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28/01/2015

Précision sur le Front de la Foi

 

en cours de mise-au-jour...

 

« Ne sois jamais un militant. La guerre perdue jadis, la guerre éternelle n'aurait été que le début de la guerre. Ne crois jamais que tu verras la fin de la guerre. Ne désire pas la voir. Le grand perdant, le beau perdant ne voit pas la fin de la guerre, il sait que la guerre n'a pas de fin. Ce sont les médiocres, ce sont les vainqueurs qui voient le terme de la guerre, et qui croient que la guerre puisse ou doive avoir une fin. Ils se trompent. 

Toi, tu dois voir une partie de la guerre, tu dois voir ta guerre comme l'éternel début de la guerre. Tu dois voir le désastre comme le recommencement de la guerre. Tu dois voir la guerre pérenne, la guerre à jamais inachevée. » Olivier Mathieu, Châteaux de sable, pp.250-252, déniché sur LIMBES
 

 

Le Front de la Foi est une réflexion en chantier, les grands travaux, l’œuvre majeure à accomplir pour remarquer la fin du temps.

 

Œuvre fondamentale dont la génération qualifiée de ce siècle sans fin à l'immense responsabilité ; la responsabilité  ontologique, dans le tumulte du Retour des Grands Temps,  du retour des dieux sous la coupole de Dieu,  de diriger, mais comment pourrait-elle préparer le règne social du Christ-Roi alors que cette génération trois fois sacrifiée est à ce point désorientée ?

 

Le XXIe siècle, siècle des loups camus en chien d'Artois, fut le siècle le plus éphémère de toute éternité, 9 mois, une gestation antéchristique, 1er Janvier 2001-11 Septembre 2001, le 11 Septembre 2001 a marqué la fin du temps au fer rouge, la naissance du mal à l'ombre des jeunes filles en fleur... 

 

Du communisme on est passé au complotisme, et nous ne voyons qu'un Ordre traditionnel pour nous en sortir et avancer vers une dissidence opérative, un Ordre Opératif Occidental Orienté, Ordre que nous ne pouvons fonder seuls, un Ordre qui échoue à chaque minute qui passe et à chaque pas enlevé dans ces couloirs qui nous échappent, qui nous échappent par « haine du secret » (dont a parlé Guénon), haine du secret idiote et laïque apprise par cœur dans les madrassas républicaines de la social-démocratie, et dire que la synagogue de la république est une boîte en plastique à face de verre, glissante, surmontée de deux antennes, que l'on appelle télévision, et dont la représentation graphique la plus rudimentaire est une préfiguration du robot, des premières têtes de robots dessinées, carrées et surmontées de deux antennes quand celles-ci n'étaient pas directement des télévisions (parfois la télévision est le ventre de la bête d'acier et de sable), quand nous regardons la télévision, c'est bien un visage que nous regardons, du petit écran on est passé à l'écran plat, l'écran le plus aplatit pour le siècle le plus court.

 

Notre volonté de croisade spirituelle contre le Fétichisme de la marchandise et notre Jihad contrela Société du Spectacle, contre le Monde moderne, est un espace qui existe bel et bien, quoique certains en disent, qui est observable par le simple fait de cette volonté aujourd'hui irrévocable et des relations inter-religieuses factuelles aux seins de la dissidence, aussi timides soient-elles dans leurs réflexions profondes, mais courtoises dans leurs échanges philosophiques transcourants durant leurs activités militantes métapolitiques de terrain, effectives dans quelques petits groupes dont ceux des nôtres. Le Front de la Foi n'est, en effet, pas encore praticable sur le terrain de l'action métapolitique d'envergure et coordonnée contre le Libéralisme triomphant.

 

« Précédé de Seif el-Dîn, Frédéric pénétra dans le sanctuaire, tout son centre était occupé par un rocher creusé en forme de grotte mais si exigu que deux personnes pouvaient à peine s'y tenir à la fois. Une inscription était gravée dans chacun de ces six angles inégaux, "ici a prié Abraham" dit Seif el-Dîn à voix basse en désignant tour à tour chacun d'eux, "ici a prié David", "ici Salomon", "ici Élie", " ici Jésus", "ici enfin, Mohammed, le sceau de la révélation", et ensuite, à ce moment, Frédéric se tourna vers Hermann von Salza qui l'avait accompagné aussi et lui dit le visage chaviré par l'émotion : "Voyez, c'est aujourd'hui le jour de la rédemption !", voulant signifier par là que c'était le jour où se réalisait la conjonction de l'immanence et de la transcendance, du visible et de l'invisible". » Jacques Benoist-Méchin, extrait de Frédéric de Hohenstaufen : Ou le rêve excommunié

 

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Nous l'accordons d'autant plus facilement aux détracteurs de cette projection contre-révolutionnaire que nous avons pu observer cette réalité matérialiste lors des manifestations  contre Le mariage pour tous. Manifestations qui n'ont pas créé de ponts visibles et d'alliances significative entre catholiques et musulmans, l'absence physique de la communauté musulmane ayant été remarquée sur cette question qui dépasse pourtant le cadre d'une simple question de société et qui réservait un espace particulier au Front de la Foi opératif. Et nous disons que l'organisation officielle de ces manifestations, La Manif pour Tous, était exactement imaginée et encadrée de fait que cet espace ne puisse se libérer, la manifestation disposant de critères républicains pour déterminer qui était légitime pour s'opposer à cette loi inique, et qui n'était pas digne de l'arc républicain, les déclarations de Frigide Barjot - avant son éviction et qui se sont davantage renforcées après son éviction - sont sans appels. Dans ces conditions grotesques, il est difficile de reprocher à la communauté musulmane son absence en terme de visibilité, car, quand nous parlons de filiation et d'ordre naturel nous le faisons grâce, et uniquement grâce, à l’intemporalité de la Tradition, on ne combat pas le progrès avec des arguments pseudo-conservateurs, modernes, à la fois puritains et progressistes, schizophréniques, nous le combattons en notre foi en la vie. Nous remarquerons qu'il a été plus facile pour certains croyants et dissidents de voir l'absence de la communauté musulmane que de voir les manipulations libertariennes entourant cette manifestation à laquelle a tout de même participé activement Fils de France, collectif musulman patriote, et auquel était présent le Centre Zahra, autre collectif musulman proche du PAS (Parti Anti-Sioniste). Et que Farida Belghoul essaie de dynamiser à travers son combat contre la Théorie du genre dans les écoles avec les JRE.

 

Le monde moderne essaye de trouver des solutions à ses problèmes sans se remettre en question et sans chercher la nature de ces problèmes, ainsi, le monde moderne dit: Je n'ai pas de problèmes, c'est la nature, l'ordre naturel, la Tradition et l'univers qui sont des problèmes. Et le monde moderne fait donc taire la nature, l'ordre naturel, la Tradition et l'univers qu'ils ne s'invitent pas au débat où le postulat de départ est ce monde moderne lui-même. Le monde moderne est son propre critère, l'homme moderne son propre Dieu. Un Dieu sans pouvoir, sans puissance, sans lumière, sans métaphysique, sans miracles, sans anges, sans étoiles et sans soleil. Sans création. Sans mystère.

