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23/12/2014

L'Eurasisme contre L'UE

 

Texte écrit début 2014...

 

Vent d'est et vent d'états

 

L'Empire global n'a donc pas accepté sa défaite politico-médiatique et militaro-économique en Ukraine et a choisi la fuite en avant.

 

Le pays s'enfonce dans une guerre civile et militaire dans laquelle les sensibilités identitaires historiques sont prises en étau entre toutes les propagandes systémiques, et nous disons bien toutes les propagandes ; de l'extrême gauche à l'extrême droite du mainstream politico-médiatique et de la Dissidence mainstream.

 

La situation ukrainienne est en constante évolution, nous l'avons déjà dit : nous n'avons pas le recul nécessaire pour dire autre chose que ce qui a été dit et nous ne voulons pas participer à la réinformation mortifère, nous ajouterons seulement, qu'une apparente défaite et qu'un entêtement évident dans d'abyssales plongées, peut cacher des victoires géopolitiques et préfigurer des victoires militaires plus on aime à haïr le glouton plus il grossit , ou précisément rendre volontairement visible dans ce moment sensible le refus absolu pour l'Empire global de reconnaître une autre puissance que la sienne et sa capacité hégémonique de réponse à l'affirmation du contraire, que cet embrasement n'est qu'un front de plus dans ceux que mènera officiellement l'Alliance trans-atlantique dans un avenir proche où progrès proclamera : "Un marché, une monnaie."

 

Nous devons aussi répéter que nous sommes eurasistes mais que nous ne sommes pas russes.

 

Nous pouvons être attentifs à ce que nos camarades russes retrouvent une fierté impériale, mais nous ne pouvons en être fiers par procuration sans recouvrir notre propre puissance. La fierté russe peut être, certes, un exemple, mais ne peut se substituer à la nôtre. L'Eurasisme n'est pas un passe-droit à la puissance.

 

La poutinolâtrie aveuglante de la Dissidence mainstream comme Cinquième colonne de toutes les propagandes étatiques russes - quand nous essayons, en tant que dissidents, d'être une Cinquième colonne nationaliste et eurasiste dans la République mondiale du post-libéralisme paradigmatique - insiste, dans son ethno-masochisme, et se gonfle d'hystérie révolutionnaire, dans sa persistance au mythe incapacitant du Grand Soir, au point de s'en prendre à l'Occident en tant que géographie organique, que patrie, et non en tant que principe métaphysique : ce que nous ne pouvons accepter.

 

Ce qu'ils appellent l'Occident est l'Europe occupée par l'Empire Global et son principe d'assombrissement, mais cette occupation n'implique pas que l'Europe libre ait nécessairement et automatiquement les mêmes intérêts géopolitiques que la nouvelle Russie sur tous les sujets, c'est la théorie multipolaire et il faudra déterminer instamment ce qui est l’intérêt des nations européennes d'une Europe possibiliste comme l'Empire manquant du monde multipolaire. Sans l'Europe : pas de théorie du monde multipolaire.

 

Cette confusion, que nous pouvons qualifier d'excès complotiste, dans sa mentalité réactionnaire, est totalement incapacitante pour l'Europe puissance et pour un Eurasisme européen : c'est à Moscou que nous devons mettre la pression. Deux visions eurasiatiques s'affrontent dans la Dissidence, l'une eurasiste et l'autre néo-souverainiste.

 

Alter-Europe ?

 

Comme nous ne sommes pas russes et comme nous ne reconnaissons pas l'UE comme organe de défense des intérêts européens mais des intérêts atlanto-sionistes, nous ne sommes pas alter-européens - ou alter-européistes. Nous sommes Européens. A-t-on déjà vu des alter-belges ou des alter-français ? Nous n'avons plus à déterminer nos orientations par rapport aux normes politiques du mondialisme hégémonique. Il faut cliver.

 

Il y a différentes échelles identitaires - au sens d'identité raciale, l'identité extérieure composée d'identités esthétiques : filiales, familiales, claniques, tribales, locales, communales, provinciales, régionales, nationales, continentales, grand-continentales, impériales et autres dimensions qui nous échapperaient. L'identité raciale couplée à l'identité mentale, l'identité intérieure (composée d'identités éthiques : cosmogoniques, sacrales, sacrées, spirituelles, morales, religieuses, mais aussi culturelles, artistiques, technologiques et linguistiques, et autres dimensions que nous aurions oubliées) forme l'identité civilisationnelle, anthropologique, car la Civilisation est notre anthropologie, et dans ses splendeurs, et dans ses déclins et dans ses effondrements -, certaines d'entre elles se faisant et se défaisant au fil des constructions historiques. Il en va de même pour un européen, pour un  russe que pour un américain. Et notre Civilisation est européenne, détestons-nous cette identité plus qu'elle ne se déteste elle-même en tant qu'Union Européenne ? Est-ce qu'un russe, pour être souverainiste et dissident, hait la Russie ? Est-ce qu'un étasunien, pour être patriote et complotiste, hait les États-Unis ? Est-ce qu'Alexandre Douguine parle d'Alter-Russie ? Il y a des américains qui dénoncent le génocide amérindiens, mais tous les américains ne détruisent pas les Amériques et ne se suicident au nom du génocide amérindien. Et si la France est une civilisation, qu'elle prenne la tête de l'Europe : à l'article 51 nous opposons le Putsch!

 

De l'état-nation à l'état-région

 

Les néo-souverainistes sont des alter-mondialistes.

 

Ils veulent se débarrasser du mondialisme unipolaire de l'Empire global pour un mondialisme bipolaire d'un Empire multilatéral sans recouvrir une puissance européenne primordiale - l'Empire hésitant - à un monde multipolaire, mais en récupérant une souveraineté d'échelle identitaire exclusivement nationale (c'est leur projet) qui décidera de son inféodation à telle ou telle puissance d'échelle identitaire supérieure par défaut, au choix à l'ouest ou à l'est, ou de l'illusion du libre arbitre appliquée à la géopolitique de la mondialisation, ainsi, leur souveraineté nationale - sans nationalisme et sans eurasisme - privée de visions supérieures, impériales, devient un état-région de l'Empire multilatéral d'une bipolarité recommencée dont la cause de ce recommencement systémique est ce manquement à la volonté et cette hésitation à la puissance de l'Europe et des nations européennes.

 

Nous sommes eurasistes, nous sommes dignes, et cette dignité qu'offre la philosophie eurasiste aux peuples qui se respectent, nous empêche de mendier notre semblant de puissance à la Russie poutinienne,  forte d'une échelle impériale quand nous refusons de concevoir notre propre volonté de puissance et une échelle impériale européenne possibiliste.

 

Vive la Russie! Vive l'Europe! Vive L'Impérium !

 

L'objectif d'un dissident Pour un Eurasisme européen n'est pas de soutenir inconditionnellement ou d’intégrer la CEI séance tenante, mais de retrouver la volonté, la force et la puissance qui permettent de traiter d'égal à égal avec ses illustrations passées, ses expressions présentes et ses mutations futures - que nous espérons eurasistes, mais qui sont pour le moment des expressions capitalistes et libérales, dont nous ne pouvons jurer que les résistances actuelles deviendront une Quatrième théorie politique capable de regarder le Libéralisme triomphant dans les yeux.

 

Les néo-souverainistes ne vous parlent jamais du moteur philosophique dont le régime politique n'est que la carrosserie. Ils veulent une nouvelle couleur pour la carrosserie républicaine et son intérieure démocratique - ils ne veulent même pas changer la carrosserie - mais ils ne veulent en aucun cas changer le moteur (post-libéralisme) et la boîte de vitesse (turbo-capitalisme). Nous voulons changer - radicalement, intégralement et totalement - de moyens de transport.

 

L'Eurasisme contre la subversion mondialiste

 

Quand les néo-souverainistes disent et affirment que tous les alter-européens sont des mondialistes (voire des nazis) : c'est une subversion mondialiste (Qu'ils en aient conscience ou pas). Il faut que ceci soit entendu. Et compris. Nous aussi, avons été tentés par le néo-souverainisme par facilité dissidente, par doxa, mais la pensée néo-souverainiste, inutilement péremptoire dans sa négation de l'Europe, nous apparait antagoniste avec la pensée nationaliste et inconciliable avec la pensée traditionaliste, incomparable avec la pensée eurasiste.  

 

Le Nationalisme est le pré-requis à l'Impérium, mais les néo-souverainistes ne sont même pas nationalistes, ils sont patriotes et uniquement patriotes, ils le répètent assez. 

 

Ainsi les néo-souverainistes, rejettent, toutes visions alter-européennes et toutes visions nationalistes révolutionnaires, il s'agit là du plus grand complot et de la plus grande subversion mondialiste en cours dans la Dissidence, et ce complot néo-souverainiste, qui existe pour faire barrage à la Révolution conservatrice et traditionaliste - car ils sont, soit conservateurs contre les radicaux, soit révolutionnaires contre les extrêmes ou les tièdes, dans un esprit, à la fois de restauration gaullienne et de révolution républicaine, et jamais, faut-il le dire, contre la République mondiale et ses subversions souterraines - est, en ce moment même et depuis un moment déjà, en train d'infiltrer et de neutraliser à grande vitesse la Dissidence, qui elle, est contente d'elle-même et de tout ce que dit  tout ce qui se prétend dissident tant que ce tout dénonce le système et les gens du système - c'est-à-dire tout le monde - en ponctuant d'une quenelle, et si nous étions le système, nous dénoncerions le système, ainsi nous pourrions infiltrer toutes les dissidences - qui, ne possédant pas une philosophie politique commune sont fragiles aux infiltrations et aux malentendus - et le système de la quenelle, pour y produire un entrisme systémique neutralisant les visions philosophiques et politiques radicales, et empêchant toutes échelles identitaires supérieures de s'affirmer contre l'Empire global : la République mondiale.  

