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23/12/2014

De l'instinct

 

J'entends les rumeurs d'une révolution.

 

Alors que nous sommes dans une phase systémique post-révolutionnaire - du point de vue de l'idéologie post-libérale et de son paradigme : notre paradigme -, en effet, une Révolution de la République démocratique, au nom de l'égalitarisme et du règne des minorités - certaines de par leurs revendications et valeurs progressistes d'autres par leur absence ou leur interdiction dans ce non-débat -, vient d'avoir lieu, celle du Mariage pour tous, introduisant la théorie du genre, entre autre le débat sur l'euthanasie et in fine le transhumanisme obligatoire, continuum de l'américanisation additionnée à une immigration massive, en bref, la révolution antiphilosophique mortifère ultime de l'Occident en mouvement contre l'Europe enracinée, vers la société de l’indistinction et la marchandisation des corps, d'ailleurs les publications sur le sujet du transhumanisme médicale - organes de remplacement, etc - sont importantes ces derniers mois ; émotionnellement subliminales.

 

L'affaire Dieudonné s'inscrit dans un processus stratégique de l'Empire global qui - préparant le terrain de sa transition vers une échelle supérieure d'hégémonie - a commencé, il y a longtemps, particulièrement, l'Alya de tous les juifs en Israël, dont cette affaire est l'expression localement française, et dans lequel ces petites révolutions locales sont englobées comme autant de laboratoires d'études des dispositions légales à prendre pour permettre une juridiction mondiale (Noachisme: établir des tribunaux). Juridiction encadrée par une morale suprémaciste et tribale - constitutionnalisée et imposée par une ingérence droitdel'hommiste elle-même justifiée par l'universalisme économique totalitaire et colonisant de l'ONU, du FMI et de l'OTAN -, une mystique politico-messianique auto-prophétique - institutionnalisée par l'axe atlanto-sioniste via l'entrisme de la loge et la synagogue internationale dans les affaires publiques, et ce, du conseil de famille à la Cour de Justice en passant par la Mairie. Bref, une vaste entreprise contre-initiatique à s'foutre du monde...

 

Dans ce marasme où rien ne brille... Voilà que nous assistons au Grand retour, au retour ontologique : de l'être en tant qu'être, de cet instinct ancestral de préservation anthropologique, civilisationnelle, et au-delà, de la race intérieure.

 

"Dans la Vita Italiana (n° de septembre), M. J. Evola envisage une « nouvelle théorie de la race », dans laquelle, à vrai dire, le mot même de « race » nous paraît n’être plus employé que d’une façon assez impropre et détournée, car, au fond, c’est bien plutôt de la « caste » qu’il s’agit en réalité. Il est vrai qu’il fait une distinction entre ce qu’il appelle les « races de nature » et les races qui possèdent une tradition; il n’admet d’équivalence qu’entre ces dernières, en quoi il a assurément raison; seulement, il n’existe point de « races de nature », car toute race a nécessairement une tradition à l’origine, et elle peut seulement l’avoir perdue plus ou moins complètement par dégénérescence, ce qui est le cas des peuples dits « sauvages », comme lui-même semble d’ailleurs le reconnaître dans une note; et ne faudrait-il pas ajouter que ce cas est aussi celui des Occidentaux modernes ? Peut-être est-ce là, au fond, ce qu’implique une phrase exprimant le regret que certains peuples colonisateurs prétendent exercer un droit de conquête, « non seulement sur des peuples sauvages, mais sur d’autres qui ont une haute civilisation traditionnelle », et qu’ils « ne sachent recourir, pour fonder ce droit, qu’à une différence de couleur de peau et à la « civilisation moderne » rationaliste, matérialiste et technique, qui est bien la dernière qui soit susceptible de justifier un droit spirituel à l’hégémonie »... D’autre part, l’auteur paraît tendre à accepter la théorie d’après laquelle la distinction des castes, dans l’Inde, aurait été en rapport avec une différence de race, théorie qui ne repose que sur une fausse interprétation du mot ârya; remarquons aussi, à ce propos, que dwija (et non dwidya) ne signifie point « divin », mais « deux fois né », et que ce n’est pas de naissance que cette qualité appartient aux membres des castes supérieures, mais du fait de l’accomplissement d’un certain rite, pour lequel eux seuls sont d’ailleurs « qualifiés ». Quoi qu’il en soit, il finit par considérer, à l’intérieur d’une même race ou d’un même peuple, des différences excluant toute équivalence possible (contrairement à ce qui a lieu entre les castes correspondantes de races ou de peuples divers), différences qui ne sont pas d’ordre simplement « biologique », mais qui ont un véritable fondement spirituel; s’il en est ainsi, c’est bien des castes qu’il s’agit en définitive, et, à cet égard, nous ne pouvons qu’être tout à fait d’accord avec lui; mais alors pourquoi parler encore de « race », si ce n’est par une concession plutôt fâcheuse à certaines idées courantes, qui sont assurément fort éloignées de toute spiritualité ?" René Guénon, Revue Editions Traditionnelles, novembre 1938

 

Mais est-ce que le retour cosmique de cet instinct est motivé par une alerte interne, un sentiment supra-rationnel, un libre arbitre, une intercession divine, où est-il motivé, réactivé, par le déclenchement synthétique de toutes les provocations spirituelles, philosophiques et bio-éthiques de la part du système mondialiste du Capitalisme-libéral ? Mondialisme en phase transitionnelle. Transition que les mondialistes voudraient obtenir, par notamment, cette réaction pavlovienne en chaine des esclaves, vers une fuite en avant généralisée et une répression historique de cet instinct ? Plus jamais ça.

