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19/01/2015

Statu chao

 

« Nous devons donc distinguer deux types de chaos : le « chaos » postmoderniste équivalant à une confusion, un genre de post-ordre, et un Chaos grec, comme pré-ordre, quelque chose qui existe avant que ne naisse la réalité ordonnée. Seul le deuxième peut être considéré comme Chaos au sens propre du mot. Ce second sens (en fait, l'original) devrait être examiné avec attention d'un point de vue métaphysique. » Alexandre Douguine, La Métaphysique du Chaos, The Fourth Political Theory

 

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Poupée russe et cheval de Troie

 

La Dissidence, cette aventure prérévolutionnaire, qui, dans ses orientations néo-souverainistes, néo-patriotiques et néo-nationalistes et qui, par extension et couplage de ces conceptions de la Politique, de l'Identité, de la Nation (que nous avons introduit dans notre Critique positive de la Dissidence et que nous expliciterons davantage au fil de nos travaux), est un néo-antifascisme, ou une nouvelle institution antiraciste , se révèle comme un élément subversif, un obstacle au front intérieur de la bataille décisive pour la libération de la conscience européenne.

 

La Dissidence s'enferme dans ce nouveau ronron, dans l'habitude normalisée du confort (succès d'estime compris) matériel et intellectuel réifié ou continué qu'il leur confère, abandonne son esprit rupturaliste, et chemin faisant, refuse de dépasser ou du moins essayer d'être dans cette optique, d'imaginer cette perspective et de penser cette dynamique le stade primitif de mouvement de convergence, d’œuvrer pour atteindre le stade opératif d'un mouvement révolutionnaire authentique. Un mouvement radical de retour à la communauté sacrale de l'être. Un mouvement brutal de destruction de l'arc républicain de disputation démocratique interne sur la gestion de la Marchandise et l'organisation du Spectacle entre capitalistes trois fois libéraux. Un mouvement vertical de recours à la Race, l'Esprit et l'Imperium intérieurs contre l'hégémonie du Faux-omniprésent et le statu quo du Libéralisme triomphant par l'incendie d'une volonté communale de repolarisation géographique possibiliste pour une Europe puissance immédiate. Un mouvement primordiale du Comment vivre ? (dans les ruines du monde moderne) et du Que faire ? (pour opposer la jouissance non-mercantile du vivre vivant et du vivre vrai à notre réalité mortifère).

    

Nous n'essayons pas d'être réalistes. Nous comprenons que nos idées, nos visions, nos directions, nos vocations, nos orientations, nos ambitions, nos rêves, tout ce qui les a nourrit, qui les nourrit et qui les nourrira, tout ce qui nourrit la moelle substantifique de notre structure mentale, de notre être, sont les fondations de notre Imperium intérieur et influencent toutes nos décisions, toute notre spiritualité politique. Nous avons besoin d'ambitions à hauteur de nos Mythes avant de penser une quelconque métapolitique, de théoriser un quelconque régime socio-économique, de pratiquer une quelconque dissidence, de proposer une alternative. L'Europe joyeuse, l'Odyssée, l'Edda, la Quête du Graal, le Christ-Roi, le Soleil invaincu, la Sainte-Alliance, la Révolution conservatrice, l'Axe Paris-Berlin-Moscou, l'Imperium Magnum! Voici ce qui nourrit notre imaginaire, voilà ce qui doit nourrir l'imaginaire collectif des dissidences françaises et européennes avant de penser quoique cela soit d'autre.

 

Mouvement de convergence qui a la vocation métahistorique d'incarner une nouvelle philosophie-politique, et pour se faire, d'être transcendé par une volonté de puissance. Volonté supérieure d'exister, la logistique suivra, qui, dans un premier temps, ne peut s'exprimer que par la formulation d'une conclusion commune des convergents, débouchant sur la théorisation communale d'une Idée révolutionnaire partagée, et conforme à la forme de la Dissidence originellepour, et avec, la Génération dissidente, une doctrine intégrale qui définit la réalité, l'authenticité, la nature de ce mouvement, un mouvement agissant pour l’épanouissement de l'être dans une jouissance non-mercantile et non-virtuelle du vivre vivant, et donc, d'accepter toutes les initiatives radicales, non-conformistes, de rupture, en terme de réflexion active et d'action corrosive, surtout quand celles-ci, avec toutes leurs maladresses et leurs imperfections, sont directement issues, et sans intermédiaires, de ce Peuple mythifié duquel se revendique en permanence les avant-gardes de la Dissidence, de faire avancer, en priorité, la critique positive de ce mouvement de convergence, qui devient une convergence incapacitante pour tous, et davantage quand cette critique positive est libre et spontanée. Est-elle naïve ? Nous disons qu'elle est intuitive, abyssalement intuitive. 

 

Le Libéralisme, le Capitalisme, le Communisme, le Fascisme, le Nationalisme, le Socialisme, le National-Socialisme, pour exister et brusquer l'histoire, ont dit, clairement et précisément, leur philosophie-politique. Aujourd'hui, l'Eurasisme, dit, clairement et précisément, sa philosophie-politique. Si la Dissidence n'a pas de philosophie-politique, elle n'existe pas. Si la Dissidence ne dit pas, clairement et précisément, sa philosophie-politique,  nous ne pouvons y adhérer sincèrement, intégralement. Si la Dissidence cache sa philosophie-politique, c'est là un procédé occulte, une entreprise contre-initiatique, que nous refusons. Si la philosophie-politique de la Dissidence est le Néo-Souverainisme, nous la discutons, et nous demandons à la Dissidence originelle, emblématique, officielle et mainstream, de formuler, clairement et précisément, la philosophie-politique du Néo-Souverainisme, de dire leur Quatrième théorie politique, de dire la métaphysique de ce Nationalisme hésitant...   

 

Mouvement de convergence qui avait donc la prétention historique d'incarner cette identité dissidente, de théoriser cette philosophie-politique intégrale, mais où en est, et, où est aujourd'hui cette métapolitique vivante vers une Révolution primordiale c'est-à-dire rupturaliste, conservatrice et traditionaliste ? La métapolitique néo-souverainiste de la Dissidence nous apparait être une démarche révolutionnaire capitaliste et libérale, c'est-à-dire progressiste, républicaine, démocrate et laïque, autrement dit droitdel'hommiste. Un petit-gaullisme, rebutant. Nous défendons le Grand Gaullisme de l'Empire Eurasiatique de la Fin et de l'axe Paris-Berlin-Moscou du gros œuvre fondationnel du retour d'Europe.   

 

Après dix ans d'aventure, la Dissidence est restée un fourre-tout idéologique sans philosophie-politique, sans identité, sans doctrine, sans cohérence, sans tradition, sans être... Un fourre-tout idéologique, un flou artistique, dont les avants-gardes fonctionnent comme des lobbys de pressions interne à la Dissidence, d'intronisation et d'exclusion, à l'intérieur de la sphère dissidente (au sens large) : cette effervescence du monde des idées dans le bouillonnement prérévolutionnaire de notre siècle à qui le « système », le post-libéralisme triomphant, l'Empire globale, la République mondiale, le tout-marchand paradigmatique, offre fraternellement tous les débouchés numériques d'une nouvelle i-conomie globalisante et uniformisante de la Marchandise liquide et du Spectacle stroboscopique du Faux omniprésent et du Vrai-faux épileptique. Donne, amicalement, des moyens révolutionnaires de communication, de propagande et d'accumulation alternative d'un capital subversif à ses opposants sans que ça ne choque personne.     

 

« Tous les lamentables experts syndicalo-politiques du pouvoir de la pourriture marchande appuyée sur toutes les machineries numériques de l’intoxication sont partout réunis en permanents conciliabules pluridisciplinaires de vacuité et d’ineptie pour tenter de trouver les moyens de donner à un ordre moribond une dernière apparence de survie...Mais rien n’y fera… » Francis Cousin, « Cette fracture qui approche...‏ », Scriptoblog

 

