Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/12/2014

Du prolétariat

 

« Le communisme c'est d'abord la communauté sacrale de ces groupes archaïques qui, des Germains de la forêt profonde aux Sioux des vastes plaines, ont durant des millénaires vécu au rythme cosmique de l'anti-argent et de l'anti-état, en ignorant le travail pour la vente, les divisions fonctionnalistes et la cristallisation aliénatoire en spécialités séparées puisqu'ils ne connaissaient que le produire ensemble pour la vie humaine.

La communauté (la fameuse Gemeinwessen) ex-pose ainsi l'être générique vrai de l'humain authentique selon la vieille racine « mun » qui définit la réciprocité organique propre à ce fait historique total qu'est le mouvement de la tradition primordiale, en un univers où tout est sacral dans l'anti-monnayable et dans l'anti-appropriable.


C'est la tradition falsifiée des égarements dans la tri-fonctionnalité, à l'heure des effets ravageurs de la révolution néo-lithique, qui cassera le groupe originaire pour aller l'enfermer dans les enclossures classistes du guerrier, du paysan et du prêtre qui, à partit de l'alliage sacré/profane éclairé par la dialectique du mouvement de l'argent, pulvériseront le sacral ancestral pour le profaner toujours davantage vers cette apothéose contemporaine du triomphe démocratique de la marchandise schizophrénique. » extrait de l'entretien de Francis Cousin accordé au magazine Rébellion pour son ouvrage L’être et l'avoir

 

Pour que la "Lutte des classes" marxiste puisse exister en terme d'opposition factuelle - et non théorique ou rhétorique - au Capitalisme-libéral, il faudrait que la catégorie du prolétariat existe, s'identifie elle-même comme telle et dise ce qu'elle veut pour que nous sachions à qui et de quoi nous parlons. Le premier parti ouvrier de France est le Front National.

 

Aujourd'hui, il serait bien difficile de définir qu'est-ce qu'un "prolétaire" et de trouver une "unité ouvrière". La catégorie des travailleurs - urbanisés de force dans les grandes industries d'un siècle de progrès sans merci - s'étant fragmentée dans tous les emplois proposés par les nouvelles mannes économiques issues de la désindustrialisation, aux ambiances de travail variés et spécifiques créant des pathologies sociales particulières.      

 

Plus nous cherchons ce prolétariat, moins nous le trouvons, il en va ainsi de toute catégorie fantasmée, comme pour toute science sociale érigée en idéologie politique. 

 

Pourrions-nous imaginer un instant que ce concept socio-communiste de prolétariat fut la construction dialectique et systémique d'une opposition nécessaire au bon dysfonctionnement du Capitalisme, que sa fonction idéologique objective est la destruction des peuples enracinés, des "castes" en présence dans la Tradition en mouvement, et donc un impossible retour vers la Communauté de l'être ? Que c'est d'ailleurs pour cela que le Communisme connait si bien le Capitalisme, où est-ce l'inverse ? Qu'il ne critiquait pas mais qu'il aidait a théoriser ? Exactement comme la bourgeoisie est cette classe temporaire  qui n'a existé qu'entant que pivot de la passation de pouvoir de l'aristocratie à ce que nous appelons aujourd'hui l'hyper-classe. La transition systémique de la monarchie à la république. Bourgeoisie et Prolétariat sont un seul et même concept.

 

« L'humain d'abord ! » Mais avant quoi exactement ?

 

Et quel avènement pourrait préparer cette culture mondiale, obligatoire, motivée par ce messianisme sans Dieu en présence dans les socialismes ?

 

Bourgeoisie/Prolétariat sont, pour faire simple, deux catégories modernes directement issues du morcellement de la caste traditionnelle des Laboratores ; des paysans et des artisans : du producteur. Ce phénomène de morcellement s'explique, en partie, par la naissance du commerce parasitaire, l'intervention d'intermédiaires dans les échanges. Intermédiaires qui n'apportent aucune valeur ajoutée aux services et produits qu'ils proposent et vendent, mais augmentent le coût des échanges, ce qui induit le concept de Dette, puisque pour permettre ce qui est en réalité une création monétaire, il faut générer davantage de monnaie que la valeur réelle du produit auquel on ajoute le coût de l'échange. Nous rappelons que la seule économie qui existe, c'est l'économie de la rareté.

 

Le prolétariat, une des notes de la symphonie du Divide et Impera ?

 

L'opposition Bourgeoisie/Prolétariat, Libéralisme de droite contre Libéralisme de gauche, exprime le divorce du "peuple", en effet, nous pourrions penser que la somme de la bourgeoisie et du prolétariat forme l'entité "peuple". Le prolétariat n'est pas à lui seul le Peuple. Et ce clivage moderne exclut tout simplement que s'exprime le paysan et son bon sens - reste terrien de la Tradition - dans les débats sociétaux et socio-économiques, en interdisant jusqu'à l'évocation de principes naturels et de valeurs morales que partagent les peuples. Le Prolétariat remplace le "peuple". Ce qui, réduit notre paradigme à un combat manichéen Progressistes/Conservateurs, disputation interne à l'élite mondiale et à la gestion alternative du Libéralisme triomphant, dont nous ne sommes que des expressions fractales, qui ne peut s'exprimer que dans un cadre strictement démocrate, laïque, et républicain, ou les conservateurs, qui ont peur de la Nuit libérale, ne font que perdre face aux progressistes.

 

« Ainsi, par exemple, Jean-Marie Domenach dans la revue « Esprit » en octobre 1970, écrivait : « Les Etats-Unis sont aujourd’hui la plus grande puissance communiste dans le monde ». En effet, l’utopisme, l’eschatologisme, et la religiosité parodique sont dans les deux cas étonnamment semblables, et cela malgré le fait que les États-Unis et l’Union Soviétique étaient « officiellement » des adversaires idéologiques, il y a encore peu de temps. » Alexandre Douguine - La Terre verte - l'Amérique

 

Le mythe de la Lutte des classes telle qu'il est représenté aujourd'hui est l'impossibilité même de l'existence d'une solidarité ouvrière inter-nationale qui ne peut naître que d'une dissidence radicale à la dialectique ud Capital en mouvement. Les prolétaires ne se révoltent pas, c'est les classes moyennes déclassées qui se révoltent et elles ne sont plus prolétaires. Le sous-prolétariat que nous connaissons aujourd'hui ne se révoltera que par famine et que dans la fureur. La Révolution prolétarienne promise par les communismes et les socialismes n'est jamais venue, tout simplement parce que le "prolétariat", en tant que contre-pouvoir objectif, force ouvrière, n'a jamais existé et n'a même pas la volonté d'exister. Il n'est formulé que par des auteurs que nous pouvons qualifier de "bourgeois", Marx en étant l'exemple typique et indiscutable, s'il était pauvre c'est parce qu'il ne travaillait pas. Le prolétariat est une invention d'élites pour justifier l'arrachement des peuples à leur terre qui doivent désormais oublier leur substance pour l'Internationale. C'est le même genre de caste privilégiée qui d'un côté organise l'arrachement et qui de l'autre théorise le dés-enracinement pour lutter contre l'arrachement.  


La catégorie du prolétariat inter-national organisé n'existe pas parce que les structures, notamment syndicales, qui auraient pu les représenter et faire les liens sont aujourd'hui, depuis longtemps et dans les faits, des cellules d'encadrement et de contrôle de ce prolétariat. Les syndicats ont entièrement intégré le système et nous pensons même qu'ils en sont une création de A à Z, ils sont financées par le système, pour le système, pour être les représentations officiellement acceptées des oppositions nécessaires ouvrières. 


Un match de boxe truqué à l'image des syndicats, des partis politiques révolutionnaires ou encore des ONG pour la démocratie totalitaire et les droits de l'homme autocratiques, les agents de l'argent, se couchent toujours pour l'argent, et parfois même gratuitement, altruistes et philanthropes qu'ils sont. Et les syndicats sont tout simplement impuissants à partir du moment où ils se soumettent au cadre et aux codes du libéralisme comme seules règles du jeu.

Si être un prolétaire c'est vibrer avec les ouvriers et les petits patrons qui résistent - à l'image des grecs, des espagnols ou encore des italiens, des bonnets rouges, des ouvriers français et belges d'Arcelor-Mittal ou de PSA -, si c'est ressentir dans ses tripes une solidarité populaire qui ne s'explique pas, avoir peur pour eux et frissonner lorsque nous les voyons se faire matraquer sur son poste de télévision ou son écran d'ordinateur, se tracasser pour cette foule naïve et innocente lorsque que nous participons à des manifestations, pester qu'ils ne se donnent pas les moyens de leur politique du Y'en a marre ! en creusant les réelles causes de leur condition, etc. Alors, je suis un prolétaire !

