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23/12/2014

Leo Belgicus (Version revisitée)

 

(Texte écrit en 2013, publié en 2014 par l'Association Culturelle Zenit et republié ici dans une version revisitée.)

 

“L’ennui, c’est la maladie des âmes et des cerveaux vides. La vie devient vite alors une corvée horriblement terne.” Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, Quatrième partie : La joie des hommes, XIX Rêver, penser.

 

Je suis un essayiste eurasiste.

 

Je suis né à Uccle, capitale de toutes les Russies en exil, un jour de janvier.

 

Je suis, par le père de mon père, descendant d'un clan breton, héritier d'une famille française dont l'arbre généalogique remonte au XVIème siècle, quelque part, aux alentours de Saint-Malo, la branche de laquelle je suis issu s'est établie en Belgique après la Révolution, parfaitement assimilée. J'ai posé le pied en Bretagne alors que j'avais plus de trente ans. Je suis probablement le dernier de ma lignée.

 

Adolescence

 

Chez nous, les menaces de bonheur étaient rarement exécutées et les promesses de malheur souvent tenues. Entre les deux, nous rêvions. 

 

La nuit rouge, et le jour l’ennui…

 

L’ennui se propageait à mesure que la superposition des écrans éteignait le réel, faisant obstacle à la plus accessible des vérités, plus les écrans se superposaient, plus le ciel s'éteignait et moins les hommes libres s’apercevaient, rapetissant, moins la masse s’entendait, grandissante, le tout s’allongeant, s'aplatissant pour atteindre ce foutu quart d’heure de gloire télévisuel, s’uniformisant, perdant en carrure, en épaisseur, en muscle, pixelisant leur identité et la réduisant à un avatar conforme à la forme de l'anonymat normal conforme à la forme de la multitude connectée incapable de supporter le poids de sa légèreté et diluant ses lourdeurs dans la réalité diminuée par les virtualités augmentées du Libéralisme triomphant. Ainsi les neuro-esclaves prostituaient leurs jours à la morale désacralisée des progressistes et sacrifiaient leurs nuits aux vices de la morale conservatrice, de mauvais coucheurs au sommeil lourd que même les leviers sibyllins eurent du mal à réveiller ; un  poids sur l’oreiller, une jeunesse européenne en dormition.

 

Nous ne connaissions finalement rien du Nous, ne savions rien du grain noir et gras de notre terre.

 

Nous savions, au fond de nous, tout ce qu’il y avait à savoir du monde moderne et du sacro-saint progrès, nous savions que ce monde capitaliste, libéral et marxiste s'était construit uniquement et exclusivement contre la Tradition et le Futur, s'accrochant, parasitant, pilotant et détournant les révélations, politisant les transmissions et les religions justifiées, préparant les esprits mentalement occupés par la télé-division à la guerre virtuellement réelle et réellement mortelle de 5ème génération entre la Multitude liquide connectée au faux omniprésent et les peuples solides en voie de réenracinement, de redécouverte de la Tradition, mais, à cette époque, nous ne pouvions le dire et l'exprimer au-delà d'un reste de bon sens souvent matraqué par la présence d'une idéologie gauchiste, car dans l’ennui de l'ignorance, l'ignorance des mots et de leurs sens, nous apprenions à aimer ce progrès mortifère nous jetant ses lumières stroboscopiques, épileptiques et schizophréniques au visage, et à apprécier ses démons quotidiens, qui assuraient de nous fournir tous les palliatifs synthétiques pouvant adoucir la vérité de la mort ; seule vie.

 

Belgique laboratoire, Belgique américaine, Belgique trou noir, Belgique de l’Union dite Européenne, voici le lieu, de nos joies, de nos peines, ici, étaient concentrés tous les acharnements du monde moderne contre la Communauté de l’être, l’identité n’était même plus un sujet, et quelle identité ?

 

Arborescence

 

Celle d’un central destin ; polaire. Celle d'un carrefour naturel ; d'une Terre du Milieu. Celle d'une longue mémoire et d'une très longue présence humaine ; celle de l’homme de Spy, d’Engis et de Flavion. Celle des celtes, des frisons et des gallo-romains. Celle de la double origine fondationnelle de la France et du mystère franc-mérovingien ; des rois faits-néant comme préfiguration d'un obscurcissement ; le sommeil d'un Roi au creux d'un chêne. Celle des bourguignons, des carolingiens, des espagnols, des néerlandais et des italiens. Celle du grand espace, de la Gallia Belgica de César ; de la Guerre des Gaules. Celle des dix-sept provinces. Celle des premières abbayes dans les polders. Celle de l’effervescence et des premières universités européennes ; du feu chrétien faisant frontières. Celle des forêts, des premières fermes dans les Ardennes. Celle des campagnes, si vertes, si belles. Celle de Clovis, de Philippe le Bon, de Charles le Téméraire, de Charles Martel, de Charles Quint…

 

Et puis ; la lente, la patiente, la prudente ; l'occulte avancée, entre pure engeance d'un nouveau mal et prude vengeance à la poursuite d'un mal ancien se confrontant dans les temps suspendus et accélérés de la métahistoire ; de la révolution capitaliste, libérale et industrielle anglo-saxonne contre les insurrections paysannes traditionnelles ; la renaissance atlantiste liquide et horizontale de la République thalassocratique contre la Renaissance hyperboréenne solide et verticale d'un Empire tellurique, d'un Occident primordial, de l'Europe boréale et méditerranéenne, de l'Europe du Soleil invaincu maitrisant Mer et Terre du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est...

 

La tellurocratie n'existe pas, où plutôt, à l'origine, seule le principe tellurique existe en terme de puissance et de géopolitique.

 

La thalassocratie est la matérialisation géopolitique d'une fracture philosophique fondamentale entre deux visions du monde ; l'émanation d'un dédoublement principiel de la notion diplomatique et antique de relation internationale ; la projection politique d'un reflux civilisationnel atlantiste ; la construction conceptuelle occidentaliste d'une opposition unique et exclusive aux structures traditionnelles multiples et inclusives ; la flottille armée de la contre-initiation et de la conspiration mondialiste en mouvement d’assombrissement ; l'idéologie du progrès développée par les esprits liquides du monde moderne ne pouvant exister que contre la Tradition ; l'Empire du non-être et les impérialismes de l'indistinction contre L'Imperium intérieur de l'être et les empires de la distinction culturelle.

 

Le principe tellurique élémental ne s'oppose pas à l'idée de pluie, de source, de rivière, de lac et d'océan, à l'idée de l'eau, pas plus qu'il ne s'oppose à l'idée d'agriculture, d'hydratation, de moulin, de pêche et de navigation, à l'idée de vie, l'eau est un élément à part entière de ce principe vitale qui est un tout ; personne n'a attendu les anglais pour faire du vin.

 

Le principe thalassocratique de liquidation, initié, ou transmis par l'énigmatique et perfide Albion réminiscence crépusculaire d’une désorientation occidental en orient et reflux d'un accident oriental en occident ; répétition fractale d'une expérience babylonienne recommencée en terre européenne orientée ; commencement d'une confrontation ésotérique et révolutionnaire finale dans une interaction assassine et meurtrière entre les fils de la liberté et les disciples du libéralisme, entre les ombres solaires de la Tradition et les lumières ténébreuses du Progrès – dont nous avions vu les œuvres quatre-vingt-neuvième  à Paris et à Liège, et la subversion de 1830 à Bruxelles La révolution Brabançonne ; les États- Belgique-Unis ; l’unionisme ; etc , dans la continuation conspirative de la Révolution industrielle antitraditionaliste de 1649 partie d'Angleterre, et sa mission d’assombrissement du monde ; et de notre ciel bleu-Magritte.

 

La subversion de la colonisation financière et pseudo-civilisationnelle aux nom des belges et des peuples européens par leurs élites apatrides, l’erreur capitaliste congolaise contre l’aventure conservatrice africaine… La captation des richesses de notre terre par la dynastie bourgeoise des Saxe-Cobourg et Gotha, et de la morne-archie con-stitutionnelle, blague belge financière, braderie argentière et prise de pouvoir aristocratiquement démocratique ? Verticalement parlementaire ? Ou absolument précaire ?

 

Paradoxe fédéral, surréalisme national, la Belgique est une tragédie grecque, posture royale pour un Trône bancaire,  pantalonnade impériale pour une Couronne de faussaires, la Belgique est un drame romain.

 

Ensuite, la première guerre mondiale des mondialistes, ou comment asservir ou liquider tous ces braves paysans, artisans et ouvriers enracinés d’Europe, du Monde authentiquement révolutionnaire et insurrectionnel de la Tradition, qui continuaient à vivre alors qu’on leur avait ordonné de s’aliéner ou de mourir, au suivant ! Alors vint la seconde étreinte, la deuxième saignée pour finir le travail, la Grande Guerre, celle de Paul-Henri Spaak et de Léon Degrelle… Après, la Nuit. Depuis, rien…

 

“Mourir vingt ans plus tôt ou vingt ans plus tard importe peu.

Ce qui importe, c’est de bien mourir. Alors seulement commence la vie.” Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, Cinquième partie : Le service des Hommes (notes du front russe), XXV La grande retraite

 

Arthrose

 

La Belgique, et plus précisément ce que l'on appelait le Benelux, jouait un rôle de rotule dans l'articulation européenne depuis des siècles, et d'une certaine façon, la Belgique existait avant qu'on l'officialise, cela faisait également des siècles que les forces thalassocratiques œuvraient contre l'Europe continentale, mais s'il fallait repenser une Europe possibiliste, il fallait pouvoir considérer les axes intérieurs et historiques tel l'axe rhénan, mais il ne fallait pas oublier les articulations concentriques et les interconnexions commerciales aux frontières intra-européennes, ce que nous essayions d'exprimer, c'est qu'un espace identitaire se formait et existait avant d'être nommé, certaines concentrations culturelles étaient remarquables, il y avait des particularismes belges, qui avaient certainement mit plus de deux siècles pour se former ; opposer le localisme au régionalisme, le régionalisme au nationalisme, le patriotisme au continentalisme n'avait plus de sens, c'était le jeu du mondialisme, dans tous les cas ; le Grand Jeu des oppositions nécessaires au dysfonctionnement rentable du Capitalisme trois fois libéral

 

Comment dire aux nôtres les maux du Libéralisme triomphant sans qu’ils nous condamnent ? Comment dire le Spectacle ? Comment dire la Marchandise ? Comment éviter la dérision apolitique des boulets belges ? Comment dire l’identité dans ce marasme ethnomasochiste ? Comment dire la babelisation au pays des candides et de la tour de Babel ? Comment dire qu’en combattant pour l’enracinement de notre peuple nous combattions pour tous les peuples enracinés ? Comment dire le mensonge de l'économisme et la vérité de la virtualité de la monnaie ? Comment dire à nos camarades la conspiration mondialiste et la subversion des oppositions nécessaires ? Comment dire le double déracinement de l’immigré, arraché à sa terre et à sa tradition ? Comment dire que l’Europe affrontait depuis toujours l’Occident ? Comment dire l’effondrement ? Comment dire la solidarité ? Comment dire la Tradition ? Comment dire l’être ? Comment dire l’intuition ? Comment dire le sol ? Comment dire le sang ? Comment dire la beauté ?

 

“Tu es des nôtres, car tu es des tiens.” Jean Parvulesco

 

Autant de questions radicalement sérieuses et hautement périlleuses se posaient. Elles se posaient, et devaient se poser, se poser sereinement, et malgré la confiance que nous essayions d'accorder aux nôtres, à notre peuple, nous étions forcés de constater l'inexistence de  convergences transcourantes (ne seraient-ce que symboliques), et les quelques interactions métapolitiques auxquelles nous assistions (n'ayant pas vraiment le droit d'y participer, ou nos billets ne suscitant aucun intérêt chez nos compatriotes dans des stratégies de l'édredon et autres étouffements criant de vérités, sur des critères inconnus de toutes façons, de toutes manières et dans tous les cas), avaient, en Belgique, dix ans de retard sur la France et les interactions européennes prérévolutionnaires du XXIème siècle que nous pouvions observer ou auxquelles nous participions, et donc, en quelque sorte, dix ans de chemins a parcourir, c'est-à-dire vingt ans de décalage.

 

La Liberté d'expression n'était même pas un sujet, la critique radicale de la gauche progressiste, moderne et libérale, et, par extension, de l'antiracisme institutionnel, initiée et ensuite reniée par la Dissidence emblématique, officielle et mainstream, en France, n'était pas prête d'être formulée, une première fois, dans les rangs des militants du quotidien de la Belgique prérévolutionnaire ; le travail de subversion des troupes d'occupation mental du mainstream politico-médiatique belge était facilité par l'entrisme systématique des syndicats synthétiques et l'hégémonie idéologique du gauchisme générique par les agents systémiques et les idiots sympathiques du MR libéral-progressiste et du PS progressiste-libéral (de surcroit libertaire) ; maillage franc-maçonnique et réseau atlantiste aux services de la conspiration mondialiste qui ne permettaient aucune dissidence opérative sans rapidement attirer l'attention dans un paysage intellectuel belge dont il était impossible d'expliquer la pauvreté et d'exprimer la médiocrité, dont il était difficile d'expliquer la dangerosité et d'exprimer ses degrés.   

 

Comment parler d'une seule voie à nos amis de nos perspectives identitaires européennes – et particulièrement, à nos voisins, nos amis et nos frères d'origine étrangère et extra-européenne, parfois davantage légitimes, il faut le dire, dans leurs comportements, à travers leur mode de vie, par leur savoir ; le savoir vivre et le savoir être ; les connaissances et la culture ; les principes, valeurs et fondamentaux qu'ils portent pour représenter l'Europe européenne de l'Unité dans la diversité, que certains de nos compatriotes de souche européenne et de race blanche désorientés ont parfois du mal à incarner au-delà d'une réaction réactionnaire parfois accompagnée d'un islamocentrisme primaire contre-productif – dans l'urgence de notre temps qualifié, et pour qu'ils deviennent des camarades métapolitiques au-delà des amitiés réelles et de la liberté individuelle ; du cas par cas ; et, des solidarités virtuelles et de la responsabilité collective ; de l'amalgame ?

 

Comment expliquer à l'ensemble de nos compatriotes européens ; à qui il revenait de régler leurs crises et incertitudes identitaires personnelles en leur fort intérieur ; en leur qualité d’hommes libres, en ces temps troublés et dans le contexte particulier de notre Belgique Terre d’accueil au sens de passage culturel séculaire et de carrefour civilisationnel millénaire – sans commune mesure avec l’acception égalitariste, progressiste et cosmopolite que pouvait recouvrir cette notion traditionnelle d'accueil (de justice païenne ; de la totalité celte, de l'équité romaine et du juste milieu grec ; et de charité chrétienne ; de la trinité orthodoxe, de l'humanisme catholique et des traditionalistes grivois) en son sens moderne et libéral qui en faisait une notion impérialiste, paternaliste et colonialiste de Terre de désenracinement et d'indistinction pour tous, d'un accueil calculateur aux accents gauchistes et philanthropiques, fausse entraide et véritable ingérence, assistanat stérilisant et solidarité abrutissante –, que les guerriers, les prophètes et les prêtres du Retour des Grands Temps, du Retour à l'être, à l'être totale, à l'esprit vertical et à la race intérieure  ne seraient pas tous païens, catholiques, nationalistes, blancs et européens dans cette Croisade contre le monde moderne ; contre l’unipolarité, l'hégémonie et le statu-quo du post-libéralisme paradigmatique ; contre le régime démocratique par les menteurs ; contre la religion athée du Laïcisme et sa tradition agnostique ; contre le système économique usurier, mondialiste et capitaliste-libéral et son contre-système alter-mondialiste marxiste-libéral ; contre l'Empire global du non-être ?

 

Comment expliquer, aux uns et aux autres, distincts et différenciés, qu'il n'était pas question de demander, à qui que ce soit, de se justifier d'être, d'exister et d'être là ?

 

Il était question de faire des choix comme il en est toujours question ; ni plus, ni moins. 

 

Artois

 

Nous devions tous nous efforcer à appréhender la nature subtile et délicate de ce moment de Kairos ; de cette situation de dénouements historiques, métahistoriques et suprahistoriques ; de la configuration finale d'une histoire qui avance et d'un choix qui se réduit au fur et à mesure qu'il s'éloigne ; d'une situation inédite qui nécessitait d’opérer des alliances géopolitiques, philosophiques et métaphysiques immédiates, de les renforcer sur le terrain métapolitique de la réalité politique diminuée et de la virtualité idéologique augmentée.

 

Le libre choix qu'avait nos camarades extra-européens était d'embrasser intégralement et d'épouser totalement l'identité civilisationnelle européenne ou de la rejeter ; de penser l'équilibre du monde multipolaire à partir de leur expérience sociale, leur histoire familiale et identitaire (une seule identité par espace identitaire esthétique, éthique et métaphysique était possible et imaginable : ce qui excluait, entre autre, l'idée de la double nationalité administrative, peu importe les cas de figure) que nous respections autant qu'ils considéraient les nôtres ; et, si c'était déjà le cas, de réaffirmer cette  assimilation ; loin des doubles allégeances (et cela valait pour les uns et pour les autres) ; car leurs camarades de souche européenne n'avaient, non seulement, pas ce choix déjà limité, mais ils étaient également condamnés à réaffirmer et à justifier leur identité sur la terre de leurs ancêtres, ainsi, le monde moderne imposait, aux uns et autres, d’incarner sans défaut et sans complexe leur excellence européenne, ce qui impliquait que leur critique radicale du Capitalisme, et par extension de l'immigration salariale devrait les mener à l'idée de remigration positive, de coopération et de développement, de justice sociale continentaliste.

 

Nous ne pouvions répondre à la place des uns et des autres à la question de l'identité et des différents espaces identitaires qui la traversent, nous ne pouvions pas savoir si les extra-européens hésitants devaient opter pour la solution du Retour éternel à la Terre des ancêtres et mener le même combat que nous autres, dissidents, dans cet ailleurs originel, d'autant plus s’ils ne peuvaient assumer, accepter ou aimer intégralement cette identité européenne ?

 

La position équivoque de non-assimilation aux pays d'accueil et de non-retour aux pays d'origine de certains de nos camarades extra-européens dissidents, néo-souverainistes et patriotes position identitaire incohérente et mortifère, et pour l'individu qui la véhicule, et pour la société qui la transporte , est la position du statu-quo mondialiste appliqué à l’identité et à la question identitaire, une identité liquide de liquidation de tous les espaces identitaires, celle de La France contre les robots de Bernanos, de La Fosse de Babel d'Abellio, de 1984 d’Orwel, du Meilleur des mondes d’Huxley et des Possédés de Dostoïevski .

 

Comment expliquer notre contexte belge différencié et distinct à nos camarades français que nous pouvons comprendre car nous sommes francophones et ouverts sur la France mais qui ne peuvent pas nous comprendre car ils ne sont pas belges et très peu ouverts sur la Belgique, à tord.

 

Comment expliquer que nous ne confondons pas diversité et mixité à ceux qui ont décidé que l'égalitarisme et le règne des minorités définissaient l'idéal du régime démocratique ? Comment expliquer que nous ne confondons pas multiculturalisme et cosmopolitisme à ceux qui ont décidé que le suprémacisme et le racialisme biologique définissaient l'essence du pouvoir organique ?    

 

“Nous avons déjà reconnu en traitant du fascisme, qu’il serait légitime de proposer l’idéal d’un nouveau type humain supérieur au centre d’un processus global de cristallisation, de rectification et de formation de la substance d’une nation : à condition de ne pas donner trop d’importance, dans cet idéal, à l’aspect biologique, mais insistant surtout sur la “race de l’esprit“. Inversement, dans le racisme national-socialiste, ce fut justement cet aspect biologique qui eut une part essentielle. A cause d’une déformation mentale “scientiste”, on se fit beaucoup d’illusions en pensant qu’il suffisait de procéder à une prophylaxie et d’ériger des barrières contre les métissages, sans oublier les mesures eugéniques, afin que des vertus disparues reviennent et que l’homme créateur d’une civilisation supérieure réapparaisse automatiquement. Il y a aujourd’hui des peuples, tels que les peuples norvégiens, suédois et hollandais, qui représentent un degré élevé de pureté raciale et même “normale”, mais qui sont plus ou moins éteints intérieurement, spirituellement abâtardis, privés des vertus qui les caractérisèrent en d’autres temps.” Julius Evola, Notes sur le Troisième Reich

 

Attraction

 

“À son insu, le système nous a dévoilé l’arme qu’il redoute le plus : la fidélité aux principes, l’élégance révolutionnaire inaccessible aux compromissions, l’exemplarité comme dissidence véritable. Nous nous y tiendrons donc.” Vincent Vauclin, Putsch

 

Rattachisme ? Qui oserait nous parler de ratta-schisme comme solution alors que l’Europe est intégralement colonisée par l’Empire global via l’OTAN et l'Union dite européenne ? Et cela-même avant d’essayer de s’en défaire, par forcément, une solidarité européenne...

 

Les constructions historiques, par delà le bien ou le mal, en l’état européen et l’occurrence de ses nations, se répondaient, correspondaient, bon an mal an, à une certaine réalité organique et une longue mémoire, et que, si nous les défaisions, au delà du bien et du mal, au nom de la Tradition qui n’est pas un retour en arrière (restauration) , cela ne pouvait être que dans une vision supérieure de l’Europe et non en une sorte de régression progressiste des États-nations dans le petit jeu anachronique des petites récupérations chauvinistes, de micro-expansions intra-européennes plus que discutables et nous pensions nocives, des minables souverainetés de façade aux services de l’hyper-caste, hors-pôle et hors-sol, du Divide et Impera, de tous les Impérialismes de l'indistinction contre notre Imperium particulier ; distinct.

 

Si la Belgique était scindée, si la Flandre se séparait de la Wallonie, est-ce que cela changerait fondamentalement le paysage global et virtuel du post-libéralisme paradigmatique centralisé et uniformisant qui avait cours en Europe et dans le reste du Monde ? Non.

 

Est-ce qu’un rattachement de la Wallonie à la France, renforcerait la France, et soutiendrait le peu de consciences locales et régionales européennes qui existaient encore en Belgique, vers un sentiment national et une projection continental authentique, une échelle possible de résistance à la République universelle ? Non.

 

Un rattachement dans ce contexte de mondialisation sauvage dirigée par les mondialistes aurait été une hérésie et aurait tué ce qui restait de conscience territoriale belge, celle des sentiments régionaux et de l’enracinement factuel, dans la stratégie mondialiste de dissolution des États-nations en régions faibles et isolées d'un centre par une politique de régionalisation (balkanisation) qui est en réalité une centralisation des pouvoirs par l'UE ; par l'Union Étasunienne. Même logique pour l’Europe en tant que bloc continental et les États-nations en tant que régions continentales, à une échelle supérieure de défense des espaces identitaires, ça n’était pas en sortant ou en détruisant l’Europe que nous combattions l’Empire global : Est-ce qu'une souveraineté fondée en droit (de jure) mais inexistante dans les faits (de facto), telle que définie par le système westphalien, en terme de puissance et de pouvoir, conférée aux États-nations – ou aux régions – était suffisante pour faire face à l'Hégémonie atlantiste et son mensonge droitdel’hommiste ? Non. Nous parlerons rattachisme quand l’Europe sera libérée de l’Union dite Européenne à travers une solidarité authentiquement européenne...

 

Autarcie

 

Les néo-souverainistes de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle de E&R à MetaTV, en passant par le Cercle des Volontaires et Laurent Louis, pour ne citer qu'eux, et, les souverainistes officiels du mainstream politico-médiatique à l’image de François Asselineau de l’UPR ou de Nigel Farage du UKIP, en passant par Nicolas Dupont-Aignan et DLF (ex-DLR), étaient finalement davantage mondialistes que les mondialistes eux-mêmes (comme les nationalistes avaient voulu être, en leur temps, plus royalistes que le Roi), ils entretenaient le mythe de la toute puissance de l'ennemi, ils étaient à la manœuvre, nous assistions, impuissants, à une recomposition de la gauche républicaine sur les renoncements de la droite conservatrice et gaulliste...

 

Les continentalistes de l'Europe Européenne, de la plus Grande Europe, et les eurasistes de l’Empire Eurasiatique de la Fin qui n’étaient ni mondialistes, ni alter-mondialistes, ni alter-nationalistes ou alter-patriotes, et plutôt nationalistes que souverainistes dans l'esprit et à cette échelle identitaire (pour nous, ces deux échelles identitaires n'étaient pas à mettre sur le même plan, la Patrie étant un espace identitaire métaphysique, tandis que la Nation répondait d'un espace identitaire éthique, physique et diplomatique, en réalité) peinaient à imposer ce débat autour du souverainisme subversif et contre-initiatique de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream pendant que l'ombre marxiste du corps néo-souverainiste en mouvement s'étendait et s'imposait au camp national et révolutionnaire par la réinformation mortifère et le complotisme compulsif.

 

L’arnaque, ou l’erreur, était simple, les néo-souverainistes dénonçaient tout et voulaient sauver la France disaient-ils, mais ils entendaient République, en effet, leur critique de la République était limitée car ils étaient eux-mêmes soumis à la subversion républicaine, démocrate et laïque intrinsèque à leur méthode journalistique virtualiste, spectaliste, narcissique et mercantile qu'ils avaient développé comme tactique marxiste, troskyste et gramsciste d'entrisme révolutionnaire unique et exclusive qui par définition empêchait une réelle volonté d’opérer une critique radicale du post-libéralisme paradigmatique sur lequel reposait finalement leur stratégie ; ils avaient investit dans ses codes et ses codes avaient fini par les asservir ; critique qui les amènerait à la conclusion que l'idée révolutionnaire et traditionaliste de Croisade contre le monde moderne était la seule voie à emprunter selon les conclusions que nous pouvions établir à partir de leurs constats soignées aux petits oignons, c'est bien en cela que nous parlions de 4ème position.

 

Plus le temps trépassait, plus ils assumaient leur idéologie marxiste, leur politique souverainiste, leur métapolitique dissidente, leur géopolitique westphalienne, leur philosophie patriote et leur métaphysique libérale dont nous ne pouvions définir la filiation occulte que de franc-maçonnique au sens le plus spéculatif, plus le néo-souverainisme idéologiquement neutre qui n'existe pas et qui ne dit pas son nom se dessinait.

 

Ils ne critiquaient que très rarement la métaphysique essentiellement progressiste et principalement moderne du Capitalisme trois fois libéral paradigmatique et de sa Triple transformation (Charles Robin, Perspective michéennes: La triple transformation libérale, magazine Rébellionn°58, pp. 29-32) qui était le moteur primordial de la machine anti-France et par extension anti-Europe, en des termes radicaux, non-conformistes, rupturalistes, eurasistes et traditionalistes (la critique du Libéralisme triomphant se figea, puis s'arrêtera, plus exactement, recommença à celle de Michéa expliqué par Charles Robin sous l’opprobre d'Alain de Benoist) car c'est le progrès et la modernité qui animaient, en vérité, leurs propres théories et celles qu'ils soutenaient, de la Véritable démocratie technocratique d’Étienne Chouard, grand Magellan des gentils virus, préfiguration de la web-démocratie des multitudes connectées, tyrannie en ligne des indignés, des anonymous et des 99%, totalitarisme laïque de l'arc républicain athée et agnostique des métanautes, de Laurent Louis et ses boulets belges pour toute Dissidence wallonne (qui avait été imposée à coup d'agression publicitaire par une ingérence dieudoniste typiquement de gauche, colonialiste, alors que la plupart de nos camarades et de nos compatriotes belges exécraient Laurent Louis et l'image qu'il donnait de la Belgique, mais le paternaliste Dieudonné, et son équipe ; qui n'en n'avaient visiblement rien à foutre de notre dignité et de nous faire passer pour des cons tant que Laurent Louis vendait de l’ananassurance en tranche et de la Révolution fruitée matin, midi et soir ; ne nous avaient jamais répondu, ils n'étaient pas les seuls, à nos courriers concernant ces faits et d'autres sujets, la censure de Laurent Louis et son mépris pour les militants du quotidien, certes plus discrets,  mais qui faisaient le boulot et soutenaient Dieudonné quand Laurent Louis n'avait encore aucune idée de son existence et de la Dissidence dont il n'aura jamais, d'ailleurs, aucunes idées ; Laurent Louis qui étouffait toutes critiques positives, participatives, de son idéologie subversive, grâce, et uniquement grâce, à la légitimité que lui conférait une quenelle d'or dont nous réfutions et dont nous combattrions désormais, puisque l'on ne nous écoutait pas dans notre propre pays, la pseudo-légitimité...

 

Poisson d’Avril permanent et reboot perpétuel à gauche toute du Capital par l'effet de la dialectique incapacitante de la vraie-fausse république, de la vraie-fausse démocratie et de la vraie-fausse laïcité distillée par la Dissidence mainstream et son réalignement stratégico-commercial aux logiques du Spectacle et de la Marchandise ; arc westphalien de disputation démocratique interne unique et exclusive autour du vrai-faux libéralisme, du vrai-faux marxisme et du vrai-faux souverainisme, et, de la gestion alternative de la Marchandise, de l'organisation subversive du Spectacle et de la direction contre-initiatique du Laïcisme entre néo-souverainistes du Capitalisme trois fois libéral de la convergence prérévolutionnaire du XXIème siècle sous contrôle de la Dissidence emblématique, officielle et mainstream.

 

Articulation

 

Sur l’Ukraine  et l’Eurasisme. Nous n’avions pas la vocation d’être contre le peuple ukrainien et contre la stratégie russe, comme nous n’étions pas poutinolâtres, ni russes. Un ni-ni ? Si être européen, chercher un équilibre pour l’Europe et penser les intérêts géopolitiques européens était être dans le ni-ni : Nous étions des ninïstes. Nous pensions qu'en tant qu'Européens, nous n'avions pas à choisir entre les États-Unis et la Russie, mais nous choisissions la Russie pour nos intérêts européens, et plus précisément parce que nous considérions l'axe eurasiatique comme le topos immédiat des révolutionnaires européens

 

La négation de l’Europe était véhiculée autant par les atlantistes que les souverainistes, parfois même par les nationalistes et les royalistes qui accordaient tribunes aux subversifs quand ils déniaient l'existence d’alliés potentiels du côtés des traditionalistes.

 

Entre les survivalistes isolationnistes, les localistes communautaristes, les régionalistes maladroits, les dissidents patriotes, les nationalistes républicains, les alter-nationalistes, les nationalistes hésitants : les néo-souverainistes, mais aussi les alter-mondialistes, les supranationalistes, bref, il n'y avait, en effet, que très peu de place pour la Révolution et la Tradition. Et nous n'insistions pas sur l'indignité de la façon et des manières dont la Dissidence mainstream se montraient pro-russe, prête à l’annexion sans conditions et sans comprendre, ce qui est pire, la nécessité d'un dialogue avec les acteurs supra-nationaux et oligarques de la CEI que Vladimir Poutine ne pouvait pas contenir seul...

 

“4 – Le monde multipolaire n’implique pas un retour au système bipolaire, car aujourd’hui, il n’y a pas une force unique, sur le plan stratégique ou idéologique, qui puisse à elle seule résister à l’hégémonie matérielle et spirituelle de l’Occident moderne et à son chef : les États-Unis. Il doit y avoir plus de deux pôles dans un monde multipolaire.

 

“5 – Le monde multipolaire considère avec circonspection la souveraineté des États-nations existants. Cette souveraineté présente un caractère purement juridique lorsqu’elle ne s’accompagne pas d’un potentiel de puissance suffisant, sur les plans stratégiques, économiques et politiques. Au XXIème siècle, cette souveraineté formelle n’est plus toujours suffisante pour permettre à un État national de s’affranchir comme une entité véritablement  souveraine. Dans de telles circonstances, la souveraineté réelle ne peut être atteinte que par une combinaison, une coalition d’États. Le système westphalien, qui continue d’exister, de jurer, ne reflète plus les réalités du système de relations internationales et nécessite une révision.

 

6 – La multipolarité n’est réductible ni à la non-polarité, ni à la multilatérité, car elle ne confie le centre de la prise de décision (le pôle) ni à un gouvernement mondial, ni au club des États-Unis et leurs alliés démocratiques (« le monde occidental »), ni aux réseaux sub-étatiques d’ONG ou d’autres instances de la société civile. Elle considère que le pôle de décision doit être localisé quelque part ailleurs.” Alexandre Douguine, Pour une théorie du monde multipolaire, chap 1. La multipolarité, définition des concepts utilisés, Résumé,  pp. 19-21, aux édition Ars Magna

 

L’Eurasisme, de notre point de vue européen, n’était pas le monde unipolaire, ni le monde bipolaire, ni le monde multilatéral, mais le monde multipolaire, est-ce que l’idée du monde multipolaire était un ni-ni-ni ? Non. La théorie du monde multipolaire était, multipolaire, point ; et elle n’était donc pas ceci ou cela, ou encore autre chose, et s’il devenait autre chose, elle n’était plus multipolaire. Être européen n’était ni un ni-ni, ni un mondialisme. C’était être Européen dans un monde multipolaire.

 

Essai : Si la Ruthénie kiévienne était le berceau Rous’ de la Russie, l'Ukraine, vue de sa longue histoire était la plus Russe des nations russes et ne pouvait que s’intégrer naturellement, du moins sa part très russe, à la Nouvelle Russie de Vladimir Poutine et de l'Empire Eurasiatique de la Fin, la Russie avait en elle une part de Ruthénie kiévienne et l'Ukraine était donc Russe et la Russie Ukrainienne, à part entière ; nous n'avions jamais bien comprit, malgré de nombreuses lectures croisées (des articles de Pascal Lassalle et d'Alexandre Douguine) comment se faisait-il que certains de nos camarades révolutionnaires n'y voyaient pas la conspiration mondialiste ? Nous devions faire de l'Ukraine un pont d'Euxin, nous en faisions une place de division colorée.

 

Comment se faire respecter en tant que peuple par la Russie si nous faisions montre de soumission à la stratégie de la conspiration mondialiste de division des révolutionnaires européens et de ralentissement des avancées souterraines des mises-en-marche en avant à  contre-courant de la révolte des peuples européens ? Un évènement, certes métahistoriquement historique et difficile à appréhender, à trancher, mais dont nous étions pas involontairement des acteurs...

 

Nous étions eurasistes et traditionalistes, nous étions localistes, régionalistes, nationalistes et continentalistes, nous n’avions pas les preuves, ne voyions pas les signes et ne recevions pas les gages nécessaires du nouveau pouvoir russe nous indiquant que Vladimir Poutine empruntait une voie eurasiste, il empruntait une voie eurasiatique, certes, qui n’était pas la Quatrième théorie politique, mais un autre pacte transatlantique, un pacte transeurasiatique ?  Et puis nous avions vu les signes du Nationalisme Donbassien, nous voyions que l'Empire Eurasiatique de la Fin prenait bien forme.

 

Alexandre Douguine n’avait malheureusement pas autant d’influence sur le pouvoir russe que certains le fantasmaient et le voulaient, mais peut-être davantage que certains l'affirmaient, il était difficile de savoir ce genre de chose en temps réel. Nous étions donc eurasistes, mais pas pro-russes au sens que pouvaient l'être les poutinolâtres néo-souverainistes de la Dissidence mainstream qui ne comprenaient visiblement pas le concept absolu Vladimir Poutine, nous étions des eurasistes européens, nous pensions que seul la Quatrième théorie politique et la Théorie du monde multipolaire pouvait affronter les théories libérales et mondialistes, si et uniquement si, il restait cet Eurasisme-là, celui de la Métaphysique du Chaos et du Temps Lyapunov… Nous voulions rester dignes et ne pas nous exciter. Nous voulions prendre du recul alors qu’une part de l’histoire de l’Eurasisme de la Fin s’écrivait manifestement en Ukraine et des clivages que ça engrangeaient dans les mouvances révolutionnaires européennes.

 

“J’ai une expérience des Balkans, où se déroule un massacre contemporain, presque comme au Moyen-Age. En-dehors de tout autre considération, cela signifie que l’humanité, bien que changeant constamment, reste fondamentalement la même – ses valeurs les plus importantes et les plus fondamentales sont toujours l’ethnie et la religion, l’amour de la justice et la soif de liberté, la foi en un idéal et la haine de l’ennemi. Ce qui compte est seulement de définir correctement la ligne de front, les amis et les ennemis pour chaque civilisation, chaque peuple, chaque tradition.” Alexandre Douguine, Le prophète de l’Eurasisme, Partie 1 Textes idéologiques, Le défi pour la Russie et la recherche d’identité, Atlantisme contre Eurasisme, p. 48, aux éditions Avatar

 

Arpège

 

Nous parlions au passé car nous pensions au Futur. Nous parlions au passé car tout s’accélérait ; tournoyait. Nous ne pouvions savoir quel évènement chasserait le dernier en date. Nous étions sur la brèche, en mouvement, la confusion régnait et nous commencions à voir le complotisme magique, réflexologique, axiomatique, comme le plus grand complot, comme le Complot des complots lui-même…

 

Au minuit cosmique, nous étions prêts ; à toute aube, tout zénith.

 

“J’en suis arrivé là. J’avais rêvé d’un siècle de chevaliers, forts et nobles, se dominant avant de dominer. Dur et pur disaient mes bannières. Je me sens balourd avec mon ballot de rêves passés.

 

Je sais que des sentiments tels que ceux que j’ai tenté d’exprimer ne se ressentent plus guère, semblent même “pénibles” à certains.” Léon Degrelle, Les âmes qui brûlent, Première partie : Les coeurs vides,  I Le feu et les cendres

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

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Commentaires

Difficile de voir une écrevisse vivante tenter de sortir de sa marmite,non?C'est ce que tente de faire la Flandre Belge.Elle croit pouvoir survivre avec le Brabant flamand et le Limbourg,tente d'attacher la laisse de son chien fou,Bruxelles,mais n'y arrive pas car il parle français et mord quand on essaye de le soumettre,comme sa périphérie,aux lois d'un état que l'on voudrait unilingue.Les extrémistes des partis traditionnels voudraient cette soumission,mais ne l'obtiendront jamais et devraient se résoudre à une politique tolérante.Pour devenir un pays,il leur faut aussi tenir compte de régions comme les Flandres du Sud,Hainaut,Artois,et Picardie,ainsi que du Brabant du Nord,Zélande,Flandre zélandaise,et Limbourg.Or,dans ledit Nord Pas De Calais,la majorité est francophone avec une large proportion immigrée ne souhaitant pas connaître l'histoire régionale où celle des Pays Bas autrichiens,mais,s'ils y sont obligés,celle de la France de Paris et ses suppots sataniques.Les immigrés d'Afrique du Nord souhaitent,partout où ils se trouvent,que ce soit dans le nord de la France,en Belgique où ailleurs,une politique basée sur un passeport,un permis de travail,des mosquées dès qu'ils en font la demande,des salons de thé et des centres culturels et commerciaux avec produits hallal.Si les ethnies ch'ti,picarde,flamande étaient majoritaires dans le Nord Pas De Calais,avec des écoles où le français et le néerlandais,l'histoire régionale étaient enseignés avec la langue picarde en option,des administrations communales dotées de ce système,alors,l'on pourrait songer à un rattachement de ces régions,avec les Ardennes et la Picardie,à la Belgique,sans compter les provinces du sud des Pays Bas.
Pour beaucoup de personnes qui lisent ceci,celà pourrait paraître délirant:pourtant,il s'agirait d'options qui pourraient bloquer toute option séparatiste en Belgique.Malheureusement,les extrémistes rattachistes des deux groupes linguistiques préfèrent se couvrir de ridicule en mentionnant le soutien de politiques français,wallons incapables de se relever d'une dette pesant plusieurs centaines de milliards d'euros.En France,on souhaite fermer des centrales nucléaires:cout?Plusieurs centaines de milliards d'euros!Celà,alors que l'économie française va mal et est malade de ses dettes.Alors,quel est le gouvernement français qui serait assez fou pour donner à la Wallonie plusieurs dizaines de milliards d'euros pour renflouer une caisse où des politiques fainéants,corrompus et incapables sont assis???Aberrant,n'est-il pas???

Écrit par : Delfosse Emmanuel | 06/08/2014

Le séparatisme et le ratachisme sont bien évidement des cache-misères, de l'animation politique-politicienne, et ça marche... N'hésitez pas à proposer un article sur la Belgique, vous pouvez l'envoyer à brunetlaurent@live.fr, Cordialement.

Écrit par : Laurent | 07/08/2014

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