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23/12/2014

De la réconciliation nationale : Lettre ouverte à Laurent Louis

 

Lettre initialement écrite en 2013.

 

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« Concernant la nouvelle mode Orwelliste qui voit tout les thuriféraires du spectacle critique faire aujourd'hui obstacle massif à une véritable critique du spectacle de la marchandise en tant que telle, il convient sans cesse de rappeler que la décence commune, la réputée common decency (comme cœur radical de toute protestation humaine contre l'inhumain) sur laquelle insiste avec tant de justesse Orwel est, pour paraphraser Marx, d'abord et avant tout une activité pratique-critique puisque la discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est d'emblée et purement la scolastique de l'illusoire. » Francis Cousin, L’Être contre l'avoir, p.14, aux éditions Le Retour aux Sources

 

Monsieur le Député, Cher Laurent Louis,

 

La réconciliation nationale - concept développé par Alain Soral et que vous reprenez -, est une question inévitable au sein de la dissidence et des milieux patriotes.

 

« Seul le nationalisme possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative économique et sociale (...) à la déferlante mondialiste et ultra libérale. Je pense que si Marx était vivant aujourd'hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen, (...) le Front national, qui agrège des ouvriers, des petits patrons, des artisans est le parti du peuple et porte l'esprit de la Commune. » Alain Soral

 

Mais la réconciliation nationale ne s'impose pas, c'est une adhésion, et nous sentons un étiolement, une frilosité grandissante vis-à-vis de ce concept métapolitique.

 

La raison est simple. Suite à l'abandon progressif du modèle dit  français de l'assimilation - ou en tout cas d'une certaine intégration -, la proposition d'un patriotisme français trans-courant - également développé par Alain Soral comme alternative à l'assimilation ou au communautarisme et que vous souhaitez décliner en Belgique - ne semble pas trouver sa place et la laisse, par défaut, au modèle dit anglo-saxon, atlanto-sioniste, de séparation, de lobbyisme communautaire et de suprémacisme réactionnaire, paradoxe du multiculturalisme, ce qui nous apparaît être partiellement accepté temporairement par le concepteur même de la réconciliation nationale ; accélération oblige -, motivée par le patriotisme transcourant comme modèle théorique d'intégration à la nation (Quelle nation ?) - sans explications de fond sur ce changement de cap décisif du bateau dissidence face à la tempête du réel. Nous remarquons tout de même une volonté de nous apporter des réponses pour que nous puissions tirer notre épingle du jeu dans cette nouvelle configuration à travers quelques commentaires du président d’Égalité & Réconciliation dans ses entretiens du mois, mais pour le moment l'analyse pratique-critique du phénomène reste partielle malgré son importance. Nous n'imputons pas ce phénomène au seul Alain Soral et à son association - phénomène que nous ne désignons pas comme un échec, sur lequel il est difficile d'avoir une prise et de ne pas la lâcher, mais que nous expliquons par l'absence d'une voie philosophique et politique propre à la dissidence -, mais à l'ensemble de la dissidence, nous en sommes tous responsables, le manque de travail des militants explique cette déréliction.

 

Nous pensons que le choix par défaut du modèle communautariste - multiculturalisme, cosmopolitisme, séparation des autochtones et des allochtones sur un même sol - et du peu de résistance générale à son encontre ne peut qu’entraîner davantage de divisions et d'incompréhensions au sein de la mouvance, qu'il n'est pas possible par cette voie moderne et imposée de sortir des logiques de victimisation, de culpabilisation et de repentances éternelles.

 

Nous avons conscience de la réalité des tensions communautaires qui induit cette situation et qui échappe aux individus de bonne volonté. Ce que nous contestons, c'est une absence de radicalité dans le refus de cette nouvelle configuration orwellienne, et par extension la primauté de la dimension civilisationnelle et anthropologique intrinsèque à notre combat, notre autodétermination dans ce combat étant sans comparaisons et sans commune mesure avec l'autodétermination des autres civilisations - « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Charles de Gaulle -, ce que nous réfutons c'est que ce choix par défaut rend impossible une réconciliation nationale, qui, nous pensons, passe nécessairement par le patriotisme français - ou Belge en l’occurrence, en tout cas Européen. Il faudrait que les wallons aient une conscience nationale qui serait difficile à démontrer, ils ont une conscience régionale, mais le concept nationaliste reste vague dans notre cher pays.