 

Et c'est pourquoi, les néo-souverainistes refusent, n'ont aucune critique radicale et traditionaliste de la République, de la Démocratie, des Droits de l'homme, du Monde post-moderne et du paradigme post-libéral. Ça n'est pas leur sujet. Comme une Critique positive de la Dissidence pour faire avancer la Dissidence n'est pas le sujet de la Dissidence. Leur sujet se limite au régime politique et non à la philosophie politique. Ils veulent réguler le mondialisme par des ajustements institutionnels et de la réécriture constitutionnelle, remplacer le mondialisme par un légalisme mondial, aux portées universalisantes et uniformisantes, qui ressemblent fortement à une volonté alter-mondialiste de Nouvel Ordre Mondial ? Oui, car leur décorum souverainiste, d'un souverainisme bureaucratique et technocratique, n'ayant pas les moyens de sa propre existence et de sa propre puissance face à la mondialisation et au mondialisme, seule une instance juridique, unique et supérieure aux Droits de l'homme appliqué actuellement - "Les droits de l'homme c'est du noachisme appliqué." Pierre Hillard - peut garantir la souveraineté factice de ces néo-souverainetés post-nationales, ceci réalisant la première loi nohaïde : "Établir des tribunaux." - ceci faisant écho au traité transatlantique et à la possibilité pour les multinationales d'attaquer les États à travers des cours d'arbitrage supranationales -, plutôt que de résister à ces logiques uniformisantes, et tout ça par esthétismes républicains et éthiques démocratiques, pour recouvrir une souveraineté et une volonté de puissance d'échelle totale, de parler d'égal à égal avec l'Empire global et les puissances de ce monde en renaissance ou en devenir.

 

Qui sont les néo-souverainistes ?

 

Les néo-souverainistes, qui ont le vent en poupe dans la dissidence et ont même tendance à prendre le contrôle du logiciel dissident, confondent l'UE et l'Europe, L'Europe et l'Occident, ainsi qu'ils s'abreuvent au puits sans fond du Complotisme mainstream tout en niant avoir bu de son eau croupie, ils pensent, sans doute sincèrement, être antimondialistes, mais, selon nous, ils font objectivement - et ça n'est pas rien - le jeu des mondialistes et sont ce que nous pourrions appeler des altermondialistes patriotes, en voulant, d'une part, déforcer davantage l'Europe et servir ce qui reste des cendres de celle-ci sur un plateau à ces derniers; que rien ne puisse renaître, et en voulant, d'autre part, opposer une restauration nationale aux progressions mondialistes - comme si, par la magie d'une incantation à la souveraineté, même d'un recouvrement intégral de celle-ci par l'action d'une armée chouardienne, d'une marine asselinienne et d'une milice benajamienne, les mondialistes oublieraient de dépecer la France, que cette seule souveraineté leur arracherait les griffes et pourrait les empêcher de la lacérer inlassablement et à distance par l'usure et la modernité  - sans visions continentales, impériales, eurasistes, du combat contre les mondialistes, à hauteur des échelles et des altitudes qui ont cours aujourd'hui, que nous ne pouvons ignorer : le combat des puissances, des volontés et des volontés de puissance a lieu au dernière étage de notre temps, et les néo-souverainistes disent : "Nous pouvons rester au première étage, qui est inoccupé, répondre à nos échos et combattre nos fantômes dans ces salles, bureaux et couloirs vides. Personne ne viendra nous déranger, l'ascenseur est cassé et nous n'avons pas envie  de monter au dernier étage par l'escalier pour rejoindre les puissances : peut-être nous oublieront-elles".

 

Nous ne parlons pas ici du constat mais de la conclusion - un mouvement devient opératif quand il dépasse le stade d'une convergence de constats pour la transcender en mouvance de combat qui rassemble les forces au-delà d'une simple convergence et ce rassemblement  se fait sur la formulation d'une conclusion partagée et d'une proposition métapolitique concertée jetant les bases et mettant des bornes à la construction d'une réponse au Que Faire ? de notre temps -, car si les néo-souverainistes peuvent gêner le système global, parce qu'ils dénoncent une certaine mécanique et les défauts de l'UE dans de brillants constats, énoncent l'hégémonie étasunienne et font preuve d'une dangereuse naïveté qui les rend imprévisibles, ouvrant des fenêtres vers le nationalisme et l'eurasisme, le système les récupère par leur Républicanisme, leur Démocratisme et leur Libéralisme dans la dialectique de la vraie-fausse République, de la vraie-fausse Démocratie et du vrai-faux Libéralisme - entrainant Multiculturalisme, Égalitarisme et Progressisme - et réussit même à les retourner contre la dissidence radicale.

 

En effet, le souverainisme politique-politicien (FN, DLR, etc), dans son exercice démocratique, n'ayant d'horizon que l'arc républicain, justifie, pour en être, les anathèmes systémiques incapacitants de la République mondiale des démocraties d'ingérences contre les radicalités dissidentes, traditionalistes et non-conformistes, ou ne s'en justifient que trop, ainsi, les néo-souverainistes, ces nationalistes hésitants - nous le voyons avec l'antifascisme de droite upérien (pour attendre) de François Asselineau, ou encore quand Étienne Chouard est, intelligemment, érigé au rang de fasciste par les agents du système (ce qui met la barre haute pour ne pas l'être), se défendant de ne pas l'être en déformant et en détournant la définition et la détermination du fascisme : ce national-socialisme de temps de guerre -, sont les plus parfaits des alter-mondialistes, des néo-gauchistes, puisqu'ils s'ignorent, puisque qu'ils interagissent directement et abondamment avec la dissidence, qu'ils ne sont ni nationalistes ni traditionalistes, que leurs côtés mous et que leurs flancs maigres, attirent tous les excès bourgeois et tous les extrêmes sous-prolétaires, des germes républicains antitraditionalistes et des kystes démocrates antiradicalistes dans le corps dissident, qu'ils pourrissent, canalisant et épuisant les énergies dans les impasses libérales et modernes, dans un subtil mélange du mythe incapacitant de  gauche démocrate : le Grand Soir et du mythe incapacitant de droite républicaine : l'Homme providentiel. Où nous proposons la Radicalité du juste milieu le plus grec, ils proposent la Tièdeur de l'hésitation normale la plus parisienne. Où nous disons la Tradition la plus primordiale et la plus Révolutionnaire, ils disent la Restauration la plus moderne et la plus Réactionnaire.

 

La sphère souverainiste est traversée par des courants plus ou moins inscrits dans le mainstream médiatique et la respectabilité politique-politicienne, ce que nous accordons de plus, ou de moins, aux néo-souverainistes, c'est de subir la Stratégie de l’édredon ou d'être parfois attaqués frontalement par le système (se réjouissant souvent de cette publicité), d'être davantage pertinents et fermes sur certains points laissant des portes ouvertes à des visions radicales et non-conformistes - si on ne s'arrête pas à leurs conclusions -, ce qui les rangent dans la catégorie des souverainistes dissidents : les néo-souverainistes.

 

Les personnages emblématiques et sphères représentatives de ce néo-souverainisme incapacitant, stérilisant et neutralisant pour la Dissidence sont, au niveau des militants du quotidien et pour le moment, dans l'esprit et par exemple (nous n'allons pas faire une liste exhaustive, ceci n'est pas notre objectif comme ceci n'est pas une attaque ad hominem, nous parlons de mouvements et de courants au sein de la Dissidence pour illustrer une certaine mentalité et un certain refus de dépasser le stade de la Dissidence spéculative pour une Dissidence opérative), d'influences qui partent et qui viennent mais qui dans ce cas précis ont tendance à devenir hégémoniques : François Asselineau et l'UPR, Etienne Chouard et les gentils virus, ou encore Alain Benajam - qui nous explique très bien que la République anti-France n'est pas la Res Publica Romaine - et les réseaux voltairiens comme MetaTv ou Croach.fr de Joe le Corbeau, en somme, tous les dissidents dans des logiques spectalistes et marchandes qui refusent une critique positive et dans la perspective stérile d'être les nouveaux médias alternatifs de masse uniquement néo-souverainistes dans leur ligne éditoriale et des plateformes de divertissement exclusivement de réinformation compulsive dans une dérision mortifère, sans proposition de formation militante, de réflexions et d'actions dissidentes autres que le slogan tragicomique pour commenter cette rubrique des chiens crevés du mondialisme avec ces phrases complotistes toutes faites, céliniennement parlant, lourdes... Puisqu'il ne se passe rien au niveau de l'émulation militante et des idées entre l'invitation d'un Gabriele Adinolfi pour le passage de dizaines de néo-souverainistes. Nous pourrions également inscrire la sphère LLP et plus directement encore  Laurent Louis en ce qui concerne la Belgique pour illustrer ce qu'est le néo-souverainisme. Le néo-souverainisme, c'est le complotisme américain appliqué au talent français et européen quand il est persistant et qu'il en devient déformant pour la dissidence qui en use et en abuse.

