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23/12/2014

De la Quatrième théorie politique

 

en cours de mise-à-jour...

 

« 121. – Ce que je vais vous dire, reprit Merlin, vous paraîtra très étrange, et je vous prie de le garder secret, et de ne le dire ni au peuple, ni à vos chevaliers. Car je veux que le profit, le mérite et l'honneur de la chose vous revienne entièrement. » Le roi dit qu'il n'en parlerait jamais, si ce n'est avec son aval. « Seigneur, dit alors Merlin, vous devez bien croire et admettre que je connais le passé, discours et évènements ; je reconnais devant vous que ce talent me vient de ma nature diabolique. Mais Notre-Seigneur, qui est tout-puissant, m'a donné la capacité de connaître l'avenir : et par cette vertu souveraine les diables m'ont perdu, si bien qu'à Dieu ne plaise que je fasse jamais leur volonté !

 

122. « Seigneur, vous savez désormais d'où me vient le pouvoir que j'ai de connaître les choses. Je vais maintenant vous dire ce que Notre-Seigneur veut que vous sachiez. Et quand vous le saurez, prenez soin d'agir conformément à sa volonté. Seigneur, ce doit être votre Credo que Notre-Seigneur vint sur cette terre pour sauver le monde, qu'il prit part à la Cène et dit à ses apôtres : "L'un de vous me trahira" Seigneur, en vérité, il en fut comme il avait dit ; et celui qui commit ce forfait fut retranché de sa compagnie – comme il l'avait dit également. Seigneur, il arriva ensuite que Notre-Seigneur souffrit pour nous mort et passion, et qu'un chevalier demanda son corps pour le descendre de la croix. Seigneur, il lui fut donné en guise de salaire pour son service. Seigneur, Notre-Seigneur aima beaucoup ce soldat, puisqu'il voulut lui être donné, et y consentit. Seigneur, ses apôtres en eurent par la suite bien des peines et bien des angoisses. Seigneur, il arriva, longtemps après la Résurrection de Notre-Seigneur, que ce soldat se trouva, avec une grande partie de son lignage, et d'autres gens qui s'en allaient à sa suite, dans une région désertique et sauvage – et c'était après la vengeance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Seigneur, ils eurent à souffrir une grande famine, et ils s'en plaignirent au chevalier qui était leur chef ; il pria Notre-Seigneur de manifester par un signe la raison pour laquelle il voulait qu'ils endurent cette calamité. Et Notre-Seigneur-Dieu lui commanda de construire une table, de la couvrir de toile blanche, et de poser dessus le Vase tout recouvert, au haut de la table en face de lui.

 

123. « Seigneur, ce Vase lui avait été donné par Jésus-Christ ; et c'est par son entremise qu'il sépara les bons des méchants. Seigneur, celui qui pouvait s’asseoir à cette table voyait s'accomplir tous les désirs de son cœur. Seigneur, il eut toujours à cette table, depuis l'origine, un siège vide qui symbolise la place où Judas était assis lors de la Cène, quand il entendit ce que Notre-Seigneur disait à son propos. Seigneur, il fut retranché de la compagnie de Jésus-Christ, et sa place resta vide jusqu'à ce que Notre-Seigneur y mette un autre qui le remplace pour compléter les Douze, et c'est la signification de ce siège vide. Ainsi, ces deux tables sont complémentaires, et c'est ainsi que Notre-Seigneur exauça le désir des hommes.

 

124. « A cette seconde table, on appelle Graal ce Vase dont les compagnons de Joseph recevaient la grâce. Seigneur, si vous voulez bien me croire, vous fonderez une troisième table au nom de la Trinité : ces trois tables signifieront la Trinité en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Je vous garantis que si vous accomplissez cela vous en retirerez grand profit et grand honneur, aussi bien pour le corps que pour l'âme, et que de votre temps se produiront de grandes merveilles. Si décidément vous voulez le tenter, je vous y aiderai ; et je vous assure que ce sera au nombre des prodiges dont on parlera le plus parmi le peuple, car Notre-Seigneur a donné une très grande grâce à ceux qui sauront en parler ; et je vous dis que ce Vase et ceux qui le gardent sont venus dans ces régions, en Occident, par la volonté de Jésus-Christ. Ceux-là mêmes qui ignorent où se trouve le Vase sont venus ici, en ce lieu où Notre-Seigneur les a conduits, lui qui accomplit tout ce qui est bon. Si vous voulez m'en croire, vous tiendrez compte de tout cela, et vous accomplirez ce que je vous suggère ; et si vous le faites, si vous acceptez de me faire confiance, vous en serez encore fort heureux dans l'avenir. »

 

125. Ainsi parla Merlin à Uterpandragon, et cela le réjouit fort : « Je ne veux pas, répondit-il, que Notre-Seigneur perde par ma faute quoi que ce soit qui doive être fait selon sa volonté. Je veux au contraire que tu saches que je l'aime fort, et que je m'en remets à toi : tu ne me commanderas rien que je ne fasse, si je le peux. » C'est ainsi que le roi Uterpandragon s'en remit entièrement à Merlin, qui s'en réjouit grandement et lui dit : « Seigneur, réfléchissez où il vous plaira le plus que la table soit faite. – Je veux, répliqua le roi, qu'elle soit faite là où toi tu le jugeras bon, et où tu sais que cela sera conforme à la volonté de Jésus-Christ. – Nous la ferons à Cardeuil en Galles, dit Merlin ; fais rassembler là-bas, pour la Pentecôte, tous tes gens, les chevaliers et les dames de ton royaume, et prépare-toi à distribuer de grands dons, et à leur faire fête comme jamais ; j'irai le premier, et je ferai construire la table. Toi, tu me donneras des gens qui exécuteront tous mes ordres ; et quand tes chevaliers seront assemblés là-bas, je choisirai ceux qui seront dignes de s'asseoir à la table. » Le Livre du Graal, Merlin, La fondation de la Table Ronde, pp. 691-695, aux éditions Gallimard

 

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Entrons dans le vif du sujet dans un esprit de groupe de travail.

 

En guise d'introduction, nous citerons Jean Parvulesco (un extrait de la préface de son ouvrage Vladimir Poutine et l'Eurasie), Alexandre Douguine (un extrait de la préface de son livre La Quatrième théorie politique) et Alain de Benoist (un extrait de son texte La Quatrième Dimension) :

 

Jean Parvulesco : « Ainsi les actuelles retrouvailles nuptiales de la Russie et de l'Europe vont-elles devoir imposer le retour du sacré vivant au sein de la communauté impériale grand-continentale. Ce qui, du coup, va déplacer à nouveau, et définitivement, le centre de gravité spirituel du « Grand Continent », depuis les positions matérialistes de la conspiration trotskiste soutenant les social-démocraties – finalement chassées du pouvoir, partout en Europe – jusqu'à l'horizon d'une histoire encore une fois ouverte à l'intervention – aux interventions – du surnaturel. Ainsi s'annonce l'avènement des temps ensoleillés d'un nouveau grand retour révolutionnaire à l'être, et l'abandon salvateur des dominations subversives du non-être. Vladimir Poutine et l' « Empire Eurasiatique », c'est l'être et le retour de l'être. L'ensoleillement au-delà de la fin. Ce jour viendra. »

 

Alexandre Douguine : « Pour aborder l'élaboration de cette Quatrième théorie politique, il est nécessaire :

 

  • de modifier l’interprétation de l'histoire politique des derniers siècles en adoptant des nouveaux points de vue, au-delà des cadres des clichés idéologiques habituels des vieilles idéologies ;

  • de se rendre compte de la structure profonde de la société globale apparaissant sous nos yeux ;

  • de déchiffrer correctement le paradigme de l'époque post-moderne ;

  • d'apprendre à s'opposer non pas à une idée politique, à un programme ou à une stratégie, mais à l'état des choses "objectif", au tissu social apolitique même de la (post-)société fracturée ;

  • enfin, de bâtir un modèle politique autonome proposant une voie et un projet dans un monde d'impasses et du recyclage à l'infini de l'existant (la post-histoire, selon J. Baufrilard). »

 

Alain de Benoist : « La 4e théorie politique, celle dont le XXIe siècle a de toute évidence besoin, sera-t-elle une doctrine radicalement nouvelle ou fera-t-elle la synthèse de ce qu’il y avait de meilleur dans celles qui l’ont précédée ? C’est en tout cas à l’ébauche de cette théorie que ce que l’on appelait la « Nouvelle Droite » n’a cessé, depuis plus de quarante ans, de s’employer. »

 

Nous allons partir d'un autre extrait du texte d'Alain de Benoist, sur ce qu'il y aurait à retenir ou à rejeter des théories politiques du XXème siècle pour essayer d'approcher une Quatrième théorie politique « à la française » :

 

« A retenir du libéralisme : l’idée de liberté, associée à celle de responsabilité, le refus des déterminismes par trop rigides, la notion d’autonomie, la critique de l’étatisme, une certaine tendance girondine et décentralisatrice.

 

A rejeter : l’individualisme possessif, la conception anthropologique d’un producteur-consommateur recherchant son meilleur intérêt du fait de ce qu’Adam Smith appelait son « penchant à trafiquer », c’est-à-dire de sa propension à l’échange, l’idéologie du progrès, l’esprit bourgeois, le primat des valeurs utilitaires et marchandes, le paradigme du marché, le capitalisme enfin.

 

A retenir du socialisme : sa critique de la logique du capital, qu’il a été le premier à analyser dans toutes ses dimensions économiques et extra-économiques, le sens du commun et l’exigence de le renouveler, l’idée que la société se définit comme un tout (le holisme, fondateur de la sociologie), la volonté d’émancipation, la notion de solidarité, l’idée de justice sociale.

 

A rejeter : l’historicisme, l’étatisme, la tendance à l’égalitarisme et à l’hypermoralisme doloriste.

 

A retenir du fascisme : l’affirmation de la spécificité et de l’identité des peuples et des cultures nationales, le goût des valeurs héroïques, le lien entre l’éthique et l’esthétique.

 

A rejeter : la métaphysique de la subjectivité, le nationalisme, le darwinisme social, le racisme, l’ordre moral, l’anti-féminisme primaire, le culte du chef, et encore l’étatisme. »

 

Ne reprenons que les aspects « positifs » à redéfinir, réinventer ou dépasser en partant de la proposition d'Alain de Benoist pour approcher la Quatrième théorie politique :

 

1) L’idée de liberté, associée à celle de responsabilité

 

Vous le savez, le libéralisme a autant avoir avec l'idée de liberté que la Véritable démocratie d’Étienne Chouard (et les « assemblées constituantes » de ses gentils virus) a avoir avec la Démocratie organique (et les « assemblées archaïques » de la Gentilis virtus). L'idée de responsabilité dans la démocratie actuelle se limite à aller voter et à s'indigner ; dans le mental citoyen, la participation démocratique se constitue en droit plutôt qu'en devoir.

 

L'idée de liberté est reliée à l'idée de souveraineté ; au fameux principe de souveraineté, sa fumeuse interprétation par les néo-souverainistes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, qui prêtent à la souveraineté une fonction principalement socio-économique – au sens marxiste – délivré par une autorité d'ordre « stato-nationale », une fonction régalienne – au sens libéral. Ils encastrent la souveraineté à cadre forcé dans leur modèle westphalien étriqué car, selon nous, ils ne comprennent pas la notion de multipolarité – au sens eurasiste, ils conçoivent le monde multipolaire comme un « système multi-national » (monde multilatéral) ; mais la puissance ne se définit pas en droit (de jure) et pôle ne rime pas nécessairement avec état-nation.

 

Quant à la France, elle est plus qu'une nation, elle est une civilisation, le cœur politique de l'Europe, et l'Europe européenne ne renaîtra pas à Berlin ou à Bruxelles.

 

Pour investir un pouvoir réel, un pôle souverain, dans la perspective d'un monde multipolaire, et à l'heure de la Croisade contre le monde moderne, il est question d'incarner une autorité d'ordre traditionnelle, autrement dit, incarner une puissance géopolitique de fait (de facto), est-ce que la France peut incarner cette puissance à elle seule et affronter l'hégémonie de l'hyperpuissance étasunienne ? 

 

Il est l'heure de contester cette fabuleuse définition de la souveraineté imposée par la Dissidence mainstream, définition unique exclusivement établie dans les limites de l'arc républicain, de la démocratie et du laïcisme. La diplomatie du Droit international atlantiste et des Droits de l'homme occidental est révolue et ce concept de souveraineté normale est devenue un ronron incapacitant (tristement indiscutable dans les rangs de la Dissidence qui feint de nier son idéologie néo-souverainiste que nous essayons de définir au fur et à mesure de l'avancement de nos travaux), nous assistons à la naissance d'une Quatrième théorie politique, mais une Quatrième théorie politique de philosophie néo-souverainiste dont la vision, la direction, l'orientation, la vocation, la méthode, et la stratégie, consistent, principalement, à sauver ce qui reste de la République, à restaurer l’État-nation westphalien. C'est le double et principal écueil de l'idéologie néo-souverainiste. Ça n'est pas un détail de l'histoire, car il s'agit de se libérer de l'Impérialisme, nous avons la responsabilité des orientations que nous prenons et que nous prônons au sein de la convergence prérévolutionnaire pour réaliser cette libération.

 

« Le monde multipolaire diffère du système westphalien classique par le fait qu'il ne reconnaît pas aux État-nation distincts, légalement et officiellement souverains, le statut de pôles à part entière. Dans un système multipolaire, le nombre de pôles constitués devrait être nettement inférieur à celui des États-nations actuellement reconnu (et a fortiori, si l'on retient dans la liste les entités étatiques non reconnues sur la scène internationale). En effet, la grande majorité de ces États ne sont pas aujourd'hui en mesure d'assurer par eux-mêmes ni leur prospérité, ni leur sécurité, dans l'hypothèse d'un conflit avec une puissance hégémonique (comme celle des États-Unis, comme c'est clairement le cas dans le monde aujourd'hui). Par conséquent, ils sont politiquement et économiquement dépendants d'une autorité extérieure. Étant dépendants, ils ne peuvent pas être des centres d'une volonté véritablement indépendante et souveraines pour ce qui est des questions intéressant l'ordre mondial. » Alexandre Douguine, Pour une théorie du monde multipolaire, Chap. 1 La multipolarité - définition des concepts utilisés, La multipolarité ne coïncide pas avec le modèle d'organisation tel qu'il découle du système westphalien, pp. 6-9, aux éditions Ars Magna

 

La souveraineté économique (battre monnaie) et territoriale (maîtrise des frontières) sont des principes essentiels, totalement reconnus et pris en compte dans la théorie multipolaire eurasiste et mis en relief par le principe de subsidiarité que nous intégrons à notre théorie d'Eurasisme européen  , la justice sociale et l’intégrité de tous les espaces identitaires – race, ethnie, tribu, clan, famille, village, région, etc – sont intégrés à l'idée même d'eurasisme.

 

L'idée de souveraineté n'a de sens que son articulation avec un principe spirituel d'ordre supérieur, avec les principes traditionnels d'autorité, de subsidiarité ou encore de concentricité, n'entrons pas trop dans les détails, mais nous entendons beaucoup parler de cette notion de « souveraineté » dans les cercles dissidents désorientés par ce que nous appelons le néo-souverainisme ; ce « petit gaullisme », un gaullisme anachronique et post-national (le concept de « néo-souverainisme » est un concept sur lequel nous revenons plus précisément dans notre essai Pour une critique positive de la Dissidence  qui sera prochainement disponible et remis en ligne dans sa totalité). La question est de savoir de quelle type de « souveraineté » parle-t-on ?  

 

La Dissidence interprète de nombreux principes fondamentaux briques philosophiques élémentaires et composantes politiques primordiales aux constructions « étatiques » comme les principes, concepts, idées et notions essentiels de Liberté, de Souveraineté, d'Autorité, ou encore de Charité à partir d'une traduction démocrate et dans la tradition républicaine du laïcisme, et d'une grille de lecture journalistique marxiste, souverainiste et complotiste. Les principes fondamentaux sont composés des mêmes mots, mais n'auront pas le même sens pour un eurasiste et pour un néo-souverainiste. Voilà le grand débat de fond à provoquer en interne, un débat sur la distinction des principes et de leur nature, car cet antagonisme entre la vision eurasiste continentale de la souveraineté et la vision souverainiste nationale de la souveraineté est déterminant à départager pour la suite des événements, pour les choix qui seront fait et les décisions qui seront prises.

 

L'idée de liberté et l'idée de responsabilité sont également associées à la notion d'autonomie, autonomie alimentaire et énergétique : nous encourageons toutes les démarches individuelles et collectives de la société civile allant dans le sens du localisme et du réenracinement, d'un certain art de vivre collectif et d'un bien-être individuel, d'un certain vivalisme, et c'est sans doute un prérequis à une dissidence opérative, mais très vite, ici, la question prend des dimensions géopolitiques et géostratégiques de tailles mondiales.

 

La question familiale des réserves pour traverser l'hiver devient la question mondiale des matières premières, de la gestion supranationales des ressources, la question des politiques globales en matière d'écologie (au sens large du terme), vaste question qui tient, sans même aller au-delà de la nation, de la planification (impossible avec les mandats courts des démocraties), mais c'est aussi la question des nouvelles technologies, des énergies renouvelables et accessibles par tous, espoirs démocratiques et incantations numériques de sortir de la crise et de relancer la croissance grâce à ces innovations techniques et un développement rapide de ces nouvelles énergies, l'écologie magique du Libéralisme triomphant, mais premièrement, en admettant qu'une solution démocratique globale soit possible en matière d'écologie, ce en quoi nous ne croyons pas, nous ne sommes pas aux manettes pour orienter cette mise-en-marche et pour empêcher que l'on détourne cette révolution verte dans le sens du Mondialisme, car, deuxièmement, nous ne doutons pas qu'un Capitalisme vert soit possible, et même voulu.

 

Il faut sortir – pour ne pas dire combattre –, des logiques révolutionnaires trop réalistes, pragmatiques et rationalistes, trop techniques et légalistes, comme celles qui veulent tout expliquer et résoudre par le retour aux monnaies nationales, l'économie est un paradigme politique, et l'argent n'est qu'une arme pour les puissances, pour la puissance hégémonique atlantiste thallasocratique qui en a déterminé les contours et les termes de la confiance que nous leur accordons. D'une manière ou d'une autre, sortir de l'UE, de l'Euro et de l'OTAN c'est sonner « Le Retour des Grands Temps ». 

 

Soit dit en passant, de nombreux mouvements dissidents valident la légitimité de l'économisme physiocrate qu'ils critiquent en apparence et dénoncent dans la forme comme paradigme économique universel à travers leurs stratégies politico-médiatiques ; inspirées de nous ne savons quels marxisme, trotskysme, bolchevisme ou gramscisme 2.0 ; un développement de nouvelles économies numériques « de service » pour dépasser le Libéralisme triomphant. Un développement individualiste, narcissique, virtualiste, mercantile et spectaliste par la marchandisation de leurs constats de faillite et la professionnalisation de la réinformation pour nourrir une propagande néo-souverainiste unique et exclusive, ce qui est d'ailleurs leur seule préoccupation révolutionnaire, qu'ils appellent dissidence.

 

Ce développement numérique d'un vrai-faux journalisme indépendant, alternatif et subversif dans un esprit Canal+ 2.0, dans une certaine « nostalgie libertaire », une nostalgie du temps bénit des radios libres (tout change, même la qualité des nostalgies) qui nous ont apporté le Rap via Fun Radio, Skyrock et Énergie, Trinité hertzienne et satanique du Laïcisme radiophonique redondant, comme si devenir rappeur ou journaliste était le Graal du dissident moyen...

 

Ce développement d'un nouveau mainstream politico-médiatique, d'une nouvelle propagande, d'un nouveau « marxisme littéraliste et naturaliste », implique la formation de nouvelles troupes d'occupation mentale, de nouveaux possédés, de nouveaux démons, et le démarchage démagogique de nouvelles mannes économiques et électorales, nous assistons à une capitalisation politico-économique pure et simple du corps pré-révolutionnaire par la gauche déchue de la République des enfers. Qu'à fait la Dissidence de ce Capital révolutionnaire humain et économique ces cinq dernières années ? Et sur quels critères est évalué, redistribué et utilisé ce Capital ? Où est la méritocratie dans la Dissidence officielle et emblématique ? Nous autres, dissidents, ne voyons pas à quel moment la Dissidence nous a proposé un autre projet que de la consommer et que de lui acheter des choses ? Narcissisme et enrichissement personnel, voilà ce que nous voyons. Mettre le pied à l'étrier est un premier frisson, ensuite il faut apprendre à chevaucher avant le galop de charge.

 

Les arrières-gardes républicaines parisiennes et « parisianistes » se font passer pour les avant-gardes de la Révolution traditionaliste  ; les intellectuels antisystèmes sont des lâches comme les intellectuels du système qu'ils fustigent, s'ils ne l'étaient pas, ils vous expliqueraient que le ronron idéologique de la Dissidence n'est pas « idéologiquement neutre » et à quels choix politiques, géopolitiques, philosophiques et métaphysiques il fait objectivement référence, qu'ils y souscrivent ou non. S'ils sont tous néo-souverainistes qu'ils théorisent le néo-souverainisme et fassent mouvement. Quelle est-donc l'essence de cette idéologie honteuse ?

 

Chers libres penseurs, nous vous remercions de décrire si précisément les courants, mouvements et convergences de la fange mondialiste et d'établir si exactement le constat de faillite du monde moderne, mais il serait utile de mettre votre érudition et votre volonté de puissance révolutionnaire au service du présent de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ; des courants et des contre-courants qui la traversent.    

 

Est-ce que s'enfermer dans les logiques du spectacle et de la marchandise pour combattre un mainstream politico-médiatique (qui n'est que le reflet de l'hégémonie, du statu-quo, du paradigme, du « tout de l'existant » du Capitalisme trois fois libéral) par un autre mainstream, un mainstream politico-médiatique virtualiste, n'ouvre pas irrémédiablement sur une horizontalisation des convergences prérévolutionnaires et une « liquidation » préventive du corps révolutionnaire à naître ?

 

Est-ce que l'installation du ronron néo-souverainiste dans le but unique et exclusif de faire tourner ce qui devient une boutique, vous convient-il comme philosophie-politique « qui ne dit pas son nom », « idéologiquement neutre » et « qui n'existe pas » ? Et si oui, pouvez-vous définir qu'est-ce que le néo-souverainisme plus précisément que nous ne pouvons en deviner les contours idéologiques ?

 

Quelle est l'idéologie de la Dissidence ? C'est une question simple que nous posons à l'ensemble de la Dissidence (au sens le plus large du terme) et que nous reformulons régulièrement, nous attendons une première réponse (depuis quelques années maintenant) pour débuter une correspondance à ce sujet, mais visiblement,  aucuns militant du quotidien, libres penseurs et autres têtes d'affiche de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream ne perçoivent l'utilité de formuler une Critique positive de la Dissidence, le bilan de plus de dix ans de convergence, et d'avancer vers une Quatrième théorie politique. Ou peut-être considérez-vous que ce ronron est une vérité « idéologiquement neutre » et que la réinformation, le constat de faillite, ce suffisent à eux-mêmes et se posent en vérité comme les avants-gardes arriérées le suggèrent dans leurs tièdes et dogmatiques interventions ?

 

Le concept de Dissidence « idéologiquement neutre » proposé  comme voie révolutionnaire unique à  des militants du quotidien de la convergence prérévolutionnaire du XXIième siècle en quête de beauté ; en quête d'un mythe, sous hypnose du ronron néo-souverainiste et sous l'emprise de cette suggestion idiote de neutralité idéologique ; par la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, coupe les dissidents du monde des idées et les empêche de faire des choix, des choix déjà réduits.

 

Les idées eurasistes, l'idée de Quatrième théorie politique et de théorie du Monde multipolaire, sont littéralement étouffées par le ronron néo-souverainiste dont la théorie  « idéologiquement neutre qui n'existe pas et qui ne dits pas son nom », ne produisant et ne proposant que des constats de faillite et des listes de faits factuels (car c'est bien à ça qu'on les reconnaît) pour toute philosophie-politique de combat, dévoile une subversion qui doit être mise en lumière par les intellectuels qui sont encore connectés au réel, au besoin d'éclaircissement, plutôt qu'augmenter frénétiquement la nécrologie du Libéralisme dans des autopsies de plus en plus macabres, à la limite de la nécrophilie.

 

Cette stratégie néo-souverainiste unique est certes vulgaire, cette méthode exclusive de la réinformation mortifère, grossière, mais vendre cette neutralité idéologique « démagogiquement pleutre » au nom de la vraie démocratie, de la vraie liberté d'expression, de la vraie laïcité, des vrais Droits de l'homme, du vrai arc républicain, etc, refourguer ces vrais-faux principes modernes comme principes supérieurs de notre civilisation pour maintenir un certain confort intellectuel et économique, est une démagogie de l'ordre de la trahison, et plus rien ne pourra se faire sans commencer par sortir de cette trahison.

 

Tout cela ne laisse rien présager de révolutionnaire au sens traditionnel de ce noble terme dévoyé par tous les gauchismes de l'extrême gauche à l'extrême droite du Libéralisme triomphant.

 

La Dissidence emblématique et officielle ne peut plus vendre autre chose qu'un spectacle démagogique conforme à la forme des idéalismes modernes pour maintenir son ronron et ses concepts idéologiquement neutres, car vendre une idéologie neutre est de la démagogie, pure, et nous autres, dissidents, ne voulons pas une nouvelle démagogie, un nouveau mainstream, de nouvelles troupes d'occupation mentale, et nous ne sommes pas dans la pureté quand nous disons cela, dans aucune pureté, nous disons juste que la Dissidence ne peut plus vendre autre chose car elle n'a jamais travaillé et n'a pas œuvré une seule seconde pour une Quatrième théorie politique authentiquement européenne, traditionnelle et révolutionnaire, non, elle n'a œuvré qu'à se payer une virginité idéologique (et il y a du travail!), à développer son petit mainstream pour entretenir son petit confort, une Quatrième théorie politique post-nationale, post-moderne et émeutière ; neutre.

 

En théorie, personne n'est contre la souveraineté ou la liberté, incluons même l'idée idéale à l'idée de liberté qu'il soit possible d'organiser les chaînes de production autrement et de réguler le marché mondial, de gérer alternativement la Marchandise et son Spectacle, d'inventer une « nouvelle façon » de concevoir la notion de « travail » et de « travailleurs » – en tant qu'instrument de torture sociale et outils de production de la dialectique du Mondialisme – sans changer intégralement de paradigme (post-libéralisme). Cet espoir de recouvrir une certaine souveraineté pour retrouver une certaine liberté implique, quand même, une certaine volonté de penser une certaine puissance, et penser la puissance : c'est agir.

 

Agir ne veut pas dire faire n'importe quoi, jouer aux terroristes téléguidés ou se mettre aux services de n'importe quelle force, non, aujourd'hui, et particulièrement pour un militant eurasiste, « agir » c'est trancher la question du néo-souverainisme ; cliver et provoquer le débat ; c'est développer une œuvre révolutionnaire sur trois axes, œuvre que la Dissidence et les néo-souverainistes n'ont pas su développer en dix ans d'hégémonie sans partage sur la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle  :

 

1) Réflexion active : réinformation ; réflexion philosophique ; création artistique ; théorisation politique ; soucis éthique et esthétique ; optique traditionaliste et perspective révolutionnaire  ; réenracinement et localisme ; renseignement et réseau ; formation métapolitique ; préparation à l'action corrosive.

 

2) Action corrosive : prière ; collage ; tractage ; déploiement de banderoles ; maraude et actions sociales (prioritaire : entraide et solidarité) ; déambulation littéraire ; production audio-visuel ; entrisme politique ; interruption de conférences ; occupation médiatique des troupes d'occupation mentale ; rencontre corrosive et dialogue offensif avec la République des partis, des loges et des lobbys.

 

3) Critique Positive : retour d'expérience sur notre pratique globale ; critique de notre philosophie-politique en puissance et en acte ; critique générale de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle.

 

Nous entendons par « corrosif » légal mais offensif, nous ne pourrons pas sortir de cette convergence spéculative sans d'autres interactions que quelques politesses qui ressemblent davantage à de l'hypocrisie organisée, de l'entraide strictement dans l'espoir d'un retour commercial, pour quelques vues youtube et quelques livres vendus. Demandez aux intellectuels comment se fait-il qu'aucuns d'entre eux n'ont encore décrit l'idéologie de la Dissidence, mais demandez leur réellement puisqu'à nous autres, dissidents, ils ne nous répondent pas, nous sommes comme transparents, c'est pour nous autres une nouvelle fantastique d'être transparents, mais la question reste posée, cette idéologie n'en fait pas moins obstacle à la Quatrième théorie politique dont nous avons besoin.

 

Nous devons regarder en face et accepter la double réalité géopolitique de l'émergence pressée (Chine, Inde, Amérique latine, ...) et de la décroissance forcée (effondrement complexe et contrôlée de l'Occident compliqué et chaotique), et nous devons regarder cette réalité de là où nous sommes.

 

Quand on parle de démocratie, on devrait parler de la taille de la démocratie, qui est un paramètre déterminant pour définir les limites d'un espace démocratique possibiliste, une démocratie de facto, et nous noterons que les néo-démocrates comme Étienne Chouard, quand ils parlent de démocratie, ne prennent jamais en compte ce paramètre.

 

L'Histoire nous enseigne que la taille maximum de la démocratie, c'est la région (la province ; au sens de terroir, pour caricaturer l'espace démocratique, nous pourrions dire que dans une démocratie, tout le monde se connaît), et cette limite entre en contradiction avec l'anti-régionalisme par anti-européisme par anti-mondialisme des néo-souverainistes qui, selon la théorie de Pierre Hillard, voient dans toutes formes de régionalismes (et par extension de localismes, et donc dans l'idée même de réenracinement) un projet de régionalisation mondialiste.

 

La démonstration est faite que ce projet existe et progresse, et il n'est guère étonnant qu'il avance parallèlement à nos volontés d'émancipation, que les forces mondialistes d'assombrissement du monde de la Tradition, sachant ce qu'elles provoquent de rejet naturel chez les peuples, aient anticipé ce sentiment identitaire, cette tendance au localisme et au retour des régions auxquelles elles répondent par le glocalisme et le régionalisme de liquidation totale de l’État-nation. Les mondialistes savent que l'espace régional fleur davantage bon la démocratie organique que l'échelle post-nationale, ils placent leurs pions sur les bonnes cases et manipulent les bonnes cartes, certains dissidents ont l'air de tomber de bien haut, après dix ans, il serait temps qu'ils atterrissent sur la terre ferme de l'eurasisme, qu'ils se relèvent enfin de l'effondrement du rêve américain et se mettent debout aux milieux des premiers débris, qu'ils dépassent la stupeur neuf-onzième et stoppent leurs tremblements républicains. Oui chers amis, le Feu, c'est chaud. Surtout quand on joue avec.

 

L'Europe et les États-nations européens sont verrouillés par l'UE elle-même verrouillée par les États-Unis, nous sommes tous d'accord sur ce point, et la Dissidence oppose à cet encerclement son ronron alter républicain, alter-démocrate et alter-laïque, un alter-patriotisme qui ne montre pas l'envergure qu'un Nationalisme français pourrait déployer ; au Mondialisme triomphant la Dissidence oppose un Nationalisme hésitant. Au suicide français du coquelet néo-souverainiste nous opposons le vivalisme européen d'une Quatrième théorie politique eurasiste. Les dissidents doivent confronter leur néo-souverainisme idéologiquement neutre à la philosophie primordiale et futuriste, à la pensée révolutionnaire et traditionaliste de René Guénon et de Julius Evola, d'Alexandre Douguine et de Laurent James, de Robert Steuckers et d'Alain de Benoist, de Vincent Chapin et de Vincent Vauclin, de Laurent Ozon et de Gabriel Adinolfi, pour ne citer qu'eux.    

 

Si le localisme, le régionalisme et le continentalisme sont dangereux, que ces voies métapolitiques et leur articulation projective sont par avance jugées et condamnées, verrouillées par l'emprise étasunienne sur l'UE, que tous les espaces identitaires sont envahis par l'esprit du mondialisme et par l'américanisation, il n'y a pas, en partant de là, de solutions, et ça serait considérer qu'aucuns localistes, régionalistes et continentalistes ne seraient conscients du mondialisme. Nous pensons nous que tous les espaces identitaires doivent être pris en compte et ont un rôle à jouer contre le mondialisme – lutter contre le mondialisme c'est surtout, parallèlement à nos efforts pour un renouvellement des élites (métaphysique du putsch), se préparer à l'effondrement économique, certes, mais préparation ne rime pas nécessairement avec survivalisme. La Dissidence ne peut s'organiser que par cercles concentriques en partant de l'espace identitaire local dans une projection continentale pour être efficiente, en réalité, les deux espaces identitaires primordiaux sont les régions et l'empire nous ne devons pas aller automatiquement et systématiquement contre l'esprit régionaliste, mais l'augmenter d'un esprit antimondialiste et antimoderne, d'un esprit intérieur continentaliste et pérennialiste.

 

Les phénomènes liés à la mondialisation (et à sa gestion unipolaire thalassocratique) dépassent les frontières de la France et de l'espace Schengen – et dépasse la mentalité de chapelle et l'esprit de boutique qui possèdent désormais la Dissidence envoûtée par « La magie du tiroir » (du tiroir caisse ; de la caisse enregistreuse) , notre théorie politique doit être rupturaliste, en rupture avec le ronron néo-souverainiste égocentrique, car ce ronron n'a de qualité que ses défauts de fabrication et la rigidité liquide des écrans empêche toutes manœuvres jusqu'à restreindre les manœuvres souterraines elles-mêmes, à ralentir subversivement les mises-en-marche en avant à contre-courant, en effet, les néo-souverainistes caractérisent eux-mêmes le néo-souverainisme d'alter-républicain, alter-démocrate, d'alter-laïque et applique cette théorie dans les faits ; le néo-souverainisme anti-tout et alter-tout ne dit pas son nom mais nous voyons l'ombre de son action ; un ronron à la fois anticapitaliste alter-capitaliste, antilibéral alter-libéral, anti-antifa alter-libertaire ou encore antinationaliste alter-patriote. L'heure de la confusion, de l'indignation, de la réinformation et de la dérision est passée depuis un moment déjà, la fin de la récréation a sonné. 

 

Le ronron néo-souverainiste est intrinsèquement anti-européen, anti-eurasiste et antitraditionaliste puisque profondément laïque, agnostique et athée ; pragmatique, réaliste et rationnel, c'est-à-dire dans la tradition franc-maçonnique de l'humanisme des Lumières que les dissidents dénoncent par ailleurs, ce qui démontre que l'on peut à la fois dénoncer une chose et à la fois la servir, ce que nous voulons dire, c'est que très souvent, les positions idéologiques prisent par les militants du quotidien semblent incompatibles ce qu'ils dénoncent.

 

Le néo-souverainisme s'inscrit parfaitement dans le monde légaliste des Droits de l'homme, monde des Droits de l'homme dans la filiation constitutionnelle contre-initiatique du talmudisme, filiation matricielle occulte du kabbalisme, filiation institutionnelle subversive du sionisme et filiation spirituelle conspirative du noachisme, en bref, dans la filiation principielle synthétique de la « monolâtrie judaïque pour tous » : cet  hébraïsme solaire, abrahamique et adamique, devenu fou, et que le Christ est venu rétablir en sa Sainte Trinité.

 

Le néo-souverainisme est un alter-mondialisme gauchisant, marxiste et libéral-libertaire vaguement déguisé en « patriotisme » et fardé de complotisme idéologique, et nous devons être autres que cette organisation mercantile et spectaliste d'une nouvelle i-conomie intermédiaire unique et « de service », et d'un nouveau mainstream médiatique exclusif, vendus comme un contre-pouvoir trans-courant et multi-populaire « pour le bien commun de l’intérêt général », et qui ne véhiculerait pas d'idéologie, pas de politique, pas de philosophie et pas de métaphysique, qui serait neutre et vierge de partout, qui ne dirait que la vérité factuelle, alors qu'il véhicule des idéologies que l'on ne peut appeler que modernes, modernes en tous points, que font-ils d'autre ? Et que font-ils alors si nous nous trompons ?

 

Nous aimerions que les néo-souverainistes emblématiques, officiels et mainstream de Pierre-Yves Rougeyron à Adrien Abauzit, de E&R à MétaTV, du Plan C à Laurent Louis par exemple et pour ne citer qu'eux, nous répondent amicalement (et plus précisément qu'ils répondent aux écrits d'Alexandre Douguine, de Robert Steuckers, de Laurent James, aux écrits de combat prophétiques de Jean Parvulesco, de Dominique de Roux, d'Henri de Grossouvre, de Léon Bloy, ou encore de Jean Thiriart...) parce que ce ronron tantôt gaulliste tantôt pétainiste devient insupportable et la stratégie de l'édredon qui l'accompagne également ; ni la pédanterie jacobine et ni la condescendance girondine ne répondent à la question multipolaire et à la question de la nature du « concept absolu » de Souveraineté actuellement en cours de « mise-en-marche en avant à contre-courant », peut-être pensent-ils, ou leur école, incarner ce concept, mais comment peut-on incarner un concept sans le comprendre ?

 

Les néo-souverainistes ne se confrontent pas aux idées allant à leur encontre à l'intérieur de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, comme les idées eurasistes, ils censurent, boycottent, cachent, étouffent des sources, des références, des orientations et des courants, comme ils le font avec tout ce qui ne va pas dans leur sens, demandez-vous quand vous avez vu un débat contradictoire dans la Dissidence pour la dernière fois...

 

« Les 7 buts de l'Ordre Du Temple Recommencé :

1. Rétablir la notion exacte d'autorité spirituelle et de pouvoir temporel dans le Monde.

2. Affirmer la priorité du spirituel sur le temporel.

3. Redonner à l'homme la conscience de sa dignité.

4. Aider l'humanité en son passage.

5. Participer à l'assomption de la Terre sur ses trois plans : Corps, Âme, Esprit.

6. Concourir à l'Unité des Églises : œuvrer à la jonction Islam/ Chrétienté.

7. Préparer le retour du Christ en sa Gloire Solaire. »

 

L'utopie n'est pas mauvaise parce qu'elle est une utopie ; un idéal. L'utopie est mauvaise quand elle ne s’efface pas devant le mythe qu'elle avait aidé a retrouver. L'utopie néo-souverainiste se présente comme un vrai-faux mythe, uniquement et exclusivement républicain, démocratique et laïque, et qui porte donc des germes de nihilisme, de totalitarisme et de tyrannie, les germes de la modernité politique. L'utopie est un messianisme progressiste sans transcendance s'accomplissant dans un temps linéaire à l’encéphalogramme  plat : révolution économique et eschatologie sociale, « Demain Jérusalem » et « le Grand Soir ». Autrement dit, une métaphysique de « la liberté par rapport à » et « de la Machine-à-laver ».

 

Mais qu'est-ce que la liberté ? Dans une perspective eurasiste, l'esprit intérieur de liberté rejoint l'esprit extérieur de la vocation : de l'artisanat, de l’œuvre et de l'ordre, c'est-à-dire qu'une certaine idée méritocratique du devoir et une hiérarchie de la responsabilité comme droit et honneur doivent être mis en avant pour repenser les possibles en matières de libertés collectives et individuelles, celles des Droits de l'homme qui empiètent sur le Droit international, du Droit international qui empiètent sur ceux du Citoyen (du « citoyen national »), Droits du Citoyen qui empiètent, à leur tour, sur ceux de l'être et de la communauté de l'être.

 

L'idée de liberté dans la Quatrième théorie politique, dit vulgairement, sera faite de ce que nous voudrons bien mettre dedans, de quelle théologie de la libération nous nous inspirerons. L'idée de liberté et la conception moderne du travail étant, selon nous, directement et intimement liées, nous ne pouvons pas être libres, sauf exception, enfermés dans l'aliénation mentale des normes et des codes de Travail en vigueur, que nous ferons tôt ou tard, voler en éclat.

 

La « responsabilité politique » d'un Président, d'un Roi ou encore d'un Empereur, devrait être telle que le trône soit vide. Que personne ne veuille être à cette place, cette fonction directrice doit être crainte en première instance par celui qui l'incarne, les principes fondamentaux doivent présider, et, comme la loi ne s'applique pas au chef, une sorte de crainte de la fonction doit être liée au principe substantiel de pouvoir lié au principe essentiel d'autorité. La foudre doit tomber à chaque manquement. La nation, l'état, le gouvernement, les parlements (surtout ceux là!), les sénats, les chambres et les assemblées ne doivent exister que pour faire respecter la subsidiarité et faire appliquer les principes directeurs. Les liens entre les partis, les loges et les lobbys doivent être officiellement exposés, sans complexes et sans complaisance. Les partis doivent être remis à leur place, l'accès, la présence, l'entrisme et l'influence des loges au sein des organes de pouvoirs limités, et, les lobbys doivent être quant à eux traqués et chassés des couloirs gouvernementaux, doivent être désignés en tant que tels, on doit les laisser exister à l'extérieur, d'ailleurs nous n'avons d'autres choix et nous sommes nous-mêmes, dans une forme ou une autre, dans cette logique de partis, de loges et de lobbys. 

 

« Il existe une opinion couramment répandue selon laquelle le concept d'empire présuppose obligatoirement la présence d'un empereur. Cependant, une analyse objective de ce phénomène montre que l'histoire connaît nombre d'empires sans empereur. Certains étaient dirigés par un cercle réduit, choisi au sein de l’aristocratie. D'autres, par un parlement ou un Sénat. Par conséquent, la présence d'un pouvoir monarchique unipersonnel, celui de l'empereur, ne constitue pas une condition indispensable à l'existence de l'empire. De plus, il a existé nombre d’États monarchiques, despotiques, tyranniques, ou encore dictatoriaux dans lesquels le roi ou le chef autoritaire possédait un pouvoir absolu mais qui ne se nommaient pas empire et n'offraient rien de commun avec lui. De cette façon, nous pouvons pleinement examiner le concept d'empire indépendamment de celui d’empereur. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique - La Russie et les idées politiques du XXIème siècle, Chapitre X Le projet « Empire », L'empire sans Empereur, pp. 209-210, aux éditions Ars Magna

 

Les partis républicains, les loges franc-maçonniques et les lobbys atlanto-sionistes disposent de toutes les troupes d'occupation mentale du mainstream politico-médiatique pour influencer l'opinion et imposer le consentement par la superposition des écrans de la Tyrannie démocratique et du Règne de la Quantité des Multitudes connectées à la réalité diminuée et à la virtualité augmentée du post-libéralisme paradigmatique.

 

Nous ne pouvons pas interdire ces associations en l'état des choses nationales, et quand bien même nous en aurions les moyens et le pouvoir, nous savons que ça n'aurait aucun sens, que ces associations ont toujours existé et existeront toujours, nous n'essayons pas de restaurer un monde sans partis, sans loges et lobbys, et nous ne sommes pas là pour parler de transparence et autre élément de langage antigéopolitique de l'imposture démocratique, de choses qui n'ont jamais existé dans les relations internationales et dans les politiques intérieures, nous contestons ces associations et leur nature dans toutes leurs articulations et combattons leurs dialectiques, leurs subversions et leurs entrismes, nous essayerons de les remettre à leur place et d'imaginer les moyens qui permettent de maîtriser leur sur-représentation quand nous aurons repris le pouvoir, mais nous pensons également que nous serons face à une situation où toutes ces considérations voleront en éclat avant de réussir de dépasser le Libéralisme triomphant par le Nationalisme hésitant, par la stratégie unique et exclusive des néo-souverainistes qui consiste à imposer une dialectique subversive, celle d'un esprit de restauration d'ancien régime déguisé en Grand Soir sous-prolétarien, que nous pourrions qualifier de Capitalisme-libéral patriote, un système alternatif en tout (alter-moderne, alter-progressiste, alter-alternatif), virtuel et virtualiste, basé sur la nouvelle i-conomie du constat de faillite compulsif et de la réinformation mortifère, nous insisterons, mais nous ne voyons pas à quel moment cette stratégie relève de la Révolution et de la Tradition ; nous nous répétons ? C'est surtout qu'il n'y a plus grand chose d'autre à dire, à Dieu ne plaise, si nous voulons avancer il faut dépasser, débloquer cette situation et exposer l'idéologie stérilisante, la méthode incapacitante et la stratégie neutralisante de la Dissidence.