 

La réconciliation nationale ne peut naître que d'une volonté profonde, et d'abord individuelle, de radicalité, d'équité dans cette radicalité, d'enracinement dans notre radicalité, et si nous observons un recul du concept de réconciliation nationale au sein même de la dissidence en France, ainsi que nous pouvons observé un recul du concept de contre-révolution et un retour progressif à l'arc républicain par la massification de la dissidence, c'est que la dissidence n'a toujours pas défini sa propre radicalité, sa propre direction révolutionnaire, sa propre voie, en effet, la dissidence est orpheline d'une théorie, d'une philosophie politique, elle se maintient dans un rôle de constat et de relais - positif mais passif, qui peut devenir contre-productif - de toutes les formes de contestations non-conformes à la forme de la démocratie de marché et d'opinion, tout en s'appuyant sur son fonctionnement, ou son dysfonctionnement, pour exister, mais n'annonce pas de convergences significatives entre les différents courants qui la traversent vers des alliances objectives - L'Alliance des dissidence et le Front de la Foi -, alliances qui permettraient de pouvoir résister à ce modèle anglo-saxon et de promouvoir un nouveau modèle européen en matière d'intégration.

 

La dissidence, sans voie propre, sans horizon philosophique et politique précis, réfléchit toujours à l'intérieur du système, de ce fait, sans autre référence et sans autre imaginaire que les théories politiques du XXème siècle, elle ne participe qu'au débat interne au paradigme libéral sur la gestion du libéralisme entre libéraux, ou éventuellement, à la critique de cette gestion, et non à une réflexion authentiquement antilibérale et anticapitaliste qui doit se penser, sur la question complexe de la réconciliation nationale, hors des balises systémiques de l'assimilation et de la séparation sur un même sol, le communautarisme, et hors des critères de l'égalitarisme moderne, puisque le seul clivage réel sur la question identitaire et communautaire, du choc des civilisations aux guerres de religions, est la question de l'immigration de masse - du déracinement comme mode de destruction de la conscience, qu'elle soit de classe, ethnique, culturelle ou spirituelle -, de comment l'arrêter, et non, de comment la gérer, refuser de la permettre par tiédeur, paternalisme ou autres calculs politiques, alors que les immigrés sont les premières victimes de l'immigration.

 

Toutes les portions du peuple sont touchées, ouvriers/petits patrons, d'origine étrangère/de souche, voir les deux pour les métisses, et nous appelons tous les patriotes intègres et intégraux, qui sont radicalement contre cette immigration de masse comme arme de destruction de la conscience de classe intrinsèque et originaire de la civilisation européenne, et qui ont vocation à dialoguer et à lutter côte-à-côte à un degré supérieur du combat anticapitaliste.

 

Cependant, ne nous leurrons pas, nous pensons en espérant nous tromper, aux vues de nos observations assidues et curieuses de la mouvance dans une optique d'auto-critique militante propre à nourrir un mouvement, que peu de nos compatriotes d'origines extra-européennes s’autoriseront l'accès à la radicalité dissidente et au patriotisme qui en découle par nature, comme peu comprendront notre devoir d'autodétermination dans la défense de notre civilisation et dans la hiérarchisation des critères qui déterminent notre civilisation en tant que patriote alors que la compréhension de la dimension anthropologique est récente pour la plupart des dissidents dans cette Europe en dormition, colonisée par l'Occident.

 

Même dans la configuration idéale de l’application d'un patriotisme national trans-courant  par tous les dissidents, il n'est pas évident de rassembler, et ce de manière spontanée, les dissidents de souche des milieux nationalistes, les radicaux, traditionalistes et les dissidents mixtes  néo-patriotes sous une même bannière, surtout quand l'inconséquence de certains militants - car, sauve votre respect autant que vous en accordé à vos compatriotes dissidents Monsieur le député, vous n'êtes qu'un militant fraîchement arrivé dans la mouvance même si vous bénéficiez d'une indulgente exposition de par votre statut hasardeux de parlementaire (ce qui est par définition rare dans la dissidence) mais n'octroie aucune légitimité automatique et autoproclamée en matière d'analyse critique-pratique opérative au service de la mouvance qui va bien au delà que du glissage de quelques quenelles et de la témérité - entretient tous les mythes de l'antiracisme institutionnel qui empêche l'antiracisme intégral, l'anticapitalisme radical et une dissidence totale.

