la règle, une subtilité, une subversion, importante à préciser ici, le national-libéralisme du PNL retient le critère racial, mais fondamentalement, le PNL fait partie du « camp souverainiste » par son anti-européisme primaire. Nous ne savons pas si vous la validé Daniel, mais, la carte des civilisations d'Henri de Lesquen est la parfaite illustration que le souverainisme fondamental est fondamentalement « occidentiste » ou « atlantiste » dans l'idée ; qui se place sous la coupe des États-Unis, qui va à l'encontre de l'axe Paris-Berlin-Moscou.

 

En effet, le clivage droite/gaucheQuerelles des Anciens et des Modernes – existe « profondément » et se renforce « naturellement » dans la société par l'action du populisme, mais il n'a plus aucun sens dans le système politicomédiatique où gauche et droite sont les deux faces d'une même pièce cosmopolite et globaliste.

 

Le phénomène de « droitisation des idées » ou de « dédiabolisation des idées de droite » est donc faussée, le clivage réel reste incompris, et les gauchistes se maintiennent dans le floue artistique laissée par la dissidence et les excès de la Droite de l'extrême. Nous en appelons à une Droite radicale.

 

Les globalistes sont les grands bénéficiaires de cette « incompréhension » dont joue également la gauche libertaire et militante. Cette incompréhension du clivage droite/gauche – la gauche n'existe que contre la « Droite » et non l'inverse ; c'est la postmodernité contre le réel – ne profite pas aux « nouvelles droites », à peine aux souverainistes qui se fourvoient sur l’efficacité métapolitique du « ni gauche ni droite » – qui si elle a été nécessaire et efficace pour se démarquer ne l'est plus, à semer suffisamment le doute et n'est plus d'actualité avec le grand retour de ce clivage sur une base identitaire – et il faudra faire des choix, décider de nouvelles grandes orientations, déployer une nouvelle métapolitique pour dépasser cette « incompréhension ».

 

Chaque homme de Droite est face à sa responsabilité militante, à ses engagements contractuels, soit il veut survivre en tant que boutique et réinformer des bords-de-gouffre, soit il veut réenchanter les générations perdues dans le monde engloutit de la réinformation vers l'action politique souterraine et le recours à l'appuie extérieur pour que l'Europe vive...

 

Ces deux options ; de la réinformation et du réenchantement, ont pu faire corps dans le « gramscisme de Droite » mais nous pensons que ça n'est plus le cas, que cette métapolitique contre-culturelle est désormais sous-contrôle de la dissidence et du souverainisme.

 

En tout cas, si la métapolitique de la réinformation ne se soumet pas à une politique du réenchantement, si la réinformation devient « le tout de l'existant » d'une opposition nécessaire au bon fonctionnement du système politicomédiatique, nous ne sortirons pas de cette ellipse sans aucune issue vers une métapolitique de Troisième voie et l'idée de Quatrième théorie politique disparaîtra...

 

« Je veux insister sur le fait qu’avec l’écriture se révèle désormais à tout homme une partie des principes spirituels, alors que toutes les religions pratiquées depuis l’expulsion du Paradis étaient jusqu’alors basées sur des principes transmis de manière exclusivement orale et réservés à la connaissance des hommes en mesure de les comprendre.

 

L’invention de l’écriture correspond ainsi à une divulgation partielle des principes. C’est ce qui fait dire à un ami que Moïse, avec ses Tables de la Loi, a été le premier démocrate de l’histoire. Les grandes étapes de l’écriture ont ensuite été les suivantes : l’imprimerie, seconde moitié du XVe siècle (si l’on met de côté la xylographie pratiquée en Asie depuis 700 ans) ; les lettres sont désormais isolées les unes des autres, ce qui segmente la phrase. C’est à cette époque que surgissent à la fois l’humanisme et le protestantisme, deux pensées modernes et hérétiques qui se basent sur une version lettriste du monde, c’est-à-dire qui analysent les choses au pied de la lettre. Notons qu’en même temps, et comme par un effet de contre-réaction, on trouve Rabelais, Marsile Ficin, tous ces écrivains qui tentent d’utiliser la nouvelle technologie en la contournant, afin de retourner le plus efficacement possible aux sources du savoir.

