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16/04/2015

La Loge de Louxor (Jean Parvulesco)

 

Jean Parvulesco, La confirmation boréale, Jean-Paul Bourre, et l'élu du Serpent Rouge, La Loge de Louxor, pp. 181-183, aux Éditions Alexipharmaque

 

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, la récente publication par les éditions parisiennes Les Belles Lettres, du dernier roman de Jean-Paul Bourre, L'élu du Serpent Rouge, est pratiquement passée inaperçu. Alors que, normalement, cela eut dû provoquer des remous tout à fait considérables, singulièrement déstabilisateurs. Car il s'agit là d'un récit à peine chiffré, les évènements dont on y traite s'y retrouvent tels qu'ils s'étaient réellement passés, en continuité seuls les noms des protagonistes y sont, nécessairement, changés, encore que le principal personnage du roman, François Mittérand s'y voit en permanence cité sous sa propre identité et avec ses véritables fonctions. Avant tout, il faudra donc savoir que L'élu du Serpent Rouge n'est pas du tout de la political-fiction, mais un document révélateur, relatant les dessous en profondeur des deux septennats de François Mittérand, des dessous vertigineux qui, bien au-delà de la politique, concernent directement les dimensions occultes de niveau, d'orientation et d'engagement suprahistorique, « surnaturel », qui ont souterrainement constitué l'interrègne du pouvoir présidentiel de l' « homme du rocher de Solutré ».

 

En dernière analyse, L'élu du Serpent Rouge apparaît comme un document d'une importance spirituelle et historique ou plutôt métahistorique – inhabituelle, décisive, et que l'on ne doit surtout pas commettre la périlleuse erreur de ne pas considérer comme tel, « passer à côté ».

 

Jean-Paul Bourre ne craint guère de serrer de fort près les choses, même les plus difficilement envisageables. Ainsi François Mittérand y est-il présenté comme un personnage hautement prédestiné, mystérieusement choisi pour une grande , très grande mission ultérieure, qu'il a finalement – accomplie – ou failli le faire, cela reste à voir à la fin de sa vie, et malgré le terrible empêchement de la maladie qu'il a voulu tenir cachée Jusqu'au dernier moment. Il a toujours voulu contrôler le secret de la spirale héroïque de sa propre vie, dans la perspective du « soi absolu ».

 

« Il a été soutenu, depuis sa sortie du stalag, à l'époque où il était prisonnier, jusqu'au marche du Panthéon. Ce chemin, il ne l'a pas fait tout seul. Nous devons savoir qui est derrière, à qui s'adressait la cérémonie du Panthéon », dira, dans L'élu du Serpent Rouge, « Patrice Villard », nom sous lequel Jean-Paul Bourre dissimule la personne de François de Grossouvre. Et encore sur François Mittérand : « Ce type est un initié, promis à un grand destin. S'il ne blasphème pas, s'il ne se détourne pas de l’œuvre qu'il doit accomplir, pour laquelle il a été choisi. S'il veut garder le pouvoir, il doit continuer le marquage spirituel de Paris, comme l'avait commencé Napoléon Bonaparte, lui aussi membre de la Loge de Louxor. »

 

La Loge de Louxor ? François Mittérand lui-même est légitimé comme appartenant à celle-ci, organisation supérieure paramaçonnique, ultra-secrète, aux buts « suprahistoriques » à la fois très lointains et très proches de l'actualité en cours. De plus en plus puissante, de plus en plus près des véritables centres, des véritables sphères du pouvoirs à travers l'Elysée. Car, désormais, tout dépendait de l'Elysée.

 

Jean-Paul Bourre : « La Loge de Louxor croyait aux pouvoirs occultes "sans distinction de races et de religions". Partout où une connaissance enfouie, oubliée, remontait à la surface, ils étaient là, pour détourner et stocker l'héritage, à d'autres fins, "émancipatrices", disaient les statuts de la Loge. » Et d'une manière plus percutante : « On pourrait résumer les objectifs de la Loge en quelques mots. Déstabiliser la papauté en démontrant les origines égyptiennes du christianisme. »

 

