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15/01/2015

Le ronron néo-souverainiste (ou De l'idéologie de la Dissidence)

 

En cours de mise-à-jour : les idées n'attendent pas !


 

Ronron, méthode et botanique

 

« Le Fondement de tout véritable État c'est la transcendance de son principe, c'est-à-dire du principe de la souveraineté, de l'autorité et de la légitimité. Cette vérité essentielle s'est exprimée dans l'histoire des peuples sous des formes variées. Si elle est méconnue, la signification propre à tout ce qui est réalité politique se trouve également méconnue ou, du moins, faussée. A travers la variété de ses formes se retrouve toujours, comme « constante », le concept de l’État en tant qu'irruption et manifestation d'un ordre supérieur sous la forme d'un pouvoir. C'est pourquoi toute véritable unité politique se présente comme l'incarnation d'une idée et d'un pouvoir, et se distingue ainsi de toute unité pragmatique, de toute association « naturelle » ou « droit naturel », de tout groupement déterminé seulement par des facteurs sociaux et économiques, biologiques, utilitaires ou eudémonistes. » Julius Evola, Les Hommes debout au milieu des ruines, Chapitre II SOUVERAINETE - AUTORITE – IMPERIUM,p. 29, aux éditions Pardès

 

Nous avons déposé l'appellation « néo-souverainisme » pour nommer l'idéologie que nous avons identifié comme étant celle de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream et qui domine idéologiquement la Convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle; que nous qualifions de ronron car on ne peut pas encore parler de théorie politique ; de philosophie-politique ; à partir du moment où celle-ci n'est pas couchée sur le papier, mais on peut déjà annoncer une idéologie en puissance et en acte.

 

La définition néo-souverainiste du principe de Souveraineté s'établit en « valeur négative », en Souveraineté « par rapport à » : ni gauche ni droite ; tous pourris ; constat de faillite ; triple sortie ; mythe de la toute puissance de l'ennemi ; suicide français ; etc.

 

Le néo-souverainisme surjoue d'une petite musique d'ascenseur socio-économique lancinante à la fois marxiste, capitaliste et libérale ; pernicieusement conservatrice et restauratrice à gauche, et, vicieusement progressiste et « révolutionnariste » à droite ; une petite musique de chambre froide consensuelle, que l'on entend même plus au bout d'un moment, une musique d'ambiance, un bruit de fond discret, mais qui est bien là, qu'elle nous susurre de son petit instrument mal-accordé, grinçant...

 

Quelle idée primordiale et quel principe fondamental la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle veut-elle incarner si elle prenait le « pouvoir » ; plus exactement pour refonder un « pouvoir » ? Veut-elle réellement incarner l'idée néo-souverainiste ou le principe de Souveraineté tel qu'il est exprimé par la « Dissidence »

 

Le néo-souverainisme n'est pas né d'une volonté mais d'une « ambiance  » et ne se développe pas en puissance mais « en nécessité » ; ce qui ne serait pas nécessairement un mal si, partant de là, il se serait développé sur la continuité sur un croisement des retours d'expériences. Pourquoi le « néo-souverainisme » ne croit pas en lui-même et ne veut pas nommer sa synthèse ? Ne croit pas en lui-même mais fait en sorte que personne ne croit en rien, là est la subversion, en effet, il refuse de nommer sa synthèse, et donc de la confronter à d'autres voies.

 

La Dissidence mainstream peut très bien ne s'occuper que de réinformation, mais la réinformation ça n'est pas trouver l'information qui va dans notre sens, que l'on ne fait que souligner et sous-entendre, la réinformation permet de mettre en relief et de remettre des idées en perspective, pas uniquement et exclusivement de montrer qu'on a raison, Cassandre aussi avait raison.

 

La réinformation est un outils au service des idées, et, dans ce cadre, la Dissidence mainstream doit apprendre à relayer la « littérature groupusculaire », ce qui n'est pas le cas, il y a une « opposition » contre ; ou « par rapport à » ; un tas de choses, mais il n'y a aucun débats internes et contradictoires dans la Convergence prérévolutionnaire, après une quinzaine d'années entre ce jour et le 11 Septembre, nous pensons que nous devons commencer à prendre nos responsabilités et débusquer les censeurs ; et autres malins ; au sein de la Convergence prérévolutionnaire.

 

C'est ce que nous essayons de faire par notre méthode déductive et introductive pour comprendre l'idéologie objective de la Dissidence ; le néo-souverainisme ;qui avance masquée mais que nous pouvons « deviner » d'après ; « à partir de » ; ses principes et ses « orientations ».

 

Nous n'avons pas nous vocation à dresser des listes de faits factuels pour « illustrer » notre propos, nous ne sommes pas journalistes, c'est précisément ce que nous ne voulons pas faire, ça n'est pas la méthode que nous voulons initier, nous voulons que vous donniez-vous du « sens » ; s'il y en a ; à nos articulations, plus exactement, que vous retrouviez vous-mêmes à quoi nos remarques correspondent pour comprendre leur sens global, c'est en tout cas le sens de notre méthode. Par exemple, employer une « méthode déductive » peut correspondre au fait de prendre « Orientations » de Julius Evola ; qui est un ouvrage très synthétique ; ensuite, de prendre une charte, un texte ou même un entretient vidéo relayer par la Dissidence mainstream, de détecter les principes fondamentaux qui s'en dégagent (ce qui est un exercice déjà suffisant en lui-même d'une certaine façon ; qui suffirait, par définition, à engager une critique positive des principes de la Dissidence), les orientations qui sont indiquées, et les comparer aux principes et orientations articulés par Julius Evola, partant de là, nous avons une base de travail pour comprendre l'idéologie objective qu'a entretenu le mainstream dissident en relayant telle ou telle chose plutôt qu'une autre, ce qui permet de comprendre nos propres orientations et les principes que nous privilégions objectivement aux détriments d'autres.

 

Cela dit, et plus concrètement, comment travaillons-nous ?

 

Nous croyons certes au « vide fécondant » ; à la « géométrie projective » des idées ; mais nos articulations ne sorte pas du néant.

 

La méthode déductive, comparative et introductive sur laquelle nous basons cet essai nous la redécouvrons à mesure que nous avançons nous-mêmes dans notre observation en temps réel du présent, nous ne l'avons pas inventé...

 

Ce qui nous force à devoir forger une autre méthode ; à redécouvrir une méthode élémentale ; c'est que le « problème de méthode » est la base du problème de la Dissidence qui dépasse toutes les autres « anomalies » qui sont finalement très secondaires par rapport à celui-ci. Le néo-souverainisme est d'abord une stratégie qui a accouché d'une méthode avant d'être une philosophie-politique (méthode) mise en pratique/critique (stratégie), ce qui pose un problème dans sa logique de développement idéologique, ce pourquoi elle n'a pas théorisé son idéologie et qu'elle est dans une fuite-en-avant.

 

Nous appuyons nos développements sur une observation extrêmement assidue des groupuscules et des avant-gardes, de la Dissidence et de la Convergence prérévolutionnaire, des observations que tous les militants du quotidien peuvent faire aux regards des lignes éditoriales avec un petit travail sur les idées, nous pourrions donc relever et citer telle source pour illustrer tel concept (ce que nous faisons tout de même à minima) et telle déclaration pour illustrer tel articulation sans problèmes, sans efforts, puisque nous nous basons sur les écrits, les vidéos et les déclarations des militants, des cadres et des meneurs objectifs de la Convergence prérévolutionnaire, mais nous pensons que ça n'aurait aucune utilité de faire des listes de faits factuels pour percer à jour une idéologie qui constitue la « ligne éditoriale » des principaux médias de masse de la Dissidence et qui dépasse la Dissidence, qui nous dépasse tous, qui est l'empreinte de l'idéologie paradigmatique qui corrompt la chose politique et l'objet métapolitique, qui est la méthode unique et exclusive permise et autorisée par le mainstream politico-médiatique et ; par « inversion accusatoire ; du mainstream dissident ; une « méthode » entre journalisme, spectacle et publicité pour construire une réponse « idéologiquement neutre » à l'Hégémonie atlantiste.

 

L' « idéologiquement neutre » est par définition « purement commercial », le néo-souverainisme est pétrit de contradictions qui ne permettent pas de construire une théorie politique avec cette méthode, voilà le problème, nous ne demandions pourquoi la Dissidence, et par extension, la Convergence prérévolutionnaire ne théorisait pas leur Quatrième théorie politique, et nous avons découvert qu'ils ne le pouvaient simplement pas, comment expliquer ceci à la Génération dissidente groupies de Soral et fans de Dieudonné ? C'est Evola, Guénon, Parvulesco, Douguine, Laurent James, mais aussi Adinolfi, ou encore Francis Cousin, leurs livres, qui nous ont expliqué, chacun à sa façon, comment on pouvait peut-être essayer de commencer à expliquer ceci. Quand nous citons un auteur nous vous posons une question : est-ce que l'idéologie objective de la Dissidence est-elle ceci ? Nous vous posons une question tout en exprimant une orientation qui nous différencie du néo-souverainisme. Nous ne sommes pas une « opposition nécessaire » à la Dissidence comme peut l'être la pseudo-résistance, les dissidents à la Dissidence, nous ne nous construisons pas contre la Dissidence, nous sommes la Dissidence et nous lui disons que son idéologie objective est une idéologie de Deuxième voie, et que ça n'est pas un détail de l'Histoire.

 

Il nous faut prendre le problème à l'envers ; et non « inverser », ou « renverser », la question pour répondre et remettre le problème à l'endroit, auquel cas il reste un problème ; c'est en se formant et non en se réinformant que l'on peut comprendre les enjeux, sans quoi, cette réinformation ne nous sert strictement à rien, à quoi sert la réinformation si elle ne relaye pas des idées au-delà d'une actualité ?

 

Il faut sauver la République

 

Le néo-souverainisme est une idéologie « qui ne veut pas grandir ». L'idéologie « Peter Pan » des adulescents de la Dissidence n'est pas le fruit d'une articulation réflexive d'idées révolutionnaires et de principes traditionnels par une Génération Dissidente voulant reconstruire une théorie politique et l'incarner, mais un empilement de réactions de jeunes gens et d'hébétudes post-soixantehuitardes expulsés de leur corps démocratique par le 11 Septembre, une idéologieformulée par ces mêmes soixante-huitards se réveillant dans la tourmente du monde adulescent et irresponsable qu'ils avaient aidé à créer, et voulant s'en laver les mains...

 

« (...) La quinzième année du règne de Tibère César, – lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l'Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l'Abilène,

2 et du temps des « souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, – la parole de Dieu fut adressé à Jean, fils de Zacharie, dans le désert.

3 « Et il alla dans tous le pays des environs du Jourdain, prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des pêchés,

4 selon ce qui est écrit dans les paroles d'Isaïe, le prophète :

C'est la voix de celui qui crie dans le désert :

Préparez le chemin du Seigneur,

Aplanissez ses sentiers

5 Toute la vallée sera comblée,Toute montagne et toutes colline seront abaissées ;

Ce qui est tortueux sera redressé,

Et les chemins raboteux seront aplanis.

6 « Et toute chair verra le salut de Dieu. » Luc, 3

 

En effet, une des particularités du néo-souverainisme, et plus précisément du complotisme qui le compose, c'est de complexifier la simplicité du « mal », de chercher le mal ailleurs en ce qui concerne nos « incapacités », de ne jamais remettre en question nos « nécessités », ce que nous pensons nécessaire, nécessaire de stratégie , d'opposition. Le Christ a chassé les Marchands du Temple, il n'a pas installé une boutique alternative à côté du Temple pour vendre une idéologie équitable et une métapolitique bio. Le néo-souverainisme doit s'aplanir ; la montagne se fera plus petite, la pente moins raide, le sommet plus haut.

 

La volonté de puissance, l'Argent, la force militaire, l’expansion, la diplomatie, la colonisation, autrement dit, la « géopolitique », ont toujours existé depuis la Chute, ce qui n'avait jamais existé, c'est le mépris de la pauvreté, l'usure, c'est le temps que cette génération de soixante-huitards (« déclassée » sur le tard et révoltée d'un tel affront fait à leur petite et moyenne bourgeoisie ; fait à leur « pouvoir d'achat ») a laissé aux forces et puissances du Libéralisme triomphant, car cela les arrangeait très bien, après tout, c'est bien eux qui ont chassé le « concept absolu » Charles de Gaulle du « pouvoir » et qui aujourd'hui se revendiquent presque tous du « Général »...

