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29/04/2015

Juifs contre Juifs (Alexandre Douguine)

 

Alexandre Douguine, Le prophète de l'eurasisme, Partie II Judaïca, Sur la route de l'Eurasie, Deux exemples, pp.  86-89, Avatar éditions ; Collection Heartland

 

A présent, en projetant le schéma découvert sur l'histoire soviétique, nous y découvrirons aussi le rôle des Juifs.

 

Dans son ensemble, le judaïsme à la veille de la révolution était uni dans son opposition au régime existant. Cela concernait les deux secteurs. Les Juifs orientalistes étaient opposés au capitalisme et conservatisme religieux, à l'aliénation et au formalisme dans le domaine de la culture, ils désiraient ardemment un changement révolutionnaire et l'avènement de l'éternité magique du royaume messianique. Les Juifs occidentalistes n'acceptent pas le tsarisme pour des raisons très diverses, incluant son régime arriéré, insuffisamment capitaliste, civilisé et humaniste, appelé à se perfectionner jusqu'au niveau de la civilisation occidentale. Tout le judaïsme dans son ensemble était solidaire quant à la nécessité de renverser la dynastie et de faire la révolution. Pour cela ils avaient des alliés à la fois parmi les nationalistes de la périphérie russes, rêvant de détruire la  « prison des peuples », et parmi les « nationalistes de gauche » russes, percevant le régime des Romanov de Saint-Pétersbourg comme une parodie anti-nationale, anti-patriotique, anti-spirituelle, de l'authentique Russie sacrée. En outre, pas mal d' « occidentalistes » parmi la noblesse et la classe marchande russe complotaient activement en faveur du capitalisme russe contemporain, gâtant les dernières Cerisaie d'une aristocratie irrémédiablement dégénérée.

 

L'action globale de toutes ces forces, dés qu'une situation favorable approcha, accomplit la révolution de Février. Mais immédiatement après, les contradictions non résolues à l'intérieur du camp des vainqueurs surgirent. Après le renversement du régime impérial, une seconde ligne de fracture 'interne cette fois-ci) apparut en pleine lumière, et cela prédétermina tous les évènements ultérieurs. Après la révolution de Février, au premier plan il y eut une opposition entre forces révolutionnaires et réformatrices, qui dissimula une opposition entre orientalistes de gauche et occidentalistes de gauche, entre eurasistes et européistes. Ce dualisme fondamental des types apparut aussi très clairement dans le milieu juif lui-même.

 

Le pôle bolchevik avait rassemblé les représentants de l' « orientalisme juif », le type hassidique-kabbaliste, les juifs-communistes, les juifs-socialistes - ceux qui à la fin du XVIIIème siècle voulaient « vivre du travail de leur bras ». Ce judaïsme du travail, eschatologique, universaliste, généralement russophile, se solidarisa avec le courant russe national-bolchevik des « impérialistes de gauche», qui voyaient dans la révolution d'Octobre non pas la fin du rêve national, mais son commencement, une nouvelle aube rouge, la seconde venue de la Rus', la Kilezh secrète des starobriadetsi, perdue dans le triste bicentenaire de la parodie profane du synode de Saint-Pétersbourg. Petit à petit le bolchévisme avait absorbé non seulement les marxistes orthodoxes, mais aussi un grand nombre de socialistes-révolutionnaires, en particulier les socialistes-révolutionnaires de gauche, qui peuvent être définis comme les homologues russes des nationaux-révolutionnaires. En un mot, pour le vaste milieu juif organique, l'organisation juive à l'intérieur des rangs des bolchéviks représente l'aboutissement logique et triomphal de son voyage historique, dont les racine se trouvent dans les anciens conflit religieux du sombre Moyen-Age.

