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27/04/2017

La Notion de Civilisation, par Charles Horace (Action Française)

 

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26/04/2017

« Il est encore trop tôt... »

 

 

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« J'ai dit plus haut que tel était le sentiment profond de ses soldats. Quand ces pauvres gens mourraient en criant : « Vive l’Empereur ! » ils croyaient vraiment mourir pour la France et ils ne se trompaient pas. Ils mourraient tout à fait pour la France, ils donnaient leur vie comme cela ne s'était jamais fait, non pour un territoire géographique, mais pour un Chef adoré qui était à leurs yeux la Patrie même, la patrie indélimitée, illimitée, resplendissante, sublime autant que la grande vallée des cieux et de laquelle aucun savant n'aurait pu leur désigner les frontières. C'était l'Inde et c'était l'immense Asie, l'Orient après l'Occident, le Globe vraiment de l'Empire universel dans les serres terribles de l'Oiseau romain domestiqué par leur Empereur, et leur Empereur, c'était la France, - équivoque, énigmatique, indiscernable avant son apparition – désormais précise dans sa majesté, irradiante et claire comme le jour, la jeune France de Dieu, la France du bon pain et du bon vin, la France de la gloire, de l'immolation, de la générosité héroïque, de la grandeur sans mesure, de toutes les litanies du cœur et de la pensée !



Stat Crux dum volvitur orbis. C'était bien cela. » Léon Bloy, L'Âme de Napoléon, II Les autres âmes, Le globe, p.71, aux éditions Tel Gallimard

 

Patience!

 

Heureux comme Dieu en France, en ce jour de Soleil invaincu, les français se sont rendus aux urnes funéraires de la social-démocratie. Propagez la bonne nouvelle !

 

«  Que ma prière devant toi s'élève comme un encens  » (Psaume 140)

 

Nous autres, impériaux, nous encourageons les nôtres à ne pas se résigner. Nous nous garderons de donner consigne là où il n'y a qu'un choix ; décisif ? Ainsi que me l'a justement rappelé un homme debout : « Il est encore trop tôt... »

 

Notre seule consigne est de dire à nos camarades néo-nationalistes et néo-souverainistes que nous les attendons d'ores et déjà devant le bûché des « populismes », des populismes du statu-quo et de la Défaite, des « pures frimes » et des vanités, qu'avec joie, nous leur laisserons allumer. De ces cendres renaîtra une certaine idée de l'Empire et de la Souveraineté.

 

L'impérialisme atlantiste n'aura d'ennemi qu'un empire grand européen ; l'Empire eurasiatique de la Fin.

 

L'Homme providentiel, impérial et eurasiste, marial et Grand-Gaulliste, présent en nos cœurs sauvages, ne sera pas l'homme d'une élection démocratique mais d'un contexte géopolitique qui vient. Contexte géopolitique qui provoquera miraculeusement la réunification des deux Églises sous le sceau de Marie, où est-ce la réunification des deux Églises qui provoquera un contexte favorable ?

 

D'élections en déceptions, avec toutes les critiques émises et que nous acceptons d'entendre sur la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine, notre orientation vers l'Est reste la seule orientation possible, notre seule option géopolitique, pour parler de façon pragmatique.

 

Nous avons l'exemple de Donald Trump lui-même empêché par l'état-profond atlantiste. Il ne s'agit pas de nier ou sous-estimer l'existence d'une certaine « vague populiste » en mouvement dans le monde occidental, et de ce qu'elle contient, mais nous trouvons le terme populiste vague et imprécis, sans orientation. Ce que nous traduisons, nous, comme le fait qu'une partie du monde occidental redresse la tête (mais sans encore savoir où regarder), nous le célébrons, mais pour nous, restreindre ce fait à un vague populisme est le limiter, et, en cette période électorale, nous voyons de quelles limites nous parlons.

 

Derrière ce théâtre d'ombres au centre de la Nuit, c'est avec une patience exaltée, une immobile impatience, que nous attendons les nôtres.

 

Le Grand Commencement

 

De notre point de vue, le faible résultat de Marine Le Pen démontre deux choses, premièrement, l'inefficacité de la Dissidence et de sa métapolitique de la réinformation sur les réseaux sociaux qui, après une quinzaine d'année, ne trouve aucune traduction dans les urnes, deuxièmement, l'inanité de la doctrine néo-souverainiste, de la « dédiabolisation », et des néo-nationalismes de réaction, l'heure est au bilan.

 

L'éclatement du paysage politique français n'est pas une mauvaise affaire pour qu'émergent les véritables clivages et que se recompose un paysage politique sur de nouvelles bases.

 

Il n'y a pas de « pouvoir » à prendre, ni en France ni même en Europe. Il ne faut pas spécialement souhaiter cette victoire-là au Front National dont la défaite va lui permettre lui aussi de se recomposer. Nous en comprendrons davantage après les législatives qu'après le deuxième tour. Macron va achever la République, tout devient possible.

 

Notre problème ce sont les vieux et les jeunes vieux – les soixante-huitards mentaux – qui ont voté Macron et qui vont encore nous coller un moment, cela dit, pour ne pas complètement dénigrer les stratégies de la réinformation et de la dédiabolisation, nous pensons que de nombreux « réinformés » sont jeunes et n'avaient pas le droit de vote en 2017 qu'ils auront en 2022.

 

Nous pensons qu'une sorte de Casa Pound « à la française », qu'une Maison Bloy, est désormais possible, et que, pour dépasser tous les clivages politiciens inutiles, c'est-à-dire pour être une avant-garde opérative, ce mouvement ou ce parti politique devra dépasser certes le clivage gauche/droite mais également la position du ni gauche/ni droite, devra dépasser le clivage interne nationalisme/souverainisme, et devra même surpasser le clivage pro UE/eurosceptique. En effet, nous voyons que la question de l'Union Européenne et de l'Europe est mal posée et par les pro UE et par les eurosceptiques qu'ils soient néo-nationaux ou néo-souverainistes, c'est pour nous la grande leçon de ces élections, le néo-souverainisme eurosceptique a échoué ainsi que le néo-nationalisme à sa remorque sur cette question. Pour être synthétique, les intérêts souverainistes et nationalistes se déplacent vers une option à la fois Grand Continental et « pérennialiste » – ce qui ne convient pas exactement, l'on pourrait parler de « primordialisme » pour ne pas contourner l'importance du caractère national dans les hiérarchies et les subsidiarités d'une construction impériale et par là rassurer les nationaux-souverainistes, mais nous cherchons davantage à signifier le caractère mystique et finalement prophétique plutôt que romantique et finalement moderniste de notre vision supranationale de la Nation, ce que nous cherchons précisément c'est d'imprimer un caractère traditionaliste et spirituel à notre notion grand-continentale et impériale. « Spiritualiste » ne convient pas plus, désignant un mouvement philosophique précis, la référence au pérennialisme guénonien et évolien nous semble à défaut la plus claire pour donner un caractère à notre personnage grand continental et son avant-garde toujours déjà présente.