 

C'est ici que nous devons introduire la notion de responsabilité à notre articulation, ce facteur est déterminant pour comprendre notre incapacité à nous « remettre en question » ; à faire semblant de nous demander : « comment vivre autrement ? » quand nous ne croyons pas une seule seconde que cela soit possible et alors que l'idéologie néo-souverainiste se base principalement sur le fait de « justifier » cette impossibilité et ses propres incapacités (pour justifier sa métapolitique gramsciste : sa contre-culture d'adaptation au spectacle pour promouvoir la critique de la marchandise) ; en effet, si nous ne sommes « coupables » de rien (complotisme : « toute puissance de l'ennemi »), nous ne sommes « responsables » de rien, rien n'est coupable ni responsable, ni gauche, ni droite, ni la démocratie, ni la république, c'est la théorie naturaliste des vrais-faux trucs, du moins ça y mène, ainsi, la République n'est pas coupable de ses origines ni responsables de ses actes, de ce qu'elle a toujours été en principe depuis deux siècles puisque ; selon leur méthode, leur logique et leur théorie ; de cette République idéale, de cette « utopie », on a jamais vu que la fausse République coupable et responsable, la vrai République est donc la fausse République depuis le départ, on ne peut donc juger la République.

 

Bien entendu, ils sont plus « vicieux » ; ou « naïfs » ; que cela et nous n'y sommes pas, non, leur « République », c'est la République des « Trente glorieuses » (1945 – 1975) ; de leurs « tendres années » ; de la mondialisation ; d'une Guerre qui reprenait ; et de la parenthèse « monarchiste » (59 – 69 ; le Général régna près de vingt ans sur la période des Trente glorieuses, toutes fonctions et séquences confondues) du « concept absolu » Charles de Gaule qui, à partir de la France, essayait de se dresser contre la fin d'un monde, de transmettre un héritage aux Français, de nommer la Guerre.

 

Ce que les néo-souverainistes essayent de faire, c'est de faire un « mythe » à partir d'une « utopie », la seule nostalgie qui permet cette pirouette dialectique, c'est celle des « Trente glorieuses », mais les néo-souverainistes ne sont pas les enfants du Général Charles de Gaule, ils sont les enfants de Mai68 et de la mondialisation, du progrès, ils estiment que les « Trente glorieuses » était le Grand Soir « républicain » (quand elle était une « parenthèse royale » et une phase de préparation à un « destin impériale » aujourd'hui compromit), la « République » est donc devenu un mythe duquel nous pouvons repartir pour fonder un « Imperium », à partir duquel nous pouvons puiser nos principes, pour nous dresser contre la fausse République... Il faut comprendre ceci pour comprendre l'essence des principes néo-souverainistes, le néo-souverainisme est venu achever la Révolution ; Tabula rasa ; suivant cette logique, et en quelque sorte, la France ; l' « idéal républicain » ; est née en 45, il a durée trente ans, les néo-souverainistes ont réussit à montée une utopie et une parenthèse de trente ans au rang de mythe ; comme on monte des blancs en neige ; sur le dos du Général, la Dissidence valide l'utopie néo-souverainiste sur le dos du Général, les pétainistes accusent le Général d'avoir été la pointe de l'épée et mettent la République sur le dos du général, pauvre Général, pauvre France, pauvre Monde. Sainte Marie, à l'aide !

 

Si l'on vous disait que la Dissidence n'était qu'une entreprise de sauvetage de la République et de ses « soixante-huitards » ?

 

Car nous autres, dissidents de la Génération trois fois sacrifié avons oublié une chose que nous allons vous rappeler et nous rappeler à nous-mêmes, s'il est d'une chose très certaine, c'est qu'à la veille du 11 Septembre 2001 notre génération n'allait plus tarder à rentrer en conflit ouvertement avec ces soixante-huitards, ces pères absents et tardifs des trente oublieuses. Votre serviteur à aujourd'hui 35 ans et peu vous en assurer, d'une certaine façon, c'est dés l'arrivée des téléphones portables que cette ambiance d' « anarchie » naissante s'est calmée pour se substituer à une autre forme d' « anarchie », une anarchie libérale, ce qui n'était pas la nature de celle qui couvait entre les années 90 et 2000 et dont aucun soixante-huitard n'est habilité à parler, à comprendre, c'est un problème générationnel, ils ne peuvent simplement pas savoir de quoi nous parlons, de quelle effervescence, de ce qu'à littéralement tué, avalé, leur putain de réenchantement par internet, les premières places vides à l'avènement des consoles de jeux, des portables, d'internet : de la superposition des écrans.

 

Et aujourd'hui, quand ceux de notre génération insurrectionnelle ; ceux qui sont nés entre les années 80 et les années 90 ; essayent de leur expliquer avec les mots qui leur reste ; « mots » que ces vieux cons leur ont enlevé de la bouche pour ensuite le leur reprocher ; ils commencent par les ignorer, ensuite ils les nient, s'ils insistent : ils les méprisent discrètement, les humilient ouvertement et si ça ne suffit pas, ils les insultent clairement, leur disent carrément d'aller se faire enculer, et la suite, tout le monde la connaît, c'est le moment où les avants-gardes se retournent contre les insurrectionnels, ils enverront les « jeunes humiliés » mater les autres, ceux qui ne sont pas rentrés dans ce jeu de soumission.

 

La Génération sacrifiée ; celle que nous connaissons ; ne tardera plus ; telle que nous la connaissons ; à dire sa façon de penser à ces gens là qui ne lui répond pas après être venus la réveiller et l'emmerder parce qu'ils avaient besoin de bras pour faire le sale boulot, elle le fait déjà mais, elle va faire surtout en sorte que l'on ne puisse plus l'empêcher de le faire puisque la Dissidence emblématique et officielle ignore et menace ce qui ne va pas dans son sens ou ne lui lèche pas les pieds, encore une fois, nous ne menaçons personne, c'est l'inverse, nous prévenons, nous avons entendu les menaces, et nous prévenons ces vieux-cons et jeunes-vieux qui nous menacent, qu'ils n'ont aucune espèce d'idée de ce que cette génération a vécu et vie encore aujourd'hui Dissidence ou pas Dissidence, eux non plus n'ont pas fait la guerre qu'ils arrêtent de la ramener avec leur vision jacobine du Général, quand ce n'est pas leur vision antifasciste du Maréchal, notre monde était beaucoup plus violent que le leur, ni les jeux vidéos, ni les téléphones portables, ni internet, ni la Dissidence n'empêcheront ce qui doit advenir, et la seule raison pour laquelle notre génération patiente c'est que, finalement, elle est déjà passée à autre chose et n'écoute plus, ou beaucoup moins, la Dissidence, c'est une autre génération qui écoute aujourd'hui la Dissidence et elle ne l'a pas encore comprit, la nature pré-adolescente et sentimentale des commentaires n'ont strictement plus rien à voir avec ce que l'on pouvait lire il y a encore cinq ans... Nous autres, dissidents, nous ne sommes plus beaucoup, en tout cas, pas beaucoup plus qu'il y a 15 ans, tout le reste ne fut que feu de paille, c'est l' « Al Caïda » de le dire...

 

Ce que les « têtes pensantes », les cerveaux de la Dissidence, n'ont pas « calculé » à travers leur audience par le système de comptage de vues Youtube et autres statistiques de fréquentations du « réenchantement », c'est qu'ils ne savent ni savoir le niveau d'engagement, de formation et l'age de l'internaute qui les « suit » ; qui « click » sur des liens ; si seulement cet internaute a écouté, ce qu'il en a retenu, c'est-à-dire ; en moyenne, aux vues des commentaires et autres unités de mesures objectives qui ne se limitent pas à l'aspect quantitatif des choses, comme ce qui est relayé par ces mêmes internautes ; pas grand chose.

 

Celui qui ose dire que le réenchantement par internet s'opère est soit être un menteur soit un con, ou les deux.

 

En effet, celui qui n'a toujours pas le recul pour comprendre que l’Internet est le summum de l'ingénierie psycho-sociale et de la finance mondiale, que c'est cela qui nous a perdu et qui nous perdra, c'est-à-dire, l'ensemble des « têtes d'affiche » de la Dissidence dont la rente dépend de ce « mensonge » du réenchantement par internet, qui nous l'ont clairement vendu et revendu et qui continuent, doit prendre sa retraite et laisser la place à une nouvelle école, il n'y a plus aucun commun accord de discussion possible entre les premiers et les seconds, ça n'est pas nous qui voulons la rupture, elle est, et on ne reviendra pas en arrière parce que ces gens là ne sont pas prêts à se remettre en question, c'est la seule solution pour nous : cliver ou crever avec eux, qui qu'ils soient d'ailleurs, ça n'est pas ici une question de personnes, tout le monde aura son « soixante-huitard » a balayer sur son passage, que personne ne s'inquiète, ils sont comme tous les cons : légions, il y en aura pour tout le monde.

 

Non contente d'être pardonnée par notre génération de naïfs (et aussi parce que nous sommes plus « sages » qu'ils ne le pensent : nous sommes pas uniquement et exclusivement sous fluor), la Dissidence continue à nous ordonner ce que nous devons penser et dire, à nous censurer, à nous prendre en otage, à envoyer leur troupes d'occupations mentale, c'est-à-dire des jeunes cons qui viennent demander à d'autres jeunes ; des « bourgeois » qui demandent à des « prolétaires » : les prolétaires n'en ont plus ou moins rien à faire de la Dissidence ; de la fermer, au nom dont ne sait trop quoi, au nom de la quenelle et d'un autocollant qui dit que « Soral a raison ! », en tout KK, on doit la fermer (ce qui ne nous change pas beaucoup et ce pourquoi on ne le prend pas si mal, on a toujours du plus ou moins la fermer, et on travaillait, on survivait, on avait même pas trop le temps de l'ouvrir, nous autres, dissidents, qui ne sommes pas parisiens, et qui devions aller bosser, mourir chômer...), bref, Dieudo a dit : « Ferme là ! », on doit donc la fermer, ce qui signifie qu'on ne doit pas parler de la Dissidence et de son idéologie objective, voilà ce que ce « ferme-là ! » voulait dire, la quenelle, c'est juste l'antiracisme institutionnel qui vous signal qu'il vous a encore entubé « vers une société métissée » et que c'est préparé de longue date « les frères de la loge Le Chantier imparfait. - Le 19 mai (2001, ndlr), l’humoriste Dieudonné (de son patronyme complet Dieudonné M’Bala M’Bala) planchait sur Vers un pouvoir métissé devant les loges Tolérance et Ecce homo. » (Emmanuel Ratier, Faits et Documents, N° 114, p.5) , nous le voyons quand un événement tel l'attentat sur la rédaction de Charlie Hebdo advient, la Dissidence ne réagit pas, au sens qu'elle n'organise aucune riposte, elle est totalement raccord sur le « pas d'amalgame », bien entendu, il y a un vrai-faux « pas d'amalgame », et la Dissidence incarne le vrai « pas d'amalgame », on peu tout faire avec la théorie des vrais-faux trucs...

 

Dieudo tweet, Soral répond gratuitement un mois plus tard, le « camp nationnal » arrête de respirer, bref, les parangons de la Liberté d'expression nous abandonnent lâchement à la sidération des foules sentimentales et inventent un tas d’explications les plus stupides les unes que les autres pour s'en justifier après coup alors que c'était le moment de faire front, d'assumer, alors qu'ils crevaient simplement de trouille, la Dissidence est une bande de vieux trouillards, de racailles patriotes et de jeunes gens bien élevés qui pètent de trouille, qui jouent au puzzle de la véritable démocratie réelle, à la dînette laïque, au petit train républicain, aux petites voitures égalitaristes, à la poupée Marianne, ou à la poupée Marine, aux petits soldats droitdel'hommistes...