 

Pourtant, même en dehors de toutes considérations sur les sensibilités, sur le pathos de chacun sur la question identitaire, dans une vision pragmatique de la chose révolutionnaire et du Que faire ?, la réconciliation nationale, apparaît comme le seul vecteur d'une victoire possible, la première étape, transcendée par le Front de la Foi, contre le capitalisme apatride et le libéralisme cosmopolite.

 

L'allégorie pratique de cette réconciliation nationale n'est pas le conte de fées du mariage entre l'identitaire et la beurette - dans leurs formes extrêmes et caricaturales -, mais la juste reconnaissance de la beurette que cet identitaire, certes maladroit dans l'expression parfois folklorique de sa crise anthropologique, dévastatrice, souhaite en son fort intérieur défendre son lignage ethnique et son héritage culturel, sa terre, comme les autres peuples, et la juste reconnaissance de l'identitaire que cette beurette née en France, parlant français, pensant français, vivant français et ne s'imaginant qu'en France, parfois maladroite dans sa perception du français de souche et de sa propre identité après des années d'antiracisme institutionnel, de rap, de PS, mais qui comprend que la question de l'immigration de masse la touche elle en première instance, est une française à part entière, qui souhaite équitablement défendre sa terre. La réconciliation nationale ne se théorise qu'à travers le juste milieu grec, l'humanisme chrétien - la doctrine sociale catholique - et l'irréductibilité gauloise, l'insoumission celte, la bravoure belge.

 

Il n'est pas question ici de négocier, de faire des compromis avec ceux qui refusent de combattre l'immigration de masse par humanisme franc-maçon et de défendre la civilisation européenne par multiculturalisme noahide, une immigration capitaliste et libérale, mais de comprendre pour l’efficience de notre combat, que notre radicalité contre le Fétichisme de la marchandise et la Société du Spectacle ne doit pas nous entraîner à adorer des idéologies politiques modernes et déchues, et, une seconde fois, de sombrer dans l’atmosphère d'une étrange défaite en laternance. Nous n'oublions pas dans cette analyse les questions de l'américanisation de notre société, du rapport à la religion - à la théologie politique - et du remplacement de population que nous intégrons depuis peu dans notre réflexion mais qui parait de plus en plus évident.

 

Ni assimilation, ni séparation, nous combattrons toujours et fermement tout lobbyisme communautaire, il n'y a qu'une identité primordiale en France et c'est l'identité française, et donc qu'une seule communauté, celle des français. Et si la dissidence devient communautariste et se définit majoritairement comme telle, nous combattrons la dissidence. Le racisme anti-blanc, l'islamophobie primaire, l'anticléricalisme républicain, le laïcisme, le lobbyisme communautaire, le chantage à l'antisémitisme, l'anathème de l'accusation en fachisme, participent de la même logique de division des peuples enracinés par le Libéralisme triomphant, d'une philosophie des Lumières et du progrès contre celle du côté obscur de la Force et de la Tradition... Les communautarismes - et autres faux clivages - ne servent qu'à cacher cette guerre, la seule guerre, la guerre spirituelle et philosophique, entre la communauté de l’être et celle du non-être, celle de la contre-initiation, de l'anti-monde, de l'indistinction.

 

Aujourd'hui, la question identitaire doit disparaître des polémiques virtuelles stériles auxquelles nous assistons sur les réseaux sociaux et resurgir sereinement dans le débat public, dans le monde réel, elle doit réapparaître à travers la question sur un Conseil National de la Dissidence - alternative européenne au concept de CNR 2.0 de l'UPR -, et nous combattrons avec tous nos compatriotes européens et tous les camarades anticapitalistes qui se définissent et agissent comme tels, sans nous laisser berner par les patriotes en carton, les trolls identitaires et autres nationalistes atlanto-sionistes sur lesquels nous ne pouvons, ne devons et ne comptons pas sur le terrain du réel, mais en voyant sur qui nous pouvons réellement compter sur le terrain des valeurs, loin des sursauts de fierté pixelisés et des promesses facebookiennes de Reconquista, de Grand Soir ou de Djihad, en somme de vengeance, de vengeance tribale, exact contraire à la réconciliation nationale et à la Tradition.

 

Les dissidents européens d'origines étrangères et métisses qui souhaitent la réconciliation nationale - dans et pour leurs pays respectifs au sein de l’Europe -, n'ont de choix que d'aller vers les milieux authentiquement dissidents, forcément nationalistes, traditionalistes et anticapitalistes, d'eux-mêmes, naturellement. De refuser ce que tout nationaliste refuserait. Il serait paternaliste d'ordonner davantage et d'expliquer à nos camarades le bien fondé de cette démarche qui doit être bien comprise et sincèrement entreprise pour faire sens. Les milieux du nationalisme et du socialisme révolutionnaire européen, qui se différencient sensiblement de la dissidence de par leur radicalité sur la question ethnique, seront-ils près à accueillir TOUS les patriotes conséquents dans leurs structures révolutionnaires ? Les milieux dissidents qui se différencient légèrement des milieux nationalistes non-conformes par l'absence d'une philosophie politique précise dans leur militantisme - mais en construction dans certaines avant-gardes et notamment sous les traits de la Quatrième théorie politique d'Alexandre Douguine -, sauront-ils accepter cette radicalité sur la question raciale ? Là est l'enjeu de la réconciliation nationale, sur la question concrète de la rencontre et de ses limites. Du Front de la Foi et de l’inter-national.

 

La dissidence - sans développer, théoriser et mettre rapidement en mouvement une philosophie politique qui permet de regarder le Libéralisme triomphant droit dans les yeux -, ne peut pas anticiper et donc résoudre les dilemmes en germe dans une tentative effective de réconciliation nationale - comme pré-requis à la formation d'un Conseil National de la Dissidence quand le moment sera venu. En réalité, la dissidence n'a pas d'identité politique, du moins, elle ne l'exprime pas clairement. La question de la réconciliation nationale est intiment liée à la définition définitive que nous donnerons au corpus dissident européen du XXIème siècle. A l’œuvre !

 

Nous pouvons combattre radicalement le mondialisme et réduire les effets négatifs de la mondialisation, par un protectionnisme intelligent, par exemple, mais nous ne pouvons pas demander sérieusement à tous les fils d'immigrés, nés en France, de deuxième ou de troisième génération, d'opter pour le retour aux pays des ancêtres, pour la solution Kemi Seba - que nous respectons, soutenons et écoutons avec attention -, qui n'a aucun sens pour beaucoup d'entre eux et qui n'est pas la finalité de la réconciliation nationale, concept central de la dissidence, toujours invoquée mais techniquement abandonnée par la dissidence. Comme nous ne pouvons pas demander à la civilisation européenne en dormition davantage de repentance, de tolérance, de bienveillance, de silence sur ses craintes légitimes liées à sa perte d'identité, et du remplacement ethnique de sa population par l'arme capitaliste d'immigration massive. Partout ailleurs sur notre chère planète, la question ne se pose pas et les nations défendent profondément leur socle culturel et identitaire commun, alors qu'en France on se pose la question de Qu'est-ce que l'identité nationale ? concluant que c'est une question intrinsèquement raciste.

 

Les tensions communautaires atteignant des seuils de tolérance proche du zéro un peu partout en Europe, le coup d'état économique mondial et le choix de l'austérité des élites amplifiant ce phénomène, nous ne nous attendons pas à des miracles sur commande et à une réconciliation nationale instantanée, mais nous aurons la volonté de privilégier jusqu'à la fin la stratégie de l'évitement d'une guerre, qu'elle soit civile, de type révolution colorée et/ou d'échelle internationale, bien que nous comprenons ne pas avoir le choix, l'évitement est un état d'esprit et une méthode - ce qui est déjà le cas d'un point de vue économique, mais aussi d'un point de vue africain, sud américain et asiatique, orientale, eurasiatique, avec les différentes agressions humanitaires atlantistes que nous pouvons observer depuis... le Vietnam ?