Mais, à l'Elysées dans l'entourage immédiat du président François Mittérand lui-même , deux grandes organisations supérieures d'influence étaient présentes et agissantes. Car il n'y avait pas seulement la Loge de Louxor. Il y avait le Prieuré, le « Prieuré de Sion », et le Prieuré c'était Patrice Villard. « Patrice Villard en personne », dit Jean-Paul Bourre. « Patrice Villard, Grand Maître du Prieuré, qui avait réussi à infiltrer le cercle restreint des amis du Président ». Il avait même été nommé responsable des chasses présidentielles. Cette fonction n'était qu'une couverture, derrière laquelle il jouait le rôle de conseiller occulte, servant d'intermédiaire avec certains milieux activistes. Et encore : « Villard, mais c'est l'un des conseillers du Président, un ancien de l'OAS ? Un type attaché à des idées d'honneur et de patrie, qui avait dérapé dans Le Figaro, il y a quelques années. Si je me souviens bien, il avait vanté la France et le baptême de Clovis, pour le bicentenaire de la Révolution. C'est tout juste s'il n'avait pas traité les révolutionnaires d'hérétiques. » Et plus loin : « Villard avait un bureau dans une des ailes du Château, derrière les appartements présidentiels. Une niche dorée, dans le périmètre du pouvoir monarque. La question revenait, sans qu'il puisse la chasser, ou trouver une réponse. Qu'avait donné Patrice Villard en échange ? Quel était l’intérêt du Président, lorsqu'il invita Patrice Villard dans le cercle de ses intimes ? » Il s'agit là, effectivement, d'une question absolument décisive. De laquelle dépendent bien de choses; si ce n'est tout. Question à laquelle la seule réponse avait été celle du mystérieux assassinat de François de Grossouvre dans son propre bureau de l'Elysée, « derrière les appartements présidentiels ». Or, à cette question, Jean-Paul Bourre n'a pas su apporter de réponse, qui est celle de l'assassinat de François de Grossouvre, devient à sou tour une autre question.

 

De toutes façons, l'assassinat de François de Grossouvre marque un tournant irrécupérable dans la marche finale des évènements ayant eu l'Elysée pour épicentre occulte, dans ces années-là.

 

Mais il ne faut oublier que L'élu du Serpent Rouge reste, fondamentalement, une tentative d'élucidation d'ensemble, et ultime, concernant le destin secret de François Mittérand en relation avec l’Égypte antérieure et ses mystères peut-être encore en action.

 

La mise à mort de François de Grossouvre imposait au Prieuré une mutilation sacrificielle à la fois irrévocable et tendue, dans un même mouvement, vers des inconcevables hauteurs, vers un surpassement mystagogique aux conséquences encore imprévisible. 

 

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15/02/2015

Du sens des mots : Autorité (Charles Horace)

 Ou « éloge de l’autorité »

 

"On ne saurait souhaiter d'affirmations plus nettes, et cette philosophie politique a, du moins, le mérite d'être claire. Elle érige l'objection de conscience en devoir. Elle impose le refus d'obéissance. Sa haine des Etats militaires est telle qu'elle détruit l'Etat tout entier. Ce qui était l'honneur et le drame du soldat est nié par elle en une seule phrase. Cette grandeur de la discipline est rayée d'un trait de plume. L'honneur des hommes, qui est un honneur de serviteur et de fidélité, l'honneur tel qu'il est écrit dans nos consciences depuis le premier serment prêté à un souverain, cet honneur-là n'existe plus, il n'est pas inscrit dans le manuel d'instruction civique. Seulement nos savants juges n'ont pas vu qu'en détruisant la forme monarchique de la fidélité, ils détruisaient toutes les patries : car il n'est pas de régime qui ne repose sur le contrat de service, il n'est pas de souveraineté autre que monarchique, et les républiques elles-mêmes ont imaginé l'expression de peuple-souverain.

Désormais, cette conscience claire du devoir, l'ordre du souverain est déchue de sa toute-puissance. L'indiscutable, le certain est aboli partout. L'édit placé sur le mur n'a plus d'autorité, l'obéissance au magistrat est affaire de circonstance. Il n'est plus permis à personne de dire : la loi est la loi, le roi est le roi. Tout ce qui était clair, tout ce qui nous permettait de mourir tranquilles est atteint par ces phrases absurdes. L'Etat n'a plus de forme. La cité n'a plus de murs. Un souverain nouveau, sans capitale et sans visage, règne à leur place désormais. Son tabernacle est un poste de radio. C'est là qu'on entend chaque soir la voix à laquelle nous devons obéissance, celle du super-Etat qui a la primauté sur la patrie. Car la phrase écrite par les juges en leur Jugement est claire, elle ne laisse point place à l’équivoque : si la conscience de l'humanité a condamné une nation, les citoyens de cette nation sont déliés de leur devoir d'obéissance, et non seulement ils en sont déliés, mais ils doivent agir contre leur propre pays (…).

Ainsi, en cet endroit de l'analyse, on découvre que tout s'épaule et se tient. Nous ne sommes plus les soldats d'une patrie, nous sommes les soldats de la loi morale. Nous ne sommes plus les citoyens d'une nation, nous sommes des consciences au service de l'humanité. Tout s'explique alors. » Maurice Bardèche, Nuremberg ou la terre promise, 1948.

