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11/08/2016

Le rêve du retour à l’Eglise originelle (Laurent James)

 

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"Dans notre monde du quotidien, là où les livres magiques et le Lac des Fées sont devenus lointains, les hommes ne jouent pas au divin ; ils se prennent sérieusement pour Dieu, ou alors ils se prennent à jouer au malin, ou encore ils ne jouent tout simplement jamais."

 

L'article et la vidéo sur Parousia ; Que l'homme assoiffé s'approche...

02/07/2015

RENCONTRES EURASISTES II

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« Si tu n'existes pas, comment veux-tu mener quelque guerre que ce soit ? Il n'est qu'une seule guerre. Depuis la Défaite, jamais le soleil ne s'est plus levé. Plus une seule fois. Ne crois pas qu'il soit simple de faire la guerre. Ni la guerre, ni l'ennemi, ni le faux ami ne suffisent à mener, à déclarer, à combattre une guerre. Ne crois pas non plus qu'il soit si simple que le soleil se lève. Fais que le soleil se lève. Alors seulement, la guerre reprendra. Alors seulement, tu seras invité à danser la danse de la guerre. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, p. 250, aux Éditions des Aprems

08/05/2015

L'Ukraine, un État par défaut ? (Georges Feltin-Tracol)

 

Georges Feltin-Tracol Réflexions à l'Est, Si près de l'Ours, L'Ukraine, un État par défaut ?, p. 87, aux éditions Alexipharmaque

 

Les Français ignorent l'Ukraine alors que c'est le territoire le plus vaste d'Europe avec une superficie de 603 700 km² (Russie et Danemark avec sa possession du Groenland exclus) juste devant la France. On estime sa population à cinquante millions d'habitants. L'Hexagone inculte confond régulièrement l'Ukraine et la Russie du fait d'une histoire tumultueuse commune. Jacques Benoist-Méchin n'avait pas tord de la qualifier de "fantôme de l'Europe" (1) tant elle paraît précaire. Certains ne se privent pas de douter de sa réalité. En quoi alors l'Ukraine serait-elle un état par défaut, défaut se comprenant dans son acception mathématique.

 

La formation de l'espace ukrainien est relativement récente. Elle résulte de divers ajout territoriaux au cours du XXe siècle qui se caractérisent au final par un net déplacement vers l'Ouest et l'Europe centrale. Avant 1939, la République socialiste soviétique d'Ukraine (R.S.S.U) occupait à peu près les deux tiers de l'Ukraine actuelle. Grâce aux clauses secrètes du pacte germano-soviétique du 23 août 1939 liées à la répartition des zones d'influences de l'Europe orientale et au partage de la Pologne, l'U.R.S.S attribue dés octobre 1939 les palatinats polonais du Volhynie, Tarnapol, Stanislawow ainsi que la partie orientale de la région de Lemberg (Lvov) à la R.S.SU. Puis, après un ultimatum adressé à la Roumanie, le Kremlin obtient de Bucarest la Bucovine septentrionale et la Bessarabie. En 1945, la Tchécoslovaquie reconstituée cède à son allié soviétique la Ruthénie, subcarpatique annexé par la Hongrie six ans plus tôt. Enfin, le 25 février 1954, pour le trois centième anniversaire de la "réunion" de l'Ukraine à la Russie, la République socialiste fédérative soviétique de Russie offre à sa consœur ukrainienne la presqu'île de Crimée et son port stratégique de Sébastopol (2). (à suivre, Des fractures multiples...)  

 

notes :

1 : Jacques Benoist-Méchin, Ukraine. Le fantôme de l'Europe, Monaco, Editions du Rocher - Vamonde, 1991.

2 : Pour plus de détails, cf. Yves Tissier, Dictionnaire de l'Europe. États d'hier et d'aujourd'hui de 1789 à nos jours, Paris, Vuibert 2008, pp. 538 à 544

 

(Lire l'article suivant Des fractures multiples)

 

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