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14/02/2020

De l'Occidentalisme (cinquième partie audio)

Cinquième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes »). Bonne lecture et Bonne écoute.


 

De la Citoyenneté ; le RIC contre la Race ; Critique décisive du concept de réinformation ; Pour en finir avec le constat de faillite comme métapolitique de combat

 

La réinfosphère : ses médias, ses journalistes et sa « nouvelle opinion publique » s’exercent depuis plus de quinze ans à « réinformer » mais n'auront pas réussit à influencer le mouvement des Gilets Jaunes, ne serait-ce qu'un chouia, sur leurs thèmes de prédilections, comme l'immigration. La seule réclamation des patriotes d'introduire la contestation du « pacte de Marakech » dans les revendications communes des Gilets Jaunes descendues du ciel comme les Tables de la Loi a été refusée par le « mouvement ». Nous pensions que cet échec retentissant qui fait office de sondage à l'échelle nationale sur l'influence réelle de la réinfosphère – et nous participons de cet échec collectif – engagerait ses principaux acteurs dans une remise-en-question de la métapolitique de la réinformation, mais tout a continué comme si rien ne s'était passé.

 

Le combat pour la « liberté d'expression » est une constante de l'histoire européenne, la réinfosphère en a fait une spécialité pour lutter contre la censure dont elle fait l'objet, mais pas davantage que n'importe quel opposant au système politicomédiatique.

 

C'est un sujet de fond – et un fond de commerce pour certains ; comme certains juifs profitent financièrement de lois mémorielles iniques qui inhibent le corps social –, et il n'y a pas de débat dans nos milieux sur la question de la « liberté d'expression » car tout le monde est d'accord sur le principe, même si tout le monde n'applique pas cette règle, tout le monde se bat plus ou moins pour sa « liberté d'expression » de sa naissance à sa mort, avec ou sans la réinfosphère.

 

Nous pouvons même dire que, d'une certaine façon, cette bannière de la « liberté d'expression » a permit infiltration et subversion au sein du « camp national », de produire de l'auto-censure et de justifier des censures internes sur les sujets interdits, davantage qu'elle n'aura permit de porter des victoires médiatiques ou politiques.

 

Quand je joue à un jeu vidéo, je sais que c'est un jeu. Certains internautes, avec les règles qu'ils s'imposent et leur déférence irrationnelle envers des figures dissidentes qu'ils laissent jouer à leur place, jouent aux militants politiques sans se rendre compte qu'ils sont les personnages non-joueurs d'un Grand Jeu vidéo où il faut tuer des ennemis intermédiaires pour affaiblir, et avant d'arriver au boss de Fin, comme dans tous les jeux : il faut éliminer la menace la plus immédiate même si nous connaissons le scénario et qui se cache derrière les forces du mal.

 

La réinfosphère s'attribue certains phénomènes de réaction contre la censure et le politiquement correct qui ont cours dans notre société, nos idées se diffuseraient grâce aux médias de réinformation mis les uns derrière les autres, mais nous n'avons strictement aucun moyen de le prouver, ni de prouver que ça n'est pas vrai. C'est le pari de Pascal appliqué au dieu Ordinateur.

 

Nous pensons que le réel et l'ensauvagement font les trois quarts du travail, sans forcément amener jusqu'à nous, et que tout investir sur la réinformation c'est miser à fond perdu. Entre la réaction apparente et la démarche militante consciente le chemin peut être très long. Nous ne sommes pas les anges-gardiens numériques des foules en perdition.

 

« Bistrot liberté », l'émission phare de TV libertés, fait un peu plus de cent trente mille vues avec Papacito comme invité, plutôt une trentaine de mille en moyenne. Il y a soixante-sept millions de français et trois cent soixante-cinq jours par an, et nous ne parlons pas du monde francophone connecté avec la Suisse, la Belgique, le Québec, etc., qui regardent ses chaînes, sans compter qu'internet ne dort jamais.

 

Si la réinfosphère a une quelconque influence sur le réel et la réalité militante, nous nous demandons pourquoi « Bistrot liberté » – que nous regardons avec plaisir, saucisson et verre de vin à la main – fait une moyenne de trente mille vues et pas un million voir plus... Nous ne parlerons pas des scores des rappeurs ou autres créateurs de contenus débilitants.

 

Nos milieux ont déjà peur de partager des liens légèrement « non-conformes » qui iraient à l'encontre de la doxa de la dissidence et de la réinfosphère dans notre entre-soi militant, peurs de se confronter à la critique, très peu lisent les réflexions métapolitiques militantes des « avant-gardes », et ils ne s’intéressent pas à la métapolitique de l'opposition parce qu'ils ne se conçoivent pas comme des militants et une opposition politique potentielle. Ils n'ont pas de conviction. Et vous comptez sur ces « militants non-jouables » pour mener un combat ne serait-ce que médiatique et cybernétique ? Nous avons été ce « militant » avant de nous exercé ; il n'y a aucun secret.

 

Ce que nous remarquons, pour nous donner en exemple, c'est que nous sommes très peu relayés. Notre travail vaut ce qu'il vaut, ça n'est pas à nous d'en juger, mais il est suffisamment original que pour susciter un minimum d’intérêt, disons que ça ne coûte rien de le partager, ne serait-ce que par camaraderie et échange de bon procédé même s'il est médiocre, et pourtant, nos camarades rechignent à relayer ce qui n'est qu'un lien, un militant qui s’intéresse à leurs idées, qui essaye de comprendre, de partager sa réflexion métapolitique... Pourquoi ? Parce que se sont des essais critiques, si nous évacuons la raison de la qualité, qui est subjective et n'explique pas cette réticence ; après tout ce ne sont que des essais militants, et le fait que les militants ne lisent plus, il ne reste que le fait critique qui va à l'encontre de la métapolitique de la réinformation qui refuse la confrontation idéologique interne.

