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22/04/2015

Basculons (extension à l'intervention de Farida Belghoul concernant le putsch sur les JRE)

 

Pour rappel ! 19/10/2014

 

voir Farida Belghoul demande un débat avec Alain Soral (Meta TV)

 

L’atroce vérité de l'imposture Laurent Louis c'est peut-être exagéré ?, c'est que résoudre la délicate question des réseaux pédocriminels nécessite : discrétion/clandestinité/flagrant délit.



Au moment ou des groupes s'apprêtaient sans doute a agir, nous pensons, par exemple, à Stan Maillaud, le système a sorti la carte "Laurent Louis", qui ne nous explique jamais comment tout ça a commencé, pourquoi, tout à coup, s'est-il mit a exposé ce sujet de façon si spectaculaire ? (Qui n'a débouché sur rien si ce n'est d'offrir à quelques indignés un nouveau sujet pour se faire plaisir et crier leur indignation pas contente.)



Nous vous rappelons amicalement que la première réunion de cette imposture en mouvement à eu lieu dans des locaux généreusement prêtés par nos chers frères la truelle, plus exactement une "sœur", et encore plus précisément, par le biais de la défunte Aimée Ingeveld (Dieu ait son âme!), qui avait passé toute sa vie a phagocyter les groupements d'indignations autour du scandale belge de l'Affaire Dutroux (et de la pédophilie en général), jamais résolue et qui mériterait, encore aujourd'hui, une marche rouge...



Le peu que nous exprimons aujourd'hui nous rappellera au bon souvenir des lâches, qui suite à notre tentative de communiquer la complexité de la chose à Laurent Louis et à E&R, nous avaient exposé dans les réseaux franc-maçons, et, avaient organisé coup de téléphone, menaces voilées, jusqu'à des voitures suspectes devants chez nous... Nous n'avions jamais parlé de ça avant, ça n'était pas très important...



Certains s'en rappelleront, nous avions "extrait" et relayé quelques "preuves délicates" concernant, notamment, Aimée Ingeveld, pour appuyer nos craintes au sujet de la récupération en cours et de la mauvaise stratégie de la Dissidence sur ces questions. Ni Laurent Louis, ni E&R, bien à eux, n'en avaient tenu compte. Laurent Louis, qui ne nous avait jamais répondu en privé   E&R nous avait répondu et attendait de voir, ils ont vu... , nous avait même "censuré" et ensuite bloqué suite à ce propos, alors que nous essayons juste de lui donner des informations fondamentales, FACTUELLES, et des intuitions primordiales sur la grande manipulation autour des groupes et de tous les gens qui essayent d'exposer ce thème de la pédocriminalité.



Nous n'accusons personne. Nous faisons tous des erreurs. Mais il temps de redresser la barre, ce qui est, d'une manière plus générale, tout le propos de notre critique positive.



Le lien entre Laurent Louis et tata Farida ? Non, pas E&R (nous laissons les JRE et E&R s'arranger, le bénéfice du doute, et ne doutons pas que tout le monde comprendra l’intérêt supérieur), une observation générale :



Si une exposition brutale (mais surtout, non-suivie des faits) par des voies réactionnaires et spectaculaires nuisent à certains combats, et particulièrement celui-ci comme nous l'avons dit, Farida Belghoul avait trouvé la voie la plus indirectement et subtilement direct pour s'attaquer massivement à ce vaste problème... Ce que nous disons, c'est qu'à chaque fois que des personnes renouvèlent l'approche sur cette question, il y a des contre-feux, voilà ce que nous constatons, il y aurait surement des centaines d'exemples. Ce que nous reprochons à au concept dissolu "Laurent Louis" ça n'est pas sa mauvaise foi, c'est sa naïveté, et, son incapacité a écouter des interlocuteurs sérieux et à entendre des alliés potentiels, a préférer s’entourer d'un fan club, que de travailler à une Quatrième théorie politique, l'histoire l'exige.

 

Nous soulignerons que Dieudo et même peut-être Alain Soral, dans l'ordre ou dans le désordre, ont eu davantage de problèmes avec le système  quand ils ont commencé à évoquer la question de la pédocriminalité de réseaux que pour leur prétendu antisémitisme. C'est aussi a ce moment que le ronron est devenu redondant... (Nous ne nous rappelons plus quand Stan Maillaud avait disparu, par contre, nous avons remarqué que E&R a récemment privilégié d'exposer Wanted Pedo et sa stratégie spectaculaire sans relayer le retour de Stan Maillaud, dans toutes les difficultés de la clandestinité...)   



Mais ça n'est pas tout, l'approche de Madame Farida Belghoul avait une dimension "transcendantale" d'ordre prioritaire et que très peu de nos camarades ont profondément perçu, celle d'un certain Front de la Foi, concept qui était un principe fondateur de la Dissidence, et qui s'est essoufflé au fil du temps, tout simplement car nous manquons de méthode pour entretenir cette question et la dépasser par la Tradition.

 

Pour terminer, nous vous renvoyons à l'ensemble de nos travaux, cette note est une illustration factuelle exemplaire sur ce que nous essayons d'expliquer dans notre critique positive de la Dissidence par le concept.

 

La Dissidence républicaine et son ronron néo-souverainiste ont figé la convergence révolutionnaire du XXIème siècle, trois conséquences majeurs, ils ont ralenti, consciemment et inconsciemment, bloqué, trois questions radicales et déterminantes : Retour d'Europe - Quatrième théorie politique - Front de la Foi. Voilà ce que nous constatons et ce que nous percevons, une nouvelle fois, à travers l'Affaire Farida...

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

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28/01/2015

Du Front de la Foi (Version 2015)

 

(Essai en cours de mise-à-jour...

 

Nous nous efforcerons de reformuler la question du « Front de la Foi » le plus clairement et d'y revenir aussi souvent que possible ; si nous pouvons essayer de nous poser au mieux cette question, nous ne pouvons pas l'imposer dans le débat et ensuite y répondre seuls, ce pourquoi nous retravaillons cet article fleuve plutôt que de démultiplier les notes sur le Front de la Foi.

 

Mais, en préambule, nous pensons qu'il est nécessaire d'insister sur quelques points pour définir le cadre de notre exercice, exercice de critique positive dans lequel s'inscrit notre interpellation ; « critique positive » des différentes « familles de pensée » qui traversent la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle et de leurs « grandes orientations », et, « interpellation » d'un militant du quotidien qui s'adresse à la Génération Dissidente ; autrement dit, l'écrasante majorité des « chefs de file », des « cadres » et des « militants » de la Dissidence étantuniquement dans l' « opposition au système »– c'est-à-dire, se concentrant exclusivement à produire, diffuser et valider les essais d'établissements de constats de faillite du monde moderne, les entreprises de réinformation, les projections sur tableau noir, les listes de faits factuels, les vidéos pédagogiques et pratiques sur les solutions techniques et locales pour améliorer le quotidien, les vidéos de vulgarisation par l'humour au « format youtube », en bref, participant principalement au travail de réinformation, d'indignation et de contestation, nous avons choisit de nous concentrer sur le travail d'auto-critique de notre réseau et, plus largement, de critique positive de la Génération Dissidente.

 

Premièrement, nous pensions partir d'un postulat simple – mais sur lequel il est pourtant difficile de se mettre d'accord ; ce pourquoi nous nous targuons de cette mise en matière qui pourra paraître laborieuse à certains, mais elle répond à une nécessité –, faisons court, un mouvement social qui existe de fait peut donc être observé, théorisé, d'autant plus facilement quand on lui attribue une « avant-garde » et des « cadres » naturellement désignés et suivis par un nombre significatif de personnes ? Et, qu'à partir du moment où il peut-être observé (en effet, s'il n'y a rien a observé, il n'y a pas de sujet, mais dans ce cas, on doit admettre que ce mouvement social n'existe pas, s'il n'existe pas, alors, il est légitime de vouloir qu'un mouvement social qui lui, existera, émerge), il peut être analysé d'un point de vue sociologique, identifié d'un point de vue idéologique, travaillé d'un point de vue philosophique, interprété d'un point de vue métaphysique, pour résumer, nous ne pensons pas qu'il soit discutable que l'entrée dans le XXIème siècle, préfigurée par l'avènement d'Internet et « terminée » avec le 11 Septembre 2001, a engrangé une nouvelle forme de mouvement social (traversé, certes, de différents courants comme le sont tous les mouvements sociaux, toutes les familles de pensée) qui, en France, s'est constitué et s'est particulièrement fait remarqué sous le nom de « Dissidence » (ce qui ne posait de problème à personne de 2005 à il y a peu), c'est un fait, et les militants du quotidien qui suivent, regardent, écoutent, lisent, observent, et qui se déplacent depuis cinq, dix, quinze ans, savent qu'en valeur absolue il est pertinent de parler de « Dissidence », on peut le déplorer et considérer que ce mouvement social s'est construit aux détriments d'un autre mouvement, mais dans ce cas, on doit se démarquer, et pour se démarquer, nous devons être capables de définir le mouvement social que nous contestons et définir la vision du monde que nous lui opposons, qui peut aussi se définir non pas contre ce mouvement social mais pour une autre vision du monde (un mouvement social portant nécessairement une certaine vision du monde ; qui peut relever du mythe ou de l'utopie), dans tous les cas, nous ne pouvons pas faire l'économie de nommer notre famille pensée et savoir où nous habitons sans avouer que l'on ne pense pas et que l'on est perdu, éventuellement, que l'on se fait juste plaisir...

 

Deuxièmement, la « Dissidence » s'inscrit dans un champ d'étude plus large, elle s'intègre dans ce que nous appelons la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, par ses prises de positions, sa méthode et sa stratégie, elle incarne une certaine voie, un courant de cette convergence, mais c'est précisément parce que nous n'essentialisons pas l'appellation de « Dissidence » que nous considérons qu'elle est également un champ d'étude à part entière, et c'est exactement parce que la « Dissidence » n'est pas un bloc monolithique qu'il est intéressant de comprendre les différents courants qui la traversent, pour mieux comprendre les interactions entre ses différents courants et les différents courants de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle.

 

Troisièmement,que les essayistes de la « Dissidence » n'aient pas encore essayé de jeter les bases d'une théorie politique et préfèrent démultiplier les constat de faillite du Monde Moderne ne nous empêche pas de constater leurs orientations et de retirer de ce constat les grandes lignes qu'ils partagent et défendent, de noter les références, qui inclinent une politique, qui désignent une certaine idéologie, et le vecteur pour réduire la « Dissidence » a sa plus simple expression est la « théorie de la triple sortie » ; « sortie » de l'UE, de l'Euro, de l'OTAN ; sur une base « patriote » et « socialiste » que l'on peut abusivement qualifier de « nationalisme-républicain » (abusivement parce que le terme « nationalisme » ne convient pas à la « Dissidence »), mais que nous qualifions nous de « néo-souverainisme », qui est davantage précis que le terme « Dissidence » et qui permet de souligner qu'il s'agit bien d'une famille de pensée au même titre que l'Eurasisme et pas d'une espèce d'axe du bien « idéologiquement neutre » qui surplomberait la convergence prérévolutionnaire du XXIème sans écrire sa « prophétie »,sans théoriser sa part de Quatrième théorie politique et sans remettre en question sa grille de lecture au-delà de sa critique du système.

 

Dans la Dissidence, au sens générique du terme (néo-souveranisme), l'idée de Front de la Foi était une idée cosmétique ; certains l'ont balayé d'un revers de la main, d'autres, après s'en être servis de marche-pied, en ont fait un fond de commerce ; une idée à vocation décorative, autrement dit, une idée spéculative, aujourd'hui totalement abandonnée, rentabilisée par les marchands du Temple, un slogan sur un tee-shirt, avant Ché Guévara, aujourd'hui le Christ...

 

Le Front de la Foi n'existe pas – le vote PS est toujours fort chez les musulmans ; l'abstention des croyants est passive ; et, par exemple, la manif pour tous n'a pas fédéré les religions justifiées – , même pas son idée, à peine sa question, par contre, l'opposition nécessaire au dysfonctionnement rentable du Libéralisme triomphant entre les religions justifiées et au sein de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle existe bel et bien en bien ou en mal.

 

En réalité, le Front de la Foi, qui n'est autre que l'endroit de réflexion politique(dont l'envers métapolitique relève de l'idée persistante de Révolution conservatrice, ou contre-révolution, l'idée de synthèse des concepts primordiaux et cycliques de Tradition et de Révolution) où s'accomplit l'idée de Quatrième voie, existe de facto, et a,d'une façon ou d'une autre, un rôle à jouer dans les futures articulations des idées métapolitiques du XXIème siècle.

 

Dans les faits, il y a plus de pratique que de théorie, de notre côté, nous avons eu peu de retour en terme de correspondance politique sur le sujet (et nous avons finalement trouver très peu de chose sur la notion de « Front de la Foi » pourtant manipulée par nos milieux), mais nous avons tous des retours d'expériences réelles (collectives, individuelles et personnelles) sur le terrain et au quotidien autour de cette idée, et la question du « Front de la Foi » est une question biaisée parce qu'elle est reliée à la question migratoire et au phénomène de l'islamisation que certains placent avant la question de l'immigration, de l'américanisation, de l'influence israélienne dans la politique française, de l'idéologie du progrès et de notre propre Tradition.

 

Les retours d’expériences dont nous parlons ouvriront sur un troisième opus où nous essayerons de vous mettre à contribution pour ceux qui accepteraient de répondre à quelques questions et d'éventuellement répondre spontanément à nos écrits sur le sujet (à la suite de Précision sur le Front de la Foique nous allons également nous attacher à mettre à jour – et que nous appellerons, Retour sur le Front de la Foi), nous nous sommes contentés ici d'éclaircir le propos, mais comme nous avons coutume de le dire : Les idées n'attendent pas, et La réponse sera métapolitique !

 

Nous pensons qu'il est décisif de se réapproprier cette question immédiate, comme nous pensons que l'éviction de cette question du champ métapolitique n'est pas due au hasard, ainsi qu'il a prit une nouvelle dimension depuis les récents attentats...)

 

 

« Si tu n'existes pas, comment veux-tu mener quelque guerre que ce soit ? Il n'est qu'une seule guerre. Depuis la Défaite, jamais le soleil ne s'est plus levé. Plus une seule fois. Ne crois pas qu'il soit simple de faire la guerre. Ni la guerre, ni l'ennemi, ni le faux ami ne suffisent à mener, à déclarer, à combattre une guerre. Ne crois pas non plus qu'il soit si simple que le soleil se lève. Fais que le soleil se lève. Alors seulement, la guerre reprendra. Alors seulement, tu seras invité à danser la danse de la guerre. »Olivier Mathieu, Châteaux de sable, pp. 250-252, aux Éditions des Aprems

 

Qu'est-ce que le « Front de la Foi » ?

 

« Étymologiquement, le terme de foi provient du latin fides et se rattache à une racine indo-européenne bheidh, « avoir confiance ». » wikipédia

 

« Le mot « foi », dans la Bible, est l'un des mots utilisés pour décrire l'attitude de l'homme devant Dieu. Il est traduit par le latin fides et le grec pistis qui ont le sens premier de « confiance », et ne sont donc pas des mots du vocabulaire religieux, ni du vocabulaire de la croyance. Ces mots sont eux-mêmes la traduction de termes hébreux qui dérivent de la même racine aman, un radical qui évoque la solidité, la fermeté. La foi biblique est donc d'abord affaire de confiance en Dieu, avant de concerner une croyance ou un contenu dogmatique : voir par exemple 1 Samuel 3,20. » wikipédia

 

« Dans l'islam, la Foi Al-Îmâne signifie littéralement : « connaissance, croyance et conviction sans aucun doute possible ». C'est la base de l'islam. » wikipédia

 

L'idée « grivoise »de Front de la Foi s'est évaporée entre les concepts « paillards »de Réconciliation et de Remigration.

 

Pour dire ce que le Front de la Foi n'est surtout pas, nous pensons que cette idée n'est pas périphérique à ce que l'on appel le « dialogue inter-religieux », ni ne s'entremêle à l'idée d'œcuménisme qui regarde les institutions officielles, et nous disons cela sans déférence, ce que nous voulons absolument quand nous visitons cette idée, c'est éviter toute notion de syncrétisme.

 

Le Front de la Foi est une idée désormais « libre de droit », au potentiel inexploité, totalement abandonnée par la Dissidence mainstream, et sur laquelle nous pouvons donc à nouveau nous concentrer. Une idée qui n'est pas si compliquée ou difficile d'accès, mais qui participe d'un choix, d'une volonté intérieure et qui est, certes, complexe a réaliser sur le terrain du réel, à coordonner et rendre opérative, car les individus et groupes concernés ne veulent pas, ou éprouvent quelques difficultés, à appréhender que cette idée ne peut en aucun cas reposer sur l'idée recommencée d'un débat scolastique et exotérique sans fin, mais repose sur l'idée strictement contraire qui est exactement de dépasser le cadre du « dialogue inter-religieux » classique par une volonté suprarationnelle de « Croisade contre le Monde Moderne », autrement dit et en valeur positive : Pour le Monde de la Tradition, c'est simplement l'idée qu'une alliance des croyants, une alliance de ceux qui ont la Foi, est nécessaire face au Progrès « comme volonté et représentation ».

 

Une Religion, même si elle a une vocation universelle, est forcée de constater ses propres variantes et son enracinement particulier à un endroit donné, à une topologie, la France est la « Fille aînée de l’Église » précisément parce qu'elle est la France et pas un autre pays, le problème de la supériorité morale d'une Religion par rapport à une autre, qui est le grand jeu actuel de tous les médias confondus, est dépassé par l'idée de Front de la Foi qui combattra en France pour une France catholique et en Iran pour un Iran chiite. La question du Front de la Foi n'est pas plus compliquée à formuler au Moyen Orient qu'en Europe, elle est la solution, elle nous semble davantage compliqué pour les États-Unis, si le laïcisme est une religion républicaine, une certaine laïcité d'ordre traditionnel et « très catholique » est une évidence au Moyen Orient (Liban).