 

Pour François Rabelais, et c'est indiqué très nettement dans le Pantagruel, Platon est le prince des philosophes. Il y fait beaucoup référence dans ses cinq livres.  Il est souvent représenté, à tort, comme un humaniste. Mais Rabelais était un excellent catholique, il voulait revenir aux sources de sa religion. Il disait qu'il fallait parler la langue arabe pour lire le Coran, ainsi que maîtriser l'hébreu et le grec. Rabelais nous parle de la Sibylle de Cumes qui annonça la venue du Christ et nous rappelle par là les origines helléniques (et donc égyptiennes), et non pas seulement juives, du christianisme. Il évoque la cyclologie, il situe la "création du monde" (entrée dans l'âge de fer) quatre mille ans avant Jésus Christ. Rabelais insiste sur la double origine du judaïsme, par l'analogie des épouses d'Abraham, l'une chaldéenne et l'autre égyptienne. Rabelais insiste également sur le rôle apocalyptique de la Vierge Marie. En bref, ce corpus est celui d'une pensée traditionaliste en totale opposition avec la pensée humaniste des lumières, de la naissance de la modernité. 

 

Par ailleurs, ce n’est certainement pas un hasard si l’invention de l’imprimerie en Europe correspond à la création, pour la première fois, de sociétés ésotériques profanes, laïques, telle que la Société Angélique à Lyon.

 

La rupture technologique suivante dans l’histoire de l’écriture, après l’imprimerie, est l’ordinateur. Après que la phrase ait été fragmentée par le système de l’imprimerie, c’est la lettre elle-même qui se fragmente sous l’effet de la pixellisation numérique. Comme l’avait très bien vu Abellio dans son roman La Fosse de Babel publié en 1962.

 

Au chapitre VI, le policier Pirenne exhibe sa gigantesque machine automatique de gestion d’informations sur les individus : c’est une « trieuse d’âmes ». « Vous êtes ici en présence du premier chef-d’œuvre de la police quantitative », explique Pirenne. « On raconte l’histoire de ce fantassin de l’armée Vlassov qui, étant ivre, en juin 44, à Sotteville, près de Rouen, coupa le doigt d’une jeune fille pour lui voler sa bague. On le retrouva en trois jours, à Strasbourg, un an et demi après, en sachant seulement qu’il était blond, mesurait environ 1 m 80 et avait une fossette au menton… Un jour, chaque homme aura sa fiche et on pourra, en un point quelconque du monde, à des milliers de kilomètres de chez lui, remonter instantanément dans son passé. Il n’y aura plus de distance et plus de passé ».

 

Raymond Abellio prophétise en ce roman en 62 le règne totalitaire de l’ordinateur qui abolit le temps et l’espace. » Laurent James, L'Atlantide contre l'Atlantisme

 

Nous combattons sans racines, sans armure, sans épée, sans bouclier, sans monture, sans royaume, sans empire, sans amour, sans ailes.

 

Le virtualisme poussé-à-bout de néant nous conforte dans l'idée qu'un courant de pensée peut exister sans littérature de combat, bannière, Parti, militants et prêtres. Qu'il suffit d'une boutique.

 

Il persisterait un espoir incrusté de pixels qui brille dans la Nuit cybernétique, un espoir de convaincre par les lumières de la réinformation.

 

Les fesse-mathieux de la réinfosphère prêtent aux réseaux sociaux des qualités militantes et des vertus économiques sur lesquelles ils spéculent outrageusement. Ils lisent entre les lignes des commentaires désenchantés comme on lit dans le marre de café. Un dialogue métapolitique subliminal entre les multitudes connectées et la « nouvelle opinion publique » s'installerait.