 

Le néo-souverainisme est la maladie infantile de l'Eurasisme français.

 

Pour un Eurasisme français

 

Si les Droits de l'homme sont le point commun entre François Asselineau et le dîner du CRIF, le premier les défendant quand ils arrangent le second, un seul des deux à la puissance de les interpréter et de les outrepasser. Les deux n'aimant pas les sujets qui fâchent : les seuls sujets qui comptent.

 

Nous devons offrir, à la volonté tellurique de l'Europe puissance, d'affronter la thalassocratie hégémonique dans une autre perspective que l'autre Europe de l'UMPS, que l'Alter-europe des nationalistes non-conformistes formulée en réaction à l'UE  et que l'Anti-européisme primaire et binaire des néo-souverainistes - et, par extension de leurs influences, de la Dissidence.

 

Par élimination, nous comprenons, que, encore une fois, la perspective eurasiste, comme constat mais surtout comme conclusion, comme méthode et philosophie politique digne d'une théorie politique de premier plan dans la projection d'une Révolution conservatrice cherchant son axe et d'une Révolution traditionaliste cherchant son mythe, peut aider à affirmer cette Europe puissance, à dialoguer avec l'Empire Russe renaissant par le mouvement d'un Eurasisme européen, l'Eurasisme comme centre nerveux des dissidences - pour transcender la théorie de convergence de plateformes de réinformation comme seule dissidence en pratique-critique d'un mouvement de réflexion active et d'action corrosive -, L'Eurasisme comme théorie - pratique-critique d'une philosophie et de sa métapolitique - dissidente à proposer pour répondre au Que Faire ? de la Civilisation européenne dans les termes de notre temps qualifié : le Kali-Yuga.  

 

La Dissidence ne peut, en effet, se rallier à l'autre Europe de l'UMPS, la Dissidence pourrait, par contre, s’intéresser davantage à l'Alter-Europe des non-conformistes mais la Dissidence n'a aucun intérêt au néo-souverainisme et à sa négation de l'Europe, que les néo-souverainistes ne perçoivent qu'en tant que projet américain : la belle affaire, ce qui est un raccourci des plus démobilisateur pour ceux-là même qui sont dans une logique de croissance et pensent que l'on peut s'extirper du petro-dollar par voie démocratique. Nous appelons ça de l'irresponsabilité de fonctionnaires et d'universitaires déconnectés du réel pour qui le peuple n'est finalement qu'une quantité négligeable qui s’accommodera des conséquences d'un néo-souverainisme politique-politicien qui ne dit ni sa cause, ni ses risques, qui n'a pas les moyens de la politique militaire qu'il engage par de telles prétentions et qu'il ne prépare, n'anticipe, ne prévoit pas.

 

Ça n'est pas une petite chose, un détail, en tant que dissidents, nationalistes, eurasistes et traditionalistes, le néo-souverainisme est notre ennemi, et ses entre-mises au sein de la dissidence et des cercles nationalistes ont assez duré, ont assez stérilisé et neutralisé les radicalités qui étaient en présence dans la Dissidence originelle, qui aujourd'hui, s'intéresse davantage à la véritable démocratie d’Étienne Chouard qu'aux cahiers du Cercle Proudhon, et à la Souveraineté républicaine de François Asselineau qu'à l'Eurasisme D'Alexandre Douguine.

 

Dans la continuité des travaux métapolitiques de la Nouvelle Droite et des non-conformistes pour la Civilisation européenne ; dans la lignée des efforts pédagogiques de la Dissidence emblématique - particulièrement représentée par Égalité&Réconciliation - pour le Nationalisme français et l'antiracisme institutionnel expliqués à la gauche ; dans la reconnaissance du Cercle Proudhon pour sa déclaration de principe comme point de départ à une dissidence possible ; dans la primordialité  de la dimension traditionaliste - au sens de René Guénon, de Julius Evola et de Jean Parvulesco - en présence dans la Dissidence originelle pour sa critique du monde moderne et comme référence essentielle pour une Dissidence opérative ; dans la possibilité de l'utilisation bien comprise de l’outil marxiste et des outils alter-mondialistes pour étudier les structures économiques et certains mouvements systémiques ; dans la volonté de visions steuckersiennes, ozoniennes et adinolfiennes pour nos orientations dissidentes ; dans la sacralité d'intuitions rabelaisiennes, arthuriennes et césariennes pour la fondation de nos mythes et de notre imaginaire ; dans la souveraineté d'une projection radicale de notre Non! au statu-quo du post-libéralisme  ; dans la fermeté de notre rejet pour la Société du Spectacle et le Fétichisme de la Marchandise ; pour toutes ces raisons et pour bien d'autres :

 

Nous appelons la Dissidence et les dissidents à un Eurasisme français!

 

Les néo-souverainistes veulent faire du régime (la République-démocratique du Capitalisme-libéral) une philosophie adaptée au langage de la dissidence pour ne pas devoir parler de leur théorie politique à la dissidence  et qu'elle est-elle : Libéralisme, Communisme, National-Socialisme ? Ou, pensent-ils que le Souverainisme - gaullisme anachronique -, dans ses constats, ses conclusions et ses propositions, est une théorie politique suffisante et capable, dans son ambition à combattre l'hégémonie du post-libéralisme, de développer une philosophie métapolitique d'envergure à partir des travaux souverainistes actuels dont la volonté de puissance de ses représentations actuelles s'arrête aux frontières de la France ?

 

La Dissidence, qu'elle le veuille ou non, qu'elle s'en rende compte ou pas, est devant un choix déterminant entre une orientation  eurasiste qui s'affirmera par l'effort premier d'une critique positive reprise par les groupes de militants à mentalité de travail ouvrant sur la pratique-critique d'une théorie philosophique et politique à part entière ou l'obstination néo-souverainiste qui se perpétuera par l'idée exclusive de la réinformation compulsive et mortifère vendue par les groupes de spectateurs à mentalité primitive comme théorie dissidente opérative  unique et qui selon nous, neutralisera la Dissidence radicale.

 

Quoiqu'il en soit, entre l'esprit du néo-souverainisme et l'esprit de l'eurasisme, il ne peut y avoir qu'antagonisme. 




 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

Merci à Voxnr et La Dissidence Française pour le relai.

 

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Pour un Eurasisme européen (Version 2.0)

 

"Dans la physique moderne, qui explore principalement des "conditions très déséquilibrées" et des systèmes chaotiques, il y a un terme technique - le "temps Lyapunov". Il désigne une période où un certain processus (physique, mécanique, quantique, ou même biologique) se développe au-delà des limites de prévisibilité précise (ou probable) et entre dans un mode chaotique. En d'autres mots, la trajectoire du processus est subordonnée à des lois strictes seulement jusqu'à un certain moment  dans le temps réel. Au-delà de ce moment, le temps "normal" se termine et le "temps Lyapunov" paradoxal (ou plus précisément le "temps Lyapunov positif") le remplace. Les caractéristiques de ce "temps" sont très curieuses. A la différence du temps physico-mécanique habituel, qui est considéré dans la physique classique comme une quantité essentiellement réversible (cela signifie que le temps n'est rien d'autre qu'un axe  statique, ajoutant une quatrième dimension à l'espace tri-dimensionnel ; voir le modèle éducationnel d'Einstein), le "temps Lyapunov" s'écoule irréversiblement, dans une seule direction, et par conséquent, ne consiste pas en une trajectoire définie une fois pour toutes (dans l'espace quadri-dimentionnel), mais en "évènements", en mouvements compléments imprévisibles, qui sont arbitraires, accidentels, irréguliers. Les processus qui surviennent  durant le "temps Lyapunov" sont qualifiés de chaotiques par contraste avec les processus de la mécanique classique." Alexandre Douguine, Le prophète de l'eurasisme, Partie IV, Essais philosophiques, Le temps Lyapunov, p. 207, aux éditions Avatar      

 

 

Pour dialoguer sereinement avec la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine et entretenir une saine disputatio avec l'Eurasisme d'Alexandre Douguine Quatrième philosophie politique –, nous devons parler sur un même plan, sur un plan eurasiatique, nous devons développer un nouveau langage diplomatique et construire un nouvel espace métapolitique, et pour ce faire, nous devons nous inspirer de la  méthodologie et de la philosophie eurasistes, nous devons théoriser un Eurasisme pour la Middle Europa, un Eurasisme européen.

 

Certains esprits craintifs voient dans l'Eurasisme une réminiscence de l'impérialisme russo-soviétique ; en pensant cela, ils soutiennent la stratégie étasunienne de réactivation de la Guerre froide, de rétablissement du système bipolaire, de reformulation des oppositions nécessaires au fonctionnement du mondialisme et de leur réduction à un affrontement subversif entre les extrêmes – en guerre civile contre la révolution authentique –, entre nostalgie communiste et folklore fasciste, entre menace terroriste et invasion atlantiste, entre invasion islamiste et menace fasciste ; en confondant tsarisme russe et impérialisme soviétique nous travaillons pour les mondialistes, nous reconstruisons avec eux l'ennemi idéalement nécessaire pour un maintient du statu quo vers un système multilatéral.