 

« Le communisme c'est ensuite, après que les sociétés de l'avoir se furent imposées postérieurement à la mise à mort des communautés de l'être, cette perpétuelle et insistante tendance historique à vouloir néanmoins refonder le communautaire perdu pour échapper à l'angoisse, la tristesse et la séquestration de l'économie politique du servilisme.


Ce sont tous ces cris, ces troubles, ces perturbations, ces agitations, ces mécontentements, ces tempêtes et ces violences qui marquent la permanente lutte des classes universelles des hommes chosifiés contre la mise au travail forcé à mesure que tout l'avant-marchandise est balayé et colonisé par la désagrégation de l'humanité en monades du spectacle du profit.

 

Ainsi, pendant des siècles, la paysannerie autour de l'ontologie des espaces de ses communaux séculaires, n'a jamais cessé de se battre contre les progrès infernaux du fiscalisme étatique de la marchandise jusqu'à être finalement dispersée dans la déportation usinière des grandes villes de l'atomisation capitaliste, là où le prolétariat de tous les êtres sans pouvoir sur leur vie, a retrouvé et redéfini théorico-pratiquement la nécessité de faire renaître en une forme supérieurement déployée l'être générique et archaïque (au sens principiel !) du communisme de la sacralité du cosmique. » extrait de l'entretien de Francis Cousin accordé au magazine Rébellion pour son ouvrage L’être et l'avoir

 

Mais le prolétaire n'existe pas, parce que le peuple, les peuples, s'identifient et se définissent sur au moins quatre grands espaces d'enracinement identitaire, et que le prolétariat, à une fonction internationale, sa substance est mondialiste, cosmopolite, apatride, par définition, déraciné de lui-même.

 

« Tu es des nôtres, car tu es des tiens. » Jean Parvulesco 


« Contre le darwinisme, il faut réaffirmer la dignité fondamentale de la personne humaine, en reconnaissant son véritable statut, qui n’est pas celui d’une espèce animale particulière, plus ou moins évoluée, parmi tant d’autres, qui se serait différenciées par « sélection naturelle » et resterait liée à des origines bestiales et primitivistes, mais un statut tel qu’il l’élève virtuellement au-dessus du plan biologique. Bien qu’on ne parle plus tellement aujourd’hui du darwinisme, sa substance perdure, le mythe biologique darwinien dans l’une ou l’autre de ses variantes garde sa valeur bien précise de dogme, défendu par les anathèmes de la « science », au sein du matérialisme de la civilisation marxiste et de la civilisation américaine. L’homme moderne s’est habitué à cette conception dégradée, s’y reconnaît désormais tranquillement, la trouve naturelle. » Julius Evola,  Orientations

 

Le modèle du capitalisme cosmopolite et celui du communisme apatride remplissent la même fonction d'uniformisation du genre humain, et pour se faire, la destruction des identités et des frontières, de l’État-nation, est nécessaire. Dans le cas de l'Internationale communiste et de la Social-Démocratie, nous voyons sur le long terme la volonté de faire exactement le contraire de l'utopie sociale - doctrine sociale et humanisme catholique inversés - proposée au départ, notamment parce que la dernière incarnation de cette Internationale communiste en acte, que nous pouvons qualifier de "trotskisme", dans ses portées sociétales libertaires, ne combat pas radicalement le Fétichisme de la marchandise et a une définition mortifère de la Souveraineté nationale des peuples, donc, du respect le plus élémentaires pour le seul endroit qui permet de se rencontrer : la Frontière.

 

Ce qui devait normalement se passer par l'étape d'un "rééquilibrage" des échanges internationaux, une régulation du libre échange, un retournement, est devenu un compromis, qui passerait lui même par l'étape d'une mise à plat des différentes expressions du protectionnisme et l'étape fondamentale qui est de reprendre le contrôle de la création monétaire, ça n'a pas eu lieu non plus, ce qui devait passer par la soumission pure et simple du Capitalisme le plus régnant, est devenu un jeu politique-politicien pour savoir  qui aura la gestion du Libéralisme triomphant, pour y mettre plus de rouge ou plus de bleu, et cette trahison historique est justifiée par la haute spéculation qui est d'affirmer qu'avant l'avènement du socialisme, il fallait en passer par le capitalisme, ce qui est l'aveux que le communisme théorise le capitalisme et n'est pas une alternative au capitalisme. Autant de conditions préalables à la mise en œuvre d'une entente inter-nationale passées à la trappe, remplacées par un sans-frontièrisme borné, un pseudo-humanisme qui ne peut pas fonctionner puisqu'il serait régit - qu'il est régit - par le Libéralisme triomphant, espace de la Marchandise en mouvement et en extension.

 

« C'est la mort du corps social, tué de l'intérieur par ceux-là mêmes qui en dépendent. Nous en sommes arrivés au moment du basculement, ce moment tragique où chaque composante de la société se fait le relais de cette doctrine de la perversion qui est au cœur du processus moderne de décivilisation. Son impact, c'est celui d'un vaste cyclone, balayant nos terres, et ravageant sans discernement ni scrupule ces forêts millénaires, enracinées dans les âmes, que sont les traditions. Ces traditions en effet, s'apparentent à autant de chênes, peupliers et marronniers qui, par le développement patient de leurs racines enchevêtrées, contribuent à stabiliser le terrain de la moralité collective. Le fléau de la modernité n'a jamais autant prospéré qu'en cet âge sombre, celui du capitalisme mondialisé et consumériste, teinté d'un individualisme de masse, décomplexé et totalitaire. » Vincent Vauclin, Cendres

 

Un "communiste", ou un "socialiste", qui dans les conditions géopolitiques actuelles, veut tout de même que s'accomplisse l'Internationale et qu'au Libre échange, arme anti-prolétariat par excellence, nous rajoutons aux peuples le poids de la libre circulation des esclaves, se trompe non seulement de sujet - la configuration économique du monde, qui tend à l'austérité, rendant le sans-frontièrisme tout simplement caduque pour tout révolutionnaire socialiste ayant remit à jour sa grille de lecture -, mais il est aussi dans le déni des rapports de force objectifs et de la destruction progressive des contre-pouvoirs, des corps intermédiaires et constitués, qui rend inintelligible cet entêtement au Grand Soir alors que les ouvriers ne font que perdre leurs acquis sociaux via la triple transformation libérale, que les licenciements vont bon train et qu'ils ne sont même plus protégés par l’État-nation qui tend à disparaitre. Perte de leur acquis sociaux directement explicable par cette volonté incantatoire de réclamer le Grand Soir, sans se donner les moyens logistiques et donc stratégique, de leur Politique.

 

Le prolétaire de demain sera un être enraciné, ou ne sera pas. Espérons peut-être qu'il ne soit plus jamais.

 

« Il convient de faire ici une réserve sur l’utilisation du terme « utopiste« , utilisé souvent à propos de tous ces dissidents promoteurs de contre-sociétés. Nous nous inscrivons en faux contre cette désignation : ces gens vivaient dans l’immédiat et non pour un avenir chimérique ; leurs entreprises étaient tout à fait réalistes et c’est les déprécier que de les traiter de cette façon. C’est là une démarche assez classique des historiens de la realpolitik, persuadés du bien-fondé des systèmes dominants, dont ils sont les plumitifs serviles. L’utopie consiste justement à croire que tout cela peut continuer ainsi, alors que tout nous prouve le contraire. Ces gens sont habitués à voir ces paysans avec les yeux des poméchtchikis pour lesquels ce n’étaient que de sombres brutes tout justes bonnes à trimer pour leur compte. J.-B. Séveracremarque cette inégalité de traitement qui « saute vite aux yeux de l’Occidental qui voyage en Russie. Nous croyons ne rien exagérer en disant qu’il a souvent l’impression que le moujik(paysan), pour bon nombre de membres des classes supérieures, est d’une race inférieure à la leur ». » Alexandre Skirda, Les anarchistes russes, les soviets et la révolution de 1917, Lecture du Dimanche, Du Mir au soviet  par Diktacratie. (Lire aussi : Le Mir)

 

Pour résumer, la catégorie du prolétariat est a dépasser, à déclasser.