« Métapolitique » authentiquement dissidente qui pourrait s'exprimer, par exemple, au sein d'un Ordre secondaire et populaire opératif (Casapound), adapté à nos réalités, nos capacités, avec des orientations extraordinaires, mais cohérentes, et des avancements radicaux, significatifs, dans ces orientations, mais factuellement, la Dissidence, sous influence néo-souverainiste et haute direction des Dissidences emblématiques, officielles et mainstream, dans l'incapacité de se remettre en question et d'accepter une critique positive de cette convergence incapacitante, participe, de plus en plus, clairement et précisément, à la construction systémique de nouvelles oppositions nécessaires atomisées au bon fonctionnement du Système capitaliste et libérale de croissance exponentielle (Oui, le « système » renouvelle les oppositions nécessaires à son bon fonctionnement et/ou essaye de retourner les résistances éventuelles à ces oppositions nécessaires, et c'est bien à nos alliés potentiels, à l'intérieur et à l'extérieur de la Nation, qu'il faut mettre la pression. La Dissidence, n'échappe pas à la règle de cette tentative perpétuelle d'infiltration, d'instrumentalisation, de retournement, et comment en serait-t-il autrement ? Mais les militants du quotidien ou les avants-gardes n'ont jamais évoqué, ou ne formulent que très rarement, cette éventualité d'un complot (et d'influences occultes) autours de la Dissidence elle-même, refuse toujours de formuler cette critique positive pour l'éviter...), en participant, marginalement et inefficacement, à la disputation interne sur la gestion du Libéralisme entre libéraux, et ce, dans la propension des dissidences emblématiques et officielles à assumer, parfois dans un culot monstre, que leurs critères d'adoubement, pour déterminer une dissidence effective, c'est-à-dire pouvant lui servir de marchepied révolutionnaire (exemple : Laurent Louis), une Dissidence des Possédés-à-usage-unique, en dehors du fait qu'elle ne doit pas s'opposer au ronron néo-souverainiste libéralisant qui a autant à voir avec le principe de Souveraineté que le Libéralisme avec le principe de Liberté, et que les libéraux, les libertaires et les libertariens le défendent et/ou d'oser produire une critique, même positive, du dit mouvement, qui n'est qu'une convergence virtualiste, sont des critères marchands et spectalistes d’intérêts commerciaux gagnant/gagnant en terme de revenus, d'audience, de vues, de quantité et de publicité réciproque, ET, l'obligation de valider l'orientation néo-souverainiste républicaine et démocrate vers une révolution laïque des masses prolétaro-quenelliennes, un modèle révolutionnaire post-bourgeois à l'image de la réaction de 1789, de Mai 68 ou plus récemment des Printemps arabes ou encore du Mariage pour tous, phénomènes révolutionnaires que les dissidences réfutent premièrement comme direction mais dont elles valident finalement toutes les subversions qui les générèrent comme méthode pour l'expansion de la Dissidence...

 

La Dissidence n'a plus l'ambition extraordinaire, héroïque, d'incarner une Quatrième théorie politique, mais, à désormais l'ambition de créer un nouveau modèle unique et exclusif de survie i-conomique, que nous pourrions qualifier de culturo-mondain, un système de cooptation, une confrérie spéculative, un système basé sur le principe libéral du gagnant/gagnant capitaliste, les valeurs et codes véhiculés par la Société du Spectacle et le Fétichisme de la Marchandise, en bref, tous les fondamentaux  du Monde Moderne, devenir LE néo-média tout-puissant de la contre-culture et du journalisme alternatif avec ses nouvelles normes synthétiques et ses critères de sélections systémiques pour décider qui est dissident et qui ne l'est pas, voilà à quoi sert exactement cette marchandisation du corps dissident et cette capitalisation de la Génération dissidente, qui, avant de profiter de ce nouveau modèle i-conomique, sera sacrifiée mille fois sur l’hôtel de toutes les vanités planétariennes. 

 

Culturo-mondain parce que c'est, visiblement et selon nous, une avant-garde parisienne, et au mieux parisianniste dans l'esprit dirigée uniquement par des soixante-huitards issus du show-biz ou de milieux autorisés (et organisée majoritairement par des jeunes cadres dynamiques blancs de la « droite-alternative » exclusivement soumis à cette nouvelle idéologie républicaine, démocrate et laïque d'ex-gauchistes futurs néo-antifascistes (issus de la post-bourgeoisie et de la classe moyenne en perte de pouvoir d'achat et des sous-prolétaires qui en voudraient davantage) que nous essayons de définir, que nous appelons le néo-souverainisme, que d'autres pourraient appeler le nationalisme-républicain, l'alter-nationalisme ou encore, et plus simplement, le souverainisme, pour nous autres, dissidents, un alter-mondialisme 2.0 qui reste, profondément, antinational et antitraditionaliste. Le ni gauche ni droite est en réalité deux choses : ni droite (ni spiritualité) et un compromis gauche/droite pour gérer la Marchandise et organiser le Spectacle démocratique alternativement) , qui est à la tête de la Dissidence, et qui fait certains choix, prend certaines orientations, qui, elle le sait, engagent l'ensemble des dissidences, qui ne sont pas discutées, et autorisées à l'être par la Dissidence officielle, par les dissidences des dissidents de la première heure et des militants du quotidien qui ont porté la Dissidence quand c'était intéressant, stimulant et important, et qui continue de le faire, et la Dissidence leur dit « Qui n'est pas avec Nous est contre Nous ! », faisant semblant que les seules critiques qui existent à son encontre ne sont que négatives et ne viennent que de l'extérieur, ou ne proviennent que de traîtres, de déçus, de fous, de glandeurs, de belges, d’alcooliques, de psychopathes et d'autarciques, etc, qu'elle nomme d'ailleurs, quand elles viennent de l'intérieur... Nous ne nous sentons ni visés ni concernés par ce que les têtes d'affiches et pensantes décrivent par là, mais nous constatons que nous n'avons jamais eu de retours, de réponses et de relais concernant notre critique positive et nos autres travaux de la part des avants-gardes emblématiques et des dissidences officielle et mainstream adoubées par celles-ci, comme nous remarquons, que la Dissidence, qui se répand pourtant des heures sur le fait que le « système », dans la droite ligne de la stratégie de l'édredon quand celle-ci ne suffit plus, psychologise le débat et l'ennemi, use et abuse elle-même de cette stratégie. Stratégie de scribes placée sous l'égide krivinienne inscrite sur tous les frontispices des communautés organisées du Règne des minorités et du Grand Morcellement du Tout : Leur morale et la notre... 

 

Cooptation parce que les avants-gardes sainte-ni-touche de la Dissidence-pour-tous savent pertinemment que si elles n'adoubent pas telles personnes ou ne valident pas tels travaux, telles idées, dans leur « système », et tant qu'elles ne l'ont pas fait, ou que les consommateurs/spectateurs du Fan Club de la Dissidence ne les ont pas réclamé à cor et à cri, ces travaux, ces idées, plus que les personnes en ce qui nous concerne, restent dans l'ombre, dans la Dissidence underground, car, nous autres, dissidents, même si nous ne sommes pas en odeur de sainteté dans la Dissidence mainstream, restons et resterons dissidents au post-libéralisme paradigmatique et au monde post-moderne, la Dissidence n'appartient à personne, être en dissidence* est un état, une nature, un fait indiscutable, un retour d'expérience, mais n'est en aucun cas une marque déposée, bien que nous pourrions commencer à nous poser la question, et nous avons démontré notre intérêt et notre bienveillance pour cette mouvance à travers l'ensemble de nos travaux eux-mêmes. Qui ne dit mot consent, ou cache...

 

« Avec la Révolution Française, le sentiment national s'émancipe de toutes les formes religieuses traditionnelles. Il se laïcise, se mue en un nationalisme purement séculier, en un instrument pour la mobilisation des masses, appelées pour la première fois aux armées dans l'histoire européenne. Le nationalisme moderne survient donc quand s'effondre l'universalisme chrétien. Il est donc un ersatz de religion, basé sur des éléments épars de l'idéologie des Lumières. Il naît en tant qu'idéologie du tiers-état, auparavant exclus du pouvoir. Celui-ci, à cause précisément de cette exclusion, en vient à s'identifier à LA Nation, l'aristocratie et le clergé étant jugés comme des corps étrangers de souche franque-germanique et non gallo-romane (cf. Sieyès). Ce tiers-état bourgeois accède seul aux affaires, barrant en même temps la route du pouvoir au quatrième état qu'est de fait la paysannerie, et au quint-état que sont les ouvriers des manufactures, encore très minoritaires à l'époque (1). Le nationalisme moderne, illuministe, de facture jacobine, est donc l'idéologie d'une partie du peuple seulement, en l'occurrence la bourgeoisie qui s'est émancipée en instrumentalisant, en France, l'appareil critique que sont les Lumières ou les modes anglicisantes du XVIIIième siècle. Après la parenthèse révolutionnaire effervescente, cette bourgeoisie se militarise sous Bonaparte et impose à une bonne partie de l'Europe son code juridique. La Restauration d'après Waterloo conserve cet appareil juridique et n'ouvre pas le chemin du pouvoir, ne fût-ce qu'à l'échelon communal/municipal, aux éléments avancés des quart-état et quint-état (celui en croissance rapide), créant ainsi les conditions de la guerre sociale. (...) Devant ce désordre événementiel, la pensée européenne n'a pas été capable d'énoncer tout de suite une théorie scientifique, assortie d'une classification claire des différentes manifestations de l'idéologie nationaliste. Avec un tel désordre de faits, une typologie est nécessaire, vu qu'il y a pluralité d'acceptions. Les linéaments de nationalisme se sont de surcroît mêlés à divers résidus, plus ou moins fortement ancrés, d'idéologies non nationales, non limitées à un espace ou à un temps précis. La première classification opératoire n'a finalement été suggérée qu'en 1931 par l'Américain Carlton J.H. Hayes (4).

Celui-ci distinguait:

 

  1. Un nationalisme humanitaire, faisant appel à des valeurs intériorisées et critique vis-à-vis du système en place. L'idéologie humanitaire pouvant reposer tantôt sur la morale tantôt sur la culture;

  2. Un nationalisme jacobin, réclamant une adhésion formelle, donc extérieure, et s'instaurant comme système de gouvernement;

  3. Un nationalisme traditionaliste, autoritaire et contre-révolutionnaire, explorant peu les ressorts de l'intériorité humaine, et s'opposant au système en place au nom d'une tradition, posée comme pure, comme réceptacle exclusif de la vérité;

  4. Un nationalisme libéral, se réclamant du droit ou des droits, généralement hostile au système en place, car celui-ci n'accorde aucun droit à certaines catégories de la population ou n'en accorde pas assez au gré des protagonistes du nationalisme ;

  5. Un nationalisme intégral, opérant une synthèse de différents éléments idéologiques pour les fusionner en un nationalisme opératoire. Maurras est le théoricien par excellence de ce type de nationalisme de synthèse, hostile, lui aussi, au régime en place. (...)

 

Hans Kohn, disciple de Meinecke, réduira conceptuellement la pluralité des nationalismes à deux types de base: 1) les nationalismes émanant de la Nation-État, d'essence subjective et politique, où l'on adhère à une nation comme à un parti. C'est une conception occidentale, d'après Kohn;

2) les nationalismes émanant de la Nation-Culture, d'essence objective et culturelle, déterminée par une appartenance ethnique dont on ne peut se débarrasser aisément. C'est une conception orientale, slave et germanique, d'après Kohn.

 

L'Occident, selon sa classification, développerait donc une idée de la nation comme communauté volontaire, comme un «plébiscite de tous les jours» (Renan). Jordis von Lohausen, géopoliticien autrichien contemporain, disait dans ce sens que l'on pouvait devenir français ou américain comme l'on devient musulman: par simple décision personnelle et par acceptation de valeurs universelles non liées à du réel concret, à un lieu précis et objectif. » Robert Steuckers, Pour une typologie opératoire des nationalismes, Vouloir, (déniché sur Voxnr)

 

Cette entreprise utopique, hypothétique et hypnotique, de prise du Pouvoir d'un système liquide, ou de retournement de la victoire capitaliste et du triomphe libéral par la dialectique du Grand Soir prolétarien renouvelé en Réveil (ou Eveil) des masses, à travers une réflexion artificielle sur une action virtualiste dans la perspective maffesolienne du réenchantement par internet (en ce sens qu'une vue youtube, un like facebook et le twitte d'un article, ne disent rien du profil de celui qui est derrière l'écran. C'est un mauvais calcul. On a envie d'y croire, mais l’Éveil des multitudes connectées par internet est un mythe davantage incapacitant que le Grand Soir), dans l'esprit et avec les instruments légalistes des Droits de l'homme (Démocratie, Liberté d'expression, antiracisme, égalitarisme, progressisme, etc.), grâce à l'outil globalisant et uniformisant d'internet par une application mimétique et systémique d'un nouveau modèle i-conomique alternatif unique et exlusif de réinformation pour les multitudes occidentales connectées est imposée par les avants-gardes comme seule voie révolutionnaire possible, par leur abandon progressif de l'ambition dissidente originelle de se diriger vers l'horizon vertical et la radicalité sacrale d'une communauté rupturaliste et non-conformiste de retour à l'être et à la Tradition primordiale toujours déjà présente. A Paris et Bruxelles, nous opposons la Rochelle et Aix-la-Chapelle !

 

Une simple confusion  du combat radical que nous devrions mener ?

 

Confusion rendue possible par le jeu petite-main, pseudo-stratégique et hypocritement tactique, des Poupées russes dans un cheval de Troie. Jeu de loterie qui consiste à sortir vainqueur d'une superposition aléatoire d'éléments dissidents (séparément inefficients) et d'un emboîtement de nos interprétations individuelles des définitions relativistes multiples, et, par défaut, légitimes, de ces éléments dissidents (et des idée qu'ils portent) entassés dans le véhicule néo-souverainiste d'approchement du Pouvoir comme stratégie-pour-tous et définition incapacitante de la Dissidence par les militants du quotidien, et qui arrangent Tout-le-monde métapolitique profitant de l’ambiguïté de la poupée russe dissidente et du cheval de Troie néo-souverainiste, mais qui, nous pensons, canalisent et neutralisent tous ces éléments dissidents et les avants-gardes pensant toutes tirer leurs épingles du même jeu, sortir première de la même poupée russe et du même cheval de Troie,  au même moment de vacance du pouvoir avec la même stratégie, qui est une tactique aléatoire et incapacitante, prévisible. Vacance du pouvoir, qui est un autre avatar du Grand Soir, une inversion des concepts primordialement chaotiques de kairos, de Grands Temps, de Temps qualifié, Cachez cette Origine du Monde que je ne saurais voir !, adapté à la Génération dissidente.

 

Au Grand Soir, à l'Homme providentiel, à l’Attente d'une vacance du pouvoir, et autres mythes révolutionnaires incapacitants, nous opposons quatre axes de réflexion inexploités, plus ou moins abandonnés par la Dissidence, nous opposons l'Idée du Coup de Force vertical et immédiat de création Royale et Impériale d'une Volonté de Puissance de Renaissance Polaire de l'Europe Boréale, de la Celtide Solaire, de La France Catholique, nous devons prendre conscience que la vacance symbolique du pouvoir est effective, LA VOIE EST OUVERTE, iter hierosolymitanum, nous opposons le concept de Putsch, de Front de la Foi, d'Eurasisme européen, de Critique positive de la Dissidence. Comme nous proposons aux antisionistes et aux pro-palestiniens de marcher, pacifiquement et démocratiquement, de façon républicaine et laïque,  vers Jérusalem, au nom des Droits de l'homme, juste pour voir...

 

« (...) Or, dans le cycle du Graal, nous trouvons quelque chose de semblable aux « intelligences » entendues au sens d'une compréhension supra-traditionelle, sous la forme d'un mélange d'éléments arabes, païens et chrétiens. Wolfran – on l'a vu – finit par attribuer à une source « païenne » le récit du Graal trouvé par Kyot. De même, on a vu que le père de Parsifal, bien que chrétien, n'éprouve aucune répugnance à combattre sous les ordres de princes sarrasins, que Joseph d'Arimathie lui-même y est décrit comme jouissant du Graal avant d'être baptisé et que le païen Firefiz fut même sur le point de se montrer supérieur à son frère dans l'épreuve des armes, et fit en tout cas partie, dés avant le baptême, des chevaliers du roi Arthur. En revanche, Baruch y est présenté comme un Calife,c'est-à-dire, encore une fois, comme non-chrétien. La dynastie du prêtre Jean, à laquellecomme nous l'avons dit, on relie celle du Graal, comprend des païens et des chrétiens, et même, selon certains, une majorité de princes païens. En somme, à part certains textes tardifs artificieusement christianisés, une grande partie de la littérature du Graal fait preuve du même esprit antisectaire et supra-traditionnel auquel il faut rapporter l'accusation d'  « intelligences-secrètes » faite aux Templiers ; intelligences qui devaient probablement  se réduire à la capacité de reconnaître la Tradition unique même sous des formes différentes de celles de la tradition chrétienne. » Julius Evola, Le Mystère du Graal – et l'Idée Impériale Gibeline, L'Héritage du Graal, 24 - Le Graal et les Templiers, pp. 191-192, aux Éditions Traditionnelles (Traduit de l'italien par Yvonne J. Tortat)  

 

L'absence d'une philosophie-politique authentiquement dissidente, d'une définition même de la Dissidence, le refus catégorique de la formuler, dans une tactique de quelques micro-élites des avants-gardes qui profitent de cette inertie, vendu comme une  stratégie révolutionnaire aussi idiote que laïque qui consiste à dire « Si on ne se définit pas, on n'existe pas, si on existe pas, on ne nous voit pas, on ne peut pas nous abattre,... ». Si on existe pas, on n'existe pas ! Point. Et on nous abat un par un, de plus, la Dissidence agnostique, qui dit ceci, sait pertinemment qu'elle existe et qu'elle décide. Qui est le On de cette invisibilité salvatrice  ? Réponse : personne. C'est prendre les gens pour des On de le faire croire, et qu'elle serait l'initiation qui permettrait de le savoir ? On peut momentanément disparaitre, on peut entrer dans une certaine clandestinité, mais il nous faut, dans tout les cas, toujours exister.

 

« Si tu n'existes pas, comment veux-tu mener quelque guerre que ce soit ? Il n'est qu'une seule guerre. Depuis la Défaite, jamais le soleil ne s'est plus levé. Plus une seule fois. Ne crois pas qu'il soit simple de faire la guerre. Ni la guerre, ni l'ennemi, ni le faux ami ne suffisent à mener, à déclarer, à combattre une guerre. Ne crois pas non plus qu'il soit si simple que le soleil se lève. Fais que le soleil se lève. Alors seulement, la guerre reprendra. Alors seulement, tu seras invité à danser la danse de la guerre. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, pp. 250-252

 

La Dissidence emblématique, officielle et mainstream avoue donc, implicitement en refusant, par exemple et pour ne pas parler à la place d'autres, notre participation à travers notre critique positive de la Dissidence nous excluant de fait de la Dissidence en ne la relayant pas , de jouer un rôle répressif contre des portions du Peuple qui s'identifient par leurs vécus, leurs vies, leurs vivalismes et leurs vitalités dissidentes d'être vivant, leur dissidence naturelle, à ce mouvement de convergence, mais qui refusent le ronron néo-souverainiste de cette convergence , cela peut paraître excessif,  mais nous avons observer tous les germes de cette répression, qui arrivera, qui est déjà là, qu'elle le soit par mépris ou autres raisons arbitraires, la condescendance, pour ce que certaines dissidences et militants du quotidien de la Dissidence au sens large proposent d'initiatives au delà de la Réinformation mainstream, compulsive et mortifère comme seule activité dissidente autorisée par la Dissidence emblématique et officielle, est apparente, pour ne pas dire transparente.

 

Ou, est-ce que, plus simplement, moins dans le complot (on nous reprochera sans doute d'être trop complotistes), cette confusion, n'arriverait-elle pas à cause de cette absence d'une orientation précise prise par les avants-gardes qui s'affirment tantôt comme les véritables démocrates, tantôt comme les véritables républicains, tantôt comme les véritables libertaires et récemment comme les véritables traditionalistes, ou nous ne savons trop quoi encore, comme les véritables dictateurs éclairés de la tyrannie du tirage au sort et autres véritables vrais-faux trucs ? Qu'il suffirait que les avants-gardes formulent une doctrine pour sortir de cette confusion due, non pas à une volonté de maintenir une certaine inertie, mais à d'autres facteurs ? Et lesquels ?  

 

Une confusion, selon nous, savamment entretenue pour empêcher de donner une orientation  radicale à la Dissidence autre que cette vague convergence politico-médiatique républicaine et démocratique d’intérêts marchands, un mouvement vers rien donc, qui ne s'exprime qu'en terme de Spectacle et de Marchandise, médias alternatifs sans buts ni objectifs communs autres que l'établissement perpétuel d'un constat de faillite planétaire dans l'indignation et la dérision, un nouveau lobby victimaire. Un constat plus ou moins partagé, plus ou moins anxiogène, plus ou moins rentable, et plus ou moins comprit par les consommateurs/spectateurs du groupe des dissidents à mentalité primitive, dans la logique de fan club, par la stratégie d'une ligne éditoriale basée uniquement et exclusivement sur les concepts de Complotisme compulsif et de Réinformation mortifère pour toutes réflexions actives et actions corrosives, comme pratique-critique de la philosophie-politique dissidente, et dans, nous l'avons dit, l'élaboration d'un nouveau modèle i-conomique, une nouvelle opposition nécessaire ne pouvant se permettre aucune critique de sa métapolitique de gestion alternative du post-libéralisme entre dissidents libéraux, de la construction capitaliste et libérale de son entreprise révolutionnaires d'entre-prenneurs du logos ? Ou autre chose ?

 

Dissidents qui rencontreront, sans aucun doute possible, la foule psychologique de leur temps apocalyptique vers une hystérie collective du camp dissident, au sens le plus large, embrassant la masse, au sens le plus péjoratif, et qui interprètent la Dissidence, soit de manière uniquement rationnelle, avec les critères démocratiques de la quantité, soit de façon exclusivement métaphysique, avec les critères républicains de la Terreur spectaculaire de la Déesse raison, ou encore des deux à la fois... La synthèse métaphysique, pagano-catholique, de la double origine principielle de la France Fille ainée de l’Ekklesia Amoris, synthèse incendiaire et insurrectionnelle, de la solarité indo-européenne et de la parole du Christ, de la plus Grande Europe, est reniée par la Dissidence, ne gardant de la Communis primordialis, qu'un socialisme sans Dieu, un paganisme sans Dieux, un socialo-paganisme de tradition républicaine, le néo-souverainisme, un souverainisme sans Roi, un royaume sans Pôle.

         

Une Dissidence subversive se définissant vulgairement et dans les faits comme l'organe révolutionnaire officiel de la Fin du « Système » vers sa transition (le serpent mue, il est faible, mais il a faim, dangereusement faim, il encercle les corps et enserre les cœurs), vers la 6ème République, participant à l’accélération de l'effondrement de la Civilisation européenne et de l'être gallique, au silence définitif de nos Hourras!, une dissidence futur bras armé du chaos synthétique annoncé de notre Temps qualifié résumé par le slogan zeitgeistien Cette merde doit cesser ! , futur section d’assaut bolchévique néo-antifasciste, et en est, de plus en plus, ouvertement, fière.

 

Elle résume souvent notre affirmation, qui est l'affirmation d'une certaine dérive en germe dans le néo-souverainisme qui remplit la Dissidence car la nature politique à horreur du vide philosophique, dans sa certitude péremptoire, et pour le moins binaire, que tout à chacun pourra observer, qu’elle incarne, sans défauts grâce à ses croyances religieuses dépourvues de Foi et/ou ses convictions idéologiques dépourvues de Philosophie, validées par son buzz et son règne virtuel incontestable en matière d'audience révolutionnaire , messianiquement,  le fameux camp du bien et de la vérité absolue dans cette réalisation révolutionnaire, la Dissidence élue, classiquement moderne, souvent empreint de nostalgies finalement très contemporaines, contentes pour rien et contentes d'elles-mêmes, autant folkloriques qu’elles sont stériles et incapacitantes, un comportement pour le moins mortifère, voire volontairement occultiste en son cercle dans l'inversion du combat qu'il produit, avec, paradoxalement, cette nouvelle mentalité, associée et pendante, cette deuxième identité, cette nouvelle Génération dissidente, attentiste, fataliste et pessimiste, d'une révolution paresseuse, passéiste et pacifique, relobotomisée, béate, conforme à la forme sociétale de la société de consommation, une dissidence mollement tiède mais toujours prête, zombifiée,  à s'énerver et à devenir cannibale, la Dissidence indignée de la nouvelle gauche de la révolution pressée en mouvement dans la Dissidence radicalement relativiste, et qui caractérise le groupe des dissidents à mentalité primitive dans ses dérives, ses contradictions, ses dédoublements, ses schizophrénies, directement imputables à un refus de formation, et, plus exactement, une difficulté endémique à la concentration, ne supportant que la réinformation addictive comme source de réflexion et mode d'action qui s'explique par la télévision et la superposition des écrans (pc, smart phone, tablette, etc), la publicité, la pornographie, inévitables sur les réseaux asociaux, par la mal-bouffe, la mauvaise médication voulue par l'industrie pharmaco-chimique, le fluor, les chemtrails, les Illuminatis, sa voisine juive, etc, certes mais surtout, davantage et directement, imputables aux lignes éditoriales, unique et exclusive, des dissidences originelles, emblématiques, officielles et mainstream du Tous ensemble vers la Social-Idiocraty !

 

Les multitudes dissidentes connectées travaillent, de facto (en aidant tous les services de mystification et de subversion, conséquence de cette logique bornée de l'information/désinformation/réinformation mortifère – Tout sauf la formation sur fond de Complotisme mainstream qui anime la Dissidence), pour l'accélération du processus finale de domination totale des peuples enracinés en cours et qui ne dit pas son NOM, par, notamment, la révolution permanente contre l'être et Dieu auto-générée par l'obstination narcissique d'utiliser les voies contre-initiatiques du Fétichisme de la Marchandise et de la Société du Spectacle pour s'opposer à la dialectique systémique du Capital en mouvement et des entités qui l'incarnent. Qui s'impose par la destruction de ce qui reste de la foi, de la morale, de l'éthique, de la décence commune, et, par la suggestion de l'existence d'un chaos synthétique, maîtrisable de sa console révolutionnaire, et raisonnable, libérateur, vendu comme un tabula rasa salvateur, et gentils alors que le chaos, est par essence divin et créateur, autant indéfinissable qu’incontrôlable. De quel chao parles-tu camarade ?

 

De facto, puisque ce positionnement, somme toute manichéen d'un certain dualisme transcendantal en opposition philosophique au monisme dialectique, opposition conceptuelle qu'a rappelé, pour ne pas dire initié, Alain Soral (dans une de ses nombreuses vidéos), et qui nous a permit d’opérer certaines distinctions, ce qui ne nous interdira pas de dire, qu'Alain Soral devrait regarder ses propres entretiens du Moi pour entretenir son moi-je avec lui-même à la lumière de ces subtils nuances qui stimulent notre pensée et participent à notre articulation globale, mais qui ne produit pas les mêmes effets sur le cerveau collectif d'E&R, qui devrait, selon nous, être à la pointe de la critique positive de la Dissidence, à la tête de l'Eurasisme européen contre le néo-souverainisme républicain , et très naïvement prétentieux, est au final, et à bien y réfléchir, prétendre incarner l’ordre par le chaos ou le chaos par le désordre contre le « système hégémonique » ou l' « hégémonie systémique » de l'Ordo ab chao ? Pour expliquer notre conception de la dualité, nous dirons qu'il faut séparer radicalement les notions d'élu et de héros

 

Ce que nous essayons de dire aux, nous avons volontairement grossit les traits, dissidents, clairement et précisément, c'est qu'il nous faut être vigilants sur ce que nous entendons par Révolution. Une orientation révolutionnaire d'esprit quatre-vingt-neuvième serait, selon Nous, une étrange façon de concevoir la contre-révolution ou la révolution authentique contre la révolution capitaliste en mouvement.

 

La France contre la République !

 

Inverser une inversion ne remet pas l'objet conceptuel à l'endroit traditionnel

 

La Dissidence, consciemment ou inconsciemment, initiée ou profane, s’associe, dans ses orientations et ses stratégies (diverses et variées, multiples et indistinctes, interchangeables et voilées), aux forces, physiquement et métaphysiquement, occultes des prophéties auto-réalisatrices en mouvement de croissance exponentielle, et, aux interactions, humaines et suprahumaines, dans ce monde moderne de la contre-initiation paradigmatique et systémique de la subversion mondialiste en mouvement, entre l'Hyper-Caste et les multitudes connectées, aux masques qui se cachent derrière ce « système » auto-révolutionnaire et auto-messianique de chaos synthétique perpétuelle, et aux visages qui se cachent derrière ces masques, ou encore, voudrait s'appuyer sur la logique rationnelle et socio-économique qui encadre ce « système », en imaginant récupérer la victoire totale du Libéralisme triomphant par la seule force de la raison et le simple fait d'avoir raison, par le procéder d'une métaphysique socialiste marxiciste sans Dieu, une métapolitique de regauchisation droitière de la Dissidence antitraditionaliste qui, à l'instar de la télévision, persuadera les multitudes connectées par l'entreprise de nouvelles économies virtuelles de services dissidents principalement basée sur l'idée unique d'un organe de presse alternatif et le concept exclusif de réinformation, une entreprise se plaçant donc dans la logique temporel de flux, du monde liquide de la clepsydre antiprésent, du sablier sans cesse retourné du Temps emprisonné, utilisant tous les moyens de productions, de spéculations, de communications, de marchandisations et de transports modernes de la Marchandise : la justice sociétalo-économiciste de la Société de l'avoir révolutionnaire et de l'indistinction dissidente sans sacralités et sans verticalités, ou, plus précisément, où l'Homme, est son propre Dieu, et plus exactement, son propre petit Lucifer, sa propre créature, sans jamais redécouvrir son être, la dialectique du Grand Soir à gauche, de l' Homme Providentiel à droite, fusionnés dans un néo-concept moderne de mythification de l'incapacité, tout ça motivé par un nouveau modèle de survie i-conomique et d'organe de propagande par définition aliénatoire, et qui nous apparaît se ranger, volontairement et par nécessité, du côté du chaos synthétique, de l'Argent et de l'Usure, d'abandonner toute dissidence authentique au post-libéralisme paradigmatique, nous restons, décidément, encore une fois, et peu importe par quels bouts nous prenons le problème, dans le schéma d'une consommation passive de la révolution qui profite à une très petite élite qui n'a même pas l'élégance révolutionnaire de son aventure et la poésie littéraire de sa dissidence, d'écrire sa théorie politique et de décrire sa voie philosophique, d'établir un « Que Faire ? » et de rétablir un « Comment vivre ? » dans la Dissidence mainstream... 

 

Des magiciens de pacotilles voulant plier la supra-volonté cosmologique principielle qui se cache derrière le chao primordiale des événements en cours par une dialectique sophistique de persuasion persuadée d'être une dialectique critique et positive suffisante sans s'immerger, sans véhiculer, sans se situer dans et s'orienter vers aucunes sources traditionalistes, ou, en faisant semblant d'en parler, tous les six mois, trois minutes, dans une vidéo au propos éphémère, entre la poire souverainiste et le fromage patriotique, après avoir vendu la sacro-sainte réinformation, sur fond de république, de démocratie et de laïcité, comme Graal d'une Dissidence opérative ?

 

Ou encore, de casser l'atome philosophique primordial du Logos Sacral originel et de percer le mystère métaphysique virginal de La Vérité Verticale principielle  par l'effet unique d'une réflexion néo-souverainiste passive et le fait exclusif d'une action de réinformation spéculative, le Cercle Complotiste Compulsif, la dingue-alliance du Cercle de la guimauve aristo-tellicienne, des Libres panseurs gueneau-plancétistes, des Gentils metavirus anonymes, indignés et volontaires, des abauzitistes proudho-quenelliens planbétistes, des upériens pourattentistes et des colibriens survivalo-sansplantistes (c'est le comble!),  les hommes debout au milieu des belges, en regardant quelques vidéos de François Asselineau et d’Étienne Chouard, ou en exécutant quelques quenelles et bras d'honneur, par la seule puissance de sa dialectique force sensationnelle sur youtube ou de son commentaire force pulsionnelle sur facebook, c’est selon, sans creuser les questions ou chercher la cause des causes selon les expressions con-sacrées dans la Dissidence-jamais-suivie-des-faits , sans travailler sérieusement à la ré-écriture perpétuelle d'un logos actif d'une théorie politique en acte et en mouvement ?

 

En bref, penser et vendre une Dissidence magique donnant accès à la science infuse par la connexion  internet, une alternative autocratique, tyrannique et totalitaire : démocratique, qui fait régner la quantité et le suffrage universel, qui n'a pas besoin de se remettre en question car elle incarnerait par auto-proclamation auto-plébiscitaire le tout-ras-le-bol révolutionnaire, une vérité populaire incarnée dans la Dissidence et incontestable, une Dissidence auto-réalisatrice, auto-messianique et auto-prophétique.

 

En somme, de maîtriser le réel épileptique de la Marchandise en mouvement dans sa totalité physique et la complexité métaphysique de son Spectacle stroboscopique.

 

Pour l'exprimer autrement, d'imiter le vice pour atteindre la vertu.

 

« L'annihilation de toute contradiction, ou mieux, la mise en scène de pseudo-alternances, de pseudos-luttes de pouvoir et pseudos-alternances qui donnent l'impression de sauver le réel politique mais en le vidant de toute substance, cette sécurisation du champ politique par la fiction est le but exclusif poursuivi en 2010 par nos modernes conseillers du Prince, consultants politiques, spin doctors et grands architectes du corps social qui passent leur temps à orienter la perception du réel et à bâtir des structures groupales en forme de pyramide, dont ils seront « l’œil qui voit tout » au sommet.

 

La revue d'analyses stratégiques De Defensa a qualifié de « virtualisme »  cet état où la perception du champ politique est volontairement déconnecté du réel. Le règne contemporain des pseudo-antagonismes, présentant les signes extérieurs de la contradiction mais dont les polarités apparemment engagées dans un rapport de force sont en réalité de connivence ou sous contrôle de l'étage au-dessus, nous fait ainsi entrer dans l'ère de la virtualisation sécuritaire et de l'abolition du réel en politique. » Anonyme, Gouverner par le chaos, Le virtualisme, p.57, aux éditions Max Milo 

 

De valider, d'imiter, de désirer, de mimer, d'assimiler, de cloner, et à trop se confondre avec lui, par la voie contre-initiatique de l’Éveil des multitudes connectées, être dissout, dans le synthétique et syncrétique délire électif et messianique mondialiste du Royaume acide terrestre et du chaos hollywoodien universel, d'une politique du Prince de la terre et d'un impérialisme droitdel'hommiste gazeux en opposition spectrale et maléfique à une métapolitique du Roi du Monde, du Grand Monarque, de l'Impérium chaleureux de la communauté généreuse de l'être et du chao primordial. L'être, c'est l'Impérium intérieur.

 

Vous voulez opposer le Génie de la Bastille aux Retour des Grands Temps ?

 

Faites.

 

Une nouvelle opposition systémique et nécessaire qui émane de ce système mortifère de croissance exponentielle, ce messianisme pressé des prophéties auto-réalisatrices des élites démocratiques, républicaines et laïques, qui ont les particularités récurrentes d'être franc-maçonniques, atlantistes et sionistes, ou d'utiliser les mêmes méthodes sophistiques que ces loges, partis et lobbys, pantins d'élite dangereusement drolatiques articulés par les marionnettistes et mécanismes de la contre-initiation et de la subversion mondialiste de la République globale, élites auto-proclamées par le suffrage universel de l'opinion fabriquée et consentante, par l'accumulation du Capital, l'usure électorale, de celles qui prétendent accomplir le travail de Dieu et arracher Dieu du cœur des hommes ; Le Graal inversé. Ou Le Libre Penseur dans l'infernale filiation de Sabbatai Tsevi. La diabolique continuation de Jacob Frank. Dans la satanique transmission des kabbalistes argentiers, usuriers et rentiers ? Horreur. Douce horreur. (Puisque nous avons envoyé nos travaux radicaux et originaux à notre LLP national et qu'il a, lui aussi, libre de ses pensées, refusé, non pas de les relayer, nous n'en demandions pas tant, mais d'éventuellement y jeter un coup d’œil, d'accuser réception et de nous répondre quand il en aurait le temps... Complot, hasard, réalité scientifique ? On ne sait plus...) Comme quoi, dire la Vérité n'a jamais été suffisant, et ne le sera jamais... Nul n'est prophète en son pays. L'établissement d'un constat de faillite perpétuelle ne remplace pas la capacité de formuler une conclusion essentielle à un commencement de quelque chose, si nous ne sommes pas capables de formuler une conclusion, cette convergence de constats qu'est la Dissidence n'aura servit à rien bande de dégénérés !

 

« L’apoliteia, c’est l’irrévocable distance intérieure à l’égard de la société moderne et de ses « valeurs »; c’est le refus de s’unir à celle-ci par le moindre lien spirituel ou moral. » Julius Evola - Chevaucher le Tigre.

 

De prétendre, nonchalalamment, être le contraire, ou le contestataire du « système », ou diffèrent, autre que le « système », l'élu du « système », en opposition ou en marge, la réponse à cette inversion de valeurs permanente qui est la fonction même du « système », d'incarner ce qui existait avant cette inversion ; d'être « antisystème »...

 

Or, être le contraire, ou le contestataire, d'une inversion, être et se construire, contre (définition parfaite du non-être), tout en s'appuyant uniquement sur, ou, en se construisant exclusivement contre, les principes, valeurs et fondamentaux issus de la philosophie qui anime profondément cette inversion, en les imitant, d'une manière ou d'une autre, pour participer coûte que coûte à ce « système », par tous les moyens, ce qui relève du désir mimétique (bouc-émissaire et inversion accusatoire, fascination et répulsion), n'est pas ce que nous pouvons appeler un état de dissidence, une résolution révolutionnaire authentique, ni un retour radical aux origines d'avant cette inversion dans l'avancement révolutionnaire de la Tradition de l'être en mouvement irrépressible de retour à sa primordialité sacrale, autant que faire se peut, c'est, par définition, une acceptation totale de la destruction de la Tradition, la continuation, la perpétuation et la progression des conceptions modernes de l'organisation libéralisante de la « société » et du « système », une transmission contre-initiatique et subversive conspirativement confusionnelle de la Révolution par la dialectique sophistique des vrais-faux trucs, de la vraie-fausse démocratie, de la vraie-fausse république, de la vraie-fausse laïcité, de la vraie-fausse connerie, et des vrais-faux enculés ? La légèreté dans l’intransigeance, voilà notre créneau.

 

C'est-à-dire, le refus de la transmission des connaissances primordiales qui annulent radicalement les injonctions progressistes, tout ce qu'elles entraînent de Marchandise et de Spectacle, mais il paraît, que continuer de se dresser contre le Fétichisme de la Marchandise et la Société du Spectacle, dans le rejet originelle de l'Usure et des marchands du Temple, c'est être un gauchiste, nous serions donc des gauchistes, cette remarque venant de la logique dissidente qui veut qu'après avoir écrit L'effroyable imposture du Rap, on monte un Label commercial de Rap dissident. Chacun jugera de la pertinence de cette remarque sur base de cette logique. Le mot rap accolé au mot dissidence est en soit une imposture, en effet, nous connaissons bien le monde du rap, le milieu du rap, du moins, nous connaissions, et nous n'avons pas attendu la Dissidence pour critiquer le rap, nous avions comprit son imposture intuitivement il y a bientôt dix ans, ce qui ne nous empêche pas d'avoir lu l'ouvrage de Mathias Cardet avec délectation... Ce qui ne nous empêche pas non plus de douter de l'utilité culturelle de BrasD'Honneur production et notamment après relecture du livre de Monsieur Cardet... Ou quand la dialectique du Capital investit le logos dissident.

 

« Le rap français n'a rien inventé.

Il n'est qu'un avatar des applications des théoriciens du rap US.

1988. C'est le deuxième septennat de Mitterrand. La fin des illusions, notamment chez les classes populaires. La stratégie d'ethniciser les conflits sociaux à des fins électorales a parfaitement fonctionné. D'une part, en « victimisant » et en récupérant le vote immigré par le biais d'associations de type SOS Racisme, et d'autre part, en favorisant l'émergence d'un Front National fort pour couper l'herbe sous le pied du RPR.

Résultat, la fracture est bien présente dans les quartiers populaires entre, pour schématiser, les Noirs et les Arabes d'un côté, et les Blancs de l'autre. Blancs qui, dans certains quartiers et dans un désir d'acceptation (ou de survie?), devront adopter les codes de vie d'une population démographiquement beaucoup plus importante. Puis, les immigrés éduqués au culte de la repentance par Harlem Désir
(mimétique, ndlr) et sa fine équipe tomberont dans la revendication identitaire, poussant ceux qui furent derrière SOS Racisme à voter la loi contre le voile de 1989 face au « péril barbu ». » Mathias Cardet, L'effroyable imposture du rap, Acte III, pp. 145-146, aux éditions Blanche, collection Kontre-Kulture

 

Une Dissidence de moins en moins dissidente qui ne quitte pas l'arc marchand de la république spectaculaire, l'hors-pôle liquide, aérien, gazeux et virtuel du Libéralisme triomphant sans terre, sans possibilités de réenracinement profond, et dont la pseudo-critique du Capital revient a participer bruyamment de la disputation interne sur la gestion alternative du post-libéralisme paradigmatique entre libéraux, libertaires et libertariens du monde post-moderne accepté, de participer, confortablement ou pauvrement installé, de la décision collective numérique du déclenchement des chaos mystificateurs dont le « système » a besoin pour sa transition, pour la Dissidence, une révolution vers de nouveaux modèles économique de produits culturels téléchargeables et jetables, vers une nouvelle forme de propagande, une économie de i-services, i-divertissements, i-dissidences, une Dissidence-à-usage-unique de plus ou moins spectateurs, plus ou moins consommateurs, plus ou moins sponsors du « système », plus ou moins intermédiaires, plus ou moins dans l'alternative systémique, offrir à toutes les niches de l'uniformité multiculturelle, toutes les chapelles de la relativité globalisante, à toutes les tribus des multitudes connectées l'exact produit de son indistinction, et non participer, au mieux dans le pire, violemment, à la destruction de la Marchandise. Une Dissidence de masse qui nourrit la bête du chaos synthétique et organisé, une idée totalement opposée à l'idée de Chevaucher le Tigre et à la définition de Chaos primordial que nous évoquons dans cet article à travers les écrits d'Alexandre Douguine.

 

« Nous vivons bien dans une forme politique démocratique dérivant sans attache solide vers une tyrannie mimétique détenue par une oligarchie. L’élection va vers le plébiscite, et le plébiscite vers le sondage. Le sondage est un mythe. Sondage réifié, et au nom duquel parlent les maîtres des médias. Personne n'est jamais consulté, mais nous avons toujours une opinion, et de préférence une opinion favorable.

 

Cette forme politique qui n'a pas encore de nom - le capitalisme réel - développe un Langage - une matrice combinatoire idéologique - de mieux en mieux identifiable,même s'il n'est pas assez distant des hommes pour être encore un objet d'étude courant.

 

Ce langage est présent au café du matin des travailleurs, à la radio, à la télé, sur internet, en tout lieu et en tous temps. Il est familier et rassurant. Il s'indigne énormément et se félicite sans cesse de nouveaux progrès, alors que la situation moyenne des hommes ne cesse de s'aggraver sans provoquer aucune indignation ni constater aucun progrès.

 

Ce Langage exige morale et normalité - le nom moderne de la normativité bureaucratique - et paiement des dettes - c'est à dire de l'argent que les salariés doivent au Capital,directement ou à travers l’État. Il met tout le monde d'accord par des images simples suscitant l'émotion comme dans un film industriel. Il ne cesse de désigner l'ami libéral et l'ennemi. Il est à l'évidence un bourrage de crane, une propagande. Il est le support et le cadre de l'expression des masses.

 

Pour notre part, nous prévoyons de rester dissident, et donc éventuellement d'être désignés comme ennemi, un méchant dans le Langage et par ses termes : violent, fasciste, ultra-gauchiste, terroriste, raciste, sexiste ou encore bien d'autres choses, comme pervers ou criminel ou dépressif. » Lancelot, Proclamation au Souvenir de Maïakovsky - le passé du Futurisme, L'encyclopédie du souterrain

 

Des Prophéties sacrales et ancestrales comme des mises-en-gardes verticales par la voie initiatique communale de la Tradition primordiale et la critique radicale du Capital aux Horizontalités sociétales auto-réalisatrices du chaos synthétique auto-prophétisé par la voie contre-initiatique de la subversion mondialiste de l'Hyper-Caste auto-messianique de la République globale, la logique de la Marchandise et du Spectacle démocratique des troupes d'occupation mentale du Faux-omniprésent

 

« L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellectuel ait élaboré. Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère les réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduits au délire des grandeurs ou à celui de la persécution et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines. » Paul Valéry, déniché dans Le sens de l'Histoire, une histoire du messianisme en politique

 

La Dissidence mainstream, auto-satisfaite, le groupe des dissidents à mentalité primitive, ne comprend pas, ou feigne de comprendre, que des prophéties, c’est d’abord et avant tout, des mises-en-gardes ce qui arrivera si nous échouons, si nous n’œuvrons pas assez, si nous ne prions pas assez, ne réfléchissons pas assez, ne pardonnons pas assez, ne résistons pas assez, philosophiquement, politiquement et spirituellement sur le plan des valeurs, des principes et des fondamentaux à l'anti-monde du Spectacle et de la Marchandise, de la Dérision et du Nivellement par le bas (nous pensons aux prophéties de Notre-Dame de la Salette et à ses recommandations) ou le simple rappel d'un cycle cosmique, historique, politique, qui se répète, qui nous influence, que seuls l’Héroïsme, la Prière et l'Invisible peuvent transcender  ; ni plus, ni moins. Les prophéties ne sont pas des suggestions d'attentisme ou d'hystérie collective. Ils pensent incarner, dans un futur proche, comme si il y avait un casting cela ce qui expliquerait toutes ces photos d'exécutions de quenelles pour tout CV dissident et révolutionnaire, et qu'ils se sentiraient donc légitimes, sur base de critères inconnus, de jouer ce rôle d'avant-garde, et ceci étant, ils acceptent déjà de n'être QUE des acteurs du Grand Jeu contre-initiatique en mouvement , le retournement dialectique du triomphe libéral et de la victoire totale de la dialectique du Capital en mouvement dans une interprétation rationaliste,  réaliste et relativiste de ces prophéties messianiques métaphysiques et matérialistes sur lesquelles ils spéculent et dans lesquelles ils se projettent, autrement dit, ils fondent leurs imaginaires révolutionnaires dans les rêves réactionnaires de l'ennemi...

 

Il est pourtant souvent rappelé, pour résumer, à travers la très très très longue histoire des philosophies et des religions, dans la théologie-politique bien comprise de ces religions et ces philosophies, au fil de la Tradition, que les Mythes, les Révélations, les Prophéties, les Messianismes, dans leurs Transmissions exotériques et ésotériques, ces rappels et ses mises-en-garde, ne peuvent être que partiellement compris par la foi et la raison en notre recherche de la vérité, dans nos limites, physiquement et métaphysiquement, humaines, d'être politique, et qu'il nous est seulement demandé de prier, d'être prêt, d'étudier et de résister au malin et à son système, aux personnes qui incarnent ce système en conscience et jouissent du pourrissement capitaliste, quoiqu'il arrive et jusqu'à la Fin, car, si la Fin des temps, en tant que concept théologique, philosophique et politique ce concept métaphysique, métaphorique et métahistorique n'est pas uniquement une idée religieuse comme la Dissidence mainstream pourrait le penser dans ses imprécisions , qui est pour nous le Retour des Grands Temps, aura lieu, le délire messianique de vouloir et de prétendre pouvoir incarner des prophéties auto-réalisatrices, qui sont une inversion eschatologique, est surtout une justification de leurs vices et malices en attendant le Déluge originel Origine ne supportant aucune manipulation en son Feu, ces gens là pourrissent concrètement le quotidien des peuples enracinés depuis des siècles, un vrai-faux apocalypse qui se fait attendre et sur lequel nous ne pouvons pas fonder une envie de vivre en vie, et ce, quoiqu'il en soit de cet apocalypse toujours proche et toujours lointain...

 

Si il est bien d'une épreuve et d'une lutte à mener, c'est bien celle contre cette hyper-caste hors-sol et hors-pôle, kabbaliste  en économie et contre-initiatique en Cabale, anti-traditionaliste et contre-alchimique, qui joue à la fois aux prophètes, aux martyrs, au Messie et à l'Antéchrist. La Dissidence n'a pas vocation d'être le petit cheval et la poupée désarticulée du Grand Jeu de cette hyper-caste mais bien de s'extraire de son illusion matricielle, de sa virtualité et ses précipitations. Les prophéties ne sont pas des excuses éternelles à l'indécision, à l'impuissance. Elles sont une incitation à l'Héroïsme du Recours aux forêts et une incantation pour le Retour de la communauté sacrale de l'être de la Race, de  l'Esprit et de l'Impérium intérieurs, le dissident se dirigeant vers l'épreuve du Feu.

 

« Les habitants de la terre se divisent en deux, Ceux qui ont de l’esprit mais pas de religion, Et ceux qui ont de la religion mais pas d’esprit. » Abu-l-Ala al-Maari

 

La vocation précise des Écritures sacrées de tous les Temps et de toutes les Civilisations, des Révélations prophétiques justifiées, des architectures antiques antisismiques, des symboles géométriques primordiaux, des runes ancestrales, de la poésie sacrale de l'être, des mises-en-garde eschatologiques et/ou même des textes marxiens contre la Social-démocratie marxiste, toutes les analyses (historiques, géopolitiques, économiques, écologiques, énergétiques, ethniques, démographiques, cosmologiques, sociologiques, anthropologiques, etc) radicales, nationalistes, non-conformistes, traditionalistes et eurasistes, outre de transmettre une connaissance primordiale du monde qui nous entoure, sont de nous prévenir de ce cycle qui se répète, et de nous aider à nous positionner dans cette sphère et nous orienter en ce Temps qualifié de tous les Grands retours anthologiques et ontologiques de l'Instinct primordial de préservation.

 

Nous ne comprenons pas, interprétons mal, n'acceptons pas et n’écoutons pas la résonance entre ces analyses matérialistes et les révélations métaphysiques, qui nous disent ce qui est arrivé et ce qui arrivera si nous ne respectons pas un certain ordre naturel et certaines règles empiriques, cycliques, universelles, immuables, ou, simplement, ne tirons pas les leçons des expériences des guerres, des effondrements et des chaos à travers la grande histoire de l'Humanité de l'être et de la Civilisation de l'individu en double dialogue et dans un double rapport de force complexes et permanents qui reflètent une partie de l'essence et du secret de la double origine de la France. Autrement dit, nous ne comprenons pas notre interaction, celle de la Dissidence, avec l'histoire visible et invisible. Quand vous dites : Tout est écrit !, méfiez-vous bien de penser que ce Tout, son écriture et sa ré-écriture sont limités à une seule voie, un seul sentier, à votre voie, à la voie de la Dissidence telle qu'elle est admise par tous, et que les limites que vous vous donnez et qui vous sont imposées, de par la complexité de la Création et la réalité contre-initiatique systémique du paradigme post-libéral dans lequel nous avons nos interactions dissidentes, sont les limites de ce Tout, de cette écriture et de cette ré-écriture permanente. La Dissidence n'est plus une voie, c'est un ronron systémique de la dialectique du Capital en mouvement, que nous devons, nous autres, hommes libres, combattre.

 

Tout n'a pas de limite et Tout est indépendant de volonté individuelle de suivre sa voie. Le destin, c'est deux voies, l'une néfaste, l'autre favorable, mais le fatum n'est pas Rien.

 

TOUT est volonté de puissance toujours déjà présente.

 

« En conclusion, je voudrais dire qu’il n’est pas juste de considérer le Chaos comme appartenant au passé. Le Chaos est éternel, a éternellement coexisté avec le temps. Le Chaos est donc toujours absolument nouveau, frais et spontané. Il pourrait être vu comme la source de tout type d’invention et de fraîcheur parce que son éternité comprend toujours plus que ce qui a été, que ce qui est ou que ce qui sera. Le Logos lui-même ne peut exister sans le Chaos, comme un poisson ne peut vivre sans eau. Si l’on sort un poisson de l’eau, il meurt. Si le poisson insiste excessivement sur le fait qu’il est autre chose que l’eau autour de lui (même si c’est vrai), il s’échoue sur le rivage et y meurt. C’est une espèce de poisson fou. Puis si nous le remettons dans l’eau, il y sautera de nouveau. Alors laissons-le mourir s’il le veut. Il y a d’autres poissons dans les profondeurs. Suivons-les. » Alexandre Douguine

 

(Retour) Critique du concept de désinformation/réinformation 

 

« Le concept équivoque de désinformation, mis en vogue ces temps derniers par ceux qui souhaiteraient voir se mettre en place une autre forme d'économie politique de l'aliénation et qui aboutit finalement à faire croire que le mensonge résulterait d'une simple utilisation inadéquate et malveillante de l'authenticité qu'il conviendrait uniquement de changer en bon usage de réinformation, oublie que c'est la marchandise qui est en soi pure contre-vérité.


Tant que le fétichisme de la marchandise existera, et peu importe là quelle faction étatique en assume la gestion, le renseignement et l'investigation, la vérité officielle du spectacle démocratique ne saurait être autre chose que la perfide impérialiste du marché, puissance la plus hostile qui puisse être pour la vraie passion de vérité humaine.


Ainsi, de l'extrême droite à l'extrême gauche du Capital, tous les contre-médiatiques qui voudraient simplement changer d’État et modifier la donne de l'argent, omettent de voir que le faux ne résulte nullement de soi-disant mauvais jugements, observations ou déductions mais qu'il est, a contrario, l'impeccable conclusion du bon raisonnement spectaliste de l'intellection marchande. » Francis Cousin, L’être contre l'avoir, I. La déchirure accomplie de l'être, p.19, aux éditions Le retour aux sources

 

La critique du concept de désinformation, est, par extension, la critique du concept de réinformation. Nous pensons que la Dissidence emblématique, officielle et mainstream s'attache exagérément, obstinément et suicidairement, à s'opposer uniquement contre, et se justifier exclusivement par rapport, au mainstream politiquo-médiatique, plutôt que de s'opposer radicalement à ses troupes d'occupations mentales et autrement que par la réinformation (ou la participation spéculative à la disputation interne de la Dissidence interne à l'arc républicain de disputation laïque interne sur la gestion démocratique du Libéralisme triomphant entre capitalistes trois fois libéraux sur la gestion alternative de la Marchandise et l'organisation subversive du Spectacle), à dépenser toute son énergie symbiotique à démontrer ses vraies-fausses mystifications dans l’édification d'un mainstream alternatif compétitif aux dépends de la construction d'une philosophie-politique radicale vers un mouvement clandestin de retour à l'être.

 

« Le masquage généralisé se tient derrière le spectacle qui donne ainsi à infiniment contempler quelque chose en tant que complément décisif et stratégique de ce qu'il doit empêcher simultanément que l'on voie et, si l'on va au fond des choses, c'est bien là son opération la plus importante : obliger à sans cesse observer ceci pour surtout ne point laisser appréhender cela. »Francis Cousin, L'être contre l'avoir, VI La vérité de la crise financière, p. 226, aux éditions Le retour aux sources

 

Et on complétera, avec combien de minutie, la liste des œuvres macabres de la modernité et de l'idéologie du Progrès recensés sur la grande toile,  remplir notre petit musée des horreurs individuel, alimentant l'exposition virtuelle et universelle permanente, tout en sirotant notre petit lait, internet, une surexposition des faits divers les plus sordides, figés dans les cristaux de pixels, incrustés dans notre inconscient, y déclenchant le processus d'enfermement et toute l'incapacité de cet isolement. Voyeurisme malsain ? Bien entendu. Mais ne le dites pas. Ne le dites pas car ici, les noirs collectionneurs et faiseurs de cauchemars sont les rois de la toute-puissante réinformation et les accélérateurs chéris du chaos synthétique ; royaume de craintes, empire de méfiancesparadis artificiel d'âmes apeurées et enfuies dans l'être en effacement de vie.

 

« Le concept de désinformation est insuffisant. IL nous donnerait à croire que le système matraque, que le système par une technique de renversement construit le Faux. Or, le Faux n'est pas une construction diabolique et complotiste d'états majors petits, moyens ou grands, le Faux, est la substance même du fétichisme de la marchandise, c'est une immanence. Bien évidement, il y a des états majors dans les services qui organisent, mais ils n'ont aucuns pouvoirs, ils sont eux mêmes dans la mystification du fétichisme, ça ne sont pas les états majors qui organisent le fétichisme de la marchandise, c'est le fétichisme de la marchandise qui manipule et qui organise les états majors. » Extrait de l'émission : Francis Cousin : L'être contre l'avoir sur Méridien Zéro

 

Les collectionneurs de néant, ou du bonheur tout-à-l'égout, les deux cas se vérifient, ont pour eux le double argument de la Vérité du mal et de la Vérité du bien. Qu'il faut rendre cette double vérité permanente transparente, habituelle, admise, en exposant le moindre drame et la moindre tragédie, LE MAL A RAISON, en commentant frénétiquement la cruauté mise à disposition, choquante, des images violant nos cerveaux, créant les germes de la folie normale, de la dépression organisée. Pour « prendre conscience » ; conscience malsaine de notre sereine impuissance. Rendant publique toutes les hontes, et pas pour leur Salut, se foutant des pudeurs sacrées, un sadisme démocratique, où toutes les victimes du monde moderne prostituées à l'écran de toutes les perversions deviennent les exemples indiscutables de notre soumission confortable ; notre déni de la Beauté. Internet c'est l'antilittérature ; l'anticulture. Comment peut-on pousser dans l'irréel numérique ? Comment peut-on grandir dans les bas-plafonds de la Laideur et de ses aberrations comme réalité quotidienne augmentée ?

 

Complotisme compulsif et Réinformation mortifère entraînant cette logique de noirceur passive - ou de béatitude contemplative -, exprimant la jouissance spectaliste de cette partouze d'indignations à haut-débit, Il est interdit d'interdire internet ! (et les nouveaux modèles i-conomiques qu'offre internet), internet et les réseaux asociaux ascensionnels devenant le vide-à-ordures cosmique du Complotisme tout-puissant, la rubrique des chiens deux fois écrasés, de toute la crasse involutive, de toutes les volontés d'accélération du processus synthétique de chaos mondial organisé par les prêtres-journalistes et les rois-actionnaires du royaume terrestre, excitée et incitée par les faux-messianismes économiques, les kabbales financières, les eschatologies-scatologiques modernes, les prophéties marxistes des assassins de Marx et de Mussolini, la philosophie trois fois Libérale de l'hégémonie thalassocratique, les dogmes droitdel'hommistes, le mythe égalitariste, la tyrannie universelle du Progrès, l'apologie du Cosmopolitisme, la dictature de la Liberté d'expres-sion, etc. La chronique de l'être trois fois écrabouillé.

 

Une con-vergence de l'hyper-caste supra-territorial hors-sol et hors-pôle, élite liquide et aérienne, et des multitudes connectées, citoyens du monde déracinés, individus divisibles et indistincts, s'opère, en plein jour de la Nuit. Une convergence basée sur la double volonté de Changement Ici et Maintenant, en réalité sur le seul besoin des élites d'amorcer une phase transitionnelle vers une réorganisation économique globale et une reconfiguration socio-médiatique de la Fin de l'Histoire, une réaffirmation militaire du statu-quo et une réadaptation historique du triomphe incontestable du Libéralisme comme paradigme universel de la dialectique du Capital (post-libéralisme), comme matrice anthropologique, comme hégémonie intégrale de l'homme totalement libéral voulant préserver son pouvoir d'achat contre l'Homme total de la Tradition primordiale et de la trifonctionalité rassemblée  voulant détruire la Marchandise. Et dans cette période, cette phase de transition, l'Empire global doit occuper les esprits avec toute la misère humaine qu'il génère, dans la plus grande dérision possible, cette alternance, cette double interaction  des troupes schizophréniques d'occupation mentale et des hordes hystériques de la mystification du Faux omniprésent, nouvelle alliance néo-souverainiste des dissidences du Complotisme compulsif et de la Réinformation mortifère, amenant le spectateur, soit, dans l'inertie, le Mythe incapacitant de la toute puissance de l'ennemi, soit dans l'Utopie révolutionnaire, entre autres, le Mythe incapacitant du Grand Soir - avant prolétarien et marxiste, aujourd'hui new-age et complotiste.

 

Une opposition virtualiste, thermomètre et curseur de réajustement pour les élites globales, peut-être même, source d'inspiration par la récupération des données, bénévolat à la théorisation définitive du Libéralisme éternel par le croisement de celles-ci, observatoire vivant de l'impact des propagandes systémiques, laboratoire au Meilleur des mondes, exit la Beauté et la Création, exit la Liberté et la Tradition, tout ce que vous pourrez dire de critique positive sera retenu contre vous, vous qui ne jouez pas le Grand Jeu de l’accélération et de l'incapacité, qui ne participez pas à l'entreprise monde selon les règles républicaines et démocratiques de la disputation interne sur la gestion du Libéralisme triomphant entre libéraux. Entre modernes, progressistes, entre libéraux de gauche, de droite, du centre, entre libéraux anarchistes et conservateurs, entre libéraux bobos et catholiques, entre libéraux de branche et de souche.

 

« La théorie de l’information

 

Retour à la théorie de l’information avec Claude Shannon, chercheur des Bell Telephone Laboratories, qui publia « The mathematical theory of communication ». Information et communication sont déjà intrinsèquement liées. Qu’est-ce que l’information ? Simplifions ce qu’en disait Wiener. Etymologiquement (in-former), elle est une mise en forme. De quoi ? De données, ou bits. Pour sortir du domaine électronique, regardez tout autour de vous. Considérez chacune des plus petites particules que vous voyez comme des données, que votre cerveau est chargé de traiter. Pour pousser un peu sur la métaphore, comparons notre capacité à calculer les données comme un appareil photo dont la résolution peut analyser un nombre plus ou moins grand de pixels. Ces pixels sont les données que le cerveau, la boîte noire (en langage télégraphique) analyse pour en extraire l’information. Mais toutes les données ne sont pas utiles. Elles peuvent être constituées de bruit, qui interfère (perturbe) de manière aléatoire la transmission (de langage, de son, d’image), en particulier dans les machines analogiques. Pour pallier cet écueil, Shannon proposa le concept de « redondance », i. e. la prévisibilité d’une information en fonction des autres informations déjà transmises, la capacité de deviner avec une certitude accentuée une information même en cas d’interruption du séquençage (en cas de bruit). Gleick, vulgarisateur de la théorie du chaos, donne des précisions : « Selon la théorie de Shannon, le discours ordinaire se compose à plus de cinquante pour cent de redondances, sous forme de sons ou de lettres qui ne sont pas strictement nécessaires à la communication d’un message. C’est un fait connu : la communication ordinaire dans un monde de marmonneurs et d’erreurs typographiques dépend de la redondance. Ce phénomène trouvait son illustration dans la célèbre publicité pour les cours de sténo – if u cn rd ths msg5 – et la théorie de l’information permettait de le mesurer. Par rapport au hasard, la redondance constitue un écart prévisible. »6 Elle permet à l’opérateur chargé de s’attaquer au message contaminé d’optimiser ses possibilités de restauration et donc de minimisation de l’erreur.

 

En outre, Shannon apporta à sa théorie la notion d’entropie, degré de mesure de la désorganisation d’un système, héritage de la thermodynamique. L’information permet de limiter le bruit, donc facilite un fonctionnement correct du programme informatique, du moins plus précis que le bruit des machines analogiques. Bref, l’information, nous l’avons déjà vu, c’est l’ordre, la néguentropie. Elle protège donc, dans une certaine mesure, de la génération d’entropie, c’est-à-dire le mélange, le désordre, l’aléatoire. En informatique, le passage de l’analogique au digital (de digit, les doigts) a permis d’acquérir cette précision et de développer les ordinateurs (rappelons le nom anglais, computer, « calculateur »). Dans cette nouvelle méthode, l’information est véhiculée (communiquée) par l’utilisation de nombres exprimés dans une base binaire (0 ou 1). » Thibault Philippe, Informatique & information, Scriptoblog

 

La réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

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