 

Ce que vont, par exemple, permettre ces élections, c'est d'engager une véritable critique de la démocratie en son principe – du régime démocratique à l'échelle nationale, nous croyons à une représentation démocratique naturelle à l'échelle des communes (l'assemblée), à l'échelle locale, mais pas au-delà – et non une critique souverainiste de la vraie-fausse démocratie qui demande plus de démocratie, une « autre » démocratie, ce qui est, ce qui était, tout à fait antirévolutionnaire et antitraditionnaliste dans tous les sens du terme. Cela peut se décliner pour la république, son laïcisme, l'égalitarisme, etc...



Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce que révèlent ces élections, mais nous avons décidé de faire court et pensons avoir dit l'essentiel à nos yeux.

 

« Il est encore trop tôt pour que se lève le conflit définitif, celui qui réglera tout car il touchera au nœud du problème, et qui n'aura pas lieu entre droite et gauche (évidemment), ni entre patriotes et mondialistes (ce que pense Soral), mais entre nationalistes (de gauche comme de droite) et impérialistes. L'histoire du monde montre que la naissance des nations s'est faite avec celle de la modernité. L'effondrement des empires  ET DONC des spiritualités authentiques  est le corollaire de ce mouvement historique. Il n'y avait que 80 pays en 1920, et aujourd'hui plus de 200 ! » Un homme debout

 

Vive l'Empire !

 

Pendragon

 

 

12/04/2017

Le réel contre le néo-souverainisme

 

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« Un homme, ça s'empêche »

 

L'altercation entre Alain Soral et Daniel Conversano n'est pas dramatique ; c'est ce qu'elle traduit qui est tragique.

 

Il ne s'agit pas d'une simple mise-aux-poings entre deux hommes, ou encore une correction du maître à son élève. Il s'agit bien d'une agression en règle, préméditée, et en bande organisée.

 

L'agression d'un militant néo-nationaliste par une bande de néo-souverainistes avec le fait aggravant que la scène se déroule au théâtre de La Main d'Or, temple de la Dissidence, une humiliation filmée comme un divertissement. De surcroît, avec une organisation défaillante du débat qui, visiblement, méritait réflexion. La présence d'agents de sécurité, a priori professionnels, dont le garde du corps personnel d'Alain Soral, n'a pas prévenu et empêché l'agression. Des agents qui n'ont pas fait leur travail, n'ont pris aucune précaution pour prévenir ce qui était prévisible, n'ont pas réagi, ni la première, ni la seconde fois, ils avaient largement le temps et l'espace pour agir et barrer la route à Soral avant que Conversano accuse les coups. Disons-le, ils avaient préalablement validé, ainsi que Dieudonné en paix dit « Le vent nouveau », le fait que Soral allait se faire Conversano, et qu'ils sont venus assister Soral et Dieudonné dans leur projet d'agression, ce qui n'en fait plus des agents de sécurité, mais des hommes de main. Dire le contraire n'est pas un avis ou une opinion, c'est nier les faits qui ne souffrent aucune interprétation, parce qu'on peut soutenir Soral, détester Conversano, mais avouer qu'il s'agit en l’occurrence d'une agression, gratuite. Il est rare que Dieudonné offre un spectacle gratuit, il faut le souligner. Le fait de prendre cette agression à la légère résume l'idée que l'on se fait de la Justice.

 

Daniel Conversano pourrait et portera sans doute plainte, car au-delà du geste d'Alain Soral, c'est un exemple, un message, c'est, dans le contexte actuel, une mise en danger des militants néo-nationalistes, mais aussi des dissidents critiques qui braveront la ligne de la Réconciliation de gré ou de force.

 

L'idéologie néo-souverainiste qui ne dit pas son nom et sa subversion dépassent le cadre d'E&R et sa volonté première de « réconciliation nationale » souvent mal comprise, mais E&R véhicule cette idéologie au détriment d'une Troisième voie authentique. Le néo-souverainisme, c'est le Libéralisme déguisé en Souverainisme. Si la ligne E&R est mal comprise de Conversano, elle est également mal comprise des « musulmans patriotes ». Il n'y a pas que soutient ou menace, il y a esprit critique et juste milieu.

 

Le néo-souverainisme montre les dents. Nous allons les lui arracher une par une !

 

Cette menace va se normaliser : le néo-souverainisme entre dans sa phase bolchevique répressive et commence sa purge stalinienne au sein de la Dissidence.

 

Le peuple élu de la Dissidence, les nervis de la Réconciliation, les nouveaux possédés des réseaux sociaux, nous font régulièrement la démonstration de cet esprit de purge dans les commentaires internés ; un asile de fous écrans ouverts. Le dernier petit lynchage médiatique entre amis de Pascal Mancini, à partir d'un petit torche-cul de lapravada.ch (qui porte bien son nom) chié par le suisse Alimuddin Usmani, en dit long sur la mentalité en présence, parce que Mancini, présent lors de l'agression, a osé donner sa version des faits. On nous parlera dans les commentaires de l’intelligence limitée de Mancini et autres attaques ad hominem sous la ceinture, l'article est un article de complaisance en la faveur d'Alain Soral, une sorte de fellation journalistique, et ne traite pas du débat de fond qui opposa Soral et Conversano.

 

Ce que les dissidents et les intellectuels « dhimminués » ne comprennent pas, c'est que pendant ces quelques minutes et durant leur défense de Soral, ils ont été, à leur corps défendant : la police, les hommes de main, les troupes d'occupation mentale, le système immunitaire de l'atlanto-sionisme qu'ils prétendent combattre.