 

L'antagonisme n'est pas des classes sociales modernes, ni même des anciennes castes sacrée de l'indivision sacrale. Les classes ouvrières ne sont pas nécessairement solidaires. L'hyper-classe n'est pas la Bourgeoisie. Prolétariat et Bourgeoisie furent des concepts-pivots pour accomplir la révolution synthétique, des théories "à usage unique", des classes momentanés à l'échelle de l'histoire, des étapes biodégradables dans la destruction progressive de l'Homme total par la déconstruction négative de l'être, pour permettre les mutations génériques, permettre toutes les inversions d'échelle de valeurs, des retournements de l'histoire à l'avantage du Libéralisme triomphant, mais sont aujourd'hui des catégories qui n'existent plus, totalement artificielles, qui empêchent surtout de comprendre où se place et se passe la lutte sociale, spirituelle, philosophique, politique et économique de notre temps, ce pourquoi elles sont maintenues en vie, sous perfusions médiatiques et universitaires.

 

Seuls les valeurs, les principes et  les fondamentaux traditionnels peuvent faire le communisme, en dehors de toute économie, en dehors de toute idée de Marchandise, seules des "classes" qui existent peuvent être finalement solidaires.

 

L'économisme, engendré des physiocrates, est une usine à produire du Faux. L'économisme c'est de l'intendance, au sens de gestion du quotidien, de comptabilité. Cette intendance, devient le centre de la gouvernance, le gouvernement par la nature remplace l'ordre naturel, ou, du début de la féminisation de l'espace politique, de la théorisation d'une hiérarchie moderne et marchande du productivisme, de l'intégration et de la sur-représentation des intermédiaires dans la chaîne de production, agricole en l'occurrence, mais qui préfigure l'ère industrielle et Un siècle de progrès sans merci. S'en suit la création quasi artistique du prolétariat qui remplace alors, dans l'imaginaire collectif, la conception traditionnelle de paysans, d'artisans, de l'être collectif et autonome. Il n'est plus possible d'être à la fois Producteur/Marchand/Propriétaire, ces trois fonctions étant divisées en trois corps sociales distincts par les physiocrates sous l'impulsion des Lumières - ce qui, entre les lignes, nous renvoi à la "tri-fonctionalité dumézilienne" qui était déjà une division à l'intérieur de la Communauté de l'être ; la communauté de la Tradition primordiale et de la Religion principielle.

 

Cette seconde tri-division du producteur dans la longue histoire rend donc impossible la réunifications des trois castes traditionnelles vers un Homme total. Seconde tri-division qui est une deuxième fracture de cet Homme total - déjà morcelé mais qui se cherche encore -, la modernité invente sa propre tri-fonctionnalité, strictement et uniquement marchande, en brisant la caste des Laboratores, le syndicat remplacera bientôt les corporations, comme, plus tard, l'Union Européenne effacera toute mémoire du principe de subsidiarité, de Royaume et d'Impérium, pour un fédéralisme parlementaire et représentatif, moderne et tiède.

 

La lutte des classes est bien un paradigme moderne d'opposition au monde réel et permanent de la Tradition, c'est la vengeance - incitée par la société contre-initiatique et antitraditionaliste - de la caste des Laboratores sur les castes des Oratores et des Bellatores, castes qui disparaissent sous le poids de la nouvelle tri-fonctionnalité marchande. Les Oratores deviennent des quants et les Bellatores des traders.

 

Pour terminer, nous soulignerons la virtualisation de la lutte sociale qui a cours et l'existence des web-sousprolétaires qui l'animent, êtres indignés, qui n'ayant pas perdu leurs habitudes libérales et leurs mentalités progressistes - au contraire, ce qui est un paradoxe quand on prétend lutter contre l'Argent et la Marchandise, que l'on rejoint une lutte anticapitaliste -, dans cette démarche de rébellion primaire, de réaction binaire, combattent hystériquement l'idée de Tradition avant de combattre le Libéralisme triomphant, d'y penser même, nous l'avons vécu et observé à plusieurs reprises, parfois même à nos dépends.

 

Ils ont réimporté les manières, le mépris, le cynisme, l'ironie, typiquement "bourgeois" (en réalité la caste politique usuraire et ses troupes d'occupations mentales) dans le cerveau collectif du peu de dissidence effective qui existait sur les réseaux sociaux. Et bien entendu, tous les anathèmes - accusation en racisme, fascisme, antisémitisme ou encore homophobie - de la pensée unique qui vont avec, qui sont les armes idéologiques de ce post-libéralisme en mouvement par excellence et qui sont toujours véhiculées à travers les écueils de cette dissidence de masse, qui devient une véritable police de la pensée qui continuera de pourrir tous les pseudo-débats pixelisés, et ce, tant que les serveurs de la Matrice fonctionneront. Est-ce que la dissidence doit jouer ce rôle de remplacement des antifas comme extension révolutionnaire du sous-prolétariat

 

Mir 1.jpg

 

« De la sorte et pour finir, le communisme est à la fois cette essentialité qui fut exilée quand la vérité de la vie humaine dut passer sous les fourches caudines du dressage civilisationnel mais en même temps cette même substantialité qui continue d'exister cependant et malgré tout ce qui entend la faire disparaitre...

C'est pourquoi le communisme est la théorie de la dynamique révolutionnaire par laquelle le capitalisme engendre le communisme universel en sa forme supérieure consécutivement au fait qu'il soit né de sa forme inférieure et localiste qui permit, à partir du troc puis de l’échange le développement de la liberté totalitaire de la science et du marché. Comme le dit Marx : « L'anatomie de l'homme est une clef pour l'anatomie du singe. Les virtualités qui annoncent dans les espèces animales inférieures une forme supérieure ne peuvent au contraire être comprise que lorsque la forme supérieure elle même connue. Ainsi l'économie bourgeoise fournit la clef de l'économie antique... » (Introduction générale à la critique de l'économie politique...). »
extrait de l'entretien de Francis Cousin accordé au magazine Rébellion pour son ouvrage L’être et l'avoir


 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

L'appétit de Sion

Petition formulaire.jpg

La pétition est, dans notre société post-moderne, une des multiples excuses, ou justifications, à notre impuissance politique, bonne conscience aux allures de mondialisme et coiffée d'un égalitarisme certain.

 

La pétition est le pet flatteur de la Démocratie en mouvement d’incommensurable connerie, malheureusement mesurable par le nombres de compétiteurs signataires, à la fin, ça pue toujours autant. Quand on fuit la démocratie, son odeur nous suit.

 

Alors que la critique radicalement traditionnelle ou traditionnellement radicale de la Démocratie - qu'elle soit grecque, républicaine, réelle ou véritable, par tirage au sort ou par sodomie, ou encore "libertarienne", palléo-patriote ou archéo-conservatrice - et de son principe même, d'essence de Guerlain, de son Spectacle sociétal-libertaire et du  Fétichisme de la Marchandise libérale qui l'accompagne, sont des axes critiques importants dans la formation d'un corpus anticapitaliste, et sont sa force motrice, nous continuons à nous réfugier, nous cacher, nous enfuir sous toutes les formes économiques de la démocratie fantasmée, monticules de feuilles mortes et de contradictions. Nous attendons l'opération grand architecturale, chirurgicale, comme dans une salle d’attente révolutionnaire où l'on feuillette patiemment le magazine Avaaz ou le prospectus Change.org en attendant de se faire lobotomiser, se faire enlever le dernier petit bout de cerveau qui pense, par un médecin borgne, pour oublier que notre Civilisation est malade de démocratite aiguë et enfin pouvoir s'enjoindre aux grandes messes libérales sans plus un soupçon de culpabilité et de gêne anthropologique.

 

La pétition, c'est le papyrus de nos incantations démocratiques. Tout ce que nous voudrions avoir le courage de faire et que nous n'osons pas faire, que nous nous ne donnons pas les moyens de faire, ce que nous laissons faire. C'est demander la permission de péter après un cassoulet. Papyrus molletonné avec lequel se torchera le premier démocrate à qui nous donnerons un brin d'illusion de pouvoir; il suffit d'apercevoir la dictature philosophique qui s'exprime sur les murs lumineux de nos starlettes de la démocratie. Comme sur le mur, justement nommé, du bourgeois gentil homme Étienne Chouard, pour ne citer que lui, chez tous les parangons de la Liberté d'expression - pour les gens avec qui ils sont d'accords ou qui peuvent éventuellement leur apporter de l'audience - de Julien Courbet à Laurent Louis (dit "le coach"), en passant par MetaTv (Télévision 2.0, média mainstream alternatif) et LL'Paix et amour...