 

Comme ennemis de cette communauté eschatologique des « juifs orientalistes», il y avait tous les capitalistes du monde, en en particulier le bourgeois juif, séculier, incarnation empirique (selon l'expression de Marx) des anciens rabbinistes. D'où, là aussi, l' « antisémitisme» bolchévik paradoxal, pas d'étranger non plus à de nombreux juifs communistes. Dans son ouvrage, Agursky mentionne un cas très intèressant, dans lequel le juif Vladimir Tan-Borgoraz intercède en faveur d'un bolchévik russe qui s'était permis une grossière tirade antisémite, et non seulement intercède, mais le justifie pleinement. Comme cela ressemble à l'histoire précitée des zoharites ! A ce propos, nous découvrons aussi quelque chose de similaire dans d'autres milieux. Ainsi, par exemple, le célèbre fondateur de la loge bavaroise Thulé qui prépara la naissance du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), le baron von Sebottendorf, fut à l'époque initié à la « maçonnerie égyptienne» en Turquie par un couple de juifs sabbataïstes et reçut d'eux les bases de la science ésotérique. Mais ainsi, il se distinguait de l’antisémitisme manifeste (pour ne pas parler des nazis ordinaires). Une trace juive (en particulier sabbataïste) peut être trouvée dans nombre d'autres organisations fortement nationalistes et parfois ouvertement racistes ou antisémites - aussi bien européennes (maçonniques) qu'orientales (les jeunes Turcs).

 

D'autre part, l'antisémitisme pouvait aussi être dirigé dans le sens opposé, et dans ce cas ses porteurs pouvaient très bien être soit des Juifs, soit des politiciens dirigés contre eux. Ainsi, par exemple,on connaît bien les expressions antisémites de Churchill, qui, se référant à l'origine juive de la majorité des dirigeants bolchéviks, parlait du  « péril juif, menaçant la civilisation à partir de l'Orient ». Ainsi, durant sa carrière politique, Lord Churchill s'appuya sur les milieux sionistes de droite en Grande-Bretagne et aux États-Unis, comme le démontre de façon convaincante Douglas Reed. Donc, tout comme il existe un judaïsme de « droite» et un judaïsme « gauche», il existe aussi un antisémitisme de « droite» et un judaïsme « gauche». Donc dans cette question aussi nous arrivons à une approche plus complexe.

 

De Février à Octobre survint un tournant pour les deux moitiés du monde juif, et à partir d'un certain moment cette opposition acquit ses formes les plus aiguës. Dans les cas extrêmes, les représentants des deux camps eurent recours dans leur polémique à des argumentations pas différente du discours vulgaire et brutal des antisémites. Mais ce n'est pas tout, A l'apogée de la confrontation, le choc acquit une nature de guerre de destruction physique, comme nous le voyons dans l'histoire des purges staliniennes dans les rangs du gouvernement soviétique. (précédent, Deux exemples)

 

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28/04/2015

Vladimir Poutine, le grain de sable dans la machinerie du Nouvel Ordre Mondial

 

Une conférence de Philippe Ploncard d'Assac, du 14 mars 2015 à Paris


 

22/04/2015

Sur le clivage Dissident/Résistant

 

Dissident/Résistant, une « opposition nécessaire »

 

« Ah le printemps! La nature se réveille, les oiseaux reviennent, on crame des mecs. » Arthur (Alexandre Astier), Kaamelott

 

Depuis quelques mois, le « camp néo-souverainiste » traverse une crise existentielle, une crise idéologique qui s'exprime aujourd'hui par l’apparition d'un clivage qui serait celui entre les Dissidents et les Résistants !


 

L’explication de ce clivage par Tepa, animateur de Méta TV, qui a particulièrement aidé à initier ce clivage, ne nous a pas convaincue, c'est le moins que l'on puisse dire ; cette explication révèle à elle seule la nullité de ce clivage, en tout cas sur cette base explicative.

 

Cette « crise » de la Dissidence a officiellement débutée suite à différentes polémiques qui agitent le mainstream dissident depuis fin 2014 (et qui perdurent...) ; des polémiques stériles et sur lesquelles nous ne reviendront pas ; polémiques qui animent le cloaque des réseaux sociaux adulescents où aucuns militants ne devraient se corrompre et y perdre son temps...

 

On pourrait en rire, mais l’apparition holographique de ce nouveau clivage n'est-elle pas révélatrice et symptomatique de ce que nous essayons d'anticiper dans notre « critique positive de la Dissidence »et d'un mal plus profond encore ?