 

Une nouvelle police de la pensée, vindicative, s'est exprimée sous la forme visible d'un nouvel antiracisme, agressif, et cela ne suscite aucun débat chez les intellectuels « non-conformistes » qui n'y voient pas une subversion.



On nous parlera de l'illégitimité et de l’irresponsabilité de Daniel Conversano. Si on personnalise et psychologise le débat et les débatteurs, alors, on pourra trouver tous les défauts du monde à Conversano et à Soral pour incarner et mener un combat nationaliste, mais il ne s'agit pas de pureté, de Conversano et de Soral, il s'agit de deux lignes de force qui agissent « souterrainement » au sein de la Dissidence.



Dieudonné est devenu le plus gros fournisseurs de fiches aux services. Soral et ses sbires font désormais le sale boulot pour la machine à trier les âmes et à faire taire. D'une manière générale, la Dissidence, et nous mêmes, militants, dissidents et résistants, avons montré nos faiblesses, notre absence de colonne vertébrale et d'un socle doctrinal, pour autant, personne de la Dissidence ne fait son auto-critique et la critique de l'idéologie néo-souverainiste.

 

S'il y a quelque chose que la machine semble redouter c'est la conscience raciale et le réenracinement – réenracinement que l'on ne peut délier de l'idée d'identité et de l'idée de remigration.



Non, la « question raciale » n'est pas un complot sioniste pour empêcher l'intégration sociale des français de branche, elle se pose pour tous les peuples qui luttent contre le mondialisme qui comprend l'assimilation/intégration/insertion de populations comme cosmopolitisme et, à moyen et long terme, remplacisme.

 

La conscience raciale n'a rien d’extraordinaire, d'ailleurs, la « question raciale » – la question de l'identité dont la race est une composante majeure – est quelque chose de nouveau dans l'histoire et il n'y a que des blancs pour se la poser. C'est la conscience d'appartenance à un groupe historique, ethno-culturel et civilisationnel qui, pour survivre collectivement et exister individuellement, doit être conscient de sa longue histoire, tout simplement, il s'agit de « racisme positif », partagé par l'ensemble de l'humanité.

 

C'est vos subconscients d'européens coupables qu'essaie d'atteindre la machine avec ce genre de « manipulation mentale » où un méchant néo-nationaliste se fait corriger par un chevalier blanc dissident.

 

Aujourd'hui, Alain Soral et E&R nous expliquent que cette conscience, nécessaire au réenracinement, préalable même, est du racialisme, voire du suprémacisme, du nazisme, un complot sioniste, et justifient ainsi l'agression de Conversano : jusqu'où descendront-ils demain ?

 

Égalité et Remigration

 

E&R se réclame à qui veut l'entendre de l'idée de Remigration. Mais E&R n'a strictement jamais travaillé sur l'idée de Remigration (en dehors de l'organisation d'une conférence/débat entre Laurent Ozon et Albert Ali en 2013) qui reste, encore une fois, au stade de l'incantation.

 

Dans les faits, nous ne trouvons aucun interlocuteur dissident pour travailler sur l'idée de remigration, comme nous ne rencontrons aucun « musulman patriote » sur les réseaux sociaux et dans le pays réel pour ce faire, pour ouvrir ce débat sereinement. La réconciliation s'arrête toujours là où commence l'idée de remigration. La réconciliation s'arrête aux portes de la repentance éternelle.

 

Le travail a été fait. Tout y est passé, critique du judaïsme, critique du cosmopolitisme, critique du libéralisme, de tous les « isme », déconstruction de l'antiracisme institutionnel, critique du système politico-médiatique, critique, critique, critique... Ce qui est certain, c'est que quelque chose dans la méthode critique a coincé, puisque à part renforcer l'antisémitisme culturel des arabo-musulmans et des nationalistes, la Dissidence ne peut pas se targuer d'une synthèse opérative qui va au-delà de cet antisionisme de combat qui n'est même pas partagé par les deux partis, quand elle n'a pas créé d'identitaire hybride qu'elle se sent obligée de rattraper par le collet quand il dit qu'il en a marre des arabes. Pourtant, si on explore toutes ses sphères critiques, qu'on les relie, l'idée de réconciliation et l'idée de remigration ne sont pas antagonistes. Tout le monde a comprit que quand Daniel Conversano dit « arabes », il dit « racailles », on peut jouer sur les mots encore longtemps, ça ne change pas le fond du problème.

 

L'idée de remigration n'est pas à proprement parlé politique et se justifie par le fait démographique qui est scientifique et mathématique, qui ne souffre aucune idéologie, aucun débat, aucun avis et aucune opinion. La Remigration est un pragmatisme.

 

Un patriote ne peut accepter ce qui nie le grand remplacement ; son remplacement. Il est inutile de perdre du temps avec ceux qui, par exemple, justifient le grand remplacement par la colonisation, ou encore vous entraînent de force sur un terrain religieux, moral, pour justifier l'invasion migratoire.

 

Les français de branche, patriotes, qu'ils soient diplômés ou simplement entreprenants, qui sont encore en lien avec leur pays d'origine ou ressentent une certaine nostalgie pour ce dernier, devraient être nos interlocuteurs privilégiés, les théoriciens et praticiens d'une « remigration positive » ; il n'en est rien. Sans même parler « remigration », nous ne connaissons pas de groupes constitués de français de branche qui luttent fermement contre l'immigration invasive ou encore critiquent vivement le terrorisme daeshien autrement qu'en expliquant que c'est pas ça l'islam et que c'est les sionistes, et ça n'est pas une caricature.

 

Les nationalistes, quant à eux, doivent comprendre que la « remigration », si elle n'est formulée qu'en terme de rejet et qu'entre blancs, restera au stade de l'incantation et développera des processus auto-incapacitants pour la cause nationale. La remigration pour la remigration n'a pas d'avenir politique.