 

Dans cette Stratégie de l’Évitement, nous nous devons d'être exemplaires dans nos positions et radicalement neutres dans nos définitions - au sens de juste milieu grec et pas de la tiédeur bobo -, nous ne pouvons pas forcer la main de nos compatriotes, ni leur faire du chantage droitdelhommiste, ni un procès d'intention en gauchisme déguisé, nous ne pouvons pas les obliger à adhérer à des partis, mouvements, associations, peu importe l'expression militante et politique, à connotation communautariste ou égalitariste, ne serait-ce qu'infime, qui de par cette aspect de lobbyisme communautaire et déviance universalisante, est parfois lié à l'expression d'un prosélytisme religieux pouvant induire un certain moralisme - moralisme qui est par essence apolitique, la morale en politique n'est que la démonstration de sa propre éthique sur le long terme, peu importe d'où provient son inspiration, et ce moralisme rendant la politique incantatoire, stérile -, ou à des intérêts géopolitiques extérieurs à la nation, ou aux intérêts du patronat souhaitant diviser les salariés, ou au service de l'antiracisme institutionnel et du multiculturalisme mondialiste, ou encore aux ordres de sphères contre-initiatiques liées à tout cela à la fois. C'est précisément pour cela que la dissidence a émergé comme une île au large des Açores, que son régime et sa philosophie politique doivent être impérativement théorisés pour qu'elle soit totalement comprise et définitivement définie. La dissidence est parti, mouvement, association, elle est par définition l'idéologie du dissident, son corpus politique, sa forme de militantisme.

 

Il faut bien s'entendre sur le mot dissidence, nous pensons qu'aujourd'hui le terme dissident évoque une position qui est, par essence et par définition, au moins deux choses :

 

anticapitaliste - c'est-à-dire radicalement opposé au libéralisme paradigmatique - le spectacle de la marchandise en mouvement ou post-libéralisme -, son émanation géopolitique qu’est le Mondialisme et sa mystique messianique qu'est le Sionisme.

 

- transcourant - c'est-à-dire ni de gauche, ni de droite, ni des religions, mais du Social, du National et de la Tradition.

 

« Nous avons donc besoin d’unir la Droite, la Gauche et les religions dans le combat commun contre l’ennemi commun. La justice sociale, la souveraineté nationale et les valeurs traditionnelles sont les trois principes d’une telle idéologie. Ce n’est pas facile de mettre tout cela ensemble. Mais nous devons essayer si nous voulons surpasser l’adversaire. »

Global Revolutionary Alliance (G.R.A), extrait du texte Contre le monde postmoderne

 

Les dissidences n'ont donc pas vocation à être des appendices sorciers de la République mondiale en expansion et en mouvement, de la démocratie, des droits de l'homme et de l'antiracisme institutionnelle: de ses antifas, des médias soumis à la triple idéologie libérale et autres idiots utiles du culte progrès, de leurs accusations dogmatiques en racisme, fachisme, antisémitisme, homophobie, complotisme et autres anathèmes reconnus.

 

Car cela existe déjà pour ceux dont ça serait les convictions politiques, la possession idéologique, et cela s'appelle la gauche de la gauche, l'extrême ultra-gauche alter-mondialiste - et autres dérivés new-age désordonnés -, qui en dernière instance sur le terrain de la philosophie politique - c'est-à-dire des principes, des valeurs et des fondamentaux qui font, forment et fondent une théorie politique intégrale - se réclament de ce que nous appelons La nouvelle gauche - c'est-à-dire une gauche triplement libérale. Qu'ils aient conscience ou non de cette filiation philosophique ultime, c'est cette théorie progressiste et égalitariste de la révolution qu'ils nourrissent, entre leçon de morale et comportement amorale.

 

« Ainsi, la nouvelle gauche formule un vaste projet de futur « juste » au centre duquel se trouvent:

 

-le refus de la raison (appel au choix conscient de la schizophrénie chez Gilles Deleuze et Félix Guattari), la fin de l'homme ne tant que mesure des choses (la mort de l'homme chez Bernard-Henri Levy, la mort de l'auteur chez Roland Barthes),

 

-le dépassement de tous les tabous sexuels (libre choix du sexe, levée de l'interdit de l'inceste, refus de considèrer les perversions comme des perversions, etc.),

 

-légalisation de tous les types de drogue et y compris les drogues dures,

 

-passage à de nouvelles formes spontanées et sporadiques de l'être (le rhizome de Deleuze),

 

-la destruction de la société structurée et de l’État au profit de nouvelles communautés anarchiques libres. » Alexandre Douguine, La Quatrième théorie politique : La Russie et les idées politiques du XXIième siècle, Chapitre IV Les transformations des idéologies de gauche au XXIième siècle, pp. 77-78, aux éditions Ars Magna

 