 

L'axe eurasiatique ne peut pas naître de la seule Russie sans un Retour d'Europe, ou de l'Europe seule sans la Russie ; ça n'est pas une convergence mais de grandes retrouvailles continentales que nous préparons. Nous avons besoin d'une Europe indépendante des États-Unis.

 

Il n'aura échappé à personne que la configuration géopolitique ukrainienne, et les enjeux militaires en mer de Crimée, ne permettent pas à la Russie d'être davantage subtile qu'elle ne l'aura été jusqu'à présent dans son traitement du conflit alors les États-Unis surjouent de cette situation politique désastreuse pour désigner le Président Vladimir Poutine comme le futur-ex ennemi soviétique, comme seul responsable, et, attaquent aujourd'hui le rouble pour sauver le dollar.

 

Nous autres, européens et eurasistes, pouvons être troublés, ainsi que peuvent l'être nos camarades de la Troisième voie et des Cercles non-conformes, par une tendance à la reductio ad Hitlerum dans la propagande dissidente pro-poutine et le soft-power russe (qui n'est pas le soft-power eurasiste).

 

La Quatrième théorie politique appréhende la fin du national-socialisme en 1945 et celle du communisme en 1991, Alexandre Douguine ne peut donc valider les anathèmes distillés par le régime de Vladimir Poutine et la Dissidence mainstream, mais il est bien forcé de constater que les nationalistes ukrainiens ne se défendent pas des infiltrations mondialistes dans leurs rangs et se présentent comme des néo-nazis, pseudo-nazisme qu'ils présentent comme un Nationalisme et qui représenterait tous les nationalistes ukrainiens.

 

Le choix de l'imprécision et du manichéisme, dans un soutien inconditionnel à la Russie ou, a contrario, au néo-nazisme ukrainien, amène, dans les deux cas, à un glissement sémantique et une confusion incapacitante des genres politiques qui ne permettent pas d'indiquer la voie eurasiste à la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, et privent des alliés objectifs de s'en rapprocher.

 

Il faut dire à nos camarades russes, qu'en France et en Europe, les dissidences souffrent d'un antiracisme institutionnel d'indistinction et d'un antifascisme constitutionnel de dissolution hérités du communisme, digérés par le libéralisme, retournés par le sionisme en antisémitisme universel de liquidation surjoué par la gauche contre le socialisme et le nationalisme, et intégré de force au logiciel de la république contre la Tradition, la république dite française et son reboot perpétuel à gauche, ici, le gauchisme tourne en boucle, et un abus excessif des anathèmes systémiques, excités par ceux-là mêmes qui phagocytent les mouvances prérévolutionnaires et qui utilisent ces mêmes anathèmes contre la Russie de Vladimir Poutine, n'est pas de bonne augure pour l’avancée de l'axe Paris-Berlin-Moscou.

 

Il s'agirait de rectifier cette position qui n'est pas incohérente dans les faits si l'on nomme les protagonistes tels qu'ils se désignent eux-mêmes, mais qui est incomplète si l'on nomme les protagonistes pour ce qu'ils sont selon leurs positions géopolitiques réelles et quelles forces ils servent dans les faits : les néo-nazis ukrainiens sont-ils des mondialistes masqués, des utopistes à l'idéal nazi, des nationalistes authentiques ou des idiots utiles du mondialisme ?

 

Ce que nous savons, c'est que les nationalistes ukrainiens et les dissidents français ne sont pas de vrais-faux néo-nazis, qu'il faut cesser de véhiculer cette image et d'utiliser les anathèmes systémiques, sinon, une bonne partie de la Dissidence européenne, principalement socialiste et nationaliste, partiellement traditionaliste et potentiellement eurasiste, est horriblement facho-nazie : ce qui serait incompatible avec l'image que les néo-souverainistes essayent désormais de se donner et de donner à Vladimir Poutine ? C'est-à-dire, en passant les détails et en allant directement au bout de la logique, celle d'un progressiste, d'un antifasciste et d'un droit-de-l'hommiste, autrement dit, une image aux antipodes de l'Eurasisme, de la Quatrième théorie politique et de la Théorie du monde multipolaire d'Alexandre Douguine. Tandis que la Troisième voie, influencée par l'image que donne les néo-souverainistes à Vladimir Poutine, pense que la Russie veut et peut faire seule l'axe Paris-Berlin-Moscou ?

 

La libération nationale reste, pour l'instant, et en l'absence d'un mouvement révolutionnaire continentaliste opératif, un sain objectif et le pré-requis à une projection vers une échelle supérieure de résistance et de combat, mais il faut que les nationalistes et les souverainistes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle s'en rendent bien compte, le système westphalien ne peu plus répondre à la nouvelle configuration mondiale, et le double phénomène de l'effondrement et de l'émergence, et cette libération nationale doit s’opérer dans une perspective autre que le ronron néo-souverainiste et que les nationalistes hésitants qui encombrent le chemin vers la voie eurasiste

 

Nous ne pouvons pas réduire l'Eurasisme douguinien à quelques déclarations de Vladimir Poutine un peu d’intelligence politique suffit pour comprendre qu'il doit donner des gages aux tenants des Droits de l'homme (ce qui ne fait de lui un mondialiste!) et qu'il les défie sur leur propre terrain, nous n'en pouvons rien si quelques sombres crétins interprètent cette stratégie tsariste comme étant de nature westphalienne et de surcroit en font des livres contre les idées radicales, non-conformistes, rupturalistes, eurasistes et traditionalistes et les orientations qu'elles indiquent , à des positions prises dans un contexte très précis où nous voyons bien, dans la perspective d'une stratégie authentiquement eurasiste, que Vladimir Poutine, outre sa facilité à prendre une posture antifasciste (mais qui n'explique pas à elle seule sa vision géopolitique intégrale et ne remet pas en question sa diplomatie raisonnable), a dû réagir rapidement et a réagi efficacement, selon nous, à une situation hautement périlleuse, dangereuse pour l'ensemble de l'Europe, qu'il aura même tout fait pour éviter un enlisement dont ne croyons qu'il n'aurait pas lieu, en effet, il n'y a pas eu de volonté russe de montée des tensions vers un conflit de plus grande ampleur et si les États-Unis admettaient leur défaite, ce conflit serait terminé depuis longtemps. L'Ukraine est cette marche, ce pont ; mais nous pensons aussi, et entre autre, au Bosphore, un autre pont eurasiatique ; entre le Grand Continent Eurasiatique de l'Ouest nordique et de l'Est polaire

 

La gestion de la crise ukrainienne n'est, certes, pas parfaite, idéale, radicalement eurasiste, mais elle n'empêche pas de continuer le dialogue. Elle ne permet pas de juger précisément et de trancher de la légitimité ou de l'échec de la voie eurasiste, quand nous autres, dissidents européens, sommes à la traine, et nous ne sommes pas encore réellement emparés de la question eurasiste, ni même de la question européenne finalement, car sans combattre le ronron néo-souverainiste et la Dissidence mainstream dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle il ne sert à rien de combattre le mondialisme trois fois libéral du mainstream politico-médiatique, sachez, camarades, que la Quatrième théorie politique ; que l'Eurasisme, fait ontologiquement partie de la voie à tracer dans notre Croisade contre le monde moderne.

 

Nous devrions être capables de formuler clairement nos critiques concernant l'Eurasisme, mais ça n'est pas le cas, au point que l'Eurasisme est un non sujet, et que nos spéculations vont souvent dans le sens des oppositions nécessaires au dysfonctionnement rentable de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, à ce propos, nous défions les néo-souverainistes qui ne proposent rien d'autre que des constats de faillite de répondre aux travaux d'Alexandre Douguine, si les eurasistes russes,qui ne sont pas responsables des décisions de Vladimir Poutine, venaient à prendre la voie bipolaire, ou multilatérale, aux détriments de la voie multipolaire, nous le verrons, et nous formulerons notre désaccord, si dérive il y a, Alexandre Douguine le dira, et elle rencontrera, de toutes façons, notre rejet du monde moderne, en attendant que cela arrive, et que les néo-souverainistes nous répondent, nous devons continuer à prendre de l'avance et apprendre à démontrer les éventuelles erreurs géopolitiques de Vladimir Poutine sur base des travaux eurasistes, et c'est aussi pour cela que nous devons développer notre eurasisme, un Eurasisme européen, or, la Dissidence nombriliste qui n'aura jamais essayé d'emprunter la voie eurasiste mais qui affiche une poutinolâtrie primaire assez indigne, un sentiment pro-russe sans réelle volonté d'en faire quelque chose ne produit que de la réinformation mortifère et des convergences neutralisantes  quand nos camarades de la Troisième voie ont tendance à se replier idéologiquement dans un anti-antifascisme de réaction extrême et non-radicale, dont nous pourrions dire qu'il est, lui aussi, la réminiscence d'un même écueil, l’exact pendant de l'antifascisme primaire, on en sort pas...