 

La manœuvre consiste à activer des leviers politiques, économiques et diplomatiques, partout où nous le pouvons, pour désenclaver, petit-à-petit, la France et l'Europe d'une immigration massive et invasive, pour faire respirer son économie de ci de là. En effet, les pays en voie de développement n'ont aucun intérêt à voir la France et l'Europe s'enfoncer davantage et nous sommes persuadés qu'ils peuvent tout à fait le comprendre si nous nous leur expliquons. En ça, les expatriés ont une mission. S'il faut arrêter les pompes aspirantes, ce qui dépend d'un changement politique, il faut parallèlement commencer à inverser les flux migratoires par des dispositifs para-étatiques ; entrepreneuriaux ; mais qui rentrent dans une logique nationale et européenne, à des petites échelles, à notre niveau, mais qui démontrent que cela est possible, sain, va dans le sens d'un monde multipolaire.

 

Les « non-alignés » de toutes les communautés et de tous les pays doivent commencer à ouvrir des « négociations », comme si nous étions au pouvoir, pour la théorie, et des chantiers de coopérations et de développement, entre la France, les communautés et les pays concernés, pour la pratique, afin de proposer des dispositifs à leurs gouvernements respectifs, ce qui nécessitent, dans un premier temps, d'endiguer la fuite des cerveaux, de faciliter le retour ou la mise-en-avant des intelligences locales, capables de mettre en route ce processus de rééquilibre des rapports de force vers un monde multipolaire par la voie d'une remigration positive. Voilà ce qu'est la Remigration. Ce que nous : ce que nos élites cosmopolites, pillons en premier lieu aux pays en voie de développement et aux anciennes colonies : c'est leurs hauts potentiels.

 

Le réel contre l'antiracisme

 

Soral et Dieudonné ont surfé, non sans talent, sur une dynamique qu'ils n'ont en aucun cas enclenchée, c'était déjà là, et tout le travail avait été prémâché par le « camp national » et la « gauche radicale », et d'une certaine façon par le conspirationnisme étasunien d’exportation. La Dissidence n'est qu'un dommage collatéral du 11 Septembre et de la démocratisation d'internet, de la guerre qui oppose les « nationalistes » et les cosmopolites : les traditionalistes et les post-modernistes.

 

Penser que Soral et E&R sont une espèce de « sas de décompression » vers le Nationalisme est une erreur principielle et philosophique, une illusion d'optique : le néo-souverainisme n'est pas le nationalisme, c'est un nationalisme de subversion. Il est d'un nouvel antiracisme qui a compris que la dernière frontière contre le « racisme » authentique et sain des peuples enracinés était l'antisémitisme primaire et décomplexé, la critique hypercomplotiste du judaïsme, pour ne pas, notamment, critiquer l'islamisme prosélyte et terroriste qui, encore une fois, serait une pure création des forces « atlanto-sionistes » dont le monde musulman et ses communautés diversifiées (mais pour 99% dirigées par le sunnisme wahhabite et takfiriste) seraient purs de toutes pénétrations, et dont ils seraient les premières victimes, les vierges recousues de tous les complots mondiaux. Je ne ferai pas l'insulte aux musulmans de les priver de leur autodétermination comme le fait la Dissidence. Parenthèse refermée.

 

Daniel Conversano n'a pas à se justifier sur ce qu'il dit de sa génération et de son quotidien. Ça fait plus de dix ans que la Dissidence nous casse les pieds avec la « liberté d'expression » à l'américaine et nous vend de la « nouvelle opinion publique » sur internet, c'est-à-dire un nouveau contrôle mental. L'opinion est le pire travers de la démocratie, c'est le droit à n'importe qui de donner son avis sur n'importe quoi.

 

Daniel Conversano exprime une réalité sociale et raciale que beaucoup d'entre nous ont vécu et vivent au quotidien. Je ne suis pas formellement nationaliste au sens doctrinal du terme, mais je ne pourrais en aucun cas dénier le droit à un nationaliste de dire la réalité comme il a choisi de la dire, et de m'en indigner, car Conversano, qu'on le regrette ou non, exprime le réel, le réel contre les fantasmes néo-souverainistes de « réconciliation ».

 

Premièrement, nous n'avons pas attendu Soral et la Dissidence pour nous « réconcilier » et « vivre ensemble » et pour constater que ce « réconcilier » et « vivre ensemble » c'est toujours à condition de se soumettre un moment donné ou l'autre, tôt ou tard, chaque jour un peu plus, de se soumettre non pas à un individu en particulier, mais à un ensemble de renoncements à sa propre identité pour s’intégrer à l'autre, au groupe, et, dirons-nous, de renoncer aux intérêts supérieurs de la Nation, garante de cette « réconciliation impossible » et de ce « vivre ensemble hypothétique », pour préserver une certaine paix sociale entre les communautés et les individus.

 

Bien entendu, les relations humaines sont plus complexes et cette réalité n'est pas présentée ni ressentie comme telle par l'ensemble de la population, il y a du vivre ensemble plus ou moins heureux, un déni de réalité, et c'est alors que la soumission s'accomplit davantage par habitude que par une pression quelconque, ce qui est pernicieux... Pour faire de la politique, il faut s'extraire, aller au-delà, de l'expérience personnelle et de l’exception, pour observer, constater, et dégager des généralités. Sinon, je ne pourrais moi-même essayer de regarder les choses froidement ayant, le plus souvent, une relation apaisé et amicale avec les fils d'immigrés et les musulmans.

 

Deuxièmement, cela fait plus de dix ans que la Dissidence a amorcé ce mouvement de « réconciliation » et que cela se termine systématiquement par un combat de blancs dans un tunnel. Le processus de « réconciliation des communautés nationales » s'arrête aux portes de la libération de la parole et de la remigration, se borne toujours à la même malhonnêteté intellectuelle et à la même mauvaise foi de la part des dissidents sur la ligne E&R, des français de branche et particulièrement des musulmans qui jamais ne toléreraient cette situation pour leurs pays d'origines.

 

La « réconciliation » devient alors un prétexte de prosélytisme religieux et une tentative de conversion. Jamais je n'ai eu l'occasion d'aborder le sujet de la remigration avec un « musulman patriote » sereinement, en dépassant le stade des préliminaires et de la repentance obligatoire sur la colonisation et le péché originel de la race blanche.

 

Le reste du monde sait que l'Europe est le seul espace géographique où ce remplacement de population est possible, en tout cas à cette échelle, où l'on peut traiter l’indigène de raciste, voire nier son existence. Là est la mauvaise foi.

