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08/10/2018

#MaisonBloy

Avant de publier la seconde partie de notre « Lettre ouvert à Daniel Conversano, aux Gilets Jaunes et aux souverainistes » – dont la première partie fut publier en juillet dernier –, nous avons décidé de publier quelques pages de la troisième partie. En effet, sans consultation avec les membres de La Dissidence Française ou son président Vincent Vauclin, ces notes prévoyaient le mutation de la DF en Parti politique. Rien de mystique là-dedans, cela participe d'une certaine logique, nous trouvions tout de même opportun de le souligner sans attendre. L'ensemble de cet essai en trois parties fut intégralement écrit au printemps 2018.

 

#MaisonBloy ; le pari du faisceau national européen contre l'union subversive des fausses-droites souverainistes

 

« Quelques questions essentielles continuent de se poser pour nous :

  • Assistons-nous réellement à la fin de l’individualisme libéral comme méta-système politique pilotant la mondialisation et si tel est le cas, par quoi celui-ci sera-t-il remplacé ?

  • Les phénomènes sociétaux hystéroïdes que l’on constate actuellement – tels que l’oscillation entre puritanisme exacerbé et hypersexualisation de tous les rapports sociaux – constituent-ils le feu d’artifice final de la post-modernité avant sa fin ou bien son triomphe définitif ?

  • Concrètement, comment passe-t-on du régime de l’individualisme libéral au retour du politique et du sens civique communautaire ? » — Pierre-Antoine Plaquevent, Éléments métapolitiques du forum de Chișinău

     

Plus personne n'ignore la vague populiste qui traverse l’Europe et le monde occidental.

 

Les droites partisanes sont en recomposition en bord de plage et aucun mouvement ne profite de la vague. Il n'y a pas de « parti de masse » pour représenter le populisme en France. Nous devons profiter de ce moment historique pour nous constituer en « force politique », celle de la génération dissidente en rupture. C'est notre histoire, nos choix, notre moment.

 

Nous allons nous permettre de donner un exemple de ce qui pourrait être réalisé sans prétendre apporter une réponse définitive. Ça n'est pas grand chose, mais ça serait, nous pensons, un signal fort, plus fort que nous pourrions le penser.

 

D'une façon ou d'une autre, il faut marquer le coup, attirer l'attention, se différencier. Nous ne devons plus leur laisser le choix alors qu'ils nous laissent le champ libre. Ce qui est sans doute, inconsciemment, un appel à l'aide, au renouvellement. Nous n'avons rien à faire d'autre que d'exister. Il n'y a plus que Nous.

 

L'union des droites partisanes et de rassemblement souverainiste doit trouver devant elle une assemblée nationale et continentale rétive et impénétrable à tous compromis et toutes compromissions.

 

Cette croisade intérieure, et à l'intérieur de nous-mêmes, contre les troupes d'occupation mentale du mainstream politicomédiatique et du mainstream dissident ; contre les entreprises de séduction des fausses-droites en mouvement de subversion sur nos écrans et dans nos cerveaux, sur les réseaux-sociaux, dans nos groupes, dans nos collectifs, dans nos associations, dans nos mouvements, dans nos milieux ; doit prendre forme dans la société.

 

La stratégie « métapolitique » d'une droite culturelle non-incarnée qui profiterait de la contre-culture dissidente et de son flux, et qui dépasserait le néo-souverainisme au dernier moment, est fausse ; premièrement, tandis qu'ils restent « neutres » afin ne pas entrer en conflit avec la dissidence vocifératrice pour qu'une infime partie de leurs idées continuent d'être véhiculées par le flux dissident ils ne remettent pas en questions les idées souverainistes qui ne sont pas exactement leurs idées et qui gagnent du terrain sur le nationalisme authentique. Deuxièmement, cette stratégie ne vaudrait que s'ils se détachent à temps pour rectifier, créer un flux alternatif, neutraliser le « camp souverainiste », incarner franchement une « Troisième voie » et que les militants puissent se réaligner. Nous ne décelons rien qui ressemble à cela. Qu'est-ce que l'occidentalisme si ce n'est une réponse à cette stratégie qui, si elle est fantasmée, n'existe pas ou est inéluctablement en retard sur son propre agenda ?

 

Les temps sont mûrs pour fonder notre Casa Pound ; notre Maison Bloy. La fenêtre d'ouverture est de quelques mois tout au plus entre les flux et les reflux de la vague populiste.

 

Les montées en puissance de la vague populiste et des possibilités politiques qu'elle ouvre s'organisent en baisse et remontée ; le modèle standard de progression par « paliers » est faux et ne correspond plus à la réalité du temps politique, d'une actualité où plusieurs espace-temps se mêlent. Cette ordonnance doit prendre effet immédiatement. Il faut trouver le bon moment, le bon rythme, les moyens viendront.

 

Concrètement, nous avons besoin d'une expression physique et réelle, immobilière et partisane, pour que notre unité de dialogue et de combat contre l'unité des monologues et de la soumission prenne corps, et pour cela, nous devons nous détacher ; métapolitiquement nous « dédoubler ». Il ne s'agit en aucun cas de fusionner ou de soumettre nos associations respectives à une « autorité supérieure » mais de nous associer « individuellement », en tant que militant, libre, pour créer un carrefour idéologique et posséder des locaux, une véritable Maison commune liée à notre Génération dissidente sans tous les intermédiaires que nous connaissons ; tout simplement.

 

L'objectif, à court terme, est de provoquer une levée de fond et de faire l'acquisition d'un immeuble, d'un siège, d'une maison mère, forcément à Paris, mais nous pensions, aux choix, nous avions l'intuition, de Lyon, de l'autre Capitale... Pourquoi pas Bourges au centre de la France ?

 

Les protagonistes de cette entreprise discuteront des détails et prendront des accords préalables sur les modalités qui permettent de faire corps tout en gardant leur intégrité.

 

Parallèlement, tous les militants de toutes les associations de nos milieux adhèrent, à titre individuel, à un cadre associatif que les têtes de réseaux auront choisi parmi les associations en présence et dont nous allons essayer de définir les critères.

 

Premièrement, pour créer un effet de masse qui préfigure la forme d'un nouveau Parti.

Deuxièmement, pour semer la confusion, ne serait-ce que dans nos milieux.

Troisièmement, pour provoquer une levée de fond, mais surtout pour redonner du sens à nos combats qui ont besoin d'incarnation, de se situer dans l'opposition et contre le « camp souverainiste » anti-national et anti-européen.

Quatrièmement, pour désigner le « carrefour idéologique » des dissidences en rupture avec le néo-souverainisme qui sont isolées et vivotent à des stades groupusculaires alors qu'elles sont majoritaires chez les 18-25 ans.

Cinquièmement, pour forcer nos milieux à se discipliner ; pour aider notre génération à sortir de la dérision et se prendre au sérieux.

 

Dans un deuxième temps, il sera convenu de se déclarer officiellement parti politique pour légaliser ces « locaux » et les rendre « intouchables » dans le cadre de la démocratie. Il faut tout de suite insister sur le fait qu'il ne s'agit en aucun cas de s’ingérer mutuellement dans nos associations respectives comme il ne sera pas question de parler en leur nom dans nos échanges à l'intérieur de ce « parti », que cela doit être une ligne de conduite.

 

Donc, récapitulons, une association qui supporte une acquisition immobilière vers l'établissement en parti politique. Les associations qui participeront à cette aventure en motivant leurs militants et une cotisation gardent leurs adhérents et continuent leurs activités tout en devenant une force politique nationale. Les tendances exprimées seront strictement politiques et les différentes sensibilités ne feront normalement pas polémique dans les grandes lignes d'une base programmatique « nationaliste ». Les débats métapolitiques, qui sont important, pourront avoir lieu sur une autre plateforme. Mais poursuivons.

 

Notre adhésion à un parti politique existant n'est pas possible et n'est pas souhaitable, non plus nous ne pouvons fonder un parti politique ex-nihilo. Il n'existe plus de « parti nationaliste de masse » ; de Front National, cette situation est grave et ivre d'espoir, elle nous impose de réfléchir rapidement à quoi nous avons besoin exactement pour tendre vers la représentation de notre génération politique.

 

Le défi est psychologique, c'est de dire et de prouver aux nôtres que c'est possible de briser la digue qu'ont installée les néo-souverainistes de la non-possibilité de se constituer en force politique sous la forme traditionnelle d'un parti.

 

Nous trouverons de l'aide et des conseils auprès des anciens qui viendront naturellement à nous une fois que nous aurons réalisé cet exploit  ; vous savez, il faut savoir se séparer pour mieux se retrouver et notre génération a besoin d'air frais, de se retrouver face à l'Océan, de prendre le large, d'affronter la tempête.

 

Les associations militantes, les écoles de formation, les sites de réinformation et autres structures existent, notre génération est métapolitiquement organisée et représentée, la reconquête culturelle est lancée, en réalité, il ne nous manque qu'un « parti politique de masse » pour être complètement représentés, il ne s'agit pas de jouer les élections pour jouer les élections dés demain, mais de visibilité. De plus, l'idée d'implantation locale par ce biais « communal » et l'idée de communautarisme de réenracinement sont étroitement liés.

 

Nous avons donc besoin d'une structure militante pré-existante avec un spectre idéologique nationaliste large. Une structure dotée d'une organisation qui couvre tout le territoire ou une bonne partie, qui repose à la fois sur l'autonomie des sections mais qui s'appuie sur une direction ferme, c'est-à-dire qui ne soit pas complètement anarchique sans être totalement verrouillée, autrement dit, dont la « tête de réseau » et le « comité central » sont présents mais pas pesants, et où les militants sont disciplinés car enthousiastes.

 

Une structure militante, d'ores et déjà fondée en association, qui fait preuve d'une certaine solidité, qui touche à toutes les formes d'activités militantes, culturelles et sociales traditionnellement exprimées par une association nationaliste. Une structure qui ne soit pas un parti politique mais qui y ressemble, une structure complète, présente et discrète, il ne s'agit pas de trouver la structure parfaite, pure et vierge. Il s'agit de trouver une structure associative typique de notre génération militante et dissidente, qui est en rupture avec la Dissidence et qui a imprimé cette rupture depuis un certain temps. « Qui a imprimé cette rupture » en restant éloignée et sans rajouter aux polémiques stériles de nos milieux ; pour la raison bien comprise qu'elle doit représenter un terrain neutre, le plus neutre possible, pour le moins praticable. « Neutre » ne veut pas dire tiède. Si il n'y a pas de dialogue possible avec les néo-souverainistes, nous imposerons les débats par notre force politique, toutes autres tentatives pour forcer le dialogue ont été, jusqu'à présent, des échecs.

 

Une structure avec un minimum d'expérience et de légitimité sur le terrain sans être une grosse machine dirigée par un sexagénaire. Une structure d'avant-garde, qui produit de la doctrine, qui est prête à muter, à moyen terme et dans l'absolu, en parti politique.

 

Une structure qui serait apte à relever le défi et qui serait opérationnelle, qui serait capable d'encadrer « administrativement » et « humainement » des rencontres et des actions politiques, dès maintenant, en terme de légalité et de sécurité.

 

Nous dessinons l'idée qu'il y aurait deux temps pour amorcer et démarrer ce mouvement, et que, nécessairement, nous devons nous appuyer sur quelque chose de tangible pour commencer, ou nous savons tous que rien n'aura lieu ; de toutes les façons, à moins d'être totalement paranoïaque, nous ne prenons aucun risque à essayer de nous associer que celui d'échouer et de perdre les quelques euros de l'adhésion nécessaire à l'expansion d'un parti politique, mais il faut tenter l'expérience quand l'occasion se présente, nous ne voyons pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas, du moins sur le plan technique.

 

Bref ; une structure qui serait une sorte de « prêt-à-l'emploi militant », qui serait, bien entendu, ouverte à cette idée et qui aurait notre confiance pour une mission précise d'interface afin d'accueillir, de tenir et d'entretenir des locaux. « Locaux » qui serait un centre de rencontre, de dialogue et de débat sur le modèle de Casa Pound, mais avec les spécificités françaises que nous nous gardons de décliner et dont nous laissons l'expression à nos camarades français ; pour, petit à petit, se transformer en « parti politique de masse ». Une structure qui possède une esthétique éclairante.

 

Nous devons le faire et ne plus penser qu'à ça, car nous sommes en face de trois problèmes de : décomposition, recomposition et subversion des droites qui risqueraient de pourrir la Droite pour les cinquante prochaines années. Si nous ne réagissons pas, nous disparaîtrons dans les limbes égalitaristes et assimilationnistes du patriotisme antiraciste et du nationalisme civique des droites « conservatrices ».

 

Nous ne sommes pas démocrates au sens de la social-démocratie, nous ne votons pas et sommes pour la suppression des partis, mais nous sommes forcés de constater que le cadre associatif et militant ne suffisent plus.

 

Nous ne voyons qu'une structure qui remplit les critères et les conditions nécessaires, à qui nous pouvons faire confiance et qui peut tenir cette « Maison » ; il s'agit de La Dissidence Française.

 

Nous connaissons son président, Vincent Vauclin, nous ne l'avons pas consulté avant de faire cette proposition et n'avons pas eu le plaisir de lui parler depuis un certain temps mais nous ne doutons pas que la Dissidence française puisse relever le défi.

 

Le projet est simple. La Dissidence Française reste la Dissidence Française, Suavelos reste Suavelos, Bastion Social reste Bastion Social, L'Action Française reste l'Action Française, etc. Tous les militants de toutes les associations « néo-nationalistes » adhèrent à la Dissidence Française. Vous établissez une entente claire entre les quelques émissaires des différentes mouvances qui se fondent en association pour garder un contrôle symbolique sur leur investissement immobilier, et vous commencez à vous concerter, à chercher un immeuble, à vous déclarer, etc...

 

Nous avons perdu de vue pourquoi nous faisions tout cela. Nous perdons de vue la constitution d'une force politique conforme à la forme de notre génération métapolitique. Un petit parti politique qui commence avec, disons, dix mille adhérents, ça n'est pas rien, nous pensons que vous pouvez atteindre les cinquante mille adhérents entre trois à six mois, grâce à la vague populiste, à l'hésitation des droites partisanes qui vont étendre les négociations pour leur Union à l'infini et seront forcément en échec aux européennes. En déboulant dans le paysage politique des droites en décomposition, vous arrivez sans toutes les lourdeurs des grandes combines et des petits arrangements entre les partis systémiques et inhérents à la politique-politicienne. Il faudra jouer assez rapidement notre As de pique, la carte du parti à portée locale, nationale et à vision présidentielle.

 

L'esprit de la rupture, d'une contre-dissidence, d'une résistance identitaire issue de la génération dissidente, a été incarné par La Dissidence Française avant tout autre association dissidente, bien entendu, il y a des associations nationalistes et issues du « camp national » plus anciennes et certainement plus légitimes, aussi, la Dissidence Française déclinera l'invitation et une autre association se proposera, mais, pour notre génération, la Dissidence Française et son président Vincent Vauclin incarnent symboliquement la post-dissidence, c'est cette organisation qui a fait le chemin de la Dissidence néo-souverainiste à une Dissidence non-conforme, l'esprit de ce cheminement intellectuel compte pour la suite des événements et nous pensons sincèrement que la Dissidence Française correspond aux critères requis sans préférences d'ordre fraternel ou d'une camaraderie aveugle.

 

Il y a la solution d’adhérer massivement à un parti existant, nous pensons particulièrement au Parti de la France, de Carl Lang, mais qui reste un parti national « classique », au sens noble du terme, et, idéalement, il y a le Parti des Européens, de Thomas Ferrier, qui est le plus proche de l'esprit révolutionnaire et traditionnel européen que nous visons. Mais, encore une fois, sans faire insulte à nos prédécesseurs, que nous respectons, nous avons besoin de maîtriser notre destin et notre communication.

 

Il nous faut allumer un faisceau de Feu dans la Nuit pour éclairer les nôtres et éblouir toutes les droites sidérées en mouvement de subversion.

 

« L’épreuve du feu en vérité se mérite... »

 

Vive La Dissidence Française !

 

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