 

Le problème ukrainien, dans notre perspective eurasiste et européenne, est un problème de mouvement, de sens de ce mouvement dans nos mises-en-marche en avant à contre-courant. Il y a, malheureusement, des choses que l'on sait, mais que l'on ne peut exprimer mot pour mot, qu'il serait d'ailleurs incongru d'exprimer de la sorte, à tous points de vue, des réalités que nous pourrions démontrer et que nous avons déjà essayé de démontrer, le nationale-socialisme, le fascisme pas assez traditionnel et le nazisme beaucoup trop occulte, ont échoués, le communisme est tombé à l'eau, qui c'est qui reste ?

 

Pour que la Quatrième théorie politique puisse naître, et être acceptée, le mouvement pour l'axe Paris-Berlin-Moscou doit impérativement ça n'est pas à l'UE, ou même à ses représentants locaux que nous devons mettre la pression, mais précisément à Moscou doit partir de Paris et faire sens à partir de l'Europe même si l'impulsion est partie de la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine, la voie doit s'ouvrir à partir du Nord-européen et/ou de la Méditerranée, le sentier éclairé à partir du phare moscovite, c'est le mouvement naturel de l'éternel retour.

 

Les peuples européens doivent emprunter ce sentier perdu sans y être poussés par la Dissidence, sans être aidés par la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, et sans y être obligés par la Russie. Nous insistons, le rôle de la Russie est celui de repaire, de signer l'impulsion et d'allumer le premier feu, sans le dire, sans le montrer et sans venir vers nous, et elle l'a fait, nous devons l'entendre, le voir et reprendre le chemin de la voie grand-continentale par nous même, éclairer nos avancées avec nos propres feux pour que l'espoir flamboyant de l'Eurasisme révolutionnaire ne soit pas interprété par les nôtres comme un effort d'éblouissement mondialiste, une tentative d'endiguer la déferlante nationaliste européenne.

 

Les nationalistes européens comprendront d'eux-mêmes que la suite géopolitique logique est de rejoindre l'alliance continentaliste eurasienne vers la plus Grande Europe ; leur plus Grande Europe contre l'impérialisme étasunien et sa volonté de reconstruire l'ennemi soviétique, de ranimer la Guerre Froide, et, par là, justifier et alimenter notre crainte d'une réminiscence d'un impérialisme post-soviétique vers un monde bipolaire ou, une inversion hégémonique des pôles où l'Europe serait toujours partie lésée , un monde multilatéral, multi-horizontal... Créer une dynamique eurasiatique vers un monde verticalement multipolaire, voilà notre mission.

 

Au sujet de l'Union dite Européenne, nous devons, certes, tout faire pour sortir de sa logique capitaliste, marxiste et libérale là commence la voie eurasiste , mais si nous devons sortir de cette UE atlantiste, sioniste et mondialiste, nos intérêts sont européens et nous ne pouvons pas sortir de l'Europe, nous sommes européens en Europe, et l'UE n'est ni européenne ni l'Europe, des européens sont présents dans les élites européennes mais nos élites sont mondialistes et apatrides, le problème n'est pas des institutions européennes il serait ridicule de nier la dimension européenne, païenne et chrétienne, de notre civilisation, de ne pas s'appuyer sur elle et avoir recours à sa Tradition dans notre contexte de mondialisation sauvage mais de la nature américaine et globaliste et tous ceux à qui l'inertie profite de ces institutions et le projet qu'elles servent servilement.

 

Dans la continuité de l'idée de Putsch et dans une perspective eurasiste, nous devons prendre le contrôle, la tête de l'Europe métapolitique et prérévolutionnaire, et évincé l'UE du trône européen, dans notre représentation impériale eurasiatique grand-continentale primordialement traditionnelle : le Trône est vide (Un empire n'a pas besoin d'empereur).

 

Si la Quatrième théorie politique et la Théorie du monde multipolaire d'Alexandre Douguine ont donné une certaine impulsion révolutionnaire et sonné le tocsin de la Tradition, nous ont offert une méthode, et pour nous autres, dissidents, le constat le plus précis, la perspective la plus futuriste de notre temps, cela ne fait pas de Vladimir Poutine, ou de sa politique, un eurasiste, et une politique eurasiste. Nous comprenons l'enjeu actuel et nous comprenons les positions d'Alexandre Douguine. Nous comprenons les différentes échelles de dialogue et nous savons qu'Alexandre Douguine introduit l'idée de Quatrième théorie politique dans les élites russes à certains prix et certaines imprécisions, ou tolérance de ces imprécisions de la part du pouvoir russe, dans les intérêts biens compris de sa patrie russe et d'un avenir pour l'Eurasisme en Russie, ce qui n'est pas une évidence, et comme nous devons le faire en Europe pour l'Europe.

 

"Une nouvelle théologie révolutionnaire de l'amour divin est ainsi mystérieusement et très providentiellement apparue, établissant les fondations vivantes du prochain grand renouveau intérieur de la religion catholique à venir, la religion de l'Incendium Amoris. C'est à l’abri des murs du Carmel de Lisieux que, à la fin du siècle dernier, prenait secrètement naissance le formidable mouvement sismique dont la vague de fond emportera, bientôt, l'édifice millénaire d'un certain catholicisme romain, déjà en cours de changement sans que rien n'eût encore transpiré à l'extérieur. Un changement qui porte en lui les prémices ontologiques, révolutionnaires et suprahistoriques de l'avènement à terme de notre Imperium Ultimum dont l'être profond n'est autre que celui de l'Incendium Amoris : Imperium Ultimum, Imperium Amoris. Il me semble qu'il serait donc, désormais, chose fondamentale que de savoir reconnaître que l'aventure amoureuse de sainte Thérèse de Lisieux s'était occultement développée dans l'horizon impérial de ce à quoi elle était destinée à servir de noyau originel, abyssal, d'immaculée conception et de nativité à la fois vivante et conceptuelle, à savoir de notre Imperium Ultimum." Jean Parvulesco, Le sentier perdu, Ipcress Danger Immediat, p. 83, aux éditions Alexipharmaque



La Réponse sera Métapolitique !    

 

N.Pendragon

 

Relayé par  The Fourth Political Theory ,Voxnr et La Dissidence Française ; merci à eux.

 

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Après l'Enlèvement

 

en cours de mise-à-jour...

 

"On ignore communément ce qu'est l'Europe mais on est sûr d'une chose: c'est qu'elle est la mère de l'Amérique. Nous, Européens, avons encore un tout petit peu de cette braise antique, de cet art de vivre enluminé dont les Américains sont toujours jaloux, et qui meurt de n'être pas rentable. C'est déjà assez pour dire "nous", et nous revenons de loin. Il est une histoire qui commence à peine émerger à la surface, et dont les détails se précisent dans les ouvrages d'Alexandre Douguine: c'est l'histoire de la lutte des puissances de la mer contre les puissances de la terre. Elle remonte à la très haute antiquité et s'achèvera avec l'unification de l'Eurasie." Claire (La Grande Touriste) L'enlèvement d'Europe  

 

 

Retour Polaire

 

"Imperator ! Aaaaah ! Imperator ! Ah ça fait du bien crénom ! Ça me change de tous ces glands là... Votre tranquillité par-ci, votre tranquillité par-là... Ça dis donc... Pour être tranquille, 24h sur 24 au plumard... À pioncer, à bouffer de la compote... Ça, c'est sûr que j'enchaîne pas les crises de nerf..." Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 4 : Arturi Inquisitio, écrit par Alexandre Astier

 

Europe revient. 

 

De retour de son exil forcé, son endormissement envouté, c'est aux dieux qu'elle avait imploré son droit d'asile cosmique ; son autodestitution métahistorique.

 

Europe est en route. Elle marche sans étapes sur le sentier perdu du retour éternel. Elle vient reconquérir son mythe. Europe détruira la Régence trois fois libérale et l'hégémonie idéologique de l'utopie capitaliste, marxiste et libérale. Les chênes fleuriront en hiver. Elle reconstruira un trône sur les ruines du monde moderne et le trône restera symboliquement vacant, les principes gouverneront. Europe est de retour et sa Renaissance joyeuse sera un surgissement, le heartland bat encore dans le cœur des Nations, à chaque battement naît un Européen.

 

Les espaces identitaires extérieurs, intérieurs et supérieurs que nous parcourons et qui traversent l'être du cercle familial à la sphère impériale en passant par le royaume nationale , sont les avatars d'une identité intégrale verticale, sacrale et primordiale , celle que l'on ne connait pas, dont on ne parle pas, qui n'a pas de nom, celle de notre race et de notre esprit intérieurs ; l'individualité totale de l'être libre contre l'uniformité létale du non-être libéral.

 

Ces traits, esthétiques, éthiques et métaphysiques, forgés par une œuvre millénaire et énigmatique, formant la complexité anthropologique, civilisationnelle et spirituelle individuelle et collective de l'être et de l'individu, et, de la communauté de l'être et la civilisation (celle de tous les peuples), ne sont pas une dualité, ils ne se combattent pas, et, si les vides entre eux sont indispensables pour féconder l'identité individuelle de l'être libre et laisser des espaces à ses voyages initiatiques, ils ne sont ni superposables, ni interchangeables, ni effaçables, ni même comparables entre eux sans déconstruire l'identité collective qu'ils forment. Dans la Tradition, ils sont une seule et même chose ; distincte et indivisible.