 

Méfiez-vous des gens qui signent des pétitions. Si un membre de votre famille ne peut plus s'empêcher de signer des pétitions, de parler d'égalité dés le petit déjeuner avec un masque d'anonymous, de s'interroger sur la façon la plus rentable d'être raciste, antiraciste, semi-raciste, alter-raciste le midi, de plomber le dessert avec des réflexions sur la réconciliation nationale entre des patriotes noirs et arabes du 94 au repas du soir, de vous réveiller parce qu'il fait des "quenelles" en dormant et crie "Soral à Raison!" dans son sommeil, et autres symptômes d'indignation, dont des assuétudes à la réinformation, des addictions aux commentaires sur facebook, Fuyez! Un traitement curatif est en phase de recherche, un numéro vert sera bientôt disponible pour être à l'écoute des proches et des victimes des toxico-dépendants à la modernité et au progrès ayant développer des pathologie démocratiques avancées et qui provoquent des nouvelles formes de violence familiale comme la Dissidence. Pour les malades, en attentant qu'un traitement soit trouvé, essayez de les détourner vers une autre "addiction", l'héroïne, la crocodile, l’éther ou la mort-aux-rats, c'est mieux pour eux, privilégiez l’intraveineuse.

 

Entre "Vox populi vox déi" et "One man one vote", il y a un monde de différence. Ensuite, la démocratie est un régime politique, régime qui doit reposer sur des principes, articulés dans une philosophie-politique, hors, sur quelle philosophie-politique faire reposer cette "véritable" démocratie dont nous parle Étienne Chouard ? Le Libéralisme triomphant ?

 

"Le principe de prise de décisions collectives constitue le fondement de la démocratie, ce faisant la procédure doit prendre un spectre de représentants de la société aussi large que possible. Et  ce principe apparaît précisément comme une constituante essentielle des sociétés archaïques dans lesquelles l'individu ne s'était pas encore constitué en unité indépendante et dans lesquelles le rôle historique principal appartient à l'esprit du groupe ethnique, le plus souvent compris comme un totem, comme un esprit, ou encore comme une divinité ethnique. Les procédures démocratiques ont été introduites précisément pour permettre à cette instance supra-individuelle de s'impliquer directement dans le destin du groupe. Et on attendait de l'assemblée qu'elle prenne une décision qu'aucun des participants n'aurait pu prendre de façon individuelle. Cette décision était considérée comme celle de l' instance transcendante se manifestant à travers l'assemblée. C'est pourquoi,toutes les assemblées débutaient par des rituels au cours des quels on invoquait les dieux et les esprits. Et en effet, ils prenaient les décisions, agissant à travers les individus. C'est là tout le sens du proverbe romain vox populi vox dei, « voix du peuple, vois de Dieu »." Alexandre Douguine,  La Quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIième siècle, Chapitre III La démocratie, sacrée ou laïque ?, pp. 57- 62

 

Alors Étienne, la Démocratie, Sacrée ou Laïque ?

 

Néanmoins, nous différencions la "pétition globale", la pétition Avaaz, la pétition "pour changer le monde", la pétition mondialiste du suffrage universel, et la "pétition locale", dans l'esprit de la prise de décision collective à l'intérieur d'une communauté précise - et/ou de ses représentants légitimes -, nous pourrions dire la pétition sous l'égide du principe de subsidiarité, la pétition "pour régler des problèmes locaux".

 

La pétition, c'est aussi la promotion de la solidarité virtuelle contre la solidarité réelle. C'est également la promotion de la web-démocratie qui s'annonce, le vote en un click, remède à l'abstention.

 

La pétition, c'est une extension de l'illusion démocratique.

 

"C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé ; nous ne savons plus qui a parlé de « fabriquer l’opinion », et cette expression est tout à fait juste, bien qu’il faille dire, d’ailleurs, que ce ne sont pas toujours les dirigeants apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires pour obtenir ce résultat." René Guénon, extraits de La crise du monde moderne

 

La pétition est un thermomètre social - et donc économique - pour les élites.

 

Nous pensons que nous pouvons dire sans trop nous avancer que l'esprit de la pétition qui est en vogue dans les milieux dissidents participe intégralement de cette ingénierie sociale systémique que les dissidents dénoncent par ailleurs.

 

Elle soulage l'individu mais aide le système, à premièrement le repérer, l'identifier, bien que son soulagement profite directement au système et que là est le premier effet de la pétition, deuxièmement, la pétition est un thermomètre social qui permet au système de noter sensiblement le niveau d'opposition, troisièmement, la pétition aide le système à cibler ses faiblesses et à renforcer sa propagande sur tel ou tel sujet, quatrièmement, la pétition renforce l'idée de web-résistance et de solidarité virtuelle contre la résistance de terrain et la solidarité populaire, cinquièmement, la pétition bien que recouvrant une forme démocratique ne possède aucun fond de légitimité dans les prises de décisions sur les sujets qui comptent, pour terminer, nous dirons que la pétition ignore les véritables rapports de force.

 

Nous devons jaillir comme un diable de sa boîte et non entasser nos lamentations dans les interstices du mur de la République démocratique et laïque anti-France.

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

Si Vis Pacem, Para Bellum

 

« Gouverner c'est prévoir. » Émile de Girardin 

 

1789.jpg

 

« Il faut en finir avec le smog moral qui s'étend sur toute pensée humaine et la réduit au slogan vide. Il est stupide de se mentir et de nier la réalité pour commencer à penser. La violence est depuis toujours constitutive de l'humanité même, est un fait de nature connu de tous.

 

Si vis pacem, para bellum. Il n'y a pas de paix dans la dénégation de la réalité. Se protéger et protéger ses enfants est un devoir de tout homme, comme il a été protégé ; et protéger la nation est un devoir de l'État, sans lequel il perd toute légitimité. Si les États d'Europe ne protègent pas les peuples de la concurrence vitale des peuples du monde, mais au contraire les y livrent pour permettre leur exploitation par un tout petit nombre, une oligarchie, quelle est leur légitimité populaire ?

 

Il n'y a pas de liberté sans agressivité. Lorenz a dit : sans agressivité, il n'y a pas de personnalité. Il y a une dialectique de la violence, mais la violence n'est pas annulée par sa négation ; sa négation se nourrit de sa puissance, puis se meurt, et est niée par une nouvelle violence.

 

La violence est dans l'histoire de l'humanité ni bonne ni mauvaise, en deçà du bien et du mal, et parfois par delà. Vive la mort ! » extrait de l'article Sang dans le magasin mondial, par Lancelot

 

Sortir de l'UE et détruire l'Occident pour revenir à l'Europe.

 

Nous n'assistons pas à une inversion, une dérive ou au détournement de la République, à une dépression de la démocratie, nous assistons simplement à la convergence chaotique des conséquences de la philosophie libérale et physiocrate des Lumières, d'effets bancaires recherchés vers des objectifs usuraires de mise en esclavage par la dette, dénoncés par des René Guénon et des Ezra Pound, buts inavouablement annoncés de la démocratie comme principe, de la république comme valeur et des droits de l'homme comme fondamental, telles qu'ils furent théorisés, par et à partir - en germe dans -, des Lumières et l'involution de 1789, dans le texte, dans leur religiosité - leur théologie politique - la plus occulte.

 

Nous croquons avec amertume les premiers fruits de ce nouveau paradigme du libéralisme omniprésent, du capitalisme omniscient et du progrès omnipotent. Ne nous plaignons pas d'avoir déraciné les arbres, arraché les fleurs et gâché les fruits du paradigme de la Tradition.

 

La dialectique sophistique de la vraie-fausse république - et de la vraie-fausse démocratie - doit être comprise. C'est même un impératif. Et nous nous essayons à cet exercice. C'est les principes républicains modernes de l'idéologie des Lumières, du suffrage universelle et des droits de l'homme qui sont en question. C'est bien la République mondiale d'ingérence démocratique qui doit être questionnée, le progrès et la modernité qui vont avec, le Libéralisme triomphant, le post-libéralisme, en bref, le libéralisme comme paradigme. Cette dialectique de la vraie fausse république ne tiendra plus longtemps. Car cette république démocrate - concepts antagonistes en leur étymologie historique, politique et philosophique - sur papier à aujourd'hui plus ou moins 250 ans et on ne l'a jamais vue dans les faits autre que comme elle est et telle que nous l'avons toujours connues. Nous ne voulons pas un nouveau 1789 pour une 6ème République mélenchonienne gaucho-maçonnique ou un Mai 68 sous héroïne, la dernière révolution en date du libéralisme en mouvement était Le mariage pour tous qui vient parachever l’œuvre républicaine anti-France. Ni 1789, Mai68, la Marche des Beurs ou Le Mariage pour Tous ne sont des fruits de la monarchie ou n'émanent de l'idée d'Impérium, de l'ancien régime ou du catholicisme.