 

Nous réfutons cette fiction. Nous ne voyons pas ce dialogue...

 

L' « uber-dissidence » nous incite à croire qu'une opposition peut perdurer sans horizon politique, et s'est particulièrement évertuée à nous écarter de cette voie ; la voie de l'action politique.

 

Des partis comme l'UPR profitent du floue souverainiste de la réinfosphère pour se placer et récupérer les parts d'inactions politiques des nationalistes ou les positions idéologiques de la dissidence qui permettent de grandes manœuvres à des fins électorales souverainistes, ne gardant de la « doctrine nationaliste » et « fond idéologique de la dissidence » que ce qui les arrange, c'est-à-dire pas grand chose, pour former une doctrine partisane et formuler un programme qui ne soit pas trop nationalistes ; pas trop racistes, pas trop antisémites, pas trop islamophobes ; et pas trop dissidents, qui fait perdre du champ électoral au « camp national » et du terrain métapolitique à la dissidence. Ce qui est de bonne guerre puisque ni le « camp national », ni la « dissidence », ne trouvent opportun de critiquer l'idéologie néo-souverainiste « chauvino-mondialiste » qui domine la réinfosphère.

 

Tout ceci est une illusion d'optique, un mirage dans l'infini désert des écrans superposés. L'exercice de la politeia n'a pas changé de nature avec l'ère cybernétique ; le complotisme est la justification de notre inaction politique. Et nous laissons l'action politique à nos ennemis pensant que nous allons gagner à coup de slogans : ric !, frexit !, remigration !, islam dehors !, etc., que nous vociférons sur les réseaux-sociaux.

 

Pour la reconquête de notre race intérieure vers un retour à l'être européen, nous devrons allier des métaux paroissiaux, régionaux, nationaux et continentaux singuliers, les reforger en une nouvelle littérature de combat ; une « épée enchantée »...

 

Une littérature de combat inspirée par le feu du Ciel pour conjurer les syncrétismes postmodernes, les schizophrénies idéologiques de nos milieux possédés par le néo-souverainisme dissimulé, sous emprise hypnotique d'un excès de réalité virtuelle et de complotisme.

 

Le mythe que voulait écrire Guillaume Faye est une parfaite illustration de la direction psychologique à prendre, qui vaut mille stratégies sans résultat, sans réussite, sans victoire. A l'image de l’œuvre persistante de Tolkien où survie une idée de la Tradition. Je ne dis pas qu'il ne faut écrire que des « grands romans » et jouer aux poètes ; il faut déjà en avoir les moyens, je dis qu'il est intéressant, pour le désenclavement de nos idées et pour nourrir un Parti, de parler d'autre chose que d'actualité, de sociologie, de psychologie (développement personnel), de stratégies métapolitiques douteuses, etc.

 

Un esprit de réenchantement contre la viande froide de la réinformation et des selfies dans la salle-de-bain, contre cet esprit de déconstruction qui anime la dissidence et toute une génération. Voilà notre métapolitique...

 

Nous trouverons cette Troisième voie métapolitique de réenchantement de nos idées vers une Quatrième théorie politique européenne entre européisme fondamental (Faye/Steuckers/Ferrier), néo-eurasisme (Douguine) et traditionalisme révolutionnaire (Laurent James). Il y a un dénominateur commun à ces trois orientations : Jean Parvulesco. Et l’œuvre trifonctionnelle du « prophète de l'Eurasisme européen » ouvre irrémédiablement sur cette voie sans retour vers un plus Grand Combat ; vers la plus Grande Europe.