 

« Si les musulmans et les chrétiens avaient voulu me prêter leur attention, j'aurais fait cesser leurs querelles; ils seraient devenus, extérieurement et intérieurement des frères. » Abd El-Kader, 1850

 

Pour accepter cet état de fait d'un échec anticipativement prononcé du Front de la Foi, il faudrait partir du principe que le Front de la Foi a la vocation éminemment décidée d'être un projet uniquement politicien et d'être un objet strictement propagandiste, un phénomène immédiat pour tous censé apporter des résultats dans l'quart d'heure, un projet de masse et virtuel, apéritif et facebookien. Or, quand nous parlons de Front de la Foi, nous ne pensons pas spécifiquement, et n’espérons pas particulièrement, un mouvement de masse aliénatoire et spectaliste, mais une camaraderie effective, une fraternité silencieuse des dissidents sur le terrain de l'action métapolitique, sur le terrain philosophique et spirituel autours de cette voie orthodoxe, catholique et traditionaliste du Front de la Foi en mouvement. Un espace pour les dissidents qui cherchent une autre voie que la voie alter-républicaine upérienne et alter-démocratique chouardienne, que la voie alter-libérale libertarienne et alter-mondialiste dissidentiste. Le Front de la Foi est une méthodologie recommencée pour que la dissidence  pense son propre mouvement et ne se réfléchisse pas dans le post-libéralisme.

 

« Si deux partis de croyants se combattent

rétablissez la paix entre eux

Si l'un se rebelle encore contre l'autre,

Luttez contre celui qui se rebelle

Jusqu'à ce qu'il s'incline devant l'ordre de Dieu. »

Le Coran, Les Appartements, XLIX, 9 ; (ar) الحجرات.


 

Le Front de la Foi est un espace qui n'est pas encore praticable en terme de logistique et donc de stratégie, en partie à cause des schismes à l’intérieur des Religions et des communautés religieuses elles-mêmes, et de par les points d’achoppements doctrinaux, dogmatiques et d’interprétations théologiques et scolastiques de la Tradition primordiale entre et à l’intérieur des religions justifiées et révélées. Il en va de même pour les communautés politiques et leurs théologies politiques respectives.

 

« Les traditions antiques sont toutes vraies. Le paganisme entier n'est qu'un système de vérités corrompues et déplacées, il suffit de le nettoyer pour ainsi dire et de les remettre à leurs places pour les voir briller de tous leurs rayons. » Joseph de Maistre

 

Il ne s'agit pas d'éradiquer les schismes, en tout cas, pas par la fusion de toutes les courants et de toutes les tendances et sensibilités à l'intérieur de ces courants - en ça, les classiques sont très ésotériques - qui ont cours à l’intérieur des religions, ou par une inquisition fondamentaliste, par syncrétisme new-age, ni à l’intérieur, ni entre les religions. Mais bien par la conscience pour ses religions et disciples - qui pour certaines ce veulent universelles en observant qu'elles-mêmes - qu'une Tradition primordiale, qu'une cosmogonie supérieure, il suffira de lever les yeux au ciel, participe d'une transmission commune de l'histoire de l'humanité, de l'histoire hautement spirituelle et transcendantale de l'humanité, d'une autre justification, cyclique et mutationnelle, des événements, que les croyants se doivent d'appréhender dans l'urgence de notre temps qualifié.

 

Il n'y a qu'une seule vérité - et qui prétends la connaître comme ci il était elle ? -, qui se vérifie véridiquement et véritablement par une convergence d'observations et par la connaissance de plusieurs vérités, reflets de la Vérité primordiale.

 

Il y a ensuite plusieurs interprétations, collectives et individuelles, philosophiques, politiques,  sociologiques, géographiques, historiques, anthropologiques et théologiques, de ces vérités séparées en l'Unicité; indivisibles. Tradition universelle et religion locale. Selon où, quand, pourquoi - et à qui -, à quelle civilisation, par le choix de quel langage, la vérité se révèle, interprétations cohérentes, ou incohérentes, justifiées, ou néfastes, par des peuples, qui dans leur contexte anthropologique propre, dans leur réception de la révélation primordiale en leur temps et la perpétuation cette révélation dans le temps à travers leur coutumes ancestrales et les révélations successives des temps, qui dans cette chronologie cyclique du retour perpétuel - et des mutations civilisationnelles - de cette révélation, du rappel de la Tradition primordiale - génératrice de civilisations, les progressistes ont tendance à l'oublier, la marchandise ne construit pas de civilisations, elle produit l'accélération de leur destruction -, sont de religions différentes, certes, mais ne sont pas de Tradition primordiale différente. Sont de coutumes différentes mais ne sont pas d'une Tradition primordiale différente. Sont de traditions différentes mais pas de Tradition primordiale différente. Comme ils sont dans l'exact compréhension que la Tradition primordiale est précisément la justification de ce droit naturel à défendre l'endroit originel, leur foyer, leur enracinement, leur identité, leur anthropologie, et de maîtriser l'entière interprétation de cette révélation avec les outils de leur Tradition primordiale, de leur religion, là où elle a essaimé, et là où elle essaime encore, de part son génie, sa tradition, sa grâce, ses capacités défensives, et aussi offensives - Si Vis Pacem Para Bellum, l’histoire le démontre, l'expansion ou la perpétuation d'une religion ne dépend pas que de son évidence cosmique, elle est toujours supportée par l'élan impériale et royale d'une civilisation que cette révélation motive au delà du bien et du mal. Si ils en sont conscients pour leur propre peuple, ils sont conscients de cette réalité et de cette dignité pour les autres peuples: c'est la Tradition.

 

« Humilitas. Avec la religion qui a fini par prédominer en Occident, l'« humilité » est devenue une « vertu » dans un sens fort peu romain et a été glorifiée par opposition à la force, à la dignité, à l'attitude calmement composée dont nous avons parlé plus haut. Dans la Rome antique elle désigna au contraire l'opposé de toute virtus. Elle voulut dire bassesse, qui mérite le mépris, basse condition, abjection, lâcheté, déshonneur - au point qu'il fallait préférer la mort ou l'exil à l'« humilité » : humilitati vel exilium vel mortem anteponenda esse. Les associations d'idées sont fréquentes, comme par exemple mens humilis et prava, un esprit bas et mauvais. L'expression humilitas causam dicentium se rapporte à la condition inférieure et coupable de ceux qu'on mène devant un tribunal. On rencontre ici aussi une interférence avec l'idée de race ou de caste. Humilis parentis natus signifiait être né du peuple au sens péjoratif, né de la « plèbe », par opposition à la naissance noble, donc avec une différence sensible par rapport au sens moderne de l'expression « de condition humble », surtout si l'on songe que le critère exclusif de la position sociale est aujourd'hui le critère économique. De toute façon, jamais un Romain de la meilleure Rome n'aurait eu l'idée de faire de l'humilitas une vertu, encore moins de s'en vanter et de la prêcher. Quant à une certaine « morale de l'humilité » , on pourrait rappeler la remarque d'un empereur roman, selon laquelle rien n'est plus méprisable que l'orgueil de ceux qui se disent humbles, ce qui ne doit pas être pris pour une façon d'encourager l'arrogance et la prétention. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Les pires progressistes qui s'ignorent, les totalitaires patentés, étant ces religieux post-modernes qui nous expliquent que tout ce qui existe en matière de spiritualité avant le monothéisme abrahamique est l’œuvre de Satan. Alors que, par exemple, le Coran reconnaît un nombre considérable de prophètes de l'Islam d'Adam à Mohammed ? Et que l'Islam et le Christianisme ont le Fils de Marie comme maréchal cosmique commun à la Fin des Temps ? Ils cherchent alors ce qui les séparent, jamais ce qui les rapprochent. Ils pensent que leurs petites habitudes bourgeoises pratiquées automatiquement dans leurs décorums en carton sont la Religion et la Tradition.

 

« La chose même que l'on appel maintenant religion chrétienne existait chez les anciens et n'a jamais cessé d'exister depuis l'origine du genre humain. Jusqu'à ce que le Christ lui même étant venu en la chair, on a commencé a appeler chrétien la vraie religion qui existait auparavant. » Saint Augustin

 

La Tradition est toujours conforme à la forme des civilisations car c'est la Tradition qui forme les civilisations - comme le logos est constitutif de l'être et la communauté - en ultime analyse, sinon quoi d'autre ? Le progrès valeureux ? Le changement vertueux ? L'évolution hasardeuse ? Les constructions historiques sont permises par l'existence visible et invisible des briques élémentaires désignées par la Tradition et pas par des concepts philosophiques qui n'ont pas trois-cent ans, qui ne désignent qu'eux-mêmes, et qui n'existent que contre et par déconstruction mortifère de la création.

 

C'est donc la Tradition primordiale - les symboles primordiaux qu'elle délivre, reflets incontestables de la géométrie sacrée elle-même reflet de la supra-structure cosmologique créatrice qu'elle laisse percevoir, ses briques conceptuelles philosophiques élémentaires qu'elle nous offre - qui fonde ces civilisations selon des critères conformes à la pré-histoire méta-historique et supra-cultuelle de ces civilisations, de leurs premiers mots, symboles, archétypes, glyphes, runes, tombeaux, temples, mythes, légendes, à leurs dernières paroles, l'humanité de leurs ruines, conformes eux mêmes à la forme de la Tradition puisque émanant d'anciennes et indiscutables traces de cette Tradition, de son langage ancestral structurant, son oralité divine constituante. C'est la Tradition qui décide des différences entre les civilisations, de leur diversité et de leur équité en leur Unicité, la spécialité de leurs connaissances et leurs capacités de transmission, car ces différences sont conformes à la forme primordiale et archaïque de ces civilisations en leurs traditions originelles et ancestrales, leurs permanences, au delà du bien et du mal, et sans aucun autre critère de comparaison que la Tradition primordiale. L'archéologie et de nombreuses autres disciplines scientifiques matérialistes en attestent. Attestent d'un lien mathématique, de preuves biologiques, anthropologiques, de liens, d'ordre symboliques, d'une logique dans les géométriques sacrées, entre les différentes formes de la Tradition qui s'expriment au travers des civilisations connues et moins connues. Ainsi, nous trouverons toujours le reflet de notre civilisation dans cette Tradition primordiale qui est un repère incontestable, le codex passe-partout, pour ouvrir les portes de ce qui est perdu ou affaiblit par la modernité, pour redécouvrir et retrouver sa civilisation, pratiquer sa religion, dans sa substance élémentaire et son essence première, dans son énergie fondatrice, ordre de la Tradition, dans la tradition de l'Ordre.

 

« Comprendre l'esprit traditionnel, comme l'annonce le début de ce passage, c'est bien de cela qu'il s'agit en vérité. On pourra accumuler tous les éloges que l'on voudra sur la Grèce antique, sur l'Europe celtique, sur l'Inde ou sur l'Islam, ou sur n'importe quelle société traditionnelle ; tout cela reste sans valeur aucune tant que l'on n'a pas intégré ce qui fait le fondement commun de toutes ces cultures de l'esprit, à savoir la distinction des « deux régions », de l'ordre physique et de l'ordre métaphysique. Et comme le dit si bien le baron Evola, il ne s'agit nullement ici d'opinion ou de théorie, mais de quelque chose d'infiniment plus « concret » au fond, à savoir d'appartenir ou non à un certain « type humain », «  un type humain dont l’expérience ne sait plus saisir que des choses corporelles ». Nous ne voudrions évidemment pas que nos lecteurs tombent sans le savoir dans ce travers ; combien parmi eux, cependant, sont-ils réellement persuadés de l'unité du monde traditionnel et de son opposition radicale avec le monde moderne ? » Mael Mathieu, Matérialisme subtil contre idéalisme grossier, LIMBES

 

Il n'y a que par le prisme de la Tradition que nous faisons de l'histoire véritable et que nous expliquons les civilisations perdues, présentes et retrouvées. La Tradition primordiale est le seul dénominateur commun des civilisations incomparables et sans communes mesures entre elles dans leurs expressions directes et particulières. La Tradition primordiale est une sociologie supérieure du monde en mouvement.

 

Dit autrement, la France était déjà la fille aînée de l’Église avant qu'elle ne soit nommée France et que l’Église ne soit appelée l’Église. Avant même la révélation Christique et son rayonnement en Europe. Le paganisme gaulois - certes maltraité par les éternels obtus que nous retrouvons encore aujourd'hui en présence dans les élites dominatrices et les idiots utiles totalitaires leur servant de police, autant chez les religieux monothéistes, que chez les athées laïcistes ou les néo-païens hygiénistes ; maltraité doublement dans l'histoire, par l'Empire Romain, et ensuite par l’Église Chrétienne, et plus tard, et peut-être dés le départ, par les intriguant laïcs, pantins des sphères contre-initiatiques, et directement par les contre-initiés, au sein de l’Église - a préparé, telluriquement, ancestralement, sacralement, ce rôle mariale de fille aînée de l’Église Catholique de la Roma Principia en mouvement, si bien que la réminiscence de la religion catholique, et de la présence vertigineusement solaire en le christianisme anarcho-royaliste français, de son expansion européenne et mondiale, doit être remarquée, les apparitions mariales, les traditions locales, revêtant l'habit païen de cette force tellurique et solaire, et l'habit impérial de cette force maritime et écliptique, assise pour l’Église en France catholique ; orientée. Mais passons sur ces considérations oniriques qu'il nous faudra expliciter davantage dans un article consacré à la mystique commune et complémentaire d'un certain paganisme solaire et du monothéisme le plus orthodoxe, le plus catholique, le plus impérial - De la double origine celto-mérovingienne de la France sacrée -, où les dieux locaux païens passèrent le flamme sacrée de la révélation recommencée aux saints chrétiens, Dieu étant le dieu supérieur de toutes les religions, aussi des polythéismes païens justifiés et qui ne parlent pas de Dieu sur la place publique, respect sacral de l'imprononçable, dont les croyants post-modernes et post-libéraux devraient s'inspirer dans leur propension expansive à parler au nom de Dieu, de l’Église et du Cosmos. Justifiés, premièrement en l'absence d'une révélation authentique renouvelée, deuxièmement par le comportement totalitaire des coursiers de cette nouvelle révélation qui n'ont pas la perfection prophétique de l'Apporteur et de l'Enseigneur de cette révélation, et troisièmement, justifiés par la Tradition primordiale en mouvement quand nous décidons de statiquement la visiter dans notre étude passionnée de la vie et de la beauté, de la vérité et de la justice ; divines.

 

« Mais comme il ne se peut absolument pas qu'il y ait, jamais, un grand changement impérial de l'histoire sans un renouvellement de religion lui correspondant, quel serait ce renouvellement de religion auquel il faudra que nous nous attendions ?

 

D'ailleurs, ce n'est pas le changement impérial qui amène un changement de religion, mais tout le contraire : c'est le renouvellement de la religion dans l'invisible qui provoque le changement impérial de l'histoire dans le visible.

 

La religion ordonne.

 

La Salette, Lourdes, Fatima, et Medjugorje. Les apparitions mariales se succèdent.