 

2) Le refus des déterminismes

 

Définissons rapidement qu'est-ce que le déterminisme, selon wikipédia : « Le déterminisme est la théorie selon laquelle la succession des événements et des phénomènes est due au principe de causalité, ce lien pouvant parfois être décrit par une loi physico-mathématique qui fonde alors le caractère prédictif de ces derniers. »

 

Et encore : « Nous devons envisager l'état présent de l'univers comme l'effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre. Une intelligence qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent, si d'ailleurs elle était assez vaste pour soumettre ces données à l'analyse, embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l'univers et ceux du plus léger atome : rien ne serait incertain pour elle, et l'avenir, comme le passé, serait présent à ses yeux. L'esprit humain offre, dans la perfection qu'il a su donner à l'astronomie, une faible esquisse de cette intelligence. Ses découvertes en mécanique et en géométrie, jointes à celles de la pesanteur universelle, l'ont mis à portée de comprendre dans les mêmes expressions analytiques les états passés et futurs du système du monde. En appliquant la même méthode à quelques autres objets de ses connaissances, il est parvenu à ramener à des lois générales les phénomènes observés, et à prévoir ceux que les circonstances données doivent faire éclore. » Pierre-Simon de la Place, Essai philosophique sur les probabilités (1814)

 

Nous pouvons dire que « le déterminisme relève au premier chef de la science » (de la science au sens moderne), nous pouvons résumer le refus des déterminismes, comme le fait de refuser de s'appuyer uniquement et exclusivement sur l'hypothèse que la réalité serait purement et mathématiquement causale, hypothèse présomptueuse s'il en est, qui refuse elle-même tout ce qui dépasse la « science des causes » et que les mathématiques modernes ne peuvent pas expliquer.

 

Refuser cette rigidité permet de s’intéresser sans préjugés à la théorie de l'involution (et de la mutation) – qui s'oppose, ou en tout cas complète, ou du moins interroge, la théorie classique de l'évolution –, qui présuppose un phénomène de mutation que nous pouvons définir comme « intercession divine » (si nous voyons le corps humain comme un « réceptacle » neutrinos, la recherche autour de ce « mystère de l'intercession » pourrait être circonscrite à l'étude des zones sphénoïdale et pinéale, au système endocrinien). En somme, refuser le tout darwinisme (par extension l'eugénisme et le malthusianisme) mais également le créationnisme ou encore le récentisme , pour expliquer la société et trouver des solutions aux problèmes de notre temps qualifié.

 

Pour réduire à l'extrême, le déterminisme scientifique est une norme du monde moderne au même titre que le relativisme culturel, le déconstructionnisme aristotélicien, le matérialisme naturaliste, l'économisme capitaliste, marxiste et libéral, le progressisme idéologique, l'égalitarisme sociétal, l'historicisme philosophique, le rationalisme dogmatique, le réalisme doctrinal sont autant de méthodes, de grilles de lecture modernes. Ces écoles, ces idéologies, ces méthodes, forment un même corpus d'idées, leurs articulations forment un ensemble unique et exclusif, le libéralisme ; ils déterminent les limites des principes démocratiques, des valeurs républicaines et des fondamentaux laïques du monde des Droits de l'homme, du paradigme du Capitalisme trois fois libéral.



Nous ne détestons pas la subtilité ou les débats d'idées (et où sont-ils ?), et au nom de la subtilité nous rejetons la pseudo-objectivité de la Dissidence « idéologiquement neutre » comme supérieure. Si la Dissidence ne joue que des mêmes instruments idéologiques que ceux du système dans ses orchestrations, sa mélodie ne peut être que moderne, et être moderne aujourd'hui c'est être post-moderne, la Dissidence essentialise  la modernité plus qu'elle ne la combat.

 

Nous sommes aussi des modernes, du moins nous sommes dans la modernité, nous n'avons pas le choix, mais nous autres, dissidents, avons au moins conscience d'être dans la Nuit, dans la nuit de la post-modernité, dans la nuit du Libéralisme triomphant, nous sommes des modernes par défaut mais nous entrons en conflit avec cette réalité, quant à la Dissidence, la modernité et le progrès ronronnent dans toutes ses applications démocratiques et elle n'a pas de leçons à donner au système en matière de liberté, puisqu'il est aussi question liberté, quelle subtilité peuvent apporter et quelle genre de liberté peuvent porter des penseurs qui en plus de n'avoir pas conscience de la Nuit se posent en libres censeurs ?

 

Qu'est-ce que la subtilité sans la radicalité ? La radicalité sans la verticalité ? La verticalité dans la méthode, car c'est bien à un problème de méthode que nous devons répondre, nous n'avons plus de méthode. Il ne s'agit pas, par exemple, de dire que le réalisme géopolitique, ou encore le pragmatisme politique (typique du Nationalisme français), sont des méthodes idiotes ou stupides, nous disons aux réalistes et aux pragmatiques que ces méthodes uniques et exclusives leur imposent des limites qui, d'une manière ou d'une autre, doivent être dépassées par une méthode révolutionnaire sous contrôle traditionaliste  si nous voulons dépasser le Libéralisme triomphant, si nous voulons traverser la Nuit.

 

« Dans les relations internationales, la politique réaliste a tendance, en règle générale, à s'incarner chez les représentants des partis de la droite conservatrice (les républicains aux États-Unis, les conservateurs au Royaume-Uni, etc.)

 

Il convient de noter que le réalisme est l'un des deux paradigmes les plus populaires aux États-Unis dans l'évaluation et l'interprétation des événements et des processus qui se déroulent dans la politique internationale.

 

Le paradigme réaliste n'opère pas un choix entre la paix de Westphalie, fondée sur la souveraineté de nombreux États-Nations, la bipolarité ou l'unipolarité. Différents partisans de l'approche réaliste peuvent avoir à ce sujet des opinions différentes. Mais ils partagent l'ensemble des vérités axiomatiques mentionnées précédemment, et la conviction que quel que soit leur nombre, dans leurs relations les uns avec les autres, les États-nations agissent en tant qu'acteurs principaux et supérieurs dans le domaine du droit international, et, par conséquent, la souveraineté, les intérêts nationaux, la sécurité et la défense sont les principaux critères pour l’analyse des problèmes associés aux relations internationales.

 

Les réalistes ne vont jamais, dans leurs théories, au-delà de l’État-nation ou de plusieurs États-nations car cela serait en contradiction  avec leurs postulats de base. Par conséquent, les réalistes sont toujours sceptiques quant aux instances, institutions et processus internationaux qui auraient pour effet de limiter les souverainetés nationales. Les réalistes ne reconnaissent aucune réalité politique concrète aux structures de pouvoir supranationales (ni infranationale), dans la sphère internationale. Pour eux, la politique étrangère relève entièrement du domaine de compétence juridique de l'autorité politique des États-nations. Les positions des instances internationales ou des segments distincts au sein de l’État-nation n’ont pas de poids et peuvent être dévaluées et simplement prises en considération dans le processus de prise de décision politique par les autorités légalement en charge de la politique étrangère (lesquelles dépendent du droit interne de pays concernés).

 

Il en résulte que les réalistes sont sceptiques quant à la globalisation, l'internationalisation et l’intégration économique et ne cessent de débattre avec ceux qui accordent au contraire une attention à ces questions. » Alexandre Douguine, Pour une théorie du monde multipolaire, Le réalisme et ses limites, pp. 24-30, aux éditions Ars Magna

 

3) La notion d’autonomie

 

« L’Europe jusqu’à Vladivostok : la taille minimum » Jean Thiriart, L'Europe jusqu'à Vladivostok, Voxnr

 

Nous avons déjà entamé la question de l'autonomie qui est la question  historique du « Que faire ? » posée à tous les « révolutionnaires ». Que faire une fois que nous avons mille fois établi le même constat de faillite du monde moderne ? Pas de Volonté de puissance possible et possibiliste sans développer, du moins dans l'esprit, une stratégie para-militaire de défense civile locale et d'offensive diplomatique continentale. Pas de politique sans stratégie et pas de stratégie sans logistique – à un haut niveau de lecture géopolitique, « militaire », la stratégie, c'est de la pure logistique, il est important de comprendre cette donnée fondamentale dans l'analyse des rapports de force et qu'il faut bien admettre. Mais nous voyons aussi très vite, justement en admettant ce fait, en considérant les échelles dont nous parlons et d'où nous partons, l'impasse de tout baser, en partant de zéro, sur un rationalisme économique, un réalisme géopolitique et un pragmatisme politique toujours plus malins que le ciel. La question est de savoir à quelle force on offre son capital humain. A qui nous mettons la pression avec le peu que nous avons de temps et de moyens.

 

Nous avons bien compris l'esprit de « reconquête du Pouvoir » et nous comprenons parfaitement l'utilité d'aider, de développer et de participer à des structures d'entrisme révolutionnaire, de formation et de « renouvellement des élites », la question est : Par quelle idée intérieure et supérieure ces structures et les individus qui les composent sont-elles mues ? Quels sont leurs points de convergence ? 

 

Les leviers de pouvoirs, ou de contre-pouvoirs, dont nous disposons actuellement, plus précisément, dont nous ne disposons plus (dont nous n'avons jamais réellement disposé),  plus exactement dont nous ne sommes pas près à disposer, et, plus objectivement, que nous ne sommes pas prêts à maîtriser ; que nous surestimons, sous-estimons et autour desquels nous spéculons ; en l'état factuel du statu-quo  imposé par Israël et les États-Unis – qui n'est pas l'unique et exclusive action du mondialisme (millénarisme judéo-protestant synthétique), mais qui est une situation également gelée de l'intérieure par la frilosité, et, l'esprit de consentement, de consensus et de compromis des acteurs emblématiques, officiels et mainstream de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, frilosité à sortir brutalement de la dialectique du monde moderne, et qui est une situation que nous ne pourrons pas incendier et faire fondre en restant tièdes comme nous le sommes, en étant pragmatiques, réalistes et rationnels –, ne nous permettront pas d'acquérir les moyens de notre autonomie, de recouvrir une autorité, et ce, dans toutes les urgences du temps qui nous est désormais imparti, que l'on peut, certes, pressentir, préparer et prévoir à des échelles atomisées, en bon père de famille, et qu'il faut préparer, mais soyons réalistes jusqu'au bout, il y a un certain athéisme géopolitique et géostratégique dont nous devons nous garder, nous voulons dire que penser une stratégie, une technique, une logistique, une méthode, est, disons, une œuvre, une discipline, un exercice, un travail politiques et politiciens, certes, inévitable, et que finalement très peu de militant pratiquent, mais cette démarche doit s'inscrire dans une théorie politique d'ordre total, être orientée par une philosophie authentique et dirigée par les principes primordiaux qui en découlent, en cohérence.

 

Autrement dit ; avoir, se donner ou trouver les moyens de démarrer une activité viable et de développer une économie alternative pour la pérenniser ; élaborer un marketing efficace pour vendre sa dissidence et convaincre : obtenir davantage de visibilité et de capacité financière pour faire grandir notre entreprise révolutionnaire ; attirer des compétences et de nouveaux capitaux ;  acquérir la logistique nécessaire à une certaine autonomie ; créer des techniques et des technologies « créativistes » dont nous avons besoin pour développer une propagande corrosive et accumuler un Capital subversif significatif (par la vente de produits subversifs) qui nous permettra d'appliquer, enfin, notre stratégie opérative dans une certaine indépendance est, certes, un processus logique à intégrer comme l'entreprise classique pour les mouvements qui pensent que l'on peut dépasser le système capitaliste-libéral par un système capitaliste-libéral alternatif, qui n'en reste pas moins une réflexion nécessaire à avoir et une aventure à mettre en route, mais cette évidence comptable (évidence pour ceux qui veulent absolument jouer avec les règles de l'ennemi) ne doit pas remplacer la théorie, la pratique et la critique de nos idées et des idées en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, ne doit pas devenir le tout de l'existant de notre résistance au système, nous ne sommes pas des épiciers, le développement économique et structurel d'une boutique ne fait pas une métapolitique de combat, elle est à son service, Gouverner c'est prévoir n'est pas une politique d’écureuil ; mais de loups.

 

Essayer de reconquérir des leviers de pouvoirs existants ou des contres-pouvoirs aujourd'hui inexistants par cette voie hypothétique – nous souhaitons bon courage aux dissidents qui pensent récréer des contre-pouvoirs, repriser le tissu social, avec des mentalités entrepreneuriales et une idéologie rationnelle, raisonnable et utilitaire à la fois marxiste, capitaliste et libérale prendrait un siècle et ça n'est pas comme ça que cela se passera, les choses s’accélèrent, les « Grands Temps » sont proches : Convergence - Synergie - Alliance  



La révolution néo-souverainiste veut s'accomplir par la voie républicaine, démocratique et laïque, par la voie légaliste des Droits de l'homme, par la voie d'un entrisme révolutionnaire raisonnable et utilitaire ; populiste et réactionnaire plutôt que populaire ; technocratique et bureaucratique ; chauvin et machiste plutôt que viril ; constitutionnel et institutionnel ; en droit et « de pure frime » plutôt qu'héroïque ;  législatif et administratif ; « de drapeau » et « de papier » plutôt que d'imperium ; en bref, un entrisme systémique vers un mainstream alternatif. Le système ne les aurait pas vu venir, faut-il être naïf...

 

Nous contestons le rationalisme économique marxiste, le réalisme géopolitique whestphalien et le pragmatisme politique alter-nationaliste de la stratégie néo-souverainiste comme voie révolutionnaire possible, entre la méthode néo-souverainiste et la méthode eurasiste il ne peut y avoir qu'antagonisme, ce que nous regrettons, c'est que ce débat n'existe pas, et nous déplorons cette lâcheté des intellectuels qui n'ont jamais tentés de définir cette idéologie néo-souverainiste en mouvement dans la Dissidence. Qui a prit clairement position avant les polémiques qui ont agite la Dissidence en cette fin d'année 2014 ? Voilà la question. La justice est de suivre, ou au moins ne plus étouffer, ceux qui avaient clairement prit position et essayer d'apporter une critique positive, car juste s'être vaguement départit de la Dissidence sans expliquer clairement pourquoi (et en véhiculant son ronron) n'est pas avoir prit position mais avoir été dans la posture, notre critique positive de la Dissidence dit tout cela depuis plus de deux ans.

 

Donc, pas d'autonomie, pas de logistique minimale. Pas de logistique minimale pas d'autonomie maximale. Il s'agit de redéfinir radicalement la notion d'autonomie de manière eurasiste et objective. Le Réalisme n'a pas le monopole de l'objectivité. Sans moins de dépendance au système de croissance exponentielle, pas d'autonomie réelle, mais nous noterons que l'idée d'autonomie, de volonté de puissance couplée au phénomène des nouvelles émergences entre en collision avec l'idée de décroissance (et complique la complexité de l'effondrement de notre société complexe).

 

Il faut oser une redéfinition suprarationnelle et imperiumique de l'autonomie, développer une vision historique, héroïque et épique d'une situation hors de notre contrôle. Qu'est-ce que l'autonomie quand on est au service de L'Empire Eurasiatique de la Fin ? Soutenir sa géopolitique fanatiquement, ne pas oublier que c'est du manque d'art que nous crevons.

 

La réalisation d'une autonomie opérative et objective sera le fruit d'une réflexion active et collective sur les synergies métapolitiques possibles et possibilistes, immédiates, que nous pouvons opérer autour d'actions corrosives qui provoqueront d'autres synergies et conforteront  « alliances » ; des actions qui montrent l'exemple, font école et forcent le respect, actions organisées par les militants disciplinés des courants ordonnés de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle voulant prendre l'initiative et que nous sollicitons. Synergie sans idée de fusion ou de syncrétisme entre les différents groupes qui s'allient le temps de l'action et peuvent ensuite entretenir une correspondance formée en expérience réelle de la coopération.      

 

La réflexion active passe par une critique positive et radicale de la stratégie néo-souverainiste distillée par la Dissidence mainstream dont nous voyons qu'elle n'est pas en mesure de faire transmuter la convergence prérévolutionnaire en mouvement révolutionnaire, elle a eu dix ans pour le faire, et il ne suffit pas de soutenir Vladimir Poutine jusqu'à l’idolâtrie, et de tordre le « concept absolu » Vladimir Poutine dans le sens de l'impuissance européenne d'une vision westphalienne de la puissance entretenue par la Dissidence néo-souverainiste, de la puissance accordée en droit ; de jure – pour comprendre la Nouvelle Russie et suivre sa voie, sa mise-en-marche en avant à contre-courant.

 

Cette vision de la Nation stato-nationale a toujours été un pis-aller pour ne pas expliquer la géopolitique aux peuples, mais le système whestphalien n'a jamais eu lieu dans les faits, et c'est exactement là où est le problème et ce que veut éviter la méthode eurasiste dans ses prospectives métahistoriques et ses choix géostratégiques. Le Droit international, et davantage les Droits de l'homme, sont les impostures démocratiques et laïques misent en place par la perfide albion, par lesquelles elle maintient son hégémonie et entretient le statu-quo ; la véritable fonction du légalisme droit-de-l’hommiste international est exactement de jouer la montre à la nano-seconde précise, ça n'est pas de maintenir la paix entre les nations, quiconque a regarder Star Wars le sait, et en France, même l'horloge à son club, quant à l'horloger, il doit être Suisse, ou Belge. 

 

Nous ne pouvons pas concevoir la notion d'autonomie uniquement et exclusivement comme une somme de compétences et de techniques à acquérir, une addition d'incantations apocalyptique et d'utopies auto-réalisatrices à invoquer, l'autonomie n'est pas tant une liste de réserves à faire et d'objets à accumuler qu'une volonté de puissance à précipiter, une situation politique à provoquer, celle des « alliances » que l'on contractera et des « synergies » que l'on opérera sous l'égide de l'Europe européenne, de la France, de la Tradition et de l'idée de Quatrième théorie politique (et ce, dans les mois qui suivront). La logistique suivra.

 

Il s'agit de penser, certes, un localisme, une  décroissance révolutionnaire (nous n'aimons pas trop ce mot de décroissance, nous préférerions que l'on nous parle de « recours aux forêts » et de « voyages archéo-futuristes dans l'espace », mais ne nous égarons pas au-delà de la ceinture d'Orion, il n'empêche que si on en croit certains antifa-complotistes, Léon Degrelle a marché sur la face cachée de la Lune...), notre réflexion eurasiste sur l'autonomie ne doit pas délaisser, abandonner et mépriser (nous avons conscience de la chose écologique de manière globale sans prétendre être des experts de toutes les disciplines qu'elle rassemble ; mais nous savons où trouver les compétences) les débats écologiques autour de la responsabilité environnementale et la dépollution, des nouvelles technologies et des énergies renouvelables, de la Santé et des médecines traditionnelles (notamment par l'alimentation : première de toutes les médecines), de la chaîne alimentaire (« Codex Alimentarius » et autonomie alimentaire de combat) et de la Nutrition (sous tous ses aspects), de l'agriculture raisonnée et alternative (permaculture, protection des sols, défense de l'humus, gestion écologique de l'eau, etc.), des « chemtrails », des vaccins, des « ogm », ou encore du transhumanisme et de tous les sujets qui ont trait à la défertilisation du vivant et à la destruction de la bio-diversité, mais que nous laisserons, nous, pour le moment, dans nos résolutions, aux experts, experts dont nous écoutons et appréhendons les constats et les alertes ; c'est justement parce que nous prenons en compte toutes les urgences et entendons toutes les menaces du Libéralisme triomphant en matière d'écologie que nous comprenons que « dire la vérité », « avoir des preuves », « être sincère » et « avoir de bonnes intentions », sont des qualités qui ne suffisent pas à apporter des solutions ou à les imposer – à les appliquer à des niveaux opératifs dans des échelles objectives pour obtenir des résultats significatifs –, et ne constituent pas, encore une fois, à elles seules, une philosophie-politique).

 

Il s'agit d'être radicalement solidaire, c'est-à-dire authentiquement pragmatique, verticalement réaliste, car sans brusquer les « rapports de force » par des alliances inattendues et hyperactives – par une voie métapolitique davantage corrosive que la réinformation, l'indignation et la dérision, et à partir d'autre chose qu'une convergence souverainiste incapacitante car sans volonté de puissance, et qui ne voit pas la nécessité de fonder un mythe révolutionnaire justifié par la Tradition –, leurs voix ne seront de toutes façons jamais entendues. Nous irons les chercher en temps voulu, qu'ils continuent à travailler et à nous former, mais de grâce, qu'ils évitent le format de la réinformation nocive et du complotisme excessif, d'une simplification déformatrice et d'une vulgarisation abusive qui engagent la convergence prérévolutionnaire dans un mouvement mortifère en nivelant la connaissance vers le bas plutôt que tirer le militant par le haut.

 

4) La critique de l’étatisme 

 

Qu'est-ce que l'étatisme ? Selon Wikipédia « L'étatisme, dérivé du terme État peut prendre plusieurs sens selon les contextes, il peut désigner à la fois :

 

-Un courant ou doctrine politique selon laquelle l’État doit intervenir systématiquement, de façon plus ou moins directe, par le biais de son monopole territorial, dans les principaux domaines sociaux et d'activité économique.

-L'exercice des pouvoirs de l'État, et l'expansion de son champ d'intervention sur la société.

-Les moyens par lesquels l'État exerce et détient un monopole plus ou moins important sur des secteurs économiques (entreprises contrôlées directement ou indirectement par l'état), sociaux et médico-sociaux, culturels et de communication (télévision publique). »

 

Brièvement, une critique de l'étatisme est nécessaire quand l’État représente une autorité et un pouvoir, dans tous les cas, la critique ne revient pas à prôner une liquidation totale de l’État, qui serait une validation intégrale du Libéralisme triomphant, liquide et sans frontières. Nous pensons qu’aujourd’hui la critique de l'étatisme doit s'axer sur les soumissions de l’État aux partis, aux loges, aux lobbys et aux troupes médiatiques d'occupation mentale (au de là du principe de réinformation). Mais aussi, en France, son républicanisme exacerbé du Nationalisme français au discours de Valmy. Son incapacité d'être un « État-nation souverain » par l'effet du mauvais fédéralisme de l'UE que les restaurateurs de la Nation confondent toujours avec l'Europe européenne. Le rapport entre l'état et l'individu est un débat philosophique majeur dans le monde des idées politiques, cette question est centrale dans l'Eurasisme et souvent présente en filigrane dans les réflexions d'Alexandre Douguine.

 

5) Une certaine tendance girondine et décentralisatrice 

 

C'est la question du fédéralisme (et du confédéralisme), nous n’intégrons pas notre réflexion autour de la notion de fédéralisme dans le cadre de la disputation historique et interne de la Révolution dite française, il serait intéressant de le faire, l'opposition entre Girondins et Jacobins se reflète encore aujourd'hui à l’intérieur de la sphère dissidente et peu sans doute expliquer des fractures contemporaines, mais nous nous sentons extérieurs à cette opposition républicaine et ses « réifications », ça n'est pas exactement le sujet et ça mériterait un article précisément consacré à ce thème, nous pensons que la Révolution dite Française a exactement et précisément contribué à détruire le principe traditionnel et imperiumique de Subsidiarité par l'opposition entre centralisation (Jacobin) et décentralisation (Girondins) qui n'a pas égale à l'idée de subsidiarité au sens organique du terme.

 

« En 1789, la Révolution institue la nation politique en abolissant les ordres de l’Ancien Régime, mais conserve, en l’aggravant, la même tendance au centralisme, la même conception de la souveraineté. Elle transfère seulement à la nation les prérogatives du prince et l’unité indivisible qu’on attribuait au temps de la monarchie absolue à la personne du roi. L’obsession de l’unité est plus forte que jamais. « L’unité est notre maxime fondamentale, l’unité est notre défense antifédéraliste, l’unité est notre salut », ne cesseront de répéter Saint-Just et Robespierre » Alain de benoist, Jacobinisme ou Fédéralisme ?

 

Il nous est difficile de résumer « qu'est-ce qu'une politique girondine ? ». Nous n'avons pas bien compris l'essence de ce concept proposé par Alain de Benoist, nous ne savons pas quel pourrait être la place exacte et la traduction précise de cette tendance dans une perspective eurasiste. Ce que nous pouvons dire, c'est qu'une politique girondine est une politique « modérée » (nous entendons « modérée » au sens de « juste milieu grec » radicalement et directement opposé, de fait et de nature, à la tiédeur et au relativisme bourgeois-bohème du « juste milieu démocratique », mais nous ne savons pas si c'est le cas des révolutionnaires girondins ?), une politique qui part de l'idée d' « étendre le message de la révolution », bon, mais en privilégiant l'entrisme politique à la guillotine, alléluia...

 

« 20 avril 1792 : Sous la pression des Girondins, l’Assemblée républicaine française déclare la guerre “au Roi de Bohème et de Hongrie”, autrement dit au Saint-Empire, l’Empereur étant simultanément roi de Bohème et roi de Hongrie. La première cible des hordes de sans-culottes sera notre pays, et plus particulièrement Anvers et la rive occidentale du Rhin. Notre pays était directement, à l’époque dite “autrichienne”, sous la souveraineté de l’Empereur. Les puissances légitimes d’Europe centrale rassemblent leurs troupes et les Prussiens, mieux aguerris, reprennent les places fortes lorraines de Longwy et de Verdun, mais seront arrêtés à Valmy le 20 septembre. La retraite prussienne change le cours de la guerre: les sans-culottes marchent sur Mons et remportent la victoire de Jemappes, le 6 novembre. La garnison hennuyère, dont le fer de lance est le Régiment du Feld-Marschall de Beaulieu n’est pas assez nombreuse pour contenir les centaines de milliers de baïonnettes, que l’on a recrutées de force dans les bas-fonds de Paris. Le pays est livré au pillage et les ancêtres idéologiques de notre crapulocratie politique socialiste et libérale participent à la curée, inaugurant une ère d’illégitimité fondamentale qui dure encore. L’année suivante, le retour de l’armée impériale, commandée par deux maréchaux impériaux wallons, un Hennuyer et un Namurois, de Beaulieu et de Clerfayt, emporte quelques victoires, libère une partie de la Flandre et du Hainaut arrachés aux Pays-Bas hispano-autrichiens par le “Roi-bandit” Louis XIV, mais, dès septembre 1793, les révolutionnaires, grâce à la pratique de la levée en masse, qui leur donne toujours une longueur d’avance face à des armées de métier au recrutement plus laborieux, finissent par battre la coalition à Hondschoote, en Flandre occupée, et à redresser la situation en leur faveur. Clausewitz, qui était à Valmy comme cadet à l’âge de douze ans, en tirera les conclusions et plaidera plus tard pour la levée en masse et la participation du peuple aux armées, dans ses mémoranda qui conduiront aux réformes prussiennes des années 1806-1815. Les “réformes prussiennes” visaient à moderniser la structure de l’Etat et de l’armée et surtout à les ouvrir aux classes populaires. Elles ont une connotation “nationale-révolutionnaire” évidente. » Robert Steuckers, Éphémérides d'avril, Voxnr

 

Les débats sur l'opposition entre les Girondins et les Jacobins sont souvent rattachés à la question du Bonapartisme (et du Gaullisme) que certains voient comme la suite des Girondins et d'autres comme la suite des Jacobins, d'autres encore comme une dérive ou une récupération du jacobinisme par l'empire méchant contre la gentille république « du moindre mal économique universel ».

 

C'est la question symbolique du Coq et de l'Aigle, la Révolution conservatrice c'est, précisément et exactement, accomplir la synthèse opérative de la Révolution et de la Tradition. Le Coq-Aigle ou l'Aigle-coq sont les deux têtes du Phénix de l' « Empire Eurasiatique de la Fin », le Corbeau-solaire, au deux cœurs entrelacés de l'Incendium Amoris. Représentation et projection de l'Alliance royale entre la France et la République, de l'Alliance impériale entre la France et l'Allemagne, de l'Alliance continentale entre l'Europe et la Russie, de l'Alliance philosophale entre l’Église de Jean et l’Église de Pierre, de l'Alliance mariale  entre Catholicisme et Orthodoxie, et, de l'Alliance abyssale, virginale et finale, de la Lumière primordiale et des puissances de la Nuit. Nous sommes agneaux mais pas moutons.

 

6) La critique de la logique du capital

 

Ça n'est pas ce qui manque, de Carl Marx à Francis Cousin, de George Orwell à Jean-Claude Michéa, de Michel Clouscard à Alain Soral.

 

Nous citerons un extrait du très bon texte  Qu'est-ce l'aliénation capitaliste ? déniché dans le magazine Rébellion (n°54) :

 

« Le système capitaliste c'est cette société individualiste où se sont constitués des rapports sociaux tellement objectifs qu'ils ont pris une indépendance complète à l'égard des individus. C'est cette domination abstraite qui amène à la domination de classe et non le contraire. Dénoncer les banques et les oligarchies financières, prendre l'argent aux riches pour le donner aux pauvres, ne changeront en rien les structures du système de domination capitaliste et ne mettront donc pas fin à l'aliénation. Comprendre l'aliénation ce n'est pas en sortir car personne n'est en-dehors de ce système et ne peut s'en faire le critique en prenant une position extérieure. Mais la comprendre c'est déjà faire un effort pour en prendre conscience, comprendre que cette domination a une histoire et chercher les voies permettant de la dépasser. Car il ne s'agit pas de revenir à "un bon vieux temps" d'avant l'aliénation, il s'agit de s'approprier ou de se réapproprier ce qui s'est constitué sous une forme aliénée. »

 

7) Le sens du commun

 

La « Sensus communis », c'est les sensibilités communes, les essences qui forment la substance « peuple ». Le « sens du commun » est une synthèse en mouvement des perceptions sensoriels et leurs interprétations traditionnelles, enracinées et partagées, qui lient l'être à la communauté et la communauté à l'être sur la « longue durée », qui fait « peuple ». Le « peuple » est la « cohérence naturelle et organique » qui existe et que l'on peut observer entre la communauté et l'être qui perçoivent sensiblement les mêmes choses à partir de leurs « sens individuelles » – la vue, l'ouïe, le toucher, le goût, l'odorat et les « perceptions extrasensorielles » – qui entrent en cohérence et forment une « sensibilité collective et historique ». Il s'agit de la guerreanthropologique que les peuples doivent engager contre tous les impérialismes de l’indistinction...

 

Nous distinguerons les notions de bien commun et d’intérêt général. La confusion de ces deux notions politiques est récurrente chez nos concitoyens qui au final confondent social (économique) et sociétal (mœurs), quand il faudrait penser une certaine totalité de la question sociale.

 

8) Le holisme

 

« Holisme (du grec ancien holos signifiant « la totalité, l'entier ») est un néologisme forgé en 1926 par l'homme d'État sud-africain Jan Christiaan Smuts pour son ouvrage « Holism and Evolution ». Selon son auteur, le holisme est : « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice ». Le holisme se définit donc globalement par la pensée qui tend à expliquer les parties à partir du tout. De ce fait, la pensée holiste se trouve en opposition à la pensée individualiste qui tend à expliquer le tout à partir des parties. » (Wikipédia).

 

Le « holisme » est, pourrait-on dire, une sorte de prisme pour repenser le bien commun et par lequel regarder, observer, le sens du commun.

 

Nous citerons Thierry de Crozals, un extrait de son texte Mortel manie moderne  :

 

« En ces temps d’hystérie collective où la platitude « materialo-consumériste » est à son comble, replaçons un peu d’ordre, c’est-à-dire de sens, dans ce monde qui en manque cruellement tant il a la manie frénétique de tout vouloir inverser.

 

Si nous parlons ici d’hystérie, le lecteur l’aura compris, c’est que la grande période des soldes, tant attendue, a commencé et avec elle son lot d’aberrations littéralement insensées : « la grand-messe de la consommation bat son plein ou plutôt ressasse son « vide », et elle ne s’en lasse visiblement pas. »

 

Nous tenons à préciser au lecteur, s’il en était besoin, que si nous avons décidé de traiter ce sujet, entre autre, ce n’est point par souci de suivre ou de « coller » à cette non-actualité, rien ne nous importe moins que cela. Nous ne suivons personne sauf le Ciel et ne tenons à « coller » à rien d’autre qu’à la Scientia Sacra et à ses Fidèles Serviteurs.

 

Encore et toujours, les mots ont un sens, l’oubli de leur sens premier, spirituel donc sacré, nous installe inévitablement et sûrement au sein de la « Grande Amnésie » chaotique afin que la Grande Prostituée accomplisse les Temps.

 

Dans ce monde en perdition, les « misosophes », les « misomystes » en tous genres, les faux-maîtres, les imposteurs, les falsificateurs, les adorateurs de Mammon se répandent niaisement avec joie et concupiscence tant la confusion est unanimement partagée et le ridicule ne tue plus.

 

L’excitation est à son comble, on cherche fébrilement l’extase dans la « bonne affaire », le désordre institutionnalisé se mue en transe libératoire où l’étourdissement le dispute à la sauvagerie ; la conscience de l’individu peut alors éclater en libérant stérilement ses spasmes jubilatoires, qui sont comme autant de cris de ralliement, au son de « C’est trop génial ! Mais alors trop mortel ! ». Nouvelle hiérogamie du néo-dieu Corpus et de la néo-déesse Apparentia. Nouveaux dieux tutélaires de la cité des gratte-ciels. »

 

9) La volonté d’émancipation

 

Volonté d'émancipation de l'être, de l'individu, qui est essentiellement un processus individuel de libération intérieure, mais qui, pour s'opposer conséquemment au processus de domination global du non-être et du dividuum, doit transmuter en une volonté d'émancipation collective, que nous différencions des logiques de massification de la société ouverte comme nouveau modèle démocratique, mais que nous n'opposons pas et associons même une volonté de puissance continentale. Nous ne pensons pas que toute « volonté de puissance », d'une certaine maîtrise géopolitique supranationale, soit un mondialisme déguisé, sinon, comment se défendre du mondialisme ?

 

Dans la Dissidence, certains ont la faculté universitaire d'établir des constats de faillite et de dresser des listes de faits factuels avec toutes les qualités d'archivistes et de copistes requises, c'est un travail précieux, d'autres ont les capacités révolutionnaires de les interpréter, de faire transmuter le constat en conclusion, et de proposer une voie. Il est difficile de produire les deux à la fois.

 

Pour un Européen du XXIème siècle le siècle de l'effondrement de l’Occident, qui ne signifie pas que l'Europe et que les Européens vont disparaître (beaucoup sont déjà morts), car l'effondrement d'une civilisation est un moment qualifié favorable à la renaissance culturelle d'un peuple et de sa Tradition primordiale émancipation rime avec Retour d'Europe, volonté de puissance continentaliste, révolte des peuples celtes, et nous pensons que persister à confondre UE et Europe entretient le « mythe incapacitant de la toute puissance de l'ennemi » et le statu-quo, aussi pertinent puissent-ils être dans leurs constats, une majorité des penseurs, journalistes, polémistes, essayistes et intellectuels de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream dont la préoccupation première ; et que chacun peut constater en observant leurs lignes éditoriales, en les lisant et en les écoutant, est d'établir le constat de faillite le plus élaboré (et illustrer cette œuvre par un maximum de faits factuels), occupation chronophage s'il en est, sans réelle volonté de proposer une conclusion commune et de théoriser, en conséquence, une Quatrième théorie politique qui engage un mouvement sont les idiots utiles du mondialisme en accusant toute tentative d’émancipation de l'être d'être l'idiote utile du mondialisme.

 

La volonté d'émancipation et de puissance peut se transformer en nihilisme avant de muter en Tyrannie totalitaire si elle orientée par les principes démocratiques, les valeurs républicaines et les fondamentaux laïques. C'est toujours du même antagonisme dont dépend le sens que prend un principe, une idée, un concept, une volonté. Émancipation et Domination sont les deux faces d'une même réalité, d'une réalité universelle.

 

Il y a une transmission initiatique sacrale et primordiale d'une Tradition alchimique dont les « connaissances » servent volontiers les volontés individuelles d'émancipation, et il y a différents projets politiques qui, universalisant, s'appuyant sur un collectif uniformisé,  accompagnent le processus de domination globale en empêchant la transmission traditionnelle de l'être à l'être, en inversant le sens de l'initiation, en rendant sacrée ce qui est profane, secondaire ce qui est primordial, en détournant la connaissance, car, sans verser dans un dualisme intégral et un millénarisme total, peu importe de quoi nous parlons aujourd'hui dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème et quelle mise-à-jour aura été faite au constat de faillite de la gouvernance par le chaos, mais nous parlons toujours d'un certain  combat qui se perpétue à travers la grande te longue histoire de notre Humanité adamique. Voyons l'Universel comme le message originel d'émancipation : la Tradition primordiale comme la méthode révolutionnaire la plus verticale pour la réorganisation de tous les étages de la Subsidiarité géo-cosmogonique en puissance et en acte dans la dynamique culturelle des civilisations et dans les espaces identitaires et intérieurs de l'être. L'inversion de cette dynamique universelle transforme la civilisation en processus de domination de l'être, en projet unipolaire et universalisant. Et ce projet se reflète dans la méthode moderne de la Dissidence qui est davantage un moyen horizontal de gestion alternative de la Marchandise et d'organisation subversive du Spectacle de l'imposture démocratique planétaire. Un Universel Trinitaire de l'Unicité multiple et inclusive, et, un Universalisme Tertiaire de l'Unité unique et exclusive. Choisi ta constellation Camarade !

 

L'essence de la modernité est une essence liquéfiante, caustique, dissolvante, une anti-essence. Le « système » actuel – monde post-moderne et post-libéralisme paradigmatique –, laïque, agnostique et athée en tout, ne supportant aucune voie de transcendance, aucune forme de Tradition révolutionnaire, la transcendance est remplacée par l'euphorie immanentiste de l'idée rationnelle de Progrès et la descente assurée par les catharsis raisonnables des utopies gauchistes idéologiquement neutres actuellement vendues par la Dissidence mainstream de la réinformation chronophage et mortifère au service d'un nouveau matérialisme dialectique pétaino-marxiste unique et exclusif dans une logique stato-nationale anachronique augmenté d'une rhétorique complotiste excessive et compulsive d'opposition nécessaires au dysfonctionnement rentable des extrémismes antitraditionalistes.

 

A notre sens, La Politique c'est de la Religion, et la Religion de la Politique, c'est de l'ordre et du même rapport qu'il y a entre l'action et la réflexion... L'athéisme politique et le laïcisme obligatoire de l'arc républicain sont forcément une forme de Religion, d'anti-religion, Madame Vincent Peillon, ministre de l'éducation du gouvernement d'Hollandouille 1er, nous explique que la « laïcité », précisément le « Laïcisme », est bien une religion, une religion à part entière, une religion d'état, la religion des athées. Mais de nombreux religieux sont tout aussi antitraditionalistes, agnostiques, ils n'aiment pas l'ésotérisme, peut-être et justement parce qu'ils ne distinguent pas volonté d'émancipation au sens révolutionnaire et traditionnel et processus de domination au sens progressiste et moderne ? Mais la question reste ouverte, il est néanmoins étonnant, et remarquable, que certains religieux, se retrouvent plus souvent alliés aux laïques, agnostiques et athées du Capitalisme trois fois libéral, qu'ils ne combattent la République universelle et l'Empire global côte-à-côte avec les « Traditionalistes ».

 

L'idée, le concept, la métaphysique du Putsch, réactivé et initié par Vincent Vauclin, est une réflexion autour de la notion politique de coup d'état, de Putsch légitime et justifié face à une situation exceptionnelle et l'accélération exponentielle de sa dégradation, que beaucoup ont rejeté d'un revers de la main, mais en réalité, tout le monde métapolitique pense et joue de cette notion. Ils n'y croient pas. Nous n'avons jamais lu ou entendu Vincent Vauclin écrire ou parler de croyance, d'utopie ou même de mythe putschiste – comme certains entretiennent le mythe de la Grève Générale et du Grand Soir –, ni baser sa réflexion sur la fondation d'un espoir démocratique vers une 6ème République, mais comme une réflexion actuelle et factuelle dans les possibilités supra-rationnelles de sa résolution. Le Putsch peut être un élément, une composante héroïque, une métaphysique de combat au service de notre Mythe mais ne constitue pas un Mythe à part entière, ni une grossière utopie.

 

« En vérité, le coup de force en lui-même est une formalité dès lors qu'il intervient au bon moment, celui où les espérances populaires se cristallisent autour de l'idée putschiste, et où, dans le même temps, le pouvoir apparaît comme plus illégitime que jamais, confronté à un élan de défiance générale face auquel il semble impuissant.

 

La question qui se pose aujourd'hui, c'est donc celle de la préparation préalable de l'opinion au putsch.

 

Ce n'est pas là le rôle de l'Armée, c'est le nôtre. » Vincent Vauclin, Putsch, La faisabilité du Putsch, p.21, La Dissidence Française

 

Vivement le Putsch !

 

10) La notion de solidarité

 

C'est un des points névralgiques et toujours en présence dans notre critique positive des convergences pré-révolutionnaires et des subversions en mouvement dans ses différents courants idéologiques, où la solidarité est une notion quelque peu fragile, que l'on croise aussi rarement qu'un singe en hiver...

 

La solidarité est souvent un spectacle narcissique, parfois assez sinistre sous certains aspects – cooptation intéressée, plafond-de-verre, faux-amis, sens-unique, marketing, intention de retour commercial, etc –, la solidarité prend alors la forme du gagnant-gagnant libéral conforme à la forme du perdant-perdant capitaliste. La solidarité ne peut pas uniquement et exclusivement être qu'une entreprise de constat de faillite et qu'une association de ras-le-bol convergeant frénétiquement en un fourre-tout idéologique où toutes les idées se valent, et dont le seul lien serait un ennemi commun qui s'évapore en lieu commun entre tous les antagonismes de cette convergence incapacitante, entre tous les non-dits de ce spectacle de solidarité, ou de Coluche aux Enfoirés...

 

Par exemple, aucunes dissidences emblématiques, officielles et mainstream, pourtant et pseudos pro-russes, faisant souvent l'éloge de Vladimir Poutine de manière primaire relayant la propagande du soft power russe de façon binaire, n'ont relayé les différents appels et ne soutiennent l'effort de guerre d'Unité Continentale et des volontaires français du Donbass contre le Nouvel Ordre Mondial en mouvement en Ukraine,  dans des calculs ou une ignorance qui nous échappent, c'est déplorable et il n'y a aucune excuse, aucune pseudo-stratégie qui le justifient, misérablement comique en terme de virilité et de solidarité, d'ailleurs, et à ce propos, nous rappelons qu'Alain Soral avait tout de même généreusement préfacé le livre d'Alexandre Douguine sur la Quatrième théorie politique, ainsi que nous soulignons, qu'une antenne d'E&R avait organisé une conférence avec Alexandre Douguine, mais en cinq ans, E&R a relayé et diffusé à peine une dizaine de billets, et écrit un seul article original sur l'Eurasisme, si nous étions complotistes, nous pourrions croire que E&R s'est « revendiqué », plus exactement, s'est montré sensible à l'Eurasisme, et plus précisément s'est «  emparé » de la notion de multipolarité pour ne plus jamais en parler de façon traditionaliste et de manière eurasiste, la Quatrième théorie politique sans l'aimer, il faut dire, et bien comprendre, qu'entre le néo-souverainisme et l'eurasisme, il ne peut y avoir qu'antagonisme...   

 

Notion de solidarité à mettre inévitablement en résonance avec un certain syndicalisme révolutionnaire typiquement français : le Nationalisme français en puissance et le Socialisme français en acte, le retour d'expérience d'une synthèse théorique, et d'une certaine façon pratique, du siècle dernier, à travers, notamment, Les cahiers du Cercle Proudhon, dans lesquels nous pouvons retrouver les traces encore fraîches d'un certain logiciel français et que nous ne devrons pas ignorer dans la future théorisation de notre Eurasisme européen. Des notions comme société du don, méritocratie, devoir, critique des logiques et de la dialectique du Capital, idée de justice sociale, d’héroïsme, d'Europe européenne, mais aussi l'idée d' autocritique positive en temps réel, ne sont pas absentes de ce corpus d'idées très riche et que strictement personne n'incarne aujourd'hui dans la Dissidence. 

 

« Troisième voie : le cercle Proudhon

 

Tentative de troisième voie qui s’incarna, en France, dans l’éphémère cercle Proudhon, lieu de dialogue entre monarchistes nationalistes et syndicalistes anti-réformistes, où des hommes de bonne volonté, attachés par-delà leurs origines aux mêmes valeurs de noblesse de cœur, d’honneur, de combat et d’amour de la patrie, tentèrent à l’aube de la guerre de 14, une improbable union sacrée anti-bourgeoise. Une union sacrée des hommes de bonne volonté à laquelle le système répondit par l’union sacrée cocardière contre les boches... » Alain Soral, Quelle alternative au monde bourgeois ?

 

11) L’idée de justice sociale 

 

Et non de « droits sociétaux » (idéologie du même ; Alain de Benoist), le règne des « minorités victimaires de l'avoir » c'est le morcellement de toutes les « communautés radicales de l'être ». Il y aurait, bien entendu, énormément de choses à dire au sujet de l'idée de justice sociale, mais cette question rejoint ce que nous disions au sujet de l'idée de liberté, c'est-à-dire, que si pour la plupart des démocrates, justice sociale veut dire égalitarisme, nous nous opposons à cette vision tronquée de la justice sociale qui n'est pas la question sociale, vision finalement paternaliste et colonialiste, pour nous autres, eurasistes, la justice sociale n'a d'égal que, certes, l'autodétermination des peuples et leurs facultés à s'émanciper, mais n'a davantage d'égal que les hommes libres dans le peuple qui portent l'autorité révolutionnaire et traditionnelle de cette faculté. D'ailleurs, nous ne confondons pas le débat philosophique sur l'égalité, et la morale égalitariste comme machine à produire des inégalités supplémentaires, inutiles et intermédiaires, et qui pourrit tous les débats.

 

« A force d'aller et venir dans la grande vitesse de l’abondance mercantiles où tout disparaît et s'oublie en un tournemain, l'homme soumis à la croissance inépuisable du spectacle des images-objets du temps totalitaires de l'échangeable omnipotent, a fini par perdre de vue la vue humaine elle-même étant donné que plus rien n'est intelligible autrement que par le biais des artificielles instrumentations de la technique capitaliste de la seule égalité quantitative. La vitesse des moyens de production, d'accumulation et de transport ne cesse d'être multipliée à l'aune du modèle de développement de la marchandisation qui est devenu le maître absolu de toutes les expériences humaines, désormais séparées de l'homme puisque l'homme citoyen est foncièrement l'homme de l'anti-nature. L'être humain a cessé de pouvoir être le mouvement de la vraie conscience du vivre, il n'est plus que le civilisé branché aux connections de la machinerie de la société industrialisée de l’auto-contemplation marchande où tout un chacun doit apprendre l'ivresse de la performance du négocier et ainsi se présenter à tout bout de champ comme négociation des ivresses du performer dans la pression continue du temps social du rendement. Là où prédomine le spectacle de la réalisation du totalitarisme du marché, commande aussi et premièrement la police de l'implacable fanatisme du temps-marchandise de la fugacité implacable. » Francis Cousin, L'être contre l'Avoir, Chap. V La Domination, la communauté de Terre et l’Émancipation ontologique, p.198, aux éditions Le Retour aux Sources 

 

12) L’affirmation de la spécificité et de l’identité

 

Il s'agit de ce que certains nomment : La mère de toutes les batailles.

 

Nous autres, celtes, devons œuvrer à l'avènement solaire du monde multipolaire et de sa vision eurasiste et mariale, par définition un monde polychrome et où la diversité reprend sa place naturelle dans ses espaces identitaires légitimes ; l'esprit Celte d'ouverture, de son aventure millénaire, préservé ; sauve : Nous allons rendre leurs terres à leurs peuples et leurs peuples à leurs terres !

 

Une « diversité » radicalement opposée à la morne « fosse-babélisation » mondialiste unipolaire et hégémonique qui nous est définitivement promise par l'hyper-classe incestueuse et consanguine – celle des élites de la gauche libérale-libertaire et celle des élites de la droite d'argent néo-réactionnaire –, qui lutte avec un acharnement malsain, en manipulant un ethnomasochisme sadique, contre – en opposant entre eux – les petits patrons, les ouvriers, les artisans, les producteurs enracinés, les fils d'immigrés, les petits blancs, les prolétaires, la classe moyenne, les pauvres, les riches, toutes les catégories que le marxisme avait dressé contre l'êtreles premiers, directement, et de manière frontale, au nom du progrès et de la modernité, les seconds, par peur de la « Nuit libérale » et leurs soumissions aux théories économiques mondialistes sur la mondialisation pour la protection financière de leur capitalisation.

 

Nous citerons Vincent Vauclin, un extrait de son entretien avec le Cercle Non-Conforme :

 

« Avant la fin de ce siècle, si rien ne change, les européens seront pour la première fois minoritaires sur leur propre territoire. Céder sur le terrain de la sémantique ou du politiquement correct, c’est déjà capituler, alors soyons clairs : nos sociétés se sont vues imposer un modèle multiculturel qui, in fine, conduira vraisemblablement à la marginalisation puis à l’extinction de la race blanche. Il ne s’agit pas d’un « délire d’extrême-droite », mais des projections officielles de l’ONU. C’est d’une logique implacable : d’un côté, les oligarques encouragent des politiques de dénatalité ciblant les européens de souche (apologie de l’avortement, des déviances homosexuelles et « transsexuelles », idéologie du genre, propagande antifamiliale etc.), de l’autre, ils font entrer chaque année des dizaines de millions d’allogènes en Europe et encouragent le métissage au nom du « vivre-ensemble ». Concrètement, on appelle ça un génocide. »

 

Beaucoup de choses ont été dites sur l'identité. Nous pensons qu'il n'y a rien à affirmer et personne à convaincre, que ce qui se voit se voit. Nous n'avons pas à nous justifier d'être. Il nous faut incarner cet l'être que nous revendiquons, c'est bien là notre seule liberté.

 

Si l'immigration est un phénomène connu du monde entier – dans différentes proportions, à différentes époques, différents contextes –, l'immigrationisme et le multiculturalisme sont des idéologies encore très mal comprises par la Dissidence mainstream, et comment en serait-il autrement quand la Dissidence emblématique et officielle est dans un reniement totale de la question de l'identité (qu'elle avait initié par une critique intégrale de l'antiracisme institutionnel et du sionisme constitutionnel) ? Reniement opéré en invoquant l'argument du Choc des civilisations (comme si la question de l'identité se résumait à la question de la théorie du Choc des Civilisations comme stratégie subversive de la conspiration mondialiste) et la crainte d'une guerre civile communautaire (maintenant que tous les pions sont en place) qu'il suffit de ne pas vouloir pour ne pas qu'elle soit finalement pas déclenchée dans un des cinquante foyers de départ potentiel d'incendie banlieusards que la CIA, le MOSSAD et la CGT tiennent sous contrôle ; alors, la crise identitaire telle que nous la connaissons en Europe est peut-être typiquement française, et d'une manière générale particulièrement occidentale, elle n'en reste pas moins centrale et nous pensons qu'elle est vitale pour l'ensemble des peuples dont certains connaîtrons des dissolutions identitaires encore plus violentes et encore plus abruptes que nous les connaissons en Europe, tout s’accélère, et le Japon n'était qu'une préfiguration du modèle de société mondiale que nous préparent nos chers élites.   

 

Le débat identitaire d'avant-garde, et qui n'a pas lieu dans la sphère dissidente, est celui entre deux visions inégales et irréconciliables de l'identité, pour faire court, en focalisant sur la France, en la considérant comme une civilisation à part entière  et en considérant la complexité de la société occidentale, une vision moderne et républicaine et une vision imperiumique (empire intérieur) et traditionnelle de l'identité intégrale s'affrontent en filigrane de tous les débats, nous affirmons que le néo-souverainisme, l'alter-nationalisme, le nationalisme-républicain, en bref, tous les « nationalismes hésitants » qui ont cours dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle et qui sont un seul et même ronron, ont une vision moderne et républicaine de l'identité, que cette vision (de l'identité donc du monde) est compatible avec la logique du Capital et qu'elle est incitée par tous les accents de sa dialectique.

 

Nous ne pourrons pas dialoguer avec la Grande et Nouvelle Russie de Vladimir Poutine sans faire entendre une Voie EuropéenneC'est à Moscou qu'il faut mettre la pression ! –, refuser le Retour d'Europe, tout en étant whestphalo-poutinolâtrique, c'est être volontairement des vassaux, des acteurs mineurs du Grand Jeu géopolitique par nostalgie des 30 Glorieuses et de Jean Moulin.

 

L'espace identitaire national est légitime et est incontournable dans toutes les perspectives d'articulations philosophiques et les hiérarchies d'organisations politiques possibles et imaginables. Nous ne sommes pas « nationalistes », plus exactement, nous ne sommes pas uniquement et exclusivement nationalistes, mais nous ne sommes pas contre la Nation, le Territoire et les Frontières nationales, nous disons qu'au-delà de la Nation existent d'autres espaces culturels et civilisationnels. Les néo-souverainistes se défendent souvent d'être nationalistes et insistent sur le fait qu'ils sont uniquement et exclusivement patriotes, il faut être endoctriné et hypnotisé pour ne pas comprendre ce que ça sous-entend et ce que ça dit sur le rapport que les néo-souverainistes ont à l'identité et à la souveraineté. Nous sommes patriotes et nationalistes, mais nous sommes aussi et prioritairement continentalistes.

 

Nous devons donc œuvrer à garantir une continuité de la bio-diversité et pérenniser cette œuvre pour les dix milles prochaines années, cultiver ce qui reste des cultures traditionnelles et vivantes en n'oubliant pas que la Tradition n'est pas un musée ou une décoration de Noël, mais qu'elle est une terre fertile, rétablir quelques vérités organiques, sensibles, « métahistoriques », accessibles, pour faire revivre et voir  renaître la Tradition « toujours déjà présente », en bref, une œuvre de réenracinement intérieur individuel et de relocalisation artisanale collective de refleurissement culturel. Nous éviterons de développer l'idée de survivalisme et d'en faire notre philosophie-politique, l'esprit survivaliste nous semble être une « impasse palléo-libérale utopique et apocalyptique », non, nous développerons simplement l'idée de localisme, le terroir comme dans un endroit d'où se « propulser », d'où « émettre », une projection continentale, un horizon d'où penser la verticalité, d'où regarder les étoiles, nous parlerons de « Vivalisme » (nous avons piqué cette  expression à Jean-Paul Bourre), car un eurasiste n'est pas un super-héros, il a besoin de « limites » et de « bornes » à sa substance, d'un horizon vertical, l'eurasiste n'est pas le non-être hors-sol, liquide, aérien, satellitaire, sableux, libitumineux, etc, de l'empire thalassocratique d'assombrissement du monde.

 

Nous ne rejetons pas le Survivalisme dans ses apports techniques, dans ses propositions d'organisation d'une autonomie locale, comme la Base Autonome Durable de Piero San Giorgio – que nous apprécions écouter, mais dont nous ne partageons pas la philosophie libérale –, que nous pourrions appeler et transformer en Ferme Traditionnelle Pérennialiste, c'est-à-dire, ajouter la dimension de l’Église orientée au milieu du village, ensuite, la Base Autonome Durable ne peut être qu'un point de replis, qu'un havre de paix avant ou après la guerre et l'épreuve du feu, nous ne pouvons pas fuir, même si nous le voulions, nous ne pouvons nous cacher nulle part.

 

Pour revenir sur la question de l'identité, nous suivrons le Mouvement pour la Remigration  récemment initié et propulsé par Laurent Ozon, un mouvement métapolitique propre à fournir de nombreuses ressources d'action et sources de réflexions en matière d'identité et de son affirmation, ça n'est pas exactement notre orientation, pour faire court, ce que nous reprochons principalement à cette approche c'est un excès de réalisme – Le Réalisme est un axe géopolitique définitivement périmé ! (Laurent James) – et de pragmatisme (nous avons déjà largement développé cette question dans cet article que pour y revenir trop longuement), à notre sens, la Remigration ne peut pas constituer une philosophie-politique et initier un mouvement révolutionnaire à elle seule, cela dit, et par exemple, Laurent Ozon critique vivement la Doctrine Chauprade (pour ceux qui ont suivi cette affaire) comme il fustige l'islamocentrisme des néo-conservateurs « à la française », nous prenons ces deux exemples pour souligner que Laurent Ozon a tout de même mis des bornes au tout réalisme du « si ceci alors cela », au pragmatisme primaire, binaire et réactionnaire des occidentalistes.

 

La « réaffirmation de l'identité et de ses spécificités » est un pré-requis à une convergence solide et sincère entre français de souche, de tronc, de branches, de feuilles, de bourgeons, de fleurs et de fruits, ainsi, nous devons rester critiques des potentialités contre-initiatiques en germe dans la littérature des interprétations néo-païennes uniques et exclusives, en matière de Tradition et dans les diverses conceptions raciales en dialogue ou confrontation, pour ne pas sombrer, pousser la chute dans les bas ravins des déterminismes anthropologiques évolutionnistes d'une certaine biologie matérialiste et alcoolique, une coalition des peuples enracinés est possible sans recourir à un racisme primaire ; mais comment établir des ponts et organiser des coopérations via le néo-souverainisme et sa vision républicaine et moderne de l'identité ?

 

« Nous avons déjà reconnu en traitant du fascisme, qu’il serait légitime de proposer l’idéal d’un nouveau type humain supérieur au centre d’un processus global de cristallisation, de rectification et de formation de la substance d’une nation : à condition de ne pas donner trop d’importance, dans cet idéal, à l’aspect biologique, mais insistant surtout sur la “race de l’esprit“. Inversement, dans le racisme national-socialiste, ce fut justement cet aspect biologique qui eut une part essentielle. A cause d’une déformation mentale “scientiste”, on se fit beaucoup d’illusions en pensant qu’il suffisait de procéder à une prophylaxie et d’ériger des barrières contre les métissages, sans oublier les mesures eugéniques, afin que des vertus disparues reviennent et que l’homme créateur d’une civilisation supérieure réapparaisse automatiquement. Il y a aujourd’hui des peuples, tels que les peuples norvégiens, suédois et hollandais, qui représentent un degré élevé de pureté raciale et même “normale”, mais qui sont plus ou moins éteints intérieurement, spirituellement abâtardis, privés des vertus qui les caractérisèrent en d’autres temps. » Julius Evola, Notes sur le Troisième Reich

 

Jean-Luc Mélenchon (qui désormais se revendique du peuple), par exemple, ne veut surtout pas travailler à ce genre de coopérations, il préfère les prolétaires déracinés, et décréter la 6ème République, une nouvelle Terreur au nom du progrès, et de la Chine communiste et capitaliste.

 

Pourquoi parlons-nous de Jean-Luc Mélenchon et de prolétaire alors que nous parlions d'identité ?

 

Nous pensons que le « prolétariat » n'existe pas mais que la représentation symbolique du prolétaire existe dans l'imaginaire collectif marxiste et libéral post-moderne, que cette image catégorielle de notre condition économique est entretenue, que cette identité sociale synthétique a fait peau dans la structure mentale de certains de nos compatriotes qui une fois revêtis de cette contre-identité, qui a refait peau-neuve dans la Quatrième théorie politique néo-souverainiste, rêvent de Grand Soir, de Grève Générale, d'Homme providentiel et de Vacance du Pouvoir, des mythes syncrétiques et incapacitants, des utopies distillées par la Dissidence mainstream dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle. Nous voulons dire par là que ces mythes gauchistes et droitards sont les déclinaisons extrêmes et rationnelles, matérialistes et modernes, de mythes traditionalistes, rupturalistes et possibilistes, suprarationnels et radicaux, selon nous, davantage organiques, légitimes, en effet, les racines traditionalistes et héroïques dans lesquels nous puisons leurs « essentialités » (en retrouvant le sens d'une certaine « métaphysique de combat » dans notre métapolitique) nous semble davantage correspondre à la Dissidence originelle du Retour à l'être total et à la communauté sacrale de l'être libre, ainsi, les mythes du Grand Soir, de la Grève Générale, de l'Homme providentiel et de la Vacance du Pouvoir, se transposent, se transforment et transmutent en « Minuit Cosmique », en « Révolution conservatrice », en « Roi du Monde » et « Volonté de Puissance ».

 

Les ex-futurs mythes « socialistes et conservateurs » incapacitants véhiculés par la Dissidence mainstream, dans leurs persistances anachroniques et dans leur double esprit, subversif et réactionnaire, de révolution libertaire et de restauration classiciste – de la vraie-fausse démocratie, de la vraie-fausse république, de la vraie-fausse laïcité, du vrai-faux Mai 68, des vraies-fausses trente glorieuses gaullistes, de la vraie-fausse France de Vichy, du vrai-faux empire bonapartiste, de la vraie-fausse Révolution dite Française, du vrai-faux ancien régime et de la vraie-fausse monarchie –, aident l'idée envahissante de l'indistinction, systémique et systématique, matrice du post-libéralisme paradigmatique, à s'enraciner dans l’idéologie dissidente, ils fixent l'indistinction en norme démocratique obligatoire.

 

Il ne suffit pas de dénoncer le principe libéral-libertaire d'indistinction, par exemple, il est inutile de réinformer, de s'indigner contre le « mariage-pour-tous » et de tourner en dérision la « théorie du genre » (déconstructionnisme de l'identité sexuelle) si, parallèlement, nous ne remettons pas verticalement et définitivement en cause la définition républicaine de l'identité (qui inclut un déconstructionnisme de l'identité ethnique, raciale et intérieure de l'être, qui impose globalement, par définition, une vision uniquement et exclusivement « thalassocrate » et « satellitaire » de l'identité (la question du droit du sang, du droit du sol et du hors-sol) qui est exactement et précisément incompatible avec la vision, « tellurique » et « enracinée » de l'identité, de la théorie multipolaire contre tous les impérialismes de l'indistinction) et la conception « humaniste » (post-chrétienne, Lumières) de la question sociale (déconstructionnisme de l'identité sociale et des structures traditionnelles), si nous ne défendons toutes les « altérités complémentaires » et tous les « espaces identitaires éthiques, esthétiques et métaphysiques », c'est là une contradiction dévastatrice aux conséquences désastreuses que nous alimentons – notamment en parcellisant les luttes sur cette double incompréhension de l'identité et de la question identitaire –, et que nous pouvons de plus en plus massivement observer au sein de la Dissidence mainstream et néo-souverainiste du « je dénonce tout, je n'en déduit rien », pour le dire autrement, plus brutalement, on ne peut pas s'opposer radicalement à la « théorie du genre » sans rejoindre transversalement le Mouvement pour la Remigration (et vice versa), sans redécouvrir la vision imperiumique et traditionnelle de l'identité et de la « question sociale » vue par la Tradition...

 

C'est un tout, une « Unicité », un « triptyque », une « trifonctionnalité », une « trinité », une articulation des dimensions ethno-civilisationnelles, politico-philosophiques et suprarationnelles de l'identité, car en articulant uniquement et exclusivement les dimensions politiques (donc religieuses)  et philosophiques (donc scientifiques) de l'être et de son identité entre elles – et rien qu'entre elles –, la Dissidence mainstream de toutes les impostures démocratiques et son ronron néo-souverainiste n'est finalement qu'une dissidence interne à l'arc républicain de la disputation démocratique interne sur la gestion laïque de la Marchandise et l'organisation subversive de son Spectacle entre révolutionnaires du Capitalisme trois fois libéral. Nous exagérons à peine, car en ne considérant qu'une seule dimension majeure de l'identité (politico-philosophique), en se laissant récupérer, ou en étant jamais réellement sortie de la doxa antiraciste, en participant, consciemment ou inconsciemment, à la création de cette nouvelle illusion démocratique, et, en intégrant cette nouvelle mystification révolutionnaire multiculturelle, la Dissidence mainstream est un allié de plus en plus objectif de la dialectique du Capital alternatif, une nouvelle opposition nécessaire au dysfonctionnement rentable du « système », une nouvelle troupe d'occupation mentale, la théorie politique néo-souverainiste est l' « ennemi intérieur » de la Quatrième théorie politique en mouvement, révolution captive de la matrice dans la matrice, du moins, elle le deviendra si elle persiste dans son reboot perpétuel, dans son retournement bipolaire et schizophrène sur la question identitaire, dans son renoncement à la radicalité, dans son déclassement arbitraire de la Tradition, dans toutes les contradictions qu'elles imposent comme des vérités au sujet de la question identitaire et de l'identité...

 

Cette incapacité à se remettre en question est un handicap mental choisi, celui du confort intellectuel – comme la peur de cliver est une ablation volontaire des testicules –, le cerveau collectif de la Dissidence mainstream est, en effet, non seulement incapable de connecter ses synapses pour appréhender la plus basique et élémentaire compréhension de la saine utilité pour un mouvement de formuler un regard critique, positif mais radical, sur lui-même, mais également insupportable dans son refus puéril de relayer les critiques positives existantes puisqu'elle est trop paresseuse ou pas assez passionnée – ou peut-être trop narcissique ? – que pour la formuler elle-même. C'est aussi comme cela que le militant du quotidien sombre dans le mythe très incapacitant de la toute-puissance de l'ennemi (une fois que l'incapacité intrinsèque aux utopies révolutionnaires a fait le tour de ses possibles), en bref, la Dissidence mainstreamplus exactement, quelques bobos « arrivés après la bataille » et spécialistes en lèche, quelques banlieusards  « ex-futurs rappeurs» et experts en « punch-line », plus précisément, quelques opportunistes parisianistes et opportunément parisiens, ont réalisé une OPA agressive sur le Spectacle dissident « de grande écoute » (uniquement et exclusivement via le journalisme indépendant et la réinformation pour la réinformation, sans jamais de réflexions actives et donc d'actions corrosives réfléchies qui suivent une cohérence philosophique, dans le relais d'idées contradictoires toutes empilées et mises sur un même plan sans aucun effort de distinction, de ce qu'ils considèrent acceptables selon des critères qu'ils sont conceptuellement incapables de définir), ils ont imposé toutes leurs limites républicaines, démocratiques et laïques, toutes leurs limites cosmopolites, multiculturelles et apatrides, toutes leurs limites intellectuelles, culturelles et spirituelles, toutes leurs limites de compréhension, de réflexion et d'action, à la Dissidence emblématique et officielle, puisqu'ils sont son public, ses suiveurs, ses adhérents, ses militants, ses fans et ses consommateurs, ses parts de marché sur patte, sa manne économique...  

 

L' Internationale prolétarienne est la projection utopique de la maladie mentale gauchiste  post-soixanthuitarde, persistante et chronique, un mythe incapacitant, une usine de formatage idéologique du Capitalisme-libéral faisant de chaque homme un ouvrier apatride, sans racines, sans famille, sans identité, sans destin, et c'est bien ce que nous observons dans les faits, le déracinement existe, mais nous cherchons toujours les prolétaires...

 

La Dissidence s’entoure d'un décorum identitaire et prend une posture patriotique  : en voie de réenracinement, mais dans les faits, suite à la massification de la Dissidence mainstream, le débat autour de l'identité est sans cesse rabaissé à un débat identitaire et antiraciste, alors qu'il est un débat révolutionnaire et traditionaliste, il est difficile de dépasser ce nivellement par le bas, tout le monde métapolitique semble être de connivence et les discours gauchisants que nous entendons dans les rangs de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ces derniers mois ne dérange personne. Où certains voient, dans la Dissidence emblématique et officielle, une subversion nationaliste sous-marine, nous voyons nous un torpillage de toutes tentatives souterraines de mise-en-marche en avant à contre-courant d'un « concept absolu français » ; nous voyons une recomposition de la gauche, d'une nouvelle forme de gauche, la prédominance marxiste dans les interactions et les collaborations trans-courantes les plus significatives actuellement est évidente. Passons du coq à l'âne. Mais si vous voulez comprendre qu'est-ce que le noachisme, vous écoutez Dieudonné, nous vous renvoyons à ses  récents discours et son vent nouveau, sans trembler du menton ni même des genoux, Dieudonné nous vend désormais quelque chose de l'ordre de la contre-initiation  que nous pourrions qualifier d'Universalisme sous-prolétarien, avec tout ce que ça implique de cosmopolitisme, de sans-frontièrisme, d'immigrationisme, d’idéologie du métissage et de multicularisme, dans un mépris totale de l'idée de Tradition, d'un certain colonialisme, d'un certain paternalisme et d'un certain malthusianisme inhérents au gauchisme, faut-il le dire ? Il est inutile, nous pensons, de nous justifier et de dire que nous apprécions l'humoriste Dieudonné, mais que nous rejetons ses visions métapolitiques de la Révolution, de l'Identité et de la Tradition.     

 

« Parfois il y a des sujets que les fondateurs du traditionalisme n'abordaient pas ou en le faisant d'une manière insuffisante ou même erronée.

 

Par exemple, l’identification de la bourgeoisie avec la troisième fonction de la société traditionnelle (la caste des vaychyas) chez Evola et Guenon, tout comme l'équation des prolétaires avec la quatrième caste (choudra) ne sont pas correctes. La bourgeoisie ne correspond à aucune caste traditionnelle, c'est un phénomène entièrement moderne et anti-traditionnel.

 

Le prolétariat de son côté n'existe pas, il a été construit par Marx et est constitué, en vérité, des représentants de la Troisième caste, des producteurs (laboratores) venus à la ville où ils commençaient à perdre leur culture populaire en devenant des petits-bourgeois (Adam Smith a eu raison en cela, et Marx a eu tort).

 

Le prolétariat n'existant pas, nous avons un tableau de l'histoire de la société moderne bien différent. Il y a les trois castes (fonction selon Dumézil) traditionnelles - Oratores (prêtres), Bellatores (guerriers), Laboratores (les paysans). Tous les trois sont les porteurs de la Tradition (à un niveau différent). Contre tous les trois se dresse la bourgeoisie anti-traditionnelle, moderniste, antipopulaire. C'est le Capital. La Tradition est essentiellement anticapitaliste. Mais elle doit être aussi en faveur du peuple et pas contre lui. » Alexandre Douguine, extrait de l'entretien accordé au magazine Rébellion (n°53)

 

Le prolétaire marxiste n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera pas davantage demain parce que l'être et le « peuple » ne pourront jamais se définir en essentialisant un seule aspect (en l’occurrence l'aspect socio-économique de l'identité sociale de l'être ; ce qui restreint le champ pour comprendre qu'est-ce que l'être) des différents espaces identitaires qui les traversent, pour en faire une identité catégorielle unique et exclusive qui explique tout : le prolétaire, le blanc

 

L'identité organique est l’interaction naturelle qui s'opère entre les différents espaces identitaires qui forment un être, différents et complémentaires, mais sans commune mesure de comparaison entre eux, séparés mais indissociables dans l'ensemble qu'ils forment. Ce que nous appelons espace identitaire, nous pourrions l’appeler fonction identitaire, ou encore subsidiarité identitaire.

 

Nous avons organisé une vision tripartite de l'identité : esthétique, éthique et métaphysique. Nos travaux sur cette répartition ne sont pas totalement terminés, ils sont en ébauche dans nos différents articles, par esthétique, nous entendons les espaces identitaires ethniques et raciaux, territoriaux et étatiques

 

L'enracinement familiale et local de l'être libre car enraciné est la matrice naturelle d'un enracinement de la communauté de l'être à l'échelle régionale (ou « provinciale ») ; l'échelle de la Res Publica ; de la Démocratie organique.

 

L'existence des « Républiques organiques » et l'organisation de leur pérennité est la condition de la cohérence d'une échelle nationale, du Royaume, d'une échelle qui répond aux questions auxquelles les res publica ne peuvent répondre seules.

 

Et la réalité d'un espace identitaire national, c'est-à-dire, une cohérence entre les espaces identitaires locaux et les espaces identitaires régionaux à l'intérieur de la Nation, est la condition pour que la possibilité d'une coopération inter-nationale avec d'autres nations sur des principes, valeurs et fondamentaux communs, ou du moins, permettant de communiquer, puisse exister et s'allier quand la pesanteur d'une hégémonie se fait sentir. Cette cohérence dépend essentiellement du principe de Subsidiarité – que nous pouvons expliquer rapidement comme étant la Démocratie organique, c'est-à-dire l'inverse de la centralisation étatique typique des social-démocraties jacobines de la République mondiale.

 

Cette cohérence à l'intérieur du Royaume national – qui fait exister l'échelle nationale qui nous apparaît être l'échelle minimale pour qu'un peuple puisse faire face aux rapports de force et leurs intensités dans la mondialisation des émergences et des effondrements – permet donc d'anticiper des articulations possibles avec l'extérieur, permet de développer une diplomatie internationale, avec les autres « nations » et les autres « peuples », ou « portions de ces peuples », qui recherchent également ces équilibres identitaires intérieurs et extérieurs vers un espace de renaissance culturelle supérieur après l'effondrement de la civilisation occidentale. Articulations possibles dans les intérêts bien compris de tous, car les « peuples » et les « nations » n'ont pas d'amis, ou en tout cas avant d'avoir des amis, elles ont des intérêts. De toute façon, dans la vie, on n’est pas amis parce qu'on est précisément d'accord sur tout et parce qu'on a exactement les mêmes intérêts. Mais dans la vie, il y a aussi de faux-amis qui manipulent dans leur unique intérêt.

 

Il nous semble important d'insister sur l'approche organique que nous essayons d'avoir, sur ces quelques données autour de la question de l'identité,  car ces données sont aussi des conditions qui, remplies, permettraient de rétablir un équilibre de l'espace des relations internationales, nous pourrions accélérer ce processus de rétablissement en démontrant l'existence métapolitique du monde multipolaire, en incarnant l'idée de la multipolarité de façon eurasiste et de manière traditionaliste, nous devons développer une pensée économique et sociale qui dépasse très largement le cadre de la Lutte des classes marxiste et le cadre d'une Lutte entre les races.

 

Ces différents espaces identitairesespaces de l'Homme et de l'Humanité, dimensions de l’Être et de la Communauté, échelles de l’Individu et de l’État – sont soumis à une tentative ancienne d'uniformisation en un seul et unique espace marchand, aujourd'hui,  par la voie du désordre égalitariste et des incantations réconciliatoires à sens-unique, l' « humanité » est en voie de soumission totale à la norme démocratique de la Tyrannie organique des droitards et des gauchistes, fonction mortifère de l'esprit du mondialisme qui est en germe dans tous les processus de domination sous différentes formes conformes à la forme de l'uniformisation depuis la nuit des temps, que nous pouvons appeler dans notre contexte : totalitarisme des Droits de l'homme – on détruit la communauté de l'être par la communauté de l'avoir, la communauté de l'avoir par la communauté de l'individu, la communauté de l'individu par la communauté du dividuum  –, totalitarisme égalitariste qui s'exprime dans le cadre universel  du système de croissance exponentielle, Turbo-capitalisme, Libéralisme triomphant, Méga-Machine, qui est toujours la même chose : L'Usure ! L'Usure de l'Usure ! Dialectique du Capital en mouvement de subversion. Et, accélération de la matérialisation démoniaque de la Dette, égrégores  « souffrants », entités insaisissables et insatiables des mutants, zombies, rhizomes, petits monstres et fantômes diaboliques de la Matrice et du Faux omniprésent

 

C'est dans notre faculté à articuler les potentialités et possibilités d’alliances possibilistes qui peuvent s'offrir à nous – CNR, sainte-alliance, union sacrée, Front de la Foi, réconciliation opérative, remigration positive, etc. – et à vivement les inciter, notre capacité à nous organiser, dans une démarche évidente d'autonomie anticipative et préparative dans une projection continentaliste opérative, et, dans une perspective strictement suprarationnelle et suprahumaine, tant que faire se peut, par la logique du réenracinement, du localisme, de la solidarité, de l'autonomie (de l'économie par cercles concentriques), certes, que des bases solides à ce prolétariat fantasmé des marxistes, dans lesquelles nous puiserons, peut-être, la force de le faire exister pour la première fois, sans doute, seront jetées, et d'abord à l'échelle nationale s'il le faut, mais pourquoi pas et aussi à l'échelle régionale ?

 

Nous savons que certains ont « peur » de la « régionalisation » – mais qu'est-ce qu'est d'autre la volonté néo-souverainiste unique et exclusive de restauration de l’État-nation qu'une autre forme de régionalisation supérieure si l'on veut bien considérer l'échelle mondiale à mesure de l'Hégémonie occidentaliste et des tailles réelles de la Globalisation ? –, il est vrai qu'un projet de régionalisation mondialiste existe, mais les régions n'attendront pas éternellement les Etats-nations, voyons l'échelle nationale comme un acteur incontournable dans les relations internationales et les rapports de force supranationaux, mais pas comme une fin, l'échelle continentale européenne est tout aussi vitale.

 

La construction d'un nouveau rapport de force « par le bas », par ce que nous appellerons plutôt les « déclassés » que les « prolétaires », ne peut-être à lui seul un contre-pouvoir intégral, il prépare le terrain et aide l'avènement d'une contre-révolution « par le haut » comme une réponse à la révolution libérale et capitaliste en phase de transition, transition accomplie par un chaos synthétique et organisateur en phase d'accélération et de plus en plus violent.

 

Pour résumer ce que nous pensons de l'identité, de la nation et de la subsidiarité :

 

Nous n'opposons pas la Lumière au Rayon, le Rayon à l’Étoile, l’Étoile au Soleil, le Soleil à la Terre, la Terre à l’Être, l’Être au Foyer, le Foyer à la Famille, la Famille à la Tribu, la Tribu au Clan, le Clan au Village, le Village à la Commune, la Commune à la Région, la Région à la Province, la Province à la Res publica, la Res Publica à la Patrie, la Patrie à la Nation, la Nation à l’État, l’État au Royaume, le Royaume à l'Empire, l'Empire à l'Imperium, l'Imperium aux Cieux, les Cieux aux Dieux et les Dieux à Dieu.

 

Il nous faut reprendre la question identitaire et entreprendre nos démarches de ré-enracinement loin :

 

- d'une opposition entre les races dans l'affirmation de la supériorité d'une race, et ce, dans l’intérêt des races et la survie de toutes les races sans commune mesure de comparaisons entre elles (dans la compréhension traditionnelle de la dimension intérieure de la race, mais aussi dans l'affirmation de la spécificité des races et de leurs territoires).

- d'une propagande de « réaction épidermique », spéculative et préventive, d'un dévoiement de l'instinct de survie et de préservation légitime et justifié en un racisme primaire illégitime et injustifiable contre une autre Civilisation, et ce, dans une guerre totale contre l'altérité. Ou, à l'inverse, une propagande « ethno-masochiste », victimaire et de repentance.

- d'une « réaction punitive » contre une Religion au nom des Droits de l'homme ou d'une autre Religion.

- d'une rébellion abstraite contre « Dieu », ou la « Tradition ».

- d'une révolution uniquement matérialiste et exclusivement construite contre des concepts non incarnés qui agiraient seuls ou, au contraire, un complotisme compulsif unique et exclusif contre des personnalités visibles et invisibles qui incarneraient tous les maux de l'Univers à elles seules.

 

Car, ne produire que de l'opposition que du « contre » et de l' « anti » ; que de l' « alter » , que de la « réaction » – désir mimétique, bouc-émissaire et inversion accusatoire, qu'elle soit de gauche ou de droite (pour ceux qui fonctionnent encore sur ce vrai-faux clivage, souvent les mêmes qui disent n'être ni de l'un ni de l'autre), qu'on ait partiellement tort ou totalement raison, ne peut nourrir une perspective de réalisation positive vers une nouvelle théorie politique opérative alors apte à donner le change au post-libéralisme paradigmatique dans sa complexité et sa simplicité, cette position de n'exister que « contre quelque chose » ne peut  aboutir, au mieux, qu'au phénomène de la « prophétie auto-réalisatrice » et au bout, à une « auto-destruction », ou en tout cas, à l'entretien volontaire du fonctionnement parfait des processus d'aliénation et de l'Ingénierie sociale partout, dans les oppositions classiquement nécessaires  au dysfonctionnement rentable du Capitalisme-libéral, comme au sein de la convergence dissidente et ses différents courants de pensée gauchiste.

 

Alors, qu'est-ce que le « réenracinement » dans une perspective eurasiste ? C'est une « croisade contre le monde moderne », c'est une « reconquête de tous les espaces identitaires esthétiques, éthiques et métaphysiques », un « jihad exotérique, ésotérique et mésotérique », une reconstruction individuelle, mais pas individualiste, qui pourrait donner son modèle en exemple et agir inconsciemment sur la masse, pour ne pas dire « subliminalement », sans s'en rendre compte, et sans avoir besoin d'essayer de la convaincre par le discours, sans éprouver le besoin de la réveiller ou avoir la prétention de l'éveiller. Nous ne croyons pas au « réenchantement par internet ».

 

Nous ne pouvons nous proclamer d'aucune résistance, révolte, rébellion, révolution, résilience, d'aucune dissidence, sans posséder, pour commencer, une identité, et ce chantier est déjà, individuellement et localement, un défi colossal pour la plupart d'entre nous, tant nos espaces sont désormais virtualisés.

 

Vous l'aurez compris, nous n'essayons pas d'être réalistes. Nous comprenons que nos idées, nos visions, nos directions, nos vocations, nos orientations, nos ambitions, nos rêves, tout ce qui les a nourris, qui les nourrit et qui les nourrira, tout ce qui nourrit la moelle substantifique de notre « structure mentale et supra-mentale », de notre être et de sont identité tridimensionnelle, sont les fondations de notre Imperium intérieur et influencent toutes nos décisions, toute notre spiritualité métapolitique. Nous avons besoin d'ambitions à hauteur de nos « Mythes » avant de penser une quelconque « métapolitique », de théoriser un quelconque « régime socio-économique », de pratiquer une quelconque « dissidence », de proposer une « alternative ». L'Europe joyeuse, l'Odyssée, l'Edda, la Quête du Graal, le Christ-Roi, le Soleil invaincu, la Sainte-Alliance, la Révolution conservatrice, l'Axe Paris-Berlin-Moscou, l'Imperium Magnum! Voici ce qui nourrit notre imaginaire, voilà ce qui doit nourrir l'imaginaire collectif des dissidences françaises et européennes avant de penser quoique cela soit d'autre. D'où parles-tu camarade ? De quel Imperium ?

 

« Alexandre Douguine définit l'Eurasiste non pas comme un habitant du continent eurasiatique, mais comme l'ennemi résolu de l'américanisme, de la mondialisation et de l'Occident globalitaire. Connaisseur de la modernité de l'intérieur, l'Eurasiste la rejette au nom de la Tradition. Il porte à l’incandescence la dichotomie géo-philosophique chère à Carl Smith : la Terre (symbole de la Tradition) contre la Mer (incarnation de la modernité). Pour l'heure, la Mer triomphe de la Terre, mais n'y aura-t-il pas un reflux de la marée ? Alexandre Douguine le pense.

 

Plus pessimiste, le philosophe Sygmund Bauman aime décrire notre époque comme une ère liquide, une phase de fluidité et la fin de toute solidité effective. Nous vivons un déluge acide qui démantèle les dernières structures héritées de notre histoire. Alexandre Douguine offre malgré le grand désert idéologiques du monde européen une réponse pour l'après, un recours à la Terre ? Or la Tradition est-elle encore possible, envisageable, effective par ce temps de déluge métaphorique ? Ne faut-il pas, comme le prescrivait naguère Nietzsche, refonder de nouveaux principes en recourant à la Tradition perdue (ou, pour le moins, de plus en plus éloignée) ? De toute façon, soyons plus que jamais attentifs aux écrits d'Alexandre Douguine, ce prophète de l'eurasisme au XXème siècle... » George Feltin-Tracol, Réflexion à l'est, Au-delà du Pont-Euxin, p. 219, aux éditions Alexipharmaque  

 

Jean Parvulesco disait : « Tu es des nôtres, car tu es des tiens. »

 

13) Le goût des valeurs héroïques

 

Pour illustrer ce thème nous citerons un extrait du texte La rébellion des peuples européens, déniché, encore une fois, dans le magazine Rébellion (n°56) :

 

« Commémorer Les révoltes des Canuts ou de la Commune, ne remplace pas un programme social clair pour les travailleurs européens aujourd'hui. La connaissance de la réalité sociale de notre époque est primordiale. Elle n'est plus celle que nos parents ont vécue.

 

Notre analyse du Capitalisme doit, pour ne pas être périmée, être basée sur l'observation de la société. Dans le domaine social, les beaux discours ne servent à rien, il faut agir concrètement. Le militant Socialiste révolutionnaire européen doit être dans le peuple comme un poisson dans l'eau.

 

Ne jamais oublier que la ligne de front de notre combat passe aussi par les cages d’escalier des HLM. Un lien charnel nous unit à la cause du peuple ; nous partageons ses revendications et ses exigences car nous sommes issus de ce peuple de prolétaires.

 

Nous avons comme devoir d'être les défenseurs de notre peuple en étant présents sur le terrain, ne laissant pas les sociaux traîtres et autres gauchistes manipuler et utiliser la détresse de nos compatriotes. »

 

Mais citons aussi Jean Thiriart, un extrait de son texte Les prétoriens politiques ou le prix humain de la puissance militante :

 

« Il existe dans chaque génération une proportion infime mais régulière d’hommes qui ont besoin d’une conduite héroïque devant la vie. Ils fournissent les soldats qui firent l’Empire des Indes, ils fournissent les Père Damien, ils fournissent les Schweitzer. C’est la race des hommes exigeants qui ne peuvent être satisfaits du style veule, hypocrite, débile de la société bourgeoise. Ces hommes deviennent soit des mystiques, soit des révolutionnaires. Le communisme, grâce à sa mythologie de justice et de libération en recueillait un gros contingent. Le communisme a pu le faire car il était seul depuis 1945 à proposer des règles de vie et des buts héroïques (héroïques avec ou sans guillemets). Par opposition à la société bourgeoise libérale, le communisme faisait figure de dame de grande vertu. Aujourd’hui, les PC occidentaux se sont intégrés au système. »

 

14) Le lien entre l’éthique et l’esthétique

 

« Nove sed non nova : la manière est nouvelle, mais non la matière. Citation que j’ai jamais pu replacer correctement dans une conversation. » Roi Loth, Kaamelott, Livre V, tome 1 (écrit par Alexandre Astier)

 

Faites du Beau ! Du Juste ! Du Vrai !

 

Ce lien, qui est l'alpha et l’oméga de la Quatrième théorie politique, dans notre démarche métapolitique et artistique, est primordial, c'est ce qui fait de nous des traditionalistes, et la Tradition primordiale est cet art alchimique total, la science sacrale intégrale, où il nous faut désormais puiser, puiser dans ses formes et ses symboles, ses mythes et ses archétypes, ses fulgurances et ses sagesses...

 

Le lien entre l’éthique et l’esthétique(et la métaphysique) c'est aussi le lien entre ésotérisme et exotérisme (et mésotérisme), tout l'enjeu de la modernité, et plus précisément du progrès, aura été de dissoudre ce lien...

 

« Connaissez-vous Rouffignac ? La grotte offre aux regards, ajoutés aux bouquetins, chevaux, rhinocéros et bisons, cent cinquante mammouths, soit 40% des gravures ou dessins répertoriés dans des grottes préhistoriques de ce patriarche antédiluvien. Ce qui est encore plus étonnant est qu'il n'existe pas d’ossements datant de la période d'occupation de la grotte dans les vallées périgourdines. Ceux qui les ont représentés sur les parois ne les avaient pas sous les yeux, et n'en avaient que le souvenir, peut-être celui de périples épisodiques dans le Nord de l'Europe, où ces pachydermes, menacés par le réchauffement planétaire, avaient trouvé refuge.

 

Nous n'en savons pas plus. Mais les figures, probablement tracées par deux ou trois individus en un temps relativement court (au maximum cinquante ans, si l'on s'appuie sur l'hypothèse de trois générations - ce qui n'est pas certain, car ils ont pu tout aussi bien avoir le même âge), possèdent tous les signes d'une essentialisation de l'animal, qui en font plus un concept, une image mentale, qu'une simple mimesis de la réalité. Nous n'avons donc pas affaire à du naturalisme, mais à quelque chose qui se rapproche de l'Idée. Je rappelle que ces créations, qui connaissent une sorte d'apothéose, au fond des boyaux, dans une prolifération couvrant un plafond surplombant un puits abrupt de douze mètres où sont figurés deux visages d'humains, date de la fin du paléolithique, du magdalénien, c'est-à-dire de plus de treize mille ans, et qu'il y a autant de durée entre elles et celles de Lascaux qu'avec notre époque.

 

Le plus impressionnant est la marque évidente, fulgurante, d'un intellectualisme des plus raffinés. Ainsi découvrons-nous une frise de mammouths affrontés étonnamment pensée, avec une symétrie, une occupation de la superficie pariétale, un travail des intervalles, et un tempo qui n'ont rien à envier au Parthénon. Elle manifeste de manière spectaculaire le degré de rationalité, d'abstraction, d'anticipation et de projection géométrique dans l'espace dont étaient capables les premiers Européens. Et que dire de leur capacité à tracer au noir de manganèse de grands animaux sans en voir le résultat ! En effet, dans le grand sanctuaire où se trouve le puits, l'écart entre le sol et le plafond était trop réduit pour que les auteurs des figures, couchés sur le dos, pussent les distinguer dans leur intégralité.

 

Et pourtant, nous, qui bénéficions des travaux de déblaiement des préhistoriens qui ont, il y a cinquante ans, mis en valeur le site, nous apprécions l'harmonie, la grâce, la perfection de la plupart de ces dessins.

 

Mieux même ! En observant attentivement, nous en constatons la légèreté, une sorte de puissance aérienne, comme si les animaux figurés étaient en lévitation ! Les pattes des mammouths par exemple ne semblent pas subir la pression de leur poids corporel. Nous sommes bien en présence d'idées, d'images mentales, dans la mesure où, par ailleurs, nul ciel, nulle terre, nulle reproduction végétale ne viennent détourner l'attention de l'observateur, dont le regard est attiré par l'éclat et l'énergie des œuvres, et parce que les tracés obéissent à des types, et non à des nécessités de restituer des singularités puisées dans l'observation.

 

N'est-on pas face à l'Esprit européen dans ce qu'il a de plus pur et de plus lumineux ?

 

L’icône ne vient-elle pas de l'âme, et l'âme de l'Esprit du Cosmos ?

 

L'art n'est-il pas une rencontre avec le cœur du Monde ? L'art n'est-il pas au cœur de son être présence de l'être ? Ne vise-t-il pas à nous rendre le réel encore plus proche que ne l'est notre cœur ?

 

Un cœur qui ne nie pourtant pas la matière. Car la sensation prégnante d'une osmose avec la pâte des parois s'impose, non seulement parce que ceux qui ont gravé ou dessiné se sont servis avec maîtrise des accidents minuscules des surfaces pour donner relief et vie à leurs œuvres, telle représentation d'un patriarche en majesté gravitant autour d'un petit nodule de silex figurant l’œil, telle oreille de cheval trouvant son ombre dans la convexité d'une bosse, mais aussi parce que les traces de doigts laissés en serpentins alignés sur l'argile nue, ou couvrant certains dessins, comme pour saisir sensuellement la consistance du matériau de support, soulignent un rapport charnel avec la corporéité du monde environnant, avec sa peau, qui est sa plus grande profondeur. Il me plait d'en faire la comparaison avec les griffades laissées par les ours des cavernes, qui, après une longue hibernation, échauffaient leurs muscles, bien avant que l'Homme de Cro-magnon ne se glissât dans les ténèbres caverneuses. De l'homme à la bête, il y a cette expérience de la force animale qui s'essaie, et la jouissance de l'existence, que se consacre la résistance des choses. Sans conteste, on ne saurait interpréter la raison  d'être de ces lignes hermétiques dont des attestations bien plus savantes s'observent dans d'autres grottes. Mais pour celles qui rayent les parois de Rouffignac, je me mets à penser à ces peintres et ces sculpteurs qui touchent, tâtent et essaient la substance qui prendra forme, qu'elle soit pierre, peinture ou bois, comme des amoureux caressant le corps de leur amie, comme un rituel érotique avant la belle et divine fécondation de la matière par l'Esprit.

 

D'aucuns songeraient à l'art zen du japon, ou à la peinture chinoise; Pourquoi pas ? Pourquoi d'ailleurs ne pas penser que ces derniers arts aient connu l'influence d'une antique civilisation eurasiatique ?

 

Certes, il est aventureux, dans le cas des dessins et gravures préhistoriques, d'évoquer l'art, qui est une notion relativement récente.

 

Cependant, la délectation que l'on éprouve en contemplant les créations de nos ancêtres ne laisse aucun doute. Ce n'est pas là une extrapolation abusive, mais une évidence empirique, existentielle : les premiers Européens étaient sensibles à la beauté. Celle-ci éclatait dans les plongées fuligineuses des grottes, à la lueur vacillante de leurs lampes à huile.

 

N'est-ce pas construire un pont entre eux et nous par le Kalos des Grecs ? » Claude Bourrinet, L'Empire au cœur, IV - Via Sacra, Rouffignac et l'essence de l'Eurasie, pp. 327-331, aux éditions Ars Magna

 

Conclusion

 

Nous laisserons la Conclusion à Alexandre Douguine et Jean Parvulesco :

 

« La Quatrième théorie politique comme opposition au statu quo

 

La Quatrième théorie politique ne peut pas nous être donnée par elle-même. Elle peut aussi bien apparaître que ne pas apparaître. La condition de son apparition est le désaccord. Le désaccord avec le post-libéralisme comme avec la pratique universelle, avec la mondialisation, avec le postmoderne, avec « la fin de l’histoire» ou du statu quo, avec le développement par inertie des principaux processus civilisationnels à l’aube du XXIèmesiècle.

 

Le statu quo et l’inertie ne supposent absolument pas de théorie politique. Le monde global doit être dirigé seulement par les lois économiques et la morale universelle des « droits de l’homme ». Toutes les décisions politiques sont remplacées par des techniques. La technique et la technologie remplacent par elles-mêmes tout le reste (le philosophe français Alain de Benoist appelle cela « la gouvernance »). En lieu et place des politiques qui prenaient les décisions historiques, on trouve des managers et des technologues optimisant la logistique de la gouvernance. Les masses d’êtres humains sont assimilées à une masse unique des objets individuels. C’est pourquoi la réalité post-libérale (la virtualité évinçant de plus en plus la réalité), conduit directement à l’abolition complète de la politique.

 

D’aucuns pourraient objecter ce qui suit : les libéraux « mentent » quand ils évoquent « la fin des idéologies» (ma polémique avec le philosophe A. Zinoviev portait précisément sur ce point), et, qu’en fait, ils restent fidèles à leur idéologie et refusent simplement aux autres le droit à l’existence.

 

Cela n’est pas tout à fait le cas. Quand le libéralisme, position idéologique, devient le seul contenu de l’existant social et technologique présent, il ne s’agit déjà plus d’une « idéologie », il s’agit d’un fait existant, il s’agit de l’ordre des choses « objectif », qu’il n’est pas simplement difficile mais absurde de contester. Le libéralisme à l’époque du postmoderne passe de la sphère du sujet à la sphère de l’objet. Cela conduira à terme au remplacement complet de la réalité par la virtualité.

 

La Quatrième théorie politique se conçoit donc comme une alternative au post-libéralisme, non pas comme une position par rapport à une autre, mais comme idée opposée à la matière ; comme un possible entrant en conflit avec le réel ; comme un réel n’existant pas mais attaquant déjà le réel.

 

De plus, la Quatrième théorie politique ne peut pas être la suite ni de la Deuxième théorie politique, ni de la Troisième. La fin du fascisme, comme la fin du communisme, ont été non seulement des malentendus dus au hasard, mais également l’expression de la logique tout-à-fait claire de l’Histoire. Ils ont lancé un défi à l’Esprit moderne, le fascisme l’ayant fait presque ouvertement, le communisme de façon voilée (voir l’interprétation de la période soviétique comme version « eschatologique » de la société traditionnelle chez Mikhaïl Agoursky ou Sergueï Kara-Mourza), et ils ont perdu. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique, The Fourth Political Theory

 

« Moscou devra donner le signal de départ »

 

Quant à nous autres, on peut déjà s'aventurer à affirmer que la bataille politique décisive pour la mise en activité du projet de l'axe Paris-Berlin-Moscou est déjà commencée, et que c'est bien à Moscou même que, pour le moment, nous avons choisi d'installer le centre opérationnel de sa mise en situation de départ immédiat.

 

Si c'est à Moscou qu'il appartient de prendre l'initiative, c'est à Moscou que nous allons devoir commencer par mettre la pression, essayer de susciter la grande lame de fond porteuse de l'enthousiasme révolutionnaire à l'égard de la représentation supra-mentale collective du projet Paris-Berlin-Moscou. C'est Moscou qui, comme on l'a dit, devra donner le signal du départ, un mystérieux rituel l'exige.

 

Aussi devons-nous concentrer toutes nos disponibilités d'agitation, d'influence et d'intervention pour porter à l'incandescence l'intérêt abyssal de nos structures idéologico-révolutionnaires de présence et d'encadrement agissant sur place, à Moscou, de manière à ce que, l'heure venue, celles-ci puissent déterminer, depuis les profondeurs, l'entrée en action des médias et des grands groupements d'influence politique, culturelle, voire même religieuse, ainsi que, finalement, des instances gouvernementales actives, pour promouvoir, pour exiger une initiative politique décisive de Moscou en faveur du projet Paris-Berlin-Moscou. Initiative de Moscou à laquelle nous nous engageons d'obtenir les réponses attendues de Paris et de Berlin. Il faudra donc qu'en même temps nous entreprenions d'urgence un double mouvement analogue de réveil, d'exacerbation, à Paris et à Berlin, en mettant à l'épreuve d'une manière extrêmement intensive les « groupes géopolitiques » dont nous disposons, sur place, à l'heure actuelle, afin que la figure mobilisatrice du projet de l'axe Paris-Berlin-Moscou y soit présente, et agisse suivant nos plans.

 

Ce qui implique – on se trouvera obligés de le faire – que les « groupes géopolitiques » sortent de leur clandestinité pour agir à découvert, situation nouvelle qui ne sera pas sans comporter sûrement d'assez graves dangers. Mais il n'est moins certain que, de par cela même, la mainmise politique de la soi-disant social-démocratie sur l'ensemble du pouvoir politique en place s'en trouvera violemment contestée, et que, de toutes façons, nous allons devoir aller à l'épreuve de force. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, Chapitre La stratégie contre-mondialiste de l'axe Paris-Berlin-Moscou, pp.306-308, aux éditions Alexipharmaque


 

La Réponse sera Métapolitique !

 

Pendragon

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19/12/2014

De la méthode

 

Nous remettons en ligne ce texte plus que d'actualité écrit il y a trois mois et vous le proposons tel quel. Il y a encore un peu de travail de clarification et de correction à opérer. Une mise-à-jour sera proposée dés que possible et ce texte sera intégré à la conclusion de notre essai, mais les idées n'attendent pas !


 

Ainsi que le Diable est dans les détails et que l'Enfer est pavé de bonnes intentions, voici que l'on nous a envoyé comme des brebis au milieu des loups, à mille lieues du jour, à mille lumières de l'aube...

 

Qu'y a-t-il de plus vital pour une convergence prérévolutionnaire que de  transmuter en mouvement révolutionnaire ?

 

Qu'y a-t-il de plus primordial pour la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle dans sa vocation à devenir un "possible entrant en conflit avec le réel" que de s'interroger sur la nature de sa propre essence ? Ses idées en puissance et ses principes en acte ? Sur son action et son impact réel sur la société ? Sur ses Orientations ?

 

Qu'y a-t-il de plus principal que d’opérer une critique kaléidoscopique de cette convergence ? Des idées, des articulations et des interactions entre les différents courants de cette convergence ?

 

Qu'y a-t-il de plus radical que d’opérer une critique positive du fruit idéologique de ces interactions ; de la nature politique de ces interactions ; de la présence ou de l'absence de ces interactions à l'intérieur de cette convergence (qui n'existe que si existent ces interactions) ; de la réalité ou de la virtualité de ces interactions ; mais aussi, de la volonté des protagonistes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle à organiser ces interactions pour révolutionnairement avancer ?

 

Qu'y a-t-il de plus vertical dans cet exercice de critique cardinale, que d'affronter tous les vents et que de regarder Droit dans le Soleil ?

 

Qu'y a-t-il de plus fondamental, pour dépasser l'Ancien Désordre National que de mettre la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle en mouvement et le mouvement en ordre ?

 

Qu'y a-t-il de plus sacral que d’œuvrer à libérer les volontés de puissance principielles de la Génération dissidente et de la convergence prérévolutionnaire de la Fin ? En rappelant la promesse tenue, et en portant, pour brusquer l'Histoire, un "concept absolu" ? Un concept précipitant dans le reflux de ses immanences un principe transcendant, une idée rayonnante transmutant alchimiquement notre convergence pour traditionnellement retourner vers l'être ? Le Graal a raison!

 

Désormais, il nous faudra aller où personne ne va

 

Certains s'interrogent, à juste titre, sur ce qui créé, et amplifie à ce point de déréliction, cette ambiance de dégout généralisé pour la Politique, et pour les castes représentatives de la république des partis, des loges, des lobbys et des troupes d'occupation mentale qui, en effet, dans tous les bas calculs clientélistes inhérents à la Médiocratie globale, participent elles-mêmes à nourrir ce dégout endémique pour la chose politique et donc pour leurs propres rangs, et ce, dans toutes les mises en danger de cette fuite en avant et de ce déni de réalité.

 

Cette ambiance d'encerclement de l'être étouffe le moindre mouvement se débattant vers un dépassement de cette subversion.

 

Cette ambiance de mort, c'est la macabre humeur de l'Anaconda ; le Léviathan veut être dompté, le Tigre chevauché, le Dragon terrassé...

 

Nous entendons par "se débattre", œuvrer pour un Retour du Politique vers un Retour à la Philosophie pour un Retour à la Tradition vers un Retour à l’Être. (Nous n'avons pas osé dire qu'avant même d’œuvrer à un "Retour du Politique", c'est d'un Retour à l'Art et à la Beauté dont nous avons sans doute le plus besoin...) 

 

Ce sentiment de dégout généralisé et revendiqué est l'expression d'un malaise profond. Un malaise que l'on s'amuse tous, d'une manière ou d'une autre, à faire monter comme œufs en neige pour nourrir la légitimité de nos entreprises révolutionnaires individuelles et "à usage unique".

 

Une légitimité mainstream, c'est-à-dire une légitimité qui repose sur une autorité médiatique, autrement dit sur une base libérale et démocratique.

 

Une autorité médiatique maintenue par un dressage quotidien de listes de tout ce qui va mal dans la société qui entretient l'établissement sans fin d'un constat de faillite planétaire, dans un esprit de "quantité", pour justifier le bien fondé de notre indignation et entretenir l'illusion de "qualité" de nos démonstrations métapolitiques à courte-vue stratégique et à courte-portée conspirative.

 

Autrement dit, une entreprise d'auto-légitimation enfermée dans le paradigme politico-médiatique moderne et dans le système économique capitaliste-libéral.

 

La Dissidence emblématique, officielle et mainstream est coincée dans les logiques commerciales spectalistes qu'imposent ce paradigme et son logiciel est figé dans le matérialisme dialectique économique qu'induit ce système ; une métapolitique gourmande en réinformation effaçable, en indignation détestable et en dérision rentable.

 

Ce sentiment exacerbé par les intoxications salmonelleuses de ces métapolitiques brouillées est un capital révolutionnaire que personne n'ignore, qui est l'objet de toutes les recettes des politiques gourmandes, un capital d'ailleurs souvent gâché par tous les compromis que lui impose et toutes les contorsions que lui ordonne cette spéculation. On ne fait pas d'omelettes sans clouer les cieux.

 

Un fond spéculatif prérévolutionnaire qui, in fine, secoué par un évènement que n'avaient pas prévu ou qui échappe en partie aux spéculateurs et aux organisateurs d'évènements, déclenche une réaction massive, tragiquement spontanée ou dramatiquement provoquée (authentique ou manipulée), en réalité les deux, et c'est ici un point qu'il faut essayer d'éclaircir, car il constitue un essentialisme dissident inextricable - La haine du secret - qui constitue un pilier fondateur de la grille de lecture et influence toutes les analyses de la Génération dissidente, en effet, si les insurrections de l’être et les incendies du cœur peuvent être, et sont inéluctablement "encerclés", devons-nous considérer que toute "Révolte contre le Monde moderne" est l'idiote utile du mondialisme ?

 

Car, pour schématiser de façon rudimentaire, c'est la seule conclusion commune que la Dissidence partage et qu'elle a globalement retenu de cet âpre constat de l'existence des complots. Que n'en sommes-nous nenni.

 

Cette conclusion unique et exclusive s'est imposée comme une norme à la Dissidence mainstream et cette norme unique et exclusive s'est constituée en méthode.

 

Cette méthode unique et exclusive c'est la méthode des journalistes indépendants, alternatifs et dissidents : la ligne éditoriale en kit des web-médias auto-formés de la réinformation.

 

Bien sûr, nous réduisons à l’extrême pour dégager un cadre théorique à l'exercice une critique positive de la Dissidence qui n'existe pas. C'est un exercice particulier, en roues libres, nos affirmations cachent toujours une interrogation, nous essayons avant tout de dégager une méthode, nous sommes bien dans l'exercice de l'essai, et dans cet essai nous essayerons de cerner l'essence du problème posé. Saint-George a raison!

 

Si il y a une question juive, une question sioniste, une question mondialiste, il y a une question néo-souverainiste. Quand les dissidents vont-ils se la poser ?

 

La dialectique néo-souverainiste unique et exclusive, en mouvement dans les convergences prérévolutionnaires du XXIème siècle, mène doucement la Dissidence de toutes les convergences vers un certain nihilisme, le mot peut vous sembler fort à cette minute précise, mais le sera-t-il encore d'ici un mois, d'ici un an ?

 

Les essentialismes de la Dissidence ont dépassé le stade de l'exotisme depuis un moment déjà, si nihilisme est démesuré, on peut parler de ronron sans prendre trop de risque.

 

Nous pouvons déjà observer certains effets négatifs de cette dialectique, et notamment chez les jeunes recrues qui sortent la carte mondialisme ou sionisme à propos de tout et de n'importe quoi, de façon systématique et de manière compulsive, c'est un phénomène grandissant, un fait sociologique que nous ne devons pas ignorer.

 

Certains dirons que ça n'est pas nouveau, ou encore que c'est marginal, très bien, qu'ils aillent le dire à qui de droit. En attendant, nous disons que la forme et l'ampleur du phénomène ont prit de nouvelles dimensions, que le phénomène se massifie et se systématise. Bien entendu, nous ne pouvons pas commander de chiffres, nous ne pouvons que proposer nos observations comme étant les nôtres et se limitant à attirer votre attention sur ce qui, selon nous autres, dissidents, sont des phénomènes que nous devons comprendre et qui, sous différentes formes, proviennent d'une même source : un problème originel de méthode dans la Dissidence.   

 

Le logiciel d'allumage de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, répondant à l'hameçonnage mondial du 11 Septembre 2001,  a permit à la Génération dissidente de reprendre le chemin du politique, nous ne remettons pas en question cette légitimité, nous essayons d'expliquer que ce logiciel de démarrage s'est déformé en méthode qui s'est installée en ronron.

 

Ça ne se passe pas du jour au lendemain, un déroulement sur dix ans, et ça ne remet pas tout le travail accomplit en question, mais ça n'est pas non plus une raison pour accepter un ronron incapacitant porteur de principes mortifères, le ronron d'un logiciel qui n'a pas su se renouveler, qui s'est perdu dans des logiques de survie, certes respectables telles qu'elles sont présentées, mais qui peu à peu, ont remplacé les idées et sont devenues le tout de l'existant de la Dissidence.

 

Problème de méthode que nous pourrions brièvement expliquer par un manque de formation philosophique et politique de notre génération, de la Génération dissidente qui n'est que le reflet de son époque, c'est-à-dire, que nous partons, ou revenons, de loin, mais aussi, peut-être à cause d'une absence de confrontation idéologique de fond, et nous ne parlons pas ici du spectacle rhétorique que peut offrir un débat télé-visuel, bien que ces débats contradictoires n'existent même pas réellement dans la Dissidence, ce qui est sans doute mieux s'ils ne sont pas organisés dans un esprit de groupe de travail - c'est-à-dire qu'au-delà de la vidéo, il s'agirait de se remettre à lire, écrire et entretenir des correspondances politiques quelques peu sérieuses entre ceux de la Génération dissidente qui prétendent à la métapolitique -, des débats qui ne sont pas nécessairement obligés de prendre la forme sophistique du Spectacle déconstructiviste, mais surtout, nous pensons que ce problème de méthode, c'est aussi un déni de réalité interne à la Dissidence, un déni des phénomènes incapacitants qui se cachent derrière les plus extrêmes relativismes.

 

Des relativismes vendus comme des évidences, des évidences matérialistes, d'un matérialisme dont la dialectique est très déterministe, pour ne finalement jamais envisager la radicalité pour quand même aller aux extrêmes.

 

" (...) les plus extrêmes relativismes..." Par exemple, nous sommes d'accords pour dire que nous faisons tous partie du système ? Et bien non.

 

En effet, une première donnée du problème est exactement que beaucoup de dissidents se considèrent en dehors de l'aliénation, hors de la Nuit, ce que nous voulons dire précisément - c'est ici des sujets de tréfonds dont il est primordial d'aller à leur découverte mais qui sont difficilement approchables sans se laisser emporter dans une plongée dans les hautes-profondeurs de la Dissidence et qui demande le temps qu'elle demande pour les atteindre ; hautes-profondeurs desquelles nous ne pouvons pas remonter trop rapidement, respectant une certaine règle de décompression -, c'est que la Dissidence s'enlise dans une convergence de phénomènes incapacitants.

 

Il faut préciser que ce moment d'enlisement correspond au processus global de transition en cours influençant le déroulement historique et métahistorique de l'aventure dissidente, de la mise-en-marche en avant des convergences prérévolutionnaires du XXIème siècle vers les Temps qualifiés et arrivées à la Croisée des chemins de leur convergence, ce moment implique de faire des choix pour continuer à avancer, implique d'affronter les phénomènes incapacitants en présence afin de pouvoir distinguer les choix réduits qui nous sont offerts, d'en avoir conscience pour les comprendre, et tant que la Dissidence ne comprendra pas qu'elle est dans ce moment dialectique, elle restera figée à la croisée des chemins, au carrefour de l'Histoire tandis que l'Histoire avance, que la Nuit s'enfonce.  

 

Nous voulons bien admettre que des subtilités sont évoquées, nous en évoquons nous-mêmes dans nos essais, nous écoutons la Dissidence, et nous voulons bien lui concéder que des idées passent, nous essayons précisément d'expliquer qu'elles ne font que passer, qu'elles ne sont pas prises en compte, qu'elles ne sont pas articulées, puisque le ronron se suffit à lui-même, la plupart n'auront jamais eu d'application ne fusse que théorique, des idées, comme on passe d'une actualité à l'autre, alors qu'elles indiquaient des orientations tout à fait déterminantes - nous disons exactement que l'articulation des idées est noyée sous les lourdeurs de la réinformation et sous le poids d'une réactualisation quotidienne et laborieuse d'un constat de faillite dont on ne sait d'ailleurs plus trop quoi faire, qui occupe tout l'espace qui nous est offert et tout le temps qui nous est imparti -, des pistes de réflexions métapolitiques qui correspondaient à la nature même de la Dissidence sont passées et repassées, jamais exploitées, pour finir à la trappe, et les dissidents n'ont même pas conscience de cette théorie politique en mouvement au sein de leur propre convergence, le ronron ne fait donc pas débat, ce qui est pratique...

 

La Dissidence est, nous l'avons dit, comme figée dans sa propre ignorance d'elle-même, ça n'est pas un petit problème, cette ignorance constitue l'aliénation elle-même ou l'explique dans sa quasi totalité. Les intellectuels, les têtes d'affiche et libres penseurs de la Dissidence ont une responsabilité dans l'entretien de cette ignorance et profitent largement de ce statu quo. Le font-ils par pédagogie, facilité, habitude, confort, ronron, rente, inertie, agitation, vengeance ? Nous devons en effet nous poser ces questions. 

 

L'imposture consiste précisément à faire semblant que la Dissidence, en tant qu'entité prérévolutionnaire, que le ronron néo-souverainiste, en tant que théorie politique, et que certains phénomènes incapacitants directement liés à ce ronron, n'existent pas, comme d'ailleurs, nous autres, dissidents, nous n'existons pas pour la Dissidence emblématique, officielle et mainstream qui pratique à notre endroit et à l'égard de l'idée toute simple de Critique positive (qui les obligerait à remettre leur ronron et leur méthode en question, ce qui serait finalement sain) une Stratégie de l'édredon, et nous pourrions même dire un certain mépris, auquel cas, ça n'est pas Nous qu'ils mépriseraient en se comportant de la sorte.

 

Nous avançons donc dans l'inconnu puisque tout ce que nous abordons est un non-sujet dans la Dissidence sans conscience d'elle-même et qu'en plus de deux ans où nous abordons ces questions, sous des angles différents, ni la Dissidence, ni des dissidents, ne nous ont répondu, sur rien, ou pas grand chose, entendons nous bien, nous ne disons pas cela pour nous plaindre, mais pour dire que ça rend cet exercice d'autant plus compliqué... Et que c'est inquiétant en terme d'interaction. Pour nous autres, dissidents, ça ne change strictement rien.

 

Par exemple, mais nous aurions mille autres exemples, quand nous avons organisé les Rencontres Eurasistes - le 18 octobre, à Bruxelles -, étaient conviés et présents pour l'évènement Alexandre Douguine (par les voies d'une retransmission de plus d'une heure depuis Moscou), Robert Steuckers, Constantin Parvulesco, Laurent James et Gandharian (cyclo-antitouriste eurasiste), il était proposé aux dissidents de venir les écouter mais aussi de les rencontrer dans une perspective constructive, et, comme de fait, nous n'avons été relayés par aucunes dissidences, ou quasi aucunes, au final, nous étions une trentaine, et bien que ces rencontres n'en furent pas moins "décisives", nous pensons que prendre cet exemple n'est pas inutile pour illustrer la place des idées dans la Dissidence, alors, et encore une fois, ça n'est pas tant pour nos personnes que cette situation est tragicomiquement triste, mais nous nous disons que l'Europe et que la Dissidence vont mal.   

 

Les têtes pensantes peuvent s'en défendre, mais d'une manière générale, dans les rangs des militants du quotidien, factuellement, le mondialisme, c'est un peu la réponse à tout, la et l'excuse pour ne pas aller plus loin que le constat de faillite qui en devient une idéologie puisque toutes les entreprises géopolitiques possibilistes et les volontés de puissance objectives sortent irrémédiablement du cadre "statio-national" qui, par le mondialisme comme anathème (c'est un peu l'équivalent de la reductio ad hitlerum pour le mainstream politico-médiatique), sont donc nécessairement des projets sionistes, mondialistes, etc, et ce, avant même de les définir, de se les accaparer, avant même qu'ils existent, avant même de savoir de quoi il est question...

 

Nous ne savons pas si les libres penseurs se rendent compte de l'ampleur de ce phénomène et l'ampleur de ses dégâts ; nous n'en doutons pas un seul instant. Céline a raison!

 

Nous devons remettre cette "méthode" en question

 

Cet événement devenu sentiment devenu dégoût devenu constat devenu logiciel devenu méthode devenue dialectique devenue ronron devenu conclusion devenue utopie devenue folle devenue mythe incapacitant devenu idéologie devenue philosophie-politique est le fruit d'un certain complotisme nihiliste de fabrication aéronavale dont la fonction conspirative est précisément le contrôle optique et satellitaire des insurrections de l’être dont on lui explique que les incendies de son cœur sont un Complot mondialiste, une immanence de la Marchandise ou une ingénierie psycho-sociale. Au mieux du Romantisme, au pire, de l'ordre de la psychiatrie. Que le seul foyer hermétique au Complot, où son feu s'apaisera, et pourra alors servir de façon raisonnable et de manière utile, la véritable insurrection, est la Dissidence de toutes les traditions modernes. La subversion est dans la méthode.

 

Oui, parce que si la Dissidence "de l'extrême gauche à l'extrême droite de sa bêtise" - la notre comprise - n'aime pas les ananathèmes et autres diversions psychologisantes, elle n'en n'est pas moins avare. 

 

Ainsi, la seule possibilité qui s'ouvre à l'être pour se libérer, pour ne pas devenir l'idiot utile de la vraie-fausse révolution et du vrai-faux complot mondialiste dans sa tentative d'émancipation, pour ne pas s'éteindre dans une dernière conflagration de l'âme et risquer de sombrer dans la vie, est d’intégrer, monnaie sonnante et trébuchante, la Dissidence de la neutralité virginale, son ronron et sa vérité ronflante, comme figée dans les rotondes éternelles des maisons de retraite et coincée dans une chaise-roulante bancale lancée à toute vitesse dans les méandres de l'économie de marché. Quelque chose entre le frigidaire et la couveuse. Entre la salle d’attente et l'abattoir.

 

L'être, qu'il ait contracté, ou qu'il n'ait finalement pas signé le contrat de son ananassurance* (*marque déposée), se révoltera, là n'est pas la question. T'as raison Cousin !

 

La Dissidence dans sa danse déicide a enfermé les dissidents dans une transe liberticide

 

"...Tenez, hier, je n'y tenais plus : j'ai entendu, comme l'ange Gabriel, les ailes de mon cœur. Le souffle de l'esprit sacré a parcouru mon être ! J'ai pris ma lyre, et j'ai chanté :

 

Approchez-vous,

grande Marie !

Mère chérie !

Du doux Jhésus !

Sanctus Christus !

Ô Vierge enceinte,

Ô mère sainte,

Exaucez-nous !" Arthur Rimbaud

 

La Liberté d'expression de l'entre-soi dissident c'est le Cause toujours démocratique standard effondré avec le World Trade Center et rénové par le Ferme-là de Dieudonné ; le Bras d'honneur de Clemenceau reprit  comme logo d'une plateforme de téléchargement axée sur le rap dissident (tout un symbole).

 

On passe de j'nique la France à j'kiff le drapeau. Nous ne savons pas si c'est un progrès ; ce qui était le mieux. On passe d'anarcho-libéral à néo-conservateur ; on a déjà vu ça, ça à l'air tentant.

 

Nous autres, dissidents, des milieux populaires - banlieusards, périurbains et ruraux précaires - de la génération grunge et de La magie du tiroir, nous ne sommes pas entièrement convaincus que toute cette génération - aux parents chômeurs ou travailleurs pauvres - en voulait à l'essence et à la substance des peuples, de son peuple, au fond d'elle, où si elle en voulait à ce qui détruisait leurs peuples. Nous ne savons pas qui d'elle où de ses parents étaient le plus bercés par la musique de chambre funèbre dans les allées des supermarchés.

 

Même en ce qui concerne la mode - les modes musicales, vestimentaires, etc -, si "Paris" donne la tendance : la "Province" en fait c'qu'elle en veut - d'ailleurs il y avait un rap des champs très diffèrent du rap des villes - ; il y aurait un débat à avoir, des positions à revoir, à savoir si c'était la France ou l'Occident qu'ils voulaient niquer ; rien n'est moins sûr.

 

La société de consommation commençait à ne plus faire son travail d'aliénation, à force de trop en faire, la modernité montrait ses défauts et le spectacle n'était plus à la hauteur, ils avaient butté Tupac et Kurt Cobain en avait foutu plein l'plafond, il fallait en faire plus, plus de spectacle, plus de subversion, la génération sacrifiée commençait a réclamer sa part du sang versé par l'ultra-libéralisme et se déversant sur les écrans de télés, trop tôt, mais l'orchestre connaissait la musique, on chuchotait encore sans qu'il puisse nous entendre, on est passé d'une légende urbaine à une rumeur de la rue ; d'une rumeur du retour de l'être ; d'une rumeur au bruit du rap, du bruit au brouillage des téléphones portables, du brouillage au bavardage sur internet, du bavardage au hameçonnage du 11 septembre, du hameçonnage au murmure prérévolutionnaire, du murmure au piratage du complotisme, du piratage au dialogue de sourds de la Dissidence, du dialogue de sourds au rap dissident : la boucle est-elle bouclée ?   

 

Il faut changer l'approche du problème, de méthode, parce qu'il nous semble que nous n'avons pas vraiment avancé, que le discours n'a pas réellement changé. On repasse par des conversations par lesquelles on ne devrait pas avoir à repasser quand nous avons devant nous un dissident. 

   

Tout cela mène à des assemblées constituantes où les idées sont de toutes façons censurées, où c'est un gauchiste prépubère qui décide qu'est-ce que la démocratie et où vous vous ferez insulter par un antifa attardé (on a testé pour vous) dés les premiers échanges ; d'ailleurs quelques dissidents sont juste des antifas faisant des quenelles. 

 

Alain Soral devrait savoir ce qui se passe dans ces assemblées où il est ostracisé - c'est-à-dire son côté vertical - et où les dissidents sont plus ou moins chassés, en tout cas étouffés, avant d'en vanter les mérites dans ses vidéos, peut-être le sait-il.

 

Ainsi, en défendant la Liberté d’expression comme "concept absolu" - mon cul sur la commode -, Leur Liberté d'expression "par rapport à", qui est la première arnaque de l'imposture démocratique, la Dissidence mainstream incarne la nature démagogique du mensonge du libéralisme d'expression, sa mentalité tyrannique et ses censures arbitraires, et nous offre d’apercevoir une préfiguration de la Véritable démocratie qui vient... 

 

Nous nous permettrons d'illustrer notre propos par l'exemple suivant, récemment, nous regardions une émission de MetaTV avec Mathias Cardet, avec lequel nous partageons des points de convergence, mais son résumé de la question identitaire nous a surprit, pour réduire : question identitaire dans les strictes limites de la république, du principe démocratique et de la religion laïque - question limitée à la question du racialisme épidermique - "identitaires" : "racistes" - tolérance - cause toujours - non-débat - fatalité - les racistes qui nous aiment pas on les attend physiquement : point.

 

Comme si la question identitaire se limitait à cela et c'est précisément cela qu'il faut commencer par évacuer pour parler, en réalité, d'une autre question, qui n'est pas la question identitaire, mais celle de l'être - de sa race, de sa race d'esprit, de sa race intérieure -, et qui est une question de même qualité pour le français de branche que pour le français de souche, de racine, de bourgeons, de fleur et de fruit... Question qui a du se perdre en cours de route et qui était : que la question identitaire posée par la modernité soit reposée en des termes traditionnels. La réconciliation nationale ne sera pas républicaine. La révolution européenne ne sera pas démocratique. Notre tradition révolutionnaire n'est pas laïque.  

 

Nous attendons d'être contredits, enfin, c'est là un bien grand mot, nous n'attendons rien, ça n'est pas à nous qu'il faut répondre et ça n'est même pas nous qui devrions poser ces questions là, nous autres, dissidents, nous ne sommes pas en guerre contre la Dissidence, nous formulons une critique positive, nous ne comptons pas réellement justifier notre démarche, ni sa forme, quand la Dissidence s'autorise tout et ne répond à rien, il est évident que nous ne disons rien d’extraordinaire, ce qui est extraordinaire finalement c'est de devoir le dire.

 

La convergence qui marche à la baguette ne pouvait pas transmuter sans une certaine compréhension d'une certaine double fonction, d'un certain concept et d'une certaine mise-en-marche de ce dernier. La Dissidence emblématique et officielle a eu accès à toutes les indications nécessaires. Ses orientations objectives et suggestives vont systématiquement à l'encontre de cette mise-en-marche.

 

Par exemple, l'Eurasisme - et au-delà l'axe Paris Berlin Moscou - était un signe de reconnaissance ne faisant pas trop de doute, sans trop en faire, l'excès inverse fut maladroit, car au-delà de l'Eurasisme russe d'Alexandre Douguine, l'idée de Quatrième théorie politique suggérait, des principes, un esprit, une méthode, indiquait des références, sur lesquels beaucoup ont insisté, des 4ème Voies Européennes très Françaises ont été évoquées sous la plume de Jean Parvulesco, par exemple, et il faut bien comprendre que ces voies n'ont pas été abandonnées, que le mouvement ne s'est pas figé avec la Dissidence mainstream.

 

La Dissidence soutient Vladimir Poutine ; très bien. Mais doit-elle, dans son entreprise de dédiabolisation de la Russie de Vladimir Poutine, outrepasser sa vocation métapolitique suprahistorique européenne - c'est-à-dire en Croisade contre le Monde moderne -, en vendant une image républicaine de Vladimir Poutine pour alimenter ses petites affaires courantes au point de démocratiser un "concept absolu"  westphalien, d'essence droit-de-l'hommiste et de substance progressiste ?

 

Alors que, selon nous autres, dissidents, elle a, certes, fonction à faciliter une vocation politique historique française du "concept absolu" Vladimir Poutine sur la scène du mainstream politico-médiatique de la politique-politicienne franco-française, encore faudrait-il qu'elle le fasse, mais, sa fonction primordiale - au-delà d'aider un certain soft power russe-eurasiste qui se transforme trop souvent en du pro-poutine primaire assez pitoyable en terme de dignité - est la mise-en-marche en avant à contre-courant du "concept absolu" de l'Europe européenne. Vladimir Poutine, en son "concept absolu", est Russe, tsariste, impérial, orthodoxe et eurasiste.

 

D'ailleurs, et à ce propos, Marine Le Pen, il faut le dire, a une position plus subtile dans sa stratégie face au problème de l'Union dite Européenne que la Dissidence emblématique officielle et mainstream, elle est la plus à même aujourd'hui a déclencher une crise politique de cette institution mondialiste, et il est une preuve que la Dissidence ne comprend pas son rôle historique quand, par exemple, E&R annonce sa transformation en parti politique.

 

Notons que le modèle national-républicain et le système westphalien que défendent les néo-souverainistes ne correspondent pas au système multipolaire, mais correspondraient davantage au système multilatérale atlantiste qui est en quelque sorte une version unipolaire et une subversion mondialiste du monde multipolaire.

 

Ainsi Alexandre Douguine, dans Pour une théorie du monde multipolaire, nous dit : "Le système multipolaire ne considère pas l'égalité juridique des États-nations dans le système westphalien comme nécessairement révélatrice d'une réalité factuelle, mais plutôt comme une simple façade derrière laquelle se tapit un monde très diffèrent, basé sur un équilibre des forces et des capacités stratégiques réelles plutôt que symboliques."

 

Et il nous dit aussi, au sujet du multilatéralisme : "Un autre modèle de l'ordre mondial, quelque peu éloigné de l'hégémonie états-unienne directe, est celui d'un monde multilatéral (multilatéralisme). Ce concept est très répandu au sein du Parti démocrate états-unien, et, est officiellement conforme à la politique étrangère de l'administration du président Obama (...) Dans la pratique, le multilatéralisme signifie que les États-Unis ne devraient pas intervenir dans le domaine des relations internationales, que ce soit en impliquant uniquement leurs propres forces, ou bien en donnant mandat à ses alliés et "vassaux" pour se mettre en première ligne (...) Dans une telle situation, les États-Unis devraient jouer le rôle de "premier parmi les pairs", plutôt que celui de "dictateur parmi les subordonnés". Cela imposerait à la politique étrangères états-unienne certaine obligations envers leurs alliés dans les politiques mondiales et exigerait le respect d'une stratégie globale. Cette stratégie globale dans ce cas serait la stratégie de l'Occident pour établir la démocratie mondiale, le marché global et la diffusion de l'idéologie des droits de l'homme à l'échelle mondiale..."

 

C'est à Berlin et c'est à Moscou qu'il faut mettre la pression ! (Et pas au FN ; nous précisons que nous autres, dissidents, nous ne votons pas.)

 

Il était amusant d'entendre très récemment un néo-souverainiste anti-européiste primaire, secondaire et tertiaire, sur une radio non-conforme, nous expliquer qu'il ne ressentait pas d'atavisme européen mais se sentait par exemple plus proche de l'Amérique Latine - en terme de partenariat et de volonté de puissance notamment -, le même confondait la notion de monde multipolaire et la notion de multilatéralisme - ou peut-être a-t-il théorisé une troisième voie en terme de multipolarité ? Si tel est le cas, nous n'en avons pas comprit les termes -, le même disait que Poutine était un westphalien, nous avons là toute l'essence du néo-souverainisme ; et ce qui fait des dissidents qui suivent cette voie laiteuse des alter-mondialistes conservateurs... Nous espérons qu'il ne croit pas en ce qu'il dit, et si c'est une stratégie elle est de toute façon mauvaise, c'est celle des gaullistes qui n'ont rien apprit de de Gaulle : de DLR à E&R en passant par l'UPR, de l'air!

 

Ivres pierres aux joues rouges et rondes, des héros rouges aux pieds rivés devant l’effilé dérivant "à l'anglaise", figés dans les cales du Grand Bateau faisant naufrage ; des petits cailloux dans les chaussures et des blocs de béton dans le baluchon d'Europe sur le chemin du retour. Il serait peut-être temps de passer à la mutinerie de cette subversion mondialiste de bonne foi... Et pas de quartier pour ceux qui confondent toujours Europe et Union dite Européenne, plutôt que de les recevoir à dîner chaque vendredi ; le jour du poisson ; mettons à jour, le poison.

 

La Dissidence joue donc un petit jeu amusant, un jeu qui consiste à parler de tout, de tout dire, tout. Trop ou pas assez. Et même essayer de parler la preums d'une idée qui passe, et ensuite, de s'amuser à noyer cette idée (et l'idée d'essayer de l'articuler) sous un amas de réinformation, de constats, de listes, de nouvelles vraies-fausses bonnes idées, jusqu'à ce qu'elle soit totalement écrasée, oubliée. Ressortir, le cas échéant, la caution qu'on en a parlé.

 

La Dissidence joue également ce petit jeu avec différents accès littéraires et intellectuels à la Tradition, aux transmissions et aux initiations qui permettent d'approcher les principes libérateurs traditionnels et authentiquement révolutionnaires ; la voie du Retour à l’Être. Cette voie primordiale, verticale et radicale, ne permet pas de perdre une seule seconde en réinformation, en indignation et en dérision. Pour eux, la Tradition n'est qu'une façon de dire les choses ; qu'en plus ils n'aiment pas ; la Tradition ne serait pas une langue ; une langue comme le chant du coq signal à l'aigle que le jour se lève.

 

La Religion à la maison, mais quelle est leur religion ?

 

Si une poignée de dissidents traditionalistes et révolutionnaires pratiquaient sincèrement cette voie de voyous et de voyants, le ronron des votants vivotant serait remit en cause en une matinée, et il ne s'agit pas de perfection, de pureté et d'innocence. Il s'agit d'Amour. (Il s'agit de faire quelques distinctions : la distinction entre constat et conclusion.  Entre stratégie et objectif. Entre méthode et art. Entre UE et Europe ; l'Europe des Nations, l'Europe Européenne. Entre franc-maçon et Tradition. etc)  

        

Ce que nous voulons dire c'est que pour des raisons liées à ce qu'offre ce ronflement d'une façon ou d'une autre en terme de "quantité", on a sacrifié une "qualité" immédiate. Rimbaud a raison!

 

Le néo-souverainisme à la doctrine pseudo-révolutionnaire la plus stupide que des magiciens ont dicté à des apprentis sorciers

 

La Dissidence est-elle un montage néo-souverainiste ? Un bricolage alter-républicain, néo-démocratique ? Une restauration post-national et post-socialiste ? Une réforme du laïcisme, de l' agnosticisme et de l'athéisme de la modernité ecclésiastique ? Un échafaudage égalitariste, humaniste et droit-de-l’hommiste de gauche libérale-libertaire dans une posture subversive de droite conservatrice déguisée en "ni gauche ni droite (surtout ni droite)" alternative et patriote ?

 

La Dissidence devait-être l'avant-garde d'une Quatrième théorie politique, elle est l'arrière-garde de la République et d'un gaullisme anachronique.

 

C'est un choix ; un choix qui ne correspond pas aux orientations traditionalistes qui se dégageaient les premières années de cette convergence ; le choix de la modernité.

 

La Dissidence dit que le citoyen peut être à la fois le gouvernant et le gouverné.

 

Comme à l'aube des Temps où il était l'être-nu sous le soleil, toujours exposé, soumit et gouverné par Dieu, par les évènements, les éléments et les dieux, mais toujours selon les plans de Dieu, et toujours tout nu sous le soleil ?

 

Et oui, plus tard - pour ceux que ça tracasse -, dans toutes les turpitudes du Temps qui passe, sont "venus" les prophètes, les rois et les prêtres, pour maintenir la Tradition et soutenir l'être en sa "chute". Prophètes, Rois et Prêtres qui parfois, il est vrai, trahissent Dieu et l'être. Mais est-ce que le démocrate, l'argent et le journaliste ne trahissent-ils pas davantage l'être et Dieu, en plus d'avoir tué la verticalité, la radicalité et la sacralité ?

 

Avant de poursuivre, il est également important de souligner, à propos de la trifonctionnalité "dumézilienne", que la Tradition primordiale - dont il faut considérer qu'elle est une théorie de l'involution, c'est-à-dire une théorie anthropologique en désaccord avec la théorie classique de l'évolution, avec le darwinisme, mais aussi en désaccord avec le créationnisme glauzien (ou encore le récentisme)  - nous dit que la trifonctionnalité est une réponse verticale à la décomposition cyclique de l'homme total et de l'être radical de la caste unique et de la communauté sacrale des Origines.

 

L'être et la communauté de l'être assaillis par les immanences de la Marchandise en mouvement et les transcendances du Complot en acte, ont cessé d'être l'être libre et la caste unique de l'Age d'or.

 

L'être est devenu infailliblement faible, mais ça n'est pas la trifonctionnalité qui a affaibli et divisé l'être. La Tradition, ça n'est pas les Origines, comme le Progrès nous dit que tout ce qui est nouveau est forcément bien, la Tradition ne dit pas que c'était mieux avant. C'est les immanences de la Marchandise transcendées par touts les complots et toutes les conspirations en mouvement de subversion et de contre-initiations à travers des incarnations suprahumaines, humaines et non-humaines du non-être, qui ont divisé l'être, la trifonctionnalité a maintenu l'être, la communauté et la Tradition en vie. Du moins pour un temps, sans quoi nous serions passés de l'être au dividuum sans passer par le dissident, ce qui aurait été dommage... Le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont raison!

 

Marchandise et Complot, Spectacle et Dissidence

 

Marchandise et Complot ; ingénierie psycho-sociale et conspiration ; dialectique du Capital en mouvement et Libéralisme triomphant ; Spectacle et Coulisse ; Société et Système ; Peuple et Dissidence, sont une seule et même chose : immanence, et transcendance, exotérisme et ésotérisme de L’être et de la communauté de l'être soumis aux puissances de l' Imperium de l'être et de l' Empire du non-être comme dualité du principe "social" universel, et, soumis aux forces de l'Immobilité et de la Croissance exponentielle comme dualité du principe "économique" universel.

 

Que les professionnels de la "Gouvernance par le Chaos", les experts de la "dialectique du Capital en mouvement", les spécialistes du concept agissant seul et les techniciens de l'exécution ne se réalisant jamais seule écoutent les "Grands Temps" : car les limites exclusives qu'ils s'imposent ne sont pas les limites du Complot et de la Marchandise ; de la Révolution et de la Tradition comme réponse unique.

 

La Dissidence et leurs "dissidences" ne sont pas hermétiques à ces "logiques", et nous n'aidons pas à renforcer nos défenses immunitaires symbiotiques en expliquant uniquement et exclusivement ces phénomènes par le système comme abstraction. Nous devons exactement et précisément les expliquer par la Dissidence comme attraction, par les tendances, courants et mouvements en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle. Saint-Jean a raison!

 

Quelles ingénieries psycho-sociales internes pourraient suggérer ou imposer des limites  à la Dissidence ?

 

Est-ce que les limites - dans l'articulation des idées révolutionnaires et traditionnelles vers une conclusion commune et une Dissidence opérative - que s'imposent les libres penseurs "officiels" de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ne sont pas une forme d'ingénierie psycho-sociale interne à la Dissidence ?

 

Est-ce que les possibilités qu'offrent leurs matérialismes dialectiques et leurs déterminismes scientifiques, qui sont imposées à la Dissidence comme dialectique et logos uniques et exclusifs, se suffisent à elles-mêmes dans les différentes réflexions et articulations que la Dissidence se doit d'avoir autour des sujets de la Révolution et de la Tradition, de la Marchandise et du Complot ? Ne sont-elles pas des possibilités limitatives, des limites au "possible entrant en conflit avec le réel" ?

 

Est-ce que ces limites permettent une mise-en-marche en avant de la Dissidence au-delà de l'Histoire ?

 

Est-ce que la somme de l'addition du matérialisme marxisme, du réalisme conservateur, du pragmatisme national-républicain, du rationalisme libéral et du complotisme journalistique égale une philosophie-politique que nous pouvons qualifier de révolutionnaire ?

 

Est-ce que cette philosophie-politique qui n'existe pas peut se passer du recours à la Tradition ?

 

Est-ce que nous pouvons distinguer les principes et départager les antagonismes en mouvement dans cette compilation de chanteurs morts pour faire synthèse, éviter de faire ronronner un syncrétisme et de faire passer un syncrétisme pour une philosophie ?

 

Et, par extension, est-ce que cette philosophie-politique en mouvement prétend exclure les traditionalistes et les principes traditionnels de cette "Croisade contre le Monde moderne" ? 

 

"...exclure les traditionalistes et les principes traditionnels de cette "Croisade contre le Monde moderne" ?" Drôle d'idée ? Nous disons que c'est l'effet le plus remarquable, qui caractérise le mieux le ronron néo-souverainiste et sa subversion mondialiste.

 

Ainsi, une certaine articulation - d'un matérialisme social, d'un réalisme ethno-stratégique, d'un pragmatisme métapolitique, d'un rationalisme économique et, paradoxalement, d'un certain complotisme numérique augmenté d'un souverainisme anachronique -, qui constitue, à elle seule, et a peu de choses près, l'essence du ronron néo-souverainiste, ressemble fortement, et de plus en plus précisément, dans cette articulation unique et exclusive, à une entreprise antitraditionaliste, et il n'y a pas ici grand chose à prouver, les choses sont claires, la Tradition n'a aucune place dans les différentes articulations que nous pouvons observer dans cet établissement sans fin d'un constat de faillite auquel nous assistons quotidiennement - ou nous demandons courtoisement qu'on nous les indique -, et qui revient à organiser des ballades et des pic-nic dans les ruines du monde moderne sans jamais y resemer un bout d'prairie, y replanter un arbre, sans même y introduire un pot-de-fleurs, en  laissant les déchets sur place, comme pour ajouter du désordre à l'effondrement

 

La Marchandise et le Complot ne font qu'Un, l'histoire de l’être et de la communauté de l’être est la lutte intérieure, métaphysique, et le combat manifeste, physique, contres les immanences et les transcendances de la Marchandise et du Complot en puissance et en acte. Considérer que la trifonctionnalité est une immanence de la Marchandise et une transcendance du Complot est une erreur fondamentale ; c'est confondre essence et substance, inverser qualité et quantité, c'est mettre en haut ce qui est en bas.

 

Un Retour c'est une mise-en-marche en avant à contre-courant, ça n'est pas une marche arrière, nous retournerons à l'être en repassant en avant par la trifonctionnalité principielle du principe total, en indiquant, dans un premier temps - dans un premier mouvement -, le sentier perdu vers le chemin du retour à l’être, et non le chemin de l'être vers le retour des perdus du sentier...

 

Alors, peut-être que le "Retour des Grands Temps", nous pouvons l'imaginer, allumera le feu originel le plus sacral de l'humanité adamique la plus primordiale qui enflammera les profondeurs, les ténèbres et les entrailles les plus abyssales de notre âme, notre esprit et notre race intérieurs dans un retour immédiat à l’être-racine dont la verticalité déclenchera en notre cœur l'Incendium Amoris qui portera notre combat ontologique et radical pour l'établissement de l'Imperium Magnum - de ce que Jean Parvulesco appel l' "Empire Eurasiatique de la Fin" - vers le rétablissement du Regnum Sanctum et l'aboutissement de la Pax Profunda, peut-être que l'être et la communauté de l'être vivront tout ça...

 

En attendant, la question est comment des révolutionnaires qui ne veulent déjà pas être dissidents et dépasser le situationnisme-marxiste, qui ne veulent pas ouvrir de 4ème Voie et dépasser le réalisme-occidental pourront retrouver le "Sentier perdu" vers le "Chemin du Retour à l’Être" ?

        

Les complots qui conspirent, contre les peuples connectés au Complot et les dissidences sans Conspiration, pourront, en effet, désorienter, prendre en main et jouer avec cette tiède insurrection à la métaphysique fiévreuse dont les vraies-fausses valeurs républicaines de libertés, le vrai-faux principe démocratique d'égalité et le vrai-faux fondamental laïque de fraternité sont exactement et précisément pensés et proposés comme principes supérieurs de la philosophie-politique néo-souverainiste pour empêcher les peuples et les dissidents de combattre cette métaphysique des Lumières en acte de sabotage et en mouvement de subversion.

 

La Dissidence n'était-elle qu'une entreprise de sauvetage de la République ? Pourtant, des ordres avaient été indiqués, et au petit-gaullisme anachronique et post-national néo-souverainiste devait succéder un "Grand Gaullisme" topique et impérial continentaliste... James a raison!

 

Vers où Nous diriger pour aller à la rencontre du "Sentier Perdu" vers le "Chemin du Retour à l'être" ?

 

Ça n'est pas compliqué, orientez-vous vers les possibilités métapolitiques que n'exploite pas et découvrez les potentialités métaphysiques dont ne parle pas la Dissidence mainstream, ou dont elle ne parle que pour ne pas en parler, qu'elle évoque pour ne pas les invoquer, allez vers les puissances et les forces, les principes et les idées, que la Dissidence ignore où fait semblant d'ignorer, qu'elle interdit, étouffe, au nom du ronron néo-souverainiste, autrement dit, au nom de la république, de la démocratie et du laïcisme drapés sous leurs vraies-fausses apparences des interprétations modernes...

 

Et nous pourrions commencer par évoquer, invoquer et convoquer la France.

 

L'idée de la France, le principe de "concept absolu" Français, balayent à eux-seuls cette république démocratique et laïque que l'on appel France.

 

La France, comme concept, idée et principe, est totalement absente des perspectives opératives de la Dissidence républicaine qui n'a que France à la bouche. Voilà les situations paradoxales qu'il nous faut essayer d'expliquer.

 

Mais nous pourrions citer, entre autres, des moyens et des outils pour y arriver, pour retrouver le "sentier perdu" vers la France (vers la "double origine fondationnelle de la France"), et que la Dissidence "ignore" également, comme le concept de Quatrième théorie politique "Européenne", l'idée d'"Ésotérisme révolutionnaire" (c'est-à-dire un regard révolutionnaire sur la Tradition et un regard traditionnel sur la Révolution), le principe de "Grand Gaullisme", la méthode de l'"Eurasisme", le "service minimum" d'une critique positive de la Dissidence peut-être et pour commencer, etc... Mais c'est la France qui nous convoque. La France a raison!

 

La Dissidence mainstream est donc devenue notre "BHL" - faut rigoler -, en gros, il faut penser l'inverse de ce qu'elle pense, bien que cette logique soit pourrie, c'est celle de la Dissidence

 

En effet, nous disons bien penser, pas ce qu'elle dit, elle dit des trucs factuels, pleins de trucs vrais, un tas de vrais-faux trucs qui servent qu'à prendre la poussière de pixel dans des archives numériques. La réinformation de "l’événement qui en chasse un autre" est une base de données qui n'a pas la fonction de former, ou de motiver un mouvement, de nourrir une philosophie, d'animer une métapolitique, ni même d'informer, encore moins d'éveiller, aux mieux, dans sa vocation unique et exclusive de contre-désinformation, elle a une fonction de chaînes de conduction de stress virtuelles, mais nous pourrions alors nous demander quel message est véhiculé à travers cette chaîne au-delà des stress que la réinformation provoque, et quels types de stress ?

 

"(...) il faut penser l'inverse de ce qu'elle pense,..." Plus exactement, il n'est pas question "dire" ou "penser" autre chose que les dissidences emblématiques, officielles et mainstream par esprit de contradiction, mais nous devons avancer sans elles sur les conclusions et les orientations, car à force de tourner en rond dans un bocal, elles s’effacent du temps, et alors qu'elles ont l'air vraiment contentes d'elles-mêmes, elles n'existent presque plus et le système s'est habitué à leurs présences fantomatiques, il alimente un peu le bocal et tout le monde est content, la Dissidence existe de jure, certes, existons de facto, une dissidence opérative doit voir le jour et faire l'actualité dés demain : occuper les troupes d'occupation mentale. Ozon a raison!

 

Les dissidents doivent reprendre leur autonomie dans l'action et sortir leur mouvement de la virtualité

 

La Dissidence mainstream n'ayant que des méthodes sophistiques du même acabit que sa "méthode BHL" comme base argumentative moyenne, le système peut plus ou moins lui retourner tout ce qu'elle oppose en argumentation binaire comme étant son propre défaut primaire, mais il est difficile de débattre avec elle, encore faut-il le vouloir, et encore faut-il réussir à ce qu'elle vous réponde, car elle a déjà du mal à s'entendre elle-même, c'est d'ailleurs en ce sens, nous pensons, qu'elle a été "conçue", ou qu'elle s'est construite, pour ne produire qu'un dialogue de sourds

 

Le peu que nous côtoyons les réseaux sociaux, nous pourrions parfois avoir l'impression, dans nos rares échanges avec les avatars de la sphère dissidente, de systématiquement communiquer avec un robot, un robot-troll à produire des sophismes sans rapport avec la conversation, pouvant répondre à tout, tout en ne disant rien, de quoi épuiser l'interlocuteur assez rapidement, disons que ça n'est pas nouveau mais que le phénomène s'est amplifié, nous ne pouvons pas croire que nous parlons à des êtres humains, d'ailleurs, le comble des réseaux sociaux pourrait être que des millions de robots envoyés pour occuper les multitudes dissidentes connectées se parlent, se répondent, se mettent en boucle et s'affronteraient entre-eux dans une guerre de spams sophistiques à en faire péter tous les serveurs des pages, forums, blogs et sites de la web-dissidence et de Big Data... Mais continuons. 

 

Comment fonctionne exactement cette nouvelle forme de conduction du stress ?

 

Est-ce que la nature liquide, volatile et éphémère de la réinformation ne conduit pas davantage de vacuité et d'anxiété que d'information et de stress ?

 

Y a-t-il plusieurs chaînes de conduction de stress dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ou forme-t-elle une seule et unique chaîne ?

 

Y a-t-il des chaînes de conduction de stress contradictoires et antagonistes dans les mouvements qui animent la convergence prérévolutionnaire de toutes les vitrines idéologiques ?

 

Y a-t-il une chaîne dominante et conductrice d'une idéologie mortifère dans les convergences prérévolutionnaires du Retour à l’Être ?

 

Est-ce que les messages antagonistes et les stress contradictoires diffusés dans les différentes chaînes de conductions de stress virtuelles à travers les différentes tendances, courants et mouvements en mouvement dans la Dissidence ne s'annulent pas entre-eux et n'annulent pas systématiquement le "bon stress" ? (comme il y a un bon cholestérol, en quelque sorte.)

 

Est-ce qu'une "chaîne de conduction de stress virtuelle", par le caractère même du virtualisme n'intègre-t-elle pas une idée de subversion intrinsèque et ne produit-elle pas davantage de confusion qu'elle n'alerte?

 

Est-ce que dépasser cette nouvelle forme de subversion en puissance dans les nouvelles chaînes de conduction de stress virtuelles et confusionnelles, et certainement déjà en acte à travers la massification des médias indépendants et alternatifs de la réinformation tactique n'implique pas de remettre en cause radicalement l'utilisation d'Internet elle-même, et le fait que la Dissidence soit essentiellement virtuelle ?

 

Est-ce que l'utilisation d'internet n'intègre pas l'idée d'uniformisation ?

 

Cette uniformisation peut-elle s’opérer par une reconfiguration sauvage de la structure mentale du cerveau collectif des multitudes connectées par l'action d'un piratage (par le simple fait d'être connecté), langage subliminal dont la nature plastique, informatique, numérique, générique et synthétique en fait le langage du post-libéralisme paradigmatique, du système de croissance exponentielle lui-même ? Ainsi, la démocratisation d'internet est une volonté de la méga-machine de s'adresser directement à nous, d’accélérer la naissance de ses petits, elle a les corps et les esprits mais elle n'a pas encore les âmes.

 

Est-ce que l'incapacité du ronron néo-souverainiste à dépasser certaines limites philosophiques, métaphysiques, politiques et métapolitiques, qu'il faudrait justement dépasser pour "dépasser la subversion mondialiste" et "briser l'aliénation moderne", n'est pas directement liée à la nature virtuelle de la Dissidence ?

 

La virtualité et le  virtualisme de la Dissidence permettent, par exemple, à tout le monde métapolitique de  se dérober de toutes les interactions, de troller les débats qui le mettent en difficulté, de censurer les idées qui remettent le ronron en question et en réalité d'éviter tous les débats essentiels, donc complexes, mais qui sont nécessaires pour avancer.

 

Autrement dit, est-ce la virtualisation de l'espace métapolitique et de son agora n'est pas une ingénierie neuro et psyco-social ultime dont les effets sont finalement inconnus ?

 

Ne suggère-t-elle pas une méthode unique et exclusive rendant précisément impossible de s'opposer au paradigme moderne, ne pouvant ouvrir que sur des non-débats substantiels ?

 

Ce qui expliquerait pourquoi la Dissidence mainstream est comme "programmée" pour ne pas dépasser les limites de la réinformation, le cadre de l'établissement sans fin d'un constat de faillite, des règles républicaines, démocratiques et laïques, du ronron néo-souverainiste, la méthode de la collection de listes de faits factuels, etc...

 

Nous nous souvenons il y a dix ans, nous étions une trentaine sur la place du village, ça grinçait, ça parlait, ça allait craquer, et puis, le 11 Septembre, internet, la Dissidence, nous nous revoyons très peu ; de cette place il ne reste rien.

 

Il nous faudra reformuler ces questions au fil de nos recherches et après quelques lectures que nous avons en cours, mais nous ne doutons pas qu'en faisant un petit effort vous pourrez les reformuler vous-même dans un premier temps et comprendre plus ou moins ce que nous essayons de dire.

 

Pour résumer, nous décelons une docilité (un mimétisme) assez inquiétante et qui transparait dans le ronron des petits perroquets de la Dissidence mainstream. Mais aussi, cette guerre de tous contre tous omniprésente, gratuite, il faut voir comment les dissidents communiquent, si on peut appeler ça comme ça, quand ils ne sont pas d'une interaction stérile d'auto-congratulation.

 

Et pour terminer, nous voyons bien que sous les hospices, les promesses, les sourires en coin - pour ne pas dire les bâtons dans l'cul - et le "vent nouveau"  de la Liberté d'expression absolue, une censure idéologique est organisée, ainsi, les débats contradictoires n'existent pas, et les quelques semblants d'antagonismes qui sont présentés, organisés et évoqués entretiennent toujours le même ronron. La réinformation c'est "retourner" la désinformation sur elle-même, et nous rappelons que retourner un objet conceptuel inversé ne le replace pas à l'endroit traditionnel. Mais essayons d'avancer.

 

De la fragilité

 

La fragilité de l'édifice globale que forme l'exploitation des sujets élémentaires et secondaires que traite la  Dissidence liquide sous l'angle unique et exclusif  de la réinformation volatile, notamment dans le croisement des différents constats opérés - ou l'absence de croisement - vers une Dissidence opérative - ou vers rien -, ne réside pas dans la fragilité des constats de faillite dressés - bien qu'un constat de faillite pour toute fondation, c'est déjà une drôle d'affaire! -, bien que, à force, le syncrétisme par défaut, par dépit et non-dit de différents constats et de différentes interprétations de ces constats par différents experts sur un même sujet et diffusés sur un même plan sans volonté de distinction des antagonismes qui les opposent - créant volontairement l'impossibilité d'établir une conclusion commune : car on dépasse le syncrétisme par la volonté de distinction, un esprit de groupe de travail et l'esprit de synthèse -, nous apparaît être une pédagogie contre-productive, et, nous semble aller à l'encontre d'une certaine méthode qui veut que la conclusion devant suivre au constat arrive justement par la confrontation heureuse ou malheureuse des experts, de leurs constats et de leurs interprétations du constat de faillite général sans cesse alimenté par la réinformation infinie...

 

Ainsi, on nous dit dans Gouverner par le Chaos : "Le règne contemporain des pseudo-antagonismes, présentant des signes extérieurs de la contradiction mais dont les polarités apparemment engagées dans un rapport de force sont en réalité de connivence ou sous contrôle de l'étage au-dessus, nous fait ainsi entrer dans l'ère de la virtualisation sécuritaire et de l'abolition du réel en politique."

 

Les oppositions idéologiques entre les différents penseurs, tendances, courants et mouvements en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire de toutes les dissidences devraient s'exprimer par des confrontations intellectuelles "organisées", certes, mais "directes" ; où on ne met pas de côté les idées, les principes, les fondamentaux, la Tradition, "pour ne pas se disputer" ; où les antagonismes seraient justement clairement exposés et sainement disputés, à partir de la philosophie-politique des penseurs en lisse, non à partir de leur constat idéologiquement neutre, conclusion apolitique et éventuelle proposition sans philosophie  d'ajustement socio-économique de la Marchandise et d'arrangement politico-médiatique du Spectacle.

 

Si leurs philosophies ne sont pas précisées et articulées entre-elles, c'est bien par là qu'il faut tout recommencer pour pouvoir parler de convergence, en politique, on ne choisit pas le meilleur constat, on choisit les meilleurs principes, et seulement en dernier lieu on choisit la meilleure conclusion, on commence alors à chercher parmi les propositions qui sont faites et dont nous pouvons maintenant déterminer si elles expriment bien les idées que l'on a choisit, c'est-à-dire, si elles correspondent à notre vision du monde.

 

En effet, seule une saine disputatio, un débat contradictoire, une correspondance métapolitique ouverte et suivie, une critique positive croisée, des assises historiques, sont à même de proposer la vérité aux dissidents, c'est-à-dire, à les aider à distinguer les principes, leur nature et provenance, pour affronter les constituantes de toutes les ingénieries sociales et de toutes les fabrications du consentement, autrement dit, seule une interaction transcourante soutenue, quotidienne et opérative, qui n'a pas peur d'appuyer sur les clivages effectifs et les contradictions internes peut départir les principes, seule cette distinction engage un mouvement opératif, c'est la base de toute théorie politique à vocation historique...

 

C'est là toute la "subtilité" du problème que nous essayons de soulever.

 

Les têtes d'affiche, têtes pensantes et libres penseurs de la Dissidence emblématique, officielle, mainstream et "au sens le plus large" ont établit un constat de faillite en béton armé et il fallait sans doute le faire, c'était un peu les fondations, un premier terrassement à l'établissement d'une maison commune, dont le chantier a été abandonné depuis longtemps déjà.

 

La fragilité de cet édifice réside dans l'incapacité à formuler une conclusion commune à la fin de chaque établissement d'un nouveau constat de faillite (sur lequel tout le monde de la Dissidence est plus ou moins, plus que moins, d'accord, mais le retard accumulé sur la formulation des conclusions est équivoque). Pour résumer, poser la première brique, pour parler de la même chose, partager un même toit, développer une méthode sans laquelle il est impossible d'essayer d'exprimer des orientations,  de théoriser une philosophie-politique ("fidèle d'Amour" à la Tradition), une Quatrième théorie politique de Révolution en mouvement et de Tradition en puissance et en acte. Théorie par la pratique qui ne peut s’opérer que par la praxis d'une action corrosive et d'une réflexion active, que par un retour d'expérience sur cette double action, une critique positive et radicale des convergences et des interactions entre les différents mouvements au sein de ces convergences.

 

La critique positive est un exercice essentiellement collectif qui a pour pédagogie première d'imposer un esprit de groupe de travail.

 

C'est par cet exercice que l'on détermine de la réalité ou la facticité des antagonismes en présence, que l'on bouscule le ronron. L'Histoire, ça se brusque! Vauclin a raison !

 

Notons que, après plus de dix ans, la Dissidence et les dissidents ne partagent que cet établissement de constats de faillite pour toute convergence, qu'ils se sont plus ou moins tous reconvertis à la réinformation mortifère, au ronron qui tourne en rond...

 

Nous le répéterons, nous le reformulerons, nous insisterons, et nous le ferons car nous savons que c'est la seule chose à faire et à dire pour l'instant, parce qu'il faut débloquer cette situation, cette situation que l'on peut deviner de façon remarquable en observant les lignes éditoriales des différentes chapelles métapolitiques pouvant avoir une certaine influence et qui n'ont visiblement plus grand chose à dire depuis la rentrée.

 

Certains pratiquent une métapolitique périphérique, qui correspond à ce que nous pourrions appeler un loisir, un gramscisme 2.0, qu'il serait difficile d’appeler art ou culture, savoir ou connaissance, une métapolitique nombriliste et individualiste dont la réflexion éthique se limite à une spéculation économique et à l’élaboration d'un marketing politique, et, dont la réflexion esthétique et les créations artistiques se rapprochent davantage du panneau publicitaire que du tableau de maître.

 

Nous tournons donc parfois en rond avec nos camarades pour leur dire qu'ils tournent en rond. C'est con. Nous sommes d'accords. Mais c'est surtout que si l'aliénation consiste à tourner en rond nous ne pouvons rien faire d'autre que de tourner en rond avec l'aliénation en attendant de la dépasser collectivement. Nous pourrions faire semblant et dire que l'on ne tourne pas en rond, comme tout le monde le fait, et passer notre journée à faire des listes de vrais-faux semi-mensonges et de fausses-vraies entière-vérités pour réinformer les multitudes connectées et les sauver de l'Empire, mais nous croyons que ça serait davantage con ; con comme goujon. Nous essayons donc de nager à contre-courant pour avoir le temps de dire à nos poissons rouges de camarades qu'ils tournent en rond (et leur suggérer d’arrêter cette stratégie du tour gratuit), c'est-à-dire, qu'ils avancent vers rien...

 

Nous disions donc qu'après plus de dix ans, nous n'en sommes toujours qu'à l’établissement d'un constat de faillite qui s'érige désormais en Temple-bocal, en tour de Babibel, constat de faillite délivré, validé, estampillé et adoubé par un comité de censure douce déguisé en agora, en liberté d'expression de l'entre-soi et en tyrannie démocratique de la Marchandise et du Spectacle, animée par des personnalités toujours très bien choisies dont on peut dire aujourd'hui qu'elles sont "installées" dans une Hégémonie, un monopôle de l'entreprise de constat de faillite, des personnalités qui ont la particularité partagée de "converger" sans spécialement partager un point de convergence positif, une pensée, un concept, une idée, un principe, une vision du monde et qui ne combattent, ne dépassent et ne cassent pas, jamais, le ronron néo-souverainiste qui n'existe pas : la Dissidence qui tourne-en-rond est une révolution qui s'annule elle-même

 

Pour essayer de faire apparaître une image claire comme de l'eau de roche, moins trouble que notre mise-en-abîme nécessaire, étant donné que vous n'êtes qu'une "bande de dégénérés" : Pourquoi Livernette, Laurent Louis, Chouard, Dupont-Aignan, Hillard, Marion Sigaut, Asselineau, Glauzy, Pascal Lassalle, Fiorile, Henri de Lesquen, Abauzit, Laurent Ozon, LLP, Adinolfi, Cousin, Benajam, Dortiguier, Monsieur K, Tepa, Jovanovic, Atzmon, Bechikh, Albert Ali, Jacob Cohen, Cardet, Joe le Corbeau, Soral, Ratier, Laurent James, Steuckers, Douguine, Dieudo, Meyssan, Zemmour & Co (vous avez comprit l'idée) devraient-ils "converger" ?

 

Nous parlons surtout des deux dernières années, aujourd'hui, cette convergence à plus de dix ans, il nous semble que nous pouvons partager autre chose qu'un constat de faillite non ? Mais continuons.

 

Les uns étant idéologiquement, politiquement, métapolitiquement, philosophiquement, spirituellement et métaphysiquement le complot des autres, et certains, ensemble ou séparément, étant l'ennemi commun des uns et des autres,  en quoi les protagonistes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, devraient-ils "converger" , ou continuer à converger, et surtout pour quoi faire et où aller  ? Sur quelles bases ?

 

Plus précisément, en quoi convergent-ils encore et qu'ont-ils d'autre à offrir qu'un constat de faillite ? Les méthodes, stratégies et les orientations sont toujours discutables, toujours. C'est exactement en les discutant que nous pouvons formuler une conclusion commune.

 

Si nous devions faire un bilan : Qu'en est-il ressorti en terme alliance politique opérative en plus de dix ans de convergence ?

 

Pourquoi "converger" si ce n'est pas pour construire, à terme, une théorie politique commune ?

 

Et quelle théorie politique peut-on définir comme étant celle en mouvement, en puissance et en acte, dans la Dissidence ?

 

Qu'est-ce que la Dissidence ?

 

Pourquoi des gens qui ne s'entendent pas font semblant de s'entendre pour ne quand même rien construire ensemble et se soumettre à un ronron qui les figent tous ?

 

Comment se fait-il qu'aucuns - où de très rares - ne parlent de ce ronron ? N'ont-ils pas identifié cette philosophie-politique en mouvement ?

 

Si ces questions n'ont pas de sens, à quoi sert la Dissidence ?

 

Pourquoi tous ces libres penseurs l'ouvrent et nous ennuient depuis dix ans puisqu'ils ne veulent finalement aller vers rien ?

 

Que ne comprendriez-vous éventuellement pas dans les questions que nous nous posons ? D'où parlez-vous camarades ? Finalement...

 

Le fascisme et le communisme étaient composés de fascistes et de communistes non ? Quelle est donc votre philosophie-politique ?

 

Aujourd'hui, l'aliénation du Libéralisme triomphant, du Capitalisme trois fois libéral, est un paradigme total, êtes-vous hors d'atteinte, hermétiques à cette aliénation et cette subversion en mouvement ?

 

Quelle Quatrième théorie politique proposez-vous ?

 

Il est sans doute possible de retenir et de rejeter des concepts, idées et principes en présence dans la pensée de ces différents penseurs et de les articuler, et c'est précisément ce qu’il faut faire, mais il faut le faire... Thor a raison !

 

Ils ont décidé de dresser leurs constats de faillite sur un même médium, mais d'élaborer les conclusions qui s'imposent séparément et secrètement, de ne surtout jamais confronter et articuler les idées qui en ressortent, ou qui les constituent, "pour ne pas nuire à la convergence" ; c'te blague. Nemo a raison !

 

Ne pas nuire à quelque chose qui n'existe pas

 

Ils ne se sont donc réunis que contre des choses, que par rapport à des actualités, mais ils ne partagent toujours pas, après dix ans de convergence - faut-il le rappeler ? - un commun-déssacord d'ordre philosophique et métaphysique contre le Monde moderne.

 

Ce qui nuit à leur convergence, c'est justement de ne pas articuler leurs idées et nous ne croyons pas à une timidité de leur part.

 

Ainsi, dans La Quatrième théorie politique: La Russie et les idées politiques du XXIième siècle, Alexandre Douguine nous dit : "Tous les principes de la philosophie du libéralisme et ce nom lui-même sont fondés sur la thèse de la « liberté » - « liberty ». De plus, les philosophes libéraux eux-mêmes (en particulier, John Stuart Mill) soulignent que la « liberté » qu'ils défendent est une notion strictement négative. Qui plus est, ils établissent une distinction entre la liberté par rapport à (quelque chose) et la liberté de (faire quelque chose), en proposant d'utiliser pour ces eux concepts deux mots différents en anglais : « liberty » et « freedom ». « Liberty » sous-entend la liberté par rapport à quelque chose, d'où tire précisément son origine le terme « libéralisme ». Les libéraux se battent bel et bien pour cette liberté qu'ils défendent. Quant à la "liberté de", c'est-à-dire le sens et le but de la liberté, les libéraux gardent le silence, estimant que chaque individu peut lui-même trouver une application à cette liberté - tout comme n'en chercher aucune application. Il s'agit d'une question de choix privé, qui n’apparaît pas comme une valeur politique ou idéologique.

 

Au contraire, la « liberté par rapport à » est décrite en détail  et revêt un caractère dogmatique. Les libéraux proposent donc de se libérer :

    - de l’État et de son contrôle sur l'économie, la politique, la société civile,

    - de l'église et de ses dogmes, 

    - des systèmes de groupes sociaux constitués (ordres),

    - de toute forme d'économie communautaire,

    - de toute tentative de redistribuer, fût-ce par des instances de l’État ou de la société, les résultats du travail matériel ou immatériel (selon la formule du libérale Philippe Nemo, disciple de Hayek : « la justice sociale est profondément amorale »),

    - de l'appartenance ethnique,

    - de toute identité collective.

 

On peut penser avoir affaire à quelque version de l'anarchisme mais cela n'est pas tout à fait le cas. Les anarchistes, du moins tels que Proudhon, posent comme alternative à l’État le travail libre en communauté avec collectivisation complète de ses produits et se prononcent fermement contre la propriété privée, tandis que les libéraux, au contraire, voient dans le marché et la propriété privée sacrée le gage de la réalisation de leur modèle socio-économique optimum. En outre, considérant théoriquement que l’État doit tôt ou tard dépérir, après avoir cédé la place au marché, mondial et à la société civile mondiale, les libéraux, en vertu de considérations pragmatiques, soutiennent que l’État, s'il est de nature démocrate bourgeoise, contribue au développement du marché, garantit à « la société civile » sécurité et protection contre ses voisins agressifs, prévenant ainsi"la guerre de tous contre tous" (T.Hobbes).

 

Pour le reste, les libéraux vont assez loin, niant pratiquement toutes les institutions sociopolitiques traditionnelles, jusqu'à la famille ou l'appartenance sexuelle. Dans les cas extrêmes les libéraux se prononcent non seulement pour la liberté de l'avortement, mais aussi pour la liberté de l'appartenance sexuelle (en soutenant les droits des homosexuels, des transsexuels, etc.). La famille, du même que les autres formes de lien social, sont considérées comme des phénomènes purement contractuels qui, tout comme comme les autres « entreprises », sont conditionnés par des accords juridiques.

 

En somme, le libéralisme insiste non seulement sur la « liberté par rapport » aux Traditions, au sacré (si on évoque les formes passées de la société traditionnelle), mais aussi sur "la liberté par rapport" aux socialisations et aux redistributions, sur lesquelles mettent l'accent les idéologies politiques de gauche - socialiste et communiste - (si l'on considère les formes politiques contemporaines du libéralisme ou prétendant même le remplacer)."

 

Pourtant, les idées qui s'agitent au centre de l'être libre, de l'être vivant orientent sa philosophie profonde, philosophie qui influence ses impressions, ses affections, ses perceptions, ses intuitions, ses représentations, ses compréhensions, ses conceptions et ses déductions qui, à leur tour, influencent la façon dont il établit son constat et la manière dont il interprète les autres constats, tout cela influencera ses éventuelles conclusions, le tout est sa vision du monde. Jeanne a raison!

 

Peut-on éviter l'articulation des idées et la confrontation philosophique pour passer de convergence à mouvement ? 

 

Quel est donc cet ennemi commun qui permettrait à cette convergence qui ne voulait pas être un mouvement  de se justifier éternellement et d'être légitime sans fonder de Mythe ?

 

Cet ennemi commun s'est-il évaporé entre tous les antagonismes et les contradictions de cette convergence incapacitante ?

 

Comment avancer vers un ennemi qu'on ne voit pas quand ceux qui le désignent n'ont que cet ennemi invisible en commun ?

 

Comment avancer sans évoquer une philosophie-politique de 4ème Voie pour affronter cet ennemi quand il apparaîtra dans toute sa quintessence ?

 

Le plus grand de tous les Complots de tous les temps, grands, petits et moyens, aura été de faire croire à toute une génération que la Révolution c'est l'établissement sans fin d'un constat de faillite, que l'on peut substituer la réinformation et le complotisme à l'initiation, à l'étude de la Tradition.

 

En plus de dix ans de convergences, la Dissidence n'a pas réussit à établir une méthode, à établir un plan de travail, à établir un premier cadre théorique vers une philosophie-politique construite collectivement et qui exprime les termes de son désaccord avec le système capitaliste-libéral et le paradigme moderne. Nous ne savons finalement pas comment elle conçoit sa réponse commune et nous ne connaissons pas la nature profonde de cette réponse qui n'existe pas.

 

Et Quelle Dissidence ? La Dissidence de la réinformation, de l'indignation et de la dérision ? La Dissidence mainstream ? La Dissidence victimaire ? La Dissidence dressée et qui grogne ? La Dissidence néo-souverainiste qui ronronne ?

 

Cette Dissidence qui part de ce postulat, sans doute le plus stupide qui aura été imaginé dans toute l'histoire des révolutions et imposé comme posture sectaire obligatoire pour être adoubé à toute une génération, et qui est, pour résumer, que la verticalité est dangereuse, mais que l'horizontalité démocratique du réenchantement par internet peut fonder un mythe socio-économique de gestion alternative de la Marchandise et d’organisation subversive du Spectacle par la restauration de l’État-nation whestphalien de jure vers une VIème République fleurie, colorée et fruitée, Grand Soir 2.0 et Lutte des Classes par la quenelle ?

 

Comme si la question sociale, et surtout telle qu'elle est encore formulée aujourd'hui, c'est-à-dire par les voies de l'égalitarisme incantatoire inspiré de la social-démocratie, était la question essentielle de ce siècle (surtout si nous ne nous décidons jamais à nous poser cette question par les voies de la Tradition), comme si la Lutte des classes existait dans les termes posés au XIXème siècle, que la réflexion de notre grande guerre spirituelle se limitait à une réflexion autour du paradigme socio-économique, que les deux seules questions qui se posaient à la société aujourd'hui étaient : comment gérer autrement la Marchandise et organiser différemment le Spectacle ?

 

La Dissidence a débloqué, presque par "hasard", des verrous que d'autres essayaient de faire sauter depuis des années autour de la question juive (comme si le système avait finalement choisit ses vrais-faux antisémites avant que d'autres s'imposent), ce qui constitue son originalité et sa subversion, il faut lui reconnaître. Mais là aussi, à force de déformer la question juive, la Dissidence mainstream, par sa méthode, se perd en inertie :

 

Peut-on répondre à la question de l'argent et de l'usure uniquement et exclusivement en dénonçant le Complot juif, atlanto-sioniste, thalassocratique, mondialiste, etc, par la réinformation et le complotisme - comme instrument de mesure et outil dialectique pour l'établissement d'un constat de faillite (mais qui ont surtout la propriété opérative de participer à l'entretien du statu-quo -  sans commencer par théoriser une réponse, une Quatrième théorie politique pour affronter le Monde moderne ?

 

Nous exagérons à peine, et qu'on n'essaye pas de nous faire dire ce que nous ne disons pas avec l'argument que nous formulerions cette observation comme le système le fait, c'est-à-dire par l'anathème de l'antisémitisme et l'accusation en théorie du complot.

 

Il suffit de nous lire, nous avons un peu travaillé la question du judaïsme, sous plusieurs angles et depuis quelques années maintenant, nous n'avons pas tout retenu, mais nous en avons tiré quelques conclusions - d'où l’intérêt d'essayer de formuler des conclusions communes et opératives par croisement des différents constats en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle -, nous pourrions même dire que nous avons pleinement conscience de son rôle.

 

Nous, nous parlons de méthode, de processus incapacitants, et c'est exactement ce que nous essayons d'expliquer en anticipant l'idée que l'on nous ressortira cet anathème inversé, que quand ça n'est pas le mondialisme, c'est le sionisme, et que le problème n'est pas que le mondialisme ou le sionisme n'existent pas et n'expliquent pas certaines choses, le problème est que ces constats sont devenus des conclusions censées tout expliquer, comme la shoah explique que tous les français sont fachos et tous les dissidents sont des antisémites, et que, dés que quelqu'un va à l'encontre de la doxa, il est ostracisé, le problème étant que la doxa antisioniste et la doxa sioniste sont étrangement liées, nous disons qu'après quelques années on ne peut que commencer à le remarquer, et que, si on y réfléchit bien, la meilleure stratégie aujourd'hui serait de les ignorer - ou en tout cas de prendre un certain recul -, et avancer, on nourrit beaucoup trop la bête, qu'on ne se plaigne pas qu'elle grossisse. On peut même aider les Palestiniens sans le dire. Si nous voulions réellement aider les Palestiniens, nous marcherions vers Jérusalem.

 

La Dissidence mainstream, dans son ensemble, nous le disons sans ambages, a presque prit tous les défauts du sionisme politique et de cette chutzpah talmudique qu'elle reproche au CRIF (ou à Krivine) dans son éthique, sa morale et son comportement, par mimétisme sans doute, car qui scrute l’abîme... Ce que nous voulons dire, c'est que sans recourir aux principes traditionnels, la Dissidence n'a aucune chance d'affronter les masques de derrière les masques, et elle n'a aucune chance d'avancer sans remettre les marchands du Temple à leur place, de briser l'aquarium des poissons-tchats, qui qu'ils soient et peu importe comment ils justifient leur commerce, sinon, comment prétendre défier la Banque ?

 

Si nous sommes des alliés objectifs de la Dissidence, il faut remettre radicalement en question cette mentalité de la Dissidence de l'Entre-monde moderne, car cette Dissidence devient le CRIF du parisien qui prétend être un phare, de représenter tout le peuple, la Dissidence victimaire de la perspective d'un vote dans une putain d'urne : "On a souffert à cause du Complot juif : votez pour nous !" C'est un dissident sur six, et pas le meilleur.

 

La Dissidence des étranges défaites et des fausses gloires, ni Royaume, ni Empire, le béton tiède des semi-monstres et des modérés intégraux de l’État-nation westphalien au Social-démocraties jusqu'à la Révolution ananas menée par le génial Soral de Gauche vers la Véritable démocratie chouardo-mélenchonienne, vers le monde des multitudes débranchées de TF1 mais connectées à MetaTV, vers la VIème République de la Marchandise alternative et du Spectacle subversifvers le Règne de la quantité ?

 

Cette vision nous semble tout-à-fait correspondre à l'ambiance festive d'un Complot judéo-maçonnique en mouvement et d'une Révolution fruitée en marche, non ? Nous ne disons pas que nous en sommes là et que cette projection visuelle se réalisera, mais est-elle impossible ? Est-ce que ça n'est pas la direction que ça prend ?

 

La Dissidence parisienne et parisianiste qui fait son petit marché dans le Temple de la Révolution et de la Tradition, du militant qui pousse son petit caddie idéologique dans les rayonnages numériques du supermarché de la réinformation, ne le sait peut-être pas, mais la web-dissidence est révolue et obsolète depuis un moment, le caractère "punk" de la révolution virtuelle fut de très courte durée et on lui a foutu un uniforme depuis longtemps déjà.

 

Francis Cousin, dans L'être contre l'avoir, nous dit : "Désormais, les seules couleurs flamboyantes qui fassent frissonner le monde de l'individualisation démocratique dans la perte de toute maîtrise humaine et dans la consommation de foule de l'économie hallucinatoire, c'est le spectacle du fétichisme marchand qui est devenu la seule langue commune possible de la dictature du divisant et du déchiré laquelle ne réunit plus les spectateurs qu'en tant que coupés de l'être de l'homme et isolés en la cohésion de l'avoir. Dorénavant, puisque le monde n'est plus que la gigantesque tautologie du cercle vicieux par lequel les masses solitaires de la désespérance produisent elles-mêmes leur désolante impuissance dans le tragique commerce de leur isolement, il n'est plus qu'une seule religion possible ; celle des miséricordes du posséder et une seule esthétique envisageable ; celle de l'art de la miction narcissique forcenée." Merlin a raison!

 

Nous disions que ce sentiment de dégoût amène forcément à une réaction qui tourne souvent, au delà du bien et du mal,  en une somme d'excès révolutionnaires terrifiants, tombant d'un coup de guillotine, brusquement

 

Cette réaction est une réaction populaire que nos chères élites de derrière les élites aiment à canaliser, manipuler et désorienter selon leurs volontés de Changement, selon la volonté du Complot et de la Marchandise, c'est-à-dire, que le peuple n'a pas besoin de connaître et attendre de connaître tous les tenants et les aboutissants pour réagir, et que cette réaction n'est pas un complot, qu'elle est saine, c'est une réaction normale, organique et naturelle, autrement-dit, une réaction primordiale, archaïque et antique, qui devient un complot car elle est inversée, retournée et renversée, retardée ou accélérée, par toutes les contres-initiations paradigmatiques de la post-modernité et toutes les subversions systémiques des ingénieries neuro-sociales dictées par la dialectique du Capital en mouvement d'anti-spontanéité et de mise en conformité idéologique.

 

Cette réaction est "reprogrammée" en effacement de mémoire d'une sacralité dans l'idée, du souvenir d'une verticalité dans la pensée, du rappel d'une radicalité dans la réflexion et se traduit massivement en une réaction reptilienne et pavlovienne, générique et numérique, émotionnelle et pulsionnelle, en une indignation collective virtuelle de la foule sentimentale réinformée.

 

Réaction paradoxalement modérée dans la durée et par rapport aux constats portés (et le nombres d'indignés), aux postures de certaines franches extrêmes de la Dissidence et de la gravité des accusations portées, car une convergence d'idées contradictoires et antagonistes qui de surcroît n'opère pas sa critique de manière positive et de façon radicale, qui ne fait pas verticalement synthèse, c'est-à-dire, qui n'opère pas une synthèse opérative des différents courants qui la traversent, se sabote et s'annule elle-même, en effet, un mouvement de convergences sans "rythme" ne peut pas uniquement et exclusivement tenir sur la durée et maintenir une cohésion sur la base unique et exclusive d'un établissement de constats de faillite "à la chaîne", bruyant, qui plus est quand ces constats ne sont finalement que très partiellement partagés par les différents courants en mouvement dans cette convergence cacophonique, et, qu'au fil du temps, ils s'effondrent sur eux-mêmes comme un château de cartes, sans bruit, ce qui rend impossible de formuler une conclusion commune à terme, audible, les conclusions doivent être tirées au fur et à mesure des constats : ne pas formuler ces conclusions - et combien en avons-nous de retard ? - c'est rester figé à la croisée des chemins de l'Histoire et désorienter toute une génération baignée dans un relativisme confortable jusqu'au moment où l'addition "métaphysique" sera présentée. Il est à prévoir quelques zéros. Papier ou plastique ? Bois ou cendre ?) qui finit par provoquer chez certains militants du quotidien une apathie profonde (parfois grimée d'agitation superficielle), que nous, Européens, observons à une échelle continentale et civilisationnelle, que nous connaissons bien, qui est presque devenue un critère de confort...

 

Nous ne dresserons pas ici une liste exhaustive et définitive de tous les paramètres et cas de figure qu'il faut et que nous prenons en compte dans notre développement. Car, non seulement, nous ne faisons pas du journalisme de liste, que ça serait trop long, et que décrire l'ambiance conspirative et radioactive d'une situation inédite, de toutes façons inaudible pour les militants du quotidien de la Dissidence mainstream colonisés par les troupes subversives d'occupation mental du ronron néo-souverainiste en mouvement, nécessite de dépasser le cadre de la réinformation comme méthode unique et exclusive, cet exercice demande bien plus que du "factuel", c'est une mise-en-abîme métapolitique qui ne peut être admise que par celui qui le veut, et qui, d'une certaine façon, le peut. Nous voulons dire qu'il s'agit surtout d'établir une méthode, c'est-à-dire un langage. Pavlov a raison!

 

(Ils nous ont tendu la pilule rouge et la pilule bleue, il fallait demander la pilule noire. La Pilule noire qui ouvre la voie vers la "Lumière blanche de la race intérieure primordiale"  

 

Si nous glissions et que nous essayions d'expliquer brièvement ces phénomènes en mouvement  à l'intérieur de la Dissidence - la Dissidence n'étant qu'une réplique fractale du monde moderne, du système politico-médiatique et du post-libéralisme paradigmatique -, d'un point de vue ésotérique, métahistorique, nous devrions avant tout essayer d'expliquer notre vision de la nature conspirative du Complotisme, ce que nous appelons nous le Complotisme compulsif.

 

Le Complotisme compulsif est une nouvelle méthode journalistique devenue folle. Le concept de réinformation et de presse indépendante, d'abord développé par le club de l'horloge  et la nouvelle droite ensuite reprit par la Dissidence, n'avait rien de nouveau en son principe de journalisme de liste à la française et était une forme d'adaptation du journalisme de combat au médium internet, la nouveauté, c'est que la Dissidence a augmenté la réinformation - se basant sur un principe d'anti-désinformation ; c'est-à-dire existant contre les médias mainstream de la télévision et de la bande FM -, de complotisme, qui est une adaptation de la presse à sensations à l'américaine, qui peut d'ailleurs remplir une certaine fonction - si nous la replaçons dans le contexte médiatique étasunien qui n'est pas exactement le contexte européen, en effet, aux états-unis, on sait pertinemment que la liberté d'expression est un mythe de jure, et que la sureté d'état prévaut de facto, on peut tout dire tant que ça n'est pas dangereux pour la sureté de l'état, tant que ça tient de l'opinion, du commentaire, de l'avis, en réalité, il faut parler de liberté d'opinion sur les sujets autorisés (internet démocratise cette vision de la liberté d'expression à l’américaine que la Dissidence a finalement déjà bien intégrée dans son corpus), et donc, pour dire certaine on doit le dire de façon spectaculaire, faire passer ce qu'on peut, mais il est conseiller d’exagérer, ne pas aborder certain sujet et de ne pas trop crédible si l'on veut vivre, ainsi, Alex Jones illustre bien ce que nous essayons de vous expliquer, et même Laurent Louis l'américain quelque part, qui a bien assimilé le show complotiste, il faut savoir que la Belgique est un petit état américain, à peu de choses près -, mais qui, dans ce cas précis de la réinformation mortifère augmenté de complotisme compulsif, surjoue de sa capacité à expliquer et résoudre tous les complots, et, à réinventer un certain matérialisme dialectique à partir de cette nouvelle méthode journalistique.

 

Un nouveau matérialisme dialectique journalistique qui prétend maitriser la Marchandise et le Spectacle par les voies d'un réalisme géopolitique occidental, d'un pragmatisme politique de droite et d'un rationalisme économique de gauche, excluant le traditionalisme pour ne pas être diabolisé par les athées, les progressistes et les évolutionnistes, dictant ses règles matérialistes et érigeant ses limites déterministes comme frontières à la métapolitique dissidente du XXIème siècle, qui a davantage besoin d'art et de beauté ; de transcendance ; qu'elle n'a besoin de médias indépendants, de journalistes alternatifs et de réinformation dissidente.

 

On peut ;  sans doute ; en effet ; peut-être ; expliquer le fonctionnement politico-médiatique du Complot Hégémonique par les voies d'un certain matérialisme d'excellence rigoureusement marxiste, qui expliquera partiellement le fonctionnement socio-économique et psycho-social du Complot, essentiellement à partir de ses espaces étatiques, bureaucratiques et technocratiques, mais pas la nature du Complot, son essence métaphysique, sa substance philosophique, et donc ses présences politiques, ni les complots dans le Complot, ni les forces et ni les puissances derrière le Complot - d'où les fameux concepts agissants seuls ou n’agissant jamais seuls qui facilitent le débat et expriment la limite de ce matérialisme dialectique imposé dont les disciples peuvent parfois s'amuser à le dépasser dans les interprétations spéculatives et surérogatoires de leur précieux constat de faillite, mais ils respecteront toujours et très rigoureusement les limites précitées dans l'élaboration de leurs conclusions, ainsi ils nous baladent entre radicalité et horizontalité depuis dix ans, nous restons figés dans ce faux mouvement et ne pouvons atteindre une certaine verticalité collectivement, disons qu'ils imposent leurs hésitations personnelles au cerveau collectif

 

On peut donc expliquer le fonctionnement des rouages de la propagande médiatique, de ses hameçonnages et piratages systémiques, le fonctionnement des neuro-engrenages des ingénieries psycho-sociales animées par les fantômes dans la mega-machine - par un certain matérialisme dialectique revisité par la Dissidence, mais le problème est précisément que les complots sont irrationnels, plus exactement, les complots sont primordialement suprarationnels - nous devons nous-mêmes comploter, l'univers lui-même conspire -, on peut démontrer une certaine rationalité du Complot, mais les complots - et les immanences de la Marchandise - ne sont pas uniquement et exclusivement des causes, des effets et des conséquences rationnels des logiques et de la dialectique du Capital en mouvement. Ca serait considérer que le Capital est Dieu, notre Dieu, que Dieu, ça n'est que le Capital en mouvement, que Dieu est une immanence de l'Argent, nous pensions que ceci serait comprit des situationnistes du christ-révolutionnaire et des néo-souverainistes marxistes, qui d'ailleurs nous explique que la Tradition est une immanence du Capital, que leur méthode et les limites qu'elle impose et les logiques qu'elle entraîne à force de ronron vont à l'encontre des mises-en-marche présentes, des dépassements et des dédoublements de la réinformation et du complotisme vers la Révolution traditionaliste, vers une Dissidence opérative : réconcilier l'Aigle et le Coq pour dialoguer dignement et travailler honnêtement avec l'Ours et le Lion.

 

le Complotisme compulsif - aux origines très new-age et aux racines très étasuniennes (Vérifier par soi-même n'est-il pas inscrit sur le frontispice de la Dissidence ?) - explique que tout est Complot - comme le situationnisme excessif explique que tout est Marchandise - et que tous les complots sont mauvais, que tous les complots vont à l'encontre du peuple, que l'on peut contester les puissances et juger les vengeances anciennes et ontologiques par la voie démocratique ; et la liberté d'opinion (qui revient à la liberté de pisser dans un violon).

 

Ainsi Laurent James nous dit dans son texte Le complotisme, cet anaconda dont nous écraserons la tête à coups de talon : " (...) Deux des plus grands écrivains français de ces cinquante dernières années, Dominique de Roux et Jean Parvulesco, connaissaient l’histoire des grandes conspirations, et ils étaient favorables à une révolution grand-continentale : en termes contemporains, ils étaient donc anti-complotistes. Le premier avait décrit dans « L’acier prend le pouvoir » (in « L’Ouverture de la chasse », 1968) la réaction de la CIA, dans les années 50 et 60, à « l’offensive en cours de la révolution mondiale du communisme, ayant son épicentre politico-opérationnel au Kremlin ». La CIA aurait pu logiquement financer des partis frontalement anti-communistes, afin de combattre pied à pied son ennemi russe. Mais la logique politique des Etats-Unis d’Amérique n’a jamais été celle de l’affrontement direct. Karl Haushofer avait déjà décrit la stratégie américaine comme étant celle de l’anaconda : encerclement, enserrement et dissolution. Au lieu de créer et d’encourager des mouvements capitalistes de combat, ils créèrent et encouragèrent des mouvements gauchistes de parodie, des structures politico-culturelles de dédoublement du communisme, ennemi radical – à l’époque – des USA, afin d’en annuler la force en la détournant et la singeant par des opposants tout à fait factices. (...) Soixante ans après, les acteurs ont changé mais la problématique reste la même. Le communisme représentait à l’époque pour l’Amérique un ennemi géopolitique et non point spirituel, puisque le communisme et le libéralisme sont extraits de la même matrice idéologique. Aujourd’hui c’est le contraire : l’ennemi absolu et radical de l’Amérique est fondamentalement spirituel (il est donc également ennemi d’Israël), et possédera probablement, un jour, une assise géopolitique – c’est là l’objet de tous nos combats et de toute notre détermination. Aujourd’hui, l’ennemi absolu et radical de l’Amérique, c’est la vision du monde en termes d’alliances de civilisation, c’est la vision multipolaire de l’eurasisme que donnait naguère Constantin Leontiev, à savoir « un bloc de Tradition contre le modernisme occidental », comme le rappelle Robert Steuckers dans son texte fondamental sur les relations historiques entre eurasisme, atlantisme et indisme. (...) Le pouvoir américano-sioniste pourrait très bien attaquer frontalement son adversaire, à savoir cette résurgence de la spiritualité vivante et agissante, en favorisant par exemple des mouvements ouvertement athées qui se battraient pied à pied contre la mise en place d’une spiritualité révolutionnaire supranationale et unificatrice. Mais, comme dans les années soixante, au lieu des contreforts traditionnels, l’Amérique a choisi à nouveau la stratégie de l’anaconda en misant tout sur la singerie de son ennemi le plus radical (la Révolution Spirituelle) ; et cette singerie passe justement par le néo-évhémérisme et le complotisme, derniers coups de boutoir de l’athéisme larvé et viral, tous deux américains jusqu’au bout des ongles, jusqu’au bout du trou du cul.

 

Pour le dire autrement, et afin que je me fasse bien comprendre : le complotisme est la maladie infantile de l’eurasisme."

 

La théorie mainstream du Complot (la plus généralement admise ; comprise) va à l'encontre que ce que la théorie traditionnelle de l'involution pourrait en dire, beaucoup plus pertinente en terme de théorie authentique du Complot. C'est là une limite de la rigidité des déterminismes scientifiques de cette nouvelle dialectique matérialiste augmentée de Complotisme pour établir une méthode dans ces temps pliés et qualifiés où grondent les Grands Temps ; opposer un ronron au grondement du Temps et de l'Histoire c'est préférer finir dans le civet démocratique en se faisant passer pour un lapin plutôt que d'affronter l'épreuve du feu en étant chat-huant.

 

La liberté, c'est percevoir que la beauté et la sacralité du libre arbitre donné par Dieu à l'être libre, c'est d'être verticalement limité ; qu'il puisse accueillir la radicalité d'un choix réduit, immense. Qu'il puisse reconnaître Dieu dans la Tradition et dans la Révolution. Dans la joie comme dans le sang.

 

Le Grand Jeu ne consiste pas à se situer, et se regarder rêver contester, juger et punir les puissances, il consiste à les identifier, à connaître leurs forces, leurs faiblesses, à plonger dans un choix toujours réduit, abyssal et incertain, pour trouver il faut plonger dans l'immensité (c'est parce que la Démocratie nie les puissances principielles qu'elle est maudite), la liberté c'est épouser une puissance et embrasser une force, c'est réaliser les puissances de la Nuit...

 

Ainsi, dans Le prophète de l'Eurasisme, Alexandre Douguine nous dit : "Maintenant vient le temps de révéler la vérité, de dévoiler une essence spirituelle que les lèche-bottes ordinaires définissent comme de l' "extrémisme politique". Nous les avons embrouillés, changeant les registres de nos sympathies politiques, la couleur de nos héros, passant du chaud au froid, du droitisme au gauchisme et inversement. Tout cela n'était qu'une préparation intellectuelle, une sorte de réchauffement idéologique.

 

Nous avons effrayé et séduit à la fois l'extrême droite et l’extrême gauche, et maintenant toutes deux ont perdu leurs lignes directrices, toutes deux ont été attirées hors des sentiers battus. C'est merveilleux. Comme le grand Evgueni Golovin aimait à le répéter : "Celui qui marche face au jour ne doit pas craindre la nuit". Il n'y a rien de plus agréable que de sentir le sol se dérober sous vos pieds. C'est la première expérience de vol. Cela tuera la vermine. Cela endurcira les anges.

 

Qui sommes-nous en réalité ? Ceux dont le visage menaçant apparaît plus clairement, jour après jour, derrière le courant politique radical paradoxal qui répond au nom effrayant de national-bolchévisme ?

 

Aujourd'hui il est possible de répondre à cette question sans équivoques ni définitions évasives. Cependant, avec cette fin en vue, il est nécessaire de faire une brève digression dans l'histoire de l'esprit.

 

L’humanité a toujours eu deux types de spiritualité, deux votes - la "Voie de la Main Droite" et la "Voie de la Main Gauche". La première est caractérisé par une attitude conciliant envers le monde environnant qui est vu comme harmonie, équilibre, bien, paix. Tout le mal est considéré comme un cas particulier, une déviation par rapport à la norme, quelque chose d'inessentiel, de passager, sans raisons transcendantales profondes. La Voie de la Main Droite est aussi appelée la "Voie du Lait". Elle ne blesse pas la personne, elle la préserve de toute expérience radicale, de l'immersion dans la souffrance, du cauchemar de la vie. C'est une fausse voie. Elle conduit à un rêve. Celui qui la suit n'arrive nulle part.

 

La seconde voie, la "Voie de la Main Gauche", voit tout selon une perspective inverse. Pas de tranquillité laiteuse, mais une sombre souffrance ; pas de calme silencieux, mais le drame torturant et ardent de la vie déchirée. C'est la "Voie du Vin". Elle est destructrice, terrible, ne connaît que la colère et la violence. Pour celui qui suit cette voie, toute la réalité est perçue comme un enfer, comme un exil ontologique, une torture, une immersion au cœur de quelque catastrophe inconcevable tombée des hauteurs des cieux. Dans la première voie tout semble bon, dans la seconde tout parait funeste. Cette voie est monstrueusement difficile, mais seule cette voie est vraie. Celui qui la suit trouvera gloire et immortalité. Celui qui l'endurera conquerra et recevra la récompense, qui est plus élevée que la vie.

 

Celui qui suit la "Voie de la Main Gauche" sait qu'un jour l’emprisonnement prendra fin. La prison de la matière disparaîtra, se transformant en cité céleste. Les chaînes de l'initié préparent passionnément un moment désiré le moment de la Fin, le triomphe de la libération totale.

 

Ces deux voies ne sont pas deux traditions religieuses différentes. Les deux sont possibles dans toutes les religions, dans toutes les confessions, toutes les Églises. Il n'y a pas de contradiction externe entre elles. Elles font appel aux traits les plus intimes d'une personne, à son essence secrète. Ces voies ne peuvent être choisies. Ce sont elles qui choisissent une personne, comme une victime, comme un serviteur, comme un outil, un instrument..."  Mais refermons la parenthèse enchantée... ! Rabelais a raison!)

 

Dissidence mainstream, néo-souverainistes et traditionalistes

 

Les néo-souverainistes et la Dissidence mainstream ont raison d'ignorer, de mépriser et de se moquer des traditionalistes révolutionnaires, qui n'affrontent pas le Monde moderne en principe et en mouvement, en puissance et en acte dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle et dans la Dissidence de toutes les impostures. Pourquoi les dissidents antitraditionalistes par défaut remettraient-ils leur matérialisme dialectique marxiste augmenté de souverainisme 2.0 et de complotisme stratosphérique en question puisqu'il est incontesté dans la convergence prérévolutionnaire de toutes les dissidences en mouvement ?

 

Non seulement incontesté, mais qui prétend très tranquillement et très ouvertement véhiculer la Révolution et la Tradition, alors que ce ronron est précisément et exactement l'obstacle à une Révolution traditionaliste.

 

Une Révolution traditionaliste comme il y a eu la Révolution conservatrice, la Révolution traditionaliste c'est la Révolution conservatrice d'aujourd'hui. Et le ronron néo-souverainiste est un obstacle, un obstacle tout-à-fait contestable sur base des principes traditionnels qui démontrent parfaitement en quoi les limites matérialistes et déterministes qu'ils essayent d'imposer à la Révolution sont "antitraditionalistes". Il y a deux livres qui que les dissidents devraient lire d'urgence, Orientions de Julius Evola, et Le Règne de la Quantité et les Signe des Temps de René Guénon, et de croisé cette double lecture avec des livres récents L'être contre l'avoir de Francis Cousin et Gouverner par le Chaos de Lucien Cerise  - qui ont leurs limites que Evola et Guénon explosent, mais qui n'en sont pas moins complémentaire dans un croisement qui permet de mieux cerner la Dissidence.

 

La Révolution viendra, le ronron néo-souverainiste, dont nous affirmons qu'il est la subversion mondialiste en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire - ça n'est pas la Dissidence le Complot, mais le néo-souverainisme qui est une conspiration à l'intérieur de la Dissidence dont le ronron ne permettra pas d'en sortir en temps voulu et au moment venu - en aura poser le cadre républicain en acte, la limite démocratique en principe et la règle du laïcisme en puissance ; il en aura déterminé les termes modernes et antitraditionalistes.

 

Alors, les révolutionnaires, radicaux, les nationalistes, les non-conformistes, les rupturalistes, les continentalistes, les eurasistes et les traditionalistes peuvent l'ignorer, s'en moquer, en rigoler même, mais dans les faits, la convergence prérévolutionnaire les yeux grands fermés est soumise au ronron néo-souverainiste, et la Révolution appartient à sa subversion ; la Dissidence mainstream n'est pas le cheval qu'ils pensent, et même si elle l'était, ils ne sont pas ne tiennent pas les reines, ni même la Dissidence emblématique et officielle d'ailleurs, c'est le ronron qui est aux commandes. 

 

Quoiqu'il en soit, et quoiqu'il arrive, il y a des choses dont il est préférable de discuter au plus tôt, et il y a des façons symboliques et des manières mainstream d'en discuter, que l'on ne vienne pas nous expliquer ce qui n'est pas, même si le ronron était une stratégie, elle est désormais comprise par tout le monde comme l'objectif, cela fait deux ans que nous le disons, mais cela fait au moins cinq ans que ce ralentissement est perceptible, et ça fait bien longtemps que le système a identifié cette stratégie (d'où la raison pour laquelle il à ouvert les Valls pour massifier la Dissidence), mais pour pouvoir en discuter, il faudrait que l'on nous réponde...

 

Le propre d'un ronron c'est qu'il ne se voit pas, mais qu'il est partout. Ainsi, dans le texte  Proclamation au Souvenir de Maïakovsky - le passé du Futurisme, Lancelot nous dit : "Nous vivons bien dans une forme politique démocratique dérivant sans attache solide vers une tyrannie mimétique détenue par une oligarchie. L’élection va vers le plébiscite, et le plébiscite vers le sondage. Le sondage est un mythe. Sondage réifié, et au nom duquel parlent les maîtres des médias. Personne n'est jamais consulté, mais nous avons toujours une opinion, et de préférence une opinion favorable.

 

Cette forme politique qui n'a pas encore de nom - le capitalisme réel - développe un Langage - une matrice combinatoire idéologique - de mieux en mieux identifiable,même s'il n'est pas assez distant des hommes pour être encore un objet d'étude courant.

 

Ce langage est présent au café du matin des travailleurs, à la radio, à la télé, sur internet, en tout lieu et en tous temps. Il est familier et rassurant. Il s'indigne énormément et se félicite sans cesse de nouveaux progrès, alors que la situation moyenne des hommes ne cesse de s'aggraver sans provoquer aucune indignation ni constater aucun progrès.

 

Ce Langage exige morale et normalité - le nom moderne de la normativité bureaucratique - et paiement des dettes -c'est à dire de l'argent que les salariés doivent au Capital,directement ou à travers l’État. Il met tout le monde d'accord par des images simples suscitant l'émotion comme dans un film industriel. Il ne cesse de désigner l'ami libéral et l'ennemi. Il est à l'évidence un bourrage de crane, une propagande. Il est le support et le cadre de l'expression des masses.

 

Pour notre part, nous prévoyons de rester dissident, et donc éventuellement d'être désignés comme ennemi, un méchant dans le Langage et par ses termes : violent, fasciste, ultra-gauchiste, terroriste, raciste, sexiste ou encore bien d'autres choses, comme pervers ou criminel ou dépressif." Lancelot a raison!

  

Aujourd'hui, "dépasser la subversion" nécessite d’opérer une rupture totale avec les anciennes idéologies et leurs expressions actuelles

 

L'ancienne stratégie qui consiste à intégrer et intérioriser partiellement la morale, les codes, l'éthique et les principes de la "subversion" pour la pénétrer et la dépasser - par une "subversion dans la subversion" -, quand la "subversion" est devenue le "fait même de l'existant", est une stratégie obsolète ; stratégie qui est globalement celle de la Dissidence. Et qui ne l'était pas du tout au début. La seule stratégie aujourd'hui est de détruire le logos moderne en reconstruisant, et nous disons bien détruire, c'est-à-dire combattre frontalement, affronter effrontément, et n'ont pas déconstruire tièdement, le déconstructionnisme est une erreur de méthode, nous devons reconstruire,  et par cette reconstruction révolutionnaire et traditionnelle nous détruirons les dialectiques libérales de subversion de la liberté et les logos modernes de contre-initiation dans la recherche de vérité.

 

Les avancées scientifiques et les projets occultes dans les domaines quantiques et nanotechnologiques, les interventions invisibles des fantômes dans la Machine et les intercessions divines indicibles, qui renforcent, et, influencent, les entreprises gouvernementales numériques d'ingénierie psycho-sociale appliquée aux multitudes neuro-connectées aux sources pixelisées du Faux omniprésent, du vrai-faux omniscient et du Vrai omnipotent, augmentent en puissance et en volonté d'indépendance dans des proportions qui nous échappent, et une accélération exponentielle dépassant tous les cadres théoriques spéculatifs et réalistes.

 

On approche de l'ampleur des dégâts sans pouvoir jamais aborder les dégâts eux-mêmes.

 

Il nous semble absurde comme méthode, comme tactique et stratégie métapolitiques uniques et exclusives, de se borner à rétablir, quotidiennement, l'exacte et précise bonne mesure rationnelle de l' ampleur de l'effondrement de l'Occident dans un fétichisme du constat de faillite et un reboot perpétuel à gauche sans ne jamais essayer d’approcher et de réparer les dégâts qui n'existent pas.

 

L'effondrement complexe et avancé de la société occidentale que nous pouvons observer est un phénomène mondial de transition. Une transformation du Libéralisme triomphant en mouvement, en puissance et en acte dans le système et dans la société ;  sur les écrans superposés des applications narcissiques des multitudes connectées et dans les convergences prérévolutionnaires de l'extrême gauche à l'extrême droite de la Dissidence neuf-onzième.

 

Ce phénomène en croissance exponentielle se nourrit de la peur de la toute puissance de l'ennemi dont nous parlions, et, qui se traduit dans la Dissidence par cet établissement compulsif de constats de faillite et ce dressage mortifère de listes de faits factuels comme praxis catharsisante. Mais la Dissidence n'est pas Cassandre. Elle est le ronron qui criait au loup.

 

Le post-libéralisme cherche la confirmation de son Hégémonie paradigmatique par consentement partout où il le peut, où on parle sa langue, où on ne s'en protège pas et où on ne l'affronte pas ; partout où on constate sa toute puissance ; partout où il peut la fabriquer. La réinformation ne fait que nourrir cette peur et valider cette confirmation.

 

Établir la meilleure bonne mesure - et la rétablir par des mises-à-jour quotidiennes à sens et à usage unique  - du grand constat de faillite occidental - qui sera première de la classe de la réinformation mortifère et du complotisme par-cœur - pour toute méthode métapolitique - dans un esprit cynique de compétition comme s'il s'agissait d'un concours - n'aboutit, dans le meilleur des cas, qu'à ne pouvoir opérer qu'une semi-conclusion opérée comme une autopsie, indiquant des solutions d'embaumements économiques et d'empaillement social pour toute résolution civilisationnelle et révolution anthropologique.

 

Cette méthode, à travers une dialectique qui n'a pas changé de nature mais qui est devenue "le fait même de l'existant", n'ouvre pas d'autre perspective que la poursuite paraplégique de la fuite-en-avant contrôlée de toutes les convergences syncrétiques vers le chaos synthétique de tous les désordres rentables.

 

Cette dialectique de l’accélération consiste donc à établir la plus juste évaluation de l'effondrement qui alertera - le mieux et le plus rapidement - le système dans la défense son "intégrité" avant même que nous puissions l'attaquer ; nous pourrions dire vulgairement que l'on s'auto-minority report.

 

La réinformation a pour fonction objective d'alimenter les bases de données de Big "pensée" Brother et Big "mémoire" Data qui sont les deux yeux de la méga-machine dans le développement instantané de ses défenses immunitaires offensives et anticipatives réduisant de plus en plus le champ d'action de notre convergence prérévolutionnaire.

 

Réalité augmentée signifie subversion augmentée (diminution vertigineuse de la réalité : dissolution des idées en métapolitique - qui correspond à l’effacement du politique par la tyrannie médiatique), en effet, l'amplification de tous les phénomènes incapacitants depuis la démocratisation du miracle internet, la massification vallsienne de la Dissidence et l'accélération paradigmatique vers la virtualité totale ont transformé la nature de la "subversion mondialiste" qui est devenue le paradigme de la réinformation et du complotisme lui-même.

 

Quand le cadre (internet) devient la subversion (utopie du réenchantement par internet/mythe de la toute puissance de l'ennemi) et que le langage (binaire) qui doit être employé pour communiquer, exister et continuer à exister dans ce cadre est celui du Monde moderne et du Paradigme capitaliste et libéral lui-même, il ne s'agit plus de "jouer" avec les codes obligatoires du Spectacle et de la Marchandise pour intégrer la subversion et introduire une "autre subversion" ; pour dépasser la subversion par une "stratégie d'infiltration par le bas".

 

C'était la "stratégie trotskyste de retournement du Capitalisme" qui a eu comme effet de renforcer le système capitaliste et libéral et de "transformer" les anciens trotskystes et maoïstes en néo-conservateurs (comme les dissidents se transformeront en "palléo-conservateurs" - libertariens ; quenelle ?) - ou, d'une manière ou d'une autre au service de l'Impérialisme de la République mondiale ainsi ils sont à Wall-Street, à la Commission européenne et au NPA et nous voyons le résultat -, en effet, cette stratégie a déjà échoué et elle a permit au système d’opérer des transitions socio-économiques (des nouveaux habillages du Capitalisme trois fois libéral en mouvement de subversion) très "réussies", nous pensons, par exemple, au tournant libéral des années 80, avec du recul, cette stratégie apparait comme avoir été celle du système plus que celle de ses opposants. (Et il n'était pas encore question d'internet et des phénomènes d'amplification, de massification et d'accélération de la subversion mondialiste en mouvement dans les convergences prérévolutionnaires que ça impliquerait.)

 

Quand la subversion est devenue le "fait même de l'existant", que les codes sont le ronron lui-même, il faut affronter la subversion en tant que subversion, il n'est plus question d'essayer de la dépasser. Il s'agit de l'affronter sous tous ses aspects sans parler sa langue fourchue, car apprendre sa langue et la parler, c'est intégrer intégralement l'essence de la subversion  elle-même.

 

Pour continuer a exister sur internet, ce "support de Satan", on se voit donc forcer à véhiculer son ronron pour réussir à communiquer, sinon, nous ne sommes plus qu'un spectre, une ombre, par exemple, la Dissidence, dans sa propension à vendre le "réenchantement par internet" comme un progrès - Dieudonné s'exclamait il y a peu : "Internet est un miracle!" -, démontre qu'elle a déjà intégré la nature même du piège tendu (pour enfermer les "ânes-à-nasse" de la Dissidence de la carotte jaune) comme étant sa propre nature, autrement dit, la Dissidence devient, peu à peu, jusqu'à définitivement, une courroie de transmission du post-libéralisme paradigmatique sous la forme d'une opposition nécessaire au dysfonctionnement rentable du système mondialiste, capitaliste et libéral.

 

Dans ces conditions, c'est-à-dire, ne prenant pas en compte dans sa stratégie : les transitions paradigmatiques de l'aliénation capitaliste, et de la subversion libérale-libertaire, et, ne prenant pas en considération dans ses tactiques : les reconfigurations systémiques des impostures démocratiques, des mystifications républicaines, des mensonges laïques et des illusions droit-de-l’hommistes s'effectuant à travers la superposition des écrans de toutes les applications narcissiques des multitudes connectées au Faux omniprésent. La Dissidence auto-quenellisée s'annonce comme une aliénation paradigmatique et une subversion systémique se dressant contre la Tradition et la Révolution.

 

La Dissidence s'organise dés à présent comme une nouvelle troupe d'occupation mentale et une nouvelle police de la pensée (certes plus subtiles que les productions du mainstream politico-médiatique et que les antifas mais qui aura la même fonction d’altération et de subversion dans l'avenir) dont :

- Le matérialisme dialectique marxiste² augmenté de la Dissidence mainstream est bien imposé comme limite à la formulation d'une conclusion commune et à la recherche d'une réponse traditionnelle au Que Faire révolutionnaire

- Le rationalisme économique, le pragmatisme politique et réalisme géopolitique ne servent qu'à entretenir le déni de réalité - et le statu-quo - sur ces phénomènes (La Dissidence n'existant que grâce à internet elle ne peut le critiquer sans se remettre elle-même  en question, il s'agit davantage d'une critique de la virtualité, virtualité qui est le transhumanisme, qui est la théorie du genre, qui est le Libéralisme triomphant en acte et en puissance...)

- La réinformation devient une conspiration auto-réalisatrice et confirme son aspect mortifère

- Le ronron néo-souverainiste confirme être ce complot dans le Complot

- Le Complotisme compulsif s'avère être le plus grand de tous les Complots

- La Dissidence sans conspiration se transforme en Complot qui n'existe pas

- La quenelle rempli la fonction d'entreprise de fichage

- L’ananassurance est un montage financier qui ira alimenter un fond de pension ou l'autre, et c'est finalement tout ce que le système de croissance exponentielle veut, être alimenté.

 

Dans Héliogabale ou l'Anarchiste couronné, Antonin Artaud nous dit : "Toutes les luttes de dieu à dieu, et de force à force, les dieux sentant craquer sous leurs doigts les forces qu'ils sont censés diriger ; cette séparation de la force et du dieu, le dieu n'étant plus réduit qu'à une sorte de mot qui tombe, une effigie vouée aux plus hideuses idolâtries ; ce bruit sismique et ce tremblement matériel dans les cieux ; cette façon de clouer le ciel dans le ciel, et la terre sur la terre ; ces maisons et ces territoires du ciel qui passent de main en main et de tête en tête, chacun de nous ici, dans sa tête, recomposant à son tour ses dieux ; cette occupation provisoire du ciel, ici par un dieu et sa rage, et là par le même dieu transformé ; cette prise de possessions des pouvoirs, à laquelle succèdent, comme le battement perpétuel d'un spasme, de hauts en bas et de bas en haut, d'autres prises de possession des pouvoirs ; cette respiration des facultés cosmiques, pareilles, sur le plan supérieur, aux facultés ensevelies et grossières qui dorment dans nos individus séparés, - et à chaque faculté un dieu correspond et une force, et nous sommes le ciel sur la terre, et ils sont devenus la terre, la terre dans l'absolu retirée ; - cette instabilité orageuse des cieux que nous appelons le Paganisme, et qui nous frappe parfois en aveugles, qui nous fouaille de ses vérité, c'est nous, c'est notre Europe chrétienne, c'est l'Histoire qui l'a fabriquée..."    

 

Mais nous pensons que le soleil nous débarrassera d'internet, des satellites et du progrès avant la Dissidence, puisqu'elle ne veut pas les affronter ; l'Anarchisme solaire c'est maintenant !

 

En effet, la stratégie métapolitique virtualiste (bataille culturelle ?) qui consiste à dupliquer, multiplier et massifier - au-delà de la volonté de la Dissidence : la volonté du système - de façon exponentielle et de manière mercantile - du moins dans l'esprit de quantité qui anime cette métapolitique - des entreprises d'établissement de constats de faillite longs comme un jour sans pain et de dressage de listes de faits factuels sans fin, par clonage et sous la forme d'une armée de robots et de mutants  conformes à la forme des multitudes connectées au post-libéralisme paradigmatique et aux troupes d'occupation mentale du mainstream politico-médiatique et militaro-industriel par le moyen horizontal de la réinformation (journalisme), avec l'outil rouillé de l'indignation (démocratie) et l'instrument défaillant de la dérision (bouffon du roi, intermédiaire, argent) pour toute stratégie révolutionnaire, se révèle davantage comme étant une technique de communication, un marketing évitant les débats d'idées, qu'une méthode métapolitique opérative ouvrant sur la distinction des principes, et, permettant de faire des choix philosophiques et politiques, permettant d'établir un véritable front de libération toutes les parties, cette fois-ci, comprennent l'essence et la substance du "concept absolu" en mouvement, "concept absolu" que le dissident doit trouver seul. Ainsi, Lancelot écrit dans Le corbillard d'Achab le Prophète : "

 

Prémonition de mort civile.
Le monde moderne est une immense machine à détruire les signes.
Le voyant ne peut pas plus y vivre que le grand corps du noyé, qui tourne au dessous des eaux, attiré vers l'abysse par les tournoiements blancs, hélicoïdaux,  froids, méthodiques, rationnels, du requin.
Le sépia de la seiche ne peut écrire les paroles nécessaires - le sang noir du cachalot blanc, peut être - le corbillard d'Achab.
Le poète qui ne porte pas le deuil n'est pas poète.
"Si vous commencez une guerre, majesté...Il y aura d'innombrables morts qui vous recouvriront de l'océan de leur sang". Artaud à raison ! 
 

Les gaullistes 2.0 sont sans doute ceux qui comprennent le moins Charles de Gaulle

 

Leur incompréhension du "concept absolu" Charles de Gaulle, et de la 2ème guerre mondiale, influence toutes leurs désorientations, leur esprit de restauration stérilisant, leurs mythes incapacitants, leurs utopies neutralisantes.

 

En quelque sorte, ils sont les gardiens du gnomon gaullien prérévolutionnaire, l'avant-garde arriérée censée indiquer la direction vers l'anarchisme solaire... Mais de Charles de Gaulle ils ne connaissent, ne retiennent et ne vous vendent que l'image d’Épinal, l'officialité nationale-républicaine.

 

Leur conception du gaullisme - qu'ils soient gaullistes ou antigaullistes - se limite à une photo sur une cheminée, un magnet sur un frigo : "Je vous ai comprit!". L'inverse est moins vrai.

 

Par exemple, François Asselineau de l'UPR, énarque, haut fonctionnaire, mongoliste, fait un constat de faillite brillant de l'Union anti-Europe, comme tous les bons élèves de la Dissidence du constat de faillite, mais la conclusion "souverainiste" du pseudo-gaullisme upérien, pour attendre - qui consiste lui aussi à dresser des listes de faits factuels (vous avez même la taille du slip de la dame pipi de l'assemblée) -, et sa faculté à faire de Charles de Gaulle un excité républicain - quand d'autres essayent de faire de Pétain le premier antifa (en ça, les gaullistes et antigaullistes sont d'égale bêtise, mais toujours loin de la réconciliation nationale, à ce propos, E&R joue du gaullisme et aussi de l'antigaullisme, selon les modes et tendances du moment, mais n'opère jamais réellement la synthèse, il y a suspens, enfin, ils cherchent -, ce qui revient à confondre Philippe le Bel et Bernard de Clairvaux, rendrait presque la situation ridicule, en plus d'être absurde, en tout cas, ça démontre son incompréhension de certaines mises-en-marche toujours déjà présentes, on n'refait pas deux fois exactement la même pub pour le même produit François, surtout quand la subversion dans la subversion a été digérée par la subversion (on aurait pu penser que Mai 68 a fait changer la nature du "concept absolu") et que la subversion a été réintégrée au ronron néo-souverainiste... La Dissidence mainstream est en train de commettre la même erreur avec Poutine dont ils prennent la stratégie pour l'objectif ; la feinte pour le but, bref, c'est d'une médiocrité assez déconcertante, le Maréchal Philippe Pétain et le Général Charles de Gaulle se réconcilieront la haut dans un grand éclat de rire, ont-ils seulement jamais été "fâchés" ? L'Histoire ne repasse pas les plats.

 

Nous n'oublierons pas de préciser, et d'affirmer que le ronron néo-souverainiste par-défaut est la philosophie-politique par dépit de l' alliance républicaine, souverainiste et patriote (de E&R, à Chouard, en passant par l'UPR, jusqu'à MetaTV), qui propose ce mouvement de libération nationale "idéologiquement neutre".

 

C'est-à-dire un mouvement de convergence unique et exclusif où les idées des différents partis qui prennent part à ce "Front Commun" - basé sur l’intérêt supérieur indéfini d'une France non-déterminée et sur l'idée indiscutable d'un CNR 2.0 - doivent rester à la maison pour ne pas gêner la stratégie néo-souverainiste (pas con!), dont la nature républicaine, démocratique, laïque, libérale, droit-de-l'hommiste et moderne des  mouvements et des personnalités qui portent ce souverainisme-économique 2.0 officiellement et officieusement porte pourtant une idée politique, philosophique et métaphysique de la France et de l'Europe, une idée subversive qui a du "inspirer" la rédaction des programmes, des chartes et des règlement internes des mouvements qui proposent cette Alliance neutre pour tous ; une alliance versatile que nous devons combattre et que le "concept absolu" Charles de Gaulle combat, le "Grand Gaullisme" de l'axe Paris-Berlin-Moscou et de l'Empire eurasiatique de la Fin est en marche contre le petit gaullisme anachronique de l'anté-convergence, l'anté-mouvement et de l'anté-alliance, contre le néo-souverainisme en ronron de subversion dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle.

 

Le néo-souverainisme, l'idéologie qui n'existe pas mais dont La main droite agit, prétend s'imposer de facto à la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle par l'auto-autorité d'une nostalgie, d'un CNR fantasmé et l'auto-légitimité d'une utopie, d'un Grand Soir patriotisé ; une subversion de gauche qui n'a de socialiste que le partage de l'ananas.  

 

Un CNR anachronique, hors-contexte, avec septante ans de mises-à-jour métapolitiques manquantes,  une théorie politique de retard. Les néo-souverainistes ne combattent pas le Monde moderne, ils opposent l'état-nation westphalien au mondialisme : L'Empire a comprit.

 

Nous nous demandons à quoi peuvent leur servir leur collection de constats de faillite et leurs piles de listes de faits factuels puisqu'ils n'en tirent aucune conclusion commune et opérative, par exemple, le néo-souverainisme part de l'idée que l’État-nation existe de facto, alors qu'il n'existe que de jure (et encore), on pourrait s'arrêter directement ici, mettre un point final à ce ronron faussement naïf, car cette hérésie géopolitique suffit a démolir la légitimité préfabriquée de ce CNR double zéro dont l'esprit intérieur de restauration, qui en fait une convergence neutralisante pour toutes les parties prenantes (censées se soumettre au ronron qui tourne en rond), est plus que discutable, pour ne pas dire disqualifiant, et qui devrait motiver une certaine méfiance. La Dissidence avait vocation à faire l'Inter-National et pas à réhabiliter l'Internationale.

 

Mais, tel Zoro, la théorie relativiste et relativisante des vrais-faux trucs - dont nous avons parlé dans d'autres articles -, arrive sans s'presser et arrange tout, justifie toutes les contradictions et légitime toutes les hésitations, son NOM, il le signe à la pointe de l'épais d'un A à Z qui veut dire zozo, ainsi, la République n'est pas ce qu'elle aurait du être, la pauvre, la république outragée par les vrais-faux républicains et les méchants antirépublicains qui ont saboté ce projet idéal de modernité sympathique et de progrès gentil nait dans la Terreur et dans le sang des Vendéens : quelle césarienne ! Et nous disons que c'est un mensonge, que c'est le mensonge du ronron néo-souverainiste, nous disons qu'elle est précisément devenue ce qu'elle devait être - et qu'il ne s'agit pas de restaurer un ancien régime ou de rétablir l'État-nation whestphalien de jure pour la combattre -, et que c'est exactement ses principes fondationnels "avoués" et "officiels" qu'ils soient vraiment faux ou faussement vrais, dictés par les Lumières du réseaux voltairien, qu'il faut combattre aujourd'hui, ou alors, dans les deux cas nous les combattons, au nom de la Révolution et de la Tradition, peut-être que la Dissidence n'était qu'une entreprise de sauvetage de la République ?

 

Nous autres, dissidents, nous sommes pour la démocratie, mais une Démocratie organique et sacrée, qui n'est ni la Démocratie moderne et laïque d'aujourd'hui - que le dissidents contestent mais dont ils ne discutent finalement que le fonctionnement du régime, et le fait que ça n'est pas eux qui en sont à la tête, ils prétendent faire mieux alors qu'ils ne sont déjà pas capables d'organiser une méritocratie interne -, ni la Véritable démocratie chouardienne, une Démocratie  de sodomie technocratique directe plutôt qu'indirecte : quel progrès ! Le gentil démocrate Etienne Chouard à qui nous avons envoyé nos critiques sur sa définition de la Démocratie depuis plus de deux ans - qui ne sont pas les nôtres, mais qui sont celles de Guénon, d'Evola, de Douguine, etc, que nous permettons d'articuler et d’appliquer à la Dissidence -, et qu'il a reçu, mais visiblement, nous sommes obligés de partir de leur définition, leur philosophie et leur religion.

 

Le dissident ne peut donc la combattre qu'à moitié, seulement sa vraie-fausse mauvaise-bonne part et il doit le faire au nom des vraies-fausses semi-valeurs mi-dévoyées de la République, dont on ne sait quelle part prendre pour la bonne...

 

Pourtant, des ordres avaient été indiqués, et au "petit gaullisme" anachronique et post-national néo-souverainiste, devait succéder un "Grand Gaullisme" topique et impérial, continentaliste.

 

Recouvrir une Démocratie organique ne consiste pas à voter davantage pour un programme que pour une personnalité. Nous devons épouser un "concept absolu". Un "concept absolu" ne vote pas, peut-être se présente-t-il ? Nous pensons que le déplacement du "concept absolu" qui a été tenté dans le champ politique français a échoué - ou en tout cas qu'il n'est pas aussi audible qu'il devrait l'être, ou peut-être que certains font semblant de ne pas l'entendre -, nous pouvons nous tromper, mais nous pensons que le "concept" est "libre", même "libéré" d'une certaine façon...

 

Nous rentrons en quelque sorte dans le jeu du trône, du trône qui doit précisément rester vide ; nous ferons en sorte qu'il le resta.

 

Cette métaphysique républicaine qui anime le ronron néo-souverainiste ne devrait-elle pas être combattue par les complotistes bavarois et les antisionistes belges "debout au milieu des frites" de la Dissidence mainstream comme une "métaphysique" liée au Complot juif, "américano-sioniste", à la conspiration franc-maçonnique de A à Israël ? Tolkien a raison !

 

La France pour tous !

 

Dans la Dissidence mainstream - le monde de la réinformation, du constat de faillite et du dressage de listes -, les idées sont présentées comme étant un sujet secondaire, plus précisément, on peut évoquer toutes les idées, mais on ne peut pas les articuler entre-elles dans la perspective d'une convergence opérative en dehors des limites de l'arc républicain, du cadre démocratique, des carcans laïques et des règles du paradigme économique en vigueur.

 

Le sujet prioritaire, plus exactement, le biais, l'angle, la façon d'aborder plus ou moins tous les sujets - en intégrant toujours les règles précitées - est la sacro-sainte économie, sa structure administratives et son fonctionnement systémique, sa mauvaise gestion à cause de la mauvaise vraie-fausse démocratie, sa dialectique, ses logiques, etc, d'autres sujets sont bien entendu exploités via le sujet de l'économie, la démocratie (pour mieux gérer l'économie et dompter la haute finance), nous l'avons dit, la question juive (les banquiers juifs), la structure du NOM (la Banque, l'UE, le mondialisme), etc, mais le code source est économie, l'économisme capitaliste et libérale comme paradigme de référence et base absolue dévoyée, dont, et nous insistons, les dissidents du quotidien ne discutent pas de la nature - en tout cas, pas au-delà que pour se faire plaisir ou que dans une optique de culture générale, et, pas dans le cadre de la mise-en-marche en avant vers une Dissidence opérative - mais de la mauvaise gestion, dénoncent les excès, jusqu'à des critiques assez radicales sur le système de la Dette qui restreint leur pouvoir d'achat.

 

Partant de là, de ce pustule de départ, ils nous expliquent le système-monde principalement à partir de ses problématiques économiques, parfois dans la perspective d'une écologie-sociale bienveillante, ce qui n'est pas dénué de sens, la géopolitique de l'énergie et du petro-dollar est un paramètre à intégrer, et des questions socio-écologiques se posent effectivement, le problème étant exactement de savoir comment et sur quelle base philosophique on se les pose ?

 

Ce qui n'est précisément jamais discuté, c'est justement ce présupposé de l'économisme capitaliste et libéral comme base pour discuter de tout, et la nature philosophique de la réponse que nous voulons apporter à la question sociale, politique et économique - alors qu'il n'y a que de ça qu'il faudrait discuter pour rétablir un véritable constat -,  c'est-à-dire de la façon d'aborder les débats.

 

En effet, la méthode, qui consiste en quelque sorte à limiter le débat, et qui prétend même parfois à l'objectivité historique, à être une méthode sans idéologie, nous semble davantage correspondre à une stratégie pour imposer une idéologie sous couvert de neutralité et d'objectivité, que d'une méthode métapolitique radicale et verticale - alors qu'avant même de reconstruire une conclusion commune il faut avant tout établir une méthode portant justement une philosophie-politique traditionnelle et révolutionnaire en mouvement, en puissance et en acte, en principe et en apparence.

 

Restreindre le cadre de la question économique à une disputation interne sur la  gestion alternative et l'organisation subversive du post-libéralisme paradigmatique avec les outils autorisés du ronron néo-souverainiste est une subversion.

 

La réinformation fait que les mouvements dissidents lient leurs idées à un esprit de pseudo-neutralité journalistique, ça explique pas mal de choses, d'ailleurs, les dissidents qui basent leur métapolitique et sa pratique-critique sur la réinformation s’intéressent davantage aux mensonges que profère le mainstream politico-médiatique qu'aux idées de leurs camarades, qu'à une réflexion sur la philosophie de la Dissidence, on voit la méthode à ses fruits... 

 


"les outils autorisés du ronron néo-souverainiste...", c'est-à-dire, un logos alter-républicain, une dialectique marxiste, une logique palléo-libérale (libertarienne), une idéologie réactionnaire (indignés), une métapolitique complotiste, une économie rationnelle, une politique pragmatique, une géopolitique réaliste et une métaphysique démocrate-laïque, tout cela dans une ambiance de dérision et de "vent nouveau" sous-prolétarien.

 

Une philosophie-politique qui n'existe pas finalement très matérialiste et très compatible avec le Capitalisme trois fois libéral en principe 

 

On peut établir un constat partiel en expliquant les prises d’intérêts officiels laissant apparaitre la surface des manœuvres officieuses, mais nous voyons les limites qu'imposent les outils néo-souverainistes pour converger vers une conclusion commune.

 

Pour les dissidents, tirer une conclusion - n'y voyez aucun jeu de mots -, consiste à une recherche de solutions techniques, ainsi, ils font des plans, ils refont le monde pour imaginer les meilleurs agencements sociétaux et comment gérer le système économique globale de façon alternative et cool, par exemple, par la réduction des inégalités via un salaire de base universel.

 

Leur façon d'aborder la question sociale, écologique et économique est tout-à-fait idéologique dans sa méthode, elle n'est en rien "neutre" - et qu'est-ce qu'être "neutre" ? Ça n'est pas de journalistes dont nous avons besoin mais de prophètes -, c'est-à-dire qu'ils partent du principe - qui en principe n'en est pas un -, qu'ils se persuadent, que leur méthode est objective et que leurs médias indépendants, alternatifs et dissidents sont idéologiquement neutres - qu'ils ne véhiculent pas un ronron, les différences n'étant souvent que de l'ordre de la forme entre les différentes chapelles du néo-sou -, qu'ils pourront trouver des solutions et construire une conclusion commune sans repasser par une réflexion philosophique et politique, sans passer par critique radicale des valeurs républicaines, des principes modernes et des fondamentaux démocratiques qui fondent leur méthode elle-même.

 

Pour résumer, une "convergence idéologiquement neutre" ça n'existe pas, et c'est un mensonge de le faire croire, on ne peut même pas parler d'utopie, bien que par le réenchantement par internet comme mythe, l'espace identitaire virtuel devient le topos du dissident et pour lui, il s'agit de reconquérir, de devenir le mainstream politico-médiatique, l'axe du bien idéologiquement neutre, cette manière de présenter la réinformation - la réinformation pour méthode, pour méthode devenue une utopie, pour utopie devenue folle - est le langage du système dont la nature même est de prétendre ne pas être idéologie mais une objectivité, c'est le langage du Libéralisme triomphant qui prétend avoir mit fin aux idéologies.   

 

Leurs planifications spéculatives comme si ils étaient au pouvoir ou qu'ils allaient l'obtenir de cette manière : parce qu'ils ont raison - ce qui restera encore à démontrer quand une conclusion commune, qui n'est pas prête d'être formulée dans ces conditions, sera établie -, et c'est exactement à cette posture utopique de recherches de solutions techniques "idéologiquement neutres" - alors qu'elles véhiculent un gauchisme jamais égalé -, et parfois très sérieusement utopique, criminellement utopique, que nous voyons qu'il y a un problème de fond dans leur méthode elle-même : dans la façon dont ils abordent tous les problèmes, c'est-à-dire, comme un jeu, c'est les méta-sim's. Ezra Pound a raison!

 

Qu'ils tirent leurs plans... Nous sommes en tête de comète !

 

En effet, et encore une fois, le problème ne réside pas dans les différents constats qui peuvent être dressés, mais dans les semi-conclusions qui sont tirées et qui génèrent beaucoup d'utopies en terme d’oppositions possibles et de propositions possibilistes

 

Le cerveau collectif de la convergences prérévolutionnaires du XXIème siècle sous haute direction du ronron néo-souverainiste est forcé de travailler sur ces questions en partant de deux principes incapacitants (en réduisant la question, car cette question du rapport des dissidents à la question économique et à l'argent demanderait d'y consacrer un essai entier), 1) il n'y a pas d'autre paradigme que le paradigme socio-économique capitaliste-libéral pas d'autre régime que le régime démocratique sous arc républicain, pas d'autre religion que la religion  laïque - le laïcisme -, 2) il n'y a que des possibilités de gestions humanistes, futuristes, vertes, numériques, démocratiques, alternatives, subversives ou nohaïdes de ce paradigme mais aucunes possibilités de rentrer en conflit avec lui.

 

Leurs recherches de "solutions" - avant même d'établir une conclusion commune il faut le souligner, le rappeler et insister -, qui se bornent à un cadre technique et technocratique, sont présentées comme des démarches et des entreprises "révolutionnaires", mais répondre à la question économique, l'économie, en l'abordant uniquement et exclusivement sous l'angle de l'économisme démocratique comme limite, ne peut en rien être révolutionnaire puisque c'est la limite même du système, on en sort pas, ou plutôt, ils n'en sortent pas, ce que nous voulons dire, c'est que si le constat est juste, la façon d'aborder la question est mauvaise, la méthode catastrophique, la conclusion sans qualificatif, résoudre la question économique c'est précisément sortir de son cadre, il n'y pas de solutions économiques par l'économisme, la question de l'économie est une question philosophique et politique, voire métaphysique, et nous devons aborder la question économique précisément et exactement sous l'angle d'une critique radicale et offensive des limites et des règles de l'arc républicain, du cadre de la démocratie, de la morale laïque et du paradigme économique en vigueur.

 

"Nous devons mettre nos points de convergence en commun en évitant tous synchértismes..." : c'est précisément ce qu'interdit et exactement ce qu'empêche le ronron "neutre" néon-souveniriste

 

D'abord, y'a la Dissidence, qui tourne en rond,  qui prend l'melon, et qui sait plus son nom, monsieur, pour qui les idées politiques ne sont qu'un panel de couleurs préférentielles pour décorer leur Capitalisme-alternatif et leur Libéralisme-subversif, les principes comme "goûts et couleurs", la Tradition comme décorum, la Religion : à la maison!

 

Pour ces dissidents là, monsieur, la Tradition n'existe pas, c’est-à-dire que les traditionalistes ne suggèreraient aucuns principes politiques et philosophiques, qui imposeraient d'eux-mêmes certains fondamentaux économiques, par exemple... Ça ne leur viendrait pas à l'idée de considérer la Tradition un instant, et définitivement, d'avouer que la république, la démocratie et le laïcisme constituent une tradition, un principe et une religion modernes, une imposture originelle que l'on ne peut combattre que par la Tradition traditionnelle, primordiale et principielle, et pas en imaginant et en voulant gérer alternativement la Marchandise et organiser subversivement le Spectacle.

 

Le néo-souverainisme ne veut pas "entrer en conflit" avec Capitalisme trois fois libéral, il est son ronron subversif. L'économisme physiocrate, kabbaliste et jacobin de la République dite Française contre lequel la Dissidence n'exprime pas un désaccord de fond mais de forme, de répartition, c'est l'imposture démocratique en acte et en puissance. Faut vous dire monsieur, que ce ronron là ne cause pas, monsieur, ne se remet en cause, il compte.

 

En effet, après plus de dix ans, les dissidents ne se tournent toujours pas vers les principes traditionnels, ne s'orientent pas vers la Tradition, c'est-à-dire vers une Révolution autre qu'une éthique journalistique et une esthétique de bazar pour affronter ce paradigme économique, autre que la réinformation et les assemblées constituantes de la véritable tyrannie. Et puis, y'a la Quatrième théorie politique, qu'est belle comme un Soleil...

 

Ainsi, Julius Evola, dans Orientations, nous prévient, et nous "ordonne" au Point 6 : "Dans la même ligne que ce qui précède, il est clair que notre radicalisme de la reconstruction n’implique pas seulement le refus de transiger avec quelque variante que ce soit de l'idéologie marxiste ou socialiste, mais aussi, plus généralement, avec ce qu'on peut appeler l'hallucination ou la démonie de l'économie. Il s'agit ici de l'idée selon laquelle c'est le facteur économique qui est important, réel, décisif, dans la vie individuelle comme dans la vie collective ; de l'idée que la concentration de toute valeur et de tout intérêt sur le plan de l'économie et de la production n'est pas l'aberration sans précédents de l'homme occidental moderne, mais quelque chose de normal, non une éventuellement nécessité brutale, mais quelque chose qui doit être voulu et exalté. Capitalisme et marxisme ne sortent pas de ce cercle fermé et obscur. Ce cercle, nous devons le briser." 

 

Cette méthode, cette dialectique de la Dissidence mainstream - dont la seule vertu offerte à celui qui en use et en abuse est d'être intégré dans le cheval de Troie du ronron néo-souverainiste "qui ne dit pas son nom", pour être définitivement enfermer dedans jusqu'à la vacance du pouvoir révolutionnaire (quand le Pouvoir prend ses congés annuels) et la fermer à tout jamais - ne permet que d'observer et mesurer l'ampleur des dégâts, et ne doit précisément pas permettre de mesurer plus que ce que le système veuille que vous observiez, c'est-à-dire son Spectacle et les "débris", elle ne permet donc pas d'approcher le phénomène lui-même.

 

Certains s'arrêtent là, comprennent cette impasse dialectique et font demi-tour - encore faut-il sortir du dada et du ronron, et pour ça il faut forcer la porte du cheval de Troie, il faut cliver -, vers l'Incendie insurrectionnel et l'épreuve du Feu, mais d'autres qui, partant de là, pour élaborer leur conclusion, intègre en plus - en moins - comme paramètre unique et exclusif à leur recherche de solutions, de réduire le "champ des possibles" - selon eux, entre eux et rien qu'entre eux, entre convaincus de ne pas douter - à proposer des nouvelles applications possibilistes de gestion alternative de la Marchandise et d'organisation subversive du Spectacle uniquement et exclusivement imaginées sous l'angle technologique et technocratique d'une analyse matérialiste pseudo-scientifique strictement confinée au rationalisme économique Capitaliste-libéral comme seul concept, au pragmatisme politique comme seule idée et au réalisme géopolitique comme seul principe, une prospection spéculative des futures articulations possibles vers des projections logistiques possibilistes d'accumulation progressive d'un Capital révolutionnaire pour réaliser leurs stratégies réalistes de domptage rationnel du Progrès. Quel manque d'imagination, c'est bien du manque d'art que nous crevons. Evola a raison!

 

La Grande Ourse a raison !

 

Que ça soit dans ses techniques ou ses méthodes, ses constats ou ses conclusions, ses tactiques et ses stratégies, la Dissidence mainstream n'articule pas, JAMAIS, ses concepts autour d'un principe supérieur et transcendant.

 

Pour nous autres, dissidents, un certain principe  fondationnel de Mythe, un principe civilisationnel d'Imperium, un principe primordial de Tradition et un principe suprarationnel de Révolution sont la base d'une réflexion et une action que nous ne pouvons pas avoir ou accomplir seul, en aucun cas individuelle, qui peut, certes, partir de l'être, et qui part d'ailleurs souvent de l'être, mais qui doit transporter la communauté,  en effet, fonder un Mythe, intégrer un Imperium, s'orienter vers la Tradition - ce qui consiste à essayer de la définir pour ceux qui demanderont c'est quoi la Tradition ? - et définir leur Révolution n'est pas le moteur de la Dissidence emblématique, officielle, mainstream et "au sens le plus large", dont le ronron néo-souverainiste indiscuté est un organe de propagande devenu une utopie, une utopie devenue folle, n'ayant même pas les qualités d'une idéologie, de leur idéologie qui n'existe pas, de leur idéologie subversive, "non-dite", conspirative, et, que ce ronron n'est contesté par aucun Imperium en présence, que ces Imperium n'ont donc plus de Mythe, n'écoutent plus la Tradition, et ne veulent plus faire la Révolution... La convergence prérévolutionnaire de toutes les dissidences du XXième siècle n'a plus qu'utopie, décorum, indignation et dérision...

 

Il y a ici, à ce propos, quelque chose d’intéressant et que nous autres, dissidents, avons souvent remarqué : Les mouvements ou les personnalités plus ou moins présentés, ou se présentant eux-mêmes comme extérieurs à l'aliénation dissidente, parfois même "en dissidence à la Dissidence" - ce qui est plus rare, en général, d'aucuns savent ou feignent savoir ce qu'est la Dissidence, une façon comme une autre d'évacuer la question, la peur du grand méchant loup qui n'existe pas sans doute -, ne s'excluant pas d'appartenir plus généralement à la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, n'exprimant que très précautionneusement leurs clivages avec la Dissidence, et qui, dans les faits,  existent - existent en partie, depuis ou principalement  - à travers la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, combattent et affrontent rarement, et toujours en dernière instance, ce ronron néo-souverainiste en mouvement.

 

Nous pensons qu'ils interprètent cet objet politique ronronnant comme un cheval de Troie "pour tous" et qu'ils peuvent manœuvrer de l'intérieur pour le contrôler, peut-être même leur fait-on croire que c'est leur création,  ou du moins en partie, et que nous interprétons nous, pour faire court, comme l' "Anneau de Tolkien", c'est-à-dire la philosophie-politique qui les gouverne tous et les bercent tous dans leurs illusions d’avancées invisibles par le biais de ce véhicule métapolitique - qu'ils ne sont pas habilités à orienter, nous ne pensons pas que les dissidents non-conformes, rupturalistes, ou encore, traditionalistes, dirigent les lignes éditoriales et les travaux de la Dissidence néo-souverainiste, et dont ils ne savent pas si le petit poney idéologique sera garé dans Troie, "nul part ailleurs" ou la porte en face d'une abîme sans fond - et qui les mènera très bientôt, et fort définitivement, dans les ténèbres.

 

On pourrait même croire que ce ronron néo-souverainiste n'existe pas, que les principes modernes et leurs sens horizontaux sont plus à même à dompter l'économie que les principes traditionnelles et leurs sens verticaux - puisque ce ronron antitraditionaliste n'est pas contesté -, que l'on combat l'économie par l'argent et pas par le Roi, par le démocrate et pas par le Prophète, par le journaliste et pas par le Prêtre, que le Mythe doit se plier aux réalités du rationalisme économique, au pragmatisme politique, au réalisme géopolitique et au complotisme métapolitique du ronron en mouvement. Quel genre de Mythe peut naître d'un tel "Réalisme" ? Que peut-il être d'autre qu'une utopie dans ces conditions de renoncement (où même la Troisième Voie préfère le marxisme et le néo-souverainisme anti-européen, suivre des écussons et des emblèmes "stato-nationaux"), plutôt que de suivre une géopolitique topique et historique ? Où est l'Imperium dans cette métapolitique technocratique de l'être-économique et dans cet esprit synthétique de restauration ?

 

Où est la Terre, le "topos", des fascistes et des communistes, depuis que la défaite de 45 pour le Fascisme, et depuis que la chute du mur de Berlin pour le Communisme, ont scellé dans un "orage d'acier" et une "tempête de sable" le destin du Rouge et du Noir ?

 

Ce que nous voyons, nous autres, dissidents, en terme d' "utopie" et de "mythe" en mouvement et en acte, c'est que nos camarades ukrainiens, russes, "eurasistes", quelques volontaires européens et français mènent, dans le Donbass, leur première offensive et que leur Terre s'appelle Novo Russia. Leonid Savin, dans dans son article Le Nationalisme Donbassien, nous dit : "En somme nous observons l’apparition d’un phénomène nouveau, unique et intéressant : le nationalisme donbassien. En même temps, il se manifeste en tant que partie intrinsèque d’un nationalisme russe plus vaste, car sa structure est mise en œuvre sur les mêmes fondements que le nationalisme russe, celui-ci exerçant une fonction de coupole, et en tant que lien avec la Russie, tout particulièrement dans les districts du Sud, historiquement liés au Donbass. Et, indépendamment de l’issue de la guerre qui sévit actuellement entre Don et Dniepr, il est évident que le nationalisme donbassien s’intègre organiquement dans le monde russe de l’Eurasie."

En somme nous observons l’apparition d’un phénomène nouveau, unique et intéressant : le nationalisme donbassien. En même temps, il se manifeste en tant que partie intrinsèque d’un nationalisme russe plus vaste, car sa structure est mise en œuvre sur les mêmes fondements que le nationalisme russe, celui-ci exerçant une fonction de coupole, et en tant que lien avec la Russie, tout particulièrement dans les districts du Sud, historiquement liés au Donbass. Et, indépendamment de l’issue de la guerre qui sévit actuellement entre Don et Dniepr, il est évident que le nationalisme donbassien s’intègre organiquement dans le monde russe de l’Eurasie. - See more at: http://www.4pt.su/fr/content/le-nationalisme-donbassien#sthash.QIjaznKW.dpuf

 

Pour la première fois, des Dissidents combattent le Nouvel Ordre Mondial frontalement, et ils ne sont pas soutenus - ce qui est déterminant en terme de communication, d'impact, de signe et de symbolique - par la Dissidence emblématique, officielle et mainstream du ronron néo-souverainiste, de la Réinformation taiseuse, de l'Indignation obséquieuse , de la Dérision creuse et du Nationalisme hésitant, et, qui n'a aucune excuse.

 

La question est davantage compliquée dans les rangs de la 3ème Voie, bien qu'elle ne devrait sans doute pas l'être autant et que les "nationalistes" devraient s'allier temporairement aux "continentalistes" pour foutre l'impérialisme israélo-étasunien dehors plutôt que prendre l'argent d'Obama (même si la question est plus complexe, en effet, et que nous écoutons avec beaucoup d’intérêts des personnalités comme Pascal Lassalle sur cette question, entre autre), par contre, elle ne devrait faire aucun doute dans la Dissidence pro-poutine primaire.

 

Voilà ce qu'est le Réalisme néo-souverainiste comme source idéologique aux développements de techniques, méthodes, stratégies, concepts, axes et métapolitiques révolutionnaires de l'extrême gauche à l'extrême droite de la Dissidence. Soron a raison!

 

Le Grand Déplacement

 

Dans un premier temps - un premier mouvement -, dont la date est définitivement périmée, il était sans doute nécessaire - et prévu - de jouer une certaine carte "souverainiste", mais ça n'était pas tout à fait le rôle des stations subsidiaires de propagande et des ordres secondaires de combat d'intégrer cette stratégie temporaire comme un ronron définitif, de le faire traîner en longueur, de s’ingérer dans le déplacement du "concept absolu" dans sa dimension "officieuse" sur la scène politique "officielle", visible, et de figer ce ronron comme "absolu" remplaçant le "concept" - de prendre la feinte pour le but - dans la convergence prérévolutionnaire qui, au contraire - à contre-courant -, devait "théoriser", appuyer la mise-en-marche en avant du "concept absolu" dans sa dimension "secrète", invisible. Ainsi, dans La confirmation boréale, Jean Parvulesco nous dit : "Or, c'est le devenir circonstancielle même de la présente histoire mondiale, à l'heure fatale de l'accomplissement d'un destin secret déjà inéluctablement en marche, qui fait que nous nous trouvons appelés aujourd'hui devant un commandement d'action immédiate et totale : c'est maintenant ou jamais qu'il nous faut agir, et qu'en agissant l'on emporte la partie.

 

Ainsi qu'on a cessé de le répéter, le passage à l'action révolutionnaire directe de l'Europe souterraine, de l'Europe déjà clandestinement engagée dans le combat pour sa libération, ne peut ni ne doit se faire qu'à partir de la mise en politico-historique de l'axe Paris-Berlin-Moscou.

 

Malheureusement, ni la France, ni l’Allemagne ne se trouvent à l'heure présente disposées, ni surtout pas en état de prendre l'initiative politique de l'axe Paris-Berlin-Moscou."

 

C'est à cette intuition que, nous autres, nous reconnaissons les nôtres, ceux qui ont dépassé le néo-souverainisme, la réinformation, le complotisme, qui œuvre à théoriser une Quatrième théorie politique impériale contre tous les Impérialisme de l'indistinction plutôt que de s’intéresser (et de se comparer) au mainstream politico-médiatique en boucle, éternellement, de sur-commenter le Spectacle politique-politicien, la "montée" du FN  et tourner en rond dans l'établissement sans fin du constat de faillite de l'imposture démocratique.

 

Ceux qui appuient la mise-en-marche du "concept absolu", ce qui est reconnaissable à certaines prises de positions, d'intuitions perceptibles dans certaines réflexions, dans les orientations que prennent les différents mouvements, et dans les directions que prennent les différents courants dans ces mouvements, en bref, dans les interactions qui traversent la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle dans ses visions du monde, mais, la plupart de nos camarades, dans les deux cas, commettent aussi une autre erreur, l'erreur du réenchantement par internet, nous l'avons dit, de toujours vouloir absolument fonctionner sur l'esprit de réseau - malgré de nombreuses incantations allant dans le "bon sens contraire" - alors qu'il faut exactement délaisser - en partie - la volatilité de l'esprit liquide du réseau pour se rapproprier la solidité de l'esprit intérieur du "topos", mais aussi, de penser, puisqu'ils ont l'air de le penser, en tout cas, ils insistent beaucoup et sont beaucoup à partager ce point de vue, sur le fait qu'il faudrait s'appuyer uniquement et exclusivement sur leur réalisme stratégique, leur pragmatisme logistique et leur rationalisme tactique, une métapolitique de terrain numérique (sont-ils vraiment sérieux ?), pour répondre au constat de faillite socio-économique plutôt que d'aller, enfin, sur le terrain du combat défensif et de la défense offensive des idées. Comme si il était réaliste d'imaginer reconstruire une puissance immédiate via une logistique 100% bio et indépendante dans la configuration qui nous est imposée et alors que la situation est bloquée au sein même de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, sans doute parce que quelqu'un quelque part a décidé que la récréation était finie et que l'on revenait à quelque chose de plus sérieux, en tout cas, il est extrêmement pragmatique de penser pouvoir débloquer des blocages systémiques sans réussir à débloquer la Dissidence sur le plan des idées déjà et pour commencer, on arrive pas à faire bouger les lignes dans un espace déjà restreint, mais on va les faire bouger à des échelles où les mecs d'en face compte en millions d'euro, voilà à quel genre de rationalisme nous avons affaire.  

 

Nous disons qu'au commencement était le verbe, et, qu'au début, la Dissidence avait un logos qui portait une certaine transcendance, le but était de libérer la parole au sens révolutionnaire de Tradition et dans une optique de Retour à l’Être, en tout cas, nous pensons que ça  avait été entendu en ce sens par beaucoup (et que ça n'attendait qu'à être structuré), avant de se transformer en fatras démocratique, humaniste, laïque, souverainiste : Républicain! Nous ne comprenons pas les mesures et critères de légitimités révolutionnaires par le nombre de vues Youtube et le like facebook, ça n'a aucun sens, c'est de l'économisme révolutionnaire où le paramètre lui-même est tronqué, déjà et simplement parce que aucun d'entre nous n'a la moindre idée de qui, que, quoi, dont, où est derrière l'écran, par contre le système nous connait tous, mais aussi parce que ça ne veut rien dire en terme qualitatif et méritocratique, mais passons...

 

Malgré cette rectification du système vers de moins de radicalité,  des franches radicales ont continué à avancer en ce sens, nous sommes en pleine jungle... Nous avons de moins en moins d’échos de cette résonance primaire, nous nous sommes détachés du ronron.

 

Entretenir ce ronron néo-souverainiste plutôt qu'animer ce mouvement révolutionnaire par un principe supérieure et transcendant quand on en a l'occasion est l'ultime individualisme, égoïsme, narcissisme et mégalomanie ; l'ultime blasphème ! Comme si il s'agissait de faire plaisir à l'un ou l'autre, et, pour se faire, de ne pas dire telle ou telle chose, comme si leur conception du réalisme et les stratégies qui en découlent n'étaient pas motivées par une idéologie et que veulent-ils nous cacher quand leur seule et unique occupation consiste à jurer qu'ils ne vendent pas d'idéologie ? Nous savons ce qu'ils ne cachent pas.

 

Cette erreur, est disons, une erreur de jugement, de méthode, certes, mais une erreur qui ressemble à une faute, à une faute qui serait presque un mensonge volontaire. Nous espérons nous tromper, nous autres, dissidents, nous sommes agneaux mais pas moutons. Douguine a raison !

 

Nous voulons un Mythe. Pas des notifications et des manuels d’intelligences économiques pour une gestion alternative du post-libéralisme paradigmatique. "Le Réalisme est un axe géopolitique définitivement périmé"

 

Ce développement rapide de vraies-fausses chaînes de conduction de vrais-faux stress, cognitivement automatisées et massivement bio-robotisées par la convergence prérévolutionnaire virtualiste de toutes les virtualités, offre au système une capacité de maîtrise paradigmatique quasi totale des phénomènes d'indignation et de leurs effets, le temps de réponse est sans cesse amélioré, le choc en retour diminué, la propagation du contre-feu accélérée par le "vent nouveau" des potentialités de vitesse de réaction systémique par la mise-en-disponibilité d'une armée de clones corvéable et gratuite pour une réinterprétation instantanée et générique de l'évènement, contre-feu suggéré par des "stimuli" provoquer dans le tout connecté par la "méta-matrice" et répercuter à des échelles de "hautes fréquences" de propagation grâce à la superposition narcissique des écrans de toutes les aliénations comme norme révolutionnaire dans une interaction cognitive et "en mirroir" entre l'interface dissidente et l'interface mainstream, réinterprètation pulsionnelle et émotionnelle - en proie à toutes les suggestions, illusions, impostures, mystifications, effets d'optique - des groupes à mentalité primitive - majoritaires en terme démocratique quantitatif, en effet, la Dissidence ne repose pas sur un régime interne méritocratique et qualitatif - de la Dissidence mainstream qui sont débranchés, mais qui ne sont pas déconnectés (il y a juste plus d'écrans), "débranché" signifiant "connecté à un autre mainstream".

 

Stimuli contre-incendiaires systémiques qui sont autant de tests et d'expériences menés, bref, ça n'est pas nouveau, mais sans doute faut-il le reformuler et l'expliquer par la Dissidence, car c'est sans doute la première fois dans l'histoire de toutes les révolutions et leurs retours d'expériences en temps réels (qui est le travail des intellectuels et des sociologues dans tous leurs méfaits), qu'une convergence prérévolutionnaire, qui, dans le cas de la Dissidence, est essentiellement virtuelle, est privée de la faculté critique, du recul philosophique et spirituelle, de s'en garder et s'en protéger un minimum, d’intégrer des potentialités d'interférences à ces phénomènes connus d'infiltration, de subversion et d'inversion - puisque ces phénomènes sont compris dans le support et son cadre eux-mêmes -, tout simplement de dérive idéologique progressive, que l'on observe dans toutes les sphères de résistances, la Dissidence ogm des groupuscules individuelles et "à usage unique" est programmée pour ne pas développer de défense immunitaire traditionaliste et symbiotique, elle est conçue pour refuser les anti-virus révolutionnaires additionnels pouvant être générés par des synergies et des critiques positives croisées, un renouvellement, et, malgré cette exposition totale et cette situation inédite, la Dissidence nihiliste de toutes les "réalités diminuées" et de toutes les "virtualités augmentées" ne voit  toujours pas, après plus de dix ans de convergence et d'inertie, l'utilité d'opérer une critique positive et radicale sur son "action" et son ronron, d'imposer une réflexion sur les dimensions maléfiques et les proportions inquantifiables que prennent les phénomènes incapacitants à travers l'utilisation triomphante d'internet, de l'impact de cette virtualité sur son propre camp, sur le fait que l'absence de cette critique est une largesse idéologique du néo-souverainisme en mouvement de subversion pour un meilleur confort intellectuel des dissidents spectateurs/consommateurs, une subversion qui les rassure et les autorise à se penser hermétiques à tous les hameçonnages subversifs et les piratages contre-initiatiques, ce qui est le meilleur moyen pour les balader indéfiniment dans toutes les utopies stérilisantes, les mythes incapacitants et les idéologies neutralisantes : Réalisme réaliste, néo-souverainisme "pour tous", Complotisme compulsif,  Réinformation mortifère, Dérision métapolitique, métapolitique payante... 

 

Ainsi, le Complot existe partout, donc il n'existe nul part, il n'est pas puisque tout est Complot ou tout ne l'est pas, et s'il est, il est toujours méchant, sauf, uniquement et exclusivement dans la Dissidence raisonnable qui a toujours, à tort ou à raison, raison d'avoir raison et qui a raison de toujours, à tort ou à raison, se donner raisonnablement raison quant elle a raison d'avoir raison. Saint-Louis a raison!

 

Qu'est-ce que la Révolution ? Détruire tous les serveurs et les satellites de la Marchandise, de l'imposture démocratique et de son Spectacle

 

Les libres penseurs prolifiques et mirobolants de la Dissidence prolixe et mirifique, qui ont des avis de décès sur tout, ne se sont pas mis en quête d'observer, d'étudier, d'exposer, d'expliquer, d'explorer, d'exploiter, de démontrer, de prévenir, d'alerter sur ce phénomène - ces phénomènes - en mouvement dans la Dissidence.

 

Peuvent-ils ignorer la Dissidence comme fait sociologique et ne pas avoir remarqué les phénomènes factuels en mouvement dans cette convergence (peut-être difficiles à appréhender, autant que nous avons difficile à les expliquer, certes, mais qui n'en restent pas moins factuels et surtout incapacitants en terme de Révolution) ?

 

Pourraient-ils affirmer que la Dissidence, si elle existe, est hermétique à ces phénomènes ? Et donc qu'il est inutile d'en parler ?

 

Pouvons-nous croire qu'ils sont incapables d’appliquer leurs concepts disjonctifs et leurs méthodes rupturalistes d'analyse au réel de la Dissidence en tant que convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ?

 

Nous pensons que c'est utile, et même passionnant de le faire, c'est-à-dire maintenant, pendant qu'ça vie et qu'ça remue.

 

Nous disons aussi qu'ils refusent surtout de se confronter au ronron néo-souverainiste, ce qui a pour conséquence de provoquer une détérioration de la santé philosophique et politique du corps dissident, déjà handicapée de naissance de par son adn complotiste antitraditionaliste, sans possibilité génétique de développement de défenses immunitaires en suffisance, ce qui permet  l'installation problématique et la fixation définitive d'un ronron infesté de modernité, d'un nouveau mainstream politico-médiatique mental, ses troupes d'occupation reptiliennes et ses polices de la pensée pavloviennes - c'est aussi ça l' "effacement du Politique" -, ce que nous pourrions définir comme étant une machination méta-télégénique d’entretien du statu-quo par les nouvelles oppositions nécessaires au chaos dysfonctionnel rentable des Dissidences internes à l'Arc républicain de la Disputation démocratique interne sur la gestion alternative de la Marchandise, l'organisation subversive du Spectacle et la neutralisation laïque de la Tradition entre droit-de-l’hommistes du Capitalisme trois fois libéral vers la VIème République du "moindre mal économique universel" qui "gouverne par le cacao".

 

En effet,  si certains penseurs en présence dans la sphère dissidente "au sens le plus large"  expliquent, de façon systémique et de manière préhistorique, indirectement, ces phénomènes mégalithiques de subversion dans les convergences prérévolutionnaires à travers l’histoire, avec toutes les mises-à-jour scientifiques de leurs expressions modernes dans le système comme abstraction (nous les remercions!), jamais  aucuns de ces intellectuels, penseurs, essayistes et autres pamphlétaires  n’appliquent ce traitement et cette grille de lecture "radicale" à la convergence et aux interactions de l'aventure prérévolutionnaire du XXIème siècle évoluant sous leur yeux. Bernanos a raison!

 

Il y a bien quelque chose à dire ? 

 

Commencer par la nommer, et par la définir, par exemple, en décrivant son ronron en mouvement, en puissance et en acte mieux qu'nous autres, dissidents. Non ?

 

Autrement dit, aucuns penseurs de la Dissidence au sens le plus large du terme de "Dissidence" n'a établi de critique de la Dissidence qu'elle soit positive ou négative, "objective" ou "neutre", en des termes précis et immédiats - nous ne sommes pas des intellectuels, de simples militants du quotidien qui remplissons bien maladroitement un vide analytique, mais vous savez de ce que l'on dit de la Nature et du Vide -, en définissant la domination physique du ronron néo-souverainiste unique et exclusif ignorée par les militants du quotidien qui, noyés dans le relativisme satanique ambiant et effacés dans toutes les applications narcissiques de la Dissidence de service, pensent librement penser, mais ils se trompent de bonne foi parce que les journalistes alternatifs de la réinformation mortifère et des allusions mortelles, les intellectuels nuisibles de l'indignation printanière et les penseurs subversifs de la dérision culinaire ne leur expliquent pas, ne leur parlent jamais, au grand jamais, qu'obligatoirement, nécessairement, ils véhiculent eux-mêmes une philosophie-politique (au mieux en conscience ou pire par défaut mais toujours en principe), ils n'ont donc même pas le choix réduit de choisir, ils ne savent même pas que la Philosophie existe alors qu'elle est tout, en pensant avoir mille choix et que le choix est à venir : ils n'en ont aucuns, ils ne peuvent donc définir quelque chose qui pour eux n'existe pas et qui n'arrivera que demain (ça ne vous rappel rien?), et pourtant, non seulement ce ronron existe, mais il est la clefs pour comprendre le Complot interne et par défaut qui n'existe pas, et que nous pourrions illustrer, par exemple, par le fameux principe de "neutralité" dont nous parlions - le "joker charte" d'Asselineau ou le "faut pas s'disputer entre nous tant qu'on a pas tué tous les méchants" de Rougeyron - entre les différentes tendances, les différents courants et les différents mouvements en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire qui n'existe pas autour des personnalités "alter-patriotes" de tous les Nationalismes hésitants qui n'existent pas, de la Dissidence qui n'existe pas, et, basée sur une "Charte" néo-souverainiste qui n'existe pas.

 

C'est-à-dire, en prenant des exemples vivants, clairvoyants, en désignant les courants remuants, "en chair et en os", en dénonçant les censures exclusives, en observant les fractures internes, en comparant les cohérences idéologiques entre les différentes dissidences, en  notant les incohérences, en expliquant les clivages philosophiques intéressants, en disant les tabous auto-bloquants, en formulant les rapports de force politique internes, réels, en proposant les bases d'une philosophie-politique authentiquement "dissidente", poursuivant une certaine continuité des idées dissidentes tout en encourageant les réflexions actives, les actions corrosives, les critiques positives et les tentatives de synthèse des dissidences opératives (encore faudrait-il qu'ils s'y intéressent), tout simplement en parlant vrai comme ils disent, au présent, en faisant leur travail, c'est-à-dire, de la "sociologie", puisque c'est déjà la "limite" intellectuelle qu'ils se sont imposés, qu'il la fasse au moins jusqu'au bout, cette "sociologie", qu'ils nous parlent librement de ce qui se passe aujourd'hui et factuellement (comme la Dissidence aime tant à l'invoquer), des mouvements (ou des blocages) qui animent (ou figent) cette convergence, sans utiliser de vagues allusions subtilement lâches face à l'Histoire, en parlant avec une éruditions éblouissantes de la révolution dite française ou encore de la révolution conservatrice, mais sans jamais faire les liens, point par point, avec ce qui est, ou serait, équivalent aujourd'hui, qui se ressemble, se répond, qui se continue, en terme de processus négatifs ou positifs, ou ce qui est non-conforme, rupturaliste, dissident, révolutionnaire, entre toutes ces idées, les groupes qui les incarnent, les phénomènes prérévolutionnaires en mouvement, leurs échos dans le futur toujours déjà présent des "répétitions fractales" et "déclinaisons suprahistoriques" des périodes insurrectionnelles... Les "Grands Temps" sont proches. Ils veulent revenir...

 

Nous ne savons pas si ce vide intersidéral provient d'un manque d'honnêteté ou de virilité intellectuelle, de compétence, d'un manque d’intérêt pour la Dissidence contente d'elle-même, d'une erreur de pédagogie, d'un défaut de fabrication, d'une obsolescence programmée de la Dissidence, d'une absence d'analyse, d'une terreur non-dite du ronron néo-souverainiste, d'un retard calculé, d'un complot dans le Complot, ou du "méfait des intellectuels" - les intellectuels, ces troupes d'occupation mental et arrière-gardes d'élites -, d'un manque d'humour de la dérision, de vie, bref, ce que nous savons, c'est que cette situation de statu-quo dans la convergence déjà morte, la Dissidence de la réinformation mortifère, de l'indignation zombie et de la dérision vers rien entretenue par les libres penseurs et les têtes d'affiche de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, ne génère, dans toutes les vraies-fausses fusions de la vraie-fausse convergence dissidente, que de la confusion chez le militant du quotidien qui dans un relativisme et un syncrétisme patentés mélange des idées contradictoires et antagonistes qui lui sont présentées, par défaut, comme complémentaires alors qu'elles s'annulent radicalement, qu'elles sont irréconciliables, il superpose des principes qui ne sont ni sur le même plan, ni ne sont de la même nature, alors qu'il faut distinguer, qu'il faut cliver, qu'il faut trancher, qu'il faut provoquer, qu'il faut précipiter, que nous devons nous réorienter.

 

Mais comment en serait-il autrement ?

 

Les intellectuels, libres penseurs et têtes d'affiches de la Dissidence ne produisent aucune critique positive, radicale et collective, comment le militant du quotidien le pourrait-il ? Le Nord a raison ! 

      

Choisi ta puissance Camarade!

 

Nous disions que, dans les milieux dissidents, cette vive apathie, ou cette surexcitation passive,  s'exprime, ou se justifie, principalement, à travers le mythe incapacitant de la toute puissance de l'ennemi - point final et résultat à la somme des autres mythes incapacitants qui traversent la Dissidence de toutes les impasses en équation : Réenchantement par internet, Grand Soir ananas, Homme providentiel néo-souverainiste (Restauration de l’État-nation whestphalien/"petit gaullisme"), Vacance "annuelles" du pouvoir, Vassalisation heureuse à la vraie-fausse "Nouvelle Russie", etc.

 

Le sentiment d'impuissance - typique et caractéristique de notre génération, même si nous la pensons "hors-dissidence", partagée entre peur de l'échec, peur de la réussite, peur de la défaite et peur de la victoire - lié à cette toute puissance de l'ennemi provoque et explique à lui seul un tas de phénomènes d'incapacités nécessaires et d'involontés volontaires, consciemment ou inconsciemment. On punit alors tous ceux qui voudraient briser cette "incapacité" et cette "involonté" de confort.

 

Les divers incantations de proche victoire et d’auto-congratulation que nous observons ne sont que des extensions catharsisantes et cicatrisantes à ce sentiment fabriqué et greffé, comme on fabrique le consentement républicain et l'opinion démocratique, elles entretiennent l'illusion.

 

Mais nous le répétons, il existera une Dissidence opérative, c'est-à-dire, en dehors des troupes d'occupation mentale emblématiques, officielles de la Dissidence mainstream et leurs quelques salariés, quand il existera des militants objectifs et autonomes de la Dissidence qui, notamment, formeront des Ordres locaux, des militants du quotidien ayant dépassé la réinformation, l'indignation et la dérision - Fétichisme, Spectacle et Marchandise - comme vocation unique et exclusive de leur révolution intérieure vers une réflexion active, des actions corrosives et une critique positive de nos convergences : Pour une Quatrième théorie politique Française et Européenne! Pendragon a raison!

 

Mais quelle est notre part dans l'entretien du "mythe de la toute puissance de l'ennemi" ?

 

Nous ne pouvons que nous répéter (et vous renvoyer à l'ensemble de nos travaux).

 

Nous avons observé plusieurs phénomènes, nous avons essayé de les décrire, des phénomènes qui nous semblent essentiels à appréhender, du moins, si nous considérons que la Dissidence a une vocation opérative, car ces phénomènes incapacitants doivent sans doute en arranger quelques uns, nous résumons et réduisons ces phénomènes en mouvement, en puissance et en acte dans la Dissidence par ce que nous appelons la Réinformation mortifère (animée par le Complotisme compulsif et dirigée par le ronron néo-souverainiste) que nous avons expliqué, du moins essayé d'expliquer, à de nombreuses reprises, et, particulièrement dans notre Critique positive de la Dissidence - qui sera disponible et remise en ligne très prochainement sous forme d'un essai et au format pdf.

 

Cette observation n'a pas rencontré et touché les libres penseurs*. Nous ne pouvons pas travailler seuls sur ces questions, il s'agit d'une interrogation collective, une réflexion active qui demande une interaction hyperactive, une interaction qui serait un début de "théorisation", la théorisation collective d'une philosophie-politique créant une certaine émulation historique et transformant notre notre convergence d'entreprises d’établissement de constat de faillite prérévolutionnaire en mouvement métapolitique de 4ème Voie. Pour l'instant nous n'avons fait part que de quelques observations, ouvert quelques pistes de réflexions et souligner une méthode, car tout partira d'un renouvellement de méthode.

 

Après des années de réflexions passives, plus de dix ans de Dissidence, de convergences, une critique positive ne nous semblait pas inutile à formuler étant donné que cet exercice n'était pratiqué nul part, il est même étrange, énigmatique, que les penseurs représentatifs de la Dissidence ne s'y emploient pas sous quelque forme que ce soit, mais il faudrait déjà commencer par chercher les idées dans les lignes éditoriales de la Dissidence mainstream, et au-delà, de chercher une articulation quelconque entre ces idées, pour se rendre compte que c'est inexistant, comme il est déroutant que les militants ne la réclament pas et ne la formalisent pas...

 

Quelle philosophie-politique opposons-nous au Capitalisme-libéral ? Comment définir la philosophie-politique par défaut de la Dissidence par dépit ? Est-ce que cette philosophie est opérative pour combattre le Libéralisme triomphant ?

 

Beaucoup de choses ont été, et sont faites, certes, très bien, nous parlons d'un sujet précis dans un but bien précis, nous formulons une critique radicale sous certains aspects mais qui reste positive, les attaques ne sont pas gratuites, nous ne remettons pas tout en question, nous essayons d'alerter sur des phénomènes depuis plus de deux ans et si on veut parler de raison, tout nous donne raison, et ceux qui discutent de vive-voix avec nous le savent davantage (nous avons toujours été disponibles), mais les dissidents préfèrent les reportages bidonnés de Caroline Fourest - en vous faisant croire que les seules critiques de la Dissidence qui existent sont des courriers élégiaques de lecteurs conquis ou ne proviennent forcément que d'ennemis  -, qui pour le coup ne risquent pas de faire avancer grand chose en terme de critique...

 

Les idées ne manquent pas dans la Dissidence, plus exactement, des idées sont évoquées : mais elles ne sont pas distinguées en principe et articulées en conséquence

 

Effort national ? Nous ne voyons pas d'effort national. Nous voyons des individualités.  Des nationalistes hésitants. La convergence prérévolutionnaire des dissidences isolées ne s'est toujours pas concentrée autour d'une "œuvre française" ; les intellectuels, et autres néo-mondains de la révolution néo-conservatrice, se font, entre deux coups de couteaux dans le dos, des politesses, c'est mignon, mais n'ont jamais organisé de synergies significatives pour construire des ponts, franchir et dépasser le Rubicon.

 

Cette première étape d'une critique positive et radicale, de la fondation signalétique et symbolique d'une Table Ronde, nous semble déterminante, impérative à proposer : elle devrait être naturelle, organique... Mais soit, et ainsi soit-il, elle ne l'est pas, nous ferons donc avec cette réalité objective de la mort définitive de la Dissidence en tant qu'aventure.

 

Nous perdons trop de temps à prouver que des menteurs sont des menteurs. Nous accordons trop d’intérêts au mainstream politico-médiatique auquel tout le mainstream dissident se compare pour exister. Et même nous autres, dissidents, à force, nous nous épuisons à pisser dans un violon et parler dans le désert, mais est-ce vraiment de "dissidence" que nous parlons ? Ou de "subversion" ?   

 

Réinformation pourrait être un mot interprété, simplement, et partiellement, comme désignant la nouvelle forme de l'information de type populiste (le nouveau journalisme de liste et la nouvelle presse à sensations) conforme à la forme de la modernité et délivrée par les médiums dits "alternatifs", "indépendants" ou "dissidents", ou encore "non-conformes", dont le développement est, en partie, un processus naturel lié au phénomène internet et aux nouvelles technologies, lié au principe de la "virtualité augmentée" et de la "réalité diminuée", il ne s'agit pas d'être pour ou contre la réinformation, et ça n'est pas notre propos, mais le concept de "virtualité augmentée" - et de "réalité diminuée" - explique en partie pourquoi la Dissidence des multitudes connectées et des écrans superposés privilégie cognitivement l'exercice de l'établissement d'un constat de faillite dans son entreprise unique et exclusive de réinformation.

 

En effet, en réduisant à l'extrême, la plupart des dissidents étant davantage connectés à un monde virtuel - qui s'exprime autant au travail, dans la rue, que "derrière notre écran" - qu'à une réalité réelle, la répétition, ce toc pathologique d'un établissement - primaire, binaire, manichéen  - de constat de faillite sans fin, tiède dans ses conclusions, et/ou modéré dans sa complexité, pour toute dissidence et convergence opératives, en bref, des approches différentes mais qui amènent toutes à un certain relativisme, en tout cas, à une inertie patente, les confortent, les rassurent et leur permettent de se convaincre eux-mêmes de la toute puissance de l'ennemi et donc de l'inutilité de combattre ou que l'on ne peut combattre qu'en ronronnant avec la Dissidence mainstream, surtout que l'on pourrait être un idiot utile de tous les projets mondialistes qui ont tout prévu les malins! si on ne le faisait pas, c'est ainsi qu'à chaque fois que nous allons chier nous réalisons le projet mondialiste de pollution des eaux : nos fions sont sionistes, en bref, des postures d'allègement de conscience qui leurs permettent de s'indigner en toute quiétude ou de cultiver une colère toute rouge et pas contente qui s'épuise elle-même avant de combattre, mais nous y reviendrons : On en a gros!

 

Le concept de réinformation, en tant que tactique métapolitique, est un concept développé à la base et en tant que tel, métapolitiquement, par le Club de l'Horloge (réservoir d'idées "catho-libéral" lié à Radio Courtoisie) - concept de réinformation qui permet de "jouer la montre" -, ensuite massivement reprit par la Dissidence comme l'œuvre ultime à réaliser et plus comme un outils, parmi d'autres, à utiliser. Platon a raison!

 

La réinformation, l'autre "effacement du politique"

 

Cette exclusivité et excès de réinformation - dans sa double expression de marchandise et de marchandisation - à sa part dans l'entretien de cette ambiance de dégout. Nous ne savons plus si nous avons raison, si nous voulons avoir raison, si nous devons encore nous convaincre que nous avons raison, à qui nous devons prouver et qui nous devons encore convaincre que nous avons raison. La Tradition a raison !

 

Parfois, nous encourageons l'entretien de cette ambiance délictueuse, d'autres fois nous voyons l'apathie, et sa brutale promesse, que provoque irrémédiablement cette ambiance, mais nous faisons rarement le lien entre les deux phénomènes, plus précisément, nous n'imaginons pas qu'ils puissent venir de cette absence de lien entre les différents phénomènes que nous pouvons observer.

 

Il y a deux stratégies proposées, grosso merdo, deux procédés en acte, nous n'en observons pas d'autres. Soit on pense qu'entretenir cette ambiance accélère le "chaos" et que c'est finalement une bonne chose - sur fond d'Éveil des multitudes connectées par le réenchantement par internet et le jugement du "concept farfelu" Salim Laïbi. Soit on pense qu'entretenir cette ambiance est plus ou moins contre-productif et par extension, que la réinformation n'est qu'un "moyen" mais qu'il ne faut pas critiquer le ronron pour ne pas nuire à la convergence sans cause. Voilà le choix transcendant que vous offre la Dissidence de toutes les audaces.

 

La Dissidence ne pense et ne réfléchit pas, elle réinforme, et c'est bien le problème, si elle ne pense pas, c'est bien qu'on réfléchit à sa place, et qui pense à sa place ?

 

La réinformation a permit un premier mouvement - il y a dix ans - et elle permet encore aujourd'hui, certes, c'est évident, d'alerter, de peaufiner le constat de faillite, encore et encore,  de dorloter nos chers petits constats, d'alimenter nos accumulations de "preuves", ou du moins de faisceaux de preuves, etc, en tout cas, la réinformation de qualité et utile le permet - ou l'a permit -, si cela existe encore seulement, le problème étant précisément qu'une certaine massification de la Dissidence a entrainer, nous l'avons dit, une surmultiplication de médias indépendants du "copier/coller  alternatif", qui se reproduisent entre eux comme tel l'agent smith, atomisent les forces, annihilent les volontés, réduisent les potentialités, épuisent les puissances, vampirisent les énergies symbiotiques, enlisent les synergies, et dont la ligne éditoriale unique et exclusive qui entretient un ronron néo-souverainiste unique et exclusif repose uniquement et exclusivement sur le concept de réinformation - sans doute détourné de sa fonction temporaire et éphémère première - dans tous ses excès anxiogènes et mortifères. Et nous ne parlerons pas de la solidarité entre dissidents de la Dissidence matuvu du billet à s'faire ! Bloy a raison!

 

La réinformation ne valait qu'en terme de rareté et de qualité

 

Il faudrait sans doute s'attarder sur le rapport quantitatif et qualitatif en matière de "réinformation", de réinformation en tant qu'entreprise métapolitique et objet médiatique, ainsi, dans Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps, René Guénon nous dit : "La quantité, réduite à elle-même, n'est qu'une "présupposition" nécessaire, mais qui n'explique rien ; c'est bien une base, mais ce n'est rien d'autre, et l'on ne doit pas  oublier que la base, par définition même, est ce qui est situé au niveau le plus inférieur ; aussi la réduction de la qualité à la quantité n'est-elle pas autre chose au fond que "réduction du supérieur à l'inférieur" par laquelle certains ont voulu très justement caractériser le matérialisme : prétendre faire sortir le "plus" du "moins", c'est bien là, en effet, une des plus typiques de toutes les aberrations modernes!" Nous pensons que quelques analogies avec des phénomènes liés à la réinformation peuvent être faites.

 

Un nouveau mainstream politico-médiatique alternatif qui, entrainé par une certaine logique systémique (comme toutes les entreprises montées dans un esprit moderne, démocratique, libéral et subversif sont fragiles à la dialectique du Capitale en mouvement et aux conspirations contre-initiatiques en puissance et en acte dans l'ombre des analyses matérialistes et des déterminismes scientifiques), développe une avant-garde spéculative, ses troupes d'occupation mentale utile et sa police de la pensée raisonnable qui déforment la réinformation elle-même et ne permettent pas de penser radicalement l'information ; à l'information la désinformation, à la réinformation la déformation.

 

La Dissidence ne réinforme pas, elle déforme

 

Le principe même de la réinformation ventriloque consiste à faire dire aux réinformés comme "Moïse sauvé des eaux" que le réinformateur est neutre, qu'il ne vend pas d'idéologie, qu'il dit juste la Vérité et qu'il fait ça pour le bien de la Dissidence et du drapeau (la réinformation est une sorte de mentalisme, de conditionnement, une génération éduquée par la réinformation sera complètement incapable, à terme, de lier l'information à l'idée, l’actualité au concept, les libres penseurs ont parfois et déjà du mal à faire ces liens, en tout cas ils ne les font pas, pas pour les articuler dans un ensemble opératif), mais alors, dans ce cas, et par exemple, pourquoi aucunes dissidences emblématiques, officielles et mainstream ne relayent notre critique positive ?

 

La Dissidence maintream préfère-t-elle se plaindre que BFM est méchante! et que l'AFP ment! ?

 

La Dissidence ne fait donc que réinformer - c'est-à-dire, se construire uniquement et exclusivement contre le mainstream politico-médiatique, une philosophie relativiste anti-tout qui induit que le ronron dominant par défaut devient l'idéologie de tout ce qui touche de près ou de loin la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle -, les têtes d'affiche de la Dissidence ne font que dire la vérité toute factuelle. Putain c'est beau! Arthur a raison !

 

Commencez-vous à comprendre le sophisme dont nous parlons ? (Peut-être même sa nature et l'origine de cette nature ?)

 

Cette déformation, conforme à la forme du concept de désinformation déformant la vraie-fausse nature du Faux en "vrai-faux Vrai" et la fausse-vraie nature du Vrai en "faux-vrai Faux", aliène la formation du cerveau collectif du groupe de travail de la sphère dissidente et empêche la transformation des groupes à mentalité primitive, autrement dit, empêche notre Convergence prérévolutionnaire spéculative de  transmuter en Mouvement métapolitique opératif, c'est-à-dire, un mouvement portant une réflexion hyperactive  et formant des cadres à l'action corrosive contre les troupes d'occupation mentale et pas en en formant d'nouvelles (nous ne parlons pas de dire ce que nous voulons faire, de faire des opérations illégales, de dévoiler nos stratégies - et quelles stratégies ? personne dans la Dissidence de toutes les incapacités ne dispose d'une logistique suffisante pour prétendre faire quoique cela soit de significatif sans qu'une convergence réelle voit le jour -, mais de dire ce que nous sommes, où nous voulons aller, et ce que nous "pouvons" faire, de remettre l'idée et les principes en haut).

 

S'il est évident que la réinformation est - était - nécessaire, il est évident qu'elle n'est qu'un outils secondaire, pratique, utilitaire et raisonnable,  à la réalisation d'une œuvre radicale, prioritaire, critique, incendiaire et suprarationnelle (en effet, et par exemple, la réinformation n'aide pas vraiment à nourrir un imaginaire collectif, ça n'est pas sa fonction, mais de quoi nourrit-elle alors notre imaginaire collectif puisqu'elle est l'activité unique et exclusive de la Dissidence mainstream ?).

 

La Dissidence œuvre uniquement et exclusivement à la réinformation dans l'indignation et la dérision, c'est une façon comme une autre de canaliser et d'orienter l'incendie insurrectionnel qui vient, et qui naîtra, par définition, dans les convergences prérévolutionnaires en mouvement.

 

Il n'existe pas de débats d'idées contradictoires, de correspondances politiques ouvertes, de dialogue interne transcourant, dans un esprit de groupe de travail, pas de cahiers, entre les têtes d'affiche et pensantes de la Dissidence au sens large sur  l'Orientation de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, autour d'une philosophie-politique dissidente (cherchez donc des exercices de critiques positives dans la Dissidence...), chacun vend son petit truc sans gêner l'autre, c'est sympa non ?

 

Le supermarché idéologique de la Dissidence c'est cool, tu peux remplir ton petit caddie révolutionnaire de ce que tu veux sans qu'ça n'engage à rien, bref, ce débat n'existe pas entre les libres penseurs officiels, ni entre les militants du quotidien de la Dissidence mainstream qui ne sont intéressés, ni par une Critique positive de la philosophie-politique en mouvement  dans la Dissidence, ni par la Théorisation d'une philosophie-politique en puissance pour la Dissidence et ni par la Pratique-critique d'une philosophie-politique en acte, puisque la Dissidence est laïque, que les concepts, les idées, les valeurs, les principes et les fondamentaux doivent rester à la maison, mais pourtant, les dissidences mainstream en mouvement d'hégémonie idéologique véhiculent le ronron néo-souverainiste systémique sans même se rendre compte qu'elles transportent, par le caractère unique et exclusif de la réinformation, une philosophie-politique mortifère.

 

Consciemment ou inconsciemment, c'est le travail qu'accomplissent en ce moment les avant-gardes de la Dissidence qui enferment leurs ouailles dans l'utopie révolutionnaire d'un ronron stérilisant, incapacitant et neutralisant, une stratégie de restauration de l'état-nation républicain, pour démontrer, qu'ils avaient, et ont éternellement, raison, de A à Z, en dernière instance, il faut le savoir, quand même! Ceux qui ne sont pas d'accord avec ce ronron ne bronchent pas, ce qui revient au même, ce qui est même pire.   

 

Mais tout ça, nous l'avons déjà dit et nous laisserons la conclusion à René Guénon, qui nous dit dans Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps : "La conclusion qui se dégage nettement de tout cela, c'est que l'uniformité, pour être possible, supposerait des êtres dépourvus de toutes qualités et induits à n'être que de simples "unités" numériques ; et c'est aussi qu'une telle uniformité n'est jamais réalisable en fait, mais que tous les efforts faits pour la réaliser, notamment dans le domaine humain, ne peuvent avoir pour résultat que de dépouiller plus ou moins complètement les êtres de leurs qualités propres, et ainsi de faire d'eux quelque chose qui ressemble autant qu'il est possible à des simples machines, car la machine, produit typique du monde moderne, est bien ce qui représente, au plus haut degré qu'on ait encore pu atteindre, la prédominance de la quantité sur la qualité. C'est bien a cela que tendent, au point de vue proprement social, les conceptions "démocratiques" et "égalitaires", pour lesquelles  tous les individus sont équivalents entre eux, ce qui entraîne cette supposition absurde que tous doivent être également aptes à n'importe quoi ; cette "égalité" est une chose dont la nature n'offre aucun exemple, pour les raisons mêmes que nous venons d'indiquer, puisqu'elle ne serait rien d'autre qu'une complète similitude entre les individus ; mais il évident que, au nom de cette prétendue "égalité" qui est un des "idéaux" à rebours les plus chers au monde moderne, on rend effectivement les individus aussi semblables entre eux que la nature le permet, et cela tout d'abord en prétendant imposer à tous une éducation uniforme. Il va de soi que, comme malgré tout on ne peut supprimer entièrement la différence de aptitudes, cette éducation ne donnera pas pour tous exactement les mêmes résultats ; mais il n'est pas pourtant que trop vrai que, si elle est incapable de donner à certains individus des qualités qu'ils n'ont pas, elle est par contre très susceptible d'étouffer chez les autres toutes les possibilités qui dépassent le niveau commun ; c'est ainsi que le "nivellement" s'opère toujours par en bas, et d'ailleurs il ne peut pas s’opérer autrement, puisqu'il n'est lui-même qu'une expression de la tendance vers le bas, c'est-à-dire vers la quantité pure qui se situe plus bas que toute manifestation corporelle, non seulement au-dessous du degré occupé par les êtres vivants les plus rudimentaires, mais encore au-dessous de ce que nos contemporains sont convenus d’appeler la "matière brute", et qui pourtant, puisqu'il se manifeste aux sens, est encore loin d'être dénué de toute qualité..." Guénon a raison! 

 

Vers une Dissidence opérative

 

Parfois, il faut forcer un peu le Destin...

 

Vous l'aurez comprit, notre idée centrale est d'instaurer un esprit de groupe de travail, dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, que nous l’appelions Dissidence ou autre, il faut resserrer les rangs.

 

Nous pensons que cette esprit peut naître par l'exercice d'une Critique positive de la Dissidence, que cette exercice est un point de départ du début de quelque chose pour commencer a essayer de parler éventuellement de la même chose, de parler la même langue.

 

Si nous avions un plan de déblocage par le haut, nous dirions qu'il faudrait identifier douze penseurs qui représentent objectivement douze tendances significatives, qui peuvent satisfaire les différents courants en présence dans la Dissidence au sens large, une fois ces douze penseurs représentatifs identifiés, nous les laissons, dans un premier temps, se rencontrer discrètement et pré-établir un plan de travail autour de trois grands thèmes : Critique positive de la Dissidence - Définition et Critique radicale de la philosophie-politique en mouvement dans la convergence prérévolutionnaire française du XXIème siècle - Conclusion et Réflexion autour d'une Quatrième théorie politique Européenne

 

Ensuite, douze textes sont rédigés et diffusés simultanément - et anonymement, le texte d'un tel mouvement est diffusé sur le site d'un autre mouvement, nous jugeons donc des idées, des principes, des orientations, pas des "personnalités" - sur les sites principaux des différents courants dégagés pour l'exercice, une semaine se passe, deux, trois, des conférences sont organisées et filmées, les sites en question s'engagent à mettre la réinformation et le constat de faillite entre parenthèse - ceci pouvant être continué ailleurs, rien ne s'arrête, c'est un plus - et de dédié leur audience à ce mouvement national le temps qu'il le faudra, ils attendent les réactions, leur travail sera de répertorier tous les retours, les réflexions et les rassemblements autour de cet exercice

 

De cette première Table Ronde ressortira dix grandes Orientations, ou dix grands Travaux qui nécessiteront l'attention de tous et engageront la Dissidence dans une mise-en-marche en avant.

 

Mais en attendant Noël, outre un retour, dans cet esprit de groupe de travail que nous essayons patiemment de susciter, sur l'ensemble de nos exercices, notes, articles, textes et essais, et en plus des questions et des réponses qu'ils pourraient éventuellement apporter à nos interrogations (ce qui nous permettrait d'élargir le champ et d'ouvrir d'autres perspectives d'études et de recherches).

 

Ce que nous proposons à nos camarades, compatriotes et concitoyens, toujours dans cet esprit intérieur de groupe de travail, c'est deux choses, deux petites choses auxquelles ils ne peuvent se dérober si, comme nous autres, dissidents, ils s'intègrent comme se situant quelque part dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle  :

 

Premièrement, de lancer, à leur façon, et, de relancer, à leur manière, tant qu'il le faudra, les avants-gardes représentatives (têtes d'affiches, têtes pensantes, libres penseurs, cadres, adhérents et militants du quotidien de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream) sur la nécessité d’opérer un "Grand Mouvement" de Critique positive et radicale de la Dissidence "par dépit" et par extension du ronron néo-souverainiste "par défaut", en somme, de leur demander de définir la Dissidence en son principe supérieur et sa théorie politique objective : qu'elle est la philosophie-politique de la Dissidence ?

 

Exactement et précisément comme Alexandre Douguine a théorisé une philosophie-politique eurasiste (ou néo-eurasiste), une Quatrième théorie politique russe pour la Russie, car tout mouvement à vocation opérative à une idée sur sa philosophie, en est fier, et cherche à s'organiser autour d'elle, nous ne voyons rien d'extraordinaire et de négatif dans le fait de dire qu'il est temps de dépasser certaines inerties, de dépasser le désordre spéculatif, de développer une Quatrième théorie politique française pour l'Europe, pour dialoguer avec le Monde multipolaire et les puissances émergentes...

 

Deuxièmement, parallèlement ou en conséquence, d'approbation ou de refus de cette nécessité, par les dissidences et les militants ciblés, de répondre eux-mêmes et d'eux-mêmes à cette question, à cette double question  de l'absence de critique positive et de la volonté de ne pas définir le ronron néo-souverainiste : philosophie-politique "par défaut" de la Dissidence "par dépit", et, par extension, de nous aider à mieux définir ce ronron, surtout si notre définition leur semble erronée, ronron qui est, selon nous, véhiculé en conscience à travers les lignes éditoriales uniques et exclusives des médias "indépendants" et "alternatifs" de la Dissidence mainstream.

 

(ou qu'ils remettent leur "pseudo-engagement" en question, radicalement, cette dernière remarque, sans volonté de choquer, n'aidera pourtant pas à convaincre de nous aider, tant mieux, c'est le but, car nous n'essayons pas de convaincre, ni que l'on nous vende quelque chose, soit on défend des idées, des principes, des orientations, on a une vision, où on ne se mêle pas de politique, on plante des navets, une convergence sans idées ça n'existe pas, nous proposons une réflexion au-delà de la réinformation, l'indignation et la dérision, ce qui est visiblement une extravagance dans la Dissidence mainstream de toutes les nouvelles troupes d'occupation mentale...)

 

Ce que nous vous demandons, précisément et exactement, chers lecteurs et camarades, en attendant que d'autres critiques positives soient élaborées, et que, plus simplement, il se passe quelque chose, que la situation se débloque, c'est de nous aider (en réalité de faire quelques copier/coller, ça ne devrait pas être un problème), dans la joie et la bonne humeur.

 

Nous "aider" - surtout nous lire et en tiré des conclusions - en nous relayant sur les réseaux sociaux comme nous n'y sommes pas présents, ou très rarement et de façon réduite, sur les murs facebook ou autre de vos camarades et des intéressés, de tous les dissidents, et, en envoyant notre critique positive que nous soupçonnons très fort d'être arbitrairement boycottée, aux secrétariats des Dissidences emblématiques, officielles et mainstream, auxquelles vous penserez - particulièrement aux dissidences à qui nous avons déjà envoyé nos travaux, à de multiples reprises et sur une période de plus de deux ans, sans réponse.

 

Il ne s'agit pas de pleurnicher, on en est plus là, et avons passé l'age, mais d'une simple observation factuelle, d'un constat de faillite de la Dissidence : peut-être ne devons-nous pas dire ce que nous voyons pour ne pas vexer les "fans" de la Dissidence vers rien ?

 

Nous pensons que c'est une demande raisonnable après nos tentatives restées "Lettres mortes" et le travail fournit, n'est-t-il pas ?

 

Les Libres penseurs et Francs débatteurs - avant de pouvoir "débattre" il faudrait peut-être pouvoir les travaux des différents penseurs, ou alors la Dissidence se limite aux penseurs qui font des vidéos et les dissidents ne lisent rien de ce qui est écrit ? - de la convergence prérévolutionnaire du XXIème n'ont peut-être pas encore eu le temps de s'en occuper ou n'auraient pas vu nos mails - et nous ne parlons pas de nous mais davantage de toutes nos références, ce qui fait beaucoup - dans leur boîte submergée de réinformation mortifère (non-exhaustif : E&R, MétaTV, LLP, Joe Le Corbeau, Étienne Chouard, Laurent Louis, CdV, etc, bref, tous les parangons de la Liberté d'expres-sion), ce que nous pourrions tout à fait comprendre, mais nous savons que c'est peu probable, et nous le répétons : Il s'agit de relancer la machine, nous ne vous demandons pas de le faire en envoyant nos travaux à tout prix, l'objectif est que vous formuliez votre propre critique, mais nous ne voyons pas d'inconvénients à ce que vous vous appuyez sur nos introductions dans un premier temps puisque nous avons dégagé quelques pistes de réflexion - et que ça représente un certain travail -, nous vous proposons une méthode pour le faire, mais formulez la chose comme il vous semble qu'elle doit être formulée.

 

Nous en doutons fortement, mais il est aussi possible que l'on nous explique que l'exercice métapolitique, dissident, nationaliste, non-conforme, traditionnel et révolutionnaire, d'une réflexion active, d'une action corrosive et d'une critique positive de notre philosophie-politique, est quelque chose dont on pourrait se passer, mais en attendant cette éventuelle explication de renoncement, et si vous pensez que cet exercice est sainement légitime, voire urgent, au-delà des égos, aidez nous à l'imposer en tant que tel.

 

Nous appelons également les militants qui pensent que nous nous trompons de nous prodiguer cette formation qui nous ferait défaut concernant la nature de la Dissidence.

 

S'ils sont capables de nous prodiguer cette formation, ils sont capables de définir la Dissidence, le néo-souverainisme, son ronron et de répondre à nos interrogations dans un esprit de franche camaraderie, nous rappelons que la Dissidence est une aventure que nous connaissons quelque peu et que nous vivons, en quelque sorte, au quotidien.

 

Et beaucoup plus activement que certains auraient l'air de le suggérer... Des "dissidents" qui n'existaient pas quand nous autres, dissidents, militants du quotidien, soutenions des personnalités que personne ne soutenait dans des endroits où il était même difficile de les évoquer sans ressentir le besoin de s'en enorgueillir et demandé des câlins, nous écoutions, nous, ces penseurs, en faisant nos devoirs, sans même oser les déranger, et nous nous déplacions pour les voir quand ces pseudos-dissidents tétaient encore le sein de la Matrice ; dont ils ont réintroduit le Lait dans la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle.

 

Des pseudo-dissidents qui n'existent qu'à travers leur posture de groupie et qui sont les pires ennemis, qui sont le premier ennemi commun de la Dissidence, parce qu'ils confondent action et agitation, activisme et bougisme, œuvre et spectacle, ordre et tyrannie...

 

"(...) S'ils sont capables de nous prodiguer cette formation..." pour éviter que nous déformions la réalité et la vérité de la Dissidence mainstream immaculée et hermétique au Complot et de sa philosophie-politique néo-souverainiste de combat, ou, également, travailler avec nous sur ces questions et de nous aider à faire connaître nos travaux, à les faire remonter au dernier étage inaccessible de ce système pyramidal qu'est la Dissidence emblématique, officielle et mainstream (avant que des déformateurs ne déforment notre Critique positive de la Dissidence!). Le Temps a raison !

 

D'avance merci!

 

Nous remercions 4PT, La Dissidence Française, Parousia, le CNC, Zenit, Vox.nr, et à MetaTV, tous ceux qui nous ont relayé et qui nous relayent occasionnellement.

 

Quelques vidéos :


 


 

 

 

 

 

Ici, une liste de la plupart de nos articles :

 

Pour une critique positive de la Dissidence ♠ (en ligne)

 

De La Quatrième théorie politique (en ligne)

 

Statu chao

 

 Sur le clivage Dissident/Résistant

 

De la Rentrée républicaine (Partie 1)

 

De la Rentrée républicaine (Partie 2)

 

Ne Votez Plus! (Vrai-faux discours de création d'un vrai-faux parti) (en ligne)

 

Avant de lire "France, les années décisives" de Laurent Ozon

 

Critique du concept de désinformation/réinformation

 

Pour un Eurasisme européen (en ligne)

 

L'Eurasisme contre L'UE (en ligne)

 

Après l'Enlèvement (en ligne)

 

Donbass (en ligne)

 

Comploteur, complotiste, complotard et comploticien (en ligne)

 

Notes sur le néo-souverainisme

 

Ecossage

 

Du sens des mots : Race et Racisme (en ligne)

 

Du sens des mots : Qu’est-ce que l’Imperium ? (en ligne)

 

Du sens des Mots : Res Publica et République moderne (en ligne)

 

Du sens des mots : le principe de subsidiarité (en ligne)

 

Notre position sur la situation Ukrainienne

 

Retour sur le Donbass

 

L'Europe contre la nouvelle alliance néo-souverainiste (en ligne)

 

Gazapartheid

 

De l'instinct (en ligne)

 

Si Vis Pacem, Para Bellum (en ligne)

 

De la possibilité du Putsch en ligne)

 

L'idée du Putsch (en ligne)

 

« Qui s'y frotte s'y pique. » ♠ (en ligne)

 

Du Front de la Foi (en ligne)

 

Précision sur le Front de la Foi (en ligne)

 

De la Trinité (en ligne)

 

De la violence monothéiste (de Jean Soler) (en ligne)

 

De l'Intellectualisme de la Tradition

 

Belgique, où es-tu ? (en ligne)

 

Leo Belgicus (en ligne)

 

Du lâcher prise, ou la Belgique libérée (en ligne)

 

De la réconciliation nationale : Lettre ouverte à Laurent Louis (en ligne)

 

Camarades Européens, Camarades Français, Camarades Belges, Camarades Flammands, Camarades Wallons, Camarades Hainautois : Ne Votez Plus ! (en ligne)

 

La démocratie, voilà l’ennemi ! (en ligne)

 

De l'exotérisme du Libéralisme (ou La trinité du Mondialisme)

 

De l'ésotérisme du Libéralisme (ou la Trinité occulte du Mondialisme)

 

La Lutte des Déclassés, pas l'Ethnicisation de la Crise !

 

Du prolétariat (en ligne)

 

L'appétit de Sion (en ligne)

 

Assimilation ou Séparation ?

 

***

 

Nous autres, dissidents, resterons Dissidents, et saurons nous rappeler des mains tendues et des croches-pieds en temps voulu.


 

La Réponse sera Métapolitique !

 

Le collectif L'Heure Asie et Pendragon

 

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07/12/2014

Diplomatie: anthropologie et traditionalisme (Alexandre Douguine)

 

Alexandre Douguine, Pour une théorie du monde multipolaire, Diplomatie: anthropologie et traditionalisme, pp. 180-185, aux éditions Ars Magna

 

Dans les théories classiques des relations internationales, un groupe est constitué de personnes spécialement habilitées, qui sont engagées dans la planification et la réalisation de la politique étrangère de l’État. Il s'agit de membres du corps diplomatique. Son rôle dans les relations internationales est très important, car la structure des relations internationales dépend dans une large mesure de la compétence et l’efficacité des diplomates. Ce ne sont pas des diplomates qui déterminent la politique étrangère, cette dernière étant, en règle générale, du ressort du chef de l’État ou de tout autre organe. Mais dans la pratique, le corps diplomatique met en œuvre les décisions, et les relations internationales dépendent énormément de l'habilité des diplomates à assurer leur mission. C'est pourquoi dans le système westphalien, l'engagement dans la diplomatie nécessite une formation spéciale, une familiarité avec différents pays et leur psychologie nationale, des compétences particulières dans la manière de se comporter et dans les méthodes de négociation. Le plus souvent, les diplomates représentent l'élite de la société et sont recrutés dans ses couches supérieurs.

 

La multipolarité met l'accent sur des exigences supplémentaires vis-à-vis du corps diplomatique. Les relations inter-civilisationnelles sont réduites au dialogue, et en temps de paix, ce dialogue atteint sa plus grande formalisation au travers l'action que mène le corps diplomatique, qui représente une civilisation face à l'autre. Ainsi dans le contexte de la théorie du monde multipolaire, la diplomatie développe une nouvelle dimension qualitative : elle se voit confier la mission du dialogue entre les civilisations. Nous avons vu que dans la théorie du monde multipolaire, l'élite intellectuelle de la civilisation était responsable d'un tel dialogue. Par conséquent, le corps diplomatique devrait faire partie intégrante de cette élite. Appartenir à l'élite intellectuelle nécessite d'être capable d'une réflexion en profondeur sur l'identité de sa civilisation, en englobant toutes ses strates, ses dimensions multiples et ses schémas non linéaires. Par conséquent, les représentants de l'élite intellectuelle doivent, par définition, se singulariser par des compétences extraordinaires dans le domaine de la philosophie (et/ou de la théologie). Cette exigence est entièrement étendue aux diplomates, ce qui exige d'eux, qui parle au nom de leur civilisation, une compétence supplémentaire : être capable de comprendre la structure d'une autre autre civilisation, avec laquelle le dialogue est engagé, et de maîtriser, d’interpréter et de traduire (quoique approximativement), le sens que peuvent avoir les concepts dans différents contextes civilisationnels. Dans le monde multipolaire, le diplomate doit incarner l'identité de sa propre civilisation, mais doit également être capable d’accéder à une autre identité civilisationnelle, et de la pénétrer profondément pour la comprendre.

 

Cela nécessite la connaissance de sujets particuliers, qui peuvent avoir des correspondances dans des contextes civilisationnels très différents.

 

A cet égard, nous devons rejeter immédiatement l'hégémonisme occidental, qui prétend avoir une explication universelle des principaux systèmes sociaux, politiques et idéologiques (sur la base des critères et des normes de la civilisation occidentale elle-même). Les versions occidentales des sciences humaines (philosophie, histoire, sociologie, droit, sciences politiques, études culturelles, etc.) sont complètement imprégnés d'ethnocentrisme et de désir d'hégémonie épistémologique. Par conséquent, se baser sur l'hégémonisme occidental conduit sciemment à sortir du système multipolaire. Compte tenu de l'évidente facilité d'accès et du caractère très documenté des cultures, des philosophies et des systèmes de pensée occidentaux, on arrive plus ou moins rapidement à la conclusion que le modèle hégémonique occidental doit être sciemment rejeté comme impropre à la formation intellectuelle et spirituelle du corps diplomatique dans le monde multipolaire.

 

Ce n'est qu'à la périphérie de la science et la philosophie occidentale que peuvent être trouvée les techniques et théories, qui pourraient servir d'outils conceptuels importants pour l'éducation des professionnels participants au dialogue des civilisations. En premier lieu, il y a lieu de faire référence à l'anthropologie culturelle et sociale. Les représentants de cette discipline ont mis au point une méthode pour l'étude des sociétés archaïques, qui ambitionne d'élaguer sciemment les projections des théories centrées sur l'Occident des objets sociaux de leurs études. Les anthropologues ont mis au point un système de règles, qui permet de se rapprocher le plus possible du monde de la vie des sociétés non-occidentales, afin de déterminer les structures de leurs idées symboliques et mythologiques, d'en comprendre la complexité aussi bien que les taxonomies superficielles. Cette approche tranche singulièrement avec la tendance à la systématisation, familière à l'homme occidental. Au sein de la science occidentale, les méthodes anthropologiques sont appliqués presque exclusivement aux cultures qui ne possèdent pas d'écriture, laissant l'analyse des sociétés plus complexes (en fait, les civilisations) aux disciplines classiques : la philosophie, l'histoire, la sociologie, les études religieuses, etc.

 

Dans le contexte du monde multipolaire, cette approche anthropologique peut être appliquée avec succès à l'étude des civilisations. Et si nous respectons strictement les règles de l'anthropologie culturelle, nous avons une chance d'obtenir des spécialistes et des intellectuels, véritablement indépendants de l'hégémonie épistémologique de l'Occident, et donc en mesure de comprendre en profondeur les codes de civilisation, qui diffèrent de leur propre identité et de déconstruire leurs complexes identitaires typiques.

 

Dans la théorie du monde multipolaire, la diplomatie doit être étroitement liée à l'anthropologie, et la compétence diplomatique devrait être accompagnée de la maîtrise des compétences de base de la pratique anthropologique.

 

Le deuxième élément, propre à organiser la diplomatie inter-civilisationnel dans des circonstances de ce monde multipolaire, réside dans la philosophie traditionaliste. La plupart des civilisations existantes aujourd'hui sont des sociétés traditionnelles, le sacré, les symboles, les rituels et les mythes jouent, comme on le sait, un rôle crucial. Les différentes religions sont fondées sur leurs propres conceptions théologiques originales, qui sont irréductibles à d'autres concepts, ou bien y sont réductibles, mais seulement moyennant d'énormes distinctions, qui aboutissent à en fausser le sens originel. Les tentatives visant à construire des modèles syncrétiques pour la facilitation du dialogue interreligieux ne mènent nulle part, car elles sont immédiatement confrontées à l'opposition de l'orthodoxie conservatrice et ne débouchent finalement que sur des vagues de protestations dans les civilisations elles-mêmes. On voit donc que ni la base fournie par l'Occident non laïque, ni le syncrétisme religieux ne peuvent être utiles pour la pratique diplomatique dans le domaine de la communication entre les religions, qui constitue, dans une large mesure, l'un des aspects les plus significatifs et les plus importants du futur dialogue entre civilisations.

 

Dans cette situation, il faut bien prendre conscience qu'il n'existe qu'une seule voie possible, qui consiste à prendre pour base les principes issus de la philosophie traditionaliste (René Guénon, Julius Evola, Mircea Eliade, etc.). Cette approche permet d'identifier la carte sémantique, commune à toutes les authentiques sociétés traditionnelles, ce qui rend cette méthode optimale pour la plupart des civilisations.

 

Les principes développés par la philosophie traditionaliste permettent de bâtir un dialogue complet et sémantiquement correct entre les civilisations.

 

Après avoir mis en évidence les principales orientations de la diplomatie multipolaire, nous avons établi les bases théoriques de son développement. Bien évidement, d'autres compétences sont également attendues de la part des diplomates professionnels, et doivent être prise en compte dans leur préparation : la connaissance des conditions technologiques des autres civilisations, les aspects technico-militaires et stratégiques, la démographie, l'écologie, les problèmes sociaux, les migrations, etc. Cependant, le dialogue des civilisations suppose, en tout premier lieu, que soit établi un canal de transmission du sens et des significations. Sans ce canal, tout savoir technique serait privé de base solide et représentera une connaissance inutile ou déformée. Ce ne sont ni les questions de guerre et de paix, ni celles relatives au commerce ou aux blocus, aux migrations ou à la sécurité, aux sanctions économiques ou aux chiffre d'affaires du commerce, qui devraient occuper les esprits dans la diplomatie du monde multipolaire, mais les questions de sens, de philosophie, de circulation des idées (au sens platonicien du terme)/ Par conséquent, la diplomatie sera transfigurée en une profession en quelque sorte sacrée. 

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 The Fourth Political Theory: beyond left and right but against the center