 

Ce mélange de lâcheté et de dérision par rapport au réel se résume dans l’outrecuidance d'un Soral qui, dans un tel moment, trouve opportun d'intervenir dans une web-conférence privée (et de faire payer le montage de celle-ci quelques jours après) et de balancer les noms de divers personnalités qui ne sont pas Charlie aux autorités via son feujbook, mais aussi d'un Dieudonné qui n’intervient pas, mais fait des blagounettes sur internet qui l'emmène en garde à vue... Moins de 24 heures après l'attentat l'ensemble de la Dissidence criait déjà au complot sans, bien évidement, en indiquer la nature, en expliquer la vertu, si l'attentat sur la rédaction de Charlie Hebdo nous apprend quelque chose, c'est la lâcheté et l'inconséquence de la Dissidence dont nous voyons bien comment elle réagit dans une situation de crise... Courage fuyons !

 

L'idéologie néo-souverainiste post-soixantehuitarde ne relève pas d'une Croisade pour le monde moderne, une révolte anthropologique : culturelle, civilisationnelle et spirituelle, d'unesprit intérieur qui « refait surface », le néo-souverainisme c'est le ronron « idéologiquement neutre » d'une convergence de constats de faillite(pour plus de « démocratie » et plus de « pouvoir d'achat ») qui est née des cendres du 11/09 et d'une indignation bourgeoise, en effet, en dix ans, nous n'avons pas observé d'interaction significative et de l'ordre de la « transcendance » entre les différents courants de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle qui aurait pu « provoquer » un néo-souverainisme en « valeur positive », pourquoi autant d’indignations ne font-elles pas mouvement ? Parce que les différentes boutiques de la Dissidence sont dirigées par ces « soixante-huitards » dont l'intérêt unique et exclusif est que nous ne comprenions jamais que c'est eux le Monde moderne et le Libéralisme triomphant, ainsi ils nous privent de toutes les armes qui nous permettraient d' « entrer en conflit avec le réel », c'est-à-dire aussi contre eux, contre ceux d'entre eux qui vendent ce rêve virtualiste, spectaliste et mercantile du réenchantement par internet, ce cauchemar de la toute puissance de l'ennemi.

 

Origine doctrinale du néo-souverainisme

 

Il y a quelques textes d'Alain Soral fondateurs d'E&R que nous pourrions indiquer comme base doctrinale du néo-souverainisme – qu'Alain Soral appellerait plutôt « nationalisme-républicain » ou « alter-nationalisme » –, nous vous renvoyons à leur lecture.

 

Nous noterons que ces textes datent quelque peu. Il est difficile de dire dans quelle mesure ils influencent les adhérents de E&R qui ne semblent pas continuer ce travail théorique et articuler ces idées dans une pratique-critique militante et quotidienne. Ensuite, nous verrons que, d'une manière générale, la ligne éditoriale de E&R est une ligne unique et exclusive de réinformation, certes, d'une certaine qualité s'il on se réfère au journalisme mainstream, mais-est-ce réellement une référence ? Réinformation qui n'engage pas de réflexion active et d'action corrosive (et nous n'oublierons pas de relier Kontre Kulture à l'ensemble du travail d'E&R qui fait donc un peu plus que de la réinformation à travers son travail de réédition ; mais nous ne voyons pas non plus de retours de lecture ou une application critique à partir de ces lectures).

 

Nous indiquerons qu'en étant le premier site français de réinformation, E&R est l'organe principal de propagande du ronron néo-souverainiste, nous observons dans ses choix éditoriaux une « métapolitique » basée sur une forme de journalisme qui n'incite pas à la construction d'une Quatrième théorie politique...

 

Nous préciserons, pour terminer, que Remy de Brague, jeune penseur mis en avant par E&R, avait quelque peu, et d'une certaine façon, relancé ce travail théorique (via une réédition des Cahiers du Cercle Proudhon augmentée d'une thèse de Monsieur de Brague et sur lequel E&R a insisté, mais ça n'a pas provoqué d'émulation particulière et une mise en branle autour de cahiers dissidents, dans un esprit de synthèse et de groupe de travail ; et, apparemment, nous autres, dissidents, serions exclus de ce travail théorique qui n'existe pas... Exclus d'un travail que nous produisons et que les néo-souverainistes ne produisent pas ; ou de l'arlésienne à l'envers.

 

Le mythe néo-souverainiste est l'usufruit d'un syncrétisme virtualiste, mercantile et spectaliste entre le concept révolutionnaire et marxiste du « Grand Soir prolétarien » (ou de la Grève Générale) ; son impasse ; et, le concept contre-révolutionnaire nationaliste de l' « Homme providentiel ouvriériste »; d'un nationalisme « de pure frime ».

 

Un syncrétisme entre le mythe du Réenchantement (socialiste et productiviste) par internet (Grand Soir 2.0) et le mythe de la « Vacance du Pouvoir » (Homme providentiel pour tous ; auquel nous opposons le concept de Putsch : puisque seule l'armée est en capacité de profiter d'une « vacance » hypothétique du « pouvoir » tout aussi hypothétique) couronnés par le « Réalisme fantastique » de l’Éveil des multitudes occidentales connectées à la virtualité augmentée du Monde libre et le mythe de la Toute puissance de l'ennemi par la réalité diminuée formant l'utopie néo-souverainiste anachronique et schizophrène, voici une autre définition ; une autre articulation ; de ce qu'est le néo-souverainisme, son ronron, son utopie, sa direction...

 

L'utopie néo-souverainiste est le fruit transgénique d'un bricolage idéologique pour sauver la République, recyclage historique pour sauver le nationalisme whestphalien, une manipulation génétique d'idées antagonistes de gauche et de droite (quand il faudrait les « dépasser » pour en faire la synthèse !) pour sauver la « laïcité », une articulation de concepts contradictoires opérée sans volonté de faire synthèse, sans éthique, « à la va comme j'te pousse », une convergence transcourante « chacun de son côté » dans un esprit capitaliste de restauration (ananassurance), d'un esprit libéral de révolution (vent nouveau) et d'un esprit new-age d'initiation (au-dessus c'est le soleil!) : aliénation - subversion - contre-initiation.

 

L'auto-conspiration principielle active et l'auto-complot fondamental objectif de l'utopie néo-souverainiste en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle se résument dans le complotisme compulsif et incapacitant de la Dissidence mainstream, du complotisme comme base idéologique du néo-souverainisme ; le complotisme c'est comploter contre soi-même : se mettre en incapacité de ; incapacité de faire.

 

Le néo-souverainisme est la voie des progressistes honteux, des athées malheureux, des laïques religieux, des républicains joyeux, des démocrates crasseux qui s'encanaillent subversivement avec l'idée de Tradition car ils savent en vérité que seuls les principes traditionnels et absolus se dressent devant le néo-souverainisme, de la Tradition au sens « primordial » du terme, ils savent que seule la Tradition est hautement et solidement révolutionnaire, permet un « réenracinement supra-dynamique », eux ne louent qu'atomisation, qu'arrangement avec le Progrèset n'ont foi qu'en internet, le reboot perpétuel au gauchisme de gauche et de droite, à l'idée extrême de « Restauration », de restauration de l'ancien régime des « Trente glorieuses », nous voyons de quelle nature est leur « Révolution » à travers une décennie d'aventure dissidente, nous ne pouvons plus parler de phénomène récent, de dérives, nous pourrions même parler d'un phénomène finissant et qui, pour survivre, n'a d'autre choix que de remplir une fonction d' « opposition nécessaire », de « nouvelles troupes d'occupation mentale », une Dissidence « trois fois libérale »dont l'avant-garde néo-souverainiste bourgeoise remplit déjà la fonction répressive de « comité de censure interne » à la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, un « comité de censure invisible de dénonciation des déviants », de diffamation et de stratégie de l’édredon envers les pensées non-conformistes, non-conformes au néo-souverainisme, à la forme républicaine, démocratique et laïque du ronron néo-souverainiste.  

 

Leur Tradition est commerciale, leur Révolution, fruitée ; la dérive progressiste criante de l'idéologie néo-souverainiste nous laisse deviner les limites d'une telle orientation. Il est tout de même étrange qu'en dix ans, aucun intellectuel, même extérieur à la Dissidence, n'ait décrit l’idéologie de la Dissidence à l'instar de ce qu'à pu être le communisme ou le fascisme, quelle est cette volonté de ne pas être ? Ainsi, une telle idéologie, dans notre contexte qualifié, nous semble être une idéologie qui, in fine, représente une forme d'anti-dasein. Aucune révolution ne peut s'accomplir, ou s'accompagner, sans qu'un groupe de personne ne porte une philosophie-politique affirmée qui, sur une base théorique solide, peut être mise en pratique et qui a les qualités pour « entrer en conflit avec le réel toujours déjà présent », avec la représentation ultime de notre paradigme, car, en ces temps de « tribulations », la seule volonté qui peut exister est une volonté d'entrer réellement en conflit avec le réel, avec le Monde moderne, or, tout nous démontre que personne de la Dissidence n'assume l'esprit de Croisade contre le Monde moderne qui devrait animer ceux qui se réclament de la Tradition, que personne ne prend des positions verticales et radicales quant à l'actualité la plus brûlante au sein de la Dissidence : ils tous la trouille...        

 

Ce Nationalisme hésitant, conforme à la forme de la forme étatique « jacobine », et, de la forme d'une identité nationale « baudinienne » conformes à la forme de la République universelle, interdit toute forme de légitimitésociale et d'autorité économique conforme à la forme de la Tradition non conforme à la forme de la post-modernité et incompatible avec cette disputation démocratique interne sur la gestion alternative de la Marchandise et l'organisation subversive du Spectacle autorisée par le système libérale-libertaire et imposée comme limite au débat prérévolutionnaire par la Dissidence mainstream des intermédiaires, des démocrates, des avocats, des journalistes et des animateurs.

 

Intermédiaires qui se permettent désormais de censurer des penseurs et des mouvements sur les critères du ronron qui n'existait pas, par exemple, le critère « spectaliste » qu'un penseur qui ne fait pas de vidéos n'est pas un penseur (cqfd), le critère « quantitatif » de l'audience (par le nombre de vues youtube), le critère « vu sur E&R »,le critère « adoubé par Dieudonné », le critère « mercantile » du ixième constat de faillite à vendre, mais jamais sur le critère de la confrontation des idées : de la Liberté d'expression, la « liberté d'expression » de la Dissidence est aussi à « géométrie variable » et très « étasunienne »...

 

Complotisme et contre-initiation

 

« On pouvait donc parler autrefois du caractère sacré du principe de la souveraineté et de la puissance, c'est-à-dire de l’État. Ainsi, c'est au domaine du sacré qu'appartient essentiellement l'ancienne notion romaine de l'impériumqui, avant d'exprimer un système d'hégémonie territoriale supranationale, désigne la pure puissance du commandement, la force quasi mystique et l'auctoritaspropres à celui qui exerce les fonctions et possède la qualité du Chef, aussi bien dans l'ordre religieux et guerrier que dans celui de la famille patricienne – la genset éminemment, de l’État, de la respublica. Dans le monde romain, profondément réaliste pourtant, et précisément parce qu'il est profondément réaliste, ce pouvoir, qui est en même temps « auctoritas », garde toujours son caractère de force lumineuse d'en haut et puissance sacrée, au-delà des techniques diverses et souvent illégitimes qui conditionnèrent son accès au cours de diverses périodes de l'histoire de Rome. »Julius Evola, Les Hommes debout au milieu des ruines, Chapitre II SOUVERAINETE - AUTORITE - IMPERIUM, pp. 29-30, aux éditions Pardès   

 

Une part de la Tradition primordiale est préservée au sein des religions justifiées et des structures traditionnelles à travers la transmission exotérique des textes sacrés et fondateurs, leurs interprétations classiques, la qualité d'archive, de longue mémoire, des approches finalement universitaires ; des « humanités » ; au sens nobles du terme de la Tradition ne sont pas à dénier, mais la portée mystique des révélations cycliques, des apparitions eschatologiques, des rappels de la Religion originelle et de l'Humanité adamique nous indiquent que l'autre part, est, et doit-être préservée par les hommes libres à la suite de ceux qui les ont persévéré pour les maintenir « intacte » ; le plus intacte possible ; jusqu'à présent, par l' « initiation alchimique » de la Science Sacrée de l'être, et qui nous permettent aujourd'hui, malgré toutes les occultations, de redécouvrir et d'aller rechercher la Tradition intérieure où elle est, contre tous les impérialismes de l’indistinction ; contre la subversion du marxisme, l'aliénation du nationaliste et la contre-initiation du complotisme : la conspiration mondialiste ; contre le Monde moderne ; contre tous les contres et leurs vrais-faux contraires qui se sont construits uniquement et exclusivement contre la Tradition et pour se dresser précisément et exactement contre la Révolution.