 

Nous comprenons que le concept authentiquement révolutionnaire de Front de la Foi est incompréhensible pour un national pragmatique ou un matérialiste marxiste, qu'il est politiquement inaudible de l'extrême droite à l'extrême gauche du néo-souverainisme, qu'il est inaccessible aux dissidents athées et agnostiques (« agnostiques » comme le sont aujourd'hui la plupart des croyants, sans gnose, sans foie intérieure) animés par la « haine du secret »(et au-delà, par la « haine de l'ésotérisme »), et nous pensons que l'impossibilité de démocratisation ; de massification ; de ce concept, est quelque chose de positif, le concept de Front de la Foi est un concept qui nous permet de réfléchir la Révolution traditionaliste sans nous encombrer du relativisme des groupes à mentalité primitive.

 

Le Front de la Foi n'a donc pas de vocation électoraliste, de vocation massive, l'idée de Front de la Foi permet de penser et prononcer la Révolution et la Tradition en dehors de l'Arc républicain des partis, des loges et des lobbys,du cadre démocratique et de la borne laïque (à l'heure où le « Charlisme » devient obligatoire) ; l'idée de Front de la Foi est une idée souterraine, c'est-à-dire que le Front de la Foi est une voie intérieure, la voie des catacombes, discuter de la nécessité ou de la relativité du Front de la Foi, concevoir le Front de la Foi comme un projet politique, est une erreur fondamentale, le Front de la Foi n'est pas un parti politique, une loge crypto-maçonnique, un lobby de pression économique ou une forme d’événement d'un jour, c'est un esprit, un esprit intérieur, c'est se reconnaître au sein d'un Ordre.

 

Le Front de la Foi, c'est une condition, la condition sinequanone, quasi métaphysique, pour une résistance objective au Monde moderne trop moderne ; la puissance justicielle et immédiate qu'une telle alliance peut porter et assumer en terme de révolution, de contre-subversion, ne peut pas avoir d'équivalent dans les « alter-trucs »et les « néo-machins »que nous sert la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle.

 

Les idées de Réconciliation et de Remigration n'entrent pas en conflit avec le réel, elles l'accomplissent, leur antagonisme (presque « naturel » si elles n'étaient pas des idées synthétiques)nourrit la possibilité de guerre civile plus qu'elles ne cherchent à l'éviter, l'interaction entre cette double idéologie ; cette idéologie « RER », nous semble réunir les conditions d'un dualisme dialectique qui va exactement dans le sens d'un certain communautarisme de séparation sur un même territoire ; l'assimilation « à l'anglo-saxonne » ; que les atlantistes souhaitent voir s'installer en Europe –  conception qui n'a aucun sens du point de vue traditionaliste du Front de la Foi –,dualisme qu'Alain Soral et Laurent Ozon réfutent (Moins Ozon que Soral d'ailleurs), dualisme franco-français qui a pour fonction géopolitique d'entretenir le statu-quo du Rimland Européen sur la question géopolitique du choix de l'atlantisme ou de l'eurasisme, ce pourquoi ils bricolent un néo-souverainisme incapacitant, ces idées rejoignent le nouveau fantasme républicain, ou utopie démocratique,de réenchantement par internet, d'éveil par la réinformation et d'émancipation via des nostalgies progressistes ; obsessionnelles, tel le national-socialisme. Les seuls « nationalistes » que nous reconnaissons sont les « traditionalistes », la France était une Nation, un « état régalien », un Imperium, quand elle était un Royaume, une Monarchie, quand elle était la France, tout prendre de son Histoire ne veut pas dire tout garder et tout maintenir en l'état, rétablir des principes ne veut pas dire revenir en arrière...

 

« Quasi métaphysique », bien que, beaucoup moins mystique qu'il n'y parait, le fameux pragmatisme dont les nationaux-républicains nous rabâchent les oreilles nous apparaît participer davantage d'une pensée magique ; politiquement messianique, irrationnel, voire infondéquestion d'espace et de temps ; de vitesse de la subversion, en terme d'accès rapide à une certaine puissance (les européano-bolcheviques et les géronto-jacobins ne pensent pas la puissance : ils comptent sur la psychologie réactionnaire des  foules pour accomplir leur volonté politique-politicienne, en d'autre terme, ils précisent d’emblée être dans l'exercice de la manipulation électorale, être le miroir du mainstream politico-médiatique, et donc, d'utiliser ses méthodes, sa méthode unique et exclusive, méthode que nous avons abordé dans l'article De la méthode(et sur laquelle nous revenons dans un article en cours de rédaction), pour résumer ils se refusent l'accès à une topologie immédiate de leur utopiepuisqu'ils ne pensent pas en terme de mythe ; et que l'utopie c'est précisément l'absence de topos – ; que l'idée finalement traditionnelle de Front de la Foi, d'Ordre, de Chevalerie, surtout d'un point de vue français, et davantage si nous pensons à la nécessité de réunir « paganisme » (au sens noble, paysans, du terme, de la foi païenne, nous ne parlons pas du néo-paganismeet de ses différentes moutures new-age et libertaires), catholicisme, orthodoxie et un certain Islam pour résister à l’interprétation néo-souverainiste du concept absolu « Vladimir Poutine », du Grand Gaullisme et de l'Eurasisme (comme théorie politique, philosophie, topologie, mythe et épistémologie de l' « Empire Eurasiatique de la Fin » comme destin, volonté et puissance), en effet, les néo-souverainistes, d'une manière générale, mettent le Grand Soir et la Parousie sur le même plan, mais la théologie politique socialiste, le « nietzschéisme de gauche » (nous cherchons un ou des ouvrages sur ce sujet précis...), ne remet pas en cause la théologie prophétique traditionaliste dont elle n'est qu'un très pâle copier/coller, en effet, la « théologie de la Libération » développée par cette nouvelle gauche dissidente exprime un messianisme inversé : un sens de l'Histoire, nous autres, eurasistes, parlons de cycle, leur « sens de l'Histoire » est linéaire, ce qui nous renvois d'ailleurs et étrangement à quelque chose de très similaire dans la méthode, les kabbalistes développent une certaine mystique qui veut qu'ils singent la Sainte-Trinité pour mieux s'en moquer, nous avons la même sensation avec les néo-souverainistes quand il se revendiquent de la Tradition, mais du point de vue du matérialisme marxiste : le « Communisme primordial » de Francis Cousin et le « Christ révolutionnaire » de Chavez illustrent, selon nous, le liens ténus entre l'aile gauche du néo-souverainisme et les occultes Lumières...

 

Jouons à trouver Voltaire, qui est Voltaire aujourd'hui dans la Dissidence emblématique, officiel et mainstream? (Et ne nous dites pas BHL !) Autrement dit, quelle tête d'affiche de la convergence prérévolutionnaire franco-française est le Voltaire du XXIème siècle ? Répondre à cette question peut changer toute la perspective de cette illusion et dévoiler ses arrières-plans ; le monde superposé des écrans plats est un monde en 2D, il faut ici comprendre que toute illusion a besoin, soit d'un fond noir (ou vert ; quand il s'agit d'effets spéciaux), ou d'une autre forme d'occultation, d'une perspective, nécessaire pour accomplir le tour, difficile à définir, qui a toujours la même fonction, mais n'a plus besoin d'une scène et de coulisse pour s'accomplir, dans les deux cas : « La réalité c'est la perspective », autrement dit, la réalité augmentée c'est la dimension diminuée, car si l'on suit ce raisonnement, internet n'ajoute pas une dimension, n'augmente pas la réalité, mais la diminue, une « révolution » ne peut pas s'accomplir en 2D, un jeu vidéo en 3D est toujours du 2D pour la réalité, c'est une illusion de 3D...

 

Insistons, le Front de la Foi n'est donc pas un lieu de débat scolastique, un endroit pour discuter uniquement et exclusivement de ce qui divisent en matière de Religion(ces problèmes étant souvent dépassés par la Tradition qui remet l’Église au milieu du village et de surcroît l'oriente), ou un espace pour opérer des syncrétismes, pour tester des mélanges, c'est important de le répéter, et d’appliquer ceci lorsque nous pensons le Front de la Foi... La révolution ne sera pas télévisée, elle ne le sera pas davantage grâce à Internet, le Front de la Foi n'a pas sa place sur les réseaux sociaux, mais dans le pays réel.

 

« Entre l'esprit religieux, au vrai sens du terme, et l'esprit moderne, il ne peut y avoir qu'antagonisme. » René Guénon, Orient et Occident

 

Géopolitique de la « Croisade »

 

L'idée de coupler géopolitique et « croisade »pour générer de la puissance est forcément sujet à débat, un débat sans issue, hermétique à tout échappatoire.

 

Pour aborder ce débat, il faut replacer l'idée de « croisade » dans le contexte géopolitique actuel (monde multipolaire) et considérer la post-modernité (post-libéralisme paradigmatique), nous utilisons le mot « croisade » pour souligner l'essence traditionaliste de notre combat, mais nous parlons de « Croisade contre le Monde Moderne », concept qui ne relève pas de la « guerre de religion » – la réduction matérialiste, post-marxiste, de la « croisade » à une « guerre de religion » étant déjà abusive –, car précisément, le mot « croisade » pourrait être remplacer par le concept de « Front de la Foi », cela dit, c'est aussi pour cela que le Front de la Foi n'est pas à proprement dit une alliance des religions mais une alliance de personnes qui ont la foi et qui partagent une certaine vision traditionnelle du monde, nous opposons le concept de « croisade » au concept de « reconquista » qui relève davantage, dans l'esprit, de l'idée de « guerre de religion » ou de « civilisation », ensuite, il est question d’intégrer les concepts théologique et politique de messianisme et d'eschatologie, et, pour terminer, de distinguer deux formes irrémédiablement opposées d'eschatologie, pour résumer, l'eschatologie judéo-protestante selon George W. Bush et l'eschatologie au sens primordial du terme, au sens du Déluge et de la Chute, selon, et par exemple, Alexandre Douguine et le Sheik Imran Hossein...

 

« Messianisme » – la prophétie – et « eschatologie » – la parousie ? – vont, selon nous, de paire ; en effet et d'une certaine façon, l'eschatologie annonce, paradoxalement, toujours un début et non une fin, et ce, de l'Edda à l’Évangile de Saint-Jean, ce qui nous renvoi à l'étymologie du mot « apocalypse » ; un voyage jusqu'au bout de la Nuit.

 

Le messianisme politique de l'idéologie néo-souverainiste dont nous parlions développe une eschatologie auto-réalisatrice que nous pourrions qualifier d'une eschatologie du statu-quo, ce qui rejoint l'idée géopolitique du Rimland, en effet, la géopolitique est un billard à trois bandes, les pays du Rimland, dont la France, ont, disons, leur propre théologie géopolitique,partagée entre Terre et Mer, et, de par cette position géographique sur le globe terrestre, ont « naturellement » le choix (ce qui est finalement un certain avantage pour l'Europe) entre les deux concepts géopolitiques ultimes de Thalassocratie et de Tellurocratie, ce qui en fait des acteurs majeurs et à part entière.

 

Les pays du Rimland ont le pouvoir de faire basculer la géopolitique mondiale du côté de la théorie du monde multipolaire eurasiste (de l'axe Paris-Berlin-Moscou) ou du côté du multilatéralisme atlantiste (de l'axe « la City »-Wallstreet-Tel Aviv Stock Exange), le monde multipolaire des effondrements et des émergences est une réalité comme l'est la mondialisation sauvage, mais, comme nous pouvons combattre le mondialisme, nous pouvons combattre le multilatéralisme (qui est, pour résumer, l'organisation unipolaire du monde multipolaire)...

 

Il ne s'agit donc pas, pour les pays du Rimland, de soumettre une souveraineté qu'ils n'ont plus à une puissance plutôt qu'à une autre, il s'agit de faire un choix, de décider d'une Orientation, de faire synthèse pour faire front.

 

Être dotée d'une Force navale ne fait pas d'un empire une puissance thallasocratique, la « thallasocratie » est d'abord un esprit, l'esprit d'un « système-monde », une philosophie-politique comme peut l'être l'Eurasisme, prenons un autre exemple, l'Occident, en valeur « négative », est un principe « d'obscurcissement du Monde » (et, en valeur « positive », de dormition) avant d'être un concept strictement géographique et localisé...

 

« Jésus Christ, en qui Amour et Charité s'identifient, et de quelle manière incendiaire, et plus spécialement dans le mystère impériale de son Sacré-Cœur Ardent, dans l'Incendium Amoris, apparaît ainsi comme Empereur dans l'éternité du Regnum Sanctum, en qui le visible et l’invisible, l'histoire et l'éternité également christologiques sont appelés à s'identifier sans cesse, et à se révéler dans l'acte même de leurs épousailles apocalyptiques, quand l'heure viendra. » Jean Parvulesco, Le Retour des Grands Temps, Nous sommes l’Église de la Fin, p. 418, aux éditions Guy Trédaniel

 

L'ébauche théorique d'une alliance possibiliste, d'une résistance immédiate et opérative au monde moderne que nous proposons, n'est pas la seule réponse a apporter au statu-quo mondialiste ; mais c'est une réponse possible pour les croyants en terme d'alliance métapolitique et de réseau opératif sous une forme traditionaliste, il n'est pas exclu d’intégrer des personnes qui sont en recherche, nous même ne pratiquons pas comme il se doit, et en réalité, la pratique religieuse n'est pas notre sujet, elle regarde les religieux, les pratiquants et les dirigeants, le Front de la Foi, ne nous cachons pas à la dizaine de personne qui nous lirons, est une stratégie qui consiste à cliver en allant là où la Dissidence ne va pas, ce qui ne veut pas dire que nous instrumentalisons la Religion ou la Tradition à des fins politiques (ça, c'est précisément ce que fait la Dissidence), mais qui veut simplement dire que nous ne sommes ni prêtre, ni imam, ni rabbin, ni moraliste : même si nous nous inspirons de principes traditionalistes et que nous utilisons les religions justifiées pour trouver des limites à nos innovations métapolitiques, nous ne parlons pas au nom d'une Religion et nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme (de toutes façons, faire le prosélytisme d'une religion qui est chez elle n'a aucun sens, et d'une manière générale, nous pensons que le prosélytisme est contre-productif, que, dans ce contexte de la post-modernité, il faut laisser les personnes en recherche en paix, Internet a tout changé, et il n'y a rien de plus laid que le prosélytisme i-religieux sur les réseaux antisociaux).

 

Une Quatrième théorie politique est actuellement en chantier dans la convergence prérévolutionnaire de la Fin, elle se veut une synthèse opérative de la Révolution et de la Tradition, un « Ésotérisme révolutionnaire », et la Religion à un rôle de garde-fou exotérique à jouer, de regard extérieur, les pratiquants des religions justifiées doivent rappeler aux croyants, aux révolutionnaires et aux traditionalistes du « Front de la Foi » l'idée de paix et de justice dans leur combat métapolitique, que l'articulation des idées de prière, de révélation et de transmission forme une trifonctionnalité politique primordiale, celle du Prêtre et de ses Paroissiens, du Prophète et de son Ordre, du Roi et de la Tradition ; sans verser dans un prosélytisme moraliste et incantatoire.

 

Nous sommes attentifs, et nous voyons que les idées de Front de la Foi et de Quatrième théorie politique, intimement liées entre elles, ne sont approchées que trop timidement et touchées que très partiellement par les dissidents ; que les dissidents athées, agnostiques et laïques (qui ne peuvent donc pas être dissidents à grand chose), ne s’intéressent pas au Front de la Foi et occultent l'idée de Quatrième théorie politique, cela peut se concevoir de la part de non-croyants, mais cette position est moins compréhensible de la part des dissidents croyants et pratiquants... La géopolitique des croyants est forcément eschatologique, peuvent-ils laisser la géopolitique, l'eschatologie et l'interprétation parousiale de la Fin aux libéraux, aux situationnistes-marxistes et aux néo-souverainistes de la Dissidence mainstream ?

 

« La fin du libéralisme et le post-libéralisme

 

Il s’avère que la victoire du libéralisme (la Première théorie politique) a coïncidé avec sa fin. Mais ce paradoxe n’est qu’apparent.

 

Le libéralisme représentait initialement une idéologie pas aussi dogmatique que le marxisme, mais néanmoins philosophique, structurée et élaborée. Le libéralisme s’est opposé d’un point de vue idéologique au marxisme et au fascisme en leur menant une guerre non seulement technologique pour la survie, mais en défendant le monopole du droit à la formation du modèle du futur. Alors que les autres idéologies concurrentes étaient encore vivantes, le libéralisme perdurait et se renforçait précisément en tant qu’idéologie, c’est-à-dire en tant qu’ensemble d’idées, de manières de voir et de projets propres au sujet historique. Chacune des trois théories politiques possédait son sujet. Le sujet du communisme était la classe. Le sujet du fascisme - l’État (dans le fascisme italien de Mussolini) ou la race (dans le national-socialisme d’Hitler). Dans le libéralisme apparaît comme sujet l’individu, libéré de toutes les formes d’identité collective, de toute appartenance.

 

Alors que la lutte idéologique mettait en scène des adversaires formels, des peuples entiers et des sociétés pouvaient choisir (ne fût-ce que de façon théorique) le sujet sur lequel ils pouvaient se concentrer : la classe, la race, (l’État) ou l’individu. La victoire du libéralisme a résolu ce problème : l’individu est devenu le sujet normatif à l’échelle de toute l’humanité.

 

Apparaît alors le phénomène de la mondialisation, et le modèle de la société post-industrielle commence à se manifester, l’époque du postmoderne commence. Désormais, le sujet individuel n’apparaît plus comme le résultat d’un choix mais comme une certaine donnée générale obligatoire. La personne est libérée de « l’appartenance », l’idéologie « des droits de l’homme » devient communément acceptée (du moins – en théorie) et, dans les faits, obligatoire.

 

L’humanité, composée d’individus, tend naturellement vers l’universalité, devient globale et unifiée. Ainsi naît le projet d’« État mondial » et de « gouvernement mondial » (le globalisme).

 

Un nouveau niveau de développement technologique permet d’atteindre l’indépendance vis-à-vis des classes qui structurent les sociétés industrielles (post-industrialisme).

 

Les valeurs du rationalisme, de la scientificité et du positivisme sont perçues comme « des formes voilées des stratégies totalitaires répressives » (les grands narratifs) et se voient soumises à la critique tandis que parallèlement, on assiste à une glorification de la liberté totale et de l’indépendance du principe individuel vis-à-vis de tous les facteurs inhibant, y compris la raison, la morale, l’identité (sociale, ethnique, même sexuée), les disciplines, etc., (le postmoderne).