 

En effet, maîtrisant particulièrement le sujet, car l'ayant anticipé (recomposition d'une nouvelle gauche au sein de la « Dissidence ») par l'exercice de notre « critique positive », il est difficile pour nous autres, dissidents, de choisir un angle de réflexion en particulier dans ceux que nous avons exploités jusqu'à présent, d'autant plus difficile que cette crise et ce clivage illustrent parfaitement, pour ne pas dire confirment l'ensemble de nos travaux en la matière ; en première analyse, disons que la raison principale de cette vraie crise et ce faux clivage est simple, la réponse est dans la question, c'est précisément l’absence de critique positive de la Dissidence :les assises que nous appelons de nos vœux depuis cinq ans; l'absence de saine disputatio au sein du « camp néo-souverainiste » ; qui mène à cette situation.

 

Une situation dont il reste à déterminer si elle ne convient pas au « camp néo-souverainiste » qui, entre sa réinformation, ses constats de faillite et ses recyclages du « 11 Septembre », n'a plus grand chose à dire et doit faire du remplissage, doit auto-alimenter son système médiatique...

 

Nous observons qu'à l'instar du mainstream politico-médiatique qui se dit, lui aussi, à qui veut l'entendre : indépendant du « système » et des différentes « oppositions », « idéologiquement neutre » ; la Dissidence se revendique de cette « neutralité journalistique », neutralité de l'information factuelle qu'elle délivre pour le bien commun en toute objectivité accomplissant son travail de journalisme de réinformation libre, indépendant, autonome et alternatif ; et, dans ce jeu médiatique, la Dissidence mainstream a pour fonction de créer des « espaces publicitaires » (du hameçonnage) sur internet et les réseaux sociaux pour ramener, d'une façon ou d'une autre, à la Dissidence emblématique et officielle dont Alain Soral et Dieudonné M'Bala M'Bala sont les deux meilleurs publicitaires, école Hardisson, le publiciste et l'humoriste les plus talentueux de leur génération, les Séguéla de la Révolution, le Chaussée-aux-moines et La force tranquille du Libéralisme triomphant ; tout le monde n'y a vu qu'du « feuj » , que celle-ci puisse installer son ronron idéologique unique et exclusif sous couvert de « neutralité journalistique », ensuite, imposer son hégémonie, en créant, de toutes pièces, un paradigme virtualiste, mercantile et spectaliste ; un microcosme libéral-libertaire ; un réseau « en vase clos » ; un effet de mode ; un « médium » dont les médiateurs pratiquent essentiellement le remplissage éditorial (recyclage ; copier/coller ; teasing ; commentaire ; polémique ; trolling), font les réponses et les questions, pour nourrir cette illusion de « débat » (par clash interposé, sur un modèle promotionnel proche de celui utilisé dans l'industrie audio-visuelle et particulièrement celle du Rap Game), de débats qui n'ont jamais eu lieu, mais la Dissidence ne choisit pas que ses amis, elle choisit aussi ses ennemis, on est soit avec ou contre elle, elle se prend pour le Christ mais elles abusent diaboliquement de toutes les méthodes et stratégies de l' « ennemi commun », « ils croyaient probablement qu'ils pourraient tromper le diable »...

 

Celui qui voit dans les provocations d'Alain Soral, qui ont précipité les polémiques et précisé le clivage, des dérapages incontrôlés, ont encore quelques leçons à prendre, et n'ont rien à apprendre à personne – la Dissidence emblématique et officielle maîtrise son « opposition nécessaire » qui ne repose que sur du faux : faux débats (encore faudrait-il que les débats contradictoires existent dans la Dissidence), fausses polémiques, faux clivages, fausse alternative et finalement fausse crise de la Vraie-fausse Dissidence ? Le casting des faux amis et des vrais ennemis était par avance biaisé.

 

Ananas tout risque

 

Ce pseudo-clivage est le fruit exotique d'une guéguerre interne et joyeuse entre chapelles du « camp néo-souverainiste » qui se disputent le monopôle E&R et Quenel + ; l'aile droite et l'aile gauche de la Dissidence ; une querelle d'ego, un clivage qui s'opère uniquement et exclusivement sur la forme, qui s'exprime à travers un feuilleton de déclarations interposées via les réseaux sociaux (auto-remplissage) allant sur un terrain psychologisant et moralisant (psychologie de trottoir et morale puritaine), un roman-vidéo entre commentaires Facebook, inversion accusatoire (si on en croit ce que se reproche mutuellement les uns et les autres de perversion et d'immoralité) et vagues allusions dans les vidéos des émois, ce qui permet, encore une fois, à la Dissidence emblématique et officielle d’esquiver les sujets de fond, les débats contradictoires (sur un autre terrain que celui du Spectacle, du show-case et du clash), de reculer le moment de faire le bilan de plus de dix ans de Dissidence...