 

Le discours de Conversano est, quoiqu'on puisse en penser, articulé. Ce qui n'est pas toujours le cas des répétiteurs de Soral qui ne sont pas Soral et il devrait inquiéter Soral que ce phénomène de mini-moi lui coûte un jour plus cher qu'il ne l'enrichit. Les « dissidents » n'ont pas de doctrine, pas de colonne vertébrale autre que la critique du système politico-médiatique et le débat sur la liberté d'expression, leur liberté d'expression.

 

Les fausses pudeurs de la Troisième voie

 

Que dire de Michel Drac qui confirme la menace qui pèserait sur Conversano plutôt que sur d'autres nationalistes et s'en fait le messager ? Et de ceux qui, par extension, porteraient un discours similaire à l'avenir ? Les services c'est comme les arabes, ça dépend à qui ils rendent service ? C'est bien de ça qu'il s'agit Michel ? Quid de Soral et de son antisémitisme viscéral ? Ce qu'il y a de positif avec cette affaire, c'est qu'elle est révélatrice des limites et des intentions réelles de chacun. Il est tout de même étrange que l'antisémitisme soit une prérogative de la liberté et de son expression au sein de la Dissidence, mais que les réactions contre ce complot juif de l'immigration invasion soient physiquement réprimées par cette même « dissidence », non ?

 

Des patriotes, des nationalistes, des préférencialistes, des fascistes, des racistes, des racialistes, des ethno-différencialistes, des antisémites, des gens normaux quoi, ça n'est pas ce qui manque dans le « milieu natio », qui ont pignon sur rue et que Soral connaît, Soral aurait dû affronter Serge Ayoub par exemple, ou combattre Laurent Ozon, ou encore bousculer le Lieutenant Sturm, mais non, il a frappé Conversano (et a invité Serge Ayoub dans la foulée, reçu Ryssen, on a frôlé la conférence avec de Lesquen mais ce fut Escada). Serge Ayoub qui, il faut le préciser, se présentera dans l'émission Vive l'europe de Conversano la semaine suivante L'heure la plus sombre : quenelle.

 

E&R a bouffé à tous les râteliers identitaires pour montrer que les identitaires sont E&R et non pas l'inverse, certains ont marché, d'autres courent encore : on n'a plus de nouvelles.

 

Globalement, le camp national, exceptions faites de la Dissidence Française et de Radio Courtoisie qui ont reçu Conversano après cette agression, et de Démocratie Participative qui a nettement pris position, les leaders d'opinion néo-nationalistes, n'ont pas défendu Conversano comme il se doit, ou de la dédiabolisation comme stratégie...



Parfaite illustration de cette « hésitation » à défendre Conversano pour ne pas se fâcher avec le maître du logos de la part des non-conformistes de Méridien Zéro qui une semaine après l' « algarade » – (XVIe siècle) De l’espagnol algarada (« trouble causé par une troupe de cavaliers »), composé de algara (« troupe de cavalier ») et -ada, emprunté à l’arabe غارة, ḡārah (« raid, razzia »). (wiktionnaire) – recevaient Vincent Lapierre dans la Méridienne, membre et journaliste d'E&R, pour parler de ses travaux sur Hugo Chavez et le Venezuela, mais qui aura aussi tribune pour défendre Soral sans contradictions, pour défendre le fait qu'un néo-souverainiste frappe un néo-nationaliste parce qu'il défend une position proche de la Troisième voie, et tout cela sur une radio fasciste...

 

Une semaine plus tard, Monsieur K(ontre-Kulture), Sébastien de Kerrero – « ...se présenta, dans la même circonscription, sur une liste du Centre national des indépendants et paysans sous son véritable nom, tout en donnant un coup de main à Alain Soral et à Dieudonné M'bala M'bala pour la constitution de leur Liste antisioniste !... » (métapédia) – et sa ganache de yourte espagnole, dans l'émission Orage d'Aciers, pardon Monsieur, déniaisera Conversano (ainsi que Boris le Lay) comme une quantité négligeable de la cause nationaliste et identitaire. Double soumission ou double erreur de communication, mais dans les faits, MZ se soumet symboliquement, comme Douguine (nous y reviendrons), au néo-souverainisme et son antiracisme subversif ; il suffisait d'attendre un peu pour recevoir Lapierre (ou ne pas parler de cette affaire) et donner tribune à Conversano sur Orages d'Acier, qui est un format « militant » qui correspond à cet exercice, quitte à lui porter radicalement contradiction, ce que ne dédaigne pas Conversano, nous l'avons vu. N'est pas aristocrate qui veut.

 

Dans l'émission arrosée de la nouvelle année, l'admirable Lieutenant Sturm nous explique tout de même qu' « on a rien à foutre de c'que dit Soral... », désolé d'vous balancer chef, mais j'préfère rester là-dessus que sur la pédanterie du moussaillon K, et son nez plus que suspect.

 

Je pense que nous sommes tous passés à côté du débat, que la plupart des réactions sont des réactions de confort, des réactions de soumission au néo-souverainisme qui annoncent d'autres soumissions, des réactions de boutiquiers de la Dissidence et d'un néo-conformisme qui ne dit pas son nom, le néo-conformisme des intellectuels en ballerines quand nous saignons dans nos bottes. Un marigot de pensée humide et rempli de moustiques que nous allons assécher.

 

Dissidence et réseaux sociaux



Le rapport des dissidences à internet et aux réseaux sociaux est un sujet qui ne me semble pas sans intérêt. Je ne fais que constater que ce sujet et son étude, où les outils situationnistes et traditionalistes pourraient converger, sont totalement absents dans nos rangs.



Vous remarquerez qu'il y a très peu de débats contradictoires dans les conférences et les diffèrentes productions de la Dissidence ; débats qui sont censés se dérouler dans les commentaires anonymes mais que l'on peut résumer à des dialogues de sourds et à la guerre de tous contre tous. Tout le monde prétend convaincre ou convertir l'autre sans être convaincu lui-même et pratiquer réellement son argumentaire. Ainsi s'annonce la Société connectée, là où tout se vaut, ou une information en vaut une autre. Car, s'il y a bien un endroit ou le « relativisme » est un format d'écriture, ce sont bien les réseaux sociaux et l'ingénierie psycho-sociale imposée par ses cadres, sa structure même, internet n'est pas un nouveau média : c'est un nouveau langage.

 

Un nouveau langage qui transforme notre structure mentale, un jour, ce que j'affirme ici conceptuellement serait démontré scientifiquement si ça n'est déjà fait, la télévision était déjà plus qu'un média, qu'un « outil », l'écran et la superposition des écrans sont le problème. Il suffit de s’intéresser au rapport du cerveau à l'image, par exemple, tout le monde sait intuitivement que ça n'est pas la même chose de lire sur du papier que sur un écran.

 

La Dissidence fait souvent l'éloge de l'internet – l'internet des magiciens –, émettant certes quelques précautions, mais d'une manière générale internet est considéré comme un outil miraculeux que l'on utilise plus ou moins bien, l'illusion est parfaite, les réseaux sociaux influenceraient le réel plus que le réel influencerait les réseaux sociaux submergés par l'information, je pense le contraire et je pense qu'internet est venu ralentir un processus révolutionnaire et accélérer un processus de gouvernance par le chaos, déstructurant toutes les forces et créant un maximum d'antagonismes, de divisions internes, dont l'effet secondaire est la création de nouveaux marchés liquides et la création de flux secondaires qui alimentent le flux mondialiste et tout ce qu'il contient.

 

Nos commentaires sur les réseaux sociaux ne valent pas tripette, ça n'existe pas, ce sont des lignes de codes stockées, triées, étudiées, autopsiées, il n'en restera rien... Du déracinement à la virtualisation. Tout le piège d'internet est là. Tout y est liquide. Tout cela à quelque chose qui tient du gluant, du dégueulasse, du sordide, du tout salir, tout ce qui est beau y est sans cesse souillé, le plus insalubre des gourbis est plus confortable que ces salons où les internés de la matrice dans la matrice pullulent : la pilule rouge dans ton cul.



Le commentaire du commentaire du commentaire : comment faire taire Conversano ?

 

Nous laisserons Alain Soral s'arranger avec ses contradictions, son « honnêteté intellectuelle », et à Daniel Conversano repenser sa doctrine, le réel. Nous allons brièvement nous occuper des réactions de ceux qui se pensent au-dessus de tout ça :

 

Premièrement, tous ceux qui parlent d'une « petite algarade » sont soit des répétiteurs, des chiens de Pavlov de la Dissidence hypnotisée, soit de parfaits malhonnêtes.

 

Deuxièmement, Daniel Conversano n'appelle pas à la guerre civile, en aucun cas, ce qui est sans doute l'argument le plus fallacieux des différents intervenants venus vous expliquer que vous n'avez pas vu ce que vous avez vu et que, d'une manière générale, vous ne voyez pas ce que vous voyez : le monde est maya.

 

Nous ne commenterons pas factuellement les commentaires, et les commentaires des commentaires, vous trouverez de nombreux arguments plus ou moins fallacieux, pour ou contre, dans les articles et vidéos autour de cette affaire que vous trouverez en utilisant votre moteur de recherche pour ceux que nous n'avons pas référencé ; bon amusement.

 

Nous prenons nettement position non pas « pour » Conversano, ou « contre » Soral, mais radicalement pour l'idée de « Justice » que nous mettons au-dessus de l'idée d' « Égalitarisme ».



Troisièmement et dernièrement, aux vues des différents commentaires et prises de positions, cette « algarade » est le point final de notre Critique positive de la Dissidence.

 

Les dissidences virtuelles ne feront pas taire le pays réel.

 

Il n'y aura pas d'Eurasisme européen

 

Le mouvement eurasiste, Alexandre Douguine, ses collaborateurs, par la voie du nouveau média Katehon, ont apparemment décidé de se rallier et de suivre la ligne unique et exclusive, certes pragmatique, de Vladimir Poutine et du Kremlin, d'une propagande journalistique pro-russe, à l'instar de Sputnik France, agence de presse-orange, tant dans leurs productions que dans leurs relais, plutôt que d'adopter une ligne critique et radicale, d'avant-garde eurasiste, une ligne de mouvement politique, comme nous nous le sommes appliqué à nous-mêmes par ailleurs...

 

Nous ne parlons pas ici de la critique radicale du monde post-moderne et de l'atlantisme qui est fort heureusement toujours présente sur Katehon, bien que l'influence du « complotisme néo-souverainiste » se fait ressentir. Nous parlons bien d'auto-critique et de construction d'un mouvement politique dont il n'est plus l'heure qu'il se déguise en néo-souverainisme.

 

Il est difficile de combattre une idéologie objective que l'on a pas identifié, que les intellectuels ne nous aident pas à identifier et qui joue de cette invisibilité pour subvertir les mouvements prérévolutionnaires. La Dissidence a une idéologie objective : le néo-souverainisme, le néo-souverainisme est une forme de libéralisme conforme à la forme du Libéralisme triomphant.

 

Dans ces conditions, et à cause du moment politique, parce que ce choix pèse, selon nous, sur la pertinence des analyses et orientations eurasistes, et que, par omission, Alexandre Douguine valide pour la France une orientation néo-souverainiste (ce que nous redoutions au plus haut point) dont il se rendra compte tôt ou tard qu'elle était parfaitement et subversivement « anti-eurasiste », L'Heure Asie n'a plus réellement lieu d'être et renaîtra peut-être ailleurs : Pour que vive l'Europe et l'Empire eurasiatique de la Fin !

 

Robert Steuckers et Laurent James ont donné des pistes de travail et un début de Doctrine pour la France et l'Europe, à mon humble niveau, j'avais commencé l'exercice militant d'une critique positive de la Dissidence et du néo-souverainisme qui n'a donné suite à aucun travail collectif suffisamment soutenu pour constituer un mouvement eurasiste à hauteur du militant du quotidien.

 

L'Heure Asie existait pour travailler sur une traduction européenne du néo-eurasisme russe, pour trouver, faire se rencontrer et rassembler les militants eurasistes européens potentiels, non pour relayer bêtement une propagande russe comme le fait très bien la Dissidence de toutes les soumissions aux lointains.

 

Les rencontres eurasistes et notre disponibilité n'ayant pas permis de créer une base minimum pour ce faire, et ne voyant pas les travaux de Laurent James dont ses excellents derniers articles relayés par Katehon, lui préférant des énergumènes libertaires tel David L'Epée, sans contre partie, nous admettons que notre démarche n’intéresse pas et préférerons, nous autres, eurasistes européens, prendre une certaine distance, d'autant plus que la situation n'est pas nouvelle et qu'il nous est impossible de nous faire entendre sur des points fondamentaux.

 

Le mouvement eurasiste, ou eurasiatique, existe à l'échelle géopolitique mondiale comme alternative « naturelle » au mondialisme et à l'unipolarité, se traduisant par la montée en puissance d'une réalité multipolaire, nous parlons bien ici d'un mouvement eurasiste au sens politique et à des échelles plus petites, comme philosophie et mode de vie, au niveau du vivant, des substances sensibles en révolution.

 

Nous encourageons bien évidement les entreprises plus discrètes et les avancées souterraines à fonctionner et arriver à destination, nous félicitons les élites eurasistes objectives, nous soutenons le mouvement eurasiste, mais nous craignons que ce grand mouvement de fond n'existe pas davantage qu'un mouvement eurasiste français que nous souhaitions pour ce mouvement primordial. Nous en sommes les premiers navrés, et désolés.

 

L'Europe européenne – la plus Grande Europe – doit survivre au-delà d'un Eurasisme européen, de l'idéal impérial d'une Europe boréale comme représentation d'une entité politique et cœur metapolitique de l'Empire de la Fin qui, dans les termes néo-nationalistes, populistes et néo-souverainistes actuels, est hypothétique.

 

Délire et confusionnisme

 

J'avais, dans un article précédent, en plein délire de confusionnisme, parlé de cette fracture entre les positions assimilationnistes patentées des soixante-huitards mentaux et autres attardés, et les positions remigrationnistes radicales des nationalistes et patriotes authentiques, j'expliquais que ces positions seraient de plus en plus irréconciliables dans les rangs élargis des groupes métapolitiques prérévolutionnaires français, que cette opposition était le nouveau centre des débats qui les animeraient. Et, quelques semaines plus tard, la razzia néo-souverainiste avait lieu.

 

Une rupture entre ceux qui se pensent au-dessus de la nasse néo-nationaliste et ceux qui « assument » leur appartenance globale à cette famille de pensée. Moi-même, sur une position eurasiste qui, par défaut d'une réflexion propre aux eurasistes sur la question conçoit l'idée de remigration selon la position pragmatique de Laurent Ozon, je ne renie pas ma proximité idéologique sur cette question avec le camp national et néo-nationaliste sans m'inscrire dans une de ses multiples chapelles (premièrement car je suis belge) : le néo-nationalisme étant, et ça n'est pas si évident qu'il n'y parait, « anti-eurasiste » sur les bords et aux entournures, il y a des groupes pro-russes, des groupes plus ou moins neutres et des groupes critiques de l'action de Vladimir Poutine : la question ukrainienne divise, mais il n'y a pas de groupes eurasistes. Malgré le profond respect qu'exprime régulièrement Alexandre Douguine pour Alain De Benoist qui, jadis, travailla sur l'idée d'une Quatrième théorie politique, le pape de la Nouvelle Droite qui influence et le néo-nationalisme et le néo-souverainisme, a délaissé les idées eurasistes depuis un moment déjà. Nouvelle Droite tellement à droite qu'elle vieillit, certes, en fût de chêne, mais qui penche à gauche, et la lie n'est pas la même, ainsi, nous nous réserverons la part des anges et les vapeurs de la Troisième voie...

 

Le problème du néo-nationalisme c'est qu'il est à la remorque du néo-souverainisme. La critique du système politico-médiatique, faire, défaire et refaire le constat de faillite et de décadence de notre civilisation ne suffira pas à nous extraire du marasme, aussi fine soit l'expertise. Nous avons besoin d'un grand mouvement. Nous avons besoin d'une nouvelle doctrine, d'une Troisième voie, d'une Quatrième théorie politique.

 

Il faudrait un jour s’intéresser à la mécanique de la « réinformation » qui reste du journalisme et qui permet une certaine « neutralité axiologique » à ses acteurs qui, après tout, ne font que nous dire la vérité, ce qu'on nous cache. Comment pourrions-nous les critiquer et ne pas les soutenir ?

 

Nous ne faisons que ça depuis que nous sommes nés! Les soutenir! Nous sommes leur putain de béquille! Nous payons toutes leurs putains de factures depuis 30 ans! Nous payons pour leurs indolences et la tranquillité des bibliothèques. Nous payons pour leurs choix politiques. Ma génération, pour sa part sacrifiée, passera sans qu'on se soit aperçu de sa présence, américanisée, déracinée, islamisée, elle ne laissera pas de littérature, de culture, n'aura rien à transmettre, une maille de la chaîne est ainsi brisée.

 

Nous sommes bien élevés, patients, le temps, les événements, les épreuves de la vie, nous ont rappelé à notre éducation, la génération sacrifiée qui se caractérise par la peur et de l'échec et de la réussite, est beaucoup plus humble qu'on ne le dit, et beaucoup plus digne qu'ils ne le seront jamais. Il est délicat d'expliquer en quelques lignes comment on a saboté, comment on nous a volé notre moment. Ça n'est plus très important, concentrons-nous sur la jeunesse que nous ne sommes plus, débarrassons-lui le passage !

 

Ma génération, déconcentrée par les démocratisations du monde post-moderne (drogues, pornographie, téléphones portables, jeux vidéos, rap, multiculturalisme, internet, etc...) a « oublié » de dégager les soixante-huitards mentaux, et même quand elle a cherché à se repolitiser, les libres censeurs veillaient au grain révolutionnaire, lui rappelait doctement ses faiblesses et qu'il n'y avait pas de place pour elle, dans les faits, ils n'en finissent plus de crever et de nous faire crever, ils sont le système politico-médiatique, et ils ont investi internet pour ça, pour que ça n'arrive pas, pour que ce conflit générationnel et économique n'éclate pas. Dans quelques jours auront lieu des élections historiques où ce sont des vieux soixante-huitards mentaux, qu'ils soient gauchistes ou droitards, qui vont trancher pour votre avenir.

 

Posez-vous la question de qui nous a expliqué, et a dépensé beaucoup d'énergie pour cela, qu'il était impossible pour notre génération de créer un parti politique ? Et ce, malgré un foisonnement intellectuel, bien canalisé, qui est l'exacte condition historique de création d'un nouveau mouvement politique, de nouveaux partis, et qui, d'une certaine façon, devait émerger, dépasser les cadres de la « métapolitique » – que nous concevons de plus en plus comme une « pose esthétisante » de « perdants », de ceux qui ne voulaient pas y aller, qui voulaient faire de la politique sans en faire – et de l'influence présumée de cette nouvelle contre-culture connectée, car, cette émergence avait été préparée depuis la défaite, l’instantanéité évanescente d'internet a fait que même ceux qui l'avaient portée l'ont oubliée. Au moment précis où le clivage gauche/droite n'avait jamais été aussi décisif, on est venu nous expliquer qu'il n'existait pas, en effet, il n'existait pas, il n'existait pas dans les médias, les partis et les gouvernements en place.

 

L'arnaque, parce que c'est une arnaque, a consisté à ne pas préciser que si le clivage gauche/droite était obsolète concernant le système politico-médiatique tout libéral, ce clivage n'avait jamais été aussi prégnant dans le pays réel et que, par conséquent, une Troisième voie à Droite, politique et politicienne, pouvait émerger, soit par une « droitisation » du Front National, une « radicalisation » à Droite, soit par l'émergence d'un nouveau parti qui avait cet espace, mais c'est exactement le contraire qui est arrivé, ce qu'on a appelé pudiquement la « dédiabolisation » est une « gauchisation », une « extrêmisation » à Gauche, du Front National ; nous parlons bien ici des idées politiques et des principes, pas des programmes et des « valeurs ». Aujourd'hui, la Gauche c'est la République et la République c'est la Gauche, la « base » du Libéralisme triomphant en France, il n'y a pas de vraie-fausse République ou encore de vraie-fausse Démocratie, il y a un régime Républicain et Démocratique à renverser. Si on ne change pas le régime, on ne change rien.

 

Or, une des « missions » de la Dissidence a été de nous expliquer qu'il était impossible de changer de régime, qu'il fallait plus de Démocratie, c'est-à-dire plus de République. Il est clair que la ligne Philippot est au mainstream ce que la ligne Soral est à l'opposition. Recouvrer sa Souveraineté et reprendre le Pouvoir pour quoi faire ? La Dissidence si elle n'est pas idéologiquement de Gauche, si elle est ni gauche ni droite, la Dissidence est démocrate et républicaine, elle est libérale : c'est le statu-quo.

 

Une sixième République et une nouvelle Démocratie ne dérange pas les mondialistes, ni même de limiter l'immigration massive, la démographie parle pour la victoire du Mondialisme, le monde est connecté, les mondialistes contrôlent 99% du flux, et, le 1% qu'ils ne contrôleraient pas ne lui oppose aucune idéologie politique, philosophique et géopolitique à son échelle. Une autre mission de la Dissidence aura été de nous expliquer qu'il n'y avait pas d'idéologie ; de philosophie-politique, à opposer au Mondialisme ; à l'atlanto-sionisme, que le constat, que la critique, que la déconstruction, que la réinformation, qu'il n'y avait à lui opposer que de l'opposition...

 

Vendre de la « liberté d'expression » sur internet ne coûte rien, et nous voyons où se trouve la limite de celle-ci.

 

Daniel Conversano, sauve son respect, est une pure création de Soral, de Dieudonné, de la Dissidence et des réseaux sociaux, ce qui explique en partie et rationnellement la réaction de Soral. Mais Daniel Conversano a dépassé la limite qu'ont fixé les nouveaux maîtres de la Révolution.

 

Ça n'est pas nous qui sommes confus et en plein délire, Monsieur Bouchet, ce sont les idéologies qui sont confuses et devenues folles.

 

Les idéologies du 20ème siècle ont perdu, et elles ne le savent pas. La Dissidence forme des corpus idéologiques à partir des idéologies de la défaite pour construire sa philosophie-politique, autrement dit, la Dissidence et son Libéralisme participatif pense la philosophie-politique du futur avec des idéologies du passé, et, par conséquent, ne peut affronter le Libéralisme triomphant.

 

Feu !

 

Guerre civile et décanillage de vieux à coup de vodka

 

Les soixante-huitards mentaux sont les premiers pourvoyeurs de « guerre civile » avec leur entretien bourgeois, pour le dire simplement, du statu-quo, par confort et cynisme.

 

Pour « éviter » la guerre civile comme si cela était de notre ressort , il y a une solution, cette solution s'appelle Kalachnikov!

 

Non, je déconne, ça n'est pas une mauvaise pub de marchand de canons, je ne parle pas de prendre les armes et d'abattre les soixante-huitards mentaux un par un, ils sont beaucoup trop, je parle de la vodka kalachnikov, de l'esprit kalachnikov dont nous allons avoir besoin pour déboulonner, défourailler, décaniller les vieux intellectuels qui depuis quinze ans parlent à notre place, nous font dire n'importe quoi, on l'a vu avec Conversano à qui tous ceux-là ont fait dire n'importe quoi et surtout ce qu'il ne dit pas.

 

Préparons un grand barbecue et quelques litres de vodka. Les dernières forces vives des avant-gardes sans doute parties trop loin, tout droit, et ayant quitté la boucle du cycle, perdu de vue le centre du cercle, ne tarderont plus à se rendre compte qu'avant d'affronter le « système », elles ont leurs profs gauchistes et autres soixante-huitards mentaux sur le passage, et que, pour pouvoir passer, elles vont devoir les bousculer, question d'heures, de jours, de mois, ou elles ne passeront jamais.

 

L'affaire Soral/Conversano n'aura pas été pour rien dans ce renversement, ce retournement dialectique qui vient, mais qui doit et qui va avoir lieu, reste à ces « vieux » à devenir ou redevenir des anciens, de choisir ce qu'ils vont laisser, transmettre...

 

Invitez tous ces vieux à des barbecues avec beaucoup de vodka et des jolies filles, et bourrez-vous la gueule avec eux.

 

Aidons-les, terminons l’apéro sans fin avec une, deux, trois bouteilles de vodka s'il le faut, jusqu'à ce que mort s'en suive.

 

Za vache zdorovie!

 

Pendragon

 

 

 


 

 

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