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23/12/2014

Du lâcher prise, ou la Belgique libérée

 

Regarder l'entretien vidéo Histoire de la Belgique, par Robert Steuckers (Mai 2014)

 

Nous connaissons la question du régionalisme posée comme stratégie mondialiste de morcellement des États-nations (qui ne sont même plus fondés en droit)... 

 

Comment parler d'Europe dans une Europe occupée et bientôt totalement annexée à l'Empire global  via le TAFTA ?

 

Lâcher prise

 

"C'est dans l'Idée que doit être reconnue notre vraie patrie. Ce qui compte aujourd’hui, ce n'est pas le fait d'appartenir à une même terre ou de parler une même langue, c'est le fait de partager la même idée." Julius Evola

 

Dans une guerre comme aux échecs, il faut sacrifier des pions. La République mondiale a donc donné au Spaakistan, ancienne Belgique, le rôle engloutissant de trou noir étasunien pour avaler l'Europe. Une idée, une question, une stratégie alors inexploitée nous apparaît, le projet étant de toutes façons déjà bien entamé, rendons, ou donnons, à la Flandre sont indépendance, du moins, soyons dans cette logique, optique et perspective, préparons cette possibilité, quand nous pensons la Belgique et l'Europe, cela fait-il le jeu du Mondialisme ? La question est plutôt : qu'est-ce qui ne fait pas le jeu du Mondialisme ? C'est le statu-quo et l'immobilisme européen qui font le jeu des mondialistes en premier lieu.

 

Les mondialistes disent tout, récupèrent et retournent tous les concepts politiques à leur avantage, détournent le sens même des mots, ils ont comprit que c'est la philosophie qui était à la source de toute politique - d'une politique intérieure toujours au service d'une géopolitique internationale -, et non l'organisation constitutionnelle et technocratique, institutionnelle et administrative du système et de la société : c'est les valeurs qui motivent les prises de décisions collectives, les principes qui régissent l'expression opérative de ces décisions à travers les administrations et les fondamentaux qui établissent la religion active de l’État, de la Nation et de la Société. C'est donc les valeurs, les principes et les fondamentaux qui organisent réellement les espaces politiques et qui dictent l'économie n'étant les reflets que de la Tradition en acte. Comme la dette est de l'usure, et pas de la vraie-fausse économie. L'UE est du Capitalisme-libéral et pas de la vraie-fausse démocratie. Les automatismes du système sont les spasmes du Libéralisme, les fumées épaisses de l'opium marxiste et le miasme capitaliste indiquent un feu, un logos agissant, des mots prononcés, d'ailleurs, que font d'autres les intellectuels que de prononcer des mots, nous leur demandons alors si leur logos est idéologiquement neutre autant que leur feu est tiède ?

 

Le système est trop fort pour le moment ; certes. Mais c'est justement en y allant fort dans sur le plans des idées, c'est en s'attaquant de la manière la plus corrosive aux institutions républicaines, démocratiques et laïques des états-nations ; en éprouvant les fonctions universalisantes et uniformisantes des constitutions supranationales du Droit internationale et des Droits de l'homme ; en critiquant brutalement nos propres modèles et systèmes spéculatifs ; en bousculant les ronrons internes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ; c'est en opérant des synergies révolutionnaires authentiquement traditionalistes que nous ferons sortir l'UE de l'Europe, que nous porterons un coup de semonce à l'hyper-classe, ça n'est pas l'article 51, un référendum démocratique ou un Souverainisme tyrannique qui va rétablir l'Europe et la Tradition, car, pendant que nous discutons du régime démocratique idéal, que nous étirons des plans libertaires sur la queue de la commette républicaine, la publicité, les séries télévisés, le journal de 20h, les emballages des produits de consommation, les propagandes internet, l'éducation nationale et autres troupes d'occupation mentale : le Libéralisme triomphant,  envahissent les imaginaires et colonisent les esprits.

 

Et Comment parler sérieusement d'Europe quand la grille de lecture géopolitique de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream est le produit d'une articulation globale des théories de Pierre Hillard, d’Étienne Chouard, de Salim Laïbi, de Laurent Louis, de François Asselineau, de Thierry Meyssan, d'Alain Benajam et d'Alain Soral (pour donner un échantillon significatif des articulations possibles), c'est-à-dire, des anti-européistes primaires qui, il faut le dire, entretiennent cette tiédeur aux allures de feu, triplement imposée, qui défini la méthode unique et exclusive de la Dissidence pour réponde à ces questions européennes et qui est devenue hégémonique ?

 

En effet, comment décoloniser les esprits quand les organes principaux de diffusions de la Dissidence mainstream qui appliquent la Stratégie de l'édredon pour écarter ce qui pourrait nuire à l'idéologie néo-souverainiste idéologiquement neutre ?

 

Il faut savoir que si vous abordez une réflexion critique, ces bougres n'auront même pas la courtoisie d'accuser réception de vos apports, alors que les dissidences emblématiques, officielles et mainstream manquent cruellement d'auto-critique sur leur méthode et leur stratégie, et la Dissidence doit aux militants du quotidien d'engager une réflexion sur leur identité politique propre, sur leurs orientations, nous pensons que personne ne peut affirmer le contraire et nous croyons avoir démontré dans nos différents travaux, c'est trois dernières années, que le néo-souverainisme est un piège et que ce piège se refermera bientôt définitivement si personne ne fait bouger les lignes avec l'idée de Quatrième théorie politique.

 

Les têtes d'affiche de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle ne nous vendent, n'éventent et ne vantent plus que les valeurs démocratiques, les principes républicains et les fondamentaux laïques selon la théorie relativiste et marxisante des vrais-faux trucs : La vraie-fausse démocratie chouardienne, la vraie-fausse 6ème République mélenchonienne et la vraie-fausse laïcité dieudoniste.

 

Pas en Démocratie ? La Tyrannie est exactement l'aboutissement de la Démocratie. Nous sourions quand les démocrates attendent la mutation finale de leur créature pour s'en étonner plus qu'ils ne s'en indignent aujourd'hui, le principe démocratique est intrinsèquement subversif, et alors que cet aboutissement inéluctable est connu depuis les grecs, et que dans la démocratie grecque existait encore le statut de citoyen, car, si le tirage au sort est le garant d'une véritable démocratie dans la maîtrise des inévitables rapport de force lié, notamment, à la course au pouvoir, le citoyen, est le garant d'un tirage au sort cohérent avec le pays réel.

 

Pas en République ? Depuis les origines de la République dite française, qui est une insulte à la Res publica Romaine dans son appellation de république, le patriotisme républicain, que vend aujourd'hui la dissidence comme valeur centrale de notre combat contre l'Empire, est le cache-sexe du parti de l'étranger : le CRIF était en germe dans le patriotisme anti-nationale de 1789. La Démocratie et la République modernes, double-régime schizophrène et antagoniste dans son articulation même,  est l'organe de propagande des Droits de l'homme : Table de la loi de l'ONU. Empire du non-être masqué et Noachisme déguisé.

 

Avant de pouvoir sortir de l'UE, essayons de sortir de notre complexe de Don Quichotte et de notre syndrome de Stockholm, double pathologie entretenue par le néo-souverainisme, pourquoi se battre pour une Unité nationale belge, qui n'existe pas, et pourquoi, vouloir à tout prix s'inventer cette unité fantasmé dans un pays occupé, et de quelle manière, depuis plus de 60 ans par les États-Unis ?

 

Si il y avait une volonté d'unité nationale en Belgique et chez les dissidents belges, il existerait des cercles nationalistes de coopérations wallo-flandriennes et Laurent Louis appellerait à voter en flamand et en allemand et pas en arabe ou en congolais - ce qui démontre, une fois de plus, que ce "néo-patriotisme" dont tout le monde se revendique est le cheval de Troie du Parti de l'étranger, aux détriments des immigrés eux-mêmes que les néo-souverainistes instrumentalisent pour refourguer, une nouvelle fois, leur égalitarisme droitdel'hommiste, et aux détriments des indigènes doublement occupés, mentalement et territorialement. 

 

Rattachisme?

 

La question du rattachisme est nulle et non avenue dans une Europe occupée. Elle ne se poserait pas dans une Europe confédérale, dans une Europe Européenne.

 

L'indépendance de fait de la Flandre n'implique pas un rattachement de la Wallonie à la France, ça n'est pas mathématique, d'ailleurs, il est temps que les wallons se prennent leur réalité socio-économique socialo-libérale à la gueule, pour le dire grossièrement, alors oui, des ajustements seront nécessaires, le détachement économique de la Flandre et de la Wallonie peut s'organiser et s'établir par pallier, Bruxelles reste par définition wallonne, et la zone économique bruxelloise peut supporter la transition wallonne, nous pensons même, naïfs que nous sommes, que l'honnêteté paie, et que cette séparation entraînera une renaissance wallonne, bref, nous n'avons rien à y perdre, le cas de la Flandre étant diffèrent de celui de la Bretagne et de la Catalogne.

 

Belgique libérée

 

Libérée de cet enfermement gouvernemental d'un royaume et d'un état ni national ni fédéral ni royal, la Wallonie, terre brûlée de la mondialisation, devant cette situation inédite débouchant sur l'aventure et l'imprévisible, à l'avant-garde du laboratoire mondialiste, peut devenir le centre nerveux d'un entrisme dissident et d'une réflexion européenne, nous faisons le pari que le MRPS sera ravagé en quelques mois et que rapidement, l'assistanat cèdera la place à un instinct de survie, douce utopie ? Toujours moins utopique que la Démocratie, que l'Unité nationale belge et que la victoire de DLB aux élections, quoiqu'il en soit, il faudra bien les affronter un jour les Illuminatis, l'atlanto-sionisme, le mondialisme, le post-libéralisme, n'est-ce pas ?

 

Nous croirons à la dissidence quand elle affrontera, avant toute chose, le ronron néo-souverainiste. En attendant... La Dissidence c'est Nous.

 

La Réponse sera Métapolitique!

 

N.Pendragon

 

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La kermesse de la Saint-Georges , Pieter Brueghel

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