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10/02/2020

De l'Occidentalisme (quatrième partie audio)

Critique positive de la réinfosphère et métapolitique du réenchantement

 

Quatrième partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano »). Bonne lecture et Bonne écoute.

 


 

Nous voyons les forces médiatiques déployées par nos adversaires planer comme des menaces ; la capacité de nuisance de leurs troupes d'occupation mentale actives sur les réseaux-sociaux, nous savons que cela fait longtemps qu'ils ont abandonné toute notion de morale, d'éthique, de déontologie en matière de liberté d'expression et de censure pour maintenir une gauche défaillante et une droite illusoire au centre du pouvoir ; mais, de notre côté, nous refusons de faire le bilan de la dissidence, de la réinfosphère, du néo-souverainisme, et nous maintenons ce statu-quo, cette ombre menaçante au dessus de nos têtes à l'intérieur de notre propre « camp »...

 

Une métapolitique du déni idéologique étrange et étrangère à notre métapolitique eurasiste de combat.

 

Une « confusion idéologique » qui n'est plus – et qui n'a jamais été – le mot d'ordre adressé par les avant-gardes eurasistes, et ce depuis quelques années maintenant... Nous ne vous disons pas cela dans le sens où les nationalistes devraient répondre aux ordres des eurasistes, non, mais parce que certains malandrins, que cette confusion idéologique savamment entretenue arrange, pourraient vous faire croire le contraire – à vous ou à d'autres que nous mettons en garde – et vous expliquer, d'ici quelques années, que nous autres, eurasistes européens, n'avions rien comprit, que la « dissidence » faisait avancer un « eurasisme fondamental » par la subversion néo-souverainiste dissimulée dans les souterrains de la réinforsphère, c'est évident qu'ils le diront et se découvriront tout-à-coup « eurasistes » pour subvertir l'idée fondamentale d'eurasisme européen comme ils ont subvertit la doctrine nationaliste et le « camp national » et comme ils veulent actuellement subvertir l'idée de tradition européenne interdite par la subversion néo-souverainiste dont ils sont à l'origine...

 

Cependant, à plusieurs reprises depuis Jean Parvulesco et d'autres avant lui, comme Léon Bloy, les « eurasistes fondamentaux », dont Laurent James, se sont évertués à prophétiser et déclarer l'identité mariale, anarchique et solaire de l'Empire eurasiatique de la Fin. Ce que n'a jamais envisager la dissidence néo-souverainiste de vision et de projet. Ce qui nous éloigne par avance de cette subversion néo-souverainiste toujours déjà présente et à venir.

 

Alexandre Douguine n'a pas commandé la préface de son ouvrage « La Quatrième théorie politique » à Alain Soral (vers 2013) pour cacher l'eurasisme au monde francophone et avancer masqué mais bien pour faire connaître cette « théorie politique » à la dissidence française du plus grand nombre, ce qui n'est pas arrivé.

 

Alain Soral y faisait davantage la promotion de son essai qu'il ne préfaçait celui de Douguine : « La Quatrième théorie politique est un livre dont la complémentarité avec mon Comprendre l’Empire (justement traduit en russe par les amis d’Alexandre Douguine) est évidente. »

 

Pas si « évidente » que cela. Que nous sachions, la dissidence ne s'est pas ralliée à la bannière eurasiste...

 

Sur le moment, il voit une « complémentarité » entre la théorie politique eurasiste et l'idéologie néo-souverainiste de la dissidence qu'il imagine certainement dans son esprit mais qui n'a pas de corps doctrinal – qui ne sera jamais formulée dans des ouvrages équivalents à ceux de Douguine pour devenir une Quatrième théorie politique à la française ; ce qui était notre reproche principal dans notre « critique positive de la dissidence » dés 2013 : de ne pas déclarer son idéologie que nous avons qualifié par défaut de « néo-souverainisme » et que nous ne rejetions pas totalement au départ –, mais, par la suite, Soral parlera et fera très peu la promotion de Douguine et de l'eurasisme. Sans doute parce qu'il a finit par lire Douguine et qu'il s'est rendu compte du gouffre idéologique entre eurasisme et néo-souverainisme (en germe dans « Comprendre l'Empire » et dans la tête de Soral uniquement) comme projet métapolitique de toute une génération ? Mais continuons...