 

À cette étape, le libéralisme cesse d’être la Première théorie politique mais devient la seule pratique post-politique. La « fin de l’histoire » se profile alors, la politique est remplacée par l’économie (le marché mondial), les États et les nations sont entraînés dans le chaudron de la globalisation à l’échelle planétaire.

 

Vainqueur, le libéralisme disparaît, en se transformant en quelque chose d’autre, le post-libéralisme. Il ne comporte plus de dimension politique, il n’apparaît pas comme une question de libre choix mais devient une sorte de « destin » (d’où la thèse de la société postindustrielle : « L’économie est le destin »).

 

Donc, le début du XXIème siècle coïncide avec le moment de la fin des idéologies, qui plus est de toutes les idéologies. Elles ont connu des fins diverses : la Troisième théorie politique a été anéantie durant « sa jeunesse », la deuxième est morte caduque, la première est née une seconde fois sous une autre forme, le post-libéralisme, « la société de marché globale ». Mais dans tous les cas, sous la forme sous laquelle elles existaient au XXème siècle, elles n’apparaissent plus ni utiles, ni efficientes, ni adaptées. Elles n’expliquent rien et ne nous aident pas à comprendre le présent, pas plus qu’à répondre aux défis globaux.

 

De cette constatation découle le besoin d’une Quatrième théorie politique. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique

 

Un Front de libération de l'être

 

Nous ne sommes pas fétichistes, nous n'essentialisons pas l’appellation « Front de la Foi », si cette appellation empêche de nourrir un imaginaire collectif et de développer une narration, ne l'utilisons pas, ce que nous cherchons à travers ce concept, c'est une cohérence idéologique, nous pensons que la Dissidence souffre d'un manque de cohérence, de rythme. Un manque de cohérence dans ses différents articulations conceptuelles ; entre les constats qu'elle dresse, les conclusions qu'elle élabore et les solutions qu'elle propose ; juger moralement la Dissidence ne nous intéresse pas, nous autres, dissidents, nous ne sommes pas dentiste, ce que nous reprochons principalement à la Dissidence c'est de ne pas se définir, de définir son idéologie, et de profiter de cette absence de définition pour imposer son idéologie que nous qualifions de « néo-souverainisme » ;sous couvert de « vérité », de « pragmatisme » et de « factuel » ; une idéologie néo-souverainiste qui pour les militants du quotidien n'existe pas et que l'on ne peut donc sereinement discuter, cette imposture de l' « idéologiquement neutre », car c'est une imposture,est contre-productive et nous en voyons déjà les effets négatifs. Le relativisme que cette absence de définition entraîne dans les rangs de la convergence prérévolutionnaire du XXIème est démobilisatrice,un militant ne peut se rattacher et faire corps avec une famille politique qu'à travers une appartenance en valeur négative – et nous autres, dissidents, nous considérons comme des militants du quotidien, ni comme des « chefs » ou des cadres, L'Heure Asie est un carnet de notes de militants –, que contre des choses, il ne peut pas s'identifier à une pensée qui n'existe pas, qu'il ne réfléchit et sans interactions de l'ordre de la formation : la Dissidence est une armée mexicaine, c'est-à-dire une armée où il n'y a que des généraux. Cette « absence de travail » – l'absence de définition entraîne une absence de cohérence qui entraîne une absence de mobilisation qui entraîne une absence d'interaction – rend le militantisme confortable, un militantisme « coca-chips » qui permet certes de populariser, de massifier, de démocratiser un mouvement, mais pour quel résultat ? Pour quel résultat si à la fin les militants sont des consommateurs/spectateurs/fans de qui mélangent tout et commencent à vous cracher au visage quand le Spectacle n'est plus à leur goût ? Mais continuons...

 

Le Front de la Foi est d'abord un Front de libération de l'être, ce qui nous intéresse c'est de redécouvrir quelques principes traditionnels et d'utiliser leur potentiel révolutionnaire de contre-subversion, des principes qui nous permettent une articulation radicalement verticale des notions politiques de cohésion sociale, d’intérêt général, de bien commun, de vivre ensemble, que l'on peut rejeter et nier, mais qui existent dans la société moderne et dont l'être doit s'émanciper pour être libre, s'émanciper pour revenir à la notion simple de « communauté » : « Une terre un peuple » ; des terres des peuples », un peuple accueillant, comme il l'a toujours été, mais qui ne tombe pas dans la repentance, tous les bilans de conquêtes, et de colonisations, sont mitigés, nous ne pouvons pas trouver de « voie ouverte » pour sortir du statu-quo mondialiste sans sortir de la logique de repentance, mais aussi, nous pensons que le lobbying communautaire et victimaire « de souche » est maladroit, et nourrit cette idée d'isolat communautaire sur un même territoire (qui est le « sas de décompression » avant la « remigration », du moins, c'est ce qui paraît de la stratégie mise en place, nous vous laissons faire les liens, nous pensons que cette double stratégie et ce billard à trois bandes aura l'effet inverse, au mieux elle entretient le statu-quo, en effet, cette stratégie pourrait avoir un certain sens dans, par exemple, le contexte étasunien des « grands espaces », en France, c'est consentir à la balkanisation, à la stratégie d'encerclement atlantiste, c'est une limite, nous ne pouvons pas aller plus loin et trouver un compromis communautaire de cet ordre...), autrement dit, un communautarisme à l’anglo-saxonne sans le « patriotisme impérial » et le « Roi » qui va avec, nous devons trouver une autre voie que la Réconciliation, la Remigration et le Communautarisme, nous devons imposer un ordre traditionnel européen, une voie étroite, une voie intérieure, une voie qui ne pourra pas, en apparence – et en apparence seulement – compter sur la « force du nombre » (Force du nombre ; pouvoir des faibles ; puissance moyenne), mais c'est toujours un petit groupe d'hommes libres qui écrivent l'histoire ; nous n'avons pas peur de la Nuit...

 

L'idée de Front de la Foi est très clairement combattue par les idéologies dominantes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle car cette idée indique aux militants du quotidien, sans prétendre lui offrir la vérité et avoir raison, le chemin vers une autre voie que la politique-métapoliticienne, la voie de la cohérence, la voie qui fait le plus directement écho au constat de faillite du monde moderne validé et exploité par la Dissidence depuis plus de dix ans ; la voie prophétique du retour à l'être.

 

Le Front de la Foi c'est la radicalité, quelle autre radicalité face au progrès que le fanatisme des « anarchistes solaires » ? Le néo-souverainisme et sa théorie politique de la « triple sortie » sans la puissance nécessaire pour l'assumer et la réussir ? La Dissidence « idéologiquement neutre », « qui ne dit pas son nom » et « qui n'existe pas » ?

 

Le Front de la Foi c'est essayer, redécouvrir la Tradition primordiale,redéfinir la Révolution conservatrice et rétablir la Religion originelle, percevoir les reflux des précipitations immobiles dans les Grands Temps présents ; les petites choses insaisissables, paysannes, païennes, qui forment les grands touts estimables, chrétiens, et qui, à force d'un mépris insatiable, vers rien, deviennent conformes à la forme du moyen consommable, prolétarien, sur lequel on met un prix vénérable, pour rien.

 

« Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur.

 

La tradition est ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaitre en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin.

 

La tradition ne postule pas le retour à un passé mort. Elle ne postule pas une théorie politique ou sociale. Elle est ce qui donne un sens à la vie et l'oriente.

 

La tradition est l'expression la plus haute et quasi «divine» d'une grande communauté charnelle et historique. Elle est son être éternel. Elle lui donne ses principes, ses vérités permanentes. Capables de traverser les fluctuations temporelles.

 

La tradition est une strate profonde, une assise spirituelle, un cadeau des dieux. Sans que nous le sachions, elle continue de vivre en nous. Elle est fondatrice. Elle est ce qu'il y a de plus ancien et de plus proche. Elle est la traduction d'une façon unique d'être des hommes et des femmes devant la vie, la mort, l'amour, l'histoire, le destin. Elle porte les principes qui transcendent la vie, la pensée, les actes. » Dominique Venner

 

Démocratie organique démocratie sacrée

 

« LA DÉMOCRATIE EN TANT QUE PHÉNOMÈNE ARCHAÏQUE : L'EXTASE COLLECTIVE

 

La démocratie constitue la forme d'organisation politique la plus ancienne, la plus archaïque, la plus primitive et, si l'on veut, la plus barbare. Les sociétés antiques que l'on rencontre au cours de l'histoire étaient organisées précisément selon le principe de la démocratie. Les décisions fondamentales concernant le destin de la tribu et même de groupes ethniques entiers étaient toujours prises de façon collective en se fondant sur l'avis général des membres de plein droit de la société. Les anciens du clan, les guerriers, les prêtres, les maîtres du feu (les propriétaires de foyers) constituaient un véritable parlement pour les peuples anciens. Chez les Germains il s'appelait thing, chez les slaves, viétchié, et même l'expression romaine res publica porte en elle l'écho des antiques assemblées des tribus latines qui abordaient les « choses » fondamentales pour la vie de la communauté. (En latin res signifie « chose », ce qui est proche par le sens du russe viétchié, et également de l'allemand thing ou Ding, signifiant également chose en allemand).

 

Le principe de prise de décision collective constitue le fondement de la démocratie, ce faisant la procédure doit prendre un spectre de représentants de la société aussi large que possible. Et ce principe apparaît précisément comme une constituante essentielle des sociétés archaïques dans lesquelles l'individu ne s'était pas encore constitué en unité indépendante et dans lesquelles le rôle historique principal appartient à l'esprit du groupe ethnique, le plus souvent compris comme un totem, comme un esprit, ou encore comme une divinité ethnique. Les procédures démocratiques ont été introduites précisément pour permettre à cette instance supra-individuelle de s'impliquer directement dans le destin du groupe. Et on attendait de l'assemblée qu'elle prenne une décision qu'aucun des participants n'aurait pu prendre de façon individuelle. Cette décision était considérée comme celle de l'instance transcendante se manifestant à travers l'assemblée. C'est pourquoi, toutes les assemblées débutaient par des rituels au cours desquels on invoquait les dieux et les esprits. Et en effet, ils prenaient les décisions, agissant à travers les individus. C'est là tout le sens du proverbe romain vox populi vox dei, « voix du peuple, vois de Dieu ».

 

La démocratie a donc pour fondement une mystique de l'extase collective archaïque au cours de laquelle la communauté « sort » d'elle-même et va à la rencontre de l'esprit collectif, (à la rencontre de Dieu) qui, au contraire, « vient » à elle. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIième siècle, Chapitre III La démocratie, sacrée ou laïque ?, pp. 57-62, aux éditions Ars Magna

 

Alors Étienne, la démocratie, sacrée ou laïque ?

 

L’étymologie nous conduit vers des vérités anonymes ; l’œuvre insignée et immobile des enseigneurs.

 

Généralement, dans la Dissidence, la question que nous avons posé à Étienne Chouard, il y a des années maintenant, ne se pose pas et n'appelle pas de réponses, l'essence moderne ou traditionnelle de la démocratie originelle ; de l'Assemblée (L'Ecclesia) ; ne fait pas débat (cela nous semble pourtant un débat essentiel avant d'écrire une « nouvelle constitution » dont il faudrait déjà se donner les moyens de l'imposer aux élites : Si vis pacem parabellum), ainsi, le régime démocratique est désignée comme une vraie-fausse démocratie par les modernes – la « théorie des vrais-faux trucs » est une dialectique sophistique à la mode, un relativisme ambiant, et qui s'applique à tous les éléments organisationnels déficients du progrès paradigmatique, du progrès comme poids et mesure de l’État et de l'état de santé de la Nation, ainsi, la république, la démocratie et le laïcisme ne sont pas ce qu'elles devraient être, les pauvres petits concepts opprimés, ça n'est pas la qualité de leur principe et la nature de leur essence, qui sont critiquées et contestées, c'est qu'il n'y en a jamais assez, il faut plus de démocratie, car il n'y a pas assez de libéralisme, pas assez de croissance, pas assez de pouvoir d'achat : les multitudes connectées et indignées veulent plus de démocratie : « L'i-phone pour tous ! » (nous proposons de lancer une pétition pour que le droit à l'i-phone soit inscrit dans les Droits de l'Homme, ainsi, nous pourrons bombarder toutes les dictatures qui censurent l'accès aux satellites de Big Brother) –, sans que ces derniers aient une définition principielle de la démocratie primordiale,organique, projection fractale de la cité céleste sur terre, sans qu'ils aient la moindre idée de la qualité sacrale des « assemblées archaïques » où parlent les Dieux de l'Olympe ; les alter-démocrates se posent la question de la démocratie en des termes technocratiques, en terme de fonctionnement et d’agencement des différents contre-pouvoirs, non seulement sans penser la Tradition (et donc, sans réflexion sur l'essence des principes qu'ils veulent fondateurs de leur vision du monde et de son organisation), mais, également, sans penser la puissance.

 

L'idée de véritable démocratie ; horizon révolutionnaire de l'extrême gauche à l'extrême droite de la convergence prérévolutionnaire à prédominance néo-souverainiste ; ne permet pas, en aucun cas, de produire une véritable critique de la démocratie moderne en son principe égalitariste et son essence progressiste, ce pourquoi nous tournons en rond (15 ans, à l'heure de la connexion internet, c'est déjà trois générations successives de « dissidents »), ainsi, la force nécessairepour rétablir une véritable démocratie est traduite en toujours plus d'atomisation du corps social (via le survivalisme notamment, et la théorie de l'isolat communautaire comme solution à l'immigration capitaliste de masse), de massification du corps dissidents (via la simplification de la complexité par le tout complotisme : ou, De l'égalité face au mystère du monde), et, in fine, d'accès au droit de vote pour tous (aux adolescents, étrangers, handicapés mentaux, etc, pourvus qu'ils soient connectés, « pucés » et « triangulés »), un accès numériquement facilité, de liquidation démocratique de l'identité (et de la question de l'immigration) qui entre organiquement et naturellement en conflit avec la démocratie virtuelle et son principe liquide d'instinction, car, en réalité, la question identitaire n'a pas avancée vers une réponse révolutionnaire et traditionnelle, mais elle a progressé en terme de sondage et s'est démocratisée dans le mainstream politico-médiatique, elle a donc régressée, admettons que l'on a gagné au grand concours du constat de faillite (organisé par les troupes d'occupation mentale du post-libéralisme paradigmatique et dont le grand vainqueur est Eric Zemmour pour son Suicide Français) par la réinformation, mais alors, admettons également que l'on a perdu sur le plan de la formation de « cadres » (dans la stratégie du renouvellement des élites, « stratégie » que la « nouvelle droite » a initiée depuis plus de 40 ans dans sa famille de pensée – que nous qualifierons de non-conformiste plutôt que de « nouvelle droite »qui est son appellation systémiqueet dont nous ne savons à quelle hauteur elle estime le résultat par rapport aux objectifs qu'elle s'était collectivement fixée, alors que le camp néo-souverainiste n'a pas encore théorisé sa philosophie-politique et ne peut donc initier une armée de « cadres » à ce genre de stratégie fondamentale), que nous n'avons aucun recul sur la méthode journalistique unique (réinformation) et la stratégie de l' « idéologiquement neutre » exclusive que nous avons collectivement choisit puisque personne ne la conteste (que l'on a pas le droit de contester) et que personne ne voit l'utilité de théoriser une Quatrième voie, admettons qu'au-delà du constat de faillite nous sommes incapables de formuler une conclusion commune, puisque, pour gagner et avoir raison, nous avons épousé tous les contours du système, la Dissidence ne veut pas entrer en conflit avec le réel pour le « libérer », elle préfère être dans le recyclage, dans l'écologie politique des utopies bio et véhiculer un esprit de restauration rapide par la sortie magique de tous les problèmes, c'est ça l'progrès !

 

A ce propos, nous nous permettons d'indiquer amicalement aux « métanautes » (avec qui nous avions parlé sur le serveur teamspeak de cette organisation), que l'idée d’Évolution révèle un imaginaire qui renvoi très nettement à une conception linéaire,et donc antitraditionaliste, du Temps, nous disons cela pour illustrer le fait que notre vision du monde : de l'Espace et du Temps, veut dire quelque chose, et que l'on ne peut pas toujours se cacher derrière le relativisme ambiant pour se placer au-dessus de tout et renier ce que l'on représente objectivement à travers nos prises de positions.

 

En effet, plusieurs d'entre eux, la majorité (il s'agit donc bien d'une idéologie dominante qui s'exprime à un moment donné à un endroit donné) partageaient une certaine vision du monde comme une évidence selon une acception que l'on peut fermement qualifier de new-age selon nos critères d'analyses, globalement, ils développaient :

 

  • une approche « quantique » de la chose métapolitique qui entraîne un certain relativisme sur la nécessité de travailler sur les idées et de pratiquer une critique positive interne de notre mouvement (quel que soit le mouvement en question et la définition que l'on veut bien lui donner ; la critique de notre propre mouvement rejoint, « par extension », la critique de l'idéologie du progrès) puisque rien n'existe et qu'il faut évoluer vers ce rien pour sortir de son corps politique et rejoindre ce « tout éthéré » où tout est beaucoup plus facile 

  • une approche clairement « libertaire » de l' « anarchisme » qui était principalement relié au sujet de la légalisation du cannabis et à l'évocation récurrente de Keny Arkana comme « maître à penser », car effectivement, en attendant que s'évapore l'illusion, il n'y a plus qu'à fumer des joints et écouter du rap, autrement dit, un prosélytisme lourd de la religion new-age de la « réalisation personnelle » ; nous avons également noté la référence à de nombreuses sources anglo-saxonnes (généralement des vidéos) contre aucunes à des traditionalistes européens (français, francophones ou traduis en français) comme Bernanos, de Maistre, Bloy, Phaure, Evola, Guénon, de Roux, Berdiaev, ou encore Parvulesco, et ce, malgré une certaine appétence pour la métaphysique

  • une vision métahistorique du monde qui s'inspire très largement des différentes théories new-age (crypto-maçonniques) qui se sont développées depuis le 11 Septembre (parfois sous des formes excessives et compulsives du complotisme « comme volonté et représentation » du monde, et sans application politique possible à partir de cette involonté et non-représentation de l'exister, donc du non-être, et, qui mène in fine au mythe incapacitant de la toute puissance de l'ennemi et à l'utopie mortifère du réenchantement par internet), et qui, pour résumer, mais c'était précisément le discours tenu, vous expliquent le monde sur la base rhétorique qui est « Tous francs-maçons ! Tous pourris ! Tous des marionnettes ! Tous des satanistes ! », « Tous des marionnettes ! » sauf moi et ma stratégie virtuelle et individuelle d'anonymisation et d'atomisation de ma puissance et de mon autonomie individuelle et « à usage unique » sur Internet qui échappe, bien évidement, aux complots, d'ailleurs le complot ne vaut que pour les autres et il n'y a pas de complots au sein du mouvement «  idéologiquement neutre », « qui n'existe pas », « qui ne dit pas son nom » et dont grand œil qui voit tout n'aurait pas vu la stratégie (parce que, par mon absence et ma vacuité, j'ai l'anneau d'invisibilité voyez), du mouvement dans lequel je m'inscris de par ma vision du monde, mes positions, mes orientations, mes opinions sur les différents sujets sur lesquels je donne mon avis et que je commente. (Petite remarque : observation faite sur deux jours et plus de 8 heures de « conversation », plus d'écoute que d'échange, puisque, après avoir écouter sagement les intervenants parfois durant plusieurs heures sans les couper, il était impossible d'intervenir plus de 30 secondes sans être coupé, jusqu'à être « modéré » (un gamin qui vous explique comment vous devez parler à peine vous l'ouvrez c'est toujours comique mais passons) quand nous essayions de ne pas nous laisser couper la parole et d'aller au bout de notre propos, nous n'avons plus osé et avons préféré ne plus parler plutôt que d'être systématiquement coupé par deux personnes qui monopolisent la parole plusieurs heures mais que l'on ne peut contredire quelques minutes... Nous avons plus ou moins évalué notre temps de parole, et ce jour là, nous avons du parler une quinzaine de minutes maximum sur plus de 4 heures de conversation.)