 

C'est une proposition très sérieuse, définitive. Avec la fin de l'aventure dissidente qui sonne le glas du nationalisme ça n'est pas de la théorie, ou de l'idéologie, que de signifier cette voie vers une doctrine réenchantée pour s'opposer simultanément au globalisme et au néo-souverainisme. C'est l'orientation solaire vers une nouvelle métapolitique et littérature de combat pour l'Europe que nous suggère l'ère du temps pour nous projeter dans un combat qui ne fait que commencer. Nous verrons son contenu si cette articulation idéologique tripartite vers une Quatrième théorie politique advient ; pour l'instant inexistante.

 

De toutes façons, tant que nous ne chercherons pas cette « troisième voie » en repartant de ce qui est accessible de synthèse et de proximité pour notre génération (de l'Institut Iliade à Vive l'Europe), qui contient les références passées/présentes/futures de la « révolution conservatrice » en mouvement, nous ne pourrons dialoguer avec personne en dehors de France et de nos milieux étriqués qui plongent dans l'hystérie collective du marketing et du développement personnel.

 

Par exemple. Exploiter le thème arthurien et la « piste sarmate », est une voie au réenchantement des idées politiques ; une mise-en-œuvre, parmi d'autres, que nous avons en tête. Qui fait le pont entre occidentalisme et eurasisme vers un européisme fondamental.

 

Oui, ce sont des grandes lignes et de grandes orientations, de la métapolitique à gros traits. Nous devons bien repartir de quelque part. Ce dont nous sommes certains, c'est que nous ne pouvons pas accomplir ces tâches seuls. D'autres se sont épuisés avant nous à essayer d'expliquer les bases principielles desquelles nous devrions repartir, en prenons en compte les configurations actuelles, bien entendu, les subversions et les confusions semées par la « dissidence », la « réinfosphère », le « néo-souverainisme », « la métapolitique de la réinformation », « le gramscisme de droite », etc. Il est nécessaire d'adopter un nouvel état d'esprit pour continuer ce combat commun.

 

« Avant d'être une théorie, un système, s'il le fut jamais, le Romantisme allemand fut une façon d'être. Pour savants qu'ils eussent été, férus de toute les sciences de leur temps non moins que d'excellents humanistes, connaissant souvent non seulement le grec, le latin, les langues romanes, mais encore le sanscrit et l’hébreu, pour encyclopédiques que fussent leurs curiosités ( ne méconnaissons pas tout ce par quoi l’œuvre de Novalis, par exemple, relève encore du dix-huitième siècle), les Romantiques n’en tinrent pas moins leur modi essendi, leurs façons d’être, leur présence au monde, comme supérieures aux modi intellegendi, aux « modes de connaissance », à l’intelligence didactique ou critique. » Luc-Olivier d'Algange, Éloge de l’enchantement – Notes sur les Romantiques allemands

 

Tout l’intérêt de la métapolitique était là. La métapolitique est un « état d'esprit » avant d'être une stratégie.

 

Les Orientations sont pourtant très claires, il n'y a pas de débat et de mystère sur ce qu'elles sont de révolution et ce qu'elles contiennent de tradition. Distinguer, faire la part des choses, la voie du juste milieu grec, être grivois, la voie du vin, n'est pas de l’intellectualisme Daniel, c'est être radical, fanatique. Charles De Gaule sous la plume de Guillaume de Roux ou le « Grand Gaullisme » de Jean Parvulesco ça n'est pas le grand Charles sous le gras d'Asselineau ou le souverainisme rouge et rond de Pierre-Yves...

 

« La responsabilité entière et vive de la nativité d'une conscience, d'une volonté, d'un engagement révolutionnaire impérial sous des espèces suprahistoriques, polaires et comme à nouveau hyperboréennes, n'appartiendra jamais aux impulsions des masses nationales ni à des courants d'expansion d'ordre social ou de poussée raciale ; la responsabilité de la nativité impériale et de l'immaculée conception de celle-ci sera à chaque fois le fait d'un petit groupe inspiré, médiumniquement assujetti à des commandements suprahumains, aux « signes qui sont dans les cieux ». Et qui, par la suite, arrivera à se mobiliser, à ébranler en avant, suivant la dialectique révolutionnaire la plus appropriée en l’occurrence, les corps sociaux et politiques à la disposition de l'histoire ainsi interpellée de l'intérieur et qui de par cela même, se trouvera porteuse du « feu nouveau » et des mystérieuses « puissances nouvelles » de son futur auto-dépassement alors déjà en marche, et qui ne s'arrêtera plus.