 

Nous sommes encore loin de mener une guerre médiatique cybernétique totale qui ne soit pas limitée au commentaire d'actualité et à l'indignation à peu de frais. Faire de la Politique, ça n'est pas uniquement constater ensemble la faillite de notre monde et s'en émouvoir, les militants sont cantonnés à cette « métapolitique spectatrice et commentatrice », c'est un verrou psychologique posé par la dissidence à faire sauter.

 

Les dissidents sont adeptes de toutes les théories du complot mais se sentent immunisés contre toute manipulation extérieure et subversion de l'intérieure, cette éventualité ne leur vient pas à l'esprit.

 

Les réseaux-sociaux sont pourtant l'endroit de toutes les manipulations mentales, ça n'est pas une question d'intelligence, c'est le fonctionnement du cerveau et de son interaction cognitive avec l'écran qui ouvre notre esprit au « piratage neuronale », et nous pouvons également parler d' « auto-manipulation ».

 

En effet, le « neuro-piratage » n'est pas spécialement un acte dirigé et malveillant. Nous embrouillons nos esprits en nous exposant à des idées contraires et injonctions contradictoires par notre utilisation aléatoire des réseaux ; nous passons d'un sujet à l'autre, d'un débat à l'autre, d'une polémique à l'autre, dans une démarche épileptique et schizophrénique, nous zappons d'une idée à l'autre sans les distinguer, sans prendre du recul, la tête plongé dans l'écran.

 

Dans le monde virtuel, tout est horizontalisé, toutes les pensées se valent. Sans « conviction idéologique », nous pensons qu'il suffit d'être contre les mêmes entités et de dénoncer les mêmes forfaitures pour faire corps et être une opposition. Il n'y a rien de plus illusoire et de moins politique que ce postulat. La réaction d'un « penseur » à un événement lui sert généralement d’hameçonnage pour accrocher l'esprit des multitudes connectées indignées et les pirater avec son « virus idéologique », télécharger son logiciel dans leurs cerveaux.

 

La « réaction » et l' « indignation » ne sont qu'un prétexte pour exposer une idéologie et démontrer son appartenance à l'opposition. C'est normal et il n'y a rien de mal ou de malsain dans ce « phénomène » ; dans cette « chaîne de conduction du stress ». Par contre, il faut en avoir conscience, parce que les plus malins, qui veulent avancer masqués et cacher leur idéologie derrière la réinformation, joueront avec vos émotions, vos réactions, vos pulsions pour vous manipuler à dessein et pourquoi pas avec de mauvaises intentions ? Le simple fait d'avancer masqué est déjà suspect.

 

Notre « structure mentale » est ainsi faite qu'elle réagit aux images indépendamment de notre intelligence sans que nous puissions réellement contrôler notre pulsion première, la réflexion vient après, ensuite cette image s’enfuira dans notre inconscient pour ressortir de temps à autres dans notre subconscient et provoquer cette pulsion première ; on est ce que l'on mange. Nos ancêtres indo-européens le savaient. Dans notre société, il est question de réfléchir avant d'agir. Dans le cosmos indo-européen l'action ; l'agir et le dire, vient avant la réflexion ; le réfléchir et le penser. L'agir est primordiale pas parce que nous le voulons, ce n'est pas une « doctrine » ou une question de volonté, mais parce que c'est comme cela que les interactions se passe dans la naturalité des rapports humains et de la vie qui est programmée pour se battre, dominée par un instinct de survie qui permet de prendre des décisions rapides ; c'est une façon d'être au monde incompatible avec la virtualité où les interactions et les rapports humains sont éthérés, virtualisés. Il n'y a que le côté pulsionnel et binaire qui est retenu. Sur les réseaux-sociaux soit on est contre soit on est pour, ce qui correspond au langage binaire de l'informatique.

 

Internet est une machine a reconfigurer notre structure mentale par un langage universel informatique à base de « un » et de « zéro », de « oui » et de « non », de « pour » ou « contre », pour que nous acceptions de devenir, ou d'être remplacer, par des « robots » ; par des « intelligences artificielles ». Nous ne sommes qu'un neurone ; un « bots », d'un grand réseau neuronale cybernétique global, et notre fonction « spinale » est limitée à donner ou ne pas donner l'impulsion électronique à une idée numérique qui continue son chemin dans le réseau ou s'arrête à notre écran. Un pouvoir limité mais un pouvoir tout de même.

 

A partir du moment où nous sommes connectés, nous devenons la matrice, nous sommes cette machine, nous sommes Big Data, nous sommes les GAFAM. Les internautes sont fans de Matrix, mais Néo commence précisément par se déconnecter de la Matrice, c'est le premier acte, les internautes font le chemin inverse. La pilule rouge ne représente qu'une chose, une rupture radicale avec le postmoderne, une déconnexion totale d'internet qui n'est pas un média, un outils, une technologie, mais un centre de recherche, un laboratoire qui tient lieu d'expériences et d'ingénieries psycho-sociales, une salle d'opération des esprits ouverts, un cerveau global. Ce « langage universel » est le préalable d'une « gouvernance global », c'est aussi simple que cela. Nous parlons bien de langage, pas de langue stricto sensu, « internet » est ce nouveau langage, pour le moins son apprentissage en ligne.

 

Dans la postmodernité le paradoxe est notre univers ; notre imaginaire collectif, je suis obligé d'être connecté pour parler de la Matrice et proposer la déconnexion totale – des réseaux-sociaux ; et des extensions conférencières de représentation virtualiste externe qui n'ont de « réel » que la matérialisation marchande de leur produit idéologique spéculatif – à mes camarades, voilà un beau paradoxe. Nous en sommes tous là. Nous pensons combattre la Matrice – la Méga-machine – mais nous ne faisons que parler avec elle tandis qu'elle nous « rééduque » dans un dialogue à sens unique. Pensez un seul instant que les décisionnaires nous ont offert « Internet » par charité, générosité, altruisme ou philanthropie, pour que nous nous organisions, uniquement pour des vues commerciales ou exclusivement pour un contrôle social, c'est la pilule bleue que nous avalons chaque jour dés que nous allumons notre PC.

 

Si nos idées n'avancent pas ou pas assez rapidement dans la société hyperconnectée occidentale par rapport à l'accélération des idées destructrices dans notre société c'est parce que nous utilisons mal cette fonction et ce pouvoir limité, que nous impulsons plus d'idées négatives que d'idées positives, que nous impulsons des idées contraires et contradictoires dans nos réseaux, que nous semons la confusion dans nos milieux parce que nous n'identifions pas les idées que véhiculent les informations que nous relayons sans distinction à partir du moment où elles sont pour ou contre quelque-chose que nous partageons ou que nous croyons aller dans notre sens, parce que nous diffusons des idées conformes à la forme du globalisme en pensant relayer une position non-conforme, etc. La raison est toujours la même : parce que nous n'avons pas de conviction politique, pas de stratégie, pas de Parti. Parce que nous mettons l'essentiel et l'inessentiel sur le même plan.

 

Nous vous proposons de lire cet article récent de E&R : « Le pillage du concept de gauche du travail et droite des valeurs d’Alain Soral » ; c'est une parfaite illustration de tous les « mensonges à soi » et du « virtualisme » que nous abordons dans cet essai, nous n'avons jamais lu quelque chose d'aussi faux, entre arrogance, paranoïa, autosatisfaction, complotisme qui vire occultiste, mais finalement très naïvement sincère sur les « idées » que défend E&R dont les références sont désormais Chouard et Todd, il faut le savoir, Todd et Chouard dont nous parlons à plusieurs reprises dans cet essai et qui incarnent tout ce que nous combattons à l'intérieur de notre camp. Ce ne sont pas les idées de E&R – qui génère des vagues concepts crypto-marxistes généreusement appelés « grille de lecture », des slogans, des mots d'ordre, mais qui n'a jamais explicité son idéologie et sa métapolitique – qui se diffusent dans la société, c'est E&R qui se normalise, ce n'est pas les Gilets Jaunes qui rejoignent E&R c'est E&R qui s’aligne sur l'idéologie des Gilets Jaunes dont nous savons tristement et à regret ce qu'elle est. Voilà brièvement ce que nous en pensons, nous vous laissons décrypter cet article, mais c'est un parfait exemple, une bonne synthèse en miroir de tout ce que nous disons sur la métapolitique actuelle de la réinformation sous contrôle de la dissidence.

 

La réinformation, c'est aussi « réinformer » nos milieux sur les grandes orientations des vaisseaux-mères de la dissidence et de la réinfosphère qui ressortent des différentes interventions et prises de positions de leurs principaux Capitaines.

 

Nous devons prendre au sérieux notre métapolitique en tant que « communauté de destin » potentiellement soumise à la subversion ; au piratage. Nous avons une actualité métapolitique et idéologique interne qui n'est jamais sérieusement commenté. Vous êtes quasi le seul Daniel, avec Hassen Occident, à notre suite je dois bien le dire, à prendre au sérieux l'idéologie de la « dissidence », de la « réinfosphère », et d'en faire la critique ouvertement et explicitement.

 

Ça n'est pas nous qui ne prenons pas au sérieux la métapolitique de la réinformation, ce sont les principaux intéressés qui ont l'air de ne pas réellement prendre leur métapolitique au sérieux, ce qui est une caractéristique des oppositions sous contrôle, des oppositions nécessaires au bon fonctionnement du système politicomédiatique ou des oppositions de confort qui ont comme seul et unique projet de le rester pendant que nous crevons. Il faut bien comprendre que le système politicomédiatique à besoin d'opposants et de repoussoirs ; qu'il choisit ses ennemis, c'est d'ailleurs son luxe.

 

Nous ne dénigrons pas la réinfosphère en disant cela, elle a des vertus indéniables, elle crée du lien social et fait naître des réseaux, de la solidarité, de la solidité, et pour nous, le principe de la qualité est supérieur à celui de la quantité, mais que la réinfosphère ne nous invente pas de l'influence qu'elle n'a pas, parce que son objectif est tout de même d'augmenter son audience, et la progression quantitative est quasi nulle. De plus, une vue ne fait pas un militant, la plupart sont des spectateurs qui regardent un programme de télévision, qui ont un avis et une opinion sans plus de conviction, histoire de râler « made in France ». Nous ne disons pas cela avec mépris, c'est une observation que nous faisons. Il y a de très bonnes raisons à cela, la plupart de ces personnes travaillent, éduquent des enfants, n'ont pas le temps, tandis que nous nous consacrons à la métapolitique.

 

Dans tous les cas, nous aimerions un jour avoir des preuves tangibles de l'influence de la réinfosphère sur la société et de l'existence de la « nouvelle opinion publique » parce que nous en avons un peu marre de l'auto-congratulation de nos milieux et que nous soyons obligés de croire à la métapolitique de la réinformation comme à une religion...

 

Entre les spectateurs, les trolls, les neutres, les curieux, les observateurs, les services et les autres, combien reste-t-il de « militants fiables » ? Si la finalité était de produire du divertissement franchouillard, de la pure distraction, c'est réussit. Nous espérons que notre critique sera bien comprise, en effet, bien évidement que la réinfosphère ; la métapolitique de la reconquête culturelle et de la réinformation ; est une catharsis et une bouffée d'air frais à de nombreux égards, bien entendu que nous avons découvert des hommes, des lectures, des productions audio-visuelles et des artisanats grâce à ses médias sans lesquels nous ne pourrions pas écrire ce que nous écrivons ici, mais pour aller où ?

 

Que pouvons-nous faire de plus que nous l'avons fait pour nos concitoyens, nos compatriotes et nos camarades que nous « réinformons » depuis le onze septembre deux mille un, qui ne comprennent et ne voient toujours pas le problème de l'immigration et du « grand remplacement » ? Qui ne voient pas le problème de la présence de l'islam en Europe ? Qui ne voient pas le problème du judaïsme politique, du lobbyisme israélien et de la surreprésentation des juifs dans le système politicomédiatique  ? Qui ne voient pas le problème du lobbyisme LGBTQ+ dans notre société et au sein de nos institutions jusque dans nos écoles ? Qui ne voient pas le problème de l'antiracisme (et de l'ethnomasochisme) ? Qui ne voient pas le problème de la censure (et de la liberté d'expression) ? Qui ne voient pas le problème du globalisme, du post-libéralisme et de l'unipolarité étasunienne ? Qui ne voient pas le problème de l'égoïsme des boomers ? Qui ne voient pas l'ensauvagement ? Qui ne voient de problème dans rien ? Qui pensent que le « racisme systémique » est la cause de tous les problèmes ?

 

Le bilan de la métapolitique de la réinformation est faible, infrapolitique. Les réseaux-sociaux n'ont pas bouleversé la Politique autant que nous le disons ; ils ont surtout servit à démobiliser les militants en les faisant basculer dans le commentaire et réussit à nous faire croire que rien n'était possible : que c'est la Fin de l'histoire.

 

La question de l'identité se décline pour le militant de la génération dissidente en trois grandes questions politiques existentielles qui sont trois étapes vers la reconquête de lui-même et son réenracinement, son retour dans l'histoire, qui va déterminer les nouveaux termes de la nationalité française et de la citoyenneté européenne, nous les résumerons ainsi : La question de l'antiracisme et de sa fonction ethnomasochiste (Fait!), la question de la préférence de civilisation et sa fonction souveraine (Fait!), la question du « droit du sang » et sa fonction primordiale (En cours de téléchargement...).

 

« De la citoyenneté » car ; nous ne voulons pas trop nous attarder là-dessus mais ce que ne disent pas et ce que ne veulent pas entendre Etienne Chouard, François Asselineau, Emanuel Todd, Natacha Polony, ou encore Jacques Sapir ; les souverainistes estampillés et validés par le système politicomédiatique et la réinfosphère, c'est que le Retour de la démocratie ; la Reprise en main de notre souveraineté par l'interaction magique du ric et du frexit ; implique à sa base une discrimination, une distinction, par définition patriote, nationale, identitaire, ethnique, autrement dit raciale.

 

La discrimination est à la base de la Politique ; de la Démocratie. Les citoyens du « monde ouvert » sont incapables de penser positivement la discrimination ; les souverainistes se défendent d'être des citoyens du monde mais par la médiation du « nationalisme civique » sont des cosmopolites exemplaires.

 

Qui sommes-nous ? Qui est français qui ne l'est pas ? Qui est européen qui ne l'est pas ? Qui est citoyen ? Qui incarne la démocratie ? Qui incarne la civilisation ? Selon quels critères ? Autant de questions qui sont autant de préambules à l'écriture d'une nouvelle constitution. Chouard et Todd sont, de fait, de par leur grille de lecture marxiste qui exclut le critère de la race, les futurs citoyens de la social-démocratie mondiale.

 

La démocratie sans identité de Chouard et des gentils virus ou la république sans citoyenneté d'Asselineau et des sectateurs de l'article 50, nous n'en voulons pas. Ni Chouard, ni Asselineau ne se sont posés ou n'ont, à aucun moment, proposé aux français de se poser ces question fondamentales sur l'identité, la nationalité, la citoyenneté dans un cadre démocratique et républicain bien comprit. Il y a des prérequis à la démocratie et à une consultation nationale.

 

L'interaction du ric et du frexit est une subversion globaliste contre le populisme, contre la poussée raciale des peuples européens qui veulent vivres, elle ne peut être le fruit que d'une fourberie, ou d'une sombre idiotie, qui, dans un cas comme dans l'autre, confinent à la trahison. Ce sont leurs propres têtes que leurs guillotines finiront par couper net. Roulez jeunesse !

 

Nous ne sommes pas représentés dans les médias, ni dans la réinfosphère, ni dans les partis, ni dans le mouvement des Gilets jaunes, ni dans la Dissidence, ni dans le Camp national, ni dans le Camp souverainiste ou patriote. Nous autres ; eurasistes européens, néo-occidentalistes et européistes fondamentaux devons défendre une position qui n'est défendue nul part, nous avons certainement des choses à nous dire. Rien ne se fera sans ce dialogue.

 

Nous ouvrons donc ce dialogue métapolitique avec vous Daniel. Que vous nous répondiez ou non – nous ne vous en tiendrons pas rigueur car nous connaissons votre emploi du temps et nous trouverons des réponses à travers vos interventions –, ce plus grand combat vers l'Europe continue et vous y contribuez largement... Cela dit, vous n'êtes pas censé être seul dans cette réflexion métapolitique et « stratégique » de grande ampleur. Ce que nous voulons vous faire comprendre ici Daniel, c'est qu'en nous répondant – vous ou d'autres « néo-occidentalistes » –, vous ne répondez pas à Laurent de L'Heure Asie, ce qui n'aurait pas beaucoup d’intérêt, mais vous exercez votre « théorie néo-occidentaliste », et vous répondez à l'ensemble de « notre camp » en éclaircissant vos positions... Nous ne parlons pas de confort matériel, mais prenez garde que le confort idéologique de votre communauté ne se transforme pas en tout ce que vous détestez, c'est le plus grand des périls, les ronrons, les mauvaises habitudes conceptuels, le dogmatisme, la moraline, s'installent vite. Ce que nous avons voulu faire avec cet essai, c'est écrire la préface d'un néo-occidentalisme de combat. Nous espérons que vous saisirez le sens de notre démarche et que vous respecterez le temps que nous y avons consacré. Mais avançons.

 

Le ric est un ixième grigri pour conjurer le « retour de la race » en le fardant de démocratie.

 

L'extrême-gauche antifasciste, la ricaille, la dissidence antiraciste et les frexités du bulbe seront demain à l'avant-garde d'un nouveau totalitarisme antiraciste ; ils ont parfaitement comprit l'enjeu identitaire de la révolte fiscale des Gilets Jaunes.

 

Il y a ces derniers temps une volonté appuyée de E&R et consorts pour analyser les Gilets Jaunes et toutes actualités sociales comme le « Début du retour radical des guerres de classe » – une Guerre de classe unique et exclusive et calorifique contre les 1% et comme la grande victoire de E&R sur le système politicomédiatique. Une fiction totale. Une proposition qui ne vole pas plus haut que l'analyse de la grande intellectuelle Virginie Martin que nous a infligé Thinkerview ; pendant deux heures, madame nous fait l'honneur d'une psychanalyse en direct sur sa jalousie envers les élites, sa bourgeoisie hors-sol, son besoin d'attention.

 

Les penseurs, sociologues, essayistes, philosophes et chercheurs « gaullo-marxistes » – de Francis Cousin à Alain Soral en passant par Pierre-Yves Rougeyron 88, ou encore Juan Branco, à quelques différences esthétiques près – nous expliquent que ça ne peut même pas être 50% « Guerre de classe » et 50% « Guerre civile raciale », non, c'est 100% Guerre de classe, c'est-à-dire 100% théorie environnementaliste, 100% théorie du complot, 100% hallal, autrement dit 100% casher ; ils l'ont décidé et il ne peut pas en être autrement. L' « antisémitisme » de certains néo-souverainistes est très étrange, et n'a sans doute jamais autant rendu service au « lobby sioniste » que n'importe quel autre de ces alliés dans les projets mondialistes que la dissidence lui attribue mais quel soutient par ce que Thomas Ferrier appel très justement « chauvino-mondialisme » et que Jean Parvulesco nommait « nationalisme de pure frime ».

 

La science, la tradition, les penseurs européens, les théories eurasistes, le réel, font mentir leurs théories mais ils continuent, ils sont en roue libre. Ces intellectuels ne lisent pas les articles, n'entendent pas les critiques, n'écoutent pas les arguments, ne regardent pas les vidéos de leurs opposants idéologiques au sein de l'opposition au globalisme sur les questions de la métapolitique et de la stratégie, ils ne s’intéressent pas aux études et théories proposées par la nouvelle école du « réalisme racial » qui fait des émules en Europe et dans nos milieux, qui ont également une pensée sur l’intelligence artificielle et le transhumanisme, sujets d'avant-garde si il en est, ils sont déconnectés de la réalité militante, de notre quotidien en Europe remplacée. Ils ne répondent à rien, refusent tous les débats mais ils sont très contents d'eux-mêmes, ils forment désormais une grande famille recomposée qui fait la politique de Soros et de leur « Nouvel Ordre Mondial » qu'ils détestent tant et à leur corps défendant parce que Daniel Conversano a une tête de pakistanais, c'est leur niveau. Ils font fît de tout, ça s'appelle la « dissidence », ça s’appelle le « néo-souverainisme ».

 

Cependant, tous les marxistes ne sont pas « néo-souverainiste ». Rendons justice à Francis Cousin que nous classons très abusivement à gauche du souverainisme et du gaullo-marxisme : Quand Francis Cousin dit « radical » il dit « racial » ; il le dit presque lui-même, mais il ne faut pas le dire. C'est flagrant dans la vidéo « Francis Cousin présente : Critique de la société de l'indistinction ». Pour résumer, le christ est intrinsèquement un présocratique grec, profondément européen, autrement dit aryen, c'est-à-dire blanc. Francis Cousin est aussi énervé que Hitler ; il a beaucoup de mal à se retenir. On dit que le racisme c'est l’infériorisation de l'autre ; pour Francis, la « distinction marxiste » c'est la pure négation des juifs et des musulmans, nous avons rarement entendu quelque chose d'aussi radicalement raciste. Francis Cousin est un « romantique allemand radical » plus qu'il n'est un « communiste juif fondamental ». Dis le Francis, ça fait du bien.

 

Le gouvernement a utilisé ses « troupes d'occupation mentale » pour détourner le mouvement des Gilets Jaunes, classique. Rien à redire là-dessus et que les nôtres n'auront pas comprit. Les souverainistes frexités ; terminés au ric et au « petit jaune », ont fustiger Macron et ont fait deux quenelles devant l’Élysée – c'est la folie dans le stade –, mais se sont bien gardés de souligner et d'insister sur l'enjeu identitaire du mouvement, de dénoncer la subversion du ric dans le contexte du « grand remplacement »...

 

Nous ne devons pas totalement exclure l'idée que le mouvement des Gilets Jaunes soit une « révolution colorée » : l'origine, la viralité et la (pseudo) auto-organisation du mouvement sur les réseaux sociaux ne prouvent pas son authenticité et peuvent démontrer précisément l'inverse (comme nous l'ont démontré les « printemps arabes » ou « Euromaïdan »), dés le début, nous avons observé que les plates-formes où s'organisaient le mouvement étaient pilotées par des antiracistes militants qui canalisaient et censuraient les débats sous-prétexte d' « unité » et de « convergences des luttes », des méthodes trotskystes bien connues, ce qui est pratique et qui est aussi la marotte des souverainistes qui sont beaucoup d'ex-gauchistes. Nous séparons les Gilets Jaunes des ronds-points et les cyber-activistes urbains ; mais la communication a pesé lourd sur le mouvement et à imposer une idéologie que nous connaissons par cœur, que nous combattons. Nous n'avons pas vu beaucoup de dissidents, de nationalistes, de souverainistes, d'européistes, d'eurasistes et de nationalistes blancs venir contredire et dénoncer cette récupération sur facebook, youtube, discord et autres réseaux tandis que nous étions tous censurés et bannis de ces groupes. Les dissidents passent beaucoup de temps sur internet sans mener la guerre cybernétique qu'ils confondent avec le clash permanent, le trolling intempestif et le spam de mèmes, contre leur propre camp la plupart du temps.

 

Pas de nouvelle constitution et de « démocratie réelle » sans redéfinition radicale de l'identité française et de la citoyenneté européenne. Cette question primordiale ne fait pas débat, d'ailleurs, elle n'a même pas à faire débat, elle doit être exposée et acceptée, imposée si il le faut. Nous pouvons débattre, mais nous devons être intransigeants sur les règles et les postulats de départ sur ce qu'est une démocratie et une république. La seule question qui doit être posée ne l'est pas et fait l'objet d'une censure tout azimut... C'est le seul sujet qui devrait nous préoccuper, et les causes internes à la réinfosphère de la non-diffusion des idées qui vont à l'encontre du souveraino-souverainisme, du soralisme et du chouardisme, sont nombreuses de subversion, d'auto-censure et de censure interne.

 

La réinfosphère joue au chat et à la souris. La dissidence minaude. Le camp national ronronne. Les portes-parole des Gilets Jaunes se prélassent sous le Soleil vert du politiquement correct, passent sur la pointe des pieds à côté de la question déterminante de l'immigration et sont finalement consensuels en toutes matières, parce que la « social-démocratie » est politiquement correcte et consensuelle par nature, et que c'est leur nature profonde ; mais il ne suffit pas de le constater. Nous revenons au débat que nous avions il y a quinze ans sur la démocratie, la république, la laïcité, l'antiracisme, etc. Le reboot est permanent. Les nouveaux venus dans la dissidence et la réinfosphère que nous accueillons avec plaisir et bienveillance, qui découvrent l'eau tiède du complotisme, peuvent être d'une lourdeur et d'un manque d'humilité incroyable envers des militants d'un quart de siècle et parfois davantage. Ce phénomène entre accélération et ralentissement n'est pas négligeable. Il explique que nous pouvons perdre patience. Certains abusent de leur autorité au sein de la dissidence pour manipuler ces fraîchement débarqués et les utiliser contre leurs adversaires idéologiques au sein de la mouvance, ce qui est parfaitement regrettable.

 

Nous nous laissons attendrir par les bébés chats de la réinfosphère. En effet, aucuns intellectuels souverainistes ou nationalistes qui baignent dans le « Lait » n'interpellent clairement les ricardiens et les frexiteurs sur la question de l'identité et de la citoyenneté qui est à la base de tout processus démocratique : il y a visiblement consensus entre gilets jaunes, néo-souverainistes et quelques nationalistes pour écarter le critère civilisationnel et racial du débat, ainsi que les questions de l'immigration, de l'africanisation et de l'islamisation de l'Europe, pour ne pas diviser ce qui est désunit et ne convergera jamais. Concessions et compromissions parfaitement inutiles. Un débat qui est, une fois de plus, un non-débat, sans intérêts. Nous trouvons les dissidents, les souverainistes et même les nationalistes très tolérants avec un Étienne Chouard, extrêmement plus tolérants qu'avec un Daniel Conversano. Car, nous le disons sans ambages, c'est un « Daniel Conversano » ou un « Vincent Vauclin » qu'il aurait fallut mettre en avant à ce moment précis, et non pas ce faux-gentil d’Étienne Chouard ou le corniaud Asselineau, pour griffer le mouvement d'une empreinte nationaliste, un nationalisme de son temps et de sa génération.

 

Certes, les avants-gardes néo-souverainistes sont sous le choc du réalignement des patriotes télévisuels et des souverainistes partisans à la réponse de l'anti-antisémitisme contre la haine, l'antisémitisme de la dissidence, de la réinfosphère et des réseaux sociaux ; de Polony qui demande la tête de Soral (après avoir plagié le concept de son bouquin sur la féminisation sur le plagiat de Zemmour ; nous pensons soudainement à Perceval qui ne comprend pas la cérémonie à laquelle il assiste...) Polony, souverainiste de gauche, désormais directrice de la rédaction de Marianne, qui vient de gagner près de 400 000 euro dans un procès contre Europe1 « la journaliste avait réclamé plus de 800 000 euros d'indemnités à la radio » – et qui ne versera pas un kopeck à l'UPR... D'ailleurs, Soral a raison, pour le coup, de réclamer un débat avec Zemmour. Parce qu'il a le droit.

 

Prenons le cas François Asselineau pour illustrer qu'est-ce que le souverainisme à la française ; Asselineau, le placardé de Bercy, qui ne serait rien sans les réseaux sociaux et les relais de la dissidence mais se permet de les snober, qui se complet dans le politiquement correct comme un porc dans une auge, qui voit des nazis partout, qui au premier micro tendu après l'attentat de Christchrurch accuse Renaud Camus d'appartenir à l' « extrême-droite », le mettant ainsi en danger. Asselineau, con comme un balais, qui nie la réalité du grand remplacement, qui crie au pasdamalgame quand l'attentat est islamique et dit clairement s'en foutre des victimes, qui donne tous les gages antiracistes au système politicomédiatique pour gagner quelques minutes d'audience, il ne manquerait plus qu'il prononce sa chaada en 2022, etc. Il ne restera plus à Marine Le Pen qu'à se voiler et prendre un Cadi mahorais comme premier ministre. Voilà ce que serait un homme d'état souverainiste au pouvoir. Une ordure cosmopolite.

 

Quand ça n'est pas Pierre-Yves Rougeyron qui, à longueur de vidéos, passe son temps à insulter subversivement les nationalistes blancs comme si ceux-ci représentaient une menace quelconque pour la France, et qui n'a même pas le courage de dire de qui il parle exactement... Ce qui n'enlève rien au travail des équipes et aux conférences du Cercle Aristote dont nous ne partageons pas les orientations, mais tout de même. Monsieur Rougeyron, il serait grand temps de dire de qui vous parlez précisément, de quelles idées en particulier, ou d'arrêter avec des expressions comme « suceur de casque à pointes », nous sommes en 2020. Quel est le projet ? Fomenter des guerres civiles entre français et européens ? Et quelles seront vos troupes ? Une armée sénégalaise et maghrébine pour casser la gueule aux nationalistes blancs ? Car c'est bien vers cet horizon « internationaliste » que vous nous dirigez avec vos déclarations et vos positions souverainistes excessives. Vous n'êtes pas gaulliste, vous ne savez pas ce qu'est le « Grand Gaullisme » – de Léon Bloy, de Michel Vâlsan, de Jean Parvulesco, de Guillaume de Roux –, vous n'en avez aucune espèce d'idée, nous n'êtes pas dans la filiation du plus Grand Gaullisme, vous êtes gaulliste comme certains sont « nazis », vous plaquez un gaullisme désuet – de celui qui « a ressentit l'appel du gaullisme : dans une boîte de nuit gay, où il découvre au petit matin sur une banquette un livre utilisé pour cacher des sachets de drogue » ? – sur une réalité qui ne correspond plus à celle de la Deuxième, de l'après guerre et surtout qui correspond à la version officielle sur le gaullisme et le pétainisme construite pour diviser les français et que vous entretenez outrageusement. Ayez, pour une fois, l'humilité de le reconnaître avant de déclencher des choses qui vous dépasse et qui feront du mal à la France, à l'Europe et au Monde blanc. Nous sommes à notre place de militant, soyez à votre place de chef de rang. Vous ne fuirez pas les débats avec les « européistes fondamentaux » éternellement Pierre-Yves ; nous resterons poli pour l'instant mais vous ne le méritez pas. Dire les choses à moitié ou ne rien dire c'est pareil, c'est simple à comprendre, c'est du bon sens paysan, nous ne disons rien d'extraordinaire et d'ultra-polémique en nous permettant de vous le dire, mais vous jouez ce jeu de la subversion et de la division du « camp national »...

 

Sans oublier le viriliste Papacito, au style de mac sorti tout droit d'une blaxploitation, le « Ali G » toulousain, le Sacha Baron Cohen de la « team patriote », qui nous explique doctement que le look de Mila – ses cheveux bleus, son style de vie postmoderne et son homosexualité revendiquée ; la gamine à environ dix-neuf ans –, dont tout le monde connaît l'affaire – qui se superpose à l'affaire Laura, qui a eut moins de chance que Mila –, la disqualifie à tout jamais et justifie que les musulmans grognent : « ils ne font que défendre leur religion » ; et toute la panoplie du « cocu mais content »... Mila n'est pas française mais les musulmans qui voulaient l'égorger le sont. Les musulmans ont le droit de défendre leur religion dans les pays musulmans, c'est tout de même simple à entrevoir. Avant de donner des leçons sur la mode et le bon goût, il faudrait commencer par ne pas confondre « archéo-futurisme » et « steampunk », le médiéval et le japonisant, la classe européenne d'un tonton flingueur et la pause de gangster esthétisante made in USA... Quant à l'analyse politique... Nous lui souhaitons tout le succès possible dans son domaine du divertissement.

 

Dans la foulée, Yvan Benedetti invente le « ni ni ni » – le nininihilisme ? –, certes, il insiste sur la forme mutante et hybride des nouvelles générations perdues dans la mondialisation etc., mais il oublie la simplicité du principe de liberté d'expression et le fait que, en France, il n'y a pas de délit de blasphème, que la république ne reconnaît pas les communautés, sans parler du lien douteux entre valeurs islamiques et valeurs traditionnelles européennes... Bref. Nous n'allons pas comparer Mila et Yvan Benedetti mais aujourd'hui c'est Mila, demain ça sera Yvan, ça ne s'arrêtera pas aux lesbiennes aux cheveux bleus. Avant-hier, c'était vous-même Daniel qui vous faisiez agresser à Marseille par de glorieux chevaliers arabo-musulmans envoyé par le maître du logos ; quel autre nationaliste après-demain ?

 

Henri de Lesquen restera « classique » avec un petit « ni ni » aristocratique pas piqué des hannetons mais déjà bien rongé par les vers. « Waterloo ! morne plaine ! » Cadavre fumant ! nuit d'ébène !

 

Nous nous répétons sans doute, mais nous ne nous comparons pas à ses figures, cependant, ne nous demandez pas de nous taire et de faire des courbettes à ces personnages médiatiques qui profitent largement de leur position pour caricaturer leurs adversaires et leurs idées. Des « figures » que nous n'avons jamais vu se remettre un minimum en question sur leur action.

 

Les « ni ni », les « ni ni ni » et les « ni ni ni ni » ça doit bien faire marrer les musulmans « vendeurs de tapis » le vendredi à la mosquée, et s’esclaffer les juifs « charmeurs de serpent » le samedi à la synagogue, parce que les musulmans et les juifs ne feront jamais cette erreur du « ni ni conceptuel » qui est une faute politique, ils restent soudés en toutes circonstances et, en dernière instance, sont alliés contre le Monde blanc. « Monde blanc », « Civilisation européenne », « France », que les néo-souverainistes refusent de voir au profit des ennemis ontologiques de la France et de l'Europe qui sont éternellement les mêmes.

 

Et, quand la question de l'immigration s'invite, de façon impromptue, dans les mouroirs de la démocratie que sont les spectacles constituants, la réponse est une démonstration de lâcheté acrobatique qui prouve que personne ; pas même les principaux intéressés qui jonglent avec les micros, ne veut se battre pour la démocratie et la liberté d'expression. Le ric est le nouveau cirque de l'homo festivus engagé, une assemblée de clowns enragés ; une armée de masques, d'anonymes, d'épées en mousse.

 

Personne n'en a rien à foutre de la démocratie.

 

La démocratie passe premièrement par la liberté d'expression et, par extension, le port d'arme, il n'y a de démocratie que les armes à notre disposition pour garantir notre liberté. Qui défend le droit au port d'arme citoyen et défensif parmi les souverainistes ou dans les ateliers constituants ? Personne. Ça n'est même pas un sujet au sein de la dissidence ou du camp national. Quand on parle de démocratie et de souveraineté sans parler d'identité, de nationalité, de citoyenneté, de liberté d'expression et de port d'arme, de quoi parle-t-on ? On ne parle de rien. C'est le grand talent des soixante-huitards et des vieillards mentaux. Cachez ce destin que je ne saurais voir.

 

Des souverainistes, des démocrates et des constituants sans courage, sans identité, sans nationalité, sans citoyenneté, sans liberté et sans armes pour les garantir. Ils nous désarment sur tous les plans face au globalisme. Ce sont nos ennemis au même titre que les globalistes.

 

De l'autre côté de la rive des enculés... La rive des enfilés organise sa grande messe annuelle sur le « grand remplacement » à l'occasion de la sieste des vieillards du pays réel, à l'arrière goût de maison de retraite.

 

Bilan de la sieste collective : La seule actualité de l’événement est la censure de Suavelos, de vous-même Daniel et, par extension, du dernier essai de Faye à l'avant-garde du sujet. Si ça ne ronfle pas dans les rangs, ça ronronne dans les files. Si ça ne bave pas pendant la conférence, c'est en sueur tout du long.

 

Ces gens là, se réclament constament et se prétendent lourdement, de façon ostentatoire, de manière outrancière, de valeurs chevaleresques et catholiques qui feraient d'eux la police des mœurs nationaliste pour, à la fin, adopter un comportement de cauteleux au moment où il faut justement trancher. Est-il nécessaire et obligatoire de systématiquement salir ces sentiments nobles pour finalement s'associer à la dissidence éphèbophile contre les « nationalistes blancs » ? Dans le but mercantile de vendre quelques bouquins et se pourlécher devant les quelques pièces que nous allons ramasser, que Soral va faire tomber de sa poche ? Nous posons la question.

 

Le manque de prescience de ces catholiques dans leur défense de la « tradition » nous ne parlerons même pas des néo-catholiques du net et leurs interprétations littéralistes, chariatiques, talmudiques et puritanistes de la « Bible », complètement hors-sol et déconnectées des prophéties et des imprécations des pères « mystiques » de l’Église « exotérique » de Pierre et « ésotérique » de Jean ; qu'ils aillent au Diable – feraient fuir n'importe quel militant sincère en recherche de transcendance, de verticalité, de Dieu. Nous préférons encore écouter les interprétations « communistes » et « marxiennes » du « principe christologique » par Francis Cousin que d'écouter ces nouveaux marchands du Temple. Nous n'avons plus de respect pour ces gens là car ils n'ont plus aucun respect pour eux-mêmes et nous ne pouvons pas avoir de respect pour des gens qui ne se respectent pas, qui ne se respectent plus.

 

Dés lors, nous comprenons votre fronde, parfois rebelle et adulescente, contre ces milieux, et votre rejet du « traditionalisme » auquel nous nous associons ; mais, un autre milieu traditionaliste, un ésotérisme rationnel, existe. Disons-le. Un milieu « gnostique », dangereux, « suprarationnel », d'une terrible beauté.

 

« L’humanité a toujours eu deux types de spiritualité, deux votes - la "Voie de la Main Droite" et la "Voie de la Main Gauche". La première est caractérisé par une attitude conciliant envers le monde environnant qui est vu comme harmonie, équilibre, bien, paix. Tout le mal est considéré comme un cas particulier, une déviation par rapport à la norme, quelque chose d'inessentiel, de passager, sans raisons transcendantales profondes. La Voie de la Main Droite est aussi appelée la "Voie du Lait". Elle ne blesse pas la personne, elle la préserve de toute expérience radicale, de l'immersion dans la souffrance, du cauchemar de la vie. C'est une fausse voie. Elle conduit à un rêve. Celui qui la suit n'arrive nulle part. » Alexandre Douguine, Le gnostique

 

Les natios et les cathos tradis sont terrorisés face aux dissidents souveraino-trotskystes mais prétendent combattre l'infâme, la kabbale, la gnose, la voie du Vin, la Tradition européenne « pagano-chrétienne » qu'ils mettent dans le même sac que les « hérésies juives » et les « singeries franc-maçonniques » au nom de l'Afrance.

 

On dit que le ridicule ne tue pas.

 

Nous disons que le ridicule et le manque de dignité finira d'achever le « camp national » et la « résistance catholique » qui renient la « tradition primordiale » et l' « ésotérisme chrétien » mais sont incapables d'apercevoir la subversion néo-souverainiste et son antisémitisme d'extrême-gauche depuis vingt ans. Et elles sont précieuses ! Ces minutes de sommeil conférencières dans des colloques sans foi, sans âme, sans esprit. Précieusement ridicules ! Nous leur souhaitons bonne chance pour combattre la « kabbale juive » et le « secret maçonnique » sans tradition, sans ésotérisme, sans « gnose »... Autant combattre le Diable, Satan et Lucifer sans prières, tant que nous y sommes !

 

Ce problème des pseudos-guerriers catholiques de la dissidence étant résolu : Si le risque pour que la guerre civile raciale de basse intensité à laquelle de nombreux européens sont confrontés au quotidien ne permute en guerre civile de haute intensité existe, cette « guerre » n'éclatera pas à cause du national-sionisme présumé des nationalistes blancs ou à cause des livres de Guillaume Faye, mais à cause de l’irresponsabilité dogmatique de la dissidence, du mauvais vin et des soupes froides que nous forcent à avaler les souverainistes, les nationalistes et les catholiques qui balbutient, qui ont l'œil qui divague...

 

Nous « ordonnons » aux catholiques et aux nationalistes de prendre position sur la dissidence, sur Soral, le néo-souverainisme, la métapolitique de la réinformation, la question de l'existence des races humaines et tout le reste. Debout là-dedans !

 

La sieste est finie.

 

La fête aussi.


 

Heil Francis !

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(Revenir à la quatrième partie ; poursuivre vers la sixième partie)

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