 

Les « dissidents » de l'arc républicain de disputation interne sur la gestion démocratique de la Marchandise et l’organisation laïque du Spectacle entre post-modernes du Capitalisme trois fois libéral (post-capitaliste, post-marxiste et post-libéral), opèrent une critique du « régime politique », du « système économique », du « monde physique » (pays réel) et du « paradigme philosophique » du post-libéralisme comme volonté hégémonique et représentation du statu-quo« Libéralisme comme tout de l'existant » (A.Douguine) ; « Libéralisme comme volonté et représentation » (C.Robin) – avec les critères démocratiques, républicains et laïques des Droit de l'homme, du Droit international et du Droit du citoyen, c'est-à-dire qu'ils opèrent leur autopsie du monde moderne avec les outils légalistes du système de domination de la perfide Albion par la juridiction de traités internationaux « de jure » qu'elle ne respect pas, révolte bureaucratique et technocratique de droite républicaine, révolution institutionnelle et constitutionnelle de gauche républicaine, en bref, la dialectique néo-souverainiste matérialiste unique et exclusive utilise les outils de domination des peuples libres pour les libérer des états-nations, de la république, de la démocratie et du laïcisme, les outils de double liquidation de l'être et de la communauté de l'être, pour contester la domination et établir le constat de faillite du monde moderne ; ils peuvent, néanmoins, malins comme des singes savants qu'ils sont, augmenter leur constat de faillite de cautions traditionalistes et utiliser la Tradition comme décorum littéraire à leurs conclusions évolutionnistes, mais dans les faits, la Dissidence occulte systématiquement les travaux des penseurs, intellectuels et traditionalistes actuels qui essayent d'articuler Tradition et Révolution au « cœur » de la Dissidence – nous pensons à Laurent James, à Robert Steuckers, à Alexandre Douguine, à Jean-Paul Bourre, à Vincent Vauclin, ou encore à Vincent Chapin –, d'ouvrir la voie, humblement, à la suite d'une longue chaîne de transmission et qui, par définition, sont à contre-courant du ronron néo-souverainiste ; « idéologiquement neutre », « qui n'existe pas » et qui ne dit pas son nom ; ronron anonyme que la Dissidence mainstream vous vend comme une liberté d'expression unique et exclusive : une nouvelle pensée unique qui a pour fonction exclusive d'entretenir le statu-quo dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème. 

 

Si cette méthode subversive d'entrisme politico-médiatique d'essence moderne et de substance marxiste, gramsciste et troskyste (universitaire : matérialisme dialectique, pragmatisme politique, réalisme géopolitique, rationalisme philosophique, déterminisme scientifique, relativisme métaphysique... ; journalistique : réinformation ; dissidente : complotisme qui relève exactement du trop fameux « Leur morale et la nôtre ») peut, ou a pu avoir, quelques vertus pédagogiques (qu'ils seraient stériles de contester), qu'elle a été suffisante pour établir un premier constat de faillite et dresser des listes de faits factuels, mais, sa nature unique et exclusive – le néo-souverainisme comme idéologie, ligne éditoriale, méthode et stratégie  de la Dissidence mainstream – fige la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle dans un ronron « idéologiquement neutre » qui tourne en rond dans le bocal de la transparence ; la « soupe primitive »de l'anonymat.

 

Un ronron idéologique qui, visiblement – ces dix dernières années le démontrent –, ne permet pas aux dissidents de formuler une conclusion commune et de construire une Quatrième théorie politique ; finalement, cette méthode exclut uniquement et exclusivement le recours à la Tradition, en effet,les chapelles de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream sont désorientées et tournent sur elles-mêmes comme des boussoles folles qui n'arrivent plus à indiquer le Nord, elles considèrent que la démocratie représentative de marché et d'opinion (suffrage universel) que nous subissons n'est pas la démocratie, et elles défendent le principe de l'égalitarisme comme absolu dont l'absolu est, précisément, le suffrage universel : un homme une voix, un individu une voie.

 

L'urgence mystique ; le saut « quantique » qu'effectue la civilisation au Retour des Grands Temps ; que génère notre Temps qualifié, implique un recours immédiat à la Tradition (« toujours déjà présente » et « qui sait jusqu'où on peut aller trop loin »)et aux écrits de combat prophétiques des traditionalistes dans nos articulations métapolitiques, la France contre la République, république démocratique et laïque désacralisée que les progressistes et les égalitaristes ont engendré en arrachant Dieu du cœur des hommes : la social-démocratie est bien une forme de démocratie socialiste et il ne s'agit pas de changer la social-démocratie en démocratie-sociale pour tout arranger et remettre les idées à l'endroit. S'ils avaient recours à la Tradition, ils pourraient reconsidérer leur idée de véritable démocratie (réconciliatoire, communautarienne ou encore remigrationiste) comme conclusion et à la fois solution pour remplacer la démocratie actuelle : accomplissement logique du régime démocratique comme volonté et représentation du Libéralisme ; Tyrannie du « Règne de la Quantité » (et des minorités) ; Impérialisme de l'indistinction.

 

Le recours aux principes traditionnels, au sens principiel des mots, répond aux constats de faillite du monde moderne établis par les libres penseurs, il ne s'agit pas de mysticismed'intellectualisme de la Tradition –, mais d'un pragmatisme vertical, nous devons différencier le pragmatisme horizontal de compromission que formulent les « nationaux-républicains » et le pragmatisme vertical de résolution que nous essayons d'initier, ainsi, dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, le recours à la Tradition est marginale et nos articulations restent spéculatives, en tout cas virtuelles, et, par défaut, reposent essentiellement sur des principes principiellement « droitdelhommistes », en effet, dés que nous quittons le cadre du constat de faillite,  que ça soit la république whestphalo-colbertiste d'Asselineau ou aristo-jacobine de Rougeyron ; la véritable démocratie des « faiseurs d'illusion qui sortent des lapins morts de leur chapeau » de Chouard à la démosophie ; des « alter-patriotes » au nationalisme hésitant ; la laïcité réconciliatrice de Soral ou la laïcité séparatrice de Ozon ; leur forme de « régime » est toujours conforme à la forme informe du capitalisme, du libéralisme et du marxisme non-conformes à la forme sacrée de la démocratie originelle et organique conforme à la forme de la Tradition, un principe démocratique conforme à la forme profane de la démocratie moderne et synthétique, qui n'a, au sens sacrée du terme, de démocratie que le nom et que la forme égalitariste, qui n'a aucune racine, aucune branche, aucune fleur et aucun fruit en commun avec la démocratie des assemblées archaïques, antiques et ancestrales qui ne s’appelait pas démocratie, on essaye de faire de la démocratie un espace identitaire (Je suis démocrate donc je suis ! : j'ai des droits et des libertés, une souveraineté « de jure », une « liberté par rapport à »), la démocratie était le mouvement de la communauté de l'être et des prises de décisions collectives qui s’appelait vie et organisation naturelle ; décisions sacrales et solutions verticales ; qui renvoient la démocratie au diable ! En ça, la démocratie et la république sont une seule et même chose, deux trucs qui existent 200 ans et qui ensuite emmerdent le monde pour l'éternité.

 

La convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle c'est deux voies principales et « nécessairement opposé » ; qui n'ont jamais esquissé la moindre tentatives de synthèse ne serait-ce que théorique: (1) la voie de la Révolution républicaine, de la Restauration démocratique et de la Tradition laïque avec la Dissidence, la réconciliation, les « patriotes », le néo-souverainisme et l'axe westphalien Paris-Téhéran-Caracas (92-93-94) ; et, (2) la voie de la Révolution nationale, de la Restauration impériale et de la Tradition européenne avec la Troisième voie, la remigration (et le « sas de compression » de l'isolat communautaire) les « nationalistes », le non-conformisme et l'axe occidental Rome-Berlin-Kiev (Nice-Versaille-Lille) ; et (3) la voie marginale de la Révolution pérennialiste, de la Restauration royale et de la Tradition polaire avec la Quatrième théorie politique, « Le Front de la Foi », les « continentalistes », l'eurasisme et l'axe boréal Paris-Berlin-Moscou (Brest-« Aix-la-Chapelle »-Bucarest).

 

Nous réfutons le Réalisme fantastique « contre-initiatique », le néo-évhémérisme, dont est imbibée la Dissidence qui, au-delà de son pragmatisme néo-souverainiste de façade, de la réinformation mortifère, développe, comme on développe une maladie, un occultisme schizophrénique, un certain syncrétisme des « idées chrétiennes devenues folles » augmentées par le virtualisme de la « haine du secret », un syncrétisme inassumé, petit engrenage de l'ingénierie psycho-social Internet comme langage, culture et civilisation joue un rôle de reprogrammation de notre structure mentale vers l'i-monde, reprogrammation par la pensée pseudo-magique du « si ceci alors cela » à laquelle nous opposons la pensée alchimique du « soi et c'est » (kun faya kun), en effet, pour poursuivre le progrès et aller vers l'intelligence artificielle, le transhumanisme et l'immortalité (uniquement et exclusivement accessibles aux « uber-riches » qui auront su être des « bunker-riches »,c'est-à-dire moins d'une centaine de personnes actuellement sur la planète,88 pour être exact...), nous ne devons plus être que des multitudes connectées, des esclaves énergétiques, qui produisent les spin (« rotation » des neurones qui formule le I et le 0 dans le langage binaire nécessaire à la transmission de l'information) qui permettent la circulation des flux dans le cerveau reptilien collectif qui est un champ d'étude privilégié pour observer une forme de réseau neuronale bio-cybernétique vers l'avènement de l’intelligence artificielle ; ce qui permet également d'étudier comment et pourquoi l'être et le corps humain acceptent ou rejettent la greffe du virtuel, l'augmentation de la réalité et l'extension corporel vers l’avènement du transhumanisme (en l’occurrence un transhumanisme de transformation du genre et de contrôle total de la ressource humaine ;éventuellement quelques applications sexuelles et récréatives pour justifier le progrès et servir de « bliss »); et pour terminer, le champ d'étude que nous formons (ils n'en n'ont cure de ce que nous disons, ce qu'ils observent ça n'est pas ce que nous disons ou ce que nous cachons, c'est notre comportement) permet de préfigurer et de programmer une matrice, matrice qui nécessite deux vecteurs principaux : l’intelligence artificielle pour les calculs et la robotisation de l'homme pour qu'il accepte cette illusion augmentée.

 

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » - Bossuet

 

Les modernes sont des chercheurs téméraires en cause des causes des « cause toujours ça m’intéresse », laissons-les donc chercher avec leurs critères modernes ce qui cloche dans le monde moderne, avec les critères de la démocratie ce qui cloche dans la démocratie, avec les critères de la république ce qui cloche dans la république, etc. Les vieux conservateurs, parfois de grands penseurs, on repenser le conservatisme par rapport à leur peur de la Nuit, ainsi, ils ont attendus la post-modernité pour se moderniser, et, quand la « nouvelle pensée réactionnaire de gauche » a rencontré la pensée conservatrice, ils étaient déjà tous libéraux, ils veulent restaurer un véritable libéralisme, d'autres la véritable démocratie, la synthèse des deux donnerait une démocratie-libérale, une France normale, mais nous pensons que les conservateurs se trompent sur l'appellation de Libéralisme et qu'ils ne dépasseront pas le Libéralisme triomphant par un Libéralisme descendant. Pendant ce temps, la gauche en recomposition sur les renoncements de la droite en veut au monde entier pour le non-avènement de son utopie communiste non-révélée sans voir qu'elle est l'avènement même de la tyrannie révélée, la démocratie moderne n'a nullement été conçue par les élites dans le sens où ils semblent l'entendre, ni à Athènes, ni ailleurs, mais ils s'en foutent, la démocratie est leur croyance, leur religion.

 

« Ainsi arrive le postmoderne. Que peut-on lui opposer ? Et peut-on lui dire "non" ? Il s'agit d'une question de fond.

 

D'ailleurs, en partant de cette même thèse libérale selon laquelle l'homme est libre, on sous-entend qu'il est toujours libre de dire "non"  à tout ce que à quoi il souhaiterait dire « non ».

 

Or, ici, se trouve un moment dangereux de la philosophie de la liberté qui, sous l'égide de l'absolutisation de la liberté; commence à retirer à la liberté elle-même la liberté de dire "non".

 

Le modèle libéral occidental répond alors: vous voulez vous opposer à nous ?  Faites-le, vous en avez le droit, mais vous ne pourrez pas « désinventer » la machine à laver. La machine à laver constitue l'argument absolu des partisans du progrès.

 

En fait, tout le monde veut en posséder une, les Africains, les Indiens, les conservateurs, les orthodoxes. Les communistes aussi, en vertu d'une autre logique, évoquaient la nécessité et le caractère irréversible du changement des formes de production. Ils estimaient que le socialisme arriverait après le capitalisme. Le socialisme est arrivé bien que nous n'ayons pas eu de capitalisme, est resté un certain temps, a anéanti une grande quantité d'individus avant de disparaître.  Il en est de même avec les machines à laver.

 

Et si on réfléchit à la métaphysique de la machine à laver, si on pense à quel point elle se trouve en accord avec les véritables valeurs d'un système philosophique, alors on arrive à la conclusion que, dans l'ensemble la vie humaine est possible même sans machine à laver et peut même être tout à fait heureuse. Mais pour la société occidentale il s'agit d'une situation horrible, presque sacrilège.

 

On peut tout comprendre, mais comment vivre sans machine à laver ? Il s'agit d'une véritable affirmation antiscientifique: la vie sans machine à laver est impossible. Elle n'existe pas. La machine à laver est la vie. Voilà en quoi consiste l'action de la force de l'argument libéral qui affiche son côté totalitaire.

 

Dans toute libération il y a toujours un élément de contrainte, c'est là le paradoxe de la liberté. Il y a contrainte ne serait-ce qu'à penser que la liberté constitue la valeur suprême. Imaginez qu'un individu dise : la liberté est la valeur suprême. Un autre réplique : pas du tout. Alors le premier répond : « Tu es contre la liberté ? Je suis prêt à tuer pour la liberté ».

 

Le libéralisme comporte l'idée selon laquelle il ne peut y avoir d'alternative à lui-même. Il y a ici une certaine vérité. Si le logos, la rationalité, a pris le chemin de la liberté, si le logos social s'est lancé dans l'aventure de la libération totale, où le premier mouvement dans cette direction a-t-il eu lieu ?

 

Il convient de le chercher non pas à l'époque où sont apparus Descartes, Nietzsche, ou au XXe siècle mais quelque part chez les présocratiques. Heidegger a vu ce moment dans la conception de la physis, ainsi que de façon plus marquée dans l'enseignement de Platon sur les idées. Mais l'important est ailleurs : le mouvement du logos vers la liberté n'est pas dû au hasard et malgré tout, il est possible de lui dire non. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIième siècle, Chapitre V Qu'est-ce que le conservatisme ?, pp. 85-86, aux éditions Ars Magna

 

La Gentilis Virtus contre les Gentils virus

 

Qu'est-ce que la laïcité pour les alter-démocrates ? Le droit au blasphème ? Le Laïcisme d'état ? Ou, le Vox populi Vox déi radicalement révolutionnaire et verticalement traditionnel du « Christ en sa gloire solaire » ?

 

L'Impérialisme républicain, la Tyrannie démocratique et le Laïcisme totalitaire  de la Dissidence mainstream comme vision du monde, régime et religion de l'idéal néo-souverainiste nous suffit pour comprendre que la véritable démocratie et la réconciliation nationale sont aux services de l'hyper-caste hors-sol et hors-pôle et de sa conspiration mondialiste, car le ronron néo-souverainiste, la méthode de la réinformation mortifère et la tactique du complotisme compulsif, ne permettent pas d'appréhender réellement les origines occultes et contre-initiatiques de la république démocratique et laïque dite française telle que nous la connaissons, on éclaire pas la république enluminée à la lumière des Lumières, les ténèbres de la brève prise de pouvoir de la bourgeoisie passagère – classe provisoire de démantèlement des structures traditionnelles – sur l'aristocratie méritocrate et pérenne lors de la réaction capitaliste-libérale et la révolution industrielle franglaise de 1789 que le néo-souverainisme en mouvement tente à réhabiliter pour sauver la république trois fois maudite ; par les Templiers, les Vendéens et la Révolution conservatrice.

 

« Dans l'histoire nous trouvons deux forces : l'une qui divise, casse et tue, l'autre qui contemple l'unité du mystère. » Ezra Pound

 

Ce court manifeste, et les diverses citations qui illustrent son intention primordiale, ne sont qu'une infime introduction, et n'ont vocation qu'à nourrir l' « imaginaire collectif » du Front de la Foi. Front de la Foi en terme de contre-pouvoir exceptionnel dans une période unique et un moment qualifié, le choix entre un CNR 2.0 Upérien ou un ésotérisme révolutionnaire contre la conspiration mondialiste ? Nous l'avons fait.