 

Les deux mon général ! Comme toujours, comme à chaque fois. Mais ne soyons pas des chiens, soyons des loups, mon maréchal. Réconcilier De Gaule et Pétain ? C'est l'égalité promise de la dissidence, et si ce n'est les réconcilier, ni les concilier, il est essentiel de dire l'anachronisme du débat. Nous ne refaisons pas l'Histoire : nous voulons la brusquer.

 

En ça, par delà le bien et le mal, inéluctablement, inévitable perte de substance, le phénomène d'internet et de la dissidence auront participé à la mise en place de ce scénario final de la fin du cycle entraperçu par le cyclope. Phénomène suggéré et alimenté par une certaine volonté contre-initiatique qui veut contrôler ce scénario, le précipiter et en jouir.

 

Ainsi, nous jouons clairement leur jeu, nous nous lâchons aux extrêmes, nous accomplissons leur volonté, nous n'avons pas l'esprit de synergie des logistiques et énergies pourtant disponibles, mais une mentalité de chapelle, car nous n'avons pas de stratégie philosophique mais des tactiques idéologiques, pas de vision politique commune mais de l'air du temps nombriliste, disponible, ne savant à quel slogan se vouer.

 

Notre volonté est de transcender le retour de cet instinct naturel de préservation en sa mission originelle, directement liée à la Tradition, en une beauté éblouissante et une vérité éclatante. Instinct dont l'écueil est le tribalisme suprémaciste que nous connaissons sous la forme du judéo-protestantisme, que l'éveil synthétique new-age essaye de transformer en mondialisme heureux et que le réveil réactionnaire conservateur - contre la Révolution conservatrice -, dans sa terreur intrinsèque du Libéralisme triomphant, détourne vers l'éternelle défaite des conservateurs face aux libéraux, défaite qui leur octroie un certain confort dans la Nuit et dans lequel ils se sentent finalement biens, dorlotés par la peur, ils grognent mais ne mordent pas ; n'hurlent pas aux solstices mais jappent à chaque artifices.

 

D'ailleurs, nous observons depuis le 11 Septembre 2001, la construction sociale d'une nouvelle classe citoyenne : légaliste, pseudo-transcourante, des indignés qui contestent séparément et relativement tous les défauts des éléments organisationnels technocratiques et bureaucratiques systémiques de la domination libérale et capitaliste sans jamais remettre en question son paradigme moderne spectaliste et marchand, son moteur philosophique libertaire, sa théorie politico-idéologique du progrès et des droits de l'homme, en France, son régime républicain démocrate et laïc issu des Lumières. La dissidence n'exprimant que la convergence virtuelle de ces citoyens contestataires mais sans projet philosophique et politique autre qu'un alter-libérlaisme. A peine en théorie. Inexistant en pratique.

 

Ne soyons pas extrêmes, soyons radicaux.

 

Nous ne pouvons plus nous renier et nier l'existence de cet instinct en Nous, nous devons tous le comprendre, l’accepter, c'est urgent, pour permettre la synergie des meutes et pouvoir la transcender en puissance contre-révolutionnaire, ou authentiquement  révolutionnaire. Car ce sont bien les expressions sociales, quand elles sont extrêmes et maladroites plus qu'elles ne sont radicales et traditionnelles, de cet instinct, ou de sa négation, qui amènent une bonne part de division au sein du peuple et d'incompréhension au sein des dissidences, à l'inertie, et ensuite vers l'affrontement et les manipulations, mais qui est en même temps la force la plus légitime et sans doute la plus efficace contre le mondialisme apatride, et ce, pour tous les peuples.

 

Pour une réunification de la trifonctionnalité perdue en l'être total recommencé et de la communauté sacrale de l'être retrouvé. L'Homme contre l’intermédiaire.

