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26/07/2020

Blague Live Menteur – ingénierie cybernétique psychosociale, complotisme et « guerre civile raciale » (Première partie)

(Nous travaillons actuellement sur cet essai - en deux parties -, à l'état de brouillon, que nous devons corriger et raccourcir sous forme d'un article plus digeste, mais après plus d'une semaine de travail, nous avons décider de mettre-en-ligne cette première synthèse issue de nombreuses prises de notes, pour les lecteurs habitués à nos textes fleuves et notre démarche métapolitique ; aussi pour les militants qui découvriraient nos travaux et que notre démarche intéresserait, également pour rester dans l'actualité et parce que nous travaillons parallèlement à d'autres corrections. Cependant, nous écrivons un ou deux articles par an, et il n'est peut-être pas inutile de lire ce petit essai d'environ une centaine pages. Pour les autres, nous vous conseillons d'attendre la version « article », lire en plusieurs fois, imprimer le texte ou apprécier une lecture automatique – avec le logiciel balabolka par exemple –, tout ce qui peut aider à soutenir une lecture sur écran souvent désagréable...)

 


 

 

Liberté d'expression, esprit critique, droit de réponse, débat contradictoire, recherche de la vérité.



Des principes que nous prétendons défendre, que nous opposons au système politico-médiatique et ses troupes d'occupation mentale, au politiquement correct et sa censure, mais qui nous échappent quand il s'agit de nous remettre en question, de communiquer, de dialoguer, de débattre.



Les dissidences, résistances et oppositions nationales au globalisme s'interrogent sur le « système » mais ne se sont pas assez interrogées sur leur système médiatique, leur troupes, leur politiquement correct, leur censure...



« Le scandale n’est pas de dire la vérité, c’est de ne pas la dire tout entière, d’y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au-dehors, mais lui ronge, ainsi qu’un cancer, le cœur et les entrailles. Je sais qu’un tel propos fera sourire un grand nombre de dignitaires d’Action catholique et de prélats politiques.



Mais moi, je ne me lasserai pas de répéter à ces gens-là que la vérité ne leur appartient nullement, que la plus humble des vérités a été rachetée par le Christ, qu’à l’égal de n’importe lequel d’entre nous, chrétiens, elle a part à la divinité de Celui qui a daigné revêtir notre nature, – consortes ejus divinitatis, – entendez-vous, menteurs ?



Quand je vous vois tripoter une vérité de vos doigts agiles, de vos doigts d’escamoteurs, de vos doigts sacrilèges, je sais ce que vous profanez, entendez-vous, c’est vous-mêmes qui me l’avez appris au catéchisme, imbéciles !



Grâce à vous, à vos calculs toujours déçus, à vos finesses qui ne trompent personne, à ce style onctueux que vous êtes seuls, absolument seuls au monde à trouver touchant, élégant, admirable, et qui manque à tel point de naturel qu’on se demande parfois avec épouvante s’il est encore capable de traduire un sentiment sincère, le nom de chrétien évoque instantanément, aux yeux de milliers d’incroyants, l’image d’une sorte de jocrisse qui s’érige en juge de tous, sauf de lui-même et des siens, proclame vanités les grandeurs et les honneurs qu’il ne brigue pas, l’argent qui n’est pas encore dans son coffre et les privilèges dont il ne jouit pas encore. Je ne cesserai pas de répéter à ces hypocrites qui n’ont que le mot de prestige à la bouche que la vérité n’a pas besoin de prestige, c’est eux qui éprouvent ce besoin, cette démangeaison, ce prurit, et ils n’ont pas le droit de le satisfaire aux dépens de la vérité.



C’est se moquer amèrement du pauvre monde que de parler en incorruptibles censeurs à des adversaires supposés les auteurs de tous les maux dont souffre la société moderne, et de répondre à ceux qui vous interrogent sur vos propres fautes : « Malheureux ! Si nous disions la vérité sur nous-mêmes, nous risquerions de ne pouvoir plus la dire aux autres. Nous mentons donc dans l’intérêt de la vérité même. En sorte que plus nous sommes sévères pour autrui, plus il importe que nous montrions d’indulgence envers nos propres personnes. » Farceurs ! » Georges Bernanos, Scandale de la vérité, 1939



L'opération Black Lives Matter, financée par les réseaux Soros, est une tentative désespérée du camp démocrate, empêtré dans l'affaire Epstein, de mettre Donald Trump en difficulté à la veille des élections quitte à déclencher des troubles civils... En première lecture et pour résumer, on pourrait l'expliquer de cette manière, en prenant en compte la crise mondiale du Covid, vous connaissez la suite jusqu'au Comité Traoré et ce qu'il faut en penser.



En deuxième lecture, cet événement met en exergue le niveau de tension ethnique dans le monde occidental multiculturel en proie à l'invasion migratoire et à l'ensauvagement. « Invasion » et « ensauvagement » qui sont de doux euphémismes pour ne pas dire occupation islamique et terrorisme de basse intensité. Nous y reviendrons.



En troisième lecture, synthétiquement : on peut analyser cet événement de manière systémique, selon la méthodologie normative matérialistes et mécanicistes à biais marxistes des avant-gardes dissidentes – dont certaines se revendiquent d'une approche phénoménologique et épistémologique  – qui y voient globalement l'expression d'une crise du Capital ou d'une ingénierie sociale organisée par les élites, un mixte des deux, dans la continuité du confinement et de la distanciation sociale, suivant un agenda mondialiste ou la « baisse tendancielle du taux de profit », avec en toile de fond la « main invisible » de l’État profond ou du Marché, l'action des Élites et d'une Stratégie du chaos qui gouvernent, la mise-en-place d'un totalitarisme hygiéniste et écologiste, tout cela manipulé, soit par des « forces indicibles », soit par une action réduite à quelques personnages historiques, quelques « communautés organisées et discrètes », quelques « sociétés secrètes »... etc. En bref, selon la fameuse « grille de lecture » des dissidences situationnistes qui entendent faire la généalogie méta-historique des événements et des phénomènes de société en temps réel... C'est, dans les grandes lignes, comme cela qu'ils présentent leur « méthode » et cette « prétention » leur appartient.



Ils déconstruisent et déconstruisent encore. Quand déconstruiront-ils leurs propres mythes ? Les déconstructeurs sont des destructeurs rougissants. Si seulement ils reconstruisaient ce qu'ils déconstruisent, et finissent par casser... Pensez-vous ! Nous ne respectons que les constructeurs ; et concasseurs qui font amende honorable...



On peut décortiquer ce cas d'école événementiel et phénoménale à l'infini, tout le monde y trouvera son compte. La tentation est grande de dresser un ixième monument de déconstruction à la gloire de la réinformation et d'y concentrer tous les constats de faillite du monde moderne pour en déconstruire les briques encore et encore. La déconstruction systématique, systémique et mécanique des événements ne permet visiblement pas de faire les constats qui s'imposent. Il ne suffit pas de dire que ce mouvement est financé par Soros pour le comprendre. Assimiler ce mouvement indigéniste à un mouvement racialiste est un contre-sens qui contredit toute possibilité d'alliance ; ce que nous développerons dans la deuxième partie de cet essai à partir d'une vidéo de la chaîne YouTube « Culture Populaire ». Un entretient avec Monsieur K et Lucien Cerise qui soutiennent la théorie que « Black Lives Matter » est une « ingénierie sociale d'élite » sur fond de complot racialiste et de kabbale judéo-maçonnique pour déclencher une « Guerre civile raciale » ; « complot » duquel les « identitaires » seraient les « idiots utiles ».



Cet événement a pour nous un tout autre intérêt métapolitique. Il nous oblige à considérer que, à ce stade d'anomie de la Cité ; et des dissidences qui jouent aux petits cubes, la réinformation est une perte de temps, et surtout d'énergie vitale. Nous distinguons « information » et « culture » mais concentrons-nous sur la réinformation et le commentaire d'actualité qui sont 90% du flux de la réinfosphère.



Black Lives Matter coupe irrémédiablement la France, l'Europe et l'Occident en deux ; entre ceux qui veulent vivre et les autres peu importe leur camp. Et nous en avons fini avec la repentance d'où qu'elle vienne, peu importe son déguisement. Finissons-en avec la déréalisation et la dérision. Il n'y a plus personne à convaincre et il est inutile d'essayer de communiquer avec les personnages non-jouables de la postmodernité joyeuse ; comme il n'est pas évident de communiquer avec les nationalistes...



Black Lives Matter ne brise pas les chaînes de l'homme noire, mais celles de l'homme blanc ; libère les oppositions nationales de la pénible tâche de réinformer leurs compatriotes et d'affronter les gauchistes sur les réseaux sociaux jusqu'à la fin des Temps. Ça ne se dit pas dans « nos milieux », mais nous sommes attristés que la diaspora africaine tombe dans le piège qui lui est ici tendu pour définitivement s'assimiler au dernier migrant.



Et c'est, par extension, une nouvelle occasion de remettre en question la métapolitique que nous impose les médias de la réinfosphère par leurs choix éditoriaux ; des médias de propagande souverainiste qui répètent le même exercice de constat de faillite et d'impuissance à l'infini... Jusqu'à la fin de la France, de l'Europe, de l'Eurasie, du plus Grand Nord. Jusqu'à la fin de toutes ancestralités ; de l'Homme blanc et de l' « Humanité Adamique ».



« Je suis l'Alpha et l'Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Apocalypse, 22:13



L'opposition nationale est à un tournant stratégique décisif : soit elle continue de commenter l'actualité du système politico-médiatique, soit elle met SES médias à SON service et fait l'actualité.



Cette période va nous permettre de nous compter et savoir sur qui nous pouvons compter, un révélateur des intentions et un indicateur des volontés de chacun de sortir des impasses doctrinales, métapolitiques et stratégiques ; ou de s'enfermer dans le souverainisme, le complotisme et la réinformation.



Le format publiciste des réseaux sociaux et des applications les plus usitées est particulièrement dédié au slogan, à l'image, à la position victimaire et au signalement de vertu ; à la pulsion et au stimuli, et supporte très peu les développements rationnels et le débat argumenté. La « psychologie des foules » décrite par Gustave Le Bon s'applique parfaitement aux multitudes connectées qui forment globalement une « foule », au sens d'une masse informationnelle, informe et irrationnelle. Physarum polycephalum à une intelligence supérieure à l’intelligence sociale moyenne des patriotes en terme de réseau ; une résilience qui lui permet de sortir d'une situation labyrinthique et progresser en « arborescence », dépensant le moins d'énergie possible. Tandis qu'à situation similaire, l'être unicellulaire que forme l'opposition nationale tourne en rond sans même se rendre compte qu'il est dans un labyrinthe. Nous ne réfléchissons pas contre la réinfosphère mais avec elle.



« Black Lives Matter » devrait nous permettre ; si nous sommes en capacité de prendre du recul sur nous-mêmes plutôt que d'accuser le « système » de tous les maux – ce qui est une position adulescente propre aux soixantehuitards générationnels et mentaux –, de voir ce qui ne fonctionne pas dans l'opposition nationale : pas de prouver que BLM est une ixième « manipulation politico-médiatique » pour ceux qui n'auraient pas comprit. Nous avons besoin de militants politiques, pas d'apprentis sorciers ou journalistes. La solution individuelle et groupusculaire du réseau communautaire et locale est évidement essentielle mais nous devons rester des militants nationaux et des partisans continentaux. La situation politique actuelle n'est pas représentative de ce qu'est la vie politique de la Cité. Nous avons besoin de tout le monde. Tout ne fait que commencer.



Les dissidences et les médias de réinformation ont une part – plus ou moins conséquente selon l'importance qu'ils s'auto-attribuent – de responsabilité puisqu'ils orientent l'opinion de « ceux qui ne regardent plus la télé » depuis deux décennies. Soit il y a une « nouvelle opinion publique » et nous ne l'influençons pas, soit il n'y a pas de « nouvelle opinion publique » et nous n'avons jamais influencé l'Opinion ; dans les deux cas nous n'avons pas d'influence.



Dans la « Droite nationale », le spectre de l'homme providentiel plane comme un doute, mais nous ne créons même pas les conditions métapolitiques d'une telle émergence, quand bien même cet homme existait nous n'y croyons pas réellement. Nous gaspillons toute notre énergie, nos capacités, nos Forces à « réinformer ». Si nous croyions un seul instant à l'existence de destinées exceptionnelles nous mettrions toutes nos forces à reconstruire une Doctrine, un Ordre et un Parti. La réinformation ne serait-elle pas devenue un autre moyen de nous occuper l'esprit ?



Nous pouvons vous affirmer avec certitude que cette stratégie donne très peu de résultat – même si résultat il y avait ; les médias de la réinfosphère seraient bien en peine de le qualifier et de le quantifier – si nous étalons cet exercice sur les vingt dernières années où la stratégie unique et exclusive de la réinformation a largement dominé l'opposition nationale pour en arriver à la situation actuelle où les militants sont de moins en moins formés et motivés. La réinformation est devenue un pur divertissement souverainiste.



La réinformation – la propagande – est fonctionnelle quand elle est assistée et au service d'une avant-garde révolutionnaire – une Littérature de combat – et d'une opposition radicale – d'un Parti. La réinfosphère est devenue hermétique aux avant-gardes – dont aucunes ne se distinguent pour affronter la bande néo-souverainiste qui a prit le contrôle de l'opposition nationale – et est au service de l'opposition pour l'opposition ; d'une opposition « par rapport à » nécessaire au fonctionnement du système politico-médiatique conforme à la forme non-conforme du postlibéralisme. En bref, nous n'influençons personne, nul part, même pas nous-même.



Quelques intellectuels français peuvent influencer l'étranger. Alain de Benoist a influencé Alexandre Douguine, Guillaume Faye a influencé Jared Taylor, Dominique Venner a influencé Gabriele Adinolfi, mais ces penseurs et leurs pensées n'influencent pas suffisamment l'opposition française elle-même et, par conséquent, l'opposition nationale au globalisme n'est pas à la hauteur de ses ambitions révolutionnaires, sinon réformatrices. Nous ne sommes pas un mouvement comme le Mouvement eurasiste, l'Alt-right, Casa Pound et d'autres. C'est valorisant d'être le think tank de mouvements non-conformes un peu partout dans le monde, mais il est temps que l'opposition nationale mue elle-même en Parti. Une Maison Bloy !



« Stopper l'immigration. Organiser la remigration – de façon rationnelle et de manière digne. Retirer la nationalité française aux extra-européens naturalisés après 1974. »



Grandes lignes d'un programme de libération nationale librement inspiré d'Eugène Krampon (Réfléchir&Agir) et qu'il évoque dans l'émission « La guerre des races aura-t-elle lieu ? ». Eugène Krampon qui est favorable au frexit dans une vision remigrationniste, tandis que nous pensons que la remigration passe par l'Europe. Mais ceux qui ne disent pas ça ne disent rien, nous sommes d'accord avec Eugène Krampon sur ce point.



Nous ne parlons nullement de « remigration » pour provoquer ou nuire aux activistes extra-européens qui luttent sincèrement contre le globalisme ; nous sommes les premiers à abhorrer la mèmisation de l'idée politique de remigration – de retour aux pays – par des crétins comme de Lesquen, pour ne citez que lui. Non, oubliez les avions et les caricatures nationalistes délirantes que le système adore.



Cet essai n'est pas un essai sur la remigration mais, de grâce, revenez aux sources de cette idée politique dont la seule introduction que nous validons est celle de Laurent Ozon. Vous trouverez plusieurs émissions radio qui introduisent le sujet sur la « radio pirates » Méridien Zéro – La remigration pour les nuls. Rapidement et principalement, la « remigration » se justifie par le fait démographique extra-européen, s'il n'y a pas de remigration, les Européens disparaîtront et s'éteindront doucement – nous serons « officiellement », si nous suivons les courbes démographiques actuelles et les rapports de l'ONU, en minorité ethnique dans tout le monde boréal d'ici 2050. Vous ne pouvez pas nous demander de disparaître sans bruit et nous ne demanderons l'avis de personne pour nous défendre. L'Europe se fera au bord du gouffre. L'Europe, de tout temps, finit par se défendre ; ça se termine tragiquement en carnage. L'Europe renaît perpétuellement de ses cendres. Qui est contre le globalisme est pour la remigration.



L'immigration de submersion à une cinquantaine d'années, ça n'est strictement rien aux yeux de l'histoire multiséculaires des Français et multimillénaires des Européens. L'idée d'assimilation à deux siècles, mais n'est effective que depuis cette cinquantaine d'années, ça ne pèse rien contre une Tradition trente fois millénaire... La remigration est le seul programme à développer pour les Européens et extra-européens, la seule ligne qui exprime une position politique claire, qui doit gouverner l'ensemble d'un programme politique national. Autrement, il y a le programme du Parti des Européens qui règle les problèmes d'identité, de nationalité et de citoyenneté par le haut. Nous optons pour la solution Européenne.



« Rappelons aussi que la souveraineté et l’identité ne vont pas nécessairement de pair. Une nation ayant perdu son identité peut très bien être souveraine, un pays doté d’une identité forte peut ne pas l’être du tout. Il est évidemment souhaitable que l’une et l’autre aillent de pair (la souveraineté garantissant alors le maintien de l’identité), mais cela n’a rien d’automatique. » Alain de Besnoit, « À terme, une Europe politiquement unifiée est parfaitement possible et surtout nécessaire »



Personne de « nos milieux » ; hommes politiques ou d'influence, n'ont tenté un coup médiatique ou politique hormis des militants de Génération Identitaire qui ont déployé une banderole pendant une manifestation du Comité Traoré.

 

Dans la plus grande des tranquillités, nos têtes pensantes ont accomplit leur devoir scripturaire et gravé une ixième bonne copie dans l'effritement des mondes afin de commenter cette actualité, déconstruire l’événement avec la prescience de la vache sacrée sur des railles de chemin-de-fer ; rêvant certainement à des cieux plus cléments en cette période estivale où les résistances nationales se retirent pour se reproduire à l'ombre des congés payés, des droits d'auteurs et des donations des classes moyennes déclassées. La tendance et l'opinion avaient besoin qu'ils ruminent une dernière fois leur meuglement ; tandis que les « patriotes » se rient des gauchistes sur les réseaux sociaux ou tentent de leur démontrer leur tord dans un dialogue de sourd, comme si ces derniers en avaient, par ailleurs et dans les deux cas, quelque chose à faire à ce niveau d'hystérie antiraciste et de sidération ethnomasochiste... Entendez-vous siffler la locomotive ?



Il y a tout de même un certain ridicule dans la situation et dans notre incapacité métapolitique à créer l’événement alors que l'actualité s'offre à l'opposition nationale, patriote et souverainiste, malgré la dépense de temps, d'énergie, que nous voyons en perte sur les réseaux, et le confinement qui aurait du permettre une réorganisation, de remettre de l'ordre dans les rangs. Peut-être parce que la ligne patriote et souverainiste déréalisatrice n'est pas la bonne et qu'il faut en changer pour une ligne identitaire et européenne supraconductrice ?



Partager des constats, des ennemis et des combats communs ne semble pas suffisant pour constituer une force politique, cela même quand nous sommes particulièrement menacés. Et pourquoi nous engageons nous dans le militantisme si ce n'est pour rétablir un rapport de force ?



Pour constituer cette force politique, il faut débattre, il est sain d'être en désaccord. Nous sommes tous en échec et nous pensons que l'absence de débat est à la base de cet échec.



« SANS DOCTRINE REVOLUTIONNAIRE, PAS DE REVOLUTION POSSIBLE !



Même lorsqu’elle revêt des formes militaires, la lutte révolutionnaire est avant tout psychologique. Comment la conduire, comment convertir, enthousiasmer de nouveaux partisans sans une définition claire de l’idéologie nouvelle, sans doctrine ? Une doctrine comprise, non comme un ensemble d’abstractions, mais comme un gouvernail pour la pensée et l’action.

 

Maintenir le moral offensif de ses propres partisans, communiquer ses convictions aux hésitants sont deux conditions indispensables au développement du Nationalisme. La preuve est faite que dans l’action ou en prison, quand la démoralisation guette, quand l’adversaire semble triompher, les militants éduqués, dont la pensée cohérente soutient la foi, ont une force de résistance supérieure.

 

Une nouvelle élaboration doctrinale est la seule réponse au fractionnement infini des activistes. Il n’y a pas à revenir sur la valeur unificatrice de l’action. Elle est évidente. Mais cette unification ne peut être durable et utile sans unification idéologique autour d’une doctrine juste. Le rédacteur de « France-Observateur », le fonctionnaire de la S.F.I.O., le communiste ont en commun une même idéologie : le marxisme. Leur référence doctrinale est donc la même, leur conception du monde est semblable. Les mots qu’ils emploient ont la même signification. Ils appartiennent à la même famille. Malgré leurs divisions profondes dans l’action, ils concourent tous à imposer la même idéologie. Il n’en va pas de même dans l’opposition nationale. Les activistes ne se reconnaissent pas d’ancêtres communs. Les uns sont fascisants, les autres maurassiens, certains se disent intégristes et chacune des catégories enferme maintes variantes. Leur seule unité est négative: anticommunisme, antigaullisme. Ils ne se comprennent pas entre eux. Les mots qu’ils emploient – révolution, contre-révolution, nationalisme, Europe, etc.. – ont des sens différents, voire opposés.

 

Comment ne se heurteraient-ils pas ? Comment affirmeraient-ils une même idéologie ? L’unité révolutionnaire est impossible sans unité de doctrine. » Dominique Venner, Pour une critique positive, 1964



***

 

« Pourquoi nous combattons ? » et « Que faire ? » sont les deux questions qui animent et motivent le militant. C'est un critère pour différencier le militant du suiveur au-delà de la communauté d'indignation que forme la dissidence.

 

Le débat doctrinal a été mit entre parenthèse pour laisser tout l'espace au combat idéologique et médiatique, pour des raisons tactiques qui se justifiaient un temps, mais ce mouvement tactique s'est immobilisé en stratégie bornée interdisant tout débat interne à l'opposition, oubliant l'idée même de doctrine.

 

« La doctrine est un ensemble d'opinions d'une école littéraire ou philosophique ou psychanalytique, d'un système politique ou économique ou juridique. Ces opinions sont des croyances à posteriori, c'est à dire des connaissances auxquelles des valeurs sont attribuées. Contrairement aux croyances à priori du dogme, ces connaissances ont été filtrées par une argumentation rationnelle. La doctrine peut être modifiée si des valeurs sont attribuées à des nouvelles connaissances ou si la valeur attribuée à une connaissance est modifiée. L'argumentation est la recherche de preuves que cette modification est vraie, qu'elle existe dans la réalité existentielle.

 

La communication des points d'une doctrine fait intervenir les connaissances et les valeurs attribuées. Cette communication est un débat et un accord total entre les différents interlocuteurs peut ne pas être obtenu parce que les valeurs sont propres à chaque interlocuteur. Toutefois un accord sur une action future peut être obtenu par un vote.



Le but d'une doctrine est de fournir des prévisions concernant les valeurs de résultats d'actions futures à partir des valeurs de résultat d'actions passées. » définition de Stéphane Coël, Les modes de penser (selon Jean Piaget)



Il n'est pas aisé d'être synthétique quand on aborde le sujet de ce glissement idéologique du « non-conformisme » au « néo-souverainisme ».



D'une certaine manière, les avant-gardes ont mit de côté le « pourquoi nous combattons ? » au profit du « que faire ? ». Ne sachant que faire sans doctrine, ils se sont enfermés dans la question de la stratégie médiatique, se sont persuadés de la rentabilité politique du « constat de faillite », du potentiel révolutionnaire de la réinformation, fascinés par la mécanique de la décadence, et charmés par les réseaux sociaux. Les militants devenaient des communicants. Aujourd'hui, nous parlons davantage des formats et de la technique, que des idées. Nous faisons du marketing et oublions pourquoi nous combattons.

 

Une scène qui se déroule dans l'ombre de l'hégémonie globaliste et que nous pouvons découper en trois actes : chute du mur de Berlin en 1989 ; attentats du 11 septembre 2001 ; Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe de 2005.

 

Pour le Camp national, la défaite du mégrétisme et l'influence croissante du chevènementisme exigeait une métapolitique « nationaliste » ; révolutionnaire et conservatrice, d'entrisme pour exister ou, plus précisément, ne pas disparaître, entre la « nouvelle gauche », la « dissidence » et la « sphère complotiste ».

 

Des avant-gardes de l'avant et du lendemain de la veille ; de l'extrême-gauche à l'extrême droite du spectre politique dans tous ses particularismes postlibéraux groupusculaires, ont eu l'intuition d'enterrer temporairement la hache de guerre doctrinale et générationnelle pour tenter de frapper le Titan globaliste ; chacun de leur côté, aux rares moments où il était à découvert. Parallèlement, une littérature conspirationniste se développait et interpénétrait tous les milieux.

 

Des tentatives tactiques de renversement d'alliance, d'émergence médiatique, de combat frontal à l'occasion de reconfiguration géopolitique, d’événements extraordinaires ou de coups d'état des élites par la trahison du « principe démocratique » dans des consultations décisives. Des tactiques qui n'avaient pas vocation à devenir une permanence stratégique sorties de ces contextes particuliers. Ce que l'extrême-gauche a toujours comprit.

 

Dans la plupart des cas, ces mouvements ont plutôt profité à la Gauche ; par l'entremise des trotskystes et de militants professionnels, il était prévisible qu'au bout du processus un souverainisme bon teint très marqué à gauche prendrait le contrôle de l'opposition souverainiste de pseudo-droite conservatrice prête à tout brader pour quelques arrangiamento libéraux.



Pourtant, et avant d'en arriver là, c'est à Droite, par l'entremise des arrière-gardes, requinquées par les sunlight des boules-à-facettes conspirationnistes, que l'on va naïvement considérer que cette tactique « ni gauche, ni droite » ; cette fiction métapolitique de convergence des luttes, peut faire stratégie, métapolitique, idéologie, doctrine, ordre, parti, philosophie, politique, vision du monde, tout à la fois, et s'enraciner dans le temps, pour faire venir à eux le « marrais ».



On nous dira alors que gauche et droite ne veulent plus rien dire, mais les militants n'ont jamais cessé de s'identifier plutôt de gauche ou plutôt de droite malgré les injonctions au « ni gauche ni droite », et l'ont l'air de très bien savoir ce que sont la gauche et la droite. En effet, on ne quitte pas la « gauche » démocrate chrétienne et laïque populaire pour aller nul part, et on quitte rarement la « droite » culturelle et identitaire, une fois qu'on y est... On parle bien de gauchisme, de droitard, de droite alternative, d'union des droites, etc. Les militants ont comprit intuitivement les limites de cette fiction du « ni gauche ni droite » et les glissements idéologiques qu'elle sous-entendait ; pour le moins, ils ont compris le sens réel de ce clivage, à la différence des idéologues qui y croient et prennent cette expression au pied de la lettre, ne distinguent plus Gauche et Droite, en ce que ce clivage à de principiel et de fondamental. Maintenant, c'est aux militants de ne pas l'oublier et de comprendre que gauche et droite ne sont pas qu'un clivage sociétal ; il ne s'agit d'opposer gauchistes et droitards sur les réseaux sociaux éternellement. Nous espérons être compris et des cadres et des militants.



« 1- Ce que dit et professe une idéologie ne doit pas être jugé selon le critère moral (« est-ce bien ou mal ? ») mais selon le critère expérimental de l’efficacité (« est-ce fonctionnel ou non ? »).



2- La plupart des idéologies, liées ou non à une religion, échouent pour une raison de méthode : elles vont de la théorie à la pratique, alors qu’il faut aller de la pratique à la théorie.



3- Le judéo-centrisme : une obsession creuse dont on ne peut clairement définir la cause, le sens, pas plus que les buts. Certains diront que la peur du lobby juif me fait écrire cela. Je n’ai peur de rien, et je vais bientôt mourir. J’ai compris au fil des années que la réduction antisémite de l’ensemble des problèmes actuels à la question juive est la forme la plus éclatante de complotisme contemporain.



4- On ne combat jamais seulement une religion, une idéologie ou une doctrine, mais d’abord des hommes réunis en un groupe, dont ils incarnent collectivement l’état d’esprit.



5- L’homogénéité ethnique est la condition de la paix civile et de la prospérité. Comme l’avait noté avec bon sens Aristote, la cohabitation pacifique et économiquement viable – sur un même territoire – de populations ethniquement différentes (cultures et origines) est en général impossible ; elle débouche la plupart du temps sur des conflits incessants, puis sur la guerre civile, où systématiquement, l’envahisseur essaie de prendre la place des autochtones.



6- Dans une société ou un pays, seule une très petite minorité allogène peut s’intégrer, par mimétisme et renonciation à son identité originelle. Au-delà d’un certain seuil numérique – plus de 2% de la population, en général – ce sont désordres et conflits assurés, avec ghettos inévitables se formant peu à peu, chacun voulant se regrouper avec ses semblables ; l’assimilation et l’intégration sont impossibles entre deux cultures différentes, surtout quand un fort facteur racial vient saler l’addition.



7- L’islam, lié chez nous à l’immigration massive de ces quarante dernières années, est un facteur déclencheur quasi certain d’une guerre civile, du fait de sa nature et de son histoire – humiliations, agressivité constante, désir de conquête et de revanche, barbaries épouvantables, etc.



8- Le but de l’islam depuis quatorze siècles, sous direction arabe, est la conquête de l’Europe, y compris par la violence. Il leur faut aussi se venger de la honte de l’expulsion de notre continent à deux reprises, puis de la colonisation. Ils ne cesseront pas de nous en vouloir comme par enchantement. Les pays musulmans du Golfe, mais aussi l’Algérie ou la Turquie, sont discrètement parties prenantes dans cette entreprise de conquête.



9- Comme quand on fait face à une fuite d’eau, la solution politique n’est pas ici dans la gestion approximative et temporaire de la fuite, mais dans sa coupure nette, puis dans la décision d’écoper et de pomper.



10- Pour une Nation, surtout si elle a eu l’imprudence d’admettre des immigrés, l’essentiel, à moyen et long terme, est de s’assurer une démographie autochtone de renouvellement des génération. » Guillaume Faye, Mes principes d'homme de droite (extrait de « Guerre civile raciale »)



En tout cas tout le monde de « nos milieux » semble comprendre ce qu'est la Droite ; ça n'est pas notre langage mais celui des militants. Mais ça fait bien longtemps que les intellectuels n'écoutent plus les militants. Nous irons plus loin en disant que le nationalisme est passé à gauche par surinterprètation du fait souverainiste comme un fait de droite, un néo-souverainisme qui ne sera jamais identitaire. Le nationalisme ; la deuxième théorie politique, ne reviendra pas dans sa forme naturaliste, patriote, d'état-nation.



L'expression « UMPS » ; qui évoquait le statu-quo postlibéral et globaliste électoral du système démocratique et politico-médiatique occidental, a été volontairement mal interprétée par la dissidence et donc mal comprise par les militants. C'est l'origine symbolique de la subversion souverainiste. « UMPS » ne signifiait pas qu'il n'y avait plus de gauches et de droites – tant sur le plan des valeurs que des principes – mais voulait dire, du point de vue de la politique-politicienne, qu'il n'y avait plus de représentation de la « Droite fondamentale » dans le système électoral politico-médiatique, ainsi que l'on pensait que certains combats « sociétaux » dépassaient désormais ce cadre ; mais lesquels ? Et quelle « doctrine » pouvait transcender ces clivages dans le temps ?



Parce que la question était bien celle-ci et les militants l'avaient comprit, ce sont les « créateurs de contenu » et « influenceurs » qui ont mit cette question de côté en expliquant aux militants qu'il fallait tout miser sur le spectacle contre-culturelle de la réinformation et faire l'unité. Une unité qui n'est jamais venue, qui a surtout nourrit des clash, des divisions, des rancœurs. C'est ce qui se passe quand on ne débat pas. Quand on abandonne la doctrine. Toutes les idées ne se valent pas, et il n'y a pas plusieurs combinaison possible pour faire sauter la banque.



Certains « trotskystes » et « tercéristes » dissidents du « néo-conservatisme de gauche et de droite » ont du comprendre que les radicaux des deux rives étaient en train de confondre les deux plans, politique et métapolitique... C'est un peu l'histoire du renard et du corbeaux entre « trotskystes » et « tercéristes » ; entre les deux préfigurations du néo-souverainisme.



L'extrême-gauche (maison mère des trotskystes), contrairement à l'extrême-droite (vaisseau mère des tercéristes), est symboliquement représentée dans le système politico-médiatique et ses idées ne sont pas stigmatisées. Même si elle réclame toujours plus d'égalités (c'est-à-dire d'impôts), sans prendre le mal à la racine, et qu'elle peut agacer ses contemporains, elle est encouragée, elle sait aussi se faire plus discrète que vous ne le pensez – nous ne parlons pas ici des antifas caricaturaux qui détournent l'attention et chassent les « fachos » pendant que les bulots à lunettes et en costume vont convertir du prolo à l' « Internationale masquée » et à l' « écologie punitive ». Les militants de gauche évoluent dans un système amis où leurs méthodes et leurs stratégies d'entrisme expliquent moins leurs réussites – dans la récupération des mouvements sociaux et le fait qu'ils tiennent la rue ; en tout cas quand c'est nécessaire – que le blanc-seing dont ils bénéficient. Le capital sympathie pour leurs idées est fort et leurs subversions passent inaperçues. Ils maintiennent cette tension nécessaire à Gauche et au bon fonctionnement du contrôle de l'opposition par ses connexions souverainistes.



Inversement, les idées radicales (même d'une gauche qui serait trop identitaire) éveillent rapidement les soupçons, perturbent et ne bénéficient pas de ce confort, de cette invisibilité des forces du bien. Les droites radicales qui veulent faire passer leurs idées avec des méthodes et des stratégies d'extrême-gauche sont vouées à l'échec : non seulement leurs idées ne passeront pas de cette manière, cette métapolitique bénéficiera à l'extrême gauche, et, à la fin, leurs idées seront dénaturées, fades, sans goût. Dans les faits, les nationalistes gagnent les débats dans des rapports frontaux. Puisqu'il suffit d'évoquer la possibilité que l'immigration est un problème pour que s'abattent les foudres, autant répondre par le « Feu de Zeus ».



« La méthode ne vaut que par l'exécution. » Richelieu



Les intellectuels « centristes » influencent l'opposition sans jamais rien devoir concéder à nos idées. Il n'y a pas de débat. Il y a l' « altruisme intéressé » des nationalistes qui, c'est moins vrai aujourd'hui, ouvraient leur porte à ce que nous pouvons qualifier d’intellectuels marxistes, mais l'inverse n'a jamais été vrai. Ainsi, ces intellectuels venaient perturber la critique radicale de la démocratie qui était faite à l'époque et déconstruire une métapolitique fleurissante en faisant passer des idées égalitaristes en contrebande pour la corrompre.



Il y a quelques années, nous avions adressé un « courrier », courtois, à Étienne Chouard, une note synthétique, appuyée sur des références, dont il n'avait certes pas l'habitude, précisément pour qu'il se confronte à de nouvelles formes critiques de la démocratie moderne. Dans un premier temps, il nous a dit que c'était intéressant, qu'il allait regarder de plus près, nous l'avons relancé un bon mois plus tard, il ne nous a plus répondu, nous n'avons pas insisté. Pour résumer, après une distinction entre démocratie sacrée et laïque, nous lui opposions le fait que le préambule à une réécriture constitutionnelle était de redéfinir les termes de l'identité, de la nationalité et de la citoyenneté. Nous prenons cet exemple, mais nous en avons mille. Nous n'avons pas le droit d'être en désaccord, d'opposer et d'obtenir un droit de réponse. Les gens ignorent les critiques qui ne les arrangent pas, quand bien même vous avez prit le temps de travailler sur leurs idées ; c'est ça le débat politique au XXIème siècle.



Nous autres, cœurs sauvages de l'Empire de la Fin, nous nous sommes intéressés et confrontés aux idéologies en mouvement dans l'opposition nationale, afin de reconnaître nos amis et nos ennemis fondamentaux, mais qui nous a reconnu, qui nous a répondu, ou nous fait l'amitié de nous relayer comme si cela engageait à quelque chose d’extraordinaire ? Fallait-il vous le demander ? Ne vous intéressez donc vous pas aux idées qui parcours les dissidences et résistances nationales ?



Les radicaux sont tombés dans un piège qu'ils se sont eux-mêmes tendus ; les stratégies d'entrisme et de réinformation fonctionnent pour les marxistes, pas pour nous. Elles digèrent nos radicalités. Il faut distinguer « radicalité » des positions extrêmes et des postures virilistes ; comme il ne faut pas confondre virilisme et virilité virtus. Le virilisme est un machisme de bas étage intellectualisé et mit en esthétique. Une esthétique qui est conforme à la forme de la vulgarité post-moderne loin du « Vril indo-européen ».



L'extrême-droite réinforme, ouvre l'opinion, mais n'arrive pas à faire passer ses idées, et encore moins ses solutions... L'extrême-gauche n'a plus qu'à reprendre la main et imposer ses slogans ; ainsi de suite, de mouvements en mouvements. La réinformation travaille essentiellement pour la gauche sociale et a réduit les radicalités nationales à peau de chagrin.



« Marine Le Pen, ou comment garder la crémerie en 5 purges: 1999 : les mégrétistes, 2008 : le canal historique, 2013/14 : purge philippotiste de conservateurs et d’identitaires, 2017/18 : purge des philippotistes, 2020 : purge des marionistes. » Résume Jean-Yves Le Gallou sur Twitter ; c'est le même phénomène à une autre échelle.

 

Il n'y a jamais eu de réelle traduction révolutionnaire de cette main tendue des « alter-nationalistes » aux « alter-mondialistes », et sans remonter trop loin, l'expérience des Gilets Jaunes nous montre que de mouvements en convergences à sens unique, les « méthodes trotskystes » bénéficient systématiquement à une récupération et à un enracinement des luttes à gauche. Tout simplement parce que les méthodes trotskystes d'entrisme et les stratégies gramscistes de combat culturel ont un adn, certes sociale, mais intrinsèquement marxiste, pensées à gauche avec une vision du monde basée sur le principe égalitariste. D’autant plus subversives quand elles sont appliquées dans un contexte favorable à la gauche, ce qui est le cas actuellement (malgré ce que les natios ont l'air de penser).



Ces différentes stratégies d'entrisme seront toujours une porte d'entrée aux idées et subversions de gauche. La « Droite » n'a pas à être « technique », « tactique », « stratégique », « pragmatique » où ne savons quelles autres billevesées, nous ne défendons pas la même vision du monde. La Droite a besoin de s'assumer et se montrer, à être, c'est tout ce qu'elle a à faire (et apprendre à se tenir sur les réseaux sociaux).



L'ère de la réinformation est terminée. L'ère de la séduction ; de l'érotisme révolutionnaire, commence.



Les militants ont toujours du mal à définir qu'est-ce la « Dissidence » ? Forcément, puisqu'on ne peut pas vraiment la définir par son idéologie subversive ou sa doctrine purement spéculative.



A partir de 2005, la Dissidence, ce sont les avant-gardes politico-médiatiques des réseaux contre-culturels de gauche, et de droite, qui ont choisit de s'embourber dans la stratégie métapolitique de la réinformation et, accessoirement, de la reconquête culturelle. La réinformation contre le réenchantement.



Nous pourrions définir la « réinformation » comme une « stratégie médiatique de débordement », une « méthode transversale d'entrisme », une cybernétique réinformationnelle ouverte à tous les vents magnétiques des « contre-réinformations étatiques des profondeurs numériques » et des « subversions algorithmiques de toutes les centrales de contre-initiation en mouvement ».



Mais ça ne sont pas les idées « non-conformes » qui ont débordé dans le marrais. Le marrais a débordé dans le champ national qui est devenu un immense marécage infesté de moustiques souverainistes et de libellules conspirationnistes.



Nous sommes pour une métapolitique de l’assèchement révolutionnaire et du bocage de radicalité, pas de la terre brûlée réinformationnelle et du barrage souverainiste ; retour au paysage « dissident » sur les deux plans civilisationnels initiaux, résistance locale (démocratie sacrée ; identitaire) et révolution européenne (troisième voie ; quatrième théorie politique).

 

Quelques uns, qui ont ancré cette stratégie toujours plus à gauche dans la technique et le glissement idéologique, se revendiquent à nouveau de Droite ; de la Droite fondamentale, et renient la Dissidence qui est restée ce qu'elle a toujours été, mais ce sont des déclarations de principe car ils ont gardé la même stratégie et la même métapolitique que la Dissidence qui contient la subversion néo-souverainiste en elle ; sorte de relativisme doctrinal qui n'a pas plus d'effet sur le terrain que sur internet en terme d'influence. Et quand nous disons « déclarations » nous parlons de vagues allusions qu'il faut encore pouvoir décrypter.



En effet, en l'absence d'effort critique, de débat et de confrontation, pour faire le bilan de cette « métapolitique de la réinformation », ils sont toujours au service du néo-souverainisme quoiqu'ils en disent et par ambiguïté.



Il y a toujours un trait d'union et un certain consensus idéologique entre « nationalistes » et « patriotes ». Si le consensus autour du Souverainisme est évident, il reste à trouver quel est ce « trait d'union » entre tous ces gens si ça n'est pas, ou plus, la « Dissidence »...



En ce qui nous concerne, nous nous éloignons naturellement de « ces milieux » qui deviennent « hystériques », ou pour le moins désagréables à côtoyer... En effet, à force de ne pas communiquer normalement entre eux, ce qui pouvait ressembler à des guerres de chapelles, qui ne sont pas mauvaises et même plutôt saines pour la vie des idées, se sont transformés en une Guerre de tous contre tous où les idées et la doctrine ne sont plus au centre. De plus, nous n'avons pas réellement d'échanges métapolitiques avec les militants patriotes/nationalistes et ça n'est pas très intéressant d'insister, ils rentrent dans la phase du slogan, qui fonctionne en vase-clos, une fois que l'on entre dans cette phase, il est rare que l'on en sorte, c'est ce qu'il s'est passé à E&R il y a quelques années et la dissidence Soral/Dieudonné n'en est jamais revenue.



Un certain « effet de loupe » ; inhérent aux réseaux sociaux et aux niches métapolitiques, nous donne l'impression que nous sommes plus que nous le sommes en réalité, une fois que vous avez retirer les démotivateurs et les trolls il ne reste plus grand monde... Au bout d'un certain temps, le réseau devient un circuit fermé, sans parler du shadow banning ou autre « stratégie de l'étouffement » interne : si une « tête de réseau » a décidé de ne pas vous mettre en avant, vous restez dans les limbes du réseau. Les idées qui ont le droit de citer ou non sont entre les mains de quelques uns. Nous en sommes les témoins probes.



Cette situation de statu-quo et de non-débat plonge les militants dans le désespoir politique, ainsi, La Dissidence Française nous apprend dans un communiqué qu'elle a décidé de cesser toutes activités, une décision qui « se justifie surtout par la gravité de la crise économique, sociale et politique qui frappe aujourd’hui notre pays, et qui doit obliger chacun à un devoir d’inventaire et à un examen critique de son engagement militant afin d’en tirer les conclusions qui s’imposent. »



Dans la foulée « Vincent Vauclin a annoncé la parution de son nouveau livre (Reconquête, Manifeste de la droite alternative) et la fondation d’une nouvelle force politique : le Mouvement National-Démocrate. »



C'était un mauvais exemple de « dépression », quoique, mais ça n'en reste pas moins une illustration du problème de fond dont nous parlions au sujet de la Doctrine et d'un manque de communication idéologique.



Notre première impression ; et nous connaissons suffisamment Vincent pour lui dire franchement, c'est qu'il s'agit d'un relooking, parce que La Dissidence Française pouvait avoir une image fascisante, plutôt que d'un réel changement de ligne. Quoiqu'il en soit, la présentation de ce mouvement ne nous convainc pas, et peut-être moins que le format de « La Dissidence Française » qui pouvait jouer un rôle métapolitique assez important dans le camp national en terme de représentation esthétique de la « Révolution-conservatrice ».



Nous aurions comprit la stratégie d'un « Mouvement Souverainiste-Européen » ; histoire de dammer le pion aux souverainistes et à Macron simultanément en les dépassant par une Troisième voie française pro-européenne qui garantit la « souveraineté nationale » à laquelle Vincent est attaché comme de nombreux Français – qui ont peur de perdre leurs spécificités, et nous les comprenons –, mais qui se tourne résolument vers l'Europe, et ouvre le mouvement aux européanistes pour de vrais débats à « Droite » : une articulation entre principe « souverainiste » et principe « identitaire » que les nationalistes semblent chercher pour se distinguer des souverainistes. Bien que cette « distinction » soit pour nous de l'ordre de la posture et du cosmétique, une « impasse stratégique » ; c'était peut-être une première étape à franchir pour les nationalistes. Mais l'articulation franco-française « nationalisme » (souverainisme) et « démocratie » (qui renvoie d'une manière ou d'une autre aux « valeurs actuaires de la république ») pour l'instant nous échappe...



« Pour sortir de ce paradoxe, de cette impasse, L'Europe devrait pouvoir parier sur la culture, sur ses universités, sur un retour aux racines communes de notre civilisation et ensuite, dans un deuxième temps, se donner une arme militaire et diplomatique commune pour s'imposer comme bloc sur la scène internationale. » Robert Steuckers, Europa – Valeurs et racines profondes de l'Europe, Chapitre IX Faire l'Europe par la culture et le savoir, pp. 195 à 199, aux éditions Bios



Cependant, Vincent Vauclin à une expérience de terrain que nous n'avons pas, un homme discret pour un homme politique mais qui sait prendre ses responsabilités, un homme raisonnable mais ferme sur ses convictions, en bref, un homme équilibré en qui nous avons une confiance aveugle – ce qui est rare – et qui n'acceptera de faire aucune compromission sur les grands principes. Un camarade que nous encourageons et qui nous serait d'un prompt renfort !



***



Le militant est donc séparé de l'équation fondamentale et existentielle à l'origine de tout militantisme : de son intuition et de sa conviction. Il ne sait plus pourquoi il combat et ce qu'il doit faire. Pour des raisons stratégiques discutables et ne peut, par conséquent, être un militant et exister, ainsi, cette stratégie ne permet que d’interpréter le rôle du commentateur, du spectateur, du consommateur, du relayeur, du suiveur, de l'encarté, de la chaire à canons, de la viande froide.



Si l'opposition nationale veut des militants elle doit changer de stratégie, si elle ne veut même pas envisager cette question, c'est qu'elle ne veut que des donateurs serviles. Les têtes de réseaux ont tord de ne pas écouter davantage les militants dont certains gardent une radicalité intacte de tout intellectualisme, ont une expertise qui s'avère bonne conseillère et sont les véritables avant-gardes opératives qui n'attendent qu'à être mobilisées. Ne sous-estimez pas l'influence qu'ont sur vous les médias de réinformation si vous en consommez et vous en consommez forcément.

 

Pour de nombreux militants de la cause nationale, le débat doctrinal est un non-sujet. Certains ignorent qu'un débat doctrinal puisse exister. D'autres rejettent l'idée même de débat par principe ou pour des raisons tactiques groupusculaires ou électoralistes.

 

Dans les deux cas, commentateurs et militants combattent les gauchistes engagés sur la base de quelques fondamentaux ou du bon sens – qu'il ne faut pas confondre avec la doctrine –, mais ils n'ont pas conscience que la stratégie métapolitique imposée par les médias de la réinfosphère est le véhicule d'une construction idéologique souverainiste – un « nationalisme » dénaturé ; une deuxième théorie politique anachronique – qui s'est clandestinement substituée au débat doctrinal – entre le 11 Septembre 2001 et aujourd'hui –, jusqu'à ce que les militants ne différencient plus « réinformation » et « souverainisme », ne distinguent plus la stratégie de la doctrine, et, par cette subversion, n'entrevoient pas que le combat idéologique CONTRE le « gauchisme » – stade primitif du combat – suppose un débat doctrinal POUR une idéologie, pour une philosophie-politique, pour une vision du monde, pour un paradigme à opposer au globalisme. Le bon sens qui se suffit à lui-même pour fédérer les patriotes contre la médiocrité gauchiste et l'agressivité antiraciste n'est plus suffisant lorsqu'il s'agit de se fédérer autour d'une Doctrine et de faire Parti.

 

Le débat doctrinal était au centre de l'opposition au début de l'aventure dissidente (et il l'est toujours d'une certaine manière entre militants), mais, petit à petit, on a mit en sourdine ce débat ; pour éviter le transfert de communauté tout en faisant, vu de l'extérieur, un semblant d'unité. Un « mensonge à soi-même » qui ne trompe personne ; même pas le reflet dans le miroir que nous croisons chaque matin.



Il est nécessaire que ce débat soit organisé et cadré par les intellectuels et médias de la réinfosphère pour être audible. Le débat entre militants est sans doute un bon exercice et un préalable mais nous voyons ses limites et son inconséquence...



« Je comprends qu’un être isolé, n’ayant qu’un cerveau et qu’un cœur, qui s’épuisent avec une misérable vitesse, se décourage et, tôt ou tard, désespère du lendemain. Mais une race, une nation sont des substances sensiblement immortelles ! Elles disposent d’une réserve inépuisable de pensées, de cœurs et de corps. Une espérance collective ne peut donc pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus forte et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » Charles Maurras, L'Avenir de l’Intelligence



Certains individus et groupes pensent, de bonne foi, défendre une doctrine qui ne ferait pas débat, qui s'imposerait naturellement et qui s'opposerait de facto au globalisme et au souverainisme mou. « Souverainisme » que certains critiquent en surface mais en en embrassant de nombreux travers idéologiques sur le fond. C'est la théorie des « vrais-faux trucs » dont nous avons parlé dans d'autres travaux, la démocratie n'est pas la vraie démocratie, donc on ne critique pas le principe démocratique, même chose pour la république etc. Le souverainisme n'est pas le vrai souverainisme nationaliste et identitaire, donc on ne critique pas le souverainisme. En attendant, les européanistes qui attaquent frontalement les souverainistes en leur nom et à visage découvert se comptent sur les doigts d'une main.



Les souverainistes ont prit le contrôle du « camp national », de la « réinfosphère » et de la « dissidence ». Les nationalistes se voient en embuscade du souverainisme, les tercéristes en embuscade du nationalisme, les européanistes en embuscade du tercérisme, les royalistes en embuscade des royalistes, mais dans les faits, nous ne connaissons pas de Littérature de combat souverainiste, nationaliste, tercériste ou royaliste qui œuvre à la construction du doctrine révolutionnaire et métaphysique à partir d'une doctrine traditionnelle ou d'avant-garde « nationaliste », qui contredit frontalement et fondamentalement le néo-souverainisme dans ses avancées et ses subversions quotidiennes. Il y a des sous-entendus, mais pas de débat. Méfiez-vous particulièrement des apparatchiks qui pensent que la politique se limite à commenter nerveusement la politique-politicienne, les petits arrangements entre voleurs et les résultats électoraux, comme on commente fiévreusement des résultats sportifs, ou une partie de football.



Premièrement, ça n'est pas notre sujet, ce qui nous intéresse ce sont les idées en mouvement dans l'opposition nationale au globalisme, pas les idées des partis soumis au globalisme, c'est notre démarche, il y a bien assez de commentateurs de la vie politique. Si vous voulez nous parler du RN, des Patriotes, des Républicains et autres canailles, vous vous êtes trompés d'endroit, nous sommes abstentionnistes de naissance, au service d'un « Empire sans empereur ». Nous vous proposons de vous intéresser à vos propres idées, aux idées des dissidences et résistances au globalisme. De ce que nous savons, vous êtes dans une position qui ne vous permet pas de faire l'économie d'une petite remise en question idéologique et doctrinale.



Deuxièmement, tout le monde peu allez voir les résultats de toutes les élections européennes, voir les grandes tendances qui s'en dégagent, ensuite, il s'agit d'interpréter le fait électoral. Est-ce si intéressant que cela ? Dans tous les cas, nous n'avons pas besoin du filtre des politologues et politicards. Mais les élections ne dégagent précisément que des tendances, il y a de nombreux facteurs qui rentrent en jeu : l’abstention, la représentation, le problème de la démocratie représentative, la propagande politico-médiatique, la liberté d'expression, la criminalisation du fait identitaire etc. Non, les élections ne disent pas l'avenir, et nous ne pouvons pas nous projeter sans doctrine, ça ne sont de toutes façons pas les masses qui font l'histoire dans un premier temps. Les spéculateurs et parieurs politiques sont des petits joueurs. Vous ne misez pas sur les bons chevaux.



Troisièmement, plus les souverainistes et les nationalistes perdent, plus ils sont arrogants, méprisants et insultants. C'est assez extraordinaire. Et particulièrement envers les européanistes et les identitaires dont ils n'ont pas encore remarqué que tous les mouvements identifiés comme des groupes identitaires crédibles, solides, qui pèsent dans le paysage de l'opposition nationale et des idées sont « Européens », de « troisième voie », en aucun cas « nationaliste » ou « souverainiste ». Le nationalisme est résiduel. Les nationalistes sont à la botte des souverainistes, leur ligne imaginaire à la fois identitaire – « identitaire » aujourd'hui veut dire : remigration, réalisme racial et révolution européenne – et à la fois souverainiste – « souverainiste » qui veut dire : antiracisme, assimilationnisme et égalitarisme de droite républicaine – n'existe pas, n'est incarnée par personne, elle est tout-à-fait anonyme, elle est antinomique tant sur le plan doctrinal que sur le plan du fait identitaire qui est un fait européen. La ligne la plus proche de leur ligne Maginot nationaliste est la ligne de E&R – ou de Zemmour selon qu'ils soient plus ou moins antisionistes ou plutôt islamocritiques – dont les nationalistes pensent que l'une et l'autre dissimulent une révolution identitaire... Les souverainistes, toutes tendances nationalistes ou patriotes confondues - « patriote » voulant dire « marxiste » sans aucune ambiguïté –, peuvent ignorer la pensée traditionaliste et européenne jusqu'au jour du conflit, ça n'empêchera pas la révolution et le conflit définitif d'avoir lieu...



« Qu'était-il donc venu faire en cette France du XVIIIe siècle qui ne le prévoyait certes pas et l'attendait moins encore ? Rien d'autre que ceci : Un geste de Dieu par les Francs, pour que les hommes de toute la terre n'oubliassent pas qu'il y a vraiment un Dieu et qu'il doit venir comme un larron, à l'heure qu'on ne sait pas, en compagnie d'un Étonnement définitif qui procurera l'exinanition de l'univers. Il convenait sans doute que ce geste fût accompli par un homme qui croyait à peine en Dieu et ne connaissait pas ses Commandements. N'ayant pas l'investiture d'un Patriarche ni d'un Prophète, il importait qu'il fût inconscient de sa Mission, autant qu'une tempête ou un tremblement de terre, au point de pouvoir être assimilé par ses ennemis à un Antéchrist ou à un démon. Il fallait surtout et avant tout que, par lui, fût consommée la Révolution française, l'irréparable ruine de l'Ancien monde. Évidement, Dieu n'en voulait plus de cet ancien monde. Il voulait des choses nouvelles et il fallait un Napoléon pour les instaurer. Exode qui coûta la vie à des millions d'hommes. » Léon Bloy, L’Âme de Napoléon, introduction, pp. 30-32, éditions Tel Gallimard



En quelque sorte, cette « stratégie de la réinformation » prive le militant de son identité politique, de ce qu'il y a de plus engageant dans sa vie militante, qui forme sa colonne vertébrale, qui donne du sens à son action, qui lui permet de se projeter.



« Ainsi, dans un entretien avec Le Figaro, en date du 20 mai 2000, Hans Dietrich Genscher encadrait-il parfaitement la somme de problèmes soulevés par les déclarations de Joschka Fischer :

 

1) « L'intention de Fischer est maintenant de renforcer l'Union européenne dans la perspective de son élargissement. Il s'agit d'en faire un acteur efficace du nouvel ordre mondial. »

 

2) « Au monde bipolaire de la guerre froide s'est substitué un monde multipolaire. Les États-Unis, la Russie, la Chine et, à quelque distance, le Japon, y ont déjà pris place. L'Inde va entrer dans le club. Il ne vaut pas que l'Europe soit en reste. A ses débuts, le nouveau gouvernement allemand avait laissé un peu en friche le terrain de la politique étrangère. Ce plan Fischer lui restitue un visage européen sur l'arrière-plan de la mondialisation. Fischer voit loin. Il aura des contradicteurs, mais il tient le bon bout. »

 

Bien entendu, que l'actuel ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne ait vivement ressenti, et pour une fois pu dire clairement et très fort la nécessité d'un renforcement significatif des liens politiques unissant déjà la France et l'Allemagne au sein de l'Europe, renforcement que l'on entend porter jusqu'à l'institution immédiate d'une relation fédérale des deux pays, d'une relation fédérale spéciale, destinée à servir de banc d'incitation, de pôle d'attraction et de chantier ouvert à l'intention d'autres pays européens, disponibles, dans la course, déjà, de l'intégration politique, quoi de plus normal ? » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, La Stratégie contre-mondialiste de l'Axe Paris-Berlin-Moscou, Renforcer L'Union Européenne dans un monde multipolaire, p. 299, aux éditions Alexipharmaque



Alexandre Douguine est CONTRE le globalisme parce qu'il est POUR l'eurasisme. Les eurasistes ne font pas de réinformation pour faire de la réinformation. Pour s’opposer au globalisme, ils incarnent une philosophie-politique, un Parti. Une « doctrine révolutionnaire » qui se réfère et se confronte aux anciennes idéologies et leurs nouvelles stratégies qui ne répondent pas à la situation de la postmodernité et à la géopolitique des Blocs.



On peut discuter du bien fondée de la doctrine eurasiste si nous avons une doctrine et une vision du monde à lui opposer. Les européanistes – ancienne tradition politique européenne cristallisée par le GRECE ; et ce que les médias appellerons « La Nouvelle Droite », à partir de 1969 – ont une doctrine proche et qui a inspiré Alexandre Douguine. Et bien qu'il n'y ait pas un dialogue intense entre européanistes et eurasistes, nous communiquons sur la base d'une même vision du monde dont nous sommes des tendances et des évolutions, nous-mêmes nous situons quelque part entre européanisme et eurasisme. On pourrait alors comparer la doctrine souverainiste et la doctrine eurasiste, les faire dialoguer. Mais sans doctrine, nous ne sommes même pas en capacité d’opérer ce genre de communication de doctrine à doctrine. Eurasisme et Souverainisme ne sont pas sur la même fréquence métapolitique. Les communications doctrinales et grand-continentales sont rompues. Il faut tout de même que vous imaginiez que nous sommes dans une période où les souverainistes nient effrontément l'existence d'une pensée européenne...



L'Europe est dans une situation qui, dans une perspective multipolaire, lui autorise à penser de nouvelles dimensions et subsidiarités de la Souveraineté. Douguine n'oppose pas au globalisme une vague stratégie médiatique souvent contre-productive qui, refusant de se construire en doctrine, développe une idéologie par défaut, qui sait plus ou moins ce qu'elle combat – et encore, il y aurait beaucoup de choses à dire à ce sujet – mais qui n'a aucune idée de pourquoi elle combat...



« La multipolarité ne serait également pas compatible avec le multilatéralisme. Ce dernier met l’accent sur le dialogue et la collaboration entre les États démocratiques principalement. Dans ce système, c’est toujours la diffusion du modèle démocratique et de l’idéologie des droits de l’homme, érigées en valeurs universelles, qui posent problème. Effectivement, il n’y a aucun accord de libre-échange entre l’UE et la Chine ou la Russie à l’horizon. La seule différence avec la non polarité serait que la collaboration n’intègre pas les acteurs non étatiques. Douguine postule que le monde multipolaire ne s’accorde pas avec le multilatéralisme, car il ne reconnaît pas la légitimité de l’Occident à agir au nom de toute l’humanité. Le multilatéralisme et la multipolarité seraient en effet indissociables selon certaines visions occidentales  ; un discours de l’ancien président français Jacques Chirac durant l’été 2003 l’illustre : «  J’ai la conviction que l’organisation du monde ne peut être que multipolaire et ne peut que reposer sur le multilatéralisme  ». » Franck Pengam, L'approche eurasienne de la multipolarité



Nous prenons l'exemple de l'eurasisme et d'Alexandre Douguine car nous n'en connaissons pas d'autre pour illustrer l'enjeu du débat doctrinal actuel, de quel niveau de doctrine nous parlons, de quelle échelle géopolitique.

 

Ainsi, dans le Donbass, flottent des drapeaux eurasistes... Mais l'esthétique eurasiste est au service d'une Doctrine. L'esthétique souverainiste est au service d'elle-même et n'a pas de bannière.



L'eurasisme entretient une Littérature de combat qui lui est propre, prophétique et annonciatrice. Qui fait l'actualité.



Où est la littérature prophétique de combat et d'annonciation du néo-souverainisme ?



Où est l'effort de construire une « Quatrième théorie politique » au niveau qu'il convient dans l'opposition française au globalisme ?

 

La « géopolitique du frexit » est la grande inconnue de la « métapolitique souverainiste ».



Les militants souverainistes/nationalistes éprouvent quelques difficultés à nous exposer leurs visions géopolitiques, ce qui est assez inquiétant. D'une façon ou d'une autre, les positions souverainistes ouvrent sur la négociation de nouveaux traités bilatéraux ; c'est-à-dire remettre de l’étatique dans une nation qui s'en libérait, d’états-nations à états-nations morts et enterrés avec le système westphalien, à l'heure des grandes puissances et « zones économiques » – Groupe de Visegrád, Union économique eurasiatiqueet qui mène, au mieux, à la situation du multilatéralisme. Sinon au statu quo ante de l'unipolarité.

 

Le frexit ou autres positions « crypto-souverainistes » ne répondent pas à la question centrale de la France-Afrique et des Dom.



En effet, la France seule ne peut pas en même temps sortir de l'UE, abandonner ses colonies – nous souhaitons rendre leurs indépendances ethno-culturelles à tous les peuples –, radicalement changer sa « diplomatie africaine » (francophonie). Et donc, ne peut en réalité traiter la question migratoire et organiser la remigration sereinement.



Aussi, le frexit va totalement à l'encontre de la doctrine nucléaire française et de son engagement européen ; nous en avons parlé ailleurs. Une doctrine nucléaire ça n'est pas rien ; celle de la France concerne toute la péninsule européenne et pas que la France archipelagique. Encore une réflexion absente de la métapolitique souverainiste ; les souverainistes utilisent l'argument de l'indépendance nucléaire mais ne connaissent pas la nature européenne de la doctrine française. D'ailleurs, il n'y a pas réellement de littérature nationalistes/souverainistes qui justifie une vision nationale-souverainiste de la Défense dans la configuration géopolitique globale actuelle ; nous pensons notamment à la question des « nouvelles routes de la Soie » où s'affrontent des puissances continentales pas des « souverainetés nationales ».



Les différentes positions géopolitiques nationalistes et souverainistes mènent au frexit ou statu-quo ; il n'y a aucuns souverainistes ou théories souverainistes qui contredisent les positions européanistes ou eurasistes sur le plan de la géopolitique dans des essais. Les souverainistes nient tout bonnement nos positions, sur tous les sujets, pour ne pas avoir à nous répondre. Et nous savons de quoi nous parlons, cela fait près de 10 ans que nous opposons l'eurasisme au souverainisme et que nous n'avons droit à aucune réponse ou droit de réponse.



Les souverainistes en sont encore à confondre UE et Europe ; les souverainistes clament qu'ils font cette distinction mais dans les faits et les débats que nous pouvons avoir avec eux ils ne la font pas puisqu'ils considèrent qu'on ne peut pas faire l'Europe en dehors du cadre actuel de l'UE ou ne comprennent pas que leur « Europe des Nations », qui reconnaît implicitement l’exigence de l'Europe, passe d'une manière ou d'une autre par une forme frexit. En outre, les souverainistes surestiment les pouvoirs de l'UE ce qui fausse le débat. Et, de plus, ils le répètent assez, ils partent du principe que l'Europe et les Européens n'existent pas, ils nient le fait identitaire européen – génétiquement vérifiable par le fait des haplogroupes européens ; linguistiquement et culturellement démontrable par le fait de la matrice indo-européenne – , ils nient ce que nous sommes, pour nous, c'est un ethnomasochisme par un autre moyen, un « chauvino-mondialisme » bien plus dangereux que l' « indigénisme » qui ne trompe personne. Nous défendons une Tradition, une Race, un Imperium, ils défendent une certaine et très vague idée de la France.



Ces derniers temps, les souverainistes et nationalistes, bien ennuyés par les arguments du rotor Thomas Ferrier et d'autres européanistes, font des pirouettes sophistiques pour éviter de répondre aux divers et nombreux arguments qui leur sont opposés. Pour s'en sortir, soit ils s'enfoncent dans des détails des grandes tendances électorales et de politique intérieure des états – ce qui est, encore une fois, sujet à une interprétation qui dépend d'une certaine vision du monde –, soit ils inventent de nouvelles formes de souverainismes ou de nationalismes dont nous leur démontrons systématiquement qu'ils sont équivalents soit au frexit soit au statu-quo. Ce qui n'est pas le fait d'une capacité extraordinaire à la démonstration, puisque sans « vision du monde » et « vision géopolitique », ils ne peuvent bien évidement pas articuler une pensée cohérente et radicale du locale au globale. La Souveraineté sans compréhension de la Subsidiarité et des échelles de grandeur de la géopolitique globale est au service du mondialisme. Les souverainistes ne comprennent pas que la multipolarité – Le monde multipolaire – est une pensée continentaliste qui s'oppose à la supranationalité – Le monde unipolaire –qui est une pensée globaliste. La vision géopolitique par défaut des souverainistes est « L'Europe des Nations » – Le monde westphalien – détruit par le système globaliste depuis que les deuxièmes théories politiques – l'Axe – ont perdu contre les « alliés » en 1945 et que « Charles de Gaule » a débarqué pour inviter la France au banquet... Tout le monde aime la France et le vin, que ne passerions-nous pas à la France ?



Ce que nous remarquons, c'est que le seul argument des souverainistes est celui du présupposé que leur stratégie électorale et politique-politicienne est supérieure pour s'adresser aux Français et aux Européens, alors que, précisément, cette stratégie s'avère être une impasse – ce que démontrent les faits électoraux.



En effet, nous avons une quinzaine d'années de retour d'expérience sur cette « stratégie », et cela se termine avec les dernières prises de positions de Marine Le Pen : « L’assimilation républicaine, condition indispensable à la cohésion de la nation », dans une tribune offerte par le Figaro. En outre, aucun partis nationalistes ou souverainistes en capacité de se présenter ne prône la remigration. Les souverainistes regardent, hagards, leur monde post-national s’effondrer, nous construisons, posons les premières briques d'une Europe Européenne. Vous me direz que nous voulons dire une « Europe blanche » ? Nous vous répondons que la couleur de peau est un marqueur mais qu'elle est un détail de la Race. Pour ceux qui n'auraient pas encore assimilé cette évidence.

 

Et nous ne parlons pas du niveau d'organisation qu'implique le frexit en terme de renouvellement des élites, obligatoire, du redéploiement diplomatique, nécessaire dans cette perspective, d'une capacité à combattre frontalement les globalistes, pour assurer les nouvelles tractations politiques et économiques autour de ces nouveaux traités bilatéraux ; ainsi que l'encadrement qu'impose le conseil et l'investissement financier des groupes privés qui vont accompagner cette transition surveillée et protégée par des forces de police et des services secrets dans un jeu d’espionnage et de contre-espionnage d'une France désormais seule avec son empire tricolore en proie à la férocité des supranationalités nomades et prédatrices dans une guerre économique sans pitié. Une France qui parlera de toutes façons aux États-Unis, à l'Allemagne, à Israël, à la Chine, à la Russie, à l'Inde, au Qatar, à l'Arabie Saoudite, à la puissance qui chuchote à l'oreille de son interlocuteur ; avec les États-Unis qui écoute aux portes si ça ne sont pas eux qui parlent à l'oreille du cheval... Alors, peut-être que la France est un Empire et une puissance qui peut écraser l'Europe, c'est le projet des souverainistes, c'est la Bérézina. « Il n'y avait plus ni discipline ni drapeaux, chacun était son maître. » (Balzac)



Ce qui est virtuellement récupéré par le frexit en terme de budget est évidement réinvestit dans la diplomatie et la défense, il n'est même pas certain que la sortie de l'Union compense les dépenses qu'engagent le frexit, comme nous pouvons émettre un doute raisonnable sur la disponibilité suffisante de forces et d'énergies, en terme de ressources humaines et pour un renouvellement des élites de cette ampleur. Sans compter un risque de corruption à grande échelle, de sabotage, par la surmultiplication et les multiplicités des tractations et des échanges, car les souverainistes ne pourront pas objectivement mettre des hommes à eux partout, et il y aura forcément beaucoup de cash en circulation, ou des moyens de détournement, dans le redémarrage de cet appareil... La France des mallettes n'a pas fini de trébucher... Bien entendu, nous extrapolons, disons que nous posons la question aux souverainistes : sont-ils persuadés de l'irréfutabilité d'un frexit dans la configuration géopolitique globale actuelle et à venir ?



D'un point de vue purement pragmatique, il est plus réaliste de concentrer toutes les forces nationales dont nous disposons pour braquer le pilote que de tenter un frexit.



Le frexit ne sera pas le brexit, il n'engage pas la France – et l'Europe – dans la même aventure que le Royaume-Uni qui a toujours gardé la même « diplomatie » – Monarchie britannique et Commonwealth –, la même « finance » – Cité de Londres – Union Européenne ou pas, et dont les services secrets de sa Majesté bénéficient d'ECHELON... En outre, le brexit ne préserve pas les Anglois de l'immigration et de l'islamisation par des mesures coercitives que le brexit aurait permit et engagé.



Et si nous faisions sortir la France débordante d'amour et de paix de l'Europe ? A défaut de sauver la France avec les souverainistes, nous pouvons peut-être sauver l'Europe sans eux ? #exitFrance Après tout, nous sommes pour l'auto-détermination des peuples à disposer d'eux-mêmes, les Français ont le droit de sortir de l'Union, peu importe les éventuelles menaces. Mais il s'avère que les Français ne semblent pas vouloir du frexit.

 

D'ailleurs, les souverainistes ne comprennent pas la manœuvre de Macron quand il parle de « Souveraineté européenne ». Les globalistes ont bien comprit que, sous l'impulsion du trumpisme, il y a une tentation de repositionnement identitaire européen derrière les forces « populistes » et qui va à l'encontre du souveraino-mondialisme auto-incapacitant des oppositions nationales au globalisme. Trump, Poutine, Xi Jinping, Modi, ne sont pas des « souverainistes » se sont des impérialistes identitaires, décomplexés. Il faut absolument briser l'idée européenne, tout mettre sur le dos de l'Europe et sauver le souveraino-populisme qui ne trouve pas de traduction électorale malgré la vague populiste (ce qui démontre l’inadéquation entre l'instinct des peuples et les constructions idéologiques souverainistes). Les souverainistes sont aux portes colossales du Grand Jeu mais n'ont pas les clefs.



Nous ne disons pas que les souverainistes ne veulent pas le faire ; nous disons qu'ils n'ont pas les cadres pour le faire. Ils ne sont pas prêts. Parce que, à force de tout concentrer sur le constat de faillite de la France et de l'UE, il n'y a pas de projection souverainiste qui s'exprime par la voix d'une philosophie-politique opérative, qui attire les militants les mieux formés, les plus disciplinés, que nous retrouvons davantage parmi les tercéristes, les européanistes et les traditionalistes de différentes obéissances.



La métapolitique européanise est, de ce point de vue, très en avance. Comparaison n'est pas raison, mais il suffit de comparer le travail de Robert Steuckers par rapport à celui de Pierre-Yves Rougeyron, ou celui de Guillaume Faye par rapport à celui d'Alain Soral. Mais nous pourrions également parler de Henri de Grossouvre et notamment de ses deux ouvrages : Paris-Berlin-Moscou – La voie de l'indépendance et de la paix (aux éditions de L'Age d'Homme) ET Pour une Europe européenne – Une avant-garde pour sortir de l'impasse (aux éditions Xenia) qui détruisent en quelques pages les discours soviétiques germanophobes de Françoise Asselineau.



« Tout d'abord la France et l'Allemagne doivent définir ensemble une conception de la sécurité en Europe et de ses limites géographiques pour ne pas être mis dans les débats devant le fait accompli par les États-Unis. (…) Plus particulièrement, en Europe centrale, la France et l'Allemagne doivent définir une vision économique et stratégique commune. C'est un point essentiel dont dépendent la sécurité et la construction européenne. Dans les Balkans, la division des Européens, et particulièrement des Français et des Allemands a démontré les conséquences désastreuses qu'elle entraîne. Deuxièmement, la France et l'Allemagne doivent définir une vision commune concernant le futur et les buts de l'Union Européenne, sujet sur lequel les différentes tentatives ont échoué. Enfin et surtout, la France et l'Allemagne doivent définir un projet commun avec la Russie afin d'inspirer et d'influencer la politique russe de l'Union Européenne. » Henri de Grossouvre, Paris-Berlin-Moscou, Chapitre IX, pp. 131/132, aux éditions de L'Age d'Homme

 

Il est un fait remarquable et qui se vérifie quasi systématiquement, les souverainistes connaissent mal la pensée européenne, qu'ils caricaturent, et les grands auteurs européens de langue française, qu'ils ignorent, contrairement aux européanistes qui maîtrisent les références souverainistes, connaissent leurs sources nationalistes et socialistes parfois mieux que les souverainistes eux-mêmes. La plupart des souverainistes ; et des jeunes militants, ne connaissent pas ou n'ont jamais lu les penseurs européen, non aucune idée de ce qu'est le tercérisme ou l'eurasisme, comment pourraient-ils donc critiquer ces pensées ? Ce qu'ils ne se privent pas de faire. A chaque fois que nous avons opposer un auteur européen à un souverainiste, monsieur souverainiste n'avait pas la référence, ou rien à lui opposer. Hasard, coïncidence, réalité scientifique ? Nous ne savons. En attendant cela fait des années que nous attendons que les souverainistes nous répondent sur le terrain de la métapolitique et des faits que nous avons exposé, ce qu'ils sont bien en peine de faire, en règle générale, ils s’intéressent surtout à la politique-politicienne et un peu à l'histoire (très officielle et très orientée), mais n'ont aucune vision du monde et du lendemain du frexit. Ce sont des idiots, au sens le plus juste du terme. « Personne considérée comme étant sans idées, sans connaissances, sans intelligence. »



Nous ne verrons sans doute pas le dénouement de tout cela, mais nous ferons tout ce que nous pourrons pour que les Européens reviennent à l'Europe, à la tradition et à la civilisation.



Il est tout de même étonnant que les souverainistes « pro-Poutine » qui dénoncent l'impérialisme de l'hyperpuissance étasunienne ; mais ignorent l'impérialisme de la superpuissance chinoise et d'un néo-ottomanisme affranchi aux portes de l'Europe, ne trouvent pas la volonté d'opposer à ces puissances un « Empire » pour leur répondre sur le même plan civilisationnel et paradigmatique, et s'opposent à faire l'Europe sur un axe Paris-Berlin-Moscou en rejetant les idées européanistes et eurasistes, en persistant dans la stratégie du frexit et la surenchère antiraciste. Encore une fois, comment peut-on être « pro-Russe » en étant anti-Européen ? Il n'y a pas d'incohérence politique plus grande que celle-là. Explications des souverainistes ? Aucunes. Les souverainistes travaillent-ils pour le Kremlin ou Washington ? Et s'ils commençait à travailler pour l'Europe ?



« Entre le bloc soviétique et le bloc des USA, notre tâche historique est d'édifier une grande patrie : L'Europe unitaire, puissante, communautaire.

 

L'Europe, ce MIRACLE de l’histoire de l'homme, ce miracle qui a fait suite au miracle grec, a, par la prodigieuse fécondité de sa culture unique, donné naissance à une civilisation adoptée par le monde entier. Dans la compétition qui s'est livrée entre mes grandes cultures occidentale, indienne, chinoise, japonaise, c'est la nôtre qui a écrasé les autres. La culture est créatrice de civilisation.

 

La civilisation, par contre, ne crée jamais de culture. SEULE l'Europe possède la culture d'où sa primauté sur les Etats-Unis et la Russie communiste, qui ne détiennent que la civilisation née de notre culture, comme l'a admirablement démontré Oswald Spengler.

 

Cette civilisation coupée de sa culture est condamnée à la stérilité, ce qui se traduira d'abord par une sclérose puis un retour à la barbarie. Politiquement dominée par Moscou ou par Washington, la culture européenne est étouffée : elle risque d'être figée dans son état de civilisation. A remarquer que toutes les découvertes dans le domaine nucléaire et satellistique sont le fait d'Européens. On s'arrache les cerveaux européens.

 

Seule une Europe politique unitaire peut fournir les moyens de la puissance qui garantiront les conditions historiques indispensables à la survie de cette culture.

 

Nulle autre puissance n'est, d'autre part, capable de remplacer l'Europe dans sa mission humaniste. » Jean Thirirat, Un Empire de quatre cents millions d'hommes, l'Europe, Chapitre I – Les dimensions de l'Etat européen, paragraphe 3 – Ni Moscou, ni Washington, p. 20, Avatar Éditions, Collection Heartland, 1964



Les néo-souverainistes n'ont aucune vision géopolitique hormis celle de nous rabattre les oreilles avec la « Doctrine nucléaire française » et les ZEE. Sans oublier l'Empire turbo-dysgénique afro-latin et sino-français de l'hyper-cosmopolite Pierre-Yves Rougeyron pour accélérer le Grand Remplacement et la fin de la Race Européenne... Honnêtement, nous en rions beaucoup mais il est sûr que tout cela va mal se finir, d'autant plus que les souverainistes sont souvent menaçants.



Nous leur disons d'être certains de savoir à qui ils s'adressent avant d'aller trop loin dans leurs déclarations à l'importe pièce sur les identitaires et les européens. Ils ne se rendent même pas compte que les Russes, qui ont un projet d'Empire, les méprisent. Et que les Russes pourraient venir régler les problèmes que les souverainistes ne veulent pas régler.



Dans les faits, le président Vladimir Poutine est aussi président de l'Europe quand il vient négocier avec Erdogan... Mais tout cela échappe aux souverainistes trop occupés à regarder leur nombril.



« Faire l'Europe » c'est aussi « sortir » des traités de l'Union Européenne ; les « déchirer » pour écrire une « nouvelle constitution européenne » et faire « Empire ».



« Aucun homme ni aucun peuple ne doit être identifié ou s'identifier au pouvoir impérial.



Le pouvoir impérial n'est pas l'attribut d'une nation donnée, mais un attribut divin prêté et pris au souverain. Et son seul but est de servir les communautés.



Aucun pays européen, aucune nation européenne n'a hérité de l'Empire de Rome. C'est l'Église elle-même qui en a hérité, comme l'a bien expliqué Soloviev dans son ouvrage La Russie et l'Église universelle. » extrait de l'intervention de Laurent James sur Jean Parvulesco à l'occasion du premier congrès international en ligne sur la Quatrième Théorie Politique



Parce que l'Europe n'est pas une « nation » mais un ensemble de royaumes et de républiques ethniques commune à une race, une civilisation, un continent, un Empire, un Imperium. L'Europe impériale que nos adversaires globalistes ne veulent pas que nous fassions. Après que vous appeliez cette entité Nation-Européenne, Souveraineté-Européenne, Empire-Européen, nous importe peu. Les problèmes de terminologie et d’organisation du régime sont pour l'instant secondaire, de la même manière, beaucoup ce sont arrêté à la terminologie « Eurasisme » sans même essayer de comprendre de quoi il pouvait s'agir et comment pourrions-nous articuler un « Eurasisme européen ». Mais cette dernière question est dépassée ; à notre corps défendant.

 

Un souverainiste d'envergure – un monsieur d'un certain age qui intervenait pour le Cercle Aristote il y a un certain temps et dont nous avons oublié le nom – actait la mort clinique des états-nations et, pour résumer, expliquait qu'un souverainisme de combat devrait essentiellement consister à proposer des « nouveaux traités de Westphalie » aux nations européennes. Un homme à la hauteur des événements. Il y a encore de « grands gaullistes » chez les souverainistes. Une proposition qui sort du cadre national et prend le problème dans sa dimension européenne, à la bonne échelle. Qui provoque un dialogue entre européens. D'un autre niveau que le frexit, le ric et autres diversions démocratiques. Nous suivons cette « sagesse souverainiste » à la lettre car nous savons que ce niveau de mobilisation des cercles politiques et métapolitiques européens pour de « nouveaux traités de Westphalie » aboutirait à la construction de l'Europe européenne, à la prise de contrôle de l'UE par les Européens.



Les Européanistes sont davantage « souverainistes » dans l'esprit, au sens authentique et traditionnel du terme, que ne le seront jamais les post-nationalistes et néo-souverainistes sclérosés qui sortent de l'histoire par la petite porte du « chauvino-mondialisme ».

 

« A l’heure où « souverainistes » nationalistes et européistes (toutes tendance confondues) s’opposent dans des querelles sans fin sur les réseaux sociaux, il me paraît bon de rappeler la genèse de l’idée impériale européenne dont je suis, idiosyncratiquement, tributaire. Ressortissant des Flandres par lignée maternelle, de la Gueldre, du Limbourg historique et du Comté de Looz (dans la Principauté de Liège) par lignée paternelle, natif du Brabant, je relève forcément d’une identité politique impériale, donc européenne, alliant les traditions bourguignonnes (qui sont « françaises » de souche, en dépit de ce que pourraient arguer des souverainistes atrabilaires dans l’Hexagone…), impériales romano-germaniques (et même pippinides-austrasiennes), impériales habsbourgeoises de Germanie et d’Hispanie... » Robert Steuckers, L'idée impériale d'Europe



Soyez Européens !



Vivez joyeux !



***



« Il n’y a vraiment rien d’amusant à constater que ce soient des étrangers qui s’avèrent comprendre le mieux la situation de notre pays. Les Français, et tout spécialement les nationalistes – qu’ils soient de droite ou de gauche – sont si profondément stupides, ontologiquement collaborationnistes et jouissivement soumis à l’occupant quel qu’il soit (ce pays serait né grâce à Jules César, ou bien grâce au belge Clovis, ou encore grâce à l’anthropologie judéo-chrétienne ou même la pensée hébraïque, …) que je ne regrette pas une seconde de dire publiquement depuis bientôt dix ans que mes trois ennemis principaux sont bien : le marxisme, le complotisme et le nationalisme. » Laurent James, Le grand alignement septénaire et solsticial du chef de la milice céleste, 2017



L'argonaute naviguant sur les océans numériques est attentif à la météo de la réinfosphère. L'orage magnétique de la bipolarisation des non-débats entre système politico-médiatique et réinfosphère sur absolument tous les sujets – souverainisme/globalisme, complotisme/anticomplotisme, scepticisme/complotisme, etc – tombe d'acier sur la pensée européenne multipolaire prise en étaux entre le marteau et l'enclume.

 



Information : « L’information est un concept de la discipline des sciences de l'information et de la communication (SIC). Au sens étymologique, l'« information » est ce qui donne une forme à l'esprit. Elle vient du verbe latin « informare », qui signifie « donner forme à » ou « se former une idée de ».



Étant à la fois message (facteur d'organisation) et messager (véhicule), l'information pourrait être définie comme « ce qui lie notre expérience du monde avec le monde lui-même ». » (Wikipédia)



Conspiration : «  Une conspiration est soit une entente secrète entre plusieurs personnes en vue de renverser un pouvoir établi, soit une organisation en vue d'attenter à la vie ou la sûreté d'une personne d'autorité. Le terme « conspiration » et ses quasi-synonymes, notamment « complot » et « conjuration », ont fait l'objet de distinctions sémantiques par plusieurs spécialistes de la langue. » (Wikipédia)



Complot : « Entreprise en préparation formée secrètement entre deux ou plusieurs personnes contre l’intérêt d’un état (ou au sein même de l'état), d’un groupe de personnes ou une personne. » (Wikipédia)



Propagande : « La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles, une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l'adoption de comportements au sein d'un public-cible. Ces techniques sont exercées sur une population afin de l'influencer, voire de l'endoctriner. La propagande peut utiliser la publicité, car cette dernière vise à modifier des choix, des modèles de société, des opinions et des comportements. La publicité utilise des techniques similaires à celles utilisées par la propagande. Nonobstant la similarité de certaines de leurs caractéristiques, les liens entre propagande et publicité sont largement discutés. » (Wikipédia)



Espionnage/Renseignement : « Un renseignement est une information estimée pour sa valeur et sa pertinence. Le renseignement se définit ainsi par opposition à la donnée (qui se réfère à la précision de l'information) et au fait (constatation objective). Le renseignement se définit aussi par son usage : c'est une information délivrée (à un gouvernement ou une institution) pour guider des prises de décisions et des actions.



Le renseignement est aussi l'action de produire des renseignements. Par extension, le renseignement est l'ensemble des activités de production et de traitement des renseignements (orientation, recherche, analyse, diffusion). Pour les non-spécialistes et la littérature de fiction, ces activités sont souvent désignées sous le terme usuel d'espionnage, en les définissant de manière dépréciative, imaginaire ou réductrice sous le seul angle de la collecte clandestine d'informations secrètes ou privées. Pour les spécialistes, l'espionnage correspond néanmoins seulement à un sous-ensemble des actions de renseignement : celles qui sont conduites par l'ennemi.



Par métonymie, le renseignement désigne l'ensemble des organismes qui se consacrent à ces activités. Dans ce sens, le renseignement désigne notamment les services publics de renseignement ou bien les unités militaires spécialisées. » (Wikipédia)



Cybernétique : « La cybernétique est l'étude des mécanismes d'information des systèmes complexes, explorés en vue d'être standardisés lors des conférences Macy et décrits en 1947 par Norbert Wiener dans ce but. Des scientifiques d'horizons très divers et parmi les plus brillants de l'époque participèrent à ce projet interdisciplinaire de 1946 à 1953 : mathématiciens, logiciens, ingénieurs, physiologistes, anthropologues, psychologues, etc. Les contours parfois flous1 de cet ensemble de recherches s'articulent toutefois autour du concept clé de rétroaction (en anglais feedback) ou mécanisme téléologique. Leur but était de donner une vision unifiée des domaines naissants de l'automatique, de l'électronique et de la théorie mathématique de l'information, en tant que « théorie entière de la commande et de la communication, aussi bien chez l'animal que dans la machine ». » (Wikipédia) 



Journalisme : « Le journalisme est l'activité qui consiste à recueillir, vérifier et éventuellement commenter des faits pour les porter à l'attention du public dans les médias en respectant une même déontologie du journalisme.



La loi Brachard et la loi Cressard ont défini un statut de journaliste professionnel en France unique : mensualisé ou pigiste, payé à l'article ou à la photo, il a les mêmes droits et les mêmes devoirs, son entreprise bénéficiant en contrepartie d'aides à la presse.



Dans de nombreux pays, une forme de « journalisme citoyen » est apparue avec le développement d'Internet et de la photographie numérique, permettant à des amateurs de diffuser textes et images sans passer par le filtre des médias. » (Wikipédia)



Scepticisme : « Le scepticisme (du grec σκεπτικός, skeptikos, « qui examine »), aussi appelé pyrrhonisme, est une philosophie et une méthode grecque antique qui compare et oppose toutes choses afin d'atteindre la tranquillité (ἀταραξία, ataraxie) de l'âme (ψυχή, psyché). Par exemple le sceptique pyrrhonien dit que rien n'est vrai ni faux, ni vrai et faux à la fois, et pas même cette dernière phrase car elle s'oppose à elle-même. (…)

Les sceptiques divisent la Philosophie en trois :

  1. Dogmatiques sont ceux qui prétendent avoir trouvé la vérité ;

  2. Académiques sont ceux qui prétendent dogmatiquement que la vérité est incompréhensible (et s’inclut donc d'elle-même dans la catégorie précédente) ;

  3. Sceptiques sont ceux qui cherchent toujours. Cette dernière s'oppose aux deux précédentes car elle est adogmatique. » (Wikipédia)



Zététique : « La zététique est définie comme « l'art du doute » par Henri Broch, le terme d'art se comprenant au sens médiéval (ars) d’habileté, de métier ou de connaissance technique, en clair, de « savoir-faire » didactique qui, sans être une fin en soi, est un moyen pour la réflexion et l’enquête critiques.



La zététique est présentée comme « l'étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux, des pseudosciences et des thérapies étranges » ou comme « l'art de faire la différence entre ce qui relève de la science et ce qui relève de la croyance ».



La zététique est destinée aux théories scientifiquement réfutables, c'est-à-dire respectant le critère de discrimination de Karl Popper. De fait, contrairement aux autres mouvements sceptiques, elle ne pose pas la question des religions et des croyances non réfutables. Son objectif est la mise à l'épreuve d'énoncés pourvus de sens et de nature scientifique (c'est-à-dire réfutables selon Popper) dont les explications ne semblent pouvoir se rattacher à aucune théorie communément acceptée.



La zététique se réclame aussi du scepticisme scientifique, et plus généralement de la démarche de doute cartésien qu'elle décrit comme nécessaire en science comme en philosophie. Elle se veut, pour reprendre le mot du biologiste Jean Rostand, une « hygiène préventive du jugement ». » (Wikipédia)



Complotisme : « Une théorie du complot (ou les néologismes complotisme ou conspirationnisme) est une expression d'origine anglaise, définie pour la première fois en 1945 par Karl Popper, qui dénonce comme abusive une hypothèse (en anglais theory) selon laquelle un événement politique a été causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui croyaient avoir intérêt à ce qu'il se produise, plutôt que par le déterminisme historique ou le hasard. Pour Peter Knight, de l'université de Manchester, « un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des événements »1Une théorie du complot (ou les néologismes complotisme ou conspirationnisme) est une expression d'origine anglaise, définie pour la première fois en 1945 par Karl Popper, qui dénonce comme abusive une hypothèse (en anglais theory) selon laquelle un événement politique a été causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui croyaient avoir intérêt à ce qu'il se produise, plutôt que par le déterminisme historique ou le hasard. Pour Peter Knight, de l'université de Manchester, « un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des événements ». (Wikipédia)



La notion communément admise pour qualifier le « mode de penser » de la Dissidence est « complotisme », quasi érigée au rang d'idéologie politique, pour le moins une composante majeure de sa doctrine « néo-souverainiste » – complotisme, marxisme, nationalisme (civique).



Le concept de « complotisme » est certes polémique et péjoratif mais justifié – au sens « traditionaliste » du terme ; selon les cadres guénoniens et évoliens – pour définir le « mode de penser » de la Dissidence.

 

Cependant, la définition « encyclopédique » actuelle et officielle du complotisme, limitée à « théorie du complot », assimilée à une forme de négationnisme, est insuffisante, souvent suspicieuse, voir accusatoire, et finalement douteuse. On sent bien que le sujet du complotisme ne peut pas être neutre. Et il serait peut être plus élégant de parler de « méthode hypercritique » et de « révisionnisme historique » – ce qui n'est pas péjoratif – concernant la Dissidence...



« Les historiens s'accordent à considérer que la première œuvre historique qualifiée de théorie du complot porte sur la Révolution française et a été publiée à la fin du XVIIIe siècle: les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, écrites en 1798 par l'abbé Augustin Barruel. Pour Frédéric Charpier, cette œuvre constitue la « première théorie du complot » : elle ne voit pas la Révolution française comme le résultat d'un mouvement populaire spontané, mais plutôt comme le fruit d'une conspiration antichrétienne. Frédéric Charpier y voit le prototype qui contient l'essentiel des ingrédients des futurs récits conspirationnistes : une « idéologie réactionnaire », une « subjectivité camouflée dans une fausse objectivité », un « langage haineux ». » (Wikipédia)

 

Le complotisme se définit dans le cadre d'un rapport de force entre deux versions historiques, deux forces politiques, qui s'opposent, une guerre de l'information entre deux propagandes. On ne peut pas définir une « théorie du complot » en dehors de ce cadre interactif entre deux ou plusieurs entités. Il n'y a pas de fumée sans feu.

 

L'influence des francs-maçonneries spéculatives avant/pendant/après la Révolution n'est pas un complot, ou quelque chose de secret. Deux visions du Monde ; qui supposent la mise-en-place de multiples conspirations, de nombreux complots et conjurations au sens premier des termes se sont bel et bien affrontés et continuent de s'affronter symboliquement. Cela dit, certains francs-maçons se sont dressés contre la Révolution et en ont perdu la tête, tandis que certains hommes d’Église ; qui avaient perdu la tête, ont prit part à la Révolution. Ça prête le flanc.

 

Un complot, ou une théorie du complot, qui ne nuit pas à une « version officielle » ou au  « roman historique » n’intéresse personne. Ainsi les complots qui ont réussi sont ceux que nous ne connaissons pas ou qui sont arrivés à terme, qui sont demeurés secrets, dissimulés dans les soubassements du complotisme et de l'anti-complotisme, dans les souterrains de l’espionnage et du contre-espionnage. Quelle est la durée de vie d'un complot ? Une prophétie qui se réalise est-elle un complot qui s'accomplit ? Est-ce que les apparitions mariales font-elles partie du projet Blue Beam ? Et est-ce qu'un complot est-il satanique par nature ? Ça sent la crème brûlée...

 

Il y a une vingtaine d'années, nous travaillions pour un grossiste en librairie, spécialisé, entre autre, dans la littérature ésotérique, et qui fournissait des librairies maçonniques. Nous avons eu en main de nombreux livres « secrets » consacrés aux loges. Le mal est fait. Les ouvrages francs-maçonniques modernes sont des sommes inopératives de glorification de la franc-maçonnerie par les francs-maçons pour les francs-maçons. Le symbolisme maçon actuel qui, comme chacun le sait, est une inversion des symboles traditionnels des franc-maçonneries opératives par les franc-maçonneries spéculatives, hormis le fait qu'il est d'un esprit cocardier douteux, n'a aucun impact aujourd'hui, ni en métapolitique, ni en esthétique, et très peu de choses à voir avec la Tradition que j'appris plus tard... Les francs-maçons sont la plante verte dans le salon du globalisme. Mon employeur, une dame cultivée, feuilletait les arrivages francs-maçonniques, dont elle était spécialiste, avec un dédain non-dissimulé. L'aspect commercial de cette littérature de l'entre-soi stérile semblait être son seul intérêt. La littérature maçonnique est desséchée ; vous trouverez plus rapidement de l'occulte dans les soirées « Vampyr » de Saint-Louis et dans les clips de Rap que dans les vieux salons républicains décrépis. Dans un autre genre, les livres de David Icke connaissaient un certain succès. Les ouvrages conspirationnistes – le conspirationnisme est un genre littéraire – sont classés et vendus comme des romans de science-fiction, et font beaucoup rire les professionnels, les vendeurs, les libraires, les lecteurs quand il s'agit d'évoquer le fait que certaines personnes prennent tout cela au sérieux. Chaque niche à ces gogos. Nous nous rappelons du « Principe de Lucifer », d'Howard Bloom, qui ne volait pas essentiellement plus haut, et remportait également un certain succès de librairie, il nous était littéralement tombé des mains. Il était rare qu'une nouveauté provoquait une attention particulière. Une superbe collection de Budé, et d'autres collections classiques, nous fascinaient, nous saluions Platon et Tacite, nous côtoyions des œuvres traditionalistes ; de vieux grimoires alchimiques, rares pour certaines, en tout cas dans des éditions de qualité, dont la présence suffisait à nourrir notre imaginaire, nous prenions un soin particulier à ne pas abîmer « Les songes de Poliphile » que nous feuilletions sans en avoir aucune idée mais dont le concentré de puissance en faisait une chose précieuse. Où il y a des livres, il y a des miracles.

 

Le parti prit des « historiens » pour relier fait catholique et théorie du complot n'est pas très subtil ; les éléments de langages employés – « langage haineux » – sont grossiers et nous montrent la pauvreté de la base argumentative pseudo-historique mise en avant et qui n'est ici qu'invective. Ce que nous reprochons précisément aux « complotistes ». L'anticomplotisme d'état profondément con est une forme de complotisme « c'est pas moi c'est lui ! » et donnerait presque de la rondeur aux « complotistes ».



D'une manière générale, il est tout de même naïf de croire que nous aurions aussi facilement accès à de l'information sensible dont la divulgation n'aurait pas un intérêt en soi, comme il est suspect de confondre mensonge et secret d'état, et d'exposer la Défense de son propre pays, ce qui est théoriquement de la haute trahison. Qui peut prendre ce genre de décision ? Et sur la base de quel constat et quelle vision du monde ? De quel éthique ? La « théorie du complot » et la « transparence » sont des armes d’espionnage et de contre-espionnage à double tranchant.



Nous nous méfions des « lanceurs d'alertes » à géométrie variable qui sont souvent d’insupportables gauchistes, au même titre que nous nous méfions des journalistes qui, comme chacun le sait, sont des êtres méprisables et manipulables à souhait. Lanceurs d'alerte et journalistes qui, dans 99% des cas, dénigrent des occidentaux, ne s'en prennent qu'à des européens ethniques, des sociétés dirigées par des hommes blancs, etc. Par contre, ces derniers, journalistes et lanceurs d'alerte, défendent leur droit et protègent leurs petites places de troublions avec un certain sens de la violence politique victimaire et indignée. Trop bon, trop con ! Quand allez-vous prendre les troupes d'occupation mentale pour ce qu'elles sont ? Vous n'avez ni besoin de la réinformation, ni des journalistes, ni des lanceurs d'alerte ; pas dans ces conditions où aucune doctrine n'oriente notre interprétation de ce qu'on veut bien nous donner en pâture.



L'idéologie des lanceurs d'alerte n'est pas très éloignée de l'idéologie de ces avant-gardes journaleuses prostituées au pouvoir ; de ce qu'ils estiment être un contre-pouvoir, et qui agissent particulièrement contre les intérêts occidentaux sous couvert d'humanisme comme les dissidences sous couvert d'antisionisme. Il s'agit bien moins des sujets que l'angle qui est prit pour les traiter, qui est plus important que le sujet lui-même. La façon de poser les problèmes est bien souvent déterminante dans la manière que nous allons y répondre. Le résultat ne compte pas tant que la façon par laquelle nous y arrivons. Il y a un grand problème avec le journalisme, les journalistes, la liberté d'expression et le droit de la presse... Et ce problème n'est pas que celui du « un poids deux mesures »  et non « deux poids deux mesures » ou de la censure. Nous ne pensons pas que la « liberté d'expression totale », avoir le droit de dire tout et surtout n'importe quoi – ce qui est plus ou moins le cas sur les réseaux sociaux –, règle quelques problèmes que ce soit, et soit le sujet central à l'heure où nous combattons une cybernétique quasi autonome sur le point de s'émanciper.



Dans tous les cas, le débat sur la liberté d'expression ne règle pas le problème de la fonction subversive du journaliste en démocratie et du complotisme au sein de l'opposition. La « neutralité axiologique » est, pour les crédules, synonyme d’honnêteté intellectuelle. Tout journaliste qui convoque la « neutralité axiologique » devrait être lynché par la foule sur le champ. Les prêtres de la religion droitdelhommiste ; journalistes et troupes d'occupation mentale des systèmes politico-médiatiques, nous trouveront désormais sur leur route qu'ils soient de gauche ou de droite, patriote ou nationaliste. Nos premiers ennemis sont les journalistes et ceux qui s'arrêtent à la réinformation. Nous allons enfoncer le clou !



L' « idéologie complotiste globale » de la Dissidence entre Internationale situationniste, théologie de la libération et contre-culture new-age tantôt déguisée en traditionalisme catholique, tantôt en néo-paganisme, tantôt en transsubstantiation proudhonienne du « Libéralisme triomphant », tantôt en transmutation de Karl Marx en hostie, ne revête jamais l'armure de la Tradition, des Littératures de combat, de la Quatrième théorie politique, de l'Anarchisme solaire. Une « vision du monde » utopique dont Francis Cousin est le prophète ; le prophète du paléo-souverainisme à poil dans la forêt en compagnie de « radicalité stellaire qui indique le monde nouveau ».



« Le New Age est souvent mis en parallèle avec le néolibéralisme qu'il dénonce. Le philosophe Michel Lacroix voit dans le New Age un développement de l'individualisme, tendance que l'on retrouve à l'Institut Esalen ou dans le Mouvement du potentiel humain. Dans un autre livre, il développe le rapport entre le développement personnel et la gestion de l'entreprise. Martin Geoffroy, un autre universitaire qui s'est intéressé au New Age, fait état de la volonté du mouvement New Age d'infiltrer la formation professionnelle, où les stages d'entreprises reprennent deux idées marquantes que sont la culture de soi et l'intégration dans un tout holiste, appliqués au monde de l'entreprise. » (Wikipédia)

 

Une méthodologie pseudo-scientifique sociétaliste et économiciste dont le biais idéologique le plus significatif est le biais égalitariste – « La culture de l'inégalité ne concerne pas que le domaine économique... » ainsi commence le chapitre « Qu'est-ce que l'ingénierie sociale ? » dans l'essai Gouverner par le chaos de Lucien Cerise qui part du principe que la première volonté d'une cybernétique est de maintenir des inégalités artificiellement créées de complots en complots par les « élites » : nous renvoyons nos lecteurs au traité de Nicolas Berdiaev, De l’Inégalité, dont la lecture « anti-complotiste » est impérative. Ainsi qu'aux œuvres de René Guénon et de Julius Evola qui nettoyées de l'orientalisme et tiersmondisme des guénolâtres et évolâtres désorientés ; les « libres penseurs » qui voient de l'Orient dans leur kebab et du symbolisme au fin fond de leur cuvette, sont plus que jamais d'actualité pour saisir la subversion et empoigner la postmodernité par le col. Nous n'aurons aucune espèce de pitié pour les guénolâtres arrogants et évolâtres narcissiques qui ont dégueulassé, continuent de déguelasser cette œuvre fondamentale avec leurs sales doigts de complotistes et de puritains au dernier stade de nihilisme et de subversion !



Les grands thèmes néo-souverainistes – décadence occidentale ; frexit ; francophonie ; germanophobie – forment un mantra que psalmodie les fidèles du siècle nouveau ; le siècle du Nihilisme comme religion et spiritualité.



Globalisme, Souverainisme, Puritanisme et Complotisme se confondent en Unité anti-occidentale, anti-européenne, anti-continentale, anti-impériale qui dressent leurs légions infernales contre la Tradition primordiale – la « géométrie sacrée » et l’ « alchimie » ; les secrets de la matière –, les traditions ancestrales – les religions primitives et archaïques ; païennes, entraînées dans la danse des cycles et des temps, des grottes de Lascaux au Saint-Empire Chrétien reliés par la quête du Graal et alliés contre les ténèbres de l'Empire du non-être –, les traditions fondamentales – militaires et diplomatiques ; artistiques et littéraires ; techniques et commerciales ; scientifiques et philosophiques – et transmissions principielles – l'héroïsme, l'aristocratie, la discipline, l'ordre, l'anarchie – ; impériumiques, de l'axe circum polaire et du Sol invictus, du Cosmos indo-européen et de la civilisation des pierres dressées levées par le Ciel. De la constellation de la Grande Ourse à la Rus' de Kiev.



L'analyse globale des avant-gardes de la Dissidence plonge le militant du quotidien dans un véritable thriller politique « psychologique » en ligne, un livre dont nous sommes le héros, où nous combattons des forces systémiques et mécaniques invisibles et habitées depuis notre anonymat secret et par la puissance cybernétique de notre logos dissident ; « roman » qui justifie de ne pas affronter les véritables forces en mouvement par tous les moyens légaux et militants dont nous disposons IMMÉDIATEMENT.



Les troupes d'occupation mentale informationnelle/désinformationnelle/réinformationnelle du système politico-médiatique, les troupes d'occupation politique démocratiques, républicaines et laïques du système globaliste, les troupes d'occupation psychologique du système antiraciste, ethnomasochiste et remplaciste, les troupes d'occupation métapolitique et métaphysique du système judéo-islamique, les troupes d'occupation terroriste du système islamo-gauchiste, les troupes d'occupation philosophique du système progressiste, athéiste, nihiliste, les troupes d'occupations antitraditionaliste du système complotiste et « zététique », des « troupes d'occupation » d'où émanent des incarnations concrètes, bavardes et vocifératrices, contrairement aux émanations abstraites de ces forces invisibles et manipulatoires que combat la Dissidence dans ses rêveries systémiques et mécaniques sous opium où elle se débat contre la démonie de l'économie et le Complot judéo-maçonnique, un « dragon » qui n'a ni Queue ni Tête.



Les chroniques complotistes de la dissidence forment un roman de science-fiction. « L'ensauvagement », le best-seller de l'été dont la dissidence dédaigne lire la quatrième de couverture. Des églises qui brûlent, nos enfances assassinées.



Des « avant-gardes » qui s'avancent dans un exercice hypercritique multidisciplinaire complexe qui équivaut à établir une « climatologie et épidémiologie des événements » en scrutant l'abîme mais qui, en réalité et d'une manière générale, est le produit sanitaire d'un « prêt-à-l'emploi analytique » qui repose sur une « grille de lecture » basée sur un « constat de faillite » consensuel et partagé par l'opposition nationale du plus grand nombre. Un « constat » figé, statique, qui n'a pas évolué en plus d'une décennie et n'en peu plus de sa propre caricature. Qui stagne dans les eaux putrides du « marrais ».



Journalistes de la réinfosphère et journalistes du système déforment le Réel, ils appellent ça information et réinformation. Nous disons que si le monde de l'information pouvait se résumer à une dialectique entre désinformation et réinformation qui disait notre réalité nous ne nous poserions pas toutes ces questions et nous n'opposerions pas une fin de non-recevoir à la stratégie occulte et subversive de la réinformation. Mais ils ont choisit de tout miser sur la réinformation : sur le journalisme. « Journaliste » est une fonction, un rôle, les plus grands agents de la subversion sont des journalistes. Le « journalisme de réinformation », qui devrait être une discipline périphérique et accompagnatrice, est devenu le centre uniformisant et stérilisant ; « auto-incapacitant », de l'opposition nationale.



La grille de lecture marxiste de la dissidence structurée sur la base de présupposés socialisants d'entre deux guerres et des trente glorieuses ne subit aucune critique de la réinfosphère et ses « élites » journalistiques. « Social-réformateur » nous semble bien qualifier le mouvement souverainiste actuel : entre Proudhon et de Gaulle. Position que nous avons définit de « néo-souverainisme » au départ de nos travaux – en 2013 ; par un cycle Pour une critique positive de la Dissidence qui a évolué sous la forme actuelle qui sera plus offensive –, une « position néo-souverainiste » qui est censée convenir à l'ensemble de l'opposition nationale.



Des dissidences et avant-gardes qui prétendent, en plus de maîtriser cette « méthode systémique complexe » issue d'une approche historique multidisciplinaire particulière (et particulièrement marxiste) qui fait davantage appel aux effets spéciaux des sciences-sociales et aux méthodes d'enquête journalistique ; qui n'est pas de la recherche historique, qu'à la « méthode scientifique » et « traditions intellectuelles européennes de transmissions de la connaissance ». Une « méthode » qu'ils prétendent pouvoir articuler dans toutes les situations, pour analyser tous les événements qui se présentent, aborder la métaphysique derrière cette « systémique des événements » en temps réel, et la relier à des faits ésotériques occultes dont ils feraient la démonstration de l'attachement à un « complot unique » grâce à cette « méthode ». Paubre carnaval...



Les sciences-sociales et le journalisme ne sont nullement « formés » et « initiés » pour « étudier» et « analyser » ce qui est de l'ordre de la subversion et de la contre-initiation ; de trancher de façon définitive et de manière affirmative de ce qui relève ou non de la « subversion » et de ses liens avec l'invisible à ce niveau de complexité méta-historique ; ce que même quelqu'un comme René Guénon ne prétendait pas faire, se limitant à en donner les grandes lignes, théoriques, et les signes de reconnaissance « philosophiques » avec d'immenses précautions Oratoires qui formaient l'essentiel du « propos ». Les journalistes, sociologues et complotistes ne prennent strictement jamais aucunes précautions, ni ne s'encombrent de contextualisation, lorsqu'ils prétendent aborder le sujet systémique et mécanique du Complot. C'est le comble du nihilisme postmoderne ; plus traditionaliste que la Tradition. Peser les âmes avec un pèse-personne. Sonder les cœurs et les reins avec un bistouri. Scruter l'abîme depuis le fond du trou... De la roupille de sansonnets !



Des « faits ésotériques occultes » interprétés comme des tours de passe-passe, de la sorcellerie politique, qui deviennent des « faits supernaturels » explicables par le « matérialisme marxiste » des « dissidents », sans qu'ils se réfèrent spécifiquement aux Littératures de combat, aux traités traditionalistes dédiés à ces sujets « métaphysiques » et « surnaturels » du fait politique et religieux, ou pour le moins en faire mention... Ce qui est pour le moins troublant quand on prétend outrepasser le cadre de la « rationalité », et ne peu amener qu'à l'irrationalité. D'autant plus que les présupposés marxistes, tiersmondistes et complotistes des dissidences ne sont pas une référence en matière de pensée traditionalistes, et il n'est pas nécessaire d'être un Maître pour l'affirmer. Jusqu'ici, un certain « situationnisme marxiste » ; certes « non-dogmatique », relevait le niveau, presque par miracle, et pouvait se rapprocher de la pensée traditionaliste, du moins arriver à des conclusions très similaires, mais cette « forme avancée de marxisme » s'éloigne à nouveau de la « suprarationalité » pour accomplir les basses œuvres de ses « présupposés antifascistes antérieurs ».

 

La fonction première du complotisme est de nous diviser contre nous-mêmes, de sorte que nous doutions du vivant lui-même, de la conviction profonde de notre être et son existence, de nous empêcher de réagir quand le piège se referme, quand bien même nous possédons toutes les données au problème pour éviter le couperet, avoir le reflex de nous extraire de cette situation. Nous sommes prit dans les phares du complotisme.



Et quand nous disons « réagir », nous parlons simplement de dire ce que l'on voit, de laisser s'organiser naturellement la « chaîne de conduction du stress » et permettre une « réaction immunitaire du corps social » ébloui. Ensuite, on peut toujours s'ingénier à chercher ce qui se cache de profondeur et de complexité derrière cette réalité précaire et aveuglante, et le mal que l'on vient d'éviter. Mais rien ne justifie de perturber les « chaînes de conduction du stress » et d'empêcher la « réaction immunitaire du corps social », auquel nous appartenons. Une « réalité précaire » mais prégnante que nous devons accepter de voir dans sa réalité, sa violence et sa brutalité immédiate, qui ne laissent pas le temps à celui qui lui est soumit de réfléchir si Soros est derrière le migrant subsaharien en train de le courser... D'allumer les feux. Quel autre fonction que de bloquer le stress et de nous empêcher de nous écarter de la route auront le « complotisme » et la « dissidence » ces dernières années ? En disant que, vous ne voyez pas ce que vous voyez, et que vous devez rester au milieu de la route.



Ce qui est frappant quand on aborde le champ de l'étude (scientifique) et de la critique (universitaire) du Complotisme au tournant des synthèses de ceux qui ont la prétention d'en donner une définition encyclopédique en ligne – nous faisons ici référence à la fiche wikipédia –, c'est l'absence de références traditionalistes, ce qui est un comble, un « biais d'indistinction », puisque, sans aller trop loin dans la démonstration, le « complotisme » est essentiellement lié aux mouvements, sectes, religions et spiritualités new-age ; relatif à la « perte et la nostalgie de Sacré », à une contre-initiation originelle qui se termine en PNL et en « développement personnel ».



Les « théories du complot » naissent dans un jeu de propagande et de contre-propagande pour leur part visible, d’espionnage et de contre-espionnage pour leur part souterraine. Les origines du conspirationnisme sont essentiellement « para-étatiques » ; via les services secrets et d'autres personnages – journalistes ; hommes politiques ; intellectuels –, et nos lecteurs doivent comprendre que nous ne pouvons pas balayer le sujet du complotisme d'un revers de la main si nous voulons comprendre ce qui se joue. Mais le conspirationnisme naît, également et en même temps, dans les traumatismes individuels et collectifs qui accompagnent les grands événements. Les Premières et Deuxièmes guerres mondiales sont un traumatisme encore insondable aujourd'hui d'où naissent, et renaissent, les théories du complots actuelles et, surtout, la façon postmoderne d'entrevoir l'histoire souterraine et d'entretenir, par exemple, une animosité curieuse et anachronique envers la Prusse et les « cousins » Germains... D'autant plus étrange pour un pays qui reçu un héritage Franc ; mérovingiens et carolingiens.



L'équilibre dialectique entre « théorie du complot » et « version officielle » est, dans certains cas, nécessaire pour expliquer des choses parfois inexplicables au commun des mortels et maintenir l'unité du « roman national » dont les composantes ont besoin de s'expliquer cet inexplicable que l'esprit humain ne peut pas comprendre, en tout cas pas dans l'immédiat et peut-être même jamais, mais que le corps social a besoin de comprendre pour sa survie mentale et psychologique individuelle et collective à court terme. Ainsi, nous trouvons des réponses à des endroits où certaines personnes savaient que nous les chercherions. Bien évidement, toutes ces questions – sur lesquelles nous n'allons pas nous étendre ici –, échappent totalement aux zététiciens et techniciens du complot qui sont, pour la plupart, des êtres morts à l'intérieur.

 



Le « Réalisme fantastique » – « Le Matin des Magiciens » – est, selon nous, une des origines du complotisme postmoderne et illustre notre propos sur la « complexité » du sujet, un exemple de « déréalisation de la Tradition » au service de la « version officielle » entre science-fiction et fantastique. Apparemment inoffensif, nous nous méfions quasi instinctivement de l'héritage laissé par Louis Pauwels – « En 1978, il fonde le Figaro Magazine dont il prend la tête jusqu'en 1993 » (wikipédia) – et l'énigmatique Jacques BergierSans précisément savoir pourquoi. Nous pensons être nous-mêmes, d'une certaine manière et qui est certainement relative, négativement influencés par ce « courant ésotérique » que nous voyons remonter à la surface régulièrement, sans vraiment avoir été en contact direct, et qui a, très paradoxalement, influencé des mouvements très à Droite ; parfois même « antisémites » et néo-nazis revendiqués. De la même manière qu'il a influencé indirectement l' « Alt-right », du moins sur le plan « esthétique ». La figure et l'imagerie de Cthulhu – égrégore qui naquit des romans de Howard Phillips Lovecraft – que nous utilisons par ailleurs pour illustrer la « couverture » de cet essai – et nous ne l'avons pas fait exprès, ne comptant pas évoquer le « réalisme fantastique » au début de sa rédaction – est d'ailleurs typique du symbolisme réaliste-fantastique... Pour nous, « Jean Parvulesco » est le remède aux dérives conspirationnistes des réalismes-fantastiques en mouvement de subversion. Bien que nous ne voulons pas être trop affirmatifs et assimiler le Réalisme fantastique à un mouvement « new-age », et bien que nous pensons qu'il y a dans le Réalisme fantastique une volonté de « réenchantement », mais à quel prix ?



Nous reviendrons sur ce sujet à tiroir et dont nous ne connaissons pas encore tout le champ de la critique. Un sujet que nous avions déjà abordé, avant de l'abandonné, dans un autre article. Entre temps, nous avons prit connaissance d'un ouvrage récent écrit par un « collectif anonyme » ; Les magiciens du nouveau siècle – Retour vers le réalisme fantastique, que nous prévoyons de lire et qui s'inscrit dans la tradition du « Réalisme fantastique » :



« Il est plus que temps de faire le point sur notre savoir, nos ignorances, nos choix existentiels et les mythes qui attisent notre désir collectif.



Louis Pauwels et Jacques Bergier avaient ressenti ce même besoin au début des années 1960, alors que tout semblait exalter le progrès. Cela s’appela Le Matin des magiciens.
La critique du « réalisme fantastique » est achevée mais le paysage s’est modifié. À notre tour, il nous faut aborder ce qui se lève, ombres et lumières mêlées, au risque d’en devenir aveugle ou d’être éblouis.



Le XXIe siècle devait être spirituel ou pas, il donne au contraire naissance à un monde de faux-semblants.


Les auteurs de cet ouvrage – destiné à devenir le nouveau texte de référence du genre – ont fait parvenir leur manuscrit de façon anonyme. Combien sont-ils, nul ne le sait, mais leurs propos sont incontournables pour qui veut comprendre notre société. »
Les magiciens du nouveau siècle, Quatrième de couverture, aux éditions Pygmalion



Nous avons conscience d'être évasifs mais nous vous mettons sur la piste en même temps que nous faisons appel à vos connaissances.



Les critiques radicales du Complotisme ontologique, avant les critiques « universitaires » de Karl Popper et Pierre-André Taguieff – qu'il faut lire –, sont des « traditionalistes », comme René Guénon ou encore Léon Bloy. On pourrait sans doute remonter aux présocratiques et trouver une critique primordiale du Complotisme... Sans nous moquer, il faudrait poser la question à Francis Cousin. Quand René Guénon disserte sur la contre-initiation il dicte une critique du complotisme. Quand Léon Bloy nous étreint de ses saintes colère, il cogne la subversion souverainiste.

 

La démarche new-age de la fausse-tradition ou d'une pseudo-pratique traditionaliste est celle qui consiste à prétendre incarner ou réinventer une tradition – une littérature orale et écritepar initiation ou filiation, et de créer un modèle à partir de cette néo-tradition qui justifie la construction syncrétique d'une « nouvelle spiritualité » et d'un « culte réifié ». Une tradition et un modèle explicatif du monde et de la société qui, en quelque sorte, s'auto-justifient. La Tétraktys pythagoricienne, les Étoiles, les Lois naturelles et universelles de la Tradition primordiale raciale et ethnique, la science de l'étude des mythes comparés, et des dizaines d'autres outils de vérification et de justification de la véracité et de l'authenticité d'une « tradition » cadrent et réglementent le spectre de la création politique et métapolitique ; religieuse et métaphysique ; scientifique et philosophique, sur les plans exotérique/mésotérique/ésotérique. Une « nouvelle spiritualité » qui est une appropriation postlibérale et postmoderne, ou une récupération frauduleuse, de la Tradition ; d'une tradition locale ou continentale qui ignore cette « nouvelle spiritualité » – la spiritualité Zen reprise par les occidentaux qui en ont exactement inverser le sens est un parfaite exemple de ce que nous évoquons ici –, qui procède d'un mélange et d'une inversion des gnoses, une volonté de subversion idéologique et contre-initiation philosophique – au sens où la tradition précède la philosophie qui précède la science ; que la philosophie a pour fonction de relier science et tradition ce que ne comprennent pas les philosophes modernes qui ne sont plus alchimistes et, par conséquent, ne sont pas philosophes d'un groupe ou d'un individu. Une hérésie qui répond à une mauvaise interprétation du fait traditionnel, qui est le fait d'une crise spirituelle, d'une dérive sectaire, d'une arnaque, d'un problème psychiatrique, d'une volonté de tromper, d’accélérer la fin des Temps, de faire le mal. Une méconnaissance, une ignorance.



Avec internet et les réseaux sociaux la transmission orale et la transmission écrite se confondent. Le « retour paradoxal anarchique et chaotique de la transmission orale » via l'ordinateur et l'écriture instantanée est la première et l'expression la plus tangible de ce qu'est l'archéofuturisme en terme de communication. « Archéofuturisme » dont le pendant « gauchiste » serait le cyberpunk – qui « esthétiquement » est mort en terme d' « avant-garde » au profit du « steampunk » ; qui va tout miser sur le « hacking » parce que sa mort « esthétique » est aussi une mort idéologique qui souligne sa défaite contre les « archéofuturistes » et les profondeurs abyssales de l'Empire de la Fin , au même titre que la collapsologie est le pendant égalitariste du survivalisme, et de la même manière que l'écologie punitive est à l'origine une pensée conservatrice pérennialiste non-punitive, contrairement à ce que certains pourraient penser et affirment par ailleurs en disant que l'écologie est une pensée qui serait née à gauche... Namasté.



« L'erreur fondamentale commise jusqu'ici par les ethnologues, les sociologues et les philosophes, a été de vouloir expliquer la naissance du sacré à partir du profane. Ils ont admis comme allant de soi que le premier homme avait été jeté d'abord dans le cosmos vu comme physique, et que, peu à peu, il en était venu, par on ne sait quelle alchimie mentale, à situer au-dessus ou en marge de cet univers sptatio-temporel un monde dynamique, soustrait à la tyrannie du temps et de l'espace. » Pierre Gordon, Le sacerdoce à travers les ages, Analyses et synthèse des fonctions sacerdotales, Le Prêtre et le Magicien, pp. 244 à 249, aux éditions Arma Artis



Le complotisme est une résultante du « néo-spiritualisme », illuministes et nouvel-age, les idées progressistes devenues folles. Le fruit des entrailles des francs-maçonneries spéculatives, euphories kabbalistes, bouffées d'hystérie du puritanisme, frénésies universalistes, hérésies protestantes, démonies économiques, des excès modernistes et des extrêmes postmodernistes, tout ce qui s'éloigne de la verticalité et de la radicalité, de la Tradition et de son époque, que la Droite et les conservateurs ont recueillit par charité chrétienne. C'est l'Universel fait universalisme dans les salons bourgeois de l'usure et de la dématérialisation du réel. Le profane fait Dieu. Une fausse Joie.



Le complotisme est une tradition moderne, une religion postmoderne, le jouet du globalisme, non, le complotisme n'est pas la tradition des classiques et traditionalistes. Ce que le système politico-médiatique, la réinfosphère, les marxistes, les nationalistes sous-entendent et laissent à penser en reléguant la pensée européenne et traditionaliste aux oubliettes, accusant les païens, les pagano-chrétiens et les gnostiques de « national-sionisme », d' « ésotérisme » et de « satanisme », la voilà l'accusation accusatoire de la laideur au beau, de l'arrogance au juste, du mensonge au vrai ! De l'alliance globaliste et souverainiste contre l'Europe et l'Eurasisme de la Fin.

 

Les experts, spécialistes et théoriciens en « théorie du complot » étudient donc le phénomène du complotisme sous l'angle historique, sociologique, scientifique, philosophique, culinaire, ne manquent pas de relever des origines chrétiennes et anthropologiquement « antisémites », mais ne découvrent pas les origines « New-Age » du complotisme, saperlipopette !



Ils évoquent brièvement une « dérive ésotérique » et la présence futile du phénomène dans les rangs des révolutionnaires pour « justifier la guillotine ». Mais ils se gardent bien de développer l'idée, connue, que le complotisme en tant que « mode de penser », « philosophie », est essentiellement issu de l'esprit des Lumières et de la Révolution fut-elle « isiaque » et « templière »...



Le complotisme a bien évidement une origine moderne, c'est ce que les « historiens » nous disent en datant eux-mêmes cette origine à la Révolution mais en l'attribuant à la Réaction. L'origine de la théorie de la « théorie du complot » est, de toute évidence et également, l'origine des inversions accusatoires et des injonctions contradictoires. Une vision horizontale du Cosmos et linéaire du Temps. C'est la même question que pour la théorie de la Terre plate, on attribue à cette théorie une origine « créationniste », certes, mais un créationnisme moderne passé au crible du puritanisme et ses marches-arrières, du progressisme et de sa fuite-en-avant, vers le nihilisme postmoderne. Les anciens, sortis du Déluge, avaient une vision cyclique et précessionnelle du Temps, la Terre ne venait pas de pousser sous leur pied et ils venaient de quelque part. De la même manière, les traditionalistes comprennent que la Terre n'a pas 4000 ans. Cette « création du Monde » il y a 4000 ans est une datation « récentiste » qui correspond au début d'une nouvelle ère (dans la compréhension « cyclologique » et, à « taille humaine », elliptique du Temps), en l’occurrence l'ère du Bélier, pour ensuite entrer dans l'ère du Poisson dont nous sortons actuellement pour entrer dans l'ère du Verseau, ce que les créationnistes et platistes, et, les progressistes et linéairalistes postmodernes ignorent, au même titre que les « complotistes » et les « sceptiques », parce que ni les uns ni les autres ne sont traditionalistes, n'ont une vision cyclique et non-linéaire du Temps. Les traditionalistes ont une vision de l'évolution qui n'est ni darwinienne, ni créationniste. Globalement, les « traditionalistes » ont une vision qui serait plutôt celle de la mutation génétique (Devry) – et du « régionalisme » –, par un apport extérieur d'énergie – il faudrait rentrer dans les détails. Nous consacrerons un article pour établir les quelques bases et principes traditionalistes en matière de temps, d'espace et d'évolution.



Le complotisme est le fruit de la double pensée progressiste et linéairaliste ; avec un visage « puritain » et un visage « moderniste», quand elle n'a plus du progrès que ses extravagances et interdits. Cette absence de prospective traditionaliste pour comprendre la métaphysique du complotisme est une preuve de l'incomplétude des études universitaires sur le sujet de la théorie du complot et d'un biais d'hémiplégie...

 

Une contrefaçons, comme un complot, peut se retourner contre ses faussaires, ou ses fomenteurs. Les théories du complot des uns sont les visions du monde et les révolutions des autres dans un jeu de propagande et de contre-propagande. Ne pas dire que le complotisme à deux têtes, c'est ne rien dire au sujet du complotisme.



Notons que les théoriciens de la « théorie du complot » ont une fâcheuse tendance à attribuer aux complotistes des biais cognitifs/méthodologiques/idéologiques, des troubles psychologiques, voir psychiatriques on parle de « traits psychopathologiques des théoriciens du complot »  dont nous ne voyons pas pourquoi ils sont spécifiquement attribués au « complotistes » puisque ces « biais » sont relatifs à des problèmes généraux de méthodes inhérents à la recherche scientifique et au révisionnisme historique, et que rattacher des troubles de l'esprit – qui touchent toutes les couches de la société et concerne en premier lieu des individus – à une discipline intellectuelle particulière revient à nous expliquer que tel problème psychologique ou psychiatrique est inhérent à tel ou tel domaine de la connaissance... Quelle est la maladie des sceptiques ? Des « biais » dont les scientifiques, historiens et journalistes du système ne sont pas exempts et même plutôt représentatifs en tant que menteurs professionnels quand ils manipulent l'histoire, l'information et les statistiques.



Ces différents problèmes cognitifs et de déficience mentale ne concerneraient donc que les « complotistes » et ce sont des « historiens » qui décident ce qui est cognitivement et psychanalytiquement complotiste, et ce qui ne l'est pas, sur des critères qui ne sont jamais discutés. Nous affirmons que ces historiens sont des complotistes et des fous ; et ils ne peuvent pas nous contredire puisque nous procédons de la même invective, de la même affirmation.



Vous pouvez chercher, vous ne trouverez pas un autre sujet qui suscite la psychiatrisation du débat à ce niveau d'inversion accusatoire et d'injonction contradictoire. Peut être parce que le complotisme cristallise tous les maux cognitifs du monde postmoderne ? Peut être parce que le sujet du complotisme est volontairement assimilé au sujet de l’antisémitisme ?



En effet, les historiens ont beau jeu de parler de « théorie du complot judéo-maçonnique » alors que des lois empêchent d'en parler, d'ailleurs il devrait être interdit d'en parler dans les deux sens : accuser des personnes de quelque chose dont ils ne peuvent pas légalement se défendre donne, une fois de plus, du crédit aux complotistes. Les théoriciens de la « théorie du complot » sont, à ne pas en douter, les plus grands promoteurs du complotisme. L'excuse la plus irrationnelle et sophistiquée est d'affirmer que le complotisme est construit de telle manière qu'il est impossible de le défaire. C'est faux. Ce sont les sociologues qui inventent cette théorie du complot parce qu'ils sont incapables de fournir une critique convaincante et conséquente du complotisme sans réhabilité la Tradition et les grands auteurs traditionalistes qu'ils ne peuvent ni vulgariser ni simplifier, qu'ils ne peuvent pas dénaturés, et dont ils ne peuvent pas faire la promotion s'ils veulent continuer à exister dans le monde de la pseudo-réalité où ils sont les rois nus.



Dans tout les cas, wikipédia fait, dans ce cas précis de la « théorie du complot », office de fiche de police et de police politique... Le site ultra-complotiste Conspiracy Watch ; chapeauté par le zouave interplanétaire Rudy Reichstadt, n'est pas en reste en terme de paranoïa et d'inversion accusatoire. D'autres organes para-étatiques comme L'AFP sont également à l'avant-garde de l’ambiguïté. L'AFP est-elle complotiste ? Les observateur du Monde sont-ils complotistes ? L'anti-complotisme d'état est-il complotiste ? Et oui, les biais sont partout.

 

 

Pour résumer, les progressistes et postmodernistes nient leur part de responsabilité dans les construction idéologique du complotisme, dans les constructions négationnistes de l'histoire, mais ils continuent à entretenir des théories du complot pseudo-scientifiques qui sont autant de subversions ; antiracistes ou autres, au service du système politico-médiatique, du globalisme, et qui les relient logiquement au complotisme comme « mode et système de penser systémique ». En gros, pour comprendre la politéïa de Platon, il faudrait mesurer son crâne et séquencer son ADN...



L'« occultisme matérialiste et scientiste » des agnostiques et athées ne trompent que ceux qui ne comprennent pas que l'athéisme est une religion sans Dieu, que son culte à Mystère est le transhumanisme, sa parousie l'avènement de l’intelligence artificielle et le Deus ex-machina son paraclet. La malhonnêteté intellectuelle des théoriciens de la théorie du complot est limité à la reductio ad hitlerum. Qu'est-ce le complotisme si ce n'est le stade intermédiaire entre « relativisme » et « nihilisme » ? Entre « sophisme » et « tautologie » ?



Dans la même idée des inversions accusatoires progressistes dont les bonnes intentions s'accompagnent d'un jumeaux maléfique : Scepticisme (zététique) et Complotisme (fosse sceptique de Babel) ont de nombreux point communs dans la critique que nous pourrions en faire et partagent un fameux biais... Les zététiciens essayent de nous refiler le petit trisomique. Vous pouvez faire croire aux incultes que le « complotisme » est une dérive de la « pensée religieuse », mais les traditionalistes vous ont prévu, vous ont répondu, bien avant votre insignifiante naissance, ils attendent vos réponses avec une impatience non-dissimulée et commencent même à perdre patience. Les traditionalistes ; les Alchimistes et Fidèles d'Amour, démontrent par la praxis que le « complotisme » est une dérive moderniste, que la science sans métaphysique c'est le goulag et le camp de concentration. Le vivant, le naturel et l'organique ne sont pas la propriété de la pensée sceptique et zététique. Nous vous voyons. Nous vous attendons. Nous vous écraserons.

 

Les sciences-sociales – qui reposent elles-mêmes sur des théories du complot comme le mythe du racisme systémique – ne peuvent pas approcher l'esprit du complotisme sans recours à la Tradition et aux essayistes traditionalistes . De la « Tradition » d'un point de vue de la réflexion philosophale ; il n'est pas question d’adhérer à des croyances pour appréhender la Tradition et en faire un outils de remise des symboles, des formes et des concepts à l'endroit par la « géométrie sacrée » et puissance doctrinale de la pensée traditionaliste. Et c'est pour cela que leurs synthèses et leurs critiques relèvent davantage d'un profilage psychologique, voir psychiatrique, du « complotiste type » et d'une étude de cas, plutôt qu'une définition généraliste du complotisme. Ce qui laisse tout un champ d'étude aux intellectuels non-conformes sur le sujet du Complotisme que les universitaires ont bâclé.



Si on additionne toutes les tares attribuées aux complotistes par les zététiciens nous comprenons très vite que la critique du complotisme est aussi une critique de la zététique et d'une dérive progressiste. Des « tares » et des biais que les zététiciens qui maîtrisent la méthode scientifique et commandent des pizzas avec une certaine dextérité, partagent largement avec les complotistes, cela les inquiète énormément. Et ils ont bien raison. La discipline zététique sous-scientifique et semi-complotiste qui, comme le complotisme, est surtout une « méthode sophistique » qui va se prendre la Tradition et les archaïsmes dans la tronche plus tôt qu'elle ne le pense.



Les zététiciens ne valent pas plus, ou moins, que les complotistes, ou que nous-mêmes, pour parler Politique et Métapolitique. Tout le monde donne son opinion, tout le monde fait de l'idéologie et de la politique, aucun sujet n'échappe à la politique, ensuite c'est une question d'engagement ou non, nous ne reprochons à personne d'avoir une opinion. Par contre, que les zététiciens débarquent insidieusement dans le champ de la « métapolitique », la gueule enfarinée pour nous expliquer la vie à partir des plus basses polémiques idéologico-politiques, non. Autant la politique n'est pas le fait d'un choix, on porte une idée plutôt que l'autre malgré nous, autant la métapolitique et son exercice sont un choix, on choisit de sortir du cadre de l'opinion, de sortir de son domaine, d'aller explorer le monde, de prendre position, d'essayer de l'influencer, d'articuler une pensée entière : la plus entière possible... Et nous avons, à partir de ce moment, une responsabilité, tout ce qu'on va dire, et surtout tout ce qu'on ne va pas dire ou interdire aux autres de dire, peut potentiellement avoir des conséquences sur la « chaîne de conduction du stress ».



Ce que nous observons, c'est que les zététiciens sont une police de la pensée et une nouvelle troupe d'occupation mentale en puissance, et que nous ne nous sommes pas coltinés 20 ans de Dissidence vocifératrice pour nous recoltiner 20 ans de Zététique arrogante.



Du point de vue scientifique, la question du complotisme – et, par extension, de la zététique ; dans la question de qui de l’œuf ou la poule – est résolue. Nous reconnaissons ces travaux et entrevoyons leurs limites ; leurs lourdeurs. Nous en sommes, collectivement, à un niveau d'analyse qui dépasse le cadre de la méthode scientifique, de la critique de la méthode, du profilage psychologique, etc. On ne peut pas résoudre l'intégralité de cette équation du « complotisme » et de l' « anticomploisme » par la méthode scientifique ; la question du complotisme est liée à la question plus large des nouvelles technologies – question de la technologie où les zététiciens disciplinés et spécialisés pourraient nous édifier ; sous cet angle du complotisme, car nous ne pouvons pas tout voir et il y a dans ce domaine précis des informations décisives –, et elle est reliée à des questions de l'ordre de la métaphysique auxquels on répond par la méthode traditionaliste, qui n'est pas le domaine habituel des zététiciens et qu'ils regardent plutôt de loin en règle générale. Le sujet du complotisme fait appel et à la science et à la tradition. Ça n'est pas l'un ou l'autre. Quand on écrit sur le complotisme, on écrit sur l'anti-complotisme. Cela dit, nous n'avons pas trouver de critique exceptionnelle du complotisme dans les cercles zététiques qui légitimerait spécialement les zététiciens en domaine de « complotisme »...



Nous ne sommes pas scientifiques, au sens où nous ne pratiquons pas de discipline scientifique, ça n'est pas notre exercice. Les zététiciens ne sont pas des métapoliticiens Et bien, nous autres, qui ne sommes pas scientifiques, nous ne nous mêlons pas de science dure, nous apprenons, nous écoutons les scientifiques et les zététiciens respectables, et, comme nous sommes bien élevés, nous nous taisons.



Comme si la méthode scientifique pouvait résoudre des équations métapolitiques, idéologiques, philosophiques, politiques et doctrinales. Apprenez à vous taire. A chaque fois que nous avons parlé « doctrine » avec un « rationaliste » : il n'avait aucune « vision du monde ». Que les zététiciens s'occupent de science avant que nous les fassions découvrir les lois de la physique. Vous ne pourrez pas nous éviter éternellement. Nous vous appellerons quand nous aurons besoin de vous, pour des choses de l'ordre de la technique. Nous apprécions certains sceptiques et zététiciens, Peggy Sastre par exemple, ou encore Defekator, là n'est pas le problème. C'est par Charité que nous les prévenons de ce qu'il se passe dans le vaste monde des idées ; un monde qu'ils pensent limité au caniveau des polémiques zététiciennes autour de la théorie du genre et de SJW de gauche et de droite qu'ils mettent sur un même plan s'imaginant au-dessus de la mêlée depuis leur hauteur de vue. Oui, parce qu'il faut aller voir le niveau des polémiques zététiciennes internes et au raz-des-pâquerettes pour mieux comprendre notre apparent mépris.



Paul-Éric Blanrue se revendique également d'une certaine zététique « démystificateur, spécialiste de la contre-histoire » – ; vous trouverez une biographie de cette personnalité dissidente sur son blog « Le clan des vénitiens ». Nous noterons tout de même que l’œuvre de Paul-Éric Blanrue est diffusée par les éditions Fiat Lux, dirigée par le grand mufti du complotisme Salim Laïbi, ce qui n'est pas très heureux... Coup de génie ou incohérence ? Ça n'est pas très important.



« Cette tournure d’esprit reconnaît au complot une fonction explicative surpuissante. La thèse complotiste n’est plus une hypothèse parmi d’autres, mais un moyen cantonné au service d’une fin, le dévoilement de la vérité cachée, forcément cachée. On assigne au complot une mission sacrée, celle de mettre au jour l’action nébuleuse des véritables maîtres de l’histoire. Le complot comble les espaces entre les pointillés, remplit les blancs. Sa dénonciation a pour but de déflorer les mystères insondables du passé et du présent, et de déchirer le voile de l‘avenir, en lui appliquant un  filtre identique.



L’objet est souvent fixé de manière monomaniaque ; les vapeurs du complot agissent comme un détergeant nettoyant les scories des événements mineurs puisque trop visibles. Elles concentrent l’attention du citoyen sur une seule donnée, le reste disparaissant ou lui étant subordonné.



Agissant comme hypnotique, la thèse calme les angoisses, rassasie les esprits tourmentés. Les apparences on été percées, les secrets éventés. L’être questionnant devient affirmant, péremptoire. Tout devient lumineux, l’inconnaissable de la veille est l’évidence du jour, les premiers doutes se muent en certitudes. » Paul-Éric Blanrue, Complotisme et vrais complots



Les espoirs d'un « eugénisme positif » et maîtrisé semblent s'évanouir avec la réalité des lois bioéthiques qui révèle la nature mortifère du progressisme. D'ailleurs, nous n'avons pas entendu les zététiciens hérétiques à ce sujet, ce qui est fort dommage. Si une forme « positive » d'eugénisme peut exister, elle ne sera supportée que par une « éthique archéofuturiste ». Il faut prendre position.



Le scepticisme ; et particulièrement la zététique française, est un nihilisme « érudit », un progressisme fanatique d'ectoplasmes à roulettes. Des SJW déguisés en singes à lunettes. Les zététiciens du dimanche seraient sans doute déroutés par « Les Principes du calcul infinitésimal » et perturbés par « Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps » du mathématicien et géomètre René Guénon ; mais les zététiciens sont malins comme des petits chiens de Pavlov et n'attaquent que des réactionnaires anonymisés en meute, quand ils ne sont pas trop occupés à s'entre-dévorer.



Ce que nous avons apprit à travers nos recherches, c'est que les scientifiques ne sont pas arrogants et que beaucoup se sont intéressés humblement à la Tradition pour devenir, parfois, de grands traditionalistes. L'histoire comparée des religions et des mythes, l'étude des symboles archaïques et sacrés, de l'art, l'archéologie, l’anthropologie, l'épistémologie, constituent une bonne part de la discipline « traditionaliste ».



Nous portons ici un propos très générale car beaucoup de choses ont été déjà dites et redites ailleurs, nous essayons simplement de vous donner accès à ce point de vue grivois des traditionalistes, souvent absent des littératures modernes alors que les traditionalistes ont résolu de nombreuses énigmes de l'esprit, de l'histoire, de la science. Nous ne sommes que des bardes, des saltimbanques, qui faisons l'école buissonnière, mais nous n'en restons pas moins des élèves de la Tradition qui avons les quelques petites bases et principes qui nous permettent de nous situer et nous orienter. Tout ce que nous voudrions que possèdent nos camarades, cette petite boussole de la Tradition qui est d'un grand secours quand nous sommes égarés.



« Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur. La tradition est ce qui préserve et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin.



Réponse naturelle au nihilisme, la tradition ne postule pas le retour à un passé mort. Elle ne plaide pas pour les quenouilles ou les calèches. Elle ne postule pas une théorie politique ou sociale. Elle est ce qui donne un sens à la vie et l'oriente. Elle porte en elle la conscience du supérieur et de l'inférieur, du spirituel et du matériel » Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens – 30 000 ans d'identité, 2 Du nihilisme à la tradition, p. 15, aux éditions du Rocher



Les zététiciens, qui pensent pouvoir s'accaparer tout le spectre de la pensée critique, de devenir une sorte d'unité de mesure de la rationalité – pensez très fort à Aurélien Enthoven –, sont, la plupart du temps, des répétiteurs qui régurgitent du par-cœur, comme la plupart des souverainistes par ailleurs. Ils n'inventent rien, ne créent rien. Ce sont des robots. Nous ne pensons pas que la science ait besoin des zététiciens qui, s'ils étaient des scientifiques passionnés, n'auraient pas le temps de faire de la « zététique », mais feraient de la recherche pour faire avancer la science, plutôt que de faire progresser la morale progressiste occidentale supérieure au-dessus de la mêlée des perdants de la mondialisation et davantage reliée à la religion des droits de l'Homme qu'au domaine de la Science et de l’Éthique.



« Droit de l'Homme » dont les zététiciens les moins bornés auront sans doute souligné que cette utopie et ses valeurs changeantes ne servent qu'en valeur négative contre la Démocratie au sens le plus sacré, et plus précisément contre la valeur européenne primordiale de Liberté. Aujourd'hui, se sont les islamistes et les humanistes les plus hypocrites et malhonnêtes qui utilisent les droits de l'Homme pour menacer les Européens de remplacement. Quelle différence fondamentale entre les discours de Maboula Soumahoro et de Michel Onfray ? Aucune. Les Droits de l'Homme et l'humanisme contre la Liberté des Peuples à disposer d'eux-mêmes...



Les zététiciens ambulants et déambulatoires, analphabètes diplômés, quand ils sortent de leur domaine et de leurs polémiques marxistes internes sur la bonne stratégie pour propager la bonne parole athéiste et progressiste, sont une catastrophe naturelle. Heureusement que leur entre-soi de bougres de zouaves d'anthropopithèques nous préserve de leur moraline sous couvert de science. De toutes façons, ils n'ont aucun impact en politique, en esthétique, ou en métapolitique, puisqu'ils ne savent même pas de quoi il peut s'agir.



Les modes de penser sceptique et formats zététique sont conformes et répondent à toutes les normes nihilistes et postmodernes. Les sceptiques et zététiciens n'ont rien de plus à dire en politique que leur opinion individuelle conforme à la forme du « système à briser les peuples » et aux « modes de penser » des complotistes, railleurs qu'ils sont !



La science métapolitique ; l'art d'articuler une doctrine révolutionnaire et opérative, de s'aventurer dans la métahistoire des idées politiques ; des énigmes sur des parchemins, des chemins de traverse, d'averses en désastres sous les astres éponymes ; de labourer le champ fertile de la Sophia perennis jusqu'à l'épuisement et l’évanouissement, est l'exercice de la plus haute aristocratie des âmes qui brûlent avant l'épreuve du Feu. Comment des êtres tremblants devant des écrans de platitudes , et des polémiques auto-alimentées par leur propre vomis idéologique qui ne nous viendraient même pas à l'esprit, pourraient débattre avec nous de doctrine ? Et comment diable comptent-ils s'imposer autrement que par leur branche armée allogène et leur section d'assaut antifascistes ?



Si les sceptiques, zététiciens et complotistes étaient des gentils et des vertueux, des honnêtes hommes, des intellectuels, des philosophes et des scientifiques accomplis, ils seraient eux-mêmes des « traditionalistes » ou davantage curieux Lettres, pour le moins, ils seraient en capacité de distinguer « tradition » et « dinguerie », « généalogie » et « gynécologie », dans tous les cas, ils affronteraient, ou feraient rationnellement référence à la « Tradition », sans trembler. Mais ils contournent et évitent le sujet, tournent autour du pot, reniflent, font leur petit pipi et repartent à la niche majoritaire des minorités oppressives, des multitudes connectées et anonymes, des morts-vivants. Notre critique générale de la zététique ne concerne que ceux qui se sentent concernés, nous ne doutons pas qu'il puisse exister des zététiciens « géomètres », quoiqu'il en soit, nous rendons le complotisme à leurs créateurs modernistes et progressistes, adeptes d'avortement et de psychanalyse, débrouillez-vous avec ce que votre philosophie athée et « agnostiques » a créée de monstruosités et de folies, reprenez votre frankenstein métapolitique, votre golem idéologique. Et surtout, ne lui donner pas à manger après Minuit !



La pensée complotiste comme la pensée zététique ; qui sont animées par un doute sans Dieu, justifient leur envie de mourir par un tas d'arguments historiques et factuels sur la fin des civilisations et leur morgue rationnelle qui sont autant de milles feuilles argumentatifs et sophistiques ; des feuilles mortes. Scepticisme et complotisme dorment chacun de leur côté mais se couchent dans le même lit ; le lit de l'arrogance, du spéculatif, d'un certain manque d'humilité face au vaste monde de la connaissance et des sciences sacrées.



Si vous voulez apprécier une critique radicale du complotisme – et par extension du « scepticisme » – loin de la cour d'école de la zététique, nous vous renvoyons aux articles du physicien-solaire Laurent James ; qui est un scientifique en exercice (parce que ça ne sont certainement pas les « zététiciens » qui vont vous apprendre quoique cela soit sur le « complotisme » ; si ce n'est des banalités qu'ils auront puisé chez Popper ou Taguieff et que vous pouvez lire sans le filtre zététique), dont celui-ci : « Puritanisme et Complotisme, ces plaies de la modernité », ou encore celui-là : « Le complotisme, cet anaconda dont nous écraserons la tête à coups de talon » que vous pouvez consulter sur le blog Parousia.



Le problème avec le complotisme est de savoir quand il commence, et où il s'arrête – et qu'est-ce qui se passe entre ces deux instants ? –  ; où est précisément la subversion.



Parce que le rôle du complotisme n'est pas la non-vérité, il a pour fonction de passer de l'un à l'autre ; du développement initial au moment où on quitte le factuel pour passer au fictionnel, cet instant où on fait passer l'anté-vérité furtivement, subversivement, avant de revenir franc-battant à un développement factuel et rationnel. C'est la 25ème image. Similaire sur le principe. Le complotisme joue un rôle de cliquet. Il n'est ni l’appât, ni le piège, ni la trappe, mais le moment où se déclenche la subversion, le moment où ça mord et que l'on ferre le poisson, que l'on tire le gibier de potence, que l'on bute Bambi.

 

Cela dit, il n'est pas inutile de lire les quelques articles scientifiques disponibles sur internet autour du complotisme ; dont le biais le plus significatif et qui nous intéresse est le « biais téléologique ».



En outre, nous pouvons observer que, dans la dissidence, un mode de penser plutôt lié à la téléologie et un esprit davantage enclin à la téléonomie peuvent cohabiter pour soutenir une « théorie du complot »... Il manque donc une donnée ; un moyen terme, pour analyser le phénomène du complotisme dans toutes ses dimensions en plus que le recours à la « méthode scientifique ».



Téléologie : « La téléologie peut être définie comme étude, ou comme doctrine, des causes finales, de la finalité. Le terme est souvent utilisé aujourd'hui en tant qu'épithète, pour définir une doctrine ou un raisonnement, le cas échéant de manière critique (un raisonnement historique qualifié de « téléologique » est ainsi ramené à une philosophie de l'histoire considérée par la plupart des historiens et philosophes comme dépassée).



En tant que doctrine provenant de l'Antiquité gréco-romaine, et que l'on retrouve par exemple chez Aristote, la téléologie vise l'explication des phénomènes par l'intervention d'une cause finale (le telos) : un phénomène A sera expliqué par la nécessité d'une cause finale postérieure B (le telos). Lamarck dans sa Philosophie zoologique donne un célèbre exemple d'intervention de cause finale (qui se révéla par la suite erroné) : l'herbe étant rare dans la savane, la girafe doit atteindre le feuillage des arbres pour se nourrir (cause finale B), dès lors l'habitude soutenue et l'effort pour l'atteindre entraînèrent un allongement de ses pattes avant et de son cou au fil des générations (phénomène A). En cela, la téléologie s'oppose à la vision mécaniste de l’explication des phénomènes, notamment au sein des sciences du vivant et de la cybernétique. Ces dernières inventèrent la notion de téléonomie (caractère nécessaire mais non intentionnel) dans les années 1960, pour intégrer des lois mécaniques donc scientifiques dans le concept de finalisme, la notion de téléologie étant jugée spéculative, aux connotations métaphysiques. » (Wikipédia)



Téléonomie : « La téléonomie (du grec telos, but et nomos, loi) est un terme inventé par Colin S. Pittendrigh en 1958, puis repris par de nombreux autres biologistes de renom, dont Jacques Monod dans les années 1970. Il désigne grossièrement un concept scientifique de finalité. Il s'agit de ne pas le confondre avec le finalisme ou la téléologie (de logos = raison, parole) car Monod et plus généralement les darwinistes (aujourd'hui largement majoritaires) refusent, par principe épistémologique notamment, tout recours à une cause finale ou à un dessein intelligent dans l'explication des processus biologiques.



La notion de téléonomie sert notamment à expliquer le phénomène de la convergence évolutive en décrivant la suite de causes ayant par exemple mené trois animaux aussi différents que l'ichtyosaure, le requin et le dauphin à avoir des formes hydrodynamiques si similaires tout en appartenant à des branches différentes du vivant n'ayant pas de lien de parenté plus récent que l'apparition de leurs caractères communs.



Il est capital de comprendre que le rapport de la téléonomie à la finalité n'est que métaphorique : la sélection naturelle donne l'illusion que la nature travaille en vue d'un objectif, mais elle est en réalité aveugle et c'est, selon l'expression de Démocrite et Monod, le hasard et la nécessité seuls qui mènent le vivant à s'adapter à son milieu. Ainsi, on ne peut pas dire que l'évolution vise quelque chose ; elle ne veut rien. Cependant, alors que son fonctionnement n'a rien d'intentionnel, comme phénomène elle peut avoir l'apparence d'une intentionnalité : la disparition automatique des modèles les moins fonctionnels mène spontanément à la conservation exclusive des modèles fonctionnels (les êtres vivants capables de survivre jusqu'à se reproduire et transmettant cette capacité à leur descendance par hérédité génétique ou épigénétique), de telle sorte que certains de leurs caractères, en harmonie avec leur environnement, peuvent répondre à leurs besoins comme s'ils avaient été faits sur mesure, pour ainsi dire de façon providentielle, alors qu'ils sont tout autant les fruits du hasard que leurs concurrents éteints. Cette apparence de finalisme et d'intentionnalité est en fait illusoire. » (Wikipédia)



Le complotisme ne se cache pas toujours là où on pourrait le penser. Jamais. Le complotisme est au service de quelque chose, il n'a pas d'existence et d’intérêt en soi.



Précisons que nous ne confondons pas téléologie et biais téléologique ; une « méthode » qui s'exprime dans un cadre donné et l'essentialisation de cette méthode, l'appliquant à tous les sujets. Les mathématiques s'expriment dans des cadres ; on « invente » – on découvre , redécouvre – même de « nouvelles mathématiques » pour répondre à des énigmes bien précises de la science. Ce que nous faisons avec des mots, car il n'est pas si évident et « logique » que cela de sonder l'invisible et de visiter les souterrains de la subversion. Nous ne voyons pas les sceptiques ou zététiciens produire une « métapolitique » supérieure à ce que produisent les souverainistes... C'est tout dire.



« Le complot, c’est comme le genre (« gender ») : le problème ne réside pas dans l’authenticité de son existence, mais dans le systématisme typiquement moderniste de la théorie qui l’exploite. » Laurent James, Le complotisme, cet anaconda dont nous écraserons la tête à coups de talon



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La critique nonconforme du complotisme et de l'anticomplotisme est un champ d'étude inexploité par nos avant-gardes.



Nous pensons que c'est le seul angle d'attaque pour distinguer le faux du vrai en matière idéologique et doctrinale après deux décennies de réinfosphère et de dissidence. Avant de maîtriser une chose, il faut la nommer. C'est biblique. Il s'agit, pour les intellectuels, de remettre un peu d'ordre dans les idées politiques en mouvement dans l'opposition nationale, de rétablir un minimum de cohérence entre ces idées pour donner à l'opposition une ligne directrice, discriminer les idées qui apportent désordre et incohérence, et qui s'amalgament pour former des syncrétismes typologiques et conceptuels qui se transforment en inversions accusatoires et des injonctions contradictoires, meilleur exemple : le concept de « national-sionisme », ou du « judéo-servilité ». Autant de concepts erronés qui permettent de pirater la réinfosphère. La réinfosphère qui envoie des signaux contradictoires aux militants, des militants qui ne savent plus sur quel pied danser, à cause de lignes éditoriales sans rythme ni harmonie qui créent des « dissonances cognitives », notamment sur la question du racisme et de l'antiracisme.



Certes, ce sujet est un véritable sac de nœuds, c'est un sujet « casse-gueule ». Mais c'est un sujet important et dont l'étude intégrale, définitive, résoudrait de nombreux problèmes psychologiques, idéologiques et doctrinaux de l'opposition nationale. Il y a un enjeu culturel sur la façon dont pense les français, les européens, les occidentaux. La contre-culture complotiste et new-age est un cancer pour notre civilisation, ça n'est pas un sujet bénin. Cependant, les « avant-gardes » évitent soigneusement ou tardent à venir sur ce sujet majeur. Pourquoi ? Il faudrait leur demander.



Sans doute estiment-ils que le complotisme ne joue aucun rôle ou pas suffisamment pour être un sujet... Ou encore parce que c'est un exercice qui s'accompagne nécessairement d'un travail d'introspection douloureux pour certains ? Qui suppose un certain courage intellectuel ? Parce que c'est un sujet qui ouvre sur de nombreuses polémiques avec des personnages hargneux ? Peut-être parce que c'est un sujet difficile à appréhender et à « vulgariser » ? Qui demande de sortir de sa zone de confort ? Et qu'ils pensent qu'ils y ont plus de plumes à y perdre que d'altitude à y gagner ?

 

Nous comprenons qu'une critique ouverte du complotisme va, à coup sûr, être associée aux réductions accusatoires du système politico-médiatique et porter, dans un premier temps, préjudice à la réinfosphère – et aux intellectuels qui feraient cette critique – en la coupant de la manne quantitative des spectateurs, qui sont aussi les principaux donateurs. Ce risque et la menace qui semble l'accompagner montrent que c'est là que tout se joue, les autres sujets métapolitiques et stratégiques sont périphériques. Les sujets de la réinformation et du complotisme sont centraux. C'est quelque part entre la réinfosphère et la sphère complotiste que tout se concentre et se décide. C'est la que l'on choisit de parler de tel ou tel sujet, et pas d'un autre. Sous quel angle on présente ce sujet. Et vous comprenez bien que la réinfosphère et la dissidence ne mettront pas les sujets de la réinformation comme « stratégie » et du complotisme comme « mode de penser » sur la table. Les sujets du complotisme, des nouvelles technologies, de la transition énergétique, économique et écologique, du fait génétique, etc, sont très étroitement liés.



De fait, la Troisième voie a perdu en visibilité et quasi disparue du spectre métapolitique de l'opposition nationale au profit du « souverainisme des possédés et démons » parce qu'elle évite ces différents sujets de la réinformation, du complotisme, de la race, de la bio-éthique, du néo-souverainisme ; et qu'elle s'est laissée endormir par la Dissidence charmeuse de serpents. Certes, elle tient sa position et ses distances, mais cette posture reste confidentielle et quasi « initiatique » à ce niveau de discrétion. Disparaître oui ; mais pour prendre du recul et accomplir un travail sous-terrain qui s'en reccent. La guérilla culturelle s'est déplacée jusque dans l'opposition nationale, nous ne combattons plus uniquement le système politico-médiatique, nous devons débusquer les troupes d'occupation mentale qui ont envahi la réinfosphère. La subversion est partout et se cache dans les moindre recoins.



Leurs outils conceptuels non-conformes ne leur servent pour le moment à rien ; c'est normalement de la responsabilité des intellectuels d'initier et de développer ce qui devrait être une discipline à part entière afin d'irriguer l'opposition d'une critique radicale de ce qui est une sorte de « maladie pré-révolutionnaire », une critique « légitime » qui ne soit pas celle d'un militant que personne ne lit, et prenne rapidement des formes opératives.

 

Cela dit, nous ne sommes pas inquiets, nous savons que les chercheurs et intellectuels récupéreront les critiques militantes du complotisme et de la réinformation quand ça sera rentable ou nécessaire pour eux de le faire, qu'ils estimeront que c'est le moment, et ça le devient, nous pouvons en voir les prémices – par exemple dans « Courage ! Manuel de guérilla culturelle » de François Bousquet ; encore un effort François ! – parce que le sujet du complotisme est directement connecté aux sujets de la doctrine et du militantisme que les intellectuels n'aiment pas manier, mais qui reviennent en force.



Nous voyons sans doute mal, mais nous observons une nette régression dans la progression des idées non-conformistes et radicales au profit d'un populisme extrême et inefficient. Il est entendu que la réinfosphère rassemble de nombreuses tendances, que nous-mêmes en faisons partie et en dépendons, mais quand un système vous fait plus de mal que de bien, qu'il est une somme nul, il est peut-être temps d'en changer, de réagir. Internet, les réseaux sociaux, le cyber-militantisme ont absolument tout bouleverser en matière de politique et de métapolitique, ne pas en parler est une forme de déni. Il est beaucoup trop facile pour les « gauchistes » de perdre « nos milieux » qui réagissent au quart de tour sur des sujets périphériques. Les intellectuels, qui sont payés pour réfléchir, ont un réel problème à sortir du constat et se projeter, à comprendre que nous combattons davantage des algorithmes qu'une idéologie, de reprendre les sujets de la cybernétique, du complotisme, du militantisme en main. Il est inutile d'écrire un ixième livre sur les divers formes du Libéralisme ou la nature profonde des Élites, l'idéologie gauchiste ou le problème de l'UE.



La question raciale – la question de l'existence des races humaines –, n'est paradoxalement pas étrangère à cette « régression idéologique et doctrinale ». Paradoxal parce que la complexité de cette question et la difficulté de tenir la position du réalisme racial obligent les identitaires à simplifier les autres questions qui se posent. Ce qui peut parfois les discréditer.



Cette question se pose parce qu'elle se pose, parce qu'elle s'impose, personne ne l'a posé ou imposé, ni la gauche, ni la droite, ni les indigénistes, ni les réalistes raciaux, ni les antiracistes, ni les racialistes. Les responsabilités engagées et le fait que cette question existe sont deux choses différentes. Les identitaires assument et ont mit cette question au centre de leur métapolitique, non seulement ils n'ont pas le choix, mais ne peuvent pas s'encombrer d'autres questions, qu'ils ne peuvent que simplifier, pour s'alléger, pour rester mobiles. C'est leur stratégie.



Cependant, la question raciale étant liée, de grès ou de force, aux questions du complotisme et d'autres questions, les identitaires, les réalistes raciaux, les communautaristes blancs n'ont pas le choix que de répondre à ces questions qui, paradoxalement, les oblige à s'encombrer, de complexifier leur métapolitique. Nous sommes obligés et forcés de combattre simultanément sur tous les fronts ; nous n'avons pas le choix. Nous devons composer avec le chaos et les paradoxes de la postmodernité.

 

La pensée complotiste a remplacé le vide doctrinal laissé par le passage de la dissidence dans l'histoire de la Droite et du monde des idées politiques, et dont on a pas encore prit la mesure de la traînée subversive qu'elle laisse dans l'opposition. La critique du complotisme forcerait les intellectuels « con-servateurs » à sortir de la zone de confort de la réaction et de la réinformation ; et affronter leur Révolution reliée à des péchés originaux qui nous interdiraient de croquer la pomme de la Doctrine, de l'Ordre et du Parti, nous enfermant dans le rôle unique et exclusif de l'opposant, du réinformateur, du lanceur d'alertes, du spectateur, du suiveur. De l'économiste, du journaliste ou pire encore de l'avocat. D'un opposant nécessaire au fonctionnement du système politico-médiatique et au service de la dialectique à sens unique entre « comploteurs » et « complotistes », entre mainstream médiatique et mainstream dissident, entre subversion globaliste et subversion souverainiste.

 

La critique non-conforme du complotisme ouvrirait sur la critique de notre propre métapolitique ; du sacro-saint « gramscisme de droite » qui est une impasse à l'heure de la « guerre cybernétique globale ». Tout va très vite. S'installer dans la réinformation, la reconquête culturelle et le réseau communautaire va définitivement plomber l'Europe. Encore une fois, il n'y a a priori aucune raison de séparer réinformation/culture/réseau du fait politique. Ça serait un long développement que nous produisons dans d'autres travaux et évoquons dans cet essai mais qui étendrait cette article jusqu'au Danube. Pour résumer, nous avons une guerre métapolitique de retard parce que « nos milieux » ne comprennent pas l'aspect « cybernétique » et, osons le mot, « métaphysique » des réseaux sociaux au-delà du thème de la censure, et le fait qu'internet est plus qu'un simple « outils » qu'il suffirait de maîtriser, aussi, nous n'étudions pas collectivement certains « phénomènes auto-incapacitants » pourtant observables et qui, au fil du temps, deviennent un environnement auquel on s'habitue, qui conditionne un ronron rassurant mais sans prise sur le réel, dont celui qui nous vient à l'esprit en premier lieu est cette illusion de l'invisibilité idéologique et doctrinale, de penser que nous allons sortir comme un diable de sa boîte...



Notre incapacité à pénétrer l'espace politique est, selon nous, essentiellement due à notre faculté de nous auto-persuader que nous ne pouvons pas émerger par nous-mêmes et pouvons juste nous raccrocher aux partis existants ou à la société civile qui vient par hasard sur nos positions de façons très souvent « temporaires ». Cette impossibilité systémique et mécanique de l'émergence est une « théorie du complot » que vous a mit dans la tête la Dissidence, un présupposé qui empêche la base de se projeter – pourquoi un militant se formerait-il s'il n'y a pas de perspectives politiques ? –, un message désastreux du point de vue de la psychologie politique, peut-être une excuse des avant-gardes qui refusent de prendre leurs responsabilités, le dernier tabou à briser à Droite. Vous avez perdu dix ans. Tous les jours, sur les réseaux, les militants se demandent ce qui ne va pas, et personne ne trouve la réponse. Il faut dire que peu d’intellectuels et de militants cherchent réellement. Nous proposons, depuis plus de cinq ans, un angle de recherche, qui est peut-être un début de réponse, d'une partie de la réponse. Entre temps quelques influenceurs, principalement Daniel Conversano, ont un peu bousculer la réinfosphère et fait bouger les lignes. Cependant, la critique de la réinformation, du complotisme et du souverainisme reste superficielle et ne s'exprime pas dans des essais qui justifierait et légitimerait cette critique, ce qui est la moindre des choses. La youtubologie à ses limites.



« Pour le dire autrement, et afin que je me fasse bien comprendre : le complotisme est la maladie infantile de l’eurasisme. Les complotistes d’aujourd’hui sont nos Cohn-Bendit à nous. Et j’espère bien qu’on n’attendra pas soixante ans pour leur crever la panse. Le complotisme est une colonisation supplémentaire de l’esprit européen par l’Amérique des bas-fonds, l’Amérique des ratés. » Laurent James, Le complotisme, cet anaconda dont nous écraserons la tête à coups de talon



Des critiques non-conformistes sur tous ces sujets existent à la marge et pourrait, éventuellement, former un seul et même bloc critique. C'est un travail conséquent pour un militant ou un collectif, mais rassembler et faire la synthèse de ces critiques éparpillées est un chantier à envisager. Auquel nous avons déjà largement contribué et que nous ne pouvons pas porter plus loin en l'état.

 

On y vient, tardivement, timidement. Pourtant, le complotisme – la systématisation des théories du complot pour simplifier le réel et l'actualité – érigé en « méthode » et « science-politique » est un phénomène remarquable. Cet « état d'esprit » est intimement lié à l'événement fondateur du XXIème siècle, l'attentat du 11 Septembre 2001 qui, avant d'être un attentat islamique ou sous faux drapeau, est une date. De quoi cette date est-elle le nom ?

 

C'est la date de la fin du Secret qui ouvre sur l'ère cybernétique de la transparence contre le dévoilement, l'inauguration officielle d'un nouveau paradigme déjà ancien : l'Ordre global est né des cendres du 11 Septembre. Ça y est, nous y sommes. Presque.

 

« Il est encore trop tôt pour que se lève le conflit définitif, celui qui réglera tout car il touchera au nœud du problème, et qui n'aura pas lieu entre droite et gauche (évidemment), ni entre patriotes et mondialistes (ce que pense Soral), mais entre nationalistes (de gauche comme de droite) et impérialistes. L'histoire du monde montre que la naissance des nations s'est faite avec celle de la modernité. L'effondrement des empires – ET DONC des spiritualités authentiques – est le corollaire de ce mouvement historique. Il n'y avait que 80 pays en 1920, et aujourd'hui plus de 200 ! » Laurent James



Cette ingénierie cybernétique psychosocial poussive du Covid ; cette distanciation sociale abusive, pour faire taire les murmures des gaulois réfractaires que l'on reconfine dans l'embrasement d'une société française ensauvagée au bord de l'implosion et d'une Europe occupée au bord de l'explosion, va mener les élites à leur perte, en tout cas les mettre en grande difficulté. Nous ne sommes pas optimistes. Il est clair comme de l'eau de roche que les élites globalistes ont été trop pressées, qu'elles sont allées trop vite et beaucoup trop loin, qu'elles sont à découvert, qu'il va être difficile pour elles de faire marche arrière, et nous ne sommes pas optimistes parce que quoi d'autre que des troubles ou une guerre civiles comme échappatoire, sinon une Guerre (au sens conventionnel du terme), pour une fuite en avant ? En Méditerranée ? Dans les Balkans ? Au Liban ? Dans le Pacifique ?



Si l'Europe peut gagner du temps, il vaut mieux une Guerre à sa périphérie qu'une guerre civile en son sein. Une Guerre qui se fera peut-être à nos frontières ; une Guerre qui fera peut-être l'Europe.



Nous ne pensons pas à une Guerre Mondiale qui engage un risque nucléaire, mais davantage à des démonstrations de force, des escalades, une reconfiguration géopolitique qui va pesée lourd de menaces et arraisonner les hystéries.



Le risque d'attentats terroristes – l'ensauvagement est une forme de terrorisme – et d'une crise économique qui va relancer les grands mouvements sociaux va augmenter et laisse présager la possibilité qu'une « petite guerre » et qu'une « guerre civile limitée et intermittente » aient simultanément lieu ; le grand spectacle de la Guerre ne sera peut-être pas suffisant pour empêcher des folies plus grandes encore.



La phase d'arrêtement et de relancement de la mondialisation – que nous interprétons sans doute abusivement comme un « crash test géant » en prévision d'une crise où il sera question d'arrêter et de redémarrer la mondialisation et le libre-échange à une échelle supérieure – est justifiée par une pandémie qui existe mais qui est exagérée, et appliquée par le confinement, dans les limites systémiques et économiques du globalisme, est en phase de déconfinement partiel sous haute surveillance.



Le forces globalistes qui, pour maintenir cette sidération dans la phase critique du déconfinement/reconfinement, ont généré Black Lives Matter et organiser la censure le temps d'installer un « nouveau programme » pour réajuster les formats paradigmatiques du postlibéralisme aux humeurs populistes. Ce que les internautes ont très bien comprit, sans trop savoir pourquoi, tout le monde lance de nouveaux formats, anticipe, reconditionne son produit numérique, « patch » son idéologie au niveau de censure en vigueur, diminuent leurs standards etc. C'est étrange à observer. Ce mouvement de « reconfiguration » des formats ; d'internet et des réseaux sociaux, a commencé avant la grosse vague de censure, comme si les internautes avait pressentit et anticipé cette « reconfiguration ».



Les globalistes maîtrisent le fait souverainiste-populiste qui, dans sa nouvelle configuration, n'est en rien dangereux pour eux. Le souverainisme est le format idéal pour contrôler le fait populiste. Le « Front Populaire » d'Onfray est l'expression la plus explicite de ce réajustement paradigmatique du postlibéralisme. Nous n'avons rien contre Michel Onfray, il incarne ce mouvement bien malgré lui, par excès d'assurance, par défi.



Le souverainisme va devenir une position uniformisée, normalisée et autorisée, dés la rentrée politique et, pour se distinguer d'un populisme grégaire, va essentiellement s'attaquer aux « racistes » ; aux racialistes indigénistes et aux racialistes blancs. Nous allons vivre d'immenses moments de retournement de vestes et certains nationalistes vont nous rejoindrons sur la ligne de front européenne car ce contre-sens de l'antiracisme de droite ne peut pas tenir face au réel.



Nous ne le dirons jamais assez : Le racisme n'existe pas, ce sont les races et les rapports de force qui existent, les troupes d'occupation mentale et la violence politique. La surenchère antiraciste de droite ne porte en rien atteinte au mythe du racisme systémique, elle renforce les indigénistes et les ethnomasochistes en validant leurs théories du complot par opposition. Les indigénistes ne sont pas « racialistes » ; le racialisme correspond au « réalisme racial » qui est l'antithèse de la théorie du racisme systémique. Le racisme anti-blanc n'est pas une forme inversée de racisme systémique mais la forme la plus aboutie d'antiracisme et d'ethnomasochisme. La fiction juridique assimilationniste vu des projections démographiques des extra-européens en France est la justification légale d'un génocide par substitution des Français, et par extension des Européens, ce problème ne concernant pas que la France. La surenchère antiraciste et la fiction assimilationniste empêchent le développement politique de l'idée de remigration ; d'un moratoire sur l'immigration.



Un bras de fer est engagé entre les « gouvernements mondialistes » et les « états profonds globalistes » pour le contrôle d'internet – nous ne rentrerons pas dans les détails des guerres intestines au sein des élites mondiales et supranationales entre les industrieux et les usuriers ; vous trouverez toute une littérature à ce sujet sur les sites que nous conseillons –, avant/pendant/après ce que nous pourrions appeler une reconfiguration du paradigme cybernétique et des « formats autorisés ».



Pour résumer, et vous nous permettrez de prendre quelques raccourcis, Trump et Poutine essayent de contraindre les prestataires de service du numérique à reprendre leur fonction commerciale et de moins s’immiscer dans la vie politique, de rester à leur place pour une reprise de contrôle « politique » par les puissances étatiques – ce qui d'après Lucien Cerise pourrait se traduire par une crise d'internet, un virus informatique qui « éteint » l'internet mondial, ou pour le moins perturbe le trafic, quelques jours ou semaines ; mais qui prendra sans doute la forme d'une opération de cyber-sécurité dans le cadre militaire de la Défense des États-Unis, appuyé par la Russie, plutôt que la forme d'un cyber-terrorisme.



Une opération justifiée par le « 1er amendement » contre l'obstruction des GAFAM dans une confusion juridique entre le publique et le privée en matière de liberté d'expression et de contrôle de l'information via les « standards de la communauté ».



Une « opération » qui ne devrait durer que quelques jours, le temps pour aspirer certains « câbles sensibles » – notamment dans le cadre de l'affaire Epstein et d'autres affaires liées à la pédocriminalités d'élites –, en trouver la source, verrouiller les « providers », et bloquer certains réseaux, et, nous imaginons, négocier avec les GAFAM en relation très étroite avec les services secrets. Une petite conversation de « gouvernement » à « état » dans l’intérêt de la « nation », pour le résumer très simplement. Tout cela se passe en temps réel, ce sont beaucoup de petites choses, une information par ci, une déclaration par là, et il n'est pas aisé de vous offrir un rendu synthétique. Disons que nous vous mettons sur des pistes comme nous le pouvons. Nous n'avons pas encore trouvé d'article qui explique le fin fond de ce qui se joue. Nous pensons sincèrement que ça dépasse les acteurs eux-mêmes. Quelque chose échappe à tout le monde. Il y a une volonté extérieure que nous ne pouvons pas décrire à partir des informations dont nous disposons. Mais sans doute est-ce essentiellement lié aux élections présidentielles américaines – qui sont prévues pour le 3 novembre 2020 – et à la crise mondiale du Covid qui ruine de nombreuses économies.



Cette probabilité évoquée par Trump ; de « limité » internet, ne semble pas être mise-en-place et suivie des faits, ce qui laisse des marges de manœuvres à l'état profond, aux réseaux globalistes, au camp démocrate et aux prestataires du numérique pour faire du nettoyage et organiser de nombreux piratages. Donald Trump le comprend très bien ; il veut faire interdire l'application chinoise TikTok, et veut faire reculer les élections craignant une fraude massive dans ce contexte de crise pandémique et de crise du camp démocrate. Donald Trump aura en face de lui Joe Biden dont nous vous laissons faire vos recherches sur son curriculum vitae et qui est connu pour son comportement plus que douteux envers les enfants. Cette merde doit cesser.



« Donc j’ai beaucoup d’ennemis dehors. C’est peut-être la dernière fois que vous me verrez pour un moment. Beaucoup d’ennemis très, très riches, mais ils ne sont pas contents de ce que je fais », a déclaré Donald Trump récemment...



Se dessine les contours d'un Ordre Cybernétique Global. Une puissance satellitaire, aérienne et océanique vers la conquête des abysses et de l'espace environnant. Un système matriciel hors-sol où règne hybridation et transhumanisme dans une dialectique déconstructiviste/reconstructiviste paradoxale entre turbo-dysgénisme et eugénisme positif ; robotisation de l'Homme au service de l'humanisation de la Machine, par la diminution de la réalité et l'augmentation artificielle de l’intelligence humaine, déstructuration et reconfiguration de la structure mentale européenne complexe, dématérialisation et numérisation du « génie blanc », adaptation de l'humanité réinitialisée et reprogrammée à un nouveau paradigme supraconnecté et virtualiste. Le danger qu'une micro-élite cognitive, une « aristocratie de l’intelligence », prennent le contrôle cybernétique total sur une surpopulation dysgénique ouvre sur un scénario dystopique qui n'est pas que pure littérature et qui laisse présager des problèmes qu'il nous faut anticiper pour que nous n'ayons pas à nous les résoudre. Parce que nous n'en sommes pas encore là.



Un monopole multilatérale et compétitif des tech-corporations qui sont, en terme de puissance économique, les nouveaux-futurs états et gouvernements gestionnaires du Monde ouvert au service des « états profonds ». Les puissances symboliques ne garderont du pouvoir régalien des anciens états-nations que la force militaire reconvertie en mercenariat globaliste ; la police et la justice assistées par une ingénierie cybernétique psychosociale pré-criminelle d'auto-régulation et de contrôle des multitudes connectées par l'intervention prédictive, voir l'incarcération préventive, un contrôle algorithmique furtif et subversif d'internet, des villes intelligentes, des objets connectés et de vos épouses en silicone qui prendrons bien soins de vous, ne vous quitterons pas d'un œil.



Un État-Monde régulé par les écrans superposés, un langage sociétal globale et binaire adapté aux formats numériques où toutes les décisions seront prises en temps réel, ni jour ni nuit, le «like » et le « dislike » comme norme d'intégration et auto-exclusive de la société, du consensus démocratique et de la notation de la citoyenneté. Une incitation au « vote » permanent et « discursif ».



Un système politico-médiatique d'auto-gestion de la société et d'auto-résolution des problèmes sociétaux, basé sur la récolte de renseignements et leur traitement en temps réel, à partir des interactions socio-politiques entre les différentes composantes de la société, et le triptyque information (thèse)/désinformation (antithèse)/réinformation (synthèse), où l'opinion moyenne des multitudes connectées forme la moyenne de référence – paradoxalement, et ce malgré une assistance informatique et une capacité de calcul à portée de main, la moyenne statistique sera privilégiée par rapport à la prise de décision algorithmique pour la gestion démocratique des questions « sociétales ». Les formats et les normes s’adaptant « mécaniquement » et « automatiquement » à cette référence moyenne – ce qui, en toute logique, entraîne un nivellement vers la moyenne basse. Des « tribus postmodernes » dont on peut désormais régler les standards de leurs communautés à distance et les contraindre à respecter la norme par la force coercitive des formats moraux et juridiques imposés par les GAFAM. Les internautes et les communautés deviendront les variables d'ajustement d'un grand narratif, une triangulation auto-régulatrice de la Liberté et des valeurs de la démocratie numérique référendaire, où le recours à la force légale – si l'avertissement, l’exclusion sociale, la castration idéologique chimique et la pénalisation économique ; par un prélèvement immédiat et automatique, ne suffisent pas – sera délivré par des « chasseurs de prime » ; le narratif transhumaniste et hybride du paradigme globaliste contre le narratif archéofuturiste des quatrièmes théories politiques vers l'Empire de la Fin.

 

Effectivement, nous contribuons à affiner l'ingénierie sociale du globalisme à partir des réseaux sociaux (un peu comme Marx a sans doute renforcé le Capitalisme-libéral en écrivant le Capital), nous sommes tous des fonctionnaires libres de cette institution ouverte et du « deep learning » planétaire. De l'auto-domestication à l'auto-destitution. De la servitude volontaire à la servitude bénévole.



La stratégie de la menace et du chaos est remplacée par une stratégie du consentement et du confinement, par le contrôle automatisé et le fichage en ligne des oppositions nécessaires au bon fonctionnement de ce système cybernétique politico-médiatique d'auto-esclavagisation.



Le chaos n'est qu'un leurre.



Soros n'est qu'un masque.



La théorie « situationniste » de la Stratégie du chaos est de ce point de vue insuffisante pour former une doctrine révolutionnaire ; même si les situationnistes sont plus proches de l'eurasisme que les néo-souverainistes leurs velléités militantes et politiques les rapprochent du complotisme puisqu'en dernière instance ils s'arrêtent au constat d'impuissance... Le marxisme ne permet pas de dépasser le marxisme.



Le « complotisme situationniste » – communiste, marxiste, dissident, souverainiste –, est la principale entrée qui permet de pirater l'opposition de façon furtive. Le complotisme français est à la fois catharsis de la nolonté européenne et hubris de l'impuissance souverainiste.



Certes, les complots et les théories du complot ; les manœuvres de subversion et de contre-subversion, existaient avant le 11 Septembre 2001, pour la bonne et simple raison que les rapports de force politique et la propagande existent depuis l'origine des sociétés, mais c'est une toute autre chose que l’opération psychologique du 11 septembre 2001 a initié.

 

Cette « opération » a systématisé un format d'appréhension des événements et de la réalité : le complotisme imposé comme « format standard » de l'opposition en même temps qu'internet se démocratisait ; il fallait compenser cette ultra-libéralisation de l'information par définition chaotique et incontrôlable dans son lancement en imposant un format neutralisant à cette nouvelle liberté de la connexion au « monde programmé », dans lequel on ne pouvait tolérer la construction d'une Troisième voie cybernétique, un format qui permet de pirater rapidement les réseaux et d'influer sur l'Information instantanément, de maintenir les multitudes en état de sidération permanent. Un « format » dans lequel cette liberté née, vie et meurt s'en jamais en sortir et ne pouvant s'exprimer en dehors de cette boîte. De telle sorte que cette « nouvelle liberté-démocratique connectée » – de s'informer, d'informer, d'être désinformer, de désinformer, de se réinformer et de réinformer – ne sorte pas d'internet et ne puisse pas faire sens en dehors des formats hybrides et figures imposées du globalisme.

 

A ce propos, il n'y a jamais eu autant de moyens et de libertés d'expression qu'aujourd'hui, automatiquement, il n'y a jamais eu autant de censure, comme il n'y a jamais eu autant de diffamations, de divulgations, de manipulations, c'est un package, on prend tout ou on ne prend rien et, selon nous, ne plus rien devoir à ce flux médiatique virtuel et cybernétique contre lequel nous ne pouvons pas lutter, qui empêche un renouvellement de doctrine, d'opposition et d'élite, est un idéal militant à atteindre. Penser que la seule façon d'être entendu est d'être présent sur internet est déjà une prison de l'esprit.



« Si l’éducation des masses pouvait rendre la majorité d’une population alphabétisée, on pensait que les idées supérieures, le genre d’« idées dangereuses » que Mustapha Menier exprime par exemple dans « Le meilleur des mondes », animeraient rapidement les masses et que la révolution contre leurs « contrôleurs » serait inévitable. En d’autres termes, la connaissance est la liberté, et vous ne pouvez pas asservir ceux qui apprennent à « penser ».



Cependant, cela ne s’est pas exactement déroulé de cette façon, n’est-ce pas ? » Cynthia Chung, Comment reprendre le contrôle de votre esprit

 

Dans le même esprit, nous vous rappelons à l'excellent article « Les techniques secrètes pour contrôler les forums et l’opinion publique » diffusé en 2012 par le site Korben. Pour ceux qui sont passés à côté, c'est sans doute la synthèse la plus complète que vous trouverez en ligne pour mieux comprendre les « réseaux sociaux ». Vous devez absolument lire ce document.



« 5)    Anti-conspirateur. Ils expriment presque toujours un certain mépris envers les  » théoriciens de la conspiration  » et, généralement, pour tous ceux qui pensent que JFK n’a pas été tué par LHO. Demandez-vous pourquoi, s’ils possèdent un tel mépris pour les théoriciens de la conspiration, est-ce qu’ils se concentrent sur la défense d’un seul sujet discuté sur un newgroup abordant les conspirations ? Certains peuvent penser qu’ils sont là pour essayer de faire passer tout le monde pour des fous sur chaque sujet ou pour tout simplement ignorer le groupe pour lequel ils expriment un tel mépris. Ou, certains peuvent plus justement conclure qu’ils possèdent une raison cachée pour que leurs actions disparaissent de leur chemin. » Les 8 traits d’un désinformateur ; du même article



C'est pour cela qu'être bêtement « anticomplotiste » ne vaut pas mieux que d'être « complotiste ».



Concrètement, ce que nous observons, c'est que la censure nous renforce, nous rend plus autonome, rend les militants à la vie réelle, à la débrouille, à l'organisation, à la discipline, à l'air libre, au soleil levant. La censure nous rend service, elle est actuellement notre meilleur allié tandis que les gauchistes, les neutres, les patentés, baignent dans le confort sirupeux du camp du bien qui les ramollit, les dissout, les digère... Ne reste qu'à régler le problème de l'anonymat et de l'incarnation.

 

Le complotisme est à étudier comme une religion, avec ses propres références, sa théologie, son eschatologie. Derrière le complotisme, la forme de nihilisme la plus aboutie. Après la fin de l'Histoire et la fin des idéologies, le complotisme amorce la fin du Politique. Autrement dit la fin de l'Homme en tant qu'animal politique et historique.

 

Des millions d'internautes, majoritairement des jeunes occidentaux, sont élevés à la pensée complotiste – paranoïaque, schizophrène, épileptique – et à ses mèmes ; mentalement structurés par les formats, codes et langages des écrans superposés, d'internet et des réseaux sociaux. « Le médium, c'est le message » prévenait McLuhan en 1964 ; aujourd'hui c'est le format qui a remplacé le médium, le message et le messager. Phénomène que l'on pourrait décrire de mèmisation des idées et de déréalisation de l'action politique ?

 

« Pour autant, la responsabilité historique que porte la résistance à l’Empire n’autorise aucune compromission, et certainement pas celle qui consisterait à tomber dans le piège de la dérision et du comique systématique, fût-il drapé de l’alibi du mouvement de masse qu’il est susceptible d’enclencher, et du pouvoir (illusoire) qu’offrirait ce dernier dans une hypothétique perspective de rapport de force. Car c’est là une impasse : la « révolte par la quenelle » ne fait que raviver le mythe du « grand soir », soit la promesse d’une déception certaine et d’un énième égarement dans les affres des espérances démocratiques toujours désavouées. » Vincent Vauclin, Pour en finir avec la quenelle



Nous croulons littéralement sous l'information. Les complotistes prétendent traiter ce flux continu et arborescent, trier l'information/désinformation et combattre les troupes d'occupation algorithmique de « Big Data » grâce à leur métapolitique manuelle de la réinformation.



Big Data/Big Brother/Big Other ; la « Méga-machine », ne sont autres que le « cerveau collectif du monde ouvert connecté » dont nous sommes les neurones-pensants mais aussi les neuro-esclaves de par notre consentement à la connexion, à ce système global, attentifs aux messages de la Machine, au « bliss » de « Big Mother », n'entendant plus le chant des oiseaux.



« Internet » est une immense entreprise de reprogrammation de l'Homme et de sa structure mentale, une entreprise à laquelle nous souscrivons pour, à terme, permettre d'hybrider homme et machine. Une « machine » qui, à travers l'homme qui cherche à s’augmenter, cherche un moyen d'exister...



Y a-t-il une conscience hybride entre l'Homme et la Machine qui prophétise ? Qui essaye de renter en contact et de s'adresser à l'humanité ?



Une « conscience » émanant de l'inconscient collectif des multitudes connectées qui existe dés-à-présent en la matière noire algorithmique – « la plus grande cartographie de l'univers jamais réalisée confirme le rôle de l'énergie noire » –, entre les lignes de codes de la « réalité diminuée » et des identités augmentées qui fait désormais partie de nos vies, qui nous influence, fait de temps à autres irruptions dans nos compositions et nos anticipations ?



Le complotisme est né de cette matrice du monde ouvert, connecté et transparent, il est intégré à cette ingénierie cybernétique de piratage, de reformatage et d'uniformisation des multitudes connectées. Internet et complotisme sont un seul et même format, une seule et même religion.



La notion de « format » – de l'option, de la fonctionnalité, de l'ergonomie – va devenir un concept important à comprendre et maîtriser ; parce que lorsque les militants prendront conscience que le format internet, des réseaux-sociaux et différentes applications  ; globalisant et uniformisant, explique, par sa structure idéologique et cybernétique même, la raison pour laquelle nous ne pouvons pas « émerger », à quoi nous sommes « enchaînés »  : la libération commencera ; du moins d'un point de vue psychologique. Nous entendons trop souvent des camarades et youtubeurs entretenir le « mythe de la technicité » et qu'à « nos idées » – lesquelles ? –, ne manquerait qu'une meilleure maîtrise des formats et qualité des contenus, qu'un marketing plus efficace, en terme commercial, pourrait faire « bouger les lignes » etc. C'est faux, ça ne se vérifie pas et ne se démontre pas, nous en avons une analyse strictement inverse, cela fait 20 ans que nous entendons les militants parler de ceci et tout baser là-dessus. C'est simplement que les nouvelles générations ne sont pas aux faits des débats qui ont animés la Dissidence et ne sont pas assez curieux.

 



Les réseaux sociaux patriotes enferment les militants dans une sorte de thérapie de groupe en ligne ; une psychanalyse fétichiste par le commentaire d'actualité narcissique, où même le principe d'écoute et de l'interlocuteur passif, présent dans le cadre d'une psychanalyse classique, est absent. La froideur anonyme des réseaux sociaux comme repère émotionnel, le signalement de vertu « patriote », la posture victimaire « nationaliste » et la chouine « souverainiste » pour attirer l'attention...



Le souverainisme lévogyre et bourré d’œstrogène de la réinfosphère s'adapte parfaitement au format des réseaux sociaux. Nous ne sommes pas certains que les réseaux sociaux jouent un rôle de catharsis, nous pensons qu'ils jouent davantage un rôle de démoralisation, de domestication des militants à la tiédeur politique, voir leur féminisation. Nous ne disons pas cela contre LES femmes ; mais forcé de constater, et puisque nous abordons le sujet, que les femmes, et plus particulièrement les féministes de « Droite », mobilisent l'attention de leurs détracteurs et leurs chevaliers servants dans une joute énergivore.



Cela n'est pas pour rien que l'on a jamais autant entendu parlé de « virilisme » et des rapports homme/femme – les jeunes nationalistes découvrent la femme, c'est passionnant. Ils finissent par mieux connaître les techniques de drague des pornocrates de la communauté de la séduction, qu'ils ne pratiquent. Ce que les pornocrates imaginent des rapports homme/femme n'est qu'un prolongement de leur « vision du monde » qui en dit long sur leur race intérieure. Comment voulez-vous envisager une relation saine, stable, en la commençant par un rapport marchand, un calcul ? Bien évidement, nous nous battons souvent pour ce que nous n'avons pas...



Faites confiance à la nature, aux phéromones et aux allèles. Mais si vous pensez que pour mieux comprendre la femme il faut payer pour obtenir les conseils de brouteurs, faites, devenez paranos et inaptes au bonheur, frappez-vous la tête, c'est précisément ce qu'il faut faire : ramener toute la crasse postmoderne dans le cercle le plus intime et secret, le cercle du couple qu'il faut absolument préserver.



Qu'est-ce des extra-européens peuvent comprendre à la vision européenne de la femme, du couple et de la famille ? De femmes et d'hommes libres, d'un patriarcat équilibré, d'enfants choyés, d'une structure familiale heureuse. Tout cela n'est pas théorique, ça se vit dans sa chaire. Nos femmes sont des Reines et des Déesses. Nos enfants des Princesses et des Chevaliers. Cela vous fait rire ? Vous n'êtes pas Européens. Les années 50 ; prolongement postindustriel de l'ère victorienne après deux guerres fratricides qui ont épuisé les femmes et les hommes européens, ne sont pas ce que la civilisation européenne a produit de supérieur en matière de rapport homme/femme...



Les modernistes et les extra-européens – qui ne comprennent rien à notre race – arrêtent la France et notre civilisation pluriséculaires à des valeurs qui les arrangent, qui correspondent à une époque plus ou moins lointaine, une photographie. Il n'y a, soit dit en passant, rien de plus antitraditionnel. Par définition, les valeurs sont d'humeur changeante. Les mœurs, qui sont aussi des êtres mouvants, sont plus stables dans le temps que les dites « valeurs ».



En réalité, ces sous-hommes qui n'influencent que des êtres fragiles, perdus, détruisent un peu plus les rapports homme/femme européens en tuant toute espèce de spontanéité, de vérité de la rencontre. Ils veulent soumettre l'Amour courtois – base de la langue française – à une science sexuelle, sans légèreté, sans romantisme, sans grivoiserie, sans tragédie. Ils veulent réduire l'âme européenne à des manuels de séduction. Ce qui apparaît comme un jeu va exactement se terminer en ce que les femmes seront de plus en plus méfiantes, distantes. Ils se dressent contre la figure héroïque et les valeurs aristocratiques européennes.

 

La première chose est que les femmes vous demandent surtout de ne pas penser et parler à leur place, il est inutile de se mêler de leurs petites affaires et de s’immiscer dans leurs sujets pour leur faire remarquer que les femmes et les hommes sont différents : nous pensons que les femmes sont plus ou moins au courant de ce fait. En attendant, laissez les femmes être des femmes, et occupez-vous de la « Reconquête » chers Messieurs !



« À nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent ! »



Souvent, sur les réseaux sociaux, les militants se posent la question du manque de réaction du « pays réel »... La réponse est dans le format dans lequel se pose cette question.

 

C'est ici que nous nous rappelons pourquoi nous sommes venus tardivement aux réseaux sociaux et quel était notre premier message aux militants : sortez d'internet ; reprenez le cour de votre vie politique et militante. Nous n'avions pas idée du fardeau de cette intuition. Paradoxalement, nous nous sommes prit au jeu et nous sommes nous-mêmes enferrés pour dire aux nôtres de briser leurs chaînes, mais nous n'avons jamais perdu de vue ce que nous y faisions, il faut parfois descendre aux enfers pour se rappeler du paradis. Mais, une fois qu'on est en bas, il n'y pas beaucoup d’intérêt à remonter seul à la surface sans savoir ce qu'on va y trouver. Nous devons réémerger ensemble et en même temps.

 

La critique du complotisme est évidement rejetée par la dissidence au sens large du terme et dont cette forme avancée de nihilisme est le fond de roulement, mais ça sera un passage obligé pour avancer et former une doctrine. Affronter le « camp souverainiste » est le moment où tout ne fera que commencer.



La « critique » que fait le système politico-médiatique du complotisme se limite à une reductio ad Hitlerum pour justifier la censure de ses opposants. Elle n'a rien à voir avec ce que nous produisons. Le mainstream médiatique est davantage touché par le complotisme que le mainstream dissident où il reste une volonté de séparer le bon grain de l'ivraie. Le système politico-médiatique voient des complots de l'extrême-droite derrière chaque béret et chaque baguette ; le lien entre complotisme et globalisme est ténu.

 

Le nihilisme postmoderne naît dans le reniement ; et le déni, que l’Être est relié au fait politique et historique. Et faire de la politique, c'est bousculer l'histoire.



« Si l'on considère la pensée dominante, y  compris dans ses aspects en apparence contradictoires, force est de reconnaître que nous sommes pris en tenaille entre le nihilisme relativiste, d'une part, et des formes de religiosités fondamentalistes, légalistes ou moralisatrices d'autre part. Entre l'homme-machine et le dévot narcissique et vengeur, entre un matérialisme et un spiritualisme (qui, soit dit en passant,  obéissent également à une logique managériale), bien peu d'espace nous reste, tant et si bien que nous vivons dans un monde où nous ne respirons guère, où les souffles sont courts, où les pensées sont étroitement surveillées, où le débat intellectuel se réduit à l'accusation et à l'invective. D'où l'importance de ce corpus  rassemblé sous le nom de Théôria,- mot qui veut dire contemplation, et qui redonne sa primauté à l'herméneutique, l'art de l'interprétation, l'expérience intérieure, mais avec précision et exigence, loin du fatras New Age et des « spiritualités » interchangeables ou touristiques... » Luc-Olivier d'Algange, Entretien avec Anna Calosso sur « L'âme secrète de l'Europe »



***



Antiracisme de gauche, antiracisme de droite, antisémitisme, antisionisme, islamophobie, islamo-gauchisme, assimilationnisme, remplacisme, et si on se foutait de vos tronches en biais ?



Les souverainistes pratiquent une forme de signalement de vertu républicain. Il y a plusieurs écoles. Tout cela est une querelle entre républicains qui nous regardent finalement peu, et à laquelle nous ne sommes pas invités.



Quand Soral qualifie la ligne Zemmour de « national-sioniste », par clientélisme, il ne précise pas que la ligne E&R partage avec la ligne Zemmour une conception assimilationniste de la République : le « nationalisme civique » est une donnée fondamentale.

 

La dialectique Soral/Zemmour est intéressante de ce point de vue. Soral et Zemmour, qui sont deux « marxistes » de formation, sont à deux extrêmes du « camp souverainiste » mais ils sont, malgré les apparences, dans le même camp. Ce qui tenterait à démontrer que la question de l'islam et la question juive – toutes deux traitées en long en large et en travers par la dissidence et l'opposition nationale – sont les deux faces d'une même pièce, d'une même pièce de théâtre, d'une même subversion judéo-islamique. Dans tous les cas, deux questions que l'on ne peut pas décorréler. Si vous parlez des musulmans, vous parlez des juifs, en ça, certains antisionistes n'ont pas complètement tord. Cependant, ils seraient davantage pris au sérieux s'ils suivaient leur propre conseil et sortaient de leur « autisme radical » au sujet de l'occupation extra-européenne sous bannière de l'islam et le terrorisme de basse intensité anti-occidental.



Dans tous les cas, nous prévenons amicalement les agnostiques et les athées, les laïcistes de tous bords, que prendre l'angle théologique, pour traiter des problèmes de société, et vouloir, par extension, nous expliquer qu'est-ce que la « tradition », nous apparaît être une grossière et vulgaire erreur.



Premièrement, nous ne les écoutons pas, et personne ne les écoute parce que tout le monde sait qu'ils concentrent tout sur la critique progressiste de l'islam pour ne pas affronter les critiques profondes du « progrès », il faut tout de même qu'ils se rendent compte que nous les avons vu arriver de loin. Leur démarche n'est pas « identitaire », elle est « libérale-libertaire ». Ils ont le droit d'être des libéraux et des libertaires, mais qu'ils n'essayent pas de nous vendre ça sous la forme d'une critique bienveillante de l'islam. Nous n'allons pas les enfoncer davantage mais les vieux soixante-huitards qui signalent leur vertu et appétit sexuel par la critique de l'islam pour se trouver des rendez-vous patriotes et baiser français devraient réfléchir un instant sur leur propre rôle dans le grand remplacement et prendre un peu de recul sur eux-mêmes. Ils n'ont rien à opposer aux croyants d'un côté et aux traditionalistes de l'autre à partir des textes et contre la critique du monde moderne. Ça ne sont pas des « décadents », nous n'avons rien contre les épicuriens et les bons-vivants, mais qu'ils ne se trompent pas de combat en faisant de la critique de l'islam une critique unique et exclusive. Si nous nous lançons dans des comparaisons tout azimut sur la violence des peuples qui serait contenue dans des textes et commençons à compter les morts, il n'est pas certains que les occidentaux, et les humanistes, s'en tirent à si bon compte. Les rapports de forces et la violence politique ont toujours existé, le pacifisme mène à des excès de violence, tous les peuples sont violents. On peut parler de différences culturelles et on à le droit de dire que nos mœurs sont incompatibles avec ceux des musulmans sans entrer dans des débats théologiques de très mauvaises qualités. Parler de « valeurs » et de « principes » ne rendra pas service aux laïques modernes et se retourne déjà contre les droitdelhommistes...



Deuxièmement, si nous nous opposons à l'islamisation nous nous opposons également au nihilisme postmoderne dans toutes ses représentations dont le « sionisme » n'est qu'un masque. Le principal problème restant l'immigration économique et le libre-échangisme, le fait que l'Europe force et puissance est absente de la reconfiguration géopolitique multipolaire du Monde.



Troisièmement, opposer le sionisme à l'islamisme revient à opposer, d'un point de vue européen, blanc bonnet et bonnet blanc. Nous ne reconnaissons pas notre civilisation comme étant « judéo-chrétienne » mais comme étant « pagano-chrétienne », européenne tout simplement. Nous ne nions pas l'occupons islamique du bas, comme nous ne nions pas l'occupation d'élites juives du haut. Cependant, une fois que l'on a nommer les chose, il n'est pas nécessaire d'en parler toute la journée, concentrons-nous sur la France en tant que force et sur l'Europe en tant que puissance.



« Le sionisme est l’inversion totale des valeurs du judaïsme, c’est le talmudisme en action contre la Torah. Rappelons ce qu’est le judaïsme. Apparu au début de l’ère du Bélier, le judaïsme est la dernière des religions du néolithique, toutes centrées sur l’affirmation du héros fondateur de nation, et la glorification de la terre sacrée élue par les dieux. Ce n’est donc pas la première religion moderne, comme se plaisent à le dire certains anti-juifs inconséquents, mais la dernière religion archaïque. » Laurent James, Interview par le blog « La Planque »



Alain Soral n'est pas contre la remigration, Eric Zemmour n'ont plus, leur conception de la remigration est similaire, ils pensent tous les deux qu'il suffit d'appliquer les lois de la République. La virulence de Zemmour à l'égard des musulmans répond à la virulence de Soral à l'égard des juifs. Où vous voyez un grand débat de société, nous voyons une basse polémique.



Que Zemmour ait accès au système politico-médiatique et pas Soral n'est pas la question, et ne détermine pas si le système est davantage islamophobe ou davantage antisémite, le système politico-médiatique est surtout politiquement correct, antiraciste et ethnomasochiste. Il n'aime ni Soral, ni Zemmour. Zemmour est monté crescendo, Soral est sorti avec fracas. De plus, il est faux de dire que Zemmour n'aborde jamais la question juive, il a été jusqu'à réhabiliter Pétain, à réconcilier gaullisme et pétainisme. A chaque fois que Zemmour est face à un intellectuel juif, il lui dit ses quatre vérités. Zemmour a peut-être le droit de dire ce qu'il dit parce qu'il est juif, et il est vrai que le révisionnisme historique est encadré par des lois qui interdisent de parler d'une certaine période, comme il est vrai que les intellectuels juifs sont surreprésentés dans les médias.



Mais, une fois que nous avons rappelé ceci, nous devons également faire remarquer que l'islam et les musulmans – dont le nombre n'a aucun équivalent avec celui des juifs – ne brillent pas par leur discrétion et leur amour inconditionnel de la France. Ce que ne dit pas Zemmour n'invalide pas ce qu'il dit. Même chose pour Soral.



La vision décliniste de Zemmour est proche de la vision décadentiste de Soral ; comme celle de Michel Onfray par ailleurs, et celle de Rokhaya Diallo par extension.



Des visions fatalistes de la France et de son destin, loin de la vision romantique et tragique de l'Europe et de son destin présente dans les visions européanistes et eurasistes qui ont la volonté de combattre là où les « souverainistes » ont baissé les armes. Et si vous foutiez un peu la paix à la France et aux Français ? Le combat apocalyptique et définitif entre la Gaule et la France est proche... Chez Zemmour comme chez Soral, chez Onfray comme chez Diallo, la France alchimique et son creuset indo-européen sont absents des méditations républicaines et marxistes autour de l'identité française et l'avenir des Européens.



Ainsi, la censure et les fausses polémiques – entre des positions qui ne représentent pas un réel motif de clivage entre nationalistes, qui s'annulent et n'ont comme seul effet de diminuer les standards de la Droite – sont les variables d'ajustement d'une troisième droite identitaire et européenne que ne représentent ni Zemmour ni Soral.



Quand le système politico-médiatique censure Soral, Zemmour ou Dieudonné il le fait savoir, il est beaucoup plus discret quand il censure des identitaires. Quand la droite identitaire monte ou risque d'attirer l'attention à cause de l'actualité, le système politico-médiatique organise une campagne publicitaire par la censure en détournant la question identitaire par la question de l'antisémitisme, nous avons observer ce phénomène à plusieurs reprises dans l'histoire de la censure des dissidences, le système ne fait pas la publicité des identitaires qu'il censure par ailleurs, si ce n'est pour les ridiculiser par des morceaux choisis... Sans doute les identitaires en ont eu marre de tombé dans tous ces pièges. Alain Soral ne réclame pas cette publicité et s'en passerait sans doute – Bref récapitulatif des principales procédures impliquant Alain Soral et Égalité & Réconciliation au 29 novembre 2019 , dans tous les cas, nous pensons que l'antisémitisme de la dissidence et l'islamophobie de la réinfosphère sont instrumentalisées pour troubler les sujets de l'immigration et de l'Europe. Nous pouvons nous tromper, c'est une théorie, mais nous ne l'avons pas sorti de notre imagination, c'est une observation que nous soumettons à votre analyse.

 

D'une certaine façon, la question du sionisme et de l'antisionisme ; des juifs et des musulmans, de leurs interactions coercitives dans le débat, c'est l'arbre qui cache la forêt de la question civilisationnelle et raciale. La question sociale est toujours présente, nous ne l'oublions pas, et la question raciale ne se substitue pas à cette question, même si elle y répond en partie si on parle d'inégalités. Mais l'économie n'est pas notre domaine et nous savons que le problème socio-économique ne se résout que par la prise de pouvoir ; par une négociation multipolaire ; par une crise ; par une révolution technologique ; une révélation.

 

« Il existe une légende à propos du coup d’épée que saint Michel aurait asséné au diable pour le renvoyer en enfer. De fait, sept sanctuaires dédiés à l’archange majeur sont bellement alignés avec le soleil levant du solstice d’été : Skelling Michael en Irlande ; le St Michael’s Mount en Cornouailles ; le Mont Saint-Michel en Normandie ; l’abbaye Sacra di san Michele dans le Piémont ; le sanctuaire de Saint-Michel-Archange au mont Gargano dans les Pouilles ; le monastère grec "Mixalis" Panormitis de l’île de Symi ; et le monastère Notre-Dame-du-Mont-Carmel d'Haïfa, consacré à la prière pour que « le peuple juif progresse dans l'amour de Son Nom ».



Saint Michel est apparu en chacun de ces lieux (à l’exception du dernier).



Ces sept lieux illustrent parfaitement le grand voyage de Joseph d’Arimathie, de Palestine jusques en Cornouailles.



Un grand voyage vers l’ouest suivant une ligne solsticiale, afin de dissiper les ténèbres du doute et de l’erreur.



« Dans la première guerre, Dieu a vaincu

 en se servant du prince des milices célestes, 

 l'Archange Saint-Michel, 

 et nous devons croire fermement

que la lutte actuelle se terminera par le triomphe, 

 avec le secours de cet Archange béni. »

 

Saint Pie X

Invito sacro Rome, le 18 septembre 1903 » Laurent James, Le grand alignement septénaire et solsticial du chef de la milice céleste, 2017

 

 

C2020.jpg

No Lives Matter.

 

Laurent Brunet, pour La Roche-qui-tourne

 

Commentaires

Bonjour cher Monsieur,

mon adresse mail : brunetlaurent@live.fr

Bonne lecture.

Laurent

Écrit par : Laurent Brunet | 30/07/2020

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