 

« Ainsi mis en perspective, le libéralisme se laisse saisir pour ce qu’il est vraiment, une idéologie que l’on peut qualifier d’authentiquement “infernale”, d’autant plus que la volonté de séduire pour tromper et soumettre ― signature du satanique ― ne lui fait nullement défaut. En effet, le libéralisme joue analogiquement dans le domaine idéologico-politique le rôle que joue le New Age dans le domaine spirituel, parce qu’il s’agit, ici comme là de présenter une image dégradée de la liberté en l’assimilant à l’individualisme. La différence de positionnement des discours s’explique par celle des cibles (au sens où les spécialistes du “marketing” entendent ce mot) et tient à ce que le libéralisme s’adresse à ceux qui ne conçoivent même plus une autre vie que celle de la jungle, soit qu’il leur fournisse des armes afin qu’ils deviennent de meilleurs prédateurs, soit qu’il tente de les persuader que la jungle est un jardin d’enfants pour qu’ils demeurent des proies faciles (mais il s’agit toujours de faire en sorte que la jungle ne cesse pas d’être une jungle), alors que le New Age trouve un écho chez ceux qui s’imaginent qu’il est possible d’“humaniser” et de “spiritualiser” cette jungle en y baguenaudant pour y planter des fleurs multicolores au gré de ses caprices. Dans les deux cas, le but, qui ne situe pas seulement, répétons-le, à vue humaine, est d’empêcher la transmutation alchimique de la jungle en “forêt” (au sens d’Ernst Jünger), comme prélude à la concentration intensificatrice de cette dernière en « Arbre du Monde » en tant qu’« Arbre de Vie et de l’Immortalité ». » Jean-Paul Lippi, Antaïos n°15, 1999., Voxnr

 

Le Front de la Foi est le médicament métaphysique au nihilisme dissident

 

Le système mondial est une entité complexe certes traversée de courants contradictoires, et  nous autres, dissidents, à l'instar des complotistes compulsifs, nous ne sommes pas dans la pureté rationnelle du manichéisme politique, nous n'opposons pas réellement athées et croyants, et nous pensons même que nos premiers ennemis sont les religieux progressistes, modernes, ternes pratiquants antitraditionalistes : PURITAINS IMPUDIQUES – tous habités de l'esprit du mondialisme et sa mystique noahide : L'Universalisme liquéfiant de la République universelle contre la Tradition christique, solaire et héroïque de l'Imperium cosmogonique primordiale.

 

Vous voulez résister, lutter, combattre et vaincre les représentants médiatiques et les troupes d'occupation mentale du mainstream économico-idéologique et politico-médiatique qui incarnent officiellement les différents courants du Libéralisme triomphant – que les dissidents appellent communément le Nouvel Ordre Mondial – avec la méthode néo-souverainiste unique et exclusive de la réinformation

 

La web-démocratie d'alternance dictatoriale entre un goulag mou du Soft Power et du Tittytainment et cocon totalitaire de La stratégie de la tension et de La stratégie du choc se profile dans la superposition des écrans de l'imposture démocratique virtualiste, mercantile et spectaliste des multitudes connectés à la Dissidence mainstream ;

 

 « Pour moi, le traditionalisme est la source de l'inspiration, le point de départ. Mais il faut le développer plus avant, le vivre, le penser et repenser. » Alexandre Douguine

 

Soyons très clair, seul le Front de la Foi s'oppose au principe de pensée unique ou de replis idéologique anachronique – « pensée unique » est un concept, ça n'est pas la pensée du système, la pensée du système est une pensée unique et exclusive mais toutes les oppositions au système développent une forme de pensée uniquedans leur mainstream, tâchons de ne pas l'oublier et de ne pas pousser des cris d'Onfray –, et ne supporte pas le clivage gauche/droite/religion comme scène politique imposée.

 

Que les radicaux de gauche, les post-marxistes, les alter-mondialistes et moutures gauchisante dialoguent avec les cercles nationalistes non-conformes qui dialoguent avec les catho-libéraux « trendy » est une bonne nouvelle, qu'ils ne dialoguent pas avec les rupturalistes, les eurasistes et les traditionalistes dans une stratégie de l'édredon qui ressemble à de la censure, en tout cas du mépris pour l'idée de Quatrième théorie politique, le concept de Front de la Foi, et leurs travaux, alors qu'ils n'assument pas leur idéologie néo-souverainiste « idéologiquement neutre » : qu'ils ont cinq, dix, voir trente ans de retard et qu'ils ne semblent pas avoir envie de faire alliance, s'enfermant dans le confort intellectuel de la réinformation, du constat de faillite et du suicide français, est une très mauvaise nouvelle, on se rappelle alors comment l'hitlerisme a balayé la Révolution conservatrice de laquelle il n'avait gardé que la puissance.

 

Front de la Fierté et de la Dignité

 

Être fier de sa religion, sa philosophie, sa race, son ethnie, son pays, sa province, son terroir, son village, sa communauté, ses terres, sa maison, sa famille, ses frères, ses amis, sa femme, ses filles, ses fils, ses animaux, ses arbres, ses fleurs et ses plantes, en bref, sa Tradition, n'est en aucun cas du racisme, de l'extrémisme, de l'égoïsme, du suprémacisme, du communautarisme, du chauvinisme ou du tribalisme ; ou alors, la vie est-elle raciste ?

 

« En effet, ce que ne voient pas les partisans de l'évolution, ni ceux de la « création ex-nihilo », c'est qu'en réalité, ces deux « théories », si l'on peut dire, se ressemblent plus qu'elles ne divergent, et reposent exactement sur les mêmes postulats et axiomes ultimes.

 

Que la « théorie » de l'évolution et celle de la création sont en fait deux variantes fort peu différentes d'un même schème, c'est ce que toute personne ayant un minimum de bagage « philosophique », devrait arriver à voir sans peine. Mais nous sommes dans une ère d'absurdité, où les choses les plus simples paraissent effroyablement complexes parce que l'esprit craint et redoute la simplicité, qu'il ne peut analyser ni décortiquer ni « déconstruire » car elle n'est pas construite : la simplicité est simple, c'est tout. Et l'évolutionnisme n'est, dans son essence et dans sa constitution historique, qu'une variante du créationnisme, l'ultime tentative pour sauver celui-ci contre la clarté métaphysique de la conception traditionnelle, à laquelle nous viendrons sous peu si Dieu y consent. » Mael Mathieu, Créationnisme et évolutionnisme, l'hydre à deux têtes, LIMBES

 

Un Front de la foi ne suggère pas d'unir les chrétiens et les musulmans contre les juifs ou les juifs et les chrétiens contre les musulmans, ou encore les croyants contre les athées, les agnostiques et les laïques, en bref, d'opposer le peuple au peuple, comme le système le suggère – pour anticiper les critiques stériles qui n'apportent que pertes de temps, divisions et dissensions, que nous voyons arriver et que nous rejetons par avance au sujet de l'antisémitisme ; nous sommes du peuple, nous aimons les peuples, mais nous sommes pas obligé de suivre toutes les portions de notre peuple sans aucune critique du peuple, du peuple qui n'est pas toujours bon, qui ne prend pas toujours les bonnes décisions –, au même titre que la monolâtrie est, et une inversion du concept de monothéisme, et une inversion du concept du paganisme bien comprit, le Front de la Foi n'est pas une alliance suprématiste des penseurs réactionnaires, nous laissons la « reconquista » aux républicains, cette définition est une inversion du concept radicale et visionnaire de Front de la Foi, le Front de la Fierté de son Peuple et de la Dignité de sa Terre ; verticale ; enraciné.

 

« Guénon appelait en outre à se méfier de certaines idées fixes obsédant ses contemporains (la franc-maçonnerie, les juifs, les jésuites, le péril jaune, etc.) qui étaient directement suscitées par l'entreprise contre-initiatique et lui servaient de masque, la rendant d'autant plus difficile à identifier. » extrait du texte René Guénon contre l’extrême-droite » et les idéologies modernes

 

Nous connaissons le concept biblique de La Synagogue de Satances juifs qui ne sont pas juifs – et nous le validons (bien que la question juive ne représente pas l'essentiel de notre travail, la question du Front de la Foi nécessite d'en parler) ; l'accusation systémique et systématique en antisémitisme, lourdement redondante, nous force à souligner que pour nous autres, dissidents, toute personne qui utilise cette diffamation et les accusations périphériques en théorie du complot (qui n'est pas une critique du Complotisme compulsif de la Dissidence mainstream telle que nous pouvons la formuler, mais qui dit que l'idée de Complot est, in fine, de l'antisémitisme), en fachisme, en islamisme, en communisme, en racisme, etc, entre Réductio ad Hitlerum, Argumentum ad hominem et autre Point Godwin, a choisit clairement son axe, son camp, et s'exclut elle même de la convergence prérévolutionnaire du XXIème : son commentaire synthétique, son avis numérique et son opinion cybernétique ne sont rien! Non, nous ne sommes résolument pas Charlie !

 

Nous disons cela parce que la Dissidence emblématique, officielle et mainstream – qui s'est construite, principalement, sur la critique d'Israël et du sionisme : de l'antisémitisme constitutionnel, et sur la critique de l'antiracisme institutionnel, des associations antiracistes, des antifas et du gauchisme –, retourne, l'air de rien, à ses valeurs républicaines, ses principes gauchistes et ses fondamentaux antiracistes, cette régression ne date pas d'hier, nous observons et dénonçons cette orientation (et la recomposition d'une nouvelle gauche sur les renoncements et les trahisons des avant-gardes de la Dissidence originelle et de la Droite) depuis quelques temps, orientation confirmée par Dieudonné et Alain Soral dans la vidéo de présentation de leur parti Réconciliation Nationale : sauver la république et remplacer les antifas, ce qui fait des dissidents des antifas 2.0.

 

Orientation « antifasciste », ou en tout cas « gauchisante »,que nous pouvons symboliquement et « paradoxalement » constater au sein de la Nouvelle Droite ;une certaine Nouvelle Droite aux inclinaisons « palléo-libérales » : Libéralisme archaïque – c'est-à-dire que, de la « Loi naturel et traditionnel du plus fort » on peut passer brutalement à un « masculinisme homosexuel américain » mit sur un même plan, « Mad Max » et « Conan le Barbare » deviennent des mythes « hollywoodien » fondateurs pour pallier à l'Héroïsme éclipsé de notre Civilisation, on cherche la Tradition on trouve le néo-paganisme, on tombe rapidement dans une ambiance « new-age », on sert le Réalisme fantastique, et le lien est fait avec Nouvelle gauche,etc, ce glissement sémitique est de l'ordre de la vaseline, bien évidement,cette décomposition rapide d'un glissement possible est exagérée, nous l'exprimons en risque et en signe, mais nous constatons tout de même que les penseurs de Droite sont de plus à Gauche, à moindre frais, quand l'UMPS et le ni gauche ni droite sont surtout ni droite ni droite, en effet, les trois étoiles montantes de la thea party française dirigée par Alain de Benoist sont un « situationniste » : Francis Cousin, un « marxiste » : Charles Robin et un « alter-mondialiste » : Lucien Cerise, fraîchement convertis au néo-souverainisme et propulsé par la Troisième voie (la Nouvelle Droite et la Nouvelle Gauche transpirent et fonctionnent également sur une certaine dialectique de fascination/répulsion notamment dans le jeu de l'opposition nécessaire de « pareils assumés » et de « mêmes inassumés » : antisémitisme/antisionisme, en étant un parfait exemple, un exemple d'opposition nécessaire au maintien du statu-quo et au dysfonctionnement rentable du Capitalisme trois fois libéral, et il ne s'agit pas de mettre des gens dans des cases (nous avons lu ces trois auteurs et nous en avons garder beaucoup dans nos articulations, comme nous avons fondé notre introduction à une Quatrième théorie politique à partir d'un texte d'Alain de Benoist, nous ne sommes donc pas suspects d'attaques gratuites ou autres « hystéries » ; nous essayons, à notre niveau et pour commencer, de comprendre ce qui se joue à l'intérieur de la convergence prérévolutionnaire, c'est notre point de départ, et ensuite d'expliquer où nous ne serions pas d'accord, ce qui nous gêne, nous semble incohérent, simplement d'apporter une critique qui se veut positive, tout en restant radicaux de notre point de vue de militant du quotidien et libres de notre point de vue de déclassés ; cela dit, que l'on ne nous vende pas de la complexité pour tous où les choses sont ontologiquement tranchées si l'on ne verse pas dans l'idéalisme, ou l'hésitation, que l'on refourgue pour se rassurer soi-même sur la bête immonde qui est en où, le système ferait douter doute, ne doutons pas davantage que le doute nous le demande) alors que, pendant ce temps là, certains font en sorte que des conférences d'Alexandre Douguine (eurasiste), Laurent James (traditionaliste) ou encore Robert Steuckers (rupturaliste) n'aient pas lieu, ils s'entourent d’indécrottables gauchistes internationalistes plutôt que de propulser des penseurs très Européens, qu'ils appliquent à Alexandre Douguine (eurasiste) et à la Quatrième théorie politique la stratégie de l'édredon, qu'ils proposent les écrits libertariens d'un américain gay masculiniste pour expliquer la virilité aux dissidents français, qu'ils se gardent bien de parler du Nationalisme Donbassien et des volontaires eurasistes pour les aider et les soutenir, est une chose, mais nous voyons un glissement qui nous rappelle comment les trotskystes sont devenus les néo-conservateurs, nous voyons comment, ici et maintenant, les gauchistes putschent les néo-souverainistes, mouvement recommencé du libéralisme illuminé que nous voyons également au sein du Front National.

 

Nous ne sommes des psychologues et des assistants sociaux pour sionistes suprémacistes, nostalgiques du Grand Soir, néo-nazis folkloriques, antifas d’Amérique et autres idiots utiles du Grand Jeu des oppositions nécessaires... Nous sommes péremptoires ? Posez-nous la question... Nous y répondrons.

 

« Gentilis, gentilitas. Aujourd'hui chacun pense à une personne courtoise, affable, bien élevée. Le terme antique renvoyait par contre à la notion de gens, la race, la caste ou le lignage. Pour les Romains, était « gentil » celui qui possédait les qualités dérivant d'un lignage et d'un sang bien différenciés, lesquelles peuvent éventuellement, et comme par réflexion, déterminer une attitude de courtoisie détachée, chose très différente des « bonnes manières » que peut aussi posséder le parvenu après avoir lu un manuel de savoir-vivre et différente, également, de la vague notion moderne de « gentillesse ». Peu de gens sont aujourd'hui capables de saisir le sens le plus profond d'expressions comme « un esprit gentil » et autres, restées comme des prolongements isolés chez des écrivains d'autres temps que le nôtre. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots 

 

à suivre...

 

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La Réponse sera métapolitique !

 

N.Pendragon

Précision sur le Front de la Foi

 

en cours de mise-au-jour...

 

« Ne sois jamais un militant. La guerre perdue jadis, la guerre éternelle n'aurait été que le début de la guerre. Ne crois jamais que tu verras la fin de la guerre. Ne désire pas la voir. Le grand perdant, le beau perdant ne voit pas la fin de la guerre, il sait que la guerre n'a pas de fin. Ce sont les médiocres, ce sont les vainqueurs qui voient le terme de la guerre, et qui croient que la guerre puisse ou doive avoir une fin. Ils se trompent. 

Toi, tu dois voir une partie de la guerre, tu dois voir ta guerre comme l'éternel début de la guerre. Tu dois voir le désastre comme le recommencement de la guerre. Tu dois voir la guerre pérenne, la guerre à jamais inachevée. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, pp.250-252, déniché sur LIMBES
 

 

Le Front de la Foi est une réflexion en chantier, les grands travaux, l’œuvre majeure à accomplir pour remarquer la fin du temps.

 

Œuvre fondamentale dont la génération qualifiée de ce siècle sans fin à l'immense responsabilité ; la responsabilité  ontologique, dans le tumulte du Retour des Grands Temps,  du retour des dieux sous la coupole de Dieu,  de diriger, mais comment pourrait-elle préparer le règne social du Christ-Roi alors que cette génération trois fois sacrifiée est à ce point désorientée ?

 

Le XXIe siècle, siècle des loups camus en chien d'Artois, fut le siècle le plus éphémère de toute éternité, 9 mois, une gestation antéchristique, 1er Janvier 2001-11 Septembre 2001, le 11 Septembre 2001 a marqué la fin du temps au fer rouge, la naissance du mal à l'ombre des jeunes filles en fleur... 

 

Du communisme on est passé au complotisme, et nous ne voyons qu'un Ordre traditionnel pour nous en sortir et avancer vers une dissidence opérative, un Ordre Opératif Occidental Orienté, Ordre que nous ne pouvons fonder seuls, un Ordre qui échoue à chaque minute qui passe et à chaque pas enlevé dans ces couloirs qui nous échappent, qui nous échappent par « haine du secret » (dont a parlé Guénon), haine du secret idiote et laïque apprise par cœur dans les madrassas républicaines de la social-démocratie, et dire que la synagogue de la république est une boîte en plastique à face de verre, glissante, surmontée de deux antennes, que l'on appelle télévision, et dont la représentation graphique la plus rudimentaire est une préfiguration du robot, des premières têtes de robots dessinées, carrées et surmontées de deux antennes quand celles-ci n'étaient pas directement des télévisions (parfois la télévision est le ventre de la bête d'acier et de sable), quand nous regardons la télévision, c'est bien un visage que nous regardons, du petit écran on est passé à l'écran plat, l'écran le plus aplatit pour le siècle le plus court.

 

Notre volonté de croisade spirituelle contre le Fétichisme de la marchandise et notre Jihad contrela Société du Spectacle, contre le Monde moderne, est un espace qui existe bel et bien, quoique certains en disent, qui est observable par le simple fait de cette volonté aujourd'hui irrévocable et des relations inter-religieuses factuelles aux seins de la dissidence, aussi timides soient-elles dans leurs réflexions profondes, mais courtoises dans leurs échanges philosophiques transcourants durant leurs activités militantes métapolitiques de terrain, effectives dans quelques petits groupes dont ceux des nôtres. Le Front de la Foi n'est, en effet, pas encore praticable sur le terrain de l'action métapolitique d'envergure et coordonnée contre le Libéralisme triomphant.