 

Ces espaces identitaires individuels, organisationnels et extrasensoriels engagent des interactions collectives pour maintenir une cohérence du monde, un équilibre du paradigme et une équité du système, ils s'organisent organiquement et se soumettent verticalement, à l'Origine et aux origines, à l'Ordre et aux lois naturels, parallèlement, l'empire du non-être désorganise la société par l'entremise d'une définition synthétique et générique de l'identité et déstructure les peuples par l'horizontalité d'un monde uniformisé, d'un paradigme égalitariste et d'un système rationalisé imposé en modèle et qu'il a superposé au réel ; de la Liberté de l'Imperium Celte que le Libéralisme de l'Empire Occidental cherche a étouffer par la stratégie atlantiste de l'anaconda ; de la Souveraineté que le ronron néo-souverainisme fige dans un espace historique et émotionnel (modèle westphalien ; petit gaullisme et pétainisme anachroniques), prison virtuelle de fétichismes idéologiques et cellule temporelle de nostalgies politiques, différents choix engageant un processus phagocytant : polémiques stérilisantes, passes d'armes incapacitantes et phénomènes neutralisants vers des oppositions nécessaires à tous les dysfonctionnements rentables pour l'empire du non-être ; de la Subsidiarité viciée par la parcellisation des espaces identitaires ; de la Concentricité dévaluée par la centralisation jacobine et marxiste ; de l'Altérité diminuée par les discours antiracistes institutionnels ou encore de la Complémentarité ébréchée par les discours suprématistes constitutionnels.

 

Ces identités, ces sphères et ces espaces esthétiques, éthiques et métaphysiques sont les représentations fractales des forces et des puissances de l'univers multi-stellaire, d'une hiérarchie cosmogonique d'un Ordre anarchique et solaire sur terre, mer et air, et, de la complexité de son unité trinitaire, d'une organisation empirique céleste à sa projection d'un empire terrestre dont les interactions autonomes et les articulations interdépendantes nous indiquent que recouvrir une puissance relève d'une articulation traditionnelle et une interaction révolutionnaire dans une volonté de puissance d'une alliance justifiée par notre temps qualifié : un langage européen, une méthode eurasiste et une stratégie traditionaliste qui entrent en résonance et en cohérence avec le chaos primordial, son reflux révélateur, enseigneur, transmetteur, prophétique, reconstructeur et plasmateur, et, son topos immédiat, l'Empire Eurasiatique de la Fin.

 

Un langage qui entre en conflit totale et en dissonance fondamentale avec la division, la dilution et la dissolution comme principe  unique et exclusif de l'empire du non-être, comme principe d'une gouvernance par le chaos, comme principe du déconstructionnisme de la Dissidence mainstream contre le positivisme du mainstream politico-médiatique.

 

Notre Impérium doit être possible car en puissance et puissant car possibiliste ; immédiatement.

 

Chaque espace respectant les limites métaphysiques des dimensions trifonctionnelles de sa représentation symbolique et de la projection métapolitique de sa volonté, de l'éthique vivante de l'être libre de la Tradition primordiale, et, respectant les frontières naturelles des fonctions interdimensionnelles de la réplique ontologique et de la projection métahistorique de sa puissance, de l'Ordre réel et d'une esthétique géopolitique suprarationnelle du territoire et de la frontière qui fait que ces espaces identitaires ont des fonctions strictement distinctes, car, si Tout n'est qu'une seule et même chose dans le Royaume céleste, Toute chose ne se vaut pas dans le Royaume terrestre, aucune chose n'est égale ou inégale dans l'articulation hiérarchique naturelle et principielle de la vie et des civilisations nous permettant d'appréhender, de comprendre, de rencontrer notre esprit, notre race et notre être intérieurs, notre identité supérieure ; dans des altérités totales.  

 

La Dissidence mainstream quitte l'espace révolutionnaire de la Tradition et la sphère traditionnelle de la Révolution de ce Retour à l'être parce que :

-le langage de la réinformation mortifère et du complotisme compulsif à quelque chose d'uniformisant (par "matérialisme" et "rationalisme"),

-sa méthode trois fois libérale justifie le Libéralisme triomphant (par "réalisme")

-sa stratégie moderne du Nationalisme hésitant (par "pragmatisme")

-son plus de vraie-fausse république pour sauver la vraie-fausse république (droit-de-l’hommisme),

-son plus de vraie-fausse démocratie pour sauver la vraie-fausse démocratie (Règne de la Quantité),

-son plus de vraie-fausse laïcité pour sauver le vrai-faux laïcisme (athéisme et agnosticisme)

-et, son plus de vrai-faux patriotisme pour sauver le vrai-faux nationalisme (utopie : tyrannie et totalitarisme) font que ces espaces et sphères identitaires entrent désormais en conflit sur tous les plans et s'entrechoquent dans tous les espaces plutôt que se réconcilier. Car se réconcilier, c'est premièrement se réconcilier sur le plan intérieur (traditionalisme) et secondairement sur le plan civilisationnel (Retour d'Europe ; ésotérisme révolutionnaire ; Quatrième théorie politique), mais la priorité primordiale et prioritaire pour l'être et la communauté de l'être  de la charité et de la justice bien ordonnées et rendues par l'épée étant relégués au second plan de la révolution marxiste et du gramscisme 2.0 de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream contre la convergence prérévolutionnaire des révoltes socialistes, nationalistes et traditionalistes des peuples européens, le concept démocratique moderne d’égalitarisme et l'idée organique traditionnelle d'équité se combattent, les bricolages identitaires gauchistes et l'alter-patriotisme du ronron néo-souverainiste ne respectent pas les espaces vides et fécondants qui permettent la naissance et les renaissances de l'être libre et individuel Européen.

 

Les êtres et les individus d'ici et d'ailleurs étant superposés sans distinction ici, maintenant et au même endroit, modèle, régime, système, monde et paradigme deviennent interchangeables, effaçables et comparables pour ne jamais changer et changer les identités à jamais, pour les rendre égales (libérales), égalitaires (libertaires) et égalitaristes (libertariennes), pour les faire sortir de leur esthétique, de leur éthique et de leur métaphysique afin de détruire jusqu'à l'Ordre naturel et les hiérarchies organiques : pour bouleverser l'équilibre, jouer à Dieu, ainsi, le monde moderne et le progrès paradigmatique  interviennent dans un processus naturel d'échange, il détruit les frontières et rend impossible la rencontre, il détruit la rencontre et rend mercantile l'échange jusque dans les convergences prérévolutionnaires.

 

Une seule voie : œuvrer Pour le Retour de l'Europe Européenne !

 

Alors, s'agit-il de spéculer sur le meilleur régime, de fantasmer sur un système-monde idéal et de tracer les lignes d'un nouveau paradigme ? Non. Du moins, pas exactement. Il s'agit, pour nous autres, dissidents, d'établir ou de rétablir ; de redécouvrir , en premier lieu, une méthode, une méthode basée sur le concept d’Ésotérisme révolutionnaire développé par Laurent James, que nous appelons Révolution traditionaliste, et que Vincent Vauclin qualifie de Croisade contre le Monde moderne.  

 

Le Retour d'Europe (contre l'Union dite Européenne) – L'Eurasisme (et la Quatrième théorie politique) – la Tradition primordiale (et la Révolution pérennialiste) : sont les trois orientations interdites, ou occultées, par, ou à, la Dissidence emblématique, officielle et mainstream ; vierges.   

 

Peu importe l'Europe des neuf ou des six, il ne s'agit pas d'un fétichisme nombriliste du nombre ou d'une nouvelle hubris identitaire, mais d'une articulation européenne pour une Europe pérenne, qu'elle soit une Europe unique, double ou triple, ou encore une Europe cardinale, elle doit être l'Europe qui nous permet de contrôler la méditerranée – et notamment la méditerranée orientale  –, d'y assurer des coopérations avec l'Afrique sans ingérence brutale, de réinvestir le pacifique, de développer notre puissance satellitaire (ou de tous les détruire, nous l'avons dit, nous connaissons les limites du progrès et une certaine absurdité à vouloir à tout prix un accès illimité au Faux omniprésent qui piège les civilisations dans la superposition narcissiques des écrans pour en faire une multitudes de dividuum connectés aux virtualités augmentées de la réalité diminuée : qui ne permet pas de désinvestir l'Afrique, ou De la démagogie de l’égalitarisme marxiste et de la réconciliation occidentaliste) et d'établir des ponts eurasiatiques (Ukraine, Hongrie, etc) pour dialoguer avec la Nouvelle Russie du "concept absolu" Vladimir Poutine.

 

Il faudrait pouvoir différencier théorie spéculative et théorie opérative pour dépasser le problème que nous avons à établir une première conclusion commune afin d'avancer.

 

Nous devons faire la démonstration que deux voies s'affrontent au sein de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, qu'un réalisme du monde moderne affronte systématiquement le traditionalisme du pays réel, que le système allie tout ce qu'il peut contre le Retour d'Europe, contre l'Eurasie (contre l'axe Paris-Berlin-Moscou), contre le Retour de la Tradition, c'est-à-dire que les fractures idéologiques deviennent abyssalement subtiles, définitives, les thèses révolutionnaires du changement et du réenchantement par internet de l'extrême gauche à l'extrême droite du mainstream politico-médiatique et de la Dissidence mainstream se superposent. Du changement par la nouvelle liberté d'expression qu'offre internet, par la démocratisation du journalisme indépendant qui dit la vérité factuelle et de la réinformation instantanée qui a raison, changement et réenchantement vers la i-république, la web-démocratie et le laïcisme virtualiste d'un système mercantile tyrannique et de sa sphère spectaliste "dissidentiste" d'opposition nécessaire à son dysfonctionnement rentable.