 

Tous les signes sont là, qui depuis la moitié du siècle dernier, annoncent l'immense changement marial qui est en train de se faire au sein du catholicisme romain : le Règne de Marie est proche, règne fondamentalement apocalyptique et eschatologique, règne final de l'histoire, règne de la nouvelle souveraineté nuptiale et cosmique de celle qui, désormais, deviendra de plus en plus l’Épouse de Dieu dans l'éternité après avoir été sa Mère dans les temps de mystère de l'Avent de ses mystérieuses épousailles engagées dans la spirale indéfiniment montante de l'Unique Amour. » Jean Parvulesco, La confirmation boréale, pp. 245-246

 

Le Front de la Foi exclu toute vision religieuse qui se borne à une vision strictement exotérique et politique de la religion, avec cet esprit du tribunal tribal permanent, où les critères de jugements sont péremptoirement injustes et injustifiés, lobbyistes, exprimant plus souvent les limites de ces juges auto-proclamés et désignés par défaut de par la médiocrité de leurs coreligionnaires, qu'une volonté d’honnêteté intelectuelle et d'enrichissement, verdict rendu par une argumentation inexistante et nébuleuse, une plaidoirie hystérique, avec ses sophismes post-libéraux et anathèmes post-modernes, sa reductio ad satan.

 

« Certains esprits craintifs, et dont la compréhension se trouve étrangement limitée par des idées préconçues, ont été effrayés par la désignation même du «Roi du Monde», qu'ils ont aussitôt rapprochée de celle du Princeps hujus mundi dont il est question dans l'Évangile. Il va de soi qu'une telle assimilation est complètement erronée et dépourvue de fondement; nous pourrions, pour l'écarter, nous borner à faire remarquer simplement que ce titre de «Roi du Monde», en hébreu et en arabe, est appliqué couramment à Dieu même (Il y a d'ailleurs une grande différence de sens entre «le Monde» et «ce monde», à tel point que, dans certaines langues, il existe pour les désigner deux termes entièrement distincts ainsi, en arabe, «le Monde» est el-âlam, tandis que «ce monde» est ed-dunyâ). » René Guénon, Le Roi du Monde, Chap. III La Shekinah et Metatron

 

Le Front de la Foi exclu toute vision religieuse strictement mystique, qui ne se prévaut pas de sombrer dans un occultisme dans son étude ésotérique de la Tradition, en ne se référant pas à la pratique exotérique en la tradition classique, plus précisément au plus haut respect pour cette pratique - l'invocation miséricordieuse de la crainte sincère et de l'intention spontanée -, d'une religion justifiée rattachée à une Église traditionnellement reconnue, en ayant pas l'humilité de craindre les ténèbres, pourtant clairement désignés par les ésotéristes authentiques, qui ont pour décortiqué, avec précisions, chirurgicalement, les entreprises new-age et occultistes en mouvement dans les sectes modernes, démontrant leurs faiblesses et les dérives potentielles, les dangers métaphysiquement physiques, en germe dans ces ésotérismes approximatifs, en argumentant sur le fond et pas en décidant de leur intention formelle et de la forme littéraire que ces ésotérismes donnent à cette intention.

 

Le Front de la foi exclu toute vision religieuse exotérique et/ou ésotérique qui refuse l'idée de philosophie, de sciences et de raison.

 

«De la création de l'Intellect premier qui constitue le Calame suprême.

Donc, la première chose qu'Allâh a existentiée dans le monde des Intelligences souveraines (al-mudabbira) était une substance simple, ni constituée de matière ni subsistante dans la matière, se connaissant elle-même en elle-même d'une connaissance qui était son essence même ; dépourvue d'attribut, sa station était celle de la pauvreté, de l'abaissement et du besoin vis-à-vis de son Créateur, de sa Cause et de son Principe. Douée de rapports, de relations et de modalités existentielles nombreuses, elle ne se multipliait pas dans son essence du fait de leur multiplicité ; elle émanait autour d'elle de deux sortes d'émanations : une émanation essentielle et une émanation volontaire.

 

Quant à l'essentielle dans l'absolu, elle n'est jamais qualifiée par le refus en cela ; mais quant à celle qui relève de la volonté, elle est qualifiée par le don et le refus. Et elle est dans une pauvreté essentielle par rapport à son Principe – Gloire à Lui – Celui dont elle tire l'existence, et elle est nommée par la Vérité principielle – al-Haqq – Gloire et exaltation sur Lui – dans le Coran : Vérité, Calame et Esprit ; et dans la Sunna, Intelligence, et d'autres noms encore ; nous en avons cité la plupart dans nombre de nos livres, et Allâh a dit – exalté soit-Il : « Et Nous n'avons créé les Cieux et la Terre et ce qu'il y a entre eux que par la Vérité ».

 

Et tel est le premier des mondes où se détaille et s'épanche l'écriture divine ; et il (l'Esprit) est la réserve précieuse et le savant digne de confiance de toutes les subtilités de la forme humaine en raison de laquelle il exista ; et il y a pour lui un but distingué dans son essence d'une Distinction divine par rapport à la totalité des esprits.

 

Et il se connaît lui-même et d'un même mouvement, connaît son Principe, et le monde, et l'homme ; et le Prophète a dit – paix et salut sur lui - : « Celui qui se connaît lui-même connaît son Seigneur », cela par le langage de la généralité, et dans un autre hadith : « Celui d'entre vous qui se connaît le mieux, connaît mieux son Seigneur », dans le langage de la distinction et de la différentiation.

 

Et celui-là est l'Intellect sous ce rapport, et il est le Calame sous le rapport du développement et de l'expansion de l'écriture divine, et il est l'Esprit sous le rapport du gouvernement, et le Trône sous le rapport de l'établissement (divin) ; et il est l'Imâm évident sous le rapport du dénombrement des Noms et de ses rayons qui se prolongent jusqu'à l'Âme universelle, et jusqu'à la Poussière, puis jusqu'au Corps et aux Sphères fixes, et jusqu'au Centre puis aux éléments, par ascension jusqu'aux sphères mouvantes, jusqu'aux mouvements, jusqu'aux êtres engendrés, jusqu'à l'homme, jusqu'à leur enroulement dans l'Élément suprême qui est leur principe [à tous], quarante-six millions six-cent-cinquante-six-mille rayons1 ; et cet Intellect ne cesse de balancer entre l'avancement et le recul ; il s'avance vers son Créateur pour en retirer du bien, et Il (son Créateur) resplendit sur lui ; il reçoit alors en lui-même le dévoilement d'une partie de son état, et [ce faisant] il apprend sur son Créateur dans la mesure où il a appris sur lui-même ; or la connaissance qu'il a de lui-même n'a pas de fin, de sorte que celle qu'il a de son Créateur n'en a pas non plus ; et la voie qui le mène à la connaissance de soi est celle des Resplendissements [théophaniques], et la voie qui le mène à la connaissance de son Seigneur est la connaissance de soi ; puis, il se tourne vers ce qui est inférieur à lui pour faire don de son bien, et cela va ainsi augmentant toujours pour l'éternité des éternités, de sorte qu'il est l'Indigent-Opulent, le Tout-puissant-Impuissant, le Serviteur-Seigneur, et jamais la Vérité principielle – al-Haqq – ne cesse de lui inspirer la demande de nouveaux resplendissements ; et en raison de l'atteinte des connaissances et de l'établissement de ce nom (al-Haqq) sur lui, il constitue l'un des Trônes ; nous allons donc à présent mentionner les Trônes.