 

« Nous vivons bien dans une forme politique démocratique dérivant sans attache solide vers une tyrannie mimétique détenue par une oligarchie. L’élection va vers le plébiscite, et le plébiscite vers le sondage. Le sondage est un mythe. Sondage réifié, et au nom duquel parlent les maîtres des médias. Personne n'est jamais consulté, mais nous avons toujours une opinion, et de préférence une opinion favorable.

 

Cette forme politique qui n'a pas encore de nom - le capitalisme réel - développe un Langage - une matrice combinatoire idéologique - de mieux en mieux identifiable,même s'il n'est pas assez distant des hommes pour être encore un objet d'étude courant.

 

Ce langage est présent au café du matin des travailleurs, à la radio, à la télé, sur internet, en tout lieu et en tous temps. Il est familier et rassurant. Il s'indigne énormément et se félicite sans cesse de nouveaux progrès, alors que la situation moyenne des hommes ne cesse de s'aggraver sans provoquer aucune indignation ni constater aucun progrès.

 

Ce Langage exige morale et normalité - le nom moderne de la normativité bureaucratique - et paiement des dettes -c'est à dire de l'argent que les salariés doivent au Capital,directement ou à travers l’État. Il met tout le monde d'accord par des images simples suscitant l'émotion comme dans un film industriel. Il ne cesse de désigner l'ami libéral et l'ennemi. Il est à l'évidence un bourrage de crane, une propagande. Il est le support et le cadre de l'expression des masses.

 

Pour notre part, nous prévoyons de rester dissident, et donc éventuellement d'être désignés comme ennemi, un méchant dans le Langage et par ses termes : violent, fasciste, ultra-gauchiste, terroriste, raciste, sexiste ou encore bien d'autres choses, comme pervers ou criminel ou dépressif. » Lancelot, Proclamation au Souvenir de Maïakovsky, le passé du Futurisme, L'encyclopédie du souterrain

 

Il en va de même pour la république des loges spéculatives et de la synagogue internationale que nous connaissons en France, qui est la seule république que la France ait connue et qui n'est en aucun cas un reflet de la Res Publica Romana. Mais les modernes sont des chercheurs téméraires en cause des causes, laissons-les donc chercher avec leurs critères modernes ce qui cloche dans le monde moderne.

 

Ceci expliquera également, qu’Étienne Chouard - nous nous permettons de le prendre en exemple car nous sommes attentifs à ses travaux -, ne trouvera jamais de réponses pour sauver la social-démocratie représentative de marché et d'opinion - dans laquelle nous évoluons - en cherchant ses origines - sans religion, sans Tradition et sans Dieu - dans le Démos et le Cratos athénien de Platon, des dieux antiques et de la Tradition aristo-platonicienne, comme il ne trouvera pas de réponse dans la Res Publica de l'Impérium Romain en mouvement pour ré-organiser la république apatride et cosmopolite installée en France. Pourquoi ? Parce que leurs origines sont intégralement modernes. Parce que ces régimes politiques ne proviennent pas des mêmes sources, des mêmes eaux vives philosophiques, de la même tradition politique, ne sont pas motivées par les mêmes théories politiques, même si elles portent le même nom, elles ne désignent pas le même concept, cette somme d'erreurs sémantiques, étymologiques, lui empêchera de trouver les armes nécessaires contre le Libéralisme triomphant, contre le Fétichisme de la marchandise et la Société du spectacle, et tout cela sans, de son propre aveux, n'avoir jamais lu un seul ouvrage de René Guénon ou encore d'Alexandre Douguine en ayant deux milles livres en cours de lecture dans sa bibliothèque. Pour théoriser la véritable démocratie, ne faut-il pas consulter les penseurs les plus radicaux dans leur critique philosophique de la démocratie moderne en tant que principe même ? (Qui démontrent, entre autre, que les formes archaïques de démocraties sont incomparables avec leurs formes modernes.)

 

Nous rajouterons que, si il est important de travailler sur les régimes politiques et sur la dimension constitutionnelle et organisationnelle de la domination empirique, que nous tentons de définir plus que nous la combattons, comme s'applique à le faire les chercheurs du Planc C, il serait peut-être grand temps de travailler sur une philosophie politique, sur une Quatrième théorie politique, une Quatrième voie, qui comporte en sa radicalité maîtrisée, qui refuse les extrêmes déchaînés - motivée par un juste milieu grec loin du relativisme et de la tiédeur de l'arc républicain -, des potentialités d'émancipation réelle loin des oppositions nécessaires au bon fonctionnement du Libéralisme triomphant ; de chercher des trouveurs en solutions opératives. Une théorie propre à la dissidence, autre que le communisme, que le socialisme, que le gaullisme et que le fascisme, capable de nous libérer du libéralisme paradigmatique, et qui n'a pas encore perdu face à lui, que le libéralisme n'a pas encore digéré, car une démocratie, aussi véritable soit-elle, mais toujours animée par le libéralisme comme moteur philosophique et politique, ne permet pas de sortir du spectacle de la marchandise. Le régime politique est au service de la théorie philosophique et politique, pas l'inverse.

 

C'est aussi pour cela que François Asselineau enterre son parti vivant, l'Union Populaire Républicaine, union pour rien, union pour rire, et par la même enterre ses idées, son talent de conférencier, de pédagogue et nous pressentons de grand diplomate, dans un antifascisme de droite républicaine - et un orgueil énarquien des plus déplaisant qui déteint sur ses soldats de pixels -, concept novateur, certes, plutôt que de choisir la voie de la synthèse, pour ne pas dire une Troisième voie étape vers une Quatrième voie, alors que la seule imprécation de sortie de l'UE comporte en elle une close de ré-enracinement anthropologique en nos origines civilisationnelles européennes, quand l'incantation d'une sortie de l'OTAN fait naître instantanément un égrégore grand gaulliste, d'axe, par définition, spécifiquement eurasiste par la réalité géopolitique des pôles et de la mondialisation - du nouvel enjeux océanique du Pacifique -, loin de ces chuchotements logiques et logiciens regardant la menace fasciste planer comme l'albatros, pestant que ce qui a des ailes se permette de planer, mais qui une fois cette pestance exprimée, cherchent leur envole dans l'ombre de cette menace projetée au sol comme un tremplin à leurs propres aspirations, alors que l'intention d'un retour au Franc est une déclaration de guerre au petro-dollar, et parce que cette rhétorique de l' antifachisme, pour ne pas dire anathème, est exactement l'image de ce que représente l'arc républicain, Pour les Lumières et Contre la Tradition, ainsi s'érigent les colonnes de la liberté et de l'égalité, mais ça n'était pas Charles de Gauche, mais Charles de Gaulle.

 

Sortir de l'Euro revenir à l’Être.

 

L'article 50 est d'une négociation constitutionnelle que l'Union Européenne peut faire traîner deux ans. Révolution légaliste, administrative et bureaucratique.

 

Le CNR 2.0 est un programme politique - comme on écrit une lettre au père Noël - qui ne démontre pas par sa seule existence littéraire une volonté concrète d'être présent, d'agir sur le terrain du réel, sur le terrain social, d'être proche de son électorat, dans le développement d'une logistique dissidente opérative, et ne recèle pas dans sa simple évocation troupes et bataillons. Un CNR 2.0 qui existe uniquement dans cette virtualité de l'être et du concept désincarné, qui n'a de langage que la politique-politicienne franco-française, et qui ne produit d'échanges que des parts de marché électorales, un discours cristallin tranquillement posé dans l'écrin pur de l'arc républicain, ne possède aucune radicalité critique en lui, il agit dans la plus classique limite du politique, selon nos critères, quand il doit être métapolitique - c'est-à-dire, quand il doit exploser ces frontières du politiquement correct pour atteindre le statut d'une pratique-critique radicale - pour démontrer la ferme volonté de sortir de ce qu'il dénonce comme étant sa cause des causes : l'UE.

 

De plus, un programme, une parole, qui ne s'accompagne pas des actes, en tout cas aucunes actions de terrain allant dans le sens d'un patriotisme transcourant et d'une réconciliation nationale par la participation à des fronts communs patriotiques et/ou dissidents, à travers des démonstrations d'autonomie et de capacité organisationnelle de celle-ci - ou le paramilitaire par la démonstration universitaire ? -, qui sont pourtant l'exact essence d'une possible Union Sacrée et dont dépend l'existence même de la dissidence sans laquelle l'UPR n'existerait pas, n'est pas un programme, mais une nostalgie que l'on fredonne. Union Sacrée qui doit fatalement être la réconciliation des cercles patriotes et nationalistes avant de pouvoir incarner la réconciliation de la France compliquée. L'UPR, c'est la résistance qui ne va pas à Londres, qui décapite l'Action Française et qui balance Jean Moulin à l'UGIF au lieu de prendre le maquis.