 

« Précédé de Seif el-Dîn, Frédéric pénétra dans le sanctuaire, tout son centre était occupé par un rocher creusé en forme de grotte mais si exigu que deux personnes pouvaient à peine s'y tenir à la fois. Une inscription était gravée dans chacun de ces six angles inégaux, "ici a prié Abraham" dit Seif el-Dîn à voix basse en désignant tour à tour chacun d'eux, "ici a prié David", "ici Salomon", "ici Élie", " ici Jésus", "ici enfin, Mohammed, le sceau de la révélation", et ensuite, à ce moment, Frédéric se tourna vers Hermann von Salza qui l'avait accompagné aussi et lui dit le visage chaviré par l'émotion : "Voyez, c'est aujourd'hui le jour de la rédemption !", voulant signifier par là que c'était le jour où se réalisait la conjonction de l'immanence et de la transcendance, du visible et de l'invisible". » Jacques Benoist-Méchin, extrait de Frédéric de Hohenstaufen : Ou le rêve excommunié

 

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Nous l'accordons d'autant plus facilement aux détracteurs de cette projection contre-révolutionnaire que nous avons pu observer cette réalité matérialiste lors des manifestations  contre Le mariage pour tous. Manifestations qui n'ont pas créé de ponts visibles et d'alliances significative entre catholiques et musulmans, l'absence physique de la communauté musulmane ayant été remarquée sur cette question qui dépasse pourtant le cadre d'une simple question de société et qui réservait un espace particulier au Front de la Foi opératif. Et nous disons que l'organisation officielle de ces manifestations, La Manif pour Tous, était exactement imaginée et encadrée de fait que cet espace ne puisse se libérer, la manifestation disposant de critères républicains pour déterminer qui était légitime pour s'opposer à cette loi inique, et qui n'était pas digne de l'arc républicain, les déclarations de Frigide Barjot - avant son éviction et qui se sont davantage renforcées après son éviction - sont sans appels. Dans ces conditions grotesques, il est difficile de reprocher à la communauté musulmane son absence en terme de visibilité, car, quand nous parlons de filiation et d'ordre naturel nous le faisons grâce, et uniquement grâce, à l’intemporalité de la Tradition, on ne combat pas le progrès avec des arguments pseudo-conservateurs, modernes, à la fois puritains et progressistes, schizophréniques, nous le combattons en notre foi en la vie. Nous remarquerons qu'il a été plus facile pour certains croyants et dissidents de voir l'absence de la communauté musulmane que de voir les manipulations libertariennes entourant cette manifestation à laquelle a tout de même participé activement Fils de France, collectif musulman patriote, et auquel était présent le Centre Zahra, autre collectif musulman proche du PAS (Parti Anti-Sioniste). Et que Farida Belghoul essaie de dynamiser à travers son combat contre la Théorie du genre dans les écoles avec les JRE.

 

Le monde moderne essaye de trouver des solutions à ses problèmes sans se remettre en question et sans chercher la nature de ces problèmes, ainsi, le monde moderne dit: Je n'ai pas de problèmes, c'est la nature, l'ordre naturel, la Tradition et l'univers qui sont des problèmes. Et le monde moderne fait donc taire la nature, l'ordre naturel, la Tradition et l'univers qu'ils ne s'invitent pas au débat où le postulat de départ est ce monde moderne lui-même. Le monde moderne est son propre critère, l'homme moderne son propre Dieu. Un Dieu sans pouvoir, sans puissance, sans lumière, sans métaphysique, sans miracles, sans anges, sans étoiles et sans soleil. Sans création. Sans mystère.

 

« Si les musulmans et les chrétiens avaient voulu me prêter leur attention, j'aurais fait cesser leurs querelles; ils seraient devenus, extérieurement et intérieurement des frères. » Abd El-Kader, 1850

 

Pour accepter cet état de fait d'un échec anticipativement prononcé du Front de la Foi, il faudrait partir du principe que le Front de la Foi a la vocation éminemment décidée d'être un projet uniquement politicien et d'être un objet strictement propagandiste, un phénomène immédiat pour tous censé apporter des résultats dans l'quart d'heure, un projet de masse et virtuel, apéritif et facebookien. Or, quand nous parlons de Front de la Foi, nous ne pensons pas spécifiquement, et n’espérons pas particulièrement, un mouvement de masse aliénatoire et spectaliste, mais une camaraderie effective, une fraternité silencieuse des dissidents sur le terrain de l'action métapolitique, sur le terrain philosophique et spirituel autours de cette voie orthodoxe, catholique et traditionaliste du Front de la Foi en mouvement. Un espace pour les dissidents qui cherchent une autre voie que la voie alter-républicaine upérienne et alter-démocratique chouardienne, que la voie alter-libérale libertarienne et alter-mondialiste dissidentiste. Le Front de la Foi est une méthodologie recommencée pour que la dissidence  pense son propre mouvement et ne se réfléchisse pas dans le post-libéralisme.

 

« Si deux partis de croyants se combattent

rétablissez la paix entre eux

Si l'un se rebelle encore contre l'autre,

Luttez contre celui qui se rebelle

Jusqu'à ce qu'il s'incline devant l'ordre de Dieu. »

Le Coran, Les Appartements, XLIX, 9 ; (ar) الحجرات.


 

Le Front de la Foi est un espace qui n'est pas encore praticable en terme de logistique et donc de stratégie, en partie à cause des schismes à l’intérieur des Religions et des communautés religieuses elles-mêmes, et de par les points d’achoppements doctrinaux, dogmatiques et d’interprétations théologiques et scolastiques de la Tradition primordiale entre et à l’intérieur des religions justifiées et révélées. Il en va de même pour les communautés politiques et leurs théologies politiques respectives.

 

« Les traditions antiques sont toutes vraies. Le paganisme entier n'est qu'un système de vérités corrompues et déplacées, il suffit de le nettoyer pour ainsi dire et de les remettre à leurs places pour les voir briller de tous leurs rayons. » Joseph de Maistre

 

Il ne s'agit pas d'éradiquer les schismes, en tout cas, pas par la fusion de toutes les courants et de toutes les tendances et sensibilités à l'intérieur de ces courants - en ça, les classiques sont très ésotériques - qui ont cours à l’intérieur des religions, ou par une inquisition fondamentaliste, par syncrétisme new-age, ni à l’intérieur, ni entre les religions. Mais bien par la conscience pour ses religions et disciples - qui pour certaines ce veulent universelles en observant qu'elles-mêmes - qu'une Tradition primordiale, qu'une cosmogonie supérieure, il suffira de lever les yeux au ciel, participe d'une transmission commune de l'histoire de l'humanité, de l'histoire hautement spirituelle et transcendantale de l'humanité, d'une autre justification, cyclique et mutationnelle, des événements, que les croyants se doivent d'appréhender dans l'urgence de notre temps qualifié.

 

Il n'y a qu'une seule vérité - et qui prétends la connaître comme ci il était elle ? -, qui se vérifie véridiquement et véritablement par une convergence d'observations et par la connaissance de plusieurs vérités, reflets de la Vérité primordiale.

 

Il y a ensuite plusieurs interprétations, collectives et individuelles, philosophiques, politiques,  sociologiques, géographiques, historiques, anthropologiques et théologiques, de ces vérités séparées en l'Unicité; indivisibles. Tradition universelle et religion locale. Selon où, quand, pourquoi - et à qui -, à quelle civilisation, par le choix de quel langage, la vérité se révèle, interprétations cohérentes, ou incohérentes, justifiées, ou néfastes, par des peuples, qui dans leur contexte anthropologique propre, dans leur réception de la révélation primordiale en leur temps et la perpétuation cette révélation dans le temps à travers leur coutumes ancestrales et les révélations successives des temps, qui dans cette chronologie cyclique du retour perpétuel - et des mutations civilisationnelles - de cette révélation, du rappel de la Tradition primordiale - génératrice de civilisations, les progressistes ont tendance à l'oublier, la marchandise ne construit pas de civilisations, elle produit l'accélération de leur destruction -, sont de religions différentes, certes, mais ne sont pas de Tradition primordiale différente. Sont de coutumes différentes mais ne sont pas d'une Tradition primordiale différente. Sont de traditions différentes mais pas de Tradition primordiale différente. Comme ils sont dans l'exact compréhension que la Tradition primordiale est précisément la justification de ce droit naturel à défendre l'endroit originel, leur foyer, leur enracinement, leur identité, leur anthropologie, et de maîtriser l'entière interprétation de cette révélation avec les outils de leur Tradition primordiale, de leur religion, là où elle a essaimé, et là où elle essaime encore, de part son génie, sa tradition, sa grâce, ses capacités défensives, et aussi offensives - Si Vis Pacem Para Bellum, l’histoire le démontre, l'expansion ou la perpétuation d'une religion ne dépend pas que de son évidence cosmique, elle est toujours supportée par l'élan impériale et royale d'une civilisation que cette révélation motive au delà du bien et du mal. Si ils en sont conscients pour leur propre peuple, ils sont conscients de cette réalité et de cette dignité pour les autres peuples: c'est la Tradition.

 

« Humilitas. Avec la religion qui a fini par prédominer en Occident, l'« humilité » est devenue une « vertu » dans un sens fort peu romain et a été glorifiée par opposition à la force, à la dignité, à l'attitude calmement composée dont nous avons parlé plus haut. Dans la Rome antique elle désigna au contraire l'opposé de toute virtus. Elle voulut dire bassesse, qui mérite le mépris, basse condition, abjection, lâcheté, déshonneur - au point qu'il fallait préférer la mort ou l'exil à l'« humilité » : humilitati vel exilium vel mortem anteponenda esse. Les associations d'idées sont fréquentes, comme par exemple mens humilis et prava, un esprit bas et mauvais. L'expression humilitas causam dicentium se rapporte à la condition inférieure et coupable de ceux qu'on mène devant un tribunal. On rencontre ici aussi une interférence avec l'idée de race ou de caste. Humilis parentis natus signifiait être né du peuple au sens péjoratif, né de la « plèbe », par opposition à la naissance noble, donc avec une différence sensible par rapport au sens moderne de l'expression « de condition humble », surtout si l'on songe que le critère exclusif de la position sociale est aujourd'hui le critère économique. De toute façon, jamais un Romain de la meilleure Rome n'aurait eu l'idée de faire de l'humilitas une vertu, encore moins de s'en vanter et de la prêcher. Quant à une certaine « morale de l'humilité » , on pourrait rappeler la remarque d'un empereur roman, selon laquelle rien n'est plus méprisable que l'orgueil de ceux qui se disent humbles, ce qui ne doit pas être pris pour une façon d'encourager l'arrogance et la prétention. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Les pires progressistes qui s'ignorent, les totalitaires patentés, étant ces religieux post-modernes qui nous expliquent que tout ce qui existe en matière de spiritualité avant le monothéisme abrahamique est l’œuvre de Satan. Alors que, par exemple, le Coran reconnaît un nombre considérable de prophètes de l'Islam d'Adam à Mohammed ? Et que l'Islam et le Christianisme ont le Fils de Marie comme maréchal cosmique commun à la Fin des Temps ? Ils cherchent alors ce qui les séparent, jamais ce qui les rapprochent. Ils pensent que leurs petites habitudes bourgeoises pratiquées automatiquement dans leurs décorums en carton sont la Religion et la Tradition.

 

« La chose même que l'on appel maintenant religion chrétienne existait chez les anciens et n'a jamais cessé d'exister depuis l'origine du genre humain. Jusqu'à ce que le Christ lui même étant venu en la chair, on a commencé a appeler chrétien la vraie religion qui existait auparavant. » Saint Augustin

 

La Tradition est toujours conforme à la forme des civilisations car c'est la Tradition qui forme les civilisations - comme le logos est constitutif de l'être et la communauté - en ultime analyse, sinon quoi d'autre ? Le progrès valeureux ? Le changement vertueux ? L'évolution hasardeuse ? Les constructions historiques sont permises par l'existence visible et invisible des briques élémentaires désignées par la Tradition et pas par des concepts philosophiques qui n'ont pas trois-cent ans, qui ne désignent qu'eux-mêmes, et qui n'existent que contre et par déconstruction mortifère de la création.

 

C'est donc la Tradition primordiale - les symboles primordiaux qu'elle délivre, reflets incontestables de la géométrie sacrée elle-même reflet de la supra-structure cosmologique créatrice qu'elle laisse percevoir, ses briques conceptuelles philosophiques élémentaires qu'elle nous offre - qui fonde ces civilisations selon des critères conformes à la pré-histoire méta-historique et supra-cultuelle de ces civilisations, de leurs premiers mots, symboles, archétypes, glyphes, runes, tombeaux, temples, mythes, légendes, à leurs dernières paroles, l'humanité de leurs ruines, conformes eux mêmes à la forme de la Tradition puisque émanant d'anciennes et indiscutables traces de cette Tradition, de son langage ancestral structurant, son oralité divine constituante. C'est la Tradition qui décide des différences entre les civilisations, de leur diversité et de leur équité en leur Unicité, la spécialité de leurs connaissances et leurs capacités de transmission, car ces différences sont conformes à la forme primordiale et archaïque de ces civilisations en leurs traditions originelles et ancestrales, leurs permanences, au delà du bien et du mal, et sans aucun autre critère de comparaison que la Tradition primordiale. L'archéologie et de nombreuses autres disciplines scientifiques matérialistes en attestent. Attestent d'un lien mathématique, de preuves biologiques, anthropologiques, de liens, d'ordre symboliques, d'une logique dans les géométriques sacrées, entre les différentes formes de la Tradition qui s'expriment au travers des civilisations connues et moins connues. Ainsi, nous trouverons toujours le reflet de notre civilisation dans cette Tradition primordiale qui est un repère incontestable, le codex passe-partout, pour ouvrir les portes de ce qui est perdu ou affaiblit par la modernité, pour redécouvrir et retrouver sa civilisation, pratiquer sa religion, dans sa substance élémentaire et son essence première, dans son énergie fondatrice, ordre de la Tradition, dans la tradition de l'Ordre.

 

« Comprendre l'esprit traditionnel, comme l'annonce le début de ce passage, c'est bien de cela qu'il s'agit en vérité. On pourra accumuler tous les éloges que l'on voudra sur la Grèce antique, sur l'Europe celtique, sur l'Inde ou sur l'Islam, ou sur n'importe quelle société traditionnelle ; tout cela reste sans valeur aucune tant que l'on n'a pas intégré ce qui fait le fondement commun de toutes ces cultures de l'esprit, à savoir la distinction des « deux régions », de l'ordre physique et de l'ordre métaphysique. Et comme le dit si bien le baron Evola, il ne s'agit nullement ici d'opinion ou de théorie, mais de quelque chose d'infiniment plus « concret » au fond, à savoir d'appartenir ou non à un certain « type humain », «  un type humain dont l’expérience ne sait plus saisir que des choses corporelles ». Nous ne voudrions évidemment pas que nos lecteurs tombent sans le savoir dans ce travers ; combien parmi eux, cependant, sont-ils réellement persuadés de l'unité du monde traditionnel et de son opposition radicale avec le monde moderne ? » Mael Mathieu, Matérialisme subtil contre idéalisme grossier, LIMBES

 

Il n'y a que par le prisme de la Tradition que nous faisons de l'histoire véritable et que nous expliquons les civilisations perdues, présentes et retrouvées. La Tradition primordiale est le seul dénominateur commun des civilisations incomparables et sans communes mesures entre elles dans leurs expressions directes et particulières. La Tradition primordiale est une sociologie supérieure du monde en mouvement.

 

Dit autrement, la France était déjà la fille aînée de l’Église avant qu'elle ne soit nommée France et que l’Église ne soit appelée l’Église. Avant même la révélation Christique et son rayonnement en Europe. Le paganisme gaulois - certes maltraité par les éternels obtus que nous retrouvons encore aujourd'hui en présence dans les élites dominatrices et les idiots utiles totalitaires leur servant de police, autant chez les religieux monothéistes, que chez les athées laïcistes ou les néo-païens hygiénistes ; maltraité doublement dans l'histoire, par l'Empire Romain, et ensuite par l’Église Chrétienne, et plus tard, et peut-être dés le départ, par les intriguant laïcs, pantins des sphères contre-initiatiques, et directement par les contre-initiés, au sein de l’Église - a préparé, telluriquement, ancestralement, sacralement, ce rôle mariale de fille aînée de l’Église Catholique de la Roma Principia en mouvement, si bien que la réminiscence de la religion catholique, et de la présence vertigineusement solaire en le christianisme anarcho-royaliste français, de son expansion européenne et mondiale, doit être remarquée, les apparitions mariales, les traditions locales, revêtant l'habit païen de cette force tellurique et solaire, et l'habit impérial de cette force maritime et écliptique, assise pour l’Église en France catholique ; orientée. Mais passons sur ces considérations oniriques qu'il nous faudra expliciter davantage dans un article consacré à la mystique commune et complémentaire d'un certain paganisme solaire et du monothéisme le plus orthodoxe, le plus catholique, le plus impérial - De la double origine celto-mérovingienne de la France sacrée -, où les dieux locaux païens passèrent le flamme sacrée de la révélation recommencée aux saints chrétiens, Dieu étant le dieu supérieur de toutes les religions, aussi des polythéismes païens justifiés et qui ne parlent pas de Dieu sur la place publique, respect sacral de l'imprononçable, dont les croyants post-modernes et post-libéraux devraient s'inspirer dans leur propension expansive à parler au nom de Dieu, de l’Église et du Cosmos. Justifiés, premièrement en l'absence d'une révélation authentique renouvelée, deuxièmement par le comportement totalitaire des coursiers de cette nouvelle révélation qui n'ont pas la perfection prophétique de l'Apporteur et de l'Enseigneur de cette révélation, et troisièmement, justifiés par la Tradition primordiale en mouvement quand nous décidons de statiquement la visiter dans notre étude passionnée de la vie et de la beauté, de la vérité et de la justice ; divines.

 

« Mais comme il ne se peut absolument pas qu'il y ait, jamais, un grand changement impérial de l'histoire sans un renouvellement de religion lui correspondant, quel serait ce renouvellement de religion auquel il faudra que nous nous attendions ?

 

D'ailleurs, ce n'est pas le changement impérial qui amène un changement de religion, mais tout le contraire : c'est le renouvellement de la religion dans l'invisible qui provoque le changement impérial de l'histoire dans le visible.