 

« Une gauche défaillante » mais encore dominante sur les réseaux-sociaux et « une droite illusoire » toujours aussi influente dans nos milieux ; avec lesquelles nous perdons beaucoup de temps en conjectures ou en essayant de les convaincre, qui subvertissent et s'imposent dans de nombreux groupes – Gilets Jaunes et autres ; qui ne sortent pas du commentaire d'actualité et sont piégés dans la toile de la « réinfosphère » –, une double injonction libérale contradictoire que nous n'arrivons pas réellement à contrer malgré des années de « réinformation », de « ni gauche ni droite », de « constat de faillite », de « ponts idéologiques », de Michéa, de Sapir, de Todd, de Onfray, de Tribalat, de Guilluy, de Gourévitch, de Bricmont, de Pascot, de Bercoff qui n'apportent rien ou pas grand chose au « camp national », cette démarche d'ouverture est peut-être le problème principal de notre camp, mais aussi des saints Zemmour, des saintes Levy, des saints Alexandre et autres saints télégéniques des « nouvelles guerres des classes socialistes et progressistes », qui répètent et disent finalement à leurs manières subversives ce que le « camp national » n'a pas le droit de dire à sa façon radicale ; et quand il aurait fallu des Parvulesco, des Faye, des Steuckers pour le dire, en bref, tout ce qui ne passe pas dans la réinfosphère et qui est invisibilisé par la dissidence.

 

La Droite radicale ne maîtrise plus sa « narration collective », une narration accaparée par les souverainistes et marxistes de tous poils dissimulés dans la réinfosphère et la dissidence.

 

Il ne suffit pas de posséder des médias de réinformation – de souligner une certaine qualité technique de leurs émissions par rapport à leurs faibles moyens ; super – et « créer des ponts idéologiques » avec tel ou tel intellectuel ou tel universitaire, tel boomer, comme seule réponse au système politicomédiatique, et de surjouer une neutralité journalistique à laquelle plus personne ne croit, pour imposer des idées, pour essayez de passer en douce, de conclure sur un malentendu.

 

Nous avons le recul nécessaire pour le faire observer : les réseaux-sociaux ne sont pas un centre d’échange, de dialogue et de débat, c'est un centre de propagande et de contre-propagande qui ne dort jamais, et la métapolitique de la réinformation devient insomniaque, somnambule, narcoleptique. Une métapolitique épuisée qui n'est plus capable de prendre du recul sur elle même, sur son action politique objective, sur l'idéologie fantomatique et dissimulée qu'elle inspire de rêves et d'enchantements au spectre militant entre ses apnées.

 

La disparité monumentale des moyens et l’iniquité des « règles d'utilisation de la démocratie » entre les Partis politiques ; entre la réinfosphère néo-souverainiste de Soral et le système politicomédiatique globaliste de Soros, rend cette métapolitique caduque, chronophage, auto-incapacitante. C'est un vortex.

 

Avant d'imposer l'idée de « liberté d'expression totale » au monde, simplement le droit de penser autrement que cette « gauche synthétique » et cette « droite antithétique » au sein de l'opposition pour commencer – qui monopolisent la parole au centre dans une alliance de faux-semblants certes dénoncée par la réinfosphère, mais loin d'être acceptée comme réalité et comme idée, notamment sur les réseaux-sociaux dissidents et dans nos milieux censés être à l'avant-garde de ce thème générale mais qui sont surtout à l'avant-garde de leur auto-satisfaction et d'une nouvelle censure –, penchons-nous sur les divisions et censures internes au « dialogue métapolitique des réseaux-sociaux et de la nouvelle opinion publique » qui sont les résultantes de ce nouveau système politicomédiatique qu'est la réinfosphère sous influence de la dissidence, ou du moins un système auquel elle participe largement, dans une osmose assez remarquable avec le système politicomédiatique globaliste qu'elle combattait frontalement jadis et à laquelle elle ne fait plus que répondre, des signaux perdus dans l'hyper-espace cybernétique comme des signaux de fumée d'une galaxie à l'autre... Du temps où elle était « nationaliste » et « traditionaliste ». Quand elle n'était pas qu'une sphère médiatique soumise à la logique de l'information pour l'information ; une opposition médiatique en miroir du postlibéralisme.

 

Divisions et censures idéologiques majeures qui sont autant de non-dits et de moins-disants, de fractures idéologiques et de ruptures philosophiques profondes au sein du « camp national » qui a accueillit toute la misère souverainiste et marxiste du monde parce que les nationalistes sont gentils, nous ne disons même pas ça ironiquement, c'est comme ça que ça s'est passé, parce que les nationalistes ont le sens de la camaraderie et de l'amitié, les catholiques ceux de la charité et de la fraternité. On s'est fait baisé. Notamment autour des grands thèmes ; et des grands principes « antiques » que véhiculait le nationalisme. De la doctrine géopolitique. Et, finalement, quelque soit le sujet, la réinfosphère privilégie des approches néo-souverainistes simplistes, au rabais, de l'Europe, mais aussi de la Russie et des États-Unis. Confusion sur les questions économiques avec des vues mystérieuses soit très à gauche, carrément collectivistes, tout simplement communistes dans certains cas, soit d'aucune originalité « libérale » et prompte à pousser une Droite hors-les-murs puisque de toutes façons les sujets économiques sont des sujets qui n'ont aucun intérêt militant hormis celui de passé pour quelqu'un de très intelligent : la baisse du taux de profit et le coût de l'immigration dans ton cul... Etc.