 

Le « camp néo-souverainiste » qui devrait, « en toute technique d'arrosage », profiter de sa crise idéologique interne pour engager une critique positive, constructive et collective, pour théoriser son idéologie objective comme il se doit, se confronter à lui-même, n'en fait rien, et profite de la polémique pour masquer la crise, en effet, la Dissidence néo-souverainiste préfère continuer d'avancer masquée et de vendre son idéologie « idéologiquement neutre », si elle engageait une critique positive, elle devrait alors justifier son ronron qu'elle avait vendu comme de la « neutralité journalistique », comme de la réinformation– elle croyait probablement qu'elle pourrait se cacher du Grand œil « qui voit tout » –, et se comparer à autre chose qu'à l'idéologie unique et exclusive du mainstream politico-médiatique, des « lobbys sionistes » et des « Nazis de l'Europe » (traduction : des dirigeants atlantistes de l'UE), de confronter la Voie néo-souverainiste à la Troisième voie et la soumettre à l'analyse eurasiste

 

Dans tous les cas de figure, dissidents et résistants « néo-souverainistes » ont tout intérêt à reculer le moment, moment que nous annonçons dès à présent – et qui sera le moment, à l'intérieur de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, qui correspondra au moment qualifié de la sortie de terre de la Révolte européenne (au sens où Jean Parvulesco l'entendait) dans le pays réel, le pays réel de la virtualité augmentée et de la réalité diminuée, du dévoilement, de ce qui va fondre comme neige au soleil –, où les militants du quotidien cesseront d'être volontairement, ou y seront contraints, des spectateurs/consommateurs emprisonnés dans les interactions virtualistes, spectalistes et mercantiles entre le mythe de la toute-puissance conspirative de l'ennemi et l'utopie du réenchantement par la réinformation, moment qui pourrait s’avérer dangereux pour les logiciens, les libres encensoirs, les comiques de la Dissidence et tous leurs méfaits.

 

Les incompatibilités d'humeur entre têtes d'affiche de la Dissidence, qui rassemble, par définition, de fortes personnalités, disons le comme ça, n'étaient un mystère pour personne (et ne devraient pas soudainement engager des polémiques plus stériles les unes que les autres de la manière dont elles sont présentées et de la façon dont elles sont utilisées), personnalités qui n'ont plus vingt ans, qui partagent une certaine expérience des intrigues politiques-politiciennes, une certaine méfiance, méfiance qui peut virer à la paranoïa (au sens pathologique du terme), mais à cette paranoïa ne doit pas se substituer la naïveté des militants qui jouent le jeu, qui prennent parti pour tel ou tel camp, quelque soit la polémique, qui pense qu'on leur demande leur avis démocratique, mais qui sont FACTUELLEMENT manipulés, ou consciemment encartés, par la même idéologie, l'idéologie néo-souverainiste, militants qui devraient peut-être commencer par là, par définir leur idéologie objective, avant de psychologiser les débats et aller sur le terrain de la morale, car leur naïveté justifie cette paranoïa...  

 

La lâcheté dont font preuve certains cadres de la Dissidence dans les « rapports humains » qu'ils entretiennent, et plus exactement qu'ils n'entretiennent pas, ne nous étonne guère ; nous sommes conscients des crises et des abus d'autorité qui éclatent dans toute la splendeur du narcissisme que sublime internet et les réseaux sociaux entraînant des ruptures tragi-comiques, cela dit, et à contrario, les militants ne supportant plus aucune hiérarchie et autorité, nous nous méfions de l’interprétation émotionnelle des dissidents fragiles, surtout quand ceux-ci psychologisent le débat et se posent en moralisateurs toute idéologie acquise des deux côtés de la rive, par exemple, nous croyons pas que Farida Belghoul soit davantage caractérielle à la JRE qu'Alain Soral à E&R ; juger la Dissidence sur le plan de la morale inquisitrice, en psychologisant et en personnalisant les débats n'est pas efficient.