 

En Napoléon, certains voient le régent, d'autres l'Empereur

 

"On devient pas chef parce qu'on le mérite, andouille ! On devient chef par un concours de circonstances, on le mérite après ! Moi, il m'a p'tet fallu dix ans pour mériter mon grade, si pas vingt. Tous les jours, j'ai travaillé pour pas nager dans mon uniforme. Y a pas trente-six solutions. Arturus ? Hein ? Fais semblant ! Fais semblant d'être Dux. Fais semblant de mériter ton grade. Fais semblant d'être un grand chef de guerre. Si tu fais bien semblant, un jour tu verras, t'auras plus besoin !" Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 5 : Dux bellorum, écrit par Alexandre Astier

 

Aujourd'hui, les clivages profonds qui traversent la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ne se trouvent pas tant entre les constats de l'hégémonie du Capitalisme trois fois libéral dans la mondialisation et les constats du statu-quo imposé par le Mondialisme comme théologie de la libéralisation comme réponse à l'asiatisation – plus ou moins compris et partagés – que peuvent produire les différents mouvements au sein de cette convergence, et les différents courants au sein de ces différents mouvements.

 

Le clivage commence dans la façon d'appréhender la nature paradigmatique de la phase de transition engagée et la manière de vouloir l'affronter, de répondre par une théorie politique en puissance dans une conclusion commune en acte antimoderne, antilibéral et antimondialiste.

 

Phase de transition engagée par l'Empire Globale de la République Universelle par une stratégie  du constat incapacitant et de la conclusion neutralisante pour tous :

-de la crise-passion du régime démocratique que certains veulent transformer en démocratie directe, en démocratie réelle, en véritable démocratie, en démocratie référendaire, en démocratie par tirage-au-sort, en démocratie magique, en toujours plus de démocratie, quand nous autres voulons faire transmuter cette crise de régime en Démocratie organique et méritocratique,   

-de la faillite du monde moderne que certains veulent dépasser par encore plus de progrès quand nous autres, dissidents, voulons la surpasser par davantage de Tradition,  

-de l'effondrement de la société occidentale que certains veulent arranger par le lobbyisme communautaire, l'égalité dans la victimisation et la réconciliation par la repentance, toujours plus d'ethnomasochisme pour les Européens et d’autoflagellation pour l'Europe occidentale, quand nous autres, traditionalistes, somme en Croisade contre le monde moderne.  

 

Le clivage se trouvent dans le sens des mots, la méthode, la stratégie et dans la métaphysique qui sont employés par les différents courants dans leurs articulations métapolitiques, autrement dit, progrès et technologie qui sont le langage et la méthode du changement et du réenchantement par internet sont antagonistes avec le langage révolutionnaire et la méthode traditionnelle de la Quatrième théorie politique Européenne et Eurasienne que nous essayons de suggérer. 

   

La chose est entendue chez les nôtres, l'Europe n'est pas l'UE et elle n'est pas l'Occident. L'Occident occidentaliste et atlantiste : cet accident orientalet nous reviendrons sur notre intuition que ; en précisant préalablement que nous savons qu'il réside un mystère insoluble dans l'articulation divine du cycle et des dualités nécessaires des pôles positifs et des centres négatifs dans leurs fonctions créatrices et leurs aimantations dévastatrices au-delà des notions modernes du bien et du mal, du chaos et de la destruction ; l'aspect lunaire unique et exclusif de l’Atlantide occulte qui se reflète dans les sables mosaïques de l'exil babylonien ne nous permet pas de jurer que l'Occident comme principe d'assombrissement du monde solaire trouve son origine principielle et se polarise originellement dans une naissance géographique européenne  mais plutôt dans une renaissance "occidentale" en Europe contre l'Europe du Soleil invaincu, car, certes, tout revient aux commencements du commencement des Astres et des Cieux, aux parcours de l'astre dans le ciel, mais jusqu'où savons-nous l'Origine originelle ; élémentale ; du Serpent, du Léviathan et du Tigre, du Dragon, de leur origine géographique terrestre : trouvez l’éden et vous trouverez l'enfer ; si l'enfer occidental est européen l'éden oriental est l'Europe. Ainsi, imputer toutes les ténèbres à notre foyer civilisationnel serait lui devoir tous les cieux, la dualité nécessaire étant nécessairement en présence dans tous les principes, si l'Occident, en tant que principe spirituel et en tant que géographie temporelle, incarne le mal absolu, alors il incarne le bien infini , et c'est par le Retour d'Europe que nous détruirons L'Union thallasocratique et désertique du principe lunaire unique et exclusif d'assombrissement du monde,  L'Union dite Européenne doublement liquide, par la mer (flux des capitaux : Marchandise), et le désert, la mer de sable (référence à l'utilisation du sable pour la construction des matériaux informatiques, notamment des puces, flux numériques : Spectacle).

 

La Souveraineté des Nations Européennes n'a de sens que sa réalisation par un principe transcendant en puissance et un concept absolu en acte. La liberté des peuples européens dépend de leurs volontés individuelles et collectives de puissance, de leur compréhension civilisationnelle de la hiérarchie traditionnelle qui rend possible cette puissance révolutionnaire, qui garantit la liberté de l'être libre contre la liberté d'avoir du faux, qui garantit le renouvellement des élites. La compréhension de cette puissance se déployant du cercle familial à la dimension futuriste des échanges interstellaires quand on utilisera plus d'énergies moléculaires à se dépasser qu'à se dissuader , quand l'humanité préservée dans sa diversité anthologique, apercevant les contours vitaux de ses contraires polaires créateurs, abandonnant le dualisme moral de l'inversion accusatoire inversée du ronron néo-souverainiste transcendant le désir mimétique mercantile primitif individuel en un désir mimétique spectaliste sophistiqué collectif (de masse ; mainstream) pour toute opération opérative dans un travail déconstructiviste et positiviste uniquement et exclusivement dévastateur, une humanité ne se séparant, ne divisant et n'isolant plus aucunes échelles identitaires, reformant l'identité totale de l'être libre déformée par la réinformation mortifère et le complotisme compulsif de l'empire du non-être essayant de lui suppléer comme solution de repli et d'urgence, soit l'épiderme comme divinité suprême, comme échelle identitaire biologique unique et exclusive : la communauté communautariste, néo-tribalisme, soit la double négation de l’éther (essence/manence) et de l'ethos (substance/immanence) Européens, comme projection spéculative de la destruction de toutes les échelles identitaires de tous les peuples par la substitution définitive de l'individu libre par le dividuum libertaire : la communauté communiste, les néo-souverainistes. En ça, les communautés sont dégueulasses, seule la Race (l'Origine), le Sang (la Lignée) et la Terre (l'Héritage) sont beaux, justes et vrais.

 

L'instinct de préservation anthropologique de l'Impérium intérieur de l'Empire Eurasiatique de la Fin est autre que le communautarisme esthétique et le communisme éthique de l'empire du non-être, il a, notre instinct, dans la maîtrise de sa force et la possibilité de sa puissance, la capacité de transcender ces deux extrémités polaires de l'être car l'Empire Eurasiatique de la Fin est la réplique fractale du nomos cosmogonique justifié, réponse verticale de ce temps qualifiés au monde moderne par le topos topologique de Novo Russia, c'est-à-dire la capacité de créer, plus précisément, d'épouser l'imprévisibilité et gouverner les chaos synthétiques organisés par le feu du logos primordial qui renaîtra de la destruction métaphysique du logos moderne, pour sauver le logos, épreuve mortelle pour la vie, capacité de participer pleinement à notre temps qualifié du vivalisme dans la mort, et cette volonté de puissance sera rendue, donnée et offerte, selon la Tradition de la triple donation  de la Justice, du Pardon et du Sacrifice pour  maintenir l'équilibre civilisationnel contre tous les Impérialismes de l'indistinction.

 

Le néo-souverainisme : théorie politique et philosophique officielle de la Dissidence mainstream

 

"Mais moi non plus je suis pas le chef suprême de la première puissance mondiale ! Le chef suprême de la première puissance mondiale, c'est celui qui tire les ficelles dans l'arrière-boutique, moi je suis juste un spectacle de marionnettes. Voilà. La petite journée désarticulée de César le pantin. Et ça se passe dans le ghetto !" Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier.

 

Tout peut tout cacher puisque tout est toujours caché.

 

Oui, le 11 Septembre 2001 est une entreprise de haute-ingénierie psycho-sociale spectaliste et mercantile, une entreprise de mystification contre-initiatique supervisée par le masque nez-crochu des satâniiiques.

 

Oui, les complots et les conspirations rythment la musique de l'orchestre politique, du théâtre métapolitique, de la scène géopolitique, et sont les fruits de la subversion mondialiste.

 

Mais le diable se cache dans tous les détails, dans chaque fausse note. Soyons conspiro-complotistes jusqu'au bout dans notre faculté à appréhender les mouvements souterrains jusqu'à l'intérieur, jusque dans les égouts de notre propre camp.