 

La psychologisation des débats. Précisément pour les éviter ou les tourner en polémiques ridicules entre personnes afin de les stériliser, ce qui revient au même, est une « subversion », pour ne pas dire une perversion sadique, présente dans la réinfosphère, autant que dans le système politicomédiatique qui regarde les réseaux-sociaux s'écharper avec délectation...

 

L'invisibilisation des idées. Particulièrement les idées nationalistes intégrales, les réflexions tercéristes fondamentales et les remarques eurasistes, des questionnements idéologiques parfaitement légitimes concernant les nouvelles idées des nouvelles droites en mouvement (dont le néo-souverainisme ou le national-libéralisme).

 

Une « invisibilisation » sur des critères inconnus ou sur des bases argumentatives qui frôlent souvent la diffamation gratuite en guise de réponse, et qui n'est pas un phénomène rare dans nos milieux très intransigeants avec les non-conformistes et les non-dogmatiques mais beaucoup moins exigeants envers leurs idoles rigides et rigoureuses, sur les « sujets de fond », quand il s'agit de ne pas donner trop d'importance à des rumeurs ou autres spéculations psycho-sociales sur celui qui s'essaye à la critique. Quand il s'agit de répondre à des interrogations idéologiques, qui devraient normalement intéresser tout militant politique ; il n'y a plus personne. L'invisibilisation des idées est une pratique courante dans nos milieux, notamment quand les questions posées dérangent le système réinfosphère. Par exemple, toutes les questions qui portent sur les « tactiques » et « stratégies » métapolitiques mises-en-place ou, précisément, sur l'absence de réflexion sur les questions tactiques – l'opératif ; le court terme ; la réaction à l'actualité ; le communautaire – et stratégiques – le spéculatif ; le moyen-long terme ; l'action politique ; la planification – par nos milieux. Des « absences » qui débouchent sur des tactiques réactionnaires par défaut et des stratégies à l'emporte pièce hors-de-contrôle qui nous font perdre du temps, de l'argent et de l'énergie. Qui nous font perdre tout simplement. L'opposition est ténue mais n'est pas débauche.

 

L'infériorisation des non-conformistes (et l'infantilisation des militants). Sur un critère quantitatif unique et exclusif idiopathique, basé sur le nombre de vues d'une vidéo ou d'un podcast, sur l'audience de tel ou tel individu ou de tel groupuscule à tel moment qui détermine la légitimité de tel ou tel militant ou de telle idée dans tel contexte, dans une surenchère putassière assez éloignée du combat méritocratique que nous essayons de mener, de promouvoir, et, ça va sans dire, avant même de se confronter à cette idée, sur qui a été relayé, validé, publié quand et par qui avant d'être lu ou écouté par tel groupe et conseillé par telle personnalité pour quoi et comment, bref, une petite cuisine bien grasse, plutôt que de profiter de la liberté procurée par les réseaux-sociaux pour contourner toutes les censures ou paresses idéologiques, y comprises et spécialement celles de nos milieux, en toute légèreté, manger autre chose que de la mal-bouffe métapolitique pour toxicos. De toxicomanes à quoi ? Aux écrans, au zapping et la distraction. Voilà tout. Si on peut faire passer son addiction et sa mauvaise hygiène mentale pour de la dissidence au passage, c'est tout bénef...

 

« C’est une banalité que d’affirmer que les Milléniaux lisent peu. Bercés par les écrans et gavés par les médias sociaux et les vidéos en ligne, ils n’ont que peu d’intérêt pour la lecture et s’il existe des exceptions à cette règle, il reste que la plupart ne s’emballeront jamais en lisant la prose de Charles Maurras ou de Lionel Groulx. Mais l’objectif n’est pas ici de les convaincre de s’intéresser à ces lectures qu’ils trouveront probablement fastidieuses et rébarbatives, mais de leur présenter un livre choc composé d’une série d’aphorismes qui saura capter leur intérêt et les faire renouer avec la lecture, au moins le temps d’un livre. » Remy Tremblay sur « Pensées interdites » de Grégory Roose, aux éditions Apoxa

 

« Pour bien exemplifier le style de Roose, le mieux est de présenter certaines de ses réflexions :

 

  • Avoir toujours raison est un art. Savoir reconnaître ses torts est une vertu. La plupart des politiciens sont des artistes vicieux.

  • La loi contre les « fake news » est censée « protéger la vie démocratique et républicaine ». Tout comme le nom officiel de la Corée du Nord contient les mots république et démocratique. Vous me suivez ?

  • Notre défaite démographique, concomitante à l’invasion migratoire, sonnerait le glas de notre civilisation deux fois millénaire.

  • La gauche dite « antiraciste » racialise tous les débats, mais c’est la droite qui est régulièrement qualifiée de raciste et de réactionnaire. Cette gauche est un fléau sociétal qui doit être ringardisé au nom de l’intérêt général.

  • L’inversion des flux migratoires est notre seul salut possible. À défaut, la civilisation européenne, subjuguée, disparaîtra dans quelques générations.

  • Ne pas dire « égorgé », dire « blessé mortellement au cou »; ne pas dire « immigré clandestin », dire « primo-arrivant »; ne pas dire « Grand Remplacement ». Surtout, ne pas le dire.

  • La censure sur les réseaux sociaux s’organise. La presse clandestine a toutes les raisons de renaître de ses cendres. »

 

Ceci étant dit. Nous parlons toute la journée de « liberté d'expression » sur les réseaux sociaux non-conformes – tous les sujets que nous abordons tournent autour de ce grand thème – mais je n'ai jamais vu autant de gens effrayés par cette « liberté » que parmi les militants du « camp national » ; impressionnés par les menaces de désocialisation numérique proférées par les souverainistes informatiques envers nos milieux connectés obnubilés par un succès d'estime cybernétique qui nous semble hors-sujet et qu'ils n'obtiendrons jamais de la part des souverainistes...

 

Ne nous demandons pas pourquoi nos idées n'avancent pas ; demandons-nous d'abord si nous avons des idées... Si les idées que nous défendons sont vraiment les nôtres.

 

La stratégie des nationalistes blancs basée sur l'allégorie de la « fenêtre d'Overton » et qui consiste à créer un mouvement dextrogyre en développant un discours polémique très à droite dans la société pour permettre une libération de la parole et une normalisation des idées d'une droite plus modérée est une théorie qui, sur le papier, semble tenir la route, mais il y aurait beaucoup de choses à dire sur le passage de la théorie à la pratique par nos milieux.

 

Ce que nous observons c'est que cette « stratégie » a davantage un effet de catharsis pour l' « extrême-droite » qu'un effet d'attraction vers les idées de Droite ; mèmisation des idées ; crée des divisions dans le « camp national » ; manque de distanciation sur la posture d'extrême pureté qui se prend au sérieux ; criminalise la parole de Droite davantage qu'il ne l'a libère en associant tous les nationalistes blancs à ce discours extrême à l'extrême ; impossible de quantifier l'influence et l'impact réel d'une telle stratégie sur nos milieux et dans la société ; évite le débat idéologique sérieux ; etc. Beaucoup d'inconvénients.

 

Cette « stratégie » correspond au paradigme étasunien et nous pensons qu'elle n'est pas exportable, la qualité du contenu derrière le pamphlet aurait selon nous davantage d’intérêt et d'audience en France en étant moins et inutilement excessif, cela dit, le pari de cette « stratégie » dont on dit qu'elle a fonctionné pour la campagne de Donald Trump accompagné par l'Alt-Right est un pari ouvert, à la nuance qu'en France cette stratégie n'accompagne aucun candidat et défend une idée vague du Nationalisme blanc.

 

Nous comparons la « stratégie d'Overton » à l'idée du mouvement perpétuel magnétique ; nous travaillons sur cette analogie et y reviendrons, mais nous pourrions également comparer cette stratégie à l'idée de l'éolienne, les éoliennes ne sont pas rentables énergétiquement sur le moyen-long terme en plus de polluer le paysage, techniquement, c'est ce qu'on appel brasser du vent. Pour résumer, nous pensons que cette « énergie » est vouée à l'inertie, plus de dépense d'énergie que de bénéfice.

 

Une « stratégie » qui ne va pas cesser de perdre en efficacité au fil du temps premièrement parce qu'une idéologie lévogyre à contre-courant – le néo-souverainisme – est véhiculée dans le « camp national » sous influence de la dissidence, deuxièmement, avec la loi Avia et sa notion floue de « haine ». Une loi qui va entraîner une « nouvelle censure » à l'encontre des nationalistes et communautaristes blancs. « Censure » à laquelle se joint la dissidence néo-souverainiste islamophobe et islamophile et, par extension, la réinfosphère dominée par le « camp souverainiste ». Il y a une exception qui confirme la règle, une subtilité, une subversion, importante à préciser ici, le national-libéralisme du PNL retient le critère racial, mais fondamentalement, le PNL fait partie du « camp souverainiste » par son anti-européisme primaire. Nous ne savons pas si vous la validé Daniel, mais, la carte des civilisations d'Henri de Lesquen est la parfaite illustration que le souverainisme fondamental est fondamentalement « occidentiste » ou « atlantiste » dans l'idée ; qui se place sous la coupe des États-Unis, qui va à l'encontre de l'axe Paris-Berlin-Moscou.

 

En effet, le clivage droite/gaucheQuerelles des Anciens et des Modernes – existe « profondément » et se renforce « naturellement » dans la société par l'action du populisme, mais il n'a plus aucun sens dans le système politicomédiatique où gauche et droite sont les deux faces d'une même pièce cosmopolite et globaliste.

 

Le phénomène de « droitisation des idées » ou de « dédiabolisation des idées de droite » est donc faussée, le clivage réel reste incompris, et les gauchistes se maintiennent dans le floue artistique laissée par la dissidence et les excès de la Droite de l'extrême. Nous en appelons à une Droite radicale.

 

Les globalistes sont les grands bénéficiaires de cette « incompréhension » dont joue également la gauche libertaire et militante. Cette incompréhension du clivage droite/gauche – la gauche n'existe que contre la « Droite » et non l'inverse ; c'est la postmodernité contre le réel – ne profite pas aux « nouvelles droites », à peine aux souverainistes qui se fourvoient sur l’efficacité métapolitique du « ni gauche ni droite » – qui si elle a été nécessaire et efficace pour se démarquer ne l'est plus, à semer suffisamment le doute et n'est plus d'actualité avec le grand retour de ce clivage sur une base identitaire – et il faudra faire des choix, décider de nouvelles grandes orientations, déployer une nouvelle métapolitique pour dépasser cette « incompréhension ».

 

Chaque homme de Droite est face à sa responsabilité militante, à ses engagements contractuels, soit il veut survivre en tant que boutique et réinformer des bords-de-gouffre, soit il veut réenchanter les générations perdues dans le monde engloutit de la réinformation vers l'action politique souterraine et le recours à l'appuie extérieur pour que l'Europe vive...

 

Ces deux options ; de la réinformation et du réenchantement, ont pu faire corps dans le « gramscisme de Droite » mais nous pensons que ça n'est plus le cas, que cette métapolitique contre-culturelle est désormais sous-contrôle de la dissidence et du souverainisme.

 

En tout cas, si la métapolitique de la réinformation ne se soumet pas à une politique du réenchantement, si la réinformation devient « le tout de l'existant » d'une opposition nécessaire au bon fonctionnement du système politicomédiatique, nous ne sortirons pas de cette ellipse sans aucune issue vers une métapolitique de Troisième voie et l'idée de Quatrième théorie politique disparaîtra...

 

« Je veux insister sur le fait qu’avec l’écriture se révèle désormais à tout homme une partie des principes spirituels, alors que toutes les religions pratiquées depuis l’expulsion du Paradis étaient jusqu’alors basées sur des principes transmis de manière exclusivement orale et réservés à la connaissance des hommes en mesure de les comprendre.

 

L’invention de l’écriture correspond ainsi à une divulgation partielle des principes. C’est ce qui fait dire à un ami que Moïse, avec ses Tables de la Loi, a été le premier démocrate de l’histoire. Les grandes étapes de l’écriture ont ensuite été les suivantes : l’imprimerie, seconde moitié du XVe siècle (si l’on met de côté la xylographie pratiquée en Asie depuis 700 ans) ; les lettres sont désormais isolées les unes des autres, ce qui segmente la phrase. C’est à cette époque que surgissent à la fois l’humanisme et le protestantisme, deux pensées modernes et hérétiques qui se basent sur une version lettriste du monde, c’est-à-dire qui analysent les choses au pied de la lettre. Notons qu’en même temps, et comme par un effet de contre-réaction, on trouve Rabelais, Marsile Ficin, tous ces écrivains qui tentent d’utiliser la nouvelle technologie en la contournant, afin de retourner le plus efficacement possible aux sources du savoir.

 

Pour François Rabelais, et c'est indiqué très nettement dans le Pantagruel, Platon est le prince des philosophes. Il y fait beaucoup référence dans ses cinq livres. 

 

Il est souvent représenté, à tort, comme un humaniste.

 

Mais Rabelais était un excellent catholique, il voulait revenir aux sources de sa religion. Il disait qu'il fallait parler la langue arabe pour lire le Coran, ainsi que maîtriser l'hébreu et le grec. Rabelais nous parle de la Sibylle de Cumes qui annonça la venue du Christ et nous rappelle par là les origines helléniques (et donc égyptiennes), et non pas seulement juives, du christianisme. Il évoque la cyclologie, il situe la "création du monde" (entrée dans l'âge de fer) quatre mille ans avant Jésus Christ. Rabelais insiste sur la double origine du judaïsme, par l'analogie des épouses d'Abraham, l'une chaldéenne et l'autre égyptienne. Rabelais insiste également sur le rôle apocalyptique de la Vierge Marie. En bref, ce corpus est celui d'une pensée traditionaliste en totale opposition avec la pensée humaniste des lumières, de la naissance de la modernité. 

 

Par ailleurs, ce n’est certainement pas un hasard si l’invention de l’imprimerie en Europe correspond à la création, pour la première fois, de sociétés ésotériques profanes, laïques, telle que la Société Angélique à Lyon.

 

La rupture technologique suivante dans l’histoire de l’écriture, après l’imprimerie, est l’ordinateur. Après que la phrase ait été fragmentée par le système de l’imprimerie, c’est la lettre elle-même qui se fragmente sous l’effet de la pixellisation numérique. Comme l’avait très bien vu Abellio dans son roman La Fosse de Babel publié en 1962.

 

Au chapitre VI, le policier Pirenne exhibe sa gigantesque machine automatique de gestion d’informations sur les individus : c’est une « trieuse d’âmes ». « Vous êtes ici en présence du premier chef-d’œuvre de la police quantitative », explique Pirenne. « On raconte l’histoire de ce fantassin de l’armée Vlassov qui, étant ivre, en juin 44, à Sotteville, près de Rouen, coupa le doigt d’une jeune fille pour lui voler sa bague. On le retrouva en trois jours, à Strasbourg, un an et demi après, en sachant seulement qu’il était blond, mesurait environ 1 m 80 et avait une fossette au menton… Un jour, chaque homme aura sa fiche et on pourra, en un point quelconque du monde, à des milliers de kilomètres de chez lui, remonter instantanément dans son passé. Il n’y aura plus de distance et plus de passé ».

 

Raymond Abellio prophétise en ce roman en 62 le règne totalitaire de l’ordinateur qui abolit le temps et l’espace. » Laurent James, L'Atlantide contre l'Atlantisme

 

Nous combattons sans racines, sans armure, sans épée, sans bouclier, sans monture, sans royaume, sans empire, sans amour, sans ailes.

 

Le virtualisme poussé-à-bout de néant nous conforte dans l'idée qu'un courant de pensée peut exister sans littérature de combat, bannière, Parti, militants et prêtres. Qu'il suffit d'une boutique.

 

Il persisterait un espoir incrusté de pixels qui brille dans la Nuit cybernétique, un espoir de convaincre par les lumières de la réinformation.

 

Les fesse-mathieux de la réinfosphère prêtent aux réseaux sociaux des qualités militantes et des vertus économiques sur lesquelles ils spéculent outrageusement. Ils lisent entre les lignes des commentaires désenchantés comme on lit dans le marre de café. Un dialogue métapolitique subliminal entre les multitudes connectées et la « nouvelle opinion publique » s'installerait.

 

Nous réfutons cette fiction. Nous ne voyons pas ce dialogue...

 

L' « uber-dissidence » nous incite à croire qu'une opposition peut perdurer sans horizon politique, et s'est particulièrement évertuée à nous écarter de cette voie ; la voie de l'action politique.

 

Des partis comme l'UPR profitent du floue souverainiste de la réinfosphère pour se placer et récupérer les parts d'inactions politiques des nationalistes ou les positions idéologiques de la dissidence qui permettent de grandes manœuvres à des fins électorales souverainistes, ne gardant de la « doctrine nationaliste » et « fond idéologique de la dissidence » que ce qui les arrange, c'est-à-dire pas grand chose, pour former une doctrine partisane et formuler un programme qui ne soit pas trop nationalistes ; pas trop racistes, pas trop antisémites, pas trop islamophobes ; et pas trop dissidents, qui fait perdre du champ électoral au « camp national » et du terrain métapolitique à la dissidence. Ce qui est de bonne guerre puisque ni le « camp national », ni la « dissidence », ne trouvent opportun de critiquer l'idéologie néo-souverainiste « chauvino-mondialiste » qui domine la réinfosphère.

 

Tout ceci est une illusion d'optique, un mirage dans l'infini désert des écrans superposés. L'exercice de la politeia n'a pas changé de nature avec l'ère cybernétique ; le complotisme est la justification de notre inaction politique. Et nous laissons l'action politique à nos ennemis pensant que nous allons gagner à coup de slogans : ric !, frexit !, remigration !, islam dehors !, etc., que nous vociférons sur les réseaux-sociaux.

 

Pour la reconquête de notre race intérieure vers un retour à l'être européen, nous devrons allier des métaux paroissiaux, régionaux, nationaux et continentaux singuliers, les reforger en une nouvelle littérature de combat ; une « épée enchantée »...

 

Une littérature de combat inspirée par le feu du Ciel pour conjurer les syncrétismes postmodernes, les schizophrénies idéologiques de nos milieux possédés par le néo-souverainisme dissimulé, sous emprise hypnotique d'un excès de réalité virtuelle et de complotisme.

 

Le mythe que voulait écrire Guillaume Faye est une parfaite illustration de la direction psychologique à prendre, qui vaut mille stratégies sans résultat, sans réussite, sans victoire. A l'image de l’œuvre persistante de Tolkien où survie une idée de la Tradition. Je ne dis pas qu'il ne faut écrire que des « grands romans » et jouer aux poètes ; il faut déjà en avoir les moyens, je dis qu'il est intéressant, pour le désenclavement de nos idées et pour nourrir un Parti, de parler d'autre chose que d'actualité, de sociologie, de psychologie (développement personnel), de stratégies métapolitiques douteuses, etc.

 

Un esprit de réenchantement contre la viande froide de la réinformation et des selfies dans la salle-de-bain, contre cet esprit de déconstruction qui anime la dissidence et toute une génération. Voilà notre métapolitique...

 

Nous trouverons cette Troisième voie métapolitique de réenchantement de nos idées vers une Quatrième théorie politique européenne entre européisme fondamental (Faye/Steuckers/Ferrier), néo-eurasisme (Douguine) et traditionalisme révolutionnaire (Laurent James). Il y a un dénominateur commun à ces trois orientations : Jean Parvulesco. Et l’œuvre trifonctionnelle du « prophète de l'Eurasisme européen » ouvre irrémédiablement sur cette voie sans retour vers un plus Grand Combat ; vers la plus Grande Europe.

 

C'est une proposition très sérieuse, définitive. Avec la fin de l'aventure dissidente qui sonne le glas du nationalisme ça n'est pas de la théorie, ou de l'idéologie, que de signifier cette voie vers une doctrine réenchantée pour s'opposer simultanément au globalisme et au néo-souverainisme. C'est l'orientation solaire vers une nouvelle métapolitique et littérature de combat pour l'Europe que nous suggère l'ère du temps pour nous projeter dans un combat qui ne fait que commencer. Nous verrons son contenu si cette articulation idéologique tripartite vers une Quatrième théorie politique advient ; pour l'instant inexistante.

 

De toutes façons, tant que nous ne chercherons pas cette « troisième voie » en repartant de ce qui est accessible de synthèse et de proximité pour notre génération (de l'Institut Iliade à Vive l'Europe), qui contient les références passées/présentes/futures de la « révolution conservatrice » en mouvement, nous ne pourrons dialoguer avec personne en dehors de France et de nos milieux étriqués qui plongent dans l'hystérie collective du marketing et du développement personnel.

 

Par exemple. Exploiter le thème arthurien et la « piste sarmate », est une voie au réenchantement des idées politiques ; une mise-en-œuvre, parmi d'autres, que nous avons en tête. Qui fait le pont entre occidentalisme et eurasisme vers un européisme fondamental.

 

Oui, ce sont des grandes lignes et de grandes orientations, de la métapolitique à gros traits. Nous devons bien repartir de quelque part. Ce dont nous sommes certains, c'est que nous ne pouvons pas accomplir ces tâches seuls. D'autres se sont épuisés avant nous à essayer d'expliquer les bases principielles desquelles nous devrions repartir, en prenons en compte les configurations actuelles, bien entendu, les subversions et les confusions semées par la « dissidence », la « réinfosphère », le « néo-souverainisme », « la métapolitique de la réinformation », « le gramscisme de droite », etc. Il est nécessaire d'adopter un nouvel état d'esprit pour continuer ce combat commun.

 

« Avant d'être une théorie, un système, s'il le fut jamais, le Romantisme allemand fut une façon d'être. Pour savants qu'ils eussent été, férus de toute les sciences de leur temps non moins que d'excellents humanistes, connaissant souvent non seulement le grec, le latin, les langues romanes, mais encore le sanscrit et l’hébreu, pour encyclopédiques que fussent leurs curiosités ( ne méconnaissons pas tout ce par quoi l’œuvre de Novalis, par exemple, relève encore du dix-huitième siècle), les Romantiques n’en tinrent pas moins leur modi essendi, leurs façons d’être, leur présence au monde, comme supérieures aux modi intellegendi, aux « modes de connaissance », à l’intelligence didactique ou critique. » Luc-Olivier d'Algange, Éloge de l’enchantement – Notes sur les Romantiques allemands

 

Tout l’intérêt de la métapolitique était là. La métapolitique est un « état d'esprit » avant d'être une stratégie.

 

Les Orientations sont pourtant très claires, il n'y a pas de débat et de mystère sur ce qu'elles sont de révolution et ce qu'elles contiennent de tradition. Distinguer, faire la part des choses, la voie du juste milieu grec, être grivois, la voie du vin, n'est pas de l’intellectualisme Daniel, c'est être radical, fanatique. Charles De Gaule sous la plume de Guillaume de Roux ou le « Grand Gaullisme » de Jean Parvulesco ça n'est pas le grand Charles sous le gras d'Asselineau ou le souverainisme rouge et rond de Pierre-Yves...

 

« La responsabilité entière et vive de la nativité d'une conscience, d'une volonté, d'un engagement révolutionnaire impérial sous des espèces suprahistoriques, polaires et comme à nouveau hyperboréennes, n'appartiendra jamais aux impulsions des masses nationales ni à des courants d'expansion d'ordre social ou de poussée raciale ; la responsabilité de la nativité impériale et de l'immaculée conception de celle-ci sera à chaque fois le fait d'un petit groupe inspiré, médiumniquement assujetti à des commandements suprahumains, aux « signes qui sont dans les cieux ». Et qui, par la suite, arrivera à se mobiliser, à ébranler en avant, suivant la dialectique révolutionnaire la plus appropriée en l’occurrence, les corps sociaux et politiques à la disposition de l'histoire ainsi interpellée de l'intérieur et qui de par cela même, se trouvera porteuse du « feu nouveau » et des mystérieuses « puissances nouvelles » de son futur auto-dépassement alors déjà en marche, et qui ne s'arrêtera plus.

 

Accélérées par leur propre montée en puissance, ce seront toujours les réverbérations paroxystiques de la démence sacrée d'un seul qui provoqueront – mettront en branle – les mouvements sismiques des grandes masses nationales ou raciales suractivées à la tâche, appelées, ainsi, depuis les profondeurs, pour qu'elles constituent les fondations vives de tout nouvel avènement impérial dans l'histoire : à son origine occulte, sacrée, l'Imperium n'est jamais autre chose qu'un tourbillon de pensée, qui s'auto-intensifiera en tournant de plus en plus rapidement autour de son propre axe polaire, suprahumain, pour entraîner tout dans sa course circulaire, dans sa perpétuelle immaculée conception de lui-même.

 

L'être de l'immaculée conception impériale engagé dans son tourbillon originel se donnera par la suite un groupe d'influence rapproché, un groupe d'agents secrets engagés directement sur la spirale montante de ce qui aura déjà entamé l'immanente conception de l'interpellation décisive, fondationnelle de l'histoire et de l’assujettissement impérial de l'histoire, et c'est de cette amoureuse procession d'influences occultes poussées en avant par toute la puissance de leur propre irrationalité dogmatique déjà à l’œuvre que viendront un jour – le jour voulu – se dévoiler les armes et le souffle vivificateur de l'Imperium qui, à chaque fois, va devoir s'appeler l'Imperium Novissimum. » Jean Parvulesco, Les fondements géopolitique du « Grand Gaullisme », Les trois concepts opérationnels fondamentaux, pp. 98/99, aux éditions Guy Trédaniel Éditeur

 

Aujourd'hui, dans le Donbass, des eurasistes ukrainiens, russes, et même français, combattent, comme d'autres se sont engagés dans le camp adverse, pour une cause eurasiste, et de l'autre « occidentaliste ». La complexité de cet engagement rassemble deux idées qui semblent opposées et s'affrontent mais défendent une certaine idée de l'Europe ; des idées qui ne sont pas si éloignées qu'il n'y paraît. L'eurasisme donbassien subvertit par la « 4ème Internationale » ; l'occidentalisme ukrainien subvertit par un néo-nazisme sous contrôle.

 

Notre devoir métapolitique est de rassembler continentalisme eurasiste et tercérisme européiste sous une seule et même bannière européenne, pour éviter, à l'avenir, ce qui se passe actuellement dans le Donbass entre européens.

 

Il faut sortir de la stratégie de la « reconquête culturelle par la réinformation » avec la méthode du « gramscisme de droite » qui a fait son temps et n'est plus que le fourrier de l'idéologie néo-souverainiste dissimulée ; essayer d’apprendre des scissions d'autres fois et qui en disent long sur ce qui se répètent de nos jours est aussi une perspective à ne pas négliger. L'inertie contre la subversion néo-souverainiste va nous tuer. Le temps de la réinformation est fini. L'heure est au réenchantement ; à l'action totale.

 

A notre voie européenne, il ne manque qu'un Parti.

 

La création de ce Parti – le parti de toutes les dissidences en rupture ; l'alliance de l'européisme, de l'eurasisme et de l'occidentalisme ne dépend que de nous. Une nouvelle Nouvelle Droite en quelque sorte. Cette fois-ci opérative ; suprapolitique.

 

Il ne s'agit pas de voter, de jouer les élections, il est question d'une représentation frontale. De disparaître en pleine lumière.

 


 

Vive l'Empire !

 

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(Revenir à la troisième partie audio « Le réenchantement contre la réinformation » ; poursuivre vers la cinquième partie audio « De la citoyenneté »)

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