 

En effet, il est étrange pour nous de voir un clivage apparaître et des critiques bourgeonner comme les arbres au printemps, alors que nous essayons d'initier une « critique positive » depuis plus de trois ans, notamment auprès de ceux qui portent ce clivage et à qui nous pourrions reprocher ce qu'ils reprochent à l'étage du dessus, et ainsi de suite, et ce qu'il est logique de faire ; en effet, si les dissidents de la Dissidence, les « résistants », veulent être cohérents, qu'ils nous relayent, qu'ils nous répondent, prennent la mesure de leur propre censure ou stratégie de l'édredon à l'égard de nos idées qui valent bien les leurs, et c'est précisément pour cela qu'il faut éviter de personnaliser le débat, de se prévaloir d'une morale supérieure, d'inventer des clivages sur une base psychologisante et moralisatrice hors-sujet, si c'est le sujet, qu'ils nous relayent : il faut balayer devant sa porte.

 

Que les « résistants », les dissidents de la Dissidence, admettent que ce qu'ils disent aujourd'hui pour régler des comptes personnels, nous sommes les seuls, dans le cadre du pôle de formation interne de La Dissidence Française et de la Critique positive de la Dissidence initiée par L'Heure Asie, à le formuler de manière « philosophique » (à minima idéologique) et de façon métapolitique (à minima « politique ») dans un esprit de groupe de travail, avec une certaine pratique/critique du terrain de par nos actions corrosives et un RP (retour d'expérience) concret sur divers sujets comme les difficultés du « Front de la Foi » et autres problèmes de communication dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, et ce bien longtemps avant les polémiques stériles auxquelles nous assistons, polémiques qui ne font pas un clivage, un spectacle qui tombera, à plat, comme les feuilles en automne...

 

Pour nous autres, dissidents, les choses sont métapolitiquement claires : Ni Dieudo, Ni Laurent Louis, Ni LLP. Il faut en finir avec la quenelle. L'Hiver vient. Nous n'avons pas froids. Nous enlevons des couches.

 

Le clivage Dissident/Résistant est strictement cosmétique, il ne repose sur aucune divergence idéologique sérieuse et sérieusement débattue. Et comment le pourrait-il ?

 

Comment le pourrait-il alors que la Dissidence est – volontairement, involontairement ou nécessairement – collectivement incapable de se définir, d'exprimer clairement sa philosophie-politique, d'expliquer la voie néo-souverainiste, de simplement exister ? Comment peut-il exister un clivage avant qu'il existe une théorie politique et un mouvement qui s'en revendique ?

 

En attendant qu'un « dissident » ou un « résistant » définisse la théorie dissidente, ou résistante, que nous avons qualifiée de néo-souverainisme, et ensuite nous explique quel est ce clivage à travers une somme d'articles ; une correspondance métapolitique, des réponses à nos travaux, et à ceux auxquels nous nous référons, ou autres formes écrites relevant d'une certaine idée du travail sur les idées ; passons sur tout ce que nous avons déjà pu dire sur le sujet par anticipation et passons l'exercice laborieux d'un long développement pour en venir directement à notre conclusion.

 

Une Dissidence mainstream s'éteint, une Dissidence Française s'éveille !

 

En conclusion, nous pensons que ce vrai-faux clivage a pour fonction, ou conséquence, de maintenir le statu-quo : la prédominance du néo-souverainisme « idéologiquement neutre », « qui n'existe pas » et « qui ne dit pas son nom » dans la Dissidence et dans la Convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, les débats étant systématiquement remplacer par des polémiques, dont toutes les parties s’accommodent visiblement, à moyen terme, de continuer à asseoir une légitimité populaire, d'animer la Dissidence mortifère, et de la massifier, à moindre effort moindre frais, de promouvoir la tendance la plus « médiocre » ; la plus new-age, crypto-maçonnique, subversive, contre-initiatique, la plus mondialiste ; du néo-souverainisme (réinformation mortifère, complotisme compulsif, constat de faillite, toute puissance de l'ennemi, anonymat, « haine du secret », réenchantement par internet, théorie des vrais-faux trucs, etc), et, à long terme, c'est Dieudonné ; le concept absolu « Dieudonné » ; qui arbitre déjà le match, qui départagera l'aile droite et l'aile gauche du « camp néo-souverainiste », le « vent nouveau » l'emportera sur les dissidences radicales, solides et enracinées ; continuité du phénomène de recomposition de la Gauche ; d'une Nouvelle gauche ; dans les rangs de la Dissidence mainstream, sur les renoncements de la Droite ; de toutes les Droites.