 

"Un arbre dont les racines sont presque entièrement rongées tombe au premier choc. Si la France a présenté un spectacle plus pénible qu’aucun autre pays d’Europe (ndlr  : pendant la seconde guerre mondiale), c’est que la civilisation moderne avec ses poisons y était installée plus avant qu’ailleurs, à l’exception de l’Allemagne. Mais en Allemagne le déracinement avait pris la forme agressive, et en France il a pris celui de la léthargie et de la stupeur." Simone Weil, L'enracinement

 

La modernité nous a déraciné, arraché à nous-même, plus ou moins tous, plus ou moins violemment, la réaction de certains, souvent celle de nos camarades de souche, est de sur-interpréter cet instinct, parfois fraîchement redécouvert, et l'exprimer de façon extrême, stérile, voire folklorique, incapacitante, avec tous les écueils en germe dans l'interprétation réactionnaire et moderne de ce retour aux racines, notamment quand celui qui exprime cet instinct de préservation n'est lui-même plus enraciné, n'est pas dans une démarche de ré-enracinement, ou n'est pas ré-enraciné totalement, même partiellement. La réaction de certains de nos camarades français, ou à la double nationalité, se déterminant comme fils d'immigrés, métis - au sens de métissage entre deux civilisations et donc souvent ethnique - et/ou reconverti, est de réfuter les expressions extrêmes de cet instinct, parfois même de nier la nature ancestrale et radicale de cet instinct, mais en le faisant de façon tout à fait réactionnaire et extrême à leur tour, s'interdisant à eux-mêmes accès à toute espèce de radicalité, conscience de classe et renforçant les positions extrêmes qu'ils réfutent. D'un tribalisme à l'autre.

 

Cet instinct, qui est simplement ce que nous appelons instinct de survie chez les animaux et que nous admirons, bien évidement plus complexe chez l'homme, est l'ennemi naturel d'un monde moderne synthétique qui veut des corps vides de toute radicalité pour refaire l'Homme à l'image de la marchandise. Qui veut avoir notre âme à l'usure.

 

Nous ne pouvons pas reprocher à nos camarades de souche - et/ou de métissage intra-européen - d'exprimer cet instinct davantage préservé en la terre de leurs ancêtres - dans leur contexte local, provincial, national et continental - que nos camarades de branche, et leur demander de s'en justifier, c'est une inversion de valeur, reflet de toute la dialectique de l'antiracisme institutionnel, que nous devons refuser. Une main tendue, fraternelle mais traditionnelle.

 

Nous ne pouvons pas reprocher à nos camarades de branche que cet instinct soit davantage abîmé en eux quand tout a été fait pour, si ils l'admettent, et nous ne pouvons pas leur demander de se justifier sur leur identité, mais de la réinterroger, eux seuls ont la clé, nous devons juste les aider à choisir, à s'enraciner, par notre radicalité exemplaire refusant les extrêmes réactionnaires, ainsi que nous devons demander à nos camarades convertis que leur sentiment religieux ne devienne pas une entrave à nos intérêts géopolitiques, qu'ils ne travaillent pas pour des intérêts étrangers, car nous combattons aussi l'Occident et l'UE, mais nous ne combattons pas la France et l'Europe, nous combattons pour qu'ils retrouvent leur souveraineté et non pas pour transférer cette souveraineté nationale, civilisationnelle et continentale à une autre civilisation, comme nous voulons rendre leur auto-détermination à tous les peuples. Nous voulons qu'une aristocratie de devoirs, une méritocratie populaire  sans autre privilège que servir, émerge des meilleurs parmi le peuple. 

 

"Tu es des nôtres, car tu es des tiens." Jean Parvulesco

 

Nous ne verserons pas trop dans le pathos, mais votre serviteur provient, en quelque sorte, de l'antiracisme institutionnel, du Rap, de la tolérance cosmopolite pour la liberté égalitariste du progrès apatride, d'une famille de gauche, d'une mère issue d'une famille ouvrière et catholique, d'un grand père maternel mineur, d'un père né en Afrique ayant été éduqué les premières années de sa vie là bas et en ayant gardé une empreinte considérable - ainsi votre serviteur a été élevé par le contraire d'un bounty ; comprenne qui pourra -, d'un grand-père paternel légionnaire, homme d'affaire et franc-maçon plutôt conservateur, mes meilleurs amis sont pour la plupart fils d'immigrés, métis et aussi musulmans, je n'ai jamais eu plus de problèmes avec des étrangers ou des musulmans que j'ai pu en avoir avec mes compatriotes de souche - bien que forcé de constater qu'il n'y a pas la même interaction entre fils d'immigrés extra-européen et européen de souche en France qu'en Belgique -, etc, sans doute pourquoi j'échappe aux extrêmes ?

 

Je ne sais pas.

 

Ce que je sais c'est que cet instinct existe. Que cet instinct est source de connaissances et de vie. Que seul cet instinct bien comprit permet une conscience de classe radicale, de respecter l'autre. Que cet instinct m'a permis de faire un tri entre les écueils de mon éducation et ses sagesses, entre la beauté et la laideur. Que cet instinct m'a conduit sur un chemin de vérité et m'aide à faire mon auto-critique. Ce que je sais c'est que seule la radicalité, c'est-à-dire une certaine recherche des racines en tout, permet de maîtriser cet instinct, qui est foi et vérité, source de fierté et de dignité, cet instinct anthropologique de préservation ne peut être que divin. Nous ne transcenderons l'écueil du tribalisme en germe dans cet instinct que par la Tradition.


 

La réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

 

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