 

Accélérées par leur propre montée en puissance, ce seront toujours les réverbérations paroxystiques de la démence sacrée d'un seul qui provoqueront – mettront en branle – les mouvements sismiques des grandes masses nationales ou raciales suractivées à la tâche, appelées, ainsi, depuis les profondeurs, pour qu'elles constituent les fondations vives de tout nouvel avènement impérial dans l'histoire : à son origine occulte, sacrée, l'Imperium n'est jamais autre chose qu'un tourbillon de pensée, qui s'auto-intensifiera en tournant de plus en plus rapidement autour de son propre axe polaire, suprahumain, pour entraîner tout dans sa course circulaire, dans sa perpétuelle immaculée conception de lui-même.

 

L'être de l'immaculée conception impériale engagé dans son tourbillon originel se donnera par la suite un groupe d'influence rapproché, un groupe d'agents secrets engagés directement sur la spirale montante de ce qui aura déjà entamé l'immanente conception de l'interpellation décisive, fondationnelle de l'histoire et de l’assujettissement impérial de l'histoire, et c'est de cette amoureuse procession d'influences occultes poussées en avant par toute la puissance de leur propre irrationalité dogmatique déjà à l’œuvre que viendront un jour – le jour voulu – se dévoiler les armes et le souffle vivificateur de l'Imperium qui, à chaque fois, va devoir s'appeler l'Imperium Novissimum. » Jean Parvulesco, Les fondements géopolitique du « Grand Gaullisme », Les trois concepts opérationnels fondamentaux, pp. 98/99, aux éditions Guy Trédaniel Éditeur

 

Aujourd'hui, dans le Donbass, des eurasistes ukrainiens, russes, et même français, combattent, comme d'autres se sont engagés dans le camp adverse, pour une cause eurasiste, et de l'autre « occidentaliste ». La complexité de cet engagement rassemble deux idées qui semblent opposées et s'affrontent mais défendent une certaine idée de l'Europe ; des idées qui ne sont pas si éloignées qu'il n'y paraît. L'eurasisme donbassien subvertit par la « 4ème Internationale » ; l'occidentalisme ukrainien subvertit par un néo-nazisme sous contrôle.

 

Notre devoir métapolitique est de rassembler continentalisme eurasiste et tercérisme européiste sous une seule et même bannière européenne, pour éviter, à l'avenir, ce qui se passe actuellement dans le Donbass entre européens.

 

Il faut sortir de la stratégie de la « reconquête culturelle par la réinformation » avec la méthode du « gramscisme de droite » qui a fait son temps et n'est plus que le fourrier de l'idéologie néo-souverainiste dissimulée ; essayer d’apprendre des scissions d'autres fois et qui en disent long sur ce qui se répètent de nos jours est aussi une perspective à ne pas négliger. L'inertie contre la subversion néo-souverainiste va nous tuer. Le temps de la réinformation est fini. L'heure est au réenchantement ; à l'action totale.

 

A notre voie européenne, il ne manque qu'un Parti.

 

La création de ce Parti – le parti de toutes les dissidences en rupture ; l'alliance de l'européisme, de l'eurasisme et de l'occidentalisme ne dépend que de nous. Une nouvelle Nouvelle Droite en quelque sorte. Cette fois-ci opérative ; suprapolitique.

 

Il ne s'agit pas de voter, de jouer les élections, il est question d'une représentation frontale. De disparaître en pleine lumière.

 


 

Vive l'Empire !

 

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