 

Il n'est pas « pathétique » que le système UMPS cible et fasse autant de pub à Dieudonné et Alain Soral, cela fait preuve, au contraire, d'une certaine intelligence, ils nous refont le coup de Coluche version 2.0 (Dieudo ; Bepe Grillo ; George Carlin ; Laurent Louis en Belgique) et de SOS Racisme version « antisioniste » (E&R ; Syriza ; MetaTV ; etc)...

 

Les personnalités qui entretiennent le « story telling » Dissident/Résistant et qui s’invectivent sur internet et les réseaux sociaux, par vidéos, articles et troupes d'occupation mentale interposées, essayent de nous faire croire qu'ils se découvrent soudainement et réciproquement être des « tartuffes » – se reprochant leurs démences communes dans des inversions accusatoires des plus tragi-comiquement chutzpahtiques, spectacle qui laisse peu de place à la « confrontation des idées » (qui se fera tôt ou tard ; d'une façon ou d'une autre) ; des idées et des courants qui traversent la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle –, soit ce sont des menteurs soit ils sont inconséquents, dans les deux cas, il n'y a pas de quoi, en temps normal, le faire remarquer outre mesure et surenchérir tandis que l'Europe s'enfonce, approche du bord du gouffre...

 

Mais ceux qui insultent l'intelligence des militants du quotidien et s’entre-déchirent aujourd'hui sont les mêmes qui ont validé ces orientations pendant tout ce temps et construit leur « notoriété » sur cette Dissidence-là, les mêmes qui ont étouffé collectivement toutes tentatives de critiques de la Dissidence et du ronron néo-souverainiste – dans une stratégie de l'édredon qui correspond certainement à leur conception très particulière de la « liberté d'expression » et qui n'a rien à envier aux omertas du maintsream politico-médiatique –, les mêmes qui ne perçoivent toujours pas la nécessité d'une « critique positive », qui moralisent, psychologisent et personnalisent ce qui est un débat de fond.

 

Ce clivage et ces polémiques n'ouvriront pas sur une quelconque auto-critique individuelle et collective, mais continuera d'occuper le « temps de cerveau disponible » des « troupes d'occupation mentale » de la Dissidence mainstream par des futilités qui, finalement, mettent le projecteur sur les mêmes « tartuffes » qui proposent un choix entre deux « voies » qui sont la même offre, celle du ronron néo-souverainiste ; ce clivage est plutôt positif pour le « camp néo-souverainiste » qui, en bien ou en mal, fait parler de lui, continue sa censure douce à l'intérieur de la Convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle et s'autoproclame à la fois Dissidence et Résistance au Système, annihilant ces deux concepts d'une pierre deux coups, aux détriments d'idées, d'orientations et de voies inexploitées, ostracisées, ou écartées par la Dissidence, et ce depuis des années, sur des critères arbitraires, inconnus ; en effet, ni E&R, ni Quenel +, ni MétaTV, ni Les Boulets Belges, ni LLP – irrédentiste en chef des revendicateurs « créationnistes » sur la terre promise et plate du « complotisme » (du complotisme compulsif et de la réinformation mortifère comme ingénierie psycho-sociale de la conspiration mondialiste qui permet de maintenir le statu-quo par l'interaction schizophrénique du mythe incapacitant de la toute-puissance de l'ennemi et de l'utopie neutralisante du réenchantement par internet qui plonge le militant dans un état de confusion permanent, qui sont les deux piliers de l'idéologie néo-souverainiste et de sa subversion : un MK Ultra en ligne, pour seulement 19 euro par mois), ni Les Gentils Virus, ou encore les Upériens (les upériens-pour-attendre!), ces cinq dernières années en témoignent silencieusement, ne relayent La Dissidence Française ; ne soulignent les articles du Cercle Non-Conforme, de Voxnr ou encore du Bréviaire des Patriotes ; ne partagent le travail titanesque de Robert Steuckers ; ne participent au « soft-power eurasiste »d'Alexandre Douguine ou de Laurent James ; ne débattent avec les penseurs non-conformistes de la Troisième voie ; n'aident le « Front de la Foi », juste mesure et « chaînon manquant » entre la Réconciliation et la Remigration ; ne remarquent les « déclassés », pris entre le marteau des élites du système et l'enclume des avant-gardes de la dissidence ; pour résumer, les néo-souverainistes s'avant-gardent bien de se confronter aux idées : aux principes, valeurs et fondamentaux qui contredisent le ronron néo-souverainiste qu'il soit Dissident ou Résistant ; gauchisant ou gauchiste ; marxiste ou marxisant ; républicain ou démocrate ; laïque ou athée ; parisien ou parisianiste...