 

La religion ordonne.

 

La Salette, Lourdes, Fatima, et Medjugorje. Les apparitions mariales se succèdent.

 

Tous les signes sont là, qui depuis la moitié du siècle dernier, annoncent l'immense changement marial qui est en train de se faire au sein du catholicisme romain : le Règne de Marie est proche, règne fondamentalement apocalyptique et eschatologique, règne final de l'histoire, règne de la nouvelle souveraineté nuptiale et cosmique de celle qui, désormais, deviendra de plus en plus l’Épouse de Dieu dans l'éternité après avoir été sa Mère dans les temps de mystère de l'Avent de ses mystérieuses épousailles engagées dans la spirale indéfiniment montante de l'Unique Amour. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, pp. 245-246

 

Le Front de la Foi exclu toute vision religieuse qui se borne à une vision strictement exotérique et politique de la religion, avec cet esprit du tribunal tribal permanent, où les critères de jugements sont péremptoirement injustes et injustifiés, lobbyistes, exprimant plus souvent les limites de ces juges auto-proclamés et désignés par défaut de par la médiocrité de leurs coreligionnaires, qu'une volonté d’honnêteté intelectuelle et d'enrichissement, verdict rendu par une argumentation inexistante et nébuleuse, une plaidoirie hystérique, avec ses sophismes post-libéraux et anathèmes post-modernes, sa reductio ad satan.

 

« Certains esprits craintifs, et dont la compréhension se trouve étrangement limitée par des idées préconçues, ont été effrayés par la désignation même du «Roi du Monde», qu'ils ont aussitôt rapprochée de celle du Princeps hujus mundi dont il est question dans l'Évangile. Il va de soi qu'une telle assimilation est complètement erronée et dépourvue de fondement; nous pourrions, pour l'écarter, nous borner à faire remarquer simplement que ce titre de «Roi du Monde», en hébreu et en arabe, est appliqué couramment à Dieu même (Il y a d'ailleurs une grande différence de sens entre «le Monde» et «ce monde», à tel point que, dans certaines langues, il existe pour les désigner deux termes entièrement distincts ainsi, en arabe, «le Monde» est el-âlam, tandis que «ce monde» est ed-dunyâ). » René Guénon, Le Roi du Monde, Chap. III La Shekinah et Metatron

 

Le Front de la Foi exclu toute vision religieuse strictement mystique, qui ne se prévaut pas de sombrer dans un occultisme dans son étude ésotérique de la Tradition, en ne se référant pas à la pratique exotérique en la tradition classique, plus précisément au plus haut respect pour cette pratique - l'invocation miséricordieuse de la crainte sincère et de l'intention spontanée -, d'une religion justifiée rattachée à une Église traditionnellement reconnue, en ayant pas l'humilité de craindre les ténèbres, pourtant clairement désignés par les ésotéristes authentiques, qui ont pour décortiqué, avec précisions, chirurgicalement, les entreprises new-age et occultistes en mouvement dans les sectes modernes, démontrant leurs faiblesses et les dérives potentielles, les dangers métaphysiquement physiques, en germe dans ces ésotérismes approximatifs, en argumentant sur le fond et pas en décidant de leur intention formelle et de la forme littéraire que ces ésotérismes donnent à cette intention.

 

Le Front de la foi exclu toute vision religieuse exotérique et/ou ésotérique qui refuse l'idée de philosophie, de sciences et de raison.

 

«De la création de l'Intellect premier qui constitue le Calame suprême.

Donc, la première chose qu'Allâh a existentiée dans le monde des Intelligences souveraines (al-mudabbira) était une substance simple, ni constituée de matière ni subsistante dans la matière, se connaissant elle-même en elle-même d'une connaissance qui était son essence même ; dépourvue d'attribut, sa station était celle de la pauvreté, de l'abaissement et du besoin vis-à-vis de son Créateur, de sa Cause et de son Principe. Douée de rapports, de relations et de modalités existentielles nombreuses, elle ne se multipliait pas dans son essence du fait de leur multiplicité ; elle émanait autour d'elle de deux sortes d'émanations : une émanation essentielle et une émanation volontaire.

 

Quant à l'essentielle dans l'absolu, elle n'est jamais qualifiée par le refus en cela ; mais quant à celle qui relève de la volonté, elle est qualifiée par le don et le refus. Et elle est dans une pauvreté essentielle par rapport à son Principe – Gloire à Lui – Celui dont elle tire l'existence, et elle est nommée par la Vérité principielle – al-Haqq – Gloire et exaltation sur Lui – dans le Coran : Vérité, Calame et Esprit ; et dans la Sunna, Intelligence, et d'autres noms encore ; nous en avons cité la plupart dans nombre de nos livres, et Allâh a dit – exalté soit-Il : « Et Nous n'avons créé les Cieux et la Terre et ce qu'il y a entre eux que par la Vérité ».

 

Et tel est le premier des mondes où se détaille et s'épanche l'écriture divine ; et il (l'Esprit) est la réserve précieuse et le savant digne de confiance de toutes les subtilités de la forme humaine en raison de laquelle il exista ; et il y a pour lui un but distingué dans son essence d'une Distinction divine par rapport à la totalité des esprits.

 

Et il se connaît lui-même et d'un même mouvement, connaît son Principe, et le monde, et l'homme ; et le Prophète a dit – paix et salut sur lui - : « Celui qui se connaît lui-même connaît son Seigneur », cela par le langage de la généralité, et dans un autre hadith : « Celui d'entre vous qui se connaît le mieux, connaît mieux son Seigneur », dans le langage de la distinction et de la différentiation.

 

Et celui-là est l'Intellect sous ce rapport, et il est le Calame sous le rapport du développement et de l'expansion de l'écriture divine, et il est l'Esprit sous le rapport du gouvernement, et le Trône sous le rapport de l'établissement (divin) ; et il est l'Imâm évident sous le rapport du dénombrement des Noms et de ses rayons qui se prolongent jusqu'à l'Âme universelle, et jusqu'à la Poussière, puis jusqu'au Corps et aux Sphères fixes, et jusqu'au Centre puis aux éléments, par ascension jusqu'aux sphères mouvantes, jusqu'aux mouvements, jusqu'aux êtres engendrés, jusqu'à l'homme, jusqu'à leur enroulement dans l'Élément suprême qui est leur principe [à tous], quarante-six millions six-cent-cinquante-six-mille rayons1 ; et cet Intellect ne cesse de balancer entre l'avancement et le recul ; il s'avance vers son Créateur pour en retirer du bien, et Il (son Créateur) resplendit sur lui ; il reçoit alors en lui-même le dévoilement d'une partie de son état, et [ce faisant] il apprend sur son Créateur dans la mesure où il a appris sur lui-même ; or la connaissance qu'il a de lui-même n'a pas de fin, de sorte que celle qu'il a de son Créateur n'en a pas non plus ; et la voie qui le mène à la connaissance de soi est celle des Resplendissements [théophaniques], et la voie qui le mène à la connaissance de son Seigneur est la connaissance de soi ; puis, il se tourne vers ce qui est inférieur à lui pour faire don de son bien, et cela va ainsi augmentant toujours pour l'éternité des éternités, de sorte qu'il est l'Indigent-Opulent, le Tout-puissant-Impuissant, le Serviteur-Seigneur, et jamais la Vérité principielle – al-Haqq – ne cesse de lui inspirer la demande de nouveaux resplendissements ; et en raison de l'atteinte des connaissances et de l'établissement de ce nom (al-Haqq) sur lui, il constitue l'un des Trônes ; nous allons donc à présent mentionner les Trônes.


1Pourquoi ce nombre étrange ? On notera que 46.656.000 est égal à mille fois six à la puissance six ; ces deux 6 rappellent le nom Allâh qui vaut 66 lorsque l'on ne compte que ses lettres « visibles ». Mais ce même nombre est encore égal à 360 au cube, ce qui peut présenter un intérêt symbolique : 360 étant le nombre de degrés compris dans une circonférence, il évoque l'idée d'un cycle d'existence complet. Par conséquent, son cube peut exprimer l'idée d'un cycle complet dans les trois mondes, soit une idée de totalité achevée, qui caractérise bien l'Intellect dans son rapport à la multitude des êtres dont il est le principe.
» La création des mondes selon ibn 'Arabî (5) : De la création de l'Intellect, Limbes

 

Le Front de la Foi est un Ordre.

 

Nous ne prétendons pas que nous en faisons ou en ferons partie, loin de nous cette prétention stupide qui serait d'une arrogance excluante. Mais nous l'annonçons. Nous savons que nous pouvons dire aujourd’hui que cet Ordre existe. C'est notre intuition la plus céleste et la plus éprouvée. Nous l'entendons. Intuition, qui ne peut en aucun cas être confondue avec une incantation, un souhait, un vœux pieu ou une envie passagère.

 

« Pour la science, il y a des vocations; pour la foi, une progression; et pour les sciences comme pour les savants, il y a des expériences; La science, c'est donc deux sciences celle que l'on rejette et celle que l'on acquiert, et l'océan, c'est deux mers, l'une maniable, l'autre dangereuse; le temps, c'est deux jours, l'un néfaste l'autre favorable; et le genre humain, c'est deux destins, l'un comblé, l'autre dépouillé. Recueille donc en ton cœur ce que te dit un témoin probe, et considère, grâce à ton entendement, car le discernement est un don. Pour moi, j'ai escaladé une cime sans avoir à poser le pied, cime dont la montée réserve, à d'autres qu'à moi, des périls. Et j'ai traversé un océan, sans que mon pied le sonde; c'est mon esprit qui l'a traversé, c'est mon cœur qui l'a savouré. Car son fond de gravier est de perles, inaccessible à nos mains, mais que la prise de nos pensées peut ravir. Je m'en suis abreuvé sans bouche ouvrir, or c'est une eau ( familière ) dont les bouches ont déjà bu; car mon Esprit, dés l'origine, en a eu soif, lorsque mon corps y trempa, avant d'être façonné. Pour moi, l'orphelin, j'ai un père, en qui j'ai recours, et mon cœur, tant que ma vie durera, souffrira de ne pouvoir Le voir. Aveugle, je suis voyant; simple d'esprit, je suis sagace; et ces expressions miennes, si j'y tiens, peuvent s'intervertir. Les preux ( = Ahl al Kahf ) savent ce que je sais, ce sont mes compagnons, car celui qui est doué de vertus s'associe des compagnons. Leurs âmes ont été présentées les unes aux autres à l'origine ( = au convenant ) de l'humanité, puis elles ont lui, comme le soleil; alors que le temps comme uns entier s'enfonçait dans l'ombre de la montagne ( = la caverne ). » Husayn Mansür Hallâj, Dîwan

 

Le Front de la Foi n'attend pas que les intellectuels et les idéologues le valident. Il est.

 

Le Front de la Foi ne demandera pas, pour exemple, aux sunnites, de céder du terrain dogmatique, doctrinal et théologique aux chiites, mais demande aux sunnites et chiites de ne pas céder du terrain politique au fétichisme de la marchandise et à l'usure. Il en va de même en ce qui concerne orthodoxes et catholiques. Le Front de la Foi indique juste aux dissidents l'impossibilité de faire barrage au Libéralisme triomphant sans une résistance d'ordre eschatologique au spectacle et à la marchandise. Une résistance délicate en son ambition et qui ne peut sérieusement exister que sous l'égide primordiale de la Tradition.

 

Le Front de la Foi a la vocation ultime de combattre le projet égalitariste des Lumières, de combattre le mondialisme, il n'est en aucun cas, du relativisme, du positivisme ou subjectivisme, ni une tendance vers un syncrétisme, une fantaisie new-age alter-mondialiste.

 

Le Front de la Foi n'est pas l'énigme lointaine d'un mystère enfoui par le secret d'une rumeur cachée sous l'ombre d'un murmure codée par un rébus éteint dans l'incantation silencieuse d'une révolution contre-révolutionnaire auroresque qui serait aveugle, muette et sourde, il est la plus simple expression de la révolution authentique contre la révolution mortifère systémique, c'est son unique résolution. Nous laissons la bataille invisible aux initiés.

 

Le Front de la Foi n'exclut pas le non-croyant, ou l'indécis, c'est une entreprise philosophique et métapolitique autant que spirituelle.

 

Le Front de la Foi est méprisé et interrogé par une dissidence qui n'a même pas essayé de le définir ou de le vivre. Quand nous entendons parler de Front de la Foi, nous ne comprenons donc pas de quoi nous entendons parler. Un sujet esthétisant en périphérie de la lutte anticapitaliste ? Nous pensons que c'est la lutte anticapitaliste qui est une posture esthétisante et un sujet périphérique à celui du djihad contre le progrès, de la croisade contre le monde moderne, au Front de la Foi.

 

Nous revenons à cette question centrale, qui n'est pas posée, et donc qui n'est pas débattue, malgré de nombreuses tentatives de la part de plusieurs dissidents du quotidien aux généraux  de la dissidence: Est-ce qu'un dissident peut être républicain ?

 

Autant demander si un dissident peut-être capitaliste et libéral... Il faut que nous sortions du cadre de leur disputation interne sur la gestion du post-libéralisme entre post-modernes libéraux, libertaires et libertariens. Il faut que nous sortions de leur dialectique incapacitante de la vraie-fausse république et de la vraie-fausse démocratie. Nous estimons que nos positions recèlent des critères suffisants pour commencer à déterminer une dissidence et nous pensons que ce débat est intèressant pour pouvoir choisir une voie propre à la dissidence.

 

Nous ne croyons pas que les religions - et nous voulons ici évoquer le thème de la religion à travers les tentions dites communautaires -, particulièrement l'Islam, soient le problème en France. Nous pensons que c'est l'immigration massive, capitaliste et libéral et la République mondiale qui est un problème en Europe. Ce que nous combattons, c'est le Fétichisme de la marchandise et la Société du spectacle, et notre propre inertie face à ce spectacle marchand, l'autodétermination des peuples ne se décrète pas, ou précisément, l'autodétermination des peuples n'est exaltée que dans la Foi et la conscience de caste. La Foi, au sens de vérité, et de transmission des traditions, son seul sens. Nous ne croyons pas qu'un régime politique est une philosophie politique. Nous croyons que c'est la philosophie politique qu'il faut changer et pas les régimes qu'il faut améliorer. C'est la philosophie politique qui est le cœur de la théorie politique, le régime est d'ordre organisationnel secondaire dans la diffusion et la mise en pratique de cette philosophie, en ça, la démocratie moderne n'est que l'instrument de propagande du libéralisme.

 

Le Front de la Foi a d'ors et déjà le visage d'une résistance objective puisque seules les sphères traditionalistes se posent la question de ce Front de la Foi et traite de sa problématique. Nous savons donc qu'elle est le visage du Front de la Foi en regardant Alexandre Douguine et le Sheik Imran Hossein. Une avant-garde anti-avantgardiste.


 

« ...et la façon dont on parle de Jésus dans le Coran est tout à fait remarquable, lorsqu'on parle de l'annonciation le texte est même plus beau dans le Coran qu'il ne l'est dans l'évangile. Par conséquent, je n'ai pas eu pour moi de difficultés, j'ai vu cette occasion unique, de trouver une religion qui ne prétend pas être unique, mais qui prétend être au contraire la religion fondamentale et première, celle qui a été apportée au premier homme, à Adam, comme le dit le Coran - Dieu a insufflé en lui son esprit - et par conséquent, trouver là le dénominateur commun de toutes les religions et être capable d'en faire l'unité. C'est cela qui à mon avis, fait l'originalité de l'Islam. Un chrétien de langue arabe lorsqu'il prie, dit:"Allah" quand il veut parler de Dieu. Par conséquent c'est un exemple typique de cette unité et c'est grâce à cette unité que je suis venu avec tant de joie à l'Islam sans avoir à rien renier de mon passé. » Roger Garaudy

 

Problématique sous l'influence négligente de groupes pseudo-dissidents et religieux dans une lecture strictement matérialiste, exotérique et moralisante de la religion, qui sont tradi mais qui ne sont pas traditionalistes. Attachés au aspects sociétaux et dogmatiques de l'opposition entre le progrès et leur religion. Mais le progrès ne s'oppose pas à une religion en particulier parce qu'elle est précisément cette religion, qu'il peut réussir à manipuler à travers ses disciples et davantage si elle est isolée - ainsi nous voyons l'émergence d'un Islam de marché -, le progrès s'oppose à la Tradition primordiale, qu'il ne peut pas manipuler, il ne peut que faire taire ses porteurs, ses messagers, ses transmetteurs, mais ne peut en rien changer la substance sensible et l'essence organique de la Tradition, mais il le veut, il ne peut qu'être contre et d'ailleurs il n'existe et n'a pu se construire que contre la Tradition, comme il peut faire disparaître partiellement une civilisation, mais il ne peut corrompre ses fruits, ni les digérer, il ne peut que les cacher, les recracher pour continuer à lui-même exister, les récupérer grossièrement, et à nouveau les avaler, car a vrai dire, la dialectique du progrès est, et nous insisterons, une dialectique du Contre, alors que la Tradition ne reconnaît pas la dialectique de l'opposition binaire, des oppositions nécessaires. La Tradition ne s'oppose pas à et n’acquiert pas sa liberté par rapport à quelque chose d'extérieur à elle même. Il en va de même pour le Front de la Foi comme vision radicale de la dissidence et le Fan club comme vision marchande de la même dissidence. Tradition et Progrès, ne sont pas sur le même plan d'agissements et d’avancements, un lobby communautaire musulman est un progrès, le Front de la Foi est un retour à la Tradition primordiale et à la Religion originelle à l'aube des Grands Temps. Une entreprise légaliste ou une aventure métapolitique ? Un lobbyisme communautaire où une quête spirituelle ?

