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12/09/2021

Encyclique E.A ; premier atome - Les sept chutes originelles

(J'ai retrouvé des textes de rap ; je devais avoir aux alentours ou moins de 25 ans, puisque j'ai arrêté le rap à partir de 2005... Je vous en livre un...)

 

Encyclique E.A ; premier atome - Les sept chutes originelles : Le Cosmos et l'Univers - l'ADN, l'Homme et l'Âme - la Modernité et la Révolution

 

il fut, il est, a ;

 

(Le Cosmos,)

 

Baptisé par l'Inconnu, balayé d'infini,

Naissance de l'intensité, l'oxygène indéfini,

Tombé d'une chaleur indicible, accouché de cataclysmes,

Arrivé de l'invisible, raconté par le prisme,

 

Enfanté d'équilibre de Pi et de Phi,

Appelé par le sublime, horizon de galaxies,

Passé devant le néant, dépassé les ténèbres,

Atterrir sur l'éther, effacé ce qu'entendront les guèbres,

 

Vers le gravitationnel, reposé dans l'éclat du futur,

Aube du premier jour au plus profond du clair obscur,

Murmure d'une forme singulière, ébauche du primordial éros,

Marché matin humide sur le sentier de la taille zéro,

 

Surveillé les chaos quand l'enchantement s'organise,

Chassé les ombres nécessaires quand la lumière se divise,

Arpenté l'instant, appréhendé la Bible,

Pêché au suprême atome, suspension avant l'impossible, 

 

Abrité sous l'état KMS, veillé par le paraclet,

Innocenté d'évanouissement, éloigné de la clé,

Infusé d'énergie sombre, de l'ondée originelle,

Bousculé par la vitesse du reflux éternel,

 

Apprivoisé la limite, remarqué la vie électrique,

Obligé de révélations, imaginé une logique,

Monté les chiffres en vie sauvage, pour rétablir la beauté,

Traversé les trous noirs, baladé d'espaces éthérés,

 

Effacé l'explosion divine, la libération du big-bang...

Oublié le monde physique au delà du mur de Planck,

Respiré l'essence de sa plongée originelle,

Retourné à l'évanescence, au sol sacré, au seul réel...

 

(L'Univers,)

 

Baptisé par les monopôles, balayé par les instantons,

Naissance de la première diffusion, l'oxygène en embryon,

Tombé de l'océan quantique, accouché des cordes,

Arrivé des mathématiques pures, raconté par le désordre,

 

Enfanté d'équilibre de densité et de compression,

Appelé à l'épreuve du Feu, l'horizon en vibration,

Passé devant l'énergie pure, dépassé l'information,

Atterrir sur la fusion, effacé la confusion,

 

Vers l'axiome primordial, reposé dans le temps complexes,

Aube de la nuit dans le premier rayon de la lumière céleste,

Murmure du temps imaginaire, rumeur du temps réel,

Marché matin humide sur la splendeur de la bretelle,

 

Surveillé l'alchimie quantique quand le creuset se construit,

Chassé l'age sombre quand le ciel s'éclaircit,

Arpenté l'instanton gravitationnel singulier de taille zéro,

Appréhender l'homme, le ciel, le logos et les braséros,

 

Abrité sous l'amas local, veillé par l'infiniment petit,

Innocenté d’éblouissement, éloigné des pythies,

Infusé de matière noire, des naissances de nébuleuses,

Bousculé par la formation, des gaz et des brumes laiteuses,

 

Apprivoisé l'extrême, remarqué l'évidence quantique,

Obligé de la Tradition, imaginé les Cycles,

Monté les nombres en Géométrie, abolir le Symbole,

Traversé l'histoire cosmique baladée de paraboles,

 

Effacé le grand commencement, les concepts qui se décident, 

Oublié la métaphysique au delà de la clepsydre,

Respiré l'essence de sa plongée originelle,

Retourné à l'évanescence, au sol sacré, au seul réel...