1Pourquoi ce nombre étrange ? On notera que 46.656.000 est égal à mille fois six à la puissance six ; ces deux 6 rappellent le nom Allâh qui vaut 66 lorsque l'on ne compte que ses lettres « visibles ». Mais ce même nombre est encore égal à 360 au cube, ce qui peut présenter un intérêt symbolique : 360 étant le nombre de degrés compris dans une circonférence, il évoque l'idée d'un cycle d'existence complet. Par conséquent, son cube peut exprimer l'idée d'un cycle complet dans les trois mondes, soit une idée de totalité achevée, qui caractérise bien l'Intellect dans son rapport à la multitude des êtres dont il est le principe.
» La création des mondes selon ibn 'Arabî (5) : De la création de l'Intellect, Limbes

 

Le Front de la Foi est un Ordre.

 

Nous ne prétendons pas que nous en faisons ou en ferons partie, loin de nous cette prétention stupide qui serait d'une arrogance excluante. Mais nous l'annonçons. Nous savons que nous pouvons dire aujourd’hui que cet Ordre existe. C'est notre intuition la plus céleste et la plus éprouvée. Nous l'entendons. Intuition, qui ne peut en aucun cas être confondue avec une incantation, un souhait, un vœux pieu ou une envie passagère.

 

« Pour la science, il y a des vocations; pour la foi, une progression; et pour les sciences comme pour les savants, il y a des expériences; La science, c'est donc deux sciences celle que l'on rejette et celle que l'on acquiert, et l'océan, c'est deux mers, l'une maniable, l'autre dangereuse; le temps, c'est deux jours, l'un néfaste l'autre favorable; et le genre humain, c'est deux destins, l'un comblé, l'autre dépouillé. Recueille donc en ton cœur ce que te dit un témoin probe, et considère, grâce à ton entendement, car le discernement est un don. Pour moi, j'ai escaladé une cime sans avoir à poser le pied, cime dont la montée réserve, à d'autres qu'à moi, des périls. Et j'ai traversé un océan, sans que mon pied le sonde; c'est mon esprit qui l'a traversé, c'est mon cœur qui l'a savouré. Car son fond de gravier est de perles, inaccessible à nos mains, mais que la prise de nos pensées peut ravir. Je m'en suis abreuvé sans bouche ouvrir, or c'est une eau ( familière ) dont les bouches ont déjà bu; car mon Esprit, dés l'origine, en a eu soif, lorsque mon corps y trempa, avant d'être façonné. Pour moi, l'orphelin, j'ai un père, en qui j'ai recours, et mon cœur, tant que ma vie durera, souffrira de ne pouvoir Le voir. Aveugle, je suis voyant; simple d'esprit, je suis sagace; et ces expressions miennes, si j'y tiens, peuvent s'intervertir. Les preux ( = Ahl al Kahf ) savent ce que je sais, ce sont mes compagnons, car celui qui est doué de vertus s'associe des compagnons. Leurs âmes ont été présentées les unes aux autres à l'origine ( = au convenant ) de l'humanité, puis elles ont lui, comme le soleil; alors que le temps comme uns entier s'enfonçait dans l'ombre de la montagne ( = la caverne ). » Husayn Mansür Hallâj, Dîwan

 

Le Front de la Foi n'attend pas que les intellectuels et les idéologues le valident. Il est.

 

Le Front de la Foi ne demandera pas, pour exemple, aux sunnites, de céder du terrain dogmatique, doctrinal et théologique aux chiites, mais demande aux sunnites et chiites de ne pas céder du terrain politique au fétichisme de la marchandise et à l'usure. Il en va de même en ce qui concerne orthodoxes et catholiques. Le Front de la Foi indique juste aux dissidents l'impossibilité de faire barrage au Libéralisme triomphant sans une résistance d'ordre eschatologique au spectacle et à la marchandise. Une résistance délicate en son ambition et qui ne peut sérieusement exister que sous l'égide primordiale de la Tradition.

 

Le Front de la Foi a la vocation ultime de combattre le projet égalitariste des Lumières, de combattre le mondialisme, il n'est en aucun cas, du relativisme, du positivisme ou subjectivisme, ni une tendance vers un syncrétisme, une fantaisie new-age alter-mondialiste.

 

Le Front de la Foi n'est pas l'énigme lointaine d'un mystère enfoui par le secret d'une rumeur cachée sous l'ombre d'un murmure codée par un rébus éteint dans l'incantation silencieuse d'une révolution contre-révolutionnaire auroresque qui serait aveugle, muette et sourde, il est la plus simple expression de la révolution authentique contre la révolution mortifère systémique, c'est son unique résolution. Nous laissons la bataille invisible aux initiés.

 

Le Front de la Foi n'exclut pas le non-croyant, ou l'indécis, c'est une entreprise philosophique et métapolitique autant que spirituelle.

 

Le Front de la Foi est méprisé et interrogé par une dissidence qui n'a même pas essayé de le définir ou de le vivre. Quand nous entendons parler de Front de la Foi, nous ne comprenons donc pas de quoi nous entendons parler. Un sujet esthétisant en périphérie de la lutte anticapitaliste ? Nous pensons que c'est la lutte anticapitaliste qui est une posture esthétisante et un sujet périphérique à celui du djihad contre le progrès, de la croisade contre le monde moderne, au Front de la Foi.

 

Nous revenons à cette question centrale, qui n'est pas posée, et donc qui n'est pas débattue, malgré de nombreuses tentatives de la part de plusieurs dissidents du quotidien aux généraux  de la dissidence: Est-ce qu'un dissident peut être républicain ?

 

Autant demander si un dissident peut-être capitaliste et libéral... Il faut que nous sortions du cadre de leur disputation interne sur la gestion du post-libéralisme entre post-modernes libéraux, libertaires et libertariens. Il faut que nous sortions de leur dialectique incapacitante de la vraie-fausse république et de la vraie-fausse démocratie. Nous estimons que nos positions recèlent des critères suffisants pour commencer à déterminer une dissidence et nous pensons que ce débat est intèressant pour pouvoir choisir une voie propre à la dissidence.

 

Nous ne croyons pas que les religions - et nous voulons ici évoquer le thème de la religion à travers les tentions dites communautaires -, particulièrement l'Islam, soient le problème en France. Nous pensons que c'est l'immigration massive, capitaliste et libéral et la République mondiale qui est un problème en Europe. Ce que nous combattons, c'est le Fétichisme de la marchandise et la Société du spectacle, et notre propre inertie face à ce spectacle marchand, l'autodétermination des peuples ne se décrète pas, ou précisément, l'autodétermination des peuples n'est exaltée que dans la Foi et la conscience de caste. La Foi, au sens de vérité, et de transmission des traditions, son seul sens. Nous ne croyons pas qu'un régime politique est une philosophie politique. Nous croyons que c'est la philosophie politique qu'il faut changer et pas les régimes qu'il faut améliorer. C'est la philosophie politique qui est le cœur de la théorie politique, le régime est d'ordre organisationnel secondaire dans la diffusion et la mise en pratique de cette philosophie, en ça, la démocratie moderne n'est que l'instrument de propagande du libéralisme.

 

Le Front de la Foi a d'ors et déjà le visage d'une résistance objective puisque seules les sphères traditionalistes se posent la question de ce Front de la Foi et traite de sa problématique. Nous savons donc qu'elle est le visage du Front de la Foi en regardant Alexandre Douguine et le Sheik Imran Hossein. Une avant-garde anti-avantgardiste.


