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23/12/2014

Après l'Enlèvement

 

en cours de mise-à-jour...

 

"On ignore communément ce qu'est l'Europe mais on est sûr d'une chose: c'est qu'elle est la mère de l'Amérique. Nous, Européens, avons encore un tout petit peu de cette braise antique, de cet art de vivre enluminé dont les Américains sont toujours jaloux, et qui meurt de n'être pas rentable. C'est déjà assez pour dire "nous", et nous revenons de loin. Il est une histoire qui commence à peine émerger à la surface, et dont les détails se précisent dans les ouvrages d'Alexandre Douguine: c'est l'histoire de la lutte des puissances de la mer contre les puissances de la terre. Elle remonte à la très haute antiquité et s'achèvera avec l'unification de l'Eurasie." Claire (La Grande Touriste) L'enlèvement d'Europe  

 

 

Retour Polaire

 

"Imperator ! Aaaaah ! Imperator ! Ah ça fait du bien crénom ! Ça me change de tous ces glands là... Votre tranquillité par-ci, votre tranquillité par-là... Ça dis donc... Pour être tranquille, 24h sur 24 au plumard... À pioncer, à bouffer de la compote... Ça, c'est sûr que j'enchaîne pas les crises de nerf..." Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 4 : Arturi Inquisitio, écrit par Alexandre Astier

 

Europe revient. 

 

De retour de son exil forcé, son endormissement envouté, c'est aux dieux qu'elle avait imploré son droit d'asile cosmique ; son autodestitution métahistorique.

 

Europe est en route. Elle marche sans étapes sur le sentier perdu du retour éternel. Elle vient reconquérir son mythe. Europe détruira la Régence trois fois libérale et l'hégémonie idéologique de l'utopie capitaliste, marxiste et libérale. Les chênes fleuriront en hiver. Elle reconstruira un trône sur les ruines du monde moderne et le trône restera symboliquement vacant, les principes gouverneront. Europe est de retour et sa Renaissance joyeuse sera un surgissement, le heartland bat encore dans le cœur des Nations, à chaque battement naît un Européen.

 

Les espaces identitaires extérieurs, intérieurs et supérieurs que nous parcourons et qui traversent l'être du cercle familial à la sphère impériale en passant par le royaume nationale , sont les avatars d'une identité intégrale verticale, sacrale et primordiale , celle que l'on ne connait pas, dont on ne parle pas, qui n'a pas de nom, celle de notre race et de notre esprit intérieurs ; l'individualité totale de l'être libre contre l'uniformité létale du non-être libéral.

 

Ces traits, esthétiques, éthiques et métaphysiques, forgés par une œuvre millénaire et énigmatique, formant la complexité anthropologique, civilisationnelle et spirituelle individuelle et collective de l'être et de l'individu, et, de la communauté de l'être et la civilisation (celle de tous les peuples), ne sont pas une dualité, ils ne se combattent pas, et, si les vides entre eux sont indispensables pour féconder l'identité individuelle de l'être libre et laisser des espaces à ses voyages initiatiques, ils ne sont ni superposables, ni interchangeables, ni effaçables, ni même comparables entre eux sans déconstruire l'identité collective qu'ils forment. Dans la Tradition, ils sont une seule et même chose ; distincte et indivisible.

 

Ces espaces identitaires individuels, organisationnels et extrasensoriels engagent des interactions collectives pour maintenir une cohérence du monde, un équilibre du paradigme et une équité du système, ils s'organisent organiquement et se soumettent verticalement, à l'Origine et aux origines, à l'Ordre et aux lois naturels, parallèlement, l'empire du non-être désorganise la société par l'entremise d'une définition synthétique et générique de l'identité et déstructure les peuples par l'horizontalité d'un monde uniformisé, d'un paradigme égalitariste et d'un système rationalisé imposé en modèle et qu'il a superposé au réel ; de la Liberté de l'Imperium Celte que le Libéralisme de l'Empire Occidental cherche a étouffer par la stratégie atlantiste de l'anaconda ; de la Souveraineté que le ronron néo-souverainisme fige dans un espace historique et émotionnel (modèle westphalien ; petit gaullisme et pétainisme anachroniques), prison virtuelle de fétichismes idéologiques et cellule temporelle de nostalgies politiques, différents choix engageant un processus phagocytant : polémiques stérilisantes, passes d'armes incapacitantes et phénomènes neutralisants vers des oppositions nécessaires à tous les dysfonctionnements rentables pour l'empire du non-être ; de la Subsidiarité viciée par la parcellisation des espaces identitaires ; de la Concentricité dévaluée par la centralisation jacobine et marxiste ; de l'Altérité diminuée par les discours antiracistes institutionnels ou encore de la Complémentarité ébréchée par les discours suprématistes constitutionnels.

 

Ces identités, ces sphères et ces espaces esthétiques, éthiques et métaphysiques sont les représentations fractales des forces et des puissances de l'univers multi-stellaire, d'une hiérarchie cosmogonique d'un Ordre anarchique et solaire sur terre, mer et air, et, de la complexité de son unité trinitaire, d'une organisation empirique céleste à sa projection d'un empire terrestre dont les interactions autonomes et les articulations interdépendantes nous indiquent que recouvrir une puissance relève d'une articulation traditionnelle et une interaction révolutionnaire dans une volonté de puissance d'une alliance justifiée par notre temps qualifié : un langage européen, une méthode eurasiste et une stratégie traditionaliste qui entrent en résonance et en cohérence avec le chaos primordial, son reflux révélateur, enseigneur, transmetteur, prophétique, reconstructeur et plasmateur, et, son topos immédiat, l'Empire Eurasiatique de la Fin.

 

Un langage qui entre en conflit totale et en dissonance fondamentale avec la division, la dilution et la dissolution comme principe  unique et exclusif de l'empire du non-être, comme principe d'une gouvernance par le chaos, comme principe du déconstructionnisme de la Dissidence mainstream contre le positivisme du mainstream politico-médiatique.

 

Notre Impérium doit être possible car en puissance et puissant car possibiliste ; immédiatement.

 

Chaque espace respectant les limites métaphysiques des dimensions trifonctionnelles de sa représentation symbolique et de la projection métapolitique de sa volonté, de l'éthique vivante de l'être libre de la Tradition primordiale, et, respectant les frontières naturelles des fonctions interdimensionnelles de la réplique ontologique et de la projection métahistorique de sa puissance, de l'Ordre réel et d'une esthétique géopolitique suprarationnelle du territoire et de la frontière qui fait que ces espaces identitaires ont des fonctions strictement distinctes, car, si Tout n'est qu'une seule et même chose dans le Royaume céleste, Toute chose ne se vaut pas dans le Royaume terrestre, aucune chose n'est égale ou inégale dans l'articulation hiérarchique naturelle et principielle de la vie et des civilisations nous permettant d'appréhender, de comprendre, de rencontrer notre esprit, notre race et notre être intérieurs, notre identité supérieure ; dans des altérités totales.  

 

La Dissidence mainstream quitte l'espace révolutionnaire de la Tradition et la sphère traditionnelle de la Révolution de ce Retour à l'être parce que :

-le langage de la réinformation mortifère et du complotisme compulsif à quelque chose d'uniformisant (par "matérialisme" et "rationalisme"),

-sa méthode trois fois libérale justifie le Libéralisme triomphant (par "réalisme")

-sa stratégie moderne du Nationalisme hésitant (par "pragmatisme")

-son plus de vraie-fausse république pour sauver la vraie-fausse république (droit-de-l’hommisme),

-son plus de vraie-fausse démocratie pour sauver la vraie-fausse démocratie (Règne de la Quantité),

-son plus de vraie-fausse laïcité pour sauver le vrai-faux laïcisme (athéisme et agnosticisme)

-et, son plus de vrai-faux patriotisme pour sauver le vrai-faux nationalisme (utopie : tyrannie et totalitarisme) font que ces espaces et sphères identitaires entrent désormais en conflit sur tous les plans et s'entrechoquent dans tous les espaces plutôt que se réconcilier. Car se réconcilier, c'est premièrement se réconcilier sur le plan intérieur (traditionalisme) et secondairement sur le plan civilisationnel (Retour d'Europe ; ésotérisme révolutionnaire ; Quatrième théorie politique), mais la priorité primordiale et prioritaire pour l'être et la communauté de l'être  de la charité et de la justice bien ordonnées et rendues par l'épée étant relégués au second plan de la révolution marxiste et du gramscisme 2.0 de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream contre la convergence prérévolutionnaire des révoltes socialistes, nationalistes et traditionalistes des peuples européens, le concept démocratique moderne d’égalitarisme et l'idée organique traditionnelle d'équité se combattent, les bricolages identitaires gauchistes et l'alter-patriotisme du ronron néo-souverainiste ne respectent pas les espaces vides et fécondants qui permettent la naissance et les renaissances de l'être libre et individuel Européen.

 

Les êtres et les individus d'ici et d'ailleurs étant superposés sans distinction ici, maintenant et au même endroit, modèle, régime, système, monde et paradigme deviennent interchangeables, effaçables et comparables pour ne jamais changer et changer les identités à jamais, pour les rendre égales (libérales), égalitaires (libertaires) et égalitaristes (libertariennes), pour les faire sortir de leur esthétique, de leur éthique et de leur métaphysique afin de détruire jusqu'à l'Ordre naturel et les hiérarchies organiques : pour bouleverser l'équilibre, jouer à Dieu, ainsi, le monde moderne et le progrès paradigmatique  interviennent dans un processus naturel d'échange, il détruit les frontières et rend impossible la rencontre, il détruit la rencontre et rend mercantile l'échange jusque dans les convergences prérévolutionnaires.

 

Une seule voie : œuvrer Pour le Retour de l'Europe Européenne !

 

Alors, s'agit-il de spéculer sur le meilleur régime, de fantasmer sur un système-monde idéal et de tracer les lignes d'un nouveau paradigme ? Non. Du moins, pas exactement. Il s'agit, pour nous autres, dissidents, d'établir ou de rétablir ; de redécouvrir , en premier lieu, une méthode, une méthode basée sur le concept d’Ésotérisme révolutionnaire développé par Laurent James, que nous appelons Révolution traditionaliste, et que Vincent Vauclin qualifie de Croisade contre le Monde moderne.  

 

Le Retour d'Europe (contre l'Union dite Européenne) – L'Eurasisme (et la Quatrième théorie politique) – la Tradition primordiale (et la Révolution pérennialiste) : sont les trois orientations interdites, ou occultées, par, ou à, la Dissidence emblématique, officielle et mainstream ; vierges.   

 

Peu importe l'Europe des neuf ou des six, il ne s'agit pas d'un fétichisme nombriliste du nombre ou d'une nouvelle hubris identitaire, mais d'une articulation européenne pour une Europe pérenne, qu'elle soit une Europe unique, double ou triple, ou encore une Europe cardinale, elle doit être l'Europe qui nous permet de contrôler la méditerranée – et notamment la méditerranée orientale  –, d'y assurer des coopérations avec l'Afrique sans ingérence brutale, de réinvestir le pacifique, de développer notre puissance satellitaire (ou de tous les détruire, nous l'avons dit, nous connaissons les limites du progrès et une certaine absurdité à vouloir à tout prix un accès illimité au Faux omniprésent qui piège les civilisations dans la superposition narcissiques des écrans pour en faire une multitudes de dividuum connectés aux virtualités augmentées de la réalité diminuée : qui ne permet pas de désinvestir l'Afrique, ou De la démagogie de l’égalitarisme marxiste et de la réconciliation occidentaliste) et d'établir des ponts eurasiatiques (Ukraine, Hongrie, etc) pour dialoguer avec la Nouvelle Russie du "concept absolu" Vladimir Poutine.

 

Il faudrait pouvoir différencier théorie spéculative et théorie opérative pour dépasser le problème que nous avons à établir une première conclusion commune afin d'avancer.

 

Nous devons faire la démonstration que deux voies s'affrontent au sein de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle, qu'un réalisme du monde moderne affronte systématiquement le traditionalisme du pays réel, que le système allie tout ce qu'il peut contre le Retour d'Europe, contre l'Eurasie (contre l'axe Paris-Berlin-Moscou), contre le Retour de la Tradition, c'est-à-dire que les fractures idéologiques deviennent abyssalement subtiles, définitives, les thèses révolutionnaires du changement et du réenchantement par internet de l'extrême gauche à l'extrême droite du mainstream politico-médiatique et de la Dissidence mainstream se superposent. Du changement par la nouvelle liberté d'expression qu'offre internet, par la démocratisation du journalisme indépendant qui dit la vérité factuelle et de la réinformation instantanée qui a raison, changement et réenchantement vers la i-république, la web-démocratie et le laïcisme virtualiste d'un système mercantile tyrannique et de sa sphère spectaliste "dissidentiste" d'opposition nécessaire à son dysfonctionnement rentable.

 

En Napoléon, certains voient le régent, d'autres l'Empereur

 

"On devient pas chef parce qu'on le mérite, andouille ! On devient chef par un concours de circonstances, on le mérite après ! Moi, il m'a p'tet fallu dix ans pour mériter mon grade, si pas vingt. Tous les jours, j'ai travaillé pour pas nager dans mon uniforme. Y a pas trente-six solutions. Arturus ? Hein ? Fais semblant ! Fais semblant d'être Dux. Fais semblant de mériter ton grade. Fais semblant d'être un grand chef de guerre. Si tu fais bien semblant, un jour tu verras, t'auras plus besoin !" Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 5 : Dux bellorum, écrit par Alexandre Astier

 

Aujourd'hui, les clivages profonds qui traversent la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ne se trouvent pas tant entre les constats de l'hégémonie du Capitalisme trois fois libéral dans la mondialisation et les constats du statu-quo imposé par le Mondialisme comme théologie de la libéralisation comme réponse à l'asiatisation – plus ou moins compris et partagés – que peuvent produire les différents mouvements au sein de cette convergence, et les différents courants au sein de ces différents mouvements.

 

Le clivage commence dans la façon d'appréhender la nature paradigmatique de la phase de transition engagée et la manière de vouloir l'affronter, de répondre par une théorie politique en puissance dans une conclusion commune en acte antimoderne, antilibéral et antimondialiste.

 

Phase de transition engagée par l'Empire Globale de la République Universelle par une stratégie  du constat incapacitant et de la conclusion neutralisante pour tous :

-de la crise-passion du régime démocratique que certains veulent transformer en démocratie directe, en démocratie réelle, en véritable démocratie, en démocratie référendaire, en démocratie par tirage-au-sort, en démocratie magique, en toujours plus de démocratie, quand nous autres voulons faire transmuter cette crise de régime en Démocratie organique et méritocratique,   

-de la faillite du monde moderne que certains veulent dépasser par encore plus de progrès quand nous autres, dissidents, voulons la surpasser par davantage de Tradition,  

-de l'effondrement de la société occidentale que certains veulent arranger par le lobbyisme communautaire, l'égalité dans la victimisation et la réconciliation par la repentance, toujours plus d'ethnomasochisme pour les Européens et d’autoflagellation pour l'Europe occidentale, quand nous autres, traditionalistes, somme en Croisade contre le monde moderne.  

 

Le clivage se trouvent dans le sens des mots, la méthode, la stratégie et dans la métaphysique qui sont employés par les différents courants dans leurs articulations métapolitiques, autrement dit, progrès et technologie qui sont le langage et la méthode du changement et du réenchantement par internet sont antagonistes avec le langage révolutionnaire et la méthode traditionnelle de la Quatrième théorie politique Européenne et Eurasienne que nous essayons de suggérer. 

   

La chose est entendue chez les nôtres, l'Europe n'est pas l'UE et elle n'est pas l'Occident. L'Occident occidentaliste et atlantiste : cet accident orientalet nous reviendrons sur notre intuition que ; en précisant préalablement que nous savons qu'il réside un mystère insoluble dans l'articulation divine du cycle et des dualités nécessaires des pôles positifs et des centres négatifs dans leurs fonctions créatrices et leurs aimantations dévastatrices au-delà des notions modernes du bien et du mal, du chaos et de la destruction ; l'aspect lunaire unique et exclusif de l’Atlantide occulte qui se reflète dans les sables mosaïques de l'exil babylonien ne nous permet pas de jurer que l'Occident comme principe d'assombrissement du monde solaire trouve son origine principielle et se polarise originellement dans une naissance géographique européenne  mais plutôt dans une renaissance "occidentale" en Europe contre l'Europe du Soleil invaincu, car, certes, tout revient aux commencements du commencement des Astres et des Cieux, aux parcours de l'astre dans le ciel, mais jusqu'où savons-nous l'Origine originelle ; élémentale ; du Serpent, du Léviathan et du Tigre, du Dragon, de leur origine géographique terrestre : trouvez l’éden et vous trouverez l'enfer ; si l'enfer occidental est européen l'éden oriental est l'Europe. Ainsi, imputer toutes les ténèbres à notre foyer civilisationnel serait lui devoir tous les cieux, la dualité nécessaire étant nécessairement en présence dans tous les principes, si l'Occident, en tant que principe spirituel et en tant que géographie temporelle, incarne le mal absolu, alors il incarne le bien infini , et c'est par le Retour d'Europe que nous détruirons L'Union thallasocratique et désertique du principe lunaire unique et exclusif d'assombrissement du monde,  L'Union dite Européenne doublement liquide, par la mer (flux des capitaux : Marchandise), et le désert, la mer de sable (référence à l'utilisation du sable pour la construction des matériaux informatiques, notamment des puces, flux numériques : Spectacle).

 

La Souveraineté des Nations Européennes n'a de sens que sa réalisation par un principe transcendant en puissance et un concept absolu en acte. La liberté des peuples européens dépend de leurs volontés individuelles et collectives de puissance, de leur compréhension civilisationnelle de la hiérarchie traditionnelle qui rend possible cette puissance révolutionnaire, qui garantit la liberté de l'être libre contre la liberté d'avoir du faux, qui garantit le renouvellement des élites. La compréhension de cette puissance se déployant du cercle familial à la dimension futuriste des échanges interstellaires quand on utilisera plus d'énergies moléculaires à se dépasser qu'à se dissuader , quand l'humanité préservée dans sa diversité anthologique, apercevant les contours vitaux de ses contraires polaires créateurs, abandonnant le dualisme moral de l'inversion accusatoire inversée du ronron néo-souverainiste transcendant le désir mimétique mercantile primitif individuel en un désir mimétique spectaliste sophistiqué collectif (de masse ; mainstream) pour toute opération opérative dans un travail déconstructiviste et positiviste uniquement et exclusivement dévastateur, une humanité ne se séparant, ne divisant et n'isolant plus aucunes échelles identitaires, reformant l'identité totale de l'être libre déformée par la réinformation mortifère et le complotisme compulsif de l'empire du non-être essayant de lui suppléer comme solution de repli et d'urgence, soit l'épiderme comme divinité suprême, comme échelle identitaire biologique unique et exclusive : la communauté communautariste, néo-tribalisme, soit la double négation de l’éther (essence/manence) et de l'ethos (substance/immanence) Européens, comme projection spéculative de la destruction de toutes les échelles identitaires de tous les peuples par la substitution définitive de l'individu libre par le dividuum libertaire : la communauté communiste, les néo-souverainistes. En ça, les communautés sont dégueulasses, seule la Race (l'Origine), le Sang (la Lignée) et la Terre (l'Héritage) sont beaux, justes et vrais.

 

L'instinct de préservation anthropologique de l'Impérium intérieur de l'Empire Eurasiatique de la Fin est autre que le communautarisme esthétique et le communisme éthique de l'empire du non-être, il a, notre instinct, dans la maîtrise de sa force et la possibilité de sa puissance, la capacité de transcender ces deux extrémités polaires de l'être car l'Empire Eurasiatique de la Fin est la réplique fractale du nomos cosmogonique justifié, réponse verticale de ce temps qualifiés au monde moderne par le topos topologique de Novo Russia, c'est-à-dire la capacité de créer, plus précisément, d'épouser l'imprévisibilité et gouverner les chaos synthétiques organisés par le feu du logos primordial qui renaîtra de la destruction métaphysique du logos moderne, pour sauver le logos, épreuve mortelle pour la vie, capacité de participer pleinement à notre temps qualifié du vivalisme dans la mort, et cette volonté de puissance sera rendue, donnée et offerte, selon la Tradition de la triple donation  de la Justice, du Pardon et du Sacrifice pour  maintenir l'équilibre civilisationnel contre tous les Impérialismes de l'indistinction.

 

Le néo-souverainisme : théorie politique et philosophique officielle de la Dissidence mainstream

 

"Mais moi non plus je suis pas le chef suprême de la première puissance mondiale ! Le chef suprême de la première puissance mondiale, c'est celui qui tire les ficelles dans l'arrière-boutique, moi je suis juste un spectacle de marionnettes. Voilà. La petite journée désarticulée de César le pantin. Et ça se passe dans le ghetto !" Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier.

 

Tout peut tout cacher puisque tout est toujours caché.

 

Oui, le 11 Septembre 2001 est une entreprise de haute-ingénierie psycho-sociale spectaliste et mercantile, une entreprise de mystification contre-initiatique supervisée par le masque nez-crochu des satâniiiques.

 

Oui, les complots et les conspirations rythment la musique de l'orchestre politique, du théâtre métapolitique, de la scène géopolitique, et sont les fruits de la subversion mondialiste.

 

Mais le diable se cache dans tous les détails, dans chaque fausse note. Soyons conspiro-complotistes jusqu'au bout dans notre faculté à appréhender les mouvements souterrains jusqu'à l'intérieur, jusque dans les égouts de notre propre camp.

 

Quand nous exprimons notre crainte que le Complotisme compulsif et la Réinformation mortifère  deviennent la méthode métapolitique unique et exclusive de la Dissidence mainstream, il n'est pas question, en dénonçant le Complotisme, de nier les complots, qui sont davantage discrètement occultés que secrètement cachés,  mais de comprendre les mouvements souterrains à l'intérieur même des complots et les complots à l'intérieur même de nos mouvements souterrains, de nos propres entreprises conspiratives, des conspirations de la réinformation.

 

La réinformation mortifère est une méthode d'auto-suggestion, de l'auto-suggestion d'une capacité médiatique que nous aurions à dire le factuel, à dire le factuel par l'intercession journalistique du réenchantement par internet, par le miracle des informations que la divine providence met en ligne : de dire la vérité et d'avoir raison. La vérité raisonnable d'un factuel sélectionné ; sélectionné à partir des critères d'un nouveau mainstream politico-médiatique, le mainstream de l'axe du bien et de la voie du lait de la Dissidence emblématique et officielle. Voie unique et axe exclusif du ronron néo-souverainiste, interaction générique volontaire des dualités synthétiques et articulation synthétique nécessaire des oppositions génériques, nécessaires à l'entretien du statu-quo, interaction et opposition du marxisme socialement partiel et du nationalisme économiquement superficiel de la Dissidence mainstream. De la Dissidence mainstream qui dit le factuel simplifié d'un réel compliqué, sans dire le suprarationnel de sa complexité extra-sociale et extra-économique.

 

Nous pouvons observer cette auto-suggestion ; l'auto-suggestion que le réalisme, le rationalisme et le pragmatisme journalistiques supposés de la réinformation mortifère comme méthode révolutionnaire pour tous sont une évidence ; dans les oppositions nécessaires qu'elle génère, et donc des questions qu'elle ne permet pas de trancher, des vérités qu'elle ne permet pas de dire. Et notamment dans les différents commentaires autour du conflit ukrainien, en faisant croire ou en omettant de dire, en se persuadant, que le néo-nazisme atlantiste et occidental qui opère en Ukraine est ou n'est pas, est peut-être ou n'est peut-être pas (peut-être c'est peut-être), une réminiscence authentique du nazisme hitlérien, que l'on soit pour, contre, ou bien au contraire (le nazisme était déjà venu "arrêter" la Révolution conservatrice allemande), dans les deux ou les trois cas, avec cette même méthode de la réinformation pour tous au service d'un billard à trois bande, ce qu'on ne voit pas, c'est la Quatrième voie authentiquement révolutionnaire et conservatrice de l'Eurasisme, on ne voit pas que ce néo-nazisme obamacare est un anti-antifascisme de réaction folklorique et anachronique allié à un suprématisme primaire et fantasmé sur lequel reposent diverses stratégies de conquêtes de l'Empire global qui répond à un antifascisme révolutionnaire nostalgique et hégémonique allié au Libéralisme triomphant (Ce pourquoi la Dissidence a sans doute si peu de sympathie pour l'Eurasisme douguinien et ne veut pas mettre la pression à Moscou) dans un dialogue de réification de la guerre froide. 

 

Et, c'est pour cela, que nous pensons que non seulement les néo-souverainistes de l'extrême gauche à l'extrême droite du ronron se prennent à leur propre jeu mais que le ronron néo-souverainiste à été installé pour installer la logique contre-initiatique du complotisme et la dialectique subversive de la réinformation pour contrôler les convergences prérévolutionnaires et justement éviter que les logiques marxistes soient réellement transcendés par les dialectiques nationalistes, qu'un mouvement traditionaliste et révolutionnaire voit le jour.   

 

C'est l'histoire du mort-vivant nazi auquel le zombie antifasciste serait la réponse, dans cette dialectique moderne, intrinsèquement antitraditionaliste et extension à la théorie des  vrai-faux trucs, faut-il analyser cette situation à partir de son apparence n’expliquant pas le principe métaphysique qui anime ces néo-nazis ukrainiens au-delà des anathèmes habituels ? Faut-il voir le Soleil invaincu dans un symbole vaincu en 1945 ? Ou dans un autre définitivement éteint en 1990 ? Ou faut-il reprendre le chemin de la métahistoire et être enfin sérieux ?   

 

Ainsi, c'est le principe égalitariste démocratique des néo-nazis et des néo-antifascistes que nous rejetons, comme nous rejetons la définition d'une chose par l’interaction organisée et subversive de l'opposition nécessaire spectaliste entre des adversaires déjà presque morts qui entretiennent le bon fonctionnement de leur défaite depuis trop longtemps et qui recommencent, nous définissons une chose par ce qu'elle est, intégralement, entièrement et totalement, et l'Empire global, précisément la République universelle, la République mondiale, à l'image de l'UE, n'est pas même un National-Socialisme rampant ou un National-Bolchévisme revenant, mais exactement le Libéralisme triomphant trois fois libéral qui n'est la Révolution traditionaliste de l'Empire Eurasiatique de la Fin, d'une Quatrième théorie politique Européenne en Croisade contre le monde moderne Occidental.

 

La stratégie néo-souverainiste  peut-elle  s'accorder avec une stratégie eurasiste ?

 

"C'est pour t'apprendre à faire confiance à la magie, parce qu'il n'y a que ça qui marche sur Terre, Arturus, la magie, le reste ça ne vaut pas un rond." Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier

 

Non.

 

Nous rejetons radicalement le néo-souverainisme, et en appelons verticalement à l'eurasisme.

   

Notre réponse est donc Non. Et notre réponse est "Non" car  le Souverainisme moderne (nationalisme-républicain, alter-nationalisme, nationalisme-liberal, néo-souverainisme, etc) ne peut pas, de la façon dont il se présente et de la manière dont il  attaque et se défend, s'accorder avec l'Eurasisme, comme il ne peut être le cheval de Troie de la Tradition et de la Révolution quand il est le cheval de Troie d'approchement du pouvoir pour tous de l'extrême gauche à l'extrême droite de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle qui s'est très majoritairement alignée sur cette stratégie qui, dans ce régime démocratique, ce système du Capitalisme trois fois libéral, ce monde moderne et ce post-libéralisme paradigmatique : ce Libéralisme triomphant sur tous les espaces identitaires, est une stratégie fragile, faible, médiocre, déjà vue, usée, obsolète, c'est la stratégie de retournement des victoires des autres.

 

 

Nous autres, dissidents, sommes déjà dans Troie, il est 5h55...

 

Ce qui répond également en partie à une autre question que nous nous étions posées dans notre dernier article, à savoir s’il fallait repasser par la nation souveraine, libérale mais pas trop d'un capitalisme sans l'aimer, et la réponse est définitivement : Non! 

 

Sortir de l'UE, de l'OTAN et de l'Euro ?

 

Oui. Sortons de la République, de la Démocratie et du Laïcisme, et pour sortir de l'hégémonie thalassocratique, du statu-quo onusien et du paradigme du petro-dollar il n'y a qu'une seule voie.

 

Les deux cœurs de l'Europe



"La présidente du Front national frappe fort. Elle n’hésite pas à affirmer, au grand étonnement de nos voisins qui ne comprennent pas forcément la connotation historique, que l’Allemagne est le "cœur économique de l’Europe", tandis que la France est "son cœur politique"." L'interview de Marine Le Pen qui choque les Allemands (Challenges)



Ça ne devrait pas les choquer. Une Europe puissance, un Empire européen, peut très bien fonctionner avec deux cœurs, et l'Empire n'a pas besoin d'empereur, mais d'un Impérium, d'un Incendium Amoris, d'une vision futuriste de la Tradition et d'une vision traditionaliste du futur ; du futur déjà présent.

 

Il est clair que l'UE doit transmuter pour laisser la place à une souveraineté européenne de facto, la question est plutôt de savoir si, conscient de ce problème, nous devons repasser par l’État-nation westphalien pour recouvrir une puissance de jure ? (au-delà du fait que ça n'est pas vraiment un choix et que nous sommes ici dans de la haute spéculation, ce qui n'est jamais bon, et dans la pure incantation, ce qui est parfois pire...) Nous avons déjà répondu à cette question.



Le problème du ronron néo-souverainiste c'est qu'il ne peut concevoir la possibilité d'une stratégie grand-continentale, nous ne pensons pas que le phénomène naturel de la mondialisation couplée aux politiques mondialistes des forces supranationales extra-étatiques vont attendre que tous les États-nations européens se reconstruisent individuellement avant de repenser une Europe possibiliste et d'affronter son destin commun contre ses ennemis communs...

 

Vouloir repasser par l’État-nation contre l'Empire global, c'est vouloir, quelque part, reproduire 40-45 ou rejouer la Guerre froide, c'est l'esprit de la restauration appliqué à la République, ce qui est sans doute sa plus belle farce, il semblerait que Marine le Pen veut garder des marches de manœuvres par rapport à ce néo-souverainisme envahissant et qui se prend trop au sérieux,  et que cette nouvelle farce la ferait moyennement sourire, une dérive "eurasiste" au FN?

 

La plus Grande Europe  est de retour.

 

"Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles." Pierre Mondy, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier

 

La Réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

 

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De la Trinité

La question de la Sainte Trinité, point majeur d’achoppement et de division entre catholiques et musulmans, ne peut être traitée d'un point de vue strictement exotérique de garçons bouchés et confortablement classiciste de tièdes universitaires . Comme l'Eurasisme ne peut être décliner que du point de vue géopolitique mais se décline d'abord d'un point de vue philosophique, ça n'est pas un système mais une méthode, une théorie politique en mouvement ; un axe ancestral.

 

« Je n'avais jamais encore réalisé à quel point la Basmala intégrait ("incarnait") la trinité Dieu/Justice/Paix avec l'incantation Allah/Rahman(clémence) / Rahim (miséricorde). Quand on sait que la Justice est la caractéristique première du Christ, et la Paix celle du Paraclet, on comprend mieux l'entrelacement primordial entre le christianisme et l'islam... Par ailleurs, je pense que le Coran est,à lui seul, l'objet "incarnant" la Justice (en tant que livre, la parole d'Allah) et la Paix (de par le souffle de Jibrile). L'islam, en tant que religion justifiée, est une religion tout à fait trinitaire. » Laurent James (qui précise bien - à l'intention des malveillants - que son but n'est pas de faire phagocyter l'islam par le christianisme, mais de montrer que l'islam est bel et bien une religion justifiée et cela au sens traditionaliste du terme.)

 

La Sainte Trinité est donc une incompréhension majeure entre catholiques et musulmans qui fait obstacle au Front de la Foi. Incompréhension qui s'exprime avec disproportion et entraîne des discussions scolastiques sans fin. Elle est une mauvaise interprétation de certains musulmans qui réduisent La Sainte Trinité en un polythéisme non-justifié, et, un chauvinisme religieux de certains catholiques qui essentialisent la Trinité aux dépends de l'Unicité (L'Unité du Mystère).

 

La Sainte Trinité n'est pas un polythéisme - ou en l'occurrence un trithéisme. La Tradition Catholique est claire et précise sur le fait que la nature divine est Une (Unicité). Quand Jésus est appelé fils de Dieu dans la religion catholique ce n'est pas une association au sens islamique du terme. Dans la théologie catholique, engendrer signifie : qui est produit de toute éternité, ce qui signifie, sans nous étendre, dans le corpus catholique, que en Dieu, il y a une intelligence, simplement, et nous invitons chacun à vérifier cette interprétation et à nous porter contraction que nous puissions mieux comprendre les erreurs qui seraient les nôtres. Il n'est nullement question de notion biologique ou encore d’anthropocentrisme, nous l'affirmons sans trop de doute.

 

Des versets du Coran attestent de l’intelligence de Dieu, de son amour, de sa haine, sa jalousie. Ce qui ne fait pas d'Allah un humanoïde.

 

« La dynamique de l'Unité, c'est-à-dire du principe, c'est-à-dire de Dieu. C'est une dynamique qui repose sur trois termes: la Manence: la création; ensuite la Procession: le cycle; et ensuite la Conversion: le retour à l'Unité. C'est une dynamique que l'on retrouve absolument dans toutes les traditions, y comprit les trois dernières traditions monothéistes. Vous retrouvez ça aussi bien chez Maître Eckhart que chez Ibn'Arabi... » Laurent James

 

Les trois personnes de la Sainte Trinité ne sont pas la nature divine diviser en trois dont la somme serait égale à Dieu. La Sainte Trinité c'est les trois conditions à l'incarnation de la nature divine dans notre réalité physique en sa Révélation métaphysique. Un filtre cosmique. Conditions qui permettent la révélation. Jésus-Christ Aïssa y remplit la fonction du prophète (Messie), l'incarnation physique de la révélation métaphysique. Il est l'incarnation de l’intelligence de Dieu (attesté par les miracles et la résurrection), le fils. Le saint esprit étant sa volonté, son amour et jouant le rôle d'intercesseur entre le père et le fils. Le père étant la racine des deux.

 

La Sainte Trinité est, pourrait-on dire, le mouvement de la révélation divine et de manière analogique le mouvement réduit de toute communication: émetteur-canal-récepteur. La révélation coranique (émetteur) est délivré à Mohammed (récepteur) par l'ange Gabriel (canal). Dieu étant le message cosmique, l'information incréée.

 

« Ce passage est singulièrement proche, par l'esprit, de l'extrait suivant du livre d'al-Jîlî intitulé Des Perfections divines dans les attributs muhammadiens :

 

« Sache que l'Essence, considérée en tant que telle, ne possède vis-à-vis de nous ni nom, ni attribut, ni qualificatif, car Elle est Présence du rassemblement et de l'Unité, et rassemblement des Présences et leur distinction, de sorte qu'il n'y a pour Elle, dans ce qu'Allâh nous a enseigné à son sujet, ni nom déterminé, ni attribut déterminé. Car les noms et les attributs sont pour la détermination, la distinction et la séparation ; et il n'y a pas ici de direction privilégiée telle qu'elle se distingue d'une autre, ni d'attribut [déterminé] de sorte que son affirmation se détermine selon une signification distincte d'une autre, et il n'y a rien là-bas qu'une existence absolue toute pure qui rassemble les qualités de nom, d'attribut et d'Essence. Et c'est pourquoi un groupe parmi les Gens d'Allâh a considéré que tout nom dérivait d'un attribut, y compris le nom « Allâh », et le nom « al-Rahmân » (« le Tout-miséricordieux »), par considération envers cette Présence d'Essence qui n'a ni nom – parmi ce par quoi Il S'est fait connaître à nous – ni qualité, ni qualificatif, ni attribut sous quelque rapport que ce soit. Car les attributs ne sont là que pour faire connaître une signification parmi les significations des Perfections divines. Et le nom n'est là que pour Le faire connaître de manière qu'il n'y ait pas d'équivoque ; mais pour la Présence des Présences, il n'y a pas de particularisation par l'indétermination ni par la connaissance déterminée, ni par la manifestation ni par l'occultation, ni par une idée, une relation, une détermination, ni par l'Invisible, ni par le visible.» Mael Matthieu - Islam et Vêdânta - Limbes

 

Les attributs multiples d'Allah ne font pas de l'Islam un mauvais polythéisme.

 

« Le polythéisme n'est pas le contraire du monothéisme.

 

Le polythéisme est une façon différente de vivre le monothéisme.

 

Ça dépend du polythéisme, il y a des polythéismes qui ne sont pas justifiés, comme il y a des monothéismes qui ne sont pas justifiés également, je pense à certaines formes du protestantisme bien sur.

 

Donc il y a des monothéismes mauvais, il y a des polythéismes mauvais.

 

Mais le bon polythéisme, par exemple la religion scandinave, avec Thor, Odin, Frigg. Respect exactement le rapport entre essence et substance. Ce rapport est justifié par la science aussi. Si on veut bien faire l'analogie entre Dieu et le vide, qui est une analogie qui est mienne, et bien, du vide découle deux types de substances: la particule ou le champ. La particule c'est le logos c'est la source des formes. Le champ c'est la source des substances.

 

Vous avez aussi bien la religion Celte, avec Taranis, Esus et Teutates. Toujours avec ce rôle très précis, Esus, étant la substance, ou le Dieu, peu importe le langage, ce n'est pas si important que cela de l’appeler un Dieu ou pas. Mais Esus étant, la substance qui intervient de temps à autres pour remettre l'Homme dans le droit chemin et Teutates étant plutôt le Dieu responsable du cycle de construction et de destruction.

 

Vous avez la religion sumérienne avec An, Enlil et Enki. Enki étant le maître des eaux douces. La substance qui est responsable du cycle de création et de destruction est dans l'immense majorité des cas une figure plutôt féminine et plutôt liée à l'eau. Bien sur avec Déméter qui est responsable du cycle des saisons en Grèce.

 

Et puis j'aimerais insister sur deux religions. D'abord l'hindouisme, c'est à dire Brahma, Vishnu et Shiva. On est typiquement dans un polythéisme formel et un monothéisme de fond. Puisque Brahma qui est - c'est que les hindous appellent la « Trimūrti »- le Dieu par excellence, le Dieu créateur du monde et sur les dizaines de milliers de temples hindous il n'y a que cinq ou dix temples dédiés à Brahma, c'est très courant dans les religions polythéistes et monothéistes de fond, c'est à dire qu'on ne parle quasiment jamais du Dieu suprême- je crois que l'on appelle ça le Deus Otiosus: le Dieu caché/neutre- Chesterton a écrit là dessus, il a imaginé un homme qui se rend dans une tribu africaine, au Cameroun, qui discute avec le prêtre et lui demande où est leur Dieu suprême. Le prêtre lui demande de se taire. L'emmène dans une caverne interdite à tout le monde où il n'y a que l'élite de la tribu et le prêtre lui dit de ne pas parler de lui sur la place publique.

 

La grande différence entre le polythéisme et le monothéisme à mon sens elle est là. Dans le monothéisme on parle du Dieu suprême sur la place publique.

 

Et puis vous avez un certain Bouddhisme, qui est le Bouddhisme japonais de la terre pure - la Trikāya - où vous avez un ensemble des trois corps du Bouddha mais qui remplissent, le Kannon Bosatsu et le Dai Seishi Bosatsu, soumis a Amida qui est la source de l'essence, le Kannon Bosatsu est plutôt du côté de la Force tandis que le Dai Seishi Bosatsu du côté de la sagesse, on a exactement la même répartition que dans les autres exemples... » Laurent James, extrait de la conférence Ésotérisme révolutionnaire

 

Nous rappelons qu'à la lumière de la Tradition primordiale,telle que nous la comprenons aujourd’hui, toutes les religions justifiées sont par essence trinitaires - le monothéisme abrahamique est trinitaire (Abraham élevé dans une représentation cosmogonique sumérienne) et c'est même un enseignement primordiale du Christ -, qu'elles comprennent ou non cette ésotérisme traditionnel - cette tri-fonctionnalité cosmologique en la réunification de l'homme total recommencé en la communauté sacrale de l'être retrouvée - de la révélation qui permet exactement de les justifier - et de revenir aux racines originelles de la Foi - donc d'exister - par la Tetraktis pythagoriciennenotamment, méthode, mathématique et arithmétique, traditionnelle érudite -, ou qu'elles l'interprètent en mauvais polythéisme et qu'elles rejettent cet aspect trinitaire, aux dépends de l'Unicité substantielle. Sans Tradition primordiale, souffle créateur, les religions n'existeraient pas ou auraient cessées d'exister, la pertinence des religions justifiées ne tient que par leur rattachement ésotérique à une Tradition ancestrale et leur existence immatérielle qui est l'image de la création en leur naissance civilisationnelle ; métaphysique.

 

La nature divine est Une et indivisible, et dans l'Islam, et dans la religion Catholique.

 

« Qui est celui qui est capable de comprendre la toute puissante Trinité ? Et toutefois qui est l'homme qui n'en parle, encore qu'il ne la comprenne pas ? Certes il y en a peu qui sachent ce qu'ils disent lorsqu'ils en parlent : et néanmoins ils ne laissent pas de contester et de disputer sur ce sujet, quoique ce soit un mystère qui ne se peut bien connaître que dans la tranquillité et la paix de l'âme. Mais je voudrais que les hommes considérassent attentivement en eux-mêmes ces trois choses,l'être, le connaître, et le vouloir. ( Esse, nosse, velle). Je sais bien qu'elles sont très éloignées et très différentes de la sainte Trinité : mais je les propose seulement afin qu'ils s'exercent à les méditer, et qu'ils découvrent et reconnaissent la distance infinie de cette imparfaite copie avec son divin original.Qu'ils considèrent donc en eux l'être, le connaître, et le vouloir.Car je suis, je connais, et je veux. Je suis ce qui connaît et ce qui veut : je connais que je suis et que je veux ; et je veux être et connaître.

 

Je voudrais qu'ils considérassent comme notre âme est inséparable de ces trois choses, et comme elles ne font toutes trois ensemble qu'une même âme, une même vie, et une même nature intelligente et raisonnable ; que cependant il ne laisse pas d'y avoir entre elles de la distinction, quoique cette distinction ne fasse pas qu'elles puissent jamais être séparées.Que celui qui est capable de le comprendre le comprenne : au moins n'y a-t-il personne qui ne se puisse représenter soi-même à soi-même. Que chacun prenne donc garde à ce qui se passe dans lui,qu'il le considère, et qu'il me le dise.

 

Mais lorsqu'il aura fait quelque considération et quelque réflexion sur ce sujet, qu'il ne s'imagine pas pour cela d'avoir compris quelle est cette essence immuable si élevée au-dessus de tout ce qui est, et qui est immuablement, et qui connaît immuablement, et qui veut immuablement. Car qui est celui qui sera capable de concevoir, qui pourra exprimer en quelque sorte,et qui aura la témérité d'assurer, si c'est à cause que ces trois choses, être, connaître, et vouloir se trouvent en Dieu, qu'il y a en Lui une trinité de personnes ? ou si elles se trouvent toutes trois en chaque personne ? ou enfin si c'est l'un ou l'autre, la trinité des personnes étant fondée sur ce que ces trois choses sont en Dieu, et néanmoins chaque personne les possédant toutes trois, parce que l'unité féconde de cet être souverain fait par une manière ineffable et incompréhensible, qu'avec simplicité et multiplicité tout ensemble, Il est, Il se connaît, et Il jouit immuablement de soi-même, comme dans un cercle infini qui n'a point de bornes. » Les Confessions Livre XIII, chapitre XI : Ce qu'il y a dans l'homme quelques marques de la Trinité. Saint Augustin

 

La notion trinitaire nous apparaît être le point central de division entre l'Islam et le Catholicisme, qu'a trouvé et sur lequel s'appuie la contre-initiation pour empêcher l'Alliance exotérique et ésotérique des dissidences et le Front de la Foi recommencé, et ainsi pouvoir promouvoir un Noachisme gouvernemental sans obstacles. Question de la Trinité qui nous apparaît d'autre part être l'argument principal sur lequel se base les promoteurs de ce Noachisme pour attaquer et discréditer le Catholicisme, alors que paradoxalement, et c'est peu dire, les kabbalistes singent grossièrement la Sainte Trinité - notion trinitaire rappelée à travers le Christ qu'ils rejettent en tant que Messie - qu'ils introduisent dans leur mystique judaïque pour justifier leur messianisme autoproclamée et nous pensons précisément dans cette évocation à Jacob Frank et Sabbataï Tsevi.

 

« Jacob Frank, personnage ambitieux, est influencé par les doctrines de Sabbataï Tsvi, dans sa Podolie natale. En Turquie, il entre en relation avec la secte sabbatéenne des Dunmeh. Il commence alors à se présenter comme la réincarnation du pseudo messie du XVIIe siècle, Sabbataï Tsvi.

Il élabore une théologie cabalistique qui est un amalgame de croyances juives et chrétiennes, un système assez voisin de la Trinité chrétienne. La nature divine comporte trois incarnations séparées : le "Premier", Sabbataï Tsvi, le "Saint Seigneur" qui n’est autre que Jacob Frank lui-même et la "Dame", un Messie féminin, ou comme l’appelait Frank, la "Vierge", c’est-à-dire, une combinaison de la Chekhina avec la Vierge Marie. » Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, Cerf/Robert Laffont, 1996.

 

Nous demandons aux catholiques et aux musulmans un débat sein et serein en ce qui concerne leurs divisions, qui, nous le pensons, sont motivées de l'extérieur. Qu'ils se rappellent instamment leur Union mystique et eschatologique à travers le retour du Christ-Sauveur dans les Grands Temps ; leurs promesses.


 

La Réponse sera Métapolitique !

N.Pendragon

 

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De la violence monothéiste (de Jean Soler)

 

« La coexistence des deux commandements se fait jour dés la scène où Moïse transmet au peuple, pour la première fois, l'interdit de tuer. Il vient de descendre de la montagne où il a passé quarante jours en tête à tête avec Iahvé. Le dieu des Hébreux a écrit « de son doigt » sur deux tablettes de pierre dix prescriptions qui doivent assurer l'unité de la communauté et la solidarité de ses membres , en prohibant entre eux, tout spécialement, le vol et le meurtre. Iahvé a confié ces tablettes à Moïse, qui les porte dans ses bras lorsqu'il retrouve le peuple, au pied de la montagne. Scandalisé en voyant que pendant son absence les hommes ont façonné une sculpture animale pour l'adorer, Moïse fait détruire l'idole et, peu de temps après, il s'écrie : « Ceux qui sont pour Iahvé, à moi ! » et vers lui se assemblèrent tous les fils de Lévi. Il leur dit : « Ainsi a parlé Iahvé, le dieu d'Israël : Mettez chacun l'épée au côté. Passez et repassez de porte en porte dans le camp, tuez, qui son frère, qui son ami, qui son proche ! » Les fils de Lévi agirent selon la parole de Moïse et il tomba du peuple, en ce jour, environ trois mille hommes. (Exode 32, 26-28).

 

C'est au nom du dieu national et, plus précisément, sur son ordre (« Ainsi a parlé Iavhé, le dieu d'Israël ») - ce dieu qui vient de graver de sa propre main sur la pierre (Moïse ne peut l'ignorer, c'est lui qui portait les tablettes) l'interdit de tuer -, que le prophète fait mettre à mort un grand nombre de ses compatriotes. Sauf imaginer que Moïse a enfreint délibérément la volonté de son dieu, il faut en conclure que les deux ordres ne sont pas exclusifs l'un de l'autre.

 

De fait dans de nombreuses circonstances, Iavhé enjoint de tuer plutôt que de corriger ou de punir sans donner la mort. » Jean Soler - Qui est Dieu ? - I. La violence dans le monde hébraïque - L'interdit de tuer et l'ordre de mettre à mort dans le récit du Veau d'or - p.82 à 83

 

 

« Le Livre des Morts égyptien (dont les manuscrits furent trouvés dans les tombes des rois de 2600 av. J.-C., plus de deux mille ans avant que la « Loi » judaïque ne soit achevée) contient ce passage : « Tu es l'unique, le Dieu des tout premiers commencements du temps, l'héritier de l'immortalité, par toi seul engendré, tu t'es toi-même donné naissance ; tu a créé la terre et a fait l'homme. » Inversement, les Écritures produites dans la Juda des Lévites demandent, « Qui est comparable à toi, Ô Seigneur, parmi les Dieux ? » (l'Exode).

 

La secte qui rejoignit et mata la tribu de Juda prit ce concept émergent d'un Dieu unique de tous les peuples et l'inclut dans ses Écritures uniquement pour le détruire et pour dresser la doctrine basée sur sa négation.

 

Ce concept est nié subtilement, mais avec mépris, et comme la doctrine est basée sur la théorie de la race supérieure, cette négation est nécessaire et inévitable. Une race supérieure, s'il doit y en avoir une, doit elle-même être Dieu. La doctrine qui avait acquis la force de la justice en vigueur en Juda en 458 av. J.-C. était alors et est toujours unique au monde. Elle reposait sur l'assertion, attribuée à la divinité tribale (Jéhovah), que « les Israélites » (en fait, les Judaïtes) étaient son « peuple élu » qui, s'il accomplissait toutes ses « lois et jugements » serait placé au dessus de tous les autres peuples et établi sur une « Terre promise ». De cette théorie, que ce soit par anticipation ou nécessité imprévue, naquirent les théories pendantes de la « captivité » et de la « destruction ».

 

Si Jéhovah devait être adoré, comme il le demandait, dans un certain lieu, sur une terre précise, tous ses adorateurs devaient vivre là-bas.

 

À l'évidence, tous ne pouvaient vivre là-bas, mais s'ils vivaient ailleurs, que ce soit contraints ou par leur propre choix, il devenaient automatiquement « captifs » de « l'étranger » qu'il devaient « chasser » « terrasser » et « détruire ».

 

Étant donné ce principe de base de la doctrine, cela ne faisait aucune différence que les « géôliers » soient des conquérants ou des hôtes accueillants ; leur destinée décrétée devait être la destruction ou l'esclavage.

 

Avant qu'ils soient détruits et réduits en esclavage, ils devaient être pendant un temps les « géôliers » des Judaïtes, pas de leur propre fait, mais parce que les Judaïtes, ayant échoué à « l'observance » méritaient d'être punis.

 

De cette manière-là, Jéhovah se révélait comme le Dieu unique de tous les peuples : même s'il ne « connaissait » que le « peuple élu », il utilisait les païens pour les punir de leurs « transgressions » avant d'« infliger » la destruction précédemment décrétée de ces païens. »Douglas Reed - La controverse de Sion

 

Petit essai critique sans prétention. Une réflexion à la marge, sans doute peu enrichissante aux vues de l'essentiel du propos de haute tenue de Jean Soler dont nous ne connaissons que très partiellement les travaux, qui doivent être au delà de ce que nous pourrions répondre sur l'ensemble de ceux-ci, mais tout de même à essayer de nuancer sur certains points de notre connaissance qui pourraient s’avérer essentiels, surtout dans la méthode que nous découvrons. Il est vrai que nos positions de départ semblent inconciliables, en effet, Jean Soler est parfaitement athée et ne semble reconnaître aucune Tradition, mais nous voyons par delà cette différence de paradigme une critique du judaïsme qui rejoint la nôtre et le sentiment profond de l'incompréhension du monothéisme, que nous ressentons autant chez les athées que chez les dits croyants, totalement déconnectés de l'idée intérieure d'une longue chaîne transmission le plus simplement du monde traversée par le temps, les guerres, les constructions historiques, les moments qualifiés, les mutations cycliques, mais qui garde intacte l'Unité du Mystère que nous pouvons percevoir malgré les vicissitudes de l'histoire et le genre de confusion des différentes manifestations supra-rationnelles dont parle la Tradition primordiale et les traditions ésotériques et exotériques, ainsi, dans la tradition islamique on parle de Hérauts, assimilables à des Géants, pouvant être perçus comme des dieux vivants pour les hommes, on parle aussi de Djinns, d'Anges. Il n'y a, dans aucunes traditions que des dieux et des hommes, que Dieu et les hommes.

 

« Pour Aristote, la physique n'était que «seconde » par rapport à la métaphysique, c'est-à-dire qu'elle en était dépendante, qu'elle n'était au fond qu'une application, au domaine de la nature, des principes supérieurs à la nature et qui se reflètent dans ses lois ; et l'on peut en dire autant de la « cosmologie » du moyen âge. La conception moderne, au contraire, prétend rendre les sciences indépendantes, en niant tout ce qui les dépasse, ou tout au moins en le déclarant « inconnaissable » et en refusant d'en tenir compte, ce qui revient encore à le nier pratiquement; cette négation existait en fait bien longtemps avant qu'on ait songé à l'ériger en théorie systématique sous des noms tels que ceux de « positivisme » et d' « agnosticisme », car on peut dire qu'elle est véritablement au point de départ de toute la science moderne. Seulement, ce n'est guère qu'au XIXe siècle qu'on a vu des hommes se faire gloire de leur ignorance, car se proclamer « agnostique > n'est point autre chose que cela, et prétendre interdire à tous la connaissance de ce qu'ils ignoraient euxmêmes ; et cela marquait une étape de plus dans la déchéance intellectuelle de l'Occident. En voulant séparer radicalement les sciences de tout principe supérieur sous prétexte d'assurer leur indépendance, la conception moderne leur enlève toute signification profonde et même tout intérêt véritable au point de vue de la connaissance, et elle ne peut aboutir qu'à une impasse, puisqu'elle les enferme dans un domaine irrémédiablement borné. » extrait de La crise du monde moderne, René Guénon

 

Ce que Jean Soler appelle avec insistance monolâterie, est traditionnellement et précisément appelé hénothéisme.

 

Le monolâtrisme étant un cas particulier de l'hénothéisme.

 

L'hénothéisme abrahamique et hébraïque - et sa dérive monolâtrique judaïque et talmudique -, comme une douce transition du polythéisme vers le monothéisme dans la transmission de la Tradition ? Rien n'est moins sûr.

 

Si Jean Soler utilise précisément, et avec insistance, le terme de monolâterie, quand il faudrait parler d’hénothéisme, selon la définition qu'il en donne lui même - nous pouvons dire que le monolâtrisme est une forme d'hénothéisme mais pas que l'hénothéisme est une forme de monolâtrisme -, c'est que son approche est, nous pensons, religieusement laïque, et donc combat intrinsèquement l'idée de Tradition - autant exotérique qu'ésotérique -, ce qui pourrait laisser à supposer que cette erreur fondamentale est volontaire, la distinction entre hénothéisme et monolâtrie -  comme sa conception du polythéisme et du monothéisme - permet des nuances que son postulat de départ ne permet. Le cadre est universitaire, mais au-delà, il est engagé. Son exposé est pertinent, mais ne décrit pas ce qu'il prétend cibler. Nous pourrions dire que Jean Soler se prive de certains outils par idéologie, d'une compréhension plus large sur un sujet qui a justement tout à voir avec la Tradition, et donc certains outils conceptuels qui lui appartiennent, qui ne sont pas une question d'adhésion, mais de données primordiales pour le travail entreprit, en se refusant ces données essentielles, par dogmatisme athéiste et/ou idéologie laïque, Jean Soler s'interdit ce juste milieu grec - par définition aristo-platonicien - qu'il revendique et définit excellemment, mais n'applique pas.

 

La définition que Jean Soler donne de monolâterie - vers 6min. dans la vidéo proposée - n'est donc pas assez précise de notre point de vue pour le niveau d'analyse qu'il pratique, et n'évoque pas la particularité du monolâtrisme - le monolâtrisme reconnaît mais exclu/interdit la vénération des autres dieux que le dieu choisit - lui, nous insistons, donne plutôt la définition d’hénothéisme - celle du culte préférentiel mais qui n'interdit pas les autres vénérations - qu'il devrait utiliser davantage que monolâterie - qui est justement la dérive judaïque de l'hébraïsme. Il nous dit en page 60 de Qui est Dieu ?: « Iahvé n'est pas Dieu. On continue à confondre le Dieu des Hébreux et le Dieu unique des trois religions monothéistes. Iavhé n'est qu'ne divinité parmi d'autre. Ceux qui l'adorent ne doutent pas qu'il existe d'autres dieux. Mais ils ont choisit celui-là pour être leur dieu. Ils racontent que leurs ancêtres, depuis Abraham, ont fait alliance avec lui, et que cet accord a été renouvelé du temps de Moïse le prophète qui a rendu leur liberté aux tribus hébraïques exilées en Égypte et réduite en esclavage, pour les constituer en nation, la nation « israélite » (terme dans la Bible qui désigne les descendants de Jacob, surnommé « Israël »). Aux termes de l' « alliance », si le peuple vénère ce dieu au-dessus des autres dieux, le dieu le placera au-dessus des autres peuples. Il s'agit d'un accord strictement ethnique. Et il n'est pas propre aux Hébreux. Les recueils d’inscriptions mises au jour par les archéologues dans le Proche et au Moyen-Orient, datant de l'époque supposée de Moïse et même bien avant, prouvent que ce type de religion était très courant. Les Assyriens, par exemple, étaient le « peuple d'Assur » ; les Babyloniens, le «  peuple de Marduk ». De la même manière, les Hébreux étaient connus des autres peuples et ils se désignaient eux-mêmes comme le « peuple de Iahvé » ? Le dieu confère au peuple son identité. Et, naturellement, chaque peuple est porté à croire que son dieu est plus puissants que les autres ; qu'il aidera à l'emporter sur ses rivaux et ses ennemis.

 

Cette modalité du polythéisme, nous l’appelons « monolâtrie » : le culte rendu à un dieu de préférence aux autres, sans que ne soit niée l'existence des autres dieux. Et il importe de distinguer la monolâtrie du monothéisme (comme il aurait été sans doute éclairé de distinguer monolâtrie d'hénothéisme, ndlr) proprement dit, qui en est la conviction, érigée en dogme, qu'il n'existe et ne peut exister qu'un seul Dieu.

 

La monolâtrie s’accommode du rôle que peuvent jouer d'autres dieux, non seulement chez d'autres peuples mais dans le sien propre pourvu que ce soit un rôle secondaire par rapport à celui qui est dévolu au dieu national. Les inscriptions et les vestiges archéologiques prouvent que Marduk, Assur et les divers dieux tutélaires de la Mésopotamie ou de la Syrie, avaient auprès d'eux d'autres divinités, de l'un et de l'autre sexe, qui recevaient elles aussi, un culte. Il n'en allait pas autrement chez les Hébreux. Leurs récits, confrontés aux données archéologiques et épigraphiques, attestent qu'au Vème siècle encore le peuple vénérait, à côté de Iahvén d'autres dieux et d'autres déesses. » (Monolâtrie et monothéisme - p.60 à 61)

 

Sa confusion de monolâtrie et d'hénothéisme ne lui permet pas de distinguer Abraham de Moïse.

 

Nous pourrions penser qu'Abraham, à la cosmogonie sumérienne et à l'initiation ésotérique Kémite - egypto-nubienne -, représente la mutation de l’hénothéisme au monothéisme accomplit du retour à la Religion originelle, une rupture d'où émergerait le concept de Dieu unique, de Dieu : il brise les idoles de son père. Nous pensons cela, si nous pensons avec les critères modernes et si nous confondons idoles - représentations et cultes de dieux circonstanciels, de Djinns, de Démons : de dieux secondaires - et représentations de dieux locaux, dieux mythiques, du Dieu unique ou encore des Anges, des prophètes et des saints. L’idolâtrie à idoles multiples étant, en quelque sorte, un monolâtrisme multiple, un polythéisme qui n'est pas justifiable par la Tradition - Tetraktys pythagoricienne -, voire, en est une inversion, un mauvais polythéisme, et ne peut être assimilée à ce nous appelons paganisme - ou néo-paganisme - dans l'ère post-moderne, il n'est pas inutile de le rappeler, ainsi qu'il n'est pas inutile de rappeler que le relativisme et un certain moralisme n'existe pas avant la mortifère Renaissance.

 

Abraham incarne un certain hénothéisme - mais là encore c'est une classification moderne -, il s'oppose au monolâtrisme, qui nous penons est d'avantage de Moïse - sans avoir réellement la volonté de le détruire totalement - et aux dérives païennes, par la Tradition et non pas par le monothéisme. Abraham ne devait pas confondre l'idée de Dieu et les différents attributs du Dieu supérieur dont on ne parle pas, avec les dieux de sa cosmogonie naturelle - sumérienne.

 

Abraham, ne dépose pas le concept de Dieu unique comme on dépose une marque, la dichotomie Dieu/Polythéisme n'a pas lieu dans la cosmogonie sumérienne et Abraham n'a pas besoin d'être monothéiste pour s'opposer aux dérives païennes d'idolâtrie et de monolâtrie. Le concept de Dieu unique et par extension de monothéisme, est une explication moderne de l’interprétation que nous pouvons nous faire de la transmission d'une Tradition primordiale, Adam et les prophètes qui ont précédé le monothéisme sont-ils des démons ou des satanistes ? Les profanes de la Tradition nous expliquent Dieu en terme linéaire, évolutionniste, alors que le pérennialisme s'entend en terme de cycle, de mutation. Des nihilistes fondamentalistes du Laïcisme essayent donc de nous expliquer ce qui était là au commencement, et s'exprimait au travers d'une Religion originel dont nous ne savons rien que la Tradition primordiale, et si ce n'est qu'elle était et qu'elle sera, l'Alpha et l’Oméga, avec des outils conceptuels qui se sont constitués contre cette idée de Tradition, uniquement contre et qui n'existent et ne peuvent continuer d'exister que contre cette Tradition, que paradoxalement jusqu'à la contradiction ils reconnaissent, puisqu'ils ne peuvent pas exister sans.

 

Explication post-moderniste d'une transmission antédiluvienne, de symboles qui se baladent à travers des ages aventureux, inconnus. Une explication initiée par les sphères contre-initiatiques pour la transformer en évolution avec en son centre un progrès et non un cycle en mouvement, ce qui trompe par exemple un Pierre Jovanovic qui nomme une transmission et les manipulations contre-initiatiques autours de cette transmission : un plagiat, nous pourrions en effet préciser que la contre-initiation récupère toujours le travail de transmission dans un but de domination et déforme cette transmission pour arriver à ses buts occultes, elle ne travaille pas, elle fait de la subversion, de la subversion d'une version originale qui vient bien d'une œuvre intacte dans sa création à laquelle la contre-initiation déconstructrice n'a pas accès en son processus de coagulation, ce qui ne permet pas de rejeter tout le travail prophétique et ésotérique de la transmission orthodoxe la plus stricte, en dénoncer les déformations suffit et ces déformations sont souvent plus évidentes et moins érudites que les stupides interdictions psalmodiées du néant invocateur et qui interdise de passer les religions politiques au crible de la Tradition ancestrale. Moïse le judaïque est l’exact retour définitif du monolâtrisme dans le peuple hébraïque d'Abraham, un monolâtrisme qui se fait vengeur, certes, mais même avec les critères modernes de l'évolutionnisme appliqué au concept du Dieu israélite décliné avec les outils matérialistes et rationnels, il est évident que Moïse n'est pas la sainte et saine continuation d'un monothéisme initié par Abraham et ne participe pas d'une évolution, mais qu'il reconstruit l'idole involutive - le Temple - sacrificielle. D'où Ancien Testament. Nous pensons que ce qui fait véritablement rupture avec le polythéisme hénothéiste révélé d'Abraham - qui n'est pas une forme de monothéisme mais un rappel prophétique de la Religion originelle qui se décline en son temps et son besoin -, pour empêcher la monolâtrie occultiste de revenir sans cesse, c'est le concept Christique, trinitaire - pour bien indiquer la Tetraktys -, et que c'est seulement à partir du Christ que nous pouvons parler de monothéisme et de retour, mono, pour bien indiquer : une seule soumission, ainsi que pour déterminer la différence entre prières et soumission, la prière concernant Dieu et ses attributs, la soumission concernant uniquement Dieu - et l'Islam insistera sur le principe d'association que les musulmans du quotidien surjouent en associant sans cesse Dieu à leurs actions.

 

Pour revenir aux attributs de Dieu, fonctions divines de l'Univers en mouvement, nous confondons ces différentes fonctions que nous attribuons systématiquement à un polythéisme négatif, païen - au sens péjoratif du terme -, un polythéisme syncrétique, un polythéisme satanique, car nous avons une notion moderne et unipolaire de ce que sont le monothéisme et le polythéisme, comme nous pouvons confondre Tradition universelle et coutumes tribales fréquemment dans notre critique des religions.

 

« Le concept de Divinité en islam est un des plus complexes qui soient ; il occupe néanmoins une position centrale, puisqu'il est au cœur de la profession de foi qui proclame son Unicité. Traditionnellement, Divinité, Unité, Seigneurie, Royauté, sont regardées comme des déterminations primordiales du Principe inconditionné, qui correspondent à des « fonctionnalités » différentes de ce même Principe vis-à-vis des choses qui procèdent de Lui ; ainsi, la Divinité n'est pas la Seigneurie, et vice-versa, et affirmer l'Unicité de l'une n'est pas la même chose qu'affirmer celle de l'autre, bien que la pureté du Tawhîd (affirmation ou doctrine de l'Unité) exige l'affirmation de l'Unité « selon la totalité des Noms et des Attributs ». Il y a toutefois un secret dissimulé au cœur de la Divinité qui n'est pas celui qui se dissimule dans la Seigneurie par exemple.

 

Le texte qui suit est un extrait du Livre de l'Homme Universel d'al-Jîlî, traduit par nos soins, qui explore et expose le mystère de la Divinité en islam. On pourra constater, à la lecture de ces pages magnifiques, que la Divinité est un concept qui n'a rien de « trivial », en dépit de l'habitude des modernes de parler de tout à tort et à travers.

 

Voici donc ces pages merveilleuses d'al-Jîlî sur la Divinité, d'une densité et d'une profondeur sans pareilles... » Maël Mathieu -Le concept de Divinité en islam - Abd-el-Karîm al-Jîlî -Lire la suite sur LIMBES

 

En outre, c'est aussi affirmer que le paganisme serait nécessairement d'essence polythéiste négative alors qu'un certain paganisme, au contraire, est davantage trinitaire en sa solarité, et apparaît être le socle au monothéisme catholique, le paganisme participe à la transmission de la Religion originelle d'Adam qui dans son intériorité, à l'origine, est typiquement d'essence monothéiste - dans les descriptions bibliques - et sans doute davantage que Moïse qui ne dirige pas l’hénothéisme d’Abraham vers un monothéisme mais le fait en un tribalisme monolâtrique dont les Lévites - aujourd'hui les talmudiques - ne sont pas encore sorti deux mille ans plus tard.

 

La dérive en monolâtrisme, pour nous, dés le début du judaïsme - Table de la loi de la tribu et dieu de la montagne - est de Moïse - qui représente une tribu qui a prit le dessus par la force sur les douze tribus de départ -, est la forme du Judaïsme , Abraham en est la héb. La révélation est autre et au delà de Moïse. Nous retrouvons une similarité de rupture immédiate du projet initial dans le chiisme de l'Islam après la mort du prophète, similarité que nous retrouvons aussi dans la chrétienté dés son avènement. Le diable et ses scribes sont dans les détails de la division.

 

En ce qui concerne la méthode de Jean Soler, nous en reviendrons toujours à l'absence d'idée de transmission d'une Tradition primordiale, du cycle et de la mutation - la franc-maçonnerie singe la Tradition et a tué l'ésotérisme, pas le contraire - à travers les ages, une continuité de la volonté d'émancipation traversée par des processus de domination qui a accouché de l'athéisme et du laïcisme.

 

Des tentatives et/ou réussites d'inversions de cette transmission dans un processus de domination par des entités historiques, qu'elles soient empiriques - les puissances dominantes du moment - ou occultes - les états profonds et les sociétés discrètes et secrètes, les entreprises de long terme, les petits pas et le messianisme politique auto-prophétique -, pourtant, Jean Soler souligne bien l'exil de Babylone des élites juives  - Talmud de Babylone - pendant un demi siècle, qui est une des clefs de compréhension de l'infiltration permanente de ce que nous pourrions appelons La contre-iniation, les Marchands du Temple, qui ne gardent pas le Temple mais gardent pour eux les secrets - kabbale - du Temple - qu'ils étaient censés enseigner, les vendent, en tout cas ils le font croire : c'est la carotte, et pas utiliser -, et de leur propre transmission de leur propre Tradition récupératrice et d'inversion dans un processus de domination, mais bien à leur peuple, pour leur peuple et par leur peuple. Le début de la démocratie, sans doute.

 

« ...En nous rapprochant de l'Occident, nous voyons que la même époque fut, chez les Juifs, celle de la captivité de Babylone ; et ce qui est peut-être un des faits les plus étonnant qu'on ait à constater, c'est qu'une courte période de soixante-dix ans fut suffisante pour leur faire perdre jusqu'à leur écriture, puisqu'ils durent ensuite reconstituer les Livres sacrés avec des caractères tout autres que ceux qui avaient été en usage jusqu'alors.  » René Guénon - La crise du monde moderne

 

Nous en revenons donc toujours à l'absence des nuances que peut offrir, que nous soyons croyants ou moins, une approche ésotérique, ou même tout simplement exotérique approfondie, à la lumière du sujet abordé, mais aussi à l'absence d'une approche métapolitique des événements, triple absence qui caractérise les humanistes athées, selon un logos grec universitaire qui oublierait que les grecs avaient des dieux, avait un Dieu - une certaine lecture de la Tradition prétend que la Grèce fût fondée par neuf sages initiés à Thèbes, qu'aurait dit Aristote ou Platon des Lumières ?

 

« Le polythéisme n'est pas le contraire du monothéisme.

 

Le polythéisme est une façon différente de vivre le monothéisme.

 

Ça dépend du polythéisme, il y a des polythéismes qui ne sont pas justifiés, comme il y a des monothéismes qui ne sont pas justifiés également, je pense à certaines formes du protestantisme bien sur.

 

Donc il y a des monothéismes mauvais, il y a des polythéismes mauvais.

 

Mais le bon polythéisme, par exemple la religion scandinave, avec Thor, Odin, Frigg. Respect exactement le rapport entre essence et substance. Ce rapport est justifié par la science aussi. Si on veut bien faire l'analogie entre Dieu et le vide, qui est une analogie qui est mienne, et bien, du vide découle deux types de substances: la particule ou le champ. La particule c'est le logos c'est la source des formes. Le champ c'est la source des substances. » Laurent James

 

Nous rajouterons que par extension et dans cette logique, il y a donc de la part de Jean Soler une vision d'un monothéisme : d'une religion, d'une culture et d'une civilisation occidentale qui serait uniquement et typiquement judéo-chrétienne, mais qui à notre sens n'existe pas en ces termes - et est avant tout libérale et capitaliste dans notre séquence post-moderne -, notre civilisation est européenne - et la réforme qu'est Jésus, le Christ, Issa, est une exacte rupture avec le judaïsme pharisaïque et schizophrénique, avec le monolâtrisme des Lévites et de leurs descendants Talmudiques, un retour à la Religion originelle comme c'est le cas à chaque révélation verticalement prophétique - il y a une filiation scriptuaire et une transmission théologique, scolastique, évidente entre la religion juive, la religion chrétienne et la religion musulmane, entre l'ancien testament, le nouveau testament et le dernier testament coranique, mais ce qui existe en matière de civilisations monothéistes et de blocs politiques cohérent avec en somme ce qui reste de la communauté de l’être, c'est, pour faire très simple et très synthétique :

 

-le monde solaire héléno-celte, chrétien et orthodoxes - Européen, Russe et Sud Américain - du Dieu Trinitaire et Universel, parousique et catholique.

 

-le monde écliptique musulman et orientale - Africain, Arabe et Asiatique - du Dieu Trinitaire et Universel, paracletique et eschatologique.

 

-le monde lunaire judéo-protestant et atlanto-babylonien  - Atlanto-occidentaliste et Israélien - du Dieu tribal - Yahvé, Baal, etc -, Dieu Binaire et individuel, satanique et contre-initiatique.

 

Ce qui n'empêche bien évidement pas des grecs, des chrétiens et des musulmans de pratiquer ce tribalisme talmudique de leur propre philosophie et/ou religion  - double allégeance - dans la logique même du spectacle de la marchandise et de toutes ses confusions.

 

Il y a donc deux monothéismes distincts :

 

-Un monothéisme d'inversion, du progrès, de l'évolution - empire thalassocratique occidental - judéo-protestant du Dieu Tribal et qui s'inscrit dans un processus de vengeance et de domination.

 

-Un monothéisme de transmission, traditionnel, permanent et pérenne - royaume tellurique hyperboréen et nubien - de la tradition primordiale et de la religion originelle, héléno-chrétien, indo-européen, musulman, indien, etc - en effet, les eschatologies grecques - mythologie -, chrétiennes et coraniques convergent parallèlement - du Dieu cosmos de la Tradition primordiale, et qui s’inscrit dans un processus d'élévation, de pardon et d'émancipation.

 

Ces considérations ne se bornent pas à des limites géographiques et son avant tout philosophiques, anthropologiques.

 

En réalité Jean Soler fait une autopsie chirurgicale du monothéisme talmudo-babylonien, du délire messianique et des prophéties au-réalisatrices des fous du monolâtrisme toujours vengeurs même après s'être vengés, des élites superstitieuses, ce qui ne remet pas en question la transmission du monothéisme Abrahamique, héléno-chrétien et musulman, et dans leurs origines adamiques, et dans leurs urgences, et à travers elles, la volonté d'émancipation  - royaume céleste - à l'inverse du processus de domination - royaume terrestre. Le protestantisme étant le monolâtrisme du christianisme comme le wahhabisme est le monolâtrisme de l'Islam, en quelque sorte...

 

Par son érudition d'universitaire, il renforce et donne de la densité à la théorie pérennialiste - par défaut - et surtout des acteurs - et de leur processus de l'infiltration/déconstruction/manipulation/subversion/récupération/corruption/inversion/soumission/domination/destruction pour qui sait lire entre les lignes et entendre au delà des mots - du processus d'inversion de la Tradition.

 

Qui, Que, Quoi, Dont, Où? Il y répond en partie.

 

« Les grecs privilégient toujours, entre les positions extrêmes, donc entre les contraires qui s'opposent, soit des positions intermédiaires: le milieu. Il y a toute une valorisation en Grèce de la notion de milieu. Et le milieu ce n'est pas une position facile, la preuve, c'est que Aristote par exemple dit:"Le milieu est un sommet." Ça veut dire que le milieu - se tenir au milieu - c'est échapper à la tentation des extrêmes, de l'un ou de l'autre. Et par conséquent, c'est difficile, c'est une position qui se gagne, qui se conquiert, celle du milieu, on est loin de la conception du juste milieu, avec les connotations de tiédeur, de lâcheté, de facilité, connotations qu'on peut donner aujourd'hui à ce terme de milieu... » Jean Soler

 

Nous nous permettions ici une réflexion hâtive - avant lecture complète et approfondie de ses ouvrages, et sans doute empressée, mais nous resterons attentifs à la connaissance de cet historien dont nous sommes loin de comprendre la pensée totale et que nous respectons. Nous reviendrons sur Qui est Dieu ? Nous essayions ici, une première observation, qui nous a sautée aux yeux, grâce à son propos qui est clair et pédagogique, vraiment accessible malgré ses précisions historiques de hautes tenues qu'il vulgarise magistralement.

 

« En quelque 120 pages, Jean Soler réussit une synthèse claire et accessible de ses travaux, mettant en lumière « six contresens sur le dieu de la Bible ». « Cet agrégé de lettres classiques déconstruit les mythes et légendes juifs, chrétiens et musulmans avec la patience de l'horloger et l'efficacité d'un dynamiteur de montagne. »  Michel Onfray, Le Point n°2073, juin 2012


 

« Il s'agit aussi, pour ces mêmes philosophes, d'attacher leur nom à un « système », c'est-à-dire à un ensemble de théories strictement borné et délimité, et qui soit bien à eux, qui ne soit rien d'autre que leur œuvre propre ; de là le désir d'être original à tout prix, même si la vérité doit être sacrifiée à cette originalité : mieux vaut, pour la renommée d'un philosophe, inventer une erreur nouvelle que de redire une vérité qui a déjà été exprimée par d'autres. Cette forme de l'individualisme, à laquelle on doit tant de « systèmes » contradictoires entre eux, quand ils ne le sont pas en eux-mêmes, se rencontre d'ailleurs tout aussi bien chez les savants et les artistes modernes ; mais c'est peut-être chez les philosophes qu'on peut voir le plus nettement l'anarchie intellectuelle qui en est l'inévitable conséquence. Dans une civilisation traditionnelle, il est presque inconcevable qu'un homme prétende revendiquer la propriété d'une idée, et, en tout cas, s'il le fait, il s'enlève par là même tout crédit et toute autorité, car il la réduit ainsi à n'être qu'une sorte de fantaisie sans aucune portée réelle : si une idée est vraie, elle appartient également à tous ceux qui sont capables de la comprendre ; si elle est fausse, il n'y a pas à se foire gloire de l'avoir inventée. Une idée vraie ne peut être « nouvelle », car 1a: vérité n'est pas un produit de l'esprit humain, elle existe indépendamment de nous, et nous avons seulement à la connaître; en dehors de cette connaissance, il ne peut y avoir que l'erreur; mais, au fond, les modernes se soucient-ils de la vérité, et savent ils même encore ce qu'elle est ? » René Guénon - La crise du monde moderne

 

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Qui est Jean Soler ?

 

Lire aussi A-t-on lu la Bible ? (sur Diktacratie)

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon