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23/12/2014

De la possibilité du Putsch

 

Putsch impossible ?

 

"Quand on veut être sûr de son coup, Seigneur Dagonet… on plante des navets. On ne pratique pas le putsch." Roi Loth, Kaamelott, Livre V

 

Aucune révolution dans l'Histoire n'a fonctionné sans un dysfonctionnement volontaire ou un soutien ouvert du militaire - ou autres intercessions supérieures et extérieures - à une insurrection populaire, c'est bien l'addition du peuple, ou plutôt des réseaux politisés, et des corps constitués, ou plutôt de franges désobéissantes de ces corps, qui qualifie, et qui permet, en bien ou en mal, la révolution. Cette désobéissance des corps constitués au profit de ce qui apparait être la volonté révolutionnaire et les intérêts du peuple est par définition, en mal ou ne bien, une forme de putsch.

 

Dans l'idée d'une contre-révolution - d'une révolution de l'Ordre qui s'oppose au concept de révolution colorée -, l'élément Bellatores nous apparait comme un élément de réflexion inévitable, à ne pas prendre par-dessus l'épaule.

 

Nous entendons des camarades rejeter, assez violemment d'ailleurs - et nous voulons dire par là sans plus d'étude que ce que le mot Putsch peut évoquer apriori de pouvoir étatique et de répressions policières dans l'inconscient collectif militant -, ce débat et cette perspective.

 

Si le putsch est impossible, la possibilité d'une guerre civile à moyen/long terme - ou de troubles sociaux s'en rapprochant -, l'est beaucoup moins.

 

Dans cette configuration de divorce entre l'état et le peuple, à qui l'état fera-t-il appel si ce n'est à l'armée pour réprimer ce peuple ? La loi martiale, même temporaire, contient en elle l'idée de prise de pouvoir du militaire sur le politique, et donc d'une forme de putsch. Nous pensons que certains réseaux à l'intérieur de l'armée - et des corps constitués - attendent cette configuration d’insurrection populaire, car au-delà de l'idée du putsch, il y a les conditions du putsch, or, nous savons, et les militaires le savent aussi, qu'un putsch n'est soutenu par le peuple que dans les deux cas où, 1 : il le demande, 2 : la situation est telle qu'il le perçoit comme un acte libérateur, du moins nécessaire.

 

La quenelle, aussi bien cuisinée soit-elle, c'est bon une fois de temps en temps, mais si nous en mangeons tous les jours, ça devient tristement indigeste, ce plat succulent n'échappe pas à la règle... En attendant, les quenelles que les corps constitués nous servent, c'est un putsch symbolique, c'est en tout cas les prémices d'une défiance annoncée. Putsch de Vincent Vauclin est aussi là pour rappeler que cette possible désobéissance n'est pas qu'une blague potache.

 

Nous pensons que la question n'est pas De la possibilité du Putsch ou de son impossibilité, il nous apparait évident que l'armée interviendra tôt ou tard, et que, d'une manière ou d'une autre, elle aura un rôle a jouer. Voilà où se place la véritable question que soulève Putsch de Vincent Vauclin chez le militant: de quel côté penchera l'armée quand le moment sera venu ? Est-il possible de la rallier, du moins en partie, à nos idées ? Et si oui, comment ?

 

Ne pas penser l'éventualité d'un putsch dans notre démarche dissidente, c'est mettre la poussière historique sous un tapis idéologique. C'est ignorer certains signes pourtant très clairs et sur lesquels jouent Dieudonné et Alain Soral, ce qui est le signal de quelque chose, à nous de déterminer quoi, quand même .

 

Putsch pose également une sous-question hautement logistique et pragmatique, celle des moyens que nous donnons à notre propre combat, il nous semble être particulièrement incapacitant de ne pas la saisir. Sans doute une façon de reculer le problème, de reculer sans cesse le moment où nous devrons prendre nos responsabilités, ce qui est humain, ça n'est pas pour rien si cette idée de putsch, de désobéissance de la part des corps constitués, est actuellement tournée en dérision, ou en tout cas, ne sert qu'à amuser la dissidence. Elle nous renvoi à notre propre impuissance une fois sorti du cadre du virtuel et de la théorie.

 

L’Évitement n'est pas la fuite.

 

Et dans une stratégie d'évitement d'une guerre civile, du chaos insurrectionnel des forces contre-initiatiques, le recours au putsch militaire pour rétablir la souveraineté nationale ne nous apparait pas un sujet délirant. 

 

Soit nous prenons ce thème très au sérieux, soit nous continuons d'en rire, soit nous le rejetons. Dans le cas d'un rejet total, nous expliquerons à nos camarades sur base de quelle logistique, de quelles synergies effectives, de quelles assises paramilitaires non-alignées, de quelles brigades , nous combattrons frontalement l'armée puisque nous décidons de ne pas nous battre intellectuellement, de ne pas l'influencer, de ne pas tenter de lui faire comprendre ce moment critique dans lequel elle a une responsabilité historique, de dire simplement à la grande muette l'honneur qu'elle aurait de pencher de notre côté quand ça sera le moment, de remplir son devoir et d'ouvrir les portes des couloirs Élyséens ? Qui ne dit mot, consent.

 

"Conclusion: Contre la tentation trop répandue de la désertion, qui s'habille du prétexte de la « fatalité » pour justifier le confort petit-bourgeois de l'inaction qui la sous-tend, nous devons marteler un seul mot d'ordre : l'Histoire, ça se brusque.

 

Il ne s'agit pas d’espérer en vain un quelconque miracle qui sortirait notre pays de l'abîme, mais de concevoir la réalité comme ce qu'elle est : le résultat de rapports de force sur lesquels nous pouvons influer dans telle ou telle direction. C'est dans cette optique que nous avons développé l'idée putschiste, qui nous apparaît comme la solution la plus adéquate: celle d'une insurrection ordonnée qui provoquera sans heurts la chute du Régime en s'appuyant sur la dernière institution qui conserve une forme organique et qui dispose de la légitimité la plus incontestable, celle du sang versé pour la France.

 

Notre appel sera-t-il entendu ? Et si tel est le cas, se traduira-t-il en actes ? L'avenir nous le dira.

 

Quoi qu'il en soit, nous en aurons lancé le défi." Vincent Vauclin, Putsch

 

Le défi de rallier le potentiel dissident des corps constitués à notre combat est-il hors sujet ou est-ce exactement tout le sujet ?

 

N.Pendragon

 

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Commentaires

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Écrit par : dornach | 10/11/2013

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