 

Pour long qu’il soit, cet extrait du Nuremberg ou la terre promise de Maurice Bardèche est fondamental. Il explique la défiance contemporaine pour la notion d’autorité confondue spécieusement avec celle d’autoritarisme. La repentance obligatoire consécutive au procès de Nuremberg participe de cet opprobre jeté sur l’idée d’autorité. Les régimes vaincus en 1945 furent des régimes autoritaires : mort à l’autorité ! Cet interdit ne touche pas que l’autorité politique. Ce qui toucha l’Etat ne pouvait pas ne pas toucher le Père, le Prêtre, ou le Professeur entre autres supports traditionnels de l’autorité. Et que dire de l’armée, réduite un peu plus chaque année à la portion congrue ? L’évolution de nos sociétés libérales-libertaires a fait le reste. Si bien que l’on retrouve une allergie à la verticalité y compris chez certains « opposants au système ». Le pouvoir de l’oligarchie est facilement assimilé au « Pouvoir », avec une grand « P ». L’opposition à l’oligarchie devient alors le rejet de toute autorité, de tout pouvoir. Paradoxe grave ! Car l’abolition de tout interdit, de toute autorité exceptée celle du marché, de tout pouvoir en dehors de celui de l’argent est exactement le projet libéral porté par le système oligarchique. L’ « horizontalisation » des relations en dehors des domaines réservés de la finance est une arme de la subversion. Il est en effet plus aisé de manipuler et d’imposer ses vues à une Plèbe (de Plethor, la masse) qu’à des Gentes (des groupes ou lignages aristocratiques hiérarchisés).

 

Selon le dictionnaire Larousse, le terme « autorité » désigne le « pouvoir de décider ou de commander, d'imposer ses volontés à autrui. Ensemble de qualités par lesquelles quelqu'un impose à autrui sa personnalité, ascendant grâce auquel quelqu'un se fait respecter, obéir, écouter. Crédit, influence, pouvoir dont jouit quelqu'un ou un groupe dans le domaine de la connaissance ou d'une activité quelconque, du fait de sa valeur, de son expérience, de sa position dans la société… ». Elle est, en somme, la capacité de se faire obéir avec le consentement de celui qui obéit. Il existe donc une parenté évidente avec le concept d’Imperium que nous avions traité dans un précédent article. Toutefois, l’autorité comme principe n’est pas une fin mais un moyen, le moyen du bon exercice du pouvoir, de l’Imperium et du bon fonctionnement de la Res Publica. « Le pouvoir ne peut se satisfaire de son exercice brut, il lui faut le renfort de l’autorité. Ce renfort est spirituel, comme le montre l’usage du mot qui s’applique aussi à des textes – ceux qui font autorité », pour Dominique Lecourt (philosophe, dans Cahiers Croire n°277, 2012).

 

La problématique de l’autorité dépasse cependant le domaine purement politique. Quand nous réfléchissons à ce que l’on appelle pudiquement les « problèmes de sociétés » mais qui sont autant de symptôme du déclin de l’Europe, nous nous retrouvons presque automatiquement devant le problème suivant : à supposer que l’on trouve des remèdes aux maux de nos sociétés, il manquerait toujours une force pour les mettre en place. Sans restauration d’une verticalité difficile à remettre en cause –car remises en causes toujours il y aura- impossible de penser une refondation. De l’insécurité au harcèlement scolaire, de la mise en place d’une politique localiste, corporatiste, protectionniste, à la reprise en main des banques, en passant par la récidive, rien ne se fera sans recours à l’autorité, sans que l’action refondatrice ne puisse s’appuyer sur un principe vertical qui la justifie.

 

Par conséquent, poser la question de l’autorité revient à poser celle de la légitimité. Selon le sociologue allemand Max Weber la légitimité d’une autorité repose sur trois piliers. Le premier pilier est la tradition, issue de l’héritage historique des peuples (l’autorité du Père, du Prêtre, du Maître et du Roi dans les sociétés traditionnelles). Elle pérennise les édifices politiques. Le deuxième pilier est le charisme, qui assure également l’autorité à travers les qualités reconnues d’une personne. La source du pouvoir est ici la fama facti, l’autorité reconnue à une personne du fait de ce qu’il a accompli.Reste, enfin, la compétence, elle aussi reconnue par le groupe. Un pouvoir n’est donc juste que quand sa légitimité est reconnue. Il n’est légitime que quand il œuvre pour le bien commun, autrement dit, quand il permet à la communauté de croître en différents domaines. Ainsi : « Celui qui a autorité sur moi doit augmenter mes connaissances, mon bonheur, mon travail, ma sécurité, il a une fonction de croissance. La véritable autorité est celle qui grandit l’autre » (Michel Serres, philosophe). L’autorité n’est donc souhaitable et acceptable que dans le seul cas où elle permet d’apporter quelque chose de plus à la personne ainsi qu’au groupe. Autoritas est en effet dérivée du verbe augere, qui signifie augmenter. Cette conception de l’autorité, participe de ce que Charles Maurras appelait l’ « inégalité protectrice » dans sa politique naturelle. L’être humain étant par nature vulnérable, et ne disposant pas de toutes les compétences requises pour sa survie, en tant qu’animal politique, a besoin de vivre en communauté. Cette vie en communauté qui de par sa complexité nécessite un principe organisateur, structurant. Ce principe organisateur prend la forme de l’Etat qui exerce son pouvoir en vertu de son autorité. Nous citerons Julius Evola (L’arc et la massue) : « Dès les temps antiques on a reconnu qu'il existait une analogie entre l'être humain et cet organisme plus grand qu'est l'État. La conception traditionnelle de l'État - conception organique et articulée - a toujours reflété la hiérarchie naturelle des facultés propres à un être humain au plein sens du terme, chez lequel la partie purement physique et somatique est dominée par les forces vitales, celles-ci obéissant à la vie de l'âme et au caractère, tandis qu'on trouve au sommet de tout l'être le principe spirituel et intellectuel, ce que les stoïciens appelaient le souverain intérieur, l'egemonikon. En fonction de ces idées, il est évident que toute forme de démocratie se présente comme un phénomène régressif, comme un système dans lequel tout rapport normal est renversé. L'egemonikon est inexistant. La détermination vient du bas. II y a carence de tout centre véritable. Une pseudo-autorité révocable et au service de ce qui est en bas - à savoir l'aspect purement matériel, « social », économique et quantitatif d'un peuple - correspond, selon l'analogie signalée plus haut, à la situation suivante dans le cas d'un être individuel : un esprit et un principe spirituel qui n'auraient d'autre raison d'être que de représenter les besoins du corps, qui seraient en somme au service de celui-ci. »