 

Quand nous exprimons notre crainte que le Complotisme compulsif et la Réinformation mortifère  deviennent la méthode métapolitique unique et exclusive de la Dissidence mainstream, il n'est pas question, en dénonçant le Complotisme, de nier les complots, qui sont davantage discrètement occultés que secrètement cachés,  mais de comprendre les mouvements souterrains à l'intérieur même des complots et les complots à l'intérieur même de nos mouvements souterrains, de nos propres entreprises conspiratives, des conspirations de la réinformation.

 

La réinformation mortifère est une méthode d'auto-suggestion, de l'auto-suggestion d'une capacité médiatique que nous aurions à dire le factuel, à dire le factuel par l'intercession journalistique du réenchantement par internet, par le miracle des informations que la divine providence met en ligne : de dire la vérité et d'avoir raison. La vérité raisonnable d'un factuel sélectionné ; sélectionné à partir des critères d'un nouveau mainstream politico-médiatique, le mainstream de l'axe du bien et de la voie du lait de la Dissidence emblématique et officielle. Voie unique et axe exclusif du ronron néo-souverainiste, interaction générique volontaire des dualités synthétiques et articulation synthétique nécessaire des oppositions génériques, nécessaires à l'entretien du statu-quo, interaction et opposition du marxisme socialement partiel et du nationalisme économiquement superficiel de la Dissidence mainstream. De la Dissidence mainstream qui dit le factuel simplifié d'un réel compliqué, sans dire le suprarationnel de sa complexité extra-sociale et extra-économique.

 

Nous pouvons observer cette auto-suggestion ; l'auto-suggestion que le réalisme, le rationalisme et le pragmatisme journalistiques supposés de la réinformation mortifère comme méthode révolutionnaire pour tous sont une évidence ; dans les oppositions nécessaires qu'elle génère, et donc des questions qu'elle ne permet pas de trancher, des vérités qu'elle ne permet pas de dire. Et notamment dans les différents commentaires autour du conflit ukrainien, en faisant croire ou en omettant de dire, en se persuadant, que le néo-nazisme atlantiste et occidental qui opère en Ukraine est ou n'est pas, est peut-être ou n'est peut-être pas (peut-être c'est peut-être), une réminiscence authentique du nazisme hitlérien, que l'on soit pour, contre, ou bien au contraire (le nazisme était déjà venu "arrêter" la Révolution conservatrice allemande), dans les deux ou les trois cas, avec cette même méthode de la réinformation pour tous au service d'un billard à trois bande, ce qu'on ne voit pas, c'est la Quatrième voie authentiquement révolutionnaire et conservatrice de l'Eurasisme, on ne voit pas que ce néo-nazisme obamacare est un anti-antifascisme de réaction folklorique et anachronique allié à un suprématisme primaire et fantasmé sur lequel reposent diverses stratégies de conquêtes de l'Empire global qui répond à un antifascisme révolutionnaire nostalgique et hégémonique allié au Libéralisme triomphant (Ce pourquoi la Dissidence a sans doute si peu de sympathie pour l'Eurasisme douguinien et ne veut pas mettre la pression à Moscou) dans un dialogue de réification de la guerre froide. 

 

Et, c'est pour cela, que nous pensons que non seulement les néo-souverainistes de l'extrême gauche à l'extrême droite du ronron se prennent à leur propre jeu mais que le ronron néo-souverainiste à été installé pour installer la logique contre-initiatique du complotisme et la dialectique subversive de la réinformation pour contrôler les convergences prérévolutionnaires et justement éviter que les logiques marxistes soient réellement transcendés par les dialectiques nationalistes, qu'un mouvement traditionaliste et révolutionnaire voit le jour.   

 

C'est l'histoire du mort-vivant nazi auquel le zombie antifasciste serait la réponse, dans cette dialectique moderne, intrinsèquement antitraditionaliste et extension à la théorie des  vrai-faux trucs, faut-il analyser cette situation à partir de son apparence n’expliquant pas le principe métaphysique qui anime ces néo-nazis ukrainiens au-delà des anathèmes habituels ? Faut-il voir le Soleil invaincu dans un symbole vaincu en 1945 ? Ou dans un autre définitivement éteint en 1990 ? Ou faut-il reprendre le chemin de la métahistoire et être enfin sérieux ?   

 

Ainsi, c'est le principe égalitariste démocratique des néo-nazis et des néo-antifascistes que nous rejetons, comme nous rejetons la définition d'une chose par l’interaction organisée et subversive de l'opposition nécessaire spectaliste entre des adversaires déjà presque morts qui entretiennent le bon fonctionnement de leur défaite depuis trop longtemps et qui recommencent, nous définissons une chose par ce qu'elle est, intégralement, entièrement et totalement, et l'Empire global, précisément la République universelle, la République mondiale, à l'image de l'UE, n'est pas même un National-Socialisme rampant ou un National-Bolchévisme revenant, mais exactement le Libéralisme triomphant trois fois libéral qui n'est la Révolution traditionaliste de l'Empire Eurasiatique de la Fin, d'une Quatrième théorie politique Européenne en Croisade contre le monde moderne Occidental.

 

La stratégie néo-souverainiste  peut-elle  s'accorder avec une stratégie eurasiste ?

 

"C'est pour t'apprendre à faire confiance à la magie, parce qu'il n'y a que ça qui marche sur Terre, Arturus, la magie, le reste ça ne vaut pas un rond." Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier

 

Non.

 

Nous rejetons radicalement le néo-souverainisme, et en appelons verticalement à l'eurasisme.

   

Notre réponse est donc Non. Et notre réponse est "Non" car  le Souverainisme moderne (nationalisme-républicain, alter-nationalisme, nationalisme-liberal, néo-souverainisme, etc) ne peut pas, de la façon dont il se présente et de la manière dont il  attaque et se défend, s'accorder avec l'Eurasisme, comme il ne peut être le cheval de Troie de la Tradition et de la Révolution quand il est le cheval de Troie d'approchement du pouvoir pour tous de l'extrême gauche à l'extrême droite de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle qui s'est très majoritairement alignée sur cette stratégie qui, dans ce régime démocratique, ce système du Capitalisme trois fois libéral, ce monde moderne et ce post-libéralisme paradigmatique : ce Libéralisme triomphant sur tous les espaces identitaires, est une stratégie fragile, faible, médiocre, déjà vue, usée, obsolète, c'est la stratégie de retournement des victoires des autres.

 

 

Nous autres, dissidents, sommes déjà dans Troie, il est 5h55...

 

Ce qui répond également en partie à une autre question que nous nous étions posées dans notre dernier article, à savoir s’il fallait repasser par la nation souveraine, libérale mais pas trop d'un capitalisme sans l'aimer, et la réponse est définitivement : Non! 

 

Sortir de l'UE, de l'OTAN et de l'Euro ?

 

Oui. Sortons de la République, de la Démocratie et du Laïcisme, et pour sortir de l'hégémonie thalassocratique, du statu-quo onusien et du paradigme du petro-dollar il n'y a qu'une seule voie.

 

Les deux cœurs de l'Europe



"La présidente du Front national frappe fort. Elle n’hésite pas à affirmer, au grand étonnement de nos voisins qui ne comprennent pas forcément la connotation historique, que l’Allemagne est le "cœur économique de l’Europe", tandis que la France est "son cœur politique"." L'interview de Marine Le Pen qui choque les Allemands (Challenges)



Ça ne devrait pas les choquer. Une Europe puissance, un Empire européen, peut très bien fonctionner avec deux cœurs, et l'Empire n'a pas besoin d'empereur, mais d'un Impérium, d'un Incendium Amoris, d'une vision futuriste de la Tradition et d'une vision traditionaliste du futur ; du futur déjà présent.

 

Il est clair que l'UE doit transmuter pour laisser la place à une souveraineté européenne de facto, la question est plutôt de savoir si, conscient de ce problème, nous devons repasser par l’État-nation westphalien pour recouvrir une puissance de jure ? (au-delà du fait que ça n'est pas vraiment un choix et que nous sommes ici dans de la haute spéculation, ce qui n'est jamais bon, et dans la pure incantation, ce qui est parfois pire...) Nous avons déjà répondu à cette question.



Le problème du ronron néo-souverainiste c'est qu'il ne peut concevoir la possibilité d'une stratégie grand-continentale, nous ne pensons pas que le phénomène naturel de la mondialisation couplée aux politiques mondialistes des forces supranationales extra-étatiques vont attendre que tous les États-nations européens se reconstruisent individuellement avant de repenser une Europe possibiliste et d'affronter son destin commun contre ses ennemis communs...

 

Vouloir repasser par l’État-nation contre l'Empire global, c'est vouloir, quelque part, reproduire 40-45 ou rejouer la Guerre froide, c'est l'esprit de la restauration appliqué à la République, ce qui est sans doute sa plus belle farce, il semblerait que Marine le Pen veut garder des marches de manœuvres par rapport à ce néo-souverainisme envahissant et qui se prend trop au sérieux,  et que cette nouvelle farce la ferait moyennement sourire, une dérive "eurasiste" au FN?

 

La plus Grande Europe  est de retour.

 

"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles." Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier

 

La Réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

 

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