 

Les militants néo-souverainistes ; davantage « patriotes »que « nationalistes » selon une définition du patriotisme qui échappe à toute définition précise,s'ils n'articulent pas ouvertement et en conscience les idéesqui forment objectivement leur ronronmais le portent comme les rats la peste ; ne formulent pas de théorie politique officielle, mais véhiculent une idéologie officieuse ; ne veulent pas écrire leur Quatrième théorie politique, mais fondent des partis, des loges, des lobbys et forment les troupes d'occupation mentale d'une idéologie « idéologiquement neutre »; établissent un constat de faillite, qu'ils reprennent à zéro périodiquement (reboot perpétuel), car, visiblement, leur méthode journalistiqueet leur philosophie complotiste ne leur permettent pas de formuler une « conclusion commune et opérative » sur la naturede l'ennemi,de comprendre la nature « empirique » de l'hégémonie paradigmatique du Libéralisme « trois fois libérale » ; ne leur permettent apparemment pas de passer d'un constat de faillite du système capitaliste-libéralà la conclusion de l'effondrement de la civilisation occidentalepour aller vers un mouvement de critique positive et radicale de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècleet la faire transmuter en « mouvement révolutionnaire » : Le ronron néo-souverainistene permet pas de formuler notre désaccord avec le Libéralisme triomphantet notre rejet du Monde moderne.

 

Toutes les idéologies en mouvement dans la Dissidence sont des idéologies de la Défaite

 

Francis Cousin, et son occultisme du jouir sans entrave sous couvert de véritable tradition primitive (comme il y a la véritable démocratie de Chouard), ne comprend pas le principe de la chute et la théorie de l'involution, il attaquait récemment René Guénon dans un article, on ne sait trop pourquoi mais c'est là un signe des Temps. Francis Cousin confond Tradition primordiale et le fait qu'il y a eu une caste unique aux Origines. Nous avons déjà répondu dans De la méthode(et dans les Rencontres Eurasistes) à son incompréhension de la « trifonctionnalité » à cause de son « évolutionnisme dialectique » et son « fétichisme » du bon sauvage. La question qu'il faut se poser est : qu'est-ce que ce genre de réflexion entretient ? Réponse : le mythe de la toute puissance de l'ennemi ; que Guénon a expliquer à sa manière et dont il a démontré la subversion. La Tradition ça n'est pas les premiers pas de bébé-Adam comme la vie n'est pas le premier cri d'un nouveau né, aussi « primordial » soit-il, elle est là avant le premier cri du premier homme et continue au-delà du dernier râle du dernier homme...

 

Le néo-souverainisme, comme toutes les idéologies progressistes, modernes et évolutionnistes, ne se dresse que contre (Liberté d'expression « par rapport à ») et ne se construit qu'en censure (Stratégie de l'édredon) à l'encontre des idées « rupturalistes » (Steuckers), « eurasistes » (Douguine), « traditionalistes » (James), « catholiques », « non-conformistes », etc... Son opposition au système n'empêche pas qu'il se construit de cette façon.

 

Ainsi, après dix ans d'établissement de constat de failliteet de dressage de listes de faits factuelspour conclure à un effondrement contrôlé, le constat et la conclusion néo-souverainistes montrent leurs limites.  

 

Nous devons dépasser le ronron néo-souverainiste, reformuler et nous arrêter sur un constat, formuler une conclusion, nommer notre théorie et avancer en son nom. Demande aux néo-souverainistes d'où ils parlent Camarade. Ils ne le savent pas, nous autres, dissidents, nous le savons, le disons et avançons ! 

 

Nous avons donc besoin de reformuler un constat corrosifsuffisamment définitif, projectif, dans l'urgence, plus précisément, de dépasser tous les constats dans une « interaction recommencée », une réelle volonté d'articuler les idées en puissance vers une Quatrième théorie politique Française de voie Européenne et de critique Eurasiatique, comme fondement objectif à l'établissement d'une conclusion commune et opérative.

 

L' « Autorité » naîtra d'une volonté de puissancequi ne peut se réaliser que par la mise-en-marche en avant à contre-courant d'une Quatrième théorie politiquepar un mouvement métahistorique et suprarationnelle surgissant d'où on ne l'attendait pas pour « brusquer l'Histoire », et allant dans le sens de cette mise révolutionnaire en avant d'une marche traditionnelle à contre-courant que nous autres, dissidents, aux orientations non-conformistes, rupturalistes, traditionalistes et eurasistes, avons indiqué une voie en indiquant nos sources et références idéologiques, politiques, géopolitiques, métapolitiques, philosophiques, métaphysiques, ésotériques, spirituelles et révolutionnaires ; une idéologie du Fanatisme, une politique de Droite, une géopolitique Continentaliste, une métapolitique de l'Ordre, une métaphysique du Chaos primordial, un ésotérisme de la Voie gauche, une spiritualité de la Justice, une révolution de la Liberté ; une Tradition sévère de la fidélité à l'Amour.

 

La synthèse la plus accessible et la plus apparente est le constat que nous avons découvert à travers les travaux transparents et ouverts d'Alexandre Douguine qui, transversalement à l'établissement de son constat de faillite du monde moderneen même temps –, reconstruit une méthode avertie qui, avant même de parler d'idéologie, de philosophie-politique et de métaphysique, est une méthodequi est à la fois une philosophie, comme le constatdoit être à la fois la conclusion, une méthode révolutionnaire et traditionaliste(qui pour nous autres, dissidents, porte tous les « alter », les « néo » les « anti » quelque chose de la Dissidence, mais en valeur absolument positive de par la nature traditionnelle de son principe primordial supérieur s'exprimant dans une synthèse pure et un désaccord clair contre le Monde moderne : Comprendre la République universelle) quand le néo-souverainisme se définirait davantage comme une méthode journalistique philosophiquement marxiste, « souverainiste » et complotiste (en valeur strictement négative de par la nature subversive de sa stratégie primitive et inférieure au sens où elle n'a permise aucune synthèse d'émerger et que rejet, son refus, son « désaccord » avec le Monde moderne n'est pas clair).

 

Une différence importante et objective entre le néo-souverainisme et l'eurasisme est que, le constat de faillite néo-souverainisteest, en dernière instance, uniquement et exclusivement « déconstructiviste », tandis que l'eurasisme est d'abord une méthode déductive qui a permit d'établir beaucoup plus qu'un « constat de faillite » tout en construisant une philosophie-politique. Où est le Douguine du néo-souverainisme ? Les idéologies ont les théoriciens qu'elles méritent.

 

Derrière toutes les « grandes individualités » il y a l'immense et rougeoyante insurrection d'un « concept absolu » en mouvement dans  les « volontés de puissance » des incendies intérieurs de l'êtreet de son œuvre au noirvers de grandes manœuvres civilisationnelles sous un soleil blanc le jour, et sous la Grande Ourse la nuit ; le soleil circumpolaire et l'étoile polaire de notre Nord, notre Grand Nord ; invaincu.

 

La réponse métapolitique globale à l'Hégémonie métahistorique de l’Empire du non-êtrepasse d'abord par instaurer une méthode authentiquement révolutionnaire et radicalement traditionaliste(nous savons les « inversions accusatoires » des experts en « allusions », dont la médiocrité n'a souvent d'égal que leur pédanterie, et ne fait guère illusion, le mépris et la condescendance transpirent par tous les pores du ronron néo-souverainiste qui gronde, grogne et grommelle, mais ne mord pas, qui est moins « rond » et prompt à chevaucher nos questions et y répondre qu'il est « carré » et courageux pour répondre au mainstream médiatique, et nier l'existence des questions posées, mais nous comprenons, un ronron ne peut pas pas répondre à un rugissement, il ne peut qu'essayer d'étouffer l'animal, le trucider à la sulfateuse) dans l'unique pragmatisme d'une Croisade contre le Monde modernetandis que la Dissidence est dans une optique de gestion alternative de la Marchandisecomme « maximum révolutionnaire », et, le réalisme exclusif d'un continentalisme immédiatistesans équivoque ou ambiguïté, quand la Dissidence est dans une perspective d'organisation subversive du Spectaclecomme « maximum traditionaliste » avec son « smart-power pro-russe » qui ferait pitié à un cosaque tellement l'est mignon, mignon comme un chaton qui ne demande qu'un peu de lait...

 

Soyons, quelques lignes, dans le pamphlet pour le pamphlet, car il faut tout de même évoquer la surface des choses et dévoiler l'épiderme des imbéciles. Nous avons envoyé quelques messages pour indiquer des sources, des références, et nos contributions eurasistes à titre de correspondance, ou parfois de réponse, quoiqu'il en soit, nous n'avons jamais eu de réponses de la plupart des intéressés, alors, s'ils n'ont pas d'idées, s'ils ne pensent pas au-delà du constat, s'ils sont « idéologiquement neutres » dans leur conclusion, c'est, en quelque sorte, leur droit, leur saloperie de liberté à la con, nous le respectons, mais nous autres, dissidents, sommes privés d'un droit de réponse, et nous ne pouvons même pas savoir sur quels critères cette « censure » s'opère, pourquoi ne prennent-ils même pas la peine de nous répondre ? Un mystère. Et surtout, pourquoi boycotter nos sources et censurer nos références à travers nous ? Pourquoi étouffer les « idées eurasistes » et « traditionalistes » avec ce mépris très ciblé et cette condescendance très ennuyée ?

 

Pourtant, si l'on veut bien analyser, les lignes éditoriales (et le monde du commentaire) de la sphère dissidente, et si l'on veut bien accepter d'y voir toute la régression dans la massification et le nivellement par le bas qu'impose le ronron néo-souverainiste (et x autres phénomènes qu'il faudrait alors dix tomes pour les identifier et les lister) : l'involonté de puissance;le relativisme identitaire; l' « ethnomasochisme universitaire » ; entre frilosité d'une métapolitique normaleet tiédeurdes cercles aristotéliciens qui n'ont de « Grec » que la « sodomie démocratique » (pardon pour les grecs, mais cette bande de PD commencent à nous gaver!) ; cette indignité dans l'indignation, toute fragile, l'indignation fragile des dissidents fragiles ; la méthode journalistique de la réinformation mortifère et la stratégie éditoriale du complotisme anxiogène pour remplacer l'initiation vivante et les « chaînes civilisationnelles de conduction de stress anthropologique », l'infidélité à la France Fille aînée de l’Églisepourun modernisme agnostique, laïque et athée, pour un matérialisme dialectique marxiste pas très orthodoxe, et qui plus est imposé comme « limite métaphysique » à notre Croisade pérennialiste contre le Monde moderne;la « tolérance » sans l'espérance, la charité sans le « soi-même » ;l'incapacité en acted'un « égalitarisme impossible », et, l'opposition nécessaireen présence dans les « incantations réconciliatrices » : réconciliations incantatoires avec, certes, des petits accrocs judiciaires, quelques attaques aussi rares que spectaculaires, donnant une certaine « légitimé médiatique » à quelques uns (mais d'une manière générale c'est Soral et Dieudonné qui ont amorti une grande partie du choc médiatique, et ils ont l'air de plutôt bien le vivre, d'être soutenus comme il se doit) ; de la Dissidence mainstream de Joe le Corbeau à MetaTV, en passant par Debout les Belges et le Cercle des volontaires ; bref, toutes ces observations ici réduites à leur expression idéologique principielle ; et que nous sommes prêts à débattre ; nous démontrent que nous sommes, aux mieux, en face d'un « alter-mondialisme 2.0 », un « antimondialisme alter-mondialiste », qui fait de la Dissidence de tous les antagonismes arrangés en syncrétisme stérilisant, ronron incapacitant et subversion neutralisante, la nouvelle gauche dissidente en « dissidence » à la nouvelle gauche mainstream. Marxistes contre Marxistes. Cramés contre Cramés. Nous autres, grands brûlés, allons faire bouillir le Lait.

 

Avons-nous parcouru tout ce chemin pour sauver la République et remplacer les antifas ? Et est-ce nos camarades de la Troisième voie cautionnent les « pseudos-fascistes » et les « vrais-faux nazis » en mouvement en Ukraine, sous perfusions mondialistes et travaillant actuellement, objectivement, pour l'UE plutôt que pour l'Europe ? Comment fait-on entre ceci et cela, entre ça et le néo-souverainisme ?

 

Et la Dissidence emblématique, officielle et mainstream du « ni gauche ni droite ni centre ni religion ni tradition ni tout ni rien ni vrai ni faux »ne peut pas démentir notre affirmation (qui n'a rien de gratuite ou de péremptoire ; la petite garce le sait très bien, sait très bien que nos remarques ne sont ni gratuites ni péremptoires et que tout ceux qui passeront dessus en reviendront de cette petite salope qui baise avec tout l'immeuble)  par son ronron néo-souverainiste ou viason républicanisme, son démocratisme, son laïcisme de « petite chatte » ; mais aussi via son libéralisme renouvelable, son progressisme écologique et son multiculturalisme biodégradablequ'elle compte forcément gérer par une République Verte Mondiale, son multiculturalisme n'est gérable que par l'assimilation « à l'anglo-saxonne », c'est-à-dire un communautarisme de séparation isolatoire sur un même territoire, c'est-à-dire un communautarisme racial (et/ou ethno-religieux)sur l'espace vital et civilisationneld'un tiers, une situation de mise en échec volontaire d'une « assimilation individuelle » encore possible et qui doit être possible car si elle n'est pas ou plus possible, le « lobbyisme communautaire » n'est pas davantage possible, ou acceptable, lui non plus, encore moins possible, encore moins acceptable , certes abandonnée comme modèle d' « assimilation » depuis les années 80 lors du « dernier » tournant libéral de la gauche libéral-libertairede 68, débouchant sur une double exacerbation des tentions sociales, économiques, religieuses et raciales par l’interaction d'une politique victimaire et d'une politique de repentance à travers ce lobbyisme communautaire organisé pour toute identité et pour toute vision d'une assimilation républicaine « chacun de son côté », ou, vers le « syndrome brésilien » ; plutôt que l'idée « finalement traditionnelle » de Remigrationde Laurent Ozon et le Retour au pays réel« finalement primordial » de Kemi Seba, du Sheik Imran Hossein, de Renaud Camus, la liste est longue, de tout le monde d'un peu sérieux, qui ne veux pas dire « réaliste », comme projection synergique d'une « altérité stratégique » qui  nous semblerait davantage approcher du projet initial de « réconciliation nationale »que cet antiracisme colonialiste et paternaliste 2.0clairement évoqué dans la présentation gaullo-marxienne du parti néo-souverainiste d'Alain Soral et Dieudonné : Réconciliation nationale, on se demande entre qui et qui ou quoi et quoi, entre la vraie et la fausse République ?

 

Une Dissidence qui, via son ronron droit-de-l'hommiste,est un vecteur pour ce que Pierre Ryssen, ou Hervé Hillard, nous ne savons plus, appelle le « noachisme planétarien »(« smart-power »de la « pax judaïca »), qui ne pose donc aucun problème au sionisme grand-israëlien(« hard-power »de la « synagogue de Satan », du même « anté-messianisme », c'est-à-dire, de la synagogue « qui fait obstacle à la lumière », ce qui ne veut pas dire que les « juifs » sont « satanistes » au sens qu'ils vouent un culte à Satan, mais que par leur « refus » de se convertir au Christ ils sont un « obstacle » à sa « lumière », et aide donc Satan à être un « obstacle »), et que les libres penseurs marseillaisne voient pas en présence dans le néo-souverainisme. Pour des experts du mondialisme et de la subversion, c'est faible ; fragile : on s'en fou du prix de la moto d'Alain Soral ou de son passé qu'il n'a jamais caché. Mais le dentiste-archéologue à la même idéologie, il ne peut aller que sur le terrain de la morale et la pureté complotiste.

 

Une Dissidence antimondialiste et antisionistequi ne comprend pas tant que cela la naturedu « noachisme » dont nous autres, dissidents, traditionalistes et eurasistes, leur montrons que nous reprenons l' « arc-en-ciel métaphysique »aux kabbalistes qui l'avaient pillé à la Tradition alchimique ;et qu'ils ont accolé à l'obscène lobby LGBT. Qui comprend le mieux le mondialisme ? Les néo-souverainistes ou les eurasistes ? 

 

« 11 Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être de chair ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre. »

12 Dieu dit encore : « Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à jamais :

13 je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre.

14 Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc apparaîtra au milieu des nuages,

15 je me souviendrai de mon alliance qui est entre moi et vous, et tous les êtres vivants : les eaux ne se changeront plus en déluge pour détruire tout être de chair.

16 L’arc sera au milieu des nuages, je le verrai et, alors, je me souviendrai de l’alliance éternelle entre Dieu et tout être vivant qui est sur la terre. » Genèse, 9

 

La logique du Complotisme compulsif(comme méthode journalistique de la Réinformation mortifère constituée en établissement de constats et en dressage de listes) est simple : comme une certaine « franc-maçonnerie spéculative » aux portées « occultistes » a sacrifiée la Traditiondans un syncrétisme scientiste pour bricoler une « légitimité ésotérique », et, a inversée la Révolutionau nom de la République universelle, des Lumières, pour les « complotistes » : la Traditionest uniquement satanique et la Révolutionest exclusivement franc-maçonnique. Voilà sur quoi toute la métaphysique du néo-souverainismerepose, sur une abominable « quadrature » d'un cercle infernale,contradiction d'une Dissidence qui veut combattre le Monde moderne et lutter contre le Capitalisme « trois fois libéral » en disant que l'ésotérisme révolutionnaireest satanique mais que leur matérialisme marxisteest révolutionnaire, qu'une « révolution catholique » serait donc « franc-maçonnique » mais que la VIème République est intrinsèquement « chrétienne », qu'il faut se dresser devant l'un et l'autre et les deux ne faisant qu'un, au nom de la République, de la Démocratie et du Laïcisme, tous « triomphants ». Dans tous les cas, la schizophrénie du complotismeporte le mythe de la toute puissance de l'ennemi en étendard ; de cette fierté d'être un athée rouge, un agnostique blanc et laïque noir. Cyniquement kabbaliste...

 

Avec les appels, de la Dissidence emblématique et officielle, à l'alya de tous les juifs en Israël, que cet effet soit produit directement ou indirectement, franchement ou subtilement, consciemment ou inconsciemment, le néo-souverainisme, comme ronron très idéologique de la Dissidence mainstream « idéologiquement neutre », est un outil potentiel de subversion mondialistede l'hyper-caste hors-sol et hors-pôle, aucuns dissidents antisionistes ne contestent ce ronronque par ailleurs aucuns ne définit non plus puisqu'il est « idéologiquement neutre » et qu'il n'y a donc rien à en dire, qu'il est une objectivité, un pragmatisme, un réalisme, un rationalisme... Et fier de l'être. Aujourd'hui, la politique, c'est être fan deet fier de donner raison à.

 

Hyper-castedans une stratégie d'accélération systémique de l'effondrement synthétique transitionnel de son « système » et de la civilisation occidentaleen suggérant et amenant les « puissances » à accomplir son « agenda », ses prophéties auto-réalisatrices, son scénario eschatologique, son messianisme : sa conspiration mondialiste, selon ses visions antitraditionalistes, selon son idéologie unique et exclusive de l' « antéchrist-pour-tous ».

 

Le néo-souverainisme, pour ceux qui en douterait,est l'ennemi intérieur et déclaré, annoncé et juré, de l'Eurasismeet de la convergence prérévolutionnaire de la Fin.Son « mythe » est mythomanie, de par son défaut républicain, son erreur démocratique et sa filiation laïque, une utopie loin de la Révolution conservatrice Allemande ou du Cercle Proudhon.

 

Où nous pensons voir un empereurou un tsar, en la personne et dans le « concept absolu » Vladimir Poutine, les dissidents néo-souverainistes de la Dissidence mainstreamvoient un anti-fasciste, un alter-patriote et un néo-nationaliste, un pourfendeur westphalien du « néo-fascisme » européendonc, pourfendeur masqué des oligarchies occultes de l'OCDE « trois fois libérales », un « républicain bonapartiste », un « démocrate jacobin » et un « droitdel'hommiste communiste » : tout un programme. Nous affirmons qu'ils se trompent tous sur la naturedu concept Vladimir poutine, « concept absolu » de la Nouvelle Russie, del' « Empire Eurasiatique de la Fin ».

 

Démocratie et subversion

 

« On peut ne pas admettre le principe de la souveraineté, mais, si on l'admet, il faut lui reconnaître en même temps un caractère absolu. Un pouvoir qui est en même temps auctoritas - aeterna auctoritas dirait-on dans le style romain - doit posséder en propre le caractère « décrétif » de ce qui constitue l'ultime instance. Un pouvoir et une autorité qui ne sont pas absolus ne sont ni autorité, ni pouvoir, ainsi qu'à bien su le mettre en relief Joseph de Maistre. Pas plus que dans l'ordre des causes naturelles, on ne peut, dans l'ordre politique, remonter à l'infini de cause en cause ; la série doit avoir sa limite en un point défini par le caractère inconditionné et absolu de la décision. Et ce point sera aussi le point de stabilité et de fermeté, le centre naturel de tout l’organisme. Si, en son absence, une association politique ne saurait être qu'un simple agrégat, une formation provisoire, le pouvoir dont il s'agit se rattache au contraire à un ordre transcendant qui, seul, peut le fonder et le légitimer en tant que principe souverain, autonome, premier, base de tout droit sans être lui-même soumis à aucun droit. En réalité, les deux aspects, les deux exigences, se conditionnent réciproquement et c'est précisément leur interférence qui fait ressortir la nature du pur principe politique de l'imperium et donc aussi la figure de celui qui, en tant que véritable chef, devra le représenter et l'incarner. » Julius Evola, Les Hommes debout au milieu des ruines, Chapitre II SOUVERAINETE - AUTORITE – IMPERIUM, p. 30, aux éditions Pardès       

 

Un « concept absolu » a besoin d'être comprit et soutenu par des Ordres de combattantset pas d'associations de journalistes indépendants. Le néo-souverainisme – ou, « nouvelle opinion publique »selon le concept développé récemment par Adrien Abauzit (néo-souverainiste « catholique-protestant » de son état), qui est exactement l'exemple de l'excentricité bipolaire du néo-souverainisme qui, dans une certaine excitation électoraliste, en oublie la fabrication de l'opinion et du consentement démocratique, ce gaullisme anachronique, est l'échelle « natio-régionale » et « stato-nationale » de la République mondiale anti-Franceà laquelle nous opposons l'idée fondamentale d'Imperium : De l'Empire Eurasiatique de la Fin ; mythe justifiéet immédiat de notre temps qualifié.

 

Le néo-souverainisme c'est la France mystique sans la Tradition.

 

Modèle westphalien et conspiration mondialiste

 

« La théorie « juridique » de la souveraineté (le soi-disant « État de droit », cf. Kelsen), quelle que soit la forme qu'elle revête, concerne uniquement un caput mortuum, à savoir la condition propre à un organisme politique éteint, à un organisme qui subsiste mécaniquement dans un État où son centre et ses forces génératrices originelles sont latents ou absents. Si donc l'ordre, la forme victorieuse du chaos et du désordre, donc la loi et le droit, sont la substance même de l’État, tout cela ne trouve sa raison suffisante et son ultime justification que dans la transcendance invoquée.

D'où le principe : princeps a legibus solutus, la loi ne s’applique pas au chef, de même que, selon l'expression d'Aristote, ceux qui sont eux-mêmes la loi, n'ont pas de loi. En particulier, l'essence positive du principe de la souveraineté a été reconnue, à juste titre, dans le pouvoir de décider d'une manière absolue, au-delà de tout lien et de toute discussion, dans des circonstances exceptionnelles ou des cas d'urgence - c'est-à-dire lorsque le droit en vigueur et les lois sont suspendus ou que leur suspension s'impose. En pareils cas, comme dans toute situation difficile, se manifeste de nouveau, se rallume la puissance absolue d'en haut qui, bien qu'elle demeure invisible et silencieuse à tout autre moment, ne cesse pas pour autant d'être présente lorsque l’État reste fermement attaché à son principe générateur, lorsqu'il est un organisme vivant et non un mécanisme, une routine. Les « pouvoirs exceptionnels » et la « dictature » sont les moyens nécessaires, les « moyens de fortune » pourrait-on dire, qui s’imposent en semblable conjoncture, lorsque le réveil attendu du pouvoir central de l’État ne se produit pas. Dans ces conditions, la dictature n'est pas un phénomène « révolutionnaire ». Elle reste dans la légitimité, et ne constitue pas un principe politique nouveau ni un nouveau droit. Dans la meilleure période de la romanité elle fut, de ce fait, conçue et acceptée comme un phénomène temporaire et, loin de supplanter l'ordre existant, s'y trouva intégrée. Dans tous les autres cas, la dictature est synonyme d'usurpation. »   Julius Evola, Les Hommes debout au milieu des ruines, Chapitre II SOUVERAINETE - AUTORITE – IMPERIUM, pp. 30-31, aux éditions Pardès

 

République et divertissement

 

« L’État n'est pas l'expression de la « société ». Base du positivisme sociologique, la conception « sociale » ou « sociétaire » de l’État est l'indice d'une régression, d'une involution naturaliste. Elle contredit l'essence du véritable État, invertit tous les rapports justes, prive la sphère politique de son caractère propre, de sa qualité et de sa dignité originelles. La finalité « anagogique » de l’État - en tant que force qui « tire vers le haut » - se trouve ainsi totalement niée.

La sphère politique se définit au moyen de valeurs hiérarchiques, héroïques et idéales, antihédonisteset, dans une certaine mesure, antieudémonistes, qui la situent en dehors du plan de l'existence simplement naturelle et végétative ; les véritables fins politiques, sont, pour une large part, des fins autonomes (non dérivées) ; elles se rattachent à des idéaux et à des intérêts différents de ceux de l'existence pacifique, de la pure économie, du bien-être matériel ; elles correspondent à une dimension supérieure de la vie, à un ordre de dignité distinct. Cette opposition entre la sphère politique et la sphère sociale est fondamentale. Elle a une valeur de "catégorie" et plus elle est marquée, plus l’État est soutenu par une tension métaphysique, plus ses structures sont solides, plus il est l'image fidèle d'un organisme de type supérieur. Chez ce dernier, en effet, les fonctions supérieures ne sont pas des expressions de sa vie biologique et végétative et, sauf dans des cas de décadence et d'abrutissement manifestes, ne sont pas non plus à leur service. Leur activité, bien que reposant sur la vie physique, obéit à ses propres lois et peut éventuellement s'imposer à elle pour la plier à des fins, des actions ou des disciplines qui ne se manifestent ni ne se justifient quand la vie physique est seule en cause. On doit concevoir de la même façon les rapports qui, dans une situation normale, doivent intervenir entre l'ordre politique et la « société ». » Julius Evola, Les Hommes debout au milieu des ruines, Chapitre II SOUVERAINETE - AUTORITE – IMPERIUM, pp. 31-32, aux éditions Pardès                    

 

Quand nous proposons des Assises de la Dissidence on nous parle d' « assemblées constituantes » (animées par les cancrelats les plus insupportables et tyrans de toute la sphère dissidente : les « gentils virus »), quand nous proposons une Critique positive de la Dissidence la Dissidence nous oppose des « clips de rap révolutionnaire », des « chansons potaches », des « polémiques cosmétiques », des « conseils de nutritions », des « techniques pour pisser droit », des « montages malhonnêtes » sur Ahmed Moualek et bien d'autres « divertissements », quand nous proposons une remise en question du modèle westphalien la Dissidence nous parle de l’ « ananassurance » et du journal intime de Laurent Louis sur ô combien il est noble;si c'est lui qu'il le dit ; quand nous proposons une mise en parenthèse de la réinformation pour reconsidérer le « Retour d'Europe » et réactiver un « ésotérisme révolutionnaire » dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle la Dissidence vapote autour de l' « article 50 de l'UPR » (constitué des cafards les plus opiniâtres et totalitaires de toute la sphère néo-souverainiste : les « upériens-pour-attendre » ; la pire des races).

 

L'Eurasisme contre souverainisme-libéral

 

« ...Il existe aujourd'hui des formes politiques où une telle chute de niveau et une telle inversion apparaissent bien clairement, sans confusion possible. Elles s'expriment, en termes non équivoques, dans les programmes et les idéologies de parti. En d'autre cas, la chose est moins visible et c'est alors qu'il est nécessaire de prendre nettement position.

La différence indiquée plus haut entre la conception politique et d’état et la conception physique de « société » se retrouve dans l'opposition qui existe entre État et nation. Les concepts de nation, de patrie et de peuple, malgré le halo romantique et idéaliste qui les entoure parfois, appartiennent par essence au plan « naturaliste » et biologique, non au plan politique, et correspondent à la dimension, « maternelle » et physique d'une collectivité donnée. Lorsqu'on a mis ces notions en relief, lorsqu'on leur a conféré la dignité de qualité première, cela s'est presque toujours produit d'une façon révolutionnaire ou du moins polémique par rapport au concept de l’État et au pur principe de souveraineté. C'est quand on passe de la formule « par la grâce de Dieu » (quelqu'approximative et stéréotypée qu'elle fût pour désigner le véritable droit d'en haut) à la formule « par la volonté de la nation » que s'accomplit, en effet, sous une forme typique, l'inversion déjà notée : passage qui n'est pas celui d'une simple structure institutionnelle à une autre, mais d'un monde à un autre monde, séparé du premier par un hiatus impossible à combler. »Julius Evola, Les Hommes debout au milieu des ruines, Chapitre II SOUVERAINETE - AUTORITE – IMPERIUM, pp. 35-36, aux éditions Pardès 

 

Si nous devons combattre le mondialisme, nous devons combattre ses multiples subversions. Nous devons donc les identifier. Nous ne pouvons pas les identifier avec la méthode unique et exclusive de la réinformation mortifère et du complotisme compulsif.

 

Soyez Evola, soyez Guénon, soyez Bloy, soyez Parvulesco, soyez Weil, soyez Douguine, soyez Artaud, soyez Céline, soyez de Roux, soyez Bernanos, soyez Raimbaud, soyez Bourre, soyez de Maistre, soyez James, soyez Peggy, soyez Maurras, soyez Steuckers, soyez Seba, soyez Ozon, soyez Phaure, soyez Sorel, soyez Ali, soyez Pétain, soyez de Gaulle, soyez Jean, soyez le Christ, soyez Marie, soyez, soyez, il en restera toujours quelque chose. Le monde n'a plus besoin de journalistes mais de prophètes.

 

Une forêt qui pousse fait moins de bruit qu'un gland qui tombe

 

« Dans la même ligne que ce qui précède, il est clair que notre radicalisme de la reconstruction n'implique pas seulement le refus de transiger avec quelques variantes que ce soit de l'idéologie marxiste ou socialiste, mais aussi, plus généralement, avec ce qu'on peut appeler l'hallucination ou la démonie de l'économie. Il s'agit ici de l'idée selon laquelle c'est le facteur économique qui est important, réel, décisif, dans la vie individuelle comme dans la vie collective ; de l'idée que la concentration de toute valeur et de tout intérêt sur le plan de l'économie et de la production n'est pas l'aberration sans précédents de l'homme occidental moderne, mais quelque chose de normal, non une éventuelle nécessité brutale, mais quelque chose qui doit être voulu et exalté. Capitalisme et marxisme ne sortent pas de ce cercle fermé et obscur. Ce cercle, nous devons le briser. Tant qu'on ne saura parler que de classe économique, de travail, de salaires, de production, tant qu'on aura l'illusion que le véritable progrès humain, la véritable élévation de l'individu sont conditionnés par un système particulier de distribution de la richesse et des biens, et dépendant donc de l'indigence ou de l'aisance, de la situation américaine de prosperity ou celle du socialisme utopique, on restera sur le même plan que ce qu'il faut combattre. » Julius Evola, Orientations, Point 6, pp. 57-58, aux éditions Pardès

 

Nous comprendrons sans doute un jour pourquoi les parangons de la Liberté d'expression de l'entre-soi, la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, que nous lisons, entendons, écoutons, relayons, rencontrons et avec qui nous parlions volontiers, à qui nous avons envoyé, patiemment, à maintes reprises, et toujours très courtoisement aux débuts : avant de constater le mépris de leur silence et la condescendance gratuite de la censure de notre concept Critique positive de la Dissidenceet notre idée d'Eurasisme européendont nous avions entreprit la construction et établit des bases car il nous semble incontestable que la Dissidence avait besoin d'une critique radicale de ses convergences prérévolutionnaires et ses orientations, et, avec tout le recul sur notre style, certes, en « construction », et que nous travaillons beaucoup à amélioré ça concerne entre une trentaine et une cinquantaine de dissidences, de libres penseurs, de personnalités dissidenteset leur nombre de militants, sur une période de plus de trois ans : un échantillon respectable nous semble-t-il –, bref, d'une manière ou d'une autre, dans le conseil ou dans la prise en compte, ils ne nous ont jamais répondu, ni sur le fond, ni sur la forme, ni accusé de réception, ni correspondance, ni relais, ni remarque, ni réaction, ni oui, ni merde...



Mais ça n'est pas à nous autres, dissidents du quotidien, qu'il fallait répondre, nous n'avions pas vocation à écrire nous cette critique qui ne venait pas, mais à nos idées, à nos articulations, aux références que nous essayons de véhiculer à travers elles, comme à tout le monde, ni plus ni moins.

 

Ils n'ont plus rien dire et ne sont que dans le recyclage du 11 Septembre... Et nous autres, dissidents, en avons fini avec la dissidence virtualisteet la web-résistance des censeurs démocrates et de l'arrière-garde républicaine,nous attendons les dissidents authentiquessur le « terrain du réel » (même si nous savons pertinemment que ça n'aura pas lieu, puisque aucuns de nos camarades, ou que très timidement, ne nous ont efficacement aidé à diffuser nos idées, qu'ils valident pourtant, et demandé pourquoi ce mépris à qui de droit, ne serait-ce que dans le cadres déjà restreints des « réseaux sociaux », ou dans l’envoi de mails, ce qui relève plus d'un manque d'humour que d'autre chose, ainsi soit-il), car si vous comprenez que nous parlons ici d'une durée entre trois mois et trois ans (pour certains de nos fiers dissidents, de nos courageux intellectuels et libres penseurs que nous avons interpellé, de manière très espacée et de la façon la plus courtoise nous insistons, ou auxquels nous voulions simplement signaler nos travaux et quelques références essentielles), que vous comprenez l'essence de leur mépris et la substance de leur condescendance, et que vous comprenez que pas une seule seconde nous pleurnichons mais que nous vous expliquons que c'est de votre « liberté d'expression » dont il est question, vous comprendrez qu'en plus d'être débranchés, nous devons être déconnectés et créer, « suractiver » une réponse, une Théorie politique Européenne de Troisième voie et de Quatrième nanalyse. 

 

Nous rappelons, à cet effet, que sur une période de plus ou moins six ans ; aujourd'hui, six ans, c'est une génération ; où la Dissidence était orpheline d'une théorie politique et philosophique, l'atelier d'E&R, que nous prenons ici à titre d'exemple en tant que Dissidence emblématique, a produit un seul article original sur l'Eurasisme et par extension autour d'une Quatrième théorie politique.

 

Nous ne ferons pas la liste du nombre d'articles et de vidéos d'essences marxistes, complotistes et en substance « souverainistes » diffusés durant cette longue période... Nous n'oublions pas les vidéo-conférences d'Alexandre Douguine produites par E&R (par une antenne d'E&R en particulier), et nous notons que ce désintérêt n'est pas typique d'E&R, mais qu'il touche toute la Dissidence, et également les « cercles non-conformistes » qui, bien qu'en parlant assez négativement, en parle davantage que la Dissidence, et nous ont davantage relayé que les « cercles néo-souverainistes », s’il en est, mais au-delà du relais, il faut dire que nous n'avons pas eu beaucoup de « retours », de « réponses », de « critiques positives » et que ça n'a pas débouché sur des correspondances métapolitiques stimulantes qui pourraient nous aider à nous faire comprendre toujours un peu mieux étant donné que travaillons sur « notes » et par une technique de mises-à-jour de nos textes sur la durée car nous considérons que les idées n'attendent pas et qu'il faut s'essayer à dépasser les subversions en temps réel même si la forme n'est pas toujours parfaitement aboutie en ce sens où nous abordons l'inconnu qui, selon nous autres, dissidents, eurasistes et traditionalistes, ont pourtant plus de points communs et de convergence avec l'eurasismequ'avec le souverainisme et le néo-souverainisme, et même qu'avec le nationalisme... Mais nos camarades de la Troisième voie le savent aussi bien que nous, nous savons qu'ils pensent chevaucher la Dissidence, nous pensons qu'ils se trompent et que la subversion néo-souverainiste chevauche la Troisième voie, il leur appartient de rejeter notre conviction comme il leur appartient de nommer cette idéologie ou de ne pas la nommer, de ne pas la combattre...

 

La Réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

(Lire aussi Notes sur le néo-souverainisme et De la méthode)

 

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26/12/2014

Eurasie dans la guerre de réseau : Réseau eurasien à la veille de 2015 (Alexandre Douguine)

 

Source : The Fourth Political Theory

 

La raison pour écrire ce texte était le discours de Vladimir Poutine à l'Assemblée Fédérale et l'approbation de la résolution anti-russe 758 au Congrès américain, en commentant laquelle Hillary Clinton a ouvertement déclaré que «les États-Unis commencent une guerre de l'information contre la Russie», et le député Eliot Engel a ajouté: «Il est temps de reconnaître que la Russie sous Vladimir Poutine est une menace pour la sécurité européenne et les intérêts américains dans la région». Dans son message, Poutine a déclaré: «Pour la Russie, la Crimée, l’ancien Korsun, Chersonèse, Sébastopol ont une grande signification civile et sacrée, comme le Mont du Temple à Jérusalem pour ceux qui professent l'islam et le judaïsme, et c'est ce que nous ressentons à ce sujet maintenant et pour toujours», en proclamant le parcours difficile pour la renaissance de la souveraineté et de la puissance continentale de la Russie, ainsi que son identité orthodoxe sacré. En réponse à cela, les États-Unis ont ouvertement admis qu'ils «commencent une guerre de l'information», laquelle, en fait, est en train d’être mené depuis longtemps contre nous. Mais maintenant, la guerre prend une nouvelle boucle.
 

Parallèlement à cela, la dernière fois que j'ai enregistré une augmentation d’attaques frontales contre Eurasiens et moi personnellement, ainsi que contre des personnes qui interagissent avec moi en Russie et dans le monde entier ces derniers mois. Le dernier point c'était l'ouverture de la boite mail professionnelle d'un membre du "Mouvement eurasien" et suite à cela, une  avalanche de publications dans les grands médias d'Europe sur le soi-disant dévoilement des agents russes d'influence dans le monde, baptisés pour le plus grand discrédit «L’International Noir». Je crois qu'il est temps de faire quelques clarifications et identifier une autre ligne de notre stratégie eurasienne.

 

« Eurasisme » comme une idéologie anti-occidentale

 

Permettez-moi de rappeler l'histoire.

 

Eurasisme depuis sa création au début des années 20-s du XX siècle, était toujours contre la domination mondiale de l'universalisme de l'Europe occidentale, mais plutôt pour la distinction de la civilisation russe. Par conséquent, l'eurasisme est, en effet, l'idéologie anti-occidentale qui nie le droit de la société occidentale d'établir leurs critères du bien et du mal comme une norme universelle. Russie est une civilisation eurasienne orthodoxe indépendante, et non la périphérie de l'Europe, ont insisté Eurasiens après leurs prédécesseurs idéologiques slavophiles et avec d'autres conservateurs russes.

 

Peu à peu « l’Eurasisme » s’est enrichi avec des techniques géopolitiques eurasiennes fondées sur le dualisme de la civilisation de la Mer et de la civilisation de la Terre, dont le concept a été développé dans la première moitié du XXe siècle par un anglais H. Mackinder et développé par les stratèges américains de N. Spykman à Brzezinski. Russie c’est le noyau de la civilisation de la Terre, le cœur du continent eurasiatique, et est donc vouée à mener une bataille de plusieurs siècles avec le monde anglo-saxon – avant, le cœur de ce monde était l'Empire britannique, et depuis la seconde moitié du XXe siècle - les États-Unis.

 

Eurasiens, donc les adversaires de l'hégémonie occidentale, les opposants à l’expansion américaine, les adversaires de valeurs libérales et les adeptes de la civilisation russe d'origine, de la religion et de la tradition. Eurasiens – ce sont les adversaires non seulement à l'Ouest, mais aussi aux modernistes russes: tout d'abord aux libéraux.

 

Si l'Occident - l'ennemi pour les Eurasiens, les Eurasiens – ce sont des ennemis de l'Occident et de ses agents d'influence. C'est logique. Les Eurasiens savent qui est leur ennemi et avec qui ils se battent, et l'ennemi sait qui sont les Eurasiens. Dans une telle situation, il serait étrange si les atlantistes, les impérialistes américains et les libéraux aimaient des Eurasiens et leurs amis à travers le monde. Et vice versa. Soit nous sommes du côté de la civilisation de la Terre, soit du côté de la civilisation de la Mer. La Terre – c’est la Tradition, la Croyance (pour les russes – l’Orthodoxie), l'Empire, le seuple, le sacré, l'histoire, la famille, l'éthique. La Mer – c‘est la modernisation, le commerce, la technologie, la démocratie libérale, le capitalisme, le parlementarisme, l'individualisme, le matérialisme, la politique du genre. Deux types de valeurs réciproquement exclusifs.

 

Neo-eurasisme dans la période post-soviétique

 

Toutes ces idées ont été restaurées et développés comme une idéologie depuis la fin des années 1980, par un groupe de néo-Eurasiens qui s'étaient rassemblés autour de moi. Nous avons restauré une partie importante de l'héritage idéologique des premiers Eurasiens, ajouté la géopolitique et le traditionalisme et appliqué tout cela aux réalités politiques de l'Union Soviétique. Comme les premiers Eurasiens en 1920-s, écrivant dans l'immigration, nous étions derrière la transformation de l'URSS dans l'Empire Eurasien, avec la préservation du territoire sous un contrôle stratégique unique, mais avec un changement dans l'idéologie pour celle d'orthodoxe et d’eurasienne. Tout comme les premiers Eurasiens, nous étions convaincus que les libéraux et les occidentaux – ce sont des pires ennemis de l'idée russe (pire que les communistes), et qu’ils effondrent la Grande Russie (URSS), s'ils prennent le pouvoir. Surtout parce qu'ils font partie du réseau atlantiste. Le temps l'a pleinement confirmé : ils l'ont détruit. Et ont essayé après de briser la Russie. C'est pour cela que dans les années 90-s, des Eurasiens étaient dans l'opposition radicale à Eltsine et à l'ensemble du régime fantoche pro-occidentale et libérale-démocratique, qui a été dominé par la bourgeoisie compradore et des agents russophobes d'influence des US. De cette période commence la diabolisation des eurasiens - comme des opposants patriotiques dans la Russie, comme des "chauvinistes russes" - aux Etats-Unis et à l'Occident. Dans cette hystérie idéologique, les occidentaux ont impliqué un certain nombre de ces dirigeants qui ont adhéré à la position patriotique - profitant de leur ignorance ou de la vanité, ou tout simplement en les «achetant ».

 

Tout cela a changé en 2000 avec l'arrivée de Poutine au pouvoir. Il a commencé à transformer le système d’Eltsine en esprit patriotique, incarnant des idées, des principes et des valeurs des Eurasiens. C'est la seule raison pour laquelle les Eurasiens ont soutenu Poutine et le soutiennent jusqu'à maintenant. Il n’y a rien de personnel : nous nous sommes battus avec un atlantiste-occidental Eltsine, mais on soutient le patriote Poutine. Le choix purement idéologique et clair.

 

A cause de tout cela, le degré de la haine pour les Eurasiens entre les libéraux russes et pro-occidentaux aux États-Unis et l'Occident en général a augmenté de façon spectaculaire.

 

Et puisque la politique de Poutine se déplace de plus en plus vers les idées eurasiennes, contre les eurasiens à l'Occident et dans les médias russes libérales, une campagne frontale a commencé. Le danger du soutien de Poutine par les eurasiens, ce n’est pas en nombre et en influence des eurasiens, mais sur la puissance des idées eurasiennes basée sur la géopolitique et les méthodes de la civilisation, sur l'exactitude de l'analyse historique et radicalement anti-occidental et l'orientation anti-libérale, ne pas laissant aux occidentaux le moyen de manipuler,  frauder et faire des manoeuvres trompeuses. Pour cette raison, l'effort approfondie a été fait pour veiller à ce que Poutine n'aurait pas le moindre soutien des eurasiens, ce qui, selon les architectes de l'atlantisme, aurait tôt ou tard, marginaliser « eurasisme » et retirer son idéologie à la périphérie. Des forces colossales ont été jetés pour cela dans l'Ouest et parmi les libéraux russes. Nous ne pouvons pas dire qu'on a pu surmonter tous leurs efforts, mais une chose est évidente : Poutine va en toute confiance à la création de l'Union Eurasienne, il n'a pas peur de jeter un défi ouvert à l'Occident et ses valeurs libérales, à pleine voix il se réfère à la foi, la tradition, aux fondations conservatrices de la société.

 

Réseau eurasien à l’étranger

 

Déjà dans les années 1990, et surtout dans les années 2000, les Eurasiens ont commencé à créer un vaste réseau extensif avec un appuie sur les forces qui comme les Eurasiens, rejetaient l'atlantisme et de l'hégémonie américaine, le libéralisme politique et la politique du genre, mais pour les traditions, le sacré, le christianisme, et d'autres religions traditionnelles. Le plus souvent, le réseau eurasien incluait des conservateurs appelé les "droits", mais très souvent il y avait des adversaires de l'hégémonie américaine du coté «gauche». Certains d'entre eux étaient russophiles, mais prennaient souvent l’eurasisme pour des raisons pragmatiques - la société traditionnelle en Russie a été plus forte que celle dans l'Occident, et le potentiel stratégique de la Russie pourrait devenir un contrepoids à la domination américaine. Beaucoup, en Europe et ailleurs ont étudié la géopolitique, et ont facilement identifié dans l'eurasisme les adeptes de la civilisation de la Terre, à laquelle ils se rapportent eux-mêmes (en parlant de la tradition contre le libéralisme). Cependant, le réseau eurasien était incomparablement plus faible et plus étroit que l'immense réseau atlantiste, basée sur un grand capital mondial, une élite libérale pro-américaine (qui est presque toujours la classe dirigeante), la puissance militaire et le service secret des Etats-Unis et de l'OTAN, un segment de la jeunesse en pleine expansion connecté au réseau de l'Ouest, formant une vision cosmopolite des choses, l'individualisme, dépassement de la morale et une rupture totale avec la religion, la tradition, les gens, la famille, et même le genre. Néanmoins, l'Eurasie a été développé sur la base des forces qui étaient en désaccord avec la nouvelle forme de domination mondiale - «troisième totalitarisme", rejettant le droit de toutes les autres idéologies, s'ils ne reconnaissent pas les principes fondamentaux du libéralisme. Toute alternative anti-libérale de la «gauche» a été classé comme un «stalinisme» et «goulag» et de la «droite» - comme un «nazi» et «Auschwitz». Eurasisme n'était ni communiste ni fasciste, donc, ni «droit» ni «gauche», c'est pour cela que les libéraux l’ont surnommé le «l'internationale rouge brun». En fonction de la situation, il pourrait être déclaré comme «un réseau d'agents du KGB», ("stalinisme") ou «l'Internationale noir» (le «fascisme eurasien»). Ce que ce n'était ni l'un ni l'autre, n'intéressait personne, car pour les libéraux la vérité n'existe pas en dehors du libéralisme. D'ici une campagne médias systématique et délibérée des occidentaux, a commencé dans les années 90-s du XXe siècle pour le dénigrement systématique de l'eurasisme et des Eurasiens.

 

Peu à peu, l'influence des réseaux eurasiens a grandi et à l’extérieur de la Russie (en Europe, en Turquie, en ancienne Union Soviétique - en particulier dans la Crimée et les anciens territoires de l'est de l'Ukraine), et en Russie même. Le dernier moment, montrant les dimensions souvent imperceptibles pour un observateur ordinaire, de l'influence croissante de l'Eurasie, était une réponse de Poutine à la révolution à Kiev - les retrouvailles avec la Crimée et le début de la libération de la Novorossia. Ces scénarios ont été décrits par moi comme des inévitables dès les années 1990 et justifié une nécessité historique et géopolitique (A.Dougine, Géopolitique M. 1997.): La logique de la géopolitique eurasienne était suivante : soit l'Ukraine sera avec les atlantistes (dans ce cas les parties est et sud seront détachés de son territoire), ou avec la Russie (dans ce cas la révolte sera soulevée par les occidentaux). Ce qui est arrivé, et Poutine dans une situation difficile s‘est comporté comme un patriote russe et eurasien, et non comme un libéral et atlantiste. En conséquence, dans l'Ouest et parmi les libéraux russes, une nouvelle vague de persécution des Eurasiens qui étaient opposés aux revendications sans fin et parfois franchement absurde a commencé, pour les blâmer de tous les péchés mortels. Plus ces idées devenaient claires et plus elles se traduisaient dans des actions politiques réelles, plus elles ont suscité la haine entre les représentants de la civilisation de la Mer et leurs réseaux.

 

Réseau contre réseau

 

Dès le début du drame ukrainien, j'ai divisé le segment russe des atlantistes en «cinquième» et «sixième» colonnes. La "Cinquième colonne" - ce sont des atlantistes ouverts, les opposants de Poutine, du patriotisme russe, ainsi que des libéraux et des conducteurs de la politique des US. La "Sixième colonne" se déguise en pragmatistes et les fonctionnaires, soi-disant soutenant Poutine, mais aussi comme la «cinquième» colonne, rejettant catégoriquement les idées eurasiennes et tentant de restreindre ou saboter des efforts patriotiques de Poutine, portant un coup au réseau eurasien - en Russie et à l'étranger. En Ukraine, le Maidan était atlantiste. La Crimée est devenue la première réponse eurasienne à Maidan. Novorossia aurait pu être la deuxième réponse eurasienne, mais notre offensif ici a été freiné par des atlantistes à l’extérieur et à l’intérieur de la Russie (jusqu'à présent). Beaucoup de choses ont changé dans le cours des événements dramatiques en Ukraine cette année 2014. Mais la géopolitique eurasienne est restée inchangée: l'avenir de la Russie – c'est la souveraineté, la multipolarité et la totale indépendance de la domination des États-Unis. C’est de quoi Poutine parle et c’est aussi ce qu’il fait. Par conséquent, en dépit de tout, le soutien de Poutine et de son cours par des eurasiens reste inébranlable. Encore une fois, rien de personnel. À un moment donné certains aspects de la politique peuvent ou non provoquer de l’enthousiasme, mais généralement à une grande longueur de temps, mesurée en décennies, nous voyons que Poutine tient à la politique eurasienne. Son dernier message à l'Assemblée Fédérale ne laisse aucun doute. Il était impossible ne pas comprendre son message. Déclarant ouvertement la course eurasienne, Poutine a dit:

 

«Si pour certains pays européens, la fierté nationale est une notion oubliée, et la souveraineté – c'est du luxe, pour la Russie la souveraineté – c'est une condition nécessaire de son existence. Cela devrait être évident pour nous. Je tiens à souligner que, soit nous sommes souverains, soit on est perdu dans le monde. Et il faut que cela soit compris par les autres puissances».

 

Dans la situation avec l'Ukraine, le réseau eurasien en Europe a pu démontrer sa valeur. Presque toutes les manifestations pro-russes, des groupe d'observateurs, et même les volontaires français dans la Novorossia ont été en quelque sorte lié avec les réseaux eurasiens, ainsi qu'avec des réseaux parallèles. C'est tout à fait naturel. Les eurasiens en Europe et dans d'autres pays sont bien conscients que ce n’est pas deux nations slaves - ukrainiennes et russes qui sont rencontrés, mais la Terre et la Mer, l'hégémonie des États-Unis et le multilatéralisme, représentant par la Russie. Par conséquent, le réseau eurasien n'agit pas dans les intérêts de la Russie, mais dans les intérêts de l'Europe, dans l'intérêt de l'idée de la multipolarité. Encore une fois, rien de personnel: il y a ceux qui sont en accord avec le libéralisme et le programme américain, et il y en a ceux qui sont en désaccord. Le milieu conservateur de l'Europe n'est pas d'accord. Par conséquent, ils se tournent les yeux là d’où l'alternative pourrait venir. Et que voient-ils? La Russie de Poutine et l'idéologie eurasienne. Cette logique est visible à des amis, mais elle est aussi évidente à nos ennemis. Poutine - l'ennemi numéro un à la civilisation occidentale moderne et libérale de la Mer, car il défend toujours les intérêts de la civilisation de la Terre. Tout gouverneur faisant de la Russie un pays grand et indépendant serait dans les yeux de l'Occident le "méchant". Par conséquent, Poutine ne peut tout simplement pas devenir un héros pour le monde des États-Unis et l'atlantisme, parce que pour ce faire, il doit détruire la Russie, comme Gorbatchev a fait avec l'Union Soviétique, et à qui on a applaudi.

 

La même chose pour l'eurasisme: quoi que cette idéologie soit, si elle défie l'hégémonie américaine, et s'appuie aussi sur une puissance nucléaire, elle ne peut pas être indifférente ou considérée neutre; les ennemis le comprennent très bien et jetent tous les efforts pour diaboliser eurasisme par tous les moyens: dénigrement, détraction, insultes, injures, l'identification avec «stalinisme» ou «fascisme» (selon le contexte).

 

Tenir sous l’attaque. Préparer une action offensive.

 

À un certain moment, Poutine comme le leader d'un grand pays et l'idéologie eurasienne comme un appareil conceptuel qui décrit précisément les défis et les objectifs de situation géopolitique actuelle, où les vieilles idéologies (gauche et droite) ne fonctionnent plus, ont fusionné en un objet commun de la haine totale dans les yeux de l'ensemble du réseau atlantiste. Toute personne qui soutient la Russie ou critique l'Occident, devient un «agent de Poutine», «l’espion russe» et «Eurasiens». Dans le même temps, lorsque nous parlons de la cinquième colonne et du réseaux atlantistes d’agents d'influence russes, on nous accuse de paranoïa et de théories du complot. Mais regardez les manchettes des médias occidentaux: ils cherchent la «cinquième colonne de Poutine», publie des listes des espions russes, et en raison de l’ouverture de la boite e-mail d’un membre du "Mouvement eurasien" par des agents de CIA déguisés pour des «Ukrainiens», une campagne est en cours d’élaboration afin d'identifier tous ceux qui sont favorables à la Russie. Qu'est-ce que notre petit réseau d’adversaires à l’ordre mondial libéral moderne par rapport aux milliards du Réserve Mondial, les universités libérales, des nouvelles technologies, des médias mondiaux, avec des dizaines de milliers d'ONG et des agents d'influence sur le haut de n'importe quel pays en Europe et en Asie ... Mais même cela met l'ennemi en rage. Parce que la Russie est avec nous. A la tête de la Russie est Poutine. Avec lui c'est le peuple et notre histoire. Et pas si pathétique elle devient, cette poignée de passionnés qui sortent avec des drapeaux de Novorossia et des portraits de Poutine dans les rues des villes européennes. C'est la civilisation alternative – la Terre qui se réveille de son sommeil.

 

Maintenant c’est le calme avant la tempête. La situation en Novorossia a atteint une impasse. Pression sur la Russie est de plus en plus forte. Nous sommes sous les assauts. Toute personne qui soutient activement Poutine, est inclus dans le réseau eurasien, jette le défie à la Bête américaine, maintenant sous l’attaque. La pression est de plus en plus forte. Le plus désagréable dans cette situation c’est la trahison. C'est quand l'ennemi est bien conscient à quel point tu es dangereux pour lui, et un ami ne se rend pas compte de ton utilité pour lui. Mais c’est aussi une épreuve à passer. Et on ne peut la passer que grâce à l'idée. Malgré la psychologie et de «jeux de réseau» complexes avec lesquels nos adversaires essaient de nous étrangler.

 

Nous avons fait et nous ferons notre réseau mondial eurasien. Nous avons travaillé et nous travaillerons contre l'hégémonie américaine. Nous avons soutenu et nous soutiendrons toutes les forces alternatives en Europe et en Asie, qui représentent la tradition (et pour nous c'est principalement l’orthodoxie), la justice, la liberté et le monde multipolaire. Contrairement à l'Occident: il n'y a pas une, mais plusieurs civilisations; il n'y a pas une (libérale), mais de nombreuses idéologies; il n'y a pas une seule culture, mais la diversité riche des cultures qui n'acceptent pas la mondialisation et se battront jusqu'à la fin.

 

Dieu est avec nous, comprenez-le et soumettez-vous, parce que le Dieu est avec nous!

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La Plus Grande Europe progresse. Inéluctablement (Jean Parvulesco)

 

Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, La Plus Grande Europe progresse. Inéluctablement, pp. 311-312, aux éditions Alexipharmaque

 

Ainsi se fait-il que malgré l'état de l'actuelle mainmise inconditionnelle de la conspiration mondialiste sur l'ensemble des structures politiques de la social-démocratie, l'histoire, de par elle-même, avance en imposant de force sa propre spirale décisionnelle, ses propres changements de fond et ses propres formes de renouvellement par dessus les circonstances de fait et les desseins hégémoniques de l'impérialisme démocratique des États-Unis subversivement à l’œuvre à l'intérieur de l'espace de sa visée européenne permanente : mystérieusement, des choses se font, qui ne devraient pas se faire, des choses à la fois irrévocables et secrètement fondamentales. Comme si, sans cesse, l'histoire échappait de par elle-même à l'emprise de la subversion mondiale sur l'Europe naissante, à toutes les manigances dans l'ombre. On l'a vu, l'objectif ultime de la grande stratégie politique actuelle et à venir de la conspiration mondialiste est et sera celui d'empêcher par tous les moyens l'émergence impériale de la Grande Europe : malgré cela, de par le mouvement intérieur même de l'histoire est en marche, la plus Grande Europe ne cesse de progresser, inéluctablement. Et c'est du sein même du pouvoir social-démocrate européen que les initiatives concernant cette marche en avant de l'Europe, comme celle de Joschka Fischer, surgissent, alors que le pouvoir social-démocrate n'est là que pour empêcher l'affirmation, la mise en œuvre effective. L'étonnante performance européenne de Jacques Chirac, le 27 juin 2000, à Berlin, devant le Reichstag au grand complet, appartient au même genre d’opération inconsciemment imposée par la marche propre de l'histoire, de l'histoire qui suit les commandements de sa propre irrationalité dogmatique. Quoi qu'ils fassent, ce n'est que ce qui doit se faire qui se fera.

 

Car l'histoire qui se révèle dans ses choix propres sera toujours plus forte que l'histoire qui révèle les choix que l'on tente de lui imposer.

 

Des forces historiques irrationnelles combattent souterrainement, soutiennent notre propre combat pour la mise en piste de l'axe Paris-Berlin-Moscou. Les apparences objectives de la situation sont contre nous. Mais, à la fin, seules comptent les certitudes contre-objectives émanant de la marche même de l'histoire, la part abyssale.  

 

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