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27/01/2020

De l'Occidentalisme (première partie audio)

Première partie audio de notre essai « De l'Occidentalisme » (extrait de la deuxième partie de notre « Lettre ouverte à Daniel Conversano »). Bonne lecture et bonne écoute.

 


 

Introduction à un non-débat : Contextualisation ; Racisme systémique et communautarisme blanc

 

« Le livre définitif sur le messianisme fou d’Emmanuel Macron est sorti quelques jours avant ma naissance, le 9 juin 1970. Il s’agit de Contre Servan-Schreiber, l’ouvrage sans doute le moins connu de Dominique de Roux, un traité de cent dix-huit pages sur la montée en puissance du radical-socialisme français usant d’une méthode absolument nouvelle à l’époque, mais tout à fait éprouvée aujourd’hui : une méthode visant à mettre progressivement au pouvoir une nouvelle caste de financiers au service des « États-Unis d’Europe sous organisation germanique », certes oui, mais qui doit passer obligatoirement par la « transvaluation de toutes les valeurs », « le vertige radical exigeant l’abolition de toutes hiérarchies naturelles », « l’agression néo-radicale contre l’enfance dédoublée par le projet de briser la continuité des familles dans leurs avoirs héréditaires et jusque dans l’être vivant des souches de sang », ou encore « la paranoïa de l’expropriation générale par le néant », et toutes ces autres stratégies au service de ce progressisme magique – entièrement rationnel, ce progressisme magique, définitivement soumis à « la figure sanglante de la Déesse Raison » qui mine par en-dessous depuis des siècles l’irrationalité dogmatique de la verticalité christologique, en passant par l’occultisme fin-de-siècle, le surréalisme viré marxiste, le hippisme californien et autres chienneries ténébreuses, jusqu’aux fiançailles partouzardes en dentelles de merde entre la Schiappa ouvertement sorcière et les gnomes néo-païens antifas à cornue inclusive, car le messianisme fou le mot est de de Roux – exigera toujours une alliance sordide entre le gourou et celui qui le cloue à l’aune de sa haine, puisqu’en fin de compte le Roi, désormais, ne peut plus être autre que le bouffon du Roi.

« C’est le mécanisme du nouveau pouvoir dans une société qui n’est plus divisée en classes, mais en générations ». » Laurent James, Gilets Jaunes et Drapeaux Noirs

 

Contextualisation

 

Le feu qui couve dans le cœur des français réactivé par un vent de révolte fiscale, potentiellement révolutionnaire, et suractivé par les réseaux-sociaux porte un nom.

 

Au départ, un coup-de-gueule viral au sujet de l'augmentation du prix des carburants suite à une nouvelle taxation qui rencontre le ras-le-bol général.

 

Les braises se sont élevées en volcan, en éruption de revendications tout azimut. Des revendications économiques en surface, mais c'est tout un modèle de société qui est remis en question dans les profondeurs du mouvement. Des questionnements d'ordre éthique, concernant la moralité et la déontologie du système politicomédiatique incarné par le président Macron, représenté par ses ministres, ses forces de l'ordre et ses troupes d'occupation mentale enflamment cette coulée de lave qui traverse le pays.

 

Un mouvement social non-structuré c'est-à-dire non-encadré par un syndicat, un parti politique ou un groupe de militants professionnels – et enraciné sur tout le territoire.

 

Les classes moyennes hier déclassées demain remplacées se mobilisent, engageant divers formes d'actions de l'occupation de ronds-points à l’installation de barrages filtrant aux péages, ainsi que des manifestations sauvages – c'est-à-dire non-déclarées à la préfecture – mais cela dit non-violentes – pour le moins, c'était le mot d'ordre au début du mouvement. Le mouvement s'impose dans la rue par sa seule force et s'installe durablement dans le paysage médiatique.

 

L'instinct premier qui anime le mouvement vers une conscience de lui-même n'est pas un « instinct de classe » comme le suggère Francis Cousin. La particularité du mouvement est précisément d'être d'une homogénéité raciale remarquable, de réunir l'ouvrier, le petit patron et d'attirer la sympathie de chefs d'entreprises. La diversité est totalement absente du mouvement, ça n'est pas un mouvement de « prolétaires », c'est la France périphérique du « white fly » – « Le white flight (en français, la « fuite des blancs ») désigne la migration des personnes d'origine européenne hors des zones urbaines à fort taux d'immigrés. Le terme est né aux États-Unis, où le phénomène, qui a commencé dans les années 1960, a été précisément décrit, mais il est également visible dans la plupart des pays d'immigration » –, c'est un mouvement de blancs en colère. Une jacquerie davantage libérale que collectiviste. L' « instinct de classe » est ici secondaire.

 

Un mouvement unitaire et auto-discipliné : les Gilets Jaunes.

 

Le mouvement, disproportionnellement réprimé, ne s’essouffle pas comme l'assènent les médias et survole les actualités. De mobilisations en violences policières le mouvement s'organise et se déclare, phagocyté par la gauche militante qui accomplit parfaitement son travail de subversion.

 

Le ministère de l'intérieur à la manœuvre pour laisser idiots utiles et appariteurs pourrir les manifestations, chasser les fachos, justifier la répression.

 

Une pression extraordinaire s'exerce sur le mouvement. Le gouvernement envoie un message fracassant aux Gilets Jaunes en inversant totalement la doctrine traditionnelle en matière de maintien de l'ordre : vous êtes l'ennemi.

 

Un usage exceptionnel ; non-opérationnel et non-conventionnel, des LBD lanceurs de balle de défense –, des lacrymogènes et des grenades de dispersions est ordonné entraînant des blessures aggravées et des mutilations, jusqu'à atteindre des figures symboliques du mouvement. Les occupations de ronds-points et de péages entraîneront également des blessés jusqu'à provoquer des morts à cause d'accidents ou de barrages forcés. Les Gilets Jaunes ne sont pas parfaits, ils sont à l'image des français, mais ils ne méritaient pas un tel mépris.

 

La réaction démesurée de la République pour guillotiner ces « gaulois réfractaires » illustre son amour profond de la France qui n'a d'égal que son dégoût pour la Fille aînée de l’Église.

 

Les médias aux ordres donne une image caricaturale du mouvement et minimise la réponse brutale du gouvernement. Un mouvement social d'une ampleur historique, tant dans son intensité que dans sa longévité – nous en sommes au 62ème acte en date du 18 janvier 2020 –, et qui inspire d'autres mouvements sociaux un peu partout sur la planète. Les journalistes mettent le projecteur sur ces actes comme on jette de l'huile sur le feu ; insistent sur les quelques casses occasionnées dans les centre-villes aux abords des manifestations mais ne s’intéressent guère aux revendications réelles, à la solidarité des ronds-points et aux gueules cassées ; avec une perspective pro-gouvernementale assumée sur les événements qui déchire le tissu social et lève le voile sur l'imposture Macron. Castaner veut en découdre. Les médias brodent sur la violence du mouvement. Les politiques tricotent de belles histoires. Les Gilets Jaunes reprisent les cœurs déchirés dans la chaleur de la Nuit. Les avants-gardes crochètent les cottes de maille d'un nouveau corps social, d'une contre-société, vers les champs de bataille de la Reconquête nationale.

 

Le changement doctrinal décidé par le ministère de l’intérieur crée des situations inédites dans l'histoire du maintient de l'ordre ; des situations « volontairement » conflictuelles qui n'ont rien à voir avec de l'incompétence.

 

Les actes de la rentrée, mêlés aux marches pour le climat, étaient illisibles, le mouvement peut tout aussi basculer dans l'insurrection que de s'éteindre avant de renaître sous des formes locales et organisées. Jusqu'aux actes de fin et début d'année d'un mouvement relancé par la mobilisation contre la réforme des retraites, mais désormais syndicalisés et privatisés par les boomers.

 

La répression qui vient va légitimer le mouvement dans sa nouvelle forme syndicaliste et soixantehuitarde. Une répression qui va (encore) se durcir. La gauche veut des martyrs ; des victimes. Néanmoins, nous ne pensons pas que le mouvement éborgné, éloigné de sa base, purgé des réfractaires, des séditieux, des édentés, des « casseurs » remplacés par les bobos, boomers et autres bonobos va survivre à sa mue et perdurer sous cette forme subversive que nous pouvons qualifier d'antifasciste. Aujourd'hui, la présence médiatique des Gilets Jaunes qui réclamaient le référendum d'initiative citoyenne ; ou populaire, est surtout symbolique, anecdotique.

 

Les syndicats ont reprit le mouvement en main. France Insoumise a raflé la mise médiatique et raflera certainement la mise électorale. La gauche sénescente vampirise l'énergie des Gilets Jaunes pour se refaire une jeunesse. C'est la lutte finale. Mouvement qui saura s'adapter et changer de stratégie, ou qui disparaîtra. Entre métaphysique du rond-point et l'art de tourner en rond...

 

Le mouvement des Gilets Jaunes expriment le pouvoir de nuisance des soixantehuitards et leur capacité à tout saborder. En plein milieu de la tempête, ils préfèrent sauver les chaises longues et les ombrelles plutôt que d'aider notre jeunesse à sortir la tête de l'eau.

 

La croisière s'amuse pendant que le vaisseau mère coule. La mutinerie est permanente à bâbord comme à tribord. Nous allons un peu à droite pour éviter les écueils, ils tirent le gouvernail à gauche pour nous ramener vers les récifs. Nous déployons la grand voile ils sautent du pont et nous crions : « Un homme à la mer ! » comme de fidèles matelots. Alors que nous avons le vent en poupe nous manœuvrons pour faire demi-tour et repêcher les déserteurs. Tous sur le même bateau ? Les patriotes qui tiennent la barre de la cause nationale ont saboter tous les canots de sauvetage et nous dirigent vers des vagues scélérates. Il ne peut pas avoir d'union où il n'y a pas d'entraide. Les rats quitteront le navire avant le naufrage tandis qu'ils nous auront enfermé dans les cales. Ils prendront le large en yacht sur un fond de Sud Radio avec Papacito et Tatiana Ventose. Ils nous mettrons les derniers coup de canons, coulerons nos radeaux de fortune au nom de l'article 50 et jetterons les rescapés aux requins. Ne comptons pas sur la Marine pour nous secourir mojitos à la main, nous sommes seuls sur la plage, échoués... Pirates ! Reprenons la mer, le grand large, hissons le pavillon noir !

 

Nous ne savons pas si la récupération du mouvement par la gauche était prévisible, inévitable et définitive. Ce que nous retenons, c'est que ni les nationalistes ni les souverainistes ni les européistes ni les occidentalistes ni les eurasistes n'avaient la volonté, les moyens nécessaires et les ressources humaines suffisantes pour prendre le contrôle d'un mouvement sans tête, par la rue et les réseaux sociaux.

 

Ce que cela prouve ? Que nous n'étions pas prêts, que nous avons été surpris. Pourquoi ? Par manque de discernement et une certaine lenteur à comprendre la nature du mouvement, par absence de formation politique des militants, par défaut de cohésion des jeunes droites, et parce que ça n'est pas dans la culture politique des nouvelles générations. Nous sommes incapables d'échanger, de dialoguer, de débattre et de nous concerter. Nous sommes inaptes à renouveler notre idéologie, à élaborer une nouvelle stratégie, à penser une métapolitique cette fois-ci opérative et passer à l'action. Continuer l'effort. Mais surtout, parce que nous n'avons pas de représentation politique.

 

Nous pensons qu'il était théoriquement possible d'incliner ce mouvement organiquement identitaire vers une troisième voie européenne. Cet échec et ses causes ne sont pas discutés au sein du « camp national », nous l'avons passé en perte et profit, nous sommes passés, une fois de plus en moins, à côté de notre propre sujet militant, et d'une occasion peut-être unique.

 

L'attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande, commit par Brenton Tarrant, jusqu'à l'actualité de l'attentat islamiste à la préfecture de Paris, commit par Mickaël Harpon, sont des actualités qui créent, de faits divers en fait diversité, d'incendie d'églises en couteaux fous, de provocations médiatiques en insécurités quotidiennes, un contexte de dissonances cognitives entre les protagonistes du débat national, mais également à l'intérieur des différents camps. Une temporalité d'injonctions contradictoires, qui nous plongent, en temps réel, dans la dystopie ensauvagée d'un nouvel ordre cybernétique global régit par un totalitarisme de la bien-pensance ; qui surprend nos espoirs vaincus à prier pour le retour de Cthulhu, et une revue de chars allemands sur les Champs-Élysées.

 

Pour revenir à notre sujet. Nous ne savons toujours pas, à l'aune du Grand Débat entre le président et lui-même ; en campagne avancée pour les européennes, ce qu'est le racisme ou ce qu'il n'est pas dans la société française si ce n'est l'exclusion des nationalistes du débat par les inclusifs de tous les partis, communautés, tribus postmodernes et couleurs de l'arc-en-ciel.

 

De nombreuses questions qui mènent en toute logique à la réponse de la souveraineté nationale et européenne ; au centre de toutes les attentions, sont absentes du Grand Débat, du mouvement des Gilets Jaunes et ne sont pas clairement posées par l'opposition souverainiste, ce qui est un comble.

 

Une « opposition souverainiste » dans les vents mauvais des trahisons et des calculs politiciens à la veille des élections européennes (et nous verrons le résultat quelques semaines plus tard avec une défaite historique des souverainistes français dans des européennes taillées sur mesure pour eux). Le mouvement des Gilets Jaunes est un révélateur et nous montre la versatilité des souverainistes qui se renient et jettent leurs avants-gardes aux épagneules.

 

Avec dix ans de retard, quelques militants de la cause nationale et européenne commencent à distinguer, péniblement, « nationalisme » et « souverainisme », tandis que la dissidence souverainiste essaye de sauver son concept perdant-perdant du « ni gauche ni droite » par le concept nébuleux de « populisme » (que tout le monde fait semblant de comprendre) et qu'elle oppose au concept foireux de « national-sionisme » ou de « judéo-servilité » pour discréditer ses adversaires politiques alors que de Trump à Salvini, en passant par Orban, la diplomatie des populistes est globalement et officiellement « pro-israélienne »... Tout simplement parce que Trump, Salvini et Orban manipulent une géopolitique du XXIème siècle tandis que les arrières-gardes jouent à se faire peur avec une géopolitique « pro-palestinienne » du siècle passé.

 

En effet, parler de « populisme » ; ou de « moment populiste », est une contrefaçon métapolitique pour ne pas nommer le « monde blanc » ; ou le « moment identitaire » et il serait même plus précis de parler de « retour de l'Occident », n'en déplaise à certains, car les concepts de « France souveraine », d' « Europe puissance » ou de « Monde multipolaire » sont encore très loin d'atteindre cet horizon populiste et entrer dans cette équation métapolitique, n'est-ce pas ? La pensée politique développée par les communautaristes blancs est beaucoup plus proche de la réalité populiste que ne le sera jamais l'absence de réflexion des souverainistes et des nationalistes sur la nature et les enjeux du « populisme ».

 

Voilà dans quel contexte nous avons écrit cet essai.

 

Racisme systémique et communautarisme blanc

 

La théorie du « racisme systémique » présuppose l'existence des races humaines qui est en toile de fond de toutes les interventions politicomédiatiques mais n'est jamais clairement exprimée et ne fait pas réellement débat. Comment pouvons-nous aborder la théorie du racisme systémique sans aborder la question de l'existence des races humaines ? Nous n'avons jamais vu de débat, contradictoire s'entend, sur l'existence des races et sur ce que ça implique politiquement en près de quarante ans d'existence. Le monologue antiraciste matin, midi et soir. L'existence des races humaines est, en effet, le plus grand tabou du siècle.

 

Le racisme va de lui-même mais les races n'existent pas. C'est le postulat de départ. L'introduction d'un non-débat.

 

La critique de l'antiracisme que nous imaginions radicale est restée sommaire au sein de la dissidence où elle n'était finalement qu'un prétexte pour parler des juifs et nous vendre l'assimilation républicaine comme solution finale.

 

La critique de l'antiracisme vue de Droite n'a jamais réellement percée le plafond de verre du système politicomédiatique, que tardivement par la voix unique et exclusive d'Eric Zemmour qui est l'exception qui confirme la règle et qui ne dit pas exactement ce que dirait un nationaliste blanc, mais qui permet au système, dans un échange de bons procédés entre juifs de gauche et juifs de droite, de faire sans cesse baisser les standards de la Droite.

 

Quelle « Droite » ? La seule Droite.

 

La Droite actuellement représentée par les jeunesses nationalistes, royalistes et identitaires européennes, la Droite radicale, traditionaliste et non-conformiste, la Droite de renaissance européenne et occidentale en mouvement de résistance à l'intérieur de sa propre histoire en cours contre le mouvement de subversion des droites globalistes, la Droite à l'avant-garde de la rébellion contre le nationalisme « de pure frime » à l'intérieur du camp national et contre le « chauvino-mondialisme » du camp souverainiste.

 

La seule Droite radicale contre les droites extrêmement partisanes, affairistes et médiatiques, contre les errements de la droite conservatrice tout à la fois « marxiste » et « progressiste », contre les hérésies de la droite conservatrice tout à la fois « libérale » et « catholique », contre les erreurs de la droite souverainiste de tous les complotismes, autant de droites syncrétiques qui, par peur de la Nuit, rejoignent peu ou proue le concept d' « antiracisme de droite », et, pour les plus engagées, matérialisent le concept d' « extrême-droite tiersmondiste » sous nos yeux ébahis ; petit clin d'œil à Philippe Baillet, nul n'est prophète en son pays...

 

Des nouvelles droites alternatives et plurielles qui s’expriment comme elles le peuvent et jusqu'à censure définitive sur les réseaux sociaux, jeunes droites qui n'ont pas accès aux médias comme le journaliste Eric Zemmour et ne sont pas davantage sollicitées par la réinfosphère qui préfère réinterroger l'émissaire Zemmour Eric.

 

Quelle autre Droite que celle-ci ?

 

« Se contenter de peu » est une ambition respectable et un bon conseil pour qui veut atteindre une saine hygiène de vie, mais la frugalité politique c'est la mort. Cette métapolitique de « faire avec ce qu'il y a », de « prendre ce qu'il y a prendre », du « toujours mieux que rien », d' « utiliser les outils à notre disposition » (chose que nous ne faisons même pas) est une métapolitique de mort-vivant, de charognard, qui avance seule sans savoir où elle va, prête à avaler tout et n'importe quoi. La politique avide du moins pire n'est pas Politique, c'est une démission, une fantaisie. La politique n'est que fascination et fanatisme, que faisceau, que feu sacré.

 

La Droite patriote veut rester seule ensemble avec ses rêves souverains d'assimilation de « toute la misère du monde » à la France idyllique des trente glorieuses qui n'est plus et alors que de hautes personnalités politiques ; dont l'ancien président François Hollande, parlent ouvertement de partition.

 

Le concept d'assimilation est déclassé par l'idée d'intégration depuis la « Marche des beurs » Marche pour l'égalité et contre le racisme – détournée par Julien Dray et Harlem Désir par la création d'SOS Racisme. L'idée d'intégration a très rapidement cédée à la réalité de l'insertion.

 

L’assimilationnisme renaissant est à combattre radicalement et sous toutes ses formes. Tous ceux qui défendent le nationalisme civique et l'universalisme républicain comme identité française multiple et inclusive de populations qui ne veulent ni s’assimiler ni s’intégrer sont nos ennemis. Il est vrai qu'à l'heure de la partition territoriale le concept d'assimilation est une révolution conservatrice aux yeux de la « team progressiste » et même l'idée d'insertion devient acceptable pour un camp national médusé.

 

Eric Zemmour va aussi loin qu'il peut aller et même au-delà, nous respectons l'homme, ne remettons pas en question sa probité, défendons sa liberté d'expression, ne doutons pas de sa sincérité et soulignons son courage. Mais ne pas entrevoir la duplicité de langage de son corps politique, les mensonges pieux et par omissions de sa dialectique, liés à sa judaïté et à des intérêts qui dépassent ceux de la France, qui peuvent d'ailleurs le dépasser lui-même, est d'une naïveté surjouée, et assez exaspérante, d'une obséquiosité exagérée, et plutôt gênante de la part du « camp national » pour son amis juif, que lui-même n'a jamais réclamé, et qu'il ne quémanderait pas, ne serait-ce que par dignité ; « dignité » qui est une des qualités d'Eric Zemmour de laquelle le « camp national » devrait s'inspirer. Zemmour comme Soral sont des concepts. « Eric Zemmour » et « Alain Soral » sont les deux faces d'un même problème au sein du « camp national », deux extrémités, une double injonction contradictoire faites à la Droite radicale qui devrait faire un choix entre « pour les juifs et contre les musulmans » ou « pour les musulmans contre les juifs » pour exister... Nous aurons l'occasion de préciser notre pensée et de revenir sur l'interaction coercitive de ce couple infernal dans cet essai.

 

Dans tous les cas, un « Eric Zemmour » seul face à la meute, aussi talentueux soit-il, est insuffisant et nous aimerions être représentés par des « français de souche ». « Français de souche », expression détestable. Il y a, en effet, des français et éventuellement des « français de papier », mais il n'y a pas de « français de souche ». Eric Zemmour est, en l’occurrence, tout comme l'antiraciste conséquent Jean Messiah, un français de papier. Nous insisterons sur le fait que cette situation n'est pas de la volonté d'Eric Zemmour ou de Jean Messiah qui sont dans leurs rôles et dont nous ne contestons pas le droit d'exister sur la scène politicomédiatique ; mais nous disons que cette situation où seul un juif séfarade et un copte égyptien ont le droit de défendre le « monde blanc » sur les plateaux est symptomatique d'un problème profond que nous ne pouvons pas ignorer.

 

La gauche-droite des soixantehuitards déchus, des droitiers maladroits, des droitards sur le tard, nous refile ses vieux démons, son arrogante défaite, son amour de l'échec, ses masques de carnaval, ses petites boîtes à cachets, son gauchisme honteux, sa gloriole vérolée. La dissidence est une maison de retraite hantée par Staline, un cabinet des curiosités nationalistes, un asile de fous, un train fantôme, un vieux manège. Le complotisme une pharmacopée fabuleuse ; un placebo pour tous les damnés de la terre prostrés devant les écrans superposés de l'apocalypse nouvel age, l'euthanasie joyeuse de l'âme européenne sous hallucinogène souverainiste, la pilule rouge qui plonge les multitudes connectées dans les rêves épileptiques et schizophrènes d'une révolution cybernétique par live interposés.

 

Et le débat sur le racisme est un non débat. Peut-être et tout simplement parce que le « racisme » n'existe pas dans les acceptions triviales que nous impose le système politico-médiatique pour définir ce mot et décrire ce phénomène naturel.

 

Le racisme systémique est une théorie qui justifie un changement de paradigme par la nouvelle fiction juridique d'insertion des populations et de partition du territoire ; impose la montée en puissance des politiques de discrimination positive, venue remplacer le modèle d'assimilation à la française : la fiction juridique d'assimilation des populations à l'universalisme républicain ensuite de leur intégration économique au globalisme, deux fictions misent échec et mat par la réalité du « vivre ensemble ». Si l'idée de racisme systémique existe, c'est que les différences entre les hommes existent, sinon cette idée et la nécessité d'imposer des politiques de discrimination positive n'auraient pas lieu d'être.

 

Les assimilationnistes de droite et du centre se retrouvent, par philanthropie républicaine ou charité chrétienne, par « altruisme intéressé », dans le camp des antiracistes, des égalitaristes, des progressistes, des universalistes, des droitdelhommistes, autrement dit des globalistes, de ceux qu'ils prétendent combattre. Cette seule erreur ; fondamentale, de penser que l'assimilation ou la réconciliation soient encore possibles, suffit à faire s'écrouler toutes leurs analyses sur elles-mêmes, sans rajouter le facteur racial à sa grille de lecture, nous ne pouvons rien comprendre au monde et aux configurations actuelles. Ils ont raté la marche du siècle. Entre nation – patrie, peuple, etc. –, régime – démocratie, république, monarchie, etc. –, civilisation – religion, tradition, culture, héritage, « imperium », etc. – ou race – anthropologie, biologie, etc. – comme représentation ultime de l'identité et de la citoyenneté françaises ; comme projection de notre communauté de destin dans un avenir incertain, il faudra choisir le principe supérieur d'entre tous, celui qui « protège » tous les autres. Le principe primordiale de subsidiarité doit être la boussole pour orienter ce choix. De là, le principe supérieur que nous choisissons est celui de la Civilisation ; de Brest à Vladivostok.

 

« Si la nature de la fonction impériale a évoluée, son fondement est resté inchangé : un pouvoir souverain, transcendant, à la fois civil, militaire et religieux, soutenu par un charisme divin, un pouvoir surhumain, nivelant par le haut, ayant pour horizon la pax aeterna, écartant les prétentions des forces centrifuges, donnant une orientation commune à toutes les composantes d’une même koiné (communauté culturelle et politique), tout en préservant leurs identités profondes. » Charles Horace, Du sens des Mots : Qu’est-ce que l’Imperium ?

 

Le logiciel « réconciliation nationale » – ni gauche ni droite ; front de la foi ; gauche du travail droite des valeurs ; main tendue (mais ferme) aux prolétaires musulmans ; internationale antisioniste – est finalement la réalisation métapolitique la plus efficace d'une avant-garde « trotskyste » convertie au patriotisme et infiltrée dans le camp national dans les aléas d'un altermondialisme qui se rêvait non-aligné.

 

Une opposition de trotskystes dissidents au néo-conservatisme visible depuis 2001, passée réactionnaire en 2005, souverainiste à partir de 2008, mais toujours assimilationniste et encore profondément trotskyste en 2020. Subtilité stratégique ou malentendu idéologique ? Soral a toujours parlé d' « antiracisme conséquent ».

 

La Droite a vu une transmutation identitaire et non-alignée d'une gauche sincère où il n'y avait que subversion internationaliste d'une gauche antisémite. Une gauche dissidente qui a mimé un certain « anarchisme de Droite » par son art pamphlétaire et parasité les réseaux non-alignés pour en découdre transversalement avec les juifs et les francs-maçons, ce qui arrangeait une certaine droite catholique et libérale dans ses affaires, en terme d'invisibilité dans son rôle subversif et de sa responsabilité en matière de cosmopolitisme et de Grand Remplacement.

 

Le « trotskysme dissident » s'est confondu dans ce que nous appelons « gramscisme de droite »  métapolitique spéculative et proactive des intellectuels de la Nouvelle Droite  pour pénétrer les nouvelles droites éclatées dans l'ère cybernétique. Cette stratégie unique et exclusive de Reconquête culturelle – et de formation de cadres pour infiltrer le système politicomédiatique ; aujourd'hui davantage pour prévoir un renouvellement des élites – a créé des ponts idéologiques entre ces nouvelles droites jouant l'ouverture et la dissidence venue pour prendre le contrôle de l'opposition sous l'égide du fameux « ni gauche ni droite ». Tout en se tenant à distance, les nouvelles droites ont soutenu la dissidence, jusqu'à nier tous rapprochements, mais le poison de la subversion néo-souverainiste était instillé, par porosité, dans le « camp national »... Qui ne dit mot consent dit-on chez les muets. Les français sont dévots.

 

Les enfants d'Europe ; de l'Europe européenne, ont tout un logiciel à revoir, à recadrer, des abcès idéologiques, philosophiques et politiques à crever. Le « gramscisme de droite » ça n'est pas que cela, mais ; si son apport métapolitique est fondamental et sa source vive pour un militant européen de son siècle, il est difficile de prouver son impact réel sur la société son influence sur la « nouvelle opinion publique » qui nous semble être davantage souveraino-souverainiste que révolutionnaire européenne –, d'apercevoir sa marque dans les partis politiques, de détecter son opposition au souverainisme qui n'est pas franche du collier. Nous pensons que cette « méthode », ou « stratégie », a servit de « cheval-de-troie » à la Dissidence et lui permet encore de survivre aujourd'hui car les intellectuels concernés, les anciens, les militants, ne lui donnent pas le coup de grâce. La Dissidence a défiguré la radicalité que porte l'idée de Troisième voie européenne. La Dissidence s'est appropriée un travail de longue haleine d'une littérature de combat sans trop la citer et lui rendre hommage et à rallié cet effort à un complotisme vociférateur. Nous y reviendrons...

 

Pour contourner le dédoublement métahistorique de la révolution conservatrice qu'a entraîné ce ralliement, nous devons inciter la mise-en-marche en avant à contre-courant des forces souterraines de la plus Grande Europe à l'intérieur de la dissidence néosouverainiste en mouvement de subversion du « Grand Gaullisme » et participer au dépassement suprahistorique de sa propre identité géostratégique vers l'Eurasisme de la Fin.

 

Des débats... Nous avons eu droit à un seul débat réellement contradictoire, et à hauteur de ce qu'il se passe dans la société, entre la dissidence et le « camp nationale » (dirons-nous et sur un plan symbolique), et nous savons comment il s'est terminé pour vous Daniel. La position moyenne des nationalistes a été de minimiser ce qu'il s'est joué voir de prendre position pour Soral, nous y reviendrons, mais toute l'aventure dissidente et la fin du nationalisme sont ici résumées.

 

Nos milieux sont incapables d'organiser des débats ou des échanges et foncent tête baissée dans tous les chiffons rouges agités par les antiracistes de l'extrême-gauche à l'extrême-droite de la dissidence souveraino-souverainiste. Notre niveau de tolérance est donc d'un débat tous les vingt ans. En réalité, ce débat est tardif et consumé. Le Front National est passé de la dédiabolisation à la surenchère antiraciste du Rassemblement National. L'union des Droites ? La subversion souverainiste l'empêche, ainsi que la surmultiplication artificielle des droites crépusculaires ; des « ni ni » et des « en même temps »...

 

La question du racisme s'est substituée à la question de la violence. La race, le sexe et la classe sociale deviennent des prétextes et l'expression d'une « violence aveugle » dont l'ultime barbarie est l'antisémitisme. Avant l'habit d'antiracisme, la violence ne se déguisait pas, elle était la violence toute nue, toute crue.

 

La violence était davantage maîtrisée ; canalisée, dans sa forme primordiale, versée dans des rituels initiatiques (et punitifs) propres à chaque peuple, à chaque ethnie, à chaque race, que dans sa forme réifiée en racisme, sexisme et guerre des classes ; sainte-trinité du marxisme culturel.

 

Il est étonnant d'observer que le travestissement de la violence en « racisme » banalise la violence réelle, voir l'amplifie. Si vous faites remarquer l'ixième agression gratuite d'un européen ; ou viol d'une européenne, par des non-européens, des migrants, ce qui ne manque pas dans les faits divers, le français moyen vous demandera des preuves, vos sources, vos chiffres, vos orientations politiques, la couleur de votre slip, bref, tout l'bataclan. Par contre, si vous dénoncez avec véhémence le racisme systémique ; du contrôle au faciès ou du refus en boîte-de-nuit qui traumatisent les chances-pour-la-France, le français moyen vous approuve sans hésiter, ne vous demande évidement pas de comptes, ne fait surtout pas les liens entre ces phénomènes et le reste de l'actualité qui pourraient peut-être expliquer, pour le moins en partie, ces phénomènes de « racisme systémique », autrement dit, de méfiance par expérience envers des populations hybrides et criminogènes.

 

L'antiracisme est devenu un gage de violence, d'une violence visible, prévisible et souvent tout à fait gratuite.

 

Dans les groupes ethniques, religieux, sociaux, les délinquants, les criminels et les terroristes sont globalement une minorité d'individus, c'est toujours bien de le rappeler par honnêteté intellectuelle. Dans le même esprit, nous ferons remarquer que les honnêtes gens et les modérés de la communauté musulmane dans toute sa complexité ne condamnent que du bout des lèvres ces moutons noirs et ne luttent pas frontalement contre ces délinquants, criminels et terroristes au quotidien. Quand ils ne relativisent pas leurs actes ou ne défendent pas des positions similaires. Ils semblent s'en accommoder et partager des intérêts communs avec eux. Les arguments environnementalistes, antiracistes et complotistes de déresponsabilisation pour défendre ces moutons noirs sont toujours les mêmes : c'est à cause de la pauvreté, du racisme, du complot judéo-maçonnique. Le complotisme est une extension à la culture de l'excuse. Marx lui-même se retourne dans sa tombe. Le prolétariat, c'est plus c'que c'était...

 

La question de la violence éternelle est devenue la question des violences particulières ; des « violences faites à », comme la question de la liberté (et des libertés) est devenue la question de la « liberté par rapport à » (et des libertés individuelles). Des petits meurtres entre amis... Nous ne disons pas que la notion d'individu est négligeable et que l'individualisme n'existe pas, nous répétons souvent qu'il n'y a plus d'individu et que nous avons dépassé le stade de l'individualisme. Nous sommes passé de l'individu, qui était quelqu'un, à la personne, qui n'est personne.

 

« La folie est quelque chose de rare chez l'individu ; elle est la règle pour les groupes, les partis, les peuples, les époques.» Friedrich Nietzsche

 

L'antiracisme prétend, en quelque sorte, hiérarchiser les violences. Plus exactement, les antiracistes prétendent que le « racisme » est une violence supérieure, Pachamama de toutes violences. Les plus extrémistes vous expliqueront que toutes réactions et finalement toutes violences sont des formes de racisme plus ou moins inconscient. La violence c'est le racisme et le racisme c'est la violence. Pour résumer, le racisme c'est le racisme.

 

Le référentiel de valeurs égalitariste qui régule l'idéologie antiraciste est typiquement « raciste » selon le criterium antiraciste lui-même et qui, logiquement, ne supporte aucune notion de hiérarchie et de supériorité dans sa vision horizontale du monde alors qu'il est fondé sur ce principe de « violence supérieure ». Là est sa contradiction fondamentale. Aujourd'hui, ce sont les inclusifs qui excluent et censurent, et qui expriment ainsi la nature profonde de l'antiracisme. Une contradiction ; un péché originel, qui née d'un complexe de supériorité mélangé à un sentiment de culpabilité des occidentaux, des blancs, qui rend les gauchistes et, par procuration, les racisés fous ; comme vous le souligniez par ailleurs dans une émission de Fréquence Occident.

 

Quand la violence n'est plus ritualisée – ni rejetée ni acceptée mais canalisée et transcendée (par un principe supérieur) –, que la justice n'est plus conseillée par une autorité religieuse ou morale – qui peut trancher sans se justifier –, et rendue par une autorité militaire, légitime et qui assume cette légitimité – qui n'a pas l'obligation de s'expliquer –, elle passe dans le domaine unique et exclusif de la gestion, dans le domaine de la marchandise.

 

Autrement dit, les antiracistes, qui place la « diversité » au dessus de tout, admettent secrètement les hiérarchies et prévoient les inégalités ainsi que la supériorité inavouable de la civilisation européenne. Il faut déconstruire l'évolution, les mutations génétiques, l'isolation géographique, les adaptations climatiques, les révélations métaphysiques. Il faut aussi bannir la philosophie et la recherche scientifique. Il faut tout faire pour cacher ce pêché originel des antiracistes. Il faut relativiser les découvertes, l'innovation, les inventions et l'imagination des européens. En effet, la curiosité est un vilain défaut, une forme de racisme. Il faut gommer les caractéristiques humaines, réduire les différences à néant, tuer la bio-diversité, toutes ces choses intrinsèquement racistes et qui pourraient mettre en lumière cette imposture de l'antiracisme (et, par extension, de la théorie du racisme systémique). Assassiner le génie. Il faut détruire le soleil pour en finir avec le salut nazi. A quand le procès d'homo sapiens ? Ce que nous voulons démontrer, c'est que l'ethnomasochisme précède cette idée de racisme et sa définition postmoderne. Le racisme est une fiction antiraciste. C'est le négatif ; le pendant, de la fiction assimilationniste. L'universalisme républicain recelait en son concept erroné la définition systémique du racisme utilisée aujourd'hui par les antiracistes pour détruire la République ; l'ironie de l'Histoire nous démontre ici l’inanité d'érigée une valeur changeante en principe immuable.

 

Pour réduire les inégalités de toute nature entre les Hommes, tout en refoulant la possibilité que la supériorité techno-scientifique de la civilisation européenne implique l'intervention du critère racial, d'une symbiose entre un être bio-génétique et un être métaphysique, les savants fous prétendent greffer les caractéristiques génétiques et métaphysiques des européens à tous les peuples de la planète par des manipulations génétiques et des augmentations cognitives artificielles afin d'universaliser cette diversité humaine inégale ; c'est-à-dire, et en réalité, occidentaliser les esprits du monde entier sur une base essentiellement matérialiste faisant fit des secrets de la longue mémoire évolutive, car c'est bien le génie occidental qui est le critère de référence en matière d’intelligence humaine. Ils ont ainsi anticipé la probabilité que l'augmentation artificielle des capacités cognitives sera insuffisante pour percer le secret de ce génie et rendre les Hommes égaux. L'échec annoncé de cette ambition devenue folle ; de transplanter l'âme européenne dans des cerveaux évidés par la technologie seule, à cause de la part du mystère que garde le génie pour lui, les obligent à opérer dans les parts d'ombres d'une ingénierie psycho-social et d'un eugénisme dysgénique. Autrement dit, avant de manipuler et d'augmenter, ils doivent altérer les structures mentales pour les rendre pénétrables et perméables, liquéfier les esprits, mélanger les corps, atténuer la lumière, faire disparaître les races, hybrider, augmenter par diminution, faire revenir à l'état d’amibe dans certains cas, les races entre elles et qui, par la magie de l'uniformisation des corps et des esprits en vue d'une réinitialisation et moyennisation de cette masse métissée une fois les technologies nécessaires acquises, se refonderaient en génie européen universel pour n'en faire plus qu'une ; une nouvelle race chimérique contre l'homme nouveau « toujours déjà présent ».

 

« Nous sommes délibérément conservateurs en ce sens que nous voulons sauver ce qu’il y a d’immuable dans l’homme : sa nature créée et l’élection surnaturelle par laquelle il participe à la solitude de l’être incréé. » Gustave Thibon

 

L’antiracisme ne supporte aucune forme de diversité, d’altérité, de vie, d'évolution, de création, de progrès et de tradition. Les prévisions transhumanistes rendent effective cette uniformisation de l’intelligence humaine ; cette transfiguration artificielle vers une humanité diminuée, dans une projection égalitariste de la singularité, loin d'un eugénisme et transhumanisme archéo-futuristes et libérales, et sans prendre en compte le mystère génétique, la subtilité humaine, l'essence surnaturelle, le parfum fleurit des âmes, d'une diversité universelle unie car séparée en son espace vital et civilisationnel.

 

Notre génération est contrainte et forcée de prendre position sur la question du racisme ; et notre position est un rejet de ce non-débat qui occupe tout l'espace médiatique dans un but unique et exclusif de censure, d'empêchement du mâle blanc de défendre son monde. Et nous voulons comprendre avec vous si ce non-débat qui se mord la queue ne nous éloigne pas du combat, d'un plus grand combat. Tout le monde de nos milieux connaît la fin tragique de la guerre civile raciale ou le bon sens de la remigration. Le sujet n'est plus là. Autrement dit, peut-on sauver la race blanche et la civilisation européenne par le communautarisme blanc ?

 

Une Guerre civile raciale, décrite dans le dernier essai de Guillaume Faye qui est mort des suites d'un cancer la veille de sa sortie et que vous éditez aux éditions Conversano. Nous lui rendons hommage ; d'autres en parlent mieux que nous :

 

« Le 6 juin 1980, Faye débarque chez Georges Hupin à Uccle, flanqué de Philippe Millau, pour participer d’abord à une brève présentation de mon travail de fin d’études sur la géopolitique selon Jordis von Lohausen puis, dans la foulée, pour prononcer une nouvelle conférence de teneur anti-occidentaliste dans la grande salle de la « Tour du Midi », à côté de la gare. Sa conférence sera chahutée de manière puérile et ostentatoire par celui qui deviendra l’obséquieux vicaire d’Alain de Benoist en Flandre mais qui changera évidemment d’avis quand son gourou lui en intimera l’ordre : d’occidentaliste américanophile caricatural, favorable à l’OTAN, il deviendra, en surface, un européiste anti-américain, critique de l’OTAN ; si le pontife lui avait demandé d’être tout à la fois pro-chinois, panafricaniste ou adventiste du septième ciel, il le serait devenu aussi... Faye et Millau me demandent, ce jour-là, de participer, en juillet, à l’école des cadres du G.R.E.C.E., qui reçut pour nom « Promotion Themistoklès Savas », en souvenir d’un ami grec qui venait de se tuer en moto dans les montagnes de l’Epire. Un ancien doyen de l’Université du Pirée, qui sera un grand ami et un grand soutien de Faye, était présent, Jason Hadjidinas, qui lui restera fidèle jusqu’à sa mort en 1986, en ayant toujours espéré le dégager de la précarité et de la dangereuse dépendance pécuniaire qui le liait au gourou capricieux qui lui imposait de vivre avec le SMIC. La disparition de Jason fut une épreuve cruelle pour Faye, qui explique peut-être sa décision de quitter le G.R.E.C.E. fin 1986 puis de s’engager dans le showbiz via Radio Skyrock. L’école des cadres de 1980 fut décisive pour moi. Je m’y étais rendu depuis Paris avec Faye, dans la voiture de Pierre Bérard : nous avions pris Guillaume en charge à son domicile, petit appartement charmant, où venait de naître sa fille. Nous visitâmes en chemin Vaison-la-Romaine et l’Abbaye de Sénanque, où je ne retournai qu’en 2017. Je découvre avec eux la Provence, je vois mes premiers champs de lavande, j’entends pour la première fois la musique des cigales, je vois passer sur nos tables de longs lézards gris. Je deviens membre du G.R.E.C.E. en septembre 1980 et Pierre Vial me remet ma carte à Bruxelles. Je lui promets de rester fidèle à notre combat métapolitique jusqu’à la mort : je suis dès lors très heureux de le servir encore aujourd’hui, même si j’ai quitté l’association en décembre 1981. » Robert Steuckers, Au revoir Guillaume Faye, après 44 ans de combat commun !

 

Une guerre raciale qui n'aura rien de civile, Guillaume Faye l'explique lui-même en disant qu'il n'y aura pas réellement de réactions populaires aux événements sur le thème houellebecquien de la « soumission ». Nous pouvons l'observer au quotidien à travers les signaux faibles d'une guerre civile entamée et l'état de sidération de nos compatriotes face aux événements.

 

Ce débat sur le racisme et l'existence des races n'a pas lieu parce qu'il serait absurde qu'il ait lieu.

 

Les antiracistes ne peuvent que perdent dans un débat démocratique ou républicain, au sens athénien ou romain du terme. Ils se revendiquent de la démocratie et de la république mais dans le monde grec et dans le monde romain la citoyenneté était synonyme de race, de lien du sang. La nature raciale et l'essence civilisationnelle de l'Europe ne font aucun doute pour Platon ou Tacite. Et se sont arrêtées, jusque il n'y a pas si longtemps, aux portes de la Cité. La démocratie et la république sont Cité, elles ne sont ni État, ni Nation, ni même Civilisation. Fruits de la patrie, de l'héritage ancestral des pères. Elles sont Athènes et Rome. Si les civilisations sont mortelles ; certaines Cités semblent éternelles en leurs principes. Des principes devenus Principe. Patrie charnelle et intérieure ; la race comme frontière de notre nouvelle Cité ? Nous trouvons refuge où nous le pouvons... La « Troisième Rome » était donc intérieure...

 

La question du racisme s'est substituée à toutes matières politiques  (économique, démographique, géopolitique), mais race et citoyenneté restent absentes du débat nationale. Les antiracistes font les questions et les réponses d'un non-débat entre eux depuis plus d'un demi-siècle, c'est une performance. Nous oublions les phénomènes comme Laurent Alexandre et la fameuse carte des QI, nous ne doutons pas de l'habileté des médias à choisir les bons clients quand un sujet devient impossible à étouffer. En dehors de Laurent Alexandre ou d'Eric Zemmour c'est un débat de sourds, d'aveugles, de muets et d'estropiés où l'homme vivant n'a pas sa place. Et nous pensons ne pas avoir le choix que d'assumer l'accusation en racisme, ou que de prouver notre antiracisme, pour avoir l'impression d'exister dans ce débat, pour lutter contre l'obscurantisme antiraciste et espérer, un jour, pouvoir faire de la politique. Quand la tempête sera passée. Quand nous serons morts sans doute.

 

Nous avons le choix, nous pouvons dire « Non ! ». C'est le début de la révolte. Tant que nous ne dirons pas « non », nous ne ferons pas de politique.

 

Dans l'absolu ; et nous savons que c'est plus facile à dire qu'à faire, nous devons refuser la question du racisme qui devient la réponse à tout, tout comme il est absurde de se justifier d'être chez nous en Europe, en tant que blancs, français et européens de mille ans.

 

Non, nous ne sommes ni racistes, ni antiracistes, ni racialistes, ni racisés. Nous ne nous déterminons pas à partir de cet antagonisme sans nier que le critère racial est fondamental. Nous combattons pour nos libertés. Nous sommes des hommes européens, des caucasiens, des caucasoïdes, des blancs. Des hommes libres.

 

Je n'ai pas besoin de lire des milliers de livres pour le savoir. Je ne suis certes pas un intellectuel ; ni un idéologue. Je n'ai pas cette prétention. Je n'ai pas de formation philosophique, au niveau universitaire qui conviendrait, pour l'imposer, mais je sais distinguer ce que tout le monde peut voir. Je ne suis qu'un militant qui parle aux militants. Et, après cette Lettre ouverte, je montrerai l'exemple et j'éviterai d'écrire sur ces sujets rébarbatifs. Je parlerai avec des militants qui veulent parler d'autre chose et aller ailleurs : nous ne pouvons rien construire de solide sur cette éphéméride. Je ne parle pas ici du « communautarisme blanc » qui est une des réponses au problème, mais bien du non-débat sur le racisme et l'antiracisme dans un affrontement métapolitique vide de sens contre des pseudos, des avatars, des trolls et personnages non-jouables de la France cybernétique qui ne représente rien à l'échelle du Temps. Qui fait perdre un temps précieux au « communautarisme blanc ».

 

Tels qu'ils sont proposés, ce sont des sujets intellectuellement pauvres, même d'un point de vue bassement idéologique, au sens où nous en avons vite fait le tour. Le tour à sens unique d'un nivellement vers le bas qui nous met à hauteur de gauchisme mental pour défendre un principe supérieur. Nos adversaires sont lourds, morts à l'intérieur, nous essayons de convaincre des cadavres de revenir à la vie.

 

Ce qui ne veut pas dire que les esprits scientifiques et les plus brillants de nos milieux ne doivent pas continuer de traiter cette question et d'aborder ce non-débat sur le terrain de la génétique et de l'intelligence humaine, et que nous ne devons pas nous référer à leurs travaux, en déduire des applications politiques, et prendre des initiatives, mais nous autres, militants, nous n'avons pas essentiellement besoin de nous revendiquer du « racisme positif » ou de l' « antiracisme conséquent » pour nous distinguer politiquement, et, pour arriver à cet état politique, nous avons besoin d'une discipline de groupe. Cette discipline organique ne s'obtient que par l'esprit de parti. Ce sont nos positions sur absolument tous les sujets qui doivent nous distinguer et non le sujet unique et exclusif de la race. L'homme blanc a autre chose à faire que se positionner en permanence entre antiracistes et racialistes.

 

Les militants de la cause raciale, quant à eux, ne font que répondre à la bêtise antiraciste. Nous continuerons de relayer leurs interventions. L'antiracisme est une pathologie sociale, le gauchisme une maladie mentale, et toutes les stratégies pour les combattre sont bonnes, complémentaires. Nous ne pouvons pas préjuger des différentes stratégies mises-en-place et l'exercice de mise-en-abîme que nous proposons n'a pas vocation de démotiver nos camarades, mais de les inciter à aller de l'avant vers la plus Grande Europe. Le phénomène du « racisme positif » ; ou « réalisme racial », semble récent mais il est beaucoup plus profond et naturel qu'il n'y parait ; nous y reviendrons tout au long de cet essai.

 

Si la conscience raciale est maléfique pour les blancs, elle devrait l'être pour les autres, sur le principe libertaire, égalitaire et de fraternité des antiracistes, or, elle n'est interdite qu'aux blancs, toutes les autres communautés peuvent être fières d'elles-mêmes et revendiquer leur appartenance communautaires sans que cela ne pose problème, n'importe qui peut s'en rendre compte. Nous ne sommes racistes que par rapport aux antiracistes. C'est le piège dans lequel nous sommes tombés. Se défendre d'être nous-mêmes. D'être nous-mêmes chez nous.

 

La reconquête est ailleurs. Elle ne se fera pas « contre l'antiracisme » ou « pour le racisme ». L'idée de « communautarisme blanc » est saine de par son humilité à choisir la race comme un critère positif plutôt que de la définir en opposition, il faut le faire remarquer, en tout cas, c'est comme ça que vous l'expliquez et nous l'entendons de cette manière. Autrement dit, le « communautarisme blanc » n'est nullement une forme suprémaciste de racisme. Mais il s'agit, avant tout, de reconquérir notre race intérieure et, si le confort d'une communauté aimante peut éclairer ce cheminement (davantage spirituel que biologique), le prétexte communautaire, ou communautariste, d'une communauté artificielle basée sur un seul critère, nous en éloigne, précisément en réfutant l'individualité et la communauté organique au profit d'une communauté sans nom. « Communauté sans nom » ; sans identité politique, que le blanc a toujours réfuté d'une certaine manière et qui l'a poussé à conquérir le monde. Ce sont des « individus » qui sont partis à la conquête du monde, qui se sont révoltés. Ce sont des « individus » que nous prenons en modèle et non des « foules ». Nous confondons un certain individualisme marchand avec la notion très européenne d'individu, avec ses qualités et ses défauts prométhéens.

 

Nous pensons qu'opposer la réalité du racisme anti-blanc aux fictions de l'antiracisme institutionnel est un piège politicomédiatique ; une métapolitique qui a déjà échoué, une histoire sans fin... Nous pensons sincèrement que c'est une erreur stratégique et, d'une certaine façon, un aveux de faiblesse, un manque d'ambition.

 

Si le racisme existe pour les non-blancs, le phénomène du racisme anti-blanc existe également, tout le monde le sait au fond de lui, le racisme est forcément organisé par races. Le « racisme anti-blanc » est la face cachée de l'antiracisme, il en est même le moteur : « l'antiracisme c'est le racisme anti-blanc », très bien. Mais, encore une fois, en produire une posture victimaire espérant une rente politique ou pécuniaire, ou même en faire un fond idéologique, nous semble contre-productif et ne semble pas fonctionner, pas pour les blancs. Tout simplement parce qu'il est absurde de développer un antiracisme blanc en Europe. Que cette logique valide la définition antiraciste du racisme. Nous voyons que ce problème n'est pas « sociétal », mais territorial, et de surcroît militaire, par la réalité des frontières, l'histoire se joue à un niveau géopolitique auquel nous n’accéderons que par l'action politique vers l'Europe comme Troisième force.

 

Les blancs charitables n'aiment pas la mendicité agressive. Il suffit alors de montrer la réalité de cette violence et cette insécurité quotidienne liée au multiculturalisme sans bornes, d'un point de vue strictement informatif, factuel, sans en rajouter, « A Rome fait comme les romains » se suffit à lui-même. La contre-propagande est toujours une forme de propagande et la propagande pour la propagande fatigue les gens du quotidien qui détectent cette sollicitation permanente pour tout et n'importe quoi et perçoivent une entreprise de récupération avant de se pencher sur la sagacité des contenus. La forme est devenue plus importante que le fond, ce que nous regrettons, mais le progrès semble ignorer ce genre de regrets.

 

La double action d'un parti politique qui s'appuie sur une « littérature de combat » évite cet écueil. Parce que élitiste. Pas « élitiste » au sens d’inaccessible mais de méritocratique ; qui demande un certain niveau de discipline. Vous savez Daniel, sans vous faire offense personnellement (ça regarde tous les groupuscules d'extrême-droite), il y a des bandes délinquantes et criminelles mieux organisées et plus disciplinées que nos milieux.

 

Nous ne serons pas nombreux, et pas davantage que nous le sommes aujourd'hui, et quand je dis nous, je ne m'inclus pas particulièrement dans ce processus, je n'ai pas la formation politique qui convient, et j'ai déjà quarante ans. Les jeunes générations se tapent les boomers, et pour un moment encore, ça n'a pas pour se retaper leurs « enfants rois », dont je fais partie, à leur suite. Nous devons, en quelque sorte, sauter une génération, nous devons donner le pouvoir aux jeunes droites, dont vous faites partie. Au dessus de la quarantaine, nous pouvons partager notre expérience, conseiller, accompagner, montrer la voie, mais nous ne devons pas refaire aux jeunes ce que les boomers nous ont fait. Tout le monde doit avoir l’intelligence de rester à sa place. Ce qui est sans doute la seule preuve d’intelligence ; celle de savoir se situer. Nous devons les financer, les pousser aux études et spécialement aux sciences dures, à l'informatique, à l'artisanat, nous devons leur offrir un parti clef-en-main, et surtout, ne pas insulter l'avenir. Si nous n'avons pas confiance aux jeunes générations c'est que nous ne croyons plus en rien et n'avons rien à faire en politique.

 

Quand je dis « Nous », je veux dire nous les européens, les blancs. Dans une société, il y a de tout. Nos camarades doivent le comprendre, tout le monde de nos milieux ne sera pas dirigeant et n'en a pas automatiquement les capacités parce qu'il a nos idées. Il y aura des boulangers, des plombiers, des chanteurs, des éboueurs, des gendarmes, des professeurs, des médecins occidentalistes. Une formation politique où il n'y a que des idéologues est une armée mexicaine, inversement, une formation politique qui ne produit ou ne se rallie pas à une idéologie objective ; à une philosophie-politique opérative, ne peut pas dépasser le statut de groupuscule pour atteindre celui d'avant-garde et faire école. « Faire école » et influencer sa famille de pensée. Vous devez rallier des intellectuels à votre cause de grès ou de force, ne plus leur laisser le choix. Vous devez exister au-delà du « communautarisme blanc ».

 

Votre bilan est positif par rapport aux objectifs annoncés, nous aborderons l'aspect opératif du « communautarisme blanc » dans une troisième partie, cette deuxième partie concernant davantage une critique sur le fond idéologique et spéculatif.

 

En attendant, les blancs n'aiment pas être instrumentalisés, cela-même quand c'est pour leur bien et qu'ils savent que c'est pour leur bien. Le blanc n'aime pas être prit pour un con. C'est sur cette indépendance des blancs, que nous confondons trop souvent avec une forme idiote d'individualisme, qu'il faut travailler.

 

Par exemple, je ne dis pas « nègre » naturellement, ça n'est pas dans mon éducation, ni dans ma culture, ni dans mon tempérament, et il y a des injonctions à adopter un certain vocabulaire pour être reconnu parmi les « blancs » qui sont assez étranges, maladroites et qui vous privent clairement de militants qui peuvent les prendre à la lettre. Des injonctions qui ne correspondent pas à l'idée de « blanche maçonnerie ». Bien entendu, nous caricaturons légèrement la situation pour mettre en relief ce qui pourrait, à l'avenir, devenir une dérive, ce qui n'est pas le cas. Nous ne contestons pas la liberté de ton de certains, inversement, la conscience raciale ne se limite pas à dire « nègre » ou « bougnoule ».

 

Vous essayez de faire bouger les lignes à l'intérieure du « camp national » et vous y arrivez parmi les militants mais vous devez vous interroger sur les réticences d'autres à vous recevoir, vous rejoindre ou leurs propensions à vous invisibiliser.

 

Nous devons certes continuer de dénoncer l'idéologie post-moderniste sur le terrain de la science et de la philosophie pour en finir définitivement avec les dérives dysgéniques et avancer politiquement ; mais ça n'est pas non plus de la compétence de tous, et l'antiracisme se dénonce de lui-même tandis que le « racisme anti-blanc » (qui est tout-de-même la justification du « communautarisme blanc ») nous replonge dans la fiction du racisme systémique : un pas en avant un pas en arrière.

 

Nous comprenons qu'il soit salvateur et jouissif pour certains d'exploser les SJW à coups de mèmes sur les réseaux sociaux, d'autant plus que ça n'est pas très difficile, mais le but n'est pas tant de se faire plaisir, de nourrir la bête, que de soigner cette maladie de jeunesse et grandir : un pas sur le côté, un pas de l'autre côté.

 

Une partie du travail sera faite par le réel ; le temps fera son œuvre. La bergère fera son marché. Nous ne pouvons pas tout.

 

Toute logique victimaire engendre une logique de repentance éternelle et se transforme, à terme, en processus auto-incapacitant pour le groupe et qui régénère des ressentiments à l'intérieure du groupe. Des ressentiments nationaux qui persistent entre blancs et qui resurgissent (toujours) au mauvais moment.

 

Dénoncer le « racisme systémique » des blanc, des noirs, des jaunes ou des petits gris valide la définition systémique du racisme.

 

Mettons en avant la beauté, la magie, le génie de notre civilisation devant laquelle les antiracistes ne peuvent rien. Ce que vous prônez et mettez en pratique avec Suavelos, Les Braves et Bâtir un foyer, mais, trop souvent, vous, ou les membres de votre communauté, opposez des notions, concepts, idées, ou « historicités », qui nous semblent complémentaires et qui vous apparaissent antagonistes, voir nécessaires à opposer pour faire vivre le « communautarisme blanc » alors que, selon nous, toutes ces choses ont fait l'Histoire de France et de l'Europe, sont les fruits de notre civilisation, in fine de notre race. Des choses qui ne s'opposent pas, pas à ce niveau de commentaire, ou qu'il est anachronique d'opposer, qui nous appartiennent, qu'il nous faut comprendre, disons que vous êtes parfois plus catholique que le pape en matière de vision décadentiste de notre histoire. Exemples : pétainisme/gaullisme, paganisme/christianisme, exotérisme/ésotérisme, progrès/tradition, féminin/masculin ; ce genre d'oppositions.

 

Pas dans les faits du communautarisme blanc et vos positions plutôt claires sur de nombreux sujets que l'on soit d'accord ou non avec vous, mais davantage dans le commentaire et dans les conversations que nous pouvons entretenir avec votre communauté quand nous allons à sa rencontre pour un premier échange, nous faisons également référence à des sujets récurrents dans les émissions de Fréquence Occident où se dessine l'idéologie néo-occidentaliste et concernant des positions géopolitiques parfois très émotionnelles et qui sont, selon nous, votre point faible. Par rejet du tiersmondisme, vous prenez des positions pro-occidentales excessives qui ne prennent pas en compte la tradition d'une littérature de combat et d'un anarchisme de droite qui sont à la base de l'européisme fondamental de Faye, Steuckers, Ferrier, Venner, Parvulesco et la liste est longue...

 

De la France et de l'Europe, il faut tout prendre. C'est une leçon que nous avons retenu des russes. C'est souvent ce que les français ne comprennent pas dans l'eurasisme et sa vision imperiale du monde.

 

Avoir honte de Pétain ou De Gaule, c'est déjà un renoncement, un début de honte mémorielle contre les produits historiques de notre « race », un début de complexe, de culpabilité, une insulte à l'avenir. Nous devons retenir les leçons de l'histoire, pas la refaire en permanence. La recherche excessive d'une pureté nationaliste fantasmée mène à la tautologie du bon et du mauvais chasseur. Pétainistes et gaullistes partagent la même honte et au final la même défaite, quoiqu'ils en pensent. L'uchronie est un genre littéraire pas un genre politique, se mettre dans la peau de personnages historiques et se replonger dans des époques sombres est un exercice périlleux, stimulant pour articuler une dialectique passé/présent/futur, mais un manque d'humilité quand il s'agit d'affirmer que nous aurions fait mieux ou encore qu'un seul homme porterait tout le poids d'une infamie...

 

En Politique, c'est comme en Bretagne, la honte s'envole et ne retombe jamais.

 

Toutes ces oppositions nécessaires au bon fonctionnement du système politicomédiatique que nous entretenons au sein du « camp national » sont autant d'armes de division massive qui se retournent contre les blancs. Tout ceci n'est pas un problème secondaire, à prendre avec légèreté, et la façon d'aborder ce problème décline une vision du monde. Une vision du monde ici réduite à des oppositions qui, en l’occurrence et selon nous, est une vision du monde scientiste et hyperbolique qui confine au nihilisme.

 

Une vision du monde hémiplégique ; manichéenne – le monde blanc c'est le bien, le reste du monde le mal –, monolithique – la « conscience raciale » comprend le communautarisme blanc et l'occidentalisme dans son ADN – et monomaniaque – le seul complot qui existe est celui contre la race blanche – ; que vous serez forcé d'expliciter, de réorienter. Vous mettez souvent en garde votre communauté à ce sujet ; reste à savoir si votre communauté prend cette mise-en-garde au sérieux.

 

Le critère du communautarisme blanc est racial, mais, moi-même, en tant que blanc et conscient racialement, je ne souscris pas à toute la part idéologique de vos contenus, aussi, je refuserais de suivre une idéologie qui vire nihiliste pour adhérer à une communauté qui, au-delà de ses idées pures et de ses nobles intentions, est parfois animée d'une certaine noirceur ou rancœur sous couvert de liberté d'expression ou par esprit de contraction, loin du vitalisme que nous attendons d'une telle communauté (et votre communauté est composée de gens de qualité). Une idéologie objective que porterait le « communautarisme blanc » et qui serait l'idéologie organique de la race blanche... Nous en revenons au sujet de la discipline ; d'où nous voulons aller à partir du critère de la race. Vous pensez que le critère de la race gomme le critère idéologique, c'est une bonne intention, mais dans le monde des idées, cette proposition n'existe pas, vous portez forcément une idéologie, une totalité, à vous de la transformer en « théorie politique » ou la pratique du « communautarisme blanc » n'aura pas de sens. La Dissidence a joué de cette invisibilité idéologique et nous voyons le résultat. Nous pensons que les communautaristes blancs devraient développer leur littérature de combat et théoriser le néo-occidentalisme dans des essais. Ne pas tout laisser reposer sur vos seules épaules.

 

« La diversité naturelle des passions ne mérite pas que l’on en bafoue la richesse au nom de préjugés inopportuns. Et si nous déclarons que ces préjugés sont inopportuns, c’est parce qu’ils reposent sur une négation fondamentale : celle de l’homme en sa vérité. Les passions ne méritent point à ce qu’on les nie, mais elles devraient fort au contraire trouver en face d’elles des attitudes plus fortes visant à les incorporer (in-corporare) dans la diversité harmonieuse des hommes. Ces attitudes plus fortes sont celles qui tendent à ce que chaque être puisse prendre conscience de ses propres passions, ainsi d’ailleurs qu’à l’évanescence de celles qui ne sont point enracinés dans les origines de son être, mais sont le plus souvent issues de moments de faiblesse où l’on se laisse entraîner vers de bas instincts, non précisément perçus comme tels. L’homme, et non l’animal humain, apparaît au monde avec des passions, et le devoir des hommes mûrs est, justement, de faire en sorte que puisse chacun rencontrer celles-ci, c’est-à-dire se mettre face à elles de façon à pouvoir les dominer. C’est bel et bien à partir d’une telle posture que l’on peut être à même d’accroître la créativité en proportion de la diversité con-sentie. » Yohann Sparfell, La Quatrième Théorie Politique ne cherche pas à créer un homme nouveau mais à « sauver » l’homme (In Limine...)

 

De par l'anonymat, et autres phénomènes liés à l'utilisation d'internet, nous avons conscience qu'un safe-space cybernétique est difficile à gérer et que ça n'est pas votre objectif prioritaire, mais vous devez prendre conscience à votre tour que les réseaux-sociaux sont la vitrine du « communautarisme blanc », et de son idéologie.

 

De plus, c'est un peu hors-sujet, mais la paranoïa de nos milieux au sujet de l'anonymat est justifiée concernant la sécurité de nos messageries privées et la protection de nos communications sensibles – sur l'organisation de rencontres réelles compromettant identité, lieu, date ; voir ici la note de Démocratie Participative « Si vous n’avez pas encore suivi nos recommandations pour visiter le site anonymement, lisez ça » – mais est injustifiée concernant notre présence sur les réseaux-sociaux, notre communication métapolitique et notre existence politicomédiatique. Un VPN nous permet de contourner la censure ou de sécurisé nos messageries privées, certes, pas d'empêcher les services ou nos ennemis potentiels de savoir qui nous sommes. En ce qui vous concerne, c'est plutôt le fait que vous parliez à visage découvert qui vous protège.

 

Les militants, pour la plupart, ne parlent pas dans la vie de tous les jours comme ils parlent dans le cadre communautaire ou privé, qu'il en soit de même pour les réseaux-sociaux, qui n'ont jamais été un cadre privé.

 

Si, par la fin de cet anonymat aux détours d'une loi Avia, nous devrions parler partout et tout le temps en notre nom, le radical l'emporterait sur les propos extrêmes, et souvent inutiles, une auto-discipline s'installerait – n'est pas synonyme d'auto-censure ; un « parler vrai » sans effets-spéciaux est possible –, ainsi qu'une hiérarchie naturelle, des groupes de travail se formeraient, et il est certain qu'un parti politique émergerait, ou que cela nous inciterait à rejoindre un parti qui nous ressemble, mais il est évident que tous les trolls, les démotivateurs, les dépressifs et autres destructeurs de la création seraient contre cette proposition qui les élimine du jeu.

 

Le confort de l'anonymat ; du ronron collectif, permet à nos ennemis d’intégrer nos groupes et de leur nuire par tous les moyens possibles. Le prétexte de la liberté d'expression permet tout et n'importe quoi, interdit d'instaurer des règles de bon sens et ouvre la porte à toutes les subversions.

 

Si nous ne pouvons pas porter une idée en notre nom ou à visage découvert ; peu importe les excuses que nous nous trouvons pour nous cacher derrière l'anonymat, que nous ne pouvons pas assumer cette idée au quotidien, au travail, en famille, c'est que cette idée ou sa formulation sont fausses, médiocres ou extrêmes, que notre démarche est apolitique, dénuée de sens. Un pseudo n'est pas exclu pour les créateurs de contenus, les écrivains, les étudiants ou pour tous les militants qui ont une activité professionnelle qui les empêche réellement de découvrir leur identité et/ou leur visage, mais tous les militants d'un mouvement ne peuvent pas être « cachés »...

 

Une idée qui ne s'incarne pas dans le pays réel ne peut pas être considérée comme une idée, ni comme idée politique, ni comme idée radicale, une idée n'est pas qu'une pure abstraction. Une idée que nous n'avons pas la volonté, le courage ou qu'il nous est impossible d'incarner dans la société n'existe simplement pas, en tout cas, pas dans la forme virtualiste que nous lui donnons, et cela nous empêche d'exister en tant qu'individu, de faire de la politique et d'être, ou devenir, une communauté organique, une véritable communauté de combat...

 

Nous pouvons nous targuer de « stratégie » mais la seule stratégie qui prévaut est celle du désenclavement de nos idées. Notre capacité à les assumer publiquement et à les formuler intelligiblement, également sur les réseaux-sociaux, va devenir notre seule moyen d'exister. D'autant plus qu'il est impossible de quantifier l'impact réel de toutes les stratégies métapolitiques mises-en-place et qui déforment notre réalité militante, qui n'ont d'effet positif que ceux que nous voulons bien leur attribuer d'un point-de-vue tout-à-fait subjectif, abusif, complotiste à bien des égards. Nous nous montons le bourrichon pour pas grand chose et nous ne représentons rien une fois les écrans éteints.

 

Le choix de l’anonymat se défend et il impute à chacun de protéger son identité, sa famille, son travail, sa vie, contre les hordes du Mordor, mais les militants anonymes pourraient avoir l'élégance et l'intelligence de ne pas mettre en danger les acteurs métapolitiques et politiques qui défendent nos idées, de près ou de loin, à visage découvert et sous leur propre identité, faire preuve d'un minimum de respect et de discipline, surtout quand on se revendique de valeurs de Droite. Une certaine hiérarchie est à établir entre les militants camouflés et les militants à découvert.

 

Les héros masqués n'existent que dans les fictions, dans le monde réel, cela s'appelle un agent secret, et si demain des hackers (ou pirates informatiques) peuvent être les héros masqués de la cause raciale sous couvert d'un anonymat technique et dont tout le monde comprendra l’intérêt, ça n'est pas le destin de la majorité des militants et la compétence principale de notre action métapolitique.

 

Ce que nous sommes et avons été se confond dans une vision du monde qui dit ce que nous serons, ce que nous voulons être, ce que nous devons vouloir être, et montre une direction que nous pouvons ou ne pouvons pas suivre pour continuer à être.

 

L'ethnomasochisme se cache où on ne l'attend pas, tout comme l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le « communautarisme blanc » est une démarche pragmatique basée sur un constat réaliste, mais, Daniel, quel vision du monde porte ses militants au-delà du critère racial ? De quoi allez-vous nourrir l'imaginaire collectif du communautarisme blanc ? Comment allez-vous réenchanter l'Occident ?

 

Nous saluons les Braves et les encourageons à rester fidèles à votre combat métapolitique jusqu’à la mort.

 


 

Vive l'Empire!

 

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(à suivre dans la deuxième partie audio : Vers un occidentalisme politique)

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