 

(L'Adn,)

 

Baptisée par le vent, balayée par la brise,

Naissance en chute libre, l’oxygène qui s'enlise,

Tombée des eaux d'au dessus, accouchée par le vide,

Arrivée des hautes crues, racontée par les druides,

 

Enfantée d'équilibre de bruit et de silence,

Appelée par les terres vierges, l'océan en séance,

Passée devant le soleil, dépassé les embruns,

Atterrir sur la grève, effacé ses premières empreintes...

 

Vers les arbres et l'eau douce, reposée à l'orée,

Aube du chant des loups des profondes forêts,

Murmure de l'ours gardien, frayé le père sentier,

Marché matin humide dans la vallée des sangliers,

 

Surveillé les ombres de l'Est quand la vigile a froid,

Chassé pour se nourrir quand la survie fait loi,

Arpenté les flancs de montagnes, appréhendé les sommets,

Pêché à l'âme dans les torrents, renoncé la nuit tombée,

 

Abritée sous les feuilles, veillée par le fils de la foudre,

Innocentée par son sommeil, éloignée de la poudre,

Infusée par l'ondée et les reflets du grand astre,

Bousculée comme la marée par le reflux du grand désastre,

 

Apprivoisé la perte de substance, remarqué la défaite,

Obligé la transmission, imaginé son propre squelette,

Monté des pierres en images pour inscrire la rupture,

Traversé des steppes nourricières ; lentement par la nature,

 

Effacée de la bruine, de la côte et des bois,

Oublié le pic, la prairie, les oracles,

Respiré l'essence de sa plongée originelle,

Retournée à l'évanescence, au sol sacré, au seul réel...

 

(L'Homme,)

 

Baptisé par la pisse, balayé de néant,

Naissance dans l'acide, l'oxygène de Satan,

Tombé des bas enfers, accouché des abysses,

Arrivé du feu de Lucifer, raconté par l'obscurantisme,

 

Enfanté d'un chaos de vacarme et d'absence,

Appelé par une défaillance, la dualité en sentence,

Passé devant Saturne, dépassé les vapeurs,

Atterrir dans la tourbe, effacé les valeurs,

 

Vers le béton des tours, épuisé dans un égout,

Aube du cri des démons dans se profond dégoût,

Murmure des gardiens fous, retrouvé le sentier père,

Marché matin putride dans les flacs de sang des ancêtres,

 

Surveillé les spectres de l'Ouest quand le clan festoie,

Chassé pour les femmes quand le festin des chefs flamboie,

Arpenté les ruines, appréhendé les zombies,

Pêché l'espoir à la guigne, vite rentré avant la nuit...

 

Abrité sous l'écueil, veillé par la sœur du doute,

Innocenté par son ivresse, éloigné de la voûte,

Allumé par les pâles lueurs de Babylone,

Ausculté par la peur des adorateurs de Mammon,

 

Apprivoisé la réminiscence, remarqué la victoire,

Obligé l'enracinement, imaginé le terroir,

Monté les prières en miracle pour affirmer la fracture,

Traversé le désert d'usure et ses mirages de luxure,

 

Effacé du ciment, des tours de Babel,

Oublié les alentours, la misère des ruelles,

Respiré l'essence de sa chute originelle,

Retourné à l'évanescence, au sol infernal, au seul réel...

 

(L'Âme,)

 

Baptisée par l'Origine, balayée par la vitesse,

Naissance d'une créature, l'oxygène brûle l'allégresse,

Tombée de l'invisible, accouchée par les sphères,

Arrivée de l'infime raconté par les Pères,

 

Enfantée d'un équilibre de volonté et de perfection,

Appelée par l'éternel retour, le chant des éons,

Passée devant les étoiles, dépassé la ceinture,

Atterrir sur la terre mère, effacé la première souillure,

 

Vers les couleurs du jour, baigné dans un rêve,

Aube de la complainte des anges au profond de son être,

Murmure du destin, redécouvrir le sentier père,

Marché matin humide sur un chemin de prières,

 

Surveillé le Nord quand les extrêmes s'embrasent,

Chassé la fin de l’histoire quand la mort faisait table rase,

Arpenté la colère, appréhendé la haine,

Pêché à la lune dans l'étreinte d'une nuit sereine,

 

Abritée par la matière noire, veillée par la voûte céleste,

Innocentée par son essence, éloignée de la brutalité du geste,

Diffusé l'éloquence, le « Tout est écrit » du Cosmos,

Réveillé par le rappel des séquences de la Force, 

 

Apprivoisé le terrestre, remarqué le morcellement,

Obligé la transition, imaginé le détachement,

Monté la foi en révélation, brisé la fausse pyramide,

Traversé les inversions, montré la Tetraktys,

 

Effacé les tourments, de la peur et du matériel,

Oublié le quantitatif, la croissance exponentielle,

Respiré l'essence de sa plongée originelle,

Retournée à l'évanescence, au sol sacré, au seul réel...

 

(La Modernité,)

 

Baptisée par le progrès, balayée par le virtuel,

Naissance de la vérité, accouchée entre sol et ciel,

Tombée dans l'oxygène qui oxyde avant d'occire, 

Arrivée de la matrice, racontée par un musée de cire,

 

Enfantée du déséquilibre entre le corps et l'esprit, 

Appelée par le Kairos ; l'apocalypse et la parousie,

Passée devant les néons, dépassé les pages,

Atterrir dans l'éthos, effacé l'héritage,

 

Vers une cage sordide, épuisée dans un quartier,

Aube du retour des loups, du recours aux forêts,

Accompagnée de l'ours roi, retour sur le père sentier,

Marché matin humide dans le sillage des sangliers,

 

Surveillé les constellations quand le prêtre était ivre,

Chassé pour le guerrier quand les épées se livrent,

Arpenté les plaines, appréhendé les collines,

Pêché à la patience quand la nuit est assez fine,

 

Abritée par le Nouvel Ordre, veillée par le grand œil,

Innocentée par le désordre, éloignée du premier deuil,

Usée par les clairs de lune et les rayons du soleil,

Embrasée par la Révolution en son ultime réveil,

 

Apprivoisé la souffrance, remarqué le génie,

Obligé la transcendance , imaginé la tragédie,

Monté des rumeurs en fondements, révélé le Royaume,

Traversé les armées du mal et « chargé sans le heaume ! »

 

Effacé les mensonges, les illusions et les faux secrets,

Oublié les apatrides, l'usure et les occultes décrets,

Respiré l'essence de sa plongée originelle,

Retournée à l'évanescence, au sol sacré, au seul réel...

 

(La Révolution,)

 

Baptisée par l'hérésie, balayée par l'envie,

Naissance des fausses cruautés accouchées par l'hystérie,

Tombée d'une cuve de plutonium ; l'oxygène se raréfie,

Arrivée du pandémonium pour reperdre le Paradis,

 

Enfantée du déséquilibre entre destruction et déconstruction,

Appelée par l'infiltration, la corruption jusqu'à l'inversion,

Passée devant l'humanisme, dépassé la morale,

Atterrir sur l'inversion, effacé les lois de la Table,

 

Vers une guerre larvée, exténuée dans un taudis,

Aube d'un chant lugubres du profond des débris,

Accompagné les spectres sur un sentier de perdition,

Marché matin humide dans un marais de désillusions,

 

Surveillé les mondes parallèles quand la faim perce corps,

Chassé ventre vide quand guerre civile s'occupe du sort,

Arpenté un décor morne, appréhendé les blessés,

Pêché à la survie, se taire la nuit à peine tombée...

 

Abritée par la déliquescence, veillée par l'ennemi,

Innocentée par la résistance, éloignée des soufis,

Méprisée par la pleine lune et les rivages ensoleillées,

Embrasée par le Feu Sacré d'une vérité ensommeillée,

 

Apprivoisé l'abnégation, remarqué l'outrage,

Obligé la soumission, imaginé l'esclavage,

Monté des peines en haine, révélé la division,

Traversé le déluge, protégé les derniers bastions,

 

Effacé la tragédie, la dictature digitale,

Oublié l'éloignement et la naissance du mal,

Respiré l'essence de sa plongée originelle,

Retournée à l'évanescence, au sol sacré, au seul réel...

 

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Notre-Dame des Sept douleurs

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