 

« ...et la façon dont on parle de Jésus dans le Coran est tout à fait remarquable, lorsqu'on parle de l'annonciation le texte est même plus beau dans le Coran qu'il ne l'est dans l'évangile. Par conséquent, je n'ai pas eu pour moi de difficultés, j'ai vu cette occasion unique, de trouver une religion qui ne prétend pas être unique, mais qui prétend être au contraire la religion fondamentale et première, celle qui a été apportée au premier homme, à Adam, comme le dit le Coran - Dieu a insufflé en lui son esprit - et par conséquent, trouver là le dénominateur commun de toutes les religions et être capable d'en faire l'unité. C'est cela qui à mon avis, fait l'originalité de l'Islam. Un chrétien de langue arabe lorsqu'il prie, dit:"Allah" quand il veut parler de Dieu. Par conséquent c'est un exemple typique de cette unité et c'est grâce à cette unité que je suis venu avec tant de joie à l'Islam sans avoir à rien renier de mon passé. » Roger Garaudy

 

Problématique sous l'influence négligente de groupes pseudo-dissidents et religieux dans une lecture strictement matérialiste, exotérique et moralisante de la religion, qui sont tradi mais qui ne sont pas traditionalistes. Attachés au aspects sociétaux et dogmatiques de l'opposition entre le progrès et leur religion. Mais le progrès ne s'oppose pas à une religion en particulier parce qu'elle est précisément cette religion, qu'il peut réussir à manipuler à travers ses disciples et davantage si elle est isolée - ainsi nous voyons l'émergence d'un Islam de marché -, le progrès s'oppose à la Tradition primordiale, qu'il ne peut pas manipuler, il ne peut que faire taire ses porteurs, ses messagers, ses transmetteurs, mais ne peut en rien changer la substance sensible et l'essence organique de la Tradition, mais il le veut, il ne peut qu'être contre et d'ailleurs il n'existe et n'a pu se construire que contre la Tradition, comme il peut faire disparaître partiellement une civilisation, mais il ne peut corrompre ses fruits, ni les digérer, il ne peut que les cacher, les recracher pour continuer à lui-même exister, les récupérer grossièrement, et à nouveau les avaler, car a vrai dire, la dialectique du progrès est, et nous insisterons, une dialectique du Contre, alors que la Tradition ne reconnaît pas la dialectique de l'opposition binaire, des oppositions nécessaires. La Tradition ne s'oppose pas à et n’acquiert pas sa liberté par rapport à quelque chose d'extérieur à elle même. Il en va de même pour le Front de la Foi comme vision radicale de la dissidence et le Fan club comme vision marchande de la même dissidence. Tradition et Progrès, ne sont pas sur le même plan d'agissements et d’avancements, un lobby communautaire musulman est un progrès, le Front de la Foi est un retour à la Tradition primordiale et à la Religion originelle à l'aube des Grands Temps. Une entreprise légaliste ou une aventure métapolitique ? Un lobbyisme communautaire où une quête spirituelle ?

 

Ces groupes pseudo-religieux et pseudo-dissidents qui imposent une lecture strictement exotérique et légaliste du Front de la Foi, pour débattre du Front de la Foi - qui n'est pas un débat démocratique, qui n'est pas discutable en terme quantitatif et de politique-politicienne, mais de métapolitique qualitative, et ne demande pas à être validé par le suffrage universel ou les valeurs républicaines -, sont les ennemis intrinsèques du Front de la Foi et par extension de la dissidence authentique. Car les points d’achoppements théologiques entre les religions qui freinent une plus haute compréhension de la dimension ancestrale du Front de la Foi, ne peuvent être résolus sur le terrain du référentiel communautaire unique et péremptoire, et de la pratique religieuse individuelle et passéiste, mais sur le terrain des référentiels pérennes et de l'ésotérisme traditionnel, sur le terrain du bien commun, d'une souvenance immémoriale de la religion originelle de la communauté de l'être d'avant les trois castes primordiales dumeziliennes, et tout au long des construction méta-historiques ; active. En réalité, certains points d’achoppements n'ont nul besoin d'être résolus, ils ne sont que des excuses initiés par les sphères contre-initiatiques pour freiner le Front de la Foi.

 

« Je n'avais jamais encore réalisé à quel point la Basmala intégrait ("incarnait") la trinité Dieu/Justice/Paix avec l'incantation Allah/Rahman(clémence) / Rahim (miséricorde). Quand on sait que la Justice est la caractéristique première du Christ, et la Paix celle du Paraclet, on comprend mieux l'entrelacement primordial entre le christianisme et l'islam... Par ailleurs, je pense que le Coran est,à lui seul, l'objet "incarnant" la Justice (en tant que livre, la parole d'Allah) et la Paix (de par le souffle de Jibrile). L'islam, en tant que religion justifiée, est une religion tout à fait trinitaire. » Laurent James (qui précise bien - à l'intention des malveillants - que son but n'est pas de faire phagocyter l'islam par le christianisme, mais de montrer que l'islam est bel et bien une religion justifiée et cela au sens traditionaliste du terme.)

 

La Sainte Trinité est une incompréhension majeure entre catholiques et musulmans qui fait obstacle au Front de la Foi. Incompréhension qui s'exprime avec disproportion et entraîne des discussions scolastiques sans fin. Elle est une mauvaise interprétation de certains musulmans qui réduisent La Sainte Trinité en un mauvais polythéisme et un chauvinisme religieux de certains catholiques qui essentialisent la Trinité aux dépends de l'Unicité (L'Unité du Mystère). (Lire l'article: De la Trinité)

 

Il est d'une mauvaise foi antédiluviennement moderne de feindre de comprendre qu'est-ce que pourrait être le Front de la Foi alors que le monde moderne a déclaré ouvertement vouloir tuer toutes formes de vies intérieures, d'autant plus quand nous prétendons combattre le Fétichisme de la marchandise, et d'autant plus quand nous sommes revendiqués croyants et prétendus pratiquants que la Société du spectacle n'atteint pas ; combattants.

 

Il est de l'ordre du sabotage volontaire de discuter du Front de la Foi dans une lecture politique et exotérique de cette notion qui est autre, qui est métapolitique et autant ésotérique qu'exotérique. Il faudra l'admettre. Arrêter de fuir la réalité gnostique des religions par une mauvaise interprétation des mises en garde de l’Église.

 

Il n'y a pas de Front de la Foi sans Alliance ésotérique des Dissidences, sans transcendance de la dissidence.

 

Tout combat radical contre les marchands du Temple mène radicalement à la Tradition primordiale, à la communauté de l'être contre la société usuraire, il est donc stupéfiant, que des religieux, en présence dans notre mouvance et qui s'adressent clairement à la dissidence, restent dans une lecture strictement exotérique et passéiste de leur critique du capitalisme libéral, qui ne peut pas les amener à la Tradition primordiale, au pèrennialisme révolutionaire, politiquement à l'Eurasisme axial, charnellement au nationalisme vital. Mais les mène à considérer le Front de la Foi comme un objet, sujet finalement secondaire. Ils y préfèrent la tiédeur des partis politiques dépourvus de toute spiritualité et de toute référence à la Tradition de nos ancêtres, à la connaissance de nos mythes fondateurs et ne participent que de l'histoire d'après leur réception post-Lumières, et individuellement nombriliste, du Christ.

 

Notre conclusion à leur sujet, qui se veut courte volontairement : est que le projet de ces religieux pseudo-dissidents est déjà en soit strictement politique et précisément non religieux. Comprenne qui pourra. Ils ne cherchent pas des parts de vérités et des devoirs, ils cherchent des parts de marché et des privilèges. A avoir raison. Schopenhauer crucifié. 

 

Mais nous ne pouvons insister davantage, et n'avons pas de volonté pour engager des dialogues de sourds avec des personnes qui de toutes évidences participent d'une vision victimaire et lobbyiste de leur communauté religieuse, et qui de toutes façons ne répondent jamais quand nous leur désignons positivement leur limite profane et profanatrice, et ce, de la façon la plus synthétique et courtoise possible, de leur démontrer la limite d'une vision bourgeoise politique-politicienne de la religion, dans une configuration anachroniquement linéaire, qui pourrait être celle des trente glorieuses, ils veulent en somme refaire ce qu'ils n'ont pas fait au moment où c'était intéressant de le faire, ils ont trente ans de retard, et bien qu'ils ne sont pas désignés par le Libéralisme pour remplir ce rôle rentable mais tragique, de bouc-émissaire, qui appartient à la communauté juive, ils aident gratuitement cette dialectique du Libéralisme, la dialectique de l'égalitarisme, de la compétition mémorielle, en bref, de la pleurniche internationale droitdel'hommiste. Mais ils n'ont rien à dire de plus que Nous, ils ne sont pas prophètes et saints, ils pourront parler quand ils répondront sur un terrain d'équité par le logos et non pas par des invective pseudo-viriles subliminales sur un mode antifa de bénitier, police religieuse moralisante et pathétique cooptée par la médiocrité ambiante ; zombie.

 

Ce qu'ils veulent, et c'est là une contradiction insoluble - les fils qui s'touchent -, ils ne l'obtiendront de toutes façons pas sans penser le Front de la Foi en dehors de leurs critères réducteurs et strictement exotériques, conservateurs, et le Front de la Foi, ne leur laissera pas obtenir le rôle d'une nouvelle subversion conservatrice rentable, sur son potentiel contre-révolutionnaire. La Tradition ne se plie pas au croyant, la croyance n'apporte pas de légitimité particulière autre qu'un bienfait pour soi même. C'est un travail pour quelque chose et pas le travail contre quelque chose, ou la liberté par rapport à quelque chose... Qui est un paradoxe de la liberté dans sa version et sa théorisation moderne intrinsèquement antitraditionaliste et mortifère.

 

Le Front de la Foi c'est la volonté de s'en sortir par le haut, par l'idée à contre-courant d'une aristocratie recommencée, une aristocratie de devoirs, populaire, sans aucun autre privilège que d'avoir l'honneur de servir le peuple et de vivre parmi le peuple. S'en sortir loin des tentions communautaires et religieuses, fruits transgéniques de l'immigration utilisé comme arme de destruction massive sociale, économique et anthropologique de tous les peuples enracinés par l'action révolutionnaire du mondialisme capitaliste et libéral en mouvement, et pas par les fruits de la Tradition. Puisque chaque religion à sa terre. Que celui qui prétend que sa religion qu'il pratique sur la terre d'un autre peuple et d'une autre religion est supérieure à la religion de cette terre et de ce peuple ne se prétende pas en même temps antisioniste, anti-impérialiste, anti-colonialiste ou anticapitaliste, qu'il ne se nomme pas dissident ou traditionaliste. Le Front de la Foi ne supporte aucun totalitarisme moderne idéologique et aucun doute aux peuples à disposer de leur autodétermination et leur Non au paradigme libéral.

 

Le Front de la Foi est une grille de lecture qui permet de distinguer les dissidents dans un processus d'émancipation de l’aliénation de la marchandise et les faux-dissidents dans un processus de soumission à la domination par la subversion, ou la rigidité bourgeoise et puritaine des tièdes. Et nous pouvons même dire, un projet mondialiste en pantoufle, la gueule enfarinée d'excuses pixelisées et d'obscénités télévisuelles, un mondialisme consenti qui ne dit pas son NOM ; idiocratie.

 

« (...) la clé de compréhension de cette crise qui ne nous dit pas que cette crise est un chaos qui prouve l’incohérence et la stupidité de nos élites, mais qui nous dit que nos super-élites sont au contraire très rigoureuses, très intelligentes dans leur stratégie. Ce qui nous donne la clé et qui fait que ce monde en réalité a un sens, n’est pas un chaos, mais finalement un monde qui selon la Kabbale est une monde où règne les Nombres avec un sens mystico-ésotérique absolument clair. C’est-à-dire qu’il est tout sauf chaotique pour ces gens-là. Il s’accomplit impeccablement. Et cette clé de lecture, c’est la Kabbale. » Alain Soral, entretien de Décembre 2011

 

Nous ne trans-cenderons l'existence éprouvée et supra-rationelle de l'instinct ancestral et anthropologique de préservation, à laquelle nous donnons un tas de nom et de définition - racisme, racialisme, antisémitisme, fachisme, suprémacisme, etc -, que par le développement d'une philosophie et d'une théorie politique, d'une aventure métapolitique propre au XXIème siècle - attentives aux expériences du passé et leurs conséquences dans le présent -, et propre au combat contre la modernité, ce qui laisse la foi et la raison de chacun intacte mais permet de débattre sereinement sur tous les sujets - Pour une critique positive de la dissidence -, ainsi, la convergence sera effective, comme il faut réconcilier les inséparables exotérisme et ésotérisme, pour qu'elle soit opérative, ce qui ne veut pas dire que les croyants orthodoxes et les philosophes matérialistes sont obliger d'étudier l'ésotérisme, mais de ne pas empêcher ceux qui veulent s'y employer par des réductions accusatoires, et ainsi niveler le débat vers le bas, car nous ne pouvons comprendre le moteur contre-initiatique du Libéralisme triomphant qu'en étudiant ce qui est invisible, occulté, ou caché. Ce qui ne veut pas dire pratiquer un occultisme. Par définition, les religions authentiques défendent les peuples enracinés. Comme la Tradition primordiale justifie et protège l'authenticité des religions organiques qui défendent à leur tour ces peuples enracinés, ces peuples au bon sens paysan et à la décence commune partagée ; cycliquement.

 

« Patientia. Le sens moderne, par rapport au sens ancien, est de nouveau émoussé et affaibli. Quelqu'un de patient, c'est aujourd'hui quelqu'un qui ne se met pas en colère, qui ne s'énerve pas, qui tolère. Dans la langue latine la patientia désignait une des « vertus » fondamentales de l'homme romain : elle connotait l'idée d'une force intérieure, d'une imperturbabilité, faisait allusion à la capacité de tenir bon, de garder l'âme non troublée devant n'importe quel échec et n'importe quelle adversité. C'est pour cela qu'il fut dit de la race de Rome qu'elle avait en propre le pouvoir d'accomplir de grandes choses et d'endurer des malheurs tout aussi grands (cf. la fameuse formule de Livius : et facere et pati fortia romanum est). Le sens moderne est, par rapport à l'autre, complètement déformé. Aujourd'hui, comme exemple d'une nature typiquement « patiente », on se réfère à l'âne. » Julius Evola, L'Arc et la massue, Chapitre V L'affaiblissement des mots

 

Nous voyons un Ordre.

 

Un Ordre secondaire opératif déclaré d'étudiants traditionalistes et de militants métapolitiques.