 

Nous invitons les militants du quotidien que ces vraies-fausses polémiques, ces vrais-faux débats et ces vrais-faux clivages fatiguent à nous rejoindre dans nos maraudes, collages, manifestations, poses de banderoles, campagnes métapolitiques, actions corrosives, réflexions actives et critiques positives.

 

Notre Croisade contre le Monde moderne qui dépend du « Front de la Foi » est un tout, une vision du monde intégrale, et dans cet optique, nous ne pouvons pas, pour exemple, cloisonner le sujet de la Théorie du genre à l'école de celui du Grand remplacement à la ville, comme on ne peut cloisonner ces deux sujets de ceux de la déculturation et du déracinement, de fait, la « Dissidence » c'est reconnaître la volonté des élites apatrides de détruire l'Europe (de contrôler le Rimland pour maîtriser l'Eurasie et dominer le Monde) par tous les moyens possibles, y comprit par le moyen de l'immigration massive.

 

« Tu es des nôtres, car tu es des tiens. »

 

Ce dont nous avons besoin, avant même de penser le « Front de la Foi », c'est d'appuyer, de toutes nos forces, la Renaissance mariale catholique et orthodoxe de l’ « Église des catacombes » apostoliquement « celto-byzantine », c'est d'aborder la question de la place du chrétien ; du Français ; de l'Européen ; dans la Cité, dans cette « anti-Rome » décadente ; la place des « hommes debout au milieu des ruines » après la faillite « française », l'effondrement « moderne », le suicide « complexe » de la Société occidentale et atlantiste, qui s'est construite contre, en « déconstruisant », la Civilisation nordique et méditerranéenne, Atlantisme dont le logos« trois fois libéral » :progressiste (jacobin), droitdel'hommiste (égalitariste) et mondialiste (multiculturaliste et freudo-marxiste) doit être détruit , refonder l'Ekklesia « indo-touranienne », Européenne, la chevalerie aristo-platonicienne du « Christ-Roi » ; de l'Arthur breton, romain et sarmate ; enfant de « Marie de Galilée », venu couronner, « en sa gloire solaire », la Civilisation païenne, nordique et circumpolaire des « pierres levées », l'ancienne Civilisation hyperboréenne, notre centre primordial, notrehorizon vertical.

 

Ce dont nous avons besoin, avant même de formuler la « Réconciliation » et la « Remigration », c'est d'appuyer, de toutes nos forces, l'idée de Tradition ; d'Europe mythique et d'Eurasisme géopolitique : de l'axe Paris-Berlin-Moscou ;sans laquelle nous ne pouvons avoir une identité et exister ; identité sans laquelle nous ne pouvons nous réconcilier dans l’altérité et existence sans laquelle nous ne pouvons aborder l'idée de la remigration sereinement, en étant « beaux », « justes » et « vrais » ; que nos camarades puissent l'entendre !

 

« Et si je sens que y a des anguilles à la broche, dehors ! Comme César quand il a chassé les marchands du temple, et qu'ils ont foutu le camp sur le bateau avec les bestioles et l'pépé. » Perceval (Franck Pitiot), Kaamelott

 

Nous ne tirons pas sur notre camp ; nous essayons de lui parler. (Lire aussi : Notes sur le néo-souverainisme)

 

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

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