 

En guise de conclusion, nous souhaiterions soumettre à la réflexion du lecteur à une dernière réflexion d’Evola : « On sait que Platon disait qu'il était bon que les individus ne possédant pas de maître intérieur en trouvassent au moins un en dehors d'eux-mêmes. Or, à tout ce qui a été présenté comme la « libération » de tel ou tel peuple, mis au pas en réalité, parfois même en recourant à la violence (comme après la Deuxième Guerre mondiale), pour jouir du « progrès démocratique » qui a éliminé tout principe de souveraineté, d'autorité véritable et d'ordre venant d'en haut, correspond aujourd'hui, chez un grand nombre d'individus, une « libération » qui est élimination de toute « forme » intérieure, de tout caractère, de toute droiture ; en un mot, le déclin ou l'absence, chez l'individu, de ce pouvoir central que les Anciens appelaient egemonikon. Et ce, non seulement sur le plan éthique, mais aussi dans le domaine des comportements les plus quotidiens, sur le plan de la psychologie individuelle et de la structure existentielle. Le résultat, c'est un nombre toujours croissant d'individus instables et informes, c'est l'invasion de ce qu'on peut appeler la race de l'homme fuyant. (…) La place où devrait trôner le « souverain intérieur », éventuellement pour opposer la pure loi de son être à toute loi extérieure, à toute hypocrisie et à tout mensonge (Stirner, Nietzsche, Ibsen), cette place est vide. On vit au jour le jour, de manière stupide somme toute. D'où, dans les rares moments de prise de conscience, le dégoût et l'ennui. Absence d'autorité, de vrais chefs, à l'extérieur, dans le domaine de l'État - et absence de forme intérieure chez les individus : les deux choses sont solidaires, l'une corrobore l'autre, au point de faire penser qu'il s'agit peut-être de deux aspects différents d'un phénomène unique de nos temps évolués et démocratiques.» (Julius Evola, L’arc et la massue).

 

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Autres articles de Charles Horace :

- Qu’est-ce que l’Imperium ? 

- Race et Racisme

- Le principe de subsidiarité

- Res Publica et République moderne

- Les valeurs héroïques européennes chez Homère : L’Iliade

 

26/12/2014

Eurasie dans la guerre de réseau : Réseau eurasien à la veille de 2015 (Alexandre Douguine)

 

Source : The Fourth Political Theory

 

La raison pour écrire ce texte était le discours de Vladimir Poutine à l'Assemblée Fédérale et l'approbation de la résolution anti-russe 758 au Congrès américain, en commentant laquelle Hillary Clinton a ouvertement déclaré que «les États-Unis commencent une guerre de l'information contre la Russie», et le député Eliot Engel a ajouté: «Il est temps de reconnaître que la Russie sous Vladimir Poutine est une menace pour la sécurité européenne et les intérêts américains dans la région». Dans son message, Poutine a déclaré: «Pour la Russie, la Crimée, l’ancien Korsun, Chersonèse, Sébastopol ont une grande signification civile et sacrée, comme le Mont du Temple à Jérusalem pour ceux qui professent l'islam et le judaïsme, et c'est ce que nous ressentons à ce sujet maintenant et pour toujours», en proclamant le parcours difficile pour la renaissance de la souveraineté et de la puissance continentale de la Russie, ainsi que son identité orthodoxe sacré. En réponse à cela, les États-Unis ont ouvertement admis qu'ils «commencent une guerre de l'information», laquelle, en fait, est en train d’être mené depuis longtemps contre nous. Mais maintenant, la guerre prend une nouvelle boucle.
 

Parallèlement à cela, la dernière fois que j'ai enregistré une augmentation d’attaques frontales contre Eurasiens et moi personnellement, ainsi que contre des personnes qui interagissent avec moi en Russie et dans le monde entier ces derniers mois. Le dernier point c'était l'ouverture de la boite mail professionnelle d'un membre du "Mouvement eurasien" et suite à cela, une  avalanche de publications dans les grands médias d'Europe sur le soi-disant dévoilement des agents russes d'influence dans le monde, baptisés pour le plus grand discrédit «L’International Noir». Je crois qu'il est temps de faire quelques clarifications et identifier une autre ligne de notre stratégie eurasienne.

 

« Eurasisme » comme une idéologie anti-occidentale

 

Permettez-moi de rappeler l'histoire.

 

Eurasisme depuis sa création au début des années 20-s du XX siècle, était toujours contre la domination mondiale de l'universalisme de l'Europe occidentale, mais plutôt pour la distinction de la civilisation russe. Par conséquent, l'eurasisme est, en effet, l'idéologie anti-occidentale qui nie le droit de la société occidentale d'établir leurs critères du bien et du mal comme une norme universelle. Russie est une civilisation eurasienne orthodoxe indépendante, et non la périphérie de l'Europe, ont insisté Eurasiens après leurs prédécesseurs idéologiques slavophiles et avec d'autres conservateurs russes.

 

Peu à peu « l’Eurasisme » s’est enrichi avec des techniques géopolitiques eurasiennes fondées sur le dualisme de la civilisation de la Mer et de la civilisation de la Terre, dont le concept a été développé dans la première moitié du XXe siècle par un anglais H. Mackinder et développé par les stratèges américains de N. Spykman à Brzezinski. Russie c’est le noyau de la civilisation de la Terre, le cœur du continent eurasiatique, et est donc vouée à mener une bataille de plusieurs siècles avec le monde anglo-saxon – avant, le cœur de ce monde était l'Empire britannique, et depuis la seconde moitié du XXe siècle - les États-Unis.

 

Eurasiens, donc les adversaires de l'hégémonie occidentale, les opposants à l’expansion américaine, les adversaires de valeurs libérales et les adeptes de la civilisation russe d'origine, de la religion et de la tradition. Eurasiens – ce sont les adversaires non seulement à l'Ouest, mais aussi aux modernistes russes: tout d'abord aux libéraux.

 

Si l'Occident - l'ennemi pour les Eurasiens, les Eurasiens – ce sont des ennemis de l'Occident et de ses agents d'influence. C'est logique. Les Eurasiens savent qui est leur ennemi et avec qui ils se battent, et l'ennemi sait qui sont les Eurasiens. Dans une telle situation, il serait étrange si les atlantistes, les impérialistes américains et les libéraux aimaient des Eurasiens et leurs amis à travers le monde. Et vice versa. Soit nous sommes du côté de la civilisation de la Terre, soit du côté de la civilisation de la Mer. La Terre – c’est la Tradition, la Croyance (pour les russes – l’Orthodoxie), l'Empire, le seuple, le sacré, l'histoire, la famille, l'éthique. La Mer – c‘est la modernisation, le commerce, la technologie, la démocratie libérale, le capitalisme, le parlementarisme, l'individualisme, le matérialisme, la politique du genre. Deux types de valeurs réciproquement exclusifs.

 

Neo-eurasisme dans la période post-soviétique

 

Toutes ces idées ont été restaurées et développés comme une idéologie depuis la fin des années 1980, par un groupe de néo-Eurasiens qui s'étaient rassemblés autour de moi. Nous avons restauré une partie importante de l'héritage idéologique des premiers Eurasiens, ajouté la géopolitique et le traditionalisme et appliqué tout cela aux réalités politiques de l'Union Soviétique. Comme les premiers Eurasiens en 1920-s, écrivant dans l'immigration, nous étions derrière la transformation de l'URSS dans l'Empire Eurasien, avec la préservation du territoire sous un contrôle stratégique unique, mais avec un changement dans l'idéologie pour celle d'orthodoxe et d’eurasienne. Tout comme les premiers Eurasiens, nous étions convaincus que les libéraux et les occidentaux – ce sont des pires ennemis de l'idée russe (pire que les communistes), et qu’ils effondrent la Grande Russie (URSS), s'ils prennent le pouvoir. Surtout parce qu'ils font partie du réseau atlantiste. Le temps l'a pleinement confirmé : ils l'ont détruit. Et ont essayé après de briser la Russie. C'est pour cela que dans les années 90-s, des Eurasiens étaient dans l'opposition radicale à Eltsine et à l'ensemble du régime fantoche pro-occidentale et libérale-démocratique, qui a été dominé par la bourgeoisie compradore et des agents russophobes d'influence des US. De cette période commence la diabolisation des eurasiens - comme des opposants patriotiques dans la Russie, comme des "chauvinistes russes" - aux Etats-Unis et à l'Occident. Dans cette hystérie idéologique, les occidentaux ont impliqué un certain nombre de ces dirigeants qui ont adhéré à la position patriotique - profitant de leur ignorance ou de la vanité, ou tout simplement en les «achetant ».

 

Tout cela a changé en 2000 avec l'arrivée de Poutine au pouvoir. Il a commencé à transformer le système d’Eltsine en esprit patriotique, incarnant des idées, des principes et des valeurs des Eurasiens. C'est la seule raison pour laquelle les Eurasiens ont soutenu Poutine et le soutiennent jusqu'à maintenant. Il n’y a rien de personnel : nous nous sommes battus avec un atlantiste-occidental Eltsine, mais on soutient le patriote Poutine. Le choix purement idéologique et clair.

 

A cause de tout cela, le degré de la haine pour les Eurasiens entre les libéraux russes et pro-occidentaux aux États-Unis et l'Occident en général a augmenté de façon spectaculaire.

 

Et puisque la politique de Poutine se déplace de plus en plus vers les idées eurasiennes, contre les eurasiens à l'Occident et dans les médias russes libérales, une campagne frontale a commencé. Le danger du soutien de Poutine par les eurasiens, ce n’est pas en nombre et en influence des eurasiens, mais sur la puissance des idées eurasiennes basée sur la géopolitique et les méthodes de la civilisation, sur l'exactitude de l'analyse historique et radicalement anti-occidental et l'orientation anti-libérale, ne pas laissant aux occidentaux le moyen de manipuler,  frauder et faire des manoeuvres trompeuses. Pour cette raison, l'effort approfondie a été fait pour veiller à ce que Poutine n'aurait pas le moindre soutien des eurasiens, ce qui, selon les architectes de l'atlantisme, aurait tôt ou tard, marginaliser « eurasisme » et retirer son idéologie à la périphérie. Des forces colossales ont été jetés pour cela dans l'Ouest et parmi les libéraux russes. Nous ne pouvons pas dire qu'on a pu surmonter tous leurs efforts, mais une chose est évidente : Poutine va en toute confiance à la création de l'Union Eurasienne, il n'a pas peur de jeter un défi ouvert à l'Occident et ses valeurs libérales, à pleine voix il se réfère à la foi, la tradition, aux fondations conservatrices de la société.

 

Réseau eurasien à l’étranger

 

Déjà dans les années 1990, et surtout dans les années 2000, les Eurasiens ont commencé à créer un vaste réseau extensif avec un appuie sur les forces qui comme les Eurasiens, rejetaient l'atlantisme et de l'hégémonie américaine, le libéralisme politique et la politique du genre, mais pour les traditions, le sacré, le christianisme, et d'autres religions traditionnelles. Le plus souvent, le réseau eurasien incluait des conservateurs appelé les "droits", mais très souvent il y avait des adversaires de l'hégémonie américaine du coté «gauche». Certains d'entre eux étaient russophiles, mais prennaient souvent l’eurasisme pour des raisons pragmatiques - la société traditionnelle en Russie a été plus forte que celle dans l'Occident, et le potentiel stratégique de la Russie pourrait devenir un contrepoids à la domination américaine. Beaucoup, en Europe et ailleurs ont étudié la géopolitique, et ont facilement identifié dans l'eurasisme les adeptes de la civilisation de la Terre, à laquelle ils se rapportent eux-mêmes (en parlant de la tradition contre le libéralisme). Cependant, le réseau eurasien était incomparablement plus faible et plus étroit que l'immense réseau atlantiste, basée sur un grand capital mondial, une élite libérale pro-américaine (qui est presque toujours la classe dirigeante), la puissance militaire et le service secret des Etats-Unis et de l'OTAN, un segment de la jeunesse en pleine expansion connecté au réseau de l'Ouest, formant une vision cosmopolite des choses, l'individualisme, dépassement de la morale et une rupture totale avec la religion, la tradition, les gens, la famille, et même le genre. Néanmoins, l'Eurasie a été développé sur la base des forces qui étaient en désaccord avec la nouvelle forme de domination mondiale - «troisième totalitarisme", rejettant le droit de toutes les autres idéologies, s'ils ne reconnaissent pas les principes fondamentaux du libéralisme. Toute alternative anti-libérale de la «gauche» a été classé comme un «stalinisme» et «goulag» et de la «droite» - comme un «nazi» et «Auschwitz». Eurasisme n'était ni communiste ni fasciste, donc, ni «droit» ni «gauche», c'est pour cela que les libéraux l’ont surnommé le «l'internationale rouge brun». En fonction de la situation, il pourrait être déclaré comme «un réseau d'agents du KGB», ("stalinisme") ou «l'Internationale noir» (le «fascisme eurasien»). Ce que ce n'était ni l'un ni l'autre, n'intéressait personne, car pour les libéraux la vérité n'existe pas en dehors du libéralisme. D'ici une campagne médias systématique et délibérée des occidentaux, a commencé dans les années 90-s du XXe siècle pour le dénigrement systématique de l'eurasisme et des Eurasiens.

 

Peu à peu, l'influence des réseaux eurasiens a grandi et à l’extérieur de la Russie (en Europe, en Turquie, en ancienne Union Soviétique - en particulier dans la Crimée et les anciens territoires de l'est de l'Ukraine), et en Russie même. Le dernier moment, montrant les dimensions souvent imperceptibles pour un observateur ordinaire, de l'influence croissante de l'Eurasie, était une réponse de Poutine à la révolution à Kiev - les retrouvailles avec la Crimée et le début de la libération de la Novorossia. Ces scénarios ont été décrits par moi comme des inévitables dès les années 1990 et justifié une nécessité historique et géopolitique (A.Dougine, Géopolitique M. 1997.): La logique de la géopolitique eurasienne était suivante : soit l'Ukraine sera avec les atlantistes (dans ce cas les parties est et sud seront détachés de son territoire), ou avec la Russie (dans ce cas la révolte sera soulevée par les occidentaux). Ce qui est arrivé, et Poutine dans une situation difficile s‘est comporté comme un patriote russe et eurasien, et non comme un libéral et atlantiste. En conséquence, dans l'Ouest et parmi les libéraux russes, une nouvelle vague de persécution des Eurasiens qui étaient opposés aux revendications sans fin et parfois franchement absurde a commencé, pour les blâmer de tous les péchés mortels. Plus ces idées devenaient claires et plus elles se traduisaient dans des actions politiques réelles, plus elles ont suscité la haine entre les représentants de la civilisation de la Mer et leurs réseaux.

 

Réseau contre réseau

 

Dès le début du drame ukrainien, j'ai divisé le segment russe des atlantistes en «cinquième» et «sixième» colonnes. La "Cinquième colonne" - ce sont des atlantistes ouverts, les opposants de Poutine, du patriotisme russe, ainsi que des libéraux et des conducteurs de la politique des US. La "Sixième colonne" se déguise en pragmatistes et les fonctionnaires, soi-disant soutenant Poutine, mais aussi comme la «cinquième» colonne, rejettant catégoriquement les idées eurasiennes et tentant de restreindre ou saboter des efforts patriotiques de Poutine, portant un coup au réseau eurasien - en Russie et à l'étranger. En Ukraine, le Maidan était atlantiste. La Crimée est devenue la première réponse eurasienne à Maidan. Novorossia aurait pu être la deuxième réponse eurasienne, mais notre offensif ici a été freiné par des atlantistes à l’extérieur et à l’intérieur de la Russie (jusqu'à présent). Beaucoup de choses ont changé dans le cours des événements dramatiques en Ukraine cette année 2014. Mais la géopolitique eurasienne est restée inchangée: l'avenir de la Russie – c'est la souveraineté, la multipolarité et la totale indépendance de la domination des États-Unis. C’est de quoi Poutine parle et c’est aussi ce qu’il fait. Par conséquent, en dépit de tout, le soutien de Poutine et de son cours par des eurasiens reste inébranlable. Encore une fois, rien de personnel. À un moment donné certains aspects de la politique peuvent ou non provoquer de l’enthousiasme, mais généralement à une grande longueur de temps, mesurée en décennies, nous voyons que Poutine tient à la politique eurasienne. Son dernier message à l'Assemblée Fédérale ne laisse aucun doute. Il était impossible ne pas comprendre son message. Déclarant ouvertement la course eurasienne, Poutine a dit:

 

«Si pour certains pays européens, la fierté nationale est une notion oubliée, et la souveraineté – c'est du luxe, pour la Russie la souveraineté – c'est une condition nécessaire de son existence. Cela devrait être évident pour nous. Je tiens à souligner que, soit nous sommes souverains, soit on est perdu dans le monde. Et il faut que cela soit compris par les autres puissances».

 

Dans la situation avec l'Ukraine, le réseau eurasien en Europe a pu démontrer sa valeur. Presque toutes les manifestations pro-russes, des groupe d'observateurs, et même les volontaires français dans la Novorossia ont été en quelque sorte lié avec les réseaux eurasiens, ainsi qu'avec des réseaux parallèles. C'est tout à fait naturel. Les eurasiens en Europe et dans d'autres pays sont bien conscients que ce n’est pas deux nations slaves - ukrainiennes et russes qui sont rencontrés, mais la Terre et la Mer, l'hégémonie des États-Unis et le multilatéralisme, représentant par la Russie. Par conséquent, le réseau eurasien n'agit pas dans les intérêts de la Russie, mais dans les intérêts de l'Europe, dans l'intérêt de l'idée de la multipolarité. Encore une fois, rien de personnel: il y a ceux qui sont en accord avec le libéralisme et le programme américain, et il y en a ceux qui sont en désaccord. Le milieu conservateur de l'Europe n'est pas d'accord. Par conséquent, ils se tournent les yeux là d’où l'alternative pourrait venir. Et que voient-ils? La Russie de Poutine et l'idéologie eurasienne. Cette logique est visible à des amis, mais elle est aussi évidente à nos ennemis. Poutine - l'ennemi numéro un à la civilisation occidentale moderne et libérale de la Mer, car il défend toujours les intérêts de la civilisation de la Terre. Tout gouverneur faisant de la Russie un pays grand et indépendant serait dans les yeux de l'Occident le "méchant". Par conséquent, Poutine ne peut tout simplement pas devenir un héros pour le monde des États-Unis et l'atlantisme, parce que pour ce faire, il doit détruire la Russie, comme Gorbatchev a fait avec l'Union Soviétique, et à qui on a applaudi.

 

La même chose pour l'eurasisme: quoi que cette idéologie soit, si elle défie l'hégémonie américaine, et s'appuie aussi sur une puissance nucléaire, elle ne peut pas être indifférente ou considérée neutre; les ennemis le comprennent très bien et jetent tous les efforts pour diaboliser eurasisme par tous les moyens: dénigrement, détraction, insultes, injures, l'identification avec «stalinisme» ou «fascisme» (selon le contexte).

 

Tenir sous l’attaque. Préparer une action offensive.

 

À un certain moment, Poutine comme le leader d'un grand pays et l'idéologie eurasienne comme un appareil conceptuel qui décrit précisément les défis et les objectifs de situation géopolitique actuelle, où les vieilles idéologies (gauche et droite) ne fonctionnent plus, ont fusionné en un objet commun de la haine totale dans les yeux de l'ensemble du réseau atlantiste. Toute personne qui soutient la Russie ou critique l'Occident, devient un «agent de Poutine», «l’espion russe» et «Eurasiens». Dans le même temps, lorsque nous parlons de la cinquième colonne et du réseaux atlantistes d’agents d'influence russes, on nous accuse de paranoïa et de théories du complot. Mais regardez les manchettes des médias occidentaux: ils cherchent la «cinquième colonne de Poutine», publie des listes des espions russes, et en raison de l’ouverture de la boite e-mail d’un membre du "Mouvement eurasien" par des agents de CIA déguisés pour des «Ukrainiens», une campagne est en cours d’élaboration afin d'identifier tous ceux qui sont favorables à la Russie. Qu'est-ce que notre petit réseau d’adversaires à l’ordre mondial libéral moderne par rapport aux milliards du Réserve Mondial, les universités libérales, des nouvelles technologies, des médias mondiaux, avec des dizaines de milliers d'ONG et des agents d'influence sur le haut de n'importe quel pays en Europe et en Asie ... Mais même cela met l'ennemi en rage. Parce que la Russie est avec nous. A la tête de la Russie est Poutine. Avec lui c'est le peuple et notre histoire. Et pas si pathétique elle devient, cette poignée de passionnés qui sortent avec des drapeaux de Novorossia et des portraits de Poutine dans les rues des villes européennes. C'est la civilisation alternative – la Terre qui se réveille de son sommeil.

 

Maintenant c’est le calme avant la tempête. La situation en Novorossia a atteint une impasse. Pression sur la Russie est de plus en plus forte. Nous sommes sous les assauts. Toute personne qui soutient activement Poutine, est inclus dans le réseau eurasien, jette le défie à la Bête américaine, maintenant sous l’attaque. La pression est de plus en plus forte. Le plus désagréable dans cette situation c’est la trahison. C'est quand l'ennemi est bien conscient à quel point tu es dangereux pour lui, et un ami ne se rend pas compte de ton utilité pour lui. Mais c’est aussi une épreuve à passer. Et on ne peut la passer que grâce à l'idée. Malgré la psychologie et de «jeux de réseau» complexes avec lesquels nos adversaires essaient de nous étrangler.

 

Nous avons fait et nous ferons notre réseau mondial eurasien. Nous avons travaillé et nous travaillerons contre l'hégémonie américaine. Nous avons soutenu et nous soutiendrons toutes les forces alternatives en Europe et en Asie, qui représentent la tradition (et pour nous c'est principalement l’orthodoxie), la justice, la liberté et le monde multipolaire. Contrairement à l'Occident: il n'y a pas une, mais plusieurs civilisations; il n'y a pas une (libérale), mais de nombreuses idéologies; il n'y a pas une seule culture, mais la diversité riche des cultures qui n'acceptent pas la mondialisation et se battront jusqu'à la fin.

 

Dieu est avec nous, comprenez-le et soumettez-vous, parce que le Dieu est avec nous!

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