Autrement dit, il est impossible pour un militant de la dissidence de s'affilier à autre chose qu'une création métapolitique originale à laquelle il participe dans une démarche authentiquement dissidente, qui, même si nous choisissons la voie électorale déjà largement critiquable en terme de dissidence - critiquable en terme de préservation des mutations futures de la radicalité de la mouvance qui si elle est influencée par la réintroduction systématiques de briques idéologiques systémiques dans les étapes de sa construction et que ses ouvriers doivent, en plus, se plier aux règles incapacitantes de la démocratie de marché et d'opinion, s'élève en opposition stérile, une maison commune dont les fenêtres sont closes, les portes clouées, la cave inondée et le toit percé -, se doit de rester radicalement indépendante d'une quelconque influence communautariste extérieure, qu'elle soit politique, religieuse, raciale, financière ou de genre, du moins, elle doit essayer de le rester, la pureté en politique n'existant pas et la perfection n'étant pas de ce monde, ce qui n'est pas une raison pour niveler le débat vers le bas, de fuir l'excellence pour protéger des conforts intellectuels et des intèrêts personnels.

 

Nous pouvons appartenir à un imaginaire particulier et à une expérience spirituelle qui nous est propre, ou nous inspirer d'une tradition collective et culturelle dans nos activités dissidentes, nous pouvons accompagner nos résolutions militantes d'une mystique conforme à la forme orthodoxe, catholique ou gnostique de notre appartenance religieuse ou philosophique, mais nous ne pouvons pas baser l'adhésion du large spectre de nos camarades et compatriotes à notre entreprise individuelle - contre-révolutionnaire ou authentiquement révolutionnaire - sur ces seuls critères personnels, et principalement sur ces critères, à partir du moment où par exemple, nous appelons notre parti ISLAM dans un pays ne s'inscrivant pas dans le monde musulman, nous prenons un parti par définition communautariste antidissidence qui impose déjà les limites : des allégeances voilées, de l’interprétation de la Tradition islamique par les émetteurs politiques de ce parti, de leur compréhension de la civilisation européenne et de son destin, de leur vision d'un pérennialisme révolutionnaire - celui de la Tradition primordiale, de la Religion originelle et de la Communauté sacrale de l’Être dont l'Islam est une religion révélée selon la Tetraktis pythagoricienne, la portée Christique de son eschatologie, la portée historique de sa révélation, la transmission traditionaliste évidente de son ésotérisme alchimique le plus pieux et le plus sage, la figure prophétique de Mohammed , que la Paix de Dieu soit sur Lui, la figure emblématique d'Ali, la figure cosmologique, éternelle et infinie, de la famille du prophète, et la figure d'une résistance géopolitique contemporaine de nombreux musulmans eurasiatiques alliés aux chrétiens orthodoxes d'Orient conformément à la Tradition islamique sur la Fin des temps - de leur vision sur l'immigration de masse, sur la réconciliation nationale et sur leur définition du patriotisme, de leur programme concernant l'immigration de masse et leur vision du multiculturalisme, etc.

 

Vous l'aurez compris Monsieur le député, nous pensons que le choix de votre candidature au sein du parti ISLAM est une erreur stratégique dommageable en terme de construction d'un mouvement dissident efficient en Belgique, un choix inutilement clivant qui retardera un mouvement sérieux dans notre cher pays.

 

Nous vous souhaitons toute la réussite possible dans votre entreprise électorale qui ne peut raisonnablement plus être qualifiée de dissidente et qui, nous pensons, aura les effets inverses de ce que vous souhaitez sans doute dans votre fort intérieur.

 

« Les hommes ne retrouveront le sens du sacré qu'après avoir traversé tout le champ du tragique. » Raymond Abellio

 

Veuillez agréer, Monsieur le député, l'expression radicale de notre soutien révolutionnaire le plus sincère.

 

Vivement le Putsch !

 

La Réponse sera Métapolitique !

 

N.Pendragon 

Commentaires

Texte intéressant. Dommage que le principal intéressé ne soit pas équipé pour en comprendre plus de 2 lignes. Il vaudrait mieux lui faire un dessin.

Écrit par : Robert | 03/10/2013

Merci Robert. Mais soyons constructifs : Aidons notre député belge préféré à s'équiper.

Écrit par : La Rédaction | 03/10/2013

Ce développement est un tres beau travail,vraiment rassemblé ,A LIRE.

Écrit par : sybel | 03/10/2013

Les commentaires sont fermés.