 

Ces groupes pseudo-religieux et pseudo-dissidents qui imposent une lecture strictement exotérique et légaliste du Front de la Foi, pour débattre du Front de la Foi - qui n'est pas un débat démocratique, qui n'est pas discutable en terme quantitatif et de politique-politicienne, mais de métapolitique qualitative, et ne demande pas à être validé par le suffrage universel ou les valeurs républicaines -, sont les ennemis intrinsèques du Front de la Foi et par extension de la dissidence authentique. Car les points d’achoppements théologiques entre les religions qui freinent une plus haute compréhension de la dimension ancestrale du Front de la Foi, ne peuvent être résolus sur le terrain du référentiel communautaire unique et péremptoire, et de la pratique religieuse individuelle et passéiste, mais sur le terrain des référentiels pérennes et de l'ésotérisme traditionnel, sur le terrain du bien commun, d'une souvenance immémoriale de la religion originelle de la communauté de l'être d'avant les trois castes primordiales dumeziliennes, et tout au long des construction méta-historiques ; active. En réalité, certains points d’achoppements n'ont nul besoin d'être résolus, ils ne sont que des excuses initiés par les sphères contre-initiatiques pour freiner le Front de la Foi.

 

« Je n'avais jamais encore réalisé à quel point la Basmala intégrait ("incarnait") la trinité Dieu/Justice/Paix avec l'incantation Allah/Rahman(clémence) / Rahim (miséricorde). Quand on sait que la Justice est la caractéristique première du Christ, et la Paix celle du Paraclet, on comprend mieux l'entrelacement primordial entre le christianisme et l'islam... Par ailleurs, je pense que le Coran est,à lui seul, l'objet "incarnant" la Justice (en tant que livre, la parole d'Allah) et la Paix (de par le souffle de Jibrile). L'islam, en tant que religion justifiée, est une religion tout à fait trinitaire. » Laurent James (qui précise bien - à l'intention des malveillants - que son but n'est pas de faire phagocyter l'islam par le christianisme, mais de montrer que l'islam est bel et bien une religion justifiée et cela au sens traditionaliste du terme.)

 

La Sainte Trinité est une incompréhension majeure entre catholiques et musulmans qui fait obstacle au Front de la Foi. Incompréhension qui s'exprime avec disproportion et entraîne des discussions scolastiques sans fin. Elle est une mauvaise interprétation de certains musulmans qui réduisent La Sainte Trinité en un mauvais polythéisme et un chauvinisme religieux de certains catholiques qui essentialisent la Trinité aux dépends de l'Unicité (L'Unité du Mystère). (Lire l'article: De la Trinité)

 

Il est d'une mauvaise foi antédiluviennement moderne de feindre de comprendre qu'est-ce que pourrait être le Front de la Foi alors que le monde moderne a déclaré ouvertement vouloir tuer toutes formes de vies intérieures, d'autant plus quand nous prétendons combattre le Fétichisme de la marchandise, et d'autant plus quand nous sommes revendiqués croyants et prétendus pratiquants que la Société du spectacle n'atteint pas ; combattants.

 

Il est de l'ordre du sabotage volontaire de discuter du Front de la Foi dans une lecture politique et exotérique de cette notion qui est autre, qui est métapolitique et autant ésotérique qu'exotérique. Il faudra l'admettre. Arrêter de fuir la réalité gnostique des religions par une mauvaise interprétation des mises en garde de l’Église.

 

Il n'y a pas de Front de la Foi sans Alliance ésotérique des Dissidences, sans transcendance de la dissidence.

 

Tout combat radical contre les marchands du Temple mène radicalement à la Tradition primordiale, à la communauté de l'être contre la société usuraire, il est donc stupéfiant, que des religieux, en présence dans notre mouvance et qui s'adressent clairement à la dissidence, restent dans une lecture strictement exotérique et passéiste de leur critique du capitalisme libéral, qui ne peut pas les amener à la Tradition primordiale, au pèrennialisme révolutionaire, politiquement à l'Eurasisme axial, charnellement au nationalisme vital. Mais les mène à considérer le Front de la Foi comme un objet, sujet finalement secondaire. Ils y préfèrent la tiédeur des partis politiques dépourvus de toute spiritualité et de toute référence à la Tradition de nos ancêtres, à la connaissance de nos mythes fondateurs et ne participent que de l'histoire d'après leur réception post-Lumières, et individuellement nombriliste, du Christ.

 

Notre conclusion à leur sujet, qui se veut courte volontairement : est que le projet de ces religieux pseudo-dissidents est déjà en soit strictement politique et précisément non religieux. Comprenne qui pourra. Ils ne cherchent pas des parts de vérités et des devoirs, ils cherchent des parts de marché et des privilèges. A avoir raison. Schopenhauer crucifié. 

 

Mais nous ne pouvons insister davantage, et n'avons pas de volonté pour engager des dialogues de sourds avec des personnes qui de toutes évidences participent d'une vision victimaire et lobbyiste de leur communauté religieuse, et qui de toutes façons ne répondent jamais quand nous leur désignons positivement leur limite profane et profanatrice, et ce, de la façon la plus synthétique et courtoise possible, de leur démontrer la limite d'une vision bourgeoise politique-politicienne de la religion, dans une configuration anachroniquement linéaire, qui pourrait être celle des trente glorieuses, ils veulent en somme refaire ce qu'ils n'ont pas fait au moment où c'était intéressant de le faire, ils ont trente ans de retard, et bien qu'ils ne sont pas désignés par le Libéralisme pour remplir ce rôle rentable mais tragique, de bouc-émissaire, qui appartient à la communauté juive, ils aident gratuitement cette dialectique du Libéralisme, la dialectique de l'égalitarisme, de la compétition mémorielle, en bref, de la pleurniche internationale droitdel'hommiste. Mais ils n'ont rien à dire de plus que Nous, ils ne sont pas prophètes et saints, ils pourront parler quand ils répondront sur un terrain d'équité par le logos et non pas par des invective pseudo-viriles subliminales sur un mode antifa de bénitier, police religieuse moralisante et pathétique cooptée par la médiocrité ambiante ; zombie.

 

Ce qu'ils veulent, et c'est là une contradiction insoluble - les fils qui s'touchent -, ils ne l'obtiendront de toutes façons pas sans penser le Front de la Foi en dehors de leurs critères réducteurs et strictement exotériques, conservateurs, et le Front de la Foi, ne leur laissera pas obtenir le rôle d'une nouvelle subversion conservatrice rentable, sur son potentiel contre-révolutionnaire. La Tradition ne se plie pas au croyant, la croyance n'apporte pas de légitimité particulière autre qu'un bienfait pour soi même. C'est un travail pour quelque chose et pas le travail contre quelque chose, ou la liberté par rapport à quelque chose... Qui est un paradoxe de la liberté dans sa version et sa théorisation moderne intrinsèquement antitraditionaliste et mortifère.

 

Le Front de la Foi c'est la volonté de s'en sortir par le haut, par l'idée à contre-courant d'une aristocratie recommencée, une aristocratie de devoirs, populaire, sans aucun autre privilège que d'avoir l'honneur de servir le peuple et de vivre parmi le peuple. S'en sortir loin des tentions communautaires et religieuses, fruits transgéniques de l'immigration utilisé comme arme de destruction massive sociale, économique et anthropologique de tous les peuples enracinés par l'action révolutionnaire du mondialisme capitaliste et libéral en mouvement, et pas par les fruits de la Tradition. Puisque chaque religion à sa terre. Que celui qui prétend que sa religion qu'il pratique sur la terre d'un autre peuple et d'une autre religion est supérieure à la religion de cette terre et de ce peuple ne se prétende pas en même temps antisioniste, anti-impérialiste, anti-colonialiste ou anticapitaliste, qu'il ne se nomme pas dissident ou traditionaliste. Le Front de la Foi ne supporte aucun totalitarisme moderne idéologique et aucun doute aux peuples à disposer de leur autodétermination et leur Non au paradigme libéral.

 

Le Front de la Foi est une grille de lecture qui permet de distinguer les dissidents dans un processus d'émancipation de l’aliénation de la marchandise et les faux-dissidents dans un processus de soumission à la domination par la subversion, ou la rigidité bourgeoise et puritaine des tièdes. Et nous pouvons même dire, un projet mondialiste en pantoufle, la gueule enfarinée d'excuses pixelisées et d'obscénités télévisuelles, un mondialisme consenti qui ne dit pas son NOM ; idiocratie.

 

« (...) la clé de compréhension de cette crise qui ne nous dit pas que cette crise est un chaos qui prouve l’incohérence et la stupidité de nos élites, mais qui nous dit que nos super-élites sont au contraire très rigoureuses, très intelligentes dans leur stratégie. Ce qui nous donne la clé et qui fait que ce monde en réalité a un sens, n’est pas un chaos, mais finalement un monde qui selon la Kabbale est une monde où règne les Nombres avec un sens mystico-ésotérique absolument clair. C’est-à-dire qu’il est tout sauf chaotique pour ces gens-là. Il s’accomplit impeccablement. Et cette clé de lecture, c’est la Kabbale. » Alain Soral, entretien de Décembre 2011

 

Nous ne trans-cenderons l'existence éprouvée et supra-rationelle de l'instinct ancestral et anthropologique de préservation, à laquelle nous donnons un tas de nom et de définition - racisme, racialisme, antisémitisme, fachisme, suprémacisme, etc -, que par le développement d'une philosophie et d'une théorie politique, d'une aventure métapolitique propre au XXIème siècle - attentives aux expériences du passé et leurs conséquences dans le présent -, et propre au combat contre la modernité, ce qui laisse la foi et la raison de chacun intacte mais permet de débattre sereinement sur tous les sujets - Pour une critique positive de la dissidence -, ainsi, la convergence sera effective, comme il faut réconcilier les inséparables exotérisme et ésotérisme, pour qu'elle soit opérative, ce qui ne veut pas dire que les croyants orthodoxes et les philosophes matérialistes sont obliger d'étudier l'ésotérisme, mais de ne pas empêcher ceux qui veulent s'y employer par des réductions accusatoires, et ainsi niveler le débat vers le bas, car nous ne pouvons comprendre le moteur contre-initiatique du Libéralisme triomphant qu'en étudiant ce qui est invisible, occulté, ou caché. Ce qui ne veut pas dire pratiquer un occultisme. Par définition, les religions authentiques défendent les peuples enracinés. Comme la Tradition primordiale justifie et protège l'authenticité des religions organiques qui défendent à leur tour ces peuples enracinés, ces peuples au bon sens paysan et à la décence commune partagée ; cycliquement.

 

« Patientia. Le sens moderne, par rapport au sens ancien, est de nouveau émoussé et affaibli. Quelqu'un de patient, c'est aujourd'hui quelqu'un qui ne se met pas en colère, qui ne s'énerve pas, qui tolère. Dans la langue latine la patientia désignait une des « vertus » fondamentales de l'homme romain : elle connotait l'idée d'une force intérieure, d'une imperturbabilité, faisait allusion à la capacité de tenir bon, de garder l'âme non troublée devant n'importe quel échec et n'importe quelle adversité. C'est pour cela qu'il fut dit de la race de Rome qu'elle avait en propre le pouvoir d'accomplir de grandes choses et d'endurer des malheurs tout aussi grands (cf. la fameuse formule de Livius : et facere et pati fortia romanum est). Le sens moderne est, par rapport à l'autre, complètement déformé. Aujourd'hui, comme exemple d'une nature typiquement « patiente », on se réfère à l'âne. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Nous voyons un Ordre.

 

Un Ordre secondaire opératif déclaré d'étudiants traditionalistes et de militants métapolitiques.

 

Un Ordre ouvrier et paysan du Front de la Foi, un Ordre populaire qui aide l'Ordre aristocratique de la Fin, qui est et qui viendra. Un Ordre référentiel, un Ordre correctionnel, de réflexion sur le post-moderne, le post-libéralisme et le post-usure.

 

Sous la protection d'une Religion justifiée pour les croyants du monothéisme abrahamique, d'une pratique exotérique en leur Église, prière et confession, référence et écoute, en France, si ils sont des catholiques culturels, un rapprochement avec la pratique catholique du christianisme sera une mission de l'Ordre. L'Ordre étudiera l'ésotérisme mais ne pratiquera pas - en dehors du serment littéraire, onirique et métapolitique de sa fondation ; et de reconstitutions historiques possibles dans un cadre de recherches à baliser et encadrer par la Tradition - autres rituels que ceux de l’exotérisme classique et catholique le plus orthodoxe.

 

L'Ordre étudiera donc toutes les traditions pour étudier la Tradition mais ne pratiquera pas de rituels fantasmagoriques spéculatifs, et ne pratiquera pas d'occultisme subjectif et facultatif.

 

Sous la protection d'une Tradition justifiée - un paganisme identifiable et définissable dans sa pratique, pour le moins - si ils sont païens, ils feront le serment de ne pas verser dans un occultisme subversif et de contre-initier l'Ordre en sous main, ainsi, toutes les pratiques des membres de l'Ordre seront visibles de l'Ordre. L'Ordre n'innovera pas de pratiques et ne pratiquera pas de syncrétismes entre les pratiques spirituelles, culturelles et philosophiques justifiées des membres de l'Ordre, religion, pratique et tradition, qui seront exposées et définies à la fondation de l'Ordre. L'Ordre ne tolèrera pas de magie noire pour le dire simplement.

 

Sous la protection d'une Philosophie justifiée pour les étudiants en recherche spirituelle, ou ne pratiquant pas leur religion régulièrement dans les règles orthodoxes de leur religion, avec le serment qu'ils n'introduiront pas d'idéologies matérialistes tels et pour exemples : le relativisme, le subjectivisme, l’évolutionnisme, le positivisme, l'athéisme, l'agnosticisme, le déterminisme, l'égalitarisme, l'économisme, etc, en bref, les idéologies modernes et politiques issues des Lumières. L'Ordre se construira et essayera sans cesse de s’extraire des champs philosophiques et politiques du capitalisme, du libéralisme et du mondialisme. L'Ordre sera par définition critique de la république des Lumières et de la démocratie moderne.

 

Ainsi, une des missions de l'Ordre sera de reséparer ce que l'éclatement maléfique unificateur de vide et de néant - par l'action divisatrice et confusionnelle du monde moderne en mouvement - a paradoxalement et impossiblement amalgamé, impossibilité paradoxale normalisée rendant l'Agora recommencée impossiblement normale, l'éclatement dualiste d'un tout unique aux notions multiples différenciées vitalement en leurs vérités conceptuelles, naturelles, intellectuelles et spirituelles - et dans les méthodes que ces notions suggèrent -, les redifférencier car elles ont toujours été des notions et méthodes différentes: ésotérisme et occultisme, gnose et mystique, transe et hérésie, invisible et ténèbres, sacral et moral, etc, différenciées, non pas comme le chaud et le froid, le bien et le mal, le positif et le négatif, mais comme Tradition et modernité, cyclique et linéaire, trinitaire et binaire. Nous admettons ce passage est complexe et manque de clarté, nous voulons dire qu'au delà des doubles sens et de l'affaiblissement des mots, il y a une fracture dévastatrice de la foi et de la raison, de l'essence et de la substance, de la transcendance et de l'immanence, qu'il nous faut combattre avant tout autre chose, c'est le combat primordial.

 

Insistons une dernière fois, nous ne voulons pas faire converger les religions et les traditions, nous voulons une convergence de combattants en leur conscience, nous voulons démontrer une origine primordiale et commune des religions et des traditions pour justifier le Front de la Foi contre le Monde Moderne, comme une voie possible et révélée, et ce de manière la plus précise possible, puisque certains dissidents ont comme activité principale dans leur prétendu combat, de systématiquement diviser et d'arbitrairement rejeter tout ce qu'ils ne comprennent pas, ne vivent et ne pratiquent pas, parfois dans une condescendance des plus désagréables et une lourdeur des plus agressives ; harcelantes. Une origine commune qui n'est pas statique mais dynamique et qui s'explique en terme principiel et tout à fait historique. Le Front de la Foi est donc une convergence de combattants et nous voulons que ces combattants conservent leur identité, la spiritualité qui découle directement de l'axe duquel ils sont nés en la sacralité de leurs ancêtres et en l'espoir d'enracinement de leurs descendances en cette sacralité ; là réside la Force en promesse du Front de la Foi.

 

« ...je dirais même que j’ai un très grand respect pour les kabbalistes. Ce sont, en ce moment, les maîtres du monde. Voyez. Ce sont des apprentis sorciers peut-être, mais qui sont en train d’arriver à leurs fins dernières. Ce sont les seuls qui y arrivent, en ce moment. Nous tous sommes des spectateurs, des victimes ou des idiots, avec nos petites grilles d’analyse, nos petites consternations, etc. Eux, là où nous voyons un chaos et une souffrance, voient le projet d’une plénitude, et une harmonie. Ce sont les seuls en phase avec le monde actuel, il faut bien le comprendre. » Alain Soral, entretien de Décembre 2011

 

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« Qu'est-ce que c'est, le Graal? Vous savez pas vraiment! Et moi non plus! Et j'en ai rien à cirer! Regardez-nous: y'en a pas deux qui ont le même âge, pas deux qui viennent du même endroit! Des seigneurs, des chevaliers errants, des riches, des pauvres! Mais, à la table ronde, pour la première fois dans toute l'histoire du peuple breton, nous cherchons tous la même chose: le Graal! C'est le Graal qui fait de vous des chevaliers, des hommes civilisés, qui nous différencie des tribus barbares. Le Graal, c'est notre union. Le Graal c'est notre grandeur. » Arthur, Kaamelott, Livre I, La vraie nature du Graal, écrit par Alexandre Astier.


 

« Un « Front de la foi » consisterait à réaliser les conditions politiques de ce respect et de cette tolérance. Tolérance généreuse qui nous condamne, en quelques sortes, à vivre les uns pour les autres au risque de la conversion mutuelle.

 

En effet, tolérer l’autre comme différent, précisément dans la mesure où nous le respectons comme semblable, suppose que nous acceptions de le laisser vivre à côté de nous dans sa totalité, y compris dans la prétention qui est la sienne de détenir la Vérité entière.

 

Ma conception des choses n’a donc aucun rapport avec le syncrétisme crétinisant d’une prétendue religion des Droits de l’homme. En effet, si cette dernière nous enseigne à « respecter nos différences » , et non pas à respecter nos ressemblances, c’est parce qu’elle estime que ces différences sont, au premier sens du terme, insignifiantes. Et c’est pourquoi, dans la rhétorique libérale officielle, on mélange tout : respecter l’autre c’est respecter le musulman au même titre que le handicapé ou que l’homosexuel.

 

L’Islam et le catholicisme, dans leur prétention à rendre compte du sens de la vie humaine, n’ont rien à gagner à accepter cette petite place, révocable à merci, qu’on veut bien leur réserver dans le salmigondis libéral-libertaire. » Benoit Girard, extrait de Note sur un « Front de la Foi »

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon