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10/02/2020

De l'Occidentalisme (troisième partie audio)

Troisième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes »). Bonne lecture et bonne écoute.

 


 

Le réenchantement contre la réinformation ; voilà notre credo

 

« Les idéologies principales du XXème siècle ont été :

 

- le libéralisme (de droite et de gauche),

- le communisme (y compris le marxisme, ainsi que le socialisme et la social-démocratie),

- le fascisme (y compris le national-socialisme et d’autres variétés de « la troisième voie » le national-syndicalisme de Franco, le justicialisme de Peron, le régime de Salazar, etc.).

 

Elles ont lutté entre elles non pas pour la vie mais jusqu’à la mort, formant, de fait, toute la dramatique et sanglante histoire politique du XXème siècle. Il serait logique d’attribuer à ces idéologies (les théories politiques) un numéro d’ordre – tant en vertu de leur importance qu’en fonction de leur ordre d’apparition, comme nous l’avons fait plus haut. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique

 

Nous savons qu'au sein de nos milieux contestataires, de la Droite, du camp national, de la réinfosphère, de la dissidence et de « la nouvelle opinion publique » qui forment une opposition au système politico-médiatique globaliste se disputent différentes tendances et positions qui se défendent et reflètent des désaccords stratégiques et idéologiques objectifs qui ne manquent pas d’intérêts. Nos milieux partagent des idées des plus classiques au plus futuristes ; des propositions militantes et des initiatives que nous ne pouvons pas toutes citer. Des tendances, des positions, des stratégies, des idées, des initiatives mais, dans la majorité des cas, nous ne pouvons pas réellement parler de « nouvelle théorie politique », il s'agit généralement d’acclimatation ou d'hybridation des théories politiques du XXème siècle au post-libéralisme. Nous réduisons donc le débat aux deux grandes tendances idéologiques lourdes qui traversent nos milieux et qui sont décisionnelles pour l'avenir : le souverainisme et l'européisme.

 

Mettons-nous d'accord. Nous ne remettons pas en question le travail quotidien de la « réinfosphère » ni la capacité de ses divers acteurs à proposer du contenu de qualité ; ça n'est pas le sujet de notre critique qui porte sur l'idéologie par défaut que véhicule les médias de réinformation et sur l'évolution idéologique du « camp national » sous influence de la subversion néo-souverainiste dissimulée dans la métapolitique de la réinformation unique et exclusive.

 

L'effort de guerre cybernétique contre le système politico-médiatique globaliste essentiellement mené via les réseaux-sociaux par les médias de réinformation – une sphère médiatique à forte tendance souverainiste et d'ancienne influence catholique qualifiée d'« extrême-droite » par les « troupes d'occupation mentale » – précurseurs dans la défense de la « liberté d'expression », doit, dés à présent, être accompagné et soutenu par un Grand Parti et une parole politique forte sans lesquels cet effort de longue haleine serait vain et l'opposition formée autour de lui : vide de sens.

 

Il n'était sans doute pas possible de combattre par d'autres moyens jusqu'à maintenant, mais la métapolitique de la réinformation et de la « reconquête culturelle » comme méthode unique et exclusive de l'opposition correspond à une époque révolue, qui s'est achevée par la prise de pouvoir de Marine Le Pen sur le Front National puisque, « techniquement », la métapolitique de reconquête par la réinformation ; « stratégie » initiée par un entourage « Nouvelle Droite », accompagnait et prétendait influencer le FN et le « camp national » pour les entraîner à moyen terme vers un nationalisme révolutionnaire identitaire européen et leur faire adopter une métapolitique de Troisième voie.

 

Entre temps il y a eu internet, le onze septembre et la dissidence.

 

Cette métapolitique inspirée, initiée ou renouvelée par le GRECE a fait école dans les avant-gardes non-conformistes mais a échoué politiquement à influencer le FN et le « camp national » qui ont choisit la stratégie de la dédiabolisation, la ligne « patriote » de la dissidence et la voie souverainiste qui sont l'exact opposé de l' « européisme fondamental » suggéré comme stratégie, ligne et voie par la Nouvelle Droite à qui il a sans doute manqué de temps pour aboutir à une « Quatrième théorie politique européenne ». Une « Nouvelle Droite » toujours présente et qui est empiriquement notre élite, mais qui n'a pas l'air de comprendre ce qu'il s'est joué (et qui continue de se jouer) avec la dissidence et la subversion néo-souverainiste... Il s'avère que François Bousquet (Nouvelle Librairie) vient de signer un ouvrage : Courage ! manuel de guérilla culturelle ; et que notre essai approche ses analyses, sans doute qu'il anticipe également nos désaccords et nous corrige sur certains points.

 

La réinfosphère historique a résisté avec les outils à sa disposition et une métapolitique adaptée à l'après guerre, suivant le traumatisme politique de l'épuration physique et intellectuelle de ceux qui avaient perdu une guerre que tous les européens venaient de perdre et qui pensaient mal ce que tout le monde en Europe pensait être le beau, le juste et le vrai avant guerre. Les efforts et peines conjugués de ces hommes d'après pour arriver au « moment populiste » ne sont pas vains. Les configurations politiques ont changé depuis la victoire de Donald Trump, l'échec du populisme – qui est l'échec du souverainisme – aux européennes et le contexte actuel nous plongent dans d'autres urgences, nous permettent d'aller plus loin : notre génération est mûre pour créer son Parti – un Grand Parti européen.

 

Nous savons ce que nous devons aux « anciens ». Notre critique n'est pas gratuite, ingrate et puérile. Nous pensons souvent aux efforts surhumains de tous les « soldats inconnus » qui se sont succédé, sacrifiés pour ce combat et que nous avons oublié – nous avons une pensée particulière pour Roger Holleindre qui nous a récemment quitté pour rejoindre le « paradis des paras » –, tous les hommes qui ont participé à cette longue chaîne de transmission, parfois secrète, de transmission orale, sous le manteau, sur le fil, en treillis, droit dans le soleil, et qui ont fait tradition – une tradition nationaliste, traditionaliste et non-conformiste – pour nous faire parvenir l'esprit de la « troisième voie », intact.

 

Leur métapolitique de combat était le fruit d'une résistance intérieure, de sueurs, de sangs et de larmes, et nous admirons cette œuvre magistralement accomplie, sans laquelle nous ne serions pas là, qui nous inspire au plus haut point. Depuis, cette « tradition » s'est délitée, et notre devoir est de reprendre cette métapolitique là où elle s'est arrêtée, de la faire évoluer comme d'autres l'ont fait avant nous, pour que survive cette tradition, cette métapolitique, cette « littérature de combat » surgissant du fond des ages...

 

En outre, notre théorie est que les « souverainistes » se sont très habilement et au fil du temps associés et ont récupéré le travail de la réinfosphère « canal historique » – qui, à l'origine et d'une manière très générale, était animée par une doctrine nationaliste intégrale et motivée par une foi catholique rationnelle –, pour s'infiltrer et faire entrer la subversion néo-souverainiste dans le « camp national » que nous avons aujourd'hui du mal à distinguer du « camp souverainiste ».

 

La réinfosphère nationaliste et traditionaliste existait avant internet et sa démocratisation – La revue française, La revue du siècle, Esprit, Je suis partout, Rivarol, Minute, L'idiot international et d'autres revues, magazines, journaux, fanzines « non-conformistes », aujourd'hui et dans un autre style, davantage militant, Synthèse Nationale, Réfléchir&Agir ou encore Rébellion.

 

Historiquement, elle est donc le fruit de la résistance d’intellectuels et militants nationalistes, catholiques, traditionalistes et non-conformistes contre le « monde moderne » rassemblés autour d'une « littérature de combat » portée par l'armée du GRECE en son temps. Nous pensons que les héritiers du GRECE ont les clefs pour nous débarrasser de la subversion néo-souverainiste, une « armée » que nous aimerions voir taper du poing sur la table... L'ironie du sort est que le terme « dissidence » a été, pour notre génération, initié par Jean-Yves le Gallou.

 

La « réinfosphère » a depuis évolué vers un « ailleurs idéologique » même si elle porte encore les lettres de noblesse nationalistes et catholiques d'anciennes luttes, au même titre que la dissidence qui s'est appropriée ce combat à ses cautions nationalistes et catholiques qui lui ont ouvert les portes de la « réinfosphère »... Nous reviendrons plus précisément sur cette « historique » de la réinfosphère et de la dissidence à la fin de cet essai dans un article concernant le « national-libéralisme », aberration parmi les chimères nationales dont le catalogue est infini.

 

Autrement dit, nous sommes dans une impasse et cet effort réinformationnel collectif doit franchement s'associer à une « nouvelle doctrine » ; ou déclarer sa flamme idéologique au souverainisme sans fausse pudeur. « Déclaration » qui est « en marche » avec le brexit et la nouvelle union des « droites » républicaines et souverainistes menée factuellement par François Asselineau, le Philippe Le bel du « camp national » ; pur produit de synthèse du néo-souverainisme dans son expression politicienne la plus officielle.

 

Le fameux « brexit » est un événement à relativiser. En effet, le Royaume-Uni n'était pas dans la zone euro, le Royaume-Uni sort de L'Union-Européenne mais il ne sort pas : du Monde blanc, de l'Occident, de l'Europe, du Monde anglo-saxon, du Commonwealth, du réseau ECHELON, de la City, de la dépendance à la dissuasion nucléaire étasunienne, en bref, la « perfide Albion » ne sort pas de l'Alliance atlantiste, et l'Angleterre ne sort pas de l'influence globaliste...

 

Le « frexit » – la sortie de la France de l'union-européenne, de la zone euro et de l'otan qui est le programme commun du « camp souverainiste » – aurait des conséquences toutes autres sur l'avenir de l'Europe que la sortie « douce » du Royaume-Uni qui, par sa position géopolitique thalassocratique, ne fait que partiellement partie du « rimland européen ».

 

C'est la France qui fera l'Europe politique.

 

La France, mais aussi l'Allemagne, même si on ne peut pas parler de couple franco-allemand ; ou un couple très contrarié... France et Allemagne font chambre à part mais ont une destinée commune vers un axe Paris-Berlin-Moscou qui conjure le mauvais sort de la Deuxième guerre.

 

A ce propos, l'Allemagne vient de commettre un impair diplomatique – un élu allemand de premier plan appelle la France à partager sa dissuasion nucléaire – et nous nous associons au courroux des souverainistes contre cette provocation permise par Macron.

 

« Pour rappel, la doctrine nucléaire française vise à faire du territoire national un « sanctuaire » tout en soulignant la nécessité de défendre les « intérêts vitaux de la Nation ». Et, sur ce point, la Revue stratégique de 2017 explique que « la définition de nos intérêts vitaux ne saurait être limitée à la seule échelle nationale, parce que la France ne conçoit pas sa stratégie de défense de manière isolée, même dans le domaine nucléaire. ». » extrait d'un article de Laurent Lagneau pour Zone Militaire

 

La dissuasion nucléaire française protège dors et déjà l'espace et ses alliés européens. Que veut l'Allemagne ? Une copropriété sur la « mallette nucléaire » et les codes de tir ?

 

Il y a des choses qui ne se partagent pas, sa femme, sa voiture, sa dissuasion nucléaire et sa décision ultime en font partie. Dans notre vision d'une subsidiarité grand-continentale, la dissuasion nucléaire est une souveraineté qui n'est pas négociable et qui appartient à l'échelle nationale.

 

Même dans le cadre d'une Europe fédéralisée, la France est actuellement la seule indépendance nucléaire en Europe et préserverait cette souveraineté. La France, de par son expérience, pourrait être proposée comme garante d'une force de dissuasion nucléaire commune temporaire.

 

L'Europe puissance devrait alors se constituer sa propre force de dissuasion nucléaire et former sa propre doctrine ; une force de dissuasion nucléaire européenne à laquelle l'Allemagne participerait naturellement et dans laquelle la France serait intégrée de facto. Deux formes de dissuasion et de doctrine distinctes pour la France. La France garderait la maîtrise de sa doctrine et le contrôle de sa dissuasion territoriale qui s'étend à son empire. L'Allemagne pourrait obtenir sa force de dissuasion nucléaire nationale afin de garantir son indépendance territoriale au sein de l'Europe, de sortir de l'influence globaliste, du « parapluie nucléaire étasunien ».

 

Faire l'Europe, ça n'est pas défaire ou affaiblir les nations, mais c'est au contraire s'appuyer sur des nations fortes, indépendantes militairement et épanouies dans leur économie, qui défendent de fait les frontières européennes. Nous ne voulons pas d'une Europe où les nations ne se sentent pas libres et indépendantes à leur niveau de souveraineté et leur échelle de subsidiarité. La « multipolarité » s'organise également à l'intérieur de l'Europe, entre les royaumes souverains qui composent l’ÉGÉE : l'Empire Grand-continental Eurasiatique Européen.

 

«  Il devrait exister autant de théories de monde multipolaire que de pôles, conscients d’eux-mêmes et indépendants ou aspirant à l’être. Si Alexandre Douguine théorise la refondation des conceptions de Wesphalie comme étant indispensable à la multipolarité, le président russe Vladimir Poutine plaide quant à lui dans ses actes pour un retour aux bases westphaliennes des relations internationales, au moins dans un premier temps. Ceci pour mettre fin à l’unipolarité du droit américain qui n’est que la face cachée de l’actuel droit international. Entre théorie et pratique, la Russie ouvre donc la voie à une alternative qui sera radicale ou non. La pensée eurasienne a en tout cas le mérite de jeter les bases d’une théorie du monde multipolaire à construire et à peaufiner. » Franck Pengam, L’approche eurasienne de la multipolarité, Mars 2019

 

Il n'est pas nécessaire de sortir de l'Union – sous contrôle des globalistes ; au même titre que les états – pour accéder à l'Europe européenne, et cette « intrusion allemande » dans les affaires françaises va à l'encontre de notre vision continentale, nous la condamnons durement. Poursuivons...

 

La réinfosphère, en sa qualité de médiateur et d'opposition, doit prendre ses responsabilités et se mettre au service discipliné d'une idéologie, d'une doctrine, d'une méthode, d'une philosophie-politique qui nous permettent de nous projeter au-delà de la réinformation, du souverainisme et du Rassemblement National. Il n'y a pas de négociation et de compromis possibles : on ne peut pas faire du « en même temps » métapolitique, à la fois du souverainisme et à la fois du nationalisme européen. C'est l'un ou l'autre.

 

Les médias de réinformation se considèrent comme des avant-gardes, qu'ils se comportent comme telles envers les jeunes générations et ouvrent (enfin) ce « grand débat » idéologique, en instaurant des règles pour commencer, un débat déterminant au sujet de nos Orientations en tant que « force politique » qui, selon nos propres constats communs, a besoin de concentrer ses énergies ; plutôt que de nous enfermer dans un débat d'opinions « divers droites » insignifiant autour de l'actualité du système politicomédiatique globaliste, qui fait « système » et où le néo-souverainisme dissimulé dans ce néant idéologique est dominant par défaut de débat d'idées. Sachant que ce débat, une fois initié, va prendre un certain temps à s'installer, commencer à dialoguer, sortir du constat pour arriver à une première résolution dans l'expérience de sa pratique et passer à l'action.

 

C'est un rêve pieux de vouloir riposter sans conviction ; c'est-à-dire sans faire un choix. Après un quart de siècle de « constat », on ne peut plus refuser le débat.

 

Une opposition où le mot d'ordre est de ne pas parler « idéologie » pour ne pas diviser, sous prétexte de convergence des luttes, de front commun, de front de la foi, de front de la tradition, d'union des droites ou nous ne savons quelle autre alliance qui ne reflète pas la réalité des divisions, ça n'existe pas et si ça existe conceptuellement, comme force de proposition, ça ne forme pas une opposition de fait et n'en formera pas sans idéologie exprimée haut et clair pour la définir. C'est autre chose, une utopie, un groupuscule, une boutique, une entreprise, un fond de pensions, tout ce que vous voulez, mais ça n'est pas une opposition politique. Il existera un front quand il existera un « Front », tant qu'un « Front » n'existe pas dans les faits il n'existe pas de front. Nous connaissons ce modèle et ce mot d'ordre du « Front sans idéologie » par cœur, cela s'appelle la réinfosphère, la dissidence, l'upr, les gilets jaunes.

 

De nombreux militants, groupes ou mouvements qui dépendent de la réinfosphère ou desquels la réinfosphère dépend ont intégré cette erreur (ou cette subversion) comme logiciel de combat, comme discipline de groupe. La discipline de Parti, ça n'est pas cela non plus. C'est décider d'une idéologie, d'une doctrine, d'un corpus en conscience, baser sa discipline et s'exercer à partir de cette base idéologique et philosophique, qui devient une méthode, une « grille de lecture », qui permet ensuite de développer une théorie (de qualité « universitaire »), qui justifiera la philosophie-politique d'un mouvement réel, qui portera une vision incendiaire du monde, qui fera Parti, qui rassemblera des militants fanatiques sous sa bannière et qui prendra le pouvoir.

 

Le travail de réinformation est terminé, plus précisément, il a fait école dans tous les médias dissidents, tous les constats ont été faits et refaits, nous sommes plus ou moins tous d'accord sur la plupart des grands constats de faillite et de décadence généralisée, parfois moins sur les causes et les conséquences, mais il faut avancer. La « réinfosphère » est installée dans le paysage politicomédiatique et les médias de réinformation sont légions. Nous pouvons, nous autres des avants-gardes métapolitiques, nous concentrer sur l'étape suivante...

 

On peut essayer de cacher l'aspect idéologique d'un mouvement politique espérant semer la confusion dans un but subversif mais l'idéologie ne disparaît pas pour autant, elle est juste dissimulée aux militants qui ne défendent plus des idées mais se battent contre des choses ; un tas de choses. Ils finissent par ne plus savoir pourquoi ils se battent, surtout quand, d'une génération à l'autre, on ne leur rappel jamais. C'est une stratégie dans laquelle on se perd.

 

Il y a un effet secondaire à cette « invisibilité » qui correspond aux effets secondaires de la stratégie de la dédiabolisation ; à force d'éviter les sujets qui fâchent réellement – qui ont un impact sur le réel et sur la réalité des militants – pour faire consensus le plus à droite possible ; c'est-à-dire au centre, la réinfosphère, qui est une opposition politique, fait croire aux radicaux que derrière sa ligne centriste et ouverte à tous les patriotes, elle défend une vision du monde « plus à droite », en invitant de temps à autres ou en faisant référence à des personnages sulfureux ; histoire de donner le change aux septiques.

 

Le gros des troupes des spectateurs, des abonnés, des militants, des donateurs prennent cette ligne média au pied de la lettre et prennent très au sérieux les éléments de langage de ce système, de pouces bleus en pouces bleus, de dons en dons, cette ligne média maternelle, hormonale, plein d'émotion indignée et d’œstrogène, devient la ligne d'un Parti fantôme avec des militants éthérés sans idéologie, un « parti » qui s'est éloigné de sa base radicale, de ses avant-gardes, de ceux qui voulaient faire de la politique.

 

Une fausse-opposition peut meubler à l'infini sur la colère de ses militants, réinformer, dénoncer, s'indigner, constater, déconstruire, etc., sans jamais signifier son idéologie, sa conviction profonde, surtout quand elle n'en a pas, quand elle n'est plus qu'une succession de bulles spéculatives.

 

Cette opposition sans philosophie-politique qui a soigneusement évité tous les débats d'idées internes pour dissimuler son idéologie médiocre prend donc le pouvoir avec sa ligne consensuelle officielle et elle base sa politique, son régime, son gouvernement, sur cette ligne pour satisfaire ses militants sans idéologie (et respecter le consensus électoral) qui l'ont suivit pour cette ligne, toute idée de ligne radicale ou de révolution cachée disparaît, toute verticalité est exclue, et, comme on ne peut pas gouverner sans vision radicale du monde et sans fermeté, on échoue, ce processus qui est en cours au sein du Rassemblement National à parallèlement cours dans la réinfosphère. RN et réinfosphère ne défendent plus des idées nationalistes, ne parlons même pas d'idées européennes, mais une ligne souverainiste molle, c'est leur ligne officielle, il n'y a pas de « ligne cachée ».

 

La métapolitique de la réinformation et de la reconquête culturelle, que n'applique même pas le RN, doit laisser sa place à une métapolitique du réenchantement et de l'action politique. Les médias de la réinfosphère par leur ligne et leurs choix éditoriaux empêchent le « camp national » et la « dissidence » de faire leur « révolution », de permettre la critique du néo-souverainisme et d'ouvrir notre génération à l'européisme fondamental ; à la Troisième voie et à la Quatrième théorie politique.

 

Pour les avant-gardes en mouvement, c'est une autre « révolution idéologique et métapolitique » qui va avoir lieu entre « Nationalisme blanc » et « Eurasisme », car, en réalité, c'est la dissidence et le « camp souverainiste » qui empêchent et interdisent aux « nationalistes européens » et aux « eurasistes européens » de se parler et de s'allier.

 

D'un côté, le consensus néo-souverainiste bloque l'accès des nationalistes blancs à la réinfosphère, de l'autre, le consensus néo-souverainiste prive d'accès les eurasistes européens à la réinfosphère et les militants du « camp national » à l'Eurasisme. Nous voyons que les deux craintes du « cordon sanitaire néo-souverainiste » sont la « poussée raciale » et l' « eurasisme ». Si l'idéologie néo-souverainiste tombe : la rencontre du nationalisme blanc et de l'eurasisme au sein de l'européisme fondamental aura lieu mais elle peut se faire en amont dans notre combat commun contre le « camp néo-souverainiste » et la « dissidence ». Si Soral avait prit la voie eurasiste il y a une dizaine d'années vous seriez eurasiste Daniel et vous le deviendrez quand nous aurons écraser la subversion néo-souverainiste à coups de talon. Nous ne sommes pas « jaloux » du fait que vous ayez réussit à mettre la question de la dissidence, du complotisme, du souverainisme sur le tapis, que du contraire, et vous le faites très bien, mieux que nous l'avons fait, mais sachez que Laurent James faisait cette « critique » en 2012, peut-être même avant, et qu'il était bien seul à l'époque.

 

Cette dissimulation idéologique n'a pour effet que la censure interne d'un mouvement et de ses militants, elle profite temporairement à quelques cadres mais, et nous l'observons depuis un quart de siècle, elle ne va et n'arrive jamais nul part.

 

L'expérience récente des Gilets Jaunes que certains nationalistes ont vécu dans leur chaire nous montre précisément à quoi sert cette dissimulation en terme d'infiltration, de manipulation, de subversion et de trahison de la base par des cadres auto-proclamés, c'est l'effet « Pacte de Marrakech » qui a eu lieu dans le mouvement des Gilets Jaunes :

 

Premièrement, vous faites taire les militants sur les grandes orientations du mouvement en disant qu'il faut écarter les sujets susceptibles de créer des désaccords alors que le désaccord c'est le début de tout.

 

Certains observateurs de nos milieux ont trouvé génial que le pacte des gilets jaunes était de ne pas dire pour qui on vote sur les ronds-points : de ne pas parler « idéologie » et faire de politique. Erreur fatale, tout est là, à partir de ce moment, nous savons que ce mouvement n'est peut-être pas celui que nous croyons et part sur des mauvaises bases, contrairement à toutes les analyses que nous avons entendu, nous croyons que cette stratégie est toujours une fausse-bonne idée.

 

Si nous ne parlons pas « idéologie » dans un mouvement politique on ne parle de rien, on suit des mots d'ordre bêtement au fil des indignations arbitrairement décidées par les cadres du mouvement qui génèrent et gèrent généralement les supports numériques et de propagande ; en effet, à partir de là tout est permis, et celui qui dissimule le mieux son idéologie – qui doit être conforme à la forme de la sophia systémique ; de la pensée unique – prend le contrôle du mouvement – ce qui n'est « techniquement » pas possible pour un nationaliste, qui, par définition, défend une idéologie non-conforme. Le match est plié.

 

Mais quand on a été un militant gauchiste, antifasciste, gramsciste, trotskyste, marxiste on croit qu'on peut faire de la droite avec de la gauche, en oubliant une chose essentielle, c'est qu'on était les « idiots utiles » du globalisme, et que notre idéologie, notre stratégie d'entrisme, était validée et voulue par le système politicomédiatique pour, précisément, endiguer tout danger de vague fasciste... C'est un groupe de gauche, souvent d'extrême-gauche, souvent des trotskystes qui sont les mieux former à cette subversion et qui sont habilités ; qui ont la permission de le faire, et qui prennent rapidement le contrôle des frondes sociales. Cette idée de croire qu'on peut faire de la droite avec de la gauche est très importante à appréhender, c'est symptomatique de ce que nous décrivons.

 

Deuxièmement, une fois que vous avez prit le contrôle, vous ne faites aucune concession à vos adversaires idéologiques que vous avez clairement et facilement identifié grâce à l'utopie de la « convergence des luttes ».

 

Non seulement la gauche prend systématiquement le contrôle de ce genre de mouvement social mais identifie très vite les militants qui portent des idées de droite ; dés lors il suffit aux cadres de leur refuser toute concession, de rejeter toutes leurs propositions, de censurer leur réinformation, de mettre la pression dans les manifestations pour qu'ils dégagent du mouvement par eux-mêmes. Tous les sujets ou revendications qui pourraient faire sens aujourd'hui sont proscris des mouvements socio-économiques.

 

Troisièmement, vous pouvez désormais trahir le mouvement dans lequel vous n'avez plus aucune opposition au grès de vos ambitions personnelles et partisanes.

 

Vous avez écarté les militants qui ne partagent pas votre idéologie, détourner et donner une certaine direction au mouvement en refusant toute concession, votre invisibilité est intacte dans ce mouvement sans idéologie et donc incapable de vous détecter, vous pouvez maintenant imposer vos vues et vos idées par de simples mots d'ordre et slogans au grès de la direction du Parti et de vos envies.

 

Quatrièmement, par l'utopie de l'union sacrée vous avez empêché toute « convergence réelle ».

 

Vous réduisez le mouvement à une base d'abrutis très motivés qui ne comprennent pas qu'un mouvement véhicule forcément des idées ; certes vous avez perdu quelques militants de qualité et une partie de la base mais vous avez rallier la masse à votre cause.

 

Dernièrement, vous tuez le mouvement qui s'agrège à l'idéologie dominante du Parti et qui n'a rien vu venir. Au final, c'est Gilets Jaunes et Jaunes Gilets.

 

Ce qui est arrivé aux Gilets Jaunes arrivera aux nationalistes ralliés à la dissidence et à la réinfosphère qui dissimulent la subversion néo-souverainiste par volonté et par défaut...

 

La théorie du « mouvement sans idéologie » est une stratégie de subversion trotskyste/néo-conservatrice vue, revue et rerevue. Celui qui vous explique qu'il faut faire l'union au-delà des idéologies, de la doctrine, de la méthode, de la philosophie-politique vous ment, tout simplement. Vous ment ou se fourvoie ; ne conçoit pas que cette stratégie est une stratégie de gauche pour la gauche. Il veut que vous vous mettiez au service de son idéologie sans poser de questions. De plus cette stratégie ne fonctionne pas, car elle n'est pas faite pour fonctionner. C'est la subversion dans la subversion. Cette « stratégie » sophistiquée est élaborée pour étouffer toutes formes d'idées et de vies. Elle contient dans son mécanisme un processus d'auto-destruction des idées qui utilisent cette stratégie pour se véhiculer et qui se désagrègent dans l'idéologie hégémonique et systémique globale, dans notre contexte historique : le post-libéralisme ; ou tout simplement le globalisme. Cette « stratégie » est un piège pour celui qui l'utilise et pour celui qui y adhère. Au final, tout le monde perd.

 

Nous pourrions également appeler cela le « syndrome Ardisson », ou le « syndrome de l'homme en noir »... Cette stratégie correspond aux cadres d'extrême-droite censés infiltrer la droite systémique pour véhiculer des idées radicales dans la société et prendre le pouvoir furtivement mais qui sont systématiquement avaler par le système politico-médiatique, le ronron, le confort, la norme... Cela se vérifie à chaque fois.

 

Moralité ?

 

Cette stratégie n'en n'est pas une mais c'est un piège de l'esprit où tout le monde est floué.

 

Nous devons créer, porter, proposer, assumer et imposer notre idéologie pour ce qu'elle est ; notre métapolitique sans cesse renouvelée. Nous pouvons surfer sur la brèche, nous n'avons pas le choix, mais ça n'est pas par « stratégie », c'est notre situation.

 

Nous perdons peut-être en quantité dans un premier temps, mais nous gagnons en qualité et en longévité. Ce qui permet de former une avant-garde et d'avoir une vision à long terme. Nous ne devons pas nous infiltrer parmi les élites mais être prêts à les remplacer à visage découvert, bannière à la main tout le long du processus, de bataille en bataille. Les communistes étaient communistes. Les nationaux-socialistes des nationaux-socialistes. Les fascistes des fascistes. Les nationalistes des nationalistes. Les gaullistes des gaullistes. Etc.

 

La « doctrine nationaliste » et sa métapolitique traditionnelle de combat ne sont plus aptes à affronter les défis du siècle et la subversion néo-souverainiste ; il faut en faire le deuil. Le « camp national » a été inapte à détecter cette dissimulation idéologique et la combattre en plus de quinze années d'évolution de la réinfosphère et de la dissidence ; il faut en faire le deuil également en tant que « force politique ».

 

« Un débat déterminant » et menant à un choix intégral entre « européisme fondamental » ou « néo-souverainisme » doit être ouvert par la réinfosphère ; un choix métapolitique, idéologique, philosophique, politique et géopolitique – que nous serons amenés à faire tôt ou tard, ou que nous pourrions ne jamais faire si nous préférons et continuons à éviter ou ignorer le sujet, comme nous pouvons tout aussi bien disparaître dans les ténèbres de la guerre cybernétique avec la réinfosphère, la dissidence, le camp national et les souverainistes. Fini les constats, place aux débats idéologiques, à la Politique.

 

Un débat que nous devons anticiper et provoquer, qui devrait naturellement être porter par la réinfosphère qui devient un système médiatique dominant unique et exclusif qui n'existe que contre le système médiatique dominant unique et exclusif. Si les médias de réinformation ne sont pas aptes à ouvrir ce débat, nous devons les combattre parce qu'ils font le jeu du globalisme en maintenant ce statu-quo souverainiste au sein de l'opposition française.

 

La « réinfosphère » et les médias de réinformation sont une opposition objective au système globaliste mais qui ne peuvent objectivement et visiblement plus survivre en tant que système médiatique alternatif sans entrer (de grès ou de force) dans des formats conformes à la forme du système politicomédiatique dominant ; en respectant les limites systémiques et les frontières paradigmatiques qui correspondent à l'idée de « la fin de l'histoire », ou des idéologies, et où le globalisme est triomphant.

 

La réinfosphère, la dissidence, le camp national sont à un tournant ; ils doivent prendre une décision et ensuite faire un choix.

 

Voilà un grand et vaste sujet de fond sur l'avenir de l'opposition française au globalisme qui devrait normalement intéresser nos milieux, les avant-gardes, la dissidence, la gauche identitaire, le camp national, les patriotes et les nouvelles droites enfermées dans ce système qui atteint ses limites.

 

Et si la réinfosphère a fait ce choix idéologique, le choix du néo-souverainisme, malgré elle, qu'elle dissimule ou qui nous a échappé, qu'elle explique ce choix à « notre camp » qui n'a pas l'air très au fait des orientations et de la vision politique du monde que ce choix porte. Car, si nous savons ce que le néo-souverainisme n'est pas d'eurasisme, d'européisme fondamental ou de nationalisme blanc, ou ce qu'il est de subversion anti-traditionaliste, nous ne savons pas exactement ce qu'il est de « philosophie-politique », c'est, dans ce cas précis, aux néo-souverainistes et à la réinfosphère de nous le dire...

 

Nous pouvons détecter l'idéologie néo-souverainiste dissimulée à travers ses nombreuses subversions – ce que vous faites régulièrement dans vos vidéos et que nous faisons dans nos essais –, nous comparons ensuite ces fragments idéologiques – qui ressortent des prises de positions néo-souverainistes de la dissidence sur tous les sujets et qui laisse entrevoir un semblant d'idéologie – aux théories politiques non-dissimulées justifiées et opératives, en ce qui nous concerne, à la Quatrième théorie politique eurasiste et sa vision multipolaire du monde qui, par exemple, va totalement à l'encontre des orientations néo-souverainistes bilatérales et multilatérales objectives en matière de géopolitique (à cause des positions stato-nationales et westphaliennes des néo-souverainistes qui ne leur permettent pas d’accéder à une vision multipolaire de l'Europe et du monde).

 

« Théorie eurasiste » et « idéologie néo-souverainiste » sont deux métapolitiques distinctes et antagonistes ; il suffit de lire Douguine pour le comprendre. Nous sommes dés lors très étonnés que des eurasistes ne le comprennent pas et s'associent indéfectiblement à la dissidence et son idéologie subversive. La raison est simple, ils ont une grille de lecture géopolitique eurasiste contre le globalisme mais ils n'ont pas de conviction idéologique eurasiste, tout ce qu'ils voient, c'est que dissidence pas aimer mondialisme et aimer Russie : ça nous fait un beau jeans à une jambe... Allé, cours Forest !

 

Nous affirmons – nous l'avons démontré à plusieurs reprises – que le néo-souverainisme – idéologie objective de la dissidence – porte une vision post-nationale, anti-européenne, antitraditionaliste, complotiste et subversive du monde et de la France ; une vision du monde anti-eurasiste. Et les penseurs néo-souveranistes dissimulés dans la métapolitique de la réinformation ainsi que les crypto-eurasistes ont des « comptes doctrinaux et idéologiques » à nous rendre concernant leurs orientations qui entraînent la réinfosphère dans une métapolitique à la « va comme j'te pousse »...

 

La réinfosphère soutient que sa métapolitique de la réinformation contient réaction/réflexion/action dans son logiciel, une métapolitique du « trois en un », qu'elle ne soutient pas d'idéologie particulière, mais donne la parole à tous (et toutes les conneries habituelles du « bla bla » autour de la liberté d'expression qui est la plus grosse blague de nos milieux), car, en défendant la liberté d'expression – pas la votre en tout cas Daniel ; ni la nôtre par ailleurs – elle est une idéologie de combat en soi, qui défend tout et rien à la fois, un « en même temps » métapolitique et médiatique idéologiquement neutre ; ce que nous réfutons. Une armée de journalistes amateurs contre le globalisme ; Soros se marre.

 

La dissidence soutient la même théorie, qu'une doctrine et que son explication ne sont pas nécessaires aux militants, que seule la vérité factuelle de l'information délivrée par la réinfosphère suffit à justifier sa position d'opposition au système, que le militant sera transporté par la puissance de la réinformation ; magnifique.

 

Les « métapoliticiens » de la réinformation prétendent donc réinventer l'information, la propagande, et, que cette nouvelle métapolitique de l'esprit peut influencer les foules psychologiques par « pensée magique » et « science infuse » que délivre les grandes messes spectalistes et virtualistes du complotisme pour tous... La confusion entre propagande et action politique est flagrante.

 

Mais nous autres, eurasistes, n'avons pas bac+5 en décryptage de Soral ou des dons surnaturels en « lecture entre les lignes » de TV libertés. TV libertés dont l'objectif actuel est d'inviter tous les boomers qui sentent le vent tourné, avant qu'ils passent l'arme à gauche sans doute.

 

Tous les vieux chroniqueurs du dimanche doivent absolument nous délivrer leur petit constat personnelle, nous vendre leur petit manuel de survie individuelle et venir dire à Bistrot liberté : « c'était mieux avant, rappelez-vous mon cher Martial »... Entre autre exemple des mauvais usages de la métapolitique de la réinformation par la réinfosphère.

 

La réinfosphère doit s'arrêter un instant de « réinformer », respirer, inspirer, expirer, et réfléchir sur son rôle objectif, à qui elle rend service, à quoi elle sert, comprendre les enjeux de cette guerre médiatique totale vers un plus Grand Combat et sur laquelle nous pouvons désormais prendre du recul ; en effet, presque vingt ans séparent le « onze septembre deux mille un » du « moment populiste » qui sont aussi deux décennies d'opposition par la métapolitique de la réinformation et d'idéologie néo-souverainiste dissimulée et dominante. L'heure est au bilan, au changement de cap métapolitique et politique ; et cela passe par une critique radicale du néo-souverainisme et une critique positive de la réinfosphère.

 

L'exercice de « critique positive » est une tradition métapolitique initiée à droite par Dominique Venner et qui n'existe pas dans les rangs de la réinfosphère néo-souverainiste sur d'elle-même et dominatrice, une réflexion qui tarde à s'installer, et c'est un problème d'une certaine gravité qui plombe le « camp national » depuis des années.

 

Quelle idéologie domine la réinfosphère ? Est-ce une question si compliquée ? Peut-on critiquer cette « idéologie par défaut » ?

 

Nous autres eurasistes, sommes eurasistes. Nous nous appuyons sur des « théories politiques » eurasistes et européistes précises qui vont de Douguine à Steuckers, en passant par Laurent James et Dominique Venner. Vous autres Daniel, êtes « néo-occidentalistes ». Vous développez une « nouvelle théorie politique » et ne dissimulez pas votre idéologie. Nous avons davantage d’explications idéologiques claires sur le néo-occidentalisme en quelques émissions de Fréquence Occident que nous en trouvons sur l'idéologie néo-souverainiste dissimulée dans les milliers d'heures de vidéos dissidentes de ces quinze dernières années.

 

Quelle est la « philosophie-politique » de la dissidence ? Le complotisme, l'antisionisme, le marxisme, l'orientalisme, le tiersmondisme, l'islamisme ? Nous ne savons pas.

 

La réinfosphère et la dissidence doivent répondre et nous dire quelle « théorie politique » motive leur métapolitique. Qu'est-ce que la Quatrième théorie politique néo-souverainiste ? Nous devons lire dans le courant de cette année « Pourquoi nous combattons » de Pierre-Yves Rougeyron qui devrait partiellement répondre à notre question ; que nous posons depuis près de dix ans.

 

Il est tout de même incroyable de demander à une opposition (et à toutes ses parties) quelle idée supérieure elle défend en positif (depuis plus de cinq ans en ce qui nous concerne) et de n'avoir jamais trouvé un militant ou un intellectuel s'en revendiquant, collaborant ou profitant de près ou de loin à la réinfosphère et à la dissidence pour nous répondre et de nous expliquer le nom de son idéologie, autrement que par le fait d'être « contre le globalisme », ce qui est insuffisant, médiocre. Mais bon, ils ne savent déjà pas s'ils sont de droite ou de gauche. Sans doute que notre interrogation n'est pas légitime ? Mais, même là, aucun n'a été capable de nous dire en quoi elle serait illégitime, nous défions d'ailleurs quiconque de le faire, et nous en déduisons qu'ils ne comprennent même pas la question...

 

Un problème et un « sujet idéologique de fond » qu'il est aisé de mettre de côté, qui ne saute pas aux yeux, qu'il est plus confortable de cacher derrière une légitimité acquise dans un combat réinformationnel monté de toutes pièces et qui, visiblement, donne un blanc-seing, qui permet à peu près tous les comportements, y compris des plus détestables de mépris et de malhonnêteté.

 

Il est en effet plus facile de feindre que d'assumer, en tant qu'opposition officielle au système plus ou moins auto-proclamée ou qui a prit du grade à mesure des censures encourues sur les champs de bataille médiatique –, les questions qui se posent à elle, une opposition qui dissimule son idéologie, non pas pour flouer ces adversaires qui ne sont pas dupes, mais pour flouer son propre camp sur ces intentions réelles qui correspondent à ses intérêts et le confort intellectuel de son combat rentable : on appel ça l' « altruisme intéressé »...

 

Bien évidement, et là est toute la « subtilité » de cette métapolitique, il ne faudrait surtout pas « compliqué » le combat et « compromettre » la visibilité de la réinfosphère avec des débats idéologiques, ce qui est ridicule, mais pratique pour imposer une idéologie sans la soumettre à la critique, tout est idéologique, tout est politique, tout est philosophique, tout est religieux, il n'y a pas d'alliance, d'union, de front qui ne soit pas idéologique et politique, si vous arrivez à faire croire cette incongruité à des militants dociles vous êtes tranquille pour un moment...

 

Mais de quel combat parlons-nous ? Quel « combat » ne faut-il pas compromettre ? La réinfosphère et la dissidence ne porte pas un combat qui leur est particulier, il porte la même idéologie que nous estimons être celle de la subversion et de la défaite : le néo-souverainisme. Qui n'échappera pas à l'histoire des idées, nous forcerons les néo-souverainistes à se confronter à leur propre idéologie et son influence néfaste sur la métapolitique nationaliste et tercériste de réenchantement.

 

La subversion néo-souverainiste n'est dissimulée qu'à ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas intérêt à la voir. Nous n'avons plus rien à dire aux souverainistes tant qu'ils ne nous répondent pas sur le fond et nous les combattons désormais au même titre que nous luttons contre le globalisme.

 

Ce que nous proposons est simple : la dissidence, la réinfosphère, le « camp national » ayant été incapables de former une Quatrième théorie politique française en plus de quinze ans de « réinformation » doivent se rallier à la bannière eurasiste, en développant un « eurasisme européen », pour éviter les écueils du néo-souverainisme dissimulé et le néant idéologique du RN.

 

Les néo-souverainistes se sont, depuis, divisés en deux branches distinctes pour donner du grain à moudre aux crédules des platosphères stratosphériques.

 

Caricaturalement : une branche plutôt « islamophobe » et qui a mit en veilleuse son antisémitisme, et, de l'autre, une branche plutôt « islamophile » et qui assume son antisémitisme, pour les mêmes raisons : éviter la question raciale – la question des différences bio-génétiques et cognitives entre les races et les intelligences humaines qui ont des conséquences politiques majeures sur nos sociétés multiculturelles et notre civilisation en matière de sécurité, d'éducation, d'écologie, de pouvoir d’achat, d'art de vivre, de projection dans l'avenir et le futur ; une proposition qui va à l'encontre des théories environnementalistes comme le « racisme systémique » proches des théories du complot de la dissidence vocifératrice et sa déresponsabilisation des musulmans par l’explication du sionisme, entre autre – pour éviter la guerre civile. « Éviter la question raciale pour éviter la guerre civile ! », tout un programme. Programme partager de E&R « phile » à TV libertés « phobe ».

 

La question de la religion – et plus précisément la question des mœurs – est une question abstraite et secondaire – aux valeurs changeantes –, sans doute la plus mauvaise idée qui soit pour faire « Front » dans une France déchristianisée, une sorte d’hypocrisie qui ignore la nature raciale et l'essence métaphysique de l'africanisation et de l'islamisation de la Citée ; « phénomènes migratoires » certes hybridés à l’américanisation de notre société et au nihilisme présent dans notre civilisation mais qui portent leurs propres et intrinsèques capacités de nuisance que ne peut supporter la civilisation occidentale capable d'introspection sans besoin vital d'invasion migratoire et islamique pour endiguer sa décadence. Un Front anti-immigration – pro-remigration – est une approche davantage concrète et prioritaire. Il est entendu que ça n'est pas un détail et que derrière le Front anti-islam unique et exclusif il y a réellement un risque de subversion néo-conservatrice ; ça n'est pas un complot sorti de la tête de Youssef Hindi (et il faut toujours rappeler que les juifs ne craignent pas l’antisémitisme ou l'antisionisme mais sont terrorisés par la « conscience raciale » des blancs et la tradition indo-européenne de l'Héroïsme ; malheureusement Hindi Youssef ne lit pas Céline et confond « Notre Dame » avec la mosquée Al-Aqsa)... En réalité, le « front positif » et le plus adéquat est celui du « Front pour la Civilisation Européenne », qui englobe tous les combats.

 

Le phénomène du « grand remplacement » accélère notre chute civilisationnelle et fait partie intégrante de « notre décadence » s'il n'en est pas à l'origine, et ; à moins de voir le grand remplacement comme une « punition divine » – ce qui est une théorie du complot incroyable qui correspond au millénarisme apocalyptique judéo-protestant et que véhicule allègrement la dissidence télé-évangéliste – plutôt que voir la décadence comme la « fin d'un cycle » – ce qu'elle est, une théorie traditionaliste fiable qui correspond à la vision héroïque et eschatologique du pagano-christianisme – ; les occidentaux et les européens n'ont pas à accepter ou à se positionner par rapport aux mœurs islamiques ou africains et ne peuvent que les rejeter pour sortir de cette « décadence » (à laquelle participent largement les afro-musulmans) et revenir à eux-mêmes, ainsi, les musulmans et les africains pourront aussi revenir à eux-mêmes chez eux. Et nous reviendrons à nous-mêmes à l'aide de principes européens ancestraux et non par des valeurs archaïques importées et hybrides pseudo-patriarcales et pseudo-virilistes qui rendent le « camp national » complètement fou. Des « valeurs » qui, au même titre que « les valeurs de la République » à l'autre extrémité de l'universalisme, n'ont strictement rien à voir avec nos principes civilisationnels, valeurs occidentales et mœurs européens. Des « valeurs archaïques » – qui ne sont pas plus l'Orient qu'elles ne sont européennes – qui n'ont finalement pas grand chose à voir avec la religion, la théologie, la spiritualité, la sagesse, l' éthique, la morale mais davantage avec la « race », la culture déracinée et les mœurs. « Religion » qui, en l’occurrence, est un cache-sexe transparent pour ne pas voir la race (les hybridations de la postmodernité ; ses monstres, ses mutants et ses chimères).

 

Le « Front athée islamophobe » ou le « Front puritain de la foi » évitent simultanément la question raciale, la question de l'Europe, la question de l'Occident, évince la question non moins importante de la part ésotérique ; « gnostique », dans la Tradition et la Révolution ; que ne supportent pas les « cathos tradis » cons comme des chaises de sacristie et parce que oui, la réinfosphère et la dissidence sont puritaines et bigotes, ainsi que la question doctrinale et idéologique du néo-souverainisme dissimulé, ce qui est une fois de plus très pratique pour la réinfosphère, la dissidence et le « camp souverainiste ». Peut-être que cette double injonction contradictoire phobophile adressée au « camp national » évince également la question métapolitique que vous aviez soulevé au sujet de la surreprésentation et de l'influence des « cathos tradis » dans la réinfosphère par rapport à leur présence réelle dans la société, sur les réseaux-sociaux, dans la dissidence...

 

Cela dit, le « Front islamophobe » est peut-être une réaction des catholiques à la subversion néo-souverainiste vers un baroud d'honneur ? Auquel cas c'est encore plus con de leur part que le « Front œcuménique de la foi », puisque le « Front islamophobe » est plutôt une salade républicaine, laïque, athée et progressiste. Pas facile d'être catholique dans la dissidence et la réinfosphère. Il faut tout de même préciser que leur représentation et leur influence correspond à leur force de travail, leur « ancienneté », ce qu'ils ont apporté dans ce combat alors que la dissidence et nous-mêmes n'étions pas nés, et à mille cinq-cent ans de France catholique... Ce qui ne les exonèrent pas de courtoisie à notre endroit ou envers les nationalistes blancs ; un endroit très à droite que l' « extrême-droite » catholique ne peut visiblement plus souffrir...

 

Il y a un chassé-croisé entre les « souverainistes islamophobes » et les « souverainistes islamophiles », pour éviter toutes les questions qui fâchent et de nommer TOUS les ennemis simultanément, par l'effet d'une auto-annulation idéologique subversive que cette interaction « phobe » et « phile » produit, digne d'un grand ballet donné par un Orchestre rouge et dirigé par un maître-d'orchestre new-yorkais. Souffle le froid, souffle le chaud, mais Dieu vomit les tièdes. A la fin de la « dissidanse » et ses pas de deux, le « duo souverainiste » se retrouve au centre de la piste pour un long baiser avant de rejoindre « la gauche » dans les vestiaires de l'histoire sur la question identitaire, ethnique et raciale « de la citoyenneté » ; par la médiation du « nationalisme civique » et de la « fiction juridique assimilationniste » validée par le camp néo-souverainiste phobophile. Le « phobophile » c'est celui qui aime se faire peur mais pas trop. La France sans l'aimer. Et voilà ce qui arrive quand on découple « race » et « tradition » ; et bien on perd. On perd tout, et pour longtemps. Les catholiques et les nationalistes ont perdus.

 

 

Courage !

 

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(Revenir à la deuxième partie ; poursuivre vers la quatrième partie)

 

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