 

Soyons clairs avant de poursuivre, nous reconnaissons sans hésitation que François Asselineau est une personnalité compétente pour expliquer l'impasse de l'UE, de L'Euro et de l'OTAN, mais pour l'expliquer aux énarques, aux universitaires et à une certaine bourgeoisie en rade de pouvoir d'achat.

 

Il n'est pas intouchable, nous réfutons cette manie dissidente de l'idolâtrie du chef de chapelle et nous nous désolidarisons de la démagogie que cela produit en terme de liberté d'expression dont la dissidence est loin d'être la championne malgré son auto-proclamation en la matière. Dans les faits, les cercles les plus ouverts qui jouent le jeu du débat et du dialogue, hors leurs propres critères et postulats de départ, son les cercles non-conformes, les acteurs du socialisme révolutionnaire européen, les fascistes ! Que nous plaçons la critique d'un point de vue philosophique, et nous pouvons dire vulgairement d'un point de vue idéologique, ou d'un point de vue pratique, pour ne pas aller jusqu'à parler de logistique, l'impasse du tableau noir et de la double morale revient souvent dans les autres cercles, et nous arrivons toujours à cette même conclusion que les incantations au delà d'être stériles produisent des oppositions artificielles, purement d'ordre onirique, incapacitantes, mais poursuivons...

 

Nous comptons donc près de quatre ans pour les prochaines élections présidentielles - si le gouvernement Hollande termine son mandat - nous rajoutons deux longues années de négociation -, rien n'est moins sûr, en admettant que l'UPR ait ses cinq cents signatures - cherche à les avoir - et qu'il soit élu, ce qui nous emmène dans six ans. Six ans de salle d'attente démocratique et de voie de garage dissidente. Nous parions que l'austérité et l'urgence sociale n'attendront pas six ans avant de dévorer les enfants de la République tout cru comme la Terreur dévora les Vendéens.

« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distincte de tout ce qu'on a vu et peut être de tout ce qu'on verra. Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l'apostasie solennelle des prêtres, la profanations des objets du culte, l'inauguration de la déesse Raison et ces foules de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris, tout cela sort du cercle ordinaire des crimes et semble appartenir à un autre monde. » Joseph de Maistre

 

Nous exhortons nos camarades et compatriotes au bon sens paysan, qui suffit pour comprendre que l'on ne peut décemment pas demander au peuple d'amorcer une transition ou d'accuser une mutation - la sortie de l'UE étant un chantier économique et social conséquent - sans qu'il s'y prépare et sans l'aider à organiser une telle logistique décroissante avec les bouts de ficelles dont il dispose , car si nous élaborons des stratégies sans disposer d'une logistique, c'est comme si nous dessinions un plan de bataille sans posséder de troupes entraînées et opérationnelles au préalable : une bulle spéculative révolutionnaire.

 

Puisque nous imaginons bien que cette transition implique des phénomènes telles que des perturbations des chaînes classiques d'approvisionnement, alimentaires et énergétiques, ou encore incite à des attaques spéculatives sur la monnaie nationale par les marchés supra-nationaux - avant de faire de la route, mon père faisait le plein, préparait des en-cas, vérifiait si il avait son porte-feuille, et même ses lunettes de soleil -, car si nous sortons de l'UE, nous ne sortons pas de la réalité de la mondialisation et du Libre échange pour autant. Nous rappelons qu'il y a maximum trois jours de nourritures dans les stocks des magasins par la politique alimentaire libérale et capitaliste du flux-tendu, sans compter l'effet de panique que pourrait entraîner une crise politique de grande ampleur, bien entendu. Cette transition nous ne la choisissons pas, elle est nécessaire pour nous, mais c'est aussi le système qui la veut, nous sommes au stade d'une convergence d'aspiration au changement et de notre part et de la part du système. Si tant est que nous assistons à une transition, à un changement que nous maîtrisons, ou que le système maîtrise, et pas à ce que nous pourrions davantage définir comme une mutation, un changement qui nous dépasse, mais cette considération métaphysique nous entraînerait trop loin.

 

Se préparer à cette transition, c'est-à-dire ayant développer ou étant dans une démarche concrète de développement de ce que nous pourrions appeler des Autonomies Alimentaires et Énergétiques Locales, c'est urgent, car il faudra des AAEL solides pour pouvoir décoller du trou noir atlantiste bruxellois.

 

Si le quotidien du peuple, et cela concerne tous les hommes politiques et pas uniquement François Asselineau, les intéressait, il est évident, naturel, que ça serait pour eux une priorité, dans leurs discours et programmes, qui ne restent que des mots, mais aussi dans leurs actes, d'émettre clairement leur volonté d'anticiper les effets de leur politique guerrière d'insoumission, de faire ressentir cet affect, ce tracas, cette empathie, cette décence, ce risque, cette fraternité, or, cette vision pragmatique n'est même pas présente dans la stérilité des incantations politiques qu'ils nous servent, nous vous laissons imaginer de ce qui est fait sur le terrain, car dans le meilleur des cas, nous n'échapperons pas à une austérité violente qui va toucher les couches populaires les plus fragiles et à laquelle il faut opposer une logistique sociale concrète dés maintenant, une entraide physique et matérielle, avant que cette austérité ne déferle en France, cette réalité est visible en Grèce et au Portugal, notamment, comme elle est déjà visible dans certains de nos quartiers et de nos campagnes.

 

Il est pourtant pertinent pour ne pas dire humain, puisque c'est eux les humanistes, de prévoir et de prévenir les effets de la politique que nous proposons à nos compatriotes, qu'ils la choisissent en toute conscience, et non qu'ils l'a subissent. D'ailleurs, à ce propos, nous leur laissons ce monopole de l'humanisme républicain qui consiste depuis toujours à réprimer les authentiques révoltes paysannes et populaires, surtout quand ces révoltes osent leur poser des questions concrètes, ou entrainer les peuple dans des révolutions colorées, comme s'amuse à le faire Laurent Louis, qui ayant été adoubé comme le dissident en chef en Belgique par une quenelle d'or, n'a plus que des droits, aucuns devoirs, choisit désormais qui est dissident et qui ne l'est pas, qui a fait le boulot ou pas avant qu'il n'arrive, sur le tard, qui a le droit de participer au réseau de la dissidence belge ou pas, qui a le droit de vivre ou de mourir sur ses terres révolutionnaires en somme, des réseaux ou le suivisme est favorisé aux dépends de la critique positive, alors qu'il ne comprend rien à notre logiciel dissident. Dissidence qu'il a rejoint il y a peu en vidant de sa substance la quenelle de Dieudonné et la réconciliation nationale d'Alain Soral, bref, une dissidence plagiat du slogan vide qui refuse, aussi, de se poser la question de savoir de quoi se nourriront nos compatriotes dans une telle crise politique, qu'ils annoncent, nous ne savons plus très bien pour aller où ensuite, dont nous ne pouvons anticiper tous les effets, mais au moins certains.

 

La logistique, c'est maintenant !

 

...et ce à grande échelle, sans attendre de reprendre hypothétiquement le pouvoir par les urnes, ce qui parait difficile aujourd'hui sans construire une force authentiquement révolutionnaire, une synergie de tout ce qui existe de dissidences.

 

Ça devrait être la priorité des partis politiques populaires, des mouvements métapolitiques et dissidents, mais aussi des associations et autres collectifs qui se prétendent plus simplement citoyens et se revendiquent du social, que d'avoir cette dimension sociale de terrain, une vision politique des enjeux alimentaires et énergétiques qu'implique une telle transition, un réseau de logistique humaine qui ne sert pas uniquement à distribuer des tractes, à mettre des emplâtres sur une jambe de bois et vendre de l’idéologie. L'idée et le développement de cette autonomie sont totalement absents dans la promotion de l'UPR. Cette autonomie pourrait exister ne serait-ce qu'en tant qu'exemple, laboratoire, témoin, mais surtout de pré-requis, même égoïste, mais réaliste, à l'idée même d'incarner le leadership du CNR 2.0 et de faire preuves de cette arrogante prétention par des entreprises métapolitiques significatives. Car on ne prend pas le maquis en jouant à Call Of Dutty, ni en produisant et en écoutant des vidéos-conférences aussi pertinentes soient-elles si c'est pour se désolidariser et laisser la colère à ses opposants politiques quand des appels massifs à une manifestation nationale et transcourante sont lancés, aussi haut soit notre niveau argumentaire et notre score à notre jeu-vidéo préféré, cela ne détermine pas de notre courage ou de notre lâcheté dans les faits.

 

Ne pas comprendre - et nous différencions ici dénoncer: faire un constat et comprendre: répondre au Que faire ? qu'implique ce constat - le chantage économique permanent de la dette, du flux tendu et du petro-dollar est une preuve de déconnexion totale de la réalité quotidienne de la majorité des français, de la majorité des peuples, mais quand on est fonctionnaire à Bercy depuis trente ans, peut être que cette réalité du quotidien finit par nous échapper ? La faim n'est que la faim que l'on a connu et que l'on a pas oublié, pas celle que l'on imagine dans une nostalgie romantiquement embourgeoisée ou que l'on fantasme.

 

Nous émettons l'idée que Monsieur Asselineau, entre autre Étienne Chouard, ces fonctionnaires, n'ont jamais été petit patron, ni ouvrier d'ailleurs, et ne comprennent pas, en tout cas nous ne le ressentons pas, ce qu'est de vivre dans les faits ce qu'ils dénoncent en théorie de leurs confortables bureaux, financés par l'état. L'expérience de la faim, du salariat et de l'entrepreneuriat aide sans doute à appréhender l'idée d'autonomie comme pré-requis à l'indépendance, et l'idée de logistique comme pré-requis à la résistance, mais aussi l'idée de l'auto critique et de la critique positive, celle qui permet d'avancer, de survivre.

 

Nous sortons de l'UE mais pas du Libre échange. Nous sortons de la zone euro mais pas de la dette et du système de l'usure. Nous sortons de l'OTAN mais pas de l'hégémonie du dollar et de l'hyperpuissance atlantique de l'ONU. Car si la sortie de l'UE, de la Zone Euro et de l'OTAN, est d'une décision politique, la résistance au Libre échange, le refus de payer la dette et surtout, la rupture avec le dollar, la réhabilitation du Franc, est une déclaration de guerre, pour déclarer une guerre, diriger une armée apparait nécessaire. Charles de Gaulle était général. Pas conférencier antifachiste.

 

« Éviter les impasses. Il apparaît d'abord tout à fait absurde de se concentrer sur tel ou tel combat secondaire sans jamais oser penser le problème dans sa globalité, ni remonter à sa source.

 

Certains se focalisent ainsi sur le combat contre l'Union Européenne, par exemple. C'est parfaitement légitime mais, cela dit, ils peuvent être certains que si par miracle ce combat aboutissait, ce serait en pure perte. Tout simplement parce que l'Union Européenne, notamment ,n'est que le résultat d'un dysfonctionnement profond de l'ordre social et de la gangrène généralisée qu'est la modernité.

 

En toute logique, une remise en cause de la domination de l'Empire s'avère parfaitement inutile, pour ne pas dire contre-productive, si elle n'est que partielle, puisque se concentrant sur un seul aspect de cette domination.

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, qu'ils soient assurés qu'au final leur action aura été nulle.

 

Pour reprendre l'exemple de l'Union Européenne, ils ne feraient que différer temporairement l'influence d'une entité que rien n'empêchera d'émerger de nouveau, sous une forme encore plus abjecte. Tout simplement parce que dans leur combat, ils seront passés à côté de l'essentiel, c'est-à-dire de la matrice qui l'a engendré, et que rien n'empêchera d'enfanter de nouveau.

 

Il est vrai qu'il est sans doute plus confortable de mener ce type de combat secondaire, sans jamais oser nommer l'ennemi véritable. Il est forcément plus rentable et moins dangereux, de pointer un seul aspect de la domination moderne que d'affronter en face l'Empire dans sa totalité, dans sa complexité, et notamment dans ses composantes communautaires et ethno-confessionelles qu'il faut pourtant bien nommer.

 

La segmentation de la résistance en parts de marché est une attitude typiquement moderne et libérale, et donc parfaitement inoffensive et contre-productive. Notre approche ne peut qu'être totale, et radicale. » Vincent Vauclin, Cendres

 

Des programmes électoraux et des jolis plans révolutionnaires sur de beaux tableaux noirs, il y en a des tonnes, à la pelle, par wagons, tous aussi pertinents les uns que les autres, théoriquement biens pensants et politiquement biens pensés, non, ça n'est pas ce qui manque, c'est intéressant, mais sans volonté sentie et consentie de constituer une Force, une Union Sacrée, ça ne sont que des incantations trompeuses.

 

« Dans ce contexte d'exténuation des liens autres que les liens d'argent, de Spectacle et de quantité à travers le sondage et le vote, comment penser que le préalable d'un mouvement révolutionnaire soient les principes quantitatifs modernes, dit « démocratiques » ?

 

Le principe même du vote dans un mouvement d'Avant-garde est de poser que la vérité, comme média de communication symboliquement généralisé, c'est à dire comme principe d'unité d'un mouvement révolutionnaire, ne peut être le plus puissant parmi les hommes du mouvement. Mais au contraire, que l'opinion du plus grand nombre doit recevoir ce rôle de principe directeur de la communauté marginale.

 

Pourtant un mouvement dissident doit s'appuyer sur quelque puissance qui le dépasse et qui l'entraîne, sur une puissance verticale - sur la vérité, analogue dans le verbe des hommes du Soleil invaincu. Telle était la position la plus normative des Avants-gardes de l'Est avant 1945, par exemple.

 

Soutenir le principe électoral dans l'Avant-garde, cela signifie que dans le mouvement les idées les plus aisées, désirables et confortables à soutenir à partir de l'imprégnation idéologique des membres, imprégnation laissée au Système, doivent dominer le marché idéologique crée par le vote dans le mouvement.

 

Le conformisme au Système du résultat est prévisible. » extrait de l'article De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver, par Lancelot

 

Sans oublier de prendre en compte la destruction du lien social, depuis De Gaulle, les hommes ne sont plus fait du même Bloy.

 

Et pour couronner le tout, il faudrait que nous fassions tout ça, une nouvelle fois, au nom des principes philosophiques des Lumières, des fondamentaux économique physiocrates de la Social-démocratie et des valeurs morales d'un laïcisme noahide, c'est-à-dire de tout ce qui a politiquement, philosophiquement, économiquement et spirituellement permit la création de l'UE, de l'Euro et de l'OTAN. Autrement dit, s'attaquer à des émanations du libéralisme sans avoir une critique radicale du libéralisme, de ses principes, fondamentaux et valeurs, liés à des Voltaire et de Turgot - d'où l'utilité de ne pas oublier ses lunettes de soleil quand nous prenons la route, pour ne pas être ébloui en plein virage, et se retrouver dans le fossé au soleil couchant.

 

Le travail idéologique objectif de l'UPR et son concept sophistique d' antifa de droite, ou de souverainisme antifachiste, au delà d'être anachronique, est d'une très mauvaise et maladroite interprétation de l'antiracisme intégral d'un Dieudonné ou du patriotisme transcourant d'Alain Soral, pour un François Asselineau qui se laisse aller à la quenelle quand les caméras sont éteintes, apparaît clairement dans sa fonction utile et systémique, et de l'extension de cette logique qui aboutit au chantage à l’antisémitisme pour discréditer toute critique efficace du mondialisme dans toutes ses splendeurs.

 

Nous ne prétendons pas sonder les reins et les cœur des hommes, nous ne nous permettrons pas de faire des procès d'intention et de méjuger la sincérité fraternelle de François Asselineau que nous respectons par ailleurs en tant qu'homme, nous observons et critiquons son action politique que nous différencions de son travail de conférencier, nous constatons les oppositions nécessaires aux seins des dissidences volontaires dont l'UPR participe et qui empêche une certaine dissidence radicale qui veut s'émanciper de l'arc républicain d'aboutir à une critique complète et totale du Capitalisme irradiant et du Libéralisme triomphant. Car cette critique n'amène pas à rallier les Lumières, et à ramener sa voix au veaute, donc in fine participer à l'alternance, à la politique-politicienne, à la Nuit, mais cette critique amène à penser autre chose que le libéralisme, la démocratie et la république anti-France comme paradigme obligatoire.

 

« Nous ne pouvons pas restaurer le Logos et l’ordre en s’adressant à eux-mêmes, parce qu’ils sont porteurs de leur destruction éternelle. En d’autres termes, pour sauver le Logos exclusif, nous devrions en appeler à l’alternative inclusive, c'est à dire au Chaos. » Alexandre Douguine, La Métaphysique du Chaos

Nous ne pouvons pas restaurer le Logos et l’ordre en s’adressant à eux-mêmes, parce qu’ils sont porteurs de leur destruction éternelle. En d’autres termes, pour sauver le Logos exclusif, nous devrions en appeler à l’alternative inclusive, c'est à dire au Chaos. - See more at: http://www.4pt.su/fr/content/la-metaphysique-du-chaos#sthash.Uyzuqpsh.dpuf

 

L'ensemble des personnes et personnalités qui se définissent à la fois dissidentes et républicaines - ce qui nous apparaît de plus en plus antinomique, Choisis ton camp camarade !, car c'est comme si nous disions que les dissidents Russes défendaient le véritable régime soviétique et se définissaient comme des soviétiques authentiques -, n'ont toujours pas appréhender les origines libérales, capitalistes et contre-initiatiques de la réaction albionaise  de 1789 - et n'ont toujours pas vu les autres coups tordus de Mai 68, de La Marche des Beurres et du Mariage Pour Tous - qui fût tout sauf une révolution, et veulent vous expliquer ce qu'il faut faire aujourd'hui en terme de révolution pour ranimer l'Union Sacrée

 

Saperlipopette ! De Gaulle en rirait certainement de bon cœur.

« Comme l'écrivait Ezra Pound, « Si un homme n'est pas disposé à prendre des risques pour ses idées, soit ses idées ne valent rien, soit c'est lui qui ne vaut rien. » Il faut adopter cette logique de combat et être imperméable à toutes compromissions, moyennant quoi nous gagnerons du terrain dans notre lutte. Nous n'arriverons à vaincre qu'en remettant perpétuellement en question ce qui nous semble acquis et en étant prêts à saisir toutes les possibilités que l'Histoire nous donnera. » extrait de l'article La rébellion des peuples européens parut dans le magazine Rébellion n°56, p. 8

 

On finira par se poser la question de qu'est-ce que cette Union Sacrée à laquelle nous opposons Front de la Foi, c'est-à-dire une Union Sacrée en dehors de l'arc républicain, loin des flèches empoisonnées de la démocratie moderne.

 

En effet, il est temps de mettre sa grille de lecture historique des événements révolutionnaires, ou réactionnaires, à jour, ils sont gaullistes, certes, admettons, mais alors des gaullistes qui sont restés en 45, pas des gaullistes s'inscrivant dans l'expérience des soixante années qui ont suivit et tous les voiles que plus d'un demi siècle ont levés, en bref, un gaullisme anachronique, vide de sens. Comme Marx se défendait d'être marxiste et avait anticipé la Social-démocratie, De Gaulle n'était pas gaulliste, encore moins antifa, et ne s'interdisait pas certaines vérités, cela même et surtout, avant d'avoir reprit la France, il ne broyait pas la réalité avec des heures de diapositives laborieuses. François Asselineau n'aborde aucun des sujets qui fâchent prétextant que nous ne pouvons rien aborder tant que nous ne sortons pas de l'UE, beau sophisme d'une certaine lâcheté politique pour ne pas devoir trancher - nous sortant son joker sophistique: la Charte de l'UPR dont nous n'avons que faire car nous ne sommes pas à l'UPR et ça n'est pas pour nous un argument à partir du moment où il est très clairement engagé philosophiquement dans le libéralisme ce joker est exactement fait pour réfuter tous les arguments philosophiques sans même y répondre -, alors que le CRIF est l'image précise de la trahison au pacte de réconciliation gaulliste que l'UPR ne veut montrer, par contre, vous faire signer des pétitions stériles pendant que les français s'immolent dans les pôles emploi et jouer de la menace fasciste pour prendre des parts de marché au FN, l'UPR sait héroïquement le faire sur les réseaux sociaux ! Ne vous inquiétez pas, tout est sous contrôle, même votre virtuelle, vertigineuse et vertueuse indignation !

 

Sortir de l'OTAN, toujours dans l'ONU.

 

« Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire tout entière, d'y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au dehors, mais lui ronge, ainsi qu'un cancer, le cœur et les entrailles. » Georges Bernanos

 

Finalement, cette volonté de vouloir sortir de l'UE, de l'EURO et de l'OTAN sans réellement s'y préparer sur le plan d'une logistique locale, économique, voire para-militaire, sans développer une réponse philosophique et politique au Libéralisme triomphant, est une volonté inconsciente d'auto-destruction, d'échec et/ou d'étrange défaite, sans s'en donner les moyens donc, sans construire une théorie politique autre que le libéralisme, craindre ou compter sur une résurgence du fascisme, du gaullisme, du socialisme ou du communisme, voire du nazisme pour certains, toutes des idéologies modernes, pour combattre le capitalisme libéral, peut soit démontrer que sortir de l'UE n'est pas possible et par là asseoir davantage le règne du Libéralisme triomphant, soit, amener à des conditions insurrectionnelles et précipiter le chaos synthétique, sans avoir prévenu le peuple de ce qu'il l'attendait dans cette configuration, qu'il devait se préparer - insurrectionnel : c'est-à-dire quand le peuple à faim, parce que les masses ne s'énervent pas parce qu'elles comprennent l'usure mais quand elles commencent à avoir faim, voir quand elles crèvent de faim.

 

Sans se préparer matériellement et sans une critique philosophique radicale du tout libéralisme, pour éviter de retomber dans les pièges du Fétichisme de la marchandise, commettant les mêmes erreurs sémantiques et participant des mêmes écueils idéologiques du passé, ils permettent une révolution sous-contrôle, une révolution républicaine vers une 6ème République, pour toujours plus de démocratie de marché et d'opinion, un système désormais rodé, et offrent à l'hyper-classe la transition dont elle a besoin dans le cadre de son agenda mondialiste : Ce n'est pas une crise mais un coup d'état !

 

Une pseudo-révolution, tout fleurie et bariolée qu'elle sera, au nom de la République mondiale d'ingérence démocratique, en France, une république, licratisée et franc-maçonnisée, technocratisée et américanisée, d'une social-démocratie représentative de marché et d'opinion, atlantiste et sioniste, soumise aux lobbys et à la police de la pensée de la média-sphère, au totalitarisme des multi-nationales et du complexe militaro-pharmaco-industriel, d'un laïcisme dogmatique, follement religieux, sous l'égide du suffrage universel et des droits de l'homme, ce noachisme appliqué, alors que c'est précisément a tout cela qu'il faut pouvoir résister à la fois pour espérer revoir la France, l'Europe et tous les peuples enracinés un jour en paix, je n'y participerai pas, et vous ?

 

« Rejeter le Pessimisme:

 

La civilisation occidentale qui se meurt ne doit pas nous arracher une seule larme. Ses valeurs marchandes n'ayant jamais été les nôtres, nous laissons à d'autres le soin de pleurer sur son tombeau pour nous consacrer à bâtir des temps nouveaux. Nous sommes porteurs d'avenir, d’espérance et pour cela nous rejetons la culture du pessimisme très fréquente dans la sphère de la dissidence. Avec son enfermement dans un passé mythifié et son attentisme devant les évènements, cette attitude stérile doit être combattue par l'affirmation révolutionnaire de la dimension proprement futuriste de notre lutte.

 

On ne construit pas de civilisations sur des nostalgies. Si nous n’oublions pas le passé nous ne lui sacrifions pas le futur. Nous sommes trop jeunes pour attendre le Kali Yuga dans un réduit.

 

La convergence des catastrophes n'est nullement certaine, le système ayant montré plusieurs fois montré sa capacité de surmonter momentanément ses contradictions. Nous risquons bien de voir ce monstre se transformer à nouveau. Nous assistons actuellement à un pourrissement de la situation qui se poursuivra tant qu'aucune force ne viendra l'arrêter.

 

Il peut y avoir des secousses sociales, des révoltes populaires comme des raz-de-marées populistes, mais qui demeureront inefficaces tant que rien ne viendra les canaliser vers une orientation révolutionnaire.

 

Il est temps de comprendre que ça n'est pas de Mormons survivalistes que l'Europe à besoin, mais de combattants politiques qui ne laisseront pas les évènements agir seuls.

 

Ils essaieront, au contraire, de faire naitre un esprit nouveau en Europe. Le changement révolutionnaire ne suivra pas un calendrier strict et aucun scénario ne devant être écarté, chacun devant se tenir prêt à toutes les situations.» extrait de l'article La rébellion des peuples européens parut dans le magazine Rébellion n°56, p. 7

 

Ne vous préparez pas ! Signez des pétitions !

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon