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23/12/2014

L'idée du Putsch

 

 

La seule armée qui possède une armée : c'est l'Armée

 

L'idée du putsch n'est pas une question d'approbation ou de désapprobation. C'est une question de possibilité et de mise en perspective.

 

Un des critères de possibilité d'un putsch politique et militaire en France est rempli; la grande muette parle et a beaucoup parlé ces dernières années; le démantèlement de l'armée française a atteint un seuil critique; de nombreux manifestes et autres appels de militaires en témoignent.

 

Un autre critère déterminant est que le peuple doit demander ou approuver cette perspective pour qu'elle puisse se déployer dans les meilleures conditions et ne pas se confronter aux feux révolutionnaires populaires - d'où qu'ils soient embrasés.

 

Il est certain, que dans la configuration de troubles liés à une crise économique de grande ampleur ou autres situations de guerres civiles - pouvant être aggravées par différents phénomènes telle une rupture des chaînes alimentaires (flux tendu) -, le bon père de famille acceptera une sécurisation de son espace vital et une aide alimentaire de la part de militaires armés plutôt que de la refuser par principe et laisser sa famille crever de faim parce qu'il pensait avant l'Heure zéro que Le putsch c'est un fantasme guerrier d'adolescents en manque de virilité.

 

Pouvons-nous considérer, qu'à partir du moment où l'Armée devra agir directement et militairement sur le sol français - quand la Police ne suffira plus et qu'elle aura même, peut-être, désertée le théâtre des opérations, ou qu'elle sera dans une logique de répressions étatiques devenues folles qui dépassent le cadre de ses compétences - et deviendra, par défaut, le centre de commandement gouvernemental temporaire dans des opérations exceptionnelles de maintien de l'ordre et d'imposition, par exemple, d'un couvre-feu, elle deviendra une entité politique active et que la perspective de cette interaction future sera une sorte de putsch implicite ou une ouverture vers cette possibilité ?  

 

Quoiqu'il en soit, la rencontre des citoyens et des militaires sur le sol français aura lieu, par delà et au-delà du Bien et du Mal.

 

On peut jouer sur le mot "putsch" et sur sa définition précise, ou alors, on imagine que L'idée de Putsch est un concept métapolitique, propre à soulever des questions relatives au rôle de l'Armée dans l'Hiver qui vient - à des franches potentiellement dissidentes dans l'Armée -  et à notre capacité d'influencer les orientations militaires, sociales et économiques - quand nous disons l'Armée, elle, nous savons que l'armée n'est pas un bloc monolithique, par contre, nous savons que les dissidences potentielles sont éparpillées dans toutes les strates de l'armée et des corps constitués - des corps constitués quand ils auront des marges de manœuvre, quand ils devront faire vocation et accuser leur engagement. Quand nous serons, nous, dans le creux de la vague insurrectionnelle : ce moment de vacance du Pouvoir entre l'essoufflement de l’insurrection physique, et, l'hésitation politique des opposants opposés, ceux des oppositions nécessaires extrêmement insurrectionnelles  et ceux des oppositions volontaires radicalement révolutionnaires. Notre mot d'ordre dans cet enfer sera : Rester calme et surfer l'Age de Fer.  

 

Les souverainistes sont-ils francs-maçons ?

 

Vous vous demanderez certainement pourquoi cette question, discréditante et éliminatoire, surgit dans un article traitant de L'idée du Putsch ? Et c'est parce que vous êtes un réactionnaire - peut-être est-ce un compliment pour vous -, ou un franc-maçon - ainsi on peut être réactionnaire, marxiste et franc-maçon, comme Natacha Polony, mais la question n'est pas là -, que vous vous posez cette question plutôt qu'essayez de répondre à celle posée premièrement.

 

Que prônent les souverainistes en terme révolutionnaire - nous pouvons dire aujourd'hui que vouloir recouvrir une souveraineté nationale est de l'ordre d'un acte révolutionnaire - si ce n'est le Grand Soir ?

 

Paradoxe pour des gaullistes (quoique...). Puisque la révolution par les urnes est de la même utopie égalitariste et de la même engeance moderne que le Mythe incapacitant prolétarien, qu'à terme, quand nous entrerons dans une phase insurrectionnelle après cette phase de dissidence, prérévolutionnaire, que nous vivons aujourd'hui, et qu'il ne sera plus question d'urnes mais de Révolution - ça n'est pas un choix - ou de comment vivre, les souverainistes ne pourront qu'aller dans le sens libéral de la transition systémique qui exaltera une forme révolutionnaire gauchiste, bourgeoise, fleurie et colorée, à l'image de 1789 - qui est leur référence en tant que républicains, démocrates et droitdel'hommistes -, à défaut de penser autre chose, puisqu'ils ne possèdent pas d'armée - pour donner un corps puissant à leur volonté incantatoire de recouvrir une souveraineté nationale et qu'ils ont peu de chance de recouvrir quoique cela soit sans cette logistique révolutionnaire, cette capacité militaire - et qu'ils ne pensent pas leur rôle métapolitique et paramilitaire - en effet, beaucoup parlent de résistance, par définition, une résistance est armée - par rapport à des données historiques où, que cela soit des putschs - qui fonctionnent et ne débouchent pas sur des mauvaises dictatures - ou des révolutions : il s'agit toujours, ou presque toujours - nous n'excluons pas des imprévisibilités - d'une convergence des aspirations du  peuple au changement et des limites morales des corps constitués face à la gabegie politique-politicienne du système politico-médiatique et de son idéologie mortifère - tout cela motivé, ou récupéré, la plupart du temps, il faut le dire, par des petits groupes organisés, animés par des intérêts dans l'Ombre de la Marchandise, exaltés par des propagandes dans la Lumière du Spectacle, préparés par des idées derrière les billets de banque et les comptes en Suisse, luttant pour des visions du monde ou sa domination, ce qui, revient souvent au même, le tout étant de savoir, encore une fois, quelle philosophie et quelle sacralité animent le régime politique qui organise cette vision du monde.

 

S'ils n'agissent pas comme une Vième colonne nationaliste - consciente des subversions mondialistes de la Société du Spectacle et de la contre-initiation kabbalistique du Fétichisme de la Marchandise - incitant l'armée à faire son devoir, c'est-à-dire, à nous donner les moyens de faire le nôtre, autrement dit, à promouvoir L'idée du Putsch dans la possibilité d'une révolution conservatrice et dans la perspective d'une révolution traditionaliste dont la mystique n'est pas celle des loges et des lobbys, mais celle du Christ-Roi et de la France, ils ne sont pas souverainistes - et que sont-ils ? -, mais dans une entreprise qui est soit une impasse politique, soit une entreprise de subversion contre-initiatique, nous appelons donc les souverainistes à rallier L'idée du Putsch, concept métapolitique et dissident, ou, à enfin nous répondre sur ce que nous leur opposons en terme de stratégie, de rapport au réel et de philosophie.  

 

Le Putsch intérieur

 

L'idée de Putsch est donc liée à l'idée de l'Ordre étant elle-même liée à l'idée de Tradition.

 

Très loin de fantasmes cocardiers. Très loin des dérives hormonales liées à la puberté ou à des représentations hollywoodiennes du guerrier, du révolutionnaire ou du putschiste, L'idée du Putsch - comme composante d'une Révolution traditionaliste - est une idée qui consiste à faire le choix intérieur, quasi spirituel, de quel Empire, quelles valeurs nous défendons et d’œuvrer dans le sens de ces valeurs, de quelles options, si nous en avions le choix politique - Gouverner c'est prévoir -, nous choisirions pour une sortie de crise ou une solution qui permet de ne pas y entrer, en admettant qu'elles soient toutes louées et louables, en tout cas possibles et énoncées comme telles par les tout-démocrates - qui ne peuvent se renier et considérer que ces différentes options ne sont pas possibles pour renverser l'oligarchie, ainsi nous pourrions voter le Putsch dans une assemblée chouardienne référendaire si celui-ci était de la volonté démocratique des peuples ? Ou alors les gentils virus constituants se sentent d'attaque pour affronter toutes les influences et tous les corps constitués de France à coups de slogans et de Terreur envers toutes les dissidences en excluant cette possibilité d'une aide militaire, ainsi, les gauchistes demandaient D'où parlez-vous et nous répondons Quelle est votre puissance  -, entre le Grand Soir prolétarien - de gauche -, l'Homme providentiel - le Grand Soir de droite -, l'Eveil - le Grand Soir new-age -, la Révolution capitaliste et libérale - Grand Soir républicain (et souverainiste?) -, la Révolution par les urnes - Grand Soir démocrate et des partis (et des souverainistes?) -, la Révolution conservatrice et traditionaliste par le Putsch militaire motivé par un Ordre traditionnel soutenu par une Garde populaire conservatrice (Vième colonne nationaliste) - Les Grands Temps de l'Imperium ; soyons ambitieux - ou l'absence de Révolution : la soumission ?

 

Car, c'est bien cette question-là qu'il faut se poser, non pas celle de la possibilité du Putsch, du choix du Putsch, de la forme du Putsch, de l'exacte définition encyclopédique ou universitaire du Putsch, mais sur base de quelle philosophie nous voulons influencer les putschistes potentiels et brusquer l'Histoire, c'est-à-dire, essayer d'influencer - en politique rien est acquis et il est en effet possible que nous échouions, mais quelles autres alternatives? - les corps constitués sur lesquels nous devront appuyer tôt ou tard notre perspective révolutionnaire dissidente ?

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

PS: Quand nous utilisons le concept de Vème colonne, nous parlons d'une Vème colonne idéologique à l'intérieur du post-libéralisme paradigmatique, en l’occurrence, une Vème colonne nationaliste contre les troupes d'occupations mentales: la Vième colonne du Système mondialiste, autrement dit, dans une Europe occupée, nous devons être La Vème colonne de nos nations sous occupation mondialiste, de l'esprit européen en exile politique, spirituel et philosophique.

 

Lire Putsch de Vincent Vauclin.

 

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Si Vis Pacem, Para Bellum

 

« Gouverner c'est prévoir. » Émile de Girardin 

 

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« Il faut en finir avec le smog moral qui s'étend sur toute pensée humaine et la réduit au slogan vide. Il est stupide de se mentir et de nier la réalité pour commencer à penser. La violence est depuis toujours constitutive de l'humanité même, est un fait de nature connu de tous.

 

Si vis pacem, para bellum. Il n'y a pas de paix dans la dénégation de la réalité. Se protéger et protéger ses enfants est un devoir de tout homme, comme il a été protégé ; et protéger la nation est un devoir de l'État, sans lequel il perd toute légitimité. Si les États d'Europe ne protègent pas les peuples de la concurrence vitale des peuples du monde, mais au contraire les y livrent pour permettre leur exploitation par un tout petit nombre, une oligarchie, quelle est leur légitimité populaire ?

 

Il n'y a pas de liberté sans agressivité. Lorenz a dit : sans agressivité, il n'y a pas de personnalité. Il y a une dialectique de la violence, mais la violence n'est pas annulée par sa négation ; sa négation se nourrit de sa puissance, puis se meurt, et est niée par une nouvelle violence.

 

La violence est dans l'histoire de l'humanité ni bonne ni mauvaise, en deçà du bien et du mal, et parfois par delà. Vive la mort ! » extrait de l'article Sang dans le magasin mondial, par Lancelot

 

Sortir de l'UE et détruire l'Occident pour revenir à l'Europe.

 

Nous n'assistons pas à une inversion, une dérive ou au détournement de la République, à une dépression de la démocratie, nous assistons simplement à la convergence chaotique des conséquences de la philosophie libérale et physiocrate des Lumières, d'effets bancaires recherchés vers des objectifs usuraires de mise en esclavage par la dette, dénoncés par des René Guénon et des Ezra Pound, buts inavouablement annoncés de la démocratie comme principe, de la république comme valeur et des droits de l'homme comme fondamental, telles qu'ils furent théorisés, par et à partir - en germe dans -, des Lumières et l'involution de 1789, dans le texte, dans leur religiosité - leur théologie politique - la plus occulte.

 

Nous croquons avec amertume les premiers fruits de ce nouveau paradigme du libéralisme omniprésent, du capitalisme omniscient et du progrès omnipotent. Ne nous plaignons pas d'avoir déraciné les arbres, arraché les fleurs et gâché les fruits du paradigme de la Tradition.

 

La dialectique sophistique de la vraie-fausse république - et de la vraie-fausse démocratie - doit être comprise. C'est même un impératif. Et nous nous essayons à cet exercice. C'est les principes républicains modernes de l'idéologie des Lumières, du suffrage universelle et des droits de l'homme qui sont en question. C'est bien la République mondiale d'ingérence démocratique qui doit être questionnée, le progrès et la modernité qui vont avec, le Libéralisme triomphant, le post-libéralisme, en bref, le libéralisme comme paradigme. Cette dialectique de la vraie fausse république ne tiendra plus longtemps. Car cette république démocrate - concepts antagonistes en leur étymologie historique, politique et philosophique - sur papier à aujourd'hui plus ou moins 250 ans et on ne l'a jamais vue dans les faits autre que comme elle est et telle que nous l'avons toujours connues. Nous ne voulons pas un nouveau 1789 pour une 6ème République mélenchonienne gaucho-maçonnique ou un Mai 68 sous héroïne, la dernière révolution en date du libéralisme en mouvement était Le mariage pour tous qui vient parachever l’œuvre républicaine anti-France. Ni 1789, Mai68, la Marche des Beurs ou Le Mariage pour Tous ne sont des fruits de la monarchie ou n'émanent de l'idée d'Impérium, de l'ancien régime ou du catholicisme.

 

« Nous vivons bien dans une forme politique démocratique dérivant sans attache solide vers une tyrannie mimétique détenue par une oligarchie. L’élection va vers le plébiscite, et le plébiscite vers le sondage. Le sondage est un mythe. Sondage réifié, et au nom duquel parlent les maîtres des médias. Personne n'est jamais consulté, mais nous avons toujours une opinion, et de préférence une opinion favorable.

 

Cette forme politique qui n'a pas encore de nom - le capitalisme réel - développe un Langage - une matrice combinatoire idéologique - de mieux en mieux identifiable,même s'il n'est pas assez distant des hommes pour être encore un objet d'étude courant.

 

Ce langage est présent au café du matin des travailleurs, à la radio, à la télé, sur internet, en tout lieu et en tous temps. Il est familier et rassurant. Il s'indigne énormément et se félicite sans cesse de nouveaux progrès, alors que la situation moyenne des hommes ne cesse de s'aggraver sans provoquer aucune indignation ni constater aucun progrès.

 

Ce Langage exige morale et normalité - le nom moderne de la normativité bureaucratique - et paiement des dettes -c'est à dire de l'argent que les salariés doivent au Capital,directement ou à travers l’État. Il met tout le monde d'accord par des images simples suscitant l'émotion comme dans un film industriel. Il ne cesse de désigner l'ami libéral et l'ennemi. Il est à l'évidence un bourrage de crane, une propagande. Il est le support et le cadre de l'expression des masses.

 

Pour notre part, nous prévoyons de rester dissident, et donc éventuellement d'être désignés comme ennemi, un méchant dans le Langage et par ses termes : violent, fasciste, ultra-gauchiste, terroriste, raciste, sexiste ou encore bien d'autres choses, comme pervers ou criminel ou dépressif. » Lancelot, Proclamation au Souvenir de Maïakovsky, le passé du Futurisme, L'encyclopédie du souterrain

 

Il en va de même pour la république des loges spéculatives et de la synagogue internationale que nous connaissons en France, qui est la seule république que la France ait connue et qui n'est en aucun cas un reflet de la Res Publica Romana. Mais les modernes sont des chercheurs téméraires en cause des causes, laissons-les donc chercher avec leurs critères modernes ce qui cloche dans le monde moderne.

 

Ceci expliquera également, qu’Étienne Chouard - nous nous permettons de le prendre en exemple car nous sommes attentifs à ses travaux -, ne trouvera jamais de réponses pour sauver la social-démocratie représentative de marché et d'opinion - dans laquelle nous évoluons - en cherchant ses origines - sans religion, sans Tradition et sans Dieu - dans le Démos et le Cratos athénien de Platon, des dieux antiques et de la Tradition aristo-platonicienne, comme il ne trouvera pas de réponse dans la Res Publica de l'Impérium Romain en mouvement pour ré-organiser la république apatride et cosmopolite installée en France. Pourquoi ? Parce que leurs origines sont intégralement modernes. Parce que ces régimes politiques ne proviennent pas des mêmes sources, des mêmes eaux vives philosophiques, de la même tradition politique, ne sont pas motivées par les mêmes théories politiques, même si elles portent le même nom, elles ne désignent pas le même concept, cette somme d'erreurs sémantiques, étymologiques, lui empêchera de trouver les armes nécessaires contre le Libéralisme triomphant, contre le Fétichisme de la marchandise et la Société du spectacle, et tout cela sans, de son propre aveux, n'avoir jamais lu un seul ouvrage de René Guénon ou encore d'Alexandre Douguine en ayant deux milles livres en cours de lecture dans sa bibliothèque. Pour théoriser la véritable démocratie, ne faut-il pas consulter les penseurs les plus radicaux dans leur critique philosophique de la démocratie moderne en tant que principe même ? (Qui démontrent, entre autre, que les formes archaïques de démocraties sont incomparables avec leurs formes modernes.)

 

Nous rajouterons que, si il est important de travailler sur les régimes politiques et sur la dimension constitutionnelle et organisationnelle de la domination empirique, que nous tentons de définir plus que nous la combattons, comme s'applique à le faire les chercheurs du Planc C, il serait peut-être grand temps de travailler sur une philosophie politique, sur une Quatrième théorie politique, une Quatrième voie, qui comporte en sa radicalité maîtrisée, qui refuse les extrêmes déchaînés - motivée par un juste milieu grec loin du relativisme et de la tiédeur de l'arc républicain -, des potentialités d'émancipation réelle loin des oppositions nécessaires au bon fonctionnement du Libéralisme triomphant ; de chercher des trouveurs en solutions opératives. Une théorie propre à la dissidence, autre que le communisme, que le socialisme, que le gaullisme et que le fascisme, capable de nous libérer du libéralisme paradigmatique, et qui n'a pas encore perdu face à lui, que le libéralisme n'a pas encore digéré, car une démocratie, aussi véritable soit-elle, mais toujours animée par le libéralisme comme moteur philosophique et politique, ne permet pas de sortir du spectacle de la marchandise. Le régime politique est au service de la théorie philosophique et politique, pas l'inverse.

 

C'est aussi pour cela que François Asselineau enterre son parti vivant, l'Union Populaire Républicaine, union pour rien, union pour rire, et par la même enterre ses idées, son talent de conférencier, de pédagogue et nous pressentons de grand diplomate, dans un antifascisme de droite républicaine - et un orgueil énarquien des plus déplaisant qui déteint sur ses soldats de pixels -, concept novateur, certes, plutôt que de choisir la voie de la synthèse, pour ne pas dire une Troisième voie étape vers une Quatrième voie, alors que la seule imprécation de sortie de l'UE comporte en elle une close de ré-enracinement anthropologique en nos origines civilisationnelles européennes, quand l'incantation d'une sortie de l'OTAN fait naître instantanément un égrégore grand gaulliste, d'axe, par définition, spécifiquement eurasiste par la réalité géopolitique des pôles et de la mondialisation - du nouvel enjeux océanique du Pacifique -, loin de ces chuchotements logiques et logiciens regardant la menace fasciste planer comme l'albatros, pestant que ce qui a des ailes se permette de planer, mais qui une fois cette pestance exprimée, cherchent leur envole dans l'ombre de cette menace projetée au sol comme un tremplin à leurs propres aspirations, alors que l'intention d'un retour au Franc est une déclaration de guerre au petro-dollar, et parce que cette rhétorique de l' antifachisme, pour ne pas dire anathème, est exactement l'image de ce que représente l'arc républicain, Pour les Lumières et Contre la Tradition, ainsi s'érigent les colonnes de la liberté et de l'égalité, mais ça n'était pas Charles de Gauche, mais Charles de Gaulle.

 

Sortir de l'Euro revenir à l’Être.

 

L'article 50 est d'une négociation constitutionnelle que l'Union Européenne peut faire traîner deux ans. Révolution légaliste, administrative et bureaucratique.

 

Le CNR 2.0 est un programme politique - comme on écrit une lettre au père Noël - qui ne démontre pas par sa seule existence littéraire une volonté concrète d'être présent, d'agir sur le terrain du réel, sur le terrain social, d'être proche de son électorat, dans le développement d'une logistique dissidente opérative, et ne recèle pas dans sa simple évocation troupes et bataillons. Un CNR 2.0 qui existe uniquement dans cette virtualité de l'être et du concept désincarné, qui n'a de langage que la politique-politicienne franco-française, et qui ne produit d'échanges que des parts de marché électorales, un discours cristallin tranquillement posé dans l'écrin pur de l'arc républicain, ne possède aucune radicalité critique en lui, il agit dans la plus classique limite du politique, selon nos critères, quand il doit être métapolitique - c'est-à-dire, quand il doit exploser ces frontières du politiquement correct pour atteindre le statut d'une pratique-critique radicale - pour démontrer la ferme volonté de sortir de ce qu'il dénonce comme étant sa cause des causes : l'UE.

 

De plus, un programme, une parole, qui ne s'accompagne pas des actes, en tout cas aucunes actions de terrain allant dans le sens d'un patriotisme transcourant et d'une réconciliation nationale par la participation à des fronts communs patriotiques et/ou dissidents, à travers des démonstrations d'autonomie et de capacité organisationnelle de celle-ci - ou le paramilitaire par la démonstration universitaire ? -, qui sont pourtant l'exact essence d'une possible Union Sacrée et dont dépend l'existence même de la dissidence sans laquelle l'UPR n'existerait pas, n'est pas un programme, mais une nostalgie que l'on fredonne. Union Sacrée qui doit fatalement être la réconciliation des cercles patriotes et nationalistes avant de pouvoir incarner la réconciliation de la France compliquée. L'UPR, c'est la résistance qui ne va pas à Londres, qui décapite l'Action Française et qui balance Jean Moulin à l'UGIF au lieu de prendre le maquis.

 

Soyons clairs avant de poursuivre, nous reconnaissons sans hésitation que François Asselineau est une personnalité compétente pour expliquer l'impasse de l'UE, de L'Euro et de l'OTAN, mais pour l'expliquer aux énarques, aux universitaires et à une certaine bourgeoisie en rade de pouvoir d'achat.

 

Il n'est pas intouchable, nous réfutons cette manie dissidente de l'idolâtrie du chef de chapelle et nous nous désolidarisons de la démagogie que cela produit en terme de liberté d'expression dont la dissidence est loin d'être la championne malgré son auto-proclamation en la matière. Dans les faits, les cercles les plus ouverts qui jouent le jeu du débat et du dialogue, hors leurs propres critères et postulats de départ, son les cercles non-conformes, les acteurs du socialisme révolutionnaire européen, les fascistes ! Que nous plaçons la critique d'un point de vue philosophique, et nous pouvons dire vulgairement d'un point de vue idéologique, ou d'un point de vue pratique, pour ne pas aller jusqu'à parler de logistique, l'impasse du tableau noir et de la double morale revient souvent dans les autres cercles, et nous arrivons toujours à cette même conclusion que les incantations au delà d'être stériles produisent des oppositions artificielles, purement d'ordre onirique, incapacitantes, mais poursuivons...

 

Nous comptons donc près de quatre ans pour les prochaines élections présidentielles - si le gouvernement Hollande termine son mandat - nous rajoutons deux longues années de négociation -, rien n'est moins sûr, en admettant que l'UPR ait ses cinq cents signatures - cherche à les avoir - et qu'il soit élu, ce qui nous emmène dans six ans. Six ans de salle d'attente démocratique et de voie de garage dissidente. Nous parions que l'austérité et l'urgence sociale n'attendront pas six ans avant de dévorer les enfants de la République tout cru comme la Terreur dévora les Vendéens.

« Il y a dans la révolution française un caractère satanique qui la distincte de tout ce qu'on a vu et peut être de tout ce qu'on verra. Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l'apostasie solennelle des prêtres, la profanations des objets du culte, l'inauguration de la déesse Raison et ces foules de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris, tout cela sort du cercle ordinaire des crimes et semble appartenir à un autre monde. » Joseph de Maistre

 

Nous exhortons nos camarades et compatriotes au bon sens paysan, qui suffit pour comprendre que l'on ne peut décemment pas demander au peuple d'amorcer une transition ou d'accuser une mutation - la sortie de l'UE étant un chantier économique et social conséquent - sans qu'il s'y prépare et sans l'aider à organiser une telle logistique décroissante avec les bouts de ficelles dont il dispose , car si nous élaborons des stratégies sans disposer d'une logistique, c'est comme si nous dessinions un plan de bataille sans posséder de troupes entraînées et opérationnelles au préalable : une bulle spéculative révolutionnaire.

 

Puisque nous imaginons bien que cette transition implique des phénomènes telles que des perturbations des chaînes classiques d'approvisionnement, alimentaires et énergétiques, ou encore incite à des attaques spéculatives sur la monnaie nationale par les marchés supra-nationaux - avant de faire de la route, mon père faisait le plein, préparait des en-cas, vérifiait si il avait son porte-feuille, et même ses lunettes de soleil -, car si nous sortons de l'UE, nous ne sortons pas de la réalité de la mondialisation et du Libre échange pour autant. Nous rappelons qu'il y a maximum trois jours de nourritures dans les stocks des magasins par la politique alimentaire libérale et capitaliste du flux-tendu, sans compter l'effet de panique que pourrait entraîner une crise politique de grande ampleur, bien entendu. Cette transition nous ne la choisissons pas, elle est nécessaire pour nous, mais c'est aussi le système qui la veut, nous sommes au stade d'une convergence d'aspiration au changement et de notre part et de la part du système. Si tant est que nous assistons à une transition, à un changement que nous maîtrisons, ou que le système maîtrise, et pas à ce que nous pourrions davantage définir comme une mutation, un changement qui nous dépasse, mais cette considération métaphysique nous entraînerait trop loin.

 

Se préparer à cette transition, c'est-à-dire ayant développer ou étant dans une démarche concrète de développement de ce que nous pourrions appeler des Autonomies Alimentaires et Énergétiques Locales, c'est urgent, car il faudra des AAEL solides pour pouvoir décoller du trou noir atlantiste bruxellois.

 

Si le quotidien du peuple, et cela concerne tous les hommes politiques et pas uniquement François Asselineau, les intéressait, il est évident, naturel, que ça serait pour eux une priorité, dans leurs discours et programmes, qui ne restent que des mots, mais aussi dans leurs actes, d'émettre clairement leur volonté d'anticiper les effets de leur politique guerrière d'insoumission, de faire ressentir cet affect, ce tracas, cette empathie, cette décence, ce risque, cette fraternité, or, cette vision pragmatique n'est même pas présente dans la stérilité des incantations politiques qu'ils nous servent, nous vous laissons imaginer de ce qui est fait sur le terrain, car dans le meilleur des cas, nous n'échapperons pas à une austérité violente qui va toucher les couches populaires les plus fragiles et à laquelle il faut opposer une logistique sociale concrète dés maintenant, une entraide physique et matérielle, avant que cette austérité ne déferle en France, cette réalité est visible en Grèce et au Portugal, notamment, comme elle est déjà visible dans certains de nos quartiers et de nos campagnes.

 

Il est pourtant pertinent pour ne pas dire humain, puisque c'est eux les humanistes, de prévoir et de prévenir les effets de la politique que nous proposons à nos compatriotes, qu'ils la choisissent en toute conscience, et non qu'ils l'a subissent. D'ailleurs, à ce propos, nous leur laissons ce monopole de l'humanisme républicain qui consiste depuis toujours à réprimer les authentiques révoltes paysannes et populaires, surtout quand ces révoltes osent leur poser des questions concrètes, ou entrainer les peuple dans des révolutions colorées, comme s'amuse à le faire Laurent Louis, qui ayant été adoubé comme le dissident en chef en Belgique par une quenelle d'or, n'a plus que des droits, aucuns devoirs, choisit désormais qui est dissident et qui ne l'est pas, qui a fait le boulot ou pas avant qu'il n'arrive, sur le tard, qui a le droit de participer au réseau de la dissidence belge ou pas, qui a le droit de vivre ou de mourir sur ses terres révolutionnaires en somme, des réseaux ou le suivisme est favorisé aux dépends de la critique positive, alors qu'il ne comprend rien à notre logiciel dissident. Dissidence qu'il a rejoint il y a peu en vidant de sa substance la quenelle de Dieudonné et la réconciliation nationale d'Alain Soral, bref, une dissidence plagiat du slogan vide qui refuse, aussi, de se poser la question de savoir de quoi se nourriront nos compatriotes dans une telle crise politique, qu'ils annoncent, nous ne savons plus très bien pour aller où ensuite, dont nous ne pouvons anticiper tous les effets, mais au moins certains.

 

La logistique, c'est maintenant !

 

...et ce à grande échelle, sans attendre de reprendre hypothétiquement le pouvoir par les urnes, ce qui parait difficile aujourd'hui sans construire une force authentiquement révolutionnaire, une synergie de tout ce qui existe de dissidences.

 

Ça devrait être la priorité des partis politiques populaires, des mouvements métapolitiques et dissidents, mais aussi des associations et autres collectifs qui se prétendent plus simplement citoyens et se revendiquent du social, que d'avoir cette dimension sociale de terrain, une vision politique des enjeux alimentaires et énergétiques qu'implique une telle transition, un réseau de logistique humaine qui ne sert pas uniquement à distribuer des tractes, à mettre des emplâtres sur une jambe de bois et vendre de l’idéologie. L'idée et le développement de cette autonomie sont totalement absents dans la promotion de l'UPR. Cette autonomie pourrait exister ne serait-ce qu'en tant qu'exemple, laboratoire, témoin, mais surtout de pré-requis, même égoïste, mais réaliste, à l'idée même d'incarner le leadership du CNR 2.0 et de faire preuves de cette arrogante prétention par des entreprises métapolitiques significatives. Car on ne prend pas le maquis en jouant à Call Of Dutty, ni en produisant et en écoutant des vidéos-conférences aussi pertinentes soient-elles si c'est pour se désolidariser et laisser la colère à ses opposants politiques quand des appels massifs à une manifestation nationale et transcourante sont lancés, aussi haut soit notre niveau argumentaire et notre score à notre jeu-vidéo préféré, cela ne détermine pas de notre courage ou de notre lâcheté dans les faits.

 

Ne pas comprendre - et nous différencions ici dénoncer: faire un constat et comprendre: répondre au Que faire ? qu'implique ce constat - le chantage économique permanent de la dette, du flux tendu et du petro-dollar est une preuve de déconnexion totale de la réalité quotidienne de la majorité des français, de la majorité des peuples, mais quand on est fonctionnaire à Bercy depuis trente ans, peut être que cette réalité du quotidien finit par nous échapper ? La faim n'est que la faim que l'on a connu et que l'on a pas oublié, pas celle que l'on imagine dans une nostalgie romantiquement embourgeoisée ou que l'on fantasme.

 

Nous émettons l'idée que Monsieur Asselineau, entre autre Étienne Chouard, ces fonctionnaires, n'ont jamais été petit patron, ni ouvrier d'ailleurs, et ne comprennent pas, en tout cas nous ne le ressentons pas, ce qu'est de vivre dans les faits ce qu'ils dénoncent en théorie de leurs confortables bureaux, financés par l'état. L'expérience de la faim, du salariat et de l'entrepreneuriat aide sans doute à appréhender l'idée d'autonomie comme pré-requis à l'indépendance, et l'idée de logistique comme pré-requis à la résistance, mais aussi l'idée de l'auto critique et de la critique positive, celle qui permet d'avancer, de survivre.

 

Nous sortons de l'UE mais pas du Libre échange. Nous sortons de la zone euro mais pas de la dette et du système de l'usure. Nous sortons de l'OTAN mais pas de l'hégémonie du dollar et de l'hyperpuissance atlantique de l'ONU. Car si la sortie de l'UE, de la Zone Euro et de l'OTAN, est d'une décision politique, la résistance au Libre échange, le refus de payer la dette et surtout, la rupture avec le dollar, la réhabilitation du Franc, est une déclaration de guerre, pour déclarer une guerre, diriger une armée apparait nécessaire. Charles de Gaulle était général. Pas conférencier antifachiste.

 

« Éviter les impasses. Il apparaît d'abord tout à fait absurde de se concentrer sur tel ou tel combat secondaire sans jamais oser penser le problème dans sa globalité, ni remonter à sa source.

 

Certains se focalisent ainsi sur le combat contre l'Union Européenne, par exemple. C'est parfaitement légitime mais, cela dit, ils peuvent être certains que si par miracle ce combat aboutissait, ce serait en pure perte. Tout simplement parce que l'Union Européenne, notamment ,n'est que le résultat d'un dysfonctionnement profond de l'ordre social et de la gangrène généralisée qu'est la modernité.

 

En toute logique, une remise en cause de la domination de l'Empire s'avère parfaitement inutile, pour ne pas dire contre-productive, si elle n'est que partielle, puisque se concentrant sur un seul aspect de cette domination.

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, qu'ils soient assurés qu'au final leur action aura été nulle.

 

Pour reprendre l'exemple de l'Union Européenne, ils ne feraient que différer temporairement l'influence d'une entité que rien n'empêchera d'émerger de nouveau, sous une forme encore plus abjecte. Tout simplement parce que dans leur combat, ils seront passés à côté de l'essentiel, c'est-à-dire de la matrice qui l'a engendré, et que rien n'empêchera d'enfanter de nouveau.

 

Il est vrai qu'il est sans doute plus confortable de mener ce type de combat secondaire, sans jamais oser nommer l'ennemi véritable. Il est forcément plus rentable et moins dangereux, de pointer un seul aspect de la domination moderne que d'affronter en face l'Empire dans sa totalité, dans sa complexité, et notamment dans ses composantes communautaires et ethno-confessionelles qu'il faut pourtant bien nommer.

 

La segmentation de la résistance en parts de marché est une attitude typiquement moderne et libérale, et donc parfaitement inoffensive et contre-productive. Notre approche ne peut qu'être totale, et radicale. » Vincent Vauclin, Cendres

 

Des programmes électoraux et des jolis plans révolutionnaires sur de beaux tableaux noirs, il y en a des tonnes, à la pelle, par wagons, tous aussi pertinents les uns que les autres, théoriquement biens pensants et politiquement biens pensés, non, ça n'est pas ce qui manque, c'est intéressant, mais sans volonté sentie et consentie de constituer une Force, une Union Sacrée, ça ne sont que des incantations trompeuses.

 

« Dans ce contexte d'exténuation des liens autres que les liens d'argent, de Spectacle et de quantité à travers le sondage et le vote, comment penser que le préalable d'un mouvement révolutionnaire soient les principes quantitatifs modernes, dit « démocratiques » ?

 

Le principe même du vote dans un mouvement d'Avant-garde est de poser que la vérité, comme média de communication symboliquement généralisé, c'est à dire comme principe d'unité d'un mouvement révolutionnaire, ne peut être le plus puissant parmi les hommes du mouvement. Mais au contraire, que l'opinion du plus grand nombre doit recevoir ce rôle de principe directeur de la communauté marginale.

 

Pourtant un mouvement dissident doit s'appuyer sur quelque puissance qui le dépasse et qui l'entraîne, sur une puissance verticale - sur la vérité, analogue dans le verbe des hommes du Soleil invaincu. Telle était la position la plus normative des Avants-gardes de l'Est avant 1945, par exemple.

 

Soutenir le principe électoral dans l'Avant-garde, cela signifie que dans le mouvement les idées les plus aisées, désirables et confortables à soutenir à partir de l'imprégnation idéologique des membres, imprégnation laissée au Système, doivent dominer le marché idéologique crée par le vote dans le mouvement.

 

Le conformisme au Système du résultat est prévisible. » extrait de l'article De l'organisation révolutionnaire, ou le silence des forêts en hiver, par Lancelot

 

Sans oublier de prendre en compte la destruction du lien social, depuis De Gaulle, les hommes ne sont plus fait du même Bloy.

 

Et pour couronner le tout, il faudrait que nous fassions tout ça, une nouvelle fois, au nom des principes philosophiques des Lumières, des fondamentaux économique physiocrates de la Social-démocratie et des valeurs morales d'un laïcisme noahide, c'est-à-dire de tout ce qui a politiquement, philosophiquement, économiquement et spirituellement permit la création de l'UE, de l'Euro et de l'OTAN. Autrement dit, s'attaquer à des émanations du libéralisme sans avoir une critique radicale du libéralisme, de ses principes, fondamentaux et valeurs, liés à des Voltaire et de Turgot - d'où l'utilité de ne pas oublier ses lunettes de soleil quand nous prenons la route, pour ne pas être ébloui en plein virage, et se retrouver dans le fossé au soleil couchant.

 

Le travail idéologique objectif de l'UPR et son concept sophistique d' antifa de droite, ou de souverainisme antifachiste, au delà d'être anachronique, est d'une très mauvaise et maladroite interprétation de l'antiracisme intégral d'un Dieudonné ou du patriotisme transcourant d'Alain Soral, pour un François Asselineau qui se laisse aller à la quenelle quand les caméras sont éteintes, apparaît clairement dans sa fonction utile et systémique, et de l'extension de cette logique qui aboutit au chantage à l’antisémitisme pour discréditer toute critique efficace du mondialisme dans toutes ses splendeurs.

 

Nous ne prétendons pas sonder les reins et les cœur des hommes, nous ne nous permettrons pas de faire des procès d'intention et de méjuger la sincérité fraternelle de François Asselineau que nous respectons par ailleurs en tant qu'homme, nous observons et critiquons son action politique que nous différencions de son travail de conférencier, nous constatons les oppositions nécessaires aux seins des dissidences volontaires dont l'UPR participe et qui empêche une certaine dissidence radicale qui veut s'émanciper de l'arc républicain d'aboutir à une critique complète et totale du Capitalisme irradiant et du Libéralisme triomphant. Car cette critique n'amène pas à rallier les Lumières, et à ramener sa voix au veaute, donc in fine participer à l'alternance, à la politique-politicienne, à la Nuit, mais cette critique amène à penser autre chose que le libéralisme, la démocratie et la république anti-France comme paradigme obligatoire.

 

« Nous ne pouvons pas restaurer le Logos et l’ordre en s’adressant à eux-mêmes, parce qu’ils sont porteurs de leur destruction éternelle. En d’autres termes, pour sauver le Logos exclusif, nous devrions en appeler à l’alternative inclusive, c'est à dire au Chaos. » Alexandre Douguine, La Métaphysique du Chaos

Nous ne pouvons pas restaurer le Logos et l’ordre en s’adressant à eux-mêmes, parce qu’ils sont porteurs de leur destruction éternelle. En d’autres termes, pour sauver le Logos exclusif, nous devrions en appeler à l’alternative inclusive, c'est à dire au Chaos. - See more at: http://www.4pt.su/fr/content/la-metaphysique-du-chaos#sthash.Uyzuqpsh.dpuf

 

L'ensemble des personnes et personnalités qui se définissent à la fois dissidentes et républicaines - ce qui nous apparaît de plus en plus antinomique, Choisis ton camp camarade !, car c'est comme si nous disions que les dissidents Russes défendaient le véritable régime soviétique et se définissaient comme des soviétiques authentiques -, n'ont toujours pas appréhender les origines libérales, capitalistes et contre-initiatiques de la réaction albionaise  de 1789 - et n'ont toujours pas vu les autres coups tordus de Mai 68, de La Marche des Beurres et du Mariage Pour Tous - qui fût tout sauf une révolution, et veulent vous expliquer ce qu'il faut faire aujourd'hui en terme de révolution pour ranimer l'Union Sacrée

 

Saperlipopette ! De Gaulle en rirait certainement de bon cœur.

« Comme l'écrivait Ezra Pound, « Si un homme n'est pas disposé à prendre des risques pour ses idées, soit ses idées ne valent rien, soit c'est lui qui ne vaut rien. » Il faut adopter cette logique de combat et être imperméable à toutes compromissions, moyennant quoi nous gagnerons du terrain dans notre lutte. Nous n'arriverons à vaincre qu'en remettant perpétuellement en question ce qui nous semble acquis et en étant prêts à saisir toutes les possibilités que l'Histoire nous donnera. » extrait de l'article La rébellion des peuples européens parut dans le magazine Rébellion n°56, p. 8

 

On finira par se poser la question de qu'est-ce que cette Union Sacrée à laquelle nous opposons Front de la Foi, c'est-à-dire une Union Sacrée en dehors de l'arc républicain, loin des flèches empoisonnées de la démocratie moderne.

 

En effet, il est temps de mettre sa grille de lecture historique des événements révolutionnaires, ou réactionnaires, à jour, ils sont gaullistes, certes, admettons, mais alors des gaullistes qui sont restés en 45, pas des gaullistes s'inscrivant dans l'expérience des soixante années qui ont suivit et tous les voiles que plus d'un demi siècle ont levés, en bref, un gaullisme anachronique, vide de sens. Comme Marx se défendait d'être marxiste et avait anticipé la Social-démocratie, De Gaulle n'était pas gaulliste, encore moins antifa, et ne s'interdisait pas certaines vérités, cela même et surtout, avant d'avoir reprit la France, il ne broyait pas la réalité avec des heures de diapositives laborieuses. François Asselineau n'aborde aucun des sujets qui fâchent prétextant que nous ne pouvons rien aborder tant que nous ne sortons pas de l'UE, beau sophisme d'une certaine lâcheté politique pour ne pas devoir trancher - nous sortant son joker sophistique: la Charte de l'UPR dont nous n'avons que faire car nous ne sommes pas à l'UPR et ça n'est pas pour nous un argument à partir du moment où il est très clairement engagé philosophiquement dans le libéralisme ce joker est exactement fait pour réfuter tous les arguments philosophiques sans même y répondre -, alors que le CRIF est l'image précise de la trahison au pacte de réconciliation gaulliste que l'UPR ne veut montrer, par contre, vous faire signer des pétitions stériles pendant que les français s'immolent dans les pôles emploi et jouer de la menace fasciste pour prendre des parts de marché au FN, l'UPR sait héroïquement le faire sur les réseaux sociaux ! Ne vous inquiétez pas, tout est sous contrôle, même votre virtuelle, vertigineuse et vertueuse indignation !

 

Sortir de l'OTAN, toujours dans l'ONU.

 

« Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire tout entière, d'y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au dehors, mais lui ronge, ainsi qu'un cancer, le cœur et les entrailles. » Georges Bernanos

 

Finalement, cette volonté de vouloir sortir de l'UE, de l'EURO et de l'OTAN sans réellement s'y préparer sur le plan d'une logistique locale, économique, voire para-militaire, sans développer une réponse philosophique et politique au Libéralisme triomphant, est une volonté inconsciente d'auto-destruction, d'échec et/ou d'étrange défaite, sans s'en donner les moyens donc, sans construire une théorie politique autre que le libéralisme, craindre ou compter sur une résurgence du fascisme, du gaullisme, du socialisme ou du communisme, voire du nazisme pour certains, toutes des idéologies modernes, pour combattre le capitalisme libéral, peut soit démontrer que sortir de l'UE n'est pas possible et par là asseoir davantage le règne du Libéralisme triomphant, soit, amener à des conditions insurrectionnelles et précipiter le chaos synthétique, sans avoir prévenu le peuple de ce qu'il l'attendait dans cette configuration, qu'il devait se préparer - insurrectionnel : c'est-à-dire quand le peuple à faim, parce que les masses ne s'énervent pas parce qu'elles comprennent l'usure mais quand elles commencent à avoir faim, voir quand elles crèvent de faim.

 

Sans se préparer matériellement et sans une critique philosophique radicale du tout libéralisme, pour éviter de retomber dans les pièges du Fétichisme de la marchandise, commettant les mêmes erreurs sémantiques et participant des mêmes écueils idéologiques du passé, ils permettent une révolution sous-contrôle, une révolution républicaine vers une 6ème République, pour toujours plus de démocratie de marché et d'opinion, un système désormais rodé, et offrent à l'hyper-classe la transition dont elle a besoin dans le cadre de son agenda mondialiste : Ce n'est pas une crise mais un coup d'état !

 

Une pseudo-révolution, tout fleurie et bariolée qu'elle sera, au nom de la République mondiale d'ingérence démocratique, en France, une république, licratisée et franc-maçonnisée, technocratisée et américanisée, d'une social-démocratie représentative de marché et d'opinion, atlantiste et sioniste, soumise aux lobbys et à la police de la pensée de la média-sphère, au totalitarisme des multi-nationales et du complexe militaro-pharmaco-industriel, d'un laïcisme dogmatique, follement religieux, sous l'égide du suffrage universel et des droits de l'homme, ce noachisme appliqué, alors que c'est précisément a tout cela qu'il faut pouvoir résister à la fois pour espérer revoir la France, l'Europe et tous les peuples enracinés un jour en paix, je n'y participerai pas, et vous ?

 

« Rejeter le Pessimisme:

 

La civilisation occidentale qui se meurt ne doit pas nous arracher une seule larme. Ses valeurs marchandes n'ayant jamais été les nôtres, nous laissons à d'autres le soin de pleurer sur son tombeau pour nous consacrer à bâtir des temps nouveaux. Nous sommes porteurs d'avenir, d’espérance et pour cela nous rejetons la culture du pessimisme très fréquente dans la sphère de la dissidence. Avec son enfermement dans un passé mythifié et son attentisme devant les évènements, cette attitude stérile doit être combattue par l'affirmation révolutionnaire de la dimension proprement futuriste de notre lutte.

 

On ne construit pas de civilisations sur des nostalgies. Si nous n’oublions pas le passé nous ne lui sacrifions pas le futur. Nous sommes trop jeunes pour attendre le Kali Yuga dans un réduit.

 

La convergence des catastrophes n'est nullement certaine, le système ayant montré plusieurs fois montré sa capacité de surmonter momentanément ses contradictions. Nous risquons bien de voir ce monstre se transformer à nouveau. Nous assistons actuellement à un pourrissement de la situation qui se poursuivra tant qu'aucune force ne viendra l'arrêter.

 

Il peut y avoir des secousses sociales, des révoltes populaires comme des raz-de-marées populistes, mais qui demeureront inefficaces tant que rien ne viendra les canaliser vers une orientation révolutionnaire.

 

Il est temps de comprendre que ça n'est pas de Mormons survivalistes que l'Europe à besoin, mais de combattants politiques qui ne laisseront pas les évènements agir seuls.

 

Ils essaieront, au contraire, de faire naitre un esprit nouveau en Europe. Le changement révolutionnaire ne suivra pas un calendrier strict et aucun scénario ne devant être écarté, chacun devant se tenir prêt à toutes les situations.» extrait de l'article La rébellion des peuples européens parut dans le magazine Rébellion n°56, p. 7

 

Ne vous préparez pas ! Signez des pétitions !

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

Comploteur, complotiste, complotard et comploticien

 

"...contrairement à certaines apparences fallacieuses, le véritable centre de gravité de l'actuelle situation politique planétaire ne se trouve pas au Moyen-Orient, et ne concerne que d'une manière toute relative les séquelles de l'offensive des Etats-Unis contre l'Irak, et cela même en ce qui concerne les raisons occultes et même plus qu'occultes de cet assaut aux buts avoués de dévastation totale. Le véritable centre de gravité de l'actuelle politique planétaire dans son ensemble, se trouve, en réalité, en Europe, et concerne les actuels efforts d'intégration impériale européenne autour du Pôle Carolingien franco-allemand et des relations ultérieures que celui-ci entend entamer d'urgence, et approfondir en termes de destin - dans les termes mêmes du « plus grand destin », historique et suprahistorique - avec la « Nouvelle Russie » de Vladimir Poutine : en réalité, c'est le projet encore relativement confidentiel, en cours de réalisation, de l'axe transcontinental Paris-Berlin-Moscou qui marque l'avancée réellement décisive des changements révolutionnaires actuels à l'échelle européenne grand-continentale de dimension et de prédestination impériale eurasiatique." Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'EurasiePréface


 

Très bien, notamment la fin, d'accord.

 

Mais, à partir de ce postulat, peut-on imaginer que le Sionisme international aurait également une stratégie en cours afin de "manipuler" la Dissidence, en France, son ennemi auto-proclamé et déclaré ?

 

Une organisation capable de réaliser le 11 Septembre doit avoir quelques coups d'avance et doit réussir à influencer, quelques fois, ses opposants malgré eux ? Une telle organisation semble avoir besoin de beaucoup d'ennemis à travers le monde pour rayonner dans une guerre perpétuelle et semble savoir entretenir les oppositions nécessaires à son bon fonctionnement...

 

"Cependant l’actuelle grande politique européenne est - et ne saurait absolument pas ne pas l'être - une politique fondamentalement conspirative. Il ne faut surtout pas avoir peur des mots. Une politique fondamentalement conspirative parce que tout l’ensemble de ses options opératives majeures se passe dans l'ombre, essentiellement dans l'ombre, protégé par des dispositifs spéciaux de diversion stratégique et de désinformation sous contrôle, visant non pas tellement à détourner l'attention des États-Unis sur ce qui est en train de se passer à l’heure présente en Europe - rien ne saurait vraiment rester caché devant la surveillance permanente des services de renseignements politico-stratégiques de Washington - mais pour que, dans la mesure du possible, les apparences immédiates de la marche des choses en cours s'en trouvent maintenues en marge, désubstantialisées, déportées loin de la véritable réalité, de la portée décisive du processus de l'intégration impériale européenne en cours. Une fausse réalité de rechange remplace en permanence la véritable réalité en action, le devenir politique dans ses dimensions immédiatement révolutionnaires, fausse réalité dont il faut savoir qu'elle se trouve émasculée à dessein, subversivement poussée en avant pour qu'elle fasse diversion, dédramatise, désarme les alertes par trop proches du dessous des choses. De manière à ce que la réalité révolutionnaire impériale européenne ne risque pas de passer pour une provocation abrupte à l'égard de la « ligne générale » des intérêts vitaux des Etats-Unis ; et aussi pour que ceux-ci ne parviennent quand même pas à tout saisir du processus d'intégration impériale européenne grand-continentale qui, souterrainement, se poursuit d'une manière inéluctable. Qui va de l'avant, malgré les empêchements de la stratégie négative américaine engagée à contrer, dans l'ombre, la succession des grandes opérations politiques planifiées conjointement par Paris, Berlin, Moscou et, aussi, par New Delhi et Tokyo, en vue d'un seul et même objectif politico-stratégique final, qui est celui de l'affirmation impériale de la plus Grande Europe continentale de dimensions « euroasiatiques », de l'affirmation révolutionnaire du grand « Empire Eurasiatique de la Fin » ."  Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie, Préface

 

Si nous suivons un certain raisonnement, une certaine méthode, en présence dans cet entretien qui revient sur le 11 Septembre et sa logique, et que nous l'appliquons à l'Antisionisme français, peut-on émettre ou insister sur l'idée qu'une certaine interaction entre les troupes d'occupation mentale : le mainstream politico-médiatique libéral pro-israëlien (désinformation) et la "dissidence" : les médias alternatifs néo-souverainistes pro-palestinien (réinformation) pourrait, éventuellement, "arranger" une certaine stratégie, géopolitico-démographique dans son aspect matérialiste et messianique dans sa dimension métaphysique, de motivation de l'Alya de tous les juifs en Israël ? D’accélérer, par là, l'avènement du Nouvel Ordre Mondial, de corrompre toujours davantage l'humanité... Et si oui, quelle conclusion doit-on en tirer ? Quel rôle jouons-nous dans les plans mondialistes ? Maîtrisons-nous et assumons-nous toutes les conséquences de nos consentements ? De quelle montre, pour quel messie jouons-nous ? A quel empire nous joignons-nous quand nous participons à des accélérations systémiquement provoquées, des chaos systématiquement préparés allant dans le sens d'un messianisme synthétiquement pressé ?

 

Pouvons-nous faire une correspondance avec le rapport de la Dissidence mainstream à la Russie... Est-ce qu'être pro-russe primaire, sans condition, déjà mentalement annexé (allez donc expliquer à un Russe que l'Europe va annexer la Russie), est un comportement, politique et métaphysique, de dignité qui "nourrit" une vision grand-continentaliste d'une confédération eurasiste à travers une diplomatie impériale dans un monde multipolaire OU de soumission qui "indique" une progression mondialiste d'une coopération eurasiatique par un commerce supranational dans un monde bipolaire ou multilatéral que devrait combattre un dissident européen qui s'intèresse à l'Eurasisme, qui a une idée de l'Europe et veut être fier de parler et traiter d'égal à égal avec la Russie par le langage puissant d'un Eurasisme européen ?

 

"...on arrive à ce que Alexandre Douguine appelait, dans un éditorial retentissant, depuis Moscou, l’ « Empire Franco-Allemand ». « Vive l'Empire Franco-Allemand » avait-il intitulé son éditorial véritablement révolutionnaire, aussi décisif que visionnaire, et qui restera comme tel dans l'histoire de la plus Grande Europe à venir. Car il s'agit d'un « Empire Franco-Allemand » qui doit constituer le pôle historiquement fondationnel de l' « Imperium Ultimum » grand-continental eurasiatique, son « Pole Ouest »..." Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie - Préface

 

Pavlov a raison!

 

"De toutes les façons, une chose est absolument certaine : ce qui à présent se trouve ainsi mis en marche, désormais ne s'arrêtera plus. Dans le secret, ou pas.

Le moment est donc venu, néanmoins, pour que l'on ne dissimule plus la réalité encore voilée d'une situation de fait sans issue autre que celle d'une conflagration planétaire totale : si la plus Grande Europe continentale, « eurasiatique », est faite, qui, aujourd'hui, conspirativement, est très précisément en train d'être faite, les Etats-Unis s'en retrouveraient relégués, de par cela même, dans la situation d'une puissance de deuxième, voire même de troisième rang. Il apparaît donc comme tout à fait évident que le but politico-stratégique planétaire suprême des Etats-Unis ne saurait être que celui de s'opposer par tous les moyens à l'avênement de l’ « Empire Européen » grand-continental de la fin. Et réellement par tous les moyens, y inclus celui d'une guerre préventive - d'une guerre nucléaire-éclair - des Etats-Unis contre l'Empire Européen. C'est ce que les responsables politiques européens, ceux qui détiennent entre leurs mains les futures destinées de la plus Grande Europe, se doivent d'avoir en permanence à l'esprit. Car c'est bien là le dernier mot, la pierre d'achoppement et la suprême épreuve. L'épreuve du feu" Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie, Préface

 

Le lien ? La subversion néo-souverainiste que nous dénonçons, radicalement antagoniste à l'Eurasisme, à l'Impérium et à la Tradition, ne nous apparaît aller dans aucun des sens pouvant diriger l'Europe vers l'Impérium, nous sommes au basculement, et les néo-souverainistes français manipulent dangereusement et mélangent étrangement, antifascisme (communisme) et antisémitisme (national-socialisme), à l'image de l'antifascisme "républicain" d'Asselineau, l'antifascisme "démocrate" de Chouard, l'antifascisme "libertaire" de Soral (sous le fumeux concept d' "antiracisme intégral"), qui surjouent à renvoyer l'accusation en fascisme et à se réapproprier l'antifascisme comme idéal souverainiste, tantôt comme un Gaullisme, parfois comme un Rousseauisme ou encore comme un Proudho-marxisme, et, s'amusent à utiliser l'anathème de l'antisémitisme et à s'approprier l'antisionisme, tantôt comme un antiaméricanisme, parfois comme antitraditionalisme ou encore comme "antisémitisme intégral", tout et son contraire tout le temps et en toute circonstance, mais aussi, s'activent, en tant que véritables républicains, véritables démocrates, véritables libertaires, véritables libéraux, véritables antiracistes, véritables antifascistes, véritables antisionistes et véritables antisémites, "souverainisme intégral" ? A exciter l’égalitarisme émotionnel et le progressisme pulsionnel, toujours avec ce concept fallacieux et sophistique - basé sur la théorie du "Tout se vaut" - de "vrai-faux truc", à rendre confus, en validant, finalement, en tordant sans jamais penser à les briser, toutes les idoles et tous les anathèmes liés à l'antiracisme et l’antisémitisme comme subversion mondialiste par soumission droitdel'hommiste, tantôt on ne parle pas de la Shoah, tantôt le Fascisme c'est la Banque, tantôt les nationalistes ukrainiens sont des authentiques nazis, tantôt l'UE c'est une construction hitlérienne, tantôt la résistance et tous les mythes des vainqueurs on prend, mais les juifs, quand-même... Et donc ? Vous y comprenez quelque chose ? De l'antisémite du mois à l'antifasciste c'est moi ? C'est quoi le projet, exactement ?

 

Pourquoi faut-il cliver ?

 

"On atteint là à une situation de rupture permanente. Et c'est précisément ce qui, dans ce contexte de « limite ultime », instable, essentiellement équivoque et tragique, expliquera les conditions conspiratives dans lesquelles le processus impérial européen grand-continental se trouve actuellement entamé et poursuivi derrière la façade des apparences désinformatives et engagées dans la dialectique agissante d'une stratégie de diversion permanente, façade qui est celle de la situation visible des choses que l'on s'efforce de maintenir, à dessein, sous un jour singulièrement décevant, comme piétinant indéfiniment sur place, perdue d’indécision et de faiblesse, dépourvue de toute chance d’« arriver à son but » . Désinformer, donc.

 

Alors que la situation invisible se trouve être tout le contraire de celle que montrent ses apparences stratégiquement trafiquées, dissimulantes, le projet - par exemple - de l'axe Paris-Berlin-Moscou étant, à l'heure présente, pratiquement en état d'aboutir. Or l'axe Paris-Berlin-Moscou représente notre bataille décisive.

 

Car, pour un certain temps encore, la grande politique européenne continentale devra donc être conduite comme une politique à deux identités, à deux niveaux antagonistes de visibilité, une politique essentiellement conspirative, une politique à la fois visible et invisible. Une fausse politique visible, et une réalité révolutionnaire en action, invisible." Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie, Préface

 

La Dissidence est censée incarner une avant-garde prérévolutionnaire, plus précisément la convergence des avant-gardes métapolitiques franco-françaises, francophones et européennes, avec le "Souverainisme" comme théorie politique désormais dominante (que chaque avant-garde conçoit comme le cheval de Troie de sa théorie), et les dissidences officielles, emblématiques et mainstream laissent penser, vendent à leurs ouailles - c'est comme ça que c'est dit par les idoles, dans ce sens que c'est relayé par les idolâtres - Vladimir Poutine comme un véritable républicain, véritable démocrate, véritable libertaire, véritable libéral, véritable antiraciste, véritable antifasciste, véritable antisioniste et véritable antisémite : véritable souverainiste, est-ce un détail ? Même dans la dissimulation, la clandestinité, il y a une cohérence qui raisonne dans la forme, un écho qui rentre en cohérence dans le fond. Ils n'ont jamais exploité l'Eurasisme douguinien pour développer un Eurasisme européen qui leur permettrait de comprendre aujourd'hui - Alexandre Douguine lui-même ne pourrait nous contredire sur ce point - que "c'est à Moscou que nous devons mettre la pression" (cf. Parvulesco) et que le moment est venu de défendre nos positions européennes impériales de l'axe Paris-Berlin-Moscou pour précisément influencer Vladimir Poutine et orienter les acteurs de cet axe vers l'Impérium Eurasiatique - ce qui passe par une vision possibiliste mais rapidement opérative de l'Europe puissance en acte de volonté -, et, ils n'expliquent pas, ne suggèrent pas, ne sous-entendent pas une stratégie diplomatique de la part de Poutine sur le terrain des droits de l'homme hégémoniques mais définissent ses positions au pied de la lettre et comme un authentique antifascisme, nous avons bon espoir que Poutine prenne cette direction eurasiste et impériale (sans avoir besoin de la dissidence) - et nous savons qu'il la prend, comme nous remarquons que le FN est plus à l'avant-garde eurasiste que les dissidences -, contre la subversion mondialiste et supranationale, mais pour que cet essor russe vers un monde multipolaire se confirme il faudra qu'il soit prolongé tôt ou tard par un effort héroïque européen dans l'esprit d'Impérium, or, il est assez facile de comprendre que ça n'est pas le chemin que ça prend, que l'Eurasisme, l'Impérium et la Tradition sont les idées les plus directement occultées par l'esprit du Néo-souverainisme, de la République et du Progrès...

 

"Et c'est bien ici que va se laisser surprendre - ainsi que je n'ai pas cessé de le dire moi-même, depuis longtemps déjà - l'extraordinaire importance révolutionnaire directe des chaînes activistes - et depuis quelque temps, suractivées - européennes grand-continentales constituées par les « groupes géopolitiques », dont la mission avait été - et l'est toujours - celle de veiller au développement ininterrompu d'une certaine prise de conscience impériale géopolitique national-révolutionnaire au sein des pays de la plus Grande Europe, mouvance agissant, déjà, au-delà des clivages nationaux, dans une perspective de plus en plus impériale, mouvance décisive, mouvance porteuse de la « grande histoire » dans sa marche souterraine." Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie, Préface

 

Alors, il n'est pas trop tard, mais il est grand temps de faire des choix politiques cohérents, de marquer sa position, de prendre des orientations, d'avoir des visions, de proposer une organisation, de décider de directions, de dire notre imaginaire, de définir notre mythe, de théoriser notre politique, d'appliquer notre philosophie, de critiquer notre métapolitique, de pratiquer notre voie, d'être opératif.

 

Cliver n'est pas diviser, c'est rechercher de l'émulation et de la stimulation là où il n'y a plus qu'un ronron uniformisant, stérilisant et neutralisant.

 

"Et cela très précisément à mesure que l’évolution des événements visibles et invisibles de l'histoire mondiale en cours se trouvait elle-même de plus en plus engagée dans une dialectique de convergence impériale, suivant l'émergence progressive du concept d'un nouveau « grand destin » révolutionnaire final devant intégrer l'ensemble géopolitique de ce que nous appelons l’ « Empire Eurasiatique de la Fin » .

 

Or, dans les faits, ce concept agissant d'un nouveau « grand destin » impérial européen répondait lui-même à l'émergence prévue de la « Nouvelle Russie » dans le cours de l'actuelle histoire européenne du monde : une « nouvelle Russie » considérée, donc, comme l'agent révolutionnaire prédestiné des changements d'ordre abyssal qui allaient devoir s'y produire à terme. L'appel de l'histoire, retentissant depuis les profondeurs, l'a emporté sur le sommeil dogmatique de la Russie empêchée d'être. Et la « Nouvelle Russie » elle-même apparaissant - mais n'est-ce pas plutot réapparaissant qu'il faudrait dire - dans le cours de l'histoire actuelle à travers l'avènement providentiel de l’ « homme prédestiné », du « concept absolu » Vladimir Poutine, incarnant la « Nouvelle Russie » et tout ce que signifie celle-ci par rapport aux changements immenses déjà en cours où à venir dans l'histoire du monde happée par le vertige de sa propre destination finale." Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie, Préface

 

Ceux qui ne cliveront pas - nous voyons le clivage comme une division positive -, non seulement, seront absorbés, dissouts et disparaitront dans le ventre de la créature néo-souverainiste, mais créeront de facto une division négative, en pensant utiliser, nous l'avons dit, la Dissidence et le Néo-souverainisme comme véhicule et moteur à leur famille de pensée, ce qui nous semble être une stratégie davantage talmudique qu'héroïque, une stratégie construite d'horizontalité et de tiédeur, aussi périlleuse qu’ennuyeuse, aussi téléphonée qu'indiscrète...

 

Cliver n'est pas antinomique avec le principe de continuer le combat commun contre l'ennemi commun tant que le combat et l'ennemi reste commun, le clivage, comme la critique positive, est même propre à créer une alliance radicale dans notre rejet du Mondialisme loin des chipotages et des enfermements dans le petit jeu des anathèmes modernes et autres pertes de temps...


 

Cliver, c'est la vie!

 

"Ainsi les actuelles retrouvailles nuptiales de la Russie et de l'Europe vont-elles devoir imposer le retour du sacré vivant au sein de la communauté impériale grand-continentale. Ce qui, du coup, va déplacer à nouveau, et définitivement, le centre de gravité spirituel du « Grand Continent », depuis les positions matérialistes de la conspiration trotskiste soutenant les social-démocraties - finalement chassées du pouvoir, partout en Europe - jusqu'à l'horizon d'une histoire encore une fois ouverte à l'intervention - aux interventions - du surnaturel. Ainsi s'annonce l'avènement des temps ensoleillés d'un nouveau grand retour révolutionnaire à l'être, et l'abandon salvateur des dominations subversives du non-être. Vladimir Poutine et l' « Empire Eurasiatique », c'est l'être et le retour de l'être. L'ensoleillement au-delà de la fin. Ce jour viendra."Jean Parvulesco, Vladimir Poutine et l'Eurasie, Préface

 

La Réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

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