 

Un Ordre ouvrier et paysan du Front de la Foi, un Ordre populaire qui aide l'Ordre aristocratique de la Fin, qui est et qui viendra. Un Ordre référentiel, un Ordre correctionnel, de réflexion sur le post-moderne, le post-libéralisme et le post-usure.

 

Sous la protection d'une Religion justifiée pour les croyants du monothéisme abrahamique, d'une pratique exotérique en leur Église, prière et confession, référence et écoute, en France, si ils sont des catholiques culturels, un rapprochement avec la pratique catholique du christianisme sera une mission de l'Ordre. L'Ordre étudiera l'ésotérisme mais ne pratiquera pas - en dehors du serment littéraire, onirique et métapolitique de sa fondation ; et de reconstitutions historiques possibles dans un cadre de recherches à baliser et encadrer par la Tradition - autres rituels que ceux de l’exotérisme classique et catholique le plus orthodoxe.

 

L'Ordre étudiera donc toutes les traditions pour étudier la Tradition mais ne pratiquera pas de rituels fantasmagoriques spéculatifs, et ne pratiquera pas d'occultisme subjectif et facultatif.

 

Sous la protection d'une Tradition justifiée - un paganisme identifiable et définissable dans sa pratique, pour le moins - si ils sont païens, ils feront le serment de ne pas verser dans un occultisme subversif et de contre-initier l'Ordre en sous main, ainsi, toutes les pratiques des membres de l'Ordre seront visibles de l'Ordre. L'Ordre n'innovera pas de pratiques et ne pratiquera pas de syncrétismes entre les pratiques spirituelles, culturelles et philosophiques justifiées des membres de l'Ordre, religion, pratique et tradition, qui seront exposées et définies à la fondation de l'Ordre. L'Ordre ne tolèrera pas de magie noire pour le dire simplement.

 

Sous la protection d'une Philosophie justifiée pour les étudiants en recherche spirituelle, ou ne pratiquant pas leur religion régulièrement dans les règles orthodoxes de leur religion, avec le serment qu'ils n'introduiront pas d'idéologies matérialistes tels et pour exemples : le relativisme, le subjectivisme, l’évolutionnisme, le positivisme, l'athéisme, l'agnosticisme, le déterminisme, l'égalitarisme, l'économisme, etc, en bref, les idéologies modernes et politiques issues des Lumières. L'Ordre se construira et essayera sans cesse de s’extraire des champs philosophiques et politiques du capitalisme, du libéralisme et du mondialisme. L'Ordre sera par définition critique de la république des Lumières et de la démocratie moderne.

 

Ainsi, une des missions de l'Ordre sera de reséparer ce que l'éclatement maléfique unificateur de vide et de néant - par l'action divisatrice et confusionnelle du monde moderne en mouvement - a paradoxalement et impossiblement amalgamé, impossibilité paradoxale normalisée rendant l'Agora recommencée impossiblement normale, l'éclatement dualiste d'un tout unique aux notions multiples différenciées vitalement en leurs vérités conceptuelles, naturelles, intellectuelles et spirituelles - et dans les méthodes que ces notions suggèrent -, les redifférencier car elles ont toujours été des notions et méthodes différentes: ésotérisme et occultisme, gnose et mystique, transe et hérésie, invisible et ténèbres, sacral et moral, etc, différenciées, non pas comme le chaud et le froid, le bien et le mal, le positif et le négatif, mais comme Tradition et modernité, cyclique et linéaire, trinitaire et binaire. Nous admettons ce passage est complexe et manque de clarté, nous voulons dire qu'au delà des doubles sens et de l'affaiblissement des mots, il y a une fracture dévastatrice de la foi et de la raison, de l'essence et de la substance, de la transcendance et de l'immanence, qu'il nous faut combattre avant tout autre chose, c'est le combat primordial.

 

Insistons une dernière fois, nous ne voulons pas faire converger les religions et les traditions, nous voulons une convergence de combattants en leur conscience, nous voulons démontrer une origine primordiale et commune des religions et des traditions pour justifier le Front de la Foi contre le Monde Moderne, comme une voie possible et révélée, et ce de manière la plus précise possible, puisque certains dissidents ont comme activité principale dans leur prétendu combat, de systématiquement diviser et d'arbitrairement rejeter tout ce qu'ils ne comprennent pas, ne vivent et ne pratiquent pas, parfois dans une condescendance des plus désagréables et une lourdeur des plus agressives ; harcelantes. Une origine commune qui n'est pas statique mais dynamique et qui s'explique en terme principiel et tout à fait historique. Le Front de la Foi est donc une convergence de combattants et nous voulons que ces combattants conservent leur identité, la spiritualité qui découle directement de l'axe duquel ils sont nés en la sacralité de leurs ancêtres et en l'espoir d'enracinement de leurs descendances en cette sacralité ; là réside la Force en promesse du Front de la Foi.

 

« ...je dirais même que j’ai un très grand respect pour les kabbalistes. Ce sont, en ce moment, les maîtres du monde. Voyez. Ce sont des apprentis sorciers peut-être, mais qui sont en train d’arriver à leurs fins dernières. Ce sont les seuls qui y arrivent, en ce moment. Nous tous sommes des spectateurs, des victimes ou des idiots, avec nos petites grilles d’analyse, nos petites consternations, etc. Eux, là où nous voyons un chaos et une souffrance, voient le projet d’une plénitude, et une harmonie. Ce sont les seuls en phase avec le monde actuel, il faut bien le comprendre. » Alain Soral, entretien de Décembre 2011

 

Lire aussi Le secret numérique de la Basmala et la Trinité

 

« Qu'est-ce que c'est, le Graal? Vous savez pas vraiment! Et moi non plus! Et j'en ai rien à cirer! Regardez-nous: y'en a pas deux qui ont le même âge, pas deux qui viennent du même endroit! Des seigneurs, des chevaliers errants, des riches, des pauvres! Mais, à la table ronde, pour la première fois dans toute l'histoire du peuple breton, nous cherchons tous la même chose: le Graal! C'est le Graal qui fait de vous des chevaliers, des hommes civilisés, qui nous différencie des tribus barbares. Le Graal, c'est notre union. Le Graal c'est notre grandeur. » Arthur, Kaamelott, Livre I, La vraie nature du Graal, écrit par Alexandre Astier.


 

« Un « Front de la foi » consisterait à réaliser les conditions politiques de ce respect et de cette tolérance. Tolérance généreuse qui nous condamne, en quelques sortes, à vivre les uns pour les autres au risque de la conversion mutuelle.

 

En effet, tolérer l’autre comme différent, précisément dans la mesure où nous le respectons comme semblable, suppose que nous acceptions de le laisser vivre à côté de nous dans sa totalité, y compris dans la prétention qui est la sienne de détenir la Vérité entière.

 

Ma conception des choses n’a donc aucun rapport avec le syncrétisme crétinisant d’une prétendue religion des Droits de l’homme. En effet, si cette dernière nous enseigne à « respecter nos différences » , et non pas à respecter nos ressemblances, c’est parce qu’elle estime que ces différences sont, au premier sens du terme, insignifiantes. Et c’est pourquoi, dans la rhétorique libérale officielle, on mélange tout : respecter l’autre c’est respecter le musulman au même titre que le handicapé ou que l’homosexuel.

 

L’Islam et le catholicisme, dans leur prétention à rendre compte du sens de la vie humaine, n’ont rien à gagner à accepter cette petite place, révocable à merci, qu’on veut bien leur réserver dans le salmigondis libéral-libertaire. » Benoit Girard, extrait de Note